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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-04-01, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 1er AVRIL 1987' WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊËÊÊm I ¦¦¦¦¦¦¦ Caccia pris au collet Presw Canadienne OTTAWA Un vote sans cravate a-t-il autant de valeur qu'un vote avec cravate ?C'était le noeud de la question, hier, à la Chambre des communes.Le depute liberal Charles Caccia avait eu l'audace de voter sur une mesure législative alors qu'il portait un simple col roule.Le whip du Parti conservateur, Scott Fennell, guère impressionne, décréta que l'absence du petit bout d'étoffe faisait toute la différence et que le vote de M.Caccia ne pouvait être accepté.Le leader des libéraux en Chambre, Herb Gray, souligna pour sa part que le député Caccia lui paraissait très convenablement velu cl fil remarquer que certains députés conservateurs avaient aussi vote sans noeud de cravate, faisant allusion aux femmes députées.M.Fennell rétorqua qu'il ne ferait pas d'autre difficulté si M.Gray acceptait de porter.une robe.Le vice-président de la Chambre, Marcel Danis, auquel ses fonctions imposent le port d'une longue robe noire et d'un col blanc, mais pas d'une cravate, dénoua l'impasse et statua que le vote du depute Caccia était valide.Mais il prit soin de souligner que la tradition parlementaire exige un «vêtement conservateur et contemporain» et que pours les hommes, cela signifie porter la cravate.Il y a plusieurs années, Pierre Trudeau s'était déjà fait rabrouer par le premier ministre |ohn Diefenbaker pour avoir porte une lavallière en Chambre.UN NOUVEAU COMMISSAIRE À LA GRC ¦ M.Norman Inkster, qui sert depuis 30 ans au sein de la Gendarmerie royale du Canada, où il est entre a l'âge de 18 ans, prendra à l'automne la succession de Robert Sim-monds en tant que commissaire de ce corps de police.La nomination de M.Inkster, qui assumera ses nouvelles fonctions le 1er septembre, a été annoncée par un communiqué signé du premier ministre Mulro-ney.Originaire de Winnipeg, M.Inkster, qui parle couramment les deux langues officielles, est actuellement commissaire adjoint aux operations criminelles.À ce titre, il a la responsabilité de la lutte contre la drogue, le crime commercial et le crime organisé.Sa connaissance des deux langues l'aidera sans doute à résoudre la dispute qui sévit depuis longtemps au sein de la GRC à propos du recrutement d'agents francophones.M.Simmonds, qui ne parle qu'anglais, a souvent été critiqué pour ne pas encourager suffisamment le bilinguisme au sein de la police fédérale.Norman Inkster laserphotopc CONTRAT SANS APPEL D'OFFRES ¦ L'Office de protection du consommateur a accordé en novembre dernier sans appel d'offres un contrat de $30 000 à une firme de comptables agréés dont les membres ont fourni plus de $10 000 à la caisse électorale du Parti libéral, a dénoncé hier l'opposition pequiste.Lors de l'étude en commission parlementaire des engagements financiers de l'Office, le député pequiste de Shefford Roger Parés s'est demandé si une telle pratique était « acceptable ».Le ministre de la Justice Herbert Marx, responsable de l'Office de protection des consommateurs, a soutenu que la question était « insultante » car, soutient-il, il n'y a aucun rapport entre l'octroi de ce contrat et d'éventuelles contributions a la caisse électorale du Parti libéral.La firme récipiendaire du contrat est la firme Caron, Bélanger et Associés, de Montreal.MME ASSIM0P0UL0S CHEZ L.BOUCHARD ¦ La vice-presidente du Parti québécois, Mme Nadia Assi-mopoulos, accompagnée du depute de Saint-)acques, Andre Boulerice, ont été reçus à diner, hier soir à Paris, par l'ambassadeur du Canada, M.Lucien Bouchard.Les deux représentants du PQ, en mission officielle en France, étaient accompagnés pour cette reception officielle par des membres du Parti socialiste français qui tiendra son congrès national en fin de semaine à Lille.A la permanence du PQ, à Montreal, le directeur-général Alain Marcoux a confirmé que Mme Assimopoulos avait demandé et obtenu, avant son départ, des rendez-vous avec le délégué général à Paris, M.|ean-Louis Roy, et l'ambassadeur du Canada.Le contenu des discussions qui se dérouleront au cours de ces rencontres n'est pas connu officiellement, a-t-on précisé à Ottawa et à Paris.Cela n'a cependant pas empêché un porte-parole de la permanence du PQ de rappeler que Mme Assimopoulos, en plus d'être vice-présidente du parti, était aussi présidente de son comité des relations internationales.UNE «IMPRUDENCE» ¦ Lcministre des Approvisonnements et Services, Gilles Roche-leau, a admis hier en Chambre que le secrétaire général du Parti libéral.Yves Letellier, avait commis une « imprudence » en faisant étalage de ses allégeances libérales lorsqu'il a offert ses services aux villes de Gatineau et Aylmer.« Il a inscrit à l'intérieur de son offre de services qu'il était secrétaire du PLQ.je l'ai mentionné et je le prétends encore qu'il n'avait pas d'affaire à inscrire cela parce que tout le monde dans l'Outaouais sait qu'il est secrétaire du PLQ.Si M.Letellier a commis cette imprudence, c'est son imprudence à lui » d'affirmer le ministre aux questions de l'opposition officielle.Ceci dit, le ministre considère que le Parti québécois a tort de faire « tout un plat » avec cette histoire puisque jamais il n'a fait affaire, en tant que ministre, avec le secrétaire du parti libéral.« M.Letellier a même perdu des contrats depuis le 2 décembre 1985 » a d'ailleurs soutenu M.Roche-leau.M.Letellier a démissionné depuis de son poste de secrétaire.Le journal Le Droit révélait la semaine dernière que M.Letellier a fait parvenir une lettre à ces deux municipalités pour offrir ses services d'avocat.Il y mentionnait que son poste au sein du parti libéral lui permettait d'avoir accès à des ministres et de faire progresser les dossiers.Nadia Assimopoulos C'était il y a deux ans, lors du «Sommet irlandais».La visite de Reagan ne durera que 24 heures Mulroney aura des propos « directs » MAURICE JAHNARD du bureau de La Presse OTTAWA La troisième rencontre Mulro-ney-Reagan ne passera pas a l'histoire comme leur plus long téte-a-léte.Le président Reagan sera en fait dans la capitale canadienne dimanche et lundi prochain pour un séjour qui durera en tout 24 heures et trente minutes.Le dirigeant américain arrivera a 15 h 30 dimanche pour repartir le lendemain à 1b heures.Le fait marquant de la visite présidentielle sera le discours que prononcera Ronald Reagan, lundi, devant la Chambre des communes et le Sénat réunis.Personne ne s'attend ici à de grandes declarations fracassantes de la part du dirigeant de la Maison-Blanche.Celui-ci devrait aborder quelques grands themes internationaux comme le desarmement, les relations Lst-Ouest et la nécessité de resserrer les liens entre les alliés de l'OTAN en matière de defense.Toutefois, sur le plan bilateral, Ronald Reagan a une côte à remonter.Les représentants canadiens estiment que le president n'aura pas le choix et qu'il devra tenter de convaincre le public canadien qu'il est sincère dans les dossiers des pluies acides et du libre-échange.lusqu'ici le premier ministre Mulroney s'est montre conciliant envers son « copain Ron ».Ce n'est que tout dernièrement que Brian Mulroney a commencé de changer de ton envers la Maison-Blanche.Le vice-président George Bush, lors de sa récente visite a Ottawa, s'est fait « parler dans les oreilles» par M.Mulroney, pour employer l'expression même utilisée par l'Américain.Hier, un porte-parole de l'ambassade canadienne à Washington a declare que le premier ministre sera plutôt direct dans ses entretiens avec Reagan.Ottawa estime que l'administration américaine n'a pas tenu ses promesses en matière d'environnement et de commerce.Dans ce dernier dossier, les exportations canadiennes se bloquent au protectionnisme de nos voisins du sud.Le bois d'oeuvre et les bardeaux de cèdre ont ele frappes de tarifs imposants et d'autres produits comme l'acier, la potasse et l'uranium sont menaces de l'être.Un sondage realise l'an dernier a mon'ré que les Canadiens jugent le comportement d'Ottawa trop amical vis-à-vis les États-Unis en matière de commerce.La firme Décima qui a effectué l'enquête révélait: « Ces