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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-08-21, Collections de BAnQ.

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[" CIRQUE du SOLEIL DERNIERE CHANCE CtTTl INNEE «677-9173 j® miiRO ijugui un LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 AOÛT 1986 Pas facile, les Affaires culturelles! ¦| M Pierre Boucher, un commis de l'État de plus de 20 ans ™ d'expérience, a été démis de ces fonctions de sous-ministre aux Affaires culturelles la semaine dernière.M.Boucher n'était en poste que depuis le 20 mars dernier.Au secrétariat du Conseil exécutif, on se refuse à commenter ce départ précipité et à expliquer les raisons qui l'ont motivé.Pour toute réponse, on nous réfère au bureau de la ministre des Affaires culturelles, Mme Lise Bacon.Hier, à son arrivée à la réunion du caucus des députés ministériels, Mme Bacon a émis un «pas de commentaire» quand interrogée par LA PRESSE.Tout juste a-t-elle ajouté qu'un sous-ministre, «c'est l'ingénieur de l'architecte».Dans le jargon de la politique et de la haute fonction publique, l'architecte est bien sur le ministre, et l'ingénieur le sous-ministre.Partant, il n'y a qu'un pas à franchir pour affirmer que l'architecte n'a pu s'entendre avec son ingénieur ! On se rappelera que M.Boucher avait remplacé à ce titre Mme Paule Leduc, dont les services ont été prêtés à l'École nationale d'administration publique.Avant sa nomination comme sous-ministre en titre aux Affaires culturelles, M.Boucher était secrétaire général associé au secrétariat aux Affaires culturelles et sociales.À ce poste, il travaillait en étroite collaboration avec le secrétaire général du Conseil executif (et le plus haut des hauts fonctionnaires), M.Roch Bolduc.Depuis la nomination de Mme Bacon aux Affaires culturelles.M.Boucher est le troisième haut fonctionnaire à y être remercié de ses services.Les deux autres sont Mme Paule Leduc et M.Bernard Ouimet, viré de son poste de sous-ministre adjoint tout dernièrement.Enfin, notons qu'un sort identique sera bientôt réservé à Mme Martine Tremblay, sous-ministre adjointe, et exdirectrice de cabinet de MM.René Lévesque et Pierre Marc lohnson.Le rapport Pominville, c'est pour bientôt! ¦ M.Roger Pominville doit remettre, dans les prochains jours, au ministre Gilles Rochcleau, rapport de l'étude qu'il vient de compléter du Services des achats du gouvernement et du fichier central des fournissseurs, mieux connu sous le nom de «Rosalie».Selon un porte-parole du ministre aux Approvisionnements et Services, tout indique que ce rapport sera transmis au Conseil des ministres la semaine prochaine, après que M.Rocheleau en aura pris connaissance.Après, d'ici quelques semaines, le ministre a l'intention, comme il s'y est d'ailleurs engagé devant l'Assemblée nationale, de le rendre public.Selon les informations obtenues, M.Pominville aurait consulté, pour les besoins de la cause, bon nombre de fournisseurs du gouvernement et toutes les personnes qui ont eu à se plaindre de «Rosalie» et qui ont demandé à être entendues.On se rappelera que l'embauche de M.Roger Pominville a fait beaucoup parler à l'Assemblée nationale, notamment le député pcquiste de lolietie, M.Guy Chevrette.M.Chevrette reprochait au ministre d'avoir confié «à une firme de chums» le mandat d'examiner le coeur de Rosalie, et, cela, sans demande de soumissiosns.M.Rocheleau devait d'ailleurs le reconnaître \u2014 non pas les mots: «à une firme de chums» \u2014 en déposant le contrat offert a Roger Pominville, le tout payé à même le budget politique du cabinet du ministre.Et la facture se chiffrant à $20 (XX).La fête à Gérard D.C'est dimanche, à Bonaventure, que les militants libéraux du comté du même nom rendront hommage à M.Gérard D.Lévesque pour ses 30 ans de vie politique et parlementaire.Le premier ministre Bourassa y sera, de même que bon nombre d'anciens collègues du jubilaire et d'actuels ministres du gouvernement libéral.Ne sera pas de la fête pour ne pas y avoir été invité, M.René Lévesque, ex-collégue du député de Bonaventure au temps de la Révolution tranquille.Conseil des ministres spécial Le cabinet Bourassa se réunit les 26 et 27 août en séance spéciale au Manoir Montmorency de Courville, en banlieue de Québec.Comme à l'habitude, cette retraite fermée est l'occasion pour le gouvernemenent de préparer la rentrée parlementaire du 14 octobre prochain.YVON LABERGE L'économie est un peu «fatiguée», admet Wilson g OTTAWA \u2014 L'économie canadienne est «un peu fatiguée», a reconnu hier le ministre des Finances Michael Wilson, convaincu toutefois qu'une nouvelle récession n'est pas à craindre.« On entre dans une période de stabilisation, mais je pense que pour le reste de l'année l'économie sera plus forte que pour les premiers mois », a déclaré le ministre, après avoir rencontré un groupe de jeunes au Sénat canadien.L'économie canadienne vient de traverser «deux années très fortes» de croissance, a rappelé M.Wilson.Quant à la hausse du taux d'inflation, monté à 4,2 p.cent le mois dernier selon Statistique Canada, elle n'est pas suffisante pour l'instant pour commander une revue des prévisions économiques fédérales, a indiqué le ministre.L'agence fédérale constatait la veille que l'indice des prix s'était accru de 0,5 p.cent en juillet, passant de 3,7 à 4,2 p.cent, la plus forte hausse mensuelle depuis 1983.« |e ne suis pas heureux de cette hausse, mais le taux n'est pas beaucoup plus élevé que les quatre pour cent enregistrés depuis deux ans », a-t-il rappelé.Le taux d'inflation aux États-Unis est de plus de trois pour cent, a-t-il rappelé, soulignant que le Canada, à cause des taxes, n'avait pas pu réduire le prix de l'essence aussi rapidement qu'aux Etats-Unis.La montée de l'inflation ne nécessite pas de changement de cap, estime M.Wilson.« La politique est bonne, on ne la changera pas à tous les trois mois et elle restera pour une période de deux ou trots ans.Il est nécessaire de maintenir le cap », a déclaré M.Wilson.\u2014 PC EN TOURNEE DANS MANICOUAGAN Mulroney prédit une vague conservatrice aux élections I BAIE-COMEAU - Les dos-\u2014 siers sur la reconciliation nationale, l'expansion industrielle régionale, la justice sociale, le libre-échange, la constitution pour le Québec et la réforme fiscale sont encore les sujets que le gouvernement conservateur a l'intention de promouvoir à la rentrée parlementaire de septembre.PIERRE APRIL de la Presse canadienne S'il n'a pas voulu se prononcer sur les rumeurs voulant que la présente session soit prorogée et qu'un nouveau discours du trône soit prononcé à la rentrée, le premier ministre Brian Mulroney a rappelé avec conviction que les dossiers précités demeuraient « la pierre angulaire de toute l'action politique du gouvernement conservateur » pour les deux prochaines années.« Ce sont tous des dossiers vitaux et complexes, a-t-il dit, et les Canadiens et Canadiennes réalisent de plus en plus que nous sommes en mesure de prendre des décisions et nous comporter dignement devant les défis de taille.» Le chef du gouvernement canadien et député de Manicoua-gan a entrepris, hier, une tournée de trois jours dans sa circonscription électorale sur un ton tout à fait optimiste et a prédit à deux ans d'une éventuelle élection que son parti remporterait davantage de sièges au Québec la prochaine fois.« |e vous dis aujourd'hui que non seulement nous allons gagner le même nombre de sièges que la dernière fois (58).mais que nous allons faire mieux encore.« Les sondages ne prédisaient pas cela en juillet 1984, a poursuivi le premier ministre, et 53 jours plus tard nous récoltions 58 sièges au Québec.» Selon Mulroney, les choses s'améliorent de jour en jour pour son parti tant au Québec que dans le reste du pays.Le premier ministre a ensuite consenti à parler de la cote de popularité de son parti au Canada et au Québec en particulier et à comparer sa situation à celle du président américain Ronald Reagan qui, après deux ans de pouvoir, a vu sa popularité descendre à 29 points.« Entre 36 et 38 p.cent dans tes sondages, c'est pas si mal que ça si on pense que Reagan a ensuite remporté l'élection suivante.» M.Mulroney, visiblement en forme et de toute évidence prêt à aborder les deux prochaines années de son premier mandat sur un nouveau ton, a tenu à mentionner brièvement que les décisions d'un gouvernement ne sont pas toujours faciles à prendre.«C'est parfois difficile et on s'aperçoit qu'on provoque souvent des réactions inattendues.» Pendant ce temps-là, selon le premier ministre, l'opposition a beau jeu, puiqu'elle n'a qu'à critiquer.« Elle émet des commentaires péjoratifs et négatifs, a-t-il précisé, mais à la longue, je sais que la presse va cesser de s'intéresser uniquement au gouvernement et se demander ce que l'opposition a à proposer pour le comté de Manicouagan, pour les électeurs du Québec et ceux du Canada.» À sa descente d'avion a l'aéro- port de Baie-Comeau.hier matin, le premier ministre n'a pas voulu annoncer un prochain discours du trône pour la rentrée parlementaire de septembre.M.Mulroney a précisé que le conseil des ministres n'avait pas encore été saisi de la question d'un éventuel discours du trône.Il a ensuite souligné son intention de voyager beaucoup au pays.Pendant que Mme Mulroney était interviewée à une station radiophonique locale sur son rôle de femme de premier ministre, son époux se trouvait dans son bureau de comté, rencontrant des électeurs et écoutant leurs doléances.En fin d'après-midi, les Mulroney se rendaient à une épluchet-te de blé d'Inde.Aujourd'hui, le premier ministre inaugurera le port de Pointe-Noire, un ouvrage de plus de $50 millions, près de Sept-iles, visitera l'Iron Ore, l'entreprise qu'il a deja dirigée avant de se faire élire chef du PC, pour présider une cérémonie marquant l'envoi de la cinquante millionnieme tonne de minerai à la British Steel.Les députés conservateurs doivent être plus visibles \u2014 Marcel Masse ¦ « Ce qu'il faut, c'est faire ™ disparaître absolument cet effet «catacombe».Nous avons eu une mauvaise habitude de communications dont nous avons maintenant à souffrir.Comment les citoyens peuvent-ils savoir qu'on défend leurs intérêts si on fait des réunions entre nous, derrière des portes closes?» LIUANNI LACROIX Pour le ministre Marcel Masse, la réunion du caucus québécois du Parti conservateur à Saint-Georges de Bcauce les 22, 23 et 24 août, marquera l'occasion de relancer ce parti au Québec.« On arrive à la mi-mandat.C'est le temps d'assurer la relance de la présence et l'activation du parti dans la province.Parce que les nôtres ne livraient pas le message de leur présence à Ottawa, les Québécois ont eu l'impression que la deputation ne les représentait pas aussi bien qùçlie l'aurait pu.Les Québécois ne sont pas en désaccord avec ce qui s'est fait jusqu'à maintenant.Ils croient seule- ment que leur deputation n'a pas été assez présente dans les décisions.» Ce problème d'image auquel fait présentement face le PC au Québec.M.Masse l'attribue surtout à l'inexpérience : « Le gouvernement, les députés, le parti, avaient un apprentissage à faire.Plusieurs députés en étaient à leur première expérience.Et puis, beaucoup de choses se sont passées sur le plan québécois durant ces deux années, ce qui mettait un peu en retrait les accomplissements au niveau fédéral ».Chez les conservateurs, on entend bien remédier à cette question.« Surtout en faisant porter notre action sur une base régionale, dit M.Masse.On veut s'assurer que chacun de nos collègues aura un intérêt constant pour des portefeuilles détenus par des ministres d'une autre province.Il faut non seulement une présence constante des députés et du parti sur le territoire, mais aussi une présence thématique pour que le Québec soit présent dans chaque portefeuille.» photo CP Son jeune fils Nicolas dans les bras, le premier ministre Brian Mulroney descend d'avion à l'aéroport dr Baie-Comeau.Accompagné de son épouse Mila, l< premier ministre a entrepris hier une tournée de troi jours dans sa circonscription de Manicouagan.M.Masse ne cache pas qu'en vue des élections, dans deux ans, il aimerait voir se rebâtir une coalition comme celle qui a por- té les conservateurs au pouvoir en 1984: «Ça n'est toutefois qu'après les élections que je pourrai dire si ça a marché ».LES POURSUITES POUR AVORTEMENT ILLEGAL Marx refuse d'intervenir avant la fin de l'enquête préliminaire tm « |e ne peux pas m'impli-™ quer dans un dossier dont je ne suis pas saisi », a lancé hier le ministre de la lustice et procureur général du Québec.M.Herbert Marx attend les conclusions de l'enquête préliminaire dans chacune des poursuites pour avortement illégal intentées contre deux médecins, avant de décider de la poursuite ou de l'arrêt de ces procédures.HUOUITTI ROBIROI A son entrée au Conseil des ministres, M.Marx a été littéralement happé par les journalistes qui l'ont mitraillé de questions sur sa position et ses inten-tions, face aux récentes poursuites pour avortement illégal.Il a simplement rappelé qu'il s'agit de plaintes privées, ajoutant qu'en matière d avortement, son ministère « ne fait qu'administrer le Code pénal, et qu'il le fait selon l'interprétation de la jurisprudence ».On sait que le docteur Yvan Machabée doit se présenter devant la Ccur des sessions, le 28 août, pour répondre à l'accusation d'avoir pratiqué un avortement sur une jeune fille mineure, le 5 novembre 1982, dans sa clinique privé* de Montréal.L'accusation a été portée à la suite d'une plainte privée déposée par l'ex-boxeur Reggie Char-trand, connu depuis plusieurs années comme porte-flambeau du mouvement «Pro-VIe».Par ailleurs, faisant conjointement face à l'accusation d'avoir «dispensé des services d'avorte-ment entre 1982 et 1986», le docteur Jean-Denis Bérubé et le Centre local de services communautaires (CLSC) Saguenay-Nord, ont choisi mardi dernier au Palais de justice de Chicouti-mi, de subir leur procès devant juge et jury de douze membres, après enquête préliminaire.Cette fois, c'est Hélène Harvey, une citoyenne de Saint-Ambroise agissant pour la «Coalition pour la vie», qui a déposé la plainte.Un autre CLSC du Saguenay-Lac-Saint-lean cette région.Le Norois, est également concerné par une requête eu injonction pour le même motif.Le procureur du docteur Machabée, Me |ean-Claude Hébert, a affirmé hier à LA PRESSE son intention d'en appeler bientôt «à la logique et à la cohérence» du ministre Herbert Marx.