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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-01-28, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 JANVIER 1987 GM: Ottawa admet un retard GIUH CAUTHtER 501, Santiago de Chile.Louise SAINT-PIERRE Montreal M.Desbiens .s'emmêle A M.lean-Paul Desbiens, ¦ Bien que je ne sois pas membre du mouvement Contesten-iuii.les propos que vous teniez dans votre article du 14 janvier («L'électrifficacité contestée») méritent selon moi une réplique.Contrairement à ce que vous semblez croire, l'opposition soulevée par le tracé de la sixième ligne n'est pas une nouvelle manifestation du syndrome «pas dans ma cour».Elle relève plutôt d'un sentiment d'exaspération face à l'attitude cavalière d'Hydro-Qué-bec, dont la façon d'agir dans ce dossier est pour le moins suspecte.«Qu'on ne parle en tout cas pas d'esthetisme.Une ligne de transmission ne dépare pas le paysage», dites-vous.Je ne ferai pas quant à moi le procès de l'esthétisme des pylônes.La vraie question est la suivante: Le citoyen doit-il agir lorsqu'il est convaincu que l'État commet une erreur?Les gens de Crondines et de Lotbinière l'ont fait, et je vois mal comment on peut le leur reprocher.M.Desbiens, vous vous fourvoyez lorsque vous ramenez sur le tapis la question de l'intervention de l'homme dans la nature.Trop souvent, par le passé, des interventions anarchiques se sont appuyées sur ce principe.Dans le cas present, il s'agit de trouver une solution de moindre impact, et non d'accepter bêtement que l'on défigure à tout jamais nos horizons au nom de la suprématie de l'homme dans la nature.Vous l'avez compris, M.Desbiens, le fond de la question est philosophique.Encore faut-il savoir de quoi on parle.La construction de cette sixième ligne de transport d'électricité, de même que le projet de seconde Baie James lui-même, soulève un autre point : la notion de démocratie.Dans le cadre de l'émission Le Point du 12 janvier.Robert Bourassa indiquait que, selon lui, la deuxième Baie lames avait déjà été entérinée par le peuple québécois.Or, comme le disait Thoreau: «Ne peut-il exister de gouvernement dans lequel, en fait, ce n'est pas la majorité qui détermine le bien et le mal, mais la conscience?» Marc-André VILLARD Ottawa L'arroseur arrosé! ¦ Emportée par l'admiration éperdue que vouent toujours à leur idole les membres d'un fan club, Madame Diane He-mon-Poirier associait dernièrement lean Piaget au «bulletin descriptif» et.dans un élan d'enthousiasme, lançait à lean-Paul Desbiens cette invitation pressante: «Relisez Piaget»! À mon tour, mais plus humblement, je suggère à Madame Hémon-Poirier la lecture d'un ouvrage qui fait autorité: «Introduction â un examen philosophique de la psychologie de l'intelligence chez lean Piaget» (Les presses de l'université Laval).L'auteur?Jean-Paul Desbiens.Emile ROBICHAUD Saint-Vincent-de-Paul Correctrice corrigée À madame Ginette Moquin-Pelchat ¦ Vous avez eu tort de vouloir corriger Lysiane Gagnon (Tribune libre, 16 janvier), car le 21e siècle commencera bien le 1er janvier 2000.Votre calcul de 20 fois cent ans est exact, mais vous oubliez que l'an 1 de notre ère a commencé à 0.J D'après vous, deviendrez-vous centenaire le jour de votre 100e anniversaire ou seulement celui de votre 101e?Pierre SMARO Saint-Bruno, Que. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 28 JANVIER 1987 B3 Jean-Paul Desbiens collaboration specials Les sans-abri métropolitains «Favoriser la ville et, parmi les villes, les plus grandes, c'est défendre la civilisation».