La presse, 24 juillet 1987, Cahier A
[" r La météo Aujourd'hui: Chaud et humide.Averses ou orages en fin de journée Minimum 20° Maximum 33° Demain: Beau et moins chaud DETAILS PACE 2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS.D'AMÉRIQUE ARSENAULT Le Maître Déménageur Québec 376-5100 Ontario 4\t\u2022 MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987\t103e ANNÉE N° 269\t54 PAGES.4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents 5PB\"C Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents St9 S8B8BBBHJHBÙBBBHB1 BBlEB&BBSBBS8EBBË9lfiBH9BS8HBHBBSBB\t\t\t\t Aujourd'hui Le mouvement «anti-sikh» prend de l'ampleur au pays Un deuxième réfugié soupçonné de faire partie d'une organisation militante tl'tipre\\ Ciiiuiilinn Press 10 CAUDE LAVERDURE L'ambassadeur du Canada en Haïti admet que l'accroissement de laide canadienne appuie le processus de démocratisation en cours.3 JARDIN BOTANIQUE HALIFAX L'identification d'un deuxième des 174 réfugies sikhs comme appartenant a une organisation militante dont les membres se disent «prêts a tuer si on leur en donne l'ordre» semble devoir renforcer l'opinion manifestée par la majorité des Canadiens \u2014 y compris beaucoup de membres de la communauté sikhe \u2014 a savoir que les réfugies devraient être renvoyés chez eux sans autre forme de procès.L'homme est l'un des neuf Sud-Asiatiques dont la detention a été ordonnée a l'issue des audiences en immigration qui se sont de-roulées toute la semaine a Halifax.Deux d'entre eux sont detenus pour des raisons d'ordre medical, tandis que les sept autres sont considères comme susceptibles île porter atteinte a la sécurité du pays.Les !b4 sikhs restants seront élargis des qu'ils auront trouvé des garants prêts à verser une caution s'etablissanl, selon les cas.entre $3 IKK) et $0 000.A ce sujet, Gurcharan Singh, secretaire de la fédération des sociétés sikhes du Canada, a déclaré hier que son organisme, qui se dit le porte-parole des 200 IKK) sikhs du Canada, s'efforçait présentement de recueillir des garanties représentant une somme totale de pies de S'ïOO 000.Les cautions VOIR SIKH EN A 2 Un vandale s'introduit dans le Jardin botanique et y détruit 103 érables de Norvège qui devaient être transplantes a travers Montreal.MARCHE DE L'AUTO Tandis que les autres importateurs marquent le pas, les Japonais portent a 22,9 pour cent leur part du marche canadien de I automobile.Sommaire Annonces\t¦ classées.B10 et C7\t Arts et spectacles\t informations.\tB5 a B9 horaires.\tB12 Bandes dessinées\tB12 Deces, naissances, etc.\t.C11 \tC1 aC6 Editorial.\tB2 Etes-vous observateur?.B10\t Feuilleton.\tC7 Horoscope.\tB11 Information nationale\tB1 i Le monde.\tA10 Mots croises.\tC9 \u2022 Mot mystère».\tB13 ¦ Special De Caule.\tA8-A9 Télévision.\tB5 Tribune libre.\t; B3 TABLOÏD SPORTS\t \tS10 Tom Lapointe.\tS6 Babillard.¦\tS12 \t Poindexter et Casey ont voulu manipuler Reagan, accuse Shultz JEAN-FRANÇOIS USEE ynlltibortiilon spéciale WASHINGTON En sept heures de témoignage captivant et parfois émouvant, le chef de la diplomatie américaine a tracé hier le portrait d'un president désinformé et manipulé par au moins deux de ses principaux conseillers.M.George Shultz s'est décrit comme «le seul qui voulait que le president apprenne les faits».Il a manoeuvré a contre-courant dans une «mêlée générale», a-t-il dit.pour empêcher feu le directeur de la CIA, William Casey, et l'ex-eon-seiller a la sécurité nationale, le contre-amiral lohn Poindexter, de tromper Ronald Reagan.En novembre dernier lorsque l'affaire iranienne est devenue publique.MM.Casey et Poindexter étaient «en conflit d'intérêts» avec le président, a-t-il dit.«Us tentaient d'utiliser son don de grand communicateur pour faire un discours, une conférence de presse, qui les tireraient personnellement d'affaire», même au prix de fausses déclarations présidentielles.Après la conférence, le secrétaire d'État a présente au président la liste des faussetés qu'il avait relayées.«Ce n'est pas le genre de discussion que j'aurais pense avoir un jour avec le president des États-Unis», a dit M.Shultz.«On a crié (bark-off) tout du long.» I ntre autres.M.Shuli/ était \u2014 cl reste \u2014 convaincu que les contacts avec les Iraniens étaient, maigre les apparences et la conception qu'en avait le président, un échange d'armes contre des otages.De plus, le président affirmait que l'Iran avait cesse de promouvoir le terrorisme pendant celle période, ce que M.Shult/.conteste.« Le president recevait de la fausse information sur l'Iran parce que la CIA était elle-même trop impliquée VÔfR~SHULTZ EN A~2 « Tout est caime ! » Le - Cas Prince», l'un des deux pétroliers koweïtiens (avec le « Bridgeton ») habilites a battre pavillon américain, poursuivait hier, sous escorte américaine, sa route vers le Koweït, sans avoir été l'objet d'aucune semonce de la part des forces iraniennes.Nos informations, page A 10 photolaserreuter Le libre-échange scruté en commission parlementaire Bourassa convoque les groupes intéressés pour le 74 septembre DENIS LESSARD tin bureau tic i a Presse uni III c Amoins d'un revirement, c'est a la mi-septembre, vraisemblablement le 14.que débutera la commission parlementaire mise sur pied par le gouvernement du Québec, pour scruter un éventuel accord sur le libre-échange avec les Étals-Unis, a-ton appris hier.D'autre part.La Presses appris que le gouvernement compte publier, d'ici à dix jours, l'avis demandant a tous les groupes intéressés à se faire entendre, de presenter leur mémoire avant la fin du mois prochain.On s'attend à ce qu'une kyrielle d'organismes \u2014 syndicaux, patronaux, financiers et culturels \u2014 profitent de l'occasion pour exprimer leurs vues.loint hier dans le Maine où il est en tournée, le premier ministre.M.Robert Bourassa, a reconnu qu'il prévoyait «pour la mi-seplembre» une semaine, sinon deux, de débats sur ce dossier du libre-échange.Des négociations a ce sujet sont en cours depuis un certain temps entre les adjoints parlementaires du gouvernement et de l'opposition pequiste.Selon les informations obtenues, le Parti québécois exige que ces audiences soient télévisées.Le gouvernement n'entend pas s'opposer à ce que les mémoires et les échanges soient télédiffuses sur la chaîne des débats de l'Assemblée nationale, a dit en substance le premier ministre.«Le libre-échange sera le sujet politique le plus important de l'automne», a dit M.Bourassa.L'opposition veut aussi que les ministres du Commerce extérieur.M.Pierre MacDonald, de l'Industrie et du Commerce.M.Daniel lohnson.de l'Agriculture.M.Michel Page, et de la Culture.Mme Lise Bacon, comparaissent devant la commission.Pour M.Bourassa.toutefois, ces ministres peuvent parfaitement participer a cette commission ple-niere sans y être appelés comme témoins.«Ils peuvent exprimer leur point de vue et comme j'ai fait a la commission sur l'Accord du lac Meech.repondre aux questions», a-t-il soutenu.Le PO demande également de pouvoir entendre le représentant québécois au sein de l'équipe de négociations bilatérales.M.lake Warren, quitte a ce que ce témoi- gnage se déroule à huis clos, compte tenu du caractère délicat îles pourparlers avec Washington.Selon M.Bourassa.compte tenu d'un tel échéancier, une commission pourrait compter sur un accord presque arrête entre Ottawa et Washingon.tout en ayant encore la possibilité d'intervenir pour faire rectifier le tir.avant l'échéance ultime du 5 octobre prévu pour un accord entre les deux pays.D'autres commissions pourraient être convoquées après cette date, a dit en substance M.Bourassa.Une éventuelle entente doit être déposée avant cette date devant le Congrès américain pour emprunter la «voie rapide», c'est-a-dire le processus par lequel les représentants ne pourront qu'adopter ou refuser d'un bloc l'accord, sans possibilité d'amendement.Sans vouloir confirmer ces négociations, le chef de l'opposition pequiste, M.Pierre Marc lohnson, a fait savoir que son parti comptait sur le gouvernement pour qu'il publie la série d'études d'impact sur les divers secteurs de l'économie canadienne.Pour son frère Daniel, ministre de l'Industrie et du commerce, «ce qui est publiable» sans mettre dans l'embarras des companies en particulier le sera.» Toutefois, «beaucoup des données statistiques seront désuètes.Les dernières series statistiques remontent a 1982».a-t-il dit.soulignant que pour la période suivante il fallait se baser sur les tendances plutôt que sur les données absolues.r Le «Vive le Québec libre» du général de Gaulle a vingt ans r LOUIS PAL AUDE AU fAires sum- Vingt ans déjà ce «Vive le Québec libre!» En ce 24 juillet l%7, 500 000 Montréalais s'étaient niasses le long de la rue Sherbrooke pour voir et acclamer le général de Gaulle qui était déjà un morceau d'histoire.(Voir autres textes et photos en pages A 8 et A 9 ) Les indépendantistes, à l'appel du RIN (Rassemblement pour l'indépendance nationale), avaient choisi de se regrouper devant l'hôtel de ville, dernière étape du cortège présidentiel.Cela leur permettait, sinon d'être majoritaires, du moins de dominer, avec leurs pancartes et leurs slogans, la foule de 15 000 ou 20 000 personnes qui y attendaient l'illustre visiteur.Il n'avait pas été prévu que de Gaulle parle aux Montréalais.Il devait plutôt traverser l'hôtel de ville en compagnie de son hôte, le maire lean Drapeau, et du premier ministre Daniel lohnson.qui l'accompagnait depuis Quebec, pour aller adresser la parole aux quelques centaines de notables qui l'attendaient depuis plus d'une heure déjà \u2014 il était 19 h 30 \u2014 dans les jardins, a l'arriére.Mais Charles de Gaulle, qui avait parle aux gens de la Vieille Capitale, la veille, et fait six allocutions le jour même dans autant de villes le long du Chemin du Roy, trouvait inconcevable de ne rien dire à ceux qui avaient fourni l'apothéose des 3b heures de bonheur pur qu'il venait de vivre.Le maire Drapeau, sensible surtout aux slogans indépendantistes qui ecorchaient ses oreilles, a bien tente de limiter a une brève apparition au balcon le contact entre l'idole et la foule.Mais la volonté du général et la présence VOIR DE GAULLE EN\"Â~2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 8 DÉPÔTS GARANTIS 5 3(15 INTERET ANNUEL taux suiels a confirmation '¦ IMJ, INTÉRÊT À LECHEANCE FONDS DE PLACEMENT \t3 ans'\t5 ans\" Actions canadiennes\t20,10%\t21.93% Obliqations\t18,18%\t17.21% Hypothèques\t14,42%\t14.86% Actions américaines\t\t Aucuns Irais d'ouverture, de fermeture ou de transfert \u2022Hpndemem annuel compose du M :um I9M au 30 ium 1987 ¦\u2022Renoomunl annuel compose au 30 |um 1982 au 30 |uin 1987 BÉNÉFICES PLUS 7 10 000$ et plus le super-compte ëpat=nu-chcques dont le taux d'intérêt croit avec le solde! pour les personnes âgées de 60 ans et plus sur les certificats dépôts garantis 1 à 5 ans Laval.Place uu Carrefour 682-3200 Poinle-Ctaira, 955.boul.St-Jcan 694-5670 Ville Mont-Royal, Centre Rockland 341-1414 Oulremonl, 1.Vincent d'Indy 739-3265 Mtl/HIace Ville-Marie, Galène des Boutiques 861-8383 Mtl/Universitv, 1100.University 871-7200 Aniou, Place d'Aniou 355-4780 LaSalle.Carreleur Anqrtqnon 366-0730 Rive-Sud, Place Portobfllo 466-2500 Hull.120 Promenade du Portage 771-3227 / Jg A2»__ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987 SUITE DE LA UNE Le mouvement -anti-sikh-prend de l'ampleur au pays doivent être signées par des individus et non par des organisations, mais les signataires ne sont pas tenus de fournir de l'argent comptant, une simple garantie suffisant.Néanmoins, si les 164 personnes qui s'efforcent ainsi de se trouver des garants n'y réussissent pas avant jeudi prochain, il leur faudra subir une nouvelle audience en révision de détention.En vertu de la législation canadienne, en effet, ce processus doit cire réexamine par un arbitre tous les sept jours.Et pour l'instant, tout porte à croire que les 164 réfugiés éprouveront certaines difficultés à se trouver les bons samaritains nécessaires, lusqu'à maintenant, un seul sikh, Amrik Singh Dhinsa, y a réussi : il a été libéré hier après-midi, après qu'un compatriote résidant a Dartmouth eut engagé à son endroit une caution de S 5 000.«['aimerais en savoir un peu plus sur les antécédents d'une personne avant de m'engager», a déclaré Gusheran Singh Toor, qui réside à Halifax.