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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-11-14, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 Démission de Kolber: le PLC reste muet h OTTAWA \u2014 La direction ™ du Parti liberal du Canada n'a pas voulu hier confirmer ou démentir la nouvelle de LA PRESSE faisant état de la démission du sénateur Léo Kolber.le responsable du financement auprès des grandes entreprises.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Le secretaire du PLC.David Collcnnette.a fait savoir par son directeur des Communications.Daniel Despins, que M.Kolber agissait toujours comme président du conseil du Fonds, fonction qui vise à collecter des dons supérieurs à $20 000 auprès des grandes sociétés du secteur prive.Ouani aux intentions prochaines du sénateur Kolber, M.Despins a dit qu'il n'en savait rien.Le leader en Chambre du parti.Herb Gray, a déclaré qu'a sa connaissance le sénateur Kolber n'avait pas l'idée de quitter et il a dit douter des informations publiées.Le premier interesse par l'affaire, le sénateur Kolber.refuse toujours de parler aux journalistes et c'est un membre de son bureau hier qui a tenté de discréditer la nouvelle.Pour sa part.LA PRESSE maintient ses informations à l'effet que M.Kolber a remis sa demission a |ohn Turner.Pour ne pas nuire davantage à la réputation du chef conteste, le sénateur a accepte toutefois une requête de M.Turner et il quittera officiellement son poste après le congres de novembre.M.Kolber a fait savoir a des proches que les grandes corporations sont hésitantes à contribuer a la caisse libérale tant que |ohn Turner demeure chef.Le geste du sénateur suit de trois semaines une demarche semblable de l'ex-ministre ludd Buchanan, qui a renoncé a son poste de directeur général de la campagne de financement.La démission de M.Buchanan sera effective dans deux mois.Aux prises avec des dettes de $5.5 millions, le PLC cherche désespérément à ronflouer ses coffres.C'est ainsi qu'une vaste sollicitation par lettres a été lancée dans le grand public et que plusieurs journalistes en ont même reçu copie.« Du temps et de l'argent, il nous arrive tous parfois d'en manquer », lit-on dés le premier paragraphe de la missive signée par le trésorier Gordon Dryden.Ce dernier fait état de l'esprit de renouveau qui régne dans le parti sous la direction de |ohn Turner.Paradoxalement, l'ex-bras droit de Pierre Trudeau.Marc Lalonde, estime de son côté que |ohn Turner a failli à la tâche et qu'il ne s'est pas imposé à la population canadienne.Sinclair Stevens crie à la « chasse aux sorcières » I TORONTO (PC) - Se di-\u2014 sant heureux de pouvoir enfin témoigner, l'ex-ministre Sinclair Stevens s'est présente a l'enquête du juge William Parker, hier, en accusant la commission de procéder à la façon de l'ancien sénateur américain Joseph McCarthy, dont le nom est encore aujourd'hui synonyme de chasse aux sorcières.« Ce genre de preuve circonstancielle, a-t-il déclaré, l'assemblage de faits n'ayant aucun rapport entre eux, constitue tout simplement du pur maccarthysme, et je crois qu'il est temps qu'on commence a l'appeler par son nom.C'est une honte que ce genre de chose se soit produit dans notre pays ».M.Stevens, qui a démissionne de son poste de ministre de l'Expansion industrielle régionale le 12 mai dernier, a qualifie de ridicules les allégations de conflits d'intérêts soulevées contre lui.lamais, a-t-il affirme, il n'a su que sa femme Noreen négociait un emprunt de $2,6 millions auprès de l'homme d'affaires Anton ( /apka, pendant qu'il était membre du Cabinet, et ce n'est qu'après coup qu'il a appris les liens qui existaient entre M.C/apka et Magna International, une compagnie qui a reçu des millions de dollars en subventions de son ministère.Les libéraux À propos de ces subventions.justement, M.Stevens a rappelé qu'elles avaient presque toutes été décidées par l'ancien gouvernement libéral, en août 1984, et qu'il n'avait fait que respecter la signature de son prédécesseur à la (été du ministère de l'Expansion industrielle régionale.De plus, a-t-il noté, le succès de Magna dans la création d'emplois au pays devrait convaincre tout le monde que le gouvernement a pris une sage décision en lui versant des subventions.« En somme, a-t-il dit, j'ai hérité d'une relation très heureuse entre Magna et le ministère.|e peux vous assurer que tous les prêts, toutes les subventions a Magna ont été faits en vertu de programmes gouvernementaux existants, des programmes qui sont a la disposition de tous ceux qui veulent s'en prévaloir, s'ils se conforment aux exigences ».Abordant ensuite la question du lien entre la Banque Hanil et la société Hyundai Auto (cette dernière possède huit p.cent des intérêts de la premiere), M.Stevens a soutenu qu'il l'ignorait complètement.Des prêts s'élevant a $3,6 millions ont ete consentis par la Banque Hanil à des compagnies appartenant à M.Stevens, avant que la société Hyundai Auto Canada ne soit dispensée de certaines obligations d'importation par le ministère de M.Stevens.Sinclair Stevens devant la commission Parker laserphoto PC En bref L'ex-ministre est devenu, hier, le 88e témoin à l'enquête du juge Parker, qui se poursuit maintenant depuis quatre mois.Il a suivi sa femme, qui a témoigne pendant six jours.M.Stevens est tout d'abord interrogé par son propre avocat, Me lohn Sopinka.La semaine prochaine, il sera contre-inter-rogé par l'avocat de la commission.Me David Scott.60 %, le chiffre magique ¦ |ohn Turner devra obtenir au moins 60 p.cent des votes des délégués au prochain congrès libéral s'il veut demeurer a la tête du parti, a laisse entendre, hier, celui qui sera vraisemblablement le prochain président du PLC, M.Michel Robert.« |e ne crois pas qu'il y ait un chiffre magique ».a commenté hier M.Robert au cours d'une interview téléphonique depuis Fredericton.ou il fait campagne pour la présidence.« Mais si le résultat du vote est de moins de 60 p.cent, peut-être qu'il (M.Turner) devrait demander à l'exécutif national de con- Michel Robert voquer un congres au leadership».Avec 60 ou 61 p.cent, ce serait encore un peu juste, a-t-il ajoute, mais ce serait probablement suffisant.Le libre-échange forcerait à repenser l'aide à l'industrie ¦ Le Canada n'abandonnera jamais son droit de combattre les disparités régionales, a declare hier le négociateur canadien dans les pourparlers sur le libre-échange avec les États-Unis, M.Simon Reisman.Mais il a aussitôt prédit qu'un accord de cana-do-américain pourrait entrainer une refonte des programmes de développement industriel et régional qui constituent des subventions directes a l'industrie.M.Reisman a qualifié de « légitimes » les objections qu'entretiennent les Américains à l'égard de certains de nos programmes fédéraux et provinciaux, par exemple les mesures d'aide financière ou d'exemptions fiscales destinées a influencer les entreprises dans le choix du site d'une nouvelle usine.Le négociateur canadien entamait jeudi la deuxième de ses trois journées d'entretiens avec son homologue américain.Peter Murphy.Les sanctions contre l'URSS sont levées ¦ Les sanctions imposées par le Canada à L'URSS en décembre 1979, après l'invasion de l'Afghanistan, sont en voie d'être complètement levées, a indiqué mercredi soir à Toronto, le Secretaire d'Etat aux Affaires extérieures, M.|oe Clark.Les échanges canado-soviétiques dans le domaine de la culture, de l'éducation, de la science et de la technique pourrtaient reprendre prochainement, a laissé entendre M.Clark devant des hommes d'affaires torontois en reconnaisant que les sanctions qu'il avait lui-même annoncées alors qu'il était premier ministre n'avaient pas eu «l'effet escompté».Dans le cas de l'URSS, et contrairement à celui de l'Afrique du Sud, « nous croyons qu'il est main-tenent plus intelligent de tenter d'influencer le comportement soviétique par des contacts».Le plan de développement d'Hydro ¦ L'opposition péquiste a accusé hier le ministre de l'Énergie de retarder l'adoption du plan de développement d'Hydro-Qué-bec parce que la société d'État veut être plus sage dans ses investissements que ne le souhaite le gouvernement.Lors de la période des questions hier, le député péquiste de Roberval Michel Gauthier s'en est pris au ministre de l'Énergie et des Ressources |ohn Ciaccia pour avoir demandé à Hydro-Québec de refaire ses devoirs.À Vancouver, Bourassa tentera de faire progresser le dossier constitutionnel ¦OTTAWA \u2014 Le gouvernement du Quebec profitera de la réunion de la semaine prochaine à Vancouver entre les premiers ministres pour faire progresser le dossier constitutionnel.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa La rencontre annuelle fédérale-provinciale porte en principe sur l'économie, mais il est prévu que lors d'un déjeuner privé entre les onze dirigeants politiques, jeudi prochain, le point à l'ordre du jour sera la constitution.Les fonctionnaires qui ont préparé la rencontre parlent d'ailleurs de ce déjeuner privé comme du « Quebec lunch ».Hier, dans la Vieille capitale, M.Ronald Poupart, l'attaché de presse du premier ministre Bourassa, n'a pas voulu confirmer ces informations.« Il y a trois repas de prévus où le premier ministre Mulroney et ses homologues discuteront de sujets privés », a déclaré à LA PRESSE M.Poupart.« Il est fort possible d'envisager que le dossier consitutionnel soit abordé à l'une de ces occasions ».Toutefois, dans la capitale fédérale et à Queen's Park, on était plus affirmatif hier.« Le premier ministre Bourassa profitera d'un lunch privé pour mettre ses collègues au courant des résultats de la tournée du ministre Gil Rémillard », a affirmé une source fédérale.« Il faut s'attendre aussi à ce que le premier ministre québécois fasse un tour de table pour connaître les vues personnelles de ses homologues ».C'est la première fois que le premier ministre Mulroney pourra discuter du sujet constitutionnel en présence de tous les autres dirigeants provinciaux.Ces derniers ont déjà abordé la question lors d'une rencontre à Edmonton, en août dernier.Le ministre québécois des Affaires intergouvernementales.M.Gil Rémillard, a complété sa tournée des capitales canadiennes mardi dernier.Selon les informations préliminaires obtenues, le Québec est satisfait des premières réactions des autres provinces et de celles du fédéral concernant ses demandes particulières pour signer l'accord de 1982.