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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-04-24, Collections de BAnQ.

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[" INFORMAlFIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1986 LA RÉFORME DE L'AIDE SOCIALE Paradis promet de tenir compte des cas particuliers I QUEBEC (PC) - Le mi-nistre du Travail Pierre Paradis a insisté hier sur le fait que la réforme du système d'aide sociale qu'il souhaite entreprendre dans les prochains mois tiendra compte des cas particuliers qui se présenteront.Répondant aux questions du député péquistc de Verchères lean-Pierre Charbonneau, le ministre Paradis a promis que sa réforme prendrait notamment en compte les disparités régionales.M.Paradis avait annoncé, la veille, que l'actuel système d'aide sociale serait scindé en deux programmes : l'un pour les inaptes au travail et l'autre, dénommé APTE, pour Action positive pour le travail et l'emploi.Le critère de calcul des prestations d'aide sociale sera dorénavant l'aptitude au travail, et non plus l'âge du bénéficiaire.Les moins de 30 ans pourront toucher les mêmes prestations d'aide sociale que leurs aines, à condition de participer, eux aussi, à l'un des trois programmes gouvernementaux de réinsertion sociale : les stages en entreprises, les travaux communautaires et le rattrapage scolaire.Le programme de réinsertion suscite des interrogations H Tant le Conseil du patro-™ nat du Québec (CPQ), que les centrales syndicales et le Front commun des assistés sociaux se demandent où veut en venir le gouvernement Bourassa avec son programme de réinsertion sociale des bénéficiaires de l'aide sociale.FRANCOIS FOREST Gyslain Dufour du CPQ dit: « D'accord, tout le monde est sur le même pied, le bénéficiaire de 18-20-40 ou 50 ans devra démontrer qu'il est inapte au travail et verra ses subsides augmenter en conséquence s'il l'est.Nous ne connaissons pas.par ailleurs, les montants qui lui seront versés.Ce qui nous (CPQ) laisse songeur, c'est comment le gouvernement va s'y prendre pour créer des stages dans les entreprises et favoriser des travaux communautaires dans des régions où il n'exite pas d'entreprises et où l'aide sociale est présente.C'est en fait le prolongement des programmes de l'ex-ministre Pauline Marois.Mais quand il n'y a pas d'entreprises, il n'y a pas d'emploi; il n'y a donc pas de stages.Non, ajoute-t-il, nous n'avons pas été consultés, mais ça ne m'étonne pas parce que c'est le lancement d'un programme.Peut-être que dans les prochaines semaines, nous serons avises.Le danger, c'est de fatiguer nos entrepreneurs avec ces programmes de relance.» Pour le président de la CSN, Gérald Larosc, le fait que la discrimination selon l'âge disparaisse avec le plan du ministre Pierre Paradis (Main-d'oeuvre et Sécurité du revenu) entraînera une « culpabilisation des assistés sociaux qui ne sont pas â l'ouvrage ».Selon lui, le ministre du Trésor québécois Paul H.Cobeil tente de récupérer « des sous sur le dos des bé- néficiaires, quand, précise-t-il, le rapport Nielson (fev.86) et la Commission MacDonald (sept.85) révèlent qu'à peine 5 p.cent des assistés sociaux fraudent le gouvernement.Présentement, le Québec compte 411 000 assistés sociaux dont 300 000, selon le gouvernement, ne devraient pas être du nombre: le gouvernement Bou-rassa a-t-il 300,000 emplois à offrir?» Le président de la Centrale a tenu à préciser: « On tente par ce principe de faire croire à la population que les assistés sociaux sont des fraudeurs et des irresponsables.Le gouvernement va mettre sur pied une brigade d'inspecteurs pour faire le ménage là-dedans.Ca va coûter cher.Ça ne créera pas d'emplois.C'est une économie de quelques millions sur le dos des bénéficiaires ».Louise Leboeuf du Front commun des assistés sociaux prétend quant à elle que ces coupures dans l'aide entraîneront « le défilé des pauvres ».Parlant des 300 000 personnes qui risquent de voir leurs prestations annulées, elle explique que c'est un mythe de faire croire que l'on va mettre tout ce monde à l'ouvrage, tout simplement parce qu'il n'existe pas de politique d'emploi.On abaisse le pourcentage d'impôts des grandes entreprises, des hauts salariés, sans qu'il y ait le moindre contrôle.En fait les inspecteurs de Bourassa (les Bouboumacoutcs comme elle surnomme l'escouade de fonctionnaires) tentera de faire préciser à tous les bénéficiaires leur état de pauvreté.Comme avant les années 70 ».André Giroux d'Action Chômage estime pour sa part que les « travaux communautaires comme lés stages dans l'entreprise, constituent pour les entrepreneurs un puits d'employés à rabais».Gilles Rhéaume Michael Goldbloom Michael Palumbo Denise Leblanc-Bantey L'intégration des élèves « illégaux » choque et rassure H| Si la décision du ministre ™ de l'Education, Claude Ryan, de « légaliser » la présence des élèves dits « illégaux » dans les écoles anglaises a été reçue avec une vive satisfaction par les milieux minoritaires, elle a en revanche provoqué la colère des mouvements nationalistes.MARIO FONTAINE Chez les premiers, on se félicite que le sort de ces quelque I 500 élèves soit enfin réglé, après presque dix ans d'une guérilla scolaire avec le gouvernement québécois.Ces élèves avaient été inscrits à l'école anglaise à rencontre de la Loi 101.Ils ont pu gravir les échelons grâce à la complicité des directions d'écoles et des enseignants.Les seconds se montrent au contraire très sévères à l'endroit du gouvernement Bourassa, soutenant qu'il a une fois de plus cédé aux pressions des anglophones.« Cette décision confirme que le Parti libéral encourage la désobéissance civile au chapitre linguistique », affirme ainsi le chef du Parti indépendantiste Gilles Rhéaume, selon qui cet effritement de la Loi 101 marque la fin de la paix linguistique.La présidente du Rassemblement démocratique pour l'indépendance, Denise Leblanc-Bantey, abonde dans le même sens.« En accordant l'amnistie aux \"illégaux\", dit l'ancienne ministre péquistc, le gouvernement Bourassa envoie des signaux à l'effet qu'au Québec les lois peuvent être violées impunément.Ainsi, après avoir fait un clin d'oeil complice aux entreprises à l'égard de l'affichage bilingue, on se prépare à récompenser les commissions scolaires qui, depuis 1977, refusent de respecter la loi ».« Un geste humain > Au fil des ans, il y aurait eu environ 1 500 de ces élèves à fréquenter l'école anglaise, sans que leurs parents aient eux-mêmes suivi leur cours primaire en Un projet de loi avant le 15 mai de notre bureau de Québec HI QUÉBEC \u2014 Le premier mi-\u2014 nistre Robert Bourassa n'a pas voulu ajouter quoi que ce soit, hier, au dossier des 1,500 étudiants « illégaux », inscrits à l'école anglaise malgré les dispositions de la Loi 101.Répondant à une demande de détails à ce sujet, formulée par le chef de l'opposition, Pierre Marc lohnson, M.Bourassa a indiqué que « un projet de loi sera déposé dans les jours qui vont suivre, de toute manière avant le 15 mai » concernant ce dossier.D'autre part, le premier ministre a annoncé que serait dépose dès demain le rapport Rondeau, qui proposerait l'amnistie totale pour ces élèves.Selon Pierre Marc Johnson, il s'agirait d'une « prime a l'illégalité qui serait de nature à pénaliser tes milliers d'enfants et de parents qui, eux ont respecté la Loi 101 ».M.Bourassa n'a pas confirmé ni infirmé cette possibilité d'amnistie, annoncée par le ministre de l'Éducation, Claude Ryan.Le premier ministre a simplement déclaré que le projet de loi à venir tiendrait compte « de l'intérêt collectif, des droits individuels, de l'ensemble des ) Robert Bourassa principes qui doivent nous guider dans la rédaction des lois ».Quant au ministre responsable de la Loi 101, Lise Bacon, elle a ajouté que « M.Ryan aura à discuter de cette question avec les autres membres du conseil du ministre.Pour l'instant, je préfère ne pas commenter ».anglais au Québec comme l'exige la loi.Pour Giuseppe Sciortino.porte-parole de la Filef (Fédéra-lion italienne des travailleurs, immigrés et leurs familles), le problème devait être réglé de façon humanitaire.Cela aurait pu être fait plus facilement et plus vite, ajoute-t-il toutefois, par exemple en intégrant ces élèves aux écoles françaises après un séjour en classes d'accueil.Président du Congrès national des Italo-canadiens, région du Québec, (oseph Morselli espère que cette amnistie ne relancera pas un nouveau débat linguistique.