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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
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  • Journaux
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quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-11-15, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales Le Beijing moderne étonne les visiteurs montréalais Des Kentucky Fried Chicken poussent près d'arbres qui sont plus vieux que le Canada Le «vieux» Liu, portier au Kentucky Fried Chicken de Pékin.photo reuter MARIAN! PAVRIRU envoyée spéciale de La Presse HANCZHOU et est «ébloui», «émerveillé» que le maire Jean Doré a quitté Beijing pour Hangzhou, hier, deuxième étape de son voyage en Chine.« D'après ce que je savais sur Beijing, je ne m'attendais pas à trouver une ville si moderne, a-t-il confié.Imaginez: on vient d'installer un système de réglage électronique pour les feux de circulation dans la partie est de la ville, ce qu'on n'a pas encore à Montréal.» Le maire de Montréal estime également qu'en un certain sens, on peut prendre une leçon d'humilité, en Chine.«En me promenant dans le jardin de la Cité interdite (l'ancienne cité impériale désormais ouverte à tous), j'y ai vu des arbres vieux de plus de 400 ans.C'est encore plus long que la vie d'un pays comme le Canada qui n'existait même pas à l'époque.Je suis émerveillé par cette grande civilisation.» Le maire Doré est un touriste curieux, intéressé, qui n'hésite pas à se faire expliquer les mille et un détails des lieux qu'il visite.Il prend de nombreuses photos, achète des souvenirs comme ces pandas de peluche que son épouse et lui ont trouvés dans une petite boutique.Il a particulièrement apprécié une promenade au clair de lune dans le parc impérial de Beijing, au sortir d'un banquet offert par la municipalité de Beijing.Banquet au cours duquel il s'est plié à la coutume du gan bei (cul sec), défi que se lancent les convives, en buvant chaque fois un petit verre de mao tai, un alcool parfumé très fort.La crainte perpétuelle des Québécois, c'est d'être témoin d'une collision impliquant une bicyclette.C'est miracle de voir comment, aux intersections, les deux types de véhicules (motorisés et non) se disputent le passage.Hélas, le cas s'est produit à Hangzhou, un cycliste étant renversé par un autocar.Le maire Doré de signaler qu'à Beijing, il y a eu l'an dernier, 520 morts dans des accidents de circulation.Si le dépaysement n'y est, malgré tout, pas aussi important qu'on peut s'y attendre, c'est que Beijing se met rapidement à l'heure internationale.Par exemple, on inaugurait la semaine dernière, le premier «Poulet Kcntucky», à deux pas de la grande place de Beijing, et du mausolée de Mao (devant lequel des milliers de visiteurs chinois font la queue, chaque jour).Le China Daily est distribué dans les grands hôtels et les Québécois y trouvent même les scores du club de hockey Canadien.À la télévision, dans les chambres d'hôtel, on a le choix entre des canaux de langue chinoise ou anglaise.Les amateurs d'Agatha Christie ont même pu suivre, ces jours derniers, Death on the Nile.La délégation de Montréal u été agréablement surprise de constater qu'à l'ambassade du Canada à Beijing, le français est une langue vivante.Les quatre conseillers (commerce, culture, développement et politique) qui ont donné un aperçu de la situation à la délégation du maire Doré, l'ont fait en français.Un peu de repos avant d'arriver à Shanghai Le paysage routier chinois: des bicyclettes tous les jours comme au Tour de l'île.photo ap de l'envoyée spéciale de La Presse HANCZHOU Claude Renaud, de la délégation qui accompagne le maire de Montréal dans la République populaire de Chine, prenait hier un jour de repos bien mérité après avoir fait avancer ses affaires dans la capitale, Pékin.Toute la délégation a d'ailleurs passé une agréable journée dans cette ville de villégiature, à quelque 200 km de Shanghai, située en bordure du lac de l'Ouest.Environ 20 millions de Chinois y viennent chaque année canoter sur le lac, visiter ses jardins et son célèbre temple bouddhique.M.Renaud, responsable de BCP-Chine, a déjà séjourné en Chine et parle couramment la langue.L'agence de publicité bien connue au Québec a déjà conclu une entente avec la Shanghai Advertising Corp.mais son chiffre d'affaires est encore minime dans l'Empire du milieu.Elle commence à y faire de la publicité corporative pour de grandes compagnies implantées au Québec (Pratt & Whitney, par exemple).Surtout, explique M.Renaud, elle approfondit sa connaissance de marchés cibles chinois, BCP-Chine voulant jouer un rôle de charnière tant pour les compagnies désireuses de se faire valoir en Chine, que pour les produits chinois qui auraient besoin de se faire connaître en Amérique du Nord.À Pékin, M.Renaud a réussi à obtenir une entrevue avec le directeur adjoint du Conseil pour la promotion du marché international, qu'il a trouvée fort profitable: on lui a indiqué les publications susceptibles de l'intéresser (comme véhicules publicitaires), les exigences chinoises et autres détails pratiques.M.Renaud trouve très important de «donner de la crédibilité aux entreprises canadiennes» en Chine.Et ne pas craindre d'être «agressif».Son exemple est assez éloquent: dès son arrivée à Pékin, il s'est mis au téléphone, a trouvé le responsable chinois capable de faire avancer ses affaires, et obtenu un rendez-vous rapidement.Évidemment, il possède une connaissance du pays qui peut l'aider.Pour d'autres membres de la délégation, c'est surtout à Shanghai, à partir de demain, que certains dossiers seront traités.C'est le cas, notamment, de M.Guy Véronneau, de Bombardier, qui s'intéresse à la construction du métro de Shanghai.CHAA-MF entre en ondes avec $500 000 des gouvernements PIIRRI DILLIMARI A14h pile, cet après-midi, dans l'ancien presbytère anglican Saint-Mark, rue Saint-Charles dans le Vieux Longueuil, un technicien poussera un bouton et on entendra, sur la fréquence 103,1 : «Chers amis auditeurs, la nouvelle radio communautaire CHAA-MF vous souhaite la bienvenue».Tel un magicien qui, à l'aide de sa baguette, fait sortir pigeons et lapins de son chapeau, l'équipe du journaliste Maurice Ciroux traduira sur les ondes le fruit de quatre longues années de travail soutenu et acharné.« La naissance de CHAA-MF a été exceptionnellement favorisée par une .succession de coups de chance.À mesure qu'on avançait dans le dossier, étape.pur étape,.la guillotine.,tombait tout juste derrière nous»', sigsnalé*M.Giroux,' l'initiateur.du.projetrdo,nt il assume maintenant la présidence.Par exemple, CHAA-MF est l'une des dernières stations communautaires urbaines \u2014 avec Radio McGill \u2014 à avoir pu obtenir un permis dediffusion.Les auto* rites gouve'rjfëifierffales' viennent de changer de cap, en privilégiant d'abord et avant tout les régions éloignées! DansMa région métropolitaine, beaucoup de projets sont désormais condamnés à s'empoussiérer sur les tablet tes de l'Etat.