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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-04-09, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 AVRIL 1986 enquête sur le Michel Gravel I OTTAWA - La Genuar-™ merie royale du Canada a remis lundi soir son rapport d'enquête concernant des allegations de conduite incorrecte contre le députe de Gamelin, M.Michel,Gravel.C'est ce qu'a confirmé hier le substitut en chef du procureur de la Couronne du district de Hull, M.Georges Beridît.MANON CORNEUIER de notre bureau d'Ottawa Le Solliciteur général Perrin Beatty s'est contente de confirmer hier aux Communes qu'une enquête avait lieu mais s'est refusé à tout commentaire, aucune accusation n'ayant été portée.Dans une brève déclaration, le caporal Pierre Bélanger de la GRC a dit que la Gendarmerie avait effectivement donné suite à une plainte déposée contre le député de Gamelin, M.Michel Gravel.Le bureau du procureur de la Couronne du-district de Hull prendra une quinzaine de jours pour étudier le rapport policier.Des accusations ne pourront être alors portées que si les preuves sont suffisantes, a tenu à préciser M.Benoit, C'est la direction des crimes économiques de la GRC qui a fouillé le dossier.Trois perquisitions ont déjà eu lieu: une au bureau d'Ottawa de M.Grave), une à sa résidence de Hull et une autre à son bureau de comté dans la région de Montréal.Il a été impossible de rejoindre M.Gravel.À son bureau de comté, on nous a indiqué qu'il avait quitté Hull lundi soir pour venir soigner, chez lui à Montréal, une vilaine laryngite.Son assistante à Ottawa.Mme Monique Auger, a dit avoir appris l'existence de cette enquête par le biais de la radio hier.Elle a précisé que M.Gravel niait Etre compétent .\u2022 \u2022 et libéral mm Le gouvernement du premier ministre Robert Bourassa re-™ connaît que pour accéder au conseil d'administration d'une société, d'une régie ou d'un organisme d'État, les candidats doivent épouser la philosophie et les orientations du gouvernement libéral et être reconnus pour tel.Cela dit.avoue en substance M.Ronald Poupart, porte-parole du premier ministre, compétence, expérience et sagesse complètent le portrait-robot du parfait candidat.F.n fait, précise-l-il, il n'y a pas de critères écrits.Excepté que toute personne nommée à un tribunal administratif, l'est d'abord pour sa compétence.Exemple de cela, dit-il: M.Lucien Caron, ex-maire de Verdun et ex-député libéral du comté du même nom de 1970 à 1985, qui a été nommé récemment membre de la Commission municipale pour un mandat de cinq ans.La pareille vaut également, selon lui, pour deux nominations récentes à la Régie des loteries et courses du Québec.Dans les deux cas, dit-Il, la compétence des candidats sélectionnés ne fait aucun doute.Et le fait qu'ils soient tous deux étiquetés « libéraux » n'a pu nuire, même si la chose n'apparaissait pas aux curriculum vitac annexés aux communiqués annonçant les nominations de MM.Marcel R.Savard et Louis-Georges Boudreault.respectivement nommés président et membre de la Régie des loteries et courses du Québec.Le premier a déjà été membre de la commission des finances du Parti libéral du Québec et, le second, jusqu'à récemment, employé à la permanence du parti à Montréal.Donc, il y a compétence, expérience et sagesse.Et, bien sur, le fait de partager la philosophie et les orientations du Parti libéral.S'ajoutent à cela le fait que le gouvernement Bourassa a décidé de tenir compte du critère dit de la « représentativité ».C'est ainsi que deux critères sont également retenus.D'abord, on s'assure que les femmes accèdent clles-aussi à des postes à des conseils d'administration de société.Régie ou organisme d'État.Et ensuite, en autant que faire se peut, on agit de même à l'égard des communautés culturelles.On aura d'ailleurs remarqué les nominations, entre autres, de Mme Michèle Verreault-Lortie au Conseil d'administration de la Société québécoise d'assainissement des eaux, et de M.Antoine N.Tchipeff à la vice-présidence de la même société.Mme Verreault-Lortie, faut-il le rappeler, est l'épouse de M.Pierre Lortie, président de Provigo et membre bénévole du Comité de révision des fonctions et organisations gouvernementales.Lequel comité a été mis sur pied en janvier dernier par le premier ministre Bourassa.M.Lortie est également, et on ne le cache pas au bureau de M.Bourassa, membre en règle du Parti libéral.Selon le porte-parole du premier