«C'est une grosse responsabilité, et je voudrais être certain de ne pas courir trop de risques.» Un bon nombre de sikhs sont par ailleurs d'avis qu'on exige d'eux un effort trop considérable.Selon Surender Singh, professeur a l'Université Dalhousie, «lorsqu'on nous demande de fournir des aliments, d'assurer la représentation légale, de verser l'argent et de signer les garanties nécessaires, et enfin de loger les postulants chez nous, je pense que cela devient un peu trop.» À travers le Canada, la population semble d'ailleurs d'avis que cette affaire constitue un abus de l'hospitalité canadienne.Si le «Renvoyez-les chez eux» qu'a crié hier un automobiliste en passant devant la base où sont héberges les sikhs reflète une opposition qui ne se manifeste généralement pas d'une façon aussi hostile, il demeure que des lettres reçues par les journaux ou des opinions formulées dans les émissions de radio, on peut conclure que les visiteurs ne sont pas les bienvenus.«La perception générale est que puisqu'ils sont entrés au Canada illégalement, on devrait les embarquer sur un navire et les renvoyer chez eux», précise Rick Howe, animateur à la station C|CH de Halifax, qui précise que ce sentiment ne semble aucunement motivé par des considérations raciales.La plupart des interlocuteurs, souligne-t-il, paraissent plutôt en butte à des préoccupations reliées à l'emploi et à la menace terroriste.À l'Instar d'une majorité de Canadiens, ce soudeur de 40 ans de l'Alberta croit que les réfugiés devraient être renvoyés chez eux sans autre forme de procès.Il n'est pas jusqu'au maire de la ville, Ron Wallace, un critique acharné de la politique fédérale sur l'immigration, qui n'affirme sion, le plus récemment en août dernier lorsqu'une «véritable guérilla» s'est engagée entre des membres du personnel de la Mai- qu'Ottawa devrait fournir à tous son-Blanche et lui-même.Un ces réfugiés un billet de retour dans leur pays.Dans une lettre au premier ministre Mulroney, M.Wallace souligne qu'il n'a jamais été témoin d'une réaction aussi vive de la part de la population depuis qu'il est maire de Halifax.L'opinion du maire est d'ailleurs partagée par le premier ministre conservateur John Buchanan, qui affirme que les Sud-Asiatiques ne devraient absolument pas être autorisés à demeurer dans le pays.«Sinon, dit-il, les vannes se trouveront ouvertes, et tout le monde cherchera à venir ici de la même façon.» Ces réactions ont évidemment mis en fureur l'avocat torontois.Me Mendel Green, dont la firme représente les 174 Sud-Asiatiques, qui se demande si MM.Wallace et Buchanan «sont des Canadiens ou des nazis».SHULTZ Poindexter et Casey ont voulu manipuler Reagan, accuse Shultz dans l'opération», a-t-il dit.Plusieurs fois hier le secrétaire d'Etat a affirmé qu'il doutait de la valeur des renseignements fournis par la CIA à cause du role politique qu'avait revêtu son directeur.William Casey.Le secrétaire d'État a révèle avoir offert trois fois sa démis- RECOMMANDATIONS D'ARROSAGE Lu Presse, en collaboration avec l'Association québécoise des techniques de l'eau (AQTE), publie chaque jour ces recommandations.Lorsque vous vous demandez si votre pelouse a besoin d'être arrosée, il y a certains signes qui peuvent vous renseigner.En marchant sur votre pelouse, si vos pas restent marques quelque temps ou si la pelouse prend une teinte bleue verte, c'est qu'elle manque d'eau.Règle générale, cependant, les pelouses n'ont pas besoin de plus de 2.5 cm d'eau par semaine.Cette quantité est souvent comblée naturellement par les averses.MUNICIPALITES\tADRESSES\t\tMUNICIPALITES\tADRESSES\t \tPaires\tImpaires\t\tPaires\tImpaires Acton vale\tNR\t2\tOnerburn Park\tX\tX \tX\tX\tPierrelonds\tfffl\tX Bromont\tNR\t2\tPonte-Calumet\tNR\tNR Châteauquav\tNR\tX\tRoxboro\tNR\tX Dollard-des-Omieaux\tNR\tX\tSt-Basile-le-Gnnd\tX\tX Dfiux-Montaqnes\tX\tX\tSt-Biuno-de-Montarville\t2\tX Farnham\tNR\t2\tSl-Eustache\tX\tNR GratlDv\t2\tX\tSt-Hubert\tX\tX Grande-Ile\tX\tNR\tSl-Jean-Baplisle\tX\tX lit Porrot\tNR\tX\tSt-Joseph-du-Lac\tNR\tfin Jolietle\tNR\t2\tSt-Jovile\tNR\tX Knkland\tNR\tNR\tSt-Mathias\t2\tX Lacnenaie\tX\tX\tSt-Raptiael-de-l'Ile-Bizard\tNR\tX La Plaine\t2\t2\tSte-Agathe-dos-Monts\tNR\tNR La Prairie\tX\t2\tSte-Anne-de-Bellevue\tX\tNR Lavai\tNR\tNR\tSte-Genevieve\tNR\tX Le Gardeur\tX\t2\tSle-Madeleme\tX\tX Mascouche\tX\tX\tSte-Marthe-sur-le-Lac\tX\tX Mr.Maslerville\tX\tX\tSte-Tnerose\tNR\tX Miratiel\tX\tNR\tTerrebonne\tNR\tX Montreal\tNR\tNR\tVaudreuil\tNR\tX Mon! St-Hilaire\tX\tX\tVerdun\tNR\tNR Légende X \u2014 Interdit NR \u2014 Arrosage non recommandé car humidité suffisante dans le sol 1 \u2014 Arrosage recommandé do une (1) heure 2 \u2014 Arrosage recommandé de deux (2) heures 1 * ¦ En cas de pluie, lors des dernières 24 heures, cos recommandations sont nulles d'entre eux, Jonathan Miller, qui a démissionné en mai, «voulait me mettre hors jeu», a dit M.Shultz, qui s'est senti «mis à l'écart» par la présidence et «mal vu » par la CIA.Le secretaire d'Etat a expliqué qu'il était opposé à l'initiative iranienne dès le debut et a relaté deux reunions pendant lesquelles le secretaire à la Défense, M.Caspar Weinberger, cl lui ont tenté de dissuader le president.Le 5 décembre 1 c>85, «le président semblait un peu impatient» d'entendre ses objections, «car il était très inquiet pour les otages et très intéressé par l'initiative».A un moment, M.Weinberger a même demandé au président s'il «était vraiment intéressé à entendre mon opinion».Le secrétaire à la Defense a alors soulevé une objection quant à la légalité de l'opération, ce à quoi le president a répondu: «Les Américains ne me pardonneront jamais si j'abandonne les otages à cause d'une argutie légale.» A la blague, il a ajouté, selon M.Shultz.« les heures de visite ( à la prison ) sont le jeudi ».MM.Shultz et Weinberger pensaient l'avoir convaincu, mais le 6 janvier 198b lors d'une seconde reunion, ils ont été mis en minorité.«Ci' me semblait irréel, je ne pouvais croire que des gens pourraient vouloir faire une telle chose.L'idée était si mauvaise.» Par la suite, M.Shultz n'a que rarement été informe du déroulement de l'opération.Selon le secretaire, en juin 1986.Poindexter l'a assuré que l'initiative avait cessé.« |e l'ai cru, a dit M.Shultz.après tout, combien de fois faut-il échouer (à faire sortir les otages) avant d'arrêter?» Commentant la manière dont ces négociations se sont déroulées, M.Shultz s'est exclamé: «Regardez ces ententes, c'est pitoyable, complètement favorable ( à l'Iran ).c'est fou.( les négociateurs américains) se sont fait lessiver.» Lorsque l'affaire a éclaté en novembre 1986, le secrétaire d'Etat a suggéré au president de «faire connaître les principaux faits, expliquer que cela ne se reproduira plus».Mais lors de sessions d'information à la Maison-Blanche, il est devenu «mal à l'aise» puis-qu a une occasion M.Poindexter affirmait que les ventes d'armes s'étaient élevées à 1 000 missiles, mais la fois suivante il disait 2 000.Des documents internes alors distribués étaient «malhonnêtes».M.Shultz a averti Ronald Reagan: «Nous avons été trompés».«Vous me dites des choses que je ne savais pas», lui a dit le président lors d'une conversation.« Mais je ne sais presque rien moi-même», a rétorqué le secrétaire d'Etat, «alors vous ne recevez pas l'information dont vous avez besoin».PHOTO CP Après la conférence de presse du 19 novembre, M.Reagan a accepté de donnera M.Shultz la direction du dossier.Lors d'une rencontre, déjà prévue, avec un responsable iranien le 13 décembre, l'envoyé du secrétaire d'État a découvert que plusieurs promesses avaient été faites à l'Iran, notamment celle de faire pression sur le Koweït pour obtenir la liberation de 17 militants shiites emprisonnes pour actes de terrorisme.Cette révélation «m'a donné mal au ventre», a dit M.Shultz, qui en a informé le président le lendemain.« je ne l'ai jamais vu si furieux», a-t-il dit.«C'est comme si quelqu'un lui avait donné un coup de pied dans l'estomac.Le président a finalement réalisé que quelque chose avait tourné spectaculaircmcnt mal.» Le secrétaire d'Etat a proposé trois changements majeurs au fonctionnement de l'exécutif pour qu'une telle chose ne se reproduise pas: ¦ que la CIA ne s'occupe plus de la formulation de la politique étrangère; ¦ que les membres du cabinet aient leurs bureaux dans le complexe de la Maison-Blanche et deviennent le véritable «personnel» du président ; ¦ que seuls les responsables qui ont à répondre de leurs actes devant les électeurs ou le Congrès ( comme les membres du cabinet ) prennent des décisions politiques importantes (comme le détournement de fonds).Le secrétaire d'État George shultz PHOTO AP Le témoignage de M.Shultz a été remarquablement bien reçu par les membres de la commission.Le vice-président républicain Warren Rudman a déclaré que le pays avait besoin de héros «qui ont une politique ferme sans mentir, sans détruire des documents, sans tromper les élus».« Vous êtes ce genre de héros», a-t-il dit.DE GAULLE Le «Vive le Ouebec libre» du general de Gaulle a vingt ans providentielle d'un micro devaient avoir raison de l'obstination du maire.Il a donc parlé.Ce ne fut pas un grand discours classique comme il savait en faire quand il le fallait, mais plutôt quelques mots pour dire sa joie.Le ton était d'ailleurs bonhomme plutôt que grandiloquent et un petit sourire, celui qu'ont les hommes politiques quand on leur dit très fort qu'on les aime, éclairait son visage.Il a dit d'abord, malicieux: «Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas.Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Liberation ».Suivirent quelques autres phrases, toutes acclamées par la foule survoltée qui voulait entendre, et qui le criait, les quelques mots, en noir sur blanc, qui allaient sceller son adhésion, annoncée depuis la veille, à la these de l'indépendance du Quebec.11 le savait sûrement s'il ne savait pas, comme certains l'ont soutenu, à quel point ces mots seraient explosifs.Il les dit donc.Après un « Vive Montréal !» et un premier «Vive le Québec!», il redit «Vive le Québec!» et ajouta, après une brève hésitation toute rethorique, «libre», complétant ainsi sa pensée.et le slogan du RIN! ¦ Après un bref moment de silence stupéfait, la foule manifesta sa joie par une immense clameur qui prit fin longtemps après que le géant de 76 ans eut rejoint les notables interloqués.Restait à voir et à assumer les réactions.Le gouvernement du Québec ne pouvait se plaindre d'un événement qu'il avait souhaité et organisé et se montra solidaire du général.Daniel lohnson.qui avait tout fait pour que de Gaulle vienne au Québec et qui avait clairement sollicité son aide pour l'émancipation du peuple québécois, se serait certes contenté des phrases moins spectaculaires, mais bien plus lourdes de sens, dites la veille à Québec.Par exemple: «On assiste ici, comme en maintes régions du monde, à l'avènement d'un peuple qui veut, dans tous les domaines, disposer de lui-même et prendre en mains ses destinées.» Surtout que M.lohnson, par l'accueil absolument extraordinaire cjue les «indépendantistes» de son entourage avaient minutieusement organisé au général, était en bonne partie responsable de son débordement d'enthousiasme.Qu'on se rappelle seulement les arcs de triomphe en bois érigés le long du Chemin du Roy, les fleurs de lys peintes sur la chaussée, les drapeaux de la France et du Québec sur chaque poteau, les blasons des provinces françaises dont les Québécois sont originaires tendus dans les villes visitées et les milliers de petits drapeaux distribués un peu partout.Et puis M.lohnson, qui tentait alors de négocier l'égalité avec le Canada anglais, était de plus en plus tenté par l'indépendance.Il en allait tout autrement des libéraux de lean Lesage.Père de la Révolution tranquille, responsable de la création et de l'affirmation de ce qu'il appelait l'État du Québec, responsable aussi, avec ce même de Gaulle, du re- nouement des liens entre Québec et Paris, l'ex-premier ministre était redevenu un fédéraliste pur et dur depuis sa défaite de l'année précédente.Il condamna donc sans hésiter le geste du général, probablement heureux de susciter ainsi le départ de François Aquin depuis longtemps devenu mouton noir.