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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-02-01, Collections de BAnQ.

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[" SPORTS \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er FÉVRIER 1986 photo LA PRESSE Armand Trottier Sylvie Frechette: première lors des Jeux d'Australie, deuxième dans le cadre des championnats canadiens.LES ATHLETES PAR EXCELLENCE Sylvie Frechette et André Viger mm (PC > \u2014 La Montréalaise Sylvie Frechette et le Sherbrookois ^ Andre Viger ont remporté, hier soir, dans le eadre du 18e gala annuel du cluh de la Médaille d'or, les titres d'athlètes femi nin et masculin par excellence en 1085.I rechette.spécialiste en nage synchronisée, a connu une année particulièrement remarquable.Apres avoir décroche les premieres places en solo, en duo et en figures lors des |eux d'Australie 1985, elle a enlevé la deuxième position dans les mêmes épreuves a l'occasion des championnats canadiens.«La victoire (en Australie) fut doublement satifaisante, expliquai! l'athlète de 18 ans.Il s'agissait de la première competition de la saison et elle était de niveau International Les circonstances étaient également difficiles en raison du décalage horaire.Mais nous avons triomphe dans toutes les épreuves, nous ne pouvions en demander autant.» A 18 ans, Frechette ne vit cependant pas du passé.«|c dois participer à une compétition à Moscou à la fin du mois, le visiterai l'LJKSS pour la premiere fois, l'ai bien hâte de constater le niveau des Soviétiques en nage synchronisée.Nous pourrons alors voir leurs strategies puisqu'elles ne participent pas aux réunions internationales.«Avec les |eux du Commonwealth et les championnats du monde, nous pourrons évaluer notre niveau.Tous les autres pays seront représentes et nous aurons une bonne idee des forces en présence lors des prochaines années.» Un nouveau fauteuil roulant Les performances de Viger en 1985 ont etc toutes aussi éclatantes que celles de I rechette.Il a établi un record canadien pour fauteuils roulants au cours du marathon d'Ottawa en mai et une marque de parcours lors du marathon international de Montreal en septembre en plus d'obtenir la médaille d'or dans l'épreuve du I 500 mètres lors des |eux du Canada, a St.|ohn, au Nouveau-Mrunswick.Viger obtient finalement la reconnaissance qui lui revient.Ce ne fut pas une mince affaire compte tenu que son sport demeure marginal.«Nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis dix ans, a dit Viger.En novembre dernier, par exemple, 239 athlètes ont participé a une épreuve réservée aux personnes handicapées.L'intégration est nettement meilleure aujourd'hui.» De ses exploits réalisés en 1985.la victoire qu'il a acquise au marathon de Montréal est la plus chère, «l'avais gagne à l'étranger mais, a mon sens, ca ne servait à rien si je ne pouvais triompher devant les miens.La victoire était d'autant plus satisfaisante que j'avais un rival redoutable en la personne de l'Américain Murphy.Il m'avait battu a quelques reprises plus tôt.» Viger se dit également surpris que son record mondial n'ait pas ete améliorée.«|e crois qu'il sera battu cette année, l'ai cependant la foi que je serai celui qui l'améliorera».Pour parvenir a ses fins, Viger travaille a la confection d'un nouveau fauteuil roulant.