« |e souhaite que ce soit perçu comme la solution à un problème passé, pas comme le début d'un autre problème », déclare M.Morselli.À l'instar de M.Sciortino, il estime que le français a fait d'importants progrès dans la communauté italienne, où « le Québec français est aujourd'hui accepté à 100 p.cent ».« Nous sommes très heureux de cette décision, qui a bien tardé à venir », lance pour sa part Leo Fernandes, de la Fédération des enseignants anglo-catholiques de Montréal.Ce sont ces professeurs qui, surtout vers 77-78, avaient accueilli les contrevenants à la loi.Les enseignants héritaient en général d'un ou deux élèves supplémentaires par classe, qu'ils traitaient comme les autres.Il existe aussi certaines classes composées uniquement d'illégaux.Ces élèves ont fait les mêmes travaux, passé les mêmes examens.On leur a confectionné des bulletins en tout point identiques à ceux de leurs camarades, a cette différence près qu'ils n'étaient pas acheminés à la commission scolaire et n'ont donc jamais été reconnus par le ministère de l'Éducation.C'est surtout à la CÉCM que se retrouvent les illégaux, dont le nombre total oscillerait autour de 1000 à I 200.Michael Palumbo, président de l'Association provinciale des enseignants catholiques (PACT): « Cela a représenté un fardeau accru pour nos membres.Nous ne le regrettons pas, mais on ne s'impliquera pas à nouveau dans l'avenir dans ce genre de situation ».Pas question, donc, de reprendre le mouvement pour ceux qui voudraient, par exemple, passer outre à la « clause Canada ».En vertu de cette dernière, imposée par la Cour suprême et que Québec veut appliquer, il suffira qu'un parent ait étudié en anglais n'importe où au Canada pour pouvoir inscrire son enfant à l'école anglaise ici.Selon le président d'Alliance-Québec, Michael Goldbloom, le gouvernement libéral adopte une approche « humaine et réaliste » dans ce dossier.Il ne croit pas lui non plus que cette amnistie provoque un mouvement de désobéissance auprès des futurs élèves.« Les gens qui arrivent au Québec maintenant connaissent les règles du jeu avant de venir.Il est temps de fermer ce chapitre ».Francisation: il reste des efforts à faire, estiment les Québécois 1 La majorité des Québécois ™ estiment qu'il reste encore des efforts à faire pour garantir le caractère français du Québec, indique un sondage mené l'automne dernier.ANDRÉ NOËL_ Les Québécois voient ainsi d'un bon oeil la Charte de la langue française \u2014 ou Loi 101 \u2014, affirme un sondage du Centre de recherche sur l'opinion publique publié dans le dernier bulletin CROP-Focus Canada.L'enquête, menée par entrevue à domicile entre le 18 novembre et le 11 décembre, démontre que 61 p.cent des 602 répondants sont en désaccord avec l'énoncé voulant que « la francisation du Québec a atteint son développement maximum et qu'il n'est pas possible de franciser davantage.» Une proportion identique croient que la volonté politique de promouvoir le français continuera d'exister.Une majorité relative,(46 p.cent) estiment par ailleurs que la situation du français au Québec s'est améliorée au cours des cinq dernières années, en bonne partie grâce à la Loi 101.Près de quatre répondants sur 10 (37 p.cent) disent que la situation est restée stable.Seulement 13 p.cent pensent qu'elle s'est détériorée.La vaste majorité des adultes québécois (85 p.cent) sont d'accord avec l'énoncé selon lequel « il était temps que le gouvernement permette aux Québécois de travailler en français », quand il a adopté la Loi 101 en 1977.La majorité des anglophones du Québec (62 p.cent) sont aussi d'accord.Dans l'ensemble, huit Québécois sur 10 (79 p.cent) approuvent les interventions de l'ancien gouvernement péquistc dans le domaine de la langue de travail.La Loi 101 précise que les employés d'organismes dans certaines catégories d'activité et de certaines dimensions doivent travailler en français.Cette disposition reçoit un accueil très favorable chez les francophones (88 p.cent), mais ce n'est pas le cas chez les anglophones ( 30 p.cent ).Même si 76 p.cent des Québécois croient que toute personne demeurant au Québec devrait parler français, les deux tiers des répondants (65 p.cent) croient que l'anglais demeurera inévitablement la langue des affaires et de la finance au Québec.Enfin, 60 p.cent des Québé- cois sont en désaccord avec l'énoncé selon lequel la Loi 101 n'était pas du tout néces-saiie et qu'on aurait atteint les mêmes résultats par la persuasion et en faisant appel à la bonne volonté des anglophones.La maison CROP effectue ce sondage tous les automnes depuis le début des années 80 pour quelques abonnés, dont l'Office de la langue française.Les abonnés ne sont pas censés divulguer les résultats, mais Le Devoir a pu les publier, hier.Le directeur des services à la clientèle de l'OLF, Jean-Yvon Houle, a souligné que la proportion de Québécois qui estiment que la situation du français s'est améliorée (46 p.cent ) était à peu près la même en 1982 ( 49 p.cent), mais avait diminué en 1984 ( 38 p.cent ).LE PROJET DE LOI C-91 La concurrence, non la concentration tm OTTAWA (PC) \u2014 Le pro-\u2014 jet de loi C-91 ne s'attaquera à la concentration que lorsqu'elle entraînera une diminution de la concurrence.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre de la Consommation et des Corporations Michel Côté, alors qu'il comparaissait devant un comitélégislatif chargé de l'étude du projet de loi constituant le Tribunal de la concurrence et modifiant la Loi relative aux enquêtes sur les coalitions.«c Le projet de loi C-91 concerne la concurrence, et non pas la concentration, a-t-il répété à plusieurs reprises.Nous n'interviendrons que si la concentration entraine une diminution de la concurrence, sans entraîner une augmentation d'efficacité ».La question a été soulevée au comité par le député libéral AndréOuellet et le député néo-démocrate David Orlikow, qui s'inquiétaient de la récente vague de fusions et de prises de contrôle qui contribuerait à concentrer le pouvoir économique entre les mains d'un petit nombre de personnes.« Que contient ce projet de loi qui fasse cesser ces prises de contrôle?», a demandé M.Orlikow.