À Ottawa, on estime aussi que le dossier progresse assez bien et qu'en janvier prochain il sera possible de déterminer si une négociation formelle a des chances d'aboutir.Condition féminine L'ordre du jour officiel de la reunion de Vancouver prévoit que les premiers ministres discuteront de développement économique la première journée.L'apres-midi du jeudi sera consacré au dossier de la condition féminine.Habituellement, ce sujet est relégué à la toute fin des réunions fédérales-provinciales alors qu'il ne reste que peu de temps.Les premiers ministres se contentent alors de vagues engagements.Cette fois-ci, le dossier de la condition féminine vient au deuxième rang.Enfin, les dirigeants politiques traiteront de la fiscalité et de l'épineux problème de la péréquation.Québec déclare la guerre aux braconniers h Quelques jours à peine après que les agents de conservation de la faune aient mis fin aux activités de deux importants réseaux de braconnage PI1RRE OINORAS_ dans les Laurentides et en Estrie, le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Yvon Picot-te, a déposé hier à l'Assemblée nationale, un projet de loi qui constitue une véritable déclaration de guerre aux braconniers.Présomption de culpabilité, très fortes amendes parfois assorties de peines de prison pour les récidivistes, longues suspensions, jusqu'à neuf ans, du certificat donnant le droit de chas- ser, prolongation du délai de saisie d'équipements et de véhicules, nouvelles catégories d'infractions relatives à l'entrave au travail des agents de conservation, augmentation du pouvoir d'intervention de ces mêmes agents; voilà en résumé les armes légales qu'entend utiliser le ministre pour en finir avec les braconniers.Souvent considéré comme une plaie sociale, le braconnage est une activité parfois encore perçue comme un exploit par une certaine partie de la population.Toutefois, même s'il veut mettre un terme aux activités des braconniers, le ministère ne possède aucune donnée précise sur leur nombre et sur leurs méfaits.Selon le ministre Picotte.une reduction de leur nombre entraînera inévitablement une hausse de la population des cervidés (cerfs de Virginie et orignaux), offrant ainsi aux chasseurs plus de chances de rapporter du gibier à la maison.Le projet de Loi 153, ou Loi modifiant la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et la Loi sur les parcs, vise notamment à contrecarrer les braconniers qui chassent la nuit au moyen de projecteurs, une des méthodes de braconnage les plus répandues au Québec.Dorénavant, par exemple, toute personne en posession la nuit d'un projecteur et d'une arme à feu chargée sera considérée comme étant en chasse, à moins de preuves contraires.Durant la nuit, une arme de chasse transportée dans un véhicule devra être insérée dans un étui ou rangée dans le coffre de la voiture.Des amendes sont prévues en cas d'infraction.Il sera aussi interdit de repérer le gibier la nuit au moyen d'un projecteur.Signalons que ces articles de loi qui ont déjà été en vigeur durant des années au Québec, ont été supprimés lors de l'adoption de la Loi sur la conservation de la faune en 1984.Leur remise en vigueur a pour but de faciliter le travail des agents de conservation, a dit le ministre.C'est in ¦ chapitre des amendes.estime M.Picotte, que le projet de Loi, s'il est adopté dans sa forme actuelle, fera le plus mal.Ceux qui seront reconnus coupables d'avoir chassé la nuit, d'avoir chassé à partir d'un véhicule ou encore d'être en possession de viande de gros gibier, se-ront passibles d'amendes de $1 500 à $4 500, soit une augmentation de $500 à $1 550 par rapport à la loi actuelle.Les récidivistes pourront payer jusqu'à $13 500 d'amendes et seront passibles d'un an de prison.De plus, les braconniers reconnus coupables se verront interdire toute forme de chasse durant une période de deux ans, et durant six ou neuf ans dans les cas de récidive.Seize projets de loi pour le sprint d'avant Noël QUÉBEC (PC) - Il sera permis de fabriquer et de vendre sur place certaines boissons alcooliques en vertu d'un projet de loi déposé hier a l'Assemblée nationale qui crée un nouveau permis d'alcool.Le projet de loi 155, modifiant la Loi sur la Société des alcools du Québec, prévoit que le détenteurs de ce permis ne pourra vendre les boissons alcooliques qu'il produit que sur les lieux de son établissement.Seize projets de loi ont été déposés en Chambre, hier, à temps pour qu'ils soient adoptés avant l'ajournement de Noel.Voici ces lois, sauf une Loi sur les forêts et une Loi modifiant la Charte de la langue française.Le nouveau Code de la sécurité routière (127) comprend 672 articles et augmente la sévérité des sanctions et accentue les obligations à l'égard du port de la ceinture de sécurité.Le projet de loi 102.sur les terres du domaine public, refond la Loi sur les terres et forêts et introduit une distinction entre la gestions des terres et celles des ressources de ces terres.Le projet de loi 121, concernant certaines rétrocessions de droits dont le gouvernement est devenu titulaire par expropriation avant le I\" avril 1976.confère à la Cour provinciale la juridiction en matière de fixation et de révision de l'indemnité d'expropriation par suite d'une rétrocession de même qu'en matière de dommages qui pourraient en résulter.Le projet de loi 131, modi fiant la Loi sur l'instruction publique et la Loi sur le Cons seil supérieur de l'éducation prévoit la possibilité d'autori ser la préparation et l'adoption du budget d'une commission scolaire qui ne respecterait pas la règle d'équilibre budgétaire.Le projet de loi 137.modifie la Loi sur la Société d'habitation du Quebec et confie au ministre des Affaires municipales responsable de son application le pouvoir d'élaborer et de proposer au gouvernement des politiques relatives à l'habitation.Le projet de loi 143, modifie la Loi sur les compagnies et permet aux administrateurs de déléguer leur pouvoir d'emprunt et modifie les règles de la fusion simplifiée entre une compagnie mere et sa filiale.Le projet de loi 144.sur les transports, permet au gouvernement de conférer à la Commission des transports du Québec un pouvoir discrétionnaire en matière de délivrance, de renouvellement ou de transfert de permis.Pourvoiries Le projet de loi sur les établissements touristiques (152) fixe des normes d'aménagement aux pourvoiries et légalise la formule d'hébergement des gites touristiques.Le projet de loi 153, modifie la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune et la Loi sur les parcs de façon à favoriser la lutte contre le braconnage et crée trois nouvelles infractions pour contrer la chasse de nuit.Le projet de loi 154 modifie la Loi sur la Société de développement industriel du Québec prévoit les différentes formes que peut prendre l'aide financière accordée aux entreprises par le gouvernement.Le projet de loi modifiant la Loi médicale ( 156) régularise la situation des acupuncteurs.Le projet de loi modifiant la Loi sur le cinéma (157) introduit un nouveau permis spécial de distributeur afin d'assqrer la mise en application de l'entente intervenue entre le gouvernement et la Motion Picture Export Association of America.Le projet de loi 158, modifie la Loi sur les sociétés de placement et permet à certaines sociétés d'instaurer un régime d'actionnariat qui permet aux employés d'acheter des actions de leur entreprise per le biais d'une société de placement dans l'entreprise québécoise. B 2 LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ClAUDC GHAVïl directeur de I'mfotmotion JEAN-GUY DUBUC ecktoratitl* en chef Quand le bâtiment va.Le projet de loi modifiant en profondeur l'accès des travailleurs aux chantiers de construction sera probablement I un des plus âprement discutés parmi ceux que le gouvernement veut faire adopter d'ici les fêtes.Déjà, les passions commencent à se déchaîner.Il s'agit pourtant d'un projet valable qui mérite d'être discuté de façon objective, à tête reposée.Le système actuel, mis en place, il y a plus de 10 ans, pour donner suite au rapport de la Commission Cliche, a réglé bien des problèmes.Depuis 1975, on ne connaît plus, heureusement, sur les chantiers du Québec, les actes déplorables des tristes années de la «jungle de la construction».Mais le système actuel présente également de graves lacunes.Le travail au noir constitue la pointe la plus visible de l'iceberg.Il y en a bien d'autres.Ainsi, par exemple, lorsque les gouvernements veulent pallier au chômage dans une région donnée en ouvrant un chantier important, il arrive souvent que plusieurs chômeurs de la région ne peuvent y trouver d'emploi, même si plusieurs auraient la compétence nécessaire pour occuper au moins les postes de manoeuvres, faute de détenir l'actuelle carte de classification qu'on ne peut obtenir qu'après un certain nombre d'heures travaillées sur les chantiers par année.Ce sont donc les ouvriers qualifiés de l'extérieur qui obtiennent ces emplois.Enfin, dans la construction comme ailleurs, les jeunes font le pied de grue en attendant que leurs aînés leur fassent de la place.Il faut reconnaître que la volonté des travailleurs de la construction d'obtenir la meilleure sécurité d'emploi possible est fort légitime.La Commission Cliche concluait que «l'absence de sécurité d'emploi pour les vrais travailleurs de la construction est l une des rares choses sur lesquelles les centrales syndicales et certaines associations patronales aient fait l'unanimité.Toutes sont en effet tombées d'accord pour la déplorer.On entre dans la main-d'oeuvre de la construction comme dans un moulin, et on en sort avec une facilité encore plus déconcertante.» Le ministre de la Main-d'oeuvre, M.Pierre Paradis, a d'ailleurs reconnu qu'on ne peut fermement promettre pour lavenir un juste équilibre entre le nombre de travailleurs de la construction et le nombre des emplois qui seront offerts sur les chantiers du Québec.En d autres mots, plus de gens auront le droit d'en manger mais le gâteau à se partager ne sera pas nécessairement plus volumineux.Le projet de loi 119, comme son nom l'indique, n'est qu'un «projet».On ne doit pas l'adopter à la vapeur.Les législateurs doivent l'étudier en commission parlementaire et, s'il y a lieu, le modififer à la lumière des représentations qui seront faites par les associations patronales et syndicales.Un bon moyen de faciliter la discussion serait de prolonger les présentes cartes de classification, qui viennent à échéance le 31 décembre.Vouloir faire adopter un projet de loi si important avant les fêtes semble prématuré, surtout dans une marmite aussi explosive que le monde de la construction.Se fixer Pâques comme date limite serait plus réaliste si on veut permettre un débat sérieux.L'enjeu est trop important pour qu'on l'escamote.Pierre VINNAT Les aveux de la Maison-Blanche Ainsi donc, l'administration Reagan passe aux aveux.Se trouve confirmé ce qui était deviné depuis plusieurs jours: l'Iran de Khomeiny, rangé depuis 1979 dans le camp des réprouvés, a reçu de l'armement américain.M.Reagan signe.Non seulement il signe, mais il persiste, car les arrangements, accommodements ou négociations avec Téhéran sont présentés comme relevant d'une exigence vitale.Vitale pour qui et pour quoi?Pour la libération des otages, pour l'intérêt des États-Unis ou pour la survie du régime des mollahs?La réponse à la dernière question est facile.Engagé dans une guerre mortelle avec l'Irak, incertain de ses assises populaires, au moment où s'annonce une dure concurrence pour la succession de Khomeiny vieillissant, le régime iranien n a pas les moyens de se montrer difficile dans le choix de ses fournisseurs d'armes.Il les prend là où il les trouve.La procure dût-elle loger à l'enseigne du «Satan américain».Du côté américain, les choses se présentent d une manière beaucoup plus complexe.La Maison-Blanche, devant les premières révélations sur les conditions dans lesquelles avaient été relâchés les otages américains, avait soutenu qu'aucune illégalité n'avait entaché les démarches.Cette réponse n'avait nullement satisfait une opinion publique à l'affût et n'avait surtout pas contenté un Congrès intrigué.C est pourquoi le président a voulu s'expliquer auprès des leaders du Congrès.C'est à eux qu'il a dit qu'effectivement son administration avait fourni de l'armement aux Iraniens et c'est auprès d'eux qu'il s'est justifié, en faisant valoir que le retournement de Washington était dicté par l'intérêt même de la nation.Des instances très importantes, comme le secrétariat d'État, la Défense et même la C.I.A., semble-t-il, ont été contournées au cours d'une entreprise qui aboutit à ignorer un embargo sur les livraisons d'armes à l'Iran, décrète par l'ancien président Carter et endossé depuis lors par la présidence de M.Reagan lui-même.Le président règne-t-il sur une sorte de «domaine réservé»?Par-dessus tout, la présidence a-t-elle droit, quand les circonstances l'exigent, au laconisme, pour ne pas dire au secret?Le secret, l'entourage de M.Reagan l'a défendu autant qu'il a pu.Dans l'intérêt, hautement proclamé, des otages encore retenus au Liban.