«Il s'agira d'un fauteuil plus rapide, avec un design plus aérodynamique.Il faudra six à dix mois pour le mettre au point, peut-être plus, mais je ne suis pas pressé.Mon objectif demeure les |eux olympiques de 1988».Outre Frechette et Viger, une trentaine de personnalités et athletes amateurs et professionnels ont été honorés, en présence de plus de 500 conivives.Neuf categories d'excellence étaient retenues et 19 sports ont fait l'objet d'une reconnaissance particulière tu cours du gala lin voici la liste: ATHLÉTISME: Guillaume Leblanc (Sept-lles)marche; Andre Viger (Sherbrooke) marathon.BADMINTON: Denysc lulien (Rouyn Noranda).BASEBALL: A'ain Patenaude (Laval).BOXE: Michèle Moffa (Montréal).ESCRIME: lean Mare Chouinard (Outremont).GYMNASTIQUE: Philippe Chartrand (Uval) et Cathy Giancas-pro (Montréal).HALTÉROPHILIE: Denis Garon (Montréal).HOCKEY SUR GLACE: Stéphane Richer (Rippon).LUTTE: Clark Davis (Montréal) NAGE SYNCHRONISÉE: Sylvie Frechette (Montréal) NATATION: Sylvie Dufour (Saint-Césaire).PATINAGE ARTISTIQUE: Nathalie Sasseville (Laval).PATINAGE DE VITESSE: Gaétan Boucher (Montréal) et Nathalie Lambert (Montreal).PLONGEON: Renee-Claude Auclair (Québec).SKI DE FOND: Pierre Harvey (Saint-Lambert-de-Lévis) et Marie Andrée Masson (Arthabaska).SKI ACROBATIQUE: Lloyd Langlois (Magog) et Alain Laroche (Lac-Beau port).SPORT AUTOMOBILE: Bertrand Fabi (Sherbrooke).TENNIS: Stéphane Bonneau (aval).TENNIS SUR TABLE: Marian Domonkos (Wakefield).À L'ARC: Daniel Desnoyers (Saint-Augustin).TEMPLE DE LA RENOMMÉE ( .unil Desroches, Zotique Lespérance et Ghyslain Luneau (à titre posthume).IL BALAIE LES 60es CHAMPIONNATS CANADIENS DE SKI DE FOND Un double record pour Pierre Harvey mm Pierre Harvey a enlevé hier *** la dernière étape des bOes Championnats canadiens de ski de fond, un 50 kilomètres disputé sur le Mont-Royal, avec une priorité de 2 min 31,9 s sur Dennis Lawrence de la Saskatchewan.GILLES BLANCHARD Le brillant athlète de Saint-Lambert-de-Lévis complétait ainsi le balayage entrepris le week-end dernier à Aima et, du même coup, inscrivait deux fois son nom au livre des records ca nadiens.Avant lui.jamais personne n'avait mérite quatre médailles d'or au cours d'un même Cham pionnat.De plus, Harvey portait à 23 (14-5-4) le nombre de médailles décrochées dans le cadre de cette classique annuelle.L'ancienne marque de 22 appartenait à ses ex-coéquipiers de l'équipe nationale.Doug Gud wer et Reino Keski-Salmi.Ce dernier s'est tué l'an dernier quand l'hélicoptère dans lequel il prenait place s'est écrase.Une course très dure C'est une course très dure que les meilleurs fondeurs canadiens se sont livrée hier.Les dix boucles de cinq kilo mètres du Mont-Royal totalisaient 15 000 metres de montées, soit le maximum permis.De plus, l'épreuve servait de selection finale en vue de la prochaine série d'épreuves de la Coupe du Monde.L'équipe nationale masculine comptait six membres lors des premieres grandes courses de la saison; seuls les quatre meilleurs des Championnats canadiens allaient completer le circuit en Europe, en l'occurrence Harvey.Alain Masson.Dennis Lawrence el Yves Bilodeau.Wayne Dustin et Frank Ferrari rataient le coche.Harvey était assuré de son poste mais il savait qu'on allait se battre très fort derrière lui.Il savait aussi que deux records étaient à sa portée et, surtout, que son public ne comprendrait pas une défaillance.Il était prêt quand il s'est présenté sur le Mont-Royal et les journalistes et cameramen l'ont vite appris.« |e n'aime pas ac-cordet d'entrevue avant une course », a-l-il lancé et le vide s'est aussitôt fait.À l'arrivée, il était livide, tire, épuise.Il s'était battu très fort, avait même chute vers la fin.«C'est normal, expliquait-il.Dans les derniers kilometres, tu manques d'énergie, de glycoge ne.Ça atteint même le cerveau Tu réagis mal, tu perds ta coordination, tu crains toujours la chute.» Les boîtes de chaussures Harvey est parti rapidement, très rapidement, et détenait déjà une avance de 30 secondes après cinq kilometres.