La presse, 28 novembre 1987, J. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1987 PHOTO ARMAND TKOTTIER LA PRESSE J ai poussé à l'ombre d'un chêne Pierre Magnan, invité du Salon du livre de Montréal REGINALD MARTEL Ouand vous descendez la fabuleuse montagne de Lure, le souffle vous revient à Saint-Étienne-les-Orgues.À deux pas de là, si vous cherchez bien \u2014 rien ne presse \u2014, vous trouverez Le Revest-Saint-Mar-tin.Quatre-vingts âmes, qu'on imagine fortes : le pays est beau mais dur.C'est là que vit Pierre Magnan.Une bonne tête de paysan, un regard franc, la parole qui chante haut mais pas trop, comme le mistral quand il consent à être aimable.Le Revest-Saint-Martin, ce n'est pas tout à fait le pays des origines.C'est mieux encore : le pays élu quand, après un long exil niçois, le chômage ramène l'écrivain dans sa Haute-Provence.Il est né tout près, à Ma-nosque, en I922, au pied de « ce sein qui ressemble à une colline », disait |ean Giono, et les pieds dans la Durance.« Manosque à l'époque, dit Magnan, était une petite ville de 4 000 habitants.Aujourd'hui, 20 000.Mes grands-parents étaient des paysans de la ville.Comme tout le monde d'ailleurs.La rue commerçante fermait pour les semailles, pour les moissons, pour les vendanges.Chacun avait son jardin, pour nourrir la famille et les animaux.On cultivait le blé, qu'on battait sur l'aire; un petit vignoble aussi, de quoi suffire pendant quelques mois.Quand il ne restait plus de vin.on buvait (Te l'eau de feuilles dé noyer.« Mes grands-parents parlaient encore entre eux le provençal.Personne ne le parle plus mais on l'enseigne partout au monde, jusqu'au japon ! Mais cette civilisation mourait, qui est aujourd'hui effacée, laminée, avec sa langue.Il y a eu l'afflux des réfugiés français d'Algérie, qui retrouvaient sur la côte méditerranéenne un climat semblable au leur.La côte étant trop peuplée, il sont montés plus haut, vers les Alpes.À 25 km de Manosque, dans les années cinquante, on a créé un centre d'études nucléaires.Trois cents personnes au départ, 6 000 maintenant.Avec les familles, ça fait une agglom-nération de 20 000 personnes.Une mémoire d'éléphant «Ces gens-là s'emmerdaient, ils singeaient un peu la vie des gens du lieu mais ils vivaient vraiment comme des colons de la lune, avec leur carapace.Ils n'étaient pas liés au pays.Cela devient une sorte de civilisation universelle, donc sans racines.Certes, de telles choses sont arrivées dans le passé.Mais quand les envahisseurs prenaient un pays, ils étaient plus ou moins imprégnés par ce pays.Aujourd'hui, l'avance technique fait qu'on y vit comme chez soi.« Le temps de mon enfance, personne ne peut le raconter, l'écrirai donc mon autobiographie et je perdrai la moitié de mes lecteurs.\u2014 Il vous faudra des témoins.\u2014 |'ai mieux que ça : une mémoire d'éléphant.|c n'ai qu'à mettre le magnétophone en route.Mon premier souvenir, c'est une représentation de Mireille, j'avais deux ans et demi.suite a la pace j2 James Clavell, millionnaire du best-seller Le succès n'est pas monté à la tête de l'auteur de Shogun et d'Ouragan FRANC1NE OSBORNE Pourquoi Ouragan, de lames Clavell, connait-il tant de succès ?« C'est parce que c'est une fichue de bonne histoire (a jolly good story) », déclare en riant M.Clavell lui-même lors de son passage à Montréal.En dépit de son accent typiquement britannique, l'écrivain est des plus sympathiques, plein d'humour, un peu timide même.M.Clavell ne parle que quelques mots de français, même s'il vit en Suisse.De toute évidence, les sut ces mondiaux de King Rat, Tai Pan, Shogun et Noble House ne lui sont pas montés à la tête.Ouragan raconte l'histoire d'un groupe de pilotes d'hélicoptères de différentes nationalités et de leurs proches qui se retrouvent coincés en Iran lors de la révolution islamique.« Mettez des gens ordinaires dans une situation révolutionnaire, où ils sont complètement coincés, et vous avez des héros et des héroïnes.C'est idéal d'écrire un livre qui se déroule dans une situation révolutionnaire, car tout est flou, on ne sait pas qui sont ses ennemis ou ses amis.Cela laisse beaucoup de marge de manoeuvre au romancier», souligne l'écrivain.Pourquoi l'Iran ?« Ouragan aurait tout aussi bien pu se situer en Afghanistan.Ça ne devait pas nécessairement se passer en Iran.» Pourquoi l'Iran ?Clavell a visité ce pays en 1974 et en 1975, pendant les années de gloire du shah.L'auteur était l'invité d'un ami qui possédait une entreprise d'hélicoptères active dans l'industrie pétrolière.« |'ai visité Téhéran, l'île de Kharg, Tabriz, j'ai vu comment on fabrique le caviar sur la mer Caspienne, l'ai adoré l'Iran, c'est un pays fascinant, très exotique.Les gens y sont gentils, les femmes jolies et la nourriture intéressante.« En plus, je ne voulais pas être identifié comme un auteur spécialisé uniquement dans les romans sur l'Extrême-Orient.D'ailleurs l'Iran est oriental, et non un pays du Moyen-Orient.La population n'est pas arabe, ce sont des aryens.» « Aussi, ma femme trouvait que c'était une bonne idée d'écrire sur l'Iran.\u2014 M.Clavell, faites-vous toujours ce que votre femme vous suggère ?\u2014 Oui, répond-t-il.Au fil des ans, cela m'a évité bien des angoisses.Ma femme, April, est d'ailleurs mon meilleur public.» April et lames Clavell sont mariés depuis plus de 30 ans.Le couple a deux filles, âgées de 25 et 29 ans.L'aînée est présidente d'une maison d'agents littéraires à New York.L'auteur a décidé d'écrire le livre en 1981.Il lui a alors fallu plusieurs mois de recherche et de préparation.La rédaction elle-même a commencé en novembre 1982.Le livre a été publié en 1986.« Pour la première fois, j'ai choisi le titre, Whirlwind en anglais, avant de commencer à écrire, raconte Clavell.Ensuite, j'ai laissé le roman se dérouler chapitre par chapitre, comme si je vivais au jour le jour avec mes personnages.À un moment donné, deux de mes personnages se trouvaient dans une embuscade et je savais que l'un des deux mourrait, l'ai suivi la balle et décidé presque avec elle qui serait la victime.» Ouragan deviendra-t-il un film, comme King Rat et Tai Pan ?« J'espère qu'on pourra en faire une série télévisée, comme Shogun et Noble House, où j'étais mon propre producteur-réalisateur.De cette façon, j'ai un contrôle complet sur le produit, contrairement à King Rat ( Un Caid en français) et Tai Pan.où j'avais cédé mes droits pour la production cinématographique.D'ailleurs, la série télévisée sur Noble House {La Noble maison) sera suite a la pace j 3 Avoir le sida et s'en sortir (mort ou vivant) JEAN BASILE collaboration spéciale lain Emmanuel Dreuilhc vient de publier chez Gallimard/La* combe un ouvrage exceptionnel tant pour ses qualités littéraires que ses vertus de coeur.Corps à corps traite du sida.Alain Emmanuel Dreuilhe est lui-même sidatique.il nous a accordé cette entrevue exclusive de New York.lean Basile: Je vais faire très brièvement votre biographie.Vous êtes né en 1949 à Paris.Vous avez beaucoup voyagé, en Egypte, au Vietnam, au Québec, etc.Puis, vous vous êtes installé à New York voilà une dizaine d'années comme traducteur.Vous y avez contracté le sida.Alain Emmanuel Dreuilhe: Oui.C'est un drôle d'itinéraire! Corps à corps est mon deuxième livre original.J'aime à dire ironiquement que 'c'est le second volet d'un tripty-que.Mon premier volume avait pour titre La Société invertie (Flammarion); c'était mon point de vue sur lu «Mecque gay*, San Francisco, avant le sida.Le présent ouvrage pourrait se nommer «Pendant le sida».Le troisième, que je ne manquerai pas d'écrire, s'intitulera: «Après le sida».J.B.: Parce que vous comptez survivre?A.E.IX: C'est du moins ce que je crois dans mon univers poétique.Comme je ne suis pas médecin, je ne Ruis pas dire si j'ai tort ou raison, lais je pense qu'il est bon de croire à la vie quand on est vivant.