À Ottawa, la colère fut vive et la riposte cinglante.Pressé par ses ministres francophones \u2014 Pierre Trudeau, Jean Marchand, Maurice Sauvé \u2014 ie premier ministre Lester B.Pearson réunit son cabinet dès le lendemain 25.Le gouvernement canadien jugeait «inacceptables» les déclarations du général, ajoutant que chaque province était libre et que les Canadiens n'avaient donc pas besoin d'être libérés.M.Pearson \u2014 diplomate de carrière, prix Nobel de la paix \u2014 souhaitait néanmoins que les discussions qu'il aurait le lendemain avec le général puissent clarifier les choses.Mais il n'y eut pas de discussions.De Gaulle, qui n'avait jamais eu envie d'aller à Ottawa, prit prétexte de l'«inacceptable» pour annuler son voyage.Il s'envola pour Paris le 26 après avoir, notamment, visité l'Exposition universelle et pris le métro pour la première fois depuis 1936! Ottawa avait dès le départ vu d'un mauvais oeil ce voyage organisé un peu dans son dos par Paris et Québec et dont le but réel ne lui échappait pas.Mais il n'avait pu l'empêcher, comme il ne pourra jamais par la suite mettre un terme aux relations directes et chaleureuses entre la France et le Québec.Le «Vive le Québec libre!» marque le vrai début de la bataille de 15 ans que vont se livrer fédéralistes et souverainistes.De Gaulle donne des lettres de noblesse à un mouvement d'émancipation qu'il fait connaître à travers le monde.Il sonne en même temps le glas du RIN, car les milliers de Québécois qui se reconnaissent indépendantistes ne veulent quand même pas militer dans un mouvement réputé révolutionnaire.Ils se joindront plutôt à Rene Lévesque.déjà en profonde reflexion le 24 juillet, et qui fera le saut en novembre, quand le Parti libéral refusera de le suivre dans cette voie.Pierre Trudeau de son côté, même s'il emploiera encore le mot de «particule» pour dépeindre ses adversaires, prend conscience que le Canada, qui vient d'avoir cent ans.est vraiment sérieusement menacé d'éclatement.Il deviendra chef du Parti libéral du Canada en avril suivant, premier ministre en juin.Les Québécois réagissent favorablement aux propos du général.Ceux qui sont devant l'hôtel de ville \u2014 et ils ne sont pas tous indépendantistes \u2014 restent longtemps sur place à partager leur émotion.Certains pleurent, d'autres rient ou sourient.Personne ne proteste.Un sondage CROP fait les jours suivants révèle que les deux tiers de ceux qui se prononcent approuvent le «Vive le Québec libre!».Mais beaucoup n'y voient pas un appui au mouvement indépendantiste.Les Canadiens anglophones sont insultés et réagissent brutalement, sauvagement souvent.Leur presse puise au dictionnaire des insultes pour commenter l'événement.Les Américains et les Anglais, qui ont d'autres raisons d'en vouloir au général, sont aussi sévères et à peine plus polis.Même les Français acceptent mal cette intervention dans les affaires d'un pays ami.De Gaulle a souvent commenté son voyage au Québec par la suite, jamais pour s'excuser de sa petite phrase.La dernière fois, ce fut pour dire: «|e pense que les choses maintenant feront leur chemin ».Elles n'ont pas suivi celui qu'il avait voulu aider à tracer.LA METEO Québec\tMm.\tMm.\tAupimflwi\tÉtats-Unis\t\t\t\t Abitibi\t19\t24\tAverses\t\tMin.Mu.\t\tMin.\tMai.Oulaouais\t20\t33\tAverses\tBoston\t17\t22 N.-Orleans\t23\t32 Laurenndes\t17\t28\tAverses\tBuffalo\t23\t32 Pittsburgh\t21\t34 Cantons de l'Est\tte\t32\tAverses\tChicago\t22\t33 S.Francisco\t14\t22 Mauricie\t20\t33\tAverses\tMiami\t26\t32 Washington\t25\t37 Ouebec\t18\t30\tAverses\tNew York\t23\t32 Dallas\t23\t36 Lac-Samt-Jean\t18\t25\tOrages\t\t\t\t\t Rimouski Gaspesie\t13 13\t22 22\tAverses Antrses\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau\t13\t22\tAverses\t\t\tMil.21 Madrid\tMm.18\tMai.33 Sept-lies\t11\t19\tAverses\tAmsterdam\tMm.14\t\t\t Canada\tMm.\tMil.\tAqotirdTmi\tAthènes ACADUtCO\t27 24\t43 Moscou 31 Mexico\t14 14\t2b 23 Victoria\t11\t20\tnuageux\tBerlin\t13\t24 Oslo\t15\t30 Edmonton\t9\t21\tnuageux\tBruxelles\t10\t22 Pans\t13\t17 Reglna\t7\t16\tnuageux\tBuenos Aires\t11\t13 Rome\t18\t36 Winnipeg\t16\t23\tnuageux\tCopenhague\t17\t19 Séoul\t20\t25 Toronto\t23\t32\t\tGenève\t10\t22 Stockholm\t20\t30 Fredericton\tIS\t19\tnuageux nuageux\tHong Kong\t24\t26 Tokyo 40 Trinidad\t24\t26 Halifax\t17\t20\t\tle Caire\t24\t\t25\t30 Charlottetown\t15\t20\t\tLisbonne\t16\t26 Vienne\t17\t27 Saint-Jean\tS\t12\tnuageux\tLondres\t13\t16\t\t Les grévistes de la CIP se prononcent sur les offres finales de leur employeur Presse Canadienne La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 750 a quatre chiffres 2786 30-5-01 Vendredi 23 juillet 1987 TROIS-MV1ÈRES ¦ Aujourd'hui et demain, les 5 000 employés syndiqués des quatre usines de Compagnie Internationale de papier se prononceront sur l'offre « finale, totale et globale» qu'a déposée l'employeur hier matin.M.Jean Martin, représentant national du Syndicat canadien des travailleurs du papier, a déclaré, en fin d'après-midi hier, qu'il venait de rencontrer les syndiqués et leur soumettre l'offre «finale, totale et globale», comme il l'a lui-même qualifiée.«II n'y pas eu d'entente de principe conclue entre les deux parties», a-t-il spécifié.L'exécutif du syndicat ne l'endosse pas, ni ne la refuse.Il vient la presenter à ses membres.» Bien que M.Martin n'ait voulu en aucun moment élaborer sur le contenu de cette proposition patronale avant que les employés concernés n'en prennent connaissance, il est permis de croire que l'employeur a abandonné l'une de ses requêtes les plus importantes; cette requête consistait dans le rachat aux syndiqués de leurs quatre congés statutaires annuels, ce qui aurait permis à la compagnie de faire fonctionner ses quatre moulins à longueur d'année, sans interruption.Selon M.Martin, si les employés acceptent les termes proposés par la partie patronale, cela ne signifiera pas l'arrêt immédiat des lignes de piquetage.«Les piquets de grève demeureront jusqu'à ce qu'un protocole de retour au travail soit négocié à la satisfaction des employés de chaque usine», a précisé le représentant national du SCTP à la table des négociations.Et il a-ajouté: «Le vote de ratification sera condi- tionnel à un protocole de retour au travail à la satisfaction des membres du syndicat.» C'est aujourd'hui et demain qu'on verra si la baisse des réserves de papier journal de la CIP, qui risque de compromettre la parution de certains journaux qui s'approvisionnent à cette papetié-re, auront un impact sur le vote des employés sur la dernière proposition patronale.Un refus syndical de l'offre de la compagnie serait interprété par plusieurs comme un moyen utilisé par les employés pour forcer la papetière à se plier à ses exigences.D'autre part, certains observateurs ne croient pas que cette situation de la perte possible de clientèle pour la CIP fasse basculer le vote que prendront aujourd'hui et demain les employés de la CIP.Si cependant les employés rejetaient la proposition patronale, «la grève continuerait», a fait entendre M.Martin.Où donner son sang aujourd'hui ¦ La Presse et la Croix-Rouge vous rappellent que seulement 5 p.cent des Québécois donnent régulièrement du sang.Cet été, joignez les rangs de ceux qui sauvent une vie, car les besoins de sang demeurent les mêmes.Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient une clinique de sang: ¦ au Centre permmanent de la Croix-Rouge, 3131 rue Sherbrooke est, de 10 h à 18 h; ¦ à Montréal, au Stade Olympique, au niveau 200, de 10 h à 19 h.Il n'y a pas de clinique de sang durant le week-end.À lundi. LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 24 JUILLET 1987 \u2022 A3 La Presse Le directeur du Jardin botanique de Montréal, Pierre Bourque, examine les arbres qui ont été détruits par un vandale durant la nuit de mercredi à jeudi.photo rené picard la presse Un vandale détruit 103 érables de Norvège au Jardin botanique ¦ Le lard in botanique de Montreal a été la cible d'un vandale qui a détruit 105 érables de Norvège au cours de la nuit de mercredi a jeudi.Les degals sont évalues a SI0OÛ0.Selon le directeur de l'institution, Pierre Bourque.un individu probablement doue d'une grande force physique s'est introduit dans la pépinière des serres Dupi-re.au cours de la nuit, et a brise systématiquement, de ses mains, plusieurs rangées d'arbres qui devaient éventuellement être transplantés à travers la ville.Ces érables greffés, d'un diamètre moyen de quatre centimetres et âgés de 10 ans.sont évalués à $120 pièce.Si la police mené actuellement son enquête, les autorités du jardin s'interrogent sur le fait que l'incident, le premier du genre a Montreal, ait été constaté seulement jeudi matin.Une patrouille canine d'une firme privée est responsable de la surveillance à cet endroit.On estime qu'il a fallu plus d'une heure pour briser tous les arbres.M.Bourque sollicite d'ailleurs l'aide du public afin de pouvoir retracer le vandale (tel: 872-1400).Beaucoup trop de poussière à Montréal ¦ La poussière.Telle est la principale cause de pollution atmosphérique ces temps-ci a Montreal, surtout dans le centre-ville.Des milliers de particules de poussière affectent considérablement la qualité de l'air ambiant en cette période de chaleur.Selon M.Roger Allard.chimiste au service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal, les tests révèlent que l'indice de qualité est nettement au-dessus de la norme acceptable.Ce qui pourrait affecter particulièrement les gens qui souffrent d'allergie.«Depuis plusieurs mois, le centre-ville de Montréal est un véritable chantier de construction.C'est ce qui explique que le taux de poussière soit aussi élevé.» Hier, par exemple, il se situait a bO, alors que la norme acceptable est de 50.«C'est plutôt mauvais», dit M.Allard.On a connu des augmentations encore plus fortes il y a peu de temps, avant les vacances des travailleurs de la construction.«Les effets sont désagréables, mais sans danger.» Heureusement, à part la poussière, les autres polluants (bioxyde de souffre, monoxyde de carbone, ozone et ozyde d'azote) se maintiennent à un niveau « très satisfaisant».Toujours d'après M.Allard, ce problème de la poussière est plutôt inhabituel.«Il y aurait peut-être lieu d'arroser les rues et les trottoirs plus souvent et de surveiller davantage les camions qui transportent de la terre sans toile protectrice.» À part cela, il n'y a pas grand chose que l'on puisse faire, sinon attendre que les chantiers se taisent.Si l'on en croit le service d'environnement de la CUM, depuis 1975, le taux de pollution de l'air à Montréal a diminué de 50 p.cent.L'adoption d'un règlement municipal obligeant les raffineries à baisser le taux de souffre dans l'huile à chauffage est en partie responsable de cette amélioration.Quant à l'incinérateur des Carrières.M.Allard affirme qu'il émet très peu de polluants atmosphériques.La fumée qui s'en échappe vient principalement de la vapeur d'eau.Moteur en marche, des autobus en masse devant la basilique Notre-Dame SOPHIE DUROCHER ¦ Les touristes qui veulent photographier les beaux monuments du Vieux-Montrcal n'ont parfois que des cars de.touristes dans l'objectif de leur appareil-photo.On peut en effet voir jusqu'à une trentaine d'autocars s'aligner à la queue leu leu.le moteur en marche, rue Notre-Dame, en face de la basilique du même nom.Les Montréalais n'apprécient pas trop, mais les autorités ferment les yeux.La police ne colle pas de contravention aux autobus, en autant qu'ils soient stationnés en simple ligne.Et pourtant, selon le directeur du district 53, M.Yvon Mi-chaud, il est clair qu'il n'y a pas, dans la zone réservée, d'espace pour trente véhicules, mais plutôt pour une quinzaine.Certains sont donc dans l'illégalité.Alors pourquoi ce laxisme?Par tolérance.Les chauffeurs n'ont pas le choix de se placer ailleurs, le Vieux-Montréal n'étant pas riche en aires de stationnement.«Ils n'ont pas d'alternative», explique M.Michaud.«Qu'est-ce que vous allez faire, retourner les autobus d'où ils viennent?», demande-t-il.photo rene picard.la presse Une caravane d'autobus de touristes s'étendait hier tout le long de la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montreal.Et puis, «les touristes qui voyagent en autobus n'ont pas tous 18 ans».De nombreux touristes qui empruntent ce moyen de transport sont vieux ou handicapés ci il importe de les faire descendre à l'entrée même de l'église.La politique de la police en est donc une de tolerance.L'idéal serait d'aménager dans le Vieux-Montréal un grand stationnement.«Mais ça, conclut M.Michaud.ce serait un choix politique que la ville devrait prendre.» A la ville, on est conscient qu'il y a là un problème potentiel.Iulie Martel, agent de développement à la CIDEM (Commission d'initiative et de développement économique de Montréal) préparc en ce moment une consultation auprès de la police, des Travaux Publics, des compagnies de transport locales, des guides de la ville, du service de la circulation et même du curé de la basilique.Elle veut savoir quelle est la difficulté, si difficulté il y a, et trouver avec eux des solutions.Mais elle ne perd pas de vue les touristes.A la possibilité d'edic-ter des règlements, elle répond que «le jour ou ce sera trop compliqué pour les agences d'envoyer des touristes à Montréal, elles vont les envoyer à Toronto ou a New York ».Edifices «spéciaux»: le service des incendies devra préparer un plan d'intervention LOUIS MILLS ¦ Le service des incendies de Montréal accepte une part de responsabilité dans la tragédie qui a causé la mort de deux pompiers le 25 mai à la Uniterian Church.Il a l'intention de remédier dans les plus brefs délais aux déficiences constatées par la Commission de santé et de sécurité au travail (CSST) lors de son enquête.Telles sont les principales conclusions qui se dégagent d'un rapport de la CSST rendu public hier.La Commission enjoint le service des incendies de faire l'inventaire de toutes les constructions qui représentent un risque élevé pour la sécurité des pompiers (églises, édifices à plusieurs étages et logements délabrés) et de préparer un plan d'intervention pour chacune d'elles.Les pompiers qui combattaient le sinistre à la Uniterian Church ignoraient qu'une charpente métallique affaiblie par la chaleur et la corrosion soutenait le mur est de l'église.Les structures d'acier, contrairement à d'autres matériaux, s'affaissent d'un seul coup, sans avertissement ou presque.C'est ce qui s'est produit le 25 mai.