« C'est ce que je voulais.Il est plus facile de ralentir le rythme que de l'augmenter.Parfois, on dirait que lu t'endors et il semble physiquement impossible d'accélérer ».La premiere place assurée, le grand Pierre avait continué de tout donner, jusqu'à l'épuisement final.C'est de cet effort, bien plus que de ses deux records, dont il était le plus fier.Des premieres canadiennes, il en comptait deju plusieurs a son actif, tant aux Olympiques qu'en Coupe du monde.« l'essaie de courir chaque course comme s'il s'agissait de la dernière.Aujourd'hui, j'ai bien fait en ce sens; il faut dire que les trois derniers jours de congé m'ont aide a récupérer mentalement ».I tait-il plus heureux de sa quatrième médaille consécutive que de l'autre marque?« Des quatre médailles, a t il repondu sans hésiter.Il n'y a qu'un championnat canadien par année; il faut aussi compter sur la chance dans le relais >* Et ou entendait-il exposer cette médaille du 50 kilomètres?« Avec les autres, au fond d'une boite à souliers, je ne suis pas très fort sur les médailles et les records.» C'est une course très dure que les meilleurs fondeurs canadiens se sont livrée hier, lors du 50 kilomètres des Championnats canadiens de ski de fond, au Mont-Royal.Une épreuve que Pierre Harvey a dominée, inscrivant ainsi deux fois son nom au livre des records Canadiens.photo IA PREbSE Armand Trottier Roux: « Un exploit authentique mais il a déjà fait plus.» Marie-Andrée Masson est détrônée par A.Schmidt-Foster mm Aucun desaccord dans l'en ~ tourage de Pierre Harvey: son balayage des Championnats canadiens constituait un plus beau fleuron que le cumul de 23 médailles.Il cela même si le grand Pierre avait pris moins d'années que Gudwer et Kcski-S.ilmi pour les rejoindre, puis les dépasser « Quatre médailles d'or dans une semaine, il faut le faire!», commentait Marie Andrée Masson, la grande perdante de la journée d'hier puisque Schmidt-Foster lui soufflait son titre de championne canadienne.- Et si l'on t'offrait l'un ou l'autre de ces records et les quatrièmes places méritées par Pierre en Coupe du monde?- Les quatrième places de la Coupe du monde assurément! Il n'y a même pas de comparaison.Même langage chez Alain Masson.tout fier de sa sélection.Même langage chez Laurent Roux, l'entraineur national: « Harvey vient d'accomplir un exploit, un exploit authentique, mais il a deja fait mieux.Ses deux quatrièmes places en Coupe du monde l'ont place dans une classe a part.Au Canada actuellement.Pierre est seul, une tête devant les autres.Au monde, outre Svan qui domine tout le monde.Pierre peut vaincre n'importe qui.« Mais ce que j'admire le plus chez lui.c'est sa discipline.Ce gars-là est devenu une vedette et, en même temps, le propagan diste de son sport.Tout cela lui prend beaucoup d'heures, demande beaucoup d'attention Pierre demeure cependant tout aussi concentré en competition et n'a rien change aux règles de son entraînement.« Demain, on accordera plus d'attention à ce qu'il a fait ici cette semaine qu'au grand athlète international qu'il est.Dommage qu'on ne comprenne pas » G.B.photo IA PRESSE Armand Trottier A.Schmidt-Foster (photo) a enlevé le titre de championne canadienne à Marie-Andrée Masson.1.Pierre Harvey 2.Dennis Lawrence, 3.Alain Masson, 4.Wayne Dustin, 5.Jocelyn Vézina, 6.Yves Bilodeau, 7.Frank Ferrari, 8.Dave Beedell.9.Al Pilcher, 10.Sylvain Parent, 20 1.Angela Schmidt-Foster, 2.Loma Sasseville.3.Marie-Andrée Masson 4 Jean McAllister.5.Carol Gibson, Camrose, 6.Josée Bertrand, 7.Kelly Bruce, 8.Rhonda Delong, 9.Madeleine Gallant, 10 Monique Water reus.50 KM MASCULIN St Lambert de Levis, Québec.Regina.Laval, Sault Ste Marte, Ont.Québec, Québec, Schumacher, Ontario.Ottawa.Orangeville, Ontario, Hull, KM FÉMININ Midland, Ontario, Ottawa.Arthabaska, Ottawa.Alberta.St