À son retour de captivité, l'otage David Jacobsen, flanqué du président Reagan lui-même, a supplié la presse de mettre un terme à ses indiscrétions, pour ne pas compromettre le retour à la liberté des autres Américains détenus au Liban.Un aspect au moins de cette ténébreuse affaire devient clair.Dès lors que le secret est éventé officiellement, le discours change.Il y a encore quelques jours, il était humanitaire; il s'agissait de sauver des personnes en péril.Les otages font encore partie des calculs, mais la question est élargie, puisque ce qui est également recherché, c'est une amélioration des rapports avec l'État iranien, dans .la pensée qu'il faut préparer tout de suite l'après-Khomeiny.Prise de court par la chute du Shah en 1979, la présidence est-elle en train de «vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué»?Khomeiny n'est pas encore tout à fait mort.Le président Reagan ne semble pas.en tout cas, avoir .convaincu tout son monde.Guy «ORMIIR me toi vicieuse\"&~ îWoMic* to* te t&e&œr* 7/ (Droit* reservosi Jacques Dufresne * Le capitalisme populaire au pays de Mme Thatcher collaboration spéciale) Au Quebec, les inconditionnels de l'État présentent les premiers résultats de la politique économique de Madame Thatcher comme une catastrophe.Cette opinion limplistc trouve malheureusement preneurs parmi ceux, très nombreux, à qui la personnalité Je la dame de fer ne plait pas.Quelques jours en Angleterre auront suffi à me faire comprendre que la situation est un peu plus complexe.La question des privatisations retiendra seule mon attention.Si les conservateurs de Mme 1 hatcher sont en perte de vitesse faux derniers sondages, ils avaient toutefois repris le premier rang), ce n'est sûrement pas a cause des privatisations.Dans la patrie du libéralisme, le capitalisme populaire n'aura été ni un vain mot, ni une vaine promesse.Quelques heures après mon arrivée, j'avais deja rencontré un chauffeur de taxi et une femme de menage détenant des actions de British Gaz.Le Quebec a connu récemment la fièvre des REA.On a l'impression que l'Angleterre connaît depuis des années une fièvre encore plus tenace et envahissante, celle des « small shareholders ».Cette impression est confirmée par les faits.L'été dernier, la moitié des transactions de la Bourse de Londres portaient sur des montants inférieurs à 2000 livres (4000 dollars environ).Cette démocratisation du capitalisme a été le résultat d'une volonté politique clairement et fortement exprimée: notamment par l'information ayant entoure chaque grande privatisation.On ne s'est pas contenté d'inviter poliment la population à participer a l'opération.On lui a montre qu'il y allait de son intérêt, on lui a indiqué la marche à suivre et, bien entendu, on a tout mis en oeuvre pour qu'un pourcentage important des actions puissent être achetées par petits lots.La population a repondu a l'appel, et pas seulement dans le cas des grandes entreprises nationales comme British Gaz ou British Telecom.Cela d'ailleurs ne réjouit pas tous les «big sharchol-ders».L'expédition des rapports annuels a des milliers de petits intrus dérange certaines habitudes et, dans certains cas, gruge les profits jusqu a la moelle.Les petits intrus vont aussi aux assemblées générales en grand nombre.Autre souci pour certains chefs d'entreprises, mais excellente matière à réflexion pour nous, Québécois.Dans notre Etat-Providence, la politique de participation a consisté à nommer des représentants du public dans les conseils d'administration des institutions publiques.Dans le cas des hôpitaux, par exemple, les utilisateurs devaient aussi être invités aux assemblées générales.Personne n'étant allé aux premieres, on a vite cessé d'envoyer des invitations.L'expérience anglaise semble prouver que les gens y seraient allés davantage s'ils avaient été aussi actionnaires.Le double titre d'actionnaire et d'utilisateur crée d'ailleurs des situations cocasses.Dans les assemblées générales de British Telecom, on voit des actionnaires remplacer tout a coup leur chapeau d'actionnaire par leur chapeau de consommateur pour se prononcer ensuite contre des hausses de tarifs, sous prétexte que les profits sont déjà assez importants.Dans le cas de certaines petites brasseries comme la Ylung', les assemblées des actionnaires sont de véritables kermesses.Il arrive dans ce cas précis que la plupart des petits actionnaires sont aussi des «fans» du produit.Un peu comme si, tel ou tel jour de l'année, les buveurs de Labatt 50 quittaient leur taverne pour aller entendre le rapport financier de leur brasseur préféré.Ces petits capitalistes anglais de la bière anglaise sont souvent moins intéressés par les transactions commerciales que par le goût de la boisson.Ils ne sont donc pas toujours, en tant qu'actionnaires, d'une très grande utilité pour les affaires de la compagnie.Par contre, ils sacrifient volontiers leurs maigres dividendes, ce qui les incite à voter en faveur des dons de charité.D'autres y trouvent leur compte.Dans l'ensemble, le capitalisme populaire est intéressant et prometteur.L'optimisme général s'accompagne toutefois de certaines réserves.«Les petits actionnaires ne réagissent pas adéquatement, ils ne comprennent rien aux enjeux véritables.» Cette opinion, formulée par un représentant de la firme Morgan Grenfell.est partagée par plusieurs institutions financières.C'est l'information qui est au coeur du problème.Pour connaître les intentions d'un gros actionnaire, il suffit de l'inviter à diner.On ne peut pas faire la même chose avec tous les petits actionnaires, et l'opération inverse est encore plus difficile.Mais, étant moins informés, les petits actionnaires réagissent moins vite et ont par conséquent tendance à demeurer fidèles aux entreprises de leur choix.C'est souvent une excellente chose pour les affaires, disent certains experts.Si, sur le plan strictement économique, la réforme Thatcher n'a pas encore convaincu tout le monde, elle semble par contre être une grande réussite politique.Les travaillistes promettent de tout renationaliscr s'ils sont reportés au pouvoir, ils risquent fort de se heurter à l'opposition d'une partie de leur clientèle.Et de nombreux experts prétendent que l'opération sera pratiquement impossible, vu le nombre d'actionnaires touchés.Fabienne Larouche Il y a toujours des exceptions {Collabora t ion spéciale) Après la Centrale de l'enseignement du Québec et le Conseil du patronat, voilà qu'à son tour, le Conseil supérieur de l'éducation approuve le plan d'action du gouvernement québécois sur la formation professionnelle au cours secondaire.Ce projet de réforme, que le ministre Claude Ryan entend mettre en oeuvre dès septembre 1987 vise, essentiellement, à donner aux jeunes qui choisissent le secteur professionnel une formation supérieure dans les matières de base et des ateliers qui correspondent davantage aux exigences du marché du travail et, particulièrement, à celles des entreprises.Les programmes professionnels long et court, jugés depuis un bon moment déjà inadéquats et insatisfaisants par la majorité des intervenants scolaires et industriels, seront remplacés par deux filières menant à l'obtention soit d'un diplôme d'études professionnelles (DIT), soit d'un certificat d'études professionnelles (CEP).L'accès à ces cours réformés comportera des critères d'admission _3__ auxquels l'ancien regime n'était pas soumis.Les jeunes devront, dorénavant, être âges d'au moins 17 ans et avoir réussi dans les matières de base enseignées en 4e secondaire, pour le DEP.et en 3c secondaire, pour le CEP.Ce nouveau programme évitera ainsi à certains étudiants l'obligation d'effectuer des choix de carrière hâtifs et une spécialisation prématurée.Il élèvera, également, les standards de qualité, en favorisant une formation générale allongée et enrichie.Ce qui était jusqu'alors perçu comme une voie d'évitement, une voie de garage pour les derniers de classe, devient, en théorie, une route vers l'excellence et la performance.En principe, on ne pourrait souhaiter mieux: le redressement d'un secteur déficient du système scolaire, dans le but de produire une main-d'oeuvre plus scolarisée et plus qualifiée.Mais, à l'intérieur même de cet enrichissement du contenu pédagogique au cours professionnel et de la généralisation des options jusqu'en 4c secondaire, qu'ad-viendra-t-il de la clientèle actuelle de ce secteur?De ces «laissés pour compte» du système envoyés au cours professionnel du seul fait de leur retard scolaire ou de leur comportement indiscipliné et rebelle?On a, semble-l-il.prévu des «cheminements particuliers de formation» au ministère de l'Éducation du Québec pour ces élèves en difficulté d'apprentissage.Ils pourront profiter d'un enseignement spécial, destiné à l'acquisition des connaissances de base en langues, en mathématiques et en géographie.Or, dans la majorité des commissions scolaires, on ne sait pas trop quelles significations prêter a ces cheminements particuliers.Vers quelles voies les engager?Peut-être la récupération au secteur général?Mais très peu de ces étudiants sont intéresses à réintégrer la voie régulière.La majorité de ceux qui composent ce secteur ont bien souvent (et trop souvent) des problèmes tels qu'il est pratiquement impossible pour eux de s adapter au rythme général.j'ai enseigné deux années com- Rlètes au professionnel court, les classes étaient constituées d'adolescentes victimes d'inceste ou de brutalité, d'adolescentes aux prises avec des problèmes de drogue et d'alcool, des, délin- quants, des adolescents qui passaient la nuit à vagabonder et qui se présentaient, le matin, en classe complètement abrutis.Qui pouvait se préoccuper d'eux?Il fallait d'abord témoigner d une grande qualité d'écoute, avant même d'aborder le contenu des cours.On peut facilement croire que ces étudiants préféreront décrocher complètement de l'école que de se soumettre à un cadre qu ils jugeront coercitif.Ils sont environ 13000 inscrits au professionnel court.Ils sont différents des autres étudiants au même titre que le sont les doues.Et si on envisage de plus en plus la possibilité d aménager des classes pour ces doués, victimes jusqu'à maintenant d'une forme d'injustice, il ne faut pas défavoriser, à leur tour, les moins aptes.La recherche de l'excellence doit s'effectuer en respectant la plus grande égalité des chances pour toute la population étudiante.Le ministre a raison de vouloir un cours professionnel plus riche, plus respecté tant par le milieu scolaire que par le monde du travail, mais il doit, toutefois, tenir compte de ces 13000 exceptions. B B 3 iA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 TRIBUNE LIBRE OPINION Qu'est-ce que démocratiser la vie municipale ?L'auteur at président du Conseil central de Montréal (CSN).A Montréal, plusieurs groupes populaires et syndicaux, dont le Conseil central de Montréal (CSN), ont fait de la démocratisation de la vie politique municipale, l'enjeu principal des élections du 9 novembre.Mais que veut-on dire en parlant de «démocratisation»?Il faut bien reconnaître que la signification de ce mot dans le concret est loin d'être claire.j»l»rf PAQU1TT1 Pendant les quelque vingt dernières années, l'ensemble des institutions municipales montréalaises ont été marquées par l'absence de démocratie.La Ville de Montréal était devenue la chasse gardée d'une clique qui, regroupée dans le Parti civique, accaparait les postes de direction.L'exemple le plus frappant était le comité exécutif de la Ville de Montréal.C'était une structure hypercentraliséc où les décisions se prenaient à huis clos.Les informations ne filtraient qu'à la pièce, vidant le conseil municipal de son véritable rôle et interdisant tout débat public.De plus, il n'existait pas de veritable période de questions.Autant d'exemples du manque de tradition démocratique à Montreal au cours des dernières années qui tient tout autant au