La presse, 15 mai 1986, Cahier A
[" 1.1 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL.JEUDI 1 5 MAI 1986.102e ANNÉE.N° 202, 86 PAGES, 8 CAHIERS \u2022 IA MÉTEO : CIEl VARIABLE .MINIMUM: 4', MAXIMUM: 23\" DEMAIN : BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 [Entre VIN SECT^ ROUGE ET BLANC 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Quebec: 50 cents.Iles de La Madoletne: 90 cents APRES STEVENS, MULRONEY PERD LE DEPUTE DE TERREBONNE Toupin se dit en désaccord avec la philosophie du parti mm OTTAWA \u2014 À peine rc-™ mis de «l'affaire Stevens ».MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa le premier ministre rentre ce soir au pays avec une autre démission sur les bras, celle du dé- puté conservateur de Terrebonne, M.Robert Toupin, qui étale au grand jour les difficultés du Parti conservateur au Québec.«le quitte les rangs du Parti conservateur en raison de divergences profondes et maintenant irréconciliables», a écrit le député à M.Brian Mulroney après lui avoir téléphoné à Séoul mardi dernier.Cependant, le secrétaire d'État, M.Benoit Bouchard, attribue le malaise qui éclate dans les rangs conservateurs de la province à la mentalité des Québécois qui ne sont pas aussi à l'aise avec les grands concepts économiques que leurs collègues anglophones.«Dans une province où le message politique a été historiquement base sur le nationalisme, sur les politiques sociales.sur l'éducation, sur la constitution, a dit M.Bouchard, il est plus difficile qu'en Ontario ou en Alberta de présenter un message essentiellement économique parce que la mentalité y est moins bien préparée.» voir TOUPIN en A 2 L'ivresse au volant : les peines seront plus sévères mm QUÉBEC \u2014 Les ques-™ lions de constitution et de langue ont plongé l'Assemblée nationale dans un désordre peu habituel, hier.MARIO ROY de notre bureau de Québec Entre ces murs \u2014 qui en ont pourtant vu d'autres \u2014 |e dépôt, pour la deuxième journée consécutive, d'une profusion de projets de loi est ainsi passé presque inaperçu.Parmi ces propositions législatives, relevons: ¦ le projet de loi 60, traitant de sécurité routière, qui augmente notamment a un an la période de suspension du permis de conduire pour un conducteur arrêté en état d'ébrié-té ; des récidives vaudront deux, puis trois ans de suspension.Une fois adoptée, la loi abolira les permis restreints; et les peines pour conduite sans permis seront haussées à l'avenant ; ¦ le projet de loi 84, interdisant la cigarette dans des lieux voir IVRESSE en A 2 photo Jeon-Yvos Létourneau.LA PRESSE Flanqué d'une haie de policiers de la Gendarmerie royale du Canada, le cortège conduisant à sa dernière demeure le policier de la CUM abattu samedi dernier quitte lentement l'église Saint-Victor.Derrière le cercueil, on aperçoit Mme Claude Saint-Laurent, accompagnée de ses trois enfants, Sophie, 3 ans, Christine, 4 ans et Eric, 9 ans.Nos informations, page A 3 SOMMATRE Annonces classées.D3, F 1 à F 8,G 2, G 3 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 6 \u2014 Horaires.C 7 Bandes dessinées.F 4 Décès, naissances, etc.G 5 Économie.0 1 à D 9 Êtes-vous observateur?.F 8 FEUILLETON L'été du grizzly.F 2 Horoscope.F 6 Le monde.G 1, G 6, G 8 Mots croises.G 3 «Mot mystère».F 7 Quoi faire aujourd'hui.C 7 Télévision.C 1 Vacances-Voyage.E 11 Vivre aujourd'hui \u2014 Décoration.D 1 à D 3 tabloïd sports Mots croisés.14 Réjean Tremblay.5 TCHERNOBYL : NEUF MORTS ET 299 BLESSES Gorbatchev propose un système d'alerte nucléaire international | MOSCOU ( d'après Reuter ) ™ \u2014 Le no 1 soviétique, Mikhail Gorbatchev, a déclaré hier, à la télévision nationale, qu'avec la catastrophe de Tchernobyl, l'humanité avait assisté pour la première fois à une perte de contrôle de l'énergie nucléaire.Dans sa première intervention publique depuis l'accident, M.Gorbatchev a déclaré: «Un malheur nous est arrivé \u2014 l'ac- cident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.Il a douloureusement affecté le peuple soviétique et suscité une angoisse internationale.Pour la première fois dans l'histoire, nous avons vu ce que donnait dans la