Jérôme, Banff, Alberta.Rossland.C.B., Joherte Banff, Alberta, 2:28.50.7 2:31 22 6 2:31:35.8 2:33:50.0 2:34 10.5 2:34:16.0 2:39:44.2 2:42:42.3 2:44:069 2:45:04.3 1:05:16.5 1 06:38.3 1:06:49.8 1:07:28 3 1 08:23.7 1:09:10.4 1:12:32.0 1:12:40.3 112:500 1:13:08.1 C 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er FÉVRIER IV86 Gaston a exorcisé Lagaffe « Je me serais caché pour ne pas entendre ce surnom» *On trouvait la blague bien drôle.Apres tout.Gaston Lfegaffe a toujours été un personnage sympathique.Gaffeur, bonne bouille, tout le monde l'aime El à l'époque, Gaston Gingras lui ressemblait comme un frère.Bonne bouille et gaffeur Il puis, ça faisait une bonne petite manchette.Humo-rh>(ique, colorée, amusante.« l'ai pas été capable de prendre ça.je sais que ce n'était pas méchant comme idée, mais CBSl vite devenu une véritable hantise.Partout où j'allais, j'avais peur d'entendre quelqu'un se moquer de moi en m appelant Lagaffe.Quand je sautais sur la patinoire, on aurait dit que je tendais l'oreille pour entendre un spectateur me crier «Lagaffe».C'était épouvantable, je me serais cache pour ne pas entendre ce surnom », raconte aujourd'hui Gaston Gingras.RÉJEAN TREMBLAY Gaston a bien changé.Il a réussi à exorciser Lagaffe.Question de maturité sans doute: « Faut pas croire que Lagaffe est la seule cause de mes difficultés.Ça allait déjà mal, j'avais Claude Ruel sur le dos qui voulait changer mon style, et j étais tout melange dans ma tête.«C'était certain que cette affaire de Lagaffe allait m'affec-ter.On aurait dit que ça a cristallise mes difficultés.Le personnage était sympathique mais moi.je ne voyais que le côté TET « Les Canadiens » sont là, mais.tm «les Canadiens», le docu-nient ii ire de Bob McKeown, un ancien de la CBC, a été présenté en première, hier au Forum.C'est un bon documentaire, intéressant, bien filme et bien monte.De loin supérieur à «La Saga des Glorieux » de Yves Hé-Ixîrt Le film couvre les 75 ans du Canadien a travers les carrières d'Aurele loliat.Howie Mo-rent/, lean Beliveau.Maurice Richard et Guy Lafleur.Les sequences puisées dans les archives sont passionnantes.Et pour la plupart d'entre elles, inédites.Ce qui est deja un tour de force en soi puisqu'on a utilisé jusqu'à satiété les rares bouts de films qui datent des debuts du hockey au pays.La camera de Michael Boland accomplit de l'excellent travail dans les sequences contemporaines.L'atmosphère du vestiaire et de la patinoire est très bien rendue.Il y a cependant quelques faiblesses importantes qu'il convient de souligner.McKeown est une maison de Toronto cl ça explique sans doute que le français soit aussi absent des séquences filmées sur le vif.Mais entendre Mario Tremblay blaguer en anglais avec Pierre Mondou.ça passe mal.Autre point, pour des raisons d'économie, on impose dans la version française des commentaires de Foster Hewitt ou de Danny Gallivan au lieu d'en lendre la voix de René Lecava-lier.Voir Maurice Richard marquer son dernier but et entendre: «He shoots, he scores», ça derange l'oreille.Parlant de Richard, les producteurs nous permettent de savourer un dessin anime absolument merveilleux sur le Rocket.Par contre, on a mal expliqué tout l'impact social et presque politique qu'a eu Richard sur son époque.El enfin, il y a Guy Lafleur.On est mal a l'aise quand on revoit les images dorées de sa retraite prématurée et qu'on sait qu'il a été mis a la porte du Forum neuf mois plus tard.Tout compte fait, j'ai bien aime gaffeur, le côté un peu minable de Gaston, le sais que le surnom va me coller à la peau jusqu'à la fin de ma carrière, mais ça ne me dérange plus, il m'arrive de lire les albums de Lagaffe et de rire de bon coeur.» Au lour le jour.Gaston a changé, le ne le savais pas.Et après la défaite du Canadien a Québec contre les Nordiques, j'ai parlé de la gaffe de Gaston en prolongation.Gingras a lu l'article: «Sur le coup, ça m'a fâche, puis après, je me suis dit qu'il aille se faire voir.Apres tout, ce n'est pas la fin du monde de commettre une erreur.» Et Gaston me raconte l'anecdote avec bonne humeur.Alors qu'il y a quelques années, il serait resté tourmenté pendant des jours.Il n'a que 26 ans mais on dirait un autre homme.Ce fut donc si dur?