caractère autocratique et à la philosophie politique de lean Drapeau qu'aux institutions politiques municipales elles-mêmes.Dans ce sens, le préjuge populaire voulant qu'en élisant lean Doré, on n'ait fait que changer de \u20ac roi-maire», a un fondement réel.En effet, les élu(c)s politiques se montrent rarement plus démocratiques que ne les forcent à l'être les institutions et les rapports de forces au sein de la cité.C'est ce qui nous amène à dire que tout parti politique voulant vraiment démocratiser le processus de décisions à Montréal, devra proposer, faire débattre et faire adopter a l'Assemblée nationale des modifications au niveau même des institutions politiques.Démocratiser le processus de décisions, cela signifie dépasser le stade nécessaire mais non suffisant de la démocratie représentative que lean Drapeau a toujours formellement respecté, pour progresser vers la démocratie de participation; participation non seulement des citoyennes et citoyens mais aussi de leurs organisations.Un débat à faire Le type d'élections municipales que nous connaissons en 1986 est bien différent de celui des élections d'avant 1980.En effet, cette année-là le gouvernement du Ouébec adoptait la loi 105 qui amenait des modifications importantes aux élections municipales, en reconnaissant officiellement les partis politiques sur la scene municipale ainsi qu'en imposant des règles précises sur les contributions et les dépenses des partis et des candidates et candidats.Si quelques pas ont été faits dans la bonne direction, beaucoup reste à faire.Ainsi, le scrutin majoritaire à un tour continue de ne pas accorder aux partis en présence un nombre de sièges équivalant au poids relatif que leur a réservé le vote populaire.En 1982, cela avait joue contre le Kl M.aujourd'hui cela joue contre le Parti civique.Selon nous, il est tout aussi inacceptable en 1986 qu'en 1982 que la majorité soit sur-représentée au conseil municipal de la Ville de Montréal.Une véritable démocratie municipale implique que le conseil municipal devienne le miroir le moins déformant possible du verdict populaire.Cela est possible en adoptant un mode de scrutin à la proportionnelle dont les modalités restent à débattre.C'est d'ailleurs un élément du programme du RCM.On nous objectera qu'une telle réforme du mode de scrutin devrait s'effectuer au niveau national avant de s'appliquer au niveau local.À notre avis, une telle réforme au palier municipal per- mettrait aux citoyennes et citoyens du Québec de faire l'apprentissage de ce mode de scrutin et ainsi d'en accélérer l'adoption au plan national.Un autre point problématique de nos institutions politiques municipales est le mode de désignation du maire.Dans le présent système électoral municipal, on retrouve certains éléments du régime présidentiel (election du chef de l'exécutif par l'ensemble des électrices et électeurs) et du régime parlementaire (élection des représentantes et représentants sur la base de districts, à majorité simple des voix).Il est déjà arrivé que des maires aient été élus alors que le conseil municipal leur était hostile (ex.: Longueuil en 1978.Ville d'Anjou actuellement).La position difficile dans laquelle se trouve alors le maire et la paralysie qui s'ensuit font ressortir la nécessité d'une réforme dans le mode de désignation du maire.On pourrait regarder la possibilité que le maire soit d'abord élu comme conseiller, puis comme chef du gouvernement si son parti obtient la majorité des sieges.Ce mode de désignation du maire nous semble plus conforme aux principes du regime parlementaire.Si cela pose un certain nombre de problèmes dans le cadre actuel, cette politisation de la vie municipale nous semble être nécessaire si on veut réellement valoriser le pouvoir local.Si les deux elements de reforme précédents nécessitent des modifications à la loi sur les elections et les référendums dans les municipalités, certaines améliorations sont réalisables immédiatement par toute «administration» soucieuse de la vie démocratique.La premiere qui vient a l'esprit, c'est la tenue d'une writable période de questions au début de chaque séance du conseil municipal.Cela permettra aux conseillères et conseillers de jouer un rôle plus actif, et donnera un lieu au\\ citoyennes et citoyens ainsi qu'à leurs organisations pour faire connaître leurs points de vue.L'existence de telles commissions est une condition nécessaire mais, ici encore, non suffisante pour parler de démocratisation.La Communauté urbaine de Montreal (CUM) possède ces commissions qui ne jouent aucun rôle actif dans la prise de decisions.Il faudra faire preuve d'imagination pour qu'à Montréal, elles soient un lieu de debai qui porte à conséquence.Un autre moyen de démocratisation souvent avance, entre autres dans le programme du RCM, est la mise sur pied de conseils de quartier.Sans être a priori contre, cette structure soulève bien des questions.Qui aura le pouvoir dans ces comités?Les citoyennes et citoyens ou les élites locales?Quel mandat et quel budget auront-ils?On risque fort de favoriser la participation des individus au détriment de celle des organisations sociales (groupes populaires, syndicats, associations.).D'autre part, il ne faudrait pas que ces structures «de participation» diluent le pouvoir politique des élu(c)s mais le complètent.Sinon pour reprendre le titre d'un livre de lacques God-bout, chercheur à l'INRS Urbanisation, on risque fort de jouer «la participation contre la démocratie».Le 9 novembre, c'est le RCM qui a pris le pouvoir, pas les organisations populaires et syndicales.C'est ainsi que notre système politique est fait.Nous avons, par contre, le devoir de saisir l'occasion pour développer notre rapport de forces.Cela signifie que nous devons, entre autres, clarifier nos positions comme organisations syndicales et populaires sur des sujets comme la démocratisation mais aussi le logement, le transport en commun, le développement économique.Les organisations syndicales et populaires peuvent espérer jouer un rôle actif pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des Montréalaises et des Montréalais que si elles reprennent ensemble le travail de clarification et de mobilisation autour de leurs revendications.la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE tit publiée por LA PRESSE LTÉE, 7, rue Saint-Jocques, Montraal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est outorisee à diffuser les informations de « LA PRESSE > et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième closse \u2014 Enregistrement numéro 1400.> Port de retour garanti.ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi ou vendredi de 7h à 18 h 2854911 ANNONCES CLASSEES CofTtmOfxWf OU COfTKTIOOt WiouYtndredidtltio I7h 285-7111 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE GffltvWi onnoocet AfVMfKOf cJo % M*, 285-7070 285-7100 Î85-6892 285-6900 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Vacance», Voyages 285-7265 Comités et professions, nominohom 285-7320 Une autre audience.en français M.Brian Mulroney Premier ministre du Canada A titre de coordonnateur du Groupe de recherche sur la paix de l'université Laval, j'ai eu l'occasion, le 20 octobre, de présenter un mémoire sur les vols à basse altitude devant les membres de la Commission d'évaluation environnementale du gouvernement fédéral.L'audience avait lieu à Montreal.Première constatation: un seul des membres de la Commission semblait capable de s'exprimer en français.Quatre étaient fermement et indubitablement unilin-gues anglophones.Tout comme d'ailleurs le représentant de l'Armée canadienne chargé de nous expliquer les «bienfaits» des vols à basse altitude.Deuxième observation: près d'une quinzaine d'organismes québécois (dont la CEQ, la CSN.etc.), ont fait savoir leur désir d'être entendus lors d'une audience ultérieure.La Commission, prétextant un échéancier trop serré, refuse d'acquiescer à leur demande.Ce qui me semble entièrement inacceptable.Car il s'agit d'une question fort grave, qui concerne la société québécoise, et au sujet de laquelle les citoyens d'ici ont le droit de se faire entendre.l'estime donc Monsieur le Premier ministre, que la Commission d'évaluation environnementale doit accéder à la demande qui lui est faite de tenir une autre audience, soit à Québec, soit à Montréal.Elle devra voir aussi à ce que ses représentants sachent s'exprimer convenablement en français.La «reconciliation nationale» qui vous préoccupe tant.Monsieur le Premier ministre, deviendra plus plausible lorsque les bureaucrates fédéraux traiteront avec respect les citoyens du Québec, à qui on répète sans cesse que le français est aussi une langue officielle de ce pays.Louis O'NEILL Québec Le problème des Expos Une mise au point s'impose à la suite d'une autre piètre saison de nos «Amours».Cette équipe jeune, dynamique et dite talentueuse s'est classée au quatrième rang à plus de vingt-cinq matches de la tète.De quel ordre est le problème?Selon nous, il se situe au niveau administratif.L'équipe et ses partisans se retrouvent au milieu d'un cercle vicieux.Si la promotion de l'équipe était plus enlevante, plus de gens fréquenteraient le stade; les joueurs se sentant ainsi plus appuyés et motivés, ils produiraient plus, feraient gagner l'équipe et attireraient donc encore plus de gens au stade.L'administration des Expos semble effacée.Il n'est pas dans notre intention cependant de la comparer avec celle du Canadien de Montreal, mais il est important de remarquer que le fait de connaître les tètes dirigeantes (Savard, Corey, Mouton et compagnie) favorise un meilleur contact avec le public.Il ne faut pas se le cacher, les partisans montréalais sont très exigeants: il faut donc satisfaire leurs attentes.Il serait bon de rendre accessibles à tous de bonnes places à des prix convenables, de rendre l'atmosphère du stade plus accueillante et de continuer à miser sur Youppi pour divertir le public! On a déjà déclaré, il y a deux ans, que le problème des Expos s'appelait Gary Carter, mais depuis son départ, l'équipe s'enlise.Si les Expos continuent dans cette veine, ils ne pourront jamais atteindre de grands sommets et deviendront vite comme le stade, une véritable farce monumentale.Nathalie GAGNÉ L'Assomption Isabelle VENNE Repentigny Déception |e suis un employé de Postes Canada et j'ai souvent lu des commentaires défavorables sur la qualité du service que nous rendons à la population.Toute personne intelligente comprend que de bonnes relations de travail sont essentielles à la bonne marche d'une entreprise.Or, récemment, comme notre convention le permet, j'ai demandé un congé sans solde de trois mois pour terminer à plein temps la rédaction d'un livre sur lequel je travaille à temps partiel dans mes loisirs.On a refusé en prétextant que je ne remplissais pas les exigences.Apres diverses consultations avec différents organismes, dont mon syndicat, il appert que je n'ai aucun recours sinon avaler ma pilule.|e me demande pourquoi un facteur, homme de lettres, ne pourrait pas jouir de quelque chose si facile à obtenir pour d'autres classes de travailleurs.La Société canadienne des postes se targue de vouloir améliorer ses relations ouvrières mais la réalité est tout autre.G.lefebvre i facteur Montréal TÉMOIGNAGE Serge Garant : passions et visions d'un grand artiste «Déjà à lavant-garde en 1950».constatait Claude Gingras dans LA PRESSE de samedi dernier, en reprenant sommairement les années de jeunesse de Serge Garant et de son apprentissage de la musique contemporaine à Sherbrooke.Le même jour et dans la cathédrale de la même ville, à la messe des funérailles de celui qui avait été un pionnier exceptionnel, son collègue et ami Gilles Tremblay, évoquant l'aventure de toute une vie, se rappelait à son retour: «Nous avions l'impression de nous mettre à l'heure du monde.» Dans le Québec des années 50 et 60.pour rattraper les heures passées, il fallait aussi des passions, il fallait surtout des passions.Celle de Serge Garant, après sa découverte du Sacre du printemps, était «comme une rage», pour employer ses propres termes, qui sera suivi bientôt de son laconique «On commence» à la fin de son premier concert de Musique de notre temps, en 1954 à Montréal.Pour le conduire ensuite, à travers d'interminables parcours essoufflants, à la lente et patiente conquête «des territoires nouveaux de la musique», ainsi que l'écrit Pierre Boulez dans l'hommage qu'il a tenu à rendre au «compagnon des premières heures».