données constituent une sérieuse mise en garde pour le gouvernement canadien ».Le sondage a montre que seulement 13 p.cent des Canadiens veulent une relation d'amis très proches avec les Américains.La plus grande proportion.46 p.cent des 2 000 répondants, disent vouloir une relation « d'affaires mais entre bons voisins ».L'enquête a etc conduite a la demande du gouvernement federal au moment ou il amorçait ses négociations sur le libre-échange avec les États-Unis.Ces résultats expliquent pourquoi Brian Mulroney cherche a modifier son attitude envers Reagan puisque l'ensemble de l'elec-torat risque de désapprouver sa conduite s'il se montre trop conciliant.D'ailleurs, une coalition formée de 40 organismes sociaux manifestera sur la colline parlementaire lors de la visite Reagan.Près de 5 000 personnes sont attendues ici pour critiquer les politiques américaines sur l'environnement, de même que la façon avec laquelle le gouvernement Mulroney mené les négociations sur le libre-échange.Broadbent a le vent dans les voiles Presse Canadienne TORONTO Le chef du Nouveau parti démocratique, Éd Broadbent, continue d'accroître son avance sur le premier ministre Brian Mulroney et le leader liberal |ohn Turner dans la perception canadienne du meilleur choix comme premier ministre.Un sondage effectue à l'intention du Globe and Mail de Toronto que ce quotidien publie aujourd'hui conclut en outre que M.Broadbent est le seul leader dont la popularité soit plus grande que celle de son parti.MM.Mulroney et Turner sont tous deux en arrière dans ce domaine, precise le sondage, effectue par la firme En-vironics Research Group entre le 8 et le 2b mars.Trente-trois p.cent des Canadiens pressentis se disent d'avis que M.Broadbent serait le meilleur premier ministre, tandis que 22 p.cent choisissent M Turner et 17 p.cent seulement M.Mulroney.Vingt-huit p.cent n'ont indique de préférence pour aucun des trois leaders ou se sont declares indécis.Lors d'un sondage similaire effectue par Environics en octobre dernier.26 p.cent des sujets avaient choisi M.Broadbent.24 p.cent M.Mulroney et 18 p.cent M.Turner.La proportion des indifférents ou des indécis avait été de 32 p.cent.Pour un usage limité du numéro d'assurance sociale Presse Canadienne OTTAWA Un comité parlementaire a recommandé au gouvernement de limiter l'usage du numéro d'assurance sociale.Le Comité permanent de la justice et du Solliciteur general a dépose hier un rapport portant sur la Loi de l'accès a l'information et sur la Loi de la protection des renseignements personnels.L'enjeu était d'améliorer l'accès du public a l'information gouvernementale, tout en renforçant les mesures de protection des renseignements personnels, a declare le president du comité.M.Blaine Thaeker.Le comité a notamment recommande au gouvernement de limiter la collecte et l'utilisation des numéros d'assurance sociale à des usages autorises par une loi fédérale.Le système de numéros d'assurance sociale a été adopte en 1964 uniquement pour les regimes d'assurance-chômage et de retraite Des le debut cependant, l'utilisation des numéros a d'autres buts a prolifère.Actuellement, les Canadiens sont constamment pries de fournir leur numéro d'assurance sociale pour toutes sortes de fins dans tous les secteurs de la société.Certains salons mortuaires ont besoin du numéro de la personne décédée pour obtenir un permis d'inhumation des autorites municipales, tandis que les visiteurs de certains edifices gouvernementaux sont tenus de produire leur numéro.Les compagnies d'assurance demandent régulièrement aux détenteurs de police de fournir leur numéro lorsqu'ils présentent une réclamation.Il semble également que certains services d'information financière utilisent le numéro d'assurance sociale pour reunir des renseignements sur une personne, a indique le comité dans son rapport de près de 150 pages.Le comité estime que ce numéro ne devrait pas être utilise a des fins qui n'ont pas etc autorisées par le Parlement canadien.Il faudrait plutôt mettre sur pied des systèmes individualisés d'identification pour repondre à des besoins précis, a-t-il ajouté.Johnson s'étonne du coût de la direction de l'information à la Délégation du Québec à Paris VWONLABIRGK du bureau de La Presse QUEBEC Le gouvernement du Quebec a autorisé des dépenses de $377 078 pour l'engagement contractuel du journaliste Jacques Bouchard, comme directeur du service de l'information de la Délégation générale du Québec, à Paris.M.Bouchard est en poste depuis le 13 octobre dernier, et son contrat expire le 13 octobre 1988.Hier, en commission parlementaire chargée d'étudier les engagements financiers du ministère des Relations internationales pour l'année 1986, le chef de l'opposition, M.Pierre Marc lohnson, s'est dit étonné qu'il en coûte autant pour le directeur du service de l'information de la Délégation générale du Québec à Paris.Selon le ministre des Relations internationales, M.Gil Rem illard, outre bien sûr le salaire qui lui est versé et certaines primes, M.Bouchard devra présenter les pièces justificatives habituellement demandées en pareil cas.De plus, a expliqué le ministre, toutes ces dépenses respectent le Règlement sur les idemnites et les allocations versées aux fonctionnaires en poste a l'extérieur du Québec.« Il faut faire attention aux chiffres, a dit le ministre, et c'est bien dangereux de mentionner des chiffres qui comprennent à la fois et le salaire et les dépenses et frais de fonction ».Ce faisant, M.Rémillard recon-nait qu'il n'est pas facile pour le gouvernement de recruter des Québécois pour servir à l'étranger, voire même « recruter des gens compétents ».Pour chacune des deux années de son contrat, la rémunération de M.Bouchard a été fixée à $60 343.Y compris deux augmentations de 3,5 p.cent et l'octroi d'une prime de 7 p.cent par année, prime dite « avantages sociaux ».Selon un dossier du Conseil du trésor dont La Presse a obtenu copie, l'employeur de M.Bouchard, le ministère des Relations internationales, est, outre son salaire, autorisé à lui verser au plus $85 396 par année pour diverses allocations.Soit: ¦ $14 000 par année pour compenser la différence du coût de la vie entre Montréal et Paris; i Jacques Bouchar ¦ $13 050 par année comme prime de fonction ou, en quelque sorte, prime d'éloignement; ¦ $42 096 par année pour son logement dans la Capitale française; ¦ $10 000 par année pour les frais de scolarité de ses enfants, s'il y a lieu bien sur; ¦ et $1 250 par année pour le remboursement de frais médicaux.Par ailleurs, toujours selon le même dossier du Conseil du trésor, il peut au plus en coûter $85 600 au ministère des Relations internationales pour rembourser les frais de déménagement Montreal-Paris-Montreal de M.Bouchard, ainsi que pour le remboursement de divers frais de représentation et autres coûts.Dans la synthèse des explications portées au dossier du Conseil du trésor, on relève que le ministère des Relations internationales croit opportun de procéder a l'engagement d'un directeur du service de l'information d'expérience à la Délégation générale du Québec à Paris.Le fait est que M.Bouchard a exercé le métier de journaliste jusqu'en octobre dernier, durant 27 ans, tant à la Presse Canadienne qu'au journal La Presse où il fut successivement chroniqueur politique et éditorialiste.Évidemment, le ministère des Relations internationales a été autorisé à modifier à la hausse ou à la baisse l'engagement budgétaire de $377 078 en fonction du taux de change.