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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-04-15, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 AVRIL 1986 loserphoto PC Le ministre Roch LaSalle est revenu au travail hier, après le quadruple pontage coronarien qu'il a subi en février.Il a indiqué son intention de prendre sa retraite après le présent mandat.LaSalle revient.pour compléter son dernier mandat m OTTAWA \u2014 Le ministre \u2014 fédéral des Travaux publics, Roch LaSalle, était de retour hier à son bureau du parlement après une absence de deux mois.MAURICE J AN WARD de notre bureau d'Ottawa Ayant subi en février dernier un quadruple pontage coronarien, le ministre LaSalle a dit qu'il était heureux de reprendre le collier.Mais, a-t-il ajouté au cours d'une entrevue à LA PRESSE, « le retour au travail se fera avec modération ».Les médecins lui ont prescrit une convalescence de 90 jours et pour le dernier mois M.LaSalle a la permission de faire un peu de boulot, mais plus question de faire des journées de 16 heures.D'ailleurs, le vieux routier de la politique qui aura 57 ans en août prochain a déclaré hier qu'il terminerait son mandat à titre de député, après quoi il prendra sa retraite.« l'aurai alors 60 ans et vingt années de vie politique active derrière moi.|e pense que c'est assez ».Même si ce n'est plus à titre de membre du Parlement, il sou haite toutefois demeurer dans la vie publique après son retrait.Il avoue que son opération l'a fait beaucoup réfléchir, mais il se dit qu'après tout il valait mieux la subir pendant qu'il était encore en santé.« C'est mieux de se faire dire aujourd'hui que la machine est usée que d'attendre et qu'il soit trop tard ».M.LaSalle a trouvé le premier mois de convalescence difficile, obligé qu'il était de rester presqu'immobile.Pour les prochaines semaines, il doit faire des exercices physiques tous les matins « afin de se dérouiller».Heureusement pour lui, grand amateur de golf, les médecins lui ont recommandé de poursuivre la pratique de son sport favori.D'ici à la fin de juin, le ministre LaSalle se concentrera uniquement sur les activités de son ministère et abandonnera à toutes fins utiles son travail de lieutenant du Québec.Il a d'ailleurs eu une rencontre avec le premier ministre Mul-roney à ce sujet la semaine dernière.Le chef conservateur l'a nommé oranisateur politique en chef du Québec en août dernier.Le député de loliette ne fera donc plus de tournée politique dans les comtés et se contentera de rencontrer les députés conservateurs de la province par petits groupes à Ottawa afin de les aider dans leur travail.Au cours de l'été, MM.Mul-roney et LaSalle devront décider si celui-ci reprendra ses fonctions de lieutenant ou si une autre personne devra être nommée.En attenant, c'est l'ex-collaborateur du ministre, Pierre-Claude Nolin, maintenant rendu au bureau du premier ministre, qui s'occupe plus activement de l'organsisa-tion du parti dans la province.M.LaSalle rèvc-t-il du Sénat comme l'a rumeur laissait entendre ?« Il n'y a rien qui presse pour entrer là », a-t-il répondu à la blague.Entre-temps, ce grand « fanatique » du baeball se promet d'aller faire son tour souvent cet été au stade olympique pour voir évoluer ses Expos.LA REACTION DES SÉNATEURS US INQUIÈTE Libre-échange: Ottawa « ne fera pas de concessions » ¦OTTAWA \u2014 Le gouvernement Mulroney a eu beau hier faire les durs sur la question du libre-échange, la tournure des événements au Sénat américain inquiète de plus en plus le cabinet conservateur.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa « Nous ne sommes pas sur la défensive et nous ne ferons pas de concessions », a déclaré en Chambre le ministre du Commerce international, lames Kel-leher.Le ministre rédpondait aux partis d'opposition qui craignent un recul d'Ottawa sur les questions commerciales qui font actuellement l'objet d'un litige avec les États-Unis.Mais, en dépit de telles déclarations, le gouvernement Mulroney se sent désormais coincé entre la réaction de l'opinion publique canadienne et les pressions commerciales du comité sénatorial américain sur les Finances.À tel point qu'un adjoint d'un ministre québécois a affirmé hier à LA PRESSE que le premier ministre Mulroney a demande au ministre Michel Côté de retarder le dépôt du projet de loi sur les brevets pharmaceutiques.Il semble de plus en plus évident que la nouvelle loi sur les brevets accordera aux compagnies multinationales une protection de 10 ans sur les découvertes de nouveaux médicaments.Ces dernières reprendront ainsi un avantage qu'elles avaient eu avant 1969 et qui fut perdu par la suite.Les libéraux et les néo-démocrates, de même que les associations de consommateurs prédisent que le prix des médicaments va augmenter si les petites compagnies canadiennes ne peuvent reproduire plus librement les brevets pharmaceutiques.Le projet de loi du responsable des Corporations et de la consommation devait être dévoilé demain.Mais, Brian Mulroney craint maintenant que la nouvelle politique ne soit perçue comme une concession aux États-Unis au moment oû les sénateurs américains mettent de la pression pour amener Ottawa a se montrer moins intransigeant dans plusieurs dossiers commerciaux comme le bois, les pèches et l'agriculture.L'autre grande inquiétude £ \u2022 %tmw i James Kelleher pour Ottawa vient de la réaction même, fort imprévue, des représentants américains.On envisage aujourd'hui très sérieusement a Ottawa la possibilité que le comité sénatorial ne bloque le projet de libre-échange.Vendredi, M.Mulroney disait que cette éventualité avait été évoquée seulement par le représentant de l'Oregon, Robert Packwood.Une semaine de lobbying s'amorce à Washington I WASHINGTON - Des \u2014 membres de l'administration Reagan et des responsables canadiens vont passer la semaine à tenter de convaincre les 20 sénateurs membres du comité des finances du Sénat de revenir sur leur intention de court-cir-cuiter les négociations sur le libre-échange avec le Canada.JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale Un porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré hier que «l'ad-mmistration allait poursuivre ses efforts» mais a ajoute que «le président n'est pas impliqué dans ces efforts pour l'instant.» Lors de dossiers importants, le président multiplie souvent rencontres et appels téléphoniques avec les congressistes opposés à sa position.Plusieurs membres du cabinet Reagan se sont réunis hier à 13 h 00 pour discuter de la question, mais rien n'a filtré de la rencontre, la Maison-Blanche refusant comme à son habitude de divulguer la teneur des discussions.Un diplomate canadien a cependant affirmé à «LA PRESSE» que la réunion a été convoquée «spécifiquement pour discuter du libre-échange.» Ce sous-comité du cabinet \u2014 nommé «Economie Policy Council» \u2014 était présidé par le secrétaire au Trésor lames Baker et comprenait entre autres le secrétaire au Commerce Malcolm Baldridge et le représentant au Commerce Clayton Yeutter.Vendredi dernier, plusieurs membres du comité, accusant le Canada de subventionner outrageusement son industrie du bois au détriment de l'industrie américaine, ont affirmé qu'ils refuserait à l'administration le droit d'utiliser une procédure accélérée dans ses négociations avec le Canada.M.Yeutter, principal respon- sable du dossier au sein de l'administration, devait poursuivre ses rencontres avec les sénateurs hier et aujourd'hui et, selon son porte-parole, entretien un «fort espoir que le bon sens va l'emporter.» M.Yeutter, qui étudiait hier \u2014 la possibilité d'annuler le voyage européen d'une semaine qu'il doit entreprendre ce soir, n'a cependant pas beaucoup de nouveaux arguments à présenter aux sénateurs.«On ne peut rien faire d'autre \u2014 que de répéter la position de l'administration et d'insister sur le fait qu'il ne doit pas y avoir de lien (entre le libre-échange et le dossier du bois) et qu'il ne serait pas sage de mettre tout le dossier en péril» explique le porte-parole.Peter Murphy récemment nommé négociateur américain pour les futures discussions Canada-USA, participe également à l'effort de lobbying de dernière minute.L'ambassadeur canadien Allan Gotlieb.doit lui aussi rencontrer ces jours-ci plusieurs membres-clé du comité du Sénat.Selon un conseiller de l'ambassadeur, le sursaut anti-libre-échange que les sénateurs ont eu vendredi dernier n'était pas nécessairement destiné au Canada mais à l'administration Reagan.«Beaucoup de leurs commentaires portaient sur des questions budgétaires, administratives, ou sur l'ensemble de la conduite commerciale» de l'administration a-t-il dit.Les sénateurs ont profité de la présence du représentant Yeutter pour faire entendre leur mauvaise humeur.«C'était la première occasion que le Sénat avait d'exprimer sa frustration», a ajouté le conseiller.Le rôle du Canada sera donc de «leur expliquer l'importance qu'aura leur décision» sur les relations bilatérales, et de tenter de détourner leur colère.Vendredi, tin aide parlementaire évaluait que la requête présidentielle serait rejetée par une PAPETERIE DE MATANE Stevens reste imprécis I OTTAWA (PC) \u2014 Blâmant.™ a mots couverts, l'attitude du ministre québécois de l'Énergie John Ciaccia dans le dossier de la papeterie de Matane, le ministre fédéral du Développement industriel Sinclair Stevens a à nouveau hier refusé de dire s'il allait respecter l'accord de principe que Québec estime détenir.« Nous aimerions voir un projet majeur dans la région de Matane, mais je pense que c'est une erreur de négocier en public », a soutenu M.Stevens, refusant de commenter autrement les déclarations publiques répétées de M.Ciaccia.Depuis une semaine, le ton a monté entre Québec et Ottawa dans le dossier de la papeterie de $327 millions concocté avec la Québec « dépoussière » mais le zonage agricole restera I VILLE-MARIE (PC) \u2014 Un \u2014 comité restreint du ministère québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation doit remettre un rapport en mai prochain, comportant une remise à jour de la carte CAMILLE BEAULIEU de la Preste canadienne agricole du Québec ainsi que des recommandations sur l'opportunité d'amender ou non l'actuelle loi 90, de même que les règlements sur le zonage agricole.