ministre Bourassa, les membres des conseils d'administration de société, régie ou organisme d'État ne sont plus rémunérés pour les fonctions qu'ils occupent.Cela, précise-t-il, depuis le 26 février dernier, à la suite d'une décision prise en ce sens par le Conseil des ministres.C'est dire que ces membres de conseil d'administration n'ont plus droit à ce que l'on appelle communément « les jetons de présence ».Par contre, explique M.Poupart, les dépenses dites de déplacement sont remboursées, comme il se doit.Enfin, indique-t-il, les personnes nommées doivent se tenir a l'égard de tout conflit d'intérêts ou apparence de tel conflit.Si le contraire devait être prouvé, ces personnes devraient quitter.Y VON LABERGE lasorphoto PC Le député Michel Gravel toutes accusations laissant entendre qu'il aurait reçu des pots-de vins d'entrepreneurs de la re gion oulaouaise pour obtenir des contrats pour le Musée de l'Homme à Hull.Elle-même juge fausses toutes ces allégations.Elle a confie a la Presse canadienne que la GRC avait questionné M.Gravel, un homme d'affaires de 45 ans.Elle s'est dit convaincue de voir M.Gravel lavé de tout soupçon.Le comté de Hull est représenté par le libéral Gaston Isabelle qui n'a pas hésité à faire des insinuations à l'endroit du député conservateur.M.Gravel, député depuis septembre 84, a été nommé responsable de ce comte par le ministre des Travaux publics, M.Roch LaSalie.Ce dernier, maître d'oeuvre de l'organisation conservatrice dans la Belle Province, a ainsi choisi un parrain conservateur pour tous les comtés québécois représentés par des libéraux.ROBERT COATES CONTRE LE CITIZEN Mulroney ne sera pas forcé de témoigner I TORONTO (PC) \u2014 Un ™ juge de la Cour suprême de l'Ontario a donné raison aux avocats du ministère fédéral de la justice, hier, et a dispense le premier ministre Brian Mulroney de témoigner a une pré-enquète, dans la couse de diffamation intentée par l'ex-ministre de la Défense Robert Coates contre le journal Ottawa Citizen.En plus de M.Mulroney, le juge Marvin Catzman a exempté le vice-premier ministre, M.Erik Nielsen, et un ancien greffier du Conseil privé, M.Gor don Osbaldeston.Me Lorne Morphy, du ministère de la justice, avait soutenu que les trois hommes jouissaient de l'immunité de la Couronne et qu'ils ne pouvaient pas, de ce fait, être cités comme témoins à une pré-enquête, dans une cause où ils n'étaient pas directement impliques.Les articles considérés diffamatoires par M.Coates racon- taient sa visite dans un cabaret de l'Allemagne de l'Ouest au cours d'une tournée de l'OTAN en Europe.Quelques heures après la publication du premier article, le 12 février 1985, M.Cootes démissionnait du cabinet.Le juge Catzman a cependant obligé à comparaître les dix autres témoins exigés par le journal.Ce sont de proches conseillers de M.Mulroney comme MM.Bill Fox, Charles McMillan, Bernard Roy.Geoff Nor-quay et Pal MacAdam.Il y a aussi le major-général David Wightman, commandant des Forces canadiennes en Europe, John Anderson, sous-ministre adjoint de la Défense, Paul Dunn, ancien adjoint de M.Coates, le lieutenant-colonel George Akamoto, chargé de la sécurité de M.Coates, et l'officier Michel Mo-rency, du personnel de bord de l'avion de M.Coates en Europe.RELANCE ÉCONOMIQUE DE L'EST DE MONTRÉAL Québec et Ottawa créent un comité d'adaptation de la main-d'oeuvre mm Les mesures concrètes vi-™ sant à juguler l'hémorragie d'emplois dans l'Est de Montréal se feront peut-être attendre de longs mois encore.Pour l'heure, la relance économique passe d'abord par un «super-CAMO» qui, annoncé l'automne dernier, démarre avec le mandat d'étudier les moyens de redresser la situation.NICOLE BEAUCHAMP Le super-CAMO \u2014 «super» en ce qu'il s'applique à une région au lieu d'une seule entreprise \u2014 veut dire «Comité d'adaptation de la main d'oeuvre».Il relève des programmes d'ententes fédérales-provinciales et comporte des frais partagés avec le gouvernement québécois de même que la contribution d'autres partenaires socio-économiques ( employeurs, centrales syndicales, et municipalités).Le ministre d'Emploi et Immigration Canada, Mme Flora MacDonald, et le ministre québécois du Travail, de la Main-d'oeuvre et Sécurité du revenu, M.Pierre Paradis, avaient ainsi convoqué les médias d'information à l'occasion de la signature de l'accord scellant la mise sur pied du super-CAMO, baptisé «Comité pour la relance de l'économie et de l'emploi de l'Est de Montréal».