\u2022S J.B.: Vous êtes presque américain.Vous parlez et vous écrivez anglais Ï' uotidtennement.Pourtant, vous avez crit votre livre en français et vous l'avez publié à Paris.Vous risquez.d'y .«perdre beaucoup d'argent car le marché américain est beaucoup plus gros.A.E.I).: Dans les périodes d'é- fireuve, on a tendance à revenir à 'enfance, à régresser comme on dit.La maladie m'a ramené vers la France, mon pays natal, j'avais oublié le français que je tenais pour un fait acquis.La maladie m'en a redonné le goût.Pourtant, la France reste pour L'inspiration a visité Alain Emmanuel Dreuilhe.Les virus sont devenus envahisseurs et autres Bismarck.Alors, couplant le tout, il raconte sa vie de sidatique \\ comme s'il racontait la guerre.moi un pays idéalisé, mythique.C'est peut-être pour conserver cette image intacte que je continue de vivre à New York, outre que je m'y suis bâti, au cours des ans, un réseau d'amis qui sont désormais mon système de soutien.Jf.B.: Ecriture et morbidité sont presque synonymes.On salue votre livre comme une pièce de littérature.Le sida vous a-t-il aidé à devenir écrivain?A.E.D.: Je ne me prends pas pour Flaubert.La maladie est dévastatrice.Je me suis aperçu que bien écrire, surtout sa langue maternelle, peut faire partie du processus de reconstruction.J.B.: Vôtre livre est-il un témoignage ou un essai?\u2022 A.E.D.: Les malades sont égois-tes, aussi l'ai-je appelé un journal.En réalité, je ne pensais pas à cela quand j'écrivais.À le relire maintenant qu'il est publié, je ne sais plus- On peuroien lui donner le nom que l'on veut.Je serais heureux si ce livre pouvait simplement rassurer par son ingénuité.Je n'y cache pas les côtés dramatiques du sida.Mais j'y postule aussi que l'on peut adopter une attitude positive, combative même, bien que je sois de caractère doux et introverti.' J.B.r$Ious ne sommes toùs.que des voyageurs sur terre.Pourtant, on dramatise spécialement le sida, surtout dans les médias.A.E.D.: Il est de là nature même des médias de privilégier le frappant, le déprimant, I horrible.I) faut reconnaître que le sida est du bon matériel.C'est contagieux et contagieux sexuellement.Les victimes sont jeunes pour la plupart, comme à la guerre.C'est pourquoi, justement, je parie beau- suiteXlapagej2 ÉÊÊM ' | ¦ I - PHOTO jeAN-GOWt- LA PSK5! PHOTO ARMAND TROTTIER.LA PRESSE |>; Un Dubois plus poète Que uoyou DENIS LAVOIE ¦I y a déjà bien longtemps, quand il n'était qu'un jeune adolescent, étudiant à l'école .Gérard-Filion ( Longueuil ), «S Claude Dubois fut le plus surpris du monde d'apprendre, de l'un de ses professeurs, qu'il figurait dans une anthologie de poésie québécoise, avec sa chanson l'ai souvenir encore.Lorsqu'il en vint à relater cet- | te anecdote, on en arrivait au S moment des confidences, mais son attachée de presse, en « mère poule », a voulu protéger «l'artiste : enflammé pour parler de son nouveau disque, Claude Dubois n'en était pas moins affligé par un virus, une sorte de « turista » ramenée du Maroc.Il fallait qu'il soit en forme pour participer le soir même au lancement de son disque.Une nouvelle technologie Arrivé à la quarantaine, Dubois ne sait même plus compter le nombre de disques qu'il a pu enregistrer.« Autour de dix-sept.Mon premier, c'était quand j'avais 12 ans.À 16 ans.je faisais la première partie du spectacle de Donald Lautrec a la Place des Arts », se souvient-il.Le temps a passe, le chanteur n'est pas flétri, mais quelque suite a la pace i J2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMKX 28 NOVEMBRE 1987 LITTERATURE Le plaisir du corps à corps et l'ivresse du combat d'Alain Emmanuel Dreuilh SUITE DE LA PACE J 1 coup de guerre dans mon livre.Mais on peut revenir de la guerre.Il y a aussi les vieux de la vieille, les vétérans.On en parle moins.Le sida peut être une maladie à long terme.Il y aura des vétérans du sida.Il faut que la collectivité s'habitue à ce fait Quant au sidatique, il doit apprendre à se prendre en charge.Cela demande beaucoup de discipline, je ne le' cache pas.J.B.: Vous écrivez dans votre ouvrage : « Mon dernier amour, le sida.» C'est une phrase très forte, provocatrice.A.E.D.: Elle est paradoxale et sincère.Oui, on peut finir par aimer son virus, comme un soldat d'occasion peut finir par aimer la guerre.C'est le plaisir du corps à corps, l'ivresse du combat Les Anglo-saxons semblent avoir plus de mal que les Français à accepter ce genre de prise de position.Il se peut que les Français soient un peu plus pervers en ce qui concerne les maladies.J.B.: Vous revenez de France où vous avez accordé des entrevues dont une à Bernard Pivot pour Apostrophe.Personne ne s'est sauvé du plateau de tournage quand vous y êtes entré ?A.E.D.: Personne.Même la maquilleuse n'a pas eu de réaction visible.Il est vrai que les re-cherchistes de rémission avaient téléphoné à mon éditeur parisien pour lui demander si j'étais présentable.J.B.: Le maquillage aide.A.E.D.: Mais je suis très présentable même sans maquillage.Il y a eu cependant une femme qui m'a demandé si j'appréciais la tolérance que la société montrait aux sidatiques.Elle a soudain compris qu'elle avait fait une bourde.Elle s'est reprise en me disant qu'elle avait un ami sidatique.comme d'autres ont un ami noir ou juif.Le racisme est partout J.B.: Quelle est la question la plus impertinente que vous a posée Pivot ?A.E.D.: Il m'a surtout reproché de vivre à New York alors que je publie A Paris.le ferais un sidatique parisien très convenable! |.B.: Revenons à la maladie.Vous êtes très dur dans votre livre au sujet des hôpitaux, des médecins, du personnel soignant, etc.A.E.D.: je leur suis au contraire très reconnaissant et je le dis.Il faut comprendre.Ils ont paniqué eux aussi.D'ailleurs, les sidatiques homosexuels sont plus nuancés sur cette question que les sidatiques non homosexuels.Ces derniers sont très amers,' même cyniques.Ils ont l'impression d'être abandonnés.J'ai entendu des choses affreuses.J.B.: Comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle?A.E.D.: J'avais des raisons personnelles de m'en douter.Alors ça a été une sorte de soulagement Mais il a fallu une bonne année plutôt optimiste.D'ailleurs, plus vite on le sait, mieux cela vaut pour la santé.On réagit.On se soigne.Mon ami a refusé de passer un test 11 est mort très vite.J.B.: Vous êtes de la génération qui a soutenu et vécu la révolution sexuelle des années 70.Quel est votre point de vue main-tenant?A.E.D.: Le fait que la révolution sexuelle ait eu des effets hub Corps à corps eW est le Comité sida-aide\"», en collaboration avec les éditions Gallimard, qui a organisé le passage d'Alain Emmanuel Dreuilhe à Montréal où il a présenté son livre, hier.Nous avons demandé à Pierre Gignac, membre de ce comité, de nous dire ce qu'il pensait de Corps i corps.