« On dépoussière finalement la carte agricole du Québec.Mais jamais on ne remettra en cause la protection du territoire agricole », a expliqué le chef de cabinet du ministre de l'Agriculture, M.Serge Grégoire.Interrogé sur l'existence d'une volonté politique d'assou- agricole, M.Grégoire a déclaré, après un moment d'hésitation : « La loi 90 et le zonage sont là pour rester ».Le député libéral de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, M.Gilles Baril, n'hésite pas pour sa part à reconnaître qu'il existe une aspiration à davantage de pragmatisme à Québec.« Le zonage c'est bon, a-t-il déclaré en entrevue à la Presse canadienne, hier, mais ça n'est pas un absolu, et le découpage a été appliqué de façon assez rigide ».C'est ainsi que le député se déclare tout à fait satisfait du nouveau choix d'un site, en secteur vert, pour le futur aéroport du Témiscamingue.Grâce à ce déplacement de moins d'un kilomètre, l'évaluation du coût des travaux de l'aéroport de Guigues es,t passée de $5 à $3 Il prépare aussi un projet d'amendement qu'il espère présenter avant la fin de la présente session en juin prochain en vue de permettre la construction d'une deuxième ou même d'une troisième résidence sur un même lot agricole, pourvu qu'elles soient destinées à des proches parents et situées à moins de 200 pieds des chemins.M.Grégoire pour sa part croit qu'on en est toujours au statu quo.« L'existence du comité, dit-il, dépeint une volonté d'enlever les irritants de la loi en redéfinissant les critères de base du territoire agricole, mais nous n'avons ni la volonté ni les pouvoirs d'intervenir dans les décisions de la Commission de protection du territoire agri- majorite do 16 contre 4.Le comité pourrait voter dès mercredi matin sur la question mais on s'attend à ce que l'administration demande aux sénateurs de repousser leur vote de quelques jours.Aucune date officielle n'avait encore été fixée pour le vote en début de soirée hier.La date limite est le mercredi 23 avril.Le moment du vote sera également fonction du reste de la charge de travail du comité, débordé ces jours-ci par le débat sur le budget qui prend des allures de crise.La question canadienne n'est pas la priorité des sénateurs qui n'auront de toute façon pas beaucoup de temps à y consacrer.En votant «non» le comité refuserait à l'administration le droit d'utiliser le «fast track» (voie rapide) dans ses négociations avec le Canada.Le «fast track» obligerait le Congrès à approuver ou rejeter en bloc l'éventuelle entente dans un délai de 60 jours après son dépôt par le président.Les pourparlers pourraient s'ouvrir sans la bénédiction du Sénat, mais dans ce cas le Congrès aurait le droit de modifier l'éventuelle entente ou d'en retarder l'adoption.Le Canada pourrait ne pas être intéressé à négocier une entente pour laisser ensuite le congrès en modifier les termes au gré des débats commerciaux du moment.Le représentant Yeutter a évoqué vendredi une troisième possibilité en affirmant qu'il pourra redemander le «fast track» même lorsque les négociations seront engagées.Une aide parlementaire du comité des finances a confirmé que l'administration pouvait renouveler sa requête autant de fois qu'elle le voudrait.Dans cette hypothèse, Ottawa et Washington pourraient prendre le temps de régler les problèmes du bois avant de revenir devant le Sénat par la suite.La dernière rencontre cana-do-americaine sur le bois, qui a dure a peine quelques heures vendredi matin à Ottawa, n'a permis aucun déblocage.Les américains accusent le Canada de subventionner indirectement son industrie du bois en lui réclamant des droits de coupes beaucoup moins élevés que ceux qui sont en vigueur aux États-Unis.Hier, le ministre Kelleher a reconnu la gravité de la situation devant les journalistes, à la sortie des Communes, en avouant que plusieurs sénateurs se montraient réticents.Il a expliqué aussi qu'il a eu en matinée une longue discussion au téléphone avec son homologue de la Maison-Blanche, Clayton Yeutter, et que les deux hommes se reparleront très bientôt pour suivre la situation de près.« |'ai rappelé à M.Yeutter l'engagement du président Reagan à entreprendre des discussions bilatérales historiques entre nos deux pays », a afirmé le ministre du commerce.Le gouvernement canadien craint que le tapis ne lui glisse sous les pieds et que l'administration Reagan ne soit obligée de marchander avec les sénateurs.« Nous ne voulons pas de preconditions au libre-échange et nous défendrons les intérêts des Canadiens », a affirmé M.Kelleher au député néo-démocrate Steven Langdon.Pour ce dernier, l'attitude du Sénat américain est une insulte au Canada.Entre-temps, Ottawa et Washington poursuivent leurs discussions pour régler l'épineux problème du bois d'oeuvre.Vendredi dernier, des hauts-fonctionnaires américains sont venus à Ottawa rencontrer des représentants canadiens et les deux groupes ont convenu de se revoir dans un mois.Selon un haut-fonctionnaire fédéral, le fait que les deux parties acceptent de se voir et de se parler est un signe que le dossier peut être réglé.L'affichage unilingue anglais fera l'objet de poursuites m QUÉBEC (PC) \u2014 L'afficha-ge unilingue demeure illégal au Québec et des poursuites seront intentées contre les contrevenants, a-t-on fait savoir hier dans l'entourage du ministre de la Justice Herbert Marx.« Même si on voit des reportages dans les médias, le ministre n'a pas encore été saisi officiellement de plaintes \u2022, a indiqué un porte-parole du ministre interrogé par la Presse canadienne.«On attend que la Commission de protection de la langue française fasse son travail et nous transmette des plaintes >, a-t-il dit.Les médias d'information s'intéressent depuis quelques semaines à la charte de la langue française, (la Loi 101) et au sort que lui réserve le gouvernement libéral de Robert Bou-rassa.Selon l'adjoint du ministre, « les poursuites sur les infractions à la Loi 101 continuent, sauf celles sur l'affichage bilingue >.Dans ce dernier cas, la politique du précédent gouvernement péquiste est maintenue, estime le porte-pariole du ministre Marx : les poursuites sont suspendues en attendant que les tribunaux statuent sur la constitutionnalité des articles de la loi 101 qui interdisent l'affichage bilingue.En fin de semaine, plusieurs journaux faisaient état du retour illégal de l'affichage unilingue anglais à plusieurs endroits.Le Canada reçoit un important appui jm Le Canada a reçu en fin de \u2014 semaine un appui important de la part du puissant président du comité des Affaires étrangères du Sénat, Richard Lugar.Dans une lettre qu'il a-dressait vendredi à son collègue des Finances Bob Packwood, il affirme qu'un rejet de la requête présidentielle «pourrait avoir de sérieuses conséquences sur nos relations bilatérales avec le Canada.Non seulement pourrions-nous perdre une occasion historique de réduire nos barrières tarifaires.mais l'impact pourrait déborder sur l'ensemble de rtrw relations iimmciu » contré le premier ministre canadien lors de sa visite à Washington le mois dernier, affirme que, depuis sa prise de pouvoir, M.Mulroney a pris «des positions hautement compatibles avec celles de l'administration américaine.» M.Mulroney poursuit-il «a mis le prestige de son gouvernement en jeu sur la question des négociations commerciales.Un rejet de la requête de l'administration mènerait certat ment a une réévaluation complète de la coopération entre nos deux pays.» v > Un pur te-parole du sénateur a.^* \u2014 '-«If f- B 2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 15 AVRIL 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de I information.; JEAN-GUY DUBUC editorialise en chef Frapper fort, frapper juste L attaque américaine d'hier soir contre lu Libye est survenue après l'heure de tombée Par la force des choses, l'article qui suit repose sur des éléments incomplets d Information.Après ses dénonciations tonitruantes contre le «chien» Kadhafi, le président Reagan paraissait ne s'être laissé d'autre choix que de fondre sur la Libye et sur l'ingénieur de tant d'entreprises terroristes dirigées contre l'Amérique et ses ressortissants.Le nécessaire a d ailleurs été fait pour que des éléments de la flotte américaine en Méditerranée se tiennent prêts à toute éventualité.Réflexion faite, M.Reagan aurait-il parlé trop vite et brandi des menaces qu'il n'est pas en son pouvoir d'exécuter?C'est la question qu'on s'est posée durant toute la fin de semaine, devant la discrétion, voire le silence, de Washington, quant à ses intentions réelles.Il est certainement au pouvoir des États-Unis de frapper et de frapper fort.Le colonel Kadhafi est sans doute le premier instruit de la chose, après les blessures et dommages infligés à la Libye par les navires de guerre américains dans le golfe de Syrte.Mais tout n'est pas de frapper fort.Il faut encore frapper juste.On parle d'une opération qualifiée de «chirurgicale» par les initiés, consistant a extirper Kadhafi, comme on ferait d'une mauvaise dent dans la bouche, sans annihiler la Libye, sans se mettre tout le monde arabe à dos, sans embraser la planète.Les rumeurs voulant que le Libyen se serve des étrangers qui se trouvent sur son sol, pour en faire une sorte de coussin protecteur contre les coups qui pourraient lui être portés, indiquent bien la complexité de la tâche.On dit que 1 300 Canadiens travaillent ou séjournent en Libye.Ce sont des otages en puissance.Mais il y aurait également 10000 Italiens, 5000 Britanniques.L'Espagne et l'Italie abritent des bases américaines, qui peuvent devenir des cibles pour Tripoli.Ce sont ces réalités qui expliquent en partie les reserves, reticences et hésitations des ailiés des États-Unis.Alors, ils pensent à leurs intérêts?Mais oui! ils pensent à leurs intérêts.Quel gouvernement au monde ne pense pas à ses intérêts ! Pour ne pas être accusée, comme elle l'a été tant de fois avec raison, d'ignorer ses partenaires, l'administration Reagan a dépêche dans les capitales européennes des émissaires chargés d expliquer la position de Washington et de recueillir I adhésion des interlocuteurs, s'il y a lieu.Or, les amis les plus fervents et les plus fidèles des États-Unis, comme Mme Thatcher, conseillent la prudence; attitude qui prévaut également au sein du Parti travailliste.Un porte-parole autorisé de Paris dit: «Ne vaut-il pas mieux parler (du terrorisme) de façon moins claironnante, plus discrète?» Nul n'ignore les méfaits dont est capable Kadhafi.La declaration émise hier par les représentants de la Communauté économique européenne le démontre amplement.Mais la confusion reste grande quand on constate que les declarations sensées du premier ministre Mulroney sur le sujet sont comprises, aux États-Unis, comme un appui accordé à la position américaine et.en Europe, comme une preuve supplémentaire que la prudence doit prévaloir.