«On nous demande un travail énorme, affirme M.Georges Ga-gnon, directeur adjoint du service des incendies.Nous nous mettons à la tâche immédiatement, mais comprenez bien qu'il faudra des années pour mettre au point des stratégies d'intervention pour les quelque 150000 édifices à risque élevé de la municipalité.» La CSST somme également le service de charger une personne de veiller uniquement à la sécurité des pompiers sur les lieux des incendies.M.Gagnon assumait cette fonction, lors du sinistre de la rue Sherbrooke.Il estime s'en être bien acquitté, même s'il devait tout coordonner.En fait, il venait d'ordonner l'évacuation de l'église, occupée par 25 pompiers, lorsque le mur s'est effondré.M.Gagnon a peut-être sauvé des vies, reconnaît M.Jacques Forget, de l'Association des pompiers de Montréal, mais il s'en est fallu de peu.«Le dernier sorti recevait des briques sur les talons».Un superviseur de la sécurité sur les lieux d'incendies, il y tient.Mort d'un cycliste, baladeur aux oreilles ¦ Un cycliste âgé d'une vingtaine d'années est mort hier, après être entré en collision avec un camion à La-Salle, en banlieue ouest de Montréal, tandis qu'il roulait sur un trottoir avec un radio baladeur (walk-man) sur la tête.La victime n'avait pas encore été identifiée en soiree, puisqu'elle ne portait aucune pièce d'identité et que son vélo n'était pas immatriculé, a fait savoir la police de la CUM.Quoi qu'il en soit, l'accident est survenu vers 11 h 30, face au 8300, boul.Newman, quand le camion entrait dans un stationnement.Il semble que le cycliste ne l'ait pas vu et soit entré en collision de plein fouet avec le côté du lourd véhicule, subissant de graves blessures à la tête.Rappelons que pour des raisons de sécurité, le Code de la sécurité routière interdit de rouler à bicyclette en écoutant un radio-baladeur.Le Gardeur et Lachenaie vont acheter leur eau potable d'une firme privée PIERRE CINCRAS ¦ Dès le printemps prochain, les 21 000 habitants de Le Gardeur et de Lachenaie cesseront de s'approvisionner en eau potable à Repentigny, cl raccorderont leur réseau d'aqueduc à une usine de filtration appartenant à une firme privée, propriété du groupe SNC.Les négociations sont en cours depuis quelques mois à ce sujet, et la signature du contrat d'approvisionnement d'une durée de 20 ans est prévue pour le mois prochain.Les détails de la transaction sont actuellement soumis à l'examen du ministère des Affaires municipales mais on s'attend que Québec approuve cet achat d'eau à long terme car aucune subvention ne sera nécessaire à la réalisation du projet.Située sur le territoire de Le Gardeur.l'usine de filtration qui fournira dorénavant ces deux municipalités appartient à la compagnie Les arsenaux canadiens, une entreprise qui a été achetée l'an dernier par le groupe SNC.Puisant son eau dans la rivière l'Assomption, cette usine avait été conçue à l'origine en fonction de prévisions établies sur une vingtaine d'années.Elle peut traiter 1,5 milliard de gallons d'eau, de quoi suffire amplement aux besoins futurs de Le Gardeur et de Lachenaie.Elle est aussi dotée d'immenses réservoirs, ce qui n'est habituellement pas le cas ailleurs.Selon la vice-président au dévcloppcmmenl chez SCN.Mme Céline-Hcrvieux Payette, le coût des modifications prévues à l'usine, afin d'alimenter ses 21 000 clients, sera de l'ordre de millions.Il s'agit notamment de changer le processus de filtration afin que l'eau ait un goût identique à celle de Montréal, une des exigences des deux municiaplités.Pour le maire de Le Gardeur, Gilles Foisy, la solution adoptée par les deux villes est intéressante à plus d'un point de vue.«Nous voulions une eau dont le goût soit identique à celle de Montréal, explique-t-il.De plus, nous étions insatisfaits de la qualité de l'eau fournie par l'usine de filtration de Rcpcntigny.L'entreprise privée nous évite aussi de faire de grosses dépenses et nous permet d'obtenir l'eau a un prix avantageux.» Le Gardeur paie actuellement son eau $1 les 1000 gallons.L'entente avec SNC est de 3-1.35.Selon M.Foisy, en 1984.la ville de Rcpcntigny avait proposé d'agrandir l'usine existante au coût de S12 millions.Le Gardeur, Charlemagne et Lachenaie avaient rejeté cette proposition invoquant des coûts plus élevés que ceux de l'entente actuelle avec l'usine privée, déclare le maire Foisy.On avait alors évoqué la possibilité de se brancher au réseau d'aqueduc de Montréal (une solution actuellement étudiée à Charlemagne) ou de bâtir une nouvelle usine de filtration, ce qui aurait nécessite un investissement trop considérable.Ce n'est pas la première fois qu'une municipalité fait appel à l'entreprise privée pour s'approvisionner en eau potable.Actuellement, il existe au moins une autre ville dans cette situation, affirme Mme Her-vicux-Payettc et cette pratique était courante avant le debut des années 50.Depuis lors, la responsabilité des réseaux d'aqueduc a incombe progressivement aux gouvernements municipaux.À Repentigny, la contamination de l'eau a été causée par des fuites dans les tuyaux PIERRE CINCRAS ¦ Selon le ministère québécois de l'Environnement, la contamination de l'eau potable à Repentigny est causée par des fuites dans les tuyaux du reseau d'aqueduc.Le porte-parole ministériel affirme que le fonctionnement de l'usine n'est pas en cause puisque les analyses faites à cet endroit démontrent que les traitements de l'eau sont adéquats.Les bacilles coliformes semblent donc s'infiltrer par des fissures dans les tuyaux, mais seule une petite partie du réseau serait affectée par la contamination.Maison ignore où est situé le bris.Les autorités municipales et provinciales ont donc décrété que toute la population desservie par l'usine devait, par prudence, faire bouillir son eau avant de la consommer.Cette mesure est toujours en vigueur a Repentigny, Le Gardeur, Charlemagne, dans un quartier de Lachenaie ainsi que dans une partie de la paroisse de l'Assomption, la municipalité du même nom posssédant sa propre usine de filtration.Le représentant du ministre Clifford Lincoln admet qu'il peut être très difficile de localiser ces fuites et qu'il faudra peut-être désinfecter une bonne partie du réseau, une opération coûteuse.Hier, aucun responsable, à Repentigny, n'a daigné répondre aux nom- Incentive Promotion et son président condamnés breux appels téléphoniques de Lu Presse.Negligence?Par ailleurs, le ministère de l'Environnement n'a pas encore compilé les analyses faites à l'usine de filtration, lesquelles permettront d'établir si la ville a fait preuve de negligence en laissant la population boire de l'eau contaminée durant cinq jours.C'est le 9 juillet que les autorités de l'usine de filtration constataient que l'eau du réseau était contaminée par des bacilles coliformes.La ville a décidé de procéder à d'autres analyses dont les résultats similaires aux premiers ont été connus le 15 juillet.C'est à ce moment qu'on décidait d'avertir la population de faire bouillir l'eau de cinq à dix minutes avant de la consommer.Pourtant, la loi est très précise sur ce point, souligne le représentant gouvernemental.Dès que les analyses indiquent que l'eau n'est pas conforme aux normes en vigueur, les autorités municipales doivent avertir immédiatement tous ceux qui sont alimentés par le réseau de l'usine de filtration, aviser la direction régionale du ministère de l'Environnement, faire part du problème au Département de la santé communautaire de l'hôpital local et aviser toutes les municipalités reliées au réseau d'aqueduc où les anomalies ont été constatées.La ville fautive peut se voir servir une simple réprimande ou bien être citée à procès.JOYCE NAPIER ¦ Une société montréalaise, qui se spécialise dans la promotion, ainsi que son président, ont plaidé coupable hier à six accusations de publicité trompeuse relativement à une affaire de concours truqués.Le juge Albert Ouellcttc, de la Cour des sessions de la paix, a condamné la société Incentive Promotions Inc, de la rue Sainte-Catherine, et son président, Allan Diamond, à une amende de $30 000 à être payée dans les 30 prochains jours, faute de quoi les biens de la société seront saisis.C'est au terme d'une enquête menée à l'échelle du pays par le ministère fédéral de la Consommation et -des Corporations, que des accusations ont été portées contre Incentive Promotions, ainsi que trois autres sociétés de promotion de la métropole, MGO Industries Inc.et son principal actionnaire Manfred Ottingcr; Pro Ad Marketing Inc.; et Amfar National Business Profils Inc.Ces trois sociétés contactaient par téléphone de petits commerçants afin de les intéresser à des concours organisés par Incentive.On leur offrait d'acheter un stock de stylos ou de porte-clés, vendus en fin de compte à des prix bien plus élevés que leur valeur, où serait inscrit le nom de leur compagnie.Ce faisant les petits commerçants obtenaient des bons de participation au concours, où ils avaient la chance de gagner des prix tels un voyage à Hawai ou encore un système de son. A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987 Des étudiants se plaignent de ne pas être consultés CINCRXS ¦ Le president de la Fédération des associations étudiantes du Québec (FAEQ).M.Nicolas Plourde.est très fâche.Le ministre de l'Lducation.M.Claude Ryan, ne veut pas le consulter sur la réforme du regime des prétb et bourses qui doit être déposée a la fin de I988.M.Plourde a explique, hier, en conference de presse, que la FAEQ a eu quelques rencontres avec des représentants du ministère de l'Education, de janvier a mars, à la suite des grèves tournantes de l'automne I986.Les fonctionnaires ont fait savoir que le gouvernement n'entendait pas consulter les associations étudiantes pour élaborer sa réforme, mais qu'il préférait discuter avec d'anciens militants moins bruyants.Selon M.Plourde.Quebec craint que la consultation des étudiants ne retarde l'élaboration du projet en suscitant trop d'opposition de leur part.La l ALQ a propose a l'Association nationale des étudiants du Quebec ( AN'EQ t de former un Iront commun pour mieux défendre les étudiants.Mais l'ANEQ a refusé net.voyant dans l'offre de la FAËQ\" un quelconque piège.Ne regroupant qu'une dizaine d'associations collégiales, pour un total de 50000 membres, la Fédération désirait former une sorte de coalition qui devait regrouper, entre autres, les 15 associations étudiantes collégiales et les trois associations universitaires que compte l'ANEQ.Malgré ce refus de l'ANEQ.la FAEQ a demandé une rencontre avec le ministre de l'Education et reitéré sa requête, toujours en vain.Si le gouvernement ne donne aucune suite à ses exigences, la FAEQ promet un «automne chaud».Avant même que le projet de réforme ne soit dépose, M.Plourde voudrait pousser les membres de la Fédération a débrayer.Tradîtionnelement plus modérée que sa «rivale», la FAEQ ferait-elle donc dans le militantisme radical sans l'ANEQ?On peut en douter.Jean-Pierre Paquet.leader de l'ANEQ, n'a toujours pas oublie les bourses, totalisant S25 million;., que le gouvernement Bourassa a transformées en prêts, l'année dernière.Les employés d'Expro s'insurgent contre la « dictature des droits de gérance fi Résultats il Voui pouvez miser jusqu'à 20h00 le jour du tirage.Tirage du 87-07-22 1 8 26 32 43 49 Ne.coBipIrnwniurr: 35 RESULTATS ANTERIEURS se- M 46 as GAGNANTS 1 5 3X 15 679 257 E79 LOTS 6 450455505 189686,50$ 2417,505 83.905 10,00! Ventes totales 19C17 5ASX! PROCHAIN TIRAGE: SAMEDI 87-07-25 GROS LOTAPPROX.:20M 000.0CS Tîroge du\tNuméros 22 juil.\t1-8-26-32-45-49 (35) 18 juil.\t3- 8-40-46-47-48(43) 15 juil.\t4-17-29-38-39-45 (31) 11 juil.\t10-24-28-33-38-46 (43) 8 juil.\t5-13-14-18-37-40 (16) 4 juil.\t4-19-26-32-44-46 (36) 1 juil.