¦i B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCREDI 1er AVRIL 1987 Paul Desmarais president du conseil d administration Roger 0.Landry oresident éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel Jean-Guy Dubuc directeur de I information «ditorialiite en chef Éditorial L'autre télévision Radio-Quebec va survivre.Il y a encore peu de temps, pour diverses raisons et de diverses façons, on la croyait moribonde.Il semble maintenant que ses plus grands malheurs soient derrière elle La Société d'Etat a eu du mal a s organiser: l'excès de personnel, les dépenses trop grandes pour justifier le produit, les conflits internes entre la direction et le conseil d'administration une programmation déficiente et une ambiguïté dans le mandat tout cela est peut-être du passe.Du moins, le ministre des Communications M.Richard French, semble classer tout cela au chapitre des erreurs de jeunesse.Les sociétés d'Etat sont toujours celles qui peuvent le mieux se faire pardonner ces espèces de fautes Victoire pour ses directeurs, mais aussi pour un certain nom-Dre de ministres qui croyaient plus aux benefices d'une télévision educative et culturelle que les \u2022 sages» du comité Cobeil.On se souvient qu une des très nombreuses recommandations du comité concernait la privatisation de cette chaîne dans un monde ou pullulent les sources d'information et de culture M French a résiste et c est tant mieux Tant mieux si Radio-Quebec sait presenter une programmation originale C est vrai que les Ouebecois profitent d'une immense variété de chaînes de television, qui s'ajoutent a un nombre inouï de stations de radio (28 a Montreal, sauf erreur) et à un nombre de journaux quotidiens supérieur a celui de New York ou de Chicago.Mais le Quebec a besoin, plus que quiconque, de s offrir ses propres moyens de communication S il ne les possède pas.par I intermédiaire de collaborations gouvernementales ou de regroupements de médias prives, il risque fort d être envahi par le contexte culturel environnant (C est ce que devraient comprendre les adversaires de la concentration des médias.» Donc, programmation originale jusqua maintenant, Radio-Quebec a fait de sérieux efforts dans ce domaine Plusieurs emissions ont mérite des prix, ce qui est preuve de leur qualité et de leur attrait populaire.Mais c est dans ce sens qu il faut continuer: la qualité et l'originalité de la programmation doivent demeurer les deux piliers de la survie de Radio-Quebec.C est en leur nom que le gouvernement peut I aider; et c est aussi en leur nom que la société québécoise est prête a la financer La politique publicitaire actuelle est très convenable, il faut augmenter le volume sans changer la formule.La publicité de prestige devrait pouvoir croître Quant a ia levée de fonos publics, elle n'est défendable que dans l hypothèse d'une programmation tellement originale quaucune autre cha:ne ne peut la presenter.C'est ce qu a compris PB5 aux Etats-Unis, et c est ce qui le fait vivre.On ne peut demander aux contribua-oies de donner davantage a moins de répondre a une de leurs attentes importantes Tant que Radio-Quebec repono aux attentes culturelles ou Quebec, elle mérite l appui du gouvernement er de la population La nouvelle marque de confiance qu elle vient de recevoir devrait I encourager a faire plus surtout dans des domaines culturels qui lui demeurent pncore inconnus.A voir a surveiller, a suivre Jean-Cuy DUBUC «Clasnest» à la Doré Jusoua present, les Montréalais ont pu se demander en quoi l'élection de M.Jean Dore avait change leur ville; le reformateur se serait-il contente de marcher dans les traces de son prédécesseur?La reforme administrative annoncée par le comité executif montre maintenant que la nouvelle équipe a l'hôtel de ville ne perd pas son temps.En changeant les structures administratives de la Ville, elle cherche a donner aux citoyens plus pour leur argent.Elle cherche a comprendre les besoins des citoyens et a y repondre avec efficacité: c'est une version locale de la fameuse «glasnest» que M.Gorbatchev veut insuffler a l appareil étatique soviétique L administration de la Ville s était compliquée a I excès: les services s étaient multipliés au point ou le comité executif se perdait souvent dans les details et n'avait une vue d'ensemble qu a grande peine.La réforme consiste donc à centraliser les services pour faciliter les rapports entre les citoyens et l'administration et pour permettre au conseil executif de faire le lien entre la politique et la gestion Cette centralisation est essentielle pour permettre aux citoyens de mieux connaître ce qui se passe dans leur ville et pour obtenir plus rapidement les services dont ils ont besoin.L ouverture de 12 bureaux d'accueil et de services ne serait pas d une grande utilité si l'on ne rationalisait pas en même temps les services municipaux.L aspect financier de la reforme est insignifiant pour l'instant: ses coûts seront vite compensés par des économies, mais les montants évoqués sont infimes comparés au budget de la Ville.Les avantages économiques pour la Ville se manifesteront autrement sous deux formes La rationalisation des services municipaux permettra au comité executif de mieux comprendre ce que la Ville fait pour les citoyens et de mieux comprendre leurs besoins; bref, la Ville pourra faire du «marketing» et concentrer ses ressources pour repondre au plus urgent.On ne pourra donc pas nécessairement traduire en dollars les bienfaits de ce renouveau administratif.En utilisant de façon plus rationnelle les ressources existantes, la Ville pourra développer des services qui ont été de-laisses jusqu'à présent et que les citoyens voudraient voir développés davantage.La Ville devrait lentement pouvoir offrir de nouveaux services sans demander de nouveaux crédits.L'autre source d'économie viendra de l'effet que la réforme peut avoir sur le moral des fonctionnaires.Une administration davantage orientée vers les besoins des citoyens ne peut que stimuler les employés et les cadres qui perdent parfois de vue I importance de leur travail.À elle seule, la réorganisation peut ouvrir de nouveaux horizons à des fonctionnaires désabusés par la routine et les encourager a prendre leur travail à coeur.z réforme n'est, bien sûr, qu un début.Seul l'avenir dira si le maire Doré saura bâtir sur cet esprit d'ouverture et de transparence qu'il apporte à l'hôtel de ville.Mais c'est un début prometteur.prétféffc WAGNIERE DTCiTS RESERVES TRIBUNE LIBRE Droit à la psychologie Le Barreau du Ouebcc .m nom ait récemment que le-couples en instance de divorce ou de séparation pourront désormais recourir aux service» d'avocats médiateurs «dûment formés» a cet effet.La Corpo ration professionnelle des pvy chologues du Québec est ire* heureuse «le cette initiative (.) mais elle craint que les informations parcellaires diffu sées CCS derniers jours au sujet du service de mediation n aient sente une certaine con fusion dans l'esprit du public I es membres du Barreau iu sont pas suis snoir que fouie reparation el tout divorce com portent une dimension psycho logique loul aussi importante que la dimension legale.A preuve: la formation qu'ils ont reçue leur a ete dispensée a la fois par des psychologues el îles travailleurs sociaux.(.) Les spécialistes des problèmes familiaux et conjugaux (psychologues el travailleurs sociaux) offrent depuis plusieurs années deja des services aux couples en difficulté, les services offerts par les psychologues prennent la forme soit d'une thérapie pour améliorer la relation de couple ou.en matière de médiation, d'une résolution de conflit en cas de separation ou de divorce.Ils visent a atténuer l'impact de la situation conflictuelle tant sur les conjoints que sur les enfants.Forte de cette expertise, la Corporation se réjouit du fait que le Barreau se dise «ouvert a la complémentarité».Elle souhaite qu'il soit possible de-col laborer avec le Barreau a la mise sur pied d'équipes de mediation interdisciplinaires analogues à celles qui existent deja aux États-Unis.Alors et alors seulement pourrons-nous prétendre offrir au public des services de médiation complets et adéquats.Renée LAVICNE-SABOURIN Vice-présidente, de la Corporation des psychologues du Quebec L'éditorial a choqué M.lean-Guy Dubuc ¦ Une fois de plus, en éditorial, vous répande/ votre fiel el votre mépris sur l'Université du Québec u Montréal.Vous balaye/ du revers de la main les revendications des chargés de cours en les accusant de tous les maux de l'Université et en ne leur accordant aucun credit quant a ses succès.Vous semble/ ne rien connaître du milieu universitaire et de l'UQAM en particulier, que vous vous appliquez a dénigrer (cf.votre commentaire de l'automne passé sur la grève étudiante).Pourtant vous souligne/ très bien la source majeure de presque tous les problèmes de l'UQAM: celle dernière touche 30 p.cent moins de subvention par étudiant / te que lu moyenne des universités mieux «établies-.,ir ses sources de financement sont moins diversifiées, ht maigre cela l'administration de l'UQAM réussit à boucler le budget avec un léger déficit.Ce qui prouve probablement que l'administration de l'Université defend mieux les intérêts du gouvernement dire M.Gobeil) que ceux de l'Université.Vous semble/, M.Dubuc, errer comme bien d'autres et confondre l'Université et son administra non Les professeurs et les charges de cours ne sont pas les employes, ni les étudiants les clients de l'Université.Ils sont l'Université.Andre GlCUERE \u2022tudiant en physique à l'UQAM Rendons a César.