« Le projet de loi C-91 ne vise pas directement la concentration, a répliqué M.Côté.Il vise avant tout à favoriser la concurrence ».Le projet de loi instituera un tribunal qui aura le pouvoir d'examiner les fusions d'importance et d'empêcher les pratiques, fusions, abus de pouvoir ou autres, restreingnant la concurrence.DANS LE CADRE DU e 20 ANNIVERSAIRE DU METRO CKVL et la vous invitent à la S.T.CliM TERRASSE MarkTen à la station de métro Verdun \u2014 mezzanine VENDREDI ENTRE 5 h 3011 8 h 33 r AU MENU Jus d'orange et l'émission de Jean Cournoyer en direct.ft r I IA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1986 B 2« EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEl directeur de I information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Négocier avec autorité Le Sénat américain a lancé un sévère avertissement au président Reagan avant de l'autoriser à négocier un nouvel accord commercial avec le Canada.M.Reagan a, néanmoins, obtenu ce qu'il voulait: il peut mener les négociations comme bon lui semble sans trop se soucier des multiples opinions et sauts d'humeur au Congrès.Son seul souci du côté législatif sera de faire accepter un accord éventuel; mais ce processus sera facilité par le fait que le Congrès vient de renoncer à son droit d'amender cet accord, et dans ses grandes lignes, et dans ses moindres détails.Il ne pourra que l'adopter ou le rejeter.Le Canada peut se féliciter que les États-Unis soient maintenant prêts à négocier sérieusement.Il faut cependant reconnaître qu'Ottawa n'est pas dans une situation aussi avantageuse que Washington.Le gouvernement fédéral a bien plaidé sa cause auprès des Américains, depuis le sommet Muironey-Reagan à Québec, il y a un an, jusqu'au refus de M.Mulroney ces derniers jours d'accepter des conditions préalables.Par contre, Ottawa n'a pas fait le même bon travail que Washington dans ses préparatifs internes: M.Mulroney est bien loin de jouir d'un mandat aussi large que celui que vient d'obtenir M.Reagan.Il faut notamment regretter que la question de la participation des provinces à la préparation des négociations, voire aux négociations elles-mêmes, n'ait pas été résolue de façon satisfaisante par Ottawa.L'autorité que recherchait avec raison le président Reagan a pour but d'éliminer autant que possible les considérations trop strictement régionales de négociations internationales.Si un traité commercial avec le Canada était soumis à la procédure normale du Congrès, il risquerait d'en sortir méconnaissable après un déluge d'amendements pour tenir compte de préoccupations purement locales.Le Canada n'aurait alors d'autre choix que de rejetter un texte qu'il n'aurait pas négocié.Faute d'un accord explicite avec les provinces, c'est Ottawa qui risque de devoir revenir sur une parole donnée aux États-Unis.Ottawa pourrait à bon droit rejeter les prétentions des provinces d'amender un accord signé avec les États-Unis.Ce n'est toutefois pas l'avis de toutes les provinces dont certaines estiment avoir un droit de veto à l'égard d'un accord qui empiéterait sur le domaine de la politique économique provinciale.C'est une situation très malaisée pour le gouvernement fédéral.Il va entreprendre des négociations avec un partenaire qui peut présenter des positions cohérentes et qui se propose, nous venons de le voir, de céder le moins possible; mais il devra toujours se méfier que l'une ou l'autre province lui coupe l'herbe sous les pieds.Il faut aussi se demander si le président Reagan voudra négocier sérieusement avec un gouvernement qui ne peut pas garantir fermement qu'un accord, après ratifications par le Parlement, sera respecté dans l'ensemble du pays.La crainte de voir certaines provinces se dérober aux obligations d'un accord était, du reste, le sujet de la première condition que les sénateurs récalcitrants voulaient imposer au Canada.Il est maintenant important qu'Ottawa affirme son autorité unique sur les négociations d'un accord commercial avec les États-Unis.Cela n'exlut pas, bien sûr, la participation très active des provinces à la politique commerciale, mais la décision finale et la responsabilité ultime d'un accord relèvent du gouvernement fédéral et du Parlement.Si Ottawa ne met pas les points sur les i à ce sujet, il sera incapable de négocier avec force et Washington risque de se désintéresser de discussions qui pourraient devenir futiles.Frédéric WAGNIÈRE Une incitation au retour au travail Le gouvernement libéral a décidé de passer à l'action et de réformer les programmes d'aide sociale.Il était grand temps, en effet, que l'on se penche sur cette question afin de faciliter, dans la mesure du possible, la réinsertion sociale de cette catégorie de citoyens.La volonté exprimée mardi par le ministre du Travail, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, M.Pierre Paradis, devant la commission parlementaire chargée d'étudier les crédits de son ministère, est rassurante.Et elle correspond à une attente de l'ensemble de la population.D'abord, le gouvernement Bourassa va corriger une injustice criante.La parité des allocations de survie sera assurée aux moins de trente ans.Les libéraux entendent ainsi respecter rengagement pris lors de la campagne électorale à ce sujet.Ce qui mettra un terme à cette forme de discrimination.C'est bien.Mais une autre mesure très importante a aussi été mise de l'avant.Désormais, tous les bénéficiaires «aptes» à travailler devront participer à des programmes de réinsertion sociale s'ils veulent continuer à toucher le plein montant des prestations.M.Paradis a aussi fait état de la détermination du gouvernement de faire en sorte que les prestations de bien-être social destinées aux personnes dans le besoin et inaptes au marché du travail soient révisées à la hausse afin de leur permettre de «vivre un peu et non plus simplement d'exister».Devant les membres de la commission parlementaire, le ministre a communiqué des statistiques inquiétantes.Il existe actuellement au Québec 410 758 ménages, soit 683 287 personnes, qui doivent compter sur l'aide sociale pour vivre.Il y a dix ans, le nombre de couples jouissant de l'aide sociale n'était que 207 200.Ces chiffres ne tiennent pas compte des travailleurs qui touchent des prestations d'assurance-chômage.Selon le ministre, la majorité de ces personnes étaient inaptes au travail en 1975.Aujourd'hui, 147 616 ménages de moins de 30 ans, soit 116 199 personnes, sont considérées comme récupérables.Cette population inactive coûte cher au trésor public.À chaque jour, le Québec verse $12 millions en indemnités, soit un peu plus de $2 milliards par année, ce qui représente environ 8 pour cent des dépenses de l'État.M.Paradis a donc raison de vouloir corriger cette situation.Il veut proposer des politiques visant à inciter les gens à retourner au travail ou à parfaire leur éducation tout en tenant compte des contextes régionaux et des réalités des grands centres comme Montréal et Québec.Les détails du programme appelé Action positive pour le travail et l'emploi «APTE» seront présentés sous forme de législation devant l'Assemblée nationale à l'automne.Il espère que celle-ci pourra être adoptée avant l'ajournement des travaux parlementaires, le 21 décembre.Une période de temps assez longue qui permettra aux groupes intéressés de débattre la question et de faire valoir leurs points de vue au gouvernement Bourassa.Jacquet BOUCHARD / ,.,ffrA4aer/.vous vbitécfys I A LA P#UT,'é?û£r JPêèÇ &/ (Tous droits réservés) Jean-Guy Dubuc Et si la Croix-Rouge n'existait pas.Genève, en Suisse, mardi 15 avril dernier, 9 heures du matin: dans les locaux de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, une fébrilité mal contenue se répand.On a appris la nouvelle du raid américain sur Tripoli, on se doute bien qu'il y a des victimes mais on ne peut encore déterminer l'ampleur des dégâts.Aura-t-on besoin, là-bas, de l'aide de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge?L'événement est sur toutes les lèvres.Mais d'une façon très particulière, unique: on n'utilise pas des références politiques mais strictement humanitaires.On ne se demande pas si les Américains avaient raison de lancer des avions qui détrui-raierft des quartiers militaires et d'autres civils; on ne dit pas si le général Kadhafi mérite le sort qu'on lui fait; on ne se préoccupe ni de.victoire ni de défaite.Là, à la Croix-Rouge de Genève, on ne pense qu'aux victimes des désastres et des guerres.À dix heures, réunion de toute l'équipe de l'information.Pierre Gravel, journaliste de LA PRESSE présentement rédacteur en chef de la revue de la Ligue, fait partie de l'équipe.Il fait la lecture des dépêches d'agences qui traitent de I évé- nement libyen.On ne connaît toujours pas le nombre de victimes.On s'informe, on guette, on tend l'oreille, on attend.Lors du dernier tremblement de terre qui a secoué le Mexique, Gravel était parti, aux petites heures du matin, seulement cinq heures après l'annonce de la catastrophe, pour aller sur place organiser l'aide aux sinistrés.Il accompagnait le plus grand spécialiste de ces questions depuis une vingtaine d'années, celui auquel toutes les agences d'aide accordent leur confiance et leur appui, M.