« Alain Emmanuel Dreuilhe a une démarche très personnelle qui ne semble pas être celle de la majorité des sidatiques québécois.C'est un jeune homme très énergique, très courageux, très ouvert.On souhaite que tous les malades soient comme lui.La réalité est qu'ils doivent commencer par apprendre à parler, à s'accepter, A vivre comme ça.« Un certain nombre de jeu- nes lecteurs québécois ont été surpris par l'aspect martial, voir macho de ce livre.La violence n'est pas forcément une vertu qu'apprécient les sidati- 3ues qui sont déjà très trauma-sés.Quand on s'est accoutumé à la terminologie d'Alain Emmanuel Dreuilhe, on en Srépit le sens et la grandeur, i se rend compte qu'il fait partie des corps-francs, des commandos de choc.« Il faut reconnaître aussi que Corps à corps est un livre magnifique pour ses qualités littéraires.C est sans doute le meilleur livre non scientifique sur le sujet Comme tel, c est un beau paysage sur la longue route avenir.» tu 500, (4ûtêf-hjTrKrv fortuit 23 x 31 cm, pépier véfcL, reaaurt aiuVw tex vert, pavé au tt* à dorer Pour plus de renseignements et pour recevoir, sans engagement, une documentation: Di CO ROBERT 1400-3634581 James Clavell : « Trop longs ?Mes livres sont en fait plusieurs romans en un seul » SUITE DELA PAGE J1 diffusée au réseau NBC les 7, 8, 9 et 10 février prochains, en quatre épisodes d'une durée de deux heures chacun.En français, Ouragan est publié en deux tomes de plus de six cents pages chacun.«On me reproche d'écrire des livres trop longs, admet lames Clavell.Pourtant, chacun de mes romans comporte entre 50 et 60 personnages.Il y a plusieurs choses qui se déroulent en même temps, ce qui fait que mes livres sont en fait plusieurs romans en un seul.«Ainsi, dans Ouragan, l'histoire d'Erikki et d'Azadeh est un roman en soi et ce ne sont là que deux des personnages.» James Clavell a-t-il d'autres projets en marche?« Comme d'habitude, j'ai cinq ou six projets possibles sur lesquels je n'ai pas encore pris de décision, je n'aime pas parler de mes livres en préparation, car pour moi, tant qu'ils ne sont pas terminés, ils n'existent pas.« Tout ce que je peux dire, c'est que ce sera un livre dans la même lignée que mes sagas de l'Extrême-Orient.« Mes livres sont tous interreliés; si je n'avais pas écrit King Rat, je n'aurais pas pu écrire Tai Pan, puis Shogun, et ainsi de suite.Il est par ailleurs étonnant que James Clavell ait écrit Shogun, où l'on sent beaucoup d'admiration pour le lapon, alors qu'il a été prisonnier de guerre des japonais pendant plusieurs années.« C'est un paradoxe, admet l'auteur, un paradoxe que je ne peux expliquer.» L'auteur est né en 1924, en Australie, de parents britanniques.Avant d'atteindre l'âge d'un an, il est allé vivre en Angleterre.Son père était militaire, une carrière que james Clavell avait lui-même choisie.Enrôlé tout jeune, il est fait prisonnier par les japonais et passera trois ans et demi dans un camp de concentration situé près de Singapour.Plusieurs années plus tard, cette expérience difficile lui fournira le sujet de King Hat, son premier roman, largement autobiographique.La guerre terminée, Clavell rentre au pays, mais un accident de motocyclette lui abîme le genou et le force è quitter l'armée.« Si je n'avais pas eu cet accident, je serais resté dans I armée et ne serais pas devenu écrivain./ fell into writing », dit-il en anglais.Dans les années 50, le couple Clavell tente sa chance aux États-Unis.Ce sera New York, puis Hollywood, où james Clavell écrira plusieurs scénarios, dont ceux de The Fly, The Great Escape et To Sir With Love.Le succès de son premier roman lui a permis JAMES CLAVELL orna de passer quelque temps au japon et à Hong Kong pour travailler à ses autres livres.Actuellement, l'auteur vit en Suisse, où « l'électricité fonctionne bien, ce qui est parfait pour mon ordinateur personnel et ma machine fax.» La Suisse pour des raisons fiscales ?« Non répond l'auteur, car je paie les impôts suisses et les Impôts américains ».Les Clavell ont vécu quelques années dans le sud de la France, mais l'arrivée au pouvoir des socialistes leur a rendu la vie difficile, alors ils ont opté pour la Suisse.lames Clavell a passé plusieurs années à Van-couver, en Colombie-Britannique, une période dont il garde un excellent souvenir.U aimait bien vivre dans ce décor de montagnes, en bord de mer.Le grand succès remporté par ses romans l'a rendu plusieurs fois millionnaire.« L'argent ne m'a pas changé », affirme-t-ii, ce dont sa simplicité et son amabilité nous convainquent facilement.James Clavell, OURAGAN, Éditions Stock, Paris 1987, 2 tomes a S 24,95 chacun.AUX ÉDITIONS EXPP^§)IOH L'Amour parfait existe-t-il?Qu'ils s'appellent Wilfrid Laurier/Jacques Brel.Edouard .Vlll, Piaf ou Bergman, fous ils ont voulu connaître le grand amour Hélène-Andrée Bizier nous raconte les plus palpitantes aventures amoureuses de personnalités célèbres à différentes époques.Urr périple étonnant au pays de l'amour ou vos propres amours trouveront place HISTOIRES D'AMOUR, d Hélène-Andrée Bizier.19.95 S Popularisées dans le cadre de I emission HISTOIRES D AMOUR animée par Albert Millaire sur les ondes du réseau FM de Télemedia. J 4 LA PRESSE.MOWTIrlÈAl, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1987 LITTERATURE Dans les galeries EN TRADUCTION La recette du gros lot ORS» Danielle Steel va décidément de succès en succès.Chacun de ses livres se vend A des millions d'exemplaires et son nouveau roman, Kaleidoscope, est actuellement en tète de la liste des best-sellers du prestigieux New York Times.Pourquoi?L'écrivain américain semble avoir trouvé la recette magique pour gagner le gros lot à chaque fois.Son dernier roman à être publié en français, La maison des jours heureux, une traduction de Thurston House, n'échappe pas à la règle.D'emblée, le lecteur est sous l'emprise des différents personnages.Peut-être est-ce parce que l'auteur sait décrire des personnages bien campés: Jeremiah Thurston est l'image même de l'homme honnête, travailleur, astucieux en affaires, tendre envers son unique enfant, Sabrina.Celle-ci devient une jeune fille qui fait honneur à son père par sa ténacité, sa franchise et son intelligence.Ajoutons à cela une mère calculatrice, immature, égoïste et méchante et nous avons les ingrédients d'un bon roman.Ce livre de Danielle Steel nous fait connaître le milieu des mineurs de la Californie, à la fin du XIXe siècle ainsi que San Francisco au moment du fameux tremblement de terre.Dans ce décor, Sabrina Thurston connaîtra