\u2022\u2022\u2022 *\u2022\u2022 \" Autre exemple.CHAA-MF est l'une dcs-dernièrcs, sjnon la toute dernière «avoir profite du programme québécois d'aide aux médias communautaires.Ce pro- Isabelle Chaussé (au premier plan) et Danielle Brie, au tableau de contrôle: fébrilité et adrénaline.photo «angoupii upm» gramme a été enterré, au lendemain de l'émission du chèque destiné à.CHAA-MF.Au passage, cette station de Longueuil a reçu $120 000.du ministère québécois des Communications et $40 000 du ministère de Flora McDonald à Ottawa, via le programme d'initiatives culturelles.En incluant l'aide financière obtenue des programmes Chantier Québec, Canada au travail, la contribution totale des deux gouvernements s'établit à environ $500 000.Cependant, le Conseil de la radio-télécommunication canadienne (CRTC) décrétait, il y a plusieurs mois, un moratoire sur la radio FM commerciale, en raison d'une saturation des fréquences.La station CHAA-MF, à cause de son rayonnemet restreint \u2014 50 watts \u2014 a contourna cet obstacle.Le CRTC lui a donne fa même fréquence que CFOU, la radio communautaire de Sainte-Thérèse, sans qu'il n'y ait risque d'interférences entre les deux stations,.Programmation variée La grille horaire de CHAA-MF, composée à 70 p.cent d'émissions consacrées et produites pour et .par la ¦communauté, se divise en V deux temps.Dans la journée, on aura deux blocs d'émissions portant sur des sujets comme les affaires sociales, la famille, l'enfance, les aines, l'éducation, les communautés culturelles, etc.En soirée et les week-ends, on réservera-les ondes aux petits groupes désireux de produire des émissions à caractère social et culturel : loisirs, tourisme, politi- que, musique.En plus de la quinzaine de permanents, CHAA-MF comptera sur le support d'un bataillon d'une centaine de bénévoles pour la réalisation de sa programmation.Ce sont d'ailleurs ces bénévoles qui, de lOh à 14 h cet après-midi, étaient appelés à ratisser Longueuil et les banlieues avoisin-nantes, pour propager la bonne nouvelle.«CHAA-MF entre en ondes aujourd'hui, à 14h», a-t-on répété des milliers de fois, sur la rue, depuis ce matin.Le directeur technique, Pierre Legault, explique que la station est soumise aux normes suivantes: 39 p.cent de contenu magazine, 25 p.cent de formule continue, 20 p.cent de formule thématique et 16 p.cent de contenu phonographe (musical).La portion musicale comprendra 25 p.cent d'instrumentale (classique, jazz, new age, rock) et 75 p.cent de vocale et, de ce 75 p.cent, 70 p.cent sera francophone, 25 p.cent anglophone et 5 p.cent allophone.Vieux presbytère Quatre animatrices, jeunes mais transportant déjà un bon bagage d'expérience, défileront tour à tour devant le microphone, d'une journée à l'autre de la semaine.La morningwoman, Marie-André Talbot, accompagnera les auditeurs au petit déjeuner, elle qui s'est faite la main à Télé-Métropole, à Radio-Canada (dans l'Ouest) et à CIEL-MF.Celle qui animera le talk show du midi est Marie Manseau, une comédienne, une artiste, un bou-te-en-trnin gentiment surnom- mée «Miss 10 000 volts».Danielle Brie, que les auditeurs de CKAC connaissent déjà, ainsi que les milieux du loisir sur la Rive-Sud, escortera les fidèles de CHAA-MF jusqu'à la maison, à chaque fin d'après-midi.Enfin Isabelle Chaussée, une «importée» de La Pocatière, où elle a su apprivoiser les ondes ra-diophoniques, agrémentera les après-midi avec son choix judicieux de musique, d'invités et de chroniques diverses.Tout ce beau monde, y compris les bénévoles, se succédera en ondes durant 122 heures par semaine, dans un coquet studio aménagé au coût de $150 000 dans une partie du vieux presbytère centenaire, habité jusqu'en juin dernier par le révérend But will.M.Giroux a d'ailleurs formé la Corporation du vieux presbytère de Longueuil, qui a acquis l'immeuble au coût de $135 000 et qui devra aussi débourser $85 000 pour des travaux de rénovation, non encore achevés.Fait inusité: le fonds de solidarité de la FTQ a consenti une hypothèque de $100 000 à la Corporation.Celle-ci louera ses locaux disponibles à des organismes culturels et communautaires, pour la tenue de manifestations de toutes sortes.Bref, on en fera un carrefour culturel sur la Rive-Sud.Mais l'événement de la journée, c'est sans contredit l'entrée en ondes de CHAA-MF.«Ces derniers jours, on avait le sentiment de mettre la dernière main aux préparatifs d'un spectacle grandiose, avec tout ce que ça suppose d'anxiété, de fébrilité et.d'adrénaline», confie Lucie Gagnon.directrice de la nouvelle station. B.2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE15 NOVHWtt 19>7 \t\t\t\t\t\t\t Paul DasmaraJs président du conseil d administration\tRoger 0.Landry président et éditeur\tMichel Roy éditeur adjoint\tClaud* Gravel directeur de (information\tJean-Guy Dubuc éditorialiste en chef\t\u2022: \u2022\"¦ 't*.\u2022 .\"v- 1 \"* \u2022 -v*.«>\t\t.¦». ?\u2022 \u2022 .ta \u2022 v Voir Piano, Texas, ses verts pâturages, ses murs propres.mm ut un temps, vous vous en kr\" souvenez, où on déménageait de Montréal à Toronto.Certains employés de la Banque de Montréal (j'occuperai l'appartement de l'un d'entre eux dans deux semaines) le font encore.De la même manière, fut un temps où des employés de Dallas, au Texas, devaient plier bagage pour New York.Mais la vapeur est renversée: on voit maintenant des employés de sièges sociaux de New York qui doivent aller s'installer à.Piano, au Texas.C'est un peu comme si on demandait à un employé de Flin Flon, au Manitoba, après des otages à Montréal puis finale- ment à Toronto, d'aller s'installer à Daveluy ville, le long de la Transcanadienne.Dans un bus surclimatisé, une centaine d'employés du siège social new-yorkais de la grande chaîne américaine de magasins de détail J.C.Penney ont visité «Piano, Texas».Leur prochain lieu de domicile.S'ils le veulent bien.Pourquoi?Parce que j.C.Penney a soudain constaté que déménager son siège social de New York à «Piano.Texas», cela représentait, à l'heure des télécommunications, une économie annuelle de « 70 millions.Trois mille huit cent employés du siège de J.C.Penney sont ainsi conviés à se convain- cre des mérites de « Piano, Texas».On leur fait visiter les' lieux: chemin bordé de troupeaux de vaches entre la résidence et le bureau.Ça change radicalement des tours de Manhattan.Et le guide de pré-' ciser, avec fierté: «Voyez ce mur de pierre là-bas?Ici, il n'y a pas de graffitis sur les murs.» Un employé de murmurer: «Mais il n'y en a pas de graffitis dans mon quartier, monsieur.» Histoire de faciliter la transition, le juke-box de la cafétéria des employés de Penney à New York ces jours-ci joue de la musique western.Une employée se plaint que Broadway va lui manquer.On lui demande: «Vous allez souvent au spectacle?» «Non», répond-elle éva-sivement.«C'est pas grave.Avec ce que vous allez économiser sur le logement à Piano, vous pourrez prendre l'avion une fois par mois pour aller revoir Broadway.» Un autre se plaint de devoir retourner à l'automobile, après s'en être abstenu depuis 20 ans à New York.Bouderie générale.Privé-ment, des dirigeants de j.C.Penney affirment que deux-tiers des cadres et employés vont refuser le transfert.On peut sortir le cowboy du gars, mais sa réinsertion, de toute évidence, fait problème.FINANCIAL TIMES Le petit transporteur Wardair joue bien ses cartes Les analystes du transport aérien estiment que le mouvement actuel des concentrations de propriété dans cette industrie conduiront à réduire le nombre de joueurs à une douzaine, en tout, sur la planète, au tournant du siècle.La semaine dernière encore, British Airways franchissait une autre étape vers l'acquisition du transporteur indépendant British Caledonian.Dans ce contexte, il est surprenant de voir évoluer un FINANCIAL TIMES Papier Drôle de trajectoire pour l'industrie canadienne des pâtes et papiers, un peu comme pour l'aluminium: la demande est forte, mais les valeurs en bourse chutent néanmoins, dans la foulée wall-streetienne.Les titres de l'industrie forestière canadienne ont baissé de 20 à 30 p.cent depuis le 19 octobre, après une croissance générale soutenue de deux ans.Le plus important producteur canadien, MacMil-lan Bloedel, envisage néanmoins un redressement passager sous l'effet de la baisse en cours de la valeur du dollar.Malgré tout, le spectre d'une récession pour 1989 laisse entrevoir des jours sombres.On surveillera les signaux de près au cours des prochains six mois, rapporte le Financial Times de Londres.petit transporteur canadien comme Wardair, une des rares compagnies de ce genre à porter le nom de son propriétaire, Max Ward.Dans quelques jours, Wardair prendra livraison du premier des 12 Airbus A 310 commandés.Il est étonnant aussi, note pour sa part le Financial Times de Londres, de remarquer la confiance accordée par les banques à ce petit transporteur: Wardair a obtenu, pour finan- Bilinguisme La célèbre Ecole Internationale de Genève déchante, après avoir offert des programmes académiques pour étran- Srs faits de cours donnés en intais et de cours donnés en anglais.L'école abandonne la formule après un test de deux ans, déclare le coordonnateur des programmes, Paul Decor-vet, parce qu'on a constaté que les étudiants «n'en retiraient qu'une connaissance superficielle des deux langues et des deux cultures».L'école en est venue à produire «un nouveau type international déraciné présentant des déficiences dans les deux langues».Une spécialiste américaine confirme : il faut qu'un élève soit particulièrement brillant et travailleur pour en arriver à surmonter la pression de l'école bilingue.cer cet achat, un premier prêt de $650 millions il y é ài& jours, à des conditions exceptionnelles.