(Pierre Chaunu) n observateur sporadique comme moi.qui passe quelques demi-heures par mois à Montreal, au Terminus Voyageur ou dans un wagon du métro; un observateur de cette espèce, dis-je, est Trappe par le caractère de plus en plus évident du mélange ethnique qui transforme la métropole.Ce traît, ira s'accentuant, nul doute à ce sujet.Cela pose déjà et posera de plus en plus de problèmes.L'invasion des «réfugiés» en est un.Le statut des écoles en est un autre.La visibilité du français en est un troisième.Bref, quand on est un village, on connaît des problèmes villageois ; ils sont généralement individuels et généralement atroces.Ouand on est une métropole, on vit des problèmes métropolitains; ils sont généralement collectifs, médiatises donc, politiques.Ils se superposent, d'ailleurs, aux problèmes individuels, qui ne perdent rien de leur atrocité du fait de leur invisibilité.Le malheur, comme le bon sens de Descartes, «est la chose au monde la mieux partagée».Un des problèmes qui accompagnent la croissance des villes, c'est celui des sans-abri.Dans notre culture ou dans notre imaginaire, le sans-abri prend la forme du clochard parisien typifié par Michel Simon dans je ne sais plus quel film, et dans cent autres films ou romans.Aux États-Unis, la conjoncture économique, et la politique de «desinstitutionnalisation» des malades mentaux ont accentué le problème des sans-abri.Les médias se sont emparé de la chose.Les médias ne créent rien; ils font apparaître.Dans la civilisation du spectacle, les médias font apparaître ou disparaître les événements, comme un projecteur fait apparaître ou disparaître un acteur sur la scène, ou un visage dans une foule.L'abbé Pierre lui-même a utilisé la radio pour révéler la millénaire misère des clochards parisiens, un soir d'hiver I954(?).D'où est née l'oeuvre d'Emmaus.Mais il y avait l'abbé Pierre à la clé.Comme il y soeur Thérésa pour rappeler la misère millénaire de Calcutta.Le 17 janvier dernier, La Presse braquait son projecteur sur les sans-abri.Le reportage était fort bien fait.Il arrive que je fréquente le trottoir à l'angle Saint-Hubert et Sainte-Catherine.|e fais souvent le tour des sans-abri couchés sur la grille d'aération du Holiday Inn.On n'aime pas ça.On n'aime pas ça, mais on fait le tour et on entre dans un restaurant.«L'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible», disait Bernanos.|e suis un homme de ce temps.|c ne suis pas soeur Thérésa.Et vous, lecteur déstabilisé?On peut se culpabiliser vainement à ce sujet.On peut s'en débarrasser cyniquement.On peut se donner bonne conscience en cultivant ses émotions.Quand on lâche ses émotions, on finit par pleurer sur le pauvre lion qui n'a pas eu de chrétiens à dévorer.Ou bien l'on est comme cette femme d'un poème de lean Narrache qui sortait, en larmes et en fourrure, d'une pièce de théâtre présumé-ment triste, mais ne voulait point voir le mendiant qui tendait la main à la sortie.Que faire?Il convient d'abord d'appliquer quelques distinctions.Dans un anicle de la revue Harper's de janvier 87.je trouve quelques remarques éclairantes.En substance, l'auteur distingue deux catégories de sans-abri: ceux qui ont été conduits à cet état par des circonstances extérieures a leur volonté, et ceux qui ont choisi cet état délibérément, comme expression de leur refus de la société telle qu'elle est.La société ne doit pas traiter ces deux catégories de sans-abri de la même façon.La société a des devoirs, et même, une dette à payer envers ceux qu'elle a éjectés dans la rue.Une partie d'entre eux sont les victimes de la «sélection psychologique» que la société opère, jour après jour, pression sur pres- sion, vis-à-vis des plus faibles; de ceux qui sont provisoirement les plus faibles.Par contre, la société doit laisser tranquilles ceux qui ont choisi ce genre de vie ou de survie.«Une société a besoin de ses marges autant qu'elle a beson d'art et de littérature.Ces marges garantissent une forme de flexibilité, faute de quoi elle devient oppressive et, au bout du compte, ennemie de la vie».'