La presse, 12 septembre 1987, C. Sports
[" , .» lllllllli COTES LEVEES ET POULET LES PLUS SUCCULENTS AU MONDE SUCCULENT! |c»ntr»-vlll«, 1201,n»0«y I 3300, Mt «oureo | 931 M11 1 MJ-O?;* lyx\" | \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED112 SEPTEMBRE 1987 Grâce à Montréal Envoyé spécial de La Presse NEW YORK cinq heures, l'immense stationnement du Shea Stadium était rempli.Rempli de joyeux pique-niqueurs qui faisaient cuire saucisses, steaks, côtelettes sur des hibachis plantés derrière leur voiture.Partout les odeurs de la viande rôtissant en plein air donnent une atmosphère de kermesse à ce match de baseball.Des gars se lancent des ballons de football, d'autres dansent au son d'immenses ghetto blasters, tous tirent des bouteilles de bière et de vin de la Californie des glacières qu'on avait rangées dans la valise de la voiture.Le pique-nique, le vrai.Torse nu et fourchettte de chef à la main.Et charbons rougis sur lesquels dégouline la graisse.Un spectacle qu'on ne peut même pas imaginer à Montréal.Le baseball, une fête alors que chez-nous.le baseball, c'est la victoire.Et la victoire, c'est toujours sérieux.À l'intérieur du Stade Shea, c'est encore civilisé puisque les New Yorkais préparent leurs saucisses sur l'asphalte du parking.Mais plus d'une centaine de journalistes de tout acabit se partagent les joueurs pour arracher leurs commentaires sur «la» série.Parce que faut pas se faire d'illusions.La série, ce ne fut pas celle opposant les Expos aux Cards de St Louis.La série, c'est celle qui a commencé hier à New York devant un stade rempli à capacité.Tous les billets sont vendus pour les trois matchs.«Ça va être un week-end excitant.Les gens de Montréal ont fait leur travail, ils nous ont permis de nous rapprocher des Cards », de lancer Gary Carter en se dirigeant vers le terrain pour se délier les muscles du bras.le me retire dans un coin de l'abri pour regarder les joueurs des Mets qui sautent sur le terrain en riant.Des fauves qui sentent leur proie.On a passé la saison, à Montréal, à se préoccuper des Cards de St.Louis.Pendant ce temps, les champions du monde soignaient leurs blessés, désintoxiquaient leurs drogués, apaisaient leurs mécontents.Et vus de leur dugout, ils semblent beaucoup plus dangereux que les Cards.Gooden, Hernandez, Strawberry, Darling, Johnson, Carter, Wilson sont talentueux et ont du chien dans le corps.Ce sont des gagnants.«La saison a été difficile à cause des blessures, mais tout notre monde sera prêt pour le dernier droit.Moi, en tous les cas, il me reste amplement de l'énergie pour aider l'équipe à gagner», ajoute le Kid.De l'autre côté du losange, Whitey Herzog était tout seul dans l'abri des Cards.Il semblait songeur.Et fatigué.Fausse impression.Whitey n'a pas laissé son sourire engageant à Montréal.Et il adore l'atmosphère du Shea Stadium.On a ouvert les portes et les fans envahissent les gradins, bruyants, rivalisant avec le bruit des jets qui s'envolent de l'aéroport La Guardia à quelques centaines de mètres d'ici.« |'ai fait partie de l'organisation des Mets pendant de nombreuses années.Et j'ai toujours aimé l'ambiance qui règne ici.Tu vas avouer que ce soir, on est servi.C'est de votre faute, c'est vous autres à Montréal qui avez donné du sens à cette série», souri» Herzog.Le voyage de retour n'a pas été facile.Il y avait du brouillard à Mirabel.Impossible de décoller.Après le match, Herzog a reçu le mot d'ordre: «Vous allez pouvoir décoller de Dorval si votre avion lève avant minuit et demi».Herzog raconte: «On était tout juste à l'heure.Heureusement, sinon j'aurais dû aller chercher mes gars Chez Paré le lendemain».Ceux qui ne connaissent pas Chez Paré, disons que c'est la version plus en chair et populaire des Grands ballets canadiens.Sans tutu et pointes.«On a perdu mais ça ne fait rien.|e continue d'aimer les mois de septembre comme ceux-là.C'est toute la signification du baseball.Se retrouver dans une course au championnat dans le mois de septembre, le me serais bien passé de ces trois défaites contre les Expos.mais les fans en profitent, faut se consoler», de dire Herzog.C'est Frank Sinatra qui a chanté New York, New York tandis que les arbitres prenaient position sur le - terrain.Il y a des journalistes de partout sur la galerie de presse.Je suis assis entre un type du Boston Herald à ma gauche et du Boston Globe à ma droite.Et en cherchant mon nom sur les petits cartons collés sur la tablette, j'ai vu des noms de journaux de Hartford, Washington, Chicago et Philadelphie.J'entends le murmure de