¦ \" 't : .il- Exceptionnelles en ce sens que la capitalisation actuelle de Wardair, une centaine de millions, est plutôt faible, par rapport au capital requis pour acheter ses Airbus.Exceptionnelles ensuite parce que l'emprunt a été négocié en devises canadiennes, dans un secteur où les transactions se font gé- Chez sol Wous trouves l'air pollué dans la rue?Surtout ne vous réfugies pas à la maison, pa rce qu'il se pourrait bien que l'air de votre domicile soit moins respirable encore.Des chercheurs de Harvard ont identifié une cinquantaine d'élément! cancérigènes emprisonnés dans l'air de la maison, à partir de toute une gamme de produits ambiants: matériaux de construction, meubles, draperies,, cosmétiques, produits de nettoyage, etc.Leur conclusion générale est claire: l'air du dedans est plus dommageable pour la santé qua l'air du dehors.Et encore, les études font abstraction de facteurs comme la fumée de cigarette et les gas formaldehyde.A y penser en ce mois de novembre où on ferme les fenêtres pour six mois.néralement en dollars améri-.cains.Enfin, Wardair a obtenu | Jes échéances, de remboursement les plus lointaines possibles pour ce type d'emprunt.Les agences française et britannique d'aide aux exportations ont facilité les choses, auprès notamment de la Banque Paribas et de la National Westminster Bank.Faut dire que vendre des Airbus en Amérique au nez de Boeing, pour les Européens c'est une aubaine.Gros sous Votre quotidien préféré saluait en page voisine, il y a deux semaines, Buck Rod-gers, gérant des Expos, comme personnalité de la semaine.Une enquête du New York Times vient appuyer rétrospectivement ce choix: Rodgera a failli conduire au championnat l'une des 'équipes les moins bien payées du baseball majeur.Des 26 équipes que comptent les ligues Nationale et Américaine, les Expos se classent en 22e position, avec un salaire moyen payé aux joueurs de $300 982US par année.Les Mets de New York sont ceux qui paient le mieux leurs joueurs, plus d'un demi-million par an, soit $543 849.Les Blue lays de Toronto, en dixième place, dépassent largement les Expos en offrant $479 280 à leurs porte-couleurs. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1987 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 15 NOVEMBRE 1987 La personnalité de la semaine D'Annecy à Hiroshima, de Roy an à Los Angeles, il récolte sa moisson d'honneurs ' mu Festival international ; Mdes films d'Abitibi-Té-< /¦miscamingue de Rouyn-/ ¦N.oranda, son film f-ML'homme qui plantait JL -H.des arbres a reçu son treizième grand prix.Et il est en no* ' initiation pour les Emmy Awards qui seront attribués dans deux semaines à New-York.Frédéric Back a l'habitude.D'Annecy à Hiroshima, de Royan à Los Angeles, de Cannes à la Bulgarie, il récolte sa moisson d'honneurs.Avec Crac, il avait décroché un Oscar.Puis il était retourné à sa table à dessin pendant cinq ans.Un véritable travail de bénédictin, sans vacances, à raison de soixante heures par semaine, parfois cent.«Tout comme au bon vieux temps! Nos parents aussi travaillaient soixante heures par semaine».Sus aux destructeurs! «J'espère que tous ces honneurs aideront la cause de l'animation à Radio-Canada, et la cause de l'environnement au Québec.)» En une seule phrase, le cinéaste vient de faire le tour de ses grandes passions.La voix est douce, mesurée, à peine teintée d'un léger accent indéfinissable.Frédéric Back ne s'anime réellement que pour dénoncer les pollueurs, les coupeurs d'ar- bres, toute la terrible chaîne qui détruit notre environnement.Ce n'est pas par hasard que le texte de Jean Giono est devenu un chef d'oeuvre de film d'animation.Frédéric Back à retrouvé dans cette merveilleuse histoire toutes ses préoccupations, ses hantises.«Il faut songer à nos enfants, a l'héritage qu'on va leur laisser! Chacun de nous devrait planter une centaine d'arbres chaque année!» Et il prêche par l'exemple: il a planté 10 00 arbres sur les 60 acres de terrain qu'il possède le long de la rivière Rouge, entré Saint-Jo-vite et Arundel, «l'en plante même au bord de la rivière, à des endroits où la terre ne m'appartient pas!» » Depuis huit ans, son travail a pris beaucoup de son temps, et il se reproche un peu d'avoir «négligé» ses plantations.Mais en revanche, L'homme qui plantait des arbres est utilisé abondent-ment dans les centres d'éducation forestière, il est vu par toute la francophonie, et une version en anglais vient d'être terminée avec Christopher Plummer, un des grands noms de Stratford.Comme toujours dans l'industrie du cinéma, Frédéric Back a travaillé avec toute une équipe, et dans le contexte actuel de budgets sabrés de façon draconienne à Radio-Canada, L'homme, comme l'appellent maintenant tous ceux qui ont travaillé FREDERIC BACK « J'espère que tous ces honneurs aideront l'animation à Radio-Canada et l'environnement au Québec» dessus, est une réussite quasi miraculeuse.Il ne faut pas grignoter sur la qualité «Le nom de Jean Giono, comme celui de Philippe Noiret, a permis d'éliminer bien des pourparlers.La carrière du film ne s'est pas trouvée limitée au Canada.Et puis les Français sont souvent casse-pieds avec des questions de prononciation.» Mais il a fallu passer aussi poursuivre le lent travail que réclame l'animation sous trois vice-présidents différents: Raymond David, Pierre Desroches et Franklin Delaney.Je craignais aussi, dans le contexte des mises à pied, des budgets sabrés.Il ne faut pas grignoter sur la qualité, si on veut donner au film le plus de chances possibles.» Et Frédéric Back se félicite d'avoir eu un producteur comme Hubert Tison, «quelqu'un d'ambitieux quand à la qualité».C'est devant la caméra d'animation de Radio-Canada que le cinéaste a voulu se faire photographier.«On en avait deux, mais ils en ont vendu une! Dépêchez-vous de la photographier avant qu'elle disparaisse!» Frédéric Back, Personnalité de la semaine de La Presse, ne s'habitue pas facilement à se présenter seul.Il voudrait avoir ses deux cameramen avec lui, sur la photo, lean Robillard et Claude La-pierre ont travaillé sur Crac et sur L'homme.Une aventure de huit ans.«Dans l'animation, le rythme de travail est très lent-.Linda Gagnon, mon assistante, a eu souvent mal dans le dos! On anime tout, sauf nous-même!» Merci à tous «|e voudrais remercier tout le monde, insiste Frédéric Back.Les musiciens, Normand Roger et Denis Chartrand, et aussi Hervé |.Bibeau, Michel Dés-combes et André Gagnon, et le monteur Norbert Pickering, et Léo Faucher.J'ai embarqué tous ces gens dans mon rêve, je me sens responsable vis-à-vis d'eux.Il y a aussi tous les gens qui ont pris des risques financiers.» Et puis il y a aussi Radio-Canada, «je crois que j'ai démissionné trois fois depuis que je suis entré ici, en 1952.» Mais même en période de crise, la société d'État a quand même plus de moyens de diffusion que des organismes privés, et Frédéric Back ne t'oublie pas.Des projets, Frédéric Back n'en manque pas.Bien sûr,, il préférerait faire des films sur la musique, le ballet.Son prochain film s'appellera Noé 2 000.Autrefois, trois espèces disparaissaient par siècle.Aujourd'hui, c'est trois par jour.