une vie des plus palpitantes, avec de grandes joies, mais aussi de grandes peines.Danielle Steel sait manier habilement toutes les cordes sensibles pour toucher son lecteur.C'est peut-être là un de ses grands atouts comme auteur à succès, tout comme sa façon de dire les choses simplement tout en gardant en réserve quelques coups de théâtre insoupçonnés tout au long de son récit.Danielle Steel, LA MAISON DES JOURS HEUREUX, Pressas de la Cite.Libre-Expression.Montréal, 436 pages, $16,95.I ary Elmblad, l'auteur de -1 La terre de Cassandra, n'est certainement pas aussi connue que Danielle Steel.Mme Elmblad n'avait publié auparavant que deux livres aux États-Unis, ainsi que diverses nouvelles dans les grands magazines féminins.Néanmoins, son roman La terre de Cassandra, n'est pas .dépourvu de mérite.C'est un véritable « success story ».La petite Cassandra Taylor nait dans uen famille pauvre de l'Alabama et a vraiment toutes les circonstances contre elle.Son père, un ivrogne, meurt quand elle n'a que 13 ans.Son demi-frère tente de la violer et essaie continuellement de lui soutirer de l'argent.Comble de malheur, Cassandra se marie avec un jeune homme de bonne famille, mais sans épine dorsale, et qui deviendra lui aussi un ivrogne.Devant un destin aussi mal parti, on serait prêt à démissionner et à abandonner Cassandra à son sort.Ce serait sans compter sans l'intelligence, la détermination et l'ambition de la jeune Cassandra, qui non seulement se tirera elle-même de ce guêpier, mais deviendra une femme professionnelle connaissant beaucoup de succès en affaires.Une histoire à succès comme une autre?Pas vraiment.Parce que Mary Elmblad nous fait connaître en même temps les moeurs puritaines et mesquines de l'Alabama des années 1940 et 1950.Aussi parce que les personnages, notamment celui de Cassandra, de Dixon, l'homme qu'elle aime, de son amie Fran Jordan, et de son associé Steve Reiliy, sont très attachants.Le récit reste cependant très régional.Est-ce que Mary Elmblad réussira à sortir de ce cadre dans ses prochaines oeuvres et éviter de devenir répétitive, car on a l'impression qu'elle a mis toute son âme dans ce premier roman.Mary Elmblad.LA TERRE OE CASSANDRA, Presses de la Renaissance, Paris.1987, 479 pages; $«9,95,.La sculpture porteuse de mémoire JEAN DuaaoNT colltborttion spécifie Cf t pour-tant, comme les chaussures, c'est i l'usure que l'on apprécie la sculpture.».Gilles Mihalcean dé- plore ainsi que la sculpture, aujourd'hui, se donne à lire en un instant, et ne soit plus une expérience de méditation.Dans « usure », il faut aussi entendre « usage », et il est curieux de constater que l'artiste de 87 rejoint là, court-circuitant les millénaires, les préoccupations des premiers sculpteurs i nuits, dont les pièces, de petites dimensions, pour pouvoir être portées sur soi, et sans socle, pour pouvoir être regardées sous n'importe quel angle, étaient utilisées comme de véritables porteuses de mémoire.Une sculpture-assemblage En fait, la sculpture de Gilles Mihalcean, dont on peut voir trois magnifiques exemplaires, à la Galerie René Blouin, est si vaste, au figuré, mais aussi quelquefois au propre (une des pièces ne fait pas moins d'une quinzaine de mètres de long), qu'il est bien risqué d'essayer d'en faire le tour avec des mots.La longue pièce par exemple, intitulée: L'averse, est constituée d'un alignement d'une douzaine de sculptures différentes.Mais elles sont si variées, en formes et en dimensions, leurs matériaux, bois, acier, verre, plastique, plâtre, etc., sont si divers, les objets, parfois trouvés, qui les composent, ont l'air ' d'avoir, apparemment, si peu de liens les uns avec les autres, que, si on tente d'en donner la liste: un râteau, un peigne, une grille en fer, une crosse de violon., cela va faire penser, immédiatement à un poème surréaliste de Prévert.Et c'est justement ce que cette sculpture n'est pas.Le sens des sculptures de Mihalcean ne naît pas de rencontres ou de voisinages de hasard.Elles ne sont pas de simples juxtapositions, mais des assemblages longuement réfléchis, encore que libres et ouverts.Ce ne sont donc pas des sculptures qui se disent, mais des sculptures qui se marchent.Qui se déambulent plutôt, car il ne fait aller nulle part.Il y a de l'errance dans ce travail.La meilleure façon de les aborder, et de rester ouvert à L'avers» de Gilles Mihalcean que l'on peut voir a la Galerie René Blouin leur poésie puissante, est peut-être de garder en mémoire une réflexion faite par lames D.Campbell, dans le catalogue d'une exposition antérieure.Il fait remarquer que, tout en étant basé sur la mémoire et les souvenirs propres à l'artiste, paysages, sentiments, événements, matières, le travail de Mihalcean traite, en fait, d'une mémoire sans nom, sans propriétaire.Il traite de la mémoire, point.Et c'est ce qui fait que, vous et moi, pour peu que nous acceptions cette nécessité d'une errance lente, pouvons si facilement nous glisser à l'intérieur de ses sculptures.Allez tourner autour de Brume gaspésienne, par exemple.Un bureau ouvert, des objets familiers, un flambeau d'écume.une éponge, des galets, un soulier.Vous n'en finirez plus de reconstruire dix mondes différents.Et, que vous soyiez ou non de la mer, vous constaterez, avec stupeur, combien facilement votre propre imaginaire est venu habiter cette mémoire, laissé pour vous, vacante.L'outil du métissage Les photocopieurs ne sont pas nés d'hier.Pas plus, d'ailleurs, que l'idée des les mettre au service d'une forme de production artistique.Fait cependant assez rare parmi les grandes villes du monde: Montréal abrite, depuis quelques années déjà, un Centre Copy-art, qui met le matériel à la disposition des artistes de ce médium.Il y en a un autre a Toronto.Ce qui est nouveau par contre, c'est, d'une part, la popularisation de plus en plus grande du médium et, d'autre part, les possibilités techniques accrues, fruit des technologies nouvelles, que les derniers appareils sortis offrent aux artistes de tous calibres.Une exposition comme Médium-Photocopie, au Centre Saidye Bronfman est donc particulièrement bien venue pour faire le point sur la question.D'autant plus que la confrontation est étendue, par les deux organisateurs de l'événement, la critique d'art Monique Bru-net-Weinmann et le copy-artis-te Georg Mùhleck, à deux groupes cohérents de praticiens, l'un canadien, l'autre allemand.Comme toutes les expositions dans lesquelles l'art se frotte aux possibilités des technologies les plus récentes, il faut visiter celle-ci en gardant l'oeil ouvert sur les vraies nouveautés, et critique sur les prouesses purement techniques.Le copieur n'est qu'un outil,' on ne peut donc lui demander de résoudre, à lui seul, les problèmes, toujours en litige, qui jalonnent les sentiers de l'art.