« Le 28 août, ou le lendemain au plus tard, dit-il, j'enverrai une lettre au ministre et procureur général lui demandant d'agir en vertu de l'article 508 du Code pénal qui lui confère pleins pouvoirs pour arrêter une poursuite criminelle.Selon l'avocat, il s'agit là d'une question de stricte logique et de saine gestion des fonds publics.Il rappelle qu'en mai dernier, le ministre Herbert Marx avait publiquement déclaré à Toronto que le gouvernement Bourassa n'intenterait aucune poursuite judiciaire contre les cliniques privées d'avortement.« Rien ne sert de recourir aux tribunaux, parce qu'ils ne condamnent pas les avorteurs au Québec », avait alors expliqué M.Marx aux journalistes, à l'issu d'un entretien avec le procureur général de l'Ontario, M.lan Scott.Selon Me Hébert, il serait maintenant normal que le ministre utilise ses pouvoirs pour empêcher que des poursuites soient prises contre des médecins.Du moins jusqu'à ce que la Cour suprême rende jugement dans la cause Morgentaler en Ontario.Ces propos sont pleinement endossés par le procureur du docteur Bérubé et du CLSC Sa- guenay-Nord, Me Céline La-montagne, pour qui le gouvernement Bourassa, dûment élu, doit prendre ses responsabilités.« 11 est trop facile de se laver les mains, sous le prétexte qu'il s'agit de plaintes privées ! » U»R-ce-t-elle.Une étude réalisée l'hiver dernier par le CLSC Nor-man-Bethune, porte à 700 le nombre moyen d'avortements pratiqués chaque semaine au Québec, pour un total annuel de 35 000, dont les trois quarts sont pratiqués dans la grande région de Montréal.En 1982, un sondage établissait que 75 p.cent des Québécois sont d'accord avec le principe que la personne concernée doit être la seule à décider d'avoir un avortement ou non.En fin de journée hier, le président de la Fédération des CLSC du Québec, M.Paul Le-guerrier, adressait un télégramme au ministre Herbert Marx, lui demandant de rester fidèle à la politique suivie jusqu'ici par le ministère de la lustice dans le dossier de l'avortement, et, en vertu des pouvoirs qu'il détient à titre de procureur général, de ne pas donner suite aux poursuites intentées contre le CLSC Sa-guenay-Nord et le médecin y oeuvrant.t B 2 IA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 21 AOÛT 1986 ÉDÎTOBÎAL PAUl DCSMARAIS MICHEL ROY président do conse.1 dodm.nistrat.on éditeur odromt ROGER D.LANDRY préwdent et éditeur CLAUDf GRAVU directeur d* lirtoemoi.c JtAN-OUY OU BIX èdrtonahtto «n chef Une rentrée qui promet Le premier ministre du Canada, Brian fvtutroney.semble bien décidé à repartir sur un nouveau pied à la rentrée parlementaire prévue pour le 8 septembre.Après son important romar.iement ministériel annoncé au début de ! eie, il a comnioto mardi ic troisième phase de la restructuration JC ia naute fonuio.publique fédérale.nj;s avant de se présenter de i.cj '«au devant le Parlement, le chef du gouvernement ^nadien 6.tend faire une tournée dans lensemble du pa/s.C'est ^ qu'apprenait notre collègue d Ottawa, Michel Vastel.M.M ''roney veut rencontrer personnellement les premiers ministre- ies provinces avant d'amorcer les nouvelles négociations ce 'stitu-tionneiles qui doivent débuter cet automne.Tout semble maintenant en place pour que le gouverne ment tente d effacer l'image négative qu'il a projetée au sein de la population au cours des derniers mois, ce qui lui avait valu une chute de popularité significative dans l'opinion publique.Une façon pour M.Mulroney de détourner l'attention des enquêtes qui ont cours sur les allégations de conflits d'intérêts concernant son ministre démissionnaire, M.Sinclair Stevens, et de son député conservateur montréalais.M.M-chel Gravel, serait de proroger la session en cours.Cela permettrait au premier ministre de mettre un terme, après quelques jours de travaux au début de septembre, à la première session de la 30e législature.Il pourrait alors reconvoquer les parlementaires, en octobre ou au début de novembre, présenter un nouveau discours du trône comprenant un menu législatif substantiel et rectifier le tir de certaines politiques.Une situation qui aurait pour effet de projeter sur la scène de I actualité des discussions plus positives que celles qu'il nous a été donné d'entendre au cours des six derniers mois.Cette possibilité est déjà évoquée depuis plusieurs semaines sur la Colline parlementaire et elle doit faire l'objet de discussions plus formelles lors de la réunion du Conseil des ministres conservateurs qui aura lieu au déout de septembre a Montreal.Après deux ans au pouvoir, ce gouvernement a fait de bonnes choses.Mais malheureusement pour lui, sans doute à cause d'un manque d experience et des difficultés qu'il a eues à communiquer avec la population, ce sont les problèmes de son administration qui ont davantage retenu l'attention du grand public.Avant I ajournement des travaux parlementaire:: en juin, le gouvernement a fait adopter la majorité des textes de loi qui lui tenaient à coeur.De nouvelles responsabilités ministérielles ont été données à de nouveaux ministres et d'autres ministres se sont vu confier des dossiers plus importants.C'est donc une occasion rêvée pour tenter de recommencer à neuf.On peut dire maintenant que la pénode de rodage, avec tous les ratés que cela comporte, est terminée.À environ 24 mois des prochaines élections générales, le gouvernement Mulroney doit projeter une image de maturité politique plus sécurisante.Et donner (impression que les ministres responsables maîtrisent bien leurs dossiers.C'est la condition à remplir s'il veut mettre toutes les chances de son côté en vue d obtenir un deuxième mandat de l'électorat.Jacquets BOUCHARD Le tigre et la belle Benazir Dans notre enfance dorée, les cirques itinérants offraient quelquefois une attraction tout à fait spéciale: une belle dompteuse blonde au milieu des fauves.Elle recevait l'acclamation d une foule séduite par tant de courage, allié à tant de grâce.Il arrivait aussi parfois que l'intrépide dompteuse recevait un fort méchant coup de dent d'une bête désobéissante.L'admiration éperdue se changeait en consternation.L'allégorie s applique au Pakistan, où Benazir Bhutto, jeune femme de 32 ans, tente de corriger un tigre, qui est le président Zia, général d'armée.Benazir Bhutto est la fille d'Ali Bhutto, ancien président, ¦ pendu par Zia en 1979.Elle est investie d'une mission.Ou elle se croit investie d'une mission: venger son père.Elle a pris la tète du principal parti de l'opposition pakistanaise.Son retour d'exil en avril a créé des remous tels dans la population que le gouvernement a cru indispensable de la mettre à I ombre.Le tigre Zia a mordu la belle Benazir.Des récits nombreux ont déjà relaté les étapes de l'odyssée d une fille qui porte un grand nom, qui a été emprisonnée plus d une fois (avec sa mère en une occasion), dont le frère a été empoisonné dans des circonstances mystérieuses, qui semble avoir hérité du charisme de son père.Devant la montée de l'opposition et la multiplication de manifestations hostiles au régime, le gouvernement a réagi par I internement et la répression.Zia ne manque pas de moyens.Il peut couper des mains, faire fouetter, pendre.Les femmes en particulier n'ont qu'à bien se tenir dans un pays qui leur impose maintes contraintes, qui n'a jamais entendu parler d'une formule à la mode voulant que homme et femme aient la même valeur.Le courage de Benazir Bhutto n'en apparaît que plus grand.Son mouvement est-il en train de s'essouffler?On le pense, même si la violence continue à éclater dans les rues.Le général Zia, qui a pour lui l'armée et les notables, ne parait nullement affolé.A l'intérieur, les appels à l'instauration d une démocratie qui serait autre chose qu'une mascarade ne sont pas pour autant étouffés.À l'extérieur, notamment aux États-Unis, ce déferlement de protestations fait le plus mauvais effet.Bien que l'équation entre Mme Aquino aux Philippines et Benazir Bhutto au Pakistan soit des plus imparfaites, la preuve est faite que Washington sourcille devant les écarts de ses alliés.Or, le Pakistan est un allié.Et un allié qui dépend des générosités des USA.Il y eut des élections en 1985.Boycottées, elles ont laissé le pays sans opposition parlementaire digne de ce nom.L'opposition, elle est dans la rue.Elle demande des élections anticipées.Zia s'en tient à la constitution, qui les fixe à 1990.Le général Zia a rendu des services aux États-Unis, à la suite de l'occupation de l'Afghanistan par les Russes.Ces services sont-ils d'un tel prix qu'ils interdiront l'examen d'un dossier difficilement défendable sur le plan du respect des droits de l'homme?La question est également valide au Canada, le Pakistan bénéficiant d'une imposante tranche de l'aide canadienne à .l'étranger.Guy CORMIER (Dre»» \u2022>.\u2022\u2022.Marcel Adam fill T ' Sans mandat explicite m jfc M.Bourassa est démuni «Pourquoi aller quémander quand ils ont refuse de nous consulter?Qu'ils viennent donc nous voir.Nous on n'est pas presse», disait lundi le chef de laite québécoise du Nouveau parti démocratique.M lean-Paul Harney n'est pas seul à penser que rien ne presse le Québec de s'engager à nouveau dans des négociations constitutionnelles.La semaine dernière l'ex-ministre péquistc des Affaires intergouvernementales, M.)acques-Yvan Morin, se disait d'avis que le Québec ne devrait pas, se faire le promoteur de négociations constitutionnelles puisqu'il n'est pas dans une posture favorable.|e pense aussi que le Québec n'a rien à gagner à donner l'impression qu'il est impatient de régulariser son statut constitutionnel.Le premier ministre Mulroney, qui a de bonnes raisons de souhaiter que le statut du Québec soit normalisé le plus tôt possibte, a invité le gouvernement du Québec à faire connaître ses conditions d'adhésion à la loi constitutionnelle de 1982.Une invitation que le premier ministre Bourassa ne pouvait refuser.Mais l'intérêt du Québec exige qu'il manifeste une attitude détachée, en attendant que le reste du Canada réalise que la dissidence du Québec a un effet dangereusement dissolvant sur la fédération.Entre temps, il aura loisir de travailler à former dans la population un consensus qui lui donnera, le moment venu, un pouvoir de négociation.Ce qui n'est pas le cas actuellement.Pour l'évidente raison qu'il ne peut démontrer à ses interlocuteurs qu'il exprime la volonté d'une solide majorité de Québécois.Lors de la présentation de sa formule d'amendement exigeant l'accord de sept provinces formant 75% de la population, M.Bourassa a dit qu'il est normal qu'un amendement constitutionnel implique plus que la moitié de la population.Fort bien.N'est-il pas aussi normal que ses positions constitutionnelles fassent l'objet d'un très très large appui populaire?L'an passé le gouvernement Lévesque exigeait la satisfaction d'une vingtaine de conditions avant de mettre fin à sa dissidence constitutionnelle.Et il prétendait parler au nom des Québécois.Les exigences du gouvernement Bourassa se limitent à seulement cinq.Et il prétend aussi exprimer la volonté du peuple québécois.Nos interlocuteurs ne sont pas dupes.M.Bourassa prétend avoir reçu le mandat de négocier la position constitutionnelle adoptée par son parti.Mais tout le monde sait, et lui le premier, que cette question a été mise sous le boisseau durant la campagne électorale, et que ceux qui l'ont élu ignoraient en général la position de son parti à cet égard.M.Harney disait souhaiter que «nous prenions en main, de façon démocratique, la déclaration de notre existence, au moyen d'un référendum qui déboucherait sur une constitution.Avec un référendum et une constitution, dit-il, nous serions alors en situation de force pour rencontrer les autres provinces.» Une constitution québécoise augmenterait-elle notre pouvoir de négociation?C'est possible mais je vois mal comment, le sais cependant qu'une position constitutionnelle adoptée par l'Assemblée nationale et ratifiée par le peuple au moyen d'un référendum, donnerait au Québec un pouvoir de négociation irrésistible.La faiblesse du Québec tient à cette lacune, non à la raison invoquée par facques-Yvan Morin: «En raison du référendum, les provinces anglophones et beaucoup de hauts fonctionnaires fédéraux sont persuadés que le Québec n'a aucun pouvoir de marchandage.» À ce propos je dirai que c'est moins le référendum qui a af- faibli le pouvoir de marchandage du Québec que la présence à sa tète d'un gouvernement souverainiste.Même si les gouvernements fédéralistes antérieurs n'avaient pas de mandat constitutionnel explicite pour négocier, ils pouvaient au moins empêcher les amendements qui menaçaient sa spécificité culturelle.Parce qu'Ottawa et les autres provinces redoutaient qu'un gouvernement fédéraliste qui en viendrait à ne plus voir de salut que dans la sécession, soit pris au sérieux et suivi par le peuple québécois.Ce gouvernement qui n'avait pu se faire élire qu'en mettant son option sur la tablette, a enhardi Ottawa et les autres provinces à lui imposer une réforme dont il ne voulait pas.Parce qu'ils savaient que ses cris d'alarme ne seraient pas pris plus au sérieux, par les Québécois, que n'avaient été retenues les raisons invoquées pour les inciter à sortir de la fédération.Comme le référendum a eu pour effet de rassurer nos interlocuteurs et d'émousser le pouvoir de chantage dont jouissaient naguère nos gouvernements fédéralistes, pour un temps nos gouvernants ne pourront plus se passer de l'appui explicite du peuple dans les négociations constitutionnelles.REVUE DE PRESSE Le débat constitutionnel La conférence des premiers ministres provinciaux aura permis de relancer le débat constitutionnel.Le premier ministre Robert Bourassa a remporté une première manche, mais les éditorialistes francophones sont bien conscients que le Québec est encore loin d'obtenir son droit de veto.La guerre n'est pas encore gagnée.