La presse, 11 novembre 1986, B. Informations nationales
[" INFORMATIONS NATIONALES IA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 NOVEMBRE 1986 M.Raymond Malenfant, devant le Manoir Richelieu, à Pointe-au-Pic.Les Malenfant ont été généreux envers le PQ et le PLQ m OUI.BIC - L'homme ™ d'affaires Raymond Ma-lenfanl et son fils Alain ont été généreux envers les deux grands partis politiques provinciaux en 1985.Trop même pour te qui est de M.Malcn-fant pere qui aurait versé $3 lIX) au Parti québécois, soit &HK) de plus que ne le permet la Loi électorale du Quebec.YVON LABERGE de notre bureau de Quebec Au cours de la même année.M.Raymond Malenfant a versé $1 500 au Parti liberal du Québec (PLQ) et son fils Alain en a fait autant.M.Raymond Malenfant, on le sait, est propriétaire, avec les membres de sa famille, de la chaîne Motel Universel, du Manoir Richelieu de Pointeau-Pic et de la station de ski du Mont Grand I onds, dans Charlevoix.le Manoir Richelieu et le Mont Grand londs ayant été respectivement acquis du gou-vernemenl du Quebec et des municipalités de La Malbaie et Riviere Malbaie, sont considères tomme le joyau de la famille Malenfant.I a liste des donateurs du l'I.Q, rendue publique en mai dernier, révèle que M.Raymond Malenfant a d*abord versé $1 000 en donnant l'adresse de son fils à Montreal et $500 en donnant ensuite l'adresse de son pied-a-terre à Montréal.M.Malenfant pere a.en lait, sa residence permanente à Sainte-Foy.M.Malen-fanl fils a.quant a lui, donné l'adresse de son domicile à Montreal Quant aux contributions de M.Raymond Malenfant au Parti québécois, elles auraient ete faites, selon la liste des do-nateurs pequistes, elle aussi rendue publique en mai dernier, en six versements totalisant $5 00.Cela, en contravention avec la Loi électorale du Quebec, section V, article 5b8.qui prescrit que « le total des contribu-tions ne peut dépasser, au cours d'une même année civile, pour un même électeur, la somme de $5 000 ».Les six contributions faites par M.Raymond Malenfant au Parti québécois au cours de l'année 1985 ont ete versées à quatre associations de comté différentes.Soil : \u2014 $500 au PQ du comte Chi-coutimi ; \u2014 $500 à l'association pcquis-te de Drummond ; \u2014 $1 000 a l'association pe-quiste de Lafontaine : \u2014 et $1 500 au PO du comte l.ac-Saintlcan.en trois versements de $500.$500 et $500.Pour un total de $5 100.La liste des contributions faites au Parti québécois par M.Raymond Malenfant indique que ce dernier a verse ses contributions en fournissant quatre adresses différentes : \u2014 celle du 250 des Sague-neens a Chieoulimi ; \u2014 de son domicile permanent de Sainte-Foy (dont nous taisons l'adresse pour des raisons évidentes) ; \u2014 du 815 Saint-Pierre, a Sain-te-F oy ; \u2014 et du 855 Mayrand a Que-bec.Vérifications faites hier, le 250 des Saguenccns a Chicouti-mi est en fait l'adresse du Motel Universel dont il est propriétaire a Chicoutimi, cependant que le 815 Saint-Pierre a Sainte! oy et le 855 Mayrand a Quebec ne correspondent pas a la grille des rues de ces deux municipalités.In effet, tant au service de police de Sainte-Foy qu'a celui de Quebec, on a indique hier a LA PRESSE qu'il n'y avait aucune rue du nom de Saint-Pierre à Sainte-Foy et aucune rue du nom de Mayrand a Quebec.Il y a en fait une rue Saint-Pierre, a-t-on indique a la police de Satnte-F oy.mais a Que-bec.A la police de Quebec, on nous a indique qu'il y avait a Sainte-Foy non pas une rue Mayrand mais une rue My-rand ! Il n'existe a Quebec aucune rue portant '.'un ou l'autre de ces noms.Il ne peut non plus s'agir d'inversions commises par erreur, puisque le 815 Saint-Pierre n'existerait pas plus a Que-bec qu'a Sainte-I oy.Les numéros civiques de « celte toute petite rue de la ville Quebec sont des petits nombres ».a précisé a LA PRLSSE un policier de Quebec.Quant a l'udresse du 855 My-rand (et non Mayrand de Sain-te-Foy).elle existe bel et bien, a-t-on précisé a la police de Sainte-Foy.C'est celle d'une succursale de la Banque nationale.Celle-ci est en fait, située non loin d'un Motel Universel que possède M.Malenfant, chemin Sainte-Foy, à Sainte-Foy ! Il a été impossible de rejoindre M.Raymond Malenfant pour obtenir ses commentaires.Johnston n'est plus sûr d'appuyer Turner Le depute liberal de Saint-™ llcnri-Westmount aux Communes, Donald lohnston.affirme appuyer |ohn Turner dans le moment, mais refuse de préciser l'attitude qu'il adoptera au congres de la fin du mois, ou le leadership de son chef pour rait être remis en question.MARIO FONTAINE « l'ai dit u date que jetais 100 p.cent avec M.Turner ».déclarait hier M.lohnston.\u2014 Donc celui-ci pourra compter sur vous et votre équipe le matin du congres ?\u2014 « |e ne parle pas de l'avenir ».Cet appui evasif au chef du Parti liberal du Canada survient quelques jours a peine après que les révisionnistes, sous la houlette de Jacques Corriveau, aient réuni une vingtaine d'organisateurs dans la métropole, venus de six provinces canadiennes.« lacques Corriveau est très fidèle, très dévoue a lean Chretien, explique le depute.Il a travaille comme un fou lors de la course à la direction ».Si M.lohnston devait se prononcer pour la revision du leadership de son chef, cela donnerait un sérieux elan a la campagne révisionniste dont on ne mesure la force, jusqu'à present.qu'aux affirmations de ses leaders.Surtout s'il advenait nue l'ancien aller ego de Pierre El-liott Trudeau.Marc Lalonde, se prononce en faveur de la revision a la conference de presse qu'il donne cet après-midi « au sujet du futur du Parti liberal du Canada ».Les hypotheses les plus contradictoires circulaient a cet effet hier soir.M.lohnston avait ete lui-même été candidat lors de la course au leadership de 1984.se classant troisième derrière MM.Turner et Chretien.« |\"ai toujours donne mon appui a Turner.Apres ma défaite, expliquc-t-il.j'ai convoque tous les gens qui avalent travaille a la course a la direction avec moi.Nous avons decide d'appuyer Turner, et on n'a jamais change celle position.Evidemment je n'ai pas recontacte tous ces gens la pour en parler a date, peut-être que cela va arriver a un moment donne mais je ne sais pas ».Selon lui M.I umer pourrait encore remporter les prochaines elections federates, a condition de pouvoir compter sur une équipe, des politiques et de l'argent.« Comme bataille de personnalité, il n'a pas gagne a date, c'est evident selon les sondages ».poursuit cet ancien avocat a qui 11 ¦ Fi u 1 urner donna sa premiere chance dans une etude Donald Johnston de Montreal.Stikeman & Elliott, la-meme ou travaille M.Lalonde aujourd'hui.Saisir le pouvoir Un sondage publie ce week-end indiquait que 4b p.cent des partisans libéraux souhaitent le depart de |ohn Turner, contre 42 p cent qui veulent le garder comme leader.Dans l'ensemble de l'électoral, moins d'un elec- À LA RECHERCHE D'UN FINANCEMENT PLUS STABLE Mme Gagnon-Tremblay veut aider les centres pour femmes violentées S'il est une priorité pour la ™ ministre a la Condition feminine Monique Gagnon-1 rem-blay, c'est de trouver un mode de financement plus stable aux centres d'hébergement pour femmes violentées.HOLLANDE PARENT de la Presse Canadienne Il est exclu toutefois que cela se produise au cours de l'année 1486-87.mais peut-être sera-t-il possible de le faire l'année suivante.Voila l'engagement le plus ferme qu'a pris hier la ministre, a l'issue d'une rencontre entre 12 ministres et 27 groupes de femmes.les représentantes des groupes ont tour a tour présente les revendications qui sont les leurs depuis plusieurs années, mais pour la premiere fois devant les ministres libéraux élus il y a II mois.Au cours de la conference de presse qui a suivi les discussions, la ministre Gagnon-Tremblay a indique que toutes les demandes Monique Gagnon-Tremblay des femmes étaient importantes et que rien n'empêchait que plusieurs dossiers cheminent parallèlement.Devant l'insistance des journalistes, elle a cependant affirme qu'elle était particulièrement sensibilisée au problème aigu de financement des centres de femmes, aux programmes d'accès a légalité et a l'obliga- tion pour les entreprises contractant avec le gouvernement de se doter de tels programmes Sur ce dernier point, le ministre de la lustice Herbert Marx a declare avoir l'intention d'agir prochainement.Il a en main depuis quelques mois un rapport interministériel portant sur différents scenarios possibles pour créer ce lien contractuel.En ce qui a irait a la participa tion des femmes a la maison au regime des rentes du Quebec, la minisire prévoit qu'une commission parlementaire sur la question pourra se tenir au printemps prochain quand la position du Quebec aura ete harmonisée avec celle du gouvernement canadien.Lors de son allocution en de-but de journée, le premier ministre Robert Bourassa s'est engage a tenir compte des besoins des femmes dans la mesure ou le permettait la situation financière.Quant au responsable du Conseil du Trésor Paul II.Go-beil.il a assiste a la rencontre durant une dizaine de minutes Les journalistes sont exclus wm La decision de la ministre ™ déléguée a la Condition feminine Monique Gagnon-Tremblay d'exclure les journalistes de la rencontre annuelle du gouvernement avec les groupes nationaux de femmes a été interprétée, par un certain nombre d'entre elles, comme une tentative de camoufler l'ignorance des membres du gouvernement a l'égard des dossiers que défendent les femmes depuis plusieurs années.