À Washington même, les avis sont partagés.Le vice-président Bush et le secrétaire à la Défense Weinberger, rentrant l'un et l'autre de voyages à l'étranger, affichent beaucoup de réticence.On a deja vu, pendant la guerre, des commandos se saisir d'un ennemi particulièrement coriace, sans détruire tout l'environnement.Mais les porte-avions les plus puissants du monde restent des outils imparfaitement tailles pour ce genre d'opération.Qu est-ce qui va l'emporter chez M.Reagan?Le doute ou la volonté irrepressible d'en finir avec le «chien»?Guy CORMIER La révolte au Sénat américain L enthousiasme du président Reagan et du premier ministre Mulroney pour une libéralisation du commerce entre les deux pays nous a fait croire que le début prochain des négociations était une chose certaine.Le sénateur américain Bob Packwood vient de rappeler qu'il y a une opposition à la tenue de négociations et que le comité qu il préside pourrait les torpiller dans les prochains jours.Comme c'est très souvent le cas, le Congrès peut trancher sur une importante question de fond par un simple vote sur la procedure.Il suffit, en l'occurrence, qu'une dizaine de sénateurs s opposent aux négociations pour que le sujet soit renvoyé aux calendes grecques.Le Canada devrait alors trouver d autres moyens, plus longs et plus tortueux, pour faciliter le commerce avec les btats-Unis.L'avertissement du sénateur Packwood .Test que partiellement dirigé contre le Canada.Bien sûr, il est de I Oregon, un État qui ressent vivement la concurrence de l'industrie forestière canadienne.Les avantages dont jouit cette industrie au Canada est un des chapitres importants des négociations; et l'industrie américaine a essayé d'obtenir des concessions de la part du Canada avant même que les négociations ne commencent.M.Mulroney a rejeté ces prétentions, en accord avec le président Reagan.Il est de bonne guerre de jouer ainsi des coudes dans l'espoir d'occuper une position stratégique plus favorable une fois que les négociations commencent.Mais la tactique de M.Packwood ne vise pas que le Canada.M.Reagan ne s'est pas fait seulement des amis au Congrès par son habileté à mater le protectionnisme.Le président s'est fait le champion du libre-échange alors que le Congrès était constamment incité à prendre des mesures pour limiter les importations de produits étrangers.M.Reagan a notamment opposé son veto a tout projet de loi dans ce sens qui obtenait une majorité au Congrès.Il se rend très bien compte qu'il est impossible dans le climat actuel d être juste un petit peu protectionniste: s'il accède à une ou deux demandes, il ouvre la porte toute grande à l'instauration d'un système nettement protectionniste.Mais de nombreux Américains constatent que la stratégie de M.Reagan, qui consiste à ouvrir les marchés étrangers aux produits américains, ne diminue pas le déficit commercial et ne soulage pas les industries qui subissent la concurrence la plus forte.M.Packwood semble donc aussi exprimer la frustration de beaucoup de ses collègues.On peut espérer que cette révolte contre la politique commerciale du président Reagan n'ira pas plus loin.Il serait, en effet, aberrant de bloquer les négociations avec le Canada parce que les États-Unis n'ont pas un accès plus facile au marché japonais.Il serait tout aussi aberrant de refuser de négocier avec le Canada à cause d'un malentendu au sujet de subventions à l'industrie forestière alors que les négociations présentent justement la meilleure occasion de le régler.Le comité des finances du Sénat a une semaine pour prendre sa décision.Espérons que cela lui suffira pour en mesurer l'enjeu et pour se rendre compte qu'un refus ouvrirait la porte au protectionnisme.Cela pourrait être le début de la fin de l'extraordinaire croissance du commerce mondial depuis la dernière guerre.Frédéric WAONIÉRI c&r-Cë (Pue ce&4t%B5£Vjwrs&iy£e- f> (Droits réservés) L'Etat-providence peut-il jamais faire marche arriére?Marcel Adarr La dynamique de l'Etat-provi-dcnce fait qu'il est condamné à le demeurer, même quand il n'en a plus les moyens.Ce qui se passe au Canada, depuis quelques années, est en train de me convaincre que l'État qui a choisi librement le mécénat universel, n'est plus libre de faire marche arrière quand, la richesse collective s'elant dissipée, il est acculé à la banqueroute s'il continue à vivre au-dessus de ses moyens.Parce que c'est au nom de l'egalitarisme que l'État s'est fait redistributcur de la richesse, les citoyens, les groupes qui profitent de la providence étatique n'accepteront jamais d'être privés de la manne gouvernementale aussi longtemps que la société comptera des individus ou des classes mieux nantis qu'eux.La situation économique vient-elle a changer, les revenus gouvernementaux fondent-ils comme neige au soleil à la suite d'une modification profonde et durable de la conjoncture économique, il ne pourra faire accepter l'élimination ou la réduction de programmes d'assis-lance créés à l'époque des vaches grasses.Parce que ceux-ci procèdent de la justice distributive, les bénéficiaires les considèrent comme un droit acquis inaliénable.Le nouveau gouvernement conservateur est incapable de s'acquitter de son engagement de réduire à un niveau acceptable un déficit budgétaire et une dette nationale qui l'acculent à la banqueroute, parce qu'il ne peut toucher aux programmes sociaux.Un vent de révolte a accueilli ses rares et timides tentatives de réduire et d'éliminer certains d'entre eux.Se sont ligués contre lui non seulement les bénéficiaires visés par ces coupures, mais aussi les partis d'opposition, les médias, les organisations syndicales, tous les groupes subventionnés, y compris bien sûr tous les tenants idéologiques de l'egalitarisme.Au Québec le nouveau gouvernement commence lui aussi à se heurter au dogme des droits acquis.Mandate pour assainir les finances publiques, il découvre qu'il est plus facile d'habituer les citoyens et les groupes d'intérêt à compter sur la prodigalité de l'Etat que de s'en affranchir, dans une société où n'a plus cours la fierté de ne dépendre de personne quand il est possible de se débrouiller seul.Par exemple, le gouvernement Bourassa a décidé de réduire le coût des soins dentaires aux enfants de 15 ans et moins en faisant assumer à leurs pa- rents une partie des frais.Ce programme coûte présentement $78 millions.Il compte récupérer $24 millions au moyen d'un impôt déduit à la source, en fonction du nombre d'enfants.(D'autres services dentaires non spécifiés seront l'objet d'une coupe de $6 millions).À la fin de l'année les parents seront remboursés en tout ou en partie, en proportion de leurs revenus et du nombre de visites chez le dentiste.En seront exemptés les parents sans enfants et les assistés sociaux pour qui ces services demeureront gratuits.On a accusé le gouvernement d'introduire des frais modérateurs par la porte arrière.Pourtant les Québécois ne fréquentent pas abusivement les dentistes.Souhaitc-t-il que les enfants aient moins accès aux soins dentaires pour économiser de l'argent?|e ne lui prêterai pas cette cynique arrière-pensée, il m'apparait que son intention est de faire assumer à la classe qui a des enfants et des moyens une partie du coût des soins reçus.En recourant à une formule qu'il croit astucieuse: un plan mise-de-côté par tempérament (qui a aussi l'avantage, pour le Trésor public, de produire des intérêts).Espère-t-il qu'il n'aura pas un effet dissuasif?|e lui donne le bénéfice du doute.Mais je pense que beaucoup de Québécois ne sont pas assez convaincus de l'importance de L santé dentaire pour ne pas préférer de belles vacances (avec i.i recuperation de cet impôt spécial) à une belle bouche pour leurs enfants.Alors se pose la question: l'Etat doit-il être plus soucieux que les parents de la santé dentaire de leurs enfants?Beaucoup répondront oui.Peut-être ont-ils raison, puisque l'état de la denture peut éventuellement avoir un effet sur l'état de santé général.Pourtant il faut réduire les dépenses.Mais où couper?On dit que le gouvernement devrait être plus imaginatif.Quelqu'un a-t-il déjà proposé un moyen de réduire les coûts des programmes sociaux sans éliminer et réduire des services?La quadrature du cercle, quoi.Si encore le gouvernement du Québec faisait peu dans le domaine des soins dentaires.On pourrait lui reprocher de refiler aux parents en moyens une partie des frais dentaires de leurs enfants.Mais son programme est le plus généreux au Canada.Comme sa caisse est à sec, qu'il croule sous les dettes, est-il indécent qu'il décide de ne plus faire mieux que les autres en cette matière?REVUE DE PRESSE Les Etats généraux de l'éducation Selon Claude Bruncau, du Nouvelliste de Trois-Riviéres, les États généraux n'ont pas inventé des solutions faciles ni mis en évidence des idées vraiment nouvelles.Cependant, ce qui se disait un peu partout depuis des mois a acquis une pesanteur nouvelle et peut-être, sent-on renaître une solidarité que l'on avait oubliée entre les différents responsables de l'éducation.Bruneau est bien d'accord avec le consensus général qui veut un retour a la formation générale.Mais il se demande bien comment on atteindra cet objectif?Il s'agit maintenant de s'entendre sur les moyens d'y parvenir; il y a toujours un difficile fossé entre définir des objectifs et s'entendre sur les moyens, écrit-il.Raymond Giroux, du Soleil de Québec, considère que les trois accords dégagés en séance finale: rc-stabiliser le système sans ne rien casser, renforcer la formation de base et maintenir le partenariat restent dans le champ de la théorie.Mais, ajoute-t-il.un fait demeure: les parents s'interrogent sur la qualité de l'apprentissage et se considèrent écrases sous la pyramide hié- rarchique qui fait de l'école un simple pion que l'on ouvre ou ferme au gré des restrictions financières ou des exigences des transporteurs scolaires.Giroux s'interroge sur le rôle de chaque intervenant dans une nouvelle réforme de l'éducation.Il croit d'abord que le ministère doit se redéfinir comme un soutien éducatif et non comme un patron.D'autre part, toute réforme devra redonner des pouvoirs aux intervenants locaux et régionaux, directement responsables devant leurs commettants.Enfin, il constate que beaucoup de parents négligent leur rôle pour se cantonner devant le téléviseur.Mais d'autres, malheureusement sous-instruits et mal informés, ne peuvent donner