* Mais pour ne parler, parmi les 24 participants, que de quelques-uns du Québec, notons que les très belles recherches de Jacques Charbonneau sur la « dégénérescence », la copie d'une copie d'une copie., témoignent de la maturité de l'artiste autant que de celle du médium.Les travaux des Dominique Blain, Ariane Thésé, Philippe Boissonnet, et quelques autres, qui réussissent à faire oublier le côté parfois mécaniste de certaines autres productions, posent, de façon nouvelle, le vieux problème, en art, des statuts relatifs des objets et de la démarche qui les produit.Don Quichotte et la photographie Le métissage, \u2014 le mélange des genres \u2014, n'a pas lieu que sur le plateau des photocopieurs: Sylvie Readman, à la Galerie Optica, effectue un bien subtil et intéressant mixage entre la littérature et la photographie couleur.Si le lien entre le Chevalier à la triste figure et l'art photographique ne saute pas aux yeux, il est pourtant très simple! Don Quichotte est un personnage qui s'est comme échappé de la littérature.Il vit, en fait, le roman, la fiction, et, ce faisant, il se heurte en performance au réel qu'il ne veut pas voir.Quand à nous, qui regardons une photo, que voyons nous?Seulement une fiction d'un réel qui nous sera toujours refusé.Il fallait y penser Les photos de grand format que présente Sylvie Readman, images de mise en scène miniature, mettent en question, par le biais du personnage littéraire, la fascination qu'exerce sur nous le redoublement photographique du réel.Une exposition dont l'intérêt ne s'éteint pas avec la fin de la visite.galerie rené BLOUIN, jusqu'au 2 dêcem-bre.372, rue SteCatherine ouest, 849- 2595.CENTRE SAIDVE BRONFMAN, jusqu'au 11 décembre.5170, chemin de la Côte Ste-Ca-therine.739-2301.galerie OPTICA, jusqu'au 20 décembre.3981, boulevard St-Laurent, 287-1574. LA Pgjjjl jjQjjTjgWL SAMBX M NOVtTRMl 1X7 J5 DISQUES Le Michael Jackson des Blancs ne se défend pas si mal, après tout.,.collaboration spécial* ir est vrai qu'il a l'air con, le Michael Jackson des Blancs.Au collègue de Repenti* gny, Ian Anderson confiait avec raison que les airs durs et machos de George Michael et Michael lackson étaient totalement dérisoires, étant donné là féminitude de leurs bouilles habituelles.L'ex-crooner de \u2022wham se donne effectivement une image «cuirette» particulièrement épaisse.Cela dit, vérifions la qualité de la cuirette, plus précisément le vinyle.Il a peut-être l'air tata, mais il chante, le monsieur.Et il a tout fait sur son album solo.Peut-être inspiré par Prince, George Michael a tenté le coup de I artiste omniprésent, qui invite sporadiquement des collaborateurs pour compléter sa production.Notamment sur / Want Your Sex.qui sent le style Prince à plein nez.Bien peu de .choses à dire dans ce Blue Eyed Soul qui swingue tout de même fort bien.Les clichés gros comme le bras, des semblants de provocation comme / Want Your Sex.Nonobstant ce marketing ketaine et ce ramassis d'évidences compositionnelles, la voix de Michael \u2014ou plutôt les voix, car il y a de nombreuses superpositions\u2014 atteint des sommets enviables.Des clichés bien ramassés, quoi.Musicalement, ça se défend : de toute façon, la plupart d'entre nous n'écoutons à peu près pas les textes de la pop musique, alors à quoi bon s'énerver?Ouais.H y a même un slow gospelli-sant, avec de l'orgue, ce qui fait évidemment ressortir les très fortes aptitudes de ce chanteur.On se souvient que George Michael avait été un des rares Blancs invités au gala anniversaire de l'Apol-lo Theatre de New York, véritable temple du showbizz afro-américain.Ce n'est pas pour rien que les blacks l'ont invité.C'est pour cette voix plutôt remarquable, qui se démarque aisément du troupeau.Il serait d'ailleurs malhonnête de planter Michael pour ses textes piteux et ses fantasmes graphiques: hormis l'orthodoxie des sources et la faiblesse du contenu, on doit parler d'un produit à la fois dépouillé et solide, qui va à l'essentiel, et assez habilement d'ailleurs.De bons refrains, assez accrocheurs merci.Un disque de qualité, une production qui devrait obtenir un succès certain, tant sur le plan des ballades que des funks synthétiques.Aux États-Unis en tout cas, le microsillon occupe le I5e rang, tandis que la chanson Faith est déjà au cinquième échelon du palmarès de Billboard.Et on en fait tout un plat.Les pièces à retenir?Le tube ac: tuel Faith (aussi le titre de l'album), / Want Your Sex, Hard Day, aussi remarquablement re-mixé par Shepp Pettibone.Très utile pour les partys.George NHdSlT FAITH.Columbia 0C 40867 ?cassette + disque compact.PET SHOP BOYS Pour faire sauter les salles de danse ¦ Mononcle Kezelle, le Capitaine Bonhomme et Oncle Pierre seraient fiers d'eux! Car les Garçons du Pet Shop, Nell Tennant et Chris Lowe, ont réussi l'un des bons disques dance de l'année.La musique de discothèque revisitée par la peau blanche, voilà l'enjeu.Les Boys ont gagné leurs galons dans le cadre d'une telle production.Ces British sont tellement subjugués par la musique pop des Noirs américains que cela finit par faire des petits.Et des petits en santé.Tout pour faire sauter les pistes de danse.On a fait appel a différents producteurs pour les pièces: Julian Mendelsohn, David Jacob, Shept Pettibone, Andy Richards, Stephen Hague.Ça sonne, ça sonne au maximum.Très très forte production, j'insiste.Le mixage révèle une profondeur exceptionnelle.Et avec des refrains aussi percutants, une voix de soliste aussi identifiable, des échantil- lonnages sonores aussi bien bombardés par le Fairlight Computer, on peut parler d'un amalgame simplement dévastateur.Les effets synthétiques sont au poil, l'intention étant de faire une musique aux fortes pulsations habillées de blanc.C'est blanc de peau, aucun doute là-dessus, mais l'on y exploite intelligemment l'élégance mélodique, le romantisme harmonique-néo classique en certains temps, ce qui peut devenir agaçant.Léché au maximum.Le produit est éminemment commercial, marche presque aussi fort en Amérique du Nord qu'au Royaume Uni.Pet Shop Boys, ACTUALLY.EMI Manhattan EU-46972 + cassette + disque compact.TERENCE TRENT D'ARBY Une heureuse découverte ¦ Il a la voix haute, bizarrement éraillée, il révèle une puissance vocale hors du commun.Il a le soul qui transpire quelque chose de très prometteur.Etabli en Grande-Bretagne, cet Afro-Américain risque de s'élever au rang des plus grands chanteurs blacks.Que cette prédiction se réalise ou non, son produit est tout à fait intéressant: dans les sources, soul.R'n'B.comme l'aiment les producteurs du Royaume Uni: la palette est effectivement ornementée de synthés, de beats actualisés, de textures fort différentes des réalisations US.Ce qui devait arriver arriva: un black américain revisité par un environnement sonore anglais.Les textes ne sont pas mal du tout: coup d'oeil ironique sur la religion, lutte quotidienne dans la rue, délire de la danse, pluie qui tombe sur l'âme.Tout ça est très bien tourné, tout ça transcende allègrement les racines.Même certaines saveurs gospel viennent doucement exciter le tympan, notamment sur un superbe chant a cappella, dans As ret Untitled.Sans titre, mais non sans charisme.La voix de Trent D'Arby et cette production inhabituelle font de ce premier microsillon sur Columbia une très heureuse découverte.Pas de doute là-dessus, avec une personnalité comme la sienne, Trent D'Arby a un brillant avenir devant lui.Terence Trent D'Arby, INTRODUCING THE HARDLINE ACCORDING TO TERENCE TRENT DARBY.Columbia FC 40964 + cassette ?disque compact.Dubois: le coeur à coeur.SUITE DE LA PAGE J1 peu changé.Il y a surtout ce recours aux ordinateurs, lesquels lui ont permis de soigner les or chestrations de son nouvel album, Dubois.Il en parlera beaucoup, comme d'une révélation, une transformation.Il avait en aversion celte nouvelle technologie.