«A Montréal, c'a été l'enfer.|e n'étais pas prêt à supporter la pression de jouer pour le Canadien.|e pensais au hockey et a mes erreurs vingt-quatre heures par jour, je n'arrivais pas à oublier, a relaxer.A l'époque, je vivais avec Risebrough et larvis et je devais être triste à voir a la maison », se souvient-il.Il s'est ramassé à Toronto avec une équipe perdante qui n'allait nulle part.Pour enfin connaître la vie difficile des mineures .i St.Catharines.C'est là qu'il a enfin trouvé un semblant de sérénité.Qu'il s'est rendu compte qu'on pouvait se retrouver dans les mineures et continuer à vivre décemment.Et que locelyne.une fille de Pointe-Claire qu'il avait connue a Toronto, pouvait continuer a l'aimer même s'il devait voyager en autobus plutôt qu'en jet nolise.«C'est la vie» Avec Sherbrooke, Gingras a poursuivi sa «cure».Plus calme, le talent naturel qui lui avait permis de signer un contrat à dix-huit ans avec les Bulls de Birmingham dans l'AMH a commencé à refaire surface.Et quand lean Perron lui a donné le signal de venir rejoindre le Canadien à Montréal, c'est un Gaston tout nouveau dans sa tête qui est entré au Forum: «Plus rien ne pourra m'af-fecter maintenant.|e sais que commettre une erreur n'est pas la fin du monde.Que ça ne diminue pas un homme.Et je sais que retourner dans les mineures n'est pas la fin du monde.C'est dur, c'est déprimant, mais on survit.Et il reste toujours l'Europe.» Gaston joue bien.En échangeant Kent Carlson, le Canadien vient de le confirmer parmi les huit défenseurs sur lesquels compte lean Perron.Flier, Gaston avait l'allure d'un vétéran dans le vestiaire.Intelligent et sensible, le garçon refuse absolument de se compliquer la vie.Il joue bien, tant mieux, il commet quelques erreurs, tant pis.C'est la vie.«C'est Bob Gainey qui m'avait expliqué dans le temps mais je n'avais pas compris son message.Il m'avait dit que je ne serais jamais assez bon ou mauvais pour décider tout seul de l'issue d'un match.Alors, pourquoi m'en faire?» Une pause.« Malheureusement, ça m'a pris quelques années à comprendre ce que voulait dire Bob.» Gaston Gingras a mûri.Sur la longue boucle qui l'a ramené au Forum via Toronto et St.Catharines, il s'est rendu compte qu'il pouvait vivre décemment.Avec Jocelyne.et malgré Lagaffe.Photo Armand Tramer, la presse Pour un petit billet d'avion Stéphane Bonneau n'a pas très bien joué de-™ puis les Internationaux du Canada au Parc larry II doit être le premier à l'admettre.Mais c'est quand même le meilleur joueur au pays sur terre battue.Qu'il ne soit pas invite à accompagner l'équipe canadienne de la Coupe Davis a Santiago au Chili, s'explique toujours.Sauf que par le passe.Glenn M h Inhala a connu des périodes encore plus noires et s'est toujours faufilé au sein de l'équipe.Parce qu'il le méritait.Bonneau restera donc chez lui pendant que Ten- nis-Canada enverra cinq joueurs au Chili.Le même Chili, pas particulièrement riche, avait envoyé sept joueurs au Canada en Coupe Davis.Le' Mexique était venu avec six joueurs a Chicoutimi.Il me semble que François Godbout, premier président francophone de Tennis-Canada, doit se sentir un peu croche dans sa peau ce matin.Un billet d'avion de plus n'aurait pas coûté une