à leurs enfants plus que ce qu'ils possèdent eux-mêmes.Assouplir le système scolaire permettrait d'offrir des services là où il y a carence, sans les imposer à toutes les écoles.Le fait que les grands problèmes auxquels doit faire face le monde de l'éducation aient pu être abordées avec modération plutôï que dans l'affrontement oblige à conclure au succès de ces États généraux, selon Valèrc Audy, de La Voix de l'Est de Granby.Il ne croit pas lui non plus que les consensus établis changeront quelque chose au cours des prochaines semaines, mais il faut voir cet exercice comme le préalable à toute action efficace.L'événement n'exclut pas, en dépit des consensus établis, les difficultés et les accrochages.Il en surviendra inévitablement avec les exigences qui seront faites aux partenaires concernés.Mais Audy croit qu'ils devront tous en assumer le prix s'ils veulent vraiment que le système éducatif québécois devienne et produise quelque chose de mieux que ce qu'ils décrivent actuellement tous en coeur.Roch Bilodeau, de La Tribune de Sherbrooke, se dit un peu surpris au lendemain de ces États généraux, de ce crescendo de voix qui s'interrogent soudainement, qui s'inquiètent de la faiblesse de la formation de base des étudiants, un problème majeur en éducation que l'on connaît depuis longtemps/' C'est comme si le mouvement du pendule s'était soudainement accéléré, ce pendule qui marque, d'un point extrême à un autre, l'évolution des mentalités.On dénonce l'éparpillement et le laisser-aller pédagogique qui caractériseraient nos écoles; on voudrait maintenant plus de rigueur, ceniins parlent de discipline, écrit-il.La confusion autour des mesures qu'inspirent ces deux derniers termes ne sera pas le moindre obstacle aux changements désirés.Bilodeau parle de la nécessité d'inculquer à nos jeunes le goût d'apprendre.Et ce goût, ce sont les parents qui, premièrement, doivent le communiquer.Par ailleurs, ceux qui conçoivent les programmes pédagogiques y sont pour beaucoup quand il est question de la qualité du système.Ils sont présentement la cible de sévères critiques.S'ils ne sont en mesure de donner une forme adéquate aux nouveaux critères d'excellence que le monde de l'éducation se fixe, le ministre Ryan devra effectuer le renouvellement qui s'imposera, conclut-il.(.) Denis TREMBLAY ¦ La Presse canadiehne -S._ B LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 15 AVRIL 1986 TRIBUNE B 3 \u2022 Le problème des enfants négligés M.Christos Siros Ministère de la Santé ci des Services sociaux Québec La question de la négligence faite aux enfants est portée présentement à l'attention du public par différents médias d'informa-\"tion.Les statistiques avancées, à savoir seize mille (16000) enfants négligés actuellement identifiés au Québec, confirment l'importance du problème.|e travaille précisément avec des groupes de femmes référées au CSSMM pour négligence.Six d'entre elles ont participé a l'émission «Le Point» du II février dernier à Radio-Canada.Nous avons été très étonnées lors de cette émission que vous ayez semblé remettre principalement a l'école la responsabilité du dépistage des cas de négligence.Le travail de support et d'aide a l'apprentissage du rôle de parent se situe des le moment d'une grossesse et c'est à partir de cet événement critique que le développement de l'enfant doit être assure, tant par la famille que par la société.Le gouvernement liberal a mis en place, dans les années 70, un système fort coûteux de services sociaux et de santé.Tant par les moyens dont disposent les CLSC (cour prénataux et postnataux, entre autres) que par les pouvoirs dévolus aux différents CSS (DP|).on aurait dù depuis quelques années deja tenter d'assurer aux parents le support nécessaire pour qu'ils puissent, en collaboration avec leur milieu, repondre aux besoins matériels, affectifs et intellectuels de leurs enfants.Environ cent cinquante mille (150000) enfants vivent dans la ,pauvreté au Québec actuellement.Lntre 1981 et 1983, on a vu , une augmentation de 45% de signalements pour abus et négli-i gence d'enfants au Québec, selon ] le professeur Camil Bouchard de .l'Université du Québec à Mont-; real.En 1986.seize mille (16000) i enfants sont victimes de negligen-ce.On sait que les familles qui vivent dans la pauvreté matérielle sont souvent démunies sur le plan social et affectif.Les six mères qui ont accepté de participer à cette émission voulaient crier leur désarroi, dire l'isolement les conduisant parfois au bord du suicide, leur manque d'affection et de support, tant social que familial.C'est pour cela qu'elles ont accepté de participer à une émission où elles étaient identifiées comme mères négligentes.Ces six femmes en représentent \u2014 vous le savez \u2014 des centaines d'autres.Si la famille et les enfants ont une valeur pour le Québec, ce gouvernement devra attaquer ce problème a la source et instaurer une politique sociale permettant d'identifier les grossesses à haut risque, susciter des programmes (ou encourager ceux qui existent déjà) d'entraide et d'éducation pour ce groupe de population qui n'utilise pas spontanément les services existants.D'autres pays \u2014 comme la Norvège \u2014 ont orienté leurs services sociaux et de santé vers la prévention; toute grossesse à risque est signalée aux services sociaux par les médecins et ce, dans un objectif de développement de compétence parentale.Différents services (social, éducatif, médical et psychologique) permettent aux parents de se préparer a ce rôle, le plus important qui soit dans une société.Il serait temps de cesser le jeu de l'autruche.Certaines conditions psycho-socio-economiques sont nécessaires au développement harmonieux des enfants et des familles.Une très grande proportion de nos concitoyens en sont prives.Il ne s'agit pas, pouv résoudre ce problème, d'injecter plus d'argent mais de modifier nos priorités, de favoriser l'être humain et non pas les structures d'un système coûteux dont l'efficacité n'est pas évidente.Madeleine gingr as-pot vin, t.s.Centre de services sociaux du Montreal métropolitain POÎNT DE VUE Quelques impressions politiques du Maroc L'auteur est professeur au Département des seienees administratives de l'Université du Quebec a Montreal.l'ai etc invite lout récemment a participer a un symposium arabo-africain, qui se tenait à Casablanca, au Maroc, ou je devais parler de la 'communication et du pouvoir, l'y passai donc une toute petite semaine, et j'eus l'occasion, parlant couramment l'arabe, de rencontrer non seulemeni des collègues du Ma- ,roc.Mauritanie, Tunisie, Lybie, Liban.Syrie et Egypte, mais aussi des collègues du Tojo, de Côte d'Ivoire, du Senegal et du Mali, l'eus aussi l'opportunité, le soir, de causer au monde «ordinaire», celui de la rue, de Casa et de Kabat.la capitale, où je passai une journée.GILBERT TARRAB Ce n'est pas du symposium que j'aimerais vous entretenir, cependant.Encore qu'il faudrait y revenir un jour, tant les communications furent brillantes: je pense notamment a celles du Tunisien Hlchem Djait (qui publia, en français, au Seuil.«La personnalité et le devenir arabo-islamique», en 1974.et «L'Europe et l'Islam» en 1978).des Marocains Boudkar Ben-Omar.Mohammed Chafik, Abdcslam Bou-Imajdil.Mohammed Wakidi.Mohammed Ayad, Ali Elguendiss, du Libanais Eialim Barakat, et de tant -d'autres, sans oublier l'instigateur de l'événement, le Dr Lahbabi.Non, ce que j'aimerais partager ici avec le lecteur, ce sont des «impressions de rue», \u2014 et comme toutes impressions qui se respectent, ces dernières ne sont pas basées sur une enquête scientifique, avec guide d'entretien, tests statistiques de significations et autres appareils méthodologiques éprouvés et sophistiques.Ce ne sont là qu'observations rapides, mais que j'ai eu le soin, toutefois, d'aller glaner cl chez mes collègues intellectuels du symposium et chez l'homme de la rue (et des cafés).l'eus la puce à l'oreille le soir de mon arrivée.Au souper, je glissai à l'organisatrice-cn-chef du colloque (qui se trouve être l'épouse du Dr Lahbabi) que j'aimerais, le surlendemain, parler du conflit au Proche-Orient, comme illustration pratique de ma communication theori , que.|e compris très vite, à ses yeux, \u2022 que je commettrai là une gaffe impardonnable.«Ceci est un colloque de nature générale, et non politique», me suis-je fait répondre gentiment mais sur un ton ferme.Bien sur, je pouvais dire ce que je voulais, mais recommandation me fut faite de ne pas soulever les passions.Il ne fallait pas oublier que le colloque était arabo-africain, et qu'il portait sur le «demainisme» (science du «demain») et le tiers-mondisme.Fort bien.Par acquit de conscience, je montrai quand même à cette charmante personne un article que j'avais publie dans une revue de Montréal sur le conflit israélo-palestinien, et qui, mon Dieu, défen-_dait des options fort modérées, cel- À l'école des illettrés les qui sont partagées par le Comité québécois pour la Paix au Proche-Orient, et par le Regroupement pour un dialogue Israel-Palestine, auxquels j'appartiens.Le lendemain, au petit dejeuner, la dame l'avait lu.Grands yeux et mine abasourdie.Non.décidément, il ne fallait absolument pas que je me mette les pieds dans un pareil guêpier: «N'oubliez pas, cher monsieur, vous pouvez parler de tout dans ce colloque, mais pas de cette question.» Parfait: je me le tins pour dit.4 Mais 6 surprise! Dés la première seance du matin, on donna la parole a un représentant de l'aile gauche et radicale de l'OLP qui.pendant près d'une demi-heure, fit un discours très dur à propos de l'existence même de l'Etat d'Israël (fut-ce dans ses frontières d'avant la guerre de juin 1967, ce pourquoi nous militons, ici même, au Québec) qu'il remettait en cause, dans ses fondements mêmes.Intrigue, je décidai de sonder les nombreuses connaissances que je m'étais faites, l'interrogeai aussi les gens dans les cafes (les gens sont très liants, là-bas), le barman de l'hôtel, etc.Partout, ce fut quasiment la même réponse: Israel est un cancer, qu'il fallait extirper du monde arabe musulman.Car même la chrétienté est juste tolérée, dans le monde arabe.Certes, il y avait bien au colloque deux jésuites habitant et oeuvrant au Maroc, et quoique fort bien insérés dans la communauté musulmane environnante, ils savaient se tenir a carreau et de surcroit, ils avaient très bien compris \u2014 intériorisé \u2014 le seuil de tolerance acceptable.La minorité juive marocaine, elle, semble très bien intégrée et acceptée là-bas: elle est sous la protection du roi! Qu'on me comprenne bien: les excellents amis musulmans que je me suis faits au Maroc m'ont longuement expliqué, jusque très tard dans la nuit, la philosophie musulmane et ses principes de base.