À part quelques retouches pour satisfaire uux demandes des Métallos de la FTQ, il s'agit du même comité d'étude annoncé à la fin d'octobre dernier par l'ancien ministre péquiste Pauline Marois et par Mme MacDonald.Le budget global \u2014 près de $250000 pour s'acquitter du mandat d'un an \u2014 n'a pas changé d'un cent.Ottawa et Québec versent chacun $100000.Les Le ministre d'Emploi et Immigration Canada, Mme Flora MacDonald, et son homologue québécois du Travail, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, M.Pierre Paradis, procédaient hier à la signature d'un accord permettant le démarrage du Comité pour la relance de l'économie et de l'emploi de l'Est de Montréal.photo Robert Nadon.LA PRESSE employeurs (Conseil du patronat etc.) y ajoutent $20000.Les syndicats CSD.FTQ et CSN y injectent $5 000.Les Villes de Montréal, Anjou et Montréal-Est contribuent au fonds avec $22 500.M.Claude Pichette, ancien recteur de l'Université du Québec à Montréal, présidera le comité qui se compose de 16 repré- sentants des cinq partenaires, «je prends l'engagement que nous allons produire rapidement un rapport qui contribuera à apporter des solutions pour revitaliser le marché du travail et l'industrie de l'Est de Montréal », a-t-il dit.Criblés de question sur l'impact restreint d'un CAMO face à l'ampleur des problèmes résul- Bilinguisme: l'exaspération fait suite aux hésitations d'Ottawa Un ministre délégué aux Affaires autochtones ¦QUÉBEC (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec vient de décider de se doter d'un ministre délégué aux Affaires autochtones et de confier ce poste au député d'Abltibl-est, Raymond Savoie.M.Savoie, qui est déjà ministre délégué aux Mines, chapeautera le SAGMAI (le Secrétariat des activités gouvernementales en milieu Amérindien et Inuit), l'organisme qui s'occupe des relations avec les autochtones.Le Québec n'avait pas par le passé de ministre responsable des auchto-nes puisque le SAGMAI relevait du conseil exécutif, donc du premier ministre René Lévesque lui-même.I OTTAWA (PC) \u2014 Le gou-^ vernement fédéral devrait se hâter de remplir ses promesses en matière de bilinguisme, ont soutenu hier à l'unisson le Commissaire aux langues officielles et les deux principaux représentants des minorités linguistiques, exaspérés par les hésitations fédérales devant une réforme en profondeur des politiques linguistiques.« Nous ne sommes pas ici pour attendre des réformettes », a lancé hier en conférence de presse le président de la Fédération des francophones hors Québec, M.Gilles LeBlanc, après s'être entretenu avec le Commissaire aux langues officielles, M.D'Iberville Fortier, et le président d'Alliance Québec, Michael Goldbloom.Depuis l'an dernier, Ottawa a entrepris une vaste réforme de ses politiques sur le bilinguisme ainsi que de la Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969.Récemment toutefois, le Secrétaire d'Etat, Benoit Bouchard, mettait les minorités linguistiques sur un pied de guerre, en affirmant que cette révision « était un long processus, où il serait dangereux de devenir agressif ».Les groupes qui s'attendaient à des mesures dracon-niennes seront probablement déçus des conclusions du groupe interministériel composé du Secrétariat d'Etal, du Conseil du Trésor et de la lustice, avait alors laissé entendre M.Bouchard.« Nous sommes inquiets de ces indications », de souligner M.LeBlanc.Hier, devant les journalistes, le ministre Bouchard renchérissait: « Il n'est pas question d'accélérer un processsus comme celui-là.Tout va bien, on sait com- ment le premier ministre tient à cette révision », a-t-il déclaré.Selon le commissaire aux langues, M.D'Iberville Fortier, 20 ans après la commission Lauren-deau-Dunton sur le bilinguisme il convient de faire « un constat d'échec partiel » des initiatives fédérales dans ce domaine doublé « d'un acte d'accusation contre des gouvernements successifs et une société indolente », a-t-il ajouté.Pour M.LeBlanc, Ottawa ne se fait pas prier pour s'engager a défendre la vertu, mais quand « il s'agit de favoriser concrètement le développement des francophones hors Quéec, on devient alors plus discret ».