\u2022 Raymond Ciroux.du Soleil de Québec, considère que le premier DENIS TREMBLAY de la Proue Canodionno ministre Bourassa en utilisant tous les moyens pour amorcer une nouvelle discussion sur la constitution, n'avai! tout simplement pas le choix.La population a décidé de demeurer dans la fédération canadienne et son gouvernement ne peut demeurer indéfiniment dans une porte entrouverte, soumis à une constitution sans l'avoir signée et dans l'impossibilité d'en profiter ou de la modifier, soutient-il.Selon l'éditorialiste du Soleil, M.Bourassa et le gouvernement détiennent là-dessus un mandat clair de la population pour corriger les effets néfastes de la politique de Pierre Trudeau et de |ean Chrétien.Giroux souhaite maintenant que la décision de désinfecter nos revendications de tout contenu nationaliste québécois pour les transformer en pourparlers quasi techniques dénués de toute émotion, ne mène pas à une nouvelle nuit des longs couteaux ou le seul plaisir de signer fera commettre au premier ministre québécois des erreurs pratiquement irréparables.Pour Pierre Bergeron, du Droit d'Ottawa, Robert Bourassa a raison de se réjouir de ses performances à cette rencontre des premiers ministres provinciaux.Non seulement a-i-il volé le show, mais il a aussi écrit l'agenda constitutionnel des prochaines années, écrit-il.On est loin du politicien néophyte de 1971 qui, à Victoria, avait dit non à une formule d'amendement à peu près similaire a celle qu'il a soumise à Edmonton.L'assurance qu'il a démontrée dans la capitale albertaine est la marque d'un politicien à l'aise qui possède bien ses dossiers et qui sait où il s'en va.Bergeron considère que Bourassa a remporté la première manche.Il jouit de l'avantage au coureur et devra le conserver s'il veut embarquer le Québec dans la barque constitutionnelle sans être forcé d'écoper.lean Vigneault, de La Tribune de Sherbrooke, voit dans la proposition du premier ministre Bourassa la formule la plus adaptée à la géographie politique canadienne.Vigneault fait remarquer que présentement, il faut l'accord de sept provinces représentant 50 pour cent de la population pour procéder a des changements constitutionnels, tandis que M.Bourassa suggère que ces sept provinces représentent désormais 75 pour cent de la population.Dans la pratique, cela signifie qu'il faudra toujours l'accord du Québec pour modifier la constitution.Cela signifie également pour l'éditorialiste de Sherbrooke, que ce sont les régions qui ont le plus de pouvoir et non les provinces, ce qui est raisonnable.\u2022 Bertrand Tremblay, du Quotidien de Chicoutimi, considère que dans sa formule actuelle, l'exigence du droit de veto réclamé par le Québec est un mirage.Les premiers ministres les plus francophobes comme Brian Peck-ford, de Terre-Neuve, joueront publiquement l'indignation, mais ils s'esclafferont dans l'intimité de leur bureau, soutient-il.Tremblay, comme la majorité des autres éditorialistes, rejoint l'opi- nion émise plus tôt par le professeur Léon Dion qui soulignait que ce droit de veto, s'il était inscrit dans la constitution, deviendrait inopérant avant la Tin du siècle, soit dès que la population québécoise sera inférieure de 25 pour cent dans l'ensemble canadien.Mais, pour l'éditorialiste de Chicoutimi, l'élément le plus réconfortant de cette conférence demeure la priorité accordée à un nouvel effort de concertation dans l'espoir de reintégrer Québec, le mouton noir, dans la famille canadienne.Pour Claude Bruncau, du Nouvelliste de T rois-Rivières, la Déclaration d'Edmonton en a burpris plus d'un.On ne s'attendait pas à ce que les dix premiers ministres des provinces reprennent aussi carrément les pourparlers constitutionnels.C'était marginal dans leur ordre du jour; il y a peu d'intérêt de la population pour cette question et partant, les politiciens hésitent à s'y lancer.Le sens des responsabilités l'a emporté.Bruneau définit l'approche de M.Bourassa comme étant très étapistc \u2014 méthode empruntée au camp adverse et qui tente de faire avancer les choses à petite cuiller, en douceur, plutôt qu'à la pelle et de force, comme jadis M.Trudeau.fi B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 AOÛT 1986 TRIBUNE B 3 LIBRE OPINION Grand boss, petit boss et animateurs socioculturels Les Cris et les Inuit viennent de témoigner devant la Commission d'enquête Rochon sur les services de santé et les services sociaux.Il en découle que le français représente au Nouveau-Québec «la langue du pouvoir qui impose aux gens du Nord un modèle de société sudiste», et les empêche d'occuper des postes dans les hôpitaux.ALIC1 PARIUAU_ En soi c'est une plaisanterie de taille qui a le démérite fondamental d'être profondément sinistre! Quiconque connaît ces réglons éloignées sait que depuis toujours on y respecte le Grand Boss, c'est-à-dire Ottawa qui, selon la croyance populaire, distribue des prestations sociales et des sucreries en périodes électorales.À partir de là, les autochtones sont persuadés même que Dieu parle anglais à l'instar des commis de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui, il n y a pas longtemps encore, vendaient aux Exquimaux des bicyclettes à crédit afin qu'ils puissent les démonter et jouer avec les roues sur la neige.Mais les réalités quotidiennes sont ce qu'elles sont! Par les grands froids les Inuit se réfugiaient à la paroisse catholique, où.contrairement à la femme du pasteur, le curé acceptait de nettoyer, sans rechigner, les flaques de boue sur le plancher, mats le dimanche se rendaient à l'église protestante afin de ne pas indisposer le Grand Boss.C'est cela le foiklore! Du coté des considérations linguistiques, le gouvernement québécois a été le premier à se préoccuper, dès les années soixante, de protéger la langue esquimaude.Face à l'école anglaise où l'enseignement était dispensé en anglais «only», selon la vieille tradition britannique d'assimilation, on a créé l'école française où des Québécois idéalistes s'efforçaient de persuader les enfants que l'apprentissage de leur propre langue et de leur propre culture est indispensable.Avec l'aide du dictionnaire du père Lethal qui consacra sa vie à sa rédaction, on transformait ainsi à grands frais une langue parlée en langue écrite.Ces débuts héroïques ont été suivis par beaucoup d'autres efforts dans le domaine de l'éducation.Malheureusement le pourcentage de Cris et d'Inuit susceptibles d'occuper des postes de profes- sionnels demeure encore très faible, autant à Froblsher Bay où l'enseignement est dispensé en anglais qu'au Nouveau-Québec.A l'opposé, l'émancipation parfumée à l'alcool et depuis une dizaine d'années environ, aux stupéfiants, s'accélère.Malgré l'opposition de la GRC l'alcool est disponible au magasin comme à l'hôtel de Frobisher Bay tandis que les officiers de la Gendarmerie Royale font de leur mieux pour éviter les rixes et les meurtres de femmes, victimes toutes désignées des nommes en état d'ivresse.Les autochtones supportent fort mal l'alcool, on le sait, et le gouvernement québécois a longtemps résisté aux pressions des animateurs socioculturels anglophones qui, au nom des droits des Inuit, réclamaient la libéralisation des ventes.Parmi ces animateurs, sociologues, anthropologues et éducateurs, devenus fonctionnaires, les «âmes généreuses» semblent particulièrement fréquentes.De là à conclure que ce n'est pas un hasard que peu après la visite du président Reagan au Canada, le premier ministre Brian Mulroney a annoncé le démantèlement du ministère des Affaires indiennes et du Grand-Nord, il n'y a qu'un pas.Les Américains eux aussi s'intéressent à ce qui se passe dans le Grand-Nord et pas uniquement pour des raisons linguistiques et culturelles.En dehors des fonctionnaires d'Ottawa, il y a aussi parmi les animateurs des étudiants de Vancouver qui obtiennent des bourses pour travailler «gratuitement» à «l'évangélisation» des Cris et des Inuit.Assez curieusement, plusieurs sont très liés au mouvement de Green Peace, dont Vancouver est le berceau et où on puise toujours encore des recrues pour redresser des torts et atteintes au pacifisme universel, le bloc de l'Est mis à part.La Gendarmerie Royale sait que les discussions autonomistes en anglais, organisées par lesdits animateurs, se terminent parfois par des décès dus à l'absorption de stupéfiants, mais elle n'a pas les coudées franches et ses dossiers ne sont pas publicises! Au Nouveau-Québec on essaie depuis vingt-cinq ans de former des organismes autochtones autonomes, tels des coopératives de production, des conseils divers et des comités susceptibles d'admi- nistrer, mais aussi d'informer et de protéger les jeunes.Malheureusement leurs membres parlent inuit et sont considérés comme étant moins puissants que les animateurs-agitateurs qui eux parlent anglais, la langue de l'argent et des distractions défendues.Dans ce contexte les professionnels francophones constituent au Nouveau-Québec une sorte de barrage contre les animateurs-açiiateurs anglophones, unilin-gues comme il se doit, dont ils gênent l'action.En témoignant devant la Commission Rochon, les autochtones se sont plaints que ces professionnels les empêchent de prendre leurs postes, ce qui est d autant plus drôle que dans le Grand-Nord en général ils sont anglophones et importés du Sud à 100 pour cent.En effet, jusqu'à présent, le pourcentage des Cris et des Inuit, médecins, professeurs, travailleurs sociaux et infirmiers, est on ne peut plus limité, pour ne pas dire inexistant.Les autochtones le savent, mais ils sont profondément persuadés que pour vivre et accéder aux lendemains qui chantent, il faut dénoncer le Petit Boss qu'ils aiment pourtant bien et dont ils apprécient la gentillesse.Ils témoignent donc à qui mieux mieux et, fait surprenant, on a plus d'informations sur ces témoignages douteux au plus haut degré que sur les réalités quotidiennes qui ne cessent de les démentir.En attendant il s'agit d'une population totale de 33,911 Amérindiens, dont 5,395 Inuit qui, au Nouveau-Québec, font partie d'une population qui compte 13,460 âmes.Est-il nécessaire de rappeler qu'en vertu des accords de 1974, liés aux travaux de la Baie lames, le Petit Boss a déjà versé à ses autochtones plus de 200 millions de dollars?Pour ce prix-là il semble que les contribuables québécois peuvent exiger qu'on cesse de tolérer les animateurs-manipulateurs et les leaders d'occasion et qu'on informe les Cris et les Inuit qu'ils sont riches (plus de $6,000 par personne, les nouveau-nés y compris) et qu'il suffirait qu'on administre bien leur argent pour qu'ils puissent passer de belles vacances, tantôt à New York et tantôt à Paris, sans parler du Groenland, en vue d'une immersion lin.ruisti-que totale et d'une formation collégiale et universitaire accélérée.Les Normands se souviennent encore Il est à chaque fois émouvant de redécouvrir à quel point les Normands se souviennent de nos pères, de nos oncles, de nos frères et de nos fils qui ont libéré leurs communes et leurs villes il y a 42 ans.L'anecdote suivante en témoigne.Nous avons passé quelques jours de vacances, début août, chez un ami, au sud-ouest de Rouen.Peu avant notre arrivée, cet ami, à l'occasion d'une rencontre fortuite avec le maire de sa commune (Bosc-Roger-en-Rou-mois), lui annonce qu'il attendait des amis du Québec.\u2014 «Mais faudra les recevoir à la mairie!» Et le samedi 9 août, à 11 h 50, tous étaient à la mairie: le maire, la mairesse, le maire adjoint, quelques conseillers, les chefs de services de la commune, le curé, le médecin et le journaliste local.Buste de Marianne, photo du président de la République, discours.Le discours du maire lean Gue-nier rappelle la libération de Bosc-Roger-en Roumois par nos soldats.Le bourg a rebaptisé «rue des Canadiens» la rue qui les a vus arriver en 1944.Notre discours rappelle que cette fête avec sa médaille d'hon- neur et ses fleurs, avec son pommeau et son calvados, s'adresse, au-delà de nos personnes, à tous nos concitoyens.Nous assurons le maire que nous leur transmettrons son témoignage de reconnaissance.Voilà qui est fait par la présente.Nous avons aussi assuré les Normands que nous avons également une dette de reconnaissance envers leurs oncles et leurs tantes, nos pères et nos mères qui, dès 1608 à Honfleur, sont venus, malgré risques et périls, nous bâtir un pays.André et Modelelne hamelin Anjou Inspection rigoureuse Lettre adressée à la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec, à l'attention de Mme Monique lérômc-Forgct.