|c ne compte pas m'y étendre ici: je la respecte et comprends fort bien toutes celles et ceux qui les suivent.Mais la question, brûlante, lancinante et obsédante, que je me pose depuis mon retour du Maroc, est la suivante: si dans le pays le plus modéré du monde arabe (c'est chose connue: le Maroc l'est!), les intellectuels et le peuple continuent à penser ainsi, même après le fameux sommet de Fés et qu'ils continuent à remettre en cause l'existence même de l'État d'Israël (fut-ce, à nouveau, dans ses frontières d'avant juin 1967), qui fêtera dans une couple d'années son 40e anniversaire de naissance, alors je me dis: à quoi bon militer, au Québec, avec des intellectuels québécois et arabes occidentalisés et vivant en diaspora, pour ce qui n'est, dans le fond, qu'une utopie ou au mieux, un rêve lointain?Marcuse faisait l'éloge de l'utopie, dans les années 1970: faul-il en faire l'éloge en 1986?.Il est vrai aussi que Marcuse intitulait son livre: «Fin de l'utopie?» (avec .un point d'interrogation).Lysianc Gagnon faisait éclater en 1975 le drame de l'enseignement du français en un fameux reportage qui accumulait des faits irrécusables.Ces jours derniers, elle commentait magistralement les résultats d'une autre enquête menée par son confrère André Noel.Il y a cependant un passage qui ne m'a pas convaincu.C'est quand elle parle de «ce petit peuple, qui justement parce qu'il a peu de supports culturels et peu de traditions .» D'abord quel «misérabilisme» que de parler de petit peuple! C'est s'amoindrir inutilement, ce que ne font ni les Suisses, ni les Danois, ni les Israéliens.Le Québec est un pays d'avenir, justement parce que ces supports culturels et ces traditions sur lesquels nous pouvons nous appuyer ne nous manqueront jamais.Seulement nous les avons écartés, car trop de linguistes, de technocrates, d'intellectuels, forts de leurs commissions et de leurs organismes, se sont situés à l'oppose des efforts des generations antérieures qui ont toujours été fidèles à une langue qu'elles aimaient, langue soutenue par une littérature et une civilisation prestigieuses.C'est en s'alignant sur l'utopie, c'est-à-dire sur «l'autonomisme constructeur» et sur une «conception organique de la langue française au Québec» (|.D.Gendron), largement soutenus par la naïveté de certains dirigeants, que des technocrates continuent d'imaginer des systèmes sortis tout habillés de leurs élucubrations et qui nous conduisent a l'impasse, au séparatisme linguistique, à l'isolement, au ghetto.Si nos prédécesseurs nous ont tracé la perspective de l'avenir en nous donnant pour modèle la littérature française à laquelle il faut tendre autant que faire se peut pour atteindre ce plafond de perfection qui a toujours été le but des chefs-d'oeuvre, certains y voient une «entreprise de dépersonnalisation» (|.D.Gendron), alors qu'il ne faudrait pas dissocier l'état de la culture et de la langue d'un pays donné de la civilisation dont il relève.Aussi la possibilité d'affirmation morale et intellectuelle du Québec d'aujourd'hui et de demain ne dépend pas de rationalisation ou d'aménagement linguistique, mais de l'état d'esprit et du degré de culture de nos intellectuels.Toute consideration fondée sur un engagement étroit est limitative, c'est-a-dire futile.LOUiS DUSSAULT Montreal Lysiane Gagnon L'histoire ukrainienne Sous le titre « La moisson du désespoir», Radio-Canada remémorait, le 15 mars, à bon nombre de Canadiens ukrainiens les affres subies il y a 50 ans passés.L'Ukraine, toujours considérée comme le grenier de l'Europe, perdait dix millions d'innocentes victimes lors d'une famine provoquée artificiellement.Et cela, uniquement pour satisfaire le tyran loseph Staline qui voulait créer des fermes collectives en dépossédant les paysans de leur lopin de terre.Ce crime affreux fut sciemment camoufle au monde entier, alors qu'il s'avère être le pire des actes de barbarie que le monde ail connu.Pour Staline, comme pour tous ses prédécesseurs, tous les moyens étaient bons pour parvenir a ses fins: la russification de l'Ukraine.Depuis lors, c'est dans les camps de prisonniers que Moscou continue son oeuvre diabolique.Les trois quarts des internés sont des Ukrainiens; leur crime: vouloir un pays libre.Même notre histoire est volée.Le 2 mars, le canal 12 débutait « Peler Ustinov's Russia ».Des origines jusqu'en 1242.c'est l'His- toire de l'Ukraine (qui s'appelait alors Keivska Rouss) que Peter Ustinov attribue a la Russie.Or.la Russie n'exisiail pas encore.Ce n'est qu'après que fut créée la dynastie moscovite et ce n'est qu'en 171 3 que le tsar Pierre III donna le nom de Russie a la Moscovie et a tous les territoires occupes.l'ai lu son livre «Ma Russie».Quand on arrive a la page 221.on peut se demander si Peler Ustinov est bien conscient quand il parie des immenses camps de concentration qui se trouvent en Russie et je cite : « Ma Russie n'est pas une prison mais plutôt une école et parfois même, un jardin d'enfants.» C'est une phrase qui porte a réflexion quand on connaît les sévices subis par les millions de personnes qui ont péri ou sont devenues infirmes dans ces «jardins d'enfants».En 1988, l'Ukraine fêtera le millénaire de sa chrétienté.Des maintenant, il est clair de voir que Moscou déversera, encore une fois, les flots de sa propagande.Et dire que Peter Ustinov pretend que «sa Russie» n'est pas impérialiste! I.BABIUK Montreal Du sucre au goût amer Le ministre a la Privatisation, monsieur Eorticr, a vendu la Raffinerie de sucre «dans les intérêts du Québec».C'est bien ce qu'il a dit.Dans notre région, les emplois sont rares et cette liquidation sera un drame inacceptable pour plusieurs.En effet, il existe déjà 20 chômeurs pour chaque nouvel emploi.Ce que représente cette vente?Plus de monde sans travail, sans motivation, la vente de la maison, des inquiétudes, un peu plus de malheur, de la honte, de la frustration.Comme alternatives, ces travailleurs auront: le chômage, le bien-être social, le divorce, le déménagement, les enfants perturbes, la maladie, l'alcool, le vol.la délinquance, un avenir brûle.En fait, presque un millier de personnes (les enfants existent) seront touchées dans la région par cette fermeture a la sauvette.Ni dans le contrat de vente ni dans les principes de privatisation, le gouvernement libéral ne s'est intéresse aux coûts sociaux et aux consequences pour les travailleurs.La paie de separation va être plus grosse, mais cela ne donne pas plus d'emploi.Les agriculteurs se sont fait posséder naïvement par le rusé ministre libéral Page.Il est clair que la politique sucrière est écrite depuis quelque temps.Mais au nom d'une politique de privatisation, un gouvernement n'a pas le droit de sacrifier le bien-être de la population.Dans notre région, cet employeur est important depuis 1945.Le sucre n'a plus le même goût et la pilule est dure à avaler pour plusieurs de nos concitoyens.Michel BLONDIN Saint-Marc-sur-Richelieu Sur le transport aérien l'ai lu, à maintes reprises dans Tribune libre des critiques négatives au sujet de transporteurs aériens que l'on qualifie de nouveaux venus, ne pouvant offrir un service adéquat à cause de leur manque d'expérience et de leur nombre limité d'appareils.|e fais allusion, bien sûr, à National r qui débute et qui a fait vivre à ses voyageurs certains retards regrettables, le n'ai aucune expérience avec cette compagnie et je n'ai nul intérêt à me porter à sa défense.Mais laissez-moi vous faire le récit de notre expérience avec notre transporteur national Air Canada.Mon épouse et moi sommes cé-dulés pour partir le 8 février pour St-Petersburgh, Floride à 9h30 sur un vol régulier.Or, nous sommes à Dorval à 8h00 tel que recommandé et montons à bord d'un magnifique gros porteur L-1011 à 9h 15.Nous sommes sur le point de partir lorsqu'on nous annonce qu'une fuite hydraulique retardera le départ de 30 minutes.A peine quelques minutes plus tard, le départ est reporté à I3h00 et c'est le débarquement complet de l'appareil et remise des billets et coupons valides pour un dîner dans la salle à mander d#» P»*W»T»ort.le vol ne quittera Montréal qu'à 15h40.C'est alors qu'on vient de songer à mettre les passagers dans deux plus petits appareils soit des DC 9.Inutile d'insister sur le fait que cet appareil n'est pas du genre offrant le confort pour un tel voyage.C'est juste acceptable pour Montréal-Toronto.Que dire des groupes qui devaient s'embarquer pour une croisière à partir de Tampa à 16h00?Que croyez-vous pouvoir faire durant sept heures dans un aéroport, en tenue d'été et sans voiture?Qu'une compagnie qui débute avec une flotte de cinq appareils soit confrontée avec de telles difficultés, passe encore, mais un transporteur dont la flotte dépasse largement 150 appareils, c'est tout simplement inexcusable.Que dire de notre journée entière du samedi perdue sur nos vacances d'une semaine seulement?Nous sommes finalement arrivés à Tampa à I9h 15.accueillis par une représentante de Touram ne parlant que l'anglais alors que nous aurions dù arriver à I2h00.Qui a dit que les nouveaux venus dans le domaine du transport aérien représentent des risques du côté fiabilité?«' René BRUNELLE La métropole et la capitale ¦| Discret, presque oublie, un musée montréalais qui vaut le détour ( de fait, il n'y a pas de détour car tous les chemins y mènent: sur la ligne du métro, et avec vue imprenable sur le stade, il a en plus un parking à l'arrière ): le Musée des Arts décoratifs, dans l'ancien « Château » Dufresne.Les amateurs de petite histoire s'intéresseront a la collection permanente de meubles d'époque, mais il faut y aller surtout pour les expositions de créations contemporaines ou d'avant-garde.On y accueille des expositions fort intéressantes \u2014 exemples, l'expo Breuer il y a deux ans, ou celle qui y a cours actuellement sur les créations en formica.Le musée a même, depuis quelque temps, une boutique et un charmant bar-café.le genre de détails qu'on ne trouve pas au malheureux Musée d'art contemporain qui continue de s'étioler dans le désert venteux de la Cite du Flavre.Autre detail qui évoque aussi les pires moments du MAC: samedi dernier, une semaine avant la fin de l'exposition « Mobilier innovateur en Colorcore », on était à cours de catalogue, on n'avait même pas le plus petit dépliant a offrir aux visiteurs.Ombre au tableau: le public ou plutôt son absence.Ce petit musée mériterait plus de visiteurs.