«|e vais faire un film pessimiste pour faire réfléchir les gens.» De sa voix douce, il constate: «Je suis un révolté! Je veux rejoindre tous les gens qui lancent des cris d'alarme.Voyez Ralph Nader! Je veux être une petit peu digne de gens qui font autant que lui!» Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort ALCAN La personnalité de la semaine vous attend demain à 13h15 et à 23h20 Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, du lundi au vendredi.Réalisatrice coordonnatrice: Louise B.Tardif Radio-Canada W Télévision LE MOT DU SILENCIEUX «un ¦mi collaboration spéciale La vie est plus implacable que le pire\" Ivanl dieu! haçoi importun : « Va au diable ! » pire des fléaux: il n'y a aucun survivant.o O o Adieu! Façon polie de dire à un o O o «Mourir, ce n'est rien.Commence donc par vivre.C'est moins drôle et plus long.» ( Anouilh ).o O o Au «Bon parler français», je préfère un solide silence anglais.o O o En politique, il y a toujours eu beaucoup plus d'élus que d appelés.|e ne souhaiterais l'immortalité qu'aux artistes créateurs de génie.i .o O o Le thaumaturge a toujours plus de facilité à ressusciter les morts que les vivants.o O o De l'homme sans défaut, il n'y a rien à attendre.Il est l'incarnation de l'impuissance à être, o O o Jamais Archimede n'aurait pu inventer son fameux principe s'il avait barboté dans un bain-tourbillon.o O o L'autodidacte apprend mieux que l'élève ou le disciple, car il n'a pas de maître pour faire obstacle à sa poursuite de ce qu'il sent qui lui convient.o O o l'observe, à l'occasion, que certains parmi ceux que l'on dit «du bon monde», appartiennent à cette engeance d'une ignorance crasse, qui méprise tout ce qui n'est pas au niveau de la bêtise où elle s'enlise avec délectation.Dans notre société matérialiste, on choisit comme directeur de conscience un conseiller économique.o O o Le dilemme des Canadians face aux Québécois: «Comment s'en débarrasser sans s'en séparer.» o O o Il y a des joies si vives et si promptes qu'elles exigent consolation.o O o Nous cherchons tous à être compris, mais pas au point d'être démasqués.o O o On aime chez l'autre reconnaître certaines qualités et défauts qui sont aussi nôtres, à condition qu'ils ne les surpassent pas.o O o Aliment naturel.\u2014 Nourriture à laquelle on n'a rien ajouté, sauf l'introduction d'un artifice qui consiste a en gonfler le prix.Ne dites pas de mal de vous-même; vos amis s'en chargeront.o O o «Voir c'est croire», dit-on.Et l'on s'étonne que la plupart des gens croient à n'importe quoi.o O o Les personnes les plus écoutées sont celles qui n'ont rien à dire d'autre que ce que nous savons déjà.o O o «Payez et vous serez considéré», dit le marchand; accréditant ainsi la théorie que l'homme d'aujourd'hui n'a plus d'autre sens que comme client.o O o Quand des êtres squelettiques font l'amour, font-ils vraiment oeuvre de chair? Le Monde La Presse Le président démissionnaire, M.Giovanni Gorla Le 47e gouvernement italien démissionne Nouvelle crise après 109 jours de coalition Reuier.UPl et AFP ROME Giovanni Goria.le président du conseil italien a remis hier au président Francesco Cos-si ga la démission de son gouvernement de coalition; en place depuis le 28 juillet, à la suite du retrait du petit Parti libéral.'.Le palais du Quirinal a fait savoir que M.Cossiga avait réservé sa décision et demandé à M.Goria, démocrate chrétien, de rester en fonctions pour s'occuper des affaires en suspens.Le 47e gouvernement italien depuis la Deuxième guerre mondiale, qui n'a vécu que 109 jours, rassemblait autour de M.Goria , des ministres de la Démocratie ' chrétienne, du Parti socialiste, du.Parti.libéral, du Parti social-dé-\u2022.mocrate et du Parti républicain.Les libéraux, qui forment le .plus petit des cinq partis de la coalition (2,1 p.cent des voix aux élections législatives de juin dernier), et qui ne disposaient que d'un portefeuille au sein du cabinet Goria, se sont retirés pour .marquer leur désaccord à propos \u2022 de l'augmentation des impôts prévue au projet de budget 1988., .On ignorait hier quelles sont Mc> intentions de M.Goria, qui a .-déclaré, au sortir du palais du .Quirinal.que M.Cossiga était li- .bre maintenant d'entamer des ; consultations pour former un nouveau gouvernement.De source politique, on estime .que le président italien pourrait \u2022 1 commencer ces consultations dès LA PftfSSf, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1987 Une explosion fait 7 morts dans un hôpital américain de Beyrouth-ouest AFP.UFIttKeuttr BEYROUTH LW explosion d'une boîte de chocolats piégée a fait sept morts et au moins 37 blesses hier matin à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth, dans le secteur ouest (à majorité musulmane) de la capitale libanaise, sous contrôle syrien.L'explosion s'est produite dans le hall d'entrée de l'hôpital, qui, en matinée, connaissait une grande affluence.Les victimes sont pour la plu- Krt des visiteurs et des soldats li-nais qui gardaient l'entrée de l'établissement.Un technicien et un employé administratif de l'hôpital figurent parmi les blessés mais on ne déplore aucune victime parmi le personnel médical de l'établissement.Selon un soldat libanais, témoin de toute la scène et qui a été blessé, l'engin explosif avait été placé à l'intérieur d'une boîte de chocolats qu'une femme blonde, paraissant très nerveuse, tenait sur ses genoux.La femme, qui a été tuée sur le coup et dont l'identitié n'est pas connue, était assise en face des ascenseurs, non loin de la caisse centrale.Selon le colonel Mounir Maa-louli, chargé de l'enquête sur les lieux, la boîte de chocolats contenait un kilo de TNT, une grenade offensive et un sac de clous.« Les clous ont été retrouvés fichés dans le corps des victimes », a précisé le colonel Maalôuli.Outre cette femme, quatre hommes ont été' tués ainsi que deux autres personnes tellement déchiquetées par l'explosion qu'il a été impossible de determiner leur sexe et leur Identité.Selon un porte-parole de la police libanaise, les enquêteurs n'avaient pas encore découvert si la femme savait qu'elle transportait un bombe ou si elle l'ignorait.Ce grave attentat est le deuxième en quatre jours à Beyrouth-ouest.Dans les deux cas, l'engin explosif était transporté par une femme.Mercredi dernier, une bombe dissimulée dans une valise avait explosé à l'aéroport international de Beyrouth-Khaldé, faisant six morts \u2014 dont la femme Îui portait la valise piégée \u2014 et 3 blessés.D'autre part, un Palestinien, di-¦ recteur d'une école de l'Office des Nations unies pour le secours aux réfugiés (UNRWA), a été assassiné d une balle dans la nuque hier à Beyrouth-ouest, a indiqué la police.Wahib Faraj Abdallah, 35 ans, a été abattu près de son domicile à Tarik Jédidé.qu'il venait de quitter, a précisé la police.L'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth PHOTO MUTER aujourd'hui, mais qu'il attendra probablement demain.De même source, on déclare que M.Cossiga pourrait demander à M.Goria de se succéder à lui-même, et de former un nouveau gouvernement de coalition, à cinq ou à quatre, sans les libéraux.Le président Cossiga a d'ailleurs annulé hier sa visite officielle en Grande-Bretagne prévue à partir de mardi.Le Parti libéral, dirigé par M.Renato Altissimo, ne dispose que de quatorze sièges au parlement, et le gouvernement Goria conserverait la majorité même sans son appui.L'annonce du retrait des libéraux, vendredi soir, a causé la surprise, car une réunion d'urgence des chefs de partis avait, quelques heures auparavant, évité de justesse l'éclatement de la coalition.Les libéraux ont déclaré que le projet de budget ne tenait pas compte d'engagements antérieurs du gouvernement de ne pas augmenter les impôts.Pour freiner l'énorme déficit public ($79 milliards prévus en 1988), le projet de budget renonce aux allégements fiscaux envisagés avant la crise boursière, alors que les libéraux préconisaient des coupes dans les dépenses.La presse italienne d'hier a dans son ensemble accueilli avec irritation cette nouvelle crise gouvernementale et les éditori-aux ne se privent pas de critiquer l'attitude des libéraux.