La presse, 30 décembre 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE O LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ.MINIMUM: -15°, MAXIMUM: -7°.DEMAIN : NEIGE.DÉTAILS PAGE A 2 35cents MONTRÉAL, LUNDI 30 DÉCEMBRE 1985, 102* ANNÉE, N\" 70, 46 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents, Iles de La Madeleine: 90 cents les attentats de Rome et Vienne Israël soupçonne le groupe Abou Nidal d'après AFP, Reutcr et UPI M Alors que l'Organisation de libéra-™ tion de la Palestine s'attend, selon Aboud Iyad, l'un des dirigeants tie la Centrale palestinienne, à des attaques israéliennes dont les cibles pourraient être situées au Yémen et au Soudan, Washington et Jérusalem orientaient hier leurs soupçons vers le groupe Abou Nidal, mouvement palestinien opposé à M.Yasser Arafat, 48 heures après le double attentat de Rome-Fiumicino et de Vien-ne-Schwechat, Israël accusant en outre la Libye de soutenir le groupe terroriste.La piste Abou Nidal est prise très au sérieux par de nombreux experts israéliens, qui avaient d'abord accusé l'OLP d'être responsable des 18 morts et 105 blessés des deux attentats.Mais les Israéliens estiment à présent que la cen- trale palestinienne n'est pas, cette fois-ci, la bonne adresse, comme l'écrit le quotidien Davar, proche des travaillistes.À Washington, un haut responsable du gouvernement, évoquant l'éventualité de représailles israéliennes contre l'OLP, a estimé qu'il s'agirait d'une action inadaptée car, a-t-il dit, les massacres ont apparemment été commis par- le groupe Abou Nidal.soulignant que l'OLP a condamné les attentats.Enfin, à Bonn, l'hebdomadaire ouest-allemand Bild am Sonntag a affirmé hier que le colonel Mouammar Kadhafi, chef de l'État libyen, a passé un contrat avec Abou Nidal, auquel il verserait annuellement $32 millions pour commettre des attentats.A ce sujet, l'agence officielle libyenne JANA a qualifié, hier, les attentats de Rome et de Vienne « d'opérations héroïques exécutées par les fils des martyrs des camps de Sabra et du Chatila » et dénoncé les régimes arabes qui ont condamné ces actes.Les hommes d'Abou Nidal voyagent avec des passeports marocains et rési- voir ISRAËL en A 2 AUJOURD'HUI \u2022 MALI Un cessez-le-feu intervient dans la guerre qui opposait Mali et Burkina-Faso depuis une dizaine de jours, grâce à la médiation du Nigeria et de la Libye.page B 6 \u2022 LIBAN La Syrie entérine l'accord intervenu entre les chefs des trois principales milices libanaises et lance un appel à l'unité du Liban, après 11 ans d'une guerre civile qui a fait 100000 morts.page B 6 \u2022 BUREAUX Les propriétaires d'édifices à bureaux de Montreal haussent leurs tarifs, malgré un taux de vacance très élevé qui oscille autour de 10 p.cent.page a 9 \u2022 JOUETS Les jouets que l'on offre à l'enfant pour Noël ou à l'occasion d'un anniversaire reflètent souvent les conditions socio-économiques de l'époque.page A 8 \u2022 HELL'S ANGELS Les policiers du Québec sont les premiers, en Amérique du Nord, à ébranler sérieusement la redoutable organisation des Hell's Angels.page A 8 \u2022 PEUGEOT La Peugeot 505, tout en conservant ses qualités routières et son intérieur confortable, accroît sa puissance, en 1986.page C 1 \u2022FONYO Steve Fonyo, le coureur unijambiste qui a suscité l'admiration de tout le pays en réussissant la traversée du Canada de l'Atlantique au Pacifique, est choisi personnalité de l'année.page A 4 \u2022 SUPER LOTO On trouvera en page A 4 les numéros gagnants du tirage d'hier de la Super Loto.SOMMAIRE Annonces classées.C 3 à C 6 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 à B 4 Décès, naissances, etc.C 7 Échecs.C 5 Économie.A 9, A 10 Éditorial.A 6 FEUILLETON ¦ Guide de la comète de Halley».C4 Horoscope.C 5 L'auto.C 1, C 2 Le monde.B 6 Loteries - résultats:.A 4 Mots croisés.C 6 «Mot mystère.C 3 Quoi faire aujourd'hui.B 4, B 5 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.10 et 11 Mots croises.14 NORDIQUES 5, ARMÉE ROUGE 1 Les Nordiques de Québec ont réussi à faire oublier leurs déboires des derniers jours, hier soir, en infligeant une cuisante défaite de 5-1 au redoutable club de l'Armée Rouge.photolaser CP Michel Goulet a particulièrement brillé avec un truc du chapeau.Ci-dessus, Brent Ashton, Mike Kumpel et Igor Stelnov.Tabloïd Sports, pages 2 et 3.Un incendie fait trois morts à Saint-Charles photo Armand Trottier, LA PRESSE Le chat Sussy devant la maison mobile rasée par les flammes.