\u2022 L'Association des manoeuvres interprovinciaux représente près de 7000 manoeuvres oeuvrant sur les chantiers de construction à travers le Québec.Les membres que nous représentons sont très inquiets.Avec la reprise économique et le nombre de chantiers augmentant à toutes les semaines, il semble que la CSST a perdu le contrôle et l'efficacité qu'elle a déjà eus.Le nombre d'accidents a passé de 1220 à 1584 de janvier à juillet 1985 et de 890 à 1178 de septembre à novembre 1985.Et nous croyons que ce n'est qu'un début.A plusieurs reprises, des chantiers dangereux pour la santé et la sécurité des travailleurs ont pu \u2022 être fermés qu'avec une intervention soutenue de notre organisme (ex.: télégramme, exercice du droit de refus).Bien que certains de vos fonctionnaires pensent que les «syndicats locaux sont fort passifs», ils se trompent.Notre passivité n'est que la conséquence directe de la perte de contrôle des chantiers par notre organisme.La construction est un secteur prioritaire.Les inspecteurs doivent faire respecter les règlements et non pas seulement constater les dangers pour les travailleurs.C'est pourquoi nous demandons que votre organisme augmente le nombre d'inspecteurs sur les chantiers de construction et qu'ils prennent tous les moyens nécessaires pour faire respecter la santé et la sécurité des travailleurs.Norbert HENLEY directeur général Association des manoeuvres interprovinciaux Tout s'est bien passé Ne nous laissant pas intimider par la contre-publicité de la CSN concernant le Manoir Richelieu (publicité parue dans LA PRESSE du 5 juillet), nous n'avons pas annulé notre réservation comme il était recommandé par le syndicat et nous avons séjourné trois jours dans ce prestigieux hôtel du comté de Charlevoix.Nous avons constaté que des employés très consciencieux y travaillent et donnent à la clientèle «tous les services de réputation a laquelle elle doit s'attendre»: portier et chasseur accueillants et très efficaces, accueil chaleureux à la réception, employés empressés et souriants, etc.Le Manpir a été rénové et embelli tout en gardant son cachet.Les chambres ont une ambiance agréable invitant à la détente.La nourriture est excellente et le service est très bien (aucune comparaison avec les années passées!).Nous avons vu quelques ex-employés se faire bronzer ou laver, selon la température, en brandissant des pancartes de la CSN, mais cela ne nous a aucunement dérangés.Bref, notre séjour au Manoir fut des plus agréables.Bravo au nouveau propriétaire et à l'hiver prochain! Céline GENDRON Montréal L'Etat et nos maux La recherche d'une meilleure médecine M.lean Rochon Président Commission d'enquête sur Les Services de santé et de services sociaux Sainte-Foy L'État québécois consacrait l'an dernier 7,5 milliards de dollars en soins de santé et $29 millions à la recherche médicale.On a choisi de se doter d'un des meilleurs systèmes de santé au monde.Malheureusement, c'est aussi l'un des plus chers.Si, comme on le dit, c est aussi l'un des plus efficaces, je me demande pourquoi il est parfois plus simple, souvent plus rapide et toujours tellement moins coûteux de soigner un animal malade qu'un de nos congénères.Dans un contexte de réévaluation des ressources que cet État affecte à nos maux, je livre un plaidoyer en faveur de solutions imaginatives au chapitre du fonctionnement des services de santé et de la philosophie de leur gestion.Il m'apparaît notamment impérieux qu'une prémédecine vienne décongestionner les salles d'attente des hôpitaux et des cabinets de médecins.La plupart des consultations médicales, sem-ble-t-il, sont accaparées par des maux bénins: grippes, renouvellement de contraceptifs, foulures, eczémas, etc.Il serait facile de confier à un corps médical intermédiaire le soin d'exercer un rôle tampon en matière de consultation.La disponibilité probablement imminente de systèmes-experts constituerait pour ce corps prémédical un adjuvant «nouveau» susceptible d'accélérer considérablement le prédiagnostic.Le patient, qui aurait moins à mériter ce nom, remplirait au préalable un questionnaire pertinent, en mode interactif, dont les résultats seraient automatiquement confrontés à son dossier antérieur (dans une banque de données centrale).Une carte des diagnostics assortis des tests supplémentaires nécessaires ou accessoires erait générée par le système-expert.En cas de doute, le patient serait référé à un spécialiste.Avec ou sans système-expert, un groupe me semble a priori posséder les qualités pour exercer cette prémédecine: il s'agit des infirmiers et infirmières détenteurs de diplômes universitaires.Cette proposition de prémédecine nécessite un examen sérieux.nonobstant les hauts cris que ne manqueront pas d'émettre les praticiens de la carte-soleil, avec «l'intérêt du public» en toile de fond.Des événements récents en Ontario et ailleurs nous auront singulièrement inquiétés à cet égard.Il serait par ailleurs judicieux que les «bénéficiaires» de services médicaux reçoivent une fois l'an un carton retournable I) les renseignant sur les services médicaux «consommés» pendant l'année en cours, avec les coûts nets correspondants, 2) les enjoignant de confirmer ces renseignements, 3) leur demandant leurs commentaires sur les soins subis ou sur les services consommés.Une évaluation globale et particulière des services médicaux pourrait ainsi se faire, avec une plus-value considérable en matière de statistiques médicales.Ces données pourraient permettre de «dépister» les institutions hospitalières plus efficaces et de récompenser les professionnels les plus performants.Elles pourraient en outre fournir des informations épidémiologiques irremplaçables.Nous osons croire que quelques-unes des sommes éventuellement économisées seront investies dans la recherche pharmaceutique, médicale et paramédicale qui, rappelons-le, est effectuée par des bio'ogistes, des chimistes et par quelques valeureux médecins qui ont troqué une pratique lucrative pour ouvrir de nouveaux horizons à la science.Il me semble indécent de consacrer à peine '/i de un pour cent des dépenses médicales a l'activité la plus susceptible de résorber la maladie à long terme.De la même façon que l'on consacre obligatoirement 1% des coûts de construction d'un immeuble public à des oeuvres artistiques, ne serait-il pas normal que l'on consacre H du budget des services de santé à cet «art» qu'est la recherche médicale?Cela porterait à 75 millions de dollars le budget du Fonds de recherche en santé du Québec: les sciences de la santé ne s'en porteraient que mieux.En vous remerciant de l'attention apportée à la présente.Le directeur général Guy ARBOUR Association canadienne-française pour l'avancement des sciences RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE ITÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières o LÀ PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le tervice des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 18 h ANNONCES CLASSEES Commandes ou correction» hindi au vendredi de 8h o lDi.285-7111 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes unrtonces Annoncé* classée» 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tété-Presse 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Comerei et profession», rromirwhons 285-7320 Vivre à Saint-Laurent.garantie & Saint-Laurent B IA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 21 AOÛT 1986 B 4 LE MONDE REPÈRE Soudan: longue et difficile transition I La guerre civile qui en-sanglante le Soudan depuis trois ans s connu une intensification dramatique cette semaine avec la destruction en plein vol dimanche par l'Armée populaire de libération du Soudan ( APLS ) d'un avion de la Sudan Airways et de ses 60 occupants.Hier, la guérilla affirmait que ses forces avaient tué plus de 100 soldats gouvernementaux au cours de l'attaque a l'artillerie de Wau, une ville du sud-ouest qui est l'un des principaux centres de transit de l'aide alimentaire occidentale aux 2,5 millions de personnes menacées de famine en raison de la guerre et de la sécheresse.Les rebelles de l'APLS, diriges par le redoutable colonel John Garang, ont le mot d'ordre d'abattre tout avion survolant les zones qu'ils contrôlent dans le sud.La guérilla veut empêcher toute livraison de matériel à l'armée gouvernementale et de vivres aux populations.La famine est aussi devenue une arme contre le gouvernement de Khartoum.Le plus grand pays d'Afrique - qui est aussi l'un des plus pauvres - vit la période de transition la plus critique de son histoire.L'accession à l'indépendance du Soudan en 1956 a donné lieu à la naissance d'un nationalisme aux orientations diverses.La tentative de créer un nouveau système politique à la suite de la revolution d'avril 1985, qui a mis fin au régime du président Gaafar Nimeiry, est la cinquième depuis le démantèlement du régime colonial au début des années 50.Les élections d'avril 1986 ont vu l'émergence d'un gouvernement de coalition nationale dirigé par le premier ministre Sadek el-Mahdi.Bien que décidé à amender la charia (loi islamique ) discriminatoire pour les non-musulmans, le premier ministre el-Madhi s'est refusé a acquiescer aux demandes de Garang de l'abolir dans sa totalité.C'est là une des clés de la rébellion dans le sud, mais pas la seule.Les disparités économiques et politiques entre les deux régions entretiennent également le conflit Le colonel Garang proclame que le but de la lutte qu'il mène est la libération de tout le Soudan du joug de la classe dirigeante bourgeoise speudo-arabe de Khartoum.L'APLS veut une restructuration majeure de la société soudanaise qui aille au-delà d'une simple restauration de I autonomie régionale du sud.Mardi soir, le gouvernement soudanais annonçait qu'il rompait, a cause de la destruction de l'avion civil soudanais par les rebelles, les négociations engagées récemment avec John Garang et l'APLS.« Il est impossible pour ce gouvernement de partager un programme avec des pirates et des gangsters », a dit le ministre de l'information Mohamed Taoufik Ahmed.« Le gouvernement fera comprendre à Garang que le chemin de la paix ne peut pas passer sur les corps de femmes et d'enfants innocents.» Les observateurs ont cru un temps qu'une réconciliation entre Khartoum et l'APLS semblait possible.Même l'échec de récentes négociations entre Garang et le premier ministre Sadeh al-Madhi à Addis Abeba n'avait pas fait renoncer le gouvernement à poursuivre le dialogue avec les rebelles.Mais mardi soir, Ahmed a exclu tout contact ultérieur avec Garang tout en ajoutant: c La porte reste ouverte pour les fils du sud auxquels tient à coeur la sécurité de leur terre ».Entretemps, le concensus national nécessaire a l'intégration efficace de la région du sud et la pressante regénération de l'économie soudanaise doivent céder le pas à la guerre.GILLES TOUPIN UN TROISIÈME ANNIVERSAIRE SOUS L'ÉTAT D'URGENCE L'UDF jure de défier Pretoria m LE CAP \u2014 Le Front démo-cratique uni ( UDF ), principal mouvement anti-apartheid légal d'Afrique du Sud, a fété hier son troisième anniversaire en jurant, malgré l'état d'urgence en vigueur depuis deux mois.de redoubler d'efforts cette année pour défier le régime minoritaire blanc au pouvoir.« Notre slogan pour la nouvelle année sera : de la protestation au défi », a affirmé Murphy Mo-robe, le porte-parole de l'UDF, dans un communiqué, où il affirme que « notre organisation a non seulement survécu à la répression, mais elle en est sortie grandie, transformée en un immense mouvement de masse : il faudrait bâillonner toute la na- « L'UDF PARLERA », annonce cette affiche dans une rue du Cap, hier, pour le troisième anniversaire du mouvement anti-apartheid.Le régime de Pretoria écoutera-t- j|» photo Reuter tion pour venir A bout de l'UDF ».Tous les manifestations et rassemblements sont interdits, mais un millier d'étudiants de l'Université mixte de Wit water-stand, à Johannesburg, se sont réunis en salle à cette occasion.Les participants ont entonné des slogans et des chants de libération avant de se disperser, sans provoquer l'intervention de la police.Le pasteur métis Allan Boesak, l'un des fondateurs de l'UDF, a estimé que la majorité des personnes détenues depuis le 12 juin étaient des militants ou des sympathisants du Front.Au même moment, l'État reconnaissait devant la Cour suprême de la province du Natal l'invalidité de deux décrets de l'état d'urgence sur la censure, décrets interdisant aux médias de rendre compte des interventions des forces de l'ordre dans les cités noires.Cette surprenante concession a été faite devant la Cour suprême du Natal qui examine depuis une semaine une requête des principaux groupes de presse anglophones du pays visant à obtenir la suppression de la censure.Les deux décrets concernés avaient considérablement limité dans les faits le travail de la presse dans les cités noires, où les violences ont fait plus de 2 200 victimes depuis février 1984.On s'attend toutefois à ce que le régime, comme il l'a fait précédemment après chaque revers judiciaire, publie rapidement de nouveaux décrets pour justifier la censure.L'évèque noir Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, présentait entre-temps un vrai casse-tête au régime en invitant une pléiade d'étrangers opposés A l'apartheid, A son intronisation, le mois prochain, comme archevêque du Cap et primat anglican du pays.Selon une première liste de 161 invitations publiée hier, Mgr Tutu espère la présence du secrétaire-général de l'ONU, |a-vier Perez de Cuellar, des sénateurs américains Edward Kennedy et Gary Hart, de Mme Corel-ta King, veuve du pasteur Martin Luther King, et d'Andrew Young, ancien ambassadeur US à l'ONU.Les chanteurs Stcvie Wonder et Harry Belafonte ont également été invités, de même que l'ancienne vedette noire du tennis Arthur Ashe, ce qui ne sera pas sans poser un problème de visa aux autorités sud-africaines.La liste comprend aussi le révérend Michael Peers, primat de l'Église anglicane du Canada, de même que son prédécesseur, Mgr Edward Scott, qui faisait partie du « Comité des Sages » du Commonwealth ayant tenté récemment de rapprocher Pretoria des dirigeants noirs sud-africains en vue d'un dialogue.Enfin, les chaînes de télévision américaines ABC et SBC ainsi que le réseau britannique IIS se sont plaints hier de la disparition de plusieurs de leurs films d'actualités au cours de leur acheminement par avion hors d'Afrique du Sud.Un responsable à ABC à Johannesburg a déclaré que son organisation avait formellement protesté auprès de Pretoria.Parmi les cassettes de films manquantes figurent plusieurs interviews de dirigeants du Congrès national africain ( ANC, interdit ) réalisées en Zambie.