\t3-12-15-18-21-33( 5) 27 juin\t1-15-31-32-37-42 (38) 24 juin\t3-15-40-41-43-47 (38) Lu madatltM d'tncalu*«n*nt dm blttau B*gnanli paraluam tu varie o*t Mltoti En eu 4* dlw*mé entra crtlt liaw oc numéro* gagninu M 1* inti oflicull*.cattt ootiM \u2022 priorité.CONRAD BERNIER ¦ Le président du Syndicat national des produits chimiques de Valleyfield (CSN).Marc Lavio-iette.a dénoncé une fois de plus, hier, «le congédiement arbitraire» pour activités syndicales de Paul Cossette, un salarié à l'emploi de l'usine Expro de Saint-Ti-mothée, et membre du comité d'information syndicale.Pour Marc Laviolette.«la direction d'Expro.en prétendant que ses droits de gérance s'appliquent sur le droit d'opinion des membres et du syndicat, est loin de favoriser un climat sain permettant le dialogue nécessaire aux bonnes relations de travail».Aussi, soutient-il que «le congédiement arbitraire de Paul Cossette démontre encore une fois que la direction d'Expro est incapable de gérer son entreprise de façon humaine, digne, dans le respect des lois du Quebec et de la convention collective qu'elle a signée ».Marc Laviolette conclut péremptoirement: «Ce n'est que par la négociation avec les représentants des travailleurs que le lonflit sera régie.Il ne lésera pas.en tout cas, par des congédiements pour activités syndicales ni par une volonté d'instaurer un regime de terreur et de dictature des droits de gérance, comme le fait présentement la direction d'Expro.Dans les circonstances, les syndiqués et leurs familles n'ont pas le choix: ils doivent poursuivre leur lutte pour la survie des emplois et la sécurité au travail.Bien plus, ils vont se battre sur le terrain politique afin d'amener les gouvernements à ne pas subventionner les mises à pied du plan de modernisation, tel que planifié par la direction de la compagnie.» Le 19 juin dernier, la compagnie Expro mettait à pied 600 de ses 800 travailleurs tout en annonçant un programme de modernisation de $50 millions, financé à bO p.cent par les gouvernements provincial et fédéral.Depuis ce temps, le comité d'information syndicale mène une campagne publique d'information et dénonce «les mises à pied subventionnées».Le 17 juillet.Paul Cossette était congédié.La direction d'Expro affirmait dans cette lettre de congédiement que les propos contenus dans les tracts syndicaux auxquels Paul Cossette a participé constituaient « un accroc majeur au devoir de fidélité, de loyauté et de dignité que doit avoir tout salarie envers son employeur».Les porte-parole du syndicat prétendent pour leur part que ce congédiement pour activités syn- dicales d'un militant du comité d'information du syndicat national des produits chimiques de Valleyfield ( CSN ) est « la réponse de la compagnie à l'appui au syndicat qu'a donné le ministre québécois de l'Industrie et du Comm-nerce, Daniel Johnson, le 6 juillet dernier».Ce dernier avait alors déclaré qu'il n'était pas question de subventionner la société Expro tant que la situation de l'emploi ne serait pas revenue à la normale.Le ministre lohnson avait même repris à son compte le thème syndical à l'effet qu'«il n'était pas question de subventionner des mises à pied ».OUI.VOUS AVEZ BIEN VU!!! Le ph» grand des petits régatiers.EN _ SUPER SPÉCIAL £ 1695s unîtes non courantes Quantités limitée» LGNGULL'K ^\"Ç TIRANT VOILUKL HAUTEUh DS.MAT FOLiStjEl.ACÛO'JL iQtïPAGr.4.75 m 1.5m OOsjlm b.7m \"yachting et j-porLT\"; pigeoc) 6767 est, HENRI-BOURASSA MTL-NORD 325*1010 \u2014 NOS PRIX DÉFIENT TOUTE COMPETITION!- NOUS SOMMES AUSSI DÉPOSITAIRE DES VOILIERS.mistral RÈGLEMENT CHEZ PERKINS ¦ Les 260 travailleurs des usines de la compagnie de papiers Perkins de Laval et de Candiac reprendront graduellement le travail dans les prochaines 24 heures.Ils ont entérine dans une proportion de 7b p.cent l'entente de principe intervenue plus tôt cette semaine entre les négociateurs syndicaux et les porte-parole patronaux.Les syndicats auront a bâtir au cours de la convention collective un programme d'accès à l'égalité permettant principalement de corriger les situations discriminatoires pour les femmes en emploi, ce qui représente une premiere dans le secteur du papier.THE GAZETTE: NOUVELLE RENCONTRE AVEC LE CONCILIATEUR ¦ Les négociations à The Gascttc sont toujours a un point mort.Rien de nouveau, en effet, dans ce dossier, depuis deux jours, sauf la rencontre des représentants des patrons et des syndiques, mercredi, avec le conciliateur Bernard Boulanger.Ce dernier a fixé à mercredi prochain une nouvelle rencontre avec les porte-parole des deux parties.La rencontre avec le conciliateur, avant-hier, a dure près de cinq heures.Les pressiers.les expéditeurs et le personnel d'entretien \u2014 au total 250 syndiques \u2014 tentent de négocier une nouvelle convention collective.Selon les porte-parole syndicaux, la direction de The Gazette veut essentiellement éplucher les clauses normatives et sabrer substantiellement dans les droits acquis.Quaire piqueteurs font du piquelage a chacune des entrees du bâtiment qui abriie le journal, rue Saint-lacques et rue Saint-Antoine.LES FILLES DU ROY EN LOCK-OUT ¦ La direction du restaurant Les Filles du Roy a décrète un lockout contre ses 55 employes membres de la Confederation des syndicats nationaux (CSN).Ces derniers avaient declare la grève il y a une semaine.Le propriétaire de cet établissement du Vieux-Munireal.la compagnie Trottier.a ferme boutique mercredi, par suite de la rupture des négociations.Le syndical des employes du restaurant reclame que le gouvernement impose l'intervention d'un conciliateur pour obliger le propriétaire a parlementer.Les employés du restaurant tentent de négocier leur premiere convention collective depuis décembre 198b.UN INCENDIE AU MONT SAINT-HILAIRE ¦ Un incendie rapidement maitrisé a éclate hier après-midi au sommet du mont Saint-Hilaire.détruisant quelques centaines de metres carres d'arbres sur le flanc ouest de la montagne.Un avion-citerne CL-215du ministère des Transports a maîtrise le feu en effectuant une douzaine de passages.C'est dans ces parages qu'un avion s'était écrase plus tôt cette semaine à cause de la brume.Les deux incidents ne sont en rien reliés, a fait savoir un porte-parole des pompier* de Saint-Hilaire.VICTIME DU ROUU-ROULANT ¦ Un adolescent du Quebec, qui s'était fracasse le crane en faisant de la planche a roulettes le week-end dernier, est mort cette semaine a l'hôpital.William lohn Topping, âge de 15 ans ck Lachine.était en visite dans sa famille a Healherton (Terre-Neuve), quand l'accident csi arrive, samedi.%l/^GCCttfr\"@(£c et ses plus importants fournisseurs vous offrent I jusqu'à 36 mois pour payer + DES REMISES EN ARGENT DE 100$ À 500$ Haut-parleur de haute renommée 0 Amplification recommandée de 20 à 500 watts _J Réponse de fréquence de 26 H: a 20.000 Hz 0 Image stéréophonique exclusive à ENERGY 0 Garantie 10 ans Régulièrement 1250 $ la paire Pour ESM-3 Rég.499$ la paire 750* 299s PHILIPS TÉLÉCOMMANDE À 33 BOUTONS PNF612, stéréo, me télécommande universelle Uni-remote \u2022178 canaux \u2022 télécommande universelle Uni-remote a 33 b.-p.\u2022 tube-image de 100' Dark-Lite \u2022 filtre en peigne \u2022 balayage programmable \u2022 décodeur stéréo intégré \u2022 entree-sortie audio-vldèo \u2022 voyant à diodes foréo-P.A.S.\u2022 prise pour casque d écoute \u2022 balayage a modulation de vitesse \u2022 2 haut-parleurs de 2 po x 6 po \u2022 4 watts / canal \u2022 arrêt temporisé \u2022 71 cm (28 po.) 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et a constitué une commission spéciale sur cette maladie dans laquelle figure un ancien activiste homosexuel.M.Reagan a déclaré, lors d'un discours à l'Institut national de la santé à Bcthesda ( banlieue de Washington ), que certains de ses «amis et anciens collaborateurs» étaient morts du syndrome immuno-défici-taire acquis.Selon une source proche de la Maison-Blanche, il faisait allusion notamment à l'acteur Rock Hudson.«le ferai tout ce que Dieu nous donne le pouvoir de faire pour trouver un remède au sida, a-t-il lancé après avoir rendu visite à des enfants malades du sida.Nous ne nous arrêterons pas, nous ne nous reposerons pas jusqu'au moment où nous nous serons débarrassé du sida comme nous l'avons fait de la variole et de la polyo.» Selon le president, la commission présidentielle, qui a commencé ses travaux hier, doit constituer un «grand pas» clans la lutte contre cette maladie.Parmi ses treize membres, dont la liste a été rendue publique par la présidence, figure le Dr Frank Lilly, qui avait fail partie de l'Organisation homosexuelle sur la crise sanitaire à New York (GMHCO ).Il est actuellement président du département de génétique du Albert Einstein College of Médecine de New York.Le président Reagan a donné pour instructions que la commission, présidée par le Dr William Maybetry, remette un premier rapport dans les 90 jours.Son rapport définitif sera présenté d'ici à un an.Le champ d'investigation de la commission est très vaste: recommander les mesures a prendre, évaluer l'extension de la Le président Reagan tient dans ses bras un bébé sidatique de 14 mois.La mère du bambin, qui a contracté le virus en faisant usage de drogues intraveineuses, a transmis le sida à son enfant pendant la grossesse.Le bebé se trouve à l'Institut national de la santé à Bethesda (Maryland) depuis deux mois .PHOTO AP maladie et les efforts en cours, étudier les problèmes légaux et éthiques, prévoir les conséquences sur le système sanitaire dans les années à venir, examiner avec la gagnante d'un séjour a la Baie James pour deux personnes, offert par Hydro-Québec.PHOTO ARMAND TROTTIEP LA PRESSE Les municipalités de la région de Labelle s'engagent à dépolluer la rivière Rouge L'UPA mène auprès des producteurs une enquête sur le dépérissement de l'érable PIERRE BCLLGMARE ¦ L'Union des producteurs agricoles (UPA) procédera, ces prochaines semaines, à un deuxième sondage auprès des quelque 10000 producteurs québécois de l'érable, dans le but de mesurer l'état actuel de dépérissement des érables qui, soutient-on fermement à l'UPA, sont victimes des pluies acides.Déjà en 1985, l'UPA donnait un coup de sonde auprès de ces mêmes producteurs, dont 27 p.cent ont bien voulu collaborer en retournant leurs réponses par courrier.Le résultat indiquait que le dépérissement des érables était observé dans l'ensemble du Québec, surtout dans les régions de la Beauce, Dorchester et Mé-gantic, où 18 p.cent des arbres étaient déclarés défoliés.Le taux critique, menant à une mort certaine de l'espèce, est fixé à 25 p.cent.«Cette année, le taux de participation au sondage devrait être substantiellement plus élevé, parce que les producteurs sont davantage sensibilises au phénomène des pluies acides», affirme Louis Menard, permanent de l'UPA spécialement chargé de ce dossier.L'an dernier, le ministère québécois de l'Énergie et des Ressources, sous la gouverne de |ohn Ciàccia, relevait un taux de défoliation allant jusqu'à 38 p.cent dans certaines de ses 245 places d'étude.Les premiers signes de dépérissement de l'érable, que l'on croit causé en partie par les pluies aci- des, ont été captés par l'UPA et certains chercheurs indépendants vers 1978.Depuis ce temps, l'UPA s'efforce notamment de faire pression auprès des gouvernements québécois et canadien pour que ceux-ci, à leur lour, puissent trouver une solution avec les États-Unis, d'où émanent les grandes quantités de pluies acides.Jacques Proulx, président de l'UPA, a plusieurs fois déclaré que les érablières québécoises sont menacées d'extinction au cours de la prochaine décennie, si rien n'est sérieusement envisagé pour enrayer le «fléau» des pluies acides.Le plus grand chercheur québécois en cette matière, le professeur Bernard Bernier de l'Université Laval, partage l'opinion de l'UPA.de même que le ministère de l'Énergie et des Ressources.Mais comme le note le permanent de l'UPA, M.Menard, il est encore impossible de prouver scientifiquement que les pluies acides constituent «le» facteur du dépérissement des érables.Ainsi, des chercheurs du Service canadien des forêts avancent d'autres théories, dont \"une est basée sur les aléas de la nature.Exemple: en février 1981, un dégel hâtif, faisant éclater les bourgeons et circuler la sève dans les arbres, a été suivi d'une période de gel intense en mars.«Cette année-là, se souvient encore Gilles Coutu, producteur agricole de Maskinongé, les érables en ont pris pour leur rhume.L'écorce a décollé des troncs d'arbre, elle a fendillé et, au fii du temps,, plusieurs spécimens ont perdu presque toute leur sève».De toute façon, réplique M.Ménard, la théorie des pluies acides semble la plus fondée et l'UPA, de son côté, entend multiplier ses pressions auprès des au- torités gouvernementales pour qu'on puisse éviter, avant qu'il ne soit trop tard, l'élimination totale des érablières.non seulement au Québec, mais aussi en Amérique du Nord.LITS DE LAITON GARANTIS PUR LAITON (BRASS) Prix cour.1795$ MAINTENANT875* Prix cour.1050$ MAINTENANT495'\tOUVERT AU PUBUC LE SAMEDI DE MIDI A17 H\tPrix coot.1545$ MAINTENANT725' AVIS IMPORTANT - AUCUN NETTOYAGE NECESSAIRE Nos lits sont garantis laiton véritable et leur fini laqué ne nécessite pas de polissage.