|.Vittani, qui est aussi chef du département des Amériques aux bureaux de la Ligue.Il est toujours prêt à partir, chaque fois qu'une Société locale le demande.Car c'est ainsi que fonctionne la Ligue: elle répond aux appels que peut lui lancer l'un ou l'autre de ses 137 bureaux membres à travers le monde.Au Canada, on ne connait que la Croix-Rouge; mais il est évident que le signe n'a que peu d'attrait en pays musulman, pour qui la charité organisée se représente mieux par le croissant.La Ligue est au-dessus des politiques, des affrontements idéologiques et de tout ce qui divise les humains.C'est pourquoi elle ne transige jamais avec les gouvernements, elle ne fait que ré- pondre aux Sociétés locales.La Croix-Rouge protège sa neutralité de toutes les façons.On connait mal la Croix-Rouge.Pour nous, elle représente un organisme collecteur de sang.Parfois, on aperçoit, surtout au petit écran, son signe sur des camions, sur des secours ou des auxiliaires accourus sur des lieux sinistrés.Quand on lit le rapport de ses activités, quand on écoute ceux qui dirigent les 380 permanents de Genève au seul bureau de la Ligue, quand on découvre le Comité international et ses responsabilités personnelles, on découvre alors un monde que l'on devrait mieux connaître et comprendre à cause de l'immense rôle qu'il joue dans la détresse de la terre, l'ai personnellement saisi ce monde en le visitant sur place.Il faut distinguer: la Croix-Rouge internationale comprend trois entités distinctes sous un même symbole.Il y a le Comité international de la Croix-Rouge (C1CR), .créé en 1963, institution essentiellement suisse, gardien et promoteur des conventions de Genève, intervenant uniquement auprès des victimes de conflits armés.Il y a la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge cl du Croissant-Rouge, créée en 1919, qui travaille au développement des Sociétés membres et joue un rôle opérationnel de premier plan dans tous les cas de désastres.Et il y a ces Sociétés membres elles-mêmes, celles qui agissent, avec leurs membres bénévoles, pour répondre aux besoins divers de leurs propres pays.Un monde d'intervenants à tous les niveaux.La Croix-Rouge est donc un symbole d'assistance en temps de guerre comme en temps de paix.Ce n'est pas partout qu'on peut trouver, dans notre univers malade, ces principes d'humanité, d'impartialité, de neutralité, d'indépendance, de caractère bénévole, d'unité et d'universalité.Qui oserait, aujourd'hui, inventer ces règles de vie?Si la Croix-Rouge n'existait pas, qu'est-ce qui pourrait la remplacer?Pas les gouvernements, pas les simples bonnes volontés, pas des équipes de mercenaires payés.La question doit se poser cependant à un au-tre niveau: si le bénévolat n'existait pas, si la générosité organisée n'existait pas, si la préoccupation humanitaire structurée n'existait pas?La Croix-Rouge compte deux cents millions de membres dans le monde et des dizaines de milliers d'employés: ils représentent l'espoir de ceux qui ont toutes les raisons de désespérer.Pages difficiles à arracher Le président de l'Autriche, M.Rudolf Kirchshlaeger, après avoir examiné plusieurs éléments du dossier M.Kurt Wald-heim, ancien secrétaire général de l'ONU et candidat à la présidence au cours d'élections qui doivent avoir lieu le 4 mai, refuse de juger celui qui, depuis plusieurs semaines, est l'objet d'attaques incessantes de la part du Congrès juif et d'une campagne dans les médias, pour son rôle durant la guerre.Le président s'en remet au verdict de l'électoral.Sa parole aurait pu torpiller irrévocablement la candidature de M.Waldheim.Celui-ci se montre satisfait de ce qu'il interprète comme un acquittement.Il est difficile de deviner comment tout ce tapage est perçu en Autriche même.D'après ce qu'on sait, ta jeunesse est profondément troublée par une sage d'histoire qu'elle n'a pas vécue, qu'elle n'a certainement pas signée, au point de se détourner des hommes politiques, de la politique elle-même et de ses ténébreuses besognes.Ce n'est pas un résultat heureux, et ce n'était sans doute pas le résultat recherché par les auteurs de tant de troublantes révélations.Mais quel était donc, exactement, le résultat poursuivi?Abattre un candidat, au risque d'encourir le reproche d'intervention abusive dans le déroulement d'élections démocratiques, au cours desquelles les étrangers n'ont naturellement pas le droit de vote?Abaisser l'ONU, dont M.Waldheim a été pendant si longtemps (deux termes) l'une des figures de proue?«Si j'étais dans la position de procureur, a dit le président Kirchshlaeger, je n'aurais pas fait poursuivre M.Waldheim devant un tribunal ordinaire sur la base des preuves qui me sont présentées.* Les plus ardents pourfendeurs de M.Waldheim, en Amérique notamment, n'ont pu eux-mêmes prouver que l'ancien secrétaire général était coupable de crimes de guerre.L'ennui est que M.Waldheim, comme tant d'Autrichiens (pour ne rien dire de millions d'autres qui n'étaient pas autrichiens) a cru en la victoire de l'Allemagne hitlérienne, qu'il s'est trouvé personnellement en fort mauvaise compagnie, qu'il a mis beaucoup de temps et de mauvaise volonté à l'admettre.Que son association, plus ou moins directe, avec les bouchers de l'humanité soit retenue contre lui par ceux qui ont toutes les raisons de n'avoir pas oublié le génocide n'étonne pas.Mais le dossier Waldheim n'est intelligible que si on le restitue à l'histoire contemporaine de l'Autriche, à l'Anshluss, à la montée et au triomphe provisoire du nazisme.Il fallait assassiner Hitler en temps utile.Conscients jusqu'à l'angoisse du danger que représentait cet homme, des éléments du Parti catholique allemand (le Centrum) envisagèrent d'abattre le dictateur.Que de souffrances le «crime» aurait épargnées à l'univers! Les génocides ne se laissent pas aisément oublier.Quelle qu'en soit l'origine.Dans le cadre d'un programme étudié pour l'ensemble du Canada, la communauté arménienne de Montréal annonce une soirée commemorative, dimanche le 27 avril, à la salle Claude-Champagne, 220, rue Vincent-d'Indy.Pour marquer le 71e anniversaire de l'un des crimes les plus hideux contre l'humanité: le génocide de 1,5 million d'Arméniens.Ce crime fut planifié et mis à exécution entre 1915 et 1918 par le gouvernement turc de l'époque.Dans 150 ans, les juifs, quant à eux, commémoreront encore l'holocauste.Entre-temps, avec ou sans Waldheim, l'Autriche a le droit de vivre.Ouy CORMIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1986 9 TRIBUNE \u2022 B 3 Il y a pourtant du talent au Québec Suite à la décision du CRTC de diminuer le quota de diffusion de musique francophone pour cause de pénurie de matériel de qualité dans ce domaine.Suite aux lamentations répétées des professionnels de l'industrie du spectacle lorsque revient le gala de l'ADISQ, alors qu'on continue à appliquer des recettes à l'américaine qui s'avèrent selon leur propre aveu un échec à chaque année.Suite à une série d'articles sur les problèmes de la chanson déplorant une insignifiance dans les textes et le manque de talent de la relève au Québec.Permettez à des auteurs-compositeurs et interprètes de la relève d'utiliser ces pages pour se faire entendre puisque c'est le seul espace qu'il leur reste.Il y a du talent au Québec et on le trouve, entre autres, chez ceux et celles qui font de la chanson à texte et qui travaillent dans une quasi-clandestinité bien involontaire à des salaires qui feraient rougir un amateur des années cinquante.Certains disent chanson à texte; nous, on appelle ça de la chanson.Et ne nous demandez pas si ça ressemble à Brel ou à Barbara; ceux qui font du rock ne se font pas demander si ça ressemble à Elvis Presley.