réalité la perte de contrôle d'une force aussi sinistre que l'énergie nucléaire.» M.Gorbatchev, dont l'allocution survenait plus de deux se- maines après l'accident, a précisé par ailleurs que 299 personnes étaient toujours hospitalisées pour exposition plus ou moins grave aux radiations.Celles-ci ont provoqué la mort de sept autres personnes, a-t-il ajouté, semblant ainsi sous-entendre que le'bilan était de neuf morts, puisque la presse soviétique avait annoncé, dès les premiers jours de la catastrophe, que deux ouvriers étaient morts, l'un brûlé et l'autre écrasé.Le leader soviétique a estimé qu'il était trop tôt pour formuler un jugement définitif sur les origines de l'accident, mais il a confirmé que l'explosion initiale avait été provoquée par un emballement du réacteur: une intense production de vapeur avait alors engendré la forma- voir SYSTÈME en A 2 Le Canadien affrontera les Flames page 2 ( sports ) \u2022 MARINE Le gouvernement n'envisage pas de donner suite à la suggestion de fermer le chantier naval de Marine dans le cadre d'une rationalisation de cette industrie.page D 1 \u2022 RETRAITÉS Un millier de retraites québécois manifestent à Ottawa contre la décision du gouvernement de considérer les revenus de pension comme des revenus de travail dans le calcul des primes d'assurance-chô- mage' page B 1 \u2022 SERVICES SOCIAUX Plus de 2,000 enfants sont en liste d'attente pour des services sociaux que ni les centres de services sociaux ni les CLSC ne sont présentement en mesure de leur fournir.page A 3 \u2022 CHANTIERS Plusieurs chantiers de construction sont fermés et d'autres sont paralysés par divers moyens de pression exercés par la coalition syndicale à l'endroit des employeurs.page A 11 tJâ Ces Unites Le président de la société sud-coréenne en entrevue exclusive à LA PRESSE Hyundai caresse d'autres projets à Bromont ¦SÉOUL \u2014 La construction de l'usine d'assemblage de voitures à Bromont, au sud de Montréal, n'en est qu'à MAURICE JANNARD envoyé spécial de LA PRESSE ses débuts mais pour la société Hyundai il s'agit d'un investissement longuement planifié et pour lequel le fabricant sud-coréen envisage déjà une expansion de ses installations.L'expérience canadienne sera suivie avec beaucoup d'attention par la direction de la com- pagnie à Séoul puisqu'elle constitue la première aventure de Hyundai à l'extérieur de la Corée du Sud.Au cours d'une entrevue exclusive à LA PRESSE hier matin au siège social, de Hyundai à Séoul, le président de ?3 société, M.Chung Se Yung, a déclaré que si le projet actuel réussit au Canada, d'autres investissements seront réalisés.«Si nous réussissons au Canada, nous agrandirons notre usine là-bas et nous aurons plus confiance pour installer des manufactures à l'extérieur de la Corée», a-t-il déclaré.Le projet de Bromont, évalué à $300 millions, est un investissement important.«C'est une première expérience pour nous à l'extérieur de la Corée, nous allons étudier son evolution très attentivement et aussi de façon prudente», a-t-il dit.À la manière typique des Asiatiques, M.Çhung ne veut rien précipiter.« La seule expérience que nous avons dans les marchés extérieurs est au Canada, où nos voitures se sont jusqu'à présent bien vendues».Il est même persuadé que les objectifs de vente de Hyundai au Canada pourront être atteints avant les échéances prévues.Dans les plans initiaux, il est envisagé que l'usine de Bromont sera en mesure de produire 100 000 voitures par année en 1990, mais M.Chung pensé que ce niveau de ventes sera réalisé avant sur le marché canadien, d'où l'idée d'agrandir l'usine.Et si le marché canadien n'absorbe pas la production , les autos assemblées à Bromont seront vendues aux États-Unis.«Pourquoi limiter notre production dès le départ à un seul marché»?a-t-il lancé.Prudent, M.Chung insiste: « Il faut penser aux événements quand ils se produisent, rien ne sert de se préoccuper avant».M.Chung n'a pas précisé les projets d'expansion qu'il envisage à Bromont.Il n'a pas voulu dire, non plus, dire quel modèle de voitures sera assemblé au Québec.«Nous ne l'annoncerons pas d'avance», a-t-il dit.