|'ai visité l'expo Breuer un dimanche: nous étions presque seuls.Idem samedi dernier: très excitantes, ces créations en formica remplies d'humour et dereferences, mais en une heure et demie, exception faite de notre petit groupe de six.je n'y ai vu personne à part deux ou trois couples et un ou deux enfants.Dommage.Enfin, ceux qui s'intéressent a l'évolution du mobilier ( pas nécessairement celui que vous voudriez chez vous, mais celui qui s'inscrit dans les courants de la recherche artistique ) ont jusqu'à dimanche prochain pour se rattraper.Bizarres, et franchement inexplicables, ces recriminations en provenance de Quebec, où nombre de citoyens aussi estimables que le maire Pelletier ou M.lean-Paul L'Allier se plaignent de ce que la vieille capitale serait défavorisée par rapport a Montréal.Quebec, défavorisée par le gouvernement provincial?Vraiment, on aura tout entendu! Québec se plaint du fait que son statut de capitale entraine des coûts qui ne sont pas compenses par des rentrées de fonds, les édifices gouvernementaux échappant à l'impôt foncier, et s'inquiète d'un « déplacement » de l'activité gouvernementale vers Montreal, déplacement mystérieux dont aucun signe n'est perçu a Montreal, et dont le principal indice semblerait être que le premier ministre Bourassa préfère louer une chambre de motel a Ste-Eoy plutôt que d'acheter une maison sur la rue d'Au-teuil.Il en faudra plus pour que les Montréalais pleurent sur le sort de leur capitale provinciale.Quebec a obtenu, grâce a son statut justement, je ne sais combien d'avantages que ne justifiaient ni sa population ni son dynamisme industriel.Québec est la plus belle ville du Québec, et ses habitants sont infiniment plus aimables que les Montréalais, j'en conviens, mais la beauté et la gentillesse sont des dons de la nature, ce n'est pas là-dessus qu'on fonde les carrières.C'est sa parente symbiotique avec le gouvernement qui a permis à Québec d'obtenir pour elle-même et sa région mille avantages inconnus des Montréalais: pensons seulement à ces autoroutes démesurées qui sillonnent sa peripheric et qui ont toujours été gratuites alors que les automobilistes de la region de Montreal ont ete soumis au péage pendant des décennies.C'est a Quebec que la France a son principal consulat, les USA en ont un aussi même si rien, objectivement, ne le justifie car les consulats s'occupent surtout de relations commerciales et de leurs ressortissants nationaux.Tous les ministères, a l'ux-ception de l'Immigration et du Commerce extérieur, y ont lejûr siège social et y font l'essentiel de leurs opérations.Idem pour presque tous les offices et régies, a l'exception de la Regie de la sécurité dans les sports a Trois-Rivières et de l'Office des handicapés a Drummondville.Nombre d'organismes qui auraient intérêt a installer leur siège social à Montréal, leur clientèle étant concentrée dans la région montréalaise où vil 45 p.cent de la population du Quebec, ont choisi la capitale pour des raisons politiques: le Conseil de presse, l'Université du Québec, la CEO.la Fédération des commissions scolaires, etc.autant d'organismes qui sont, comme les ministères, générateurs d'emplois et de retombées commerciales.Incroyable mais vrai: Québec s'inquiète de ce que le Commerce extérieur et l'Immigration soient à Montreal.Ce modeste transfert, pourtant, ne répondait qu'au bon sens: c'est ici que sont tous les immigrants, el Montréal est la porte du commerce extérieur! Québec aurait d'ailleurs intérêt à ne pas trop soulever le sujet.Car les ministères économiques souffrent d'être loin de Montréal.Non seulement sont-ils éloignés des principaux centres d'activité, mais leur immersion sur la colline parlementaire leur ont donné une mentalité de fonction publique qui rebute le secteur privé.Quebec a eu un centre des congrès dix ans avant la métropole.Elle a obtenu, en pleine période de restrictions budgétaires, $30 millions pour un Musée de la Civilisation parfaitement inutile alors que le gouvernementne réservait, aux dernières nouvelles, un chiche $12 millions au MAC, et qu'il fait la fine bouche pour doter Montréal d'équipements culturels dont le besoin s'impose depuis des années.Quiconque a vécu dans les deux villes a pu comparer la quantité et la qualité des équipements, parcs, piscines, etc.balance toujours favorable à Québec qui compte moins de chômeurs parce que son principal employeur ne ferme jamais boutique.La capitale est susceptible: elle n'aime pas que les politiciens montréalais gardent leur domicile à Montréal.C'est pourtant normal: si les députés montréalais s'établissent à Québec, aussi bien alors abolir leur fonction, car à quoi servirait un député qui ne vit pas au moins trois jours par semaine parmi les électeurs qu'il représente?M.L'Allier réclame une résidence officielle pour le premier ministre.mais depuis quand le premier ministre n'est-il pas aussi un député?Quant aux fonctionnaires, plusieurs font, comme les politiciens, la navette entre Montréal et Québec, mais il est notoire que si l'on veut faire son chemin dans la fonction publique, on a intérêt à déménager dans la capitale.Il y aurait des livres à écrire sur les inéquités imposées à Montréal par des générations de politiciens.Sous Duplessis, la carte électorale défavorisait outrageusement les comtés urbains, ceux de Montréal au premier chef.Ensuite, naquit l'idéologie de la régionalisation, qui a terriblement affecté Montréal.A la fin de son dernier mandat, le gouvernement du PQ, ce parti né à Montréal, avait été totalement aspiré par l'atmosphère de la colline parlementaire et son bilan montréalais était loin d'être reluisant \u2022 \u2022 \u2022 le ne préconise pas le transfert de la capitale à Montreal.Cela saignerait Québec à blanc, engorgerait Montréal et aurait'wi effet déstabilisateur sur l'ensemble du Québec.C'est de lôulc façon une hypothèse qui ne tient pas debout.Mais disons que les récriminations de Québec, que le système actuel a tant ser vie, ont de quoi étonner. B4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 15 AVRIL 1986 B 5 REDI LE 16 AVRIL A 9:00, D'UN lieme E SUPER ENT rég.62.99 MEULEUSE MOTORISEE \u2022 modèle V 1095 \u2022 non C.S.A.\u2022 1/2 c.v.670779 \u2022 6\" PORTE PERSIENNE \u2022 grade à peinturer \u2022 haut & bas \u2022 24\"x 80\" \u2022 quincaillerie incluse 230011 rég.37.49 ifB*wBINET DE CUISINE \u2022 #8111 W/S, chromé \u2022 8\" -1 manivelle \u2022 avec lave-légume 722344 rég.57.99 pi.eu.8327?5 'Hg.5.99 VENTILATEUR HE PLAFOND \u2022 modèle 336 W4 \u2022 4 pales en bois au fini ivoire \u2022 3 vitesses, moteur réversible \u2022 interrupteur à tirette 629401 V tÊ^^Ê ^^^B (J Les portes-miroirs _ wlMmBjëIM ELEGANCE L Wekfwood PHILIPS bel-air CROWN DIAMOND DOMTAR r»Oi s) Pexandria t£: GLOSE \u2022M electrique ?imàemn IIS INOUST.HS WIOCO llll % ¦ if » B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 AVRIL 1986 B 6 MIS ET SPECTACLES Deux concerts Claude Gingras du « Met » ¦ L'Orchestre Métropolitain poursuit une saison particulièrement active, avec deux concerts en quelques jours : jeudi soir et lundi soir.jeudi soir, 20 h, salle Claude-Champagne, le programme donne la vedette au flûtiste André-Gilles Duchemin, qu'on entendra dans trois oeuvres : Night Soliloquy, de l'Américain Kent Kennan.la Ballade du Suisse Frank Martin (oeuvres datant respectivement de 1938 et 1939) et la transcription que M.Duchemin a faite pour son instrument du Concerto pour violon du Soviétique Dimitri Kabalevsky (oeuvre de 1948).L'Orchestre Métropolitain, dirigé parson titulaire Marc Bélanger, complétera avec des Danses hongroises de Brahms et la célèbre Moldau de Smetana.Lundi soir, 20 h, salle Maisonneuve, le « Métropolitain » sera dirigé par un chef invité, (acques Beaudry.Programme : Mouvement symphonique no 1 de Roger Matton, Symphonie du Nouveau Monde, de Dvorak, et deuxième Concerto pour violon de Prokofiev avec comme soliste Chantai Juillet, violoniste de concert et membre de l'OSM.André-Gilles Duchemin jouera à la flûte le Concerto pour violon de Kabalevsky jeudi soir, avec l'Orchestre Métropolitain.Dernier concert de l'Orchestre des Jeunes ¦ L'Orchestre des Jeunes du Québec présente le dernier concert double de sa « Série montréalaise » vendredi et samedi.20 h, Redpath Hall de l'université McGill.Chef invité : Simon Streatfeild, chef de l'Orchestre Symphonique de Québec.Soliste : Angèle Dubeau, violoniste.Programme : Symphonie no 28, en do majeur, K.200, de Mozart, Concerto pour violon de Tchaikovsky el Sinfonietta, en quatre mouvements ( 1947), de Poulenc.Vendredi.20 h, salle Claude-Champagne, dans le cadre des concerts publics ( radiodiffusés en direct ) du Réseau français de Radio-Canada, on entendra le Trio de Montréal, formé de Berta ' Rosenohl-Grinhauz au piano.Luis Grinhauz au violon et Guy \u2022 Fouquet au violoncelle.Programme : Trio op.97 de Beethoven i (dit 7'r/o a l'Archiduc), Trio op.8 de Brahms et deuxième Trio (de 1982) de Clermont Pépin.OSM : relâche jusqu'à la fin du mois \\ ¦ L' Orchestre Symphonique de Montréal ne donne pas de con-l certs de séries avant la fin du mois.Il prépare les représenta- - lions de Aida, de Verdi, qui prend l'affiche à l'Opéra de ! Montréal le mardi 22.Pour la première fois dans son histoire, l'OdM présentera deux productions concurremment : à comp- \u2022 ter du 24 avril, trois représentations de // Barbiere di Siviglia, de '.Rossini (une reprise), alterneront avec les sept de Aida.¦ La 39e saison de Pro Musica \u2022 ¦ La Société Pro Musica a profité de son concert d'hier soir ( le Quatuor LaSalle) pour annoncer la programmation de sa prochaine saison, sa 39e : Ensemble Pro Musica, dir.Charles Dutoit \u2022 i 29 sepiCmbre ), / Musici de Montréal et Tudor Singers ( 20 octo-! bre ), Ensemble Musica Antiqua Kôln (Cologne ) ( 24 novembre), 7 Louis Lortie, pianiste ( 15 décembre), Music from Marlboro ( en- - semble de musique de chambre du Festival de Marlboro, Ver-1 mont) (19 janvier), Martti Talvela, basse, dans le cycle .Winterrcisc, de Schubert (16 mars), Claude Helffer, pianiste (13 avril ), American String Quartet ex Heinz Holliger, hautboïste l < 11 mai ).Les huit concerts ( tous le lundi ) à la salle Maisonneu- \u2022 ve, sauf ceux des 20 octobre et 24 novembre, à la Church of St.Andrew and St.Paul.Le centenaire Liszt ¦ Cinq événements souligneront prochainement \u2014 et d'autres - s'y ajouteront sans doute \u2014 le centenaire de la mort de Franz ; Liszt.1 Tout d'abord, dans le cadre des concerts publics de Radio- - Canada, quatre récitals : trois de piano, à la salle Claude-Champagne, et un d'orgue, à l'Oratoire Saint-|oseph.Les invités sont les pianistes Ronald Turini(9 mai ), Janina Fialkowska ( lb mai ) ; et André Laplante ( 23 mai ) et l'organiste Raymond Daveluy ( 30 mai).