\t\t Choix de nombreux modèles, certains garnis de porcelaine.Réductions sur toutes les grandeurs et tous les modèles.«Les prix indiqués s'entendent pour des lits doubles» MANUFACTURE DE UTS GEORGIAN BRASS 14350 boul.Gouin ouest, PierrefondS\u2014, .mt\\-mm (Coin St-Jean, Transcanadienne Tûl Kvll-nK/K jusqu'à St-Jean nord) I CL 04U vU I V ALAIN FRANÇOIS DRUNf L ¦ Les citoyens et touristes qui en ont plus qu'assez de lire dans les journaux, depuis 1984, des avis interdisant la baignade pour cause de pollution sur la rivière Rouge dans les Laurcntidcs.peuvent commencer à respirer.La Presse a appris hier que les municipalités de Labelle, Brébeuf et l'Annonciation commencent cet été les études préliminaires pour assainir leurs eaux usées.Mais il y a des municipalités qui semblent plus pressées que d'autres d'en finir avec ce problème.Labelle et Brébeuf ont sie.ne le 15 juillet une entente de principe avec la Société québécoise d'assainissement des eaux afin d'évaluer les moyens appropries pour dépoli uer la Rouge.L'Annonciation fera de même le 4 août et la municipalité de l'Ascension, située en amoni de la rivière, a également l'intention de s'impliquer dans le programme.On abordera la question à la prochaine rencontre du conseil municipal, selon Mme Pauline Legault, secrétaire treso-rière par intérim.Quand les citoyens pourront-ils profiter de la rivière sans craindre les bactéries?Là-dessus les avis sont partages.A Labelle, municipalité de 2212 habitants, l'ingénieur Pierre Dufresne de la firme Patry et Laporte parle d'abord d'un délai de trois ans, soit le temps néces- saire pour procéder aux études préliminaires, preparer les plans et devis, puis exécuter les travaux.M.Christian Veilleux, «l'homme qui a fait bouger les municipalités de la région», selon la secretaire tresorière de Brcboeuf, Linda Poisy, pense qu'il sérail possible d'agir beaucoup plus rapidement.M.Veilleux precise: « Des données sont déjà sur la table, les travaux pourraient être completes en un an.Il n'en depend que de la volonté de tous les intervenants.» Dans le cas de l'Annonciation, en amoni de Labelle.le diagnostic île M.Veilleux.qui prepare un doctorat à Polytechnique, est corrobore par M.Sylvain Rioux.chargé de projet a la firme d'ingénieurs conseil Beauchemin, Beaton et Lapointe de Montreal.Pour ce village ayant une population équivalente a Labelle, l'échéancier «très réaliste» prévoit le debut de la construction dès le printemps 88.« Les travaux seront completes l'etc prochain», de dire M.Rioux.Mis au courant de cette réalite, l'ingénieur Dufresne implique dans le projet de Labelle, invoque des motifs techniques et explique que l'étude préliminaire n'est pa> assez avancée a Labelle pour définir un échéancier precis.On semble mieux savoir de quoi il retourne a l'Annonciation, qui n'a pourtant pas encore signe de convention de principe.Pourtant des avant-projets ont déjà été élabores dans ces deux municipalités.Huit plages de ia région montréalaise sont impropres à la baignade ¦ Après avoir procédé, durant la période s'étendant du 12 au 20 juillet, a l'analyse des eaux de 50 plages publiques de la région métropolitaine, le ministère de l'Environnement a été en mesure d'établir que 19 de ces plages ont des eaux d'excellente qualité (A), cinq des eaux de bonne qualité (B), une des eaux de qualité médiocre (C) et cinq autres des eaux polluées (D).Les plages classées dans la catégorie D devraient par conséquent être considérées comme fermées, puisqu'elles ont toutes été soumises à une vérification qui a confirmé leur contamination bactériologique.Les cinq plages en question, qui ne devront donc pas être utilisées pour la baignade tant qu'un avis contraire n'aura pas été émis, sont les suivantes: ¦ Plage municipale du village de Raw don: ¦ plage du Domaine Alarie a Brébeuf; ¦ plage du camping Huberdeau a Huberdeau; ¦ plage du Domaine Cloutier a Saint-Colomban (Mirabel); ¦ plage Sandy Sun Camping a franklin.Dans les îles La ballade de Claude Barzotti ciorcis UtMOH Achacun sa soirée, a chacun ses idoles.Après la musique étourdissante et tonitruante de style heavy blues de Siccvie Ray Vaughan et Double Trouble, que des milliers de fans hystériques emportés par les effets de mari et de hasch ont acclamé mercredi, ce sera au tour de Claude Barzotti de retrouver son public avec ses ballades.Bien sûr, ce devrait être une soirée d'un genre plus calme a la Place de l'animation de La Ronde.Barzotti, la plus récente exportation française au Québec, fait partie de la nouvelle génération de chansonniers de charme.Une soirée agrémentée de petites chansons fleur bleue, comme: Prends bien soin d'elle (disque d'or au Canada en 86), J'ai les bleus, Le Rital, T'amo et Tamo-re.Madame, C'est moi qui pars.Pour un public d'un genre vraiment différent et plus mûr qui veut passer une soirée calme.CANOT-CAMPING ¦ Vous avez 16 ans et plus et ne savez pas trop comment meubler vos vacances à balcon-ville.Le canot-camping peut être une des réponses a vos attentes.Ces cours d'initiation au canot-camping, offerts par le Club nautique et de plein-air de Montréal, sont donnés dans l'ile Notre-Dame, les lundis et mardis ou les mercredis et jeudis, de 18 h 50 a 21 h 30, le long des trois kilomètres du bassin olympique.La familiarisation à cette activité d'unedurée de six heures est offerte, moyennant $20, aux groupes comprenant quatre personnes au minimum et douze au maximum.Des moniteurs chevronnés enseigneront, outre les bases du canotage en eau calme, le maniement des embarcations en toute sécurité, la préparation de l'équipement et les autres facettes du camping.Pour de plus amples renseignements: 872-6093.il Claude Barzotti FRANCIS CABREL A LA RONDE ¦ Le chanteur français I rancis Cabrel.en mini-tournée au Québec et invité du festival d'été de Québec, est venu faire une visite incognito de deux heures a La Ronde, mardi.Accompagné de sa femme et de sa toute jeune fille Aurelie, Cabrel a bien apprécie sa visite, d'autant qu'il adore les parcs d'attraction.Il est reparti pour la France le soir-même.EN CROISIÈRE SUR LE FLEUVE ¦ Un nouveau système vient d'être inauguré pour les visiteurs de La Ronde.Du port de Montréal (quai |acques-Car-tier).ils peuvent maintenant se rendre à La Ronde (ancienne Marina ) par le fleuve.En effet, les Croisières Soleil-Levant, en collaboration avec l'AMARC, offrent un forfait croisière La Ronde (admission générale) pour $ 11,50 (adulte) et $10,50(enfants).Cette mini-croisière d'une demi-heure sur le fleuve se fait avec le Miss Repentigny qui peut emporter 71 passagers.Plusieurs départs sont prévus au cours de lu semaine, du dimanche au jeudi: à 12h30et à 14h (avec retour à 19h 15 de La Ronde ) ; à 15 h 30 ( retour a 20 h 45 ) ; à 17 h (retour a 22h15).Les derniers départs en semaine ont lieu à I8h30et 20 h ( retour à 23 h 45 ).Par ailleurs, une traversée supplémentaire a été ajoutée à l'horaire de vendredi et de samedi : départs 21 h30 (retour a I h, du port de La Ronde, à l'extrémité sud-est du parc d'attraction). A8 LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987 20 ANS: «VIVE LE QUÉBEC LIBRE!» 1HM Le général a « mis le Québec au monde sur le plan international» ; DENIS LESSARD > du imrctiH île Lu Presse I QUEBEC I Plus qu'un accident de parcours, le « Vive le Québec i libre ».claironne par le général I de Gaulle du balcon de l'hôtel de ; ville de Montreal, a catapulté le i Québec sur la scène internationa-! le.et lui aura assure, dans la francophonie notamment, une noto-! rien- dont il tire encore aujourd'hui les henefices.1 Vingt ans exactement après le , fameux discours, une brochette [d'hommes politiques, des lé- I moins souvent médusés a l'epo- , que.estiment toujours que le ge- \u2022 itérai aura alors « mis le Québec ' au monde sur le plan iniernatio- ' nul ».i ! Dans une série d'entrevues ac-; cordées a Lu Presse, ils s'entendent, encore aujourd'hui, pour ; reconnaître que cette interven-; lion, interprétée comme une gifle par Ottawa, aura servi de détona-; teur a une longue complicité France-Québec, une connivence ', qui aura permis, notamment, en I bout de course, la realisation du Sommet francophone.i Bourassa | Tant par son intervention que | par sa détermination a ouvrir la politique extérieure française a l'égard du Quehec.le general « a j joue un rôle clé dans l'affirma-' lion nationale du Quebec », a ¦ soutenu hier, le premier ministre.M.Koben Bourassa, joint dans le Maine.« Vingt ans après, il reste cette présence internationale très importante du Quebec, sans équiva- lent dans le monde pour un état fédéré », estime-t-il.« C'est avec de Gaulle que la France a commencé à démontrer une attitude qui fut déterminante pour la réalisation d'un événement comme le Sommet de Québec », souligne le premier ministre.« Tout le monde a ete surpris, même s'il y avait eu un crescendo durant toute la journée », se souvient M.Bourassa.qui nie formellement avoir été transporte de joie, comme le laisse entendre le plus récent biographe du général.M.lean Lacouture.Johnson « Cela a mis le Quebec au monde », de renchérir le chef pequis-te, M.Pierre Marc lohnson, selon qui l'intervention foudroyante du general aura « donne l'impulsion nécessaire» pour que le Québec ait droit de cite sur la scène internationale, par des institutions comme l'Agence de cooperation culturelle et technique, l'Office franco-québécois pour lu jeunesse el l'institutionnalisation des visites annuelles des premiers ministres français el québécois.Pour M.lohnson.le Sommet du debut septembre « est une sorte d'aboutissement de 20 ans île consensus France-Quebec, au-dela des partis politiques», une complicité que l'intervention du general aura déclenche selon lui.«Sur le plan intérieur, cela a polarise les deux camps, cristallise a Ottawa une volonté profonde de dire noti aux volontés du Que bec », estime-t-il.MM.Bourassa et lohnson se trouvaient tous deux a l'hôtel de ville ce jour-là, M.Bourassa com- me députe de Mercier et M.lohnson comme jeune employé, à 21 ans, du coordinateur des visites internationales.l'ex-ministre libéral lean-Paul L'Allier.« l'étais dans l'entrée de l'édifice, je ne l'ai pas entendu dire les mots, c'est après, lorsque j'ai vu la réaction de la foule que je l'ai appris.J'étais enthousiaste », se souvient M.lohnson, non sans rappeler l'inquiétude de son père, qui le soir avec ses conseillers, tentait d'évuluer les répercussions.Morin « Daniel lohnson s'est tourne vers nous et a laissé tomber : On vu avoir dus problèmes, se souvient l'ex-ministre Claude Morin, alors sous-ministre aux Affaires intergouvernementales, pour qui celle journée fut déterminante dans le cheminement des nationalistes québécois.« C'a été le coup de publicité le plus extraordinaire pour le Que-bec.11 n'avait rien dit qui n'existait déjà, il a constaté, il a pris la vague de l'histoire », estime pour sa part Yves Michaud qui se trouvait aussi à la réception, à titre de député libéral.« Dans toutes les huiles d'Afrique on avait entendu parler de nous », poursuit-il.Mais plus que le discours, « la vo-lonie du général de dynamiser les relations franco-québécoises » aura profité au Québec selon lui.« Il a agi comme un révélateur », poursuit M.Michaud, « les actes, plus essentiels, ont suivi les mois du general ».Le pavé jeté dans la mare canadienne aura refroidi pendant 20 ans les relations franco-canadiennes.A sa dernière étape, a Ottawa.le général devait justement temporiser son discours du balcon, en disant que la liberté du Québec n'allait pas à ('encontre d'un lien fédéral, se souvient M.L'Allier.Cette dernière escale n'a toutefois pas eu lieu.Pépin « M.Pearson l'a mis à la porte, il était absolument furieux », se souvient M.|can-Luc Pépin, alors ministre de l'Énergie, qui interprèle à sa façon la décision du général de rentrer à Paris.Selon lui, « c'était un mariage de raison, du maquignonnage entre de Gaulle el le gouvernement du Québec ».« Québec cherchait à emmerder le fédéral, lui aimait bien faire des pieds de nez aux anglo-saxons », souligne-t-il.Apres 20 ans, M.Pépin consta-le que l'intervention du général « a donne une crédibilité, une dimension internationale u la position séparatisanle ».« Mais je reconnais que son geste a été bénéfique pour la situation du Quebec, pour la protection de la langue », ajoute M.Pépin.Chrétien Plus lapidaire, l'ex-ministre lean Chretien, alors titulaire des Affaires indiennes, qualifie de « feu de paille, d'incident », la « gifle » du general.« l'étais bien content qu'il reparle.Pearson aussi ».lance-i-il.Même sans cet endossement inespéré venu de l'étranger.