\" Rappelons-nous l'usage que font les États totalitaires du parasitisme social.Il existe une analogie entre les sans-abri et le suicide.Le suicide, du point de vue social, c'est l'insulte suprême.Quelqu'un dit: «Bonsoir, la compagnie! Moi.je prends le droit de m'en aller.» L'opinion médiatisée tend à nous faire accroire que le citoyen peut tout savoir, tout comprendre (ce qui n'est pas la même chose) et enfin, qu'il peut, par scrutins interposés, sauver le monde et les clochards à tous les quatre ans.Il n'y a qu'un seul Sauveur, c'est |ésus-Christ.Il n'a pas empêché le suicide de ludas.Dans le même temps, d'ailleurs, où les médias titillent nos tripes, ils nous enlèvent, par leur frivolité même, toute raison d'espérer.« Laisse/.-moi donc juger de ce qui m'aide a vivre.»'2' I ) Peter Marin, Helping and hating the home- les Harper s jan 87 21 Jean Fourastie.Essai de morale prospective.Gonthier 1966 Hélène PeUetier-Baillargeon 1 : collaboration specialo Laurier et puis après ?En 1919.année de la mort de Laurier, le journaliste Olivar Asselin écrivait: «Les résultats de la politique lauriériste.nous les avons aujourd'hui sous les yeux.M.Laurier travailla toute sa vie à rapprocher, comme il disait, les deux races: or, pendant que, jusqu'à 1896.grâce à l'application généralement assez loyale de la politique MacDonald-Cartier, les deux races vécurent dans une bonne entente relative, jamais elles ne furent aussi profondement désunies qu'en 1919».(') En se répétant, l'Histoire a tendance à pousser à l'avant-scene des personnages qui se ressemblent.Nonobstant la théàtralité du rapatriement constitutionnel de 1982.Té' 'jugement d'Asselin sur Laurier aurait pu être rappelé à l'occasion de la démission de M.Trudeau.To\\ls deux, en effet, auront exercé, du fait de leur double ascendance (leurs mères étaient anglophones et\"leurs pères francophones), une même fascination mêlée de crainte sur deux électorals dont ils n'auront cessé d'exacerber, puis de décevoir les attentes.Laurier com- mence sa carrière en trahissant la cause franco-man i lobai ne.En bout de piste, il sera rejeté par ses partisans anglophones pour s'être trop rapproché des nationalistes d'Henri Bourassa.M.Trudeau connaîtra une evolution inverse, mais une fin de course semblable.Il effectue une entrée fracassante à Ottawa en 1968, flanqué d'un «french power » et d'une politique de bilinguisation de la fonction publique qui indisposeront profondement le Canada anglais a son égard.Il s'emploie par la suite à casser les reins du nationalisme québécois a l'occasion de la crise d'octobre 70.puis du referendum de 1980.Il consolidera ensuite sa victoire dans le texte d'une Constitution inacceptable pour le Québec.N'ayant cependant réussi à satisfaire ni les uns ni les autres, M.Trudeau démissionnera avant d'en subir les retombées électorales.À propos de Laurier.Olivar Asselin écrivait encore ceci: «Depuis Lafontaine.il (Laurier) est le premier homme politique canadien-français qui commande à des forces mixtes.Mais pendant que Lafontaine a pu s'appuyer sur un pays en majorité français.Laurier aspire a gouverner un pays aux cinq septièmes anglais.De la l'abîme qui sépare, au point de vue français, la politique de Lafontaine de celle de Laurier.En réalité.Laurier fit ce qu'il put pour le rapprochement des deux races au Canada, mais les événements furent plus forts que sa politique et il serait injuste de ne pas voir qu'il fut leur première victime.» De Laurier à Trudeau.« l'abîme» démographique dont parle Asselin n'aura fait que s'agrandir avec les consequences politiques que l'on sait.Car l'héritage des hommes politiques survit à leurs défaites.Laurier, dans sa volonté de servir maigre tout l'unité canadienne, avait substitué à la vision historique de la «Conquête» l'euphémisme confédéral des «deux peuples fondateurs», lusqu'à M.Trudeau l'idée de la «dualité canadienne» allait sous-tendre, vaille que vaille, nos interminables propositions et palabres constitutionnels.Avec ce dernier toutefois va s'effectuer un second changement de formulation non négligeable: les concepts de «multi-culturalisme» et de «mosaïque canadienne» viendront gommer a leur tour, ou rendre non avenues, les préséances historiques reconnues par la «dualité canadienne».Quant a l'esprit de la nouvelle Charte des droits assortie au rapatriement de la Constitution, il pulvérisera en une myriade de droits individuels ce qu'a l'époque des «peuples fondateurs» on disait reconnaître encore comme des droits collectifs.Champion déçu de l'unité canadienne.Laurier aura laissé derrière lui les «deux races désunies» dont parlait Asselin; Trudeau, un club multiethnique de consommateurs arbitré par des juges.Face au «NOUS» imperial avec lequel ils négocient le libre-échange, les Canadiens ont-ils autre chose à opposer désormais que l'addition malaisée de tant d'intérêts individuels?( I ) Les deux textes d'Olivar Asselin sur Laurier oni ete publies dans /'Âme française.Paris I1)I9 et dans Fran-ce-Amérique.LIBRE OPINION La future agence spatiale canadienne DAVID BERCER L'auteur est depute de Laurier à la Chambre des communes ¦ La question du site de la future Agence spatiale a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours.L'agence aura à administrer l'investissement canadien de $800 millions dans la Station spatiale américaine.L'argumentation en faveur de l'établissement de l'agencé à Montréal s'appuie notamment sur le fait que notre ville est le centre canadien de l'industrie aéronautique.Pour renforcer notre position, les universités du Québec préparent un inventaire de nos res-sotirces universitaires et industrielles qui devrait être dévoilé sous peu.Il y a lieu de s'attacher sur plusieurs autres questions soulevées par notre participation dans la Station spatiale américaine.Avant tout, il y a la question fondamentale de l'utilisation de la station à des fins pacifiques.Récemment, on a appris que le Pentagone envisageait de l'utiliser pour y effectuer des recherches liées au programme d'initiatives de défense stratégique.Ceci contredit l'entente signée par le Canada et les États-Unis.D'autre part, nous devrions comprendre que notre participation dans la Station spatiale ne garantira pas nécessairement des retombées dans l'industrie canadienne.Le principal objectif du programme est de développer des technologies avancées telles que l'automatisation et la robotique que l'indus- la presse est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue Saint-Jacques.Montreal H2V 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -la PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Renter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.\u2022Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h j 17h 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 trie canadienne pourrait mettre a l'oeuvre dans d'autres domaines: dans des procédés de fabrication, dans l'industrie minière et forestière, dans les océans et dans les activités pétrolières en mer.C'est pourquoi l'on dit que les avantages réels de la Station spatiale découlent, non pas de ce qui se passera dans l'espace, mais de ce qui se passera sur la terre.Deux études de l'Institut canadien de recherches avancées ont souligné que le simple fait de produire une composante de la Station spatiale ne justifierait pas la participation canadienne.Nous nous devons de nous bâtir une niche ou un champ de compétence qui nous permettrait de devancer les Américains, les Européens et les laponais dans le développement de certaines technologies.Le Centre d'entretien et de réparation mobile (CERM) ou le «garage» spatial devrait être cette niche.Mais récemment, nous apprenions que les É.