« On ne peut pus demander aux ministres de connaître tous les dossiers a fond surtout quand on parle d'accès a l'égalité, c'est un dossier complexe », a indiqué la ministre Gagnon-Tremblay en conférence de presse.En plus de l'interdiction faite aux médias de suivre les discussions, l'animatrice des débats a recommande a deux reprises aux participantes de ne pas parler aux journalistes en cours de journée.La ministre a soutenu que la même consigne avait ete donnée aux ministres préalablement et pourtant le premier ministre Bourassa et la ministre de l'Immigration Louise Robic ont accorde des entrevues à qui en voulait.Mme Gagnon-Tremblay songe même à repéter l'expérience du huis clos au cours de rencontres ultérieures.Était-ce parce que,les 27 groupes de femmes représentes vivent à des degrés divers de subventions gouvernementales que leurs porte-parole n'acceptaient qu'avec beaucoup de discretion de se prononcer sur la question du huis clos.L'idée vient de lu ministre, on ne nous a pas consulte, on ne nous a pas dit qu'il en irait ainsi, repondait la plupart d'entre elles.Une des représentantes d'une organisation comptant le plus grand nombre de membres a déclare que le huis clos avait ete décrète parce que la ministre Gagnon-Tremblay savait que ses collègues n'avaient rien a offrir.« Ce n'est pas vrai qu'un événement comme celui-la est privé.Le gouvernement doit administrer publiquement », avançait une autre qui demandait a ne pas être nommée.Noreen Stevens se « soucie peu » des intérêts financiers de son mari Ime Noreen Stevens ¦I TORONTO (PC) - Mme ™ Noreen Stevens a affirmé, hier, qu'elle se souciait peu des intérêts financiers de son mari, « aussi étrange que cela puisse paraître ».« Ce qui m'intéresse, c'est le bien-être de mon mari, a précisé la femme de l'ex-ministre de l'Expansion industrielle régionale.Ce qu'il possède et ce qui est sa propriété ne concerne que lui ».Mme Stevens répondait ainsi aux questions de plus en plus pressantes de Me David Scott, avocat de la commission qui enquête sur des allégations de conflits d'intérêts contre M.Stevens.Il est vjttl, a reconnu Mme Ste- vens, qu'elle espère que les intérêts de son mari ne seront pas « réduits a néant, mais encore là, ce que fait le marché boursier aux actions de cette compagnie n'est pas souverainement important dans mon esprit ».Me Scott parlait en particulier de la société York Centre, propriété de l'e\\ ministre, pour laquelle Mme Stevens a obtenu un prêt immobilier de $2,6 millions de la part de M.Anton Czapka, co-fondateur de Magna International, une compagnie qui a obtenu des millions de dollars de subventions du ministère de M.Stevens.Ministre de $2 millions Au moment de son entrée au cabinet.M.Stevens a fixe à $2 millions la valeur de ses intérêts nets, représentés surtout par ses intérêts dans York Centre, par l'intermédiaire de la société de gestion Gill Construction.Ce sont les intérêts de Gill Construction qui ont été places en fiédicommis sans droit de regard par M.Stevens lorsqu'il est devenu ministre.A l'enquête du juge William Parker, Mme Stevens a soutenu qu'elle n'a fait qu'agir comme avocate dans toutes ses démarches pour le refinancement de-York Centre.Me Scott a rappelé au témoin qu'elle a assiste, en compagnie de M.Ted .'/owe.président de York Centre, a une quinzaine de reunions avec des représentants des firmes McLeod Young Weir, Burns fry.Dominion Securities Pitfield.Richardson Green-shields et Brascan, à la fin dc 1984 et au début dc 1985.Mme Stevens a expliqué quelle n'était là que pour aider M.Rowe à présenter certains documents et que le fait qu'elle soit la femme du ministre n'avait rien à voir.Me Scott s'est demandé pourquoi, en tant qu'avocate.Mme Stevens n'avait réclamé aucun honoraire de York Centre pour son travail.Mme Stevens a répondu qu'elle n'en avait pas encore eu le temps, mais qu'elle allait le faire prochainement.leur sur trois donne son aval au chef liberal.Ceci dit.le PLC devance encore de huit points les conservateurs dans les intentions de vote (PLC : 39 p.cent .PC : 31 p.cent ; NPD : 29 p cent).« Il est evident qu'un parti politique est la pour saisir le pou voir quand l'opportunité se présente ».de dire M lohnston.le dernier sondage le surprend, ad met-il.au point qu'il demandera a des gens au courant de la méthodologie de lui en faire l'analyse.Dans le livre Up the Hill qu'il lançait en mars dernier, M.lohnston n'était pas toujours tendre a l'endroit de son leader La longue absence de M.l'urner de la politique l'avait coupe de certaines realites lorsqu'il a pris les commandes du parti, y lit-on.de concert avec des critiques du « néo-conservatisme » de M Turner.M.lohnston a fait une brève allusion a son livre hier, dans le discours (exclusivement en anglais, sauf pour quelques mots de presentation) qu'il a prononce dans lu métropole devant la Chambre de commerce allemande au Canada, qui l'avait accueilli dans les deux langues.Il a insiste sur l'importance de l'éducation et de l'« investissement cerebral ».une question qui le préoccupe depuis longtemps.Le secrétaire de presse de Mulroney s'excuse » OTTAWA (PC) - Le secré-taire de presse du premier ministre Brian Mulroney.M.Michel Gratlon, s'est excuse, hier, a trois lemmes journalistes.M mes Kathryn Young et |ud> Morrison \u2014 ainsi qu'une troisième collègue non-identi-fiée \u2014 qui avaient ete offensées par sa conduite.« l'our nous le dossier est clos ».ont soutenu, hier.Mines Young et Morrison, précisant toutefois qu'elles avaient été outrées de la reaction sexiste de certains politiciens et collègues qui avaient considère l'affaire comme une blague sans importance.La semaine dernière, un arti-le du Toronto Sun affirmait que M.Gration, avait demande des rendez-vous a deux journa-listcs féminins, dont Mme Morrisson, reporter-radio du reseau anglais de Radio-Canada, qui lui avaient telephone pour obtenir une entrevue avec M.Mulroney.Les deux reporters, dont l'une avait préféré garder l'anonymat, ne s'estimaient pas « harcelées sexuellement » mais jugeaient fort déplacée la conduite de M.G ration.Dans un autre article du Sun.une journaliste de la Canadian Press, Mme Kathryn Young, affirmait que M.Gratton lui avait fait des propositions d'ordre sexuel, tant dans un taxi qu'a l'appartement de Mme Young, il y a deux ans.L'affaire avait rebondi jusqu'aux Communes la semaine dernière, la députée neo-demo-crate Mme Margaret Mitchell reclamant une enquête et des excuses de M.Gratton.« |e m'étais excuse au telephone (il y a deux ans) et j'avais exprime le souhait que cet incident ne nuise pas a nos relations professionnelles.Comme l'incident a été rendu public, je desire répéter publiquement mes excuses d'il y a deux ans », affirme M.Gratton dans une lettre transmise hier a Mme Young.« |e veux vous assurer de mon respect pour votre professionnalisme ».souligne M.Gratton dans ses deux lettre d'excuses.« En ce qui me concerne, l'incident est clos» a soutenu hier Mme Young, rejointe au téléphone.Si elle a décidé la semaine dernière de rendre public un incident remontant a deux ans, c'est « dans l'espoir que les gens comprendront que des comportements sexistes, comme celui montré par M.Gratton.ne devraient pas et ne seront pas tolérés », a-t-elle précisé.Les déclarations de ses deux collègues et surtout « la reaction des politiciens et des membres de la Tribune de Is presse qui considéraient l'affaire comme une blague », ont incité Mme Young a faire des commentaires publics.-A-! B 2 la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1 1 NOVEMBRE 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS president du conseil d'odministration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GKAVEl directeur de I information JEAN-GUY DUBUC editofiotiile en chel Grèves et négociations La valse des débrayages qui marque chaque ronde de négociations des employés de l'État québécois depuis que «la Reine a décidé de négocier avec ses sujets» en 1964.reprend.Considérant leur cause «légitime», plusieurs syndicats font fi de la légalité et débraient quand même, que leur grève soit autorisée ou non.Ce fut le cas de 12000 salariés de la Fédération des travailleurs du Québec le 28 octobre dernier.Cela sera vraisemblablement le cas d un groupe encore plus nombreux de syndiqués de la Fédération des affaires sociales (CSN), cette semaine.Il est evident qu'aucune société normale ne peut tolérer que l'on viole impunément ses lois, sous peine d'anarchie.L État n'a donc pas le choix : en cas de débrayage illégal, il lui faut sévir.La semaine dernière, le ministre de la Justice.Herb Marx, a fait son lit.Il a annonce que les responsables du débrayage du 28 octobre seraient poursuivis, mais pas les 12000 syndiqués qui ont suivi le mot d'ordre.Voila qui ne surprendra pas ceux qui ont lu le rapport de la Commission d étude et de consultation sur la révision du regime des négociations collectives dans les secteurs public et parapublic.Celle-ci.mieux connue sous le nom de Commission Martin-Bouchard, écrivait en février 1978: « Rien de plus dangereux pour la paix sociale aussi bien que pour I autorite des tribunaux que de trop s en remettre aux sanctions pénales pour assurer le respect des lois du travail.Surtout dans les conflits d'une envergure provinciale qui paralysent simultanément plusieurs services publics fondamentaux.