À l'heure actuelle, il nous est très difficile d'entretenir l'espoir d'être entendus par nos contemporains puisque la chanson est bêtement victime d'une censure commerciale.Ici, il n'y a que deux voies dans la chanson: le populaire.Céline Dion, Martine Chevricr, ou le rock à CKOl.En ce domaine nous avons le choix d'adapter nos compositions à leur conception sacro-sainte du son.Et les voies du seigneur sont étroites.N'est-il pas aberrant qu'en ce coin du continent «sonner» québécois ou français soient des qualificatifs péjoratifs?Bob Marley ne sonne-t-il pas trop jamaïquain?Bruce Springsteen un peu trop américain?Pour ce qui est des textes, ce n'est pas demain que les auditeurs et spectateurs d'ici risquent la crise cardiaque.La consigne est rigoureuse.Il ne faut surtout pas les achaler avec des émotions fortes ou des réflexions qui sortent un peu des sentiers battus.Le public québécois ne pourrait pas le supporter, disent-ils! Sous prétexte qu'il n'y a pas de marché pour la chanson à texte (Renaud, Cabrel et Ferré en sont les preuves vivantes!) les portes se ferment partout.On nous dit que lorsqu'il y aura une demande pour ce que nous faisons alors on s'intéressera à nous.On se demande comment il pourrait y avoir une demande pour une chose dont on ignore l'existence?Nous pouvions à une certaine époque espérer présenter de temps en temps ce que nous faisions a Radio-Canada, mais cette année, à la radio, on a coupé dans les émissions de la relève et la télé a comme objectif en ce moment de concurrencer Télé-Média.(Le train de cinq heures vs Montréal en direct.) Nous ignorions que la Société d'État avait reçu le mandat de concurrencer l'entreprise privée.où là non plus il n'y a pas beaucoup de place pour la relève.Nous voulons bien remettre en question tout ce que nous faisons si vraiment cela n'intéresse personne mais nous aimerions que l'on donne au public le choix et la possibilité de nous le dire lui-même, après nous avoir entendus.Alors qu'en ce moment on décide à sa place que ça ne l'intéressera pas.Continuez à vous gargariser sur les déboires de l'industrie du spectacle.Mais le meilleur des copieurs n'est toujours quand même que le second.Nous persistons encore à croire que le meilleur des vendeurs sera toujours le coeur, l'intelligence et l'émotion.Nous persisterons.Et si ce n'est pas la mode, nous la créerons.Nous croyons que c'est encore ce qu'il nous reste à faire: des chansons.Anne-Marie GELINAS, Danya MA ISONNEU VE, Gilles BER-NIER.Sylvie ADAM, Martin LAVOIE, Bruno DANSELMO.Céline DELISLE.Philippe NOIREAULT.Francinc LA-ROSE.Ginette DESROSIERS, lean-Luc ÊTHIER.Virginie Rl-GOINE, Catherine KARNAS, Rémy PERREAULT, famil AZ-ZAOUI, Ronald PELLAS, Lise DOLBEC.Pierre SHEA, lean CUSTEAU.de Montréal; Micheline GOULET, de Sherbrooke.Terrorisme, guerre ou paix Depuis un certain temps, la Libye devient la cible favorite des USA.Elle est accusée, à tort ou à raison d'être un Etat terroriste, principal bailleur du mouvement terroriste international.Le «forcing» des médias américains, catalyseur fortuné des porte-paroles officiels ou officieux, attise davantage l'état de tension qui régne actuellement en Méditerranée.La véritable fascination qu'exerce le colonel Mouammar Kadhafi sur l'Occident, les USA en particulier, est facilement compréhensible.Son imprévisibilité provient de l'ignorance de ses obsessions.Il croit d'abord à l'impérieux devoir de tous les peuples et de tous les Etats arabes de s'unir (est-ce reprochablc?) Il estime que la communauté arabo-musulmane constitue une civilisation à reconstruire et à défendre.Ensuite, M.Kadhafi est dans le «camp du refus», celui qui refuse le plus l'existence d'Israël.Enfin, du point de vue de son Etat, il refuse qu'on vienne lui chatouiller la plante des pieds au bas de son lit (manoeuvres militaires provocatrices des USA au large des côtes libyennes).En assimilant ces motivations, l'on comprenait aisément son comportement.Pour ce qui est du terrorisme, je conçois à travers l'assassinat d'innocents civils, toute personne digne d'un minimum de conscience morale, le condamnerait.Toute- fois, it date, toutes les présomptions américaines voulant que la Libye soit derrière tout acte terroriste international ne furent jamais éiayés par des preuves formelles.Ce fut toujours les «plusieurs évidences portent à croire.».Le mouvement terroriste international (les Arabes faisant partie je l'espère de la communauté internationale), n'a guère besoin de la Libye pour se financer, du fait que le trafic de la drogue à l'échelle mondiale, a travers une mafia toute particulière, subvient aisément à ce besoin.Si M.Kadhafi finance un mouvement de liberation cela est autre chose, car c'est son droit, autant que les USA financent les contras du Nicaragua, les Afghans ou les Angolais.Mais ce qui malheureusement choque dans ce monde et en ce temps, c'est de remarquer comment les médias de propagande américains taisent le bombardement de la Tunisie par l'aviation israélienne, et où des innocents civils, mères et enfants, furent tués.C'est remarquable comme on passe sous silence presque le massacre de Sabra et de Chatilla, au Liban, par une milice pro-is-raélienne et où des femmes enceintes furent éventrées avant d'être égorgées.C'est remarquable aussi de passer sous silence les bombardements aveuglément routiniers de l'aviation israélienne sur le Liban, et qui entraînent des morts civils, enfants, mères, grand-parents âgés.C'est remarquable enfin d'oublier qu'Israël occupe des territoires arabes depuis l%7, illégalement, en faisant fi des recommandations des instances internationales (résolution 242 de l'ONU, etc.).Il est encore temps pour M.Pérès, responsable politique d'Israël, de s'adresser à la communauté arabe, publiquement et sans intermédiaire, et de lui demander solennellement de lui dépêcher un de ses chefs, ayant la confiance de toute la communauté arabe pour une discussion exploratoire.L'heure de la vérité sans échappatoire, un face à face: la guerre jusqu'au bout ou transiger?Qu'Israël fasse l'économie de stratégies tortueuses qui remplissent les propos qu'il tient à M.Reagan ou aux autres pays occidentaux.Israel a droit à l'existence autant que la Palestine, dans la paix et le bonheur.Les juifs et les Arabes sont tous des Sémites, descendants du commun prophète Abraham.Puisse lérusalcm enfin accueillir le pape lean-Paul II, pour célébrer cette paix qui nous est si chère universellement, mettant fin à ces massacres internationaux d'innoncents, souhaitant personnellement être encore de ce monde ce jour-là.Rézac LAHRIZI Canadien arabe Montréal Des citoyens qu'on oublie souvent Les bénéficiaires des soins de santé connaissent relativement bien le travail du personnel hospitalier avec lequel ils ont un contact direct.Mais il y a des milliers de professionnels de la santé qui exercent des fonctions essentielles, souvent même vitales, auxquels on pense rarement et dont le travail est méconnu.Il serait fastidieux d'énumérer toutes les tâches déléguées aux professionnels de la santé.Nous pouvons cependant vous les présenter, en quelques lignes, et vous faire prendre conscience que vous pourriez bien avoir un jour besoin de leurs services, si cela ne vous est pas déjà arrivé.Imaginez pendant un instant que, suite à un accident quelconque, vous êtes transporté à l'urgence d'un hôpital.Déjà vous pensez à l'encombrement et aux nombreux problèmes dont traite l'actualité; mais là n'est pas l'objet de notre propos.Nous devrons donc évacuer la question pour l'instant et considérer les soins de santé en tant que tels.Pour établir son diagnostic, lors de l'examen, le médecin requiert