¦ Il y aura bientôt dix ans que le Canadien National et VIA Kail sont deux sociétés entièrement distinctes l'une de l'autre.Le CN transporte des marchandises.VIA kail transporte des personnes.Il est donc regrettable que M Raymond Gervais.dans son reportage sur l'accident au pont Victoria, ait écrit que c'est le Canadien National qui «a établi une liaison par autobus en ire l'hôtel Reine Elizabeth et la gare île Saint-Lambert pour les voyageurs de VIA Rail».C'est bel el bien VIA Rail qui a transporté en autobus les voyageurs de ses trains entre la gare de Saint-Lambert et la gare Centrale (non pas le Reine Elizabeth).La nuance peut sembler secondaire au public en général, mais nous, les employés de \\ IA.aimerions que soit rendu a Cesar.Merci.VIA Rail Canada Daniel ROSSEEL Chronique mal reçue A Rcjcan Tremblay.¦ C'est avec beaucoup d'indignation que j'ai pris connaissance de la chronique de M.Rejean Tremblay dans /./ Presse du 21 février.Son propos a de quoi choquer tous les Québécois et Québécoises qui dans leurs temps libres, s'occupent à d'autres loisirs qu'au sport ! Est-il vraiment nécessaire d'afficher un tel mépris pour tout le monde du loisir en ironisant largement sur le «macramé»?Comment peut-on se permettre un tel coup de balai sur toute la réalité du loisir au Québec.et du même coup, sur les milliers de bénévoles qui s'engagent activement dans leur milieu dans divers secteurs du loisir?Dans le cas du Mouvement québécois des camps familiaux, il faudrait sans doute vous dire que le « macramé \u2022 c'est : \u2014 500 familles ù l'oeuvre dans leur milieu pour rendre les vacances accessibles aux familles à faibles revenus; \u2014 20 camps familiaux gères bénévolement par les f.i milles afin que les coûts de meurent abordables pour tous : \u2014 130000 heures de bénévolat au sein des groupes et des camps familiaux, pour permettre à 2500 familles québécoises de profiter de vacances d'été ailleurs qu'à «balconvillc»! \u2014 un mouvement populaire qui vise l'accessibilité aux vacances pour tous car, encore aujourd'hui, plus de 40* des Québécois et Québécoises ne prennent pas de vacances pour des raisons économiques.Quant à nous, au même titre que les fédérations sportives, nous clamons très haut notre désarroi devant les coupures de subvention annoncées par le MLCP pour l'année a venir.Mais aussi pour celles faites les dernières années.La situation est alarmante et le développement du loisir sérieusement compromis.Les tarifications augmentent, l'accessibilité est réduite.les loisirs et les vacances seront-ils un luxe et un privilege pour les mieux nantis de notre société?Voila, quant à nous, l'urgen ce dont il faut aussi parler.Diane LABERCE Coordonnatriee Mouvement québécois des camps familiaux L économie de la culture A jean-Paul Desbiens.¦ L'État doit être un mécène culturel.C'est une idée que j'accepte mais votre affirmation selon laquelle on doit rendre le produit culturel accessible me semble plus discutable.On doit plutôt préconiser de rendre le public accessible aux prestations culturelles.On subventionne l'édition d'oeuvres littéraires diverses en même temps qu'on coupe les fonds des bibliothèques.On subventionne la production de pièces de théâtre, mais on coupe les fonds des activités parascolaires et des services d'animation culturelle.Une solution moderne consisterait à augmenter les budgets des organismes favorisant la sensibilisation culturelle.Les subventions devraient aller, par exemple, aux bibliothèques plutôt qu'aux éditeurs, aux services d'animation culturelle des écoles ou à des organismes communautaires plutôt qu'aux institutions «(culturelles».On atteindrait ainsi deux objectifs: I) une plus grande sensibilisation et 2) l'excellence dans la production.Daniel-Luc COUSINEAU Montréal Le français en santé ¦ En réponse à Gérald LeBlanc (son article du 4 mars), je voudrais l'assurer du fait que, selon une vision autre que la sienne, la «révolution française» se porte fort bien à Mont- real, et cela, en dépit du «jouai» (savoureux) de M.Co-codakis et de l'anglais que l'on retrouve dans certains secteurs de Montreal \u2014 faits qui semblent irriter terriblement M.LeBlanc Comme le sait M.LeBlanc, il est possible de vivre à 95 p cent en français a Montreal, même si l'on peut y trouver des exemples contraires et (trop) choquants poui certains le ne me sens pas menace lin* guistiquement a Montréal.Au contraire! It.il me semble que c'est le cas pour le grand nombre le me demande donc si M.LeBlanc a raison de monter en épingle le cas de chaque pion peur, de chaque serveur ou en core de chaque putain qui ne lui parle qu'en anglais.le ne veux pas ridiculiser des gens dont l'oeuvre dans ce domaine est valable, mais je voudrais suggérer que, par moments, ils semblent exagérer leur francopholie exacerbée.Paul MICHAUD St-Lambert Préséance au public ¦ C'est de plus en plus evident, comme le souligne |.-G.Dubuc.que ta justice ne consiste pas a trailer loui le monde de la même façon (Oui au prive.14.03.87».dans notre système scolaire.Mais le respect qu'il invoque des personnes ne me semble pas justifier la promotion de l'école privée.C'est le système public qui doit offrir une pluralité parce qu'il n'exclut personne en relation avec leur incapacité de payer pour des services différents (non nécessairement meilleurs).La pluralité des options en education ce n'est pas le défi de l'école privée, mais du système public.Ce n'est pas l'école privée qui doit être accessible (à un certain nombre), mais l'école publique.une accessibilité en fonction de «projets éducatifs» qui répondent à des besoins différents.Une accessibilité à des projets réalistes, dans le contexte de la recherche de l'excellence et d'une remise en question des structures sclérosées et des attitudes corporatistes.Le respect des étudiants c'est l'accessibilité dans un contexte de disponibilité et de competence.Claude PELLETIER Saint-Laurent S.V.P.¦ Les lettres destinées a cette rubrique doivent Inclure signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone.La Presse ne s'engage pas à toutes les publier et se reserve le droit de les abréger.Les adresser comme suit: Tribune libre, La Presse, 7 rue Saint-Jacques.Montréal! H2Y 1K9 LIBRE OPINION LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 1er AVRIL 1987 Jean-Paul Desbiens Autochtones et réfugiés Entre guerre cl frontière, la parenté est vieille: elle remonte à nos Premiers Parents.La première frontière, c'est la peau.D'où la guerre des sexes, déclarée bien avant le féminisme.«Toute l'épopée de l'histoire humaine, de l'Occident a l'Orient, des temps anciens aux temps modernes, a été constamment dirigée par le désir de l'homme de changer de peau et par les efforts qui commandent toutes ses tentatives pour cacher la nudité de sa détresse sous des vêtements de toute sorte.(.) L'homme est essentiellement cet être nu qui parvint a protéger sa nudité originaire grâce aux ressources de l'outillage, a la puissance de la flamme et aux vertus de la science politique qui assure la vie en commun.»'\" La plus antique des guerres opposa deux frères: Cain et Abel.Qu'est-ce qu'un frère, après tout, sinon le premier homme avec qui l'on se bat?Caill était laboureur et Abel était berger.«Le laboureur est un plus se\\ere gardien de la frontière que le berger meneur de troupeau.Celui-ci est généreux, il a sur la terre un plus large espace ou porter ses pas.Ce sont moins des frontières que des directinna qu'il connaît.y\"' Abraham disait a Loth : «Qu'il n'y ail point de contestations entre toi et moi.