«Dans ces conditions, le recours a des sanctions inconsidérées jette tout simplement de l'huile sur le feu.pour ne pas dire qu il alimente et amplifie la contestation.» Ceci dit.il est urgent de rechercher, au plus tôt.une solution a ces négociations qui traînent en longueur.La semaine dernière, les médiateurs Raymond Desilets et Yvan Samt-Onge.dans leur rapport sur les infirmières, ont soutenu «qu une offre salariale de la part de l'employeur, adaptée à la situation des infirmières, aurait permis aux parties de se rapprocher considérablement».Malheureusement.Québec ne veut pas bouger sur les salaires de celles-ci.de crainte que si on leur accorde plus que le 3.5 p.cent offert, cela provoque un effet d entraînement chez les autres groupes de syndiqués.Accepter la médiation, qui n'est pas l arbitrage, sur la question salariale pourrait toutefois contribuer à assainir le climat.Assez curieusement, d ailleurs, le premier syndicat du secteur parapub'ic à conclure une entente avec l'État, le Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools, s'est vu offrir une «clause remorque»: «si» les autres salaries de l'État obtiennent davantage que 3.5 p.cent, eux aussi toucheront l'écart entre 3.5 et le montant convenu.Est-ce à dire que I État reconnaît qu il est «possible» que le 3.5 p.cent offert ne constitue pas une offre finale?Si non.à quoi rime cette clause remorque?Pierre VENNAT Un débat plus terre-à-terre Les négociations sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis donnent la fausse impression qu'il s agit surtout de relations entre les deux États.Il est bon de se rappeler que l'on cherche un nouveau cadre pour les échanges commerciaux qui soit avantageux pour les particuliers et les entreprises.Tous les arguments théoriques en faveur du libre-échange ne servent à rien si les Canadiens et les Américains ne sont pas convaincus qu'il est a leur avantage.C'est un peu comme la démocratie qui n est qu'un beau système théorique si les citoyens ne font pas l'effort d'y participer pour transformer l'État.Il est extrêmement difficile pour le particulier de se faire une idée precise du libre-échange.Il veut bien croire que son niveau de vie et la prospérité générale augmenteront; mais il garde aussi en tète que ce progrès exigera une transition douloureuse pour certains.Il ignore s'il sera parmi ceux qui auront à fournir le plus grand effort pour s'adapter et le débat qui s'est engagé entre les partisans du libre-échange et leurs opposants est souvent trop opaque pour l aider.L'adaptation a un regime de libre-échange incomberait surtout aux chefs d'entreprises.Ce sont eux qui auraient a chercher de nouveaux débouchés aux États-Unis, à combattre la concurrence accrue des produits américains et à changer leurs méthodes de production et de commercialisation pour obtenir les bienfaits du libre-échange sans en subir les contrecoups.Le président et éditeur de LA PRESSE.M.Roger D.Landry, a évoque cet écart entre la théorie et les intérêts des entreprises devant la Chambre de commerce du Québec : «Ce qui est tout aussi troublant dans le débat sur le libre-échange, c'est que le gouvernement fédéral ne semble pas entièrement convaincu de sa propre initiative.Sa volonté politique ne m'impressionne pas.C'est pourquoi il est important que les chefs d'entreprises, les cadres, les professionnels et les hommes d'affaires en général décident de quel côté ils veulent faire pencher la balance.» Les chefs d'entreprises sont bien placés pour savoir à I avance quel serait l'impact du libre-échange dans leur domaine particulier.Il faut qu'ils fassent cette prospection et qu'ils éclairent nos lanternes car c'est la seule façon de porter l essence du débat sur la place publique et de sortir des ornières dogmatiques.Il suffit de voir la position des syndicats pour constater que les chefs d'entreprises ne se sont pas suffisamment engagés dans le débat.Les syndicats sont unanimes dans leur rejet du libre-échange, une position qui concorde avec leur manque de goût pour tout ce qui comporte un risque.Cette unanimité a quelque chose de factice : de nombreuses industries ont tout à gagner d'une ouverture plus large du marché américain et leurs travailleurs ne peuvent que profiter d une plus grande prospérité de ces industries.En élargissant le débat aux niveaux des entreprises et des industries, les chances sont meilleures de déceler l'intérêt véritable du Canada.Il ne faut pas en tout cas attendre que le gouvernement nous dise notre intérêt ; il est trop proche des négociations et il a trop engagé son prestige pour nous donner une idée équilibrée de l'avenir d'un Canada lié aux États-Unis par un traité de libre-échange.Ce sont les citoyens qui doivent dire au gouvernement ce qu'ils attendent de lui et les chefs d entreprises sont bien placés pour en parler en connaissance de cause.| Frédéric WAGNIÈRE .«JMbMMWxWl \u2022 ' .-.*4fe# Sbfc, d g&ftrr Puts @/'am fèvïu.epe PAtfex BJj4uû (Droits rciervesl Marcel Adam m Les électeurs montréalais ne Jb font pas les choses à moitié lean Dore vient de remporter une victoire écrasante comme les aimait lean Drapeau.Celui-ci n'est certes pas heureux du résultat, mais je ne le vois pas se joindre au choeur des observateurs qui pensent qu'un balayage de l'ampleur Je celui qu'a connu Montreal dimanche constitue une menace pour la démocratie.Lui qui aimait repeter qu'un gouvernement est bon par lui-même, non parce que l'opposition est forte.Le peuple qui avait mis toutes ses complaisances dans lean Drapeau au point d'en faire durant un quart de siècle une sorte de monarque élu, vient de jeter son dévolu sur son adversaire d'hier pour le plébisciter comme s'il s'agissait de son double.Le résultat aurait-il ete le même si un lean Drapeau en pleine possession de ses moyens avait ete en lice?|e suis porté ù penser qu'il aurait ete sensiblement different.Le depart de M.Drapeau a dés-aliene la masse des électeurs qui lui vouaient un attachement indefectible.Dès lors tous les Montréalais pouvaient avec bonne conscience décider qu'après Ottawa et Quebec le temps du changement était venu pour Montreal.Cette volonté de changement se concilie pourtant mal avec la satisfaction exprimée dans plusieurs sondages à l'endroit de l'administration sortante.Ce qui induit à penser que.contrairement à ce qui se passe d'habitude, les électeurs n'ont pas voté «contre» mais «pour»; ce qui indiquerait que les électeurs n'ont pas decide d'éconduire un mauvais gouvernement mais de s'en donner un nouveau, d'introduire a l'Hôtel de ville des personnes et des idées neuves.Divers facteurs ont concouru à ce changement.La santé déclinante de M.Drapeau avait réduit son efficacité en même temps que sa visibilité; le moteur de celte administration fonctionnant a régime réduit, celle-ci ne pouvait plus dissimuler les signes de son essoufflement.Le renouvellement du leadership aurait-il pu revitaliser ce vieux régime s'il avait été opéré plus tôt?Certains, surtout dans le Parti civique, le pensent, l'en doute.Un changement à la tète d'un parti gouvernemental peut s'avérer un viatique quand le nouveau venu a la chance de gouverner un certain temps avant les elections pour faire ses preuves.Réduit à seulement promettre sans pouvoir manifes- ter concrètement son savoir-faire.Claude Dupras ne pouvait, malgré ses talents, ses bonnes idées et tous ses efforts, surmonter le double handicap d'être arrivé tard et de ne pouvoir se faire valoir comme digne successeur de M Drapeau.Si les Montréalais ont vote «pour» plutôt que «contre» c'est parce que Jean Doré et son parti offraient une alternative séduisante.Surtout M.Dore à qui revient principalement le mérite d'avoir fait du RCM un parti gouvernemental credible.Curieusement.M.Dore doit en bonne partie sa fortune politique au fait que les Montréalais en sont venus à voir en lui l'image rajeunie du lean Drapeau qui les avait conquis.M.Drapeau déteste que l'on fasse ce parallèle parce que, dit-il, «on ne se ressemble pas: nos tendances et nos convictions profondes sont tout à fait différentes».C'est vrai.Ils n'ont rien de commun aujourd'hui à part d'être tous deux avocats et nationalistes chacun selon sa manière.Mais le lean Drapeau d'il y a trente ans avait beaucoup de choses en commun avec lean Doré.Outre d'avoir été comme lui associé aux syndicats, il voulait réformer la politique municipale, démocratiser le Conseil, ouvrir l'hôtel de ville au public et à la presse; il promenait de mettre les citoyens dans le coup et les invitait a s'impliquer dans la chose municipale.Comme M.Drapeau qui avait eu la sagesse de ne pas s'attaquer à son prédécesseur.Camillicn Moude.lui aussi un monstre sacré, lean Doré a eu celle de faire la lutte â l'administration Drapeau sans commettre l'erreur d'attaquer de front le monument qu'il cherchait a déboulonner.Les dispositions originelles de M.Drapeau ne survécurent pas aux aléas de son premier mandat.Revenu au pouvoir, il se révéla un homme différent.Ne faisant plus confiance à personne, en particulier à la presse, il verrouilla l'hôtel de ville et mit les scellés sur l'information.Il traita comme une nuisance publique les partis d'opposition et répudia la démocratie de participation pour ne s'en tenir qu'aux obligations minimales de la démocratie par délégation.Il sera intéressant de voir pendant combien de temps \u2014 et surtout en quoi \u2014 lean Doré fera penser à lean Drapeau.Lf nouée'.George Shultz contourné M.George Shultz, secretaire d'Etat dans l'administration Reagan, et le secretaire à la Défense, Caspar Weinberger, savaient-ils que.pendant qu'ils pressaient amis cl alliés des Etats-Unis de se montrer intraitables avec les terroristes et.plus encore, avec les États qui soutiennent le terrorisme, des proches du président Reagan cherchaient des accommodements avec l'Iran?C'est sous l'égide du Conseil national de sécurité, dont le chef est l'amiral Poindexter.personnage très proche du président Reagan, que des tractations ont commencé avec le régime de Khomeiny, dans la pensée qu'un troc n'était pas impossible.Moyennant le relâchement d'une règle interdisant la vente d'armes américaines (ou de pièces de rechange pour l'aviation iranienne de combat), les mollahs de Téhéran pourraient se laisser convaincre de fairg^ tout en leur -3- pouvoir pour amener leurs disciples libanais â relâcher quelques otages américains.