« l'étais très paranoïaque à l'idée d'avoir un disque qui sonne très synthétique.J'ai horreur de ça.l'ai toujours pensé que l'électronique amenait Une perte de profondeur, de simplicité.« C'est l'inverse que j'ai obtenu, l'ai pu souligner les sentiments, amener mes tripes au soleil, être plus attentif au niveau littéraire.« Autrefois, quand on se servait des instruments électriques, on donnait plus de couleur physique, quitte à mettre en arrière la qualité mélodique.On mettait plus de trouvailles musicales.» Une bonne mélodie, des paroles qui ont du sens, telle est la recette de Claude Dubois pour l'écriture d'une chanson.Le reste est affaire d'orchestration.Et cette fois-ci, Il a beaucoup travaillé les arrangements, il a tout bien préparé avant d'entrer en studio pour le mixage en compagnie des musiciens.Et pour bien faire, il s'est payé l'un des meilleurs techniciens du son, Paul Northfield (Pink Floyd, Gentle Giant).Deux chansons déjà entendues sont au menu, Beau client, qui ouvrait le dernier spectacle de Dubois, et dont il a refait les arrangements.Et le très vieux poème de Rutebeuf, mis en musique par Léo Ferré, « le dernier survivant d'une race, d'une génération de grande poésie », dira Dubois.Il s'est permis des retouches mélodiques pour personnaliser son interprétation, et a rais en musique un autre très beau poème.Le VAIsseau d'or d'Emile Nelligan.Ce bum de Dubois.Tendre balladin.tel m'appa-rait ce « bum » de Dubois, plus poète que voyou comme il le laisse entendre dans la dernière chanson de son disque, Comme un voyou.Question d'image, d'impression, laisse-t-il entendre.Satisfait de ses nouvelles chansons, il laisse le soin au reste du monde de décider si c'est bon.Et c'est un bon disque, très humain, riche dans les sentiments et dans les arrangements.Beaucoup de fioritures musicales et de vérités, bien dites, crûment.Diversité musicale.Et un Dubois qui parle même du Bon Dieu.Toujours le même, avec cette voix qui lui a mérité d'être pro-clammé en 1986 interprète masculin de l'année au Québec, Dubois annonce un changement avec son Dubois.« Il n'y a plus d'insoumis », chante-t-il.Un peu de chagrin, de nostalgie; beaucoup d'amour, de sensibilité, de recherche, de profondeur.Un Vaisseau d'or, pour sombrer dans l'abîme du rêve.Un Appel au secours côté coeur.Une choriste pas ordinaire, Martine Saint-Clair, des cuivres et des guitares qui scintillent.Claude Dubois ouvre un nouveau chapitre, recommence à vivre « un jour à la fois » comme il dit dans la chanson d'ouverture de l'album, Chapitre.« l'ai bien pris ma leçon », com-mence-t-il.Lancée par la pétarade d'une moto, la chanson raconte que « le bonheur n'existait pas ».' Beau client parle de rêve interdit, de désespoir, d'un monde de pantins.Plutôt triste cette ballade.Et un cri est lâché, « au secoursI ».C'est l'amour impos- sible, insensé, sécurisé.Beaucoup d'attaques musicales.Une courte chanson sur rythme brésilien.Douce ballade.Air rêveur.Et on revient sur terre avec Ti-Loup.Dubois raconte au vieux Gaspésien comme le monde a changé.Reflet de musique country.Le vaisseau d'or, voix et synthétiseur, poésie d'abord.Très présente, la voix de Martine Saint-Clair lance bien la première chanson de la deuxième face.Tu peux pas est un peu le pendant de Beau client.C'est la négation du « fais pas ça ».D'attaque moins rythmée, démarrant au piano, Lettre à l'univers me laisse désarmé et ramène à la poésie de Nelligan.Rutebeuf, on connaît bien.C'est sur le même ton que Dubois poursuit son.voyage intérieur.Car tout respire le témoignage, le coeur à coeur, au fil des chansons.Exorcisme ?Dubois le laisse un peu entendre, quand il nous dit avoir vécu, parfois deux ans plus tard, des malheurs imaginés dans ses chansons.Cette fois, il parle au passé.Belles images d'un monde tout simple, celui de Maison sur la planète avec des expressions imagées comme : « Des artisans qui tissent la pierre et le ciment.La roue de la brouette bavardent dans le jardin ».Une chanson qui exprime plus par ce qu'elle dit que par la musique.Et l'album se termine sur un message à retenir de l'auteur-chanteur-vedette : « Tu m'vois dans ta tète/Tu t'fais des idées-/Tu m'vois en voyou/Tu m'sens dans ton coeur ».La voix est plus chantée, le rythme plus enlevant, mais le texte jamais négligé.Conclusion, un Dubois à son meilleur.Claude Dubois, DUBOIS Pingouin, Groupe de Musique Trans-Canada.PN 108.QUE LA FÊTE COMMENCE Le film historique réhabilité par Bertrand Tavernier LUC perreault Lg époque : le début du 18e siècle.Philippe d'Orléans (Philippe Noiret), le Régent, règne sur la France.Il a pour conseiller un être plutôt tourbe et arriviste, l'abbé Dubois ( lean Rochefort ).Ce dernier l'entraîne dans des orgies qui le détournent de son libéralisme inné et qui ne font qu'accroître son sentiment de solitude.Mais déjà les signes avant-coureurs de la Révolution s'amoncellent.Avec ce film complètement à contre-courant des modes, Bertrand Tavernier réhabilitait en 1974 l'histoire comme genre cinématographique dans le cinéma français.Pour y parvenir, il avait tiré des oubliettes où la Nouvelle Vague les avait relégués les deux «vieux» scénaristes lean Auren-che et Pierre Bost.Leur film est rempli d'inventions, emporté par un rythme qui ne faiblit jamais, dominé par Noiret d'une stature imposante dans le rôle du régent.Réflexion sur le libertinage, la solitude, le pouvoir, Que la fête commence reste un film toujours actuel qu'on ne lasse pas de revoir.**** QUE LA FETE COMMENCE, de Bertrand Tavtmier.France, 1974.Int.- Philippe Noiret.Jean Rochefort, Jean-Pierre Mariette, Christine Pascal, Alfred Adam.Marina Vlady.Couleur.2 h.Licorne Video.L'Irlandais Neil Jordan aime les contes de fées.Il en avait fait la preuve dans son film précédent, La compagnie des loups, un superbe récit fantastique récemment lancé en vidéocassette.Mona Lisa s'ouvre (et s'achève) sur la voix de Nat King Cole et cette vieille chanson mélancolique des années cinquante.Le thème du film est évidemment le bonheur.George pense l'avoir trouvé en la personne de Simone, une femme aussi énigmatique que la Mona Lisa de Leonardo.Mais le bonheur, comme il le constate dans le dernier plan du film, vient toujours d'une autre façon que celle qu'on avait prévu.*** MONA USA (v.f.de Mona Usa), de Mail Jordan.G.-B., 1986.Int.: Cathy Tyson, Robbie Coltrane, Michael Caine.Couleur.1h46.HBO VideoCinema Plus Video.LE PALMARÈS* 1.L'arme fatal* (1) 2.Star Trek IV (3) 3.Académie de police IV (2) 4.Bras de fer (7) 5.Who's that glrt(-) 6.rlany and trta Hendersons (\u2022) 7.Project X (5) I.La honte de la jungle (-) 9.Malone(-) 10.Crocodile Dundee rigueur.