« Nous attendons de voir quelque chose de concret et d'important après l'inertie des dernières années ».a renchéri de son côté M.Goldbloom.tant de la perte de 7000 emplois permanents depuis la récession de 1982 et face aux autres usines qui périclitent et menacent 5000 emplois, les ministres Paradis et MacDonald ont répondu en substance: «Il s'agit d'une mesure de base complémentaire qui vise à requalifier des individus pour l'obtention d'emplois requérant d'autres habiletés.Elle n'élimine pas les efforts des autres comités (à Ottawa, le comité ministériel du développement de la région de Montréal du président du Conseil dù Trésor Robert de Cotret, et à Québec, le «comité des zones d'entreprises».Les CAMO servent à mainte-, nir en dernier recours le revenu des travailleurs licenciés par le biais de programmes de forma-lion, de retraites anticipées, etc.En cela, les ardents défenseurs de la survie de l'Est de Montréal sur la scène politique ne rejettent pas le CAMO, mais le jugent très «insuffisant».Parmi eux, Mme Louise Harel.député péquiste de Maisonneu-.ve, et M.|ean-Claude Malépart, député libéral de Sainte-Marie à la Chambre des communes, avaient la réplique toute prête.«La véritable solution consisterait à désigner la région comme zone d'implantation d'entreprises», a commenté Mme Harel.M.Malépart a par ailleurs déclaré: «C'est un pas timide, l'aurais préféré qu'on décrète l'Est de Montréal comme zone 4, c'est-à-dire, admissible au programme d'octrois particuliers visant à moderniser les entreprises et attirer les industries».Ne manquez pas samedi dans la presse FORD GRAND GAGNANT 1986 est une année faste pour Ford, qui a décroché deux titres convoités de «voiture de l'année»: l'un en Amérique pour la Taurus, l'autre en Europe pour la Scorpio.Le cahier, signé Jacques Duval, traite d'aéiodynamique, de perlormance, de garantie et même de formule Un. B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 9 AVRIL 1986 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d administration ROGER 0.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ¦ 1 CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC editor>oiiit* en chef Seule la qualité sauvera Boisbriand Les perspectives de l'usine de General Motors à Boisbriand sont très sombres.GM ne voit aucune bonne raison pour la maintenir en vie; ni le syndicat ni le gouvernement du Québec n'ont pu lui en donner jusqu'à présent.Pour le Québec, la situation est grave.Comment, en effet, attirer de nouvelles industries et des technologies de pointe si nous sommes incapables de fabriquer de simples automobiles?Comment convaincre les industriels d'ici et d'ailleurs d'investir dans de nouvelles usines si General Motors ne voit pas l'utilité de réinvestir dans sa propre usine?General Motors n'est pas le Père Noël.Le géant de l'automobile doit veiller à maintenir la productivité et le rendement de chacune de ses unités de production et il n'y a aucune raison qu'il fasse une exception pour le Québec.Or, Boisbriand n'est pas a la hauteur des autres usines de GM, notamment celles de l'Ontario qui vont recevoir des investissements de l'ordre de $2 milliards au cours des prochaines années.Selon la direction de l'usine, les employés n'ont pas fourni leffort nécessaire pour assurer un travail de qualité; l'attitude des employés se traduit notamment par de mauvaises relations de travail.Les employés rétorquent aussitôt que GM n'a pas beaucoup investi pour moderniser lusine.On voit très bien le cercle vicieux: les employés ne sont pas motivés, faute d'investissements, et les investissements ne sont pas faits, faute d employés ayant un sens de la qualité et du rendement.Ce genre de cercle vicieux ressemble beaucoup au tourbillon au fond d'un évier qui se vide: bientôt, il ne restera plus rien, ni usine, ni employés, ni présence de GM au Québec.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, est devant un profond dilemme: ou il adopte la logique de la rigueur financière, qu'il cherche à imposer à l'État, et il abandonne Boisbriand à son sort, ou il fait violence à ses propres principes et accorde des subventions a GM pour l'aider à rèoutiller l'usine en vue d'une nouvelle production.Une chose est certaine, M Bourassa ne peut pas utiliser les faibles ressources de l'État pour nager seul contre le courant.Boisbriand n'est qu'une usine de GM parmi d'autres qui sont menacées de fermeture.Quant au gouvernement fédéral, il peut difficilement accorder des subventions à l'usine québécoise sans en faire de même pour les usines ontariennes de GM et, par la suite, à d'autres compagnies.De toute façon, ce n'est pas les modestes sommes que les gouvernements pourraient sacrifier en grugeant ailleurs qui peuvent faire