la foule, le son strident des moteurs des jets qui donne à la scène un rythme sourd de rock sortant du puissant système de son.Je suis à une civilisation lumière de Montréal.Un silence étrange me fait lever la tète.Cinquante ; mjlle personnes retiennent leur souffle.La balle \"tombe de l'autre côté de la clôture et Darryl Strawberry vient de donner une avance de SO aux Mets.Une clameur sauvage secoue le stade.Un jet passe.Herzog et Carter m'ont dit que c'était grâce à Montréal que cette série avait pris semblable signification.Je me demande qui, à part Whitey Herzog, prend les Expos au sérieux dans ce zoo?En dix manches Le ressac emporte les Expos Youmans accorde trois circuits aux Cubs et aggrave un malaise au coude droit envoyé spécial de La Presse CHICAGO Achaque fois, c'est la même chose.À chaque fois qu'ils viennent de disputer une dure série aux Cardinals de St.Louis, une série chargée d'émotions, vos /'amours tombent à plat.Phénomène de ressac, laisser-aller, comment expliquer?Les 7, 8 et 9 août derniers, ils ont battu les Cards deux fois sur trois et avaient l'air de véritables champions quand ils perdirent trois matches sur quatre face aux faibles Pirates de Pittsburgh.L'histoire s'est répétée, hier.Après avoir balayé la série de trois matches contre les Cards en début de semaine, ils se sont fait planter, 8-4 par les Cubs de Chicago, cinquièmes au classement et à 13 matches de la tète.Rodgers: «Nous n'avons pas bien joué.Ici, à Chicago, quand le vent souffle vers l'extérieur, tout le monde essaie le circuit.J'espère qu'aujourd'hui nous aurons la décence de revenir à notre jeu de base, les coups frappés en flèche.» Les Expos ont réussi huit coups sûrs, les Cubs, neuf, dont trois circuits.Mauvaise nouvelle, Floyd Youmans (9-8), le perdant, a semblé aggraver une blessure au coude droit.Il a été sorti après quatre manches et deux tiers.À la quatrième manche, deux lancers avant de servir une balle à circuit à Leon Durham, Youmans a grimacé au monticule.« Il a ressenti une petite douleur au coude, a dit Rodgers.Si je l'ai laissé sur place, c'est qu'il m'a certifié pouvoir continuer.» Trois frappeurs plus tard, c'était 3- 0! Et Youmans était encore là en cin- LE FILM DU MATCH QUATRIÈME MANCHE 26e circuit de Durham (pp.); après un retrait, Palmeiro soutire un but sur balles; circuit de Moreland, son 25e (2 p.p.).Expos 0; Cubs 3 CINQUIÈME MANCHE Circuit de Foley (p.p.), son cinquième.Expos 1; Cubs 3 Circuit de Sandberg (p.p.).son 16e; après deux retraits, contre Sebra, Durham soutire un but sur balles: double de Mumphrey (p.p.); double de Palmeiro (p.p.).Expos 1; Cubs 6 SIXIÈME MANCHE Après un retrait, simple de Dunston; Lancaster soutire un but sur balles; après deux retraits., simple de Sandberg (p.p.); contre Hesketh, simple de Durham (p.p.); Expos 1; Cubs 8 HUITIÈME MANCHE simple de Raines (p.p.), il est retiré 9-3-6-3; ballon sacrifice de Webster (p.p.).Expos 3; Cubs 8 NEUVIÈME MANCHE Double de Wallach; simple de Galarraga; ballon sacrifice de Nichols (p.p.).Expos 4; Cubs 8 4 SOMMAIRE EXPOS 4 CHICAGO 8 EXPOS ah p c* pp Raines, cg .3 0 11 Webster, cd.3 0 11 Brooks, ac.3 0 10 Parrett.l .0 0 0 0 Wallach, 3b .4 110 Galiaraga, 1b.4 0 10 Foley.2b .3 111 Nichols, lu .0 0 0 1 Winningham, ce .3 0 0 0 St.Claire, I.0 0 0 0 Law, 2b .10 0 0 Reed.r .3 110 Engle.tu .10 0 0 Youmans, I .2 0 0 0 Sebra.I .0 0 0 0 Hesketh, I .0 0 0 0 Candeale.ee ._1 _1 _1 _0 TOTAUX .31 4 8 4 CHICAGO ob p ci pp Martinez.ee.5 0 0 0 Sandberg, 2b .4 13 2 Durham, 1b .3 2 2 2 Mumphry.cd .3 1 11 Dayett.cd.10 0 0 Palmeiro, eg .3 111 Moreland, 3b.4 112 Noce.3b.0 0 0 0 Berryhill.r.4 0 0 0 Dunston, ac.4 11 0 Lancaster, I .3 10 0 Halt.I ._0 _0 _0 _0 TOTAUX .34 8 9 8 EXPOS 000 010 210- 4 CHICAGO 000U200>- I PoinproduiVictoneuxOurharr(5e)Erreur: Wallach.Laissossurlesbuts:Expos4,Crii-cago62BMumphroyPalmeirof anoaele, Wal!ach.Circuits:Durham(26e),Moreland (25o)foley Le,';\",f 1 '5 Crt,e' ®U» ; 0 00 0 V'.00 0 0 *«0Pa: '010 Mh»i OGOO '0 00 Vr«.Î000 totaui itt'i Tsuvi 3\" 4 tC 4 SI Louis 010 000 003 2\u20146 New York 310 000 000 0\u20144 .zz-ï '.:\u2022\u2022 ¦:\u2022 S B «Hawaii &«*\u2022 ::- :-i«v.;:- ww ~ V>v \" £.-«.;*\u2022>?'30t.Cm-4- St Louis m :> cp* » 5 7 4 4 3 0 0 ' 0 0 2 1 0 033>;34 Dj- rai rarttra t 0 .1 3 ''54 0 0 0 3 3 2 2 2 0 1 Américaine VENDREDI BOSTON 9 BALTIMORE 3 EXlTiitOSE atpcîpp BOSTON atptipt Sa-prt'C 4 000 &/«e 5 3 3 0 BRo»n25 3 000 Bren2: 3'32 Srwtia: 4 ' 2 0 : .\u2022 30 t 1 ttjraytrj 4 110 RCW33S 0 ' 0 0 C8t»jiac .300 1 0r«n«
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