«Ça a été long, très très long», devait remarquer ce compagnon dans une entrevue reprise dimanche soir dernier à l'émission spéciale de Musique actuelle.Dans la bouche de Serge Garant, ce «long» intensif se rapportait aux conformismes souvent irréductibles et bien plus souvent intraitables.Mais sans doute aussi à son drame, quand, pour gagner sa vie jusqu'à l'âge de trente^deux ans, ce novateur impétueux était obligé de jouer de la clarinette ou du saxophone dans les cabarets.Et au précédent également, à celui de l'adolescent qui, au milieu d'une famille nombreuse et modeste, s'était passé d'études supérieures et, bien entendu, d'études musicales poussées.Il s'était accommodé de très peu: du piano quelque temps avec Sylvio Lâcha-rite et une année silencieuse à Paris dans la classe d'analyse d'Olivier Mcssiaen en y ajoutant le contrepoint avec Andrée Vaura-bourg.Ses dons et son talent avaient fait le reste.Chef-né.a-t-on dit de lui.Pédagogue-né, risquerais-je aussi.S'il avait eu le trac la première fois au pupitre de Radio-Canada, offert par Pierre Mercure, il s'en était très vite débarrassé à la Société de musique contemporaine du Québec dont il avait été l'un des fondateurs avec Wilfrid Pelletier et quelques autres musiciens aussi hardis et déterminés que lui.C'est un de ceux-là, lean Papineau-Couture, qui lui ouvrira les portes de l'enseignement, après avoir réussi enfin à convaincre \\'Uni-vers/lé de Montréal que sa Faculté de musique trépignait d'impatience pour se mettre, elle aussi, à l'heure du monde.Ce sera fascinant.Le mot est encore de Serge Garant; de ses élèves aussi qui ont eu le bonheur de «sentir la musique» avec lui.Le compositeur n'était pas moins fasciné.Par le risque cette fois, risque constant de l'instabilité entre le musicien intellectuel et le musicien sensible.Et ce n'est pas sans volupté qu'il vivait des transes pour atteindre cet équilibre si fragile entre la rigueur la plus totale et l'émotion la plus intime.On ne tardait pas d'ailleurs à découvrir celles-ci dans ses attitudes quotidiennes, dans la parole qui fusait comme un éclair, concise, lapidaire parfois, toujours claire; dans le regard profond et direct ; dans le rire franc des êtres extrêmement doués, honnêtes et libres jusqu'au bout des ongles.«Le comble de l'amour se confond avec le comble de la liberté», commentait dans son homélie le père Louis Cyr sur deux lectures de Saint lean.On dirait que Serge Garant qui avait expressément demandé la cérémonie dans ses dernières volontés, avait prévu.Chant d'amours en guise de répons.Et au lieu d'une antienne d'ouverture, il avait choisi de nous faire entendre prés de ses cendres le Rituel de Boulez, «rituel de la disparition et de la survivance».Survivance certes par son oeuvre, par le souvenir de cette époque qu'aura dessinée également un grand artiste comme lui.par l'espoir enfin de voir se réaliser le voeu qu'il formulait souvent pour nos créateurs et interprètes d'ici : «Leur procurer des outils culturels de première force.» Jacques HOVSEPIAN Le débat sur tance et compte Suite aux plaintes formulées à la série Lance et compte, permettez-moi d'apporter quelques precisions quant aux responsabilités des diffuseurs et auditeurs en matière de scènes «disgracieuses».Dorénavant il serait peut-être sage d'émettre un court avertissement sur le contenu de certains programmes televises.Ainsi les auditeurs sensibles aux propos et sujets traités pourraient les visionner avec plus de prudence et.à l'extrême, s'abstenir de les regarder.D'autre part.CCUX qui ont des enfants en bas âge pourraient toujours, s'ils en ont les facilités, enregistrer ces émissions sur bandes vidéo et les réécouter au moment opportun.|e ne nie pas que certaines personnes puissent se sentir mal-à l'aise, lésées ou même profondement choquées suite à certaines scènes télévisées.De là à réclamer et à appliquer une censure à 1,700,000 spectateurs parce que 500 ou 600 personnes sont outrées, il y a une grossière exagération.Ainsi, je ne crois pas qu'il y ait lieu pour les dirigeants de réseaux de télévision, d'exercer des contrôles encore plus sévères que ceux dictes par le CRTC.Il est de plus inadmissible que ces directeurs ordonnent de sabrer dans les bandes vidéo et les pellicules cinématographiques afin de satisfaire aux exigences d'une minorité incapable d'utiliser un téléviseur avec discernement.Dans le cas de la série Lance et compte, il est visible que quelques personnes ont été victimes de leur propre curiosité et de leur intérêt pour les dessous du hockey professionnel.Cependant la légitimité de ces plaintes est douteuse.En dépit des critiques, comptes-rendus formules par les journalistes et des commentaires de certains joueurs actifs, certains téméraires ont défié leur seuil de tolérance et osent pousser les hauts cris de scandale.Pourtant il y avait préavis au sujet de cette série.Ces mêmes gens n'ont-ils pas, tout comme nous, des yeux pour lire et des oreilles pour entendre?Dans le présent débat, il ne faut surtout pas perdre de vue que les stations de télévision et de radio suggèrent une programmation.Il n'est pas pour autant exclu que des sujets «brûlants», tels que la violence, la nudité, l'alcoolisme, la drogue et les croyances religieuses et politiques, n'y seront pas abordés.Toutefois, aucun au-diteur(trice) n'est forcé de les écouter.Cela relève du pouvoir discrétionnaire des usagers.Il est déplorable que l'on pénalise un auditoire complet parce qu'il est évident que des personnes sont dans l'impossibilité, pour des raisons quelconques, d'exercer ce pouvoir, de faire des choix et de les assumer vis-à-vis eux-mêmes et des leurs.Il semble en effet beaucoup plus aisé de s'en remettre aux patrons des chaines dçjc-lévision pour solutionner l'impuissance et le désarroi que de tourner le syntonisatcur ou de « pi tonner \u2022 sur la télécommande.Au rythme où le contenu des émissions télévisées est dilapidé, va-t-il falloir apposer une étiquette «Le CRTC considère que le danger croit avec l'usage \u2014 Éviter de regarder»?Lance et compte est une série globalement bien faite.Elle a été écrite par un journaliste chevronné, M.Réjean Tremblay.Elle est de plus conçue par des gens d'ici, pour des gens d'ici.Fondamentalement elle comble l'un des voeux du CRTC, i.e.d'avoir plus d'émissions à contenu canadien sur nos ondes.Il est étonnant que l'on ait fait peu état de ces points.Ma déception CSt plUS vive lorsque l'on voit de- téléspectateurs jeter le discrédit sur nos productions locales, sous le couvert de la censure.Le sport professionnel, comme-dans beaucoup d'autres domaines, est un milieu où l'argent, l'alcool, la drogue, la sexualité et la violence sont étroitement reliés.Non pas qu'il faille valoriser ces choses en soi mais, c'est de jouer à l'autruche que d'essayer de teinter le tout de rose, en disant «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil».La realite risque d'être fort différente.Conséquemment je demanderais aux auteurs, acteurs, réalisateurs et producteurs de cette série, ainsi qu'aux journalistes spor- tifs et animateurs radiophoni-ques.de faire des pressions et d'inciter le public à agir dans la même direction, afin que la Société Radio-Canada nous présente cette télé-série dans sa version intégrale.S'il le faut, qu'elle reporte la diffusion a 21 heures et qu'elle émette les mises en garde nécessaires.En matière de télévision, tout comme dans les autres modes d'expression artistiques et culturels, la vaste majorité des gens sont conscients de leur niveau de tolérance et en mesure d'exercer leur propre critique et censure.Pierre blache Repentigny |c tiens à dire mon enthousiasme pour la série Lance et compte.À mon sens, c'est la première fois qu'un téléroman atteint une telle profondeur.La réalisation, le montage, le jeu des comédiens sont près de la perfection.Ce qui me frappe le plus c'est la richesse du contenu.Enfin, un téléroman qui nous sort de nos cuisines.Enfin, un téleroman qui a une substance psychologique solide.Enfin, un téléroman qui nous parle des hommes et des femmes comme des êtres humains, et non pas comme des êtres parfaits.Enfin, un téléroman qui traite en profondeur du comportement masculin, sans toutefois délaisser celui des femmes.En effet, depuis des années, l'accent est mis sur les «bibittes» des femmes; les hommes en ont aussi.|e crois que les personnes qui se plaignent ne vivent pas dans leur époque.On se plaint du sexisme, au contraire, je dirais que le télé-roman le combat et le dénonce.En effet, c'est le personnage du garçon de la famille qui prépare les repas.C'est une femme qui est directrice d'entreprise.Même que l'optique du téléroman est d'avant-garde, il présente une femme journaliste dans le milieu du hockey, une présence impensable il y a quelques années.Le racisme est aussi dénoncé, car le personnage de la femme-médecin nous apprend ce qu'on ressent devant le racisme.D'ailleurs, présenter le sexisme ou le racisme est réaliste parce qu'ils sont présents dans notre société.C'est en les montrant qu'on les dénonce, pour qu'ensuite ils atteignent notre conscience.Ce n'est pas en nous présentant des êtres parfaits et sans nuances que les injustices sociales disparaîtront, c'est en nous montrant ce que nous sommes.Pour ce qui est du langage, il faut comprendre que nous sommes dans le milieu du hockey, nous ne sommes pas à l'Académie française.Il serait impossible pour la crédibilité du texte d'entendre un autre langage.