changer d'avis à General Motors s'il n'y a aucun espoir d améliorer la productivité à Boisbriand.General Motors, maigre sa taille, doit livrer une lutte acharnée pour garder sa part du marché contre la concurrence des autres fabricants américains, des Japonais et des Coréens.Quand on est engagé dans une partie aussi serrée, une subvention est insignifiante par rapport au maintien de la qualité et de la productivité.Ce que General Motors cherche à Boisbriand, seuls les employés peuvent le lui donner.Ils doivent donc trouver le moyen de garantir à General Motors la qualité de travail qu'elle recherche s'ils veulent obtenir les nouveaux outils qui garderont leur usine en vie.Frédéric WAGNIÈRE Le mode d'emploi d'une Instruction L'Instruction sur la liberté chrétienne et la libération, publiée le 5 avril par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, comme tous les documents pontificaux, relève plus de l'exegé-se théologique que du commentaire journalistique.Ceci dit, les circonstances de cette publication lui confèrent une actualité brûlante.La défense des droits de l'homme, la lutte pour l'émancipation des peuples opprimés, le renversement de régimes pourris en Haïti et aux Philippines, les tensions entre tenants d une théologie de la libération et des éléments plus conservateurs au sein même de l'Église, qui restent sur la réserve: tout contribue à conférer un vif intérêt au document.Le document du 5 avril avait été précédé d'un autre, dans iequel les fidèles étaient mis en garde contre des «déviations ou des risques de déviations touchant la doctrine de la libération.L'Église a visiblement craint que ne soit transportée en son sein la dialectique de la lutte des classes, en sorte que pouvait naître une opposition entre la hiérarchie et les prêtres prés du peuple.À la limite, la Rédemption et Jésus sont pour les pauvres, non pour les riches.Si le document exprime une préférence pour les pauvres.¦ cette option est sans exclusive».Plus loin, il sera affirmé que 'cerfe option ne peut pas être exprimée à l'aide de catégories sociologiques et idéologiques réductrices qui feraient de cette préférence un choix partisan et de nature conflictuelle».Il n'y a donc pas d'emprunt à Marx dans cette Instruction.Pour l Eglise catholique, une doctrine de la liberté est d'abord une doctrine des fins humaines.C'est le Christ qui a «libéré» l'homme.C est pourquoi (l'Église) «témoigne que l'homme vaut plus par ce qu'il est que par ce qu'il possède».«La gestion économique et politique n'entre pas directement dans la mission de I Église.» il y a longtemps, pourtant, qu'un penseur aussi «laïc» que Montesquieu avait noté que dans un État despotique, il est bon que la religion ait une grande force, parce que c'est la religion qui constitue le seul moyen qu'on puisse opposer à la volonté illimitée du prince.Aussi \\'Instruction admet-elle qu'il est «pleinement légitime que ceux qui souffrent de l oppression de la part des détenteurs de la richesse ou du pouvoir politique agissent pour obtenir des structures et des institutions dans lesquelles leurs droits soient vraiment respectés».Toutefois, sont exclues la violence et la lutte des classes comme méthodes de redresser les torts.Puis, se glisse dans le texte une allusion assez obscure au «mythe de la révolution».Ce qui est signifié ici, semble-t-il, c'est une mise en garde centre les révolutions qui n'en sont pas, qui consistent à remplacer des maîtres cruels contre des maîtres plus cruels encore.Toute l'histoire contemporaine, toute l'histoire de la décolonisation et de l'émancipation des peuples est jalonnée d'épisodes qui ont vu le renversement d'un gouvernement haï par un autre, encore plus haïssable.Le soulèvement armé contre une tyrannie est présenté comme l'ultime recours.Il y avait déjà, dans la philosophie scolasti-que, certaines indications touchant les conditions dans lesquelles le régicide lui-même pouvait être toléré.On a Ihabitude de penser qu'aux encycliques on peut faire dire n importe quoi tant elles sont courtes et vagues dans l'application.«Quant aux applications concernant les diverses situations locales, precise le document romain, // revient aux Églises particulières, en communion entre elles et avec le Siège de Pierre, d'y pourvoir directement.» Ce qui revient à dire que, pour le mode d emploi, il faut s'en référer à qui de droit.Guy CORMIER 1 ~ Plus T>e~Qi
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