« Cela ressemble presque à une opérette », lit-on dans un éditorial du Mes-saggero, de Rome.Le Koweït et le Maroc renouent avec l'Egypte AFP.AP el Reuier LE CAIRE Le Maroc et le Koweït ont annoncé hier le rétablissement de leurs relations diplomatiques avec l'Egypte, imitant ainsi les Émirats arabes unis et l'Irak.Le rétablissement en série des relations diplomatiques entre ces quatre États arabes et l'Egypte semble mettre fin à plus de huit ans de brouille entre Le Caire et le monde arabe.Ces décisions font suite au sommet arabe extraordinaire d'Amman, qui s'est terminé mercredi et dont la déclaration finale laissait chacun libre de renouer avec Le Caire ou de continuer à boycotter le premier pays arabe ayant signé la paix avec Israël en 1979.Au moment où le drapeau irakien était hissé devant l'ambassade irakienne, face au Nil, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré attendre de nouveaux messages de pays de la Ligue arabe désireux de ne plus laisser à l'écart le pays le plus peuplé du monde arabe, et l'un des plus puissants militairement.avaient rompu leurs relations diplomatiques avec l'Egypte.En 1984, la Jordanie avait rétabli ses relations, immitée l'année suivante par Djibouti.Le soutien de l'Egypte à l'Irak dans sa guerre contre l'Iran, pays non arabe, a compté pour beaucoup dans la décision des pays arabes de réexaminer leur boycott du Caire.Les États du Golfe, qui craignent les débordements du conflit, ont été particulièrement sensibles à ce soutien, qui prend la forme de livraisons d'armes et d'envoi de volontaires égyptiens en Irak.Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué rédigé conjointement avec Le Caire que le rétablissement des relations visait à stimuler la solidarité et l'unité arabes « face aux dangers et aux défis (.) menaçant la sécurité et l'existence même de la nation arabe ».Le Maroc a indiqué hier que tes relations bilatérales avec l'Egypte allaient reprendre au niveau des ambassadeurs, en application d'une décision prise au sommet arabe d'Amman.quelques heures seulement avant la fin du sommet d'Amman.Téhéran et Damas ont de leur côté critiqué négativement la reprise des relations-diplomatiques ' entre ces États arabes et l'Egypte.Sur le front du Golfe persique, l'aviation irakienne a bombardé hier les stations de pompage de pétrole d'Abd ai-Khan et les champs pétrolifères de Marun et Gacharan.dans le sud-ouest de l'Iran, a indiqué un communiqué de l'état-major irakien.L'Iran a confirmé ces raids.Au cours des six derniers jours, l'Irak a intensifé ses raids contre des objectifs iraniens, annonçant notamment l'attaque de plus de dix navires.À Téhéran, le premier ministre iranien, M.Mir Hossein Moussa-vi, a affirmé hier qu'une « opération militaire vigoureuse et générale » serait la meilleure riposte de la République islamique iranienne aux «complots» dirigés contre elle, a indiqué Radio-Téhéran.Sri Lanka: un membre de l'opposition abattu AFP et Reuier À l'exception du sultanat Les Émirats arabes unis avaient d'Oman, de la Somalie et du Sou- rétabli leurs relations diplomati-dan, tous les membres de la Ligue ques avec l'Egypte dès mercredi, CORÉE DU SUD Pommes et oeufs pour Kim Young-Sam ¦ Kim Young-Sam, dirigeant du ' Parti démocratique de la réunification (RDP) et candidat aux élections présidentielles de décembre en Corée du Sud, a reçu un accueil très hostile hier alors qu'il menait campagne à Kwangju (sud-ouest du pays), fief de son principal adversaire politique M.Kim Dae-|ung.Des milliers de sympathisants de 'Kim Dae-lung ont chassé Kin Young-Sam à coups de pommes et d'oeufs de la tribune où il avait pris la parole, après qu'un manteau lui eut été jeté sur la tète.CENTR AFRIQUE Rejet de l'appel de Bokassa ¦ La Cour suprême de la République centrafricaine a rejeté hier le pourvoi en cassation de Jean-Bedel Bokassa contre le jugement de la Cour criminelle de Bangui le condamnant à la peine de mort.La Cour criminelle ¦ avait le 12 juin déclaré l'ex-em-pereur coupable de complicité -d'assassinats, de séquestration de personnes et d'enfants, et de -détournements de fonds pu- - blics.Seule la grâce du président de la république, le général André Kolingba, peut désormais 'sauver Bokassa, âgé de 66 ans.ANGOLA Botha s'est rendu en Angola ¦ Le président sud-africain.M.Pieter Botha, s'est rendu « très récemment » dans le sud de l'Angola, où l'armée sud-africaine affronte depuis le début de la semaine les forces gouvernementales angolaises, a révélé hier le ministre sud-africain de la Défense, le général Magnus Malan.Cette visite, a estimé le général Malan, témoigne de la « sympathie, de l'engagement et de la responsabilité » du chef de l'Etat sud-africain.PHILIPPINES Manille marque des points contre les rebelles ¦ La présidente des Philippines, Mme Corazon Aquino, a affirmé hier que son gouvernement avait repris l'initiative dans la lutte contre la rebellion communiste et a lancé une mise en garde à la population contre 1 extension des «activités terroristes » dans le pays.Mme Aquino a précisé que les forces militaires et la police avaient lancé plus d'offensives dans les zones rurales et plus d'actions contre les repaires des rebelles communistes de la Nouvelle armée du peuple (NPA) dans les villes.Actuellement, a-t-elle dit, le nombre de victimes est « de un pour trois en notre faveur ».NIGER Saibou président ¦ Le colonel Ali Saibou a été confirmé hier à l'unanimité à la présidence du Conseil militaire suprême (CMS), devenant ainsi le nouveau chef de l'État nigérien, quatre jours après la mort du général Seyni Kountché, a-ton annoncé de source officielle à Niamey.Le colonel Saibou était depuis treize ans le principal collaborateur militaire du président' Kountché, qui lui accordait la plus totale confiance.SOUDAN Destruction d'un camp des rebelles ¦L'agencé d'information officielle soudanaise SUNA a annoncé hier que les forces gouvernementales avaient détruit dans la province du Nil supérieur un important camp du mouvement sécessionniste sudiste du colonel John Garang, l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), tuant plus de 500 combattants de ce mouvement.Les forces gouvernementales n'ont eu que neuf morts au cours de ces combats qui se sont déroulés la semaine dernière, précise SUNA.ULSTER Manifestations des protestants ¦Plusieurs milliers d'unionistes protestants ont défilé hier après-midi sans incidents dans trois villes d'Irlande du Nord afin de protester contre raccord anglo-irlandais sur l'Ulster.i la veille du deuxième anniversaire de sa signature.Le plus important rassemblement, auquel ont par- ticipé les principaux chefs de la communauté protestante, a eu lieu symboliquement à Hillsborough, dans le comté de Down (sud-est de l'Ulster), où a été signé le 13 novembre 1985 l'accord anglo-irlandais qui donne à Dublin un droit de regard sur les affaires del'Ulster.ALLEMAGNE Espions arrêtés ¦ Deux Allemands de l'Est soupçonnés d'espionnage au profit d'un service de renseignement d'un pays de l'Est ont été arrêtés en Allemagne de l'Ouest, a annoncé hier le porte-parole du parquet fédéral, M.Alexander Prechtel.L'un d'entre eux est accusé d'avoir tenté d'obliger un Allemand de l'Ouest, employé civil d'une administration américaine en RFA, à lui fournir des renseignements confidentiels.L'autre l'aurait aidé dans cette tâche.PÉROU Quatre personnes tuées ¦ Quatre personnes, dont un agent de police, ont été assassinées vendredi dans la province péruvienne d'Ayacucho par un commando du Sentier Lumineux, l'organisation de guérilla de tendance maoïste, a annoncé hier la police.Le commando, équipé d'armes automatiques