-U.comptaient développer un système de télérobotique qui utiliserait des technologies semblables à celles que le Canada développera à travers le CERM.Les Américains veulent mettre en oeuvre cette technologie avant celle du Canada.Nous ne devrions donc pas conclure que nous avons le monopole sur le développement de ces technologies, simplement par le fait de notre contribution d'une composante importante de la Station spatiale.Le Canada doit agir rapidement pour exploiter les occasions offertes par la Station spatiale et pour s'assurer que l'industrie canadienne en bénéficie.Pour s'assurer que les technologies développées pour la Station spatiale sont utilisées par l'industrie canadienne sur terre, l'Institut canadien pour les recherches avancées a recommandé qu'un maximum de 50*.du budget des $800 millions soit accordé au développement du Centre d'entretien et de réparation mobile.L'autre 50% devrait être réservé à l'utilisation et à l'exploitation des technologies, le répète que la production du Centre d'entretien, à lui seul, ne justifiera pas l'investissement.Il faudrait mettre sur pied des programmes pour aider les industries, les universités et les consortiums universités-industries à utiliser au maximum les installations de la Station spatiale, par exemple pour la fabrication de produits pharmaceutiques, et à développer et exploiter les technologies de l'espace.Un conseil avec une représentation majoritaire du secteur privé pourrait avoir le mandat de diffuser l'information sur les possibilités offertes par le programme, et d'évaluer et approuver les projets mis de l'avant par les industries, les universités et les consortiums universités-industries.Pendant que les fonctionnaires mettent au point les détails de notre participation à la Station spatiale américaine, il y a peu de débats publics et aucune étude parlementaire.Le comité de recherche en science et technologie de la Chambre des communes devrait tenir des audiences sur le programme spatial sans plus tarder.LIBRE OPINION Le gouvernement par les juges AHDRÉ BINETTE_ Nous publions aujourd'hui la suite du texte que Me André Binette, cx-membrc de la Direction de droit constitutionnel du ministère de la |ustici- du Québec, nous a fait parvenir en réponse à un article de Marcel Adam sur «le gouvernement des juges».¦ Sont en cause non seulement la spécificité québécoise, mais aussi toute forme d'innovation dans les lois à caractère socio-économique.L'innovation peut être récente ou elle peut dater du début du siècle.Cela importe peu puisque la Charte, qui tire globalement son inspiration du libéralisme du siècle dernier, permet de remettre en question plusieurs des reformes sociales des dernières décennies.On annonce cette semaine que la loi québécoise sur l'assurance-automobile sera contestée au nom de la Charte canadienne, parce que certaines victimes d'accident voudraient obtenir une compensation supérieure a celle prévue par la loi.La nouvelle loi ontarienne sur l'assurancc-maladie est contestée par des médecins qui veulent continuer à facturer directement leurs clients.Le financement d'un parti politique fédéral par les syndicats est également conteste en vertu de la Charte canadienne.Ce financement est rendu possible par des lois du travail qui permettent aux syndicats de prélever une cotisation sur les salaires et ensuite d'utiliser les sommes perçues aux fins qu'ils désirent, même si ces fins sont politiques.Certains salariés ne partagent pas les options politiques des dirigeants de leur syndicat comme ils ne partagent pas nécessairement celles de leurs patrons.Notre democratic serait-elle toutefois vraiment enrichie par l'affaiblissement de l'un des principaux partis politiques pour le motif que celui-ci ne se finance pas auprès du monde des affaires?Dans la même veine, la loi québécoise sur le financement des partis politiques sera peut-être attaquée prochainement devant les tribunaux parce qu'elle brimerait la liberté d'expression politique des syndicats et des entreprises.