l'aide de la technologiste médicale.Si vous devez recevoir une transfusion sanguine, c'est elle qui déterminera votre groupe sanguin et qui remettra au médecin la bouteille de sang qui vous convient.C'est elle également qui effectuera les analyses de sang qui permettront de déterminer s'il y a infection, quel est le microbe en cause et quel antibiotique peut l'enrayer.De son côté, le technicien en radiologie effectuera les examens radiologiqucs, dont la complexité dépendra de votre état, et qui démontreront clairement s'il y a lésion ou pas.Suite au résultat des examens, vous devrez peut-être subir une intervention chirurgicale.L'inha-lothérapeute sera alors présent dans la salle d'opération et assistera l'ancsthésiste afin de bien contrôler votre respiration.C'est d'ailleurs ce professionnel qui vous apportera les soins voulus, dès votre arrivée à l'hôpital, si l'accident vous a causé des complications de type respiratoire.Si vos blessures doivent être nettoyées ou si vous demeurez quelques jours à l'hôpital, l'infirmière auxiliaire, n'hésitera pas à effectuer les tâches souvent les plus ingrates que bien peu de gens auraient le courage d'accomplir.Lors de votre séjour à l'hôpital, la diététiste de concert avec la technicienne en diététique veillera à vous assurer une alimentation qui correspond à votre état de santé.La physiothérapeute et la technicienne en réadaptation physique seront enfin là, pour soulager votre douleur, vous assurer une récupération plus rapide et vous permettre une autonomie plus grande.Avant votre départ de l'hôpital, le travailleur social vous visitera, si te traumatisme que vous avez subi amène quelques difficultés pour votre retour à la maison.Ces professionnels souvent méconnus, vous les reconnaîtrez le 1er mai, à leur macaron portant le slogan «Aujourd'hui c'est ma fête!».Ghislaine LEMAY pour le Cartel des organismes professionnels de la santé Lysiane Gagnon Des pluies toujours aussi acides Pendant que notre premier ministre se pète les bretelles d'avoir réussi un coup de maître, les pluies que nous recevons sur nos têtes sont toujours aussi acides.Monsieur Mulroney prétend que le Canada a fait un grand pas dans la lutte contre l'acidification de nos pluies, avec la signature de Monsieur Reagan au bas du rapport Lewis-Davis (rapport conjoint Cana-da-USA pour étudier les pluies acides).Ce rapport reconnaît les pluies acides comme un problème transfrontalier causé par les émissions industrielles, principalement des industries américaines utilisant le charbon comme source1 d'énergie, et dont la recommandation principale est d'investir $5 milliards US (la moitié provenant du milieu industriel), pour amorcer un programme pilote en vue de tester différentes technologies de contrôle des émissions polluantes.Tout cela semble bien beau, mais le président américain, en endosant le rapport Lewis-Davis, ne s'engage pas à initier immédiatement le programme de réductions des émissions acides.L'engagement de Monsieur Reagan, en est un d'ordre moral.Car il cherchera simplement à obtenir du Congrès américain les fonds nécessaires à la mise en oeuvre de la principale recommandation du rapport.C'est un changement majeur de direction de l'administration américaine; la Maison Blanche n'avait jamais reconnu les pluies acides comme un problème écologique grave, commun au Canada et aux Etats-Unis.Nous sommes encore loin de ce qui est nécessaire pour réussir à contrer, ou à tout le moins, de diminuer de façon appréciable ce fléau de plus en plus dommageable.Au lieu de réclamer un coûteux programme de recherche on aurait dû investir dans la technologie qui est déjà disponible.Il ne faut pas oublier que la pollution des usines américaines, qui en continuant d'acidifier les pluies de l'Est canadien, y menace 55% de forets, 85% de terres agricoles et près de 14,000 de nos lacs.De nouvelles recherches sont inutiles et des gestes concrets doivent être immédiatement posés car la survie de l'environnement ne peut se contenter de nouvelles études.Pierre RAYMOND Hull Indécence de la SAQ Les vins augmentent de 5 à 30 pour cent au Québec.Cette nouvelle n'aurait rien de surprenant si la Société des alcools n'avait eu l'indécence de la justifier, Le dollar canadien «ne vaut plus» que 5,20 francs français, les coûts de transport ont augmenté; bref, on ne peut plus «joindre les deux bouts»' à la SAQ.Cet argument est une insulte à l'intelligence des consommateurs.En effet, lorsque le dollar canadien valait 7,20 francs ou plus, on augmentait quand même les vins, mais en silence.Comment peut-on en arriver là?C'est l'apanage des monopoles, diront certains.Le gouvernement a besoin d'argent par le biais de la SAQ, rétorqueront d'autres.L'amateur de vin, lui, voit avec horreur les prix affichés sur les cartes des vins des bons restaurants, ou repose précipitamment la bouteille de Côtes du Rhône sur les tablettes du magasin.11 s'est rappelé tout à coup que le même vin qu'il avait consommé lors de ses dernières vacances aux États-Unis valait dans ce pays deux à trois dollars de moins.Avant d'être obligé de siroter ma tasse de tisane, il reste un dernier espoir: pourquoi ne pas suggérer aux gouvernements de taxer la bêtise?Il y a une fortune à faire là-dedans.Michel GAUBERT Noranda Idées gratuites Ce mois-ci, avec le chèque d'allocation familiale, on trouve un dépliant sur les enfants victimes d'abus sexuels.À la question : «Qui peut abuser sexuellement?», le dépliant répond que «ce peut être» un gardien, un camarade, un voisin, un professeur, un ami, un oncle, un frère, un grand-père, et précise: «11 arrive aussi qu'un père pose des gestes sexuels sur son enfant.» Nulle part il n'est fait mention que «ce peut être» une gardienne, une camarade, une voisine, une institutrice, une amie, une tante, une soeur, une grand-mère, et nulle part le dépliant ne précise «qu'il arrive aussi» qu'une mère pose des gestes sexuels sur son enfant.Oui, je sais: les statistiques prouvent que.Mais on se demande quand même: est-ce vraiment un progrès de retrouver maintenant la philosophie de la vie en rose jusque dans les allocations familiales?François GENDRON La mafia Dans un Point de vue, où il était question du grand procès de la mafia qui se déroule en Italie, André Luchaire disait que le mot «mafia» dérivait peut-être de l'arabe et avait ses origines dans le passé médiéval de la Sicile lorsque se produisirent des révoltes dans les milieux ruraux exploités par les féodalités locales.Pour le bénéfice des lecteurs de LA PRESSE, le mot mafia, ou quelquefois écrit maffia, est d'origine italienne, non arabe.Lors du massacre général des Français de l'île en 1282, appelé aussi «Vêpres siciliennes» quand Charles d'Anjou, frère de saint Louis, était roi de Sicile, les citoyens de l'île tyrannisés et opprimés, s'étaient révoltés au cri de ralliement de «Morta a Fran-cia Italia Anela» M.A.F.I.A.La signification de ce mot s'est étendue par la suite à la société secrète que l'on connait.Madeleine FERLAND Sainte-Thérèse Comme l'amour ou le tango tm 11 était une fois un groupe d'associés: Brian, Robert, David, ™ Bill, Don, etc.Onze lurons, partageant bon gré mal gré le même immeuble.Ils passaient le plus clair de leur temps à se chicaner, mais comme chacun avait versé toutes ses économies dans l'association, ils étaient bien obligés de faire vie commune.Avec le temps toutefois, l'immeuble était devenu trop petit.On manquait d'espace, de possibilités d'échange et d'expansion.Aussi Brian proposa-t-il d'acquérir des parts dans l'immeuble en face, de l'autre côté de la rue.Un immeuble énorme, avec de l'espace à revendre.Aussitôt la chicane prit entre les associés: comment allait-on s'installer dans la maison d'en face?\u2014 C'est moi qui décide, dit Brian, puisque c'est moi qui ai eu l'idée le premier.