À court terme, d'ailleurs, le calcul n'est pas faux, puisque la Maison-Blanche vient d'accueillir en héros un rescapé, David |acob-sen, retenu prisonnier pendant 17 mois.Ce n'est pas la première fois que des discordances apparaissent entre le Conseil national de.sécurité et le département d'État.Elles entraînèrent naguère la démission de M.Cyrus Vance.Mais ce qui est connu depuis quelques jours ressemble trop à une volte-face, pour que la crédibilité de l'administration Reagan.pour tout ce qui touche au terrorisme et à la répression du terrorisme, n'en soit pas affectée.L'ancien président Carter, qui n'est pas, il est vrai, un témoin complètement désintéressé, clame son «dégoût».Des observateurs plus neutres esti- ment que la vente d'armes à l'Iran, après tant de discours entraînants sur la guerre au terrorisme, demeure un grand sujet d'étonnement, pour dire les choses sans passion excessive.Qu'est-ce qui se passe?Le président Reagan se sent-il pris de compassion pour des otages qu'il avait semblé oublier, pendant qu'il remuait mer et monde pour arracher aux griffes de Moscou le journaliste Daniloff, pris en flagrant délit dont on ne sait trop quoi?Ou s'agit-il d'un savant calcul, de stratégie, comme disent les experts?Depuis que la succession de Khomeiny est ouverte ou parait ouverte, qu'une vive concurrence fait rage entre les mollahs pour le titre de «guide de la révolution», faut-il que.de nouveau, les États-Unis aient l'oeil grand ouvert sur l'Iran?On le dit, comme pour justifier a posteriori les marchandages.Mais, s'il s'agit de savante stratégie, qui, dans le gouvernement de Washington, est chargé de sa définition ?Cette histoire envahit les journaux et les réseaux de télévision (longue émission du réseau ABC dimanche) pendant que le premier ministre Chirac et le chancelier Khol (d'Allemagne) font, l'un au Washington Times, l'autre à Newsweek, sur des sujets, il est vrai, différents, des déclarations prestement qualifiées de «gaffes».Désinformation?Dans nos démocraties, les gouvernements dépendent de l'opinion publique.Il y a quelque chose de pathétique dans l'objurgation de la Maison-Blanche invitant les médias à parler le moins possible de ses efforts pour obtenir la libération des otages.La consigne ne sera pas respectée.Elle le serait sûrement en URSS, dans des circonstances comparables.Cela, il convient non seulement de l'admettre mais de le dire.Guy CORMIER HJOKSSi,- B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 NOVEMBRE 1986 M TRIBUNE Le leadership de M.Jehn Turner Depuis maintenant plusieurs années, le président et éditeur de LA PRESSE ne prenait plume et papier pour signer un éditorial que dans des circonstances exceptionnelles; de la nature inhabituelle de la demarche en découlait donc toute sa signification.Or.le 1er novembre.M.Roger D.Landry signait un editorial dont la parution coïncidait avec le Conseil general de l'aile québécoise du PLC.Dans ce texte.M.Landry deplore «la confusion qui persiste autour du leadership du Parti liberal canadien» y voyant même une situation qui risquerait d'affaiblir «notre vie démocratique, notre liberté de choix et la qualité de nos options».Si tels étaient en fait les véritables enjeux de l'actuel débat autour du leadership de M.Turner, il va de soi qu'il en était de la responsabilité de l'éditeur de LA PRISSE de «s'élever publiquement» pour dénoncer une telle situation.Toutefois, qu'il suffise de dire que nous ne partageons pas cette premiere lecture des choses.Nous croyons que le débat est beaucoup plus circonscrit, son importance beaucoup moindre; du moins pour nos institutions canadiennes, que ne le voudrait M.Landry.Ce serait fausser les enjeux que de leur donner une portée qu'ils n'ont pas.L'actuel débat relevé de la dynamique interne du Parti liberal; d'un cadre institutionnel particulier ainsi que des efforts de quelques nostalgiques qui ne se reconnaissent point dans un parti en mutation.Dans son texte, l'éditeur de LA PRISSE se dit préoccupé par la sauvegarde d'une vie démocratique saine et vigoureuse; toutefois, il entre béatement dans le jeu de ceux qui en faussent les règles pour mieux faire avancer leurs ambitions politiques.En effet, il reprend l'argument tendancieux des lacques Corriveau.George Young et autres partisans de l'ancien depute de Saint-Maurice, qui verraient un lien ineluctable entre sondages d'opinion realises a partir de premisses hautement hvputheliqucs et avec une méthodologie souvent inconnue, et la \\raie démocratie.Il y a plus: c'est en effet au coeur même de l'argumentation de M.Landry que l'on retrouve les failles les plus flagrantes.Des failles qui démontrent un manque de reflection ou des motifs pour le moins suspects.Il nous dit: Si j'interviens dans ce débat, c'est que je vois le PLC glisser a une vitesse accélérée sur une pente dangereuse: celle de la division.Non pas la division sur ce que le parti représente ou sur les thèses qu'il defend, mais la division sur son chef, et la uniquement.Ce n'est pas bon pour la démocratie.Relevons tout d'abord une contradiction interne: M.Landry parle de division autour du chef; chef qui par la logique de l'argu- ment, n'aura eu que peu d'impact sur le parti ou sur son programme, car de l'aveu même de l'auteur, il n'y a pas de division la-dessous.Or.de deux choses lune; soit l'impact d'un chef sur un parti démocratique est presque inexistant et dans ce cas nous ne voyons pas comment on peut contester le leadership de M.Turner sans en même temps contester tout l'appareil qu'est le Parti liberal; ou bien M.Turner aura exerce un leadership profitable au PLC et dans ce cas-là.le contester tient du calcul hypocrite et étroit d'esprit des quelques libéraux qui auront été laissés pour compte dans un parti renouvelé.C'est pour remédier a cette «division» qu'il voit se dessiner, que l'éditeur de LA PRESSE somme le chef du Parti liberal de se montrer courageux et d'en appeler d'un congrès au leadership passant ainsi outre les dispositions de la charte du PLC.Qu'il s'en tire vainqueur ou que quelqu'un d'autre obtienne la faveur incontestée du parti et la confusion cessera.Il ne restera plus qu'a panser les blessures causées par un déchirement qui a trop dure.Tout d'abord, nous-voyons mal comment une course a la direction aboutissant presque inévitablement à un congrès où suite à plusieurs tours de scrutin et souvent dans une atmosphere surchargée \u2014 les tractations divisent les délégués en clans \u2014 serait la sorte de democratic qui.a coup sur.assurerait l'harmonie au sein de la famille libérale.Il est très rare en effet qu'un candidat obtienne «la faveur incontestée du parti».Pensons simplement a l'exemple de M.Chretien qui n'a pu accepter le verdict des militants qui lui ont préfère M.Turner et qui de l'aveu même de M.Landry, constitue une source de division au sein du parti.Nous croyons plutôt que la solution est du cote d'une revision d'un processus (celui du vote de confiance au chef) qui par un trop grand souci démocratique, finalement aide a en fausser les règles.Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de sondages fantômes, commandes par des non moins fantomatiques «personnes intéressées» qui auraient voulu influencer la decision des militants libéraux.Nous avons aussi assiste au spectacle d'un chef de parti, homme honorable, qui a eu a se battre contre des ombres, manipules souvent par une presse consciente de son pouvoir et avide de l'exercer.L'éditorial de M.Landry aurait etc plus utile s'il avait explore les alternatives qui s'offrent au vote de confiance.Processus par lequel, comme en témoignent les événements récents, la bataille démocratique ne se joue pas souvent a visière levée.Massimo bergamini adjoint special de M.André Ouellet Ottawa Des acquis sont brutalement ébranlés r Au cours des mois de septembre et d'octobre, les médias d'information ont traité une nouvelle qui nous concerne tous et toutes: le refus du Conseil du Trésor de fournir a l'Office des personnes handicapées du Quebec (OPHQ) le budget nécessaire pour les demandes d'aide matérielle de personnes handicapées ou de leurs parents Les organismes regroupant les personnes handicapées et / ou leurs parents reagissent 1res mal a la decision du Conseil du Trésor Et cela s'explique facilement.Depuis les années 70, les gouvernements ont accordé beaucoup de temps (et d'argent) a faire îles etudes, des consultations, des livres de toutes les couleurs.Les gouvernements ont entretenu beaucoup d'espoirs.Avec tous ces accords de principe, ils ont donné, redonne le goût de vivre (et non de survivre) a de nombreuses personnes limitées dans leur fonctionnement a cause d'une ou de plusieurs déficiences (et a leurs parents).Peu de parents d'enfants défi cients visuels ont, jusqu'à mainte nant.utilisé les plans de services de l'OPHQ.Ils l'étaient surtout pour des frais de transport lors que aucun service adéquat n'est disponible dans la region.Mais, comme le disait Madame Monique Robitaille-Rousscau.de l'Association du Quebec pour les deficients mentaux, lors de la rencontre publique du Ib octobre-organisée par la Confederation des organismes provinciaux de personnes handicapées du Que-bec (dont notre association est membre), la decision du Conseil du Trésor «stoppe brutalement les demarches amorcées au niveau de l'intégration scolaire de-nombreux enfants handicapes» I n effet, les parents pouvaient, depuis peu d'années, compter sur l'aide de l'OPHQ pour pallier au manque de ressources d'une commission scolaire.L'OPHQ avait finalement compris l'importance de son role palliatif dans les situations d'intégration scolaire puisque les «gros» ministères que sont ceux de II ducation cl de la Santé et des Affaires sociales prennent énormément de temps a prendre des decisions.Le système de transcription du materiel scolaire (livres, stencils, fiches, etc.) en braille ou en gros caractères ou d'adaptation de cartes géographiques, tableaux, etc., nous fournit un bon exemple ou l'aide matérielle de l'OPHQ aux parents devenait nécessaire.Depuis des années, des palabres tie toutes sortes ont pourtant lieu au sein de ces ministères (entre autres, la Mission MSSS-MEQ).au sein des conseils régionaux, des directions générales avec ou sans les dispensateurs de services pour identifier les responsabilités de chacun.Et encore, le manque flagrant de concertation et d'orientation qui a etc maintes fois dénonce, continue a créer des prejudices aux enfants et aux familles Par sa decision, le Conseil du trésor semble croire que les dispensateurs de services et les ministères concernes ont atteint un seuil île maturité et qu'ils peuvent des maintenant offrir des alternatives valables et sérieuses a l'aide matérielle qu'apportait l'OPHQ.A noire avis, celle maturité n'est pas encore atteinte.Rachel BELISLE directrice générale Association québécoise des parents d'enfants handicapes visuels Un espoir à redonner L'Assemblée des eveques du Quebec a propose un dimanche île la paix aux chrétiens du Que-bec; ce fut le dimanche 12 octobre.Place fut donnée à la réflexion et aux échanges.Comment proner la paix dans un monde de violence?Et pourtant il le faul! le frémis lorsque j'entends de très jeunes enfants exprimer leur crainte devant la possibilité d'une guerre nucléaire; deja ils en perçoivent les dangers.La plupart des femmes sont contre la guerre.Elles sont bâties pour donner la vie et a moins d'obstacles 1res sérieux, elles tiennent a cette vie et veulent la protéger.Lorsqu'elles refusent demeure des enfants au monde, c'est que l'air qui les entoure esi devenu irrespirable, invivable; la qualité de vie s'est détériorée, la violence s'est introduite dans le milieu, malheureusement souvent aussi dans la famille.Les efforts que nous pouvons faire pour bâtir la paix en tout lieu, chez soi.autour de soi d'abord, peut inciter a la conquête de la paix.Ensemble, nous apprenons a aimer noire chez-soi.notre voisinage, noire quartier, notre ville, notre pays, notre planète.Si nous aimons tout cet heritage, nous voulons le défendre.Dans cet esprit, travailler pour la L'avenir et l'efficacité des CLSC Mme Thérèse Lav oie-Roux Ministre de la Santé et des Services sociaux President-e-s et vice-president-e-s des conseils d'administration provisoires et des comités avi-seurs de pre-CLSC de la région du Montreal métropolitain, nous reagissons vigoureusement à votre refus de confirmer dans chacun de nos territoires notre mandat de procurer a la population les services de santé et les services sociaux que celle-ci est en droit d'obtenir.Sur 59 territoires de CLSC de la region du Montreal métropolitain.21 CLSC sont en operation.Parmi les 18 pré-CLSC, sept de ceux-ci ont déjà obtenu leurs chartes mais ne peuvent, sans votre decision, procéder à leur organisation administrative.Deux autres pré-CLSC firent l'objet d'une annonce officielle de création et depuis ne peuvent obtenir leur charte.Ces 18 pre-CLSC couvrent une population de près de 965 000 personnes soit 50% de la population totale de Pile de Montréal.Se pose donc la question fondamentale du principe d'universalité des services.Pourquoi cette po-pulation n'a telle pas droit d'obtenir les mêmes services que ceux offerts par les 21 CLSC déjà en opération et ce avec qualité et au moindre coût possible?Sur cet aspect des coûts, compte tenu des budgets dont disposent deja neuf (9) pré-CLSC.il s'agit d'un investissement additionnel de 250 000$ nécessaire pour chacun des neuf autres cas.De ce montant.50t.représentent le coût de services de base tels l'accueil et l'information a la population.Au total un coût supplémentaire de moins de 5.00$ par resident de ces territoires.Compte tenu du coût peu élevé confirme, la création des 18 pré-CLSC s'avère être la solution la moins coûteuse pour permettre a l'ensemble de la population de la region de Montréal de bénéficier de services de santé et de services sociaux de base.Se pose également la question d'etre assuré que l'argent consenti par le gouvernement servira à la population et ne fasse pas double emploi avec d'autres services existants.Est-il nécessaire de rappeler que déjà au sein de ses 18 pre-CLSC.il y a eu au-dcla de 250 bénévoles siégeant sur les conseils d'administration provisoires et sur les comités aviseurs.Ces per sonnes issues de la population ont la responsabilité de determiner la mission et les objectifs de leurs futurs CLSC et ce.dans le cadre du mandat précis accorde par le gouvernement aux CLSC.Ces personnes présentent à leur actif une panoplie d'expériences sociales et communautaires dans N.B.Priorité est mtumt mvi cotte rubrique ou* lettres tTIntérét fénéfJ â dtt artrclt parut dont LA PHtSSt.la concision est de rifwaur.Les correspondants doivent imcnrt linblrm*nt leurs nom.\u2022setoff* *i numéro d* LA PRESS5 n« i engage pat à publitr fovtti les Itttrtt reçues, ni a m tourner ht Itttrtt, manuscrits ou autres document* non publiât, l'auttur assume Connor* responsabilité do ut oomtorii.Tour on respectant la ponso* do l'oufour, LA p*E5SE to rétorvo to droit d'obrtgtr les Itttrtt selon l'ttpact dispeniMe.Si potublt otrira à la machint, à doublé inttrlignt.¦riér* d'odrttttr trot Itttrtt comma wit: «Tribun* libra m, LA PMSSf, Cf.4300, svec.«oce d'Armes, /Monfroaf, H2Y JM I leurs milieux.Elles sont garantes d'une saine utilisation du financement des CLSC.Chacun des territoires de ces pre-CLSC fut défini dans le respect des caractéristiques de la population, de chacune des communautés ou des municipalités.La definition actuelle des territoires des CLSC ne fut pas élaborée a l'aveuglette: on a tenu compte du statut socio-économique, de la géographie, de l'homogénéité du milieu.Ce n'est donc pas un hasard s'il est impossible de regrouper ces territoires.Regroupés, les CLSC deviendraient alors des superstructures coûteuses et bureaucratiques génératrices de deficit d'opération.Alors que nous sommes en mesure de démontrer l'efficacité de notre travail auprès des personnes âgées, auprès des familles, auprès des personnes démunies, il nous est impossible de ne pas réagir devant ce qui nous semble un préjugé défavorable de votre ministère a l'endroit des CLSC.C'est a bon droit que nous vous demandons pourquoi les CLSC sont les seuls a faire l'objet d'études, de sondages et d'analyses.Est-il besoin de rappeler que le budget des CLSC représente à peine 2.9% du budget global de tout le reseau des affaires sociales, excluant la rémunération des médecins.C'est donc avec la conviction que les CLSC représentent la meilleure structure pour procurer a la population des services de santé et des services sociaux de qualité au moindre coût, que nous vous demandons Madame la Ministre, de reconnaître pour ces 18 territoires des CLSC, que les citoyens et citoyennes qui y vivent ont droit aux mêmes services que les autres et ont la capacité d administrer leur propre CLSC.F-'er nond ROY porte-parole Pre-CLSC Saint-Laurent paix, c'est être si^ne d'espérance.Nous préoccuper des plus demu-nilels.partager, être solidaires, c'est contribuer a semer la paix La non-violence, ce n'est pas une apathie béate, c'est toute une créativité en branle, pour cela il faut être plusieurs.Ensemble, nous pouvons bâtir un monde-meilleur.Un proverbe dit: «Si chacun nettoie le devant de sa porte, le trottoir sera net.» Si chaque ci* toyen(nc) se sent responsable de son milieu, il y a de bonnes chances qu'on ne reste pas indifferent-(e) devant notre condition de quartier, de ville et la defense nationale.On se pose des questions, on y repond avec d'autres, on découvre des pistes d'action.Nous voulons la paix, nous devons la gagner, elle ne nous arrivera pas sur un beau plateau d'argent, lustice et paix vont de pair, sachons ouvrir nos veux, créer des solidarités au lieu de voir des ennemis partout, decouv rorts des ami(e)s.Sachons dépasser nos peurs, aller de l'avant; redonnons espoir a nos enfants.C'est un appel a la non-violence! Hommes et femmes de chez nous, soyons artisans de paix! Marie-Thérèse ROY-OLIVIER Mouvement des rem mes chrétiennes, repondante diocésaine à la Condition des femmes Notre miroir Bien sur notre société est malade mais il ne faut pas oublier que la société, c'est nous tous.En ce qui concerne l'émission «Lance et compte», certains disent que c'est un gâchis.Il ne faut pas oublier que le but de cette emission est de nous faire connaître l'autre côte de la médaille d'un sport d'équipe qui est ici le hockey.Alors si les choses se passent ainsi, on nous les montre ainsi.S'il en était autrement, on nous montrerait autre chose, le trouve que le tout: sexisme, pouvoir, soumission de la femme (qui demeure son choix et qui, â ce moment, ne s'appelle plus soumission), est vraiment ires représentatif de noire société québécoise.Par ailleurs, c'est à nous que revient la responsabilité du choix des emissions des enfants.Si certains préfèrent voir «Passe-par-lout», qu'ils nous laissent nous regarder dans ce que j'appelle «notre miroir».Chapeau a l'équipe de «Lance et compte».Chantai ST LAURENT Sherbrooke La capitale |e crois avoir mis le doigt sur un bobo auquel d'autres ont peut-être pense avant moi.