«Nous le ferons au moment propice», a-t-il précisé.M.Chung a déclaré qu'il n'était pas au courant des critiques soulevées au Canada à la suite des subventions qu'a reçues sa compagnie pour s'installer au Québec, ce qui est une manière très orientale et très polie pour faire savoir qu'il ne veut pas en parler, sinon pour demander: «Quoi, il y a des gens qui ont critiqué notre projet?Il y a des personnes chez-vous qui ne sont pas contentes?».Sur cette question des subvoir HYUNDAI en A 2 Vous voulez acheter ou vendre une maison.et vous avez des questions.Appelez des connaisseurs.842-5011 ROYAL LePAGE I = ŒSTEONŒQOWAÎTREDESOTvINAISSEURS A 2m LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 15 MAI 1986 HYUNDAI SUITE DE LA PAGE A T ventions gouvernementales, qui ont atteint près de $110 millions.M.Chung a dit que n'importe quel État américain aurait été prêt à accorder une aide financière à sa société.«Nous avons compris que dans n'importe quel État américain ou dans chaque province nous aurions reçu la même assistance.Il ne s'agit pas alors d'une subvention spéciale (au Québec)».L'industriel sud-coréen a aussi mentionné qu'il n'y a pas eu d'entente particulière entre sa compagnie et le gouvernement federal pour investir au Canada.Considère encore comme un pays en voie de développement, la Corée du Sud vend ses voitures sans payer de droit d'entrée sur ses produits, ce qui n'est pas le cas du lapon, d'où certaines critiquent soulevées par le* constructeurs nippons.« Votre system* de tarif douanier s'applique à tous les pays dans notre situation, au Brésil et au Mexique, par exemple.Pas seulement à la Corée».Hyundai perdra toutefois son privilège à la fin de l'an prochain.M.Chung a déclaré qu'il n'était pas au courant de la déclaration du président de General Motors, qui a dit que l'usine de Boisbriand était l'une des moins productives de la société.L'adjoint de M.Chung, N.M.Kim a semblé, lui.savoir de quoi il était question puisqu'il a demandé au représentant de LA PRESSE : « Pense/ - vous que l'usine va fermer au Québec».Les salariés sud-coréens sont peu organisés et ils travaillent de longues heures.Hyundai n'a pas d'expérience avec les syndicats canadiens.Sur ce sujet comme sur tant d'autres.M.Chung a répété: «Pourquoi se préoccuper a l'avance, laissons venir les choses et nous agirons en conséquence».CHUNG SE YUNG L'industriel le plus puissant de la Corée du Sud jm SEOUL \u2014 Ses phrases ™ sont courtes, sans propos superflus.Les reparties sont vives el directes, ses gestes aussi.Il marche d'un pas sec et rapide, un peu militaire.Chung Se Yung, le president de la société Ihundai.n'est pas seulement l'industriel le plus puissant de la Corée du Sud, il l'affiche aussi.MAURICE JANNARD envoyé special de LA PRESSE L'entrevue qu'il nous a accordée au siege social de la compagnie, a Séoul, a dure irois heures.Le temps de comprendre tout le respect qu'il impose à ses employes et aux gens qu'il rencontre.Des qu'il entre ou sort de son bureau, le personnel se lève.On ne reste pas-assis quand le grand patron passe.Chaque personne qui croise M.Chung s'arrête immédiatement et fait le salut typique des Coréens a l'égard de leur supérieur .une grande révérence lente et bien marquée.Si M.Chung quitte le bureau pour sortir et va a l'ascenseur, un cordon d'employés se déploie immédiatement le long de son passage.Des adjoints le suivent et s'affairent autour pour lui presenter des feuillets sur les événements de la journée.M.Chung demande un renseignement, un adjoint se précipite en courant dans un bureau pour en ressortir deux secondes plus tard avec les informations voulues.De telles pratiques sont impensables en Amérique du Nord.En Corée du Sud, toutefois, le respect des employés envers le dirigeant de l'entreprise ressemble à l'obéissance martiale et semble aller de pair avec la mentalité de la population.La société Hyundai est le groupe industriel le plus important de ce pays avec des ventes $ 14 milliards cette année.La fabrication de voitures n'occupe toutefois que le troisième rang dans le chiffre d'affaires.La première activité est la construction, puis vient