¦ Ces contestations n'auront peut-être pas gain de cause, mais elles sont un signe des temps.Plusieurs groupes d'intérêt contraries par les choix des législateurs dûment élus croient que la Charte canadienne leur fournil une occasion nouvelle de faire triompher leur point de vue.Ils cherchent a utiliser la Charte canadienne pour pénaliser l'innovation, la flexibilité et l'équité legislatives.Ils demandent également aux tribunaux, par l'entremise de la Charte canadienne, de donner une nouvelle vigueur a la primauté des droits individuels sur la justice et la solidarité sociales, qui tiennent compte de considerations collectives et qui sont elles aussi des facteurs de civilisation.Si les tribunaux devaient prêter l'oreille à de telles revendications, comme la Cour d'appel du Québec semble disposée à le faire, ce ne sera pas la première fois qu'une charte des droits constitutionnelle aura servi à contrecarrer les choix de société des législateurs.En I905.la Cour suprême des États-Unis a déclare inconstitutionnelle une loi d'un État américain qui instaurait la semaine de 60 heures, parce que cette loi portait atteinte a la liberté individuelle de contracter des patrons et des employés.Bien sûr, les positions sociales de cette cour oni évolue avec le temps, mais les travailleurs américains ont du prendre leur mal en patience pendant plusieurs années.Plus prés de nous, la Cour suprême américaine a créé de toutes pièces en 1976 la notion de liberté d'expression commerciale, que la Cour d'appel du Québec vient de reprendre.Plusieurs observateurs ont fait un rapprochement entre ce renversement de la jurisprudence antérieure et le contexte politique de la remise en question de l'État-providence et la reaffirmation du noyau dur des valeurs associées au libéralisme économique.Les arrêts américains, de même qu'un jugement ontarien sur la question, déguisent mal la nature idéologique du débat sur le rôle et la place de l'État dans l'économie, débat qui conditionne l'analyse judiciaire de la liberté d'expression.¦ L'inflexibilité, la politisation et la conservatisme de la constitution (ou de l'interprétation qu'on en fait) pourront faire douter de la sagesse d'adopter une charte des droits constitutionnelle.Au Canada anglais, on commence à se poser la question.Roy Romanow.l'un des pères de la Charte canadienne, procureur général du gouvernement de la Saskatchewan en 1982, promené aujourd'hui ses «mca culpa» sur la place publique parce qu'il est d'avis que la Charte favorise surtout les intérêts inegalitaires des mieux nantis (voir la revue Canadian Lawyer, nov.8b, p.44).L'influente revue Saturday Night écrivait récemment (déc.8b, p.7) que si l'adoption d'une charte des droits constitutionnelle a été le grand projet juridique d'une génération, le grand projet juridique de la prochaine génération pourrait bien être de s'en défaire.Il est néanmoins probable que la Charte canadienne sera avec nous pour de nombreuses années.Ses effets commencent à peine à se faire sentir et il n'est pas possible de porter un jugement catégorique sur eux en ce moment.Le moins qu'on puisse dire, cependant, c'est que pour l'observateur attentif certaines appréhensions commencent a être suggérées par les faits.FIN TÉMOIGNAGE Les immigrants turcs venus ici sont tombés dans un traquenard ¦ La réaction publique à l'arrivée récente de plusieurs Turcs au Canada fut amére.Apparemment, ces Turcs sont venus ici en pensant qu'il leur serait possible de trouver de l'emploi sans difficultés bureaucratiques.Des sources fantômes les auraient encouragés à immigrer au Canada avec de fausses promesses.La situation actuelle dans laquelle ils se trouvent les décourage énormément.Ils disent avoir vendu toutes leurs possessions afin de venir au Canada.Les membres de l'Association culturelle turque du Québec sont en train d'aider ces Turcs.Une série de réunions ont été tenues par notre association pour les familiariser avec la vie canadienne.Nos ami(e)s canadien!nch ont déjà commencé à leur donner des cours de français et d'anglais.Une campagne d'aide mise sur pied par plusieurs organisations fait des nombreuses contributions pour faciliter l'adaptation de ces Turcs au Canada.Face à la situation actuelle, nous nous demandons pourquoi nos gouvernements n'ont pas pris de décisions préventives au début de l'arrivée des Turcs au lieu d'imposer les mesures actuelles qui nous paraissent draconiennes.Quelles que soient les décisions finales, nous allons continuer à aider ces Turcs durant leur séjour au Canada, pour fins humanitaires seulement.