(.) Si tu vas a gauche, j'irai à droite, ci si lu \\as a droite, j'irai à gauche.» Au temps mythique d'Abraham, la planète était large.La guerre avait quand même eu lieu; mais enfin, il y avait de Tarse.Aujourd'hui, il n'y a plusd'arse.Fn vérité, l'espace ne manque pas.Le problème, c'est que l'espace est occupe par les idéologies et la nostalgie.Les autochtones, par exemple, veulent retourner au temps d'avant lacques Cartier, mais continuer de pécher la truite a la dynamite, et tuer les orignaux à la carabine.Qu'il s'agisse des réfugies ou des autochtones, il faut se douter que les problèmes bien reels qu'ils posent à la conscience de tous se déplacent derrière des écrans politiques et idéologiques: «premiers occupants», «impérialisme», «capitalisme», «multinationales», «racisme», «pluralisme», «colonialisme».C'est a travers ces écrans qu'il faut essayer d'apercevoir la réalité des problèmes qui sont agités devant nous, jour après jour.Pouvez-VOUS bien me dire, saga-ce lecteur, sur quoi vous fondez les treize ou dix-sept opinions que l'on vous somme d'émettre hebdomadairement?Pour s'y retrouver un peu, il n'y a que deux ressources.La premiere ressource, c'est de résoudre dans son expérience personnelle.Par exemple: vous êtes pour le pluralisme tous azimuts, je suppose, puisque vous êtes de gauche, moderne, urbain.Saviez-vous que Sartre, qui est quand même une caution, n'est-ce pas, écrivait ceci : «Le pluralisme est un concept de droite et une notion fasciste.» Ou encore: vous n'êtes certainement pas raciste, j'imagine.Bien' Voici que votre fille veut épouser un Monomolapais ou un Monla-gnais.Ou encore: un handicape profond, ou un mécanicien.Et vous êtes sous-miuistre.directeur de banque ou sociologue, lout va se dérouler dans la plus parfaite harmonie, puisque vous n'êtes pas raciste et que vous êtes pluraliste.Les autochtones étaient ici avant nous.Mais eux-mêmes, d'où venaient-ils?|e l'ignore, mais je sais qu'ils venaient de quelque part.Certes, il y avait de la plate en masse.Il y en a encore.Le problème, c'est de determiner des frontières cl des pouvoirs.On ne peut toujours bien pas leur resliluer Montreal ou Cap-Rouge.Personnellement, je men fous, mais je ne suis pas le Premier ministre des Hauts ei des Bas-Canada, le ne suis ni chasseur ni pécheur non plus.|e me contente des sardines.Mais les sardines elles-mêmes sont causes de chicane, quand ce n'est pas la morue.La seconde ressource pour s'orienter dans la brume de ces énormes problèmes, he bien! c'est la foi.Riez, trépignez, arrêtez de lire à ce mot même, vous n'y couperez pas.En ce qui concerne les réfugiés, par exemple, les évéques canadiens écrivaient récemment qu'il y avait eu des abus de la part de certains faux revendicateurs.Ils considèrent cependant que la mise en place d'un processus bureaucratique qui pénalise tous les réfugiés demandant asile au pays ne constitue pas une solution.Cela ne dit pas qu'elle serait la bonne solution.Les frontières étant ce qu'elles sont, et les centaines de lois que nous avons sécrétées depuis si longtemps font qu'on ne peut résoudre ces problèmes par des slogans, peu importe qu'ils soient hurles a gauche ou a droite.L'avenir, de toute façon, est au métissage.La race blanche sciant stérilisée elle-même n'a plus ni la volonté ni les moyens d'endiguer la marée des noirs, des jaunes, des cuivres.La Bible n'a d'ailleurs jamais precise de quelle race, couleur, ou religion étaient Adam et Eve.Touchant la religion, cependant, la Bi-ble révèle qu'ils étaient «semblables a Dieu» dans leur nudité.Dieu esl le plus nu des nus.11) Iinii» Brun.l,i mutilehumaine, ed tlu Bel-imi.I')K7 i2i lunger, / e mur iiu temps.Mit»- Gallimard.I98I Francine M ont petit eullahoralinn spécial* Le racisme quotidien L'autobus 80 qui parcourt l'avenue du Parc, transporte chaque jour la société des nations.L'autre midi, il y avait a son bord une vieille dame grecque, la tele enroulée d'un carre de soie noire pique de multiples épingles.A son sourire et au regard qu'elle jetait sur son voisin de 5 ans, j'en ai conclu, peut-être un peu rapidement, qu'elle venait des Iles, là ou les femmes s'ouvrent comme des fleurs.Plus loin, accroche a un siège, un Chinois saris sourire.Cela arrive.Il puis, une Indienne que j'ai imaginée, je ne sais trop pourquoi, celebrant la feie de Holi au coeur du Râjasthan.Tout pres.un Portugais.du moins je l'ai cru.Avec ce regard grave, ce costume un peu severe et ce profil de paysan, il me rappelait les gens du Minho.fiers cl obstinés.Enfin, tout au fond du bus, il y avait une Haïtienne ou était-ce une Martiniquaise?Difficile a dire, en tout cas pour moi.A force d'images, je me suis attendrie, le temps d'un circuit, sur ce Montreal qui devient de plus en plus multicultural et je me suis vantée tout au fond de moi-même de pouvoir accueillir tout ce beau monde comme un cadeau susceptible d'enrichir ma vie et, pourquoi pas.d'en changer linéique peu la coloration.Du sen limenlalisme ponctuel, bien loin de la vraie vie.l'ai une voisine, peu aimable de nature ci dont le balcon arrière donne sur le mien.Chaque dimanche soir, elle sort ses gros sacs verts et les jette dans la ruelle du haut de son troisième étage.Ils éclatent des qu'ils louchent le sol et je lui en veux chaque fois de ce gesie inconsidéré.En cela, je suis sûre d'avoir raison, le civisme étant, chacun le sait, une foule de petites choses.Seulement voilà, ma voisine n'est pas d'ici et a ce litre, il m'arrive quand je n'ai pas la tete froide, de lui en vouloir doublement.l'ai une amie qui s'appelle Ali cia file vient a la maison et me parle de sa vie besogneuse, de ses enfants.trilingues, s.v.p.! \u2014 de l'éducation qu'elle leur donne, des ambitions qu'elle couve pour eux et des efforts qu'elle met a leur offrir le mieux et le meilleur en tout Avec elle, je me sens en totale complicité.Elle m'amène a bénir le ciel de nous l'avoir prêtée! En elle, je détecte des valeurs que je chéris, je noie des attitudes plaisantes, un respect «infini» pour ses semblables, sans compter que sa philosophie de la vie est pour moi pleine d'enseignement.L'autre jour cependant, elle m'a dit: «le prie le ciel pour que ma fille n'epouse jamais un Portugais.C'est bien connu, ils battent tous leur femme!» El voila* Chacun porte en soi la peur de l'autre.A se demander si le racisme ne fait pas partie de lu nature même de l'homme, l'ai lu dans le cahier de references publie par SOS Racisme Canada un texte af-firmant que le racisme est lie a l'instinct de conservation et que les ambivalences qu'il reveille provo quent des comportements agressifs qui veulent confirmer la supériorité d'un être sur un autre.Plus l'autre est différent, pire c'est.Et plus l'autre nous ressemble, plus chaleureux est le lien qui risque de nous unir a lui.On voit tout de sui-le le danger lié a semblable attitude.«Les races, ce sont les autres, dit Colette Guillaume.\\ous, on c-si des gens normaux.D'abord, de couleur on en a pas.de religion on a la vraie.île façons de vivre on a les seules qui soient humaines.Cela va de soi et relevé de la plus simple évidence.» la venue chez nous d'un nombre grandissant d'immigrants et de re fugiés nous oblige a reviser non seulement certains de nos comportements franchement racistes (la preuve de cela est faite depuis longtemps).mais nos positions antiracistes.Or.ces dernières sont beaucoup plus subtiles et beaucoup moins naturelles que cet instinct de conservation dont il est question plus haut.Dans le cas des antiracistes qui affichent leur comprehension de la difference et SOi'hai-lent que l'accueil reserve au., gens d'ailleurs soit juste, chaleureux cl généreux, les schemes de reference sunt blancs, catholiques et québécois.«On entend par exemple: les Noirs sont des gens comme nous, mais jamais «nous sommes des gens comme les Noirs».La référence est le Blanc avec toutes ses ca-ractéristiques et.dans cette mesure, l'ennemi du racisme preserve s;i race.Le raciste proclame sa supériorité sur l'étranger tandis que l'antiraciste assimile l'étranger a lui-même.» Cette lecture m'a permis de réfléchir Sur ma voisine et sur ce qu'elle provoque en moi.Sur Alicia et l'admiration quasi inconditionnelle que je lui voue.Sur ce regard mièvre jeté enire la rue Bernard et le métro Place-des-Arts sur des compatriotes dont je connais bien les dimensions folkloriques mais dont j'ignore a peu prés tout de l'existence qu'ils mènent a nos cotés.Leur dignité est sans doute leur atout le plus précieux.mais encore faut-il connaître où elle se situe.Autrement, il n'y a pas de respect possible Quand j'ai parle a Alicia de ma voisine, elle m'a suggère de lui sourire chaque dimanche soir et de la saluer.inlassablement, en m'assu-ranl qu'un jour, elle me le rendrait.