la cimenterie.Hyundai possède également des chantiers maritimes, une alumincrie, une aciérie et une manufacture d'équipement électronique, en plus d'intérêts dans les secteurs des banques et de l'assurance.Il s'agit d'un type de conglomérat comme on en rencontre souvent en Asie, notamment au lapon et en Corée.Le siège social occupe un édifice dans un quartier historique de Séoul, où sont situés les monuments les plus prestigieux.L'édifice Hyundai est à côte du palais Chang-Duk et de ses jardins sacres, ce qui donne un statut privilégié ici au constructeur automobile.Tempête de neige en Alberta n CALGARY (PC) \u2014 Alors \" que les Québécois ont eu l'occasion, hier, de se faire dorer sous un soleil radieux, les Alber-tains se sont retrouves aux prises avec la pire tempête de neige printaniere de leur histoire.De la neige jusqu'aux genoux, accompagnée de vents allant jusqu'à 80 kilomètres de l'heure ont, en effet, frappé la région centre-sud de l'Alberta hier, provoquant des pannes de courant, déroutant les automobilistes et laissant plusieurs régions périphériques dans l'isolement.La tempête, qualifiée par le ministre du transport Marvin Moore de pire tempête printaniere de l'histoire de la province, a complètement paralysé la région au sud de Red Deer, où vivent près d'un million de personnes.Des centaines de voyageurs ont du abandonner les autoroutes obstruées, a indiqué le ministre Moore.Des aéroports ont dû être fermés et des dizaines de localités se sont retrouvées sans électricité, sans chauffage et sans service téléphonique.Rectificatif Des erreurs se sont glissées dans l'article, portant sur la drogue acheminée illégalement par l'intermédiaire des Postes canadiennes, publie hier en page A 4.La responsabilité de l'inspection des envois postaux venant de l'étranger n'incombe pas aux Postes : ce sont des employés des Douanes qui ont cette fonction.Les coupures dans le personnel, au centre de tri de Saint-Laurent, n'ont pas été effectuées aux Postes, mais aux Douanes.Le porte-parole syndical mentionne dans l'article représente les douaniers et non les postiers.HA MÉTÉO *v» 15 ny> 1086 AUJOURO HUI: Min : i Moi.: Tj- C.tl VASIA&E DEMAIN: SE AO Québec m 20 4 01 1st Canada -y '31 So*\" Vc* Mil Au|0wa-ha 20 **jo po> a» ?3 C*t .o'otx ?3 Enjo .ennu 24 £n$o.nuog 23 En».ennu.?0 fnso»e*« 20 EnjolfJl» Ensoleille En**** E-«>leHe ErsoleJle 21 21 21 21 Mji M 17 21 23 19 19 12 10 4 Etats-Unis\t\t\t \tM*.MU.\tMX\t*u.Boston\t7 17 N-OHearti à Toronto.On estime que e prenw ministre et son entourage négligent trop une province qui a quand même donné 58 députés au PC, sa plus grosse victoire de toute l'histoire de la confédération.Quant au ministre chargé de la réorganisation du parti dans la province, M.Roch LaSalle, sa récente maladie l'oblige à ralentir ses activités.Le chef du Parti conservateur doit cependant annoncer d'ici à deux semaines un plan pour l'organisation des conservateurs au Québec et un grand caucus provincial dans la Beau-ce, à la fin de l'été.Les cadres du parti espèrent que cela suffira pour calmer le vent de découragement qui s'Infiltre depuis plusieurs mois dans ses rangs au Québec.Cette nouvelle vient une fois de plus reléguer dans l'ombre la tournée asiatique du premier ministre, au moment où les signes de nervosité se multiplient dans son entourage.Dans les rangs du caucus conservateur à Ottawa, on a tenté de minimiser l'incident.Le député de Du-vernay, M.Vincent Délia Nocef qui s'était vertement fait réprimander pour avoir défendu les salariés de Gulf aux côtés des libéraux et de ses collègues, Mme Biais-Grenier et M.Toupin, a hier reproché à son ancien compagnon d'armes son manque de courtoisie pour M.Mulroney.«Il aurait au moins pu attendre son retour», a-t-il lancé.Il reste maintenant 209 députés conservateurs aux Communes, 39 libéraux, 30 néo-démocrates, deux indépendants et deux sièges vacants, l'un au Québec ( Saint - Maurice ) et l'autre en Alberta ( Pembina ).SYSTEME SUITE DE LA PAGE A 1 tion d'hydrogène, entraînant une réaction incontrôlable.M.Gorbatchev a fait en même temps la louange des équipes de secours et des scientifiques qui sont parvenus à maîtriser le réacteur.