et d'explosifs, a envahi la localité andine de Lucanas, à 220 km d'Ayacucho (sud-est du pays), et a attaqué une école dans laquelle étaient réunis 50 professeurs.COLOMBO Un membre important du principal parti d'opposition au Sri Lanka a été tué par des séparatistes \u2022 tamouls, a annoncé la police hier à Colombo.Selon la police, Abdul Majeed a été abattu vendredi à son domicile de Kinniya, à 20 km au sud de Trincomalee (est du pays), vraisemblablement par des membres des Tigres de libération de l'Ee-lam tamoul (LTTE).Les rebelles ont ensuite attaqué le poste de police de la ville mais ont été repoussés.M.Majeed, parlementaire et ancien vice-ministre de l'Information, appartenait au Parti sri-lankais de la Liberté (SLFP), principal parti d'opposition au Sri Lanka.Par ailleurs, les forces indiennes déployées dans le pays ont décrété un couvre-feu de cinq jours dans deux districts de l'est de l'île, et fouillent maison par maison pour débusquer les rebelles tamouls qui refusent de déposer les armes.En deux jours, au moins 38 Tamouls, dont 25 insurgés séparatistes, ont été tués dans le nord du pays par l'explosion d'une mine et au cours de combats avec l'armée indienne, selon la police.Le couvre-feu, imposé depuis vendredi, ne prendra fin que mercredi prochain dans les districts orientaux de Batticaloa et d'Ampara, où 5000 soldats indiens traquent les rebelles tamouls, après avoir pris le mois dernier le bastion de Jaffna, dans l'extrème-nord.La police tire sur les manifestants au Bangladesh AFP.UPl et Reuier DACCA La police a ouvert le feu sur des manifestants, faisant au moins huit blessés, hier au Bangladesh, alors que le pays était partiellement paralysé par un ordre de grève générale de deux jours lancé par 21 partis de l'opposition.À Chittagong, la deuxième ville en importance du pays, six personnes ont été blessées lorsque les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur des manifestants, a annoncé la police.Des agents de sécurité des chemins de fer ont par ailleurs tiré sur des manifestants qui avaient bloqué un train près de la gare de Bhairab Bazar, à environ 75 km au nord-est de Dacca, faisant deux blessés.A Dacca, une cinquantaine de grévistes ont été arrêtés et d'importantes forces de police, dont des unités spéciales, patrouillaient en camion, certains équipés de mitrailleuses.La police est intervenue à plusieurs reprises dans la capitale, ti- rant des balles a blanc pour disperser la foule.Un minibus a été incendié et un édifice gouvernemental mis à sac dans le quartier de Bijoynagar, et un autobus endommagé dans celui de Moucha k.De violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants avaient fait 18 morts, selon l'opposition, et quatre, selon les autorités, de mardi â jeudi, au cours de trois journées de grève.L'opposition réclame le remplacement du gouvernement du général Hussein Mohammad Ers-had qui était parvenu au pouvoir en 1982 par un coup d'Etat.C'est la première fois depuis cinq ans que l'opposition parvient â s'unir dans le but de renverser le gouverment.Le président Mohammed Ers-had s'était engagé avant-hier à prendre des mesures très « strictes» pour mettre fin â la violence.La police a reçu l'autorisation de tirer à vue sur les pillards et incendiaires, et les rassemble-mennts de plus de cinq personnes sont interdits: 1 Ariette Cousturç \u2014 77 \u2014 Les étudiantes s'étaient regardées, se demandant si l'année précédente avait été une année de loisirs.Déjà quelques consoeurs n'étaient pas revenues après les vacances, ayant abandonné ce cours trop exigeant.Blanche et Marie-Louise avaient regardé les nouveaux livres rais à leur disposition et soupiré.« Des fois je me demande c'est quoi la différence entre le cours de médecine pis celui qu'on suit, l'ai l'impression qu'on apprend autant de matière qu'eux autres.\u2014 Tu te trompes, Blanche.Les médecins changent pas les bassins, font pas les lits, donnent presque pas d'injections, distribuent pas les médicaments pis réchauffent pas les repas.À pari de ça, c'est eux autres qui font les points de suture, même si on nous apprend comment, c'est eux autres qui rentrent dans les salles d'accouchement à la dernière minute pour attraper le bébé pendant que nous autres on est restées tout le temps avec la mère.» Blanche éclata de rire.Marie-Louise venait, en peu de mots, d'exprimer tout ce qu'elle ressentait.A tel point, parfois, qu'elle retenait une certaine animosité de l'assaillir.«À vrai dire, Blanche, les médecins sont les grands-parents des malades.Nous autres, on est les parents.On lave, on nourrit, on console, on amuse pis on les fait sourire.Quand les grands-parents arrivent, les «p'tits» sont tout contents.Ils se sentent gâtés.Nous autres, on raconte les bons pis les mauvais coups.Quand les grands-parents en ont fini, ils nous' les laissent pour qu'on les fasse patienter jusqu'à la prochaine visite en les lavant, les amusant, les faisant manger.\u2014 Arrête ! C'est à se demander si tu as encore envie d'être ici.» Marie-Louise s'était assise sur le bord de son lit et s'était prise la tête à deux mains.«Oui pis non.Oui, parce que j'ai envie d'être la meilleure garde-malade du monde.Tu sais, celle que tous les patients attendent.Non, parce que j'ai un patient bien précis en tête pis c'est lui que je voudrais passer ma vie à soigner.» Blanche savait que Marie-Louise parlait de Paul.Elle se désespérait de l'entêtement de son amie.Elle s'approcha d'elle et lui mit une main sur l'épaule.«Marie-Louise.Oublie Paul.Paul va être comme mon'oncle Ovide.Pareil.Paul va vouloir vivre dans ses livres.Tout seul.» Marie-Louise s'acharnait à refuser cette réalité.«Pis je t'ai pas dit ce que Paul allait faire comme travail.\u2014 Quoi?Emilie, venue la veille au soir visiter sa fille, lui avait expliqué qu'Emilien avait demandé à Paul d'aller l'aider, en Abitibi.Paul avait refusé.Alors Émilien lui avait proposé de travailler pour lui à distance.« Aujourd'hui, ils s'en vont acheter une machine à tricoter.\u2014 Une machine à tricoter?Pour quoi faire?\u2014 Pour Paul.Paul va tricoter des foulards pis des choses en laine pour le magasin d'Émilien.\u2014 C'est pas un travail d'homme ça I \u2014 C'est a peu près tout ce que Paul peut faire, dans son état.\u2014 Voyons donc, Blanche.Paul peut tout faire, enseigner, poursuivre ses études.\u2014 Paul a pas le courage de ça, Marie-Louise.Paul veut rester dans la maison.\u2014 Pis se faire du sang de punaise.\u2014 Pis se faire du sang de punaise.Tu es une garde-malade, Marie-Louise.Tu sais comment les patients réagissent quand ils savent qu'on peut rien faire pour les guérir.\u2014 Mais on peut le soigner.\u2014 Pas le guérir.C'est tout ce que Paul retient.» Ce soir-là, elles firent leurs adieux à leurs visiteurs et Marie-Louise regarda Paul comme si elle le voyait pour la première fois.Elle revint à sa chambre avec Blanche, presque sereine.«Astheure, Blanche, entre toi pis moi, ça va être le concours.\u2014 Quel concours?\u2014 le gage que d'ici la fin de l'année, on va chacune prendre notre tour à la première place.Moi, à partir d'aujourd'hui, tout ce que j'ai dans la tête, c'est l'hôpital.» Blanche regarda son amie, se demanda si elle avait envie de relever un défi presque desincarné, vit que pour son amie cela était un baume qu'elle voulait appliquer sur son chagrin et accepta.Le lendemain, en classe, on leur remit une orange.Les étudiantes s'étonnèrent de cette collation surprise.«le ne sais pas, mesdemoiselles, si vous aimez les oranges.Mais dans une semaine, je parierais que quelques-unes d'entre vous ne pourront plus en manger.» Le professeur éclata de rire.«Vous avez toutes une orange?» Les élèves acquiescèrent.«Maintenant vous allez venir ici.Je vais vous remettre une seringue.» Les élèves obéirent et retournèrent à leur place.