** Intéressant mais pas un chef-d'oeuvre.*** Remarquable.Se laive vo' avec plaisir.Extraordinaire.A louer sans réserve.***** Chef-d'oeuvre.Courir au dIus vite acheter la cooie ! LES NOUVEAUTES ANIMATION Battle for Moon Station Lock* the Superpower Lollipop Dragon La Saga Gobotron ARTS MARTIAUX Cobra VS Ninja Thundering Nin|e ACTION Amazing Grace and Chuck Code Name : Zebra Glory Years AVENTURE ET ACTION Cap eur Its etollea Oceans en flamme Mines of Kilimanjaro Mleajon Kill COMEDIE Association da malfaiteurs Bill Cosby : 49 dickkj noon Or.Otto and the Riddle ot ttl# Gloom Bcatm Ernest Film Featival Flic Académie Hay Vara I It's My Family Album Last Resort La poursuite pitoyable DRAME Le dernier verdict Enfer dos Mandingos EDUCATIF How to Succeed in a Home Woman in Business & Co.EROTIQUE Outrageous Strip Revue HORREUR Blood Rage Evil Town MUSICAL King of Friday Night SUSPENSE Last Innocent Man WESTERN Beyond the Law Quick and the Dead Rough Justice \"m-m « AT>aT»* 1 *¦ J éT** B ea aa rV*** Ra! s»-*».w\" a»/» #¦ m 4tT\\ ¦ m / «a aw^.Bar-4a™N aar T Rl MS ÉL_ ÎLS m m ' k a $HI \\ UNI V'EH S.4 DISPONIBLE BIENTÔT fj WWW HOME VPCÔl TROU FRANCIS COPPOU GARDENS OF STONE DATE DE SORTIE 25 NOVEMBRE Un dre démoni.i'nio se cache en chacun de nous.VENGEANCE BIENTÔT /vi m.o llll'l BODY jr count [VfsrKinn française] J6 LA PRESSÉ, MONTRÉAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1987 GALERIES D'ART GALERIE D'ART LENOUR vous invite au vernissage des oeuvres récentes de ANDRÉ BESSE et à rencontrer l'artiste Dimanche le 29 novembre 1987 de Î4 heures à 17 h«ur«s L'expositon se déroulera jusqu'au 13 décembre 5685, rue Joncaire, Sai'nl-Hyacinlhe,sortie 120 ou 123 mum a n 4 - HEURES D'OUVERTURE: |/rt_JI 1 |1b1 Vfndrcdi de 19 h o 71 h \u2022 Somcdi cl dimoruho de 14 h a I 7 h I It U IUU RICHARD LACROIX EXPOSITION INTAGLIO ET HUILE du 8 au 30 novembre LA GUILDE GRAPHIQUE 9, rue Saint-Paul Ouest, Vieux Montréal.844-3438 Lundi à umedh tOh à 18h/Dimanche: 13h à 18h.Mar, vcn.,9hàl7h30 Sam.9 h il 17 h Maître de l'abstraction lyrique JUSQU'AU 5 DÉCEMBRE Galerie Art Select 6810, rue St-Denis Tel.: 273-7088 Nouvelles! acquisitions Mmeài, Régir (I) lMfN(1l) M,IMtTl^ftJLC.(l) toeette, fretenu, ftJJO, (I) Lapitrro, Vutcttr (6) Poirier, Denite (8) SeMrdi Reeretti (6) Ttieii.aiii i% LupeH BisrjtJi HaurM d*aen***: Lon., m«r., roaf., mv 9 h 30 è 11 h Jeu., van.: 9 h 30 à 21 h GALERIE DOMINION le plus grind crwi de peintures et sculptures lu Ciuds dins li plus grande gilene marchand d'art su Cinidi 1438, rue Sherbrooke ouest 845-7471 et 845-7833 À NOËL, OFFREZ CE QUIL Y A DE MIEUX: UN CADEAU SIGNÉ.QUALITÉ - CH 0C'3 \u2022 GRAVURES ORIGINALES \u2022 AFFICHES ET REPRODUCTIONS D'ART \u2022 ENCADREMENTS PROFESSIONNELS \u2022 LIVRES D'ART 5190 boni.SAINT-LAURENT (coin Fairmont) 276-2872 MAINTENANT OUVERT 7 JOURS SUR 7 - La Galerie Clarence Gagnon IMPORTANTE RÉTROSPECTIVE Trois peintres, trois amis Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) René Richard (1895-1982) Albert Rousseau (1908-1982) Du 28 novembre au 13 décembre 1987 Ouv^ltdirr»«K^t pour les M 4 selles disponibles FESTIVAL À VOLONTÉ < Langoustines et OA95S C cuisses de grenouille» et*» £ SUPER-SPÉCIAL POUR 2 TOUS LES JOURS SurfnTurtou a a as?* chateaubriand *2Q95§ bouquetière OjJ Entré* êti choix: OEIKKT ET CAIt t1« TABLE D'HOTE ipartird» incluant entrée eu choix Oeteeu tmttoftn erlari sur rsaanaee*.Utnu iptctël pont h midi tl H totr.Résenei tôt pour le* fit**.jj 5872, boul.Léger, Montréal-Nord ' ; (t I «si de lecordaire) Stationnement graiwt > £ Réservation*: (514) 324-2900^ TONI SCHERMAN Oeuvres récentes du 9 novembre au 5 décembre WADDINGTON & GORCE INC.1504.rue Sherbrooke Ouest 934 0413 \u2014 933-3653 Colosse do Rhodes Spécialité de mets italiens, grecs et de fruits de mer Table d'hôte t partir œ 64B* Offre spéciale déjeuner , d'affaires à partir d* H * OFFRE SPÉCIALE DU MOIS 10 crevettes Steak de 8 oncea et 5 crevettes 11™» 12\"* 12™ 12 scampis Steak de 8 onces et 6 scampis incluant comptoir de salades, riz et pomme de terre NE TARDEZ PAS A RÉSERVE* POU* VOS RECEPTIONS DES FÊTES 1r»o, 4» réduction sur plilt s Is csrti U 7t> mi pretentitiori J.csttr snnonct Offre ulaWe |u$qu'au 31 décembre 1387 187S.St4.9iis (coie Wsjtt Labi i Bird) patÉ - |iUca)jatt tltH M CrtfH KOftèfî ftrsBoaasti-RiitnatrMNt 744-3866 ] BIENVENUE À NOTRE FESTIVAL DE LANGOUSTINES incluant poiaqn où sal.irlp Cesar 1295$ TABLE D*HÔTE TOUS LES SOIRS EXPOSITION Pauline Paquin au premier plancher et Petits Format de Noël au second plancher se poursuivra jusqu'au 1er décembre GALERIE DART Beauchamp Joncas 1541, rue Sherbrooke ouest (coin Sherbrooke et Guy) Tél.: (514) 932-5214 EXPOSITION1 Présentation du livre de Louis aVuene 52 COULEURS DU QUÉBEC.CINQUANTE-DEUX PEINTRES Peintres Ôi il 94*» figurant àwt le livre exposeront les oeuvres rôœma» tt y lerorrt prêtants.\u2022 \u2022 \u2022 Tableaux exceptionnels de PETITS FORMATS de tous les peNne de ft galerie.Vomlssage le dimanche 8 décembre 1987 à 13 h.L'exposition continuera jusqu'à Nool uUaison' dt'eArà 6t-92autent 742, boul.Décarie, Sairrt-Laurerrt (famé le MO Tél.: 744-8683 «1 VOUS INVITE A SON EXPOSITION ANNUELLE QUI SE TIENDRA AU RAMADA INN du 6600, eh.Côte-de-Liesse, Saint-Laurent les 28 et 29 novembre 1987 au Selon Richelieu (S14) 342-2262 HLbt H V F./ OIS MAIN1LNANI POUR l A l>l MIODE DES FETI S rACiiiTrr.poun c.nouct s I irrru r .împloto it if \"it it it iki^'icititikif'tr t TOUS LES DIMANCHES, * NOUS SOMMES FIERS DE VOUS OFFRIR LE BRUNCH DU DIMANCHE î LE PLUS COMPLET ET ï LE PLUS ALLÉCHANT jf À MONTRÉAL )f BUFFET DE 713 ÉLÉMENTS ï \u2022 10 plats chauds \u2022 Rosbif de Chicago \u2022 Comptoir de desserts CORRECTION Une erreur s'est glissée é la page 196 du livre «52 Couleurs du Québec cinquante-deux peintres de Louis Bruens.» Il s'agit de la table des prix de: ALAN RICHARDSON La table doit *e lire comme suit Formats: 1M0 1987 10\" X12\" 230$ 3CO« 10\" x 20\" \u2014 4«>$ 12\" x 18\" 320$ 440$ 16\"X20\" 410$ 560$ 20\" x 24\" sW0$ 750$ Us Éditions La Paient prisants set profond*! excuses i l'artiste.Alan Rlchardaon.TOUS LES DIMANCHES ENTRE 11 H ET 14 H 30 ADULTES: 12** ENFANTS DE MOINS DE 12 ANS: 41»» » 731-7771 i * DÉCARIE ET JEAN-TALON £ ^itif ààA'A'AAAA A W RESTAURANTS SPÉCIAL DE Thé ou café U SEMAINE QQQ* 11> »raraMss*«srja.as, \u2022taSMssrast l affases \"\"\"as i Isasti^ssaitsasaaxasaaaiat^aUsss^ LIVRAISON QRATUUE au Plateau Mont-Royal \u2022494429 849-4*46 4250, St-Denis k (angle Rachel) Cuisine rutmnomlquc Italienne 1 FERMÉ LE DIMANCHE 2100.ooul.Le Corbusler, Laval, \\\\9 Que.Tél.: 687-6S12 \tf^^Chers amis, Le dimanche 29 et le lundi 30 novembre 1987, notre établissement célébrera officiellement son 16e anniversaire.Pour vous remercier d'avoir contribué au succès sans cesse croissant du Joli loulin à devenir le meilleur restaurant en ville pour r, nous vous servirons un verre de champagne avec Ne manquez pea cette occasion.Y les fruits de me j votre dessert.