|e crois sincèrement que.comme aux Etats-Unis, notre capitale fédérale, Ottawa, devrait être dans un district indépendant, et non dans la province d'Ontario et pas plus au Quebec.Cela aiderait probablement a conserver un Canada uni.Normand PITTS Val-David Lysiane Gagnon Monarchistes, les Montréalais?I Parce qu'un raz-de-marée favorable a M.lean Dore vient \" de succéder a deux décennies de drapeaumanie.on répète un peu partout que « les Montréalais veulent un roi ».et qu'ils aiment mieux les couronnements que les elections.L'affirmation est insultante, car elle presuppose que les Muni realais auraient la fibre démocratique moins forte que les autres citoyens canadiens, et feraient peu de cas de la nécessité d'une opposition, préférant s'en remettre coeur et àmc aux volontés d'un monarque adore.Mais reflexion faite, il n'y a même pas matière a insulte, car cette pseudo-theorie sur le monarchisme congenital des Montréalais n'a guère de fondement.D'abord, il est faux que les Montréalais se soient toujours donnes des chefs charismatiques : pour un Drapeau, pour un Camilien Houde.combien y a-t-il eu d'administrateurs sans celai ?Ce n'est d'ailleurs pas dans la catégorie des chefs charismatiques qu'il faudrait placer le nouveau maire désigne de la métropole : Me Dore est un bon orateur, et il passe bien a la tele, mais il n'a aucune des caractéristiques normalement attribuées aux figures charismatiques.D'abord, il n'a rien du chef autoritaire.Au contraire, on craint plutôt qu'il soit trop porté à la collégialité.Il est en outre-beaucoup plus pondéré et moins sujet aux enthousiasmes subits que son prédécesseur, qui était du genre a se laisser emporter par la passion (exemple: l'attachement farouche qu'il avait pour sa fonction), par un grand projet (exemple: l'Expo, les Olympiques ) ou par une idée fixe (le TGV entre New York ci Mirabel, la tour sur le mont Royal, le déménagement de IONU sur l'ile Sainte-Hélène.).Question de personnalité et surtout de generation.M.Dore est moins émotif, plus rationnel et plus équilibre : il travaille fort, mais reserve aussi du temps pour sa vie privée, il aime le sport, il a des « hobbies ».Sa demarche politique est plus analytique qu'émotionnelle, et maigre son habileté verbo-motrice.il n'est pas du genre à soulever des passions parmi l'électoral, parce qu'il n'a rien du politicien populiste : il s'arrêtera toujours, ne serait-ce que par sens du ridicule, au seuil de la démagogie.Il n'est pas l'homme d'une seule idée, et jamais n'a-t-il fait dépendre l'avenir de Montreal d'un projet-miracle ou d'une idee-cle.Il n'a rien en somme du leader messianique habité par un grand projet a forte teneur émotionnelle, rien qui l'apparente aux grands chefs charismatiques des générations précédentes.Sa generation à lui.d'ailleurs, ne produit pas de leaders de cette sorte, car c'est une génération formée a d'autres écoles, celle de la sociologie « objective ».de l'action collective, coordonnée et planifiée, et.pour ceux qui ont deja flirte avec le marxisme, de la pensée politique « scientifique ».Href, nous en avons fini avec les grands leaders inspires, avec les divas a la Levesque ou a la Drapeau, qui nous faisaient subir, a coup de superlatifs, tous leurs états d'âme.Eini aussi, par con sequent, avec l'adoration béate que ce genre d'hommes susci taient dans l'electorat.A l'adoration, désormais succédera l'estime, sentiment moins hystérique et certainement plus ègalitaire et d'inspiration plus démocratique.\u2022 \u2022 \u2022 Mais revenons a cette prétendue fibre monarchiste dont les Montréalais, tels de grands enfants romanesques, seraient affligés.À l'appui de cette thèse, on évoque les balayages électoraux, nombreux dans l'histoire contemporaine de Montréal.Mais d'autres facteurs, bien plus simples, expliquent ces raz-de-maree : cette année, comme d'ailleurs au debut du regime Drapeau, la défaite des perdants s'explique non par quelque perversité congénitale de l'electorat.mais par l'extrême inégalité des camps en présence.Dans les années 60.M.Drapeau gagnait ses elections haut-la-main tout simplement parce qu'il n'avait pas d'adversaire crédible.Mais des qu'une opposition le moindrement cohérente a emerge \u2014 le RCM justement, a partir de 1974 \u2014.les victoires de M.Drapeau et du Parti civique, d'absolues qu'elles étaient, sont devenues limitées.Cette fois, la victoire est un raz-de-maree parce que ni M.Dore ni le RCM n'avaient d'adversaires a leur mesure.Comme on pouvait le prévoir il y a longtemps, en voyant M.Drapeau s'accrocher obstinément au pouvoir, le maire-sortant a.consciemment ou non.decide de donner le pouvoir sur un plateau d'argent à un jeune avocat réformiste dans lequel peut-être il se retrouvait tel qu'il était au même âge.lors de sa premiere election a la mairie.Si M.Drapeau avait démissionné plus tôt.au moins deux ans avant l'échéance électorale, afin de laisser émerger d'autres forces sur la scene montréalaise, lesquelles auraient pu attirer quelques personnalités d'envergure, il est fort probable que les elections se seraient quand même soldées par la victoire du RCM.qui travaillait le terrain depuis si longtemps, et par celle, a la mairie, de M.Dore, qui correspond bien a l'état d'esprit du Montreal de 198b.mais sans doute cette victoire n'aurait-elle pas été un tel balayage.Les nouveaux dirigeants de Montréal auraient eu devant eux une opposition digne de ce nom.\u2022 \u2022 \u2022 force est aujourd'hui de constater que M.Drapeau a fait en sorte que Montreal reste, même après son règne, dans l'état ou il l'a toujours voulue : soumise a un pouvoir absolu.Mais cela, ce n'est pas la faute des Montréalais, a qui les événements n'ont pas donné le choix.Ils n'avaient à choisir qu'entre un passe.dépassé, et la voie du changement qui était celle de leur époque, celle du présent.Ils ont évidemment vote pour le present.Il est même étonnant que M.Dupras.avec le peu d'atout dont il disposait, ait récolté le tiers du vote.\u2022 \u2022 \u2022 Oui mais, dira-t-on, encore une fois l'électoral montréalais montre son désintérêt du processus électoral: comme a chaque électîon municipale, la participation au vote a été faible \u2014 moins de 50 p.cent.Aux élections fédérales et provinciales, pourtant, les Montréalais volent autant que les autres.D'où vient ce manque d'intérêt pour la vie municipale ?Sans doute à l'absence de débat public, dans une ville anémiée par un trop long règne autocratique, et aussi par le fait que l'electorat montréalais reste composé d'une écrasante majorité de locataires, lesquels constituent, en règle générale, une population plus flottante, qui ne paie pas d'impôt direct, et se sent moins concernée par les lois et les règlements municipaux.Autre facteur important de dépolitisation : le niveau relativement bas de scolarité d'une large partie de la population.N'oublions jamais, en effet, qu'à cause de l'absurde découpage politique de son bassin naturel.Montréal est une ville amputee d'une grande partie de ses élites (qui habitent dans ces enclaves artificielles d'Outremont.Westmount.Saint-Laurent, etc ).La métropole doit s'alimenter, en ressources humaines, sur un territoire limité, où le revenu et la scolarité sont inférieurs à la moyenne québécoise.C'est un sujet sur lequel nous reviendrons, car il est a la source d'une grande partie des problèmes de la ville.N.Br \u2022 Prtont* trtt uttordè* mvi ceff» rubriqv m/M httm d'itrtft gmérol s* rapportant parut dont LA PffESSf.la coooiion ott do rigueur.