¦SAINT-CHARLES-SUR-RICHELIEU \u2014 «Ce qui est terrible, c'est l'impuissance.On ne peut rien faire pour ramener à la vie le petit bébé et les deux personnes âgées.C'est fini maintenant.» CAROLE THIBAUDEAU Diane et Maurice Bousquet ne pouvaient que se désoler devant le drame qui s'est abattu hier sur les Fournler, leurs amis et voisins du 14 rue de l'Église, à Saint-Charles-sur-Richelieu.Seuls quelques débris calcinés d'une maison mobile témoignent maintenant du drame qui a arraché la vie à trois des sept membres de la famille.Les Bousquet et les Fournier ne passaient pas un jour sans se voir.Samedi soir, ils se sont quittés après un bon souper dans la demeure des Fournier.Diane Bousquet propose alors à leur hôtesse de garder ses deux aînés, Josée, 9 ans et Éric, 8 ans.«Je voulais donner un répit à Bernadette, explique-t-elle.Je lui ai même offert de garder le petit dernier, Jonathan.Comme cela, elle aurait pu dormir plus tard dimanche matin.» Mais Bernadette n'a pas voulu se séparer de son bébé de 18 mois, prétextant qu'elle ne pourrait pas dormir si elle ne l'avait pas auprès d'elle.Cruauté du sort, le petit Jonathan allait être au nombre des victimes, avec-son grand-père paternel, Paul Fournier, 73 ans, et son grand-oncle, Gérard Gagnon, 74 ans.Le chef des pompiers, Marcel Phaneuf, a reçu l'appel vers 1 h 45, hier matin.Dix minutes plus tard, sept pompiers volontaires et un camion étaient sur les lieux mais le brasier atteignait son apogée.Il a fallu près d'une heure pour éteindre les flammes.Les pompiers ont dû perforer le mur de la maison voisine à la tronçonneuse, afin de voir si l'isolant était atteint.Le feu a débuté à une extrémité de la maison mobile, là où se trouvait le système d'alimentation électrique.Les Bousquet voir INCENDIE en A 2 Deng Xiaoping, l'homme de l'année de Time daprè» AFP, UPI et AP I NEW YORK \u2014 L'hebdo-' madairc américain Time a désigné hier le dirigeant chinois Deng Xiaoping « homme de l'année 1985 », pour avoir introduit de « larges réformes économiques qui ont remis en question les orthodoxies marxistes et libéré les energies productives d'un milliard de personnes ».Time avait déjà retenu le dirigeant chinois comme homme de l'année en 1978.« Dans la conception chinoise de l'équilibre entre le yin et le yang, la deuxième révolution de Deng est une tentative sur une échelle monumentale de mélanger des éléments qui semblent irréconciliable; la propriété de l'État et la propriété privée, la planification centrale et la loi de la concurrence, la dictature politique et la liberté limitée économique et culturelle », écrit le magazine dans son édition datée du 6 janvier.« C'est presque une tentative de concilier le communisme et le capitalisme », écrit Time.Pour réaliser son 59e choix d'un «homme de l'année» depuis 1927, Time a également pris en considération M.Gorbatchev, « le vigoureux dirigeant soviétique », Nelson Mandela, « qui symbolise le combat contre l'apartheid », Bob Gel-dof, le musicien qui est parvenu à lever des fonds pour lutter contre la famine en Afrique, et « une fois encore, le Terroriste».« De sa cellule dans la prison Pollsmoor du Cap, Nelson Mandela, 67 ans, chef du Congrès national africain interdit, est devenu une figure presque messianique, incarnant les aspirations de 24 millions de Noirs d'Afrique du Sud», selon Time.Chaque année depuis 1927, Time a choisi une personne, un voir DENG en A 2 \"on geïrfâTS - toO&AMT, VA Mêj$ fbtë y i Tarif minimum en vigueur jusqu'au 8 février 1986.Pour les autres conditions, consulte/, votre agent de fc ¦ '.^, .; \" \u2022 voyages ou Air Canada au AIR CANADA 931-4411.Mentionnez le DRF 13009.