«Alors, vous pourrez peut-être lui dire que les bombes du dimanche soir ne cessent de mettre le feu aux poudres entre elle et vous.» |e lui ai repondu: «Ne pourriez-wius taire de même pour les Portugais?» POINTDE VUE Des jeux.ou du pain ?JEAN-PAUL LEFCBURE collaboration \\piciule Les gouvernements sont élus pour trailer des problèmes de société.Ils disposent, pour ce faire, d'une énorme bureaucratie et de la pression de l'opinion publique.Dans certains cas pourtant, cette opinion risque d'être mauvaise conseillère.Par exemple: en ce qui concerne la peine de mort.Un plebiscite sur la question.on préfère qu'il n'y en ait pas, tant le résultat ne fait pas de doute.Mon sujet d'aujourd'hui est d'une nature très différente, l'admets qu'il est moins important, moins tragique, moins définitif.Certains diront qu'il esl léger.Oue le lecteur en juge.Le premier ministre du Québec LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE\" et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ¦ Port de retour garanti étant très occupe au problème de l'approvisionnement en électricité des citoyens de la Nouvelle-Angle-îcrre.je suggère que Madame Lise Bacon, vice-premier ministre et ministre des Affaires culturelles soit chargée du dossier.Elle devra convoquer ses collègues de l'Education, des Affaires sociales, de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu.Compte tenu de la complexité de la question a résoudre, il serait utile que ces dames et messieurs fussent accompagnés de leurs penseurs, planificateurs, philosophes, conseillers et autres adjoints.L'ordre du jour de la seance est fort simple.Il s'auit d'abord de visionner et de ouir le programme publicitaire de Loto-Quebec.De grâce, que le visionnement soil RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t ir service des abonnements\t\tCommandes ou corrections\t est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de 6h.a 17h 285-7111\t vendredi de 7 a I8h\t285-7070\tCRANDES ANNONCES\t REDACTION\t\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational, Tele-Presse\t285-7306 COMPTABILITE\t285-6892\tVacances, Voyages\t285-7265 Crandes annonces\t\tCarrières et professions.\t285-7320 Annonces classées\t285-6900\tnominations\t complet.Il ne faudrait oublier ni la loto qu'on gratte ni les series plus anciennes: mini, quotidienne, super, etc.Pour completer son étude, le comité ministériel est invile a ouir ou regarder les documents produits sur la clientèle des multiples roues de fortune de l'Étal québécois.Une fois ce travail accompli, il faut laissera chaque ministre le soin de réfléchir.Si à la réunion suivante du cabinet il n'y a pas une sérieuse remise en question du mandat de Loto-Ouébec.il vaudrait mieux que tous les planificateurs, penseurs et autres philosophes a l'emploi de l'Etat se cherchent du travail ailleurs! Oue le gouvernement du Quc-bec.à l'instar de beaucoup d'autres administrations publiques, ait decide de tourner a son profit le robinet de la baignoire percée du maire Drapeau, bien fol qui s'en scandaliserait.La question est ailleurs.L'Etal, protecteur du bien commun et défenseur particulier des faibles, a-t-il le droit moral d'exploiter jusqu'au trognon l'imagination débridée des publicitaires pour créer une veritable psychose de la richesse instantanée?Le même Etat qui distribue les fonds publics, à juste litre, pour soulager l'indigence est-il justifié d'utiliser des procédés démagogiques pour récupérer ses sous en faisant miroiter l'espoir d'une indépendance de fortune aussi inaccessible qu'illusoire?On me disait récemment qu'une certaine brasserie fait faire la tournée des dépanneurs pour dépister les «gros buveurs de bière».On ne doit pas accéder, à cette liste à moins île consommer une caisse de 24.par jour! Muni de cette liste, le représentant peut ensuite procéder a la distribution d'une caisse gratuite île la marque a promouvoir.Point n'est besoin d'être president de la Ligue de tempérance pour trouver douteuse une telle pratique.Encore que les brasseries n'ont aucun mandat pour protéger la santé publique.Mais le gouvernement OU peuple, lui.Chère madame Bacon, vous seriez bien aimable d'informer le peuple électeur-payeur du résultai de la pelite experience suggérée ici.Si vous alliez decider de ne la point tenir, vous verriez votre serviteur très déçu.Au fait, j'allais oublier quelque chose de bien important: le ministre des Finances doit cire invité au meeting.Pour plusieurs raisons, dont je ne vous indiquerai ici que la meilleure, faute d'espace.la Fédération sportive du Que-bec fait actuellement de fortes pressions pour obtenir une loto qui roule a son propre bénéfice.Il faut résister à celle incitation.Ce serait la un transfert additionnel de ressources, des pauvres vers les moins pauvres.Imaginez ce qui arriverait si tous les membres du cabinet, attires par cette corne d'abondance que représente la taxation sans representation, décidaient de créer leur propre loto.Nous aurions la loto des écoles, celle des hôpitaux, celle de la police, et pourquoi pas la super-loto de la diplomatie québécoise.?Enfin nous aurions un gouvernement sans taxe.Quel paradis! Peut-être était-ce trop beau pour cire vrai?Pour la peine de mort CUV BROUILLET pro/ewtur de philosophie au College de Maisomieuve J'aurais bien du mal a actionner la guillotine ou a faire feu sur un ennemi.Cette peur ou ce degoùt ne sont pas des arguments contre la peine de mort.La raison, au contraire, nous fait entendre qu'il y a des cas où il est legitime de tuer, la guerre juste otî la legitime defense par exemple.Dans le cas d'un crime reel, la société se substitue à la victime incapable d'exercer son droit de légitime defense.Peut-être celle victime aurait-elle quand même préféré être tuée plutôt que d'abattre celui qui lui veut du mal.Seul l'individu porteur d'une telle moralité a le droit d'etre contre la peine de mon, et en ce qui le concerne seulement.Seul celui-là qui est lésé peut, au sens strict du terme, être capuble de pardon.Pardonner pour un autre, c'est dépenser un capital qu'on ne possède pas.Et encore il n'est pas certain que la punition de mort soit incompatible avec le purdon.Punition n'est pas vengeance.Il y a un droit d'être puni, corrélatif de l'idée de dignité humaine.La peine est duc au coupable.Refuser de le punir, c'est ne pas le traiter en être humain.Le coupable mérite sa peine.Simone Weil, qui n'a certes de leçon d'humanité a recevoir de personne, va même jusqu'à faire du châtiment un besoin de lame humaine.«De même que la seule manière de témoigner du respect a celui qui souffre de la faim est de lui donner a manger, de même le seul moyen de témoigner du respect à celui qui s'est mis hors la loi est de le réintégrer dans la loi en le soumettant au châtiment qu'elle prescrit».«.de même le système penal doit savoir éveiller le sentiment de justice chez le criminel par la douleur, ou même, le cas échéant, par la mort.» (L'enracinement) Ce droit au châtiment appartient a l'État, qui se reserve a juste titre le monopole de la violence legitime.S'il ne l'exerce pas.il est a craindre que ne surgisse «la justice privée» et que des policiers, frustres, ou des citoyens, anxieux et outrages, peut-être aussi animes par un instinct sur que la justice publique est en faute, ne rétablissent d'eux-mêmes les châtiments adéquats.Il doit en effet y avoir une proportion entre le crime et le châtiment.Ce n'est pas vengeance ou retour à la loi du talion mais simple rappel que l'on vit dans un reseau d'obligations réciproques et que les actes ont leurs consequences.Descendons d'un cran pour venir a des arguments secondaires.La peine de mort entre dans le calcul du délinquant.S'il sait qu'elle existe, s'il est convaincu qu'elle sera appliquée, la colonne des pertes va lui apparaître plus importante que celle des profits.Il n'est pas du tout certain que cela vu l'arrêter.Le goût du risque, l'exaltation de jouer sa vie.la certitude intime qu'il s'en tirera, tant d'autres mobiles, plus sordides, peuvent guider la main d'un criminel.Aussi bien, du point