\u2014 AP.UPI.AFP et Reuter IRAN : un groupe nationaliste inconnu revendique les attentats tm Une véritable psychose à la ™ voiture piégée a gagné les villes iraniennes à la suite des deux derniers attentats qui ont fait au moins 33 morts et une centaine de blessés.Un groupe nationaliste iranien présenté sous le sigle SYS, a revendiqué hier auprès du bureau d'Associated Press à Athènes, les attentats à la voiture piégée perpétrés samedi dans la ville sainte de Qom et mardi à Téhéran.Un homme, s'exprimant en anglais avec un fort accent étranger a affirmé en substance, au cours d'un appel téléphonique, que ces attentats visaient à «rendre la vie du régime de Khomciny la plus dure possible», et a inciter le peuple iranien à la résistance.L'inconnu n'a fourni aucune indication quant à la signification du sigle SYS.Par ailleurs, l'explosion survenue dans un magasin de Londres appartenant a un opposant iranien a sans doute été provoquée par une bombe, a déclaré hier la police, tandis que l'Iran affirmait qu'il s'agissait d'une charge destinée à son consulat et qui a explosé prématurément.L'explosion, qui s'est produite mardi après-midi dans un magasin vendant des livres et des cassettes vidéo favorables au régime du chah, renversé en 1979, a fait un mort.M.Bijan Fazeli, 22 ans, fils du propriétaire du magasin, M.Reza Fazeli, un opposant connu au régime de Téhéran.Selon un proche de la famille, qui a souhaité garder l'anonymat, Reza Fazeli, un ancien acteur, avait reçu des menaces de mort pour avoir produit deux films satiriques sur le régime de l'ayatollah Khomeiny.Il a ajouté que M.Fazeli était absent de Londres mardi et avait confié le magasin à son fils afin de rendre visite à sa fille, installée à Paris.«Il semble que l'explosion puisse avoir été provoquée par une bombe», a dit une porte- Regan plus optimiste que Reagan bb SANTA BARBARA \u2014 M.\u2014 Donald Regan, secrétaire-général de la Maison blanche, a exprimé hier son optimisme quant à la tenue d'un prochain sommet américano-soviétique, tout en considérant comme un geste « sans signification » la prolongation par l'URSS de son moratoire sur les essais nucléaires.« Nous aimerions que ces choses soient mises sur la table (des négociations) et discutées», a souligné M.Regan dans une interview à un petit groupe de journalistes à Santa Barbara, où le président américain passe trois semaines de vacances.Le problème de la verification, a-t-il dit, « est la chose principale sur la voie d'un traité interdisant les essais » nucléaires, même si ce n'est pas le seul obstacle à la conclusion d'un tel accord.Dans « toutes les conversations en cours \u2014 et il y a sept différentes conversations ou négociations en cours \u2014 nous sommes en train de voir si quelque chose de significatif peut être fait lors d'un sommet.parole de Scotland Yard, ajoutant que l'enquête avait été confiée à la police anti-terroriste.Mais l'agence officielle iranienne Irna a démenti dans un communiqué toute implication dans l'explosion, affirmant au contraire que l'ambassade avait appris qu'un mouvement non identifié voulait perpétrer un attentat contre le consulat iranien, situé A une centaine de mètres du magasin.«Ceux qui voulaient poser la bombe au consulat ont subi les conséquences sanglantes de leur propre terrorisme», a affirmé Irna.D'autre part, deux bâtiments, le pétrolier libérien Mistra et le remorqueur panaméen Abu Adil ont été touchés par des missiles au cours des dernières 24 heures au nord du Golfe, ont annoncé hier les assureurs britanniques Lloyd's A Londres.\u2014 AP, AFP et Reuter DEPECHES FRANCE-PROCHE-ORIENT : Le ministre français des Affaires étrangères a assuré hier le représentant de la Ligue arabe à Paris que la France soutenait toujours le droit du peuple palestinien à l'autodétermination « avec tout ce que cela implique ».Cette mise au point fait suite aux propos du premier ministre Jacques Chirac qui s'est dit opposé A la création d'un État palestinien.SIKHS-MANIFESTATION t au-delà de 100 000 sikhs ont marqué hier l'anniversaire de l'assassinat du leader modéré Harchand Singh Longowal par des terroristes désirant saboter son plan de paix pour le Punjab.Le plan n'a pas encore été appliqué dans sa totalité, mais il ouvrit la voie au retrait de l'armée du Punjab et A l'élection d'un gouvernement sikh modéré dans l'État.ARMÉE-PHILIPPINES: le général Fidel Ramos a ordonné aux soldats occupant des postes dans l'administration de les abandonner, faute de quoi ils seront renvoyés de l'armée.Des officiers sont soupçonnés d'avoir ainsi accumulé des fortunes sous l'ancien régime Marcos.Par ailleurs, un deuxième partisan du président déchu, lose Payumo, maire de province, était assassiné hier.SRI-LANKA-TAMOULS x cinq organisations extrémistes tamoules ont décidé hier, A Delhi, de s'opposer aux pourparlers entre le Front uni de libération tamoul (TULF, modéré), qualifié de « traître », et le gouvernement du Sri Lanka.Ces pourparlers, visant A régler le conflit ethnique, se poursuivent à Colombo.À laffna, des séparatistes attaquaient au mortier le principal camp militaire.SALVADOR-GUERILLA x une rencontre préparatoire entre les autorités et la guérilla du Salvador a débuté hier A Mexico.La guérilla a promis d'observer une trêve durant ces pourparlers.Le président Duarte a garanti la sécurité aux représentants de l'opposition armée, mais, a-t-il ajouté, « je ne peux accepter le manège politique que signifie une trêve ».MUR Dl BERLIN : la police de Berlin-Ouest rapporte qu'un homme, dont l'identité reste inconnue, a foncé hier en voiture contre le Mur de Berlin et a péri carbonisé dans son véhicule qui a pris feu.Après le choc, la voiture s'est immobilisée sur une bande de terrain en territoire de Berlin-Est, ce qui a retardé l'intervention des secours.CHILI-ESPIONNAGE : les autorités espagnoles affirment que les Services secrets chiliens ont espionne pendant au moins deux mois les ambassades d'Espagne, des États-Unis, d'Italie, des Peys-Bas, du Venezuela et d'Uruguay A Santiago.Deux déserteurs des Services secrets chiliens ont révélé que la plupart des documents interceptés étaient récupérés en petits morceaux dans les poubelles des ambassades puis reconstitués.ISRAËL-ESPIONNAGE : le ministère israélien de la Défense a démenti avoir tenté de voler des secrets technologiques de la firme américaine Recon Optical.Celle-ci travaillait A un projet de $40,6 millions pour la mise au point d'avions à réaction pouvant prendre des photos détaillées de pays sans les survoler directement.RECONCILIATION AU LIBAN Karamé a le soutien de Washington an WASHINGTON - L'admi-™* nistration Reagan a invité hier le gouvernement libanais a réunir son cabinet dans les plus brefs délais, afin de mettre en place un processus de réconciliation et de réformes politiques.Cette déclaration est intervenue au lendemain de l'annonce faite par le premier ministre Ra-chid Karamé de la convocation prochaine du Parlement libanais, qui n'a pas siégé depuis neuf mois.Au Liban hier, les espoirs de réconciliation entre musulmans et chrétiens se faisaient en même temps plus nombreux.Le quotidien indépendant An- Nahar annonçait que le chef des milices chiites Amal, Nabih Ber-ri, et le leader druze Walid loumblatt participeront aux réunions de la « Commission de dialogue » avec les autres ministres chrétiens et musulmans du gouvernement d'union nationale.Le journal conservateur Al-Anwar affirmait de son côté que la Syrie a décidé de réduire de moitié ses effectifs de quelque 25 000 hommes au Liban.Et, A Saida, où combattants palestiniens et miliciens chiites du mouvement Amal s'accusaient depuis 24 heures d'enlèvements réciproques, des correspondants sur place indiquaient que 28 Palestiniens enlevés par Amal et 10 miliciens de ce mouvement aux mains du Front de salut national palestinien avaient été relâchés hier soir. Washington, se disant encouragé par les signes d'un dialogue sérieux entre les différentes communautés libanaises, le porte parole du secrétariat d'État, Charles Redman, a dit espérer que « le conseil des ministres libanais se réunira sans délai et entamera un processus de réconciliation qui mettra fin A la guerre au Liban, ouvrira la voie A la réforme politique et permettra aux Libanais de vivre en paix et dans la prospérité, sous un gouvernement légalement constitué.» Redman a par ailleurs condamné les efforts qu'entreprennent, selon diverses informations, les milices libanaises pour s'organiser en armées régulières, ajoutant que la conduite des milices A Beyrouth avait été une abomination.Mais, alors que naissaient hier ces nouveaux espoirs de réconciliation entre dirigeants musulmans et chrétiens, des tirs spora-diques étalent encore entendus dans les quartiers chrétiens d'Achrafiyeh et de Sin ai-Fil A Beyrouth-Est, où des miliciens en armes ont fait leur réapparition.Et la police rapportait trois blessés dans l'explosion d'une charge, d'une puissance de cinq A dix kg de TNT, placée sous une voiture dans le quartier chrétien de Dora, A Beyrouth-Est.Enfin, d'après une source responsable de la sécurité, un haut responsable^ militaire a fait évader, il y a cinq jours, la jeune chrétienne de 32 ans, Laure Hachent, qui avait avoué avoir commis l'attentat 29 juillet ayant fait 24 morts et plus de 200 blessés A Beyrouth-Ouest, ainsi que celui du 8 août ayant fait 13 morts et une centaine de blessés.\u2014 AFP et Reuter 1 1 IA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 21 AOÛT 19Ô6 PORTE DE SORTIE POUR LE RÉGIME ZIA?Un diplomate pakistanais parle d'élections en 87 mm Au moment où une centai-ne de manifestants massés hier devant le consulat du Pakistan à Montreal scandaient des slogans en faveur de la démocratie dans ce pays d'Asie du Sud, un diplomate pakistanais lais- JOOM11D KHAN_ sait entendre à LA PRESSE que le régime militaro-civil du général Zie ul-Haq pourrait convoquer dts élections générales des I an prochain.Au Pakistan, où plusieurs incidents violents étaient signalés dans la province du Sind quadrillée par l'armée, un communiqué publié à l'issue d'un conseil du cabinet à Islamabad annonçait que « les restrictions sur les activités politiques seront levées dés que la situation générale sera normalisée dans le pays ».Une coalition d'une dizaine de partis politiques, exclus des élections organisées l'an dernier par les militaires au pouvoir depuis le putsch de 1977 et groupés au sein du « Mouvement pour la restauration de la démocratie » (MRD), ont déclenché lundi un « Programme d'action » pour obtenir des élections libres et ouvertes à tous les partis ainsi que la libération des opposants arrêtés depuis la Fête de l'indépendance, le 14 août dernier.Le général Zia et le\" premier ministre Mohammed Khan |u-nejo ont refusé jusqu'ici de déroger à l'agenda politique qu'ils se sont fixe et qui ne prévoit pas d'élections générales avant 1990.« Il existe une disposition prévoyant une consultation de mi-mandat et le gouvernement |u-nejo pourrait décider d'y recourir si, pour une raison ou pour une autre, il n'arrivait plus a appliquer ses politiques ou à gouverner ».a déclaré hier M.Gha-lib Iqbal.secrétaire d'ambassade a Ottawa, lors d'une « visite de courtoisie » à LA PRESSE.À la question de savoir si les pressions de la rue pourraient rendre impossible la tache du gouvernement lunejo, M.Iqbal a réagi en affirmant que « les désordres se limitaient à la provin- dant d'être arrêtés en échange de la libération des leaders arrêtes au Pakistan, dont Mme Benazir Bhutto, 33 ans, fille de l'ancien premier ministre Zulficar Ali Bhutto renversé par l'armée en 1977 et exécuté en 1979.Les deux actions se sont déroulées sans violence.Au Pakistan même, des emeu tiers ont arraché hier des rails, incendié des gares et endomma- ?c le matériel, perturbant le traie ferroviaire.Plusieurs gares sont restées fermées.