À cette occasion, nous aimerions remercier tous nos amis canadiens et les membres de la communauté turque de nous avoir soutenus dans nos efforts pour être utiles à ces Turcs.Zekl ASLAN Président L'Association culturelle turque du Québec Carrières et professions Tous les postes annonces sont ouverts également aux femmes et aux hommes.B4 LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 28 JANVIER 1987 \u2022DéV .ae. 3^.M,STO,REDAM0U^M i i i i i i i i i i i i i i i i i i i L \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 CKMF/94 1717, bout.Doreheeter «et, tureau 120 Montréal (Québec) H2L 4Tt 4 t' B K R G K Nom_ Adresse.Ville_ -App- Code postal.Tél.Âge.Je suis abonnée) à La Presse ?J'achète La Presse en kiosque ?DU 23 JANVIER AU 1e' FÉVRIER A L'ÎLE NOTRE-DAME Du 30 janvier au 1er février Course \"À la poursuite de I histoire\" Vieux Montreal Ce jeu consiste a découvrir des lettres placées dans les vitrines de différents établissements du Vieux Montreal.En regroupant les lettres, on doit former le nom d'un personnage marquant de l'histoire de la Ville de Montreal.Les bulletins de participation sont gratuits et disponibles dans les établissements du Vieux Montreal identifies a la Fête des Neiges.De nombreux prix a gagner! En collaboration avec les restaurateurs et commerçants du Vieux Montreal LE SAMEDI 31 JANVIER 11 h à 16 h: Joute de curling île Notre-Dame En collaboration avec le Club sportif des Médias 12h à 15 h: Course d'attelages de chiens Ile Notre-Dame En collaboration avec le Club Ri-viere-du-Nord.En collaboration avec Ralston Purina Canada Inc 12 h à 16h: Jeux d'hiver île Notre-Dame En collaboration avec les Boulangeries Weston Limitée.14 h 30: Spectacle pour enfants île Notre-Dame 18 h à 22 h: Soirée de patinage CKGM Ile Notre-Dame Animation, visite des animateurs de CKGM, prix de presence.20 h 30 à 23 h: Animation Vieux Montreal LE DIMANCHE 1\" FÉVRIER 11 h a 15 h: Brunch de la Fête des Neiges Restaurants du Vieux Montréal En collaboration avec les restaurateurs et les commerçants du Vieux Montréal.12 h a 15 h 30: Mascarade en patins Ile Notre-Dame En collaboration avec Coleco (Canada) Limitée.12 h à 16 h: Jeux d'hiver île Notre-Dame En collaboration avec les Boulangeries Weston Limitée.12 h 30: Joute de curling rj'antan Ile Notre-Dame En collaboration avec le Club sportif des Médias et le Musée | David M.Stewart.w 13 h à 15 h 30: Compétition internationale de sauts de barils île Notre-Dame-?En collaboration avec Promotion internationale de sauts de barils.Air Canada et l'Hôtel Delta Mon- ; treat 13 h à 16 h: Animation Vieux-Montréal .13 h 30: Course de serveurs et serveuses Vieux Montréal, Place Jacques- Cartier En collaboration avec les restaurateurs et commerçants dù Vieux Montreal.14 h 30: \"A la poursuite de l'histoire\" Vieux Montréal Dévoilement du gagnant de la Course 15 h 30: Cérémonie de cloture CKAC Sous la présidence d'honneur de monsieur Jean Doré, Maire de la Ville de Montréal.Animateur: Pierre Bouchard.Au programme: - Animation spéciale: formatiori d'un message par les visiteurs.- Depart de Boule de Neige en hélicoptère.- Lâcher de ballons.- Allocution du Maire de Montréal, M.Jean Doré.\u2022 Feu d'artifice.Club nautique et de plein-air de Montréal Renseignements: 872-6093 Or Ville de Montréal Service des sports et loisirs cfism fm ckac9t3 ai \u2022 ' ; \u2022 *\" SPECTACLES LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 JANVIER 1987 \u2022
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