fortune.et aurait permis au meilleur Canadien* sur terre battue d'accompagner ses coéquipiers.Au moins pour applaudir des sélectionnés qui sont classés à 200 rangs de lui.Michel Bergeron veut essayer de se « contrôler » XI QUÉBEC ( PC ) \u2014 Depuis *™ le temps que Michel Bergeron incite ses joueurs a contrôler leur agressivité, il tâchera de prêcher lui-même par l'exemple.ANDRÉ BILLIMARE A la lumière de ce qui s'est pesté surtout au forum mercredi dernier, il a decide « d'essayer un nouveau système ».Ce nouveau système devrait se traduire par un plus grand cal me derrière le banc de la part de l'entraîneur des Nordiques.« le ne fais pas de promesse ; je vais seulement essayer de conserver mon calme, de contrôler mon agressivité.« |e ne veux pas que les arbitres ou que la LNH se dressent contre nous.\u2022< Combien de temps cette resolution tiendra i elle'' |e ne le sais pas ».a dit Bergeron, en riant, hier, après l'exercice de son équipe.Le piloie des Fleurdelisés, avec qui l'arbitre Dave Newell « s'est entretenu » à quatre reprises pendant le match contre le Canadien, aura l'occasion de met-ire son voeu a l'épreuve dés ce soir alors que les Flyers de Philadelphie seront les visiteurs au Colisee.Il que Newell sera de nouveau l'arbitre .« |c ne sais pas pourquoi il ( Newell ) est venu me voir quatre fois mercredi ; peut-être me lrouve-t-il sympathique et qu'il a voulu me parler de près », a ironise Bergeron.Toujours les Nordiques Plus sérieux, Bergeron a admis que quelques-uns de ses joueurs devront apprendre aussi à mai iriser.leurs émotions.« Mais, a-t-il ajoute, pourquoi toujours accuser les Nordiques d'indiscipline, un terme employai toutes les sauces, alors que.par exemple.Bobby Smith a mente une pénalité en fin de match mercredi?« Quand un match est serré, il faut iL\" l'agressivité mais à l'intérieur ides normes», a poursuivi l'enQfjnaur des Fleurdelisés.l'.nd Gillis el Dale Hunter ont l'rui-fctrc le caractère le plus bouilfani dans le feu de l'action m.n< ufiK' son sang-froid depuis quelque J|m|)s « Il y en a qui ne cherchent qu'a le faire sortir de ses gonds mais, la encore, il faut se contrôler », a souligne Bergeron A ceux qui prétendent que les joueurs peuvent être tentes de marcher dans le sillon de leur entraineur.Bergeron repond qu'ils le connaissent suffisamment après six ans a la barre de l'équipe.« Il y en a sept ou huit qui jouent ici depuis six ans et ils sont habitues a mon style ».Bergeron profitera en tout cas des deux matches de fin de semaine pour « s'exercer » en pre-vision du prochain affronte ment Canadien-Nordiques mercredi prochain au Colisee.le veritable test.e L'ailier Michel Goulet tentera encore ce soir d'atteindre le plateau des 300 buts.S'il y parvient, il les aura réussis en 502 matches du calendrier régulier, e Les joueurs des Nordiques ont tenu un bon exercice d'une heure et demi hier matin ; lout le monde y a participé mais Gilbert Delorme l'est retire après une séance de patinage.Le défenseur n'est pas rétabli d'une blessure au genou droit.Delorme raiera le rende/vous de ce soir et probablement le match à Buffalo demain soir.Par contre, David Shaw devrai! reprendre son poste a la ligne bleue dès ce soir.Il a manque les deux dernières parlies a cause d'un claquage.Wilfrid Paiement conserve le sourire maigre la période sombre qu'il traverse Son père a l'habitude de venir faire son lour dans la Vieille capitale en ce temps-ci.