de vue de l'exemplarité ou de la dissuasion, il importe de comprendre que la peine de mort ne sert pas d'abord a contenir les malfaiteurs, mais bien plutôt les bonnes gens, les innocents comme vous et moi.L'envie de tricher est bien naturelle, la haine et la colère sont toujours u l'horizon.On ne peut pas toujours les réprimer par la raison ou le sens du devoir.La peur du gendarme a son utilité.Ce n'est pas le plus important.La punition capitale rassure les bonnes gens en établissant les choses dans la clarté.Elle vient dire que le crime est un crime et que la responsabilité et la culpabilité existent toujours.Quand la confusion s'installe, quand, a la limite, les gens, à tort ou a raison, ont l'impression que les criminels sont traites avec plus d'égards que les victimes, le risque de demoralisation, aux deux sens du terme, devient très élevé.Il faut bien voir, aussi, que tous les arguments contre la peine de mort peuvent se renverser.Plus grave encore, la disparition de la peine capitale (soulignons que capitale est synonyme de principale) conduit logiquement a l'élimination des peines secondaires, puisque la même argumentation est valide dans les deux cas.c'esi-a-dire contre n'importe quelle punition.On proteste, par exemple, contre la cruauté de la peine de mort, mais la prison a vie sans remission possible, seul autre châtiment capable d'assurer la protection sociale, est elle aussi bien cruelle.On dit qu'il faut traiter et guérir plutôt que punir, mais l'échec des techniques therapeutico-rc-pressives est manifeste.Le criminel est souvent un expert en manipulation capable d'cmhobincr n'importe quel criminologUC, ci la prison est souvent une école de crime.L'argument des statistiques n'a pas beaucoup de valeur parce qu'on ne saura jamais le nombre de personnes qui ont été dissuadées par la peine capitale.L'objection la plus difficile est celle de l'erreur judiciaire.Outre qu'elle n'es! pas incontournable parce qu'elle invite a toutes les precautions et a l'abstention en cas de doute, il est clair qu'elle ne saurait être poussée a la limite sous peine de paralyser tout l'appareil judiciaire et d'interdire l'amende la plus légère.L'argument que la peine de mort serait un assas>i nat public est également irrecevable.En confisquant la violence legitime.l'Etat se donne le devoir de l'exercer avec une extreme prudence.C'est ainsi que la justice pénale devient l'endroit où l'on prend la mort au sérieux plus que partout ailleurs.Ne la reçoit que celui qui la mérite avec preuves à l'appui.Ailleurs on y va plus rondement et l'on fait bien peu de cas des victimes et des innocents.N'y a-t-il pas de nombreux opposants a la peine de mort qui se sont faits les partisans des révolutions nécessaires?N'a-t-on pas en ces dernières decades fait l'apologie de la violence blanche, de la violence sainte?Un peu partout dans le monde, on tue les gens comme des mouches.La peine de mort rappelle à chacun, et aussi au criminel, que la vie est précieuse, qu'il faut de très sérieuses raisons pour la supprimer, qu'on ne peut jamais, jamais, le faire a l'endroit d'innocents.Le criminel, et nous revenons a l'argument île depart, perd soil droit a la vie devant quelqu'un qui a le droit de se défendre, ne serait-ce que par substitution et rétroactivement.C'est le seul moyen de rétablir l'équilibre et de donner autant de droits a la victime qu'au malfaiteur.\u2022 \u2022 » Nous sommes tous des morts en sursis.Nous redoutons la mort a un point tel que nous préférons la mort rapide et par surprise à une mort a heure fixe que nous aurions le temps de preparer.Nous attachons du prix a lu vie d'autant plus que nous perdons nos croyances en l'au-delà.Et certes, une mort, en pleine vitalité, est un scandale intolerable, surtout pour l'incroyant.Pour une bonne part, le refus de lu peine de mort s'enracine dans ces eaux-là.C'est l'horreur de sa propre mort que l'on veut exorciser à travers l'indulgence envers les coupables.Voila pourquoi le débat sur la peine de mort n'est pus aussi inutile qu'on le dit en prétextant des questions urgentes comme le chômage ou la pollution.La peine de mort nous oblige a réfléchir sur le sens de la vie, sur lu realité de la mon.sur la repression, la culpabilité, la responsabilité, sur notre idee de nuture hu-mainc, sur l'organisation des prisons, sur l'ordre social.Lu peine capitale mérite un debut capital. B4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 1er AVRIL 1987 ¦00* qui recev» dra ClattdeB^s hisses de «oUSCf«iS drôles.PèChe Suez pas cela, ce mat»*» 85^CKVL EMPLOYEURS, CET ÉTÉ, FAITES APPEL AU SYSTÈME t Embauchez des étudiants! Les étudiants, c'est une manne tombée du ciel parce qu au moment où vos employes commencent à penser aux vacances, les étudiants, eux.cherchent du travail pour I été.Les étudiants sont compétents et comme ils n'ont que l'été pour travailler, ils veulent travailler.Chaque printemps depuis quelques années.LA PRESSE lance un programme d'embauché pour les étudiants.Cette année encore.LA PRESSE poursuit cette tradition qu'elle a instituée.En collaboration avec les Centres d'emploi du Canada pour étudiants, et dans le cadre du Salon international de la leunesse qui aura heu du 8 au 12 avril, LA PRESSE vous offre d'embaucher des étudiants LA PRESSE a retenu un espace au Salon international de la leunesse qu'elle mettra a la disposition du Centre d'emploi du Canada pour étudiants.Ceux-ci pourront venir s'y inscrire et les employés du Centre pourront ainsi constituer une banque de noms qui sera mise a votre disposition Il vous faut remplacer ou aider des spécialistes' Aucun problème: nombreux seront les étudiants inscrits au Pavillon d'emploi pour étudiants LA PRESSE qui possèdent des compétences complémentaires.De plus, les centres d emploi offriront un service de preselection qui vous permettra de bien choisir.Vous avez donc toutes les chances du monde de trouver la perle qu'il vous faut.Pour obtenir le meilleur choix de candidats, nous vous suggérons de téléphoner au 283-6531 le plus tôt possible et de nous faire connaître vos besoins pour la belle saison.Dés l'ouverture du Salon, le 8 avril, nous commencerons à faire des présélections pour les employeurs qui seront déjà inscrits.L'an dernier, les Centres d'emploi pour étudiants ont comble plus de 22000 emplois dans la région métropolitaine.N'hésitez plus Faites le 283-6531 et inscrivez votre entreprise a notre banque d'emplois pour étudiants Cette année, préparez-vous à réussir votre été1 LE SYSTÈME®.EFFICACE ET MEILLEUR QUE LE SYSTÈME D! IVflJtN UIO\\ W Gouvernement du Canada Ministre d'Etal à la Jeunesse Jean J.Charest Government of Canada Minister ol State for Youth Jean J.Charest P.M.Johnson réclame une commission parlementaire sur le libre-échange GILBBtRT BRUNIT du burvuii e 08 avril\tDOLLARD-DES-ORMEAUX 3645 bou *\"8iïSZ JEUDI ie09 avrn\t1 AU Al 1200.boul.Saint-Martin Ouest kMff Hh 668-2240 VENDREDI le 10 avril\tMONTREAL 118°-rue Dœ?}î En collaboration avec air canada RENAULT LE PRINTEMPS NOUS RÉSERVE TOUJOURS DES SURPRISES.Peu importe la saison.Enfilez un des produits SUPPORO (Laine ou support) conçus au Québec pour vous protéger du froid, de l'humidité et assurer confort et chaleur.RABAIS JUSQU'À 30\" thermocure \u2022 Support confortable et doux \u2022 Chaud mélange de laine \u2022 Idéales pour la pratique de sports intérieurs extérieurs \u2022 Conçus pour soulager les douleurs musculaires et rhumatismales \u2022 Invisibles sous les vêtements CEINTURE 10\" ET ÉPAULE CHALEUR POUR HOMMES ET FEMMES VOTRE CHOIX ch.GENOU, CHEVILLE ET COUDE CHALEUR POUR HOMMZS ET FEMMES VOTRE CHOIX GANTS ET CHAUSSONS THERMAL VOTRE CHOIX 7 À QUALITÉ ÉGALE.POURQUOI PAYER PLUS?ACHETEZ CANADIEN VALIDE JUSQU'AU 12 AVRIL 1987 Des appuis pour Regalado ¦ Une trentaine de personnalités québécoises ont demande de rencontrer M.Benoit Bouchard, ministre de l'Emploi et de l'Immigration du Canada, pour discuter du dossier de Victor Regalado, réfugié salvadorien et journaliste qui est sous le coup d'une ordonnance d'expulsion pour soi-disant menace à l'intérêt national ou sécurité nationale.Au sein de ce groupe, on trouve notamment Francine Fournier, ex-presidente de la Commission des droits de la personne du Québec; Mgr Adolphe Proulx, président de la Commission des affaires sociales de la Conférence des évéques catholiques du Canada; Louis Labcrgc et Yvon Charbon-neau, respectivement présidents de la FTQ et de la CEQ; Mme Nadia Assimopoulos.présidente de l'exécutif du Parti québécois; Warren Almand.depute de Notre-Dame de Grace à la Chambre des Communes; |ean-Paul.du NPD-Quebec; Gerald McKenzie.président de la Ligue des droits et libertés; et lulicn Harvey, s.j\u201e directeur du Centre Justice et Foi.Toutes ces personnes se sont récemment portées publiquement garantes de M.Victor Regalado et ont demandé au ministre «de verser l'ordonnance d'expulsion à l'encontre de M.Regalado et d'accorder à celui-ci ou le droit de se défendre pleinement d'accusations qu'on aurait contre lui.ou le Statut de resident permanent ».Par ailleurs, le mouvement d'appui a Victor Regalado a recueilli les signatures de plus de 4 000 personnes coeur ie l'Europe ivec Notionoir 299$* Sans restriction MONTRÉAL-BRUXELLES Enfin les résultats de la déréglementation aérienne! 