\\ _A 20 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 30 DECEMBRE 1985 Christine Sochan, 33 ans, a été chaleureusement accueillie ;par son fiancé, Steve Veale, samedi, à son arrivée de Vienne a l'aéroport de Toronto.Mlle Sochan avait échappé de peu, vendredi, à l'attaque terroriste perpétrée sur l'aéroport de Schewechat.Sa mère, qui voyageait en sa compagnie, a 'également échappé au massacre.Les deux femmes faisaient la queue au comptoir de la compagnie Lufthansa lorsque la fusillade a éclaté.f*0'05 PC ISRAEL SUITE DE LA PAGE A 1 dent dans des pensions bon marché avant de commettre leurs attentats, comme à Vienne et à Rome, a écrit Bild am Sonntag, en précisant que les autorités allemandes ont été mises en alerte.Plusieurs commandos terroristes arabes se trouvent actuellement en Europe, avec l'ordre de commettre de nouveaux attentats semblables à ceux de Rome et Vienne, a affirmé le journal.Le soutien fourni par Tripoli au terrorisme est en tout cas tenu pour un fait avéré en Israël, où le ministre des Affaires étrangères, M.Yitzhak Shamir, a invité le monde civilisé à coordonner ses efforts pour punir un État \u2014 la Libye \u2014 qui se permet d'aider les terroristes.De fait, l'agence officielle libyenne JANA a dénoncé les régimes arabes qui ont condamné les tueries, notamment la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie.La Ligue arabe a également condamné les attentats.Israël, par la bouche de M.Yitzhak Shamir, a réaffirmé son intention de réagir.Mais le gouvernement israélien est décidé à recueillir des informations avant de frapper.La lutte contre le terrorisme ne souffre pas d'improvisation, a déclaré un haut responsable gouvernemental.En attendant, le ministre israélien des Transports, M.Haim Corfou, a annoncé hier son intention de demander à ses homologues du monde entier, y compris du bloc communiste, de convoquer une conférence spéciale destinée à renforcer la lutte contre le terrorisme.Interviewé par la radio israélienne, M.Corfou a déclaré que Plusieurs survivants de l'attaque terroriste sur l'aérogare Leonardo da Vinci, à Rome, sont arrivés à Tel Aviv, samedi.Cette femme, notamment, chaudement embrassée par ses deux filles.photo Router Accompagné du chef d'état-major inter-armes Moshe Levy, à l'arrière-plan, le premier ministre Shimon Pérès quitte le parlement de Jérusalem à la suite d'une tumultueuse réunion du Cabinet au cours de laquelle plusieurs ministres ont réclamé des représailles contre la guérilla palestinienne, qu'ils tiennent responsable des massacres de Vienne et de Rome.photo Reuter son appel serait adressé aujourd'hui aux ministres des Affaires étrangères du monde entier dans le but, notamment, de faire accepter par tous les conventions de Tokyo,, de La Haye et de Montréal, sous peine de boycottage.Le gouvernement américain a quant à lui adressé des messages à toutes les parties concernées au Proche-Orient, notamment Israël, pour les inviter à faire preuve de modération, a annoncé le porte-parole de la Maison Blanche, qui a indiqué que le président Ronald Reagan étudiait des rapports des services de renseignements sur les attentats.Les options militaires à la disposition d'Israël seraient certainement contraires aux progrès du processus de paix au Proche-Orient, a déclaré de son côté un haut responsable du gouvernement américain, qui évoquait la possibilité d'une action israélienne du genre du raid contre le QG de l'OLP à Tunis, le 1er octobre dernier.C'est d'ailleurs cette opération qui pourrait avoir motivé l'attentat à l'aéroport de Rome-Fiumi-cino: les enquêteurs italiens ont trouvé sur les quatre terroristes un message en arabe déclarant: < Nous connaissons la route qu'ont empruntée les avions sionistes qui ont frappé le siège de l'OLP à Tunis.Pour chaque goutte de sang versée, tant pour le raid de Tunis que pour le reste, nous ferons couler en échange des fleuves de sang ».Plusieurs quotidiens arabes avaient accusé à l'époque les autorités italiennes d'avoir permis le ravitaillement des chasseurs israéliens depuis une base de l'OTAN en Sicile.L'hypothèse de la vengeance