\u2014 Hé bien c'est justement ça qui cloche, rétorqua David, tu ne nous a pas consultés! Moi je m'oppose carrément à ce qu'on déménage en face.On ne sera pas capable de recaser tous nos vieux meubles parce que les pièces ne sont pas disposées de la même façon qu'ici, on va être obligés de se départir d'une partie de notre personnel.Non merci.\u2014 Au contraire, s'interposa Bill, moi je tiens mordicus à ce qu'on déménage, et au plus vite à part ça.Ma famille et moi, on est de plus en plus à l'étroit, dans l'aile ouest de notre vieil immeuble, et en plus on est obligés de descendre trois étages pour se rendre à la cuisine commune.On en a marre.Bill avait l'appui de ses voisins de l'aile ouest.Robert avait été l'un des derniers à s'associer au groupe, mais il avait la force de l'expérience, étant donné qu'il avait déjà fait partie de l'association, avant un congé sabbatique qui l'avait amené à effectuer une longue traversée du désert.\u2014 Et toi, Robert, qu'est-ce que t'en penses?, demanda Brian, qui tenait à être en bons termes avec tout le monde et qui avait un faible pour Robert parce qu'ils venaient du même coin.Robert louvoya un certain temps et finit par dire qu'il était plutôt contre le déménagement complet parce que cela menacerait l'identité du groupe, mais qu'il était plutôt pour l'acquisition d'un certain nombre de parts dans l'immeuble d'en face, histoire d'avoir un peu plus d'espace sans par ailleurs avoir à déplacer tous les meubles.« Entre l'immeuble d'en face et le nôtre, conclut-il, il pourrait y avoir une sorte de souveraineté-association.» Mais les débats ne s'arrêtaient pas là.Brian voulait tout de suite retenir les services d'un déménageur, et faire les plans des futurs appartements.Il fixait des rendez-vous pressants aux propriétaires d'en face, mais à chaque fois ses associés tempêtaient parce qu'ils voulaient eux aussi être invités à la réunion.Brian avait déjà décidé que le salon serait repeint en bleu, Bill avait choisi sa chambre, David menaçait de faire changer la serrure si l'on s'obstinait dans ce projet.Robert, toujours flexible, avait retenu les services d'un consultant en décoration.Bref on se disputait de plus belle.jusqu'au jour où l'on prit enfin contact avec les propriétaires du gros immeuble d'en face.C'était un groupe de messieurs très occupés.Aussi ne reconnurent-ils pas du premier coup celui qui sonnait a leur porte, frétillant d'impatience, l'oeil excité, le toupet enthousiaste, le sourire engageant et la poignée de main impétueuse.\u2014 Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous?, s'enquirent-ils poliment.\u2014 Je suis Brian, votre voisin.\u2014 Mais entrez donc mon cher Ryan.\u2014 Pas Ryan.Brian.Enfin, appelez-moi comme vous voulez.Voici ce qui m'amène.Mon groupe et moi, on veut négocier l'achat d'une partie des parts de votre immeuble.On a déjà réservé le déménageur et le décorateur, on voudrait une partie de la cour en arrière et une partie des étages et puis on pourrait mettre certains services en commun.Les esquisses sont faites, les plans sont prêts.11 ne manque que votre signature.\u2014 Mais de quoi parlez-vous donc, monsieur Ryan, pardon,' Brian?.Notre immeuble n'est pas à vendre! \u2022 \u2022 \u2022 C'est à peu près ce qui s'est passé dans la saga du « libre échange », ce projet dont M.Mulroney voulait faire son grand cheval de bataille et par lequel il comptait imprimer sa marque au pays et son nom dans l'Histoire.Au Canada, tout le monde en a discuté pendant des mois, tout un chacun a disserté sur les avantages et les désavantages de l'affaire, on a longuement ergoté sur les effets à court, moyen et long terme d'un accord de libre échange.ou fallait-il plutôt parler de libéralisation des échanges?Les provinces sont entrées dans le bal, les unes en faveur, les autres contre, toutes voulant avoir leur mot à dire et le fédéral tentant de garder le contrôle de la négociation.de quelle négociation?Mais voyons, de celle qui s'en venait aussi sûrement que le printemps en avril ! On n'oubliait qu'une chose: le partenaire.Le libre échange, c'est comme le tango ou l'amour: une chose qui se fait à deux.Or, pendant que tout le Canada s'excitait autour de la question, aux États-Unis, c'était le calme plat.Personne n'en parlait.Et les rares qui en parlaient, hé bien.ils étaient contre! Là où le Canada venait sur le tapis, c'était surtout à propos de ses exportations de bois, qui inondent le marché américain et feraient, disent les producteurs et les syndicats concernés, une concurrence déloyale aux produits américains parce qu'on juge la production canadienne trop lourdement subventionnée.Bref, en cette année pré-électorale, les politiciens américains sont d'humeur protectionniste plutôt que libre-échangiste.Le vote divisé d'hier soir au sénat l'a bien montré.( On se demande d'ailleurs si la balance n'aurait pas penché plus carrément du côté des opposants, n'eût été de l'appui du Canada à l'intervention américaine en Libye.Dans le concert de condamnations qui ont accueilli cette initiative à travers le monde, les sénateurs ont dû être sensibles au support du Canada, seul pays à les appuyer avec la Grande-Bretagne.) Sur la ligne imprécise du départ, d'ores et déjà, les perspectives sont mauvaises.Car le principe d'une négociation sur le libre échange est passé, mais de justesse.Le Canada part du mauvais pied.Face à un partenaire qui s'engage à contre-coeur dans la négociation, et qui sera porté à jouer dur parce qu'une très large partie de son opinion publique est résolument protectionniste, le Canada se trouve dans la position du demandeur, et risque d'être forcé de mettre plus de concessions sur la table pour empêcher les pourparlers d'avorter trop tôt.De sombres jours s'annoncent pour M.Mulroney.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée 6 diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles do» services de lo Presso Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.\u2022Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h à 17 h GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Preste Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7111 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1986 .si vous aimez vous faire plaisir FERMETURE C'est avec regret que nous fermons notre boutique.Nous disons merci, à notre distinguée clientele pour sa confiance en notre entreprise.Nous vous invitons à profiter de nos aubaines incroyables.TOUT DOIT ÊTRE VENDU Lucie Bosse, directrice.2905 est, rue Fleury 381-1289 Pour s'y rendre: Métro Sauvé et autobus 140 jusqu'au boul.Saint-Michel 13?6, fun Notre Oamo Ouest 5780, n» Hocholaqa 6909, ruo Jarfy S Est * 1918.boul des Laurent ioVs 80S.boul Sle-I oy (Lonq ) 1?0.boul Ste-Crol».St-L.lutenl OUVERT LE SAMEDI AVANT-MIDI _937-7423 AUX RELATIONS INTERNATIONALES Un grand coup de couteau, mais pas de « geste irrémédiable » VOYAGES liipi LES PLUS BEAUX VOYAGES AUX MEILLEURS PRIX m QUÉBEC \u2014 C'est dans le ¦ budget des Relations internationales que le gouvernement du Québec a le plus coupé \u2014 19 p.cent \u2014 mais cela se fera sans GILBERT BRUNET de notre bureau de Québec poser de « geste irrémédiable », de sorte que le réseau de représentation à l'étranger pourra connaître une expansion lorsque la situation financière de l'État sera assainie.Cette assurance, c'est le ministre des Relations internationales, M.Gil Rcmillard, qui l'a donnée, hier, au chef de l'opposition péquiste, M.Pierre Marc Johnson, lors de la défense des crédits de son ministère pour 1986-87.« Révision saine de tous les programmes et délégations », affirme M.Rcmillard.« Recul sur toute la ligne », riposte M.)ohn-son.De $60,5 millions, le budget annuel du MRI passe à $48,9 millions, son niveau de 1980-81.« L'effort consenti pour le redressement budgétaire laisse intacte la trame fondamentale de notre réseau de représentation à l'étranger », assure le ministre.