À Karachi, une cinquantaine de femmes du PPP ont manifesté pendant une demi-heure en faveur de la démocratie.En vertu de la loi islamique introduite par le régime Zia.entre autres, le témoignage d'une femme en Cour ne vaut que la moitié de celui d'un homme.Minimisant la chose, le diplomate pakistanais a déclaré hier, sans plus de précisions, que « cette affaire va être bientôt rectifiée ».Le général Mohammed Zia ul-Haq ce du Sind » et que « la situation semblait se stabiliser d'excellente façon ».« Il y a beaucoup d'il-létrés et de bandits notamment dans la province du Sind : l'agitation y suit un cours cyclique et les choses finissent toujours par s'arranger », a-t-il dit.Quant aux préoccupations exprimées au sein du Congrès américain à propos des violations des droits de la personne au Pakistan, qui a reçu $650 millions d'aide économique et militaire des Etats-Unis l'an dernier, le diplomate a estimé que de telles inquiétudes constituaient « une ingérence dans nos affaires internes » et que le Pakistan « préférerait le retrait de cette aide plutôt que de tolérer de telles ingérences ».L'un des organisateurs de la manifestation d'hier à Montréal, M.Farooq Hassan, a déclaré pour sa part que les manifestants, avaient voulu par leur action « réveiller les Montréalais d'origine pakistanaise », qui seraient environ 8 000, « désapprouver de l'appui de l'administration Reagan au régime Zia » et « faire comprendre à Zia qu'il doit s'en aller ».La veille, une trentaine d'opposants proches du Parti du peuple pakistanais (PPP) s'étaient présentés au consulat en deman- SIMMONS SOLDE DE NUIT D'ÉTÉ Des soldes de rêves pour des économies tout à fait réelles, jusqu'au 30 août seulement! 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POSTAL.TOTAL.ci-|Oint TÉL.(plus 1$ pour frais de poste et manutention) Pour une Jeep ou une Renault une adresse Le concessionnaire Jeep Renault du centre-ville 1824, rue Sainte-Catherine ouest, Montréal (Québec) 937-7785 « 937-9551 B 6 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 21 AOÛT 1986 ALlAIRf Uulionl BCAUPWt UuNetta) BOUTHILLIER tJeannenel charronneau » n>\" cormier m«»'rn»noei LEDUC (Lumen Il mat (Adolphe) LOI SELLE (Georgians) LUSSIER (Annenel MAISONNEUVE |M«rc«l) MORIN iLaopoM) PANET RAYMOND (luette) PARIS lAuguttmei PERREAULT (Aima) PtCMETTE (Paul-Emile) riXLlER (Roianaei TmibauLT (trace Liceii DÉCÈS, PRIERES, REMERCIEMENTS ALLAIRE (Julien) \\ I Ile Bi/ard.le mardi 14 .min 14e*.M decede M lulicn Allaire, epoux de Kil4 levesque Pcre de Martin (rere de Ciilbcrte itejn H.ipiiMe Loiscaul.Mariette iKcnc Laprade).leanne Manche.Lise iKawnond Isabelle».Yolande (Heal Ouellelte) Lui survivent aussi ses bea*ix-(rcrcs.belles-soeurs, nevciu cl nieces I xpose au salon funéraire J.F.Wilson & Fils 14370, bOUl.Piorretonds Pierretonds Les funérailles auront' lieu le vendredi 22 courant a I Ih a t église Si Raphael Archange.49V ( hcrrier.Ile Hi/ard.et de l.i .nu lardins 1 ommemo-raitls Hideau Di> dons a la londalinn du L>r Man rue Bertrand ou a la Soucie canadienne du earner seraient apprenez fleuresue visites jeudi de .^Vh .1 I7h et 1% a 2lh BEAUPRE (Juliette) A Sic M.irihe-sur le-Lai.le Ib août 19X0.a l'âge de .\u2022»> .iiin.est detedev liiliel j u-Durais, épouse de feu JtburKc Beaupré lllcl nrav IcniHiid iPierrette .t*rficr>.I ilianne (Robert IK-vnoversi.Louis (Rachel Marteli.plusieurs petits et arrière petits cnfjnts.une belle-soeur Cicrmjinc |ii>riis nevciiv et nieeci \\ la demande de la de finite, elle ne sera pas es ' posée Un scrviie com-l nienioraul aura lieu Ici samedi ?3 .tout i^no a I Ih en I église de Sic M.nthe-sur le-Lai La fa mille vous BC( ut illera une demi-heure .iv.iiii le service Joseph Patrick Clement Gauthier À Montreal, suite à une longue maladie, le 19 août 1986.a I âge de 68 ans.est décède le lieutenant-colonel Joseph Pa-tricK Clement Gauthier, ancien commandant des Fusilliers Mont-Royal, époux de Marguerite Carroll Il laisse dans le deuil ses enfants Pierre (Lison Daoust).Josette.Guy (Elise Raby).Diane, ses petits entants.Kris-tian.Jessica.Alexis.Lèa.Tomas et Nellie et sa soeur Patricia (feu Paul E David), ses frères Gaston (Raymonde Pou-hot) et Andre (Pauline Saunders) ainsi que plusieurs neveux, nieces et amis.Expose au salon Alfred Dailaire Inc., 1111 ouest, rue Laurier Outremont Jeudi de 14b.* I7h et de 19h a 22h Les funérailles auront lieu le vendredi 22 courant a 11 h en l église St-Germain d Outremont et de la au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont pries d y assister sans autre invitation La famille voudrait remercier (équipe du 8e médical de l'hôpital Royal Victoria pour leur magnifique dévouement.Des dons au service de gérontologie de i hôpital Royal Victoria seraient apprécies LARIVEE (Blanche) A Si lamhcn.le 20 eout 198b.e liée de 92 ans.est deccoW- Mme veuve Onc-slme Larivee, nee Blanche Archambiull.Elle laisse dans le deuil m enfants Claire Devid.Rouer Larivee (Yolande Vcys).Romain Larivee.Gracia (Mme veuve Marcel |u-binvllle.) lean-Marie (Mutuelle Mongeau).et Andre Larivee.plusieurs peins et arrierr-petit»-en-(anls.Les funérailles auront lieu le vendredi 22 ourant Le convoi lune ire partira des salons Urgel Bourgie Ltée «3, rue Lome St Lomben pour se rendre a l'église !x Lamberl.ou le service sera célèbre à I 3h suivies d'un libera qui aura lieu en l'église paroissiale de Valcou't et de là au cimetière du même endroit Parents el amis sont pries d'y assister sans autre invitation txposce jeudi a I9h de VAUDREUIL (Roger) A I hôpital St I usiache.le 17 août 19Kb.a l'âge de ; 71 ans.est decede M Roger de Vaudreuil.epoux de Pauline Paquin.demeurant 8c Avenue a Ville de Deux Montagnes Outre -on épouse, il laisse un beau frère Mau-ricC Paquin iKosc Sau cieri.trois belles-soeurs Mme veuve Annette CM* nient.Madeleine cl Marguerite faquin SSNM.ainsi que de nombreux neveux et nicies Selon la volonté du delunt son uirps ne sera pas csposc La famille recevra vos iondoleanci-s lors d'un service religieux qui sera célèbre le samedi 21 août ,i ^h en I église paroissia-ble Si Ag.ipil.11)02.she-m i ii Oka.Deux Montagnes Direction Julien Clement Mirabel LECLAIRE (Fernande) A Lachine, le 19 août 198b.à lige de 69 ans, est deeedee Mme Fernande Daoust.épouse de Lucien Leclaire.Outre ton époux, elle laisse ses enfants: Richard (Françoise Lafortune).Monique.Diane et Lorraine (Marc Longer*), et ses petits-enfants.Les funérailles auront lieu vendredi le 22 courant Le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie Liée et Raoul Bourgie Inc.1750, rue Notre-Dame angle lie Avenue Lochine pour se rendre 4 I église Sic -F rançoise Romaine, où le service sera célèbre 4 lOh et de 14 au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.lieu de la sepulture.Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation.Salons fermes de I 7h 4 I9h S.VP pas de fleurs; des dons 4 l'hôpital Notre-Dame seraient apprécies.AAA ISON NEUVE (Marcel) A St lerome.le 19 août 1986.a I age de 64 ans.est decede M Marcel Mal sonneuve.époux de leanne D An Hetu, demeurant 4 Si lerome, autrefois de Su- Monique Outre son épouse, il laisse ses enfants: Mario (Diane Charbonneau).Celine (Mario Desjardins), lean the (Gaétan Bonami).tes petits enfants Julie.Marc Andre.Philippe, ses soeurs: Thérèse (Paul Emile Nantel).Hélène (lean Paul Desjardins).ses heaus frères, belles-soeur*, neveux et nieces.Les funérailles auront lieu vendredi le 22 courant Le convoi funèbre partira des salons de la Maison funéraire Trudel Inc.400, rue Lobelle Si Jérôme pour se rendre a l'église paroissiale de Sic Muni que.où le service sera célèbre 4 2 h p m .et de 14 au cimetière de Ste-Moni-que.lieu de la sepulture.Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation.Des dons a la Société d'Arthrite seraient apprécies.I^l&xMIK APPELS D5OFFRES SOOrâvî^i^^ I mfa Transports I ^r Canada 80UTHILLIER i Jeonnefte) \\ I hôpital de Si I am hen.le 20 août 14X0.a l .ige de 71 ans, est dece dec Mme veuve Orner Houihiiiicr.née jean net le C oie I Ile laisse cinq en fjnts Robert.Maurice.René.Denise.Gaétan et leur conjoint, neui petits-enfants, sa soeur Cécile et sj demi Mn'ur Aline Le* funérailles auront lieu samedi le 23 courant le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie Liée 4240, rue Adam pour se rendre a l'église Si Mathlas, OÙ le sen ice sera iilebre a lOh Cl de la ail v iinetiere de Si llu hcri.heu de l.i sepulture Patents et anus sont pries d v assister sans autre invitation Salons fermes de îh a 7h CHARBONNEAU (Albert) DOYON (Paul) \\ Montreal, le 20 aout | 1980.a I age de «3 ans.est I decede M Paul Duyon.| organiste titulaire des or- l gués de Notre-Dame dC1 Grace I poux en I res '¦ noces de feu Gilberle Proulx cl en 2i-s noies de .Marie Hélène Payette Outre son épouse-, il laisse son neveu Maurice bViyer t locclv ne I eclair), sa inc:c Monique Boyer, ainsi que plusieurs parents et anus Avis des fu nerailles plus tard.Direction Urgel Bourgie Ltëe GENDRON (Armonde) A Montréal, le 11 «oui I4H0 a l'âge de 8b ans.est deeedee Mme Armandc Martenon (Gendron).épouse de feu f rnesi Gendron I Ile laisse dans le deuil se-s enfants Denise (Marcel Lamarche).Fer-nand (Solange Vcys).Guy 'Gisèle Koufard).Yvon 'lise Surprenant).Ray GENDRON (Jacquet) A l'hôpital lean-Talon de Montreal, le 20 aout 198b a l'âge de 80 ans est decede M lacques Gendron.époux de feu Marguerite Drouin.il laisse dans le deuil son fils Pierre (epoux de Franclnc Lc-micuxl.son petit fils Pierre Passai et sa petite-fille Anne Marie, «m arrlerc-petit fils Martin, sa soeur Mme Rene Marier, ses beaux-freres et belles-soeurs, neveux et nieces i xpose vendredi le 22 a compter de Ibh au Complexe Alfred Douane Inc., 2159 est bout.Si Martin, Duvernay, Laval.Une reunion de prière aura lieu vendredi a 21 h au salon Au lieu de fleurs, des dons a la Société Canadienne du Cancer seraient apprécies.Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation.GUÉRARD (Gobnelie) A Montreal, le 10 août 1986.a l'âge de 84 ans.est deeedee Mlle Gahrielle Guerard l Ile laisse dans le deuil son frère Louis, ses soeurs Virginie cl Louise (épouse de Romeo Grenier, c a ).ses nieces \u2022\\ndrcc et Irancine (épouse de Claude Davi ' gnon), vin neveu le juge Bernard Grenier, ses petites nieces Lisa Davi gnon cl Geneviève Gre- 1 nier.Une messe I commemorative sera ce- | lebree |c lundi 2S aout I 10b a m en l'église ] Noirc-Damedes Neiges.i ou les membres de la famille recevront les con- | doléances des parents et amis 30 minutes avam la ! Lértmonlc L'inhumation i des cendres au cimetière Sis- Anges de Sorel Direction Urgel Brougle Ltée LEDUC (Lionel) A Ste-Marthe.comte de Vaudreuil.le 18 août 1986.a l'4ge de 70ans.est decede M.Lionel Leduc, epoux de Françoise Brunette Outre son épouse, il laisse ses enfants lean-nc-Mancc (Gilles Hardy).Monique (Michel lelie».Madeleine (Marc Rlvard).Claire (lean-Pierre Guay).Rene (Diane Lamhierl.Celine (Maurii-c Lcbcau).louis-Marie (Lyne Felx).Lucie (Pierre laportc).lean I rancois et Serge, ses quinte pelits-enfanis.ainsi que ses frères et soeurs, beaux frères et belles-soeurs Lxpose au salon Roussln et Felx rue Principale Ste-Marthe les funérailles auront lieu le vendredi 22 courant a I4h a l'église paroissiale et de la au cimetière du même en droit Des dons a la Fondation de l'Hotel-Dieu de Montreal seraient apprécies Heures de visites I4h a I7h et I9h a 22h MORIN (Leopold) A Montreal, le 19 août 1986.al age de 62 ans, est décède M Leopold Mo-rin, epoux de leannine Carrière.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Louise i Andre Si l ouist.Lorraine, lo-hanne (Bertrand Wall).4 petits-enfants, sa belle-mere Mme leanne Carrie-re.Les funérailles auront lieu vendredi le 22 courant.L.convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie Ltée 11117, rue St-Vital pour se rendre 4 l'église St-VItal.ou le service sera célèbre a 10b et de 14 au cimetière Repos St-Fran-çois-d'Assise.lieu de la sepulture.Parents et amis sont pries d'y assiste* sans autre invitation Salons fermes de îh 4 7h.PANET-RAYMOND (Luette) A Villa Pointe-Claire, le 19 août 198b.4 l'âge de 94 ans.est deeedee Mme Lizctte Palnchaud.épouse de feu Boisdore Panet-Raymond.c r Elle laisse ses enfants: Guy (Andrée Ostlguy).Bernard (Hélène Casgrain).lacques (Louise Masson), Madeleine (Tcd BrattonL Pierre (Ann Apostolatos), Aline (Rodolphe Forget).Charles (Lyne Bertrand).Andre (Patricia God-dard), et François (Claire lacques).ainsi que plusieurs petits et arriere-petlts-enfants.Selon ses volontés, il n'y aura pas d'exposition.Les funérailles auront lieu vendredi le 22 courant, a I Ih, 4 l'église SMoseph de Ville Mont-Royal.L'Inhumation au cimetière Notre-Dame-des-Nciges.Direction : Urgel Bourgie Liée.paris (Augustine) A l'hôpital Lakeshore de Pointe-Claire, le 20 août 1986.a l'âge de 85 ans.esl deeedee Mme veuve I Adalbert Paris, née Au- LEMAY (Adolphe) Subitement a Montreal., le 19 août 1986.est dew-1 Rustine Roch.Elle laisse de Adolphe Lcmay.j J epoux de Laurette Lemay.| pcre de Diane (Mme T \\ Va rennes, le 20 août! monde (Robert Dcsro-I liesi.Georgette cl | Odette (Marcel Dauphi- ' nais), ainsi que plusieurs peins-enfants et arrière-petits-enfants.A sa demande, une messe commemorative a été ce-lebree le 12 août I9K6 a l'Habitat Si Camille.ilm) a i age de 104 uns.est decede M Albert ( harbonneati.epoux de (eu Oliva Masse II Ijissc il.ms le deuil h-s enfants: Kita (épouse OC feu lohn (J Neal).Gilbcrte (épouse de feu Charles Marti iieniil.Annette (épouse de Robert V\\ ilkicl.