À ceux et celles qui sont scandalisés par le téleroman, je les invite à changer de canal.Vous avez comme les autres la liberté de choix.Moi, ce qui me scandalise le plus, c'est le vide et l'insignifiance de plusieurs émissions, l'espère que nous aurons encore des émissions de cette qualité.Michelle LAGANIÈRE Chicoutimi La Société Radio-Canada Direction générale des programmes Montréal Les membres des Cercles de fermières du Québec, réunies en conseil d'administration provincial, veulent déplorer l'émission Lance et compte.Le thème de cette émission ne véhicule d'autres valeurs que les violences verbales et physiques, illustrées par les comédiens.Certaines scènes nous apparaissent vraiment osées a l'heure ou ce programme est diffusé.Il faut penser à toute cette influence que peut avoir une telle émission sur nos jeunes qui se modèlent sur des idoles sportives.Nous regrettons que tant de talents et d'argent aient été consacrés à une émission, somme toute, fort peu éloignée de la réalité cachée et peu avantageuse pour l'image de ce milieu.Cécile LABRECQUE secrétaire provinciale Cette lettre a été envoyée à Radio-Canada.l'aimerais vous faire part de mon indignation face à votre décision de faire des coupures dans la série Lance et compte.Cela s'appelle de la censure, et ce, pour seulement 600 personnes qui réclament un changement d'horaire et non pas de la censure.Moi aussi je paye des taxes et j'apprécie la série dans sa présentation actuelle.Si certaines personnes à l'esprit borné s'en offusquent, elles n'ont qu'à fermer leur télévision.Pour une fois qu'une émission passe outre les tabous et les préjugés et nous présente enfin la vie de tous les jours avec ses hauts, ses bas et sa sexualité.Vous ne présentez rien d'anormal, mais des gens qui s'aiment et le prouvent.C'est bien moins reprehensible de voir un bout de sein ou une paire de fesses que toutes ces scènes de violence et de morts que l'on projette à nos jeunes sur le A Team, Miami Vice et bien d'autres.Les sondages ont placé cette série à la septième place dans le coeur des Québécois, après seulement deux semaines d'écoute.Ce million de personnes a fait son choix.Alors pourquoi changer une combinaison gagnante?Daniel FONTAINE Longueuil Une séquence de Lance et compte m a rappelé des collégiens en mal de distraction, il y a quelques années.Mais je me suis demandé si l'évolution des moeurs avait élevé ou abaissé le quotient intelleetnel des héros d'aujourd'hui.Si on a voulu lancer pour compter un point, la rondelle est passée bien loin du filet.Quand je pense que ce sont mes taxes qui permettent la télédiffusion de pareille ineptie et que des experts en communications viennent par la suite nous démontrer l'influence de la télévision, j'en ai froid dans le dos.Cécile REID-BRISEBOIS Mont-Laurier B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 B 4 ARES ET SPECTACLES GROUPÎES Danielle Bonneau collaboration tpecLali) Rockers-acteurs et vice versa ¦ Beaucoup de chanteurs se découvrent des talents d'actcurs.ct vice versa.Madonna, qui en est a son troisième film, est en train de tourner The Slammer, à Manhattan.Elle y joue le role de Nikki, une cx-prisonnière plutôt punk qui se fait faussement accuser du meurtre de son ami de coeur.Dans le long métrage, qu'on pourra voir l'été prochain, la chanteuse partage entre autres la vedette avec Murray, un vrai cougar.Sarah Dallin, Siobhan Fahey et Keren Woodward, de Bananara ma.amorceront leur carrière au cinéma avec John Hughes, qui a réalisé notamment Breakfast Club et Pretty in Pink.Comme Keren, la brunette du groupe, attend un bébé en décembre, le tournage devrait commencer après les Fetes.Quant à Susanna Hoffs.des Bangles, elle n'a pas eu a chercher loin pour décrocher un rôle dans un film.C'est sa mère.Ta-mar Simon Hoffs qui a participe à la rédaction du scénario de Cutting Loose dans lequel Susanna joue.Madame Hoffs est cgale-Madonna mcn, procjuertrice et réalisatrice de ce film.Les chanteurs ne sont pas les seuls à vouloir élargir leurs horizons.Il y a aussi des vedettes de la téle qui se mettent a chanter.Déjà.Don Johnson, de la série Miami Vice, nous a agréablement surpris avec son microsillon Heartbeat.Voilà que la révélation des deux dernières années.Bruce Willis, a signe un contrat avec la compagnie de disques Motown.La co-vedette de l'émission Moonlighting ( Clair de lune, au réseau TVA ).lancera son premier microsillon en janvier.Bruce, qui chante et joue de l'harmonica, enregistre des chansons depuis le mois de mai avec les musiciens de la formation The Heaters.Les fans de Bruce seront servis, puisque la vedette chante avec la même énergie que David Addison, le personnage qu'il incarne dans Moonlighting.Bruce reprend notamment la chanson Respect Yourself, qu'il interprète avec les Pointer Sisters.Motown a également fait appel au groupe The Temptations pour aider Bruce à recréer la magie du vieux hit Under the Boardwalk.L'acteur, qui était barman il y a a peine deux ans, a choisi d'appe- Bru*e Wilhs 1er son groupe : Bruno and the Heaters.Pourquoi Bruno?C'était son surnom quand il vivait à New York, avant de devenir célèbre.Boston s'installe en tête des palmarès ¦ Grace au succès phenomenal de son microsillon Third Stage et de sa chanson Amanda.Boston prouve qu'il est possible de s'imposer sur les palmares après huit ans d'absence.Le groupe fait les choses en grand ! Pour la deuxième semaine consecutive, il occupe simultanément le sommet des palmarès américains pop, dans les catégories des 45 tours et des microsillons.Seulement huit autres groupes ont réussi ce tour de force au tours des dix dernières années: les Eagles, Fleetwood Mac.les Doobie Brothers.The Knack.REO Speedwagon.le J.Geils Band.Prince & the Revolution et Mr.Mister.1986 est l'année des revenants.Outre Boston, il y a eu Steve Winwood.qui n'avait pas produit de microsillon depuis 7a/-king Back to the Night, en 1982.C'est maintenant au tour de Debbie Harry de refaire surface.La chanteuse, qui s'est fait connaître avec le groupe Blondle, revient après trois ans de silence presque complet.Elle a tout laissé tomber en 1983 pour aider son ami de coeur et collaborateur, Chris Stein, à se remettre d'une grave maladie.Avec le microsillon Rockbird, Debbie relance la carrière solo qu'elle avait amorcée en 1981 avec KooKoo.La chanson French Kissin', qu'on entend à la radio depuis cette semaine, donne un aperçu de ce qu'elle nous reserve.Debbie ne se borne pas a chanter en anglais.La version 12 pouces de la chanson French Kissin' sera bilingue, avec une face en anglais et l'autre en français.Ce disque sera disponible le 25 novembre, en même temps que le microsillon.Billy Joel, peut-être.¦ Attention, fans de Billy Joell Les pourparlers entre le clan |ocl et DonaldK Donald sont sur le point d'aboutir.Il est fort probable, si tout va bien, que Billy se produise en spectacle au Forum le 14 décembre.Aucune date n'a encore été annoncée pour la mise en vente des billets.Bruce Springsteen: un braquage.¦ La sortie du coffret live de Bruce Springsteen ne sera pas passée inaperçue! Sûrs de leur coup, des cambrioleurs ont intercepté un camion qui en transportait 15 000 exemplaires, près du lac de Côme en Italie, le 30 octobre dernier.Le vol, raconte le magazine People Weekly, s'est produit lorsque le camion, en provenance de la Hollande où les disques avaient été pressés, se dirigeait vers Milan.La compagnie de disques a fait un autre envoi.après avoir pris soin d'utiliser un autre moyen de transport.Le quotidien USA Today, quant à lui, se demande si Bruce a supplanté Elvis Presley dans le coeur des fans américains.Elvis, qui détient le record du plus grand nombre de disques vendus dans l'histoire, est considéré comme le roi du rock'n roll.USA Today propose a ses lecteurs de couronner le nouveau roi en Earticipant à un sondage téléphonique sur les deux rockers, lans son édition d'hier, le quotidien national américain mentionnait qu'Elvis devançait aisément le prétendant du New |er-sey (7 260 votes contre 3 260).Les derniers résultats sont dévoilés dans l'édition d'aujourd'hui.Deborah Harry Le Luron à l'émission de Michel Drucker avec deux présidents de la République française Thierry Le Luron a nié sa maladie jusqu'au bout mu PARIS (AFP) - Le fantai-™ siste français Thierry Le Luron, qui savait imiter plus d'une trentaine de voix célèbres, est décédé hier matin d'un cancer des voies digestives, à l'âge de 34 ans.Il sera enterré dans le village de La Clarté, près de Perros-Guirec.en Bretagne, mardi, après une une cérémonie religieuse qui aura lieu à l'église de la Madeleine, à Paris.lusqu'au bout, il a nié sa maladie : « |c n'ai ni cancer ni SIDA ».affirmait-il encore à la mi-octobre pour faire taire les rumeurs qui circulaient dans le monde du spectacle.Avec son physique de lutin, ce petit bonhomme aux talents d'imitateur génial a fait rire toute la France durant plus de 15 ans.Fils d'un couple de restaurateurs, Thierry Ican-Gilles Le Luron est'né le 2 avril 1952 à Paris.Ecolier, il compense sa timidité en faisant rire ses camarades \u2014 déjà \u2014 par des imitations : il prend tour à tour les accents caractéristiques des grandes vedettes de la chanson française de l'époque : Dalida.Adamo et Charles Aznavour.À 15 ans.il étend son audience en participant aux spectacles des fêtes annuelles des petites villes de la région parisienne.Il ne se cantonne pas aux imitations, mais chante aussi, avec un joli brin de voix.C'est d'ailleurs après avoir gagné un concours de chanteurs amateurs en province qu'il convainc sa mère de l'inscrire à une émission télévisée qui fait fureur à l'époque, Le jeu de la chance, grâce à laquelle les débutants peuvent conquérir la notoriété.Il a 17 ans.Le feu de la Chance lui sourit : il reste huit semaines en tète du palmarès.Il est lancé.Son audience s'étend, mais il lui manque encore la consécration nationale, la célébrité à l'échelon de la France entière : il la conquiert d'un coup le 13 février 1970 avec une imitation du Premier ministre du président Pompidou, lacques Chaban-Dclmas, qui fait crouler de rire l'ensemble des téléspectateurs français.Vie folle Dés lors commence une vie folle ponctuée de spectacles successifs et de frasques.Tous les grands music-halls parisiens lui ouvrent leurs portes.Il a 20 ans.Du Théâtre des Variétés à l'Olympia en passant par le Palais des Congrès, Thierry Le Luron est présent partout, ne refuse aucun engagement, durant des années : « l'ai toujours peur que ça s'arrête », confie-t-il un jour à un journaliste.Ses imitations d'hommes politiques ne lui font pas que des amis.Ainsi en 1984.sous le gouvernement socialiste, un de ses sketchs mordants, dans lequel la gauche est prise pour cible, est supprimé d'un programme de télévision.« L'émission était trop longue, il a fallu couper», déclarent les responsables de la chaîne.« Faux, rétorque Le Luron, j'ai été censuré ».Et le fantaisiste adresse une « lettre ouverte au président de la République », dans laquelle il dénonce « l'hypocrisie élevée au rang d'art de gouverner ».Le Luron ne s'attaque cependant pas à la seule gauche, et l'un des clous de son répertoire est constitué par un sketch très cruel sur l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing.Ces dernières années, il mettait en scène un personnage, Adolphe Benito Glandu, archétype du Français moyen vu de l'étranger \u2014 béret et baguette de pain.Ses proches parlent du SIDA mm Contrairement à ce que rap-™ portait la presse française depuis des mois, Thierry Le Luron a bel et bien été victime du SIDA.Ses proches, sous le couvert de l'anonymat ne laissent subsister aucun doute là-dessus.jean 11àumoy1k Alors pourquoi Le Luron niait-il avec autant de vigueur la possibilité qu'il soit atteint du SIDA ?Tout simplement pour protéger sa famille et particulièrement sa mère qui n'a jamais été au courant du drame que vivait son fils.« |c n'ai pas beaucoup d'informations sur sa maladie, notait hier Gilbert Rozon qui avait engagé Le Luron à titre d'animateur du festival Juste pour rire, il y a deux ans, mais je dois dire qu'il cachait drôlement bien son jeu.|c l'ai vu i! y a quelques mois en grande forme avec des joues rouges ».On ne meurt pas du SIDA.On perd cependant son immumité et on attrappe très facilement toutes les maladies qui passent.Avec le virus du SIDA, on peut mourir d'une grippe.Dans le cas de Rock Hudson, la dégradation physique était pénible à voir.Dans d'autres cas, comme celui de Le Luron c'est un cancer des voies respiratoires qui abrège l'agonie.« Nous étions très amis, confiait le super animateur Michel Drucker.A l'hôpital, il m'avait écrit une lettre pour m'annon-cer qu'à sa sortie, il me réservait sa première apparition pour l'émission Champs-Élysès ».Curieux.Le Luron se savait sûrement condamné et jusqu'à la fin il a voulu brouiller les pistes.Personnage fascinant qui présentait plus de galas en une année que n'importe quel autre artiste français.Il avait déjà réservé le Palais des Congrès pour 30 représentations à compter du mois de novembre et jamais il ne refusait de participer à un spectacle bénéfice.On parle beaucoup de sa générosité, de sa disponibilité et de son énergie.Dans le genre c'était un phéno-mème.Après son one-man show il invitait les gens de spectacles, des aristocrates a fêter au restaurant.C'était son côté « relations publiques ».Le fantaisiste le plus aimé des hommes politiques On s'imagine qu'il s'était fait des ennemis en raisons de ses caricatures mordantes, de ses attaques contre les différents gouvernements français.Ce n'était pas tout à fait le cas.