« Le recul est encore plus grand, répond M.Johnson, quand on considère que l'ensemble des dépenses du gouvernement va progresser de 3,8 p.cent pendant la même année.Le ministère est placé dans les boules à mites ».Les principaux points des crédits réduits de $10,9 millions pour la représentation à l'étranger sont les suivants : \u2022 $1,5 million épargnés en rappelant du personnel et en ne le remplaçant pas cette année.Par exemple, à Paris, le poste de Délégué aux affaires francophones et multilatérales est aboli et LE PRINTEMPS C'EST SPECIAL CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE HYUNDAI Hyundai Pony L1986, 4 vitesses; 5 portes, à hayon levant.'automatique moyennant supplément.La voiture qui donne tout son vrai sens au mot «valeur».TRAITEMENT SPÉCIAL! 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Mexico prend la relève pour l'ensemble de l'Amérique latine ; b) fermeture aussi à Port-au-Prince en y gardant seulement un conseiller en immigration ; c) la délégation à Dusseldorf deviendra strictement commerciale, ses autres fonctions étant dorénavant assumées depuis Bruxelles ; d) réorganisation semblable en Italie, Milan devenant bureau commercial et Rome assumant les autres fonctions de représentation ; e) aux Éats-Unis, la révision n'est pas complétée, mais la transformation de la délégation à Lafayette en bureau de coopération éducative pourrait servir de modèle pour « spécialiser la vocation » d'autres délégations : à New York, Washington, Dallas, Atlanta, Boston, Los Angeles et Chicago.Le commentaire du chef de l'opposition à ce sujet a été imagé : « Comment le ministre évi-tera-t-il que les maisons du Québec ne deviennent des maison* nettes ou même des cabanes ?» Autres compressions Découlant de ces compressions dans les représentations à l'étranger et appliquant aussi ses « efforts de rationalisation » au ministère à Québec, le MRI devra composer, cette année, avec $500 000 de moins que l'an passé, pour son fonctionnement quotidien : loyers, communications, services et équipements.Le ministère des Relations internationales obtient également des crédits réduits pour ses programmes de subvention à des organismes québécois non gouvernementaux.« Il est important que le ministère revienne à ses fonctions primordiales : la coordination, la planification et la conduite de relations diplomatiques », insiste M.Rcmillard.Par exemples : \u2022 des subventions de $3 millions du MRI à deux collèges « français » (Marie-de-France et Stanislas) sont coupées ; ces institutions privées, fréquentées à 95 p.cent par des Québécois, pourront, selon M.Rcmillard, demander des subventions au ministère de l'Éducation, comme le font les autres établissements privés.\u2022 l'Office franco-québécois pour la jeunesse sera privée de $200,000 sur un budget de $1,9 million (10,5 p.cent).Un « maigre bilan » des relations avec Ottawa I QUÉBEC (PC) - L'opposi-¦™ tion péquiste trace un maigre bilan des succès du gouvernement libéral dans ses relations avec Ottawa depuis quatre mois.En commission parlementaire hier, lors de l'étude détaillée des crédits du ministère des Relations internationales et des Affaires intergouvernementales canadiennes, le chef de l'opposition officielle Pierre Marc Johnson a blâmé le gouvernement libéral pour avoir déjà «essuyé plus d'échecs que de succès »» face à Ottawa.« Gulf a été fermé; il y a eu la non-participation du gouvernement fédéral dans le projet de papier à Port-Cartier; la décision concernant la papeterie de Ma-tane tarde; on n a toujours pas obtenu nos $66 millions de paiement de péréquation; et on ne sait toujours pas ce qui advient avec le secteur de la main-d'oeuvre (du placement) », énumérait M.Johnson.Le chef de l'opposition a dit ne pas faire confiance au ministre des Relations internationales Gil Rcmillard pour défendre adéquatement les intérêts du Québec face à Ottawa. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1986 B 5 la « sclérose » syndicale sévèrement jugée m QUÉBEC \u2014 « Le mouve-™ ment syndical n'existe plus », estime la vice-présidente du Conseil des services essentiels, Nicolle Forget.MARIO ROY de notre bureau do Québec Selon elle, « il n'y a plus de mouvement, il ne reste que des structures syndicales.Et les Organisations de travailleurs ne subsistent que grâce à notre système législatif.En effet, que leur arriverait-il si la formule Rand disparaissait ?» Ces affirmations sont faites au moment où le Conseil des services essentiels risque, à la faveur des négociations entre l'État et ses employés, de devenir un rouage crucial de l'administration publique.Mme Forget a fait ces commentaires \u2014 et quelques autres tout aussi surprenants \u2014 alors qu'elle prenait la parole devant quelques centaines de hauts fonctionnaires, hier, à Québec.En fait, elle a volé la vedette au président du Conseil du trésor, Paul Gobeil, qui a surtout évité de heurter de front les membres de l'Association des cadres supérieurs du gouvernement du Québec.Inquiets de leur avenir professionnel, ceux-ci étaient précisément réunis dans le but de discuter de « rénovation de l'administration publique », selon le thème même de cette journée annuelle.Bref, dans la description qu'elle a livrée de l'état actuel du gouvernement et de la société, Nicolle Forget a porté un jugement sévère, non seulement sur la sclérose des syndicats, mais aussi sur les administrateurs publics, « les décideurs actuels, qui n'ont pas appris à décider ».Selon elle, le tournant du siècle va donner le pouvoir aux gens âgés et aux femmes.Pour sa part, M.Gobeil a fait le point sur la démarche de rénovation de l'administration publique en cours au sein de l'État depuis plusieurs.En fait, cette démarche de réflexion et de consultation a été mise en branle par l'ancien gouvernement, en mai 1985, et doit connaître son aboutissement en septembre prochain.Il a bien sûr parlé de révision des structures et des programmes de l'État, de déconcentration, de responsabilisation et de productivité.Mais sans mettre sur les épaules des grands commis de l'État \u2014 on les appelle maintenant les gestionnaires \u2014 une pression â laquelle on aurait pu s'attendre de sa part.H a même déclaré que « plutôt que de chercher â calquer ce qui se fait dans le privé, il nous faut trouver des voies nouvelles.» La présidente de l'Association des cadres supérieurs du gouvernement du Québec, Monique L.Bégin, avait peut-être prévu autre chose.« Nous n'avons pas d'objection à ce qu'on compare l'entreprise privée et l'administration publique.Nous n'avons pas non plus d'objection â ce qu'on compare la productivité de la fonction publique à celle de l'entreprise privée.du moment qu'on fait les distinctions qui s'imposent et qu'on se réfère à un concept de productivité qui soit suffisamment à la page, » devait-elle déclarer à l'intention de Paul Gobeil.,n (SAUCIER LA TRANQUILLITÉ AU POTIK j M SAUCIER VOUS OFFRE IA TRANQUILLITE AU FOYER GRÂCE A SA GARANTIE DE 80 MOIS POUVANT COUVRIR LES PIECES ET MAIN.0 OEUVRE ET IE SERVICE A I DOMICILE MOYENNANT UN LEGER SUPPLEMENT ?N «tira pou' cariai da cad't SERVICE 5 ÉTOILES une equipe de techniciens diplômés un equipement de contrôle I ultra moderne depassant lfs| normes un service autorise sur garantie des plus grandes MARque s réparations sur appareiis| mors garantie flotte de camions pour ser vice a domicile_ ' îu|ot 6 l'approbation du cradlt 'GRATUIT' $1000 01 LOCATION Of FILMS Une voleut de S100 o S100C -Opplimble %ur lo lorolion del I l.lm\\ de noire dub video o I a ¦ chat d un vidéo et ou d'un te llev -.u.de >S00 et piui PUB M MM nuU VMS F1AU D-MJCWTtON SM «de Sufeet TttancÂê He t1 S(ectno*tcaùe POINTE-CLAIRE y I ' .MONTRÉAL 971.boul ST-JEAN Nord 694-9180 j I -.
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