\t 5780, rue SI II RBKOOKI.ISI Réservations: 254-2125 -\t 436.PLACE JACQUES-CARTIER VIEUX MONTREAL HESEriVATIONS 861 1386 curaloa pour toa vaux.poor la Uju .JXIrinn -lia.ifTs» eTUUiiPMi rnoorneT.18™ JEUDI ET VENDREDI SOIR GRANDE PARTIE D'HUITRE Une «SURPRISE» dimanche LE BRUNCH MUSICAL e OS ésaMasaJ Isf pvpers.avec PAUL è l'accordèoii_ 'enez déguster nos menus, dégustation de coquillages (huîtres, moules, palourdes, crevettes, bigorneaux, etc.) Tous les soirs, super-table m en t d'hôte è partir de f~ STATIONNEMENT FACILE )Tsas»»jaB»irssar»«ta1iaarw»jrtx3teFHej.SURF & TURF et COMBO POULET 2e PERSONNE \u2014 MOITIÉ PRIX Nos propres crevettes juteuses sur un lit de riz-maison, deux grosses cotes au miel et Va de poulet B.B.Q, servis avec notre sauce spéciale, une salade de choux crémeuee et choix de pomme de terre, pain et beurre.7406.9 boul.Gouin (2 blocs è l'est de St-Jean) 624-0121 7500 Victoria (et De la Savane) 739-3317 SPÉCIAL DU LUNDI SOIR CÔTES DE BOEUF À VOLONTÉ \u20148,99$ $1295 la*»I ******* t u VRAI » , t J Menu régional du Beaujolais Vous êtes conviés à déguster les mets de la région du Beaujolais, arrosés bien sûr de Beaujolais nouveau*, le midi et le soir, du 20 novembre au 4 décembre 1987.Réservez dès maintenant, les places sont convoitées.\u2022En bouteille: au coût de la S.A.Q.plua 5 S.En collaboration avec l'Union intcr-professionnelle des vins du Beaujolais (U.I.P.V.) LE CONCOURS Visitez la région du Beaujolais KO* 1 DES A VOYAGES POUR4DEUX AU CHÂTEAU DE LA CHAIZE Au printemps 1988.Air France transportera, dans, la région du Beaujolais, les gagnants qui seront choisis parmi les 50 invités de La Presse et de CKAC.lors d'un brunch au Sheraton Laval, le 6 décembre! Obtenez tous les détails du concours à compter du 14 novembre dans La Presse, ou à CKAC.ou encore: \u2014 au 687-2440.Sheraton Laval \u2014 au651-6510.Sheraton LeSt-Laurent La Presse CKAc273 iiyeu» JSS» sW ,f* a.' « ¦ 4.a - - I AIR FRANCE sV* *J VSSi Sheraton Laval I^St-Laurent J8 _LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1987 RESTAURANTS Restaurant français élégant SOUPERS DANSANTS DU MERCREDI AU SAMEDI à partir de 19 h 30 Animés par SHELDON KAGAN PIANO BAR TOUS LES SOIRS Stationnement au sous-sol 801 ouest, bout, de Maisonneuve Réservations: 849-6331 UCamargue g L< ^AmOH Le reslo spèœl du Plateau 6 \\ab\\es d'hôte de 12,86$ à 16,96$ intiuanX entrée, plat principal, damn et café, sur lood de musique classique.BRIMCH LE DMUJICHE DE MRU à 11 H.Possibilité de réservations de la sa\\\\e pout parties de Noël, t jusqu'à 50 personnes.Réservations: 841-1427 3890, rue Saint-Dw^ Rêêtaunitt aulhontlquomont québécois SAMEDI, DIMANCHE LA FONDERIE r* venez deguster T nos fameuses fondues} \u2022 chinoise \u2022 bourguignonne \u2022 fromage 10146, Lajtimtssa itwîirniij Awitarnaas 1IJIIM Réveillon du Jour de l'An FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ 9d95$ , aC*t pour 2 para.fak% FBK CUtKK 1 Pfitl WWUJRE5 StU# do réception, cap.\u20ac è 20 persorvnei # | Ouvert cam., kin., mar., mer.fuaqu'à 10 h 30 p.m.Jeu., von .sam.iusqu'4 minuit tout les midi* du Hindi au vendredi 6218.rue St-Dems Avec reservation 276-9971 FESTIVAL DES FÊTES AU SALLES DE RÉCEPTION MENU DE GALA AVEC VIN INCLUS SOUVEBM TmouoA TOUS LES COUPLES TIRAGE DE 2 VOYAGES A LISBONNE vta Canadien le samedi s déc.FADO ET DANSE 36S SOIRS 111, rue Saint-Paul est 861-4562 Btiucou» de tfaliofffltmtal 111 occupe ,861-3210 MODERN CURRY RESTAURANT CUISINE INDIENNE EXOTIQUE LICENCE COMPLETE SPÉCIALITÉS TANDOORI ET BIRYANI .(MBaVWSUNDJiUKUiarjlJlT 1448, RUE MACKAY.MONTREAL RESERVATIONS: 932-8016 4W MONTREAL a^e'\tD S t m anni\tIl «la* 1 ^§S^2Lji NOS DÎNERS DANSANTS SfiJyNl DU SAMEDI SOIR ^r^M^ de 18 h 30 à 23 h '^^^^W^~ En decemDre>le8 vendredis et samedis M^KA Animés par le groupe «V.I.P.» i^^S^Jt Superbe buffet chaud et froid l 25 $ ET NOTRE BRUNCH DU DIMANCHE de 11 h 30 à 15 h l Animé par le duo «Hany et Natalie» Buffet à volonté: 1 995^ Ë^f\\)*\\^\t\t \tl^se^/ Soupers dansants du co mercredi au dimanche José Maria, chonteur.orswniate.\t \tSPÉCIAL DU MOIS Soupe minestrone SCALOPPINI DE VEAU (servi à votre goût) Q95$ Dessert et cafe «9\t 3407 rue Peel (angle Peel et Sherbrooke) ^sMW Vs>\tSALLE DE RÉCEPTION DISPONIBLE\t Informations et réservations, ma jj a^ demandez l'hôtesse au: zoo-*»! *?1 (#6155)\tRéservons 521-0194-527-8313 3132, Sherbrooke est\t Ghez Cuisine recherchée Salon» privés 1263, Labelle Special dotant novambra «idèctmljr»: MENU DE CHASSEUR (Viande sauvage) i partir de 17 h Metro Berrl-de Uontisnv Réservations: 843*5227 LA CABANE | i APPORTEZ mj VOTRE mi VIN lM 2 pour 1 àpanirdcSé.W i poor X pour 2 pen.| incluant: KMIpC.UladC.rit.Vi\"- leicafecidcucrL i Dolundiauvc«lm)iitellall7a.lo i umetliOct Vous allez voir «CATS»?Venez à l'avant-spectacle.Le raffinement de la cuisine italienne.10 ans déjà! djdj Ouvert à partir de 17 h 30 HO 2040, rue St-Denis, 844-5083 À la nouvelle BaïuainiE Cuisine française et fruits de mer SPÉCIALITÉS: \u2014 Côte de boeuf au jus A-1 \u2014 Crevette» géante» è la provençal le Souper m toi 2 personnes taatereaertterW II» TABLE D'HÔTE d.14»W| 19»W le samedi et le dimanche MUSIQUE DE DANSE INTERNATIONALE du mercredi au dimanche arte MIHAI DINESCU de 18h à la fermeture Reservations: 387-5655 Cartes V.MC\u201e Af.Statiomeuttirt (ratait v1345, rue Fleury est, Ahuntsic i CAMPAGrVOi-A I229 OEUMONlAGNf LE GOÛT DE L'ITALIE 866-3234 866-6022 la meilleure cuisine italienne RESTAURANT SAUCISSES EUROPEENNES ET BIERES IMPORTEES 4382.boul.Saint-Laurent Montréal.Québec H2W1Z5 Téléphone: 845-4554 DU NOUVEAU AU CENTRE-VILLEI Le café-restaurant Les Verrière», le nouveau rendez-vous pou' parler affaires ou pour savourer un plaisant tête-a-tèie en dégustant un bon repas tistin IesVerrîères 1\tin\tIII\t1\t BHCarc Restaurant!\t\t\t\t Il\tïfK\t,12\t\t MAINTENANT OUVERT PREMIER ÉTAGE Le bar l'Entre-Vue si vous recherchez une oasis de rêve pour vos moments de détente Bientôt le premier Holiday Inn Crowne Plaza au Canada CENTRE-VILLE e MONTRÉAL 420, rue Sherbrooke ouest, Montréal 842-6111 Célébrez les Fêtes en groupe.Réservez dés maintenant! K' >Sê&r VlakV VeaV aures fines assiette A HEJEUNER GOURMANH J=H E N MUSIQUE 1 FLUTE ET VIOLON DIMANCHES SEULEMENT Servi de 11:00 à 14:30 ADULTES: S18.50 EnJants (moins de 12 ans): s 12.00 mr ^) ty/wj Queux SUPER BRUNCH DU DIMANCHE 1300$ '2 prix pour les enfants Musiciennes Table d'hôte saisonnière SALLE DE RECEPTION 158, rue Saint-Paul Est 866-5194 - 866-5988 Réservations: 932-5550 le ronbeun et» Béasses» 141», Ste-Catherlne.ou.it 81 3dVD I 3Hi \u2022 IVlOXîr-O'S S3NVNVrj XRV INVONOd \u2022 3SIVNNOA1 f ENFIN À MONTRÉAL^ Typique cotsine réjionale rHaitana LA «FORNflRIMA pizza au four abois Table d'hôte de Sur présentation de cette ennonce, APÉRO ou DIGESTIF INCLUS DANS L'ADDITION CARTE DE VIN À PRIX ABORDABLE Menu d'aKaire» Rès.: 271-1141 ttH, kar.St-Uartel S* S* a» fcepbor Of 40» 70personnes , ¦À jindaMe Restaurant coréen 1172, rue Mishop Montréal (5I4i.S66.2886 "]
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