ne ' semble cependant pas devoir être retenue en priorité, dans la mesure où l'aéroport de Vienne a été frappé à la même heure, sans aucun doute par la même organisation, alors tue l'Autriche n'a jamais été mise en cause par le camp arabe après le raid israélien contre le QG de l'OLP.Il ne s'agit donc pour le moment que d'un éventuel élément de plus pour les enquêteurs qui, en Italie comme en Autriche, se débattent au milieu d'un réseau touffu de pistes divergentes pour tenter d'identifier formellement les véritables responsables des deux attentats.Par ailleurs, on a appris de source responsable palestinienne que Yasser Arafat va bien, mais a encore besoin de repos après un début de bronchite.Interrogée sur l'état de santé du dirigeant palestinien après des informations de presse faisant état d'une grave maladie de celui-ci nécessitant des soins intensifs, la source a précisé qu'un médecin jordanien s'était rendu à son chevet la semaine dernière à Tunis.Ce médecin a quitté Tunis mercredi en précisant que le chef de l'OLP n'avait rien de sérieux, mais qu'il devait encore se reposer quelques jours, a-t-on ajouté de même source.À l'ambassade de France à Tunis, on démentait par ailleurs formellement avoir transmis quoi que ce soit à Paris au sujet d'une grave maladie dont serait atteint M.Arafat.Ce démenti se réfère à une information de l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche faisant état dans son édition d'hier décembre d'un rapport de l'ambassadeur de France à Tunis, M.Eric Rouleau, informant le Quai d'Orsay que M.Arafat souffrait d'une arthrite tuberculeuse aiguë et d'une dé pression nerveuse.À Tunis et Amman, les observateurs avaient fait état d'une « maladie diplomatique » de M.Arafat lui permettant d'éviter de se rendre trop vite dans la capitale jordanienne, où l'attendait le roi Hussein.La visite d'un médecin jordanien, probablement dépêché par le roi, estiment ces mêmes observateurs, semblait destinée plus à vérifier la réalité de la maladie de M.Arafat qu'à rassurer le dirigeant palestinien sur son état de santé.M.Arafat était en effet attendu à Amman au début de la semaine dernière pour donner au roi Hussein une réponse à sa proposition du 12 novembre concernant une acceptation écrite par le dirigeant palestinien des résolutions 242 et 338 du Conseil dé sécurité de l'ONU, selon une source diplomatique a Amman.Cette reconnaissance est rejetée par les fractions palestiniennes hostiles à M.Arafat.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffre» 3-2-7 à quatre chiffres 5-4-8-7 LA MÉÏÉCT lundi 30 décembre 1985 AUXXKD'HUI: Min.: -15° Max.: -T NOBLE D\u20acMÀIN NEIGE 01 1 01 Québec Abrtib.Ovtoouais Unxtntides Caniom de l'Est Mowici» QvMxc toc-SoeïlJean Rimouski Gaipëi* tow-Comtou Sept-llei Canada Min.Mai.Avfovrdtwl -20 -10 Nuooai* -7 Ensoleille -7 Eniok-,llc -15 -10 Mgooanent -1J -10 DéBogcmenl 15 -10 Ensoleillé -17 -12 Ensoleillé -1 EnsoWle -6 Neige -8 Neige -8 Nex* Mn.Aw^owfd'M États-Unis -15 -15 -M -12 -15 -15 Victoria\t-10\t-4\t Edmonton\t-18\t-10\t Rogna\t-14\t-M\tNuogevi Wimsptg\t-1»\t-10\tNuofl«vi Toronto\t-16\t-11\ta.1 - T _ - Frtdtficton\t-17\t-10\tS.I-I-.rtC 19c \u2022 HoWa.\t-18\t-12\tEnsoWle Chorlone town\t-Id\trrf\tNuogeui Samtjaon\t-16\ti\tNuogeui \t\t\t letton\t-9 -4 N.-Oittais\t3\t11 Svffolp\t-11 -7 Pittsburgh\t-12\t-7 Chkogo\t-5 ~1 S.Francisco\t2\t11 MIomI\t13 24 Washington\t-6\t-1 New York\t-1 0 Dallai\t2\t12 les capitales\t\t\t \tMa.Max.\tMa.\tMb.Amsterdam\t-8 2 Modrid\t9\tIl Athènes\t11 18 Moscou\t-2\t0 Acopuko\t24 31 Mexico\t9\t24 Mr\t-5 -2 Oslo\t-19\t-14 orvioki\t7 3 Pons\t4\t6 (uenoi Aires\t18 31 Rom»\t7\t16 Copenhooue\t-6 1 Saoul\t-1\t3 Goat*\t1 8 Stockholm\t-15\t-10 Hong Kong\t17 20 Tokyo\t1 23\t14 L* Cairo\t9 19 Trinidad\t\t29 lisbonrt»\t7 11 Vanne\t\t10 Londres\t-3 1\t\\.'3» TAUX DE CRÉDIT DE / TERME D'AU PLUS 48 MOIS* VALABLE JUSQUAU 22 FÉVRIER 86 Nouveau! 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prendre possession de votre véhicule au plus tard le 22 février 1986.'4 ».