«Bien.Maintenant, vous allez faire comme si la seringue était pleine, en tirant le piston au maximum, et piquer dans l'orange en poussant sur le piston.» Les étudiantes s'exécutèrent.Certaines trouvèrent leur pelure coriace.D'autres n'eurent aucune difficulté à la percer.« La chair d'orange, c'est à peu près ce qui ressemble le plus à la chair humaine.» Les étudiantes regardèrent leur appétissant orange d'un oeil différent.«D'ici deux semaines, vous allez consacrer vos temps libres à piquer votre orange.À tous les jours, vous allez changer d'orange.Après deux semaines de pratique, vous devriez être à peu près prêtes à remplir vos seringues correctement et à donner une injection.Nous allons commencer par les intramusculaires.Sur les bras et le siège.Par contre, d'ici Noel, vous devriez être capables de faire des prises de sang et d'administrer des intraveineuses sans faire mal aux patients.» Blanche et Marie-Louise se regardèrent.L'objectif de leur seconde année se précisait.Après les avoir familiarisées avec tous les soins à apporter aux patients, à leur bien-être et a leur confort, on leur apprendrait maintenant à poser des gestes médicaux plus importants.« Donner une injection peut vous sembler bénin.» Les étudiantes firent toutes non de la tête, sachant que leur professeur leur prouverait le contraire.«Dans une intramusculaire, il ne faut jamais, jamais au grand jamais, trop s'approcher d'un nerf.Le risque de le toucher est trop important.Dans une intraveineuse, il faut parfois s'acharner contre des veines fuyantes, je ne peux pas vous en décrire une.Vous les reconnaîtrez facilement.La difficulté réside aussi dans la veine elle-même.Il arrive parfois qu'on la fasse éclater.Ou qu'on passe littéralement à travers.» Certaines étudiantes grimacèrent.Le professeur éclata de rire, «l'ai brossé un tableau presque noir.Et je me suis retenue pour ne pas vous dire que dans une intraveineuse, il ne doit pas y avoir d'air dans votre seringue.Les conséquences peuvent parfois être fatales.» Blanche frissonna.Elle venait de prendre conscience qu'une seringue était autre chose qu'un pistolet à eau qu'elle et d'autres étudiantes s'étaient déjà amusées à remplir pour arroser d'innocentes victimes.Blanche et Marie-Louise redevinrent rapidement deux étudiantes exemplaires.Quand l'une était en congé, l'autre doublait d'ardeur.Elles se relayaient auprès des patients, même quand elles ne travaillaient pas dans le même service.Elles avaient consacré des heures à piquer leur orange et toutes les deux, la même journée, avaient administré une vraie injection d'une mainsûremalgrélestremblementsdelcurcoeur.En voyant approcher le temps des Fêtes, elles avaient inscrit leurs noms sur la liste des voion- \u2022 taires et Blanche avait averti Marie-Ange qu'elle serait définitivement absente.Depuis son retour à Montréal, elle avait peu pensé à Saint-Tite et à sa famille, s'immergeant entièrement dans les sirops et les élixirs.Plusieurs internes avaient sollicité sa compagnie mais elle avait toujours refusé, de même que Marie-Louise.Leur acharnement à travailler fit quelles devinrent, à leur insu, l'objet de gageures.Les internes pariaient entre eux à savoir lequel réussirait à en distraire une.Mais toutes les deux cachées derrière leur beauté, dont elles n'avaient pas conscience, s'étonnaient qu'on les remarquât.En de rares occasions, quand leurs soirées de congé coïncidaient, elles se pomponnaient, revêtaient un uniforme craquant de fraicheur, posaient leur cape bleue sur leurs épaules, sautaient dans un tramway et descendaient dans l'ouest de la ville, au Ritz.11 n'y avait rien qu'elles aimaient davantage que de s'asseoir devant l'entrée du grand salon ovale un samedi soir, mine de rien ou feignant d'attendre quelqu'un, et de regarder Mes toilettes des dames et les habits bien coupés des hommes.«Un jour, Marie-Louise, c'est moi que les gardes-malades vont regarder passer.\u2014 Avec ton riche mari pis ta dame de compagnie?\u2014 Peut-être.» Quand Blanche lui faisait de telles confidences, Marie-Louise était toujours étonnée de sa soif d'argent.«Tu comprends pas, Marie-Louise.C'est pas l'argent pour l'argent.C'est l'argent pour plus jamais de ma vie en manquer.Rien d'autre.»< ; 39.Le printemps de mil neuf cent trente-deux confronta davantage Blanche et Marie-Louise avec leur engagement.Maintenant que le soleil d'avril commençait à se dandiner plus tardivement et que le moral de tout le monde remontait jusqu'à la bonne humeur permanente, elles se demandaient comment elles feraient pour n'avoir que trois semaines de vacances.«On le savait pas, mais quinze semaines en première année, c'était du gâteau.Tu te rends compte.Blanche?Trois semaines cette année pis trois l'année prochaine.On va mourir.\u2014 Voyons donc.Quand on va travailler pour vrai, on va en avoir moins que ça.\u2014 Parce qu'on travaille pas pour vrai?\u2014 Pas â sept piastres par mois, non.\u2014 Bon, c'est reparti.» à suivre LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 19B7 Une explosion fait 3 morts et 34 blessés au Texas Agtnce Frame Pretse PAMPA.Texas m Trois personnes ont été tuées, 34 autres, blessées et une est portée disparue à la suite de deux explosions, suivies d'un important incendie, survenues hier dans une usine de produits chimiques de la banlieue de Pampa (Texas).Au moins le quart de l'usine Hoescht Celanese Chemical était en flammes et la violence de l'incendie était telle que les pompiers devaient se tenir à près d'un kilomètre des bâtiments.Une soixantaine de résidents du voisinage ont dû être évacués, a annoncé la police.Les deux explosions se sont produites à dix secondes d'intervalle, en fin d'après-midi, alors qu'une équipe réduite de week-end de 30 à 40 ouvriers était au travail, a indiqué un responsable de la police, M.Ken Keith.L'incendie a été provoqué, semble-t-il, par deux explosions de butane qui ont détruit la salle de contrôle de l'usine, a-t-il ajouté.« Il y a eu deux énormes explosions, a raconté un porte-parole du service des incendies, M.Mike Cox.Nous avons demandé aux autorités aéroportuaires fédérales, qui ont donné leur accord, d'avertir les avions survolant cet espace de rester i I 700 mètres d'altitude en raison du danger d'une autre explosion », a-t-il ajouté.Trois blesses étaient dans un état grave.Les autres sont soignés pour des lacérations ou des brûlures, a précise M.Cox.Un porte-parole de l'hôpital Corona-do a indique que 34 blessés avaient été admis dans ce centre de soins.«Il y a des gens partout.Tous les médecins de Pampa sont là», a-t-il dit.Les explosions ont fait voler en éclats la devanture d'un magasin de véhicules situé à une dizaine de kilomètres de l'usine et les vitres des habitations voisines ont toutes été brisées, selon un journaliste local.L'usine Hoescht Celanese est le plus important employeur de Pampa, avec plus de 400 ouvriers.Elle fabrique des produits chimiques utilisées notamment dans le matériau de rembourrage des coussins; Les proches des victimes de l'accident d'autobus accusent les autorités d'après AFP CHALCO, Mexique ¦ «C'est la faute du maire.C'est, la faute du maire», n'a pu que prononcer un homme en découvrant le cadavre de son fils-dans la morgue improvisée après l'accident de l'autobus qui s'est précipité dans un étang vendredi matin à 25 km au sud-est de Mexico, provoquant la mort de 40 personnes.Les familles des morts et des centaines d'habitants du village de San Miguel Xico, où a eu lieu l'accident, accusent le maire de Chalco, la ville voisine, M.Gerardo Delarriva Pinal, d'être indirectement responsable de la tragédie.Au point que, pris en chasse par cette fouie en furie, il s'est réfugié dans la prison municipale afin de lui échapper.En effet, selon divers témoignages de voisins, les autorités de Chalco vaient décidé de dévier plusieurs cours d'eau pour inonder la vallée afin d'obliger les habitants d'un bidonville à déguerpir.Pour le maire, ce bidon- ville était installé illégalement, ce que contestent les voisins, qui assurent que les terrains ont été acquis par l'entremise d'un organisme officiel.Plus de 30,000 personnes vivraient dans la vallée de Chalco, dans des con-, ditions insalubres, selon plusieurs habitants du lieu.Le conducteur de l'autobus qui, d'après les survivants de la catastrophe, ne roulait pas très vite, aurait été trompé par le brouillard à cette heure matinale et se serait égaré, avant de jeter son véhicule dans les eaux, sur une étroite partie du chemin de terre érigé par les habitants au-dessus de la route inondée afin de permettre malgré tout une circulation normale des transports vers les écoles et lieux de travail.Alcan : une étude lie les maladies pulmonaires à l'environnement Canadian Press _ ! VANCOUVER : .