À ces quatre récitals s'ajoute une audition de l'oratorio Chris-tus par V Ensemble vocal Arts-Québec, dir.Yves Courville, le 4 mai, 20 h, église Erskine and American.Le Centre du Jeune Interprète ¦ Les jeunesses Musicales du Canada ont inauguré vendredi le ¦ Centre du Jeune Interprète.Il s'agit d'une petite salle de concert I aménagée dans l'immeuble des |MC, au 305 est, Mont-Royal, ; dotée d'un piano Knabe et pouvant contenir 80 personnes.Le Studio de Musique ancienne y a travaillé et l'a jugée acoustique-ment adéquate.La salle est ouverte aux jeunes musiciens (solistes et petits groupes) désireux d'y répéter ou d'y donner des concerts.Pour l'instant, des Ateliers |MC s'y donnent le samedi, a 10 h 30, jusqu'au 3 mai.Pour renseignements et location : 845-4108.Un livre sur Charles Dutoit ¦ Préparant un livre sur Charles Dutoit, poui les Éditions de l'Homme, Georges Nicholson a suivi notre maestro dans la tournée américaine de l'OSM, il l'a ensuite accompagné à Londres, .puis a rencontré en Suisse d'anciens collègues de Dutoit et son ; ancienne femme, la pianiste Martha Argerich.Le livre ( 300 pa- ¦ ges) sortira le 7 octobre, jour où Dutoit aura 50 ans.« Faust » à Joliette ; ¦ En attendant que le Festival de Lanaudiére annonce sa programmation de cet été, les échos à cet égard continuent de nous ' parvenir.Le dernier : une version de concert de Faust, de Gounod.¦ Pour des raisons inconnues, le contralto Maureen Forrester a annulé le récital qu'elle devait donner pour Radio-Canada le 2 mai.Il n'y aura pas de concert de remplacement ce soir-là.¦ Le chef d'orchestre et compositeur suisse Michel Tabachnik dirige l'Orchestre Symphonique de Québec ce soir : Ravel, Morel, Dvorak et Moussorgsky.¦ Le nouveau directeur des Tudor Singers, Patrick Wedd, fera ses débuts lors du concert du 27 avril, consacré à Haydn.¦ La Saint Lambert Choral Society, dir.David Christian!, présente l'oratorio Le Roi David, de Honegger, vendredi et samedi, 20 h, en l'église de l'avenue Lorne.¦ L'Orchestre Symphonique de Montréal prépare un autre « Festival Moxârt Plus » pour cet été, basilique Notre-Dame.Six concerts, détaffc annoncés plus tard.< I LA CHANSON FRANÇAISE À LA RADIO Masse refuse de se résigner aux assouplissements du CRTC um OTTAWA \u2014 Le ministre des Commu-nications Marcel Masse a décidé de prendre les grands moyens pour inciter les radiodiffuseurs à maintenir la norme de 65 p.cent de diffusion de chanson française, en vigueur depuis 1980, malgré un assouplissement du CRTC autorisant, depuis mars, un mimimum de 55 p.cent.PIIRRE APRIL de la Presse canadienne Au cours d'une entrevue, hier, le ministre a reconnu les problèmes des créateurs et producteurs de chansons françaises au Québec et il a admis que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) était peut-être justifié de permettre un plancher de 55 p.cent, tout en maintenant l'objectif idéal de 65 p.cent, mais il a quand même affirmé que cette situation le préoccupait au plus haut point et qu'au plan politique il refusait de s'y résigner.« le suis grandement préoccupé par cette situation, a-t-il déclaré, et je ne suis pas du tout surpris des réactions du milieu de la production et de la distribution de la chanson d'expression française au Québec en particulier.« Par contre, je demeure convaincu, a poursuivi M.Masse, que les ondes ne doivent pas servir à l'anglicisation, mais à la promotion et à la diffusion du fait français au Québec et ailleurs au Canada.» Pour le ministre des Communications, il est tout à fait essentiel que la situation soit redressée.« Tous les intervenants, a-t-il ajouté, doivent d'ailleurs oeuvrer ensemble, autant les producteurs que les radiodiffuseurs, pour éviter l'anglicisation des ondes.» $5 millions d'argent neuf Le ministre Masse n'a pas du tout l'intention de demeurer à l'écart de ce débat et de la recherche des solutions.Dans un premier temps, il » l'intention de présenter le dossier d'ici une dizaine de jours au Cabinet et d'annoncer une politique globale d'aide aux créateurs, producteurs, distributeurs et diffuseurs au mois de mai.Une première tranche de $5 millions « d'argent neuf » déjà prévu au budget Wilson de février dernier sera investie dans l'opération.Le ministre a aussi l'intention de convaincre les radiodiffuseurs d'aborder toute cette question avec optimisme et de leur demander de prendre tous les moyens qui s'imposent pour revenir le plus tôt possible à la norme de 65 p.cent de chansons françaises.« De son côté, mon ministère et le gouvernement du Canada, a-t-il ajouté, verront à ce que les diffuseurs collaborent à cet objectif.» Tout en refusant de renverser directement la décision du CRTC, qui, selon lui, a dû analyser des critères objectifs avant de prendre sa décision, le ministre Masse a quand même refusé de partager l'attitude pessis-miste qui se dégage du dossier.J» En 1978, les créateurs et producteurs francophones canadiens ont produit 156 micro;^.sillons français.En 1985, le nombre est pas*^* sé à 68 microsillons.«C'est ainsi, a indiqué M.Masse, que la .radiodiffusion, qui est étroitement reliée à-la production de disques, en est venue à envisager les quotas et les pourcentages.» \u2022.En mars dernier, le CRTC a fait passer le ' plancher de 65 à 55 p.cent pour toutes les i stations de radio AM et envisage aussi de i consentir le même pourcentage aux stations.FM si les diffuseurs en font la demande.Depuis 1972, alors qu'une enquête révér ' lait que moins de 50 p.cent des pièces vocales diffusées étaient françaises, le CRTC a, souvent revisé ses positions.Dès 1973, il a\\- ', lait jusqu'à imposer 75 p.cent de contenu français aux heures de grande écoute et une moyenne hebdomadaire de 65 p.cent.En 1980, l'organisme de contrôle et de- ' surveillance révisait sa position et exigeait 65 p.cent partout.En 1983, il commençait à permettre 55 p.cent pour certains radiodif- ' fuseurs AM et FM de musique rock.Le ministre Masse n'est pas du tout con-^, vaincu que la situation est irréversible et que les radiodiffuseurs n'ont plus d'autres , choix que d'augmenter la proportion des productions américaines et anglaises au dé-, triment des créations vocales françaises., , parce que la production n'est plus suffisante, pour justifier davantage.i > i Lemire quitte Casse-Tête ma Daniel Lemire, un des meil-^ leurs humoristes au Québec, a décidé de privilégier sa carrière, de ménager sa santé et sa force créatrice en renonçant à poursuivre l'animation de Cassc-Tcte.Cette émission présentée trois fois la semaine depuis les studios de Télé-Métropole a remporté un succès étonnant à sa première année de diffusion, atteignant selon un récent sondage 758 000 foyers les lundis.JEAN BEAUNOYER Des chiffres qui expliquent l'inquiétude des autorités de TVA qui se retrouvent en position de force pour négocier avantageusement avec les « amis commanditaires » en prévision d'une deuxième année.« Mais je ne me vois pas préparer trois demi-heures par semaine encore une autre année, nous confiait Daniel Lemire.l'avais accepté d'animer cette émission pendant l'ouragan Ding et Dong, Broue et tous les autres spectacles humoristiques qui drainent beaucoup de spectateurs cette année mais je suis vidé et l'an prochain, cette émission ne pourrait que descendre, l'ai un certain talent mais je ne suis pas superman et nous n'avons pas au Québec le bassin artistique pour nourrir trois émissions d'humour par semaine ».Lemire a vécu une année cloî- tré pour relever une émission fortement critiquée à ses débuts.Luttant constamment contre la montre, explorant toutes les facettes possibles de l'humour, puisant à même son matériel de scène sans jamais avoir le temps de renouveler ses personnages, le jeune humoriste a choisi de ménager la monture pour aller un peu plus loin : « |e n'ai pas envie de brûler le succès par les deux buts et de me retrouver waiter dans six mois ».C'est à peine une galéjade.L'humour est la denrée la plus périssable qui soit et les longues carrières doivent être menées intelligemment.Lemire a choisi de retourner à l'écriture pour préparer un nouveau spectacle et c'est sur scène qu'il pourra se permettre d'évoluer : « |'ai aimé l'expérience même si je suis conscient que ça été pourri de grand bout.Il a fallu travailler tellement fort pour tout remettre en place, investir tellement d'idées, d'énergies : on a tout essayé.On ne trouvera rien de neuf l'an prochain.On aura beau faire pour me garder mais je suis bien conscient que si les cotes d'écoute baissent, on ne se gênera pas pour me mettre à la porte à une semaine d'avis ».Lemire complétera donc les quatre semaines de la saison et se retrouvera devant sa table d'écriture tout en participant au festival luste pour rire l'été prochain avant le prochain spectacle complet.Douze pays et Raf Vallone à la Quinzaine un ma QUÉBEC (PC) \u2014 Un total de 28 troupes de 12 pays et six provinces canadiennes seront au rendez-vous de la Quinzaine internationale du théâtre qui se déroulera à Québec du 30 mai au 14 juin, a-t-on annoncé hier lors du dévoilement de la programmation officielle de l'événement.On est d'ares et déjà assuré de la présence de Raf Vallone qui effectue un retour remarqué sur les planches après plus de 20 ans consacrés au cinéma, de Bibi Andersson, présidente du jury, et de Philippe Noiret.La première édition de la quinzaine en 1984 aura conféré à la manifestation son importance au niveau international par la participation de compagnies de prestige représentatives du théâtre de leur pays respectif.S'il n'en tient qu'au directeur artistique, Alexandre Hausvater, l'événement de cette année devrait réitérer la performance grâce, entre autres, à des pièces inédites au Québec ou spécialement créées pour la quinzaine, de même qu'à des conférences et ateliers menés par des personnalités du métier.Quelque 60 pays ont contacté les organisateurs pour participer à la quinzaine.De ce nombre, 12 seront reçus à Québec, dont l'Afrique du Sud, l'Angleterre, la Belgique, l'Espagne, la Hollande, l'Inde, la Suède et Israel.En tout 24 spectacles seront à l'affiche dans huit ou neuf lieux du Vieux-Québec et ses environs, auxquels viendront se greffer quatre spectacles présentés en marge de la quinzaine dans le but de promouvoir de nouvelles formes de théâtre.Parmi ces spectacles, on trouve une production du Théâtre du Loup de Genève, Krazy càt; d'après George Herriman.C'est une réalisation qui transpose la bande dessinée sur scène.Egalement, de Hollande, la compagnie Studio Hinderik présentera en première nord-américaine Stoeprand (Le bord du trottoir) dont Alexandre Hausvater affirme qu'il s'agit d'une expérience unique.