\\ittoi-m tepous de Germaine Biliideaul, Simonne ICPOUM de Gilles C hau-reltel.lulicn lepotix de loiette I aframhoisc).Paul lepoux de feu Geor-;\u2022gc en vue du pubhc au Secirianal de la Société.Les soumissions seront ouvertes 4 cette date, a doun- heures 11200).a ta chambre 411.I ss) ouest, rue Si-Antoine.Montreal, 1 a Société ne s'engage a accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions et n'encourt aucune obligation envers les soum jsionnaires.le Directeur du omtrntievs el secretaire Jran-Y.Nadrao.avueal AVIS EST par les présentes donné que PUBLICITE EAR DU CANADA INC (EAK ADVERTISING Of CANADA INC) s'adressera à l'inspecteur général des institutions financières afm d obtenir routoriso-rton de dissoudre la compagnie.MesIroVf Oelniuii» Joffo, Cramer A Jam le son Procura urs de la requérante The ndetrry Building ^iiiodelphte, PA 19109 USX CORRECTION Veuillez prendre note du changement suivant à la page 2 du cahier Wooico encarté dans LA PRESSE du 16 août damier, la jupe et le pantalon à 25% de rabais sont de marque Perspective.Toutes not excuses pour ce corrtnttrrtftt.APPEL D'OFFRES La Ville de LaSalIc ouvrira des soumissions pour Foirmltore et installation de svsienw de pammnrs aruusliqurs Ouverture.2 septembre 19*6 Depot de soumission 10*» dV la soumission le servicedr garde a l'hi.i.I de ville et a la cour municipale Ouverture 9 septembre 1986 Depot de soumission I0S dr la soumission Reception des soumissions 10 h .M), ouverture 11 h.Les devis, specifications, clauses générales cl conditions sont indiques dans les documents de soumission que les personnes intéressées peuvent se procurer a compter de ce jour en s'adressant a l'hôtel de ville.55.rue Dupras LaSalKv La Vllk- de laSafk' ne s'engage 4 accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Jacqueline Glguere Grenier CORRECTION Dans notre annonce de l'édition du 20 août elannee 86» n'aurait pas dû apparaître pour l'Item de la planche à voile Mistral.SUPER LIGHT Nos excuses à notre clientèle.Le problème du transport des travailleurs agricoles est réglé AVIS: est par les présentes donne que le 19c jour de novembre 1982 sous le No 51539t.il a ete enregistré au Bureau d*enregistrement pour la division d'enregistrement de Montreal un contrat de vente, cession et transport par West Island Reel Maintenance IncVEtv tretten de Flotte West Island Inc.i la Nouvelle-Ecosse.Une Banque canadienne a charte, de 1 universalité des créances et comptes de livres, actuels ou futures de la dite Wen Island FHeet Maintenance InoT-ntrctien de Flotte West Island Inc.Cet avis est donné conformément au* dispositions de l'Article 1571 (d) du Code Civil de la province de Queocc.Ce 15e jour d'août 1986.mm Le problème qui avait cn-™ traîné l'Interruption du transport de la main-d'œuvre agricole vers les lieux de récoltes est réglé.Le président de l'Union des producteurs agricoles, M.lacques Proulx, a annoncé hier que cet organisme reprenait à compter d'aujourd'hui son rôle de co-ordonnateur du transport grâce à une entente de principe Intervenue avec le ministère fédéral de l'Emploi et de l'Immigration et le ministère québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.M.Proulx n'a pas révélé les modalités de cette entente, qui doivent être rendues publiques ultérieurement.Il a cependant indiqué que le problème avait été réglé parce que le ministre fédéral de l'Emploi et de l'Immigration, Benoit Bouchard, a acc- cepté d'assumer le financement refusé par le ministre québécois de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu^, Pierre Paradis.l.'UPA avait cessé depuis lundi d'assumer l'organisation et la coordination du transport, faute de pouvoir compter sur des subventions du ministère québécois.Le ministère de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu a décidé le mois dernier de ne plus participer au financement du transport de la main-d'œuvre agricole, conformément à des mesures contenues dans le dernier discours sur le budget.Cette main-d'œuvre est composée principalement d'étudiants, de travailleurs saisonniers, d'immigrants et d'assistés sociaux.\u2014 PC Haltes routières: Québec se dit prêt à discuter avec les cantiniers AVIS LÉGAL Avis est par les présentes donne que.conformément aux dispositions de l'article 31 de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations de la province de Québec (R.S.Q.c.P-16).la garantie créée par (\"acte de fiducie, de nantissement et de cession entre 134928 CANADA INC.(la compagnie) et Erminia I tna (le fiduciaire) devant Me Max Goldman, notaire, et enregistrée au bureau d'enregistrement de Montreal sous le numéro 3744701.est.en raison du défaut de la compagnie, devenue exécutoire.Daté à Montréal, ce 19 août 1986.OftOSTTUN, DtVKflt, K A V AN A T, OUÉNam Agents pour la fiduciaire du dôieiiiour de l'obligation mm QUÉBEC \u2014 Le gouveme-™ ment étudie la possibilité de donner une nouvelle vocation aux haltes routières, en permettant une certaine forme de restauration.Il est prêt à associer les cantiniers à sa démarche, mais à certaines conditions.Le ministre des Transports Marc-Yvan Côté, responsable des haltes routières sur le bord des autoroutes, rencontre aujourd'hui les représentants des cantiniers.Les propriétaires de cantines mobiles protestent contre une nouvelle réglementation qui interdit leur présence dans les haltes routières, conçues à l'origine pour être des aires de repos pour automobilistes, sur le bord des voies rapides.« Le gouvernement ne bulldo- ze pas, contrairement a ce que disent les cantiniers.Nous discutons avec eux depuis le mois de février ».s'est défendu le ministre Côté, à son entrée au conseil des ministres, hier.Le ministère accepte de permettre une certaine restauration dans les aires de repos que doivent être les haltes routières, mais pas n'importe quelle ni dans n'importe quelles conditions.À l'issue de sa rencontre aujourd'hui avec les cantiniers, le ministre Côté verra avec quelle fermeté il devra appliquer la nouvelle réglementation.Les cantiniers ont déjà annoncé leur intention de ne pas se soumettre au décret.\u2014 Presse Canadienne IA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 AOÛT 1986 0 7 LES PARTIELLES DANS SAINT-MAURICE Libéraux et conservateurs sont surpris de la force du NPD I OTTAWA \u2014 Au soir du 29 ™ septembre, pendant que l'ancien députe de Saint-Maurice se reposera tn Grèce, les trois chefs des partis fédéraux feront face un sérieux test de solidarité.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa Les trois machines électorales fédérales mesurent depuis cette semaine leur force dans le comté de lean Chrétien et les gros canons des trois partis seront sollicités pour visiter les électeurs de Saint Maurice : \u2014 les conservateurs, qui se battent actuellement pour une modeste deuxième place, ont l'intention de faire venir la plu- part des ministres québécois et même Mme Mila Mulroney.« Il y a de grosses chances, ajoutait nier le porte-parole du candidat Robert Leclerc.que le premier ministre lui-même fasse une visite avant l'élection.» \u2014 les libéraux utilisent tout ce qu'il leur reste de vedettes dans le parti, y compris MM.|onn Turner et Raymond Gar-neau, et le directeur régional du parti, lacques Fortier, surveille sur place la campagne de Gilles Grondin, ancien maire de Sha-winigan-sud.Discrètement, les organisateurs contactent régulièrement M.Chrétien qui viendra présider un diner bénéfice dans le comté le 12 septembre et, comme par hasard, le caucus Dossier de l'auto : les députés fédéraux se renvoient la balle | OTTAWA - Avec l'im-\u2014 plantation de l'usine Suzuki \u2014 GM en Ontario, le dossier de l'automobile redeviendra sous peu un enjeu politique entre conservateurs et libéraux au Québec.Hier, des députes des deux partis cherchaient querelle à leurs rivaux les accusant d'être responsables d'une situation où les investissements majeurs dans le secteur de l'automobile sont allés en Ontario.« Il y a un an, le ministre Bis-sonnette promettait de changer la tendance, depuis il y a eu Toyota et Suzuki, sans qu'il fasse un bruit et il n'y a toujours pas une seule pelletée de terre de virée de bord pour Hyundai à Bromont », a lancé, hier, le député libéral de Shef-ford lean Lapierre.Selon lui, alors qu'à l'automne dernier le député de Vau-drcuil, Pierre Cadieux et la représentante de Blainville-Deux-Montagnes, Monique Landry promettaient d'accroître la part du Québec dans le secteur automobile, aucun progrès n'a été accompli depuis.« Ce sont les promotions du silence », a lancé M.Lapierre faisant références aux nominations récentes de Mme Landry et de M.Cadieux au cabinet.Mais pour le président du caucus conservateur du Québec, M.Richard Grisé, député de Chambly, le gouvernement « n'a aucune leçon à recevoir des libéraux ».« Où était M.Lapierre quand AMC-Renault a décidé d'aller en Ontario?», a-t-il demandé.« M.Lapierre n'a pas de mémoire.Depuis, nous avons obtenu Hyundai, le dossier de GM à Boisbriand augure bien et on peut espérer que Bombardier accouchera d'un projet automobile », a-t-il rappelé.Selon lui.les Québécois devraient éviter de «focaliser» sur le seul dossier de l'automobile.« Il ne faut pas être obsédé par l'automobile, on a aussi permis la survie de la pétrochimie à Montréal, et la revente de Canadair à Bombardier », a rappelé M.Grisé.Un autre député conservateur, M.Fernand jourdenajs de Laprairie, entend toutefois soulever à nouveau le dossier de l'auto au caucus spécial de son parti, à Saint-Georges-de-Beauce en fin de semaine prochaine.« On ne peut pas renverser la vapeur du jour au lendemain ; la tendance (vers l'Ontario) est là », a-t-il déclaré rappelant que Suzuki, tout comme Toyota l'an dernier, ne réclamait pas de fonds fédéraux et, par conséquent, ne pouvait être influencé par le gouvernenent fédéral.PC L'AFFAIRE SINCLAIR STEVENS Mme Bennett, courrier en placements, ne se voyait pas en conflit d'intérêts m TORONTO \u2014 Mme |oce-\u2014 lyn Bennett, courtier en placements chez Gordon Capital Corp, a affirmé hier que, dans son esprit, elle ne se plaçait aucunement dans une situation de conflit d'intérêts quand elle discutait de ce qui se passait au gouvernement avec M Sinclair Stevens, tout en aidant la femme de M.Stevens à administrer les entreprises du couple.D'ailleurs, a-t-elle ajouté devant la commission faisant enquête sur des allégations de conflit d'intérêts dont se serait rendu coupable l'ancien ministre, jamais elle n'a discuté des sociétés reliés à York Centre Corp alors que M.Stevens était ministre fédéral de l'Industrie.Et elle n'a pas servi de messagère entre M.Stevens et sa femme, Noreen.« Notre bureau est un de ceux qui tirent leur fierté de la confidentialité sur laquelle peuvent compter nos clients », a témoigné Mme Bennett.« York Centre est un de nos clients, le gouvernement du Canada en est un autre.Je ne voudrais pas offenser l'un d'eux en discutant de ses affaires avec l'autre.» Interrogée par un procureur de la commission, Mme Bennett a répété que les événements et les circonstances pouvaient lais- Ryan entend régler le problème du financement des universités ¦QUÉBEC \u2014 Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Claude Ryan, compte bien profiter de la commission parlementaire sur le financement des universités pour trouver une fois pour toutes une solution au problème du sous-financement des institutions universitaires.Interrogé par les journalistes hier, à son entrée à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, M.Ryan s'est dit prêt à mettre tout le temps qu'il faudra pour aborder le fond du problème.« Il n'est absolument pas ques- libéral du Québec se réunira là les 2 et 3 septembre prochains.\u2014 les néo-démocrates se battent pour «une bonne deuxième place» disent-ils et ils comptent sur la machine péquiste du député de Laviolette, |ean-Pierre Joli vet.élu en décembre dernier avec une confortable majorité de 2 500 voix.M.Jolivet, ami personnel du candidat Ju NPD, Paul Rompre, et ancien collègue à la CEQ, précise toutefois qu'il s'agit d'un «appui personnel» et qu'il n'a pas « lancé de mot d'ordre à ses militants».« Je suis surpris de la force du NPD et cela ne me surprendrait pas qu'il finisse deuxième ».dit un libéral très connu du comté qui refuse d'être identifié.