« les pe-quistes auraient l'ait la même chose », selon lui.« Ce sérail leur faire injure que de dire qu'il les a mis au monde », ajoute M.Chretien, joint par Lu Presse à son chalet de la Mauricie.Ottawa es?consferw -\u2022 Reunion er.Haordina'uc cfu cabinet lederai demci 5S De Gaulle déclenche de vives réactions en s'écriaht ive le Quebec * '300 ' porci\" (»oir«nf âom 'ùùtivii ou lin err;tnurs aMm.¦ _____Pearson est itipo \\ profondément inquiet .La une de La Presse le lendemain.«Ce n'était pas le moment de faire l'indépendance» EMMANUEL BILODEAU Ce n'était pas le moment, après la visite du général de Gaulle, de faire l'indépendance, a confié hier à La Presse, l'ex-premier ministre René Lévesque.« Pour faire l'indépendance, il faut tout de même avoir l'appui de la population et que ce soit clair.On l'a vu avec le référendum.Plusieurs années onl passé et ce n'était pas encore suffisant », poursuit celui qui a longtemps incarné la cause indépendantiste québécoise.À l'époque du « Vive le Québec libre!» du président français, René Lévesque est député libéral de l'opposition.Contrairement à son collègue François Aquin, il préfère patienter afin de laisser retomber la poussière.Dans son bouquin.Attendez que je me rappelle, il écrit : « Un Quebec libre, certes, mais Le general de Gaulle prend un bain de foule à son arrivée à l'hôtel de ville de Montréal.\u2014 René Lévesque que cette liberté n'apparut pas comme un produit d'importation.(.) Aux Québécois seuls de décider, le jour venu, de saisir leur sort, d'une main ferme et.partant, déjà libre.».De Gaulle avail le sens de l'Histoire, croit Lévesque.Sa visite, celle d'un « géant de son époque», représentait un événement très important pour le Quebec.« Il est arrive ici a un moment particulièrement effervescent, où était en marche toute la renaissance québécoise et la revolution tranquille.» Le général, en lançant sa célèbre phrase, s'était probablement dit quelque chose comme ceci, raconte M.Lévesque : « Pour ces gens qu'on aime bien, ces Français du Canada, il faul que je fasse quelque chose pour réparer un peu.pour les encourager dans leurs progrès et réparer les abandons d'autrefois ».Charles de Gaulle a aide le Québec à se bâtir une confiance et à obtenir la reconnaissance, un peu partout dans le monde, de sa réalité vivante, conclut M.Lévesque.François Aquin croit qu'en 67, on a frôlé l'indépendance ' EMMANUEL BILODEAU ¦M n criant, il y a 20 ans, « Vive , BS le Quebec libre ! », le géné-; ral de Gaulle a stimulé le mouve-> ment indépendantiste et légitimé ! son objectif ultime.Le peuple ; québécois, dans ces années-là, a ' frôle l'indépendance, mais n'a \u2022 pas suffisamment su tirer profit j du contexte pour la réaliser.Voi-, la ce que croit l'avocal et ancien député, François Aquin.Celui qui, en 67, était devenu le pre-[ mier indépendantiste à siéger à l'Assemblée nationale.Le contexte était idéal, laisse .' entendre Aquin.Si les Québécois \\ avaient voulu.« Vous savez, de j Gaulle avait vraiment fait sa part.\"C'ctuil aux Québécois d'agir.Mais les vicissitudes survinrent, .et Daniel lohnson disparut avec \"son secret sur lu direction qu'il aurait voulu donner aux événements.» p À cette époque, François Aquin .est député libéral, tout comme ses i collègues René Lévesque, Robert j Bourassa et son chef lean Lcsage.Son parti forme alors l'opposition 'officielle, pendant que l'Union ^nationale de Daniel lohnson est .âu pouvoir.Ce fameux 24 juillet 67, où de i Gaulle lance sa phrase historique.Aquin est un peu étonné, mais , éprouve surtout une très grande isatisfaction.« Vive le Québec li-Lbrc ».selon lui, c'était beaucoup.I ft mais pas le point le plus fort du voyage du président français.L'essentiel du message a plutôt été livré la veille, à Québec, où le général déclare solennellement : « On assiste ici, comme en maintes régions du monde, à l'avène-meui d'un peuple qui, duns tous les domaines, veut disposer de lui-même el prendre en main ses destinées.Oui donc pourrait s'étonner et s'alarmer d'un mouvement aussi conforme aux conditions modernes de notre univers et à l'esprit de notre temps ».A lu suite du voyage de de Gaulle, le chef libéral lean Lesage fait une déclaration à saveur fédéraliste où il accuse le gouvernement unioniste de Daniel Johnson d'avoir mal conseillé le président français et de lui avoir laissé tenir des propos séparatistes.François Aquin, connu pour ses idées nationalistes radicales, refuse de suivre son chef sur cette voie.Le 29 juillet 67, il quitte le purti.Quelques semaines plus tard, il retourne a l'Assemblée nationale et devient le premier député indépendantiste québécois à y siéger.« Le voyage du président, les propos qu'il a tenus, la franchise avec laquelle il est allé au fond des choses, constituent un événement historique et un pas en avant dans l'accomplissement de notre destin », déclare-t-il à l'Assemblée nationale le 3 août 67.Aquin croit, avec 20 ans de recul, que Charles de Gaulle s'est rendu aussi loin qu'il pouvait aller dans son appel direct au mouvement indépendantiste.Il a légitimé l'indépendance aux yeux de gens qui croyaient que « Vive le Québec libre » était une phrase réservée aux terroristes.Il a d'ailleurs suivi ses idées et son temps.L'équation est simple, explique Aquin à La Presse: «Dans une décennie où, partout dans le monde, les indépendances se font ; avec un peuple québécois qui n'est pas loin de penser qu'il doit faire la sienne ; avec l'appui d'un chef d'État de cette envergure, nous avons une synergie qui fuit que nous sommes devant un événement considérable, un jalon important dans l'histoire du Québec ».La déclaration incendiaire du président allait en effet, par sa « tonalité explosive », propulser le Québec dans l'actualité internationale.« Dans les heures qui suivirent, Moscou appuyait l'indépendance du Québec, Radio-Bagdad annonçait l'émergence d'un nouvel État et Chine Nouvelle titrait : Québec libre », ra-conte-l-il avec fierté.Le 9 décembre 67, après une longue hésitation, Aquin adhère au Mouvement souveraineté-association qu'il quittera avec fracas à la suite d'un désaccord idéologique avec son nouveau chef, J René Lévesque.A l'été 68, il abandonne la politique parce qu'il est convaincu que l'indépendance ne se fera pas dans les prochaines animées.Retourné à la pratique et a l'enseignement du droit depuis près de 20 ans, François Aquin conserve toujours ses convictions indépendantistes.« |'ai très tôt acquis la conviction que l'institution fédérale ne fonctionnait plus et que l'indépendance était lu seule voie qui puisse sauver le Québec.» Mais ses cheveux ont blanchi.La sagesse a infiltré ses idéaux révolutionnaires.Celui qui, en 67, déclarai! : « Écoutez le peuple (.), il veut la liberté», ne croit plus que l'indépendance, cette idée qui fuit si peur, soit pour demain.Mais trouve excellent que quelques mouvements continuent de la promouvoir.Et la thèse de l'affirmation nationale de Pierre-Marc lohnson ?« L'affirmation nationale, je l'ai vue beaucoup moins gravement que plusieurs autres puisque que je n'ai jamais cru que le Parti québécois ait jamais été indépendantiste, lohnson n'a que consacré un état de fuit ».« Vous savez, de Gaulle avait vraiment fait sa part.C'était aux Québécois d'agir », pense François Aquin.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987 A9 Trois grands jours de retrouvailles Au-delà du vivat du balcon Jean-Pierre Bonhomme a suivi le general de Gaulle tout au long de son célèbre périple au Ouëbec.Il nous livre un témoignage personnel sur ce qu'il a vécu à l'époque.JWN-PWBIH BONHOMME Il fallait .y être.Cela s'imposait, surtout pour un journaliste qui renifle le moindrement l'importance d'un moment.Nous y étions pour notre part, à l'Anse-au-Foulon.à l'hôtel de ville de Québec, a l'hôtel de ville de Montréal et à l'Université de Montréal.Car nous expédiions, jusqu'à ce moment-la, une correspondance québécoise episodique et tranquille au Progrés de Lyon (500 000 exemplaires quotidiens à ce moment-là).Nous y étions surtout parce que le Québec, tout le monde le savait et c'était passionnant, cherchait alors fébrilement à négocier un « new deal » avec le pouvoir fédéral.Le gouvernement du Québec voulait faire reconnaître l'existence du peuple (de la société ?) d'ici autrement que comme un rassemblement de provinciaux devant être assimiles.La négociation ferait, une bonne fois pour toutes, vraiment passer a l'histoire ce statut quasi colonial dont l'odeur tramait encore dans les hautes parties de la « vieille » capitale.Le premier ministre Daniel lohnson.tout le monde ou presque le savait, venait de rentrer de Paris où il était aile demander de l'aide u cet égard.Affrontement C'est au débarcadère de l'Anse-au-Foulon, ce 23 juillet I9b7.que la visite de de Gaulle au Quebec à l'occasion de l'Lxposilion.a été vécue le plus en condense.L'affrontement s'y exprimait déjà complètement, dans une sorte de moment-clef.C'est la \u2014 on ne l'a pus vraiment relate \u2014 que la resistance symbolique du pouvoir federal a de profonds changements relatifs au statut du Quebec a ele clairement exprimée; c'est la aussi que les citoyens « canadiens-français ou français canadiens (comme préférait dire le général)» ordinaires ont montre ce qu'ils croyaient, ce qu'ils souhaitaient au fond d'eux-mêmes.Le decor: un navire de guerre nomme Colbert, du nom du ministre de Louis XV qui finançait la colonie canadienne sous l'ancien régime.Souvenir de 1759 Le Colbert, qui amène de Gaulle depuis Brest, battant pavillon tricolore, est amarre précisément la ou les troupes anglaises se sont infiltrees en î759 pour conquérir le Canada français.A neuf heures, les Grenadier Guards en costume rouge et casque a poil, comme au Palais de Buckingham, sont alignes devant le débarcadère, près d'une haute estrade.Le gouverneur général.M.Roland Michener, s'amène, puis le premier ministre du Québec.M.Daniel lohn- A la sortie de l'hôtel de ville de Quebec le chef de l'Etat français a baigné dans une foule tout aussi chaleureuse, tout aussi délirante de joie que celle de Montreal le lendemain.«Voyez comme c'est facile lorsque nous sommes entre nous » avait-il lance.son.Les deux hommes prennent place sur l'estrade.Le general se pre-sente alors sur le potll arrière du Colbert et.avec sa prestance de monarque, descend a terre el vient les rejoindre, M.Michener murmure des paroles de bienvenue qui sont complètement enterrées pur le bruit d'un hélicoptère du gouvernemenl du Que-bec.Son \"ami\" Johnson L'hélicoptère n'est plus la quand vient le tour de M.lohnson de souhaiter la bienvenue au grand visiteur.Il c'est là que le general se tourne chaleureusement vers son « ami » lohnson ei parle de retrouvailles.Ici la mémoire glisse un peu.Lst-ce avant ou après cette cérémonie qu'on joue les hymnes nationaux ?Toujours est-il que la nombreuse as-sistance entonne avec coeur Mar-seilluise après avoir hue le Cod Suve the Queen Cette fouie, contenue derrière une cloture, cherche d'évidence une certaine intimité avec le visiteur qui porte en lui une part de leur unie.Les Guards font écran.Tant et si bien qu'au terme de la cérémonie, le general se voit oblige, en passant les soldais rouges en revue, de saluer l'Union lack, le drapeau britannique.L'assistance considère le geste comme une provocation; on ne la laisse pas fêler en famille.Les deux cent journalistes, contenus dans un enclos près du Colbert, prennent note du caractère authentique de la reprobation de la foule, de la profondeur de ses émotions.L'accueil, il faut bien le signaler, contrastait avec celui qui avait été fait a la reine Elizabeth 11.trois ans auparavant.Celle-ci \u2014 on se souviendra du samedi de la matraque \u2014 s'était amenée au même lieu sur un autre navire, le Britannia.Les Québécois ne s'étaient alors pas déranges pour descendre la cote; ils ont « Wolfe's Cove » comme une épine dans l'âme collective.Le general de Gaulle, lui.a monte cette fameuse côte des plaines, vers l'hôtel de ville de Québec, dans la joie.Nous nous en souvenons comme si c'était hier : en sortant, et devant la foule massée sur le parvis, le chef de l'I tut français est sorti et a lance a tout le monde : « Voyez comme c'est facile lorsque nous sommes entre nous».La foule a dit son approbation dans le délire.Nous avons v u un policier (!) en pleurer tant les PHOTO MICHEL GlîAl/EL LA PRESSE souffrances de la vieille separation étaient profondément ressenties.L'épisode de Montreal est connu, passons.Qn se rappelle moins, cependant, la date du 25 juillet.Ce jour-la.au lendemain du célèbre vivat, le general de Gaulle s'est adresse, en presence du cardinal-chancelier Paul-Lmile Léger et du ministre des Affaires étrangères Couve de