« Faire un festival international, c'est un peu comme être un collectionneur de timbres.Un jour, on s'arrête à un petit maga sin et on découvre des timbres extraordinaires.» LE MARI PE GISÈLE OU LA FIN D'UN TRAVESTI Assurément quelque satisfaction.vt Le man de Gisèle ou la fin dun travesti, de Simon-Patrick Mamville.une production du Theatre Sans Rideau, au Théâtre des Galeries.6968 Saint-Denis, lusqu au 26 avnl.Avec Claude Cote Mise en scene Gerard Duval Scénographie Madeleine Tremblay ¦Le Théâtre des Galeries est une petite salle, à l'étage d'un immeuble situé a l'intersection de Saint-Denis et |ean-Ta- RAYMOND BERNATCHBZ Ion.Quelques chaises pliantes, une scène minuscule.On y produit actuellement, avec une grande économie de moyens, une création à un personnage de Simon-Patrick Mainville, un jeune auteur qui n'en est toutefois pas à ses premieres armes.mari de Gisèle ou la fin d'un travesti, est un suspense, inspiré d'un fait divers.À partir du récit qu'on lui a fait de cet événement, Mainville a écrit une oeuvre fictive.De la complexe psychologie d'un personnage imaginaire a surgi un être trouble, troublé, troublant, un homme assumant difficilement sa bisexualité.Père attentionné et amoureureux de sa femme qui, à une certaine époque, hantait en travesti les bars gais de la ville.Le texte de Mainville est fort bien construit.Il nous mène littéralement en bateau durant la première partie de la représentation.Cet hommme, interprété par Claude Côté, nous raconte d'abord avec le plus grand détachement l'épilogue tragique de C: mérage, comme le ferait un voisin commentant un malheur survenu dans la maison d'à côté.Puis Mainville nous fait pénétrer dans une autre dimension.Notre conteur n'est pas le voisin, c'est le bisexuel lui-même qui s'adresse à nous.Le drame n'est pas encore survenu.Il le préparait tout simplement dans sa tête en évaluant les réactions de l'entourage.Il va maintenant l'exécuter et en clarifier les motifs.C'est un excellent travail, un bon texte dramaturgique n'ayant rien de commun avec l'exercice littéraire auquel il s'était livré précédemment en présentant Tea Time dans un café-théâtre.Il nous tient du début à la fin, ses effets sont bien ttuJics, 'J'r.'\"\\\"j: csl pertinent de Claude profession-pas dans le P.M.E.théà-convaincaa; ?\u2022IV .é«* ¦ et la structure, non linéaire, for( habilement conçue.L'interprétation Côté, un comédien nel qui ne travaille circuit habituel des traies, est tout à fait te.La scénographie est élément taire mais on peut excuser celtl\" en tenant compte du fait que le Théâtre Sans Rideau ne disposai! que de $2 500 pour monter le spectacle, publicité incluse, f Ce n'est donc pas mauvais?loin de là, et si l'idée vous prend d'assister à l'une des représentai tions du Mari de Gisèle, de ris* quer une sortie hors des tradi» tionnels théâtres de création?vous y trouverez sûrementxiuel» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 AVRIL 1986 \u2022 B 7 LE QUATUOR LaSALLE Déception totale QUATUOR A COROES LaSALLE \u2022 Walter Le»m el Henry Mever (vrolonsi Peier Kammuer (alto) et Lee Freer (violoncelle! Hier soir sane Maisonneuve de It Place oes Ans Presentation Société Pro Musi et Programme Trois Fugues de Bach transcrites pour quatuor a cordes K 405 Moiart Rondo (c 1906» Weoern Quatuor op 71 no 2 en re maieur Hob III-70 Haydn Quatuor no 6.Si 114 (1939) Gar'ok CLAUDE OINORAS g Les enregistrements du ™ Quatuor LaSalle ne peuvent mentir a ce point.Ils sont nombreux et presque tous excellents \u2014r le fait, incontestablement, d'an grand quatuor.Il faut donc attribuer à quelque malaise \u2014 l'âge, ou la routine qui s'installe imperceptiblement, ou la fatigue physique des tournées, ou un-peu de tout cela \u2014 le concert médiocre, et médiocre d'un bout à l'autre, que le LaSalle nous a infligé hier soir.Médiocre, et d'autant plus décevant que c'était le premier à Mpntréal de ce groupe américain qui existe depuis trente ans.Le preii:ier-violon a joue faux, grjncé et « savonné » presque continuellement, bien des attaquées était floues, les ensembles étaient souvent approximatifs et, pis encore, les sonorités étaient ternes (seul le violoncelle a eu quelques bons moments) et une lourdeur d'enterrement pesait sur chaque sélection, et ce jusqu'au Ravel donne en' « bis » (car, parmi les gens qui n'avaient pas fui.il s'en est trouvé, comme il s'en trouve toujours, pour crier bravo).,' Heureusement, nous avons les dijques, qui, eux.nous font en-tépdre un autre Quatuor LaSalle, Un grand quatuor, certes.', tt pourtant.Comment un qi|atuor qui se respecte peut-il signer un concert comme celui-là?.[I Six heures de télé sur la course à la bombe ¦ ¦É L'arme atomique existe de-¦P puis plus de 40 ans.Il y a efjviron deux ans, des producteurs de cinéma canadiens et français ont pense qu'il serait intéressant de raconter sous un nouvel angle comment l'huma-nfté en était arrivée là.^Nprés un séjour en Yougoslavie, lieu du tournage, le Montréalais Ron Cohen expliquait en interview que La Course à la bombe ( six épisodes d'une heure pour la télévision ) « ne sera pas une série de tableaux noirs et pessimistes ».! Partant d'une idée originale de lean-Claude Dclassus.la \u2022mini-série (diffusion la saison prochaine aux reseaux français et anglais de Radio-Canada) cherche à combiner des aspects ¦Historiques, scientifiques et humains qui ont marque les étapes jnenant à l'irréversible.| I ; La trame de cette production de $7,5 millions s'arrêtera bien !sûr aux difficultés rencontrées 'par les savants, par exemple le Vàffinage de l'uranium, à leurs p?ogrés marquants, comme la première réaction en chaîne, ainsi qu'à l'espionnage.En référant toujours au cadre historique, La Course à la bombé ne reprend pas pour autant lés mêmes sujets que les films d'archives.',« Nous montrons aussi la vie privée des savants et autres responsables du projet Manhattan (nom de code militaire), nous les verrons en famille, s'amuser.« En 1986.ces savants sont largement perçus comme des maniaques, des génies du mal.Muis ils étaient des hommes de bonne volonté, leurs motivations profondes et objectives étaient avant tout de gagner la guerre.Leur crainte était que les Nazis mettent au point la bombe avant le clan des démocraties.» Dirigée par le Français Delas-sus et le Canadien Allan Eastman ( responsables chacun de trois épisodes), la distribution est pour moitié européenne, pour moitié canadienne ; les acteurs canadiens sont notamment Lloyd Bochner.Leslie Nielsen et Michael Ironside.Le Québec est représenté par Denis Bouchard.L'ASSOCIATION SPIRALE AMITIE INC.Organisme sans but lucratif pour gens seuls vous invite à une CONFÉRENCE de NICOLE AUDET sexothérapeute «Érotisme volet II la sexualité masculine» Ce soir à 20 h.Au Holiday Inn Richelieu SOS, ruo Sherbrooke Est murrro Shtrbnokm) Renseignements: 932,4908 IDuvoy«se Salon - OSCAR du MEILLEUR gU FILM ETRANGER- ££1 ' t.1.1*4.Luis Purn/o L'histoire ; Officielle \u2022 Histoire des maillots de bain \u2022 Festival des films de voyages \u2022 Gagnez un week-end à New York avec Tours New York \u2022 Toutes les réponses à vos questions «voyages», de 12h à 22h30 0« HTAUÇAIU) CO Dans le cadre du concours «Bienvenue en France de l'ouest» organisé en collaboration avec CKAC/73, Les Services officiels français du tourisme, Air Canada, Renault TT et LA PRESSE, une réception à l'hôtel Méridien du Complexe Desjardins a été organisée par Les Services officiels français du tourisme à l'attention des gagnants du concours et des membres d'une délégation de représentants du tourisme de la France de l'ouest de passage à Montréal.Les heureux gagnants ont reçu leur prix lors de cette soirée et s'envoleront chacun vers l'une des régions de la France de l'ouest pour un séjour d'une semaine.Nous retrouvons donc sur la première rangée, dans l'ordre habituel: Mme Marielle SansChagrin, directrice du service outre-mer de Renault Canada; les gagnants.Mmes Raymonde Charron, Julie Desroches, Jacinthe Émond de même que M.Normand Lalonde, tous de Montréal.Derrière eux: MM.Gassan et Lemerrer, des Services officiels français du tourisme; M.Raymond Baril, directeur des Ventes à CKAC/73; Mme Christiane Dubè, du service de la Promotion de LA PRESSE; Mme Marie Rosaz, également des Services officiels français du tourisme et M.Denis Couture, directeur des Affaires publiques d'Air Canada.Une cinquième gagnante, Mme Aline Bronsard, de Longueuil, dans l'impossibilité de se présenter a la soirée, n'apparaît pas sur la photo.A nos cinq gagnants, toutes nos félicitations et bon séjour en France de l'ouest.['¦] lll'll \"I IIIIIB BOil\u2014 ;tonrs_grtcitKimt mvn nmm» rus onmmt mmn mnm dis uumnms nayu ntet loieutim «ratei JtAN-CLAUDE iouo Tobtj MMOTON ¦f \u2022 I rTT CHAMPLAIN PARADIS ;rit»'ni«iw nmim s»>n> m hkmum jm]hc M ¦ i.VERSION FRANÇAISE une LE FILM POUVOIR - \u2014 - tv» \u2014MsVW \u2014\u2014 \u2014 « Mna OOUsTr STEWBD ¦*IL CwAMPLAiM mWOB -un* .wA'u Vit 1 GAGNANT DE 7 OSCARS 11 JloajtsTprel SYDNEY POLLACK \\Jk Souvenirs pjAFRlOlJË CREMAZIE \\m 00E0N -LAVAL ittrws CTHifi w i; n cm-at ra» «oui s' nam mi un simmum iiwiiu-jr.ni Min c«»tl«utu«r FK^^^^^^^^^^ïïrn^^j£7r^j2 STtVtH SPIEIMRG TOM HANKS SHELLEY LONG JJâ mQney PIT SQUARE OÊCARIE Dic»«it suo 3i jEâh ¦Alun w jigrj '*¦-' ¦¦¦\"wpp?! i\"- HWMII A\\I)H3 HER SISTERS 7r00 9:15 [îî] VHXMn X1J.F.N m MBjgj -.«i.Ki i» XIIX KXRrStAV PLACE OU CANADA MARY TMIR MfX)R! G9 COUCONi (t LAISHZ P»SSE« BltUSiS PLAZA ALEXIS NIHON nivuu ou wttiro arw*t» msws [w] 1 00 3 10 SÎO k 7:M.J:M.POUR LES HORAIRES, CONSULTEZ LA RAGE «QUOI FAIRE et Junior GRAND PRIX D'INTERPRETATION FEMININE: LOUISE MARLEAU Festival des Films de Creteil (France) LOUISE MARLEAU ALBANE CUILHE ( L'homme des I hautes plaines f**^lBê CHRISTOPHE WJ] LAMBERT '-SSLi LEA POOL .S3 SOI ' Age d Ot.S2 50| « I^CHC till I ym égHHr.S'T^g77) .BoisDormanl V ^^^^ AUX 3 CINES mu- i^nîrMiiîîi \u2014 ¦ i ^TTtm VERSION ANGLAISE Version française GINeCCvTOED rX)|OCXflVSTEWEO| 70MM irTWCTffni mm ra^™\"™ ¦ * Version anglaise:
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