3 vols réguliers par \u2022amain* dés le 2 msl Avec Nationair.profitez des vols réguliers transatlantiques les plus abordables.Aucune condition farfelue.réservez et voyagez quand voua le voulez.Restez en Europe le temps qu'il vous plaira, pour un séjour d'un jour A un an.Si vous modifiez vos plans, vous n'avez qu'à changer vos réservations, sans aucun frais ni pénalité.C'est la flexibilité qui convient A tous ceux qui asplrent A le liberté de voyager à leur guise! 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Consultez votre agent de voyages ou Nationair (514) 476-3387 1-«00-361-0511 ' 299 S aller simple Montreal - Bruxelles, valable sur tous les sieges Prix un vigueur jusqu'au 31 mai 1987 et du 1er octobre au 11 décembre 1987 COLLOQUE \"LA CONSTRUCTION DANS®i!ïïïSU L'ÉCONOMIE DE DEMAIN\" Holiday Inn / Centre-Ville de Montréal, le vendredi 24 avril 1987 Une réflexion axée sur l'avenir de l'industrie de la construction au Québec \u2022 son impact dans l'économie québécoise \u2022 ses nouvelles orientations \u2022 ses futures méthodes de gestion \u2022 ses attentes vis-à-vis la planification des grands travaux publics Une ouverture à la concertation de tous les intervenants: entrepreneurs, architectes, ingénieurs, patronat, syndicats et instances gouvernementales pour explorer les avenues d'une meilleure gestion de l'industrie par elle-même Une autre initiative de la L'ôconomste Vvss Raoeaj œ ru^versite ce Montréal mettra en lumière le componemp'\" économique ce I'rndustne de la construction par rapport aux autres sof :«urs d'activité Fédération de la construction du Québec en prévision de demain ! Pour inscription et information, communiquez sans tarder avec Pierrette Tessier au (514) 353-4484 ou Lyne Labadie au (418) 667-1992.tt: rVrYjrmV-f^tur^''r Moisson Montréal, la banque alimentaire de Montréal, aimerait remercier de tout coeur les compagnies et associations qui ont récemment participé de façon substantielle à notre action auprès des défavorisés de la région métropolitaine.Voici quelques noms: Aliments Culinar Inc.Aliments Delisle Ltée Aliments Primo Ltée Boulangerie Pom Ltée Bureau de commercialisation des oeufs du Canada Catelli Inc.Crescent Emballages Standard Paper Box Ernest Carrière Inc.Forcemedia General Foods Inc.J.-R.Ouimet Inc.Quaker Oats Co du Canada Ltée Provigo Distribution Inc.Reine de la Mer Inc.Sealtest Steinberg Inc.Thomas J.Lipton Inc.Ensemble nous pouvons faire la différence pour les moins bien nantis de notre région.C'est notre affaire à tous! B 6* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 1er AVRIL 1987 Un 35e Vermeer authentifié Agence France Presse WASHISGTON ¦ Un conservateur de la National Gallery of Art affirme avoir établi avec certitude qu'un tableau appartenant à un marchand d'art de New York et attribue à un obscur peintre italien avait en fait été peint par le peintre hollandais, |an Vermeer.À la suite d'une véritable enquête policière l'ayant conduit sur les deux continents, Arthur Wheelock, un expert de la peinture baroque d'Europe du nord et spécialiste de Vermeer, a attribué au maitre hollandais la copie d'un tableau par Felice Ficherelli intitulée St Praxediset daté de 1655, soit au tout début de la carrière de Vermeer qui est né en 1633.« C'est fascinant, a déclaré hier M.Wheelock.C'est tellement éloigné de ce qu'il (Vermeer) va finalement peindre.Il y a sa signature dessus mais on ne croirait jamais que c'est lui qui l'a peint », a-t-il ajouté.Mais alors que l'original de ce tableau religieux mesurant environ 1 mètre sur 80 centimètres n'a pas grande valeur, la copie réalisée pat Vermeer pourrait atteindre des sommes astronomiques dans la mesure où l'artiste n'a peint que 54 oeuvres lors de sa brillante mais brève carrière parmi lesquelles la Laitière et la Dentellière sont vraisemblablement les plus connues.Copie par Vermeer d'un tableau de Felice Ficherelli intitulée St Praxedis et daté de 1655.à l'osm /Herbig: un magnifique Brahms ORCHESTRE SYMPH0NI0UE DE MONTREAL.Chef d orchestre invité : Cùnther Herbig.Soliste : Timothy Hutchins, flûtiste.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts; reprise ce soir.Dans le cadre des \u2022 Grands Concerts ».Programme : Cttery Bseje ( ¦ Quatre Essais \u2022 I ( 1958 i.Ta-deusz Baird Concerto pour flûte et orchestre ( 1926 ).Carl Nielsen Symphonie no 2, en re majeur, op.73 ( 1877 l.Brahms CLAUDE CINCRAf ¦ Ce deuxième programme de Gunther Herbig à l'OSM cette saison laisse une meilleure impression que le premier, donné la semaine dernière.Au départ, la pièce de résistance y est pour quelque chose : la Deuxièmcde Brahms est une oeuvre plus forte que la Cinquième de Schubert, jouée au programme précédent.Mais il est également clair que le chef \u2014 allemand \u2014 du Detroit Symphony parle mieux la langue du premier que celle du second.L'élément mo-zartien chez Schubert lui échappe, alors que le grand bruckné-rien qu'il est ( on n'oubliera jamais sa Huitième ) se retrouve, avec Brahms, dans un monde très voisin.Formé à la grande tradition germanique, et dirigeant son Brahms de mémoire, Herbig conçoit les quatre mouvements comme un tout.Il maintient du commencement à la fin la « grande ligne » et une même sonorité, bien qu'au premier mouvement il demande aux cuivres une puissance inhabituelle \u2014 que ceux-ci lui donnent d'ailleurs, et magnifiquement.Les cordes sont chaleureuses, l'orchestre tout entier respire, et la strette des dernières pages débouche sur une joie absolument radieuse.On aimerait que le chef fasse la reprise au premier mouvement.On aimerait aussi qu'il soit plus sobre dans ses gestes : est-il vraiment nécessaire d'en faire autant'/?Deux nouveautés forment la première moitié du programme.En premier lieu : les Quatre Essais de Tadeusz Baird, compositeur polonais décédé en I98I, pour qui la musique était « une manière d'exprimer les émotions, les sentiments et les aventures intérieures.une autobiographie écrite en sons ».|e ne saurais dire jusqu'à quel point ces Quatre Essais \u2014 Cztcry Eseje, pour donner le titre original \u2014 correspondent à cette intéressante confession.Il reste que, sur le plan des raffinements sonores, l'oeuvre est une absolue réussite.Seul le troisième mouve- Cunther Herbig ment, avec sa percussion et ses deux pianos d'orchestre, rappelle un peu trop Bartok.Le chef invité, qui aime cette partition au point de l'avoir mémorisée, était également heureux de l'exécution obtenue : il a salué l'orchestre avant de saluer le public.L'autre nouveauté est le Concerto pour flûte du compositeur danois Carl Nielsen.Timothy Hutchins.flûte-solo de l'OSM, en donne une exécution impeccable mais sans caractère.L'humour du trombone-basse ( Pierre Beau-dry ) vient trop tard dans la partition.Le Concerto de Nielsen était fort ennuyeux hier soir.Il ne l'est pas vraiment : écouter le soliste de l'intégrale Blomstedt.EQUIPEZ-VOUS A UN SEUL PRIX! \t\t \t\t PRIX TOTAL DE L'ENS.4 APPAREILS Vous emménagez?Laissez-nous vous aider à économiser tout en vous évitant d'avoir à courir tous les magasins pour trouver les appareils que vous voulez.Nos appareils Beaumark font merveille pour la cuisine et le lavage, et nous vous offrons l'ensemble de 4 à prix spécial! 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