Murville.au corps professoral et étudiant de l'Université de Montreal.Texte par coeur Sur le ton d'un observateur, il a brosse un tableau de la situation du peuple français d'Amérique, de ses déconvenues et de l'importance de son esprit.Le texte de cette conference, rédige avant le voyage, selon l'historien Lacouture.de Gaulle l'a dit par coeur sans en oublier un seul mot.L'assemblée, très attentive, a applaudi sans reserve les propos du general.Ceux-ci.du reste, n'avaient rien d'une incitation à la révolte.Il venait simplement exalter « ce grand ensemble d'intelligence, de sentiment et de raison ».indispensable * au progrès du monde ».auquel le Quebec était invite a ne pas se dissocier.La discrétion entoure cet anniversaire JEAN-PIERRE BONHOMME Le Quebec marque d'une façon discrete le fameux passage au Quebec, ce jour même de l'an l%7.du chef de l'État français, le general de Gaulle.Par ailleurs, les recherches dans la preparation de ce dossier ont permis d'apprendre que !u porte du balcon de l'hôtel de ville, où le président français a prononce sa célèbre allocution, vient d'être ouverte pour la premiere fois en vingt ans.Un porte-parole de l'administra-lion municipale a dit que l'ancien maire de Montreal.M.lean Dra- ! On ne l'a pas trop fait savoir, mais les autorités canadiennes ont obligé le général de Gaulle, à l'Anse-au-Foulon, à saluer l'Union Jack que les « Guards > britanniques arboraient juste un peu plus loin à droite.La foule, elle, se massait derrière, à droite, et au fond, et le général pou- ! vait s'en approcher presque pour la toucher peau, avait fait, de ce fameux balcon, un lieu « tabou » et que la clef de la porte en avait été confisquée.Cette clef, a-t-il dit.vient d'être « retrouvée » ces jours-ci et la porte a enfin ele rouverte.Peu d'éclat Quanl au voyage du general, qui s'inscrivait dans le cadre d'une de-inarche d'émancipation québécoise, on s'en souviendra, il n'est pas commémoré avec grand éclat.La possibilité que l'une ou l'autre des municipalités du Québec nomme une rue ou une place du nom du général de Gaulle a néanmois été évoquée.La suggestion en a été faite cette semaine par l'ancien secrétaire-général de l'Agence de coopération culturelle et technique franco-québécoise, M.Jean-Marc Léger.Celui-ci a noté que le général de Gaulle a activement appuyé l'émergence de la personnalité internationale québécoise el que cela devrait être reconnu.Un porte-parole de la Ville de Montréal, pour sa part, a dit que le conseil municipal «n'exclut pas la possibilité » de nommer prochainement une rue ou une place du nom du general de Gaulle.On a signalé que la municipalité a posé le même geste pour feu le président américain, M.John Kennedy.Un porte-parole de la Société Saint-jean-Baptiste de Montréal, pour sa part, M.Pierre Lussier, a été vague.Il a indiqué que sa société ethnocentrique se préoccupe surtout, pour le moment, de la question de la translation des restes du patriote Chénier.Il a dit que la société «n'exclut pus la possibilité», elle Le premier ministre Daniel Johnson a vécu des heures de gloire aux côtés du général de Gaulle.non plus, de reclamer de la municipalité de Montréal qu'elle nomme une rue ou une place du nom du général de Gaulle.Changer le nom de la rue Sherbrooke?Le chef du Parti indépendantiste.M.Gilles Rheaume.pour sa part, a annonce qu'il devait déposer aujourd'hui une couronne d'iris au monument de la France Libre au parc La-fontaine.Ce geste, a-t-il dit, a un double objectif, celui de commémorer le libérateur de la France et de souligner la « grande amitié » qui le liait au Québec.M.Rheaume a d'autre part dit avoir demande au maire de Montréal, M.Jean Doré, qu'il nomme la rue Sherbrooke du nom du général de Gaulle.Signalons enfin que le premier ministre de France, M.Jacques Chirac, sera reçu à l'hôtel de ville de Montréal, le ou vers le 50 août.M.Chirac et le président François Mitterand se trouveront au Québec à ce moment là pour participer au Sommet de Quebec des pays parlant français.Gerald LeBIanc Vive les vacances à temps et demi en Floride! Ala mort de Charles de Gaulle en 1970, Félix Leclercs'était spontanément écrié: «Le monde vient de perdre un de ses derniers grands comédiens.» Cet extraordinaire talent d'acteur, le général en avait donné une brillante manifestation à Montréal, un soir de 24 juillet, il y a vingt ans.Du balcon de l'hôtel île ville, le grand séducteur avait su trouver le ton.la manière, les hésitations et la formule magique pour charmer les uns et faire rager les autres.En faisant sien le «Vive le Québec libre!», le slogan de la jeunesse indépendantiste montante, Charles de Gaulle venait de placer sur la scène mondiale le drame national du Québec.Le monumental edifice du 275 rue Notre-Dame est toujours la.les majestueuses portes centrales maintenant grandes ouvertes aux touristes américains qui fréquentent toujours, eux.la Place lacques-Cartier.Rien ne leur permettait de deviner, hier, que le 24 juillet 1967 un des grands de ce monde y avait donné une de ses meilleures performances.Aucun prépara-tif sur l'historique balcon n'annonçait, non plus, la tenue aujourd'hui d'un cérémonie commemorative du célèbre incident.Assis sur le muret adjacent au Chateau de Rame-zay, juste en face de l'hôtel de ville, je me demandais, hier, ce qu'un autre général malicieux pourrait bien lancer du balcon pour capter et galvaniser l'humeur îles Québécois en ce 24 juillet 1987.Quelle formule magique trouverait ce nouveau génie pour incarner le Quebec d'aujourd'hui?Voici un petit échantillon des réponses reçues de mes collègues a qui j'ai pose la question.\u2014 «Vive le Que-bec sans problème!» \u2014 « Les Québécois sont tous des veaux !» ( Charles île Gaulle a déjà fait le compliment aux Français ) \u2014 «Vive les vacances a temps et demi en Floride!» \u2014 « Vive Old Orchard libre! » \u2014 « Le Québec c'est superchouet-te!» \u2014 « Vive les REA libres!» \u2014 « Vive les L.xpos!» Apres avoir bien refléchi, une toute jeune collègue ( il y en a heureusement quelques-uns et quelques-unes chez nous) a fini par répondre: «Il ne dirait rien, comme tous les autres qui ne trouvent plus rien d'intéressant a dire.» Un autre, aussi jeune, a renchéri: «Il ne dirait rien, mettrait la main dans sa poche, en sortirait une poignée de dollars, les exhiberait triomphalement, saluerait la foule et tirerait sa révérence.» ¦ Couple au retour sur le passe, ce petit voyage dans l'imaginaire permet de mesurer le chemin parcouru depuis 20 ans.Certains parleront de progrès et de maturation, d'autres d'engourdissement et de regression, tous diront qu'ils ont vieilli de vingt ans.C'est peut-être ca la clef de toute l'affaire.Ceux qui tenaient les pancartes du R1N devant de Gaulle tiennent toujours le haut du pave, brûlant parfois avec la même ardeur ce qu'ils adoraient le 24 juillet 67.De la même façon, ce sont les journalistes de cette génération qui ont couvert l'incident de 67 et ce sont encore eux.toujours aux mêmes postes, qui rappellent l'événement en 87.Ils étaient alors dans la vingtaine, ils sont aujourd'hui dans la quarantaine.Omniprésents, les enfants du baby boom vieillissent et la société doit vieillir avec eux.Il y en a d'autres qui ont aujourd'hui 20 ans mais ils n'arrivent pas à dresser les pancartes annonciatrices d'avenir comme le faisait la jeunesse du RIN.S'ils y arrivent, on ne peut ou ne veut les voir et les entendre.Le balcon est toujours la, mais personne n'y montera ce soir.En attendant nous digérons tranquillement nos histoires de jeunesse, en les adaptant progressivement a notre humeur vieillissante.Ln 1967 L>anicl lohnson et Charles de Gaulle nous ont fait vibrer du haut d'un balcon.Ln 1979, Rene Lévesque et Raymond Marre nous ont fait rire, en se taquinant comme des gamins sur l'affaire du balcon, dans l'atrium du Complexe Desjardins.Le mois dernier, François Mitterand n'est pas monté sur le balcon et n'en a parlé a personne, se contentant de quelques petits saluts présidentiels a lu poignée d'irréductibles, rassembles comme en cachette aux abords de l'hôtel Méridien.Il y a aussi près de vingt ans, Ken Russel avait produit un merveilleux film.Women in Love, à partir d'un roman de D.H.Lawrence.«Toi, finalement pourquoi continues-tu de vivre?», y demandait l'un des personnages.«Parce que je suis vivant!», lui re-pondait son ami.Dans la même veine, le general providentiel pourrait-il nous dire autre chose que «Vive le Quebec, parce qu'il existe!» A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 JUILLET 1987 AVIS LÉGAUX - APPEL D'OFFRES - SOUMISSIONS Port de Montréal Port of Montreal AVIS AUX ENTREPRENEURS APPEL D'OhFRES NO 67774 Des soumissions cachetées, adressées au soussigné et ponant la suscnption: -soumission POUR L'INSTALLATION D'UNE NOUVELLE VOIE DE CHARGEMENT - ÉLÉVATEUR A GRAINS NO 4.PORT DE MONTRÉAL.MONTRÉAL.QUEBEC», seron' reçues aux bureaux de la Société du port de Montréal, Èdilice du port de Montréal, aile no 1.Cite du Havre.Montreal.Quebec.H3C 3R5, jusqu'à 15 heures, heure avancée de I est.le vendredi 7 août 1987.alors que les soumissions reçues seront ouvertes on public.Les soumissions reçues après l'heure indiquée ci-dessus ne seront pas considérées On peut se procurer, a compter du vendredi 24 juillet 1987.le cahier des charges, les formules de soumission et lenveloppe prè-adressee en s'adressart au Service de l'approvisionnement, rez-de-chaussee.Edilice du port de Montreal, aile no 1.Cité du Havre.Montreal.Quebec contre un dépôt non remboursable de vingt-cinq (25S) dollars sous lorme d argent comptant, de Jieque vise ou mandat-poste émis a I ordre de la Société du port de Mom eal Toute autre torme de depot sera refusée.Un cautionnement de soumission devra accompagner la soumission, toi que stipule dans le cahier des charges, sinon celle-ci ne sera pas considérée.Si desire, avant de se procurer les documents de soumission, on pourra examiner ceux-ci en s adressant au service de lapprovisionnoment.Une visite du chantier aura lieu le vendredi 31 |uillot 1987 a 14 h Rendez-vous au bureau du surintendant, élévateur a grains no 4.chemin du port, quai 54 55.port de Montreal.La Société ne s engage a accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions Dominic J.Taddeo Directeur general et dirigeant principal Port de Montreal Montreal, juillet 1987 '.*\".' ¦ ï-ffa >.*.¦> Canada LA BANQUE jSl D'ÉPARGNE [m DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL AVIS D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DES DÉTENTEURS D'ACTIONS ORDINAIRES ET DES DÉTENTEURS D'ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE CATÉGORIE A, SÉRIE 1 ET SÉRIE 2 Avis est par les présentes donné qu'une assemblée générale extraordinaire des détenteurs d'actions ordinaires et des détenteurs d'actions privilégiées de catégorie A, série 1 et série 2 de La Banque d'Épargne de la Cité et du District de Montréal («la Banque») se tiendra le mercredi 2 septembre 1987, à 10 heures, à Le Château Champlain, Place du Canada, à Montréal (Québec), aux fins suivantes: 1) examen et, s'il est jugé à propos, adoption d'une résolution spéciale autorisant la Banque à saisir le ministre des Finances (Canada) d'une demande en vue de l'octroi de lettres patentes transformant la Banque en banque régie par la loi sur les banques (Canada) et approuvant le projet de lettres patentes transformant la Banque en banque régie par la Loi sur les banques (Canada); 2) examen de toute autre question dont l'assemblée pourrait être régulièrement saisie.Par ordre du conseil d'administration, Le président et chef de la direction, Roland Breton Montréal (Quebec) le 16 juillet 1987.i.LA BANQUE [Â] D'ÉPARGNE [¦¦_ DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL Avises) p.ir le présentes donne de l'intention de L;i Banque d'Lparpru- de la Cité cl du District de Montréal de s.usir le ministre des Finances conformément au paragraphe 25.il I I de la Lin sur les banques, d'une demande en vue de l'octroi de lettres patentes la transformant en banque renie par la Loi sur les banques Le requérant propose que eelte banque porte la dénomination sociale Banque Laurentiennc du Canada.Le projet de lettres paternes est ainsi conçu: \t~llll\t L ?in mm i |\tr ^ k - À\t MONTRÉAL TOUT EST DANS LE STYLE Rendez-vous au magasin Simpson le plus près de chez-vous: Centre-ville 284-4231 \u2022 Fairview 697-4870 \u2022 Anjou 353-3300 \u2022 Laval 087-1540 el StBruno 461-2211.Heures d'ouverture au centre-ville: Du lundi au mercredi \u2022 10h à 18h.Jeudi et vendredi \u2022 10h à 21h Samedi \u2022 9h à 17h ' Heures d'ouverture des magasins succursales: Du lundi au mercredi \u2022 9h30 à 18h.Jeudi et vendredi \u2022 9h30 à21h Samedi - 9h à 17h "]
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