< ¦ Le syndicat représentant les em- , ployés de l'Alcan à Kitimat, en Colom- i bie-Bri tan nique, estime qu'une récente 1 étude médicale apporte des faits irréfu- j tables, prouvant que le taux élevé de | bronchites et d'autres problèmes respi- t ratoires parmi ses membres est lié à f l'environnement dans lequel ils tra- [ vaillent.i «Il y a maintenant des preuves con- 1 cluantes que les problèmes pulmonai- ' res sont liés avec l'environnement au travail, et que les employés oui en souffrent sont admissibles à des indemnisations», a dit vendredi un porte-parole du Syndicat des travail- \\ leurs des fonderies et des entreprises ï connexes.c «Nous nous en doutions depuis ' 1977, lorsque notre syndicat a fait sa s propre étude, mais à cette époque les * gens ne se rendaient pas compte que \\ les maladies pulmonaires chroniques sont liés au travail.Malheureusement, les dégâts qui sont déjà faits sont irréversibles», a-t-il ajouté.À la lumière de cette étude de l'état de santé des employés d'Alcan, réalisée par une équipe de l'université de la Colombie-Britannique, le syndicat compte présenter de nouvelles requêtes auprès de l'Office provincial d indemnisation des travailleurs.Un responsable de l'Office a pour sa part soutenu que la majorité des travailleurs souffrant de bronchites chroniques sont des fumeurs ou d'anciens fumeurs.L'étude, qui a été rendue publique il < y a quelques jours, révèle notamment que les ouvriers des salles de cuves ' sont plus exposés aux problèmes pul- , monaires que les autres employés de i l'usine.| Selon le syndicat, c'est dans les salles , de cuves que l'on retrouve la plus hau- i te concentration dans l'air de contami- ' nants tels que les fluorides et les hy- \\ drates de carbone.Environ 500 des , quelque 1600 employés de cette usine > travaillent dans les salles de cuves.Le porte-parole syndical a indiqué qu'une autre étude se poursuit actuellement sur l'incidence du cancer par- ; mi les employés de l'usine Alcan.Le témoin a déjà fait défaut United Prêts International DETROIT ¦ Le témoin sonore des volets de l'aile, que l'on croit responsable de l'écrasement d'un appareil des Northwest Airlines, â Detroit, le 16 août dernier, a déjà fait défaut à d'autres occasions, révèle un article publié hier par le Detroit News.Le journal cite des sources proches de l'enquête sur cette catastrophe, affirmant que le même témoin a failli à sa tâche il y a deux semaines, lors d'un essai au sol d'un appareil de cette compagnie aérienne. B12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1987 Un autre criminel nazi arrêté et placé en détention Josef Leo Schwammberger est accusé de génocide contre les juifs en Pologne Agence France Presst_ CORDOBA.Argentine ¦ Le criminel de guerre nazi Josef Leo Schwammberger, âgé de 75 ans, réclamé par les tribunaux de l'Allemagne de l'Ouest, a été capturé et placé en détention hier dans la ville d'Huerta Grande (à quelque 750 kilomètres au nord-est de Buenos Aires), a-t-on appris dans la soirée de sources judiciaires argentines.L'ex-officicr allemand, accusé de génocide contre les juifs en Pologne pendant l'occupation nazie, était recherché notamment par un tribunal de Stuttgart pour, entre autres accusations, «assassinat par plaisir et haine pour motifs raciaux».Il a été découvert dans la journée d'hier dans une habitation d'Huerta Grande, localité située dans une zone de sierras, où il semblait vivre depuis plusieurs années, selon les indications fournies par la justice argentine.De mêmes sources, on indique que Schwammberger, qui est entré en 1950 en Argentine et a obtenu en 1978 des papiers argentins falsifiés, a vécu jusqu'en 1980 à La Plata, capitale de la province de Buenos Aires, puis à villa General Belgrano ( province de Cordoba), où réside une importante colonie allemande.La capture de Schwammberger.relance l'affaire des anciens officiers de l'armée hitlérienne qui ont cherché refuge en Amérique du Sud après la débâcle dù régime nazi.L'Argentine, le Brésil, le Paraguay et le Chili ont été les.pays: choisis par ces anciens officiers, (font beaucoup recherchés pour crimes, de guerre, viv.ant sous de fausses identités et aidés à certaines occasions par les autorités locales.Le cas le plus retentissant a été celui d'Adolf Eichmann, découvert a Buenos Aires puis capturé par un commando israélien le 11 mai 1960.Eichmann, qui se faisait appeler Ricardo Klement et travaillait chez Mercedes-Benz, a été embarqué une semaine plus tard dans un avion de la compagnie israélienne El Al pour Tel Aviv, où il a comparu devant un tribunal.Accuse dmwàiMWWMW lionsvdë'Juifs, ~ morti sVdé'luifs, fl fqt condamné à1 wiesentttai m ramtâ Selon Simbiv Wiesèhthal, qui f dirigé te C^rttrè^dè abcuraèhtâ-tion juif de.Vienne,,les dix plus grands criminels de guerre nazis qui Ont échappe aux tribunaux de Nuremberg sont passés par l'Argentine à un moment de leur vie tandis que certains y ont résidé pendant plusieurs années.Ce sont fosep Mengele, Walter Rauff (qui a ensuite vécu au Chili où il est mort), Hein rich Muller, Richard Glicks, Conrad Hamm-ler, Heinrich Hein, Walther Kooning, Frederick Warzog, Hermann Stavisky et Josef Schwammberger, arrêté hier vendredi.En novembre 1985, l'ex-officier SS Walter Kutschmann, qui sous la fausse identité espagnole de Pedro Olmo, travaillait â la firme Osram, a été détenu à Vicente Lopez, quartier résidentiel du nord de Buenos Aires.Kutschmann, un des chefs de la Gestapo (la police politique nazie) en Pologne entre 1941 et 1942), et dont la RFA avait demandé l'extradition, est mort cet- te année dans un hôpital de la capitale argentine.Des recherches ont montré que beaucoup d'anciens pilotes de la Luftwaffe sont venus en Argentine y prêter leurs services, dont l'as Hans Ulrich Rudel, commandant de bombardiers en piqué (les Stukas), qui a travaillé à l'usine de recherches aéronautiques de CordOba.Plusieurs articles de presse datant de 1945 ont révélé qu'entre le 23 et le 29 juillet de cette année-là deux sous-marins allemands ont débarqué clandestinement sur la côte de Patagonie 80 personnes et de nombreuses caisses de matériel, qui auraient contenu le fameux «trésor nazi», selon des témoignages de deux marins du croiseur de bataille allemand «Graf von Spee».Par la suite, d'autres nazis sont entrés en Argentine: Paul Wuttke et Kathu Muller, expulsés de ce pays pour espionnage en 194o avant d'y revenir quelques mois plus tard, Fritz Mandl, le pourvoyeur d'armes des SA .(Sections d'assaut), le lieutenant-général des SS Ludolf von Alvensleben; accusé d'avoir fait périr plus de 100000 juifs, décédé d'un cancer en 1970.Enfin en juillet 1977, les autorités argentines avaient déclaré dé* tenir Eduard Rochsmann, le tristement célèbre « boucher de Riga» et personnage central du «dossier Odessa» de l'écrivain anglais Frederick Forsyth.\\ Mais à la faveur de diverses actions en justice, il fut remis en liberté et s'enfuit d'Argentine pour mourir quelques mois plus tard à Asuncion, sous le nom de Fritz Wegener.i mi m, , sears Imitation 50 tord.69.99S Batterie Sears 50 offrant puissance, performance et fiabilité.Conçue selon les exigences de qualité de la DieHard.Venez vite! 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