« Nous avons été très inquiets de l'état de santé de Thierry Le Luron, déclarait l'ancien président Giscard d'Estaing.Nous savions qu'il s'était rendu aux États-Unis pour se soigner.La presse parisienne l'avait d'ailleurs condamné depuis un certain temps.Le Luron était le fantaisiste le plus aimé des hommes politiques.Il nous avait appris à rire de nous-mêmes ».Le Luron avait déjà présenté un spectacle accompagné d'un chien qui ressemblait a celui de Giscard d'Estaing et lui faisait porter un collier de diamants.Il avait ouvert son show en disant : « Bonsoir mesdiams et messieurs ».Le président se trouvait dans la salle et avait applaudi, À Montréal, lors du festival Juste pour rire, il animait un spectacle réunissant plusieurs humoristes dont Pierre Despro-gres.Celui-ci avait complètement raté son numéro et s'était réfugié dans sa chambre, malheureux et humilié.Le Luron qui était pourtant loin d'être un ami personnel, s'était rendu à sa chambre et lui avait parlé pendant des heures du public québécois et de la manière de l'aborder.Un vrai pro, reconnu par tous ses pairs.Le Luron était arrivé trois jours avant le début du festival afin de mieux connaître les gens qui allaient venir assister aux spectacles.Critiqué, redouté mais respecté pour son intelligence et son audace, Le Luron sera beaucoup regretté : « Après Coluche voilà Le Luron qui part.Ce sont deux coups durs pour l'humour, confiait Gilbert Rozon.Ça prend dix ans pour former un bon comique et ces deux tètes d'affiche ne seront pas remplacées de sitôt ».Les mies du s-io-15* / Où est le drame ?mm La deuxième production du Théâtre de ™ Quat'Sous, cette saison.Les filles du 5-10- 15e, de la Québécoise d'origine libanaise Abla Farhoud, n'est pas particulièrement attrayante pour le public.La pièce n'est ni bonne ni mauvaise.Lm Met du S-10-IS\", creation d ABIa Farhoud.au Théâtre de Quat Sous iutqu au g aeeemme Avec Maryse Gagne (Kaokab).Genevieve Rioux (Amira).Suzanne Marier, Germain Houde.Rosalie Thauvefle et Normand Canac-Marqmt.Decor et costumes Martin Ferland assiste de Diane Coudé.Éclairages Stan Kwiecien Musique Vincent Dion ne.:hiz L'auteure nous raconte l'histoire de deux jeunes filles issue d'une famille d'immigrants libanais qui, dans les années 60, travaillent comme vendeuses dans le magasin à rayon de leur père à Sainte-Rose.Elle n'ont pas le choix d être là, s'ennuient à mourir, reçoivent quelques clients et clientes puis rêvent d'en sortir.Le texte est correctement écrit et interprété mais la trame dramatique est faible et l'oeuvre est dans l'ensemble plutôt fade.Après avoir écrit cela que reste-t-il i dire ?Nous pourrions ajouter que ce n'est pas la saison du metteur en scène Lorraine Pintal.Son Tanzi, au sous-sol de l'église Saint-Louis-de-France n'a pus attiré le grand pu- blic comme on l'espérait, la critique n'a pas été tendre pour sa mise en scène de la pièce de |oe Orton actuellement â affiche de la Compagnie Duceppe et voilà qu'elle signe un spectacle « drabc » au petit théâtre de la rue des Pins.Lorraine Pintal a pourtant très bien dirigé ses comédiennes et comédiens dans Les filles du 5-/0-/^.Geneviève Rioux réussit une très bonne interprétation d\"Amira.le jeu de Maryse Gagné (Kaokab) semble correspondre aux intentions du dramaturge.Mais le texte ne passe pas.Bon ces deux jeunes filles sont « emprisonnées » contre leur gré dans le commerce paternel tandis que leur frère poursuit ses études.Elles s'insurgent contre cette injustice mais combien de Jeunes filles, indépendamment de leurs origines ethniques, pourraient aujourd'hui faire le méfie reproche a leurs parents?Combien de femmes sont encore, de nos jours, « emprisonnées » derrière le comptoir du dépanneur familial ?Combien y en a-t-il, dans les cercles de fermières, qui en ont ras le bol de faire le train, même automatiquement, dans l'exploitation paternelle ?Compte tenu de la situation actuelle du Liban, cette pièce débouche sur un double cul-de-sac.Ces jeunes filles qui ne sont pas considérées comme des citoyennes à part entière dans leur milieu francophone d'adoption rêvent de fuir le magasin, le quartier même.Pour aller où?Lorsqu'elles évoquent un éventuel retour sur la terre mère, au Liban, nous ne pouvons, compte tenu de la situation au Moyen-Orient depuis quelques années et au Liban plus particulièrement, que souhaiter qu'elles choisissent de s'enraciner en terre d'Amérique.Hors du magasin, bien entendu, puisqu'elles n'y sont pas heureuses.Mais une fois cette décision prise, une fois à l'abri du paternalisme, tous les espoirs ne sont-ils pas permis ?Alors où est le drame ?Le drame, c'est qu'il n'y en a pas apparemment un qui, traité de cette manière, \u2022faille une pièce de théâtre. LA PRESSE.MONTRÉAL VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 \u2022 B 5 Michel Tremblay attaque Paris par la banlieue est wm PARIS \u2014 La production des Belles-soeurs de Michel Tremblay, il y a une dizaine d'années, à l'espace Cardin à Paris, avait été spectaculaire mais sans grand lendemain : de très LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spécial* bonnes critiques, mais une affluence moyenne pendant deux semaines, sans plus.Depuis vendredi dernier, notre homme récidive, sinon à Paris même, du moins en proche banlieue est, à la Maison des arts de Créteil.C'est à première vue moins prestigieux que le théâtre chic de l'avenue Gabriel, mais ça semble vouloir marcher \u2014 des salles plutôt pleines pour les quatre premières représentations.De quoi tenir cinq semaines comme prévu.L'affaire est d'autant plus intéressante \u2014 si le succès se confirme \u2014 qu'il s'agit cette fois d'une production cent pour cent française, « normale », ne bénéficiant d'aucune rituelle subvention de Québec ou d'Ottawa.Une troupe ultra-légère mais qui a des antécédents, la compagnie Laurence Février (du nom du metteur en scène), a produit et monte une pièce de Tremblay comme elle avait auparavant monté du Pirandello ou du halo Svevo ( « |e cherche toujours des Pièces inédites, inconnues en rance », dit Laurence Février).Et si les comédiens Michel Ouimet (Hosanna) et Charles Mayer sont Québécois, c'est tout simplement qu'on avait essayé avec des Français et que ça ne fonctionnait pas : mais les deux acteurs sont des « Québécois de Paris ».« Mon premier projet, explique Laurence Février, qui connaît le Québec pour y avoir tra- POUR LES JEUNES ET LES JEUNES DE COEUR.Laissez-vous émerveiller par les adorables animaux mécaniques en peluche de notre célèbre vitrine Steitf.une tradition d'Ogilvy depuis 1947.«Amusez-vous à choisir dans notre vaste choix de jouets de qualité et de conception intelligente dans notre nouveau rayon de jouets agrandi.\u2022 En venant confier leurs demandes au Père Noél.les petits pourront taire la connaissance de Dasher et Dancer, deux rennes européens dans un zoo miniature.(Lé Père Noel sera là les 6,13, 20.22 et 23 décembre et les rennes du 8 au 23 décembre, au 5e étage).\u2022 Offrez-vous le plaisir de prendre le petit déjeuner du samedi, avec menu spécial pour enfants, à notre restaurant du 4e étage, durant le mois de \u2022 décembre.Vive les airs de Noël.Venez assister à notre premier festival de chorales de Noel Ogilvy auquel participent plus de 30 chorales locales Tous les soirs à partir du 4 décembre, salle Tudor.Passez voir notre exposition d'imposants sapins dont les décorations honorent les traditions et les talents de diverses communautés de Montréal, à partir du 1er décembre.\u2022 Admirez I arbre de Noël de la Légion, emblème de notre très populaire collecte de cadeaux à l'intention des anciens combattants hospitalisés, une tradition vieille de 42 ans.A partir du 18 novembre, salle Tudor.«Ajoutez une touche spéciale à votre maison et à votre sapin grâce aux décorations exclusives de notre célèbre Boutique de Noël.\u2022 Faites confiance à la Clef d Or, notre service gratuit de magasinage personnalisé, pour choisir, emballer et livrer le cadeau parfait pour toutes les personnes de votre liste.OGILVY Ste-Catherine angle de la Montagne \u2022 842-7711 vaille, c'était de monter une pièce de Tremblay avec dominante de rôles féminins \u2014 ça manque beaucoup dans le répertoire.Mais j'aurais dû faire venir des comédiennes du Québec et t\"avais des problèmes de budget, e problème s'est réglé quand on m'a fait lire « Hosanna », qui est l'une des grandes pièces de Tremblay.» Le problème du langage ?\u20ac Ouimet et Mayer auraient pu arrondir les angles, franciser le texte puisque à Paris ils jouent toujours en français-français.En fait, ils parlent trois langues : alors, ils jouent naturellement en jouai.Comme ils le feraient au Québec.» Un lexique Le théâtre de Créteil fait distribuer à l'entrée un véritable lexique où il est question des « schnoles » et autres « guidou-nes » \u2014 bien qu'on se demande à quel moment les spectateurs peuvent vraiment le consulter.« En fait, dit Laurence Février, les gens m'ont dit qu'ils n'avaient rien compris pendant les dix premières minutes et que par la suite ça allait.» Le soir de la première, le public semblait en effet réagir normalement aux endroits où il fallait réagir.Idem pour les représentations suivantes.À Paris, la langue québécoise n'a jamais tellement constitué un problème de compréhension (pour un public averti), mais de dépaysement.Modeste à première vue, le choix du théâtre de Créteil est loin d'être mauvais.Comme certaines maisons des arts bien organisées de la banlieue parisienne, elle a un public fidèle, des abonnés : un réservoir de spectateurs, même pour un auteur et une pièce inconnus.Ce qui n'est pas le cas si on choisit, par exemple, une salle privée, même connue, du centre de Paris : là on peut se retrouver devant des salles vides.Mais Créteil, sans avoir le prestige de certains théâtres de banlieue (Nanterre, Aubervil-liers, La Cartoucherie de Vin-cennes), a une sérieuse réputation de qualité.On y trouve actuellement le metteur en scène est-allemand Beno Besson.On y Un opéra sur Nixon mm Si Clans von Bulow peut ™ donner son nom à une comédie musicale, en l'occurrence Beautiful People, pourquoi Richard Nixon ne prêterait-il pas le sien à un opéra?Peter Sellars, directeur artistique du Centre Kennedy de Washington et John Adams, un compositeur rattaché à l'Orchestre sym-phonique de San Francisco, viennent d'écrire un opéra en trois actes qu'ils ont intitulé « Nixon en Chine ».et qui sera donné par l'Académie de musique de Brooklyn, le Grand Opera de Houston et le Centre Kennedy.Si l'on en croit lohn Melillo, réalisateur du festival Next Wave de l'AMB, Nixon est une oeuvre tout à fait sérieuse, qui porte sur le voyage que l'ex-pré-sident fit en Chine en 1972.Le sujet en est l'apogée de Nixon, lorsque l'Ouest se rapprocha enfin de l'Est, mais la pièce est essentiellement lyrique et aucunement politique.a vu récemment la chorégraphe Carolyn Carlson.Les critiques y viennent, ce qui n'est pas le cas dans n'importe quelle salle parisienne.Ceux de Libération et de quelques autres journaux influents sont déjà venus \u2014 leurs « papiers » sont attendus dans les jours qui viennent.Le journal homosexuel le plus connu, le Gai Pied, publie pour sa part un article dans son prochain numéro.Parmi les atouts de cette production d'« Hosanna », il y a non seulement la « clientèle » de Créteil.Il y a aussi le sujet : qui n'est plus scandaleux, mais qui reste « minoritaire » \u2014 celui de l'homosexualité.De quoi garantir une affluence certaine, sauf erreur.FORUM* *FORUM*FORUM* *FORUM * FORUM* *FORUM*FORUM A NE PAS MANQUER! \"DE RENOMMÉE MONDIALE\" LES ÉTALONS BLANCS DANSANTS Les ETALONS ROYAUX SLBj LIPIZZAN EN TOURNEE MONDIALE Incluant.THE AIRS ABOVE THE GROUND UNE REPRÉSENTATION SEULEMENTI DIMANCHE 16 NOVEMBRE 14H30 FORUM DE MONTRÉAL Billets 10 50$ - 9 50$ - 8 50$ en vente aux guichets du Forum et â tous les comptoirs Tlcketron.