\u2022 lot correspondants doivent inttrirt niibssmsnt lotm nom, odrofta ot numoro d* LA ftfSSf no t'tngagt pat a pubiitr routes lot lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiât.L'autour assume l'entière rosponiobilito de ses opinions.Tout en respectant la ponte* d* l'autour, LA tKtSSt s* reserve le droit d'abroger lot lettres selon l'espace disponible.il possible écrira à la machine, à double interligne.Prient d'ocNossar vos lettres umm suit: «Tribun* Hère», LA p«fSS£.CP 4200 succT Moce d'Armes.Montreal, H2Y 3M1. B 4 IA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 NOVEMBRE 1986 CONTRE LA PRIVATISATION DE DOFOR Domtar de Windsor: de l'eau au moulin pour Johnson ¦SHERBROOKHPC) - «Si le gouvernement n'avait pas.cte actionnaire de Domtar.il n \\ aurait pas eu l'investissement île $1 milliard a Windsor, au Quebec.Comme d'habitude, eela aurait été Windsor, en Ontario ».La visite du chantier de l'usine Domtar.a Windsor, hier, aura visiblement consolidé la position du chef de l'opposition a Quebec.Pierre Marc lohnson.qui continue de s'opposer à la privatisation de la société Dofor par le gouvernement libéral, ce qui impliquerait le retrait de I État dans les activités de Domtar et Donohue.« Vendre ces deux compagnies, c'est se priver de profits de $2.5 millions par mois, souligne le chef pequistc.Cet argent permet actuellement a la Société générale de financement (SGF) de maintenir des activités dans d'autres secteurs ».A ses yeux, le cas de l'usine Domtar a Windsor est « un des plus beaux exemples de création d'emplois et de stimulation éco- nomique » grâce à l'implication de l'Etat québécois.À Windsor, la compagnie Domtar mène actuellement un projet de modernisation qui nécessitera des investissements de SI milliard.Les nouvelles installations sont en construction et Le Régime de pensions du Canada se rapproche du Régime de rentes du Québec ///////////////////////////////////_ 7////////////////////////////////// Au moment de leur creation, en 1966.le Regime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Quebec étaient identiques de sorte que sans égard à votre lieu de résidence ou de travail au Canada, vos contributions et vos prestations étaient alors les mêmes.Avec le temps, des différences sont apparues entre les deux régimes au niveau des prestations.Mais grâce à une étroite collaboration entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des provinces, des changements au Régime de pensions du Canada ont été apportés de façon à ce que les deux régimes soient plus prés l'un de l'autre en termes de bénéfices.Ces modifications n'affectent AUCUNEMENT la Pension de la sécurité et de la vieillesse.Ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 1987.Ces changements, dont certains sont présentés dans cette page, garantissent à tous les Canadiens et Canadiennes que leur Régime de pensions continue de les protéger.Au Québec, ces changements ne concernent que les résidents du Québec qui n'ont contribué qu'au Régime de pensions du Canada comme le personnel des forces armées, les employés de la GRC.les juges fédéraux et les résidents québécois qui travaillent hors Québec.Le Régime de rentes du Québec demeure inchangé.employes augmenteront graduellement Pour les cinq prochaines années, le taux actuel de 3.6° s augmentera de 0.2°o par année En 1991.la contribution totale sera donc de 4 6°0 Employeurs et employes paieront chacun 2.3V les travailleurs autonomes paieront 4.6°o.Les taux de contributions aux deux regimes continueront d'être identiques pour au moins les cinq prochaines années pour en savoir plus long.Si vous aviez besoin de renseignements supplémentaires, composez sans Irais le numéro de telephone qui suit ou postez ce coupon a l'adresse suivante: RPC-INFO CASE POSTALE S400 SUCCURSALE-D» SCARBOROUGH, ONTARIO M1R5E8 1-800-387-8690 la retraite souple: choisir le moment de sa retraite Avec ces changements, quel que soit le regime auquel vous contribuez, vous pourrez commencer a recevoir votre pension de retraite entre 60 et 70 ans.La base de calcul est la rente de retraite a 65 ans.Le montant de votre rente sera moindre si vous prenez votre retraite avant 65 ans et pourrait être plus élevé si vous la preniez après 65 ans Pour chaque mois d'écart entre I âge de 65 ans et le moment de votre retraite, votre rente sera ajustée en plus ou en moins de 0.5° o |usqu a un maximum de 30V La reduction est definitive si vous prenez votre retraite avant 65 ans.les prestations d'invalidité du rpc seront plus élevées Si vous êtes reconnu invalide, vous recevrez la même allocation quel que soit le regime auquel vous contribuez.La prestation d'invalidité maximum en 1987 sera d'environ 635.00S par mois Avant les changements, les personnes qui contribuaient au Régime de pensions du Canada recevaient un peu moins que celles qui contribuaient au Regime de rentes du Quebec Désormais, les deux regimes seront identiques sur ce point le remariage Comme c est dé|a le cas pour le Regime de rentes du Ouebec.le Régime de pensions du Canada continuera de verser une prestation de survivant aux personnes qui se remarient.Si le versement de votre prestation de survivant avait ete interrompue par un nouveau mariage, elle sera reinstauree si vous en laites la demande Par contre, les prestations ne seront pas payees rétroactivement le Taux des contributions Pour que le Regime de pensions du Canada et le Regime de rentes du Quebec continuent de s'appuyer sur des fondations économiquement solides, les contributions payees par les employeurs et les r.i S'il-vous-plait, faites-moi parvenir tous les renseignements en français en anglais à propos de: ?La pension de retraite Les prestations d'invalidité Les prestations de décès et de survivants La division des -droits à pension Les différentes possibilités quant à l'âge de la retraite Le financement du Regime de pensions du Canada NOM ADRESSE VILLE PROV.CODE POSTAL I I I I I J Le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec, ils nous rapprochent les uns des autres.Santé et Bien-être social Canada Health and Welfare Canada Canada devraient être opérationnelles dés les premiers mois de 1987.« Domtar.ce n'est pas un \"stand\" de patates frites duns le secteur des pâtes et papiers, lance Pierre Mare lohnson.À Windsor, cela représente le maintien de 700 emplois ».Si la compagnie devait être privatisée par la vente de Dofor à des intérêts prives et le démantèlement de lu SGF.le Quebec perdrait les profits que génère l'entreprise et ne serait plus en mesure de stimuler l'activité économique dans certains secteurs d'activité moins rentables, soutient le chef pequistc.Pierre Marc lohnson pense que l'entreprise privée devrait s'accaparer les profits d'exploi-lution des usines de pales et pupier pour « se payer des dividendes » et financer l'achat, « ce que la SGF n'est pas obligee de faire ».De la « discrimination » envers les immigrants Bjj La ministre des Corn m u-\u2014 nautes culturelles et de l'Immigration.Louise Robic.es-lime que le chef du PQ fait preuve de discrimination quand il propose de favoriser lu venue au Quebec dint migrants les plus « fruncophonisubles ».M.Pierre Marc lohnson a soutenu vendredi lors d'une rencontre avec la presse qu'il y aurait lieu de modifier les critères de selection a l'intention des immigrants et d'attribuer, dans une certaine mesure, davantage de points u ceux susceptibles d'apprendre plus facilement le français, comme ceux en provenance de l'Amérique latine et des Caraïbes françaises.Aux yeux de la ministre, les deux critères qui importent le plus se sont ceux de l'employabi-lilé et de l'adaptabilite Une fois cela acquis, les cours de français feront le reste, a-t-eiledii.Mme Robic fait le pari que si on facilite l'apprentissage du français aux mères de familles, comme c'est son intention, l'influence sur les enfants et les maris sera déterminante.L'un dernier, son ministère a finance une expérience-pilote au coût de $30 000 ufin d'organiser duns des quartiers des cours de frunçuis aux immigrantes tout en assumant les coûts pour lu garde de leurs enfants.Elle promet de consacrer cette année $400 000 a cette fin.surtout dans la region de Montreal où les besoins sont les plus grands.\u2014 Presse Canodicnne Masse annule son voyage bb CARACAS (AIP) - Le mi-nistre canadien de l'Énergie et des Mines, M.Marcel Masse, a annule la visite de trois jours qu'il devait faire au Venezuela, u partir d'hier, a annoncé le ministère des Affaires étrangères du Venezuela.La visite de M.Masse, qui devait ensuite se rendre au Mexique, a ete annulée pour des raisons de politique intérieure, a-ton précise de même source.Pour celui qui a beaucoup d'amis.Composition abrégée de 9 numéros par touche et composition abrégée de 30 numéros par code MARATHON 310** 79,95$ Pour la famille active.Affichage électronique, horloge numérique, mémoire de 20 numéros DITTO PLIS* 9-1.95S Pour le couple occupé.Haut-parleur intégré et composition combiné raccroché.DIAMOND 79,95$ L'efficacité passe par Bell LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 1 I NOVEMBRE 1986 Le gel du budget d'aide matérielle aux handicapés provoque une levée de boucliers ¦j Le gel des fonds dévolus au \u2014 programme d'aide matérielle de l'Office des personnes handicapées du Québec provoque une véritable levée de boucliers.Outre la campagne de pressions de milliers d'handicapés qui se prépare, les centres d'accueil crient a leur tour haro sur le Conseil du Trésor.MICOil BIAUCHAMP «L'Association des centres d'accueil du Québec (ACAQ) dénonce la décision du Conseil du Trésor de geler le budget du programme matériel de l'OPHQ.Il est totalement inadmissible que notre gouvernement, par le biais de coupures budgétaires, remette en question des choix de société, et inacceptable de faire porter ce fardeau par les personnes atteintes d'une déficience», s'indigne en effet cet organisme.Dans un document expédié aujourd'hui au ministre Thérèse Lavoie-Roux.l'ACAQ presse le bouton d'alerte sur les impacts qu'auront d'ici au mois de mars prochain le tarissement de la caisse de l'OPHQ.