« Les conséquences les plus graves ont été évitées, mais naturellement, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, et ce n'est pas le moment de se reposer.Le niveau de radiation dans la zone de la centrale et dans les abords immédiats demeure toujours dangereux pour la santé humaine.» Le chef du PC soviétique a rejeté d'autre part les accusations de dissimulation formulées envers Moscou: «Dès que iîoes eûmes reçu des informations initiales fiables, elles ont été communiquées au peuple soviétique et transmises par la voie diplomatique».À ce sujet, il a suggéré la mise tur pied d'un nouveau mécanisme mondial visant à fournir des informations rapides en cas d'accident nucléaire.Il a offert de plus de rencontrer sans délai le président Reagan, dans une capitale européenne «ou peut-être à Hiroshima», pour discuter avec lui d'une interdiction des essais nucléaires, et a ajouté que Moscou avait décidé de proroger au 6 août son moratoire unilatéral, institué en août dernier.«Il ne faut pas oublier», a-t-il dit, «que dans notre monde où tout est lié, il existe, parallèlement à l'atome pour la paix, les problèmes de l'atome pour la guerre.C'est actuellement l'essentiel.» Les États-Unis avaient refusé de se joindre au premier moratoire et avaient procédé à de nouveaux essais.Gorbatchev avait mis fin au moratoire en avril, mais aucun essai soviétique n'a été annoncé par la suite.On estime, de source diplomatique occidentale, que cette prorogation a pour objet de limiter la détérioration de l'image de l'URSS \u2014 et celle de Gorbatchev lui-même \u2014 qu'a provoquée à l'étranger le drame de Tchernobyl.Critiquant en outre la façon dont l'Occident a réagi à la catastrophe de Tchernobyl, le no I soviétique a souligné que cet événement «était devenu une sorte de test de la moralité politique du monde».Évoquant tout particulièrement les États-Unis, les pays dé l'Otan et leur presse, il a déclaré: « Ils ont lancé une campagne anti-soviétique sans retenue.Nous avons été confrontés à une véritable montagne de mensonges \u2014 des mensonges malhonnêtes et pernicieux \u2014 et le public international doit être mis au courant de ce fait.» M.Gorbatchev a également critiqué les dirigeants des sept pays les plus industrialisés qui, au Sommet de Tokyo, avaient manifesté leur inquiétude quant au traitement de la catastrophe de Tchernobyl par les Soviétiques.«Par contre», a-t-il dit.«ils se sont abstenus d'évoquer le contrôle des armes nucléaires et d'autres questions majeures.» T»ut en reprochant aux États-Unis «et à leurs alliés les plus zélés \u2014 je voudrais mentionner en particulier la RFA ».l'hostilité dont ils avaient fait preuve dans cette affaire, M.Gorbatchev a tenu à exprimer sa gratitude aux médecins américains Robert Gale et Paul Terasaki, qui se sont rendus à Moscou pour participer au traitement des victimes des radiations, ainsi qu'aux « milieux d'affaires occidentaux» qui ont offert leur assistance.l*\\SgAtâ 8 16 19 26 33 45(10)\t La Quotidienne àhiiih!Î!res Tirage d'hier 939\tà quatre chiffres 1081 IVRESSE SUITE DE LA PAGE A 1 tels les officines gouvernementales, les transports publics, les lieux fermés de rassemblement, les garderies, les salles d'attente et les établissements de santé.Des amendes sont prévues pour les contrevenants (jusqu'à $200) et pour les organismes en autorité reconnus coupables de laxisme (jusqu'à SI 000); ¦ divers projets de loi touchant le monde municipal et permettant notamment aux cités, aux villes et aux corporations municipales de confier à l'entreprise privée l'exploitation d'installations d'assainissement des eaux.Cela a déjà été expérimenté dans certaines municipalités.En outre, le gouvernement Bourassa a fait savoir qu'il compte déposer, probablement aujourd'hui, le projet de lot «sur l'admissibilité à l'enseignement en anglais de certains enfants» susceptible, espère-1-on.de résoudre le problème des illégaux.Si tout cela n'a pas fait beaucoup de bruit, le ton a considérablement monté lorsque, revenant à la charge pour une deuxième journée consécutive, le chef de