( ?frais de service; 7U>rrW3N-(§)TtL£TW3N\" 288-2525 Réduction de Groupe (de 25 et plut) contactez Marie du lun.au yen io I6h au 989 2807 LE PLUS GRAND SPECTACLE EQUESTRE JAMAIS VU! ?FORUM*FORUM* *FORUM*FORUM* *FORUM*FORUM* *FORUM> aussi LE DISQUAIRE]¦» ikttdm.: m :is tu: sar xnmv.¦\u2022¦ mi ¦:¦ i i mrf.dr.du I P-«>'» * ¦ JACQUEb DACQMINE HERMINE CLAIR f lOWf.T DOMINIQUE ROULE1 v.\u2022\u2022 \u2022.\u2022;\u2022'\",(u \u2022\u2022*^«V.LE DESIR D ETI7E PAPA \u2022 - « PAUL HEBERT UN FILM TOUCHANT.LES ADULTES L AIMERONT AUTANT SINON PLUS QUE LES ENFANTS.\" CHf \"POUR LA PREMIÈRE FOIS, MELANÇON A DEVELOPPE DES PERSONNES ADULTES DANS UN FILM POUR TOUTE LA FAMILLE.\" Rictid'O Qty LE QUAND CAROL POUR CEUX, GRANDS ET PETITS, OUI ONT LE COEUR A RIRE ET A PLEURER.- Franco NuOvO JOURNAL DE MONTREAL \"NI LE JEUNE PUBLIC, NI LES PLUS VIEUX N'Y PERDENT AU CHANCE.\" I tic Perrault t A PRESSE A- ANDRE MELANÇON orodufl mi ROCK DE MRS MtnEf PAlEMENt .RAYMOND LEGAUL1 ¦ M4RRY MARC'ANO - FRANCE ARDOUR ANDREE PELLITIIH '\u2022- ¦ «4 .nnKWe.MHI.ADI Hi hï fjA li \u2022 \u2022 itgtaf « ; Afii/it, \u2022 \u2022 \u2022 ¦ :¦ \u2022 .¦ AV.I CRÈMAZIE CARREFOUR LAVAL 16- LONGUEUIL JEAN-TALON PARAOIS ST JEROME I MASKA t,*.\u2022. b VIDÉO ROUGE La prochaine lois que vous irez en Union Soviétique et que vous n'aurez pas de paires de jeans en stock pour faire des sous sur le marché noir, embarquez donc avec vous de vieux magnétoscopes.L'effet risque d'être fracassant.Rendez-vous compte: le seul magnétoscope officiellement disponible sur le marché soviétique n'est ni un VHS, ni un Beta et encore moins un 8 mm.C'est i Eiektromka VM-12.qui se détaille à 1500$, et qu'on ne retrouve que dans quatre villes : Moscou, Leningrad.Minsk et Voronej.Compte tenu de ce que doit être le salaire mensuel moyen d'un camarade, le magnétoscope ne fait visiblement pas partie des acquis de la Révolution.Les amateurs de produits locaux sont gâtés puisqu'on leur offre une sélection des meilleurs films soviétiques sur vidéocassettes.Coût de la cassatte: entre 80$ et 130$.Cela fait donc la joie des trafiquants sur le marché noir pour Rouges.Les magnétoscopes japonais, très prisés des vidèophiles soviétiques, se négocient autour de 4500$.Encore faut-il posséder un téléviseur occidental, qui se de-taille à 2600$.Et les problèmes ne s'arrêtent pas là : l'URSS ayant adopté le système de codage télé SE-CAM.variante du système français, on doit s'organiser en conséquence.Laissez vos appareils NTSC au Canada, on ne vous les échangera pas contre de la vodka ! ?*?**?***?*?***?*****?*?* * * SÉLECTION : /MU DE FILMS LES FILMS QUÉBÉCOIS L'histoire du cinéma québécois est cahotique.-Quand on parle de sa cote d'amour auprès du pu- * blic.on frise les relations amour/haine passion- * nées.De l'héroïque période 1960-68, où le cinéma \" innovait encore, inspiré de la tradition du direct, rien ' n'est disponible sur vidéocassette.À partir de 1968, [ deux types de cinéma vont se côtoyer : celui des au- ' teurs, dans lequel transparaissent souvent des pré- ' occupations personnelles et sociales, et celui, .beaucoup plus commercial, inauguré par le célèbre .VALÉRIE.Dans le premier genre, signalons le travail très parti- ' culier de Gilles Carie, pionnier qui a su développer un style très personnel et très accessible en même ' temps qu'un humour délirant s inspirant (et se moquant) de la religion.LE VIOL D'UNE JEUNE FILLE '.DOUCE, avec les frères Pilon en Lachapeile Bro- .thers est un film délicieux, intelligent et original.RED, avec Daniel Pilon, est un classique du cinéma québécois.Les trois autres titres de Carie sur le -marche de la vidéocassette témoignent d'une particularité de ce cinéaste: il fait systématiquement jouer ses «blondes» dans ses films.Période Carole Laure: FANTASTIC A, L'ANGE ET LA FEMME.Période Anne Létoumeau: LES PLOUFFE.Issu de l'Office National du Film et très versé dans le domaine mordant, Jacques Godbout a réalisé des fictions savoureuses: LA GAMMICK, et surtout IXE-13.comédie musicale parodiant, avec les Cyniques, les aventures du célèbre détective héros des feuilletons des années 50.Denys Arcand est l'un des plus grands réalisateurs québécois.Ses premiers films de fiction, au contenu très fort, n'étant pas disponibles, rabattez-vous sur deux documentaires percutants sur la société et ses moeurs politiques: le premier, de 1920 à 36, le second tourné à l'occasion du Referendum de 81.Ce sont QUÉBEC: DUPLESSIS ET APRÈS, et LE CONFORT ET L'INDIFFÉRENCE.Dans LE CRIME D'OVIDE PLOUFFE, malgré un sujet imposé, Arcand fait preuve d'une maîtrise évidente de son art.L'Union des Artistes au grand complet défile dans le film.A ne pas rater: Dominique Michel en agent de voyages.Parmi les thèmes qui ont marqué le cinéma d'ici par leur récurrence, mentionnons l'intérêt pour les petites gens, la marginalité, les paumés, les idiots de village.Clément Perron s intéresse dans TAUREAU à un simple d'esprit beauceron, magnifiquement interprété par André Melançon.OK LA LIBERTE, de Marcel Carrière, suit les tribulations d'un chômeur de 40 ans (Jacques Godin) dans un quartier de l'est de la métropole.Francis Mankie-wicz met en scène des personnages marginaux (Marie Tifo et Charlotte Laurier) dans LES BONS DEBARRAS, des êtres frustrés (G.Lécuyer, M.Sa-bourin, P.Dufresne) dans LE TEMPS D'UNE CHASSE.Les thèmes de la nature et de la chasse sont très présents.On les retrouve dans LA BÊTE LUMINEUSE de Pierre Perrault, étonnant film de fiction-/documentaire qui frôle la psychanalyse de la partie de chasse.On a souvent parlé de retour dans le passé dans les films québécois.Chez Claude Jutras, avec MON ONCLE ANTOINE, couronné meilleur film canadien, avec Jean Duceppe et Olivette Thibault.Le passe n'est pas bucolique: il sert de catalyseur au présent.Beaucoup d'humour.Par contre, chez Jean Beaudin, la joliesse et la nostalgie agacent souvent dans CORDEUA et J.A.MARTIN PHOTOGRAPHE.Avec MARIO et LE MATOU, on aborde nettement la vague populaire.Le Québec a également ses faiseurs de succès commerciaux, pas toujours très glorieux : du très populiste J.-C.Lord, signalons BINGO et PANIQUE, de Claude Foumier; DEUX FEMMES EN OR, LA POMME, LA QUEUE ET LES PÉPINS, et BONHEUR D'OCCASION.Le club vidéo de l'Office national du film regorge de documentaires que le Québec a produit en série pendant les années 70.Ils sont les témoins de la richesse d'un certain patrimoine et d'une rage de découverte des cinéastes.De JEAN CARIGNAN VIO-LONNEUX à la NUIT DE LA POÉSIE en passant par LES ENFANTS DES NORMES ou LES VRAIS PERDANTS, à peu prés tous les sujets sont traités, d'un point de vue souvent ethnologique.Il faut dire que le cinéma direct et le documentaire a longtemps été le principal produit d'exportation culturel du Québec.Si vous vous préparez à tourner des souvenirs de famille ou des images de vacances, passez votre chemin et allez vite filmer dans la nature! Mais si vous êtes un vidéophile ambitieux, ou inconscient, qui prévoit tourner une véritable petite histoire, un vrai film de fiction avec un début, un milieu et une fin, et pas nécessairement dans l'ordre, vous devez avant tout avoir une idée globale de ce que sera votre film.Cela vous évitera beaucoup de tâtonnements et de perte de temps lors du tournage et du montage.D abord, rédigez un SYNOPSIS.Vous y élaborerez les très grandes lignes de l'histoire.Vous pouvez également, si votre production est assez complexe, élaborer un véritable SCÉNARIO avec des dialogues.Ensuite, vous vous attaquerez au STORY-BOARD, qui découpe les séquences, indique les plans, les mouvements de caméra à effectuer: un close-up ici, un travelling arrière là, qui coordonne les dialogues avec les actions.Parallèlement, vous ferez du repérage.Vous trouverez les lieux qui vous conviennent si vous devez filmer à l'extérieur, vous rassemblerez les différents éléments de décor nécessaires pour votre mise en scène, les accessoires, les costumes.Vous devrez également vous occuper du casting; trouver les comédiens qui se prêteront à votre jeu, leur faire apprendre, et comprendre, leurs rôles.Et surtout, n'ayez pas peur de déléguer vos responsabilités: plus votre production sera imposante, plus il sera avantageux de vous entourer d'une bonne équipe, solide et passionnée.*******************?*?** PROCHAINE LEÇON Lundi 17 novembre 1986 \u2022 Innovations technologiques (deuxième partie) \u2022 Prolifération des vidéocassettes pratiques \u2022 Les vidéos pratiques SI VOUS AIMEZ CE COURS ET QU'IL VOUS MANQUE DES LEÇONS, COMMANDEZ: le TIRE A PART (reprenant le contenu intégral du cours publié dans La Presse.Coût: 3,50$ + 1 S de frais de poste (1 à 3 exemplaires) ^ Renseignements: 325-0150 poste 2382 ou 2274^ Cours présenté par le qq||q|jq marie-victorin en collaboration avec LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 NOVEMBRE 1986 \u2022 B 15 VidéOoooh! SEULEMENT 46900 Pierre Marc Johnson doit encore faire ses preuves, dit Lévesque \"llunmu/lit 3890, St-Hubert (sud de Métropolitain) 388-11224777 8390, Bélanger (coin Lacordaire)_256-7571 wm OTTAWA - René Léves-™ que reconnaît que « le Parti québécois méritait probablement de se faire battre en 198b » et juge que « Pierre Marc John- MICHEL VAS TIL do notro bureau d'Ottawa son doit encore faire ses preuves ».Au cours de l'émission « Question Period » du réseau CTV, diffusée dimanche prochain, M.Lévesque souligne que « dans beaucoup d'esprits, il était temps qu'on (le PQ) parte.En un certain sens, l'électoral a décidé qu'on méritait d'etre mis dehors».L'ancien premier ministre a cependant rappelé qu'au Québec les gouvernements ne durent pas plus de deux mandats et que les gens votent tout autant pour se débarasser d'une équipe que pour en plébisciter une autre.Parlant des sentiments qu'il éprouvait à propos de plusieurs hommes politiques, M.Lévesque a par ailleurs ajouté : « (Pierre Marc lohnson) doit encore faire ses preuves et c'est normal : il a été parachuté dans ses fonctions de premier ministre ; il aurait pu attendre et je pensais qu'il attendrait mais il a sauté dans une campagne électorale et il a perdu.Il est encore en train de faire son apprentissage et les gens l'observent ».L'ancien chef du Parti québécois a rappelé une fois de plus qu'il ne restera pas indifférent à l'orientation du parti qu'il a fondé : « si le parti devait perdre son àme.a-t-il dit, qu'il renonce à chercher un nouveau régime politique pour le Québec.Cette idée est tellement profondément enracinée dans la population qu'un autre parti la repren- drait ».M.Lévesque n'envisage cependant pas cette hypothèse.Au sujet de Brian Mulroney, M.Lévesque rappelle que le « beau risque » était reel : « on a eu le F-18», a-t-il souligné en riant tout en ajoutant que certaines ententes impossibles sous l'ancien gouvernement sont soudain devenues réalisables avec les conservateurs.Quant à M.Pierre Trudeau, l'ancien chef du PQ ne lui donne aucun crédit pour la victoire du NON au Référendum : « il a volé au secours de la victoire », a-t-il affirmé.AVIS AU SUR TOUTE SÉLECTION JOUETS SEULEMENT Samedi, achetez tous vos jouets de Noël et économisez 10%.Vous trouverez à la Baie tous les jouets populaires de cette année, ainsi que les jouets qui ont toujours plu aux enfants.Et en plus de 10% de rabais, nous vous garantissons les meilleurs prix.LA BAIE S'ENGAGE À OFFRIR LE PRIX LE PLUS BAS D'UN MEME JOUET ANNONCÉ PAR UN CONCURRENT.APPORTEZ-NOUS L'ANNONCE DE CE CONCURRENT DANS LES SEPT JOURS DE SA DATE DE PARUTION ET NOUS VOUS ACCORDERONS CE PRIX.Jouets, rayon 762 C'est MOINS CHER que vous pensiez à la Baie IS N O Ë L Un petit déjeuner avec le Père Noël-tout un événement à la Baie! 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