« le l'inviterai quand je jouerai bien ».a blague le gros ailier qui a ete laisse de côté pour la première fois par Michel Bergeron mercredi au forum.Paiement n'a pas d'ailleurs vraiment le goût de discuter de ses états d'âme.e Il y a maintenant environ trois mois que les Flyers ont perdu leur as gardien Pelle Lindbergh, victime d'un accident de la rouie.Darren Jensen et Bob Froese se partagent la tâche devant le filet mais la direction ne perd pas espoir de mettre la main sur un vétéran gardien aguerri comme Chlco Resch des Devils d'ici la fin du calendrier régulier.ca^ii STEVE PENNEY A RENCONTRÉ SERGE SAVARD «Je sais ce qui m'attend» ¦ Guy Carbonneau et Kiell Dahlln ont rate l'entrainement que le Canadien a tenu, hier après-midi.Fiévreux, Dahlin est reste chez lui mais devrait jouer ce soir.Quant a Carbo, Perron a dit qu'il serait en uniforme.Mais le joueur de centre disait hier que son genou droit était encore sensible.«Va falloir attendre à demain pour voir si je pourrai jouer.» Le connaissant Carbonneau, on peut parier qu'il jouera contre les Bruins, e Mlke McPhee a encore patiné avec vigueur hier aux côtés de Brian Skrudland et Steve Rooney mais Perron n'entend pas le réinsérer dans sa formation tout de suite.«La blessure de Chelios m'a fait réfléchir, a dit Perron.|e veux donner lout le temps qu'il faut à McPhee pour guérir complètement » Perron a parle d'un retour après le match des étoiles.e La rotation presque systématique des deux gardiens du Canadien se poursuivra ce soir alors que Doug Soetaert sera devant le filet de son équipe contre les Bruins.e La liste des blessés des Bruins comprend trois joueurs: Louis Slelgher, qui s'est blessé à l'aine le 10 décembre: Frank Slmonettl, qui a subi une opération a l'épaule le 12 novembre; Gord Kluzak.qui a été blessé à l'épaule dans la victoire des Bruins (5-4) contre Hartford, mercredi.Les Bruins ont par ailleurs ajouté plus de robustesse à leur formation en obtenant le défenseur Wade Campbell, des |ets de Winnipeg, en retour de Bill Derlago, jeudi.Campbell mesure six pieds et quatre pouces.Il fait osciller l'aiguille de la balance à 220 livres.«Un chrétien contre un matamore a dit lean Perron de cet échange.e Le Canadien ne tiendra pas d'exercice, lundi, afin de se conformer à une clause de la convention collective qui sti pule que les joueurs doivent obtenir au moins un jour de congé à l'occasion de la pause du match des étoiles.Après les Bruins, le Tricolore affrontera les Nordiques, à Québec, mer credi, les Capitals à Washing ton, vendredi, et les Red Wings a Detroit, samedi^ h Mettez vous dans la peau de Steve Penney un instant.Vous avez 24 ans et vous vous retrouvez soudainement le gardien numéro trois du Canadien après en avoir été le premier.Que faites-vous?RICHARD HÉTU De deux choses l'une: ou bien vous criez très fort pour que les choses changent tout de suite ou bien vous prenez votre mal en patience en attendant que les choses tournent d'elles-mêmes.Mais quelle que soit la voie que vous empruntez dans votre role de troisième violon, vous continuez a vous entraîner de façon consciencieuse.Comme Steve Penney le fait depuis le 10 janvier, date de son dernier match.«|e n'ai pas le choix, a expliqué Penney, hier après-midi.L'équipe va bien.Il faut que j'attende mon tour.«On ne sait jamais ce qui peut arriver.C'est pour ça que je continue à travailler fort.» D'un naturel rieur, Penney parvient à montrer un visage assez serein depuis quelques jours.Mais il n'ignore pas que le temps qu'il passe sur le bout du banc-est néfaste pour sa carrière.Pas de problème C'est pour cela d'ailleurs que Penney a rendu visite à Serge Savard au cours des derniers jours.Une rencontre que Penney a organisée de fBçon très discrète.Et dont il ne parle que vaguement.