« La lutte se fait de ce côté-la et ce serait la grande histoire de cette élection si le conservateur devait finir troisième ».affirme-t-il.Les libéraux prétendent que leurs sondages confirment la tendance provinciale, c'est-à-dire qu'ils jouiraient de 49 p.cent des intentions de vote, conservateurs et néo-démocrates se disputant la deuxième place avec environ 25 p.cent chacun.Du côté des conservateurs on prétend, avec 2 700 militants dans le comté, être assuré de la victoire mais cela n'empêche pas les ministres Benoit Bouchard, lean Charest, Michel Côté, Roch LaSalle, Marcel Masse ou Monique Vézina de sillonner le comté avec des chèques de subventions pour les entreprises locales.On caresse même l'idée de faire venir Joe Clark, ce qui serait «probablement très bien vu» par les électeurs, laisse entendre un permanent du parti au Québec.Le futur directeur, Pierre-Claude Nolin.ancien adjoint de M.Mulroney, surveille lui-même la campagne électorale dans le comté où il fait de fréquentes visites.En septembre 1984.la popularité de M.Jean Chrétien avait légèrement baissé, de 25 200 voix ser croire qu'elle était en conflit d'intérêts, vu qu'elle rencontrait le ministre Stevens d'une part et sa femme d'autre part, mais qu'il n'en était rien.Pour elle, il s'est toujours agi de deux clients complètement différents.Requête rejetèe Plus tôt, le juge William Parker avait rejeté une requête déposée au nom des partis libéral et néo-démocrate qui désiraient que le gouvernement mette des fonds à la disposition des partis d'opposition pour défrayer les coûts des avocats qu'ils délèguent à l'enquête.Tout en admettant que libéraux et néo-démocrates tenaient à ce que toute la vérité soit faite, le commissaire a répliqué que l'intérêt public était très bien représenté par le procureur de la commission.Me David Scott, et son équipe d'enquêteurs et d'avocats.Me Stephen LeDrew, qui avait présenté la requête au nom du Parti libéral, a aussitôt noté que, dans les circonstances, l'enquête pouvait pencher d'un seul côté.Il a aussi laissé entendre que le gouvernement couvrait les coûts de la défense de M.Stevens.Me John Sopinka, avocat de l'ancien ministre, a refusé tout commentaire sur cette alléga- ,ion- \u2014 PC en 1980 à 24 050.Par contre, le candidat conservateur, Armand Charbonneau (aujourd'hui organisateur en chef du candidat conservateur) avait vu ses votes bondir de 2 516 à 14 468 voix.La candidate néo-démocrate, avec 1433 voix, n'était alors pas dans la course.Le chef du NPD, Ed Borad-bent, a passé une partie de ses vacances cette année à camper dans le parc fédéral de Saint-Maurice.Il assistait à l'assemblée de mise en candidature de M.Rompre cette semaine et doit retourner, «au moins une autre fois» dans le comté d'ici l'élection.Ce sont MM.Mulroney et Broadbent qui risquent le plus dans cette élection puisque les observateurs du Canada anglais cherchent à Vérifier si les sondages disent vrai.Une défaite du candidat conservateur confirmerait en effet que M.Mulroney est bien sur les traces de lohn Diefenbaker et en voie de «perdre le Québec».Une deuxième place du NPD faciliterait la tâche du chef, Ed Broadbent, de recruter des candidats de valeur et surtout de se trouver le lieutenant qu'il n'a pas encore réussi à attirer.U i >e défaite des libéraux, bien que généralement considérée comme improbable, aurait une influence énorme sur le sort du chef.John Turner, qui fera face à un vote de confiance à la fin de novembre.Le 29 septembre également, une autre élection partielle se tient dans le comté albertain de Pembina.Les trois partis y mettent presque autant d'efforts, en particulier les libéraux dont le chef provincial.Nick Taylor, a été élu dans une circonscription qui couvre une partie du comté fédéral.Mais c'est une pente de près de 35 000 voix, et contre l'ancien député Peter Elzinga aujourd'hui ministre provincial, que les deux partis d'opposition doivent remonter.Conception et Dessin Assistés par Ordinateur 60 heures de coure crédités aux niveaux Introduction et Avancé dan* let domaine» suivant»: \u2022 Architecture, ingénierie et construction \u2022 Génie mécanique et fabrication \u2022 Graphisme assisté par ordinateur (arts appliqués) CHOIX D'ÉQUIPEMENTS ET DE LOGICIELS A) Un puissant système de CAO/FAO Ordinateurs APOLLO de 32 bits reliés en réseau; logiciel AUTO-TROL; traceurs de courbes en couleurs Hewlett Packard à 8 plumes; imprimante électrostatique Versatec Avantagea: Formation équivalente à celle d'une grande entreprise.Rapidité de conception et d'exécution des modèles en trois dimensions*-Choix de logiciels de conception et de dessin adaptés à vos besoins.Épreuves techniques à lécran Quand vous êtes satisfait de votre conception, l'ordinateur peut faire votre programmation par commande numérique en vue de la fabrication.Frais d'inscription: 395 $ B) Les micro-ordinateurs IBM XT; logiciel AUTOCAD (2W dimensions) Avantages: AutoCAD, presque une norme en matière de ' dessin assisté par ordinateur Caractéristiques: multilayering.multiple text fonts.3-D visualization, zoom, copy, mirror, et pan en une fraction du temps nécessaire aux autres systèmes micro-ordinateur 90% du rendement d'un ordinateur princioal au coût d'un microordinateur.Frais d'inscription: 245 $ QUAND Soirs ou fins de semaines, du 15 septembre au 8 décembre.OÙ Les cours sur logiciel AUTO-TROL sont dispensés à l'Institut CAO/FAO, 425 boul de Maisonneuve O., bureau 1100.Montréal.Les cours sur logiciel AutoCAD (IBM PC) sont dispensés au campus Ste-Croix.Saint-Laurent.LES COURS SERONT OFFERTS QUEL QUE SOIT LE NOMBRE D'INSCRIPTIONS.281-9807 or 744-7000 425 DE MAISONNEUVE WEST, SUITE 1100 INSTITUT CA0-FA0 EN TETE DU PALMARÈS DISQUE OU CASSETTE Lionel Richie Dancing On The Ceiling David Lee Roth Eat 'Em And Smile Peter Gabriel So tion de mettre fin au travail de la commission avant que toutes les universités n'aient été entendues, avec tout le temps nécessaire », a avisé le ministre Claude Ryan.Les travaux de la commission débutent le 3 septembre et devraient durer quatre semaines.M.Ryan entend aborder toutes les facettes de la qualité de l'enseignement, de la gestion des universités et de leur financement.Pour ce faire, il refuse de se limiter au dossier des frais de scolarité, sur lequel misent plusieurs associations étudiantes.\u2014 PC Whitney Houston Whitney Houston Madonna True Blue Peter Cetera Solitude Solitaire Daryl Hall Three Hearts In The Happy Ending Machine Billy Joel The Bridge in i mn i wmi Genesis Invisible Touch Robert Palmer Riptide The Eurythmies Revenge Bob Seger Uke A Rock Disques, rayon 792 Achats en magasin seulement En vigueur jusqu'au 30 août 1986.C'est MOINS CHER que vous pensiez à h Baie LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 21 AOÛT 1986 UNE AUTRE MAUVAISE SURPRISE À LA RÉSIDENCE DE MONTRÉAL-EST Le loyer des victimes de la sclérose en plaques sera haussé de 20 p.cent mm La vingtaine de victimes de la sclé-™ rose en plaques, privées de logements depuis le 1er juillet à cause de retards dans la construction d'une résidence adaptée à leurs besoins, pâtissent bel et bien de l'incurie de la Société d'habitation de la sclérose en plaques Inc (SHSP) gestionnaire de l'immeuble.MiCOil liAUCHAMP_ La mésaventure des 23 locataires dépasse le fâcheux contretemps qui les a empoches d'emménager à la résidence Située à Montréal-Est.Ils ont auparavant essuyé une mauvaise surprise: une hausse d'environ 20 p.c.des loyers prévus.Entre le moment où ils ont adressé leur demande de location à la SHSP en mars 86 et celui de la signature des baux à la fin de mai.leurs loyers ont en effet grimpe de $80 à $90 par rapport aux prix mensuels indiqués dans la lettre d'information accompagnant les formulaires d'application.Ces locataires et leur famille s'abritent donc vaille que vaille à leurs frais, ou à ceux de leurs parents et amis, depuis bientôt huit semaines.Il existait pourtant une solution de rechange pour leur épargner la course aux abris provisoires.«Dés la mi-juillet, nous avons contacté la SHSP afin de leur offrir de loger les gens dans le besoin.Pour des considérations humanitaires, cela pressait de dépanner ces personnes handicapées par une maladie incurable», a confirmé à LA PRESSE M.|can-Pierre Gagnon de la Société Gesdev, le développeur qui supervise de a à z la construction du complexe d'habitation.Les responsables de la SHSP n'ont pas transmis cette offre aux locataires.On se rappellera d'ailleurs en quels termes l'un des dirigeants de la SHSP a répliqué, lors d'une réunion d'information tenue la semaine dernière, aux questions des locataires s'interrogeant sur l'absence de mesures pour venir en aide aux familles vivant des situations pénibles.« Le secours direct en argent n'est pas dans la politique de la Société canadienne de la sclérose en plaques.De toute façon, la SHSP et cet organisme sont deux entités juridiques différentes», avait alors répondu M.René Chi-coine, l'un des administrateurs bénévoles de la SHSP.Celui-ci occupe également les fonctions rétribuées (un salaire annuel frisant $50000) de directeur général à la Division du Québec de la Société canadienne de sclérose en plaques (SCSP).Les fils emmêlés de l'histoire La trame des événements s'est cependant tissée à même les liens entre les acteurs de la SHSP et la division québécoise de la SCSP.En peu de mots, les tensions nées des dissidences au sein de l'organisme dit charitable à propos de la gestion des fonds recueillis auprès du public, se sont ni plus ni moins transposées à la SHSP.La petite histoire de la SHSP nous éclaire singulièrement.C'est à l'automne 1983 que quatre membres bénévoles de la division québécoise de la SCSP ont obtenu la chartre d'incorporation de la Société d'habitation de la sclérose en plaques Inc (corporation autonome sans but lucratif) en vue du projet de construction d'une résidence a l'intention des victimes de la maladie.Pour la réalisation de ce projet, la Ville de Montréal-Est a cédé pour$l un vaste terrain en bordure du fleuve Saint-Laurent, rue Notre-Dame est.De son côté, la Société centrale d'hypothèques et de logement a accordé un prêt de $4,8 millions à un taux privilégié de 2 p.c, dont une tranche de $3,7 millions était strictement impartie à la construction de l'immeuble de 75 unités de logement.Au début des travaux en septembre 85, le conseil d'administration de la SHSP se composait de six gestionnaires bénéboles au lieu des 10 prévus aux règlements de la chartre.À l'exception de M.René Chicoine, ces personnes avaient déjà assumé ou assumaient encore à titre bénévole des responsabilités administratives à la division québécoise de la SCSP.Le principal instigateur du projet, M.lean Raymond, a occupé la présidence de la SHSP jusqu'au moment de sa démission le 21 avril 86.Il était au nombre des administrateurs de la Division du Québec qui, un mois auparavant, avaient démissionné de leurs postes exécutifs faute de pouvoir rajuster l'utilisation des fonds publics au sein de l'organisme.«l'ai abandonné la présidence de la Société d'habitation parce que j'y étais boycotté.En réalité, M.René Chicoine monopolisait les pouvoirs décisionnels.Sans son feu vert, les autres administrateurs ignoraient mes avis de convocation aux réunions du conseil.Malgré mes demandes répétées, je n'ai jamais pu voir le livre-comptable de la corporation, l'en dépérissais», a révélé à LA PRESSE M.|ean Raymond .lui-même atteint de sclérose en plaques.Personne n'a relayé M.Raymond qui, jusqu'à sa démission, avait systématiquement participé aux assemblées hebdomadaires de chantier permettant de suivre pas à pas l'avancement des travaux.C'est ainsi que le «concierge-administrateur» de la résidence, embauché en juin, n'a pu avertir les locataires qu'à la veille de leur déménagement de l'impossibilité de s'installer dans leur logement loué pour le 1er juillet.La SHSP vient à peine de combler la présidence et de compléter la formation de son conseil d'administration.Des correctifs après coup qui n'atténuent en rien les tracas vécus par les locataires.Sans parler de la hausse des loyers.«Cela faisait trois ans, que je recevais de la documentation sur le projet de la résidence, l'ai pris pour une certitude les informations contenues dans une lettre de la SHSP m'invitant à leur en voyer ma demande de location avant le 14 mars 86.Et j'ai ainsi résilié mon bail dans les délais prescrits», de relater M.Michel Larocque.Les loyers indiqués s'étalaient comme suit: $375 pour un appartement de Vfi pièces, $430 pour un 4'/2 pièces et $485 pour un 5tt pièces.C'est au cours d'une réunion, le 28 mai dernier, où la SHSP a procédé à la signature des baux que les aspirants locataires ont du même coup appris la majoration des loyers mensuels de $80 à $90 «pour couvrir les frais de services courants et d'équipements adaptés».«Comme 19 des 23 locataires étaient éligibles aux octrois du programme québécois de supplément au loyer destiné aux personnes handicapées et devaient donc occuper les 19 logements subventionnés de l'immeuble, cela a passé comme du beurre dans la poêle», de raconter M.lacques Armstrong.Les autres locataires ont mal avalé la pilule: «Une surprise choquante.Mais je me trouvais coincé.Notre famille avait absolument besoin de ce logement à cause de ma femme rivée à un fauteuil roulant», de témoigner l'un d'eux en priant de taire son nom.' E : y .LES ACHATS 'RCA' À LA BAIE Dépêchez-vous d'en profiter! .00.0 STEREO 111\t\t\t\t KSK»\t\t\"TP\"\t\t \t\t\u2022\t\t \t\t\t\t $459 Télécouleur 35 cm ColoiTrak de 'RCA' à prix spécial.Ses caractéristiques et son prix en font un achat avantageux.Télécommande numérique à fonctions multiples, convertisseur intégré, affichage de l'heure et du canal à l'écran, tube-image Super AccuRIter, contrôle automatique de l'image.Modèle n° ELR338 $759 Télécouleur/moniteur 66 cm ColorTrak de 'RCA'.Boîtier genre moniteur, fini chêne.Modèle de luxe avec télécommande numérique à fonctions multiples, convertisseur intégré, fonction moniteur avec entrées audio/video, affichage de l'heure et du canal à l'écran, prise pour adapteur stéréo, tube-image Super AccuFilter.Modèle n° FMR62ZTR Appareils électroniques, rayon 661 C'est MOINS CHER que vous pensiez à la Baie M»».Co.i II MM AU CHOIX, MAGNÉTOSCOPE OU TÉLÉCOULEUR 51 CM 'RCA' CH.Télécouleur 51 cm ColorTrak de 'RCA' à prix incroyable Des heures de plaisir à peu de frais.Télécommande numérique à fonctions multiples, convertisseur intégré, affichage de l'heure et du canal a l'écran, tube-image Super AccuFilter, contrôle automatique de l'image.Boîtier d'allure contemporaine fini noyer.Modèle n° FLR488.$559 Magnétoscope VHS stéréo 'RCA' avec réducteur de bruit Dolby.Une image bien nette combinée au son en stéréo! 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