À travers la province, quelque 81 centres d'accueil voués à la réadapatation d'handicapés physiques ou mentaux comptent sur le programme d'aide matérielle de l'OPHQ en vue de la reinsertion sociale de ces citoyens.C'est effectivement l'OPHQ qui supplée actuellement aux demandes de services (adaptation domiciliaire, équipements spécialisés, maintien à domicile, etc.) permettant aux personnes handicapées de continuer de vivre dans un milieu de vie naturel ou de sortir des institutions.L'ACAQ dresse ainsi le bilan suivant.Elle estime que le manque d'argent de l'OPHQ affecte à divers degrés plus de 2 C00 personnes parmi celles dont s'occupent les centres de réadaptation.Elle chiffre aussi à S4 millions le coût des services qu'attendent d'obtenir ces gens et que les centre d'accueil ne peuvent absolument pas combler.D'après les auteurs de cette étude, l'octroi récent de credits supplémentaires de $2,7 millions au lieu des $5,1 demandés pour renflouer la caisse d'aide matérielle à sec de l'OPHQ jusqu'à la fin de l'année financière, ne suffira pas à résorber la situation déjà critique.L'insuffisance des budgets de l'OPHQ risque de perturber à brève échéance tout le système de services de santé et de services sociaux, «en engendrant une Contre l'abolition du règlement de placement Le Comité national des jeu-™ nés du Parti québécois s'est prononcé hier contre l'abolition du règlement de placement dans l'industrie de la construction.« Les jeunes ne sauraient tirer avantage, pas plus que la population en général, d'une abolition du règlement de placement qui compromettrait une paix sociale chèrement acquise ces dernières années dans l'industrie de la construction ».a déclaré hier dans un communiqué la porte-parole du comité, Isabelle Cour-ville.Le comité reconnaît que les chances des jeunes d'obtenir un emploi dans ce secteur sont presque nulles.congestion non seulement dans les centres de réadaptation mais aussi dans les hôpitaux de soins aigus».Ce sombre pronostic vient renforcer le tableau que brossait la Confédération des organismes provinciaux de personnes han- dicapées du Québec ( COOPHQ ) pour protester contre la décision du Conseil du Trésor.Cette coalition représente 32 groupes auxquels adhèrent 480 000 personnes handicapées.Sans se concerter, l'ACAQ et la COOPHQ réclament notam- ment deux mêmes mesures de la part du gouvernement, à savoir: l'injection des fonds nécessaires dans les coffres de l'OPHQ pour terminer la présente année budgétaire afin de parer à la situation d'urgence que cause l'absence de solutions de rechange au gel des fonds; la mise sur pied d'un comité gouvernemental sur le transfert des responsabilités actuellement prises en charge par l'OPHQ vers d'autres ministères et organismes publics.Dans une lettre adressée hier au premier ministre Bourassa, la COOPHQ rappelle à ce dernier ses promesses électorales et le somme ni plus ni moins de re pondre à leurs demandes au plus tard le 17 novembre.«À défaut d'une réponse à cette date, nous entreprendrons des actions d'envergure», menacent les dirigeants de la coalition en train d'orchestrer la rebellion.OULla Notre plus grande vente aux plus bas prix de la saison ai RABAIS TOUTES NOS BAGUES À DIAMANTS SONT EN SOLDE m Or 14K.PT.0.22 Ct.Ord.S995.$597 Or14K.PT.0.45ct.Ord.$1895.$1137 Or 10K.PT.004 et Ord.$395.$237 Or 10K.PT.0.135 cl.Ord.$595.$357 Or 14K.PT.0.18 Ct.Ord.$795, $477 Or 14K.PT: 0.25 ct.Ord.$1895, $1137 Or 14K.PT.0.20 ct.Ord.$795, $477 Or 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Robert Masse, chimiste de l'Institut national de la recherche scientifique et Denis Martineau.médecin vétérinaire de l'école vétérinaire de Saint-Hyacinthe.La presence du Mirex a une si longue distance de la source, ont dit hier divers experts, dont le directeur de la recherche de la Great Lakes Water Quality Hoard de Windsor, en Ontario, M Richard Thomas, est inquiétante.I He constitue la preuve, a dit M.Thomas, qu'il faut inclure toute la vallée du Saint-Laurent dans le programme de surveillance international de la qualité de l'eau du bassin des Grands-Lacs.Le fleuve Saint-Laurent, a-t-il dit.n'est que la prolongation du grand bassin intérieur ; il n'est pas sage, selon lui, d'exclure cette partie du bassin de l'entente Canada-US sur la qualité de l'eau.Actuellement la responsabilité de l'examen systématique de la contamination des eaux communes s'arrête au niveau du lac Saint-François.La recherche québécoise, elle, a etc entreprise pour déterminer les causes de la déperdition du troupeau de bélugas du Golfe.On comptait quelque 5 000 belugas dans le Golfe au debut du scieele ; il n'en resque que 350 actuellement.Les etudes scientifiques ont ete faites principalement par autopsie à Saint-Hya-chinthe sur une cinquantaine de carcasses.Le chimiste Robert Massé a ».i gnalé que la découverte du Mirex.parson collègue Desjardins, est significative car elle établit l'interdépendance des actions polluantes qui surviennent au milieu du continent avec les de-versements en ocean.LA PRESSE, du reste, a récemment fait état du lien qui existe entre la contamination aux HPA ( hydrocarbures ) par les usines ALCAN, en amont du Saguenay, de ces mêmes bélugas.En ce cas, il s'agit de la découverte, chez ces animaux, de rares cancers de la vessie reliés aux combustions des alumincries.Les experts, pareillement, ont délecté d'autres organocholres dans la graisse de belugas, dont les DDI et les BPC dont l'ingestion peut avoir l'effet de modifier le métabolisme chez les humains.La découverte de la contamination au Mirex.quant a elle, a etc faite aux laboratoires de Longueuil par le moyen de puissants instruments de detection qui permettent de découvrir les elements a l'état de trace.Le chimiste Masse a rappelé que la découverte du Mirex n'est pas la seule a indiquer les dangers, pour le Quebec, de la pollu-tion des Grands-Lacs.Elle s'ajoute à celle, faite, dans la chair de l'anguille du Saint-Laurent, du puissant poison dioxine et dont la source peut elle aussi elre fixée dans les Grands-Lacs.Pharmacien accusé du meurtre d'un gunman ¦CALGARY (d'après CP) \u2014 Un pharmacien de Calgary accuse d'avoir abattu un individu qui venait de commettre un vol dans son établissement a été remis en liberté hier, après avoir signé une caution de $5 000 garantissant sa comparution en cour, dans quelques jours, sous une accusation de meurtre au second degré.Le procureur de la couronne n'a pas exige de conditions plus strictes, pour l'élargissement du prévenu, Steven Kes 1er.40 ans, que celle qu'avait suggérée son avocat, convenant que tout indiquait que l'accusé comparaîtrait en cour tel que prévu, et que par ailleurs, il ne représentait aucun danger pour la société.Le procureur.Peter Martin, a precise que la pharmacie que M.Kesler exploite avec sa femme dans le sud de Calgary avait déjà été cambriolée a deux reprises depuis que le couple l'avait achetée, il y a près de trois ans.Kesler avait fail récemment l'acquisition d'un fusil de chasse.Il a été établi en Cour du banc de la reine que deux individus masqués, dont l'un etaii armé d'un pistolet, avaient pénètre dans la pharmacie, samedi après-midi.L'homme arme poussa Mme Kesler vers l'arriére du magasin et exigea qu'on lui remette des drogues, tandis que son compagnon s'emparait des $150 que contenait le li-roir-caisse.Kesler.dont les deux filles se trouvaient dans la pharmacie au moment du vol, abattit l'un des deux individus d'une décharge dans le dos alors qu'il prenait la fuite.La victime, identifiée comme étant Timothy Smith, age de 2b ans.s'est écrasée sur le trottoir et a succombe un peu plus tard a l'hôpital.Kesler échangea ensuite plusieurs coups de feu avec l'autre bandit, Steven Fleming.32 ans.qui s'enfuit en emportant un sac contenant des drogues Le propriétaire le rejoignit et se mil a lui asséner des coups de crosse de fusil, avant d'être maîtrisé par des passants.Encore mieux que b précédente! SOLDE DE TAPIS GivicNTAUX À LA BAIE SUR LE PRIX ORDINAIRE ÉTIQUETÉ DES TAPIS CHINOIS Une occasion unique de posséder un tapis oriental Si le dernier solde vous a plu, vous adorerez notre choix de cette année.Maintenant à 50% de rabais, de magnifiques tapis chinois, à effet velours pure laine, confectionnés à la main par des maîtres-artisans chinois dans un choix de motifs traditionnels décoratifs ou typiquement chinois.Les motifs et les couleurs, d'inspiration orientale, sont créés par des artistes chinois.Dimensions approximatives: de 61 sur 91 cm (24 sur 36 po) à 274 sur 366 cm (108 sur 144 po).Ord.$295 à $5495.30% de rabais sur le prix ordinaire étiqueté de trois autres groupes Cette exceptionnelle collection inclut des Aubusson de l'Inde, fabriqués â la main, a effet velours pure laine et des tapis orientaux de l'Inde et du Pakistan, a effet velours pure laine.Mêmes dimensions que ci-dessus.Ord.$200 à $7595 Centre-ville de Montréal seulement.Achats en magasin.La sélection peut varier de celle qui illustre cette annonce.Tapis rayon 553* C'est MOINS CHER que vous pensiez à la Baie Un petit déjeuner avec le Père Noël-tout un événement à la Baie! 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