l'opposition a tenté d'obtenir du premier ministre des précisions sur les positions constitutionnelles du gouvernement libéral.De ces échanges, il se dégage que le premier ministre s'en tiendra, dans ses négociations avec Ottawa, au prérequis qu'il a déjà énoncé: que la reconnaissance du Québec comme société distincte \u2014 ou peuple distinct, on y reviendra\u2014 soit inscrite dans le préambule de la constitution.M.Robert Bourassa espère que le préambule forcera le pouvoir fédéral à reconnaître au Québec des responsabilités exclusives précises, notamment en matière linguistique.Mais il s'agit d'une position que le chef de l'opposition a déjà qualifiée de «jurisprudence-fiction».Hier, M.lohnson a à nouveau enfoncé ce clou.11 a interrogé: «Le premier ministre ne croit-il pas qu'il devrait accompagner toute revendication du caractère spécifique du territoire québécois de revendications sur les pouvoirs de cette assemblée en matière de langue, ou est-ce qu'il préfère plutôt attendre une hypothétique jurisprudence, dans quinze ans?» De même, M.lohnson a-t-il suggéré que, pour le premier ministre, «il n'y a pas de différence entre société, communauté et peuple distinct?» «|e n'ai pas pu apporter \u2014 avoir su.je l'aurais fait- \u2014 le dictionnaire Le Petit Robert qui aurait pu nous éclairer sur ce point», a répondu M.Bourassa, déclenchant l'hilarité dans les rangs libéraux.3 Le premier ministre a ensuite déclaré que «quelle que soit la terminologie utilisée, nous exigeons que le Québec soit reconnu comme une entité juridique distincte et qu'alors, nous avons l'impact politique désiré».N cam moins, c'est à partir de ce moment que la sauce s'est gâtée.Décidément très habile dans l'art de piquer au vif son vis-à-vis, M.Bourassa a lancé: «En écoutant le chef de l'opposition, je pensais à une remarque d'un ancien premier ministre italien, M.Andreoti, qui disait: le pouvoir use d'abord ceux qui ne l'exercent pas ! » Soulignons qu'à ce moment, l'ambassadeur d'Italie, Valerio Brigante Colonna, se trouvait dans les galeries réservées aux visiteurs.«J'espère que son Excellence ne me contredira pas», a d'ailleurs ajouté M.Bourassa.La réaction n'a pas tardé.«Est-ce'que le règlement permet au premier citoyen du Québec de se comporter en clown à la période des questions»?s'est demandé le leader de l'opposition, M.Guy Chevrette.Les esprits se sont ainsi échauffés jusqua ce que M.Pierre Marc Johnson, visiblement excédé, en vienne a prononcer des paroles qui se sont vite retournées contre lui: «Le pouvoir échappe vite à ceux qui ne savent pas quoi faire avec ! » La sentence a plongé les dé^ pûtes libéraux \u2014 qui ont tout de suite pensé aux trois courts mois de pouvoir de M.Johnson \u2014 dans une joie sans nom.Celle-ci s'est manifestée par une exubérance dont la vigueur a longuement résisté aux appels à l'ordre répètes du président de l'Assemblée nationale, M.Pierre Lorrain.«Tout le monde sait que les Oilers d'Edmonton ont perdu lorsqu'un dénommé Smith a score dans son propre filet», â commenté le premier ministre dans la cohue générale.Sur les banquettes de l'oppo-\u2022sition, la consternation régnait: on se frottait nerveusement les mains en regardant ailleurs et en espérant que le tumulte relègue aux oubliettes la phrase malheureuse du chef.Pourtant plein de bonnes Intentions, celui-ci entendait préparer ainsi le terrain pour une motion débattue en fin d après-midi en Chambre, et demandant au gouvernement de mettre fin aux tergiversations en matière linguistique et de garder intacte la Loi 101.«Le refus du premier ministre de répondre à nos questions en matière constitutionnelle est lié à l'incertitude qu'entretient le gouvernement sur la 3£f !°.nJ'Vg>listi>!(-.3 i '.outrai m Il'uu C - \"\"\u2022',v \"\".\"\"\t\t\t ÊAsp «s* ta chrof Wà 9ÏÏ HEURES D'OUVERTURE DES MAGASINS SIMPSON DU LUNDI AU MERCREDI: JEUDI VENDREDI: SAMEDI CENTRE-VILLE 10h à18h 10h à 21h 9h à 17h SUCCURSALES 9h30 à18h 9h30 à 21 h 9h à'17h RENDEZ-VOUS AU MAGASIN SIMPSON LE PLUS PRÈS DE CHEZ-VOUS: CENTRE-VILLE.FAIRVIEW, ANJOU.LAVAL ET ST-BRUNO."]
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