«le ne veux pas dire ce qui s'est dit et je pense que ça doit être la même chose pour Serge, a-t-il déclaré.Tout ce que je peux dire, c'est qu'il n'y a pas de problème, le sais ce qui m'attend.» Dans un proche avenir, Penney sait en effet ce qui l'attend.Mais pour ce qui est du long terme, il est sans doute dans le noir.C'est pour ça sûrement qu'il dit: «In temps et lieux, mon agent va discuter avec Serge».En attendant, Penney continuera à partager lors des entraînements un des deux filets avec les deux autres gardiens de l'équipe.Il continuera à rester sur la patinoire plus longtemps que les autres ei il continuera aussi à passer un peu à côtAyles ne de |can Perron.Penney vil une situation qui est sans doute frustrante et in- quiétante.Il a le mérite de rester un bon gars pour ses coéquipiers pendant ce temps-là.RM.Steve Penney a décidé de s'entraîner conscienceuse-ment, même comme troisième violon.« On ne sait jamais ce qui peut arriver ».Ph°»° IA presse Carlson va rejoindre les «Glorieux du Prof» mm Le Canadien a effectue une transaction mineure, hier.Poursuivant ses relations cordiales avec son homologue Ronald Caron, Serge Savard a en effet envoyé le défenseur Kent Carlson chez les Blues de St.Louis contre un jeune défenseur du nom de Graham Herring, ( quatrième choix des Blues en 1985), et un choix de cinquième ronde au prochain repêchage.'est un peu beaucoup par altruisme que Savard a fait cela: « Kent n'avait pas d'avenir avec le Canadien, a-t-il expliqué.On lui a donné une chance de prouver qu'il pouvait jouer dans la ligue Nationale en l'envoyant à St.Louis.» Troisième choix du Canadien au repêchage de 1982, Carlson avait quand même vu pas mal d'action dans l'uniforme tricolore, en 1983-1984, quand il avait disputé 65 parties.Mais avec l'arrivée des Svoboda, Chelios et Kurvers, il avait pris le chemin de Sherbrooke le plus gros des deux saisons suivantes.« Il n'y avait pas de place pour lui à titre de défenseur dan beaux succès que récolte l'équi tre équipe», a déclaré |ea IIWlll n\"Wer- ron, qui a fait une sorte de grimace quand on lui a parlé de l'essai donné à Carlson a l'aile ' gauche.Herring, qui entreprend cette année sa carrière professionnelle, avait marqué un but et récot'' té neuf assistances avec la formation de Peoria de la Ligue internationale, le principal' club-école des Blues.Quatrième choix des Blues au repêchage de 1984, avait évolué pour les Chevaliers de LoiV-\" gueuil.dans la Ligue majeure du Québec.Au mois de septembre 1985, il avait été victime d'une' ' multiple fracture de la jambe, quelques jours avant de part ici per à son premier camp d'cntral-nement professionnel.Au repos pendant de longs mois, il avail' été échangé, au mois de janvier\", ' aux Cataractes de Shawinigan avec qui il avait participé au .tournoi de la coupe Memorial.,,,,, Résident du quartier Si Mi chel.Herring est reconnu comme un joueur intelligent et un défenseur offensif.Il dewaii participer, ce soir, à son premier match avec les Canadiens de Sherbrooke qui visitent l'Express à Frederictoij ^ I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1er FÉVRIER 19B6 \u2022 C 3 Le hockey en bref LES BRUINS ARRIVENT AU FORUM SUR UNE LANCÉE i ATTENTION ! «Un encadrement exceptionnel » m* Apres les Nordiques de ™ Quebec, lean Perron affron-ienKW»e autre de ses équipes fa-\\ writes, ce soir au Forum.Six fois vainqueurs au cours de Jcurs sept dernières prestations, les Bruins de Boston visiteront en effet le Canadien pour la troisième fois de la saison.La rencontre pourrait offrir il'autres excitantes péripéties.RICHARD Htm «Un match Canadien-Nordiques, a declare Perron hier après-midi, c'est une guerre emotive.Un match Canadien Hruins.c'est une guerre à coup de massues.» Perron n'aime pas le style de jeu robuste \u2014 a l'excès peut-être \u2014 que préconisent les Bruins.Il l'a dit souvent depuis le début de la saison et il l'a répet
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