\u2022 - i > LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 30 DÉCEMBRE 1985 \u2022 A 5 Le Canada des autres Michel Vastel BILAN DE L'ANNÉE À OTTAWA La guerre des tranchées s'est poursuivie m OTTAWA \u2014 L'année 1985 ™ avait débuté sous les auspices de la collaboration retrouvée aux Communes.Douze mois plus tard, les trois partis se retrouvent, comme par le passé, retranchés dans leur camp, se disputant un à un les projets de loi dans les heures fiévreuses des fins de session.DENIS LESSARD de lo Prtse Canadienne_ \u2022 À travers les secousses provoquées par les faillites bancaires et le scandale du thon avarié, le gouvernement n'a réussi à faire adopter que 13 des 23 projets de loi déposés depuis la reprise des travaux, en septembre.Bon indice des tensions existant entre le gouvernement et l'opposition, les conservateurs ont dû avoir recours à sept reprises, en trois mois, à la guillotine pour limiter le temps de débat sur un projet de loi urgent.Ils s'en sont même servi à deux reprises dans le cas du projet C-70, destiné à désindexer les allocations familiales, sans même réussir à en arracher l'adoption avant Noël.Au cours de leurs 14 derniers mois d'exercice du pouvoir, les libéraux ont eu recours cinq fois à cette mesure d'exception.Pendant tout l'automne, le ton a monté entre l'opposition aiguillonnée par les sondages et le gou- vernement souvent impuissant, en dépit de son écrasante majorité ( avec 211 députés ).L'acrimonie a atteint un sommet cinq jours avant l'ajournement du 20 décembre.Excédée de voir le gouvernement essayer de passer à la vapeur des bills controversés, l'opposition libérale a paralysé les travaux parlementaires en laissant retentir les cloches du Parlement.Pareille stratégie avait été utilisée par les tories pendant 16 jours en mars 1982.Des six bills coincés à la fin de la session, le gouvernement n'a pu obtenir que deux adoptions.D'abord celle du bill C-79 destinée à rembourser les déposants malheureux des deux banques alber-taines mises en faillite en septembre, la Banque Commerciale et la Norbanque, puis celle du bill C-81, pour imposer des limites aux commissions prélevées sur les remboursements anticipés d'impôts.Deux jours plus tôt, fut aussi adopté le projet de changement à la répartition des sièges à la prochaine élection.L'adoption du controversé projet sur la désindexation des allocations familiales ( C-70 ) a été repoussée, à la mi-janvier.Le bill litigieux sur l'exemption fiscale de $500 000 ( C-84 ) sera adopté peu après le retour des Communes, le 13 janvier.Du point de vue politique, le fait marquant de 1985, en Cham- bre, est survenu en juin lorsque le gouvernement, subissant les foudres de l'opposition et de l'opinion publique, a reculé sur son intention de désindexer les pensions de vieillesse, comme le voulait le budget du 23 mai déposé par le ministre des Finances Michael Wilson.Poursuite de la réforme L'an prochain, le gouvernement poursuivra la réforme parlementaire commencée en 1985.Un comité parlementaire devrait être formé, pour une période d'essai d'un an, afin de réviser les 1900 nominations que peut faire le cabinet.Avant d'accepter cette idée proposée par le comité du député James McGrath, en juin dernier, le gouvernement a toutefois comblé 1200 des postes disponibles.L'an prochain verra se raréfier les motions de défiance susceptibles de renverser un gouvernement, afin que les députés puissent déroger plus facilement aux lignes de partis sans cralnSte de trop graves conséquences.On prévoit aussi des mesures plus strictes pour que les députés soient tenus de divulguer leurs intérêts ainsi que les voyages qu'ils se font souvent offrir par le secteur privé.L'an prochain, le gouvernement devrait aussi préciser ses intentions à l'endroit des lobbyis-tes, ces démarcheurs travaillant dans l'ombre, dans les couloirs du gouvernement, pour d'importantes compagnies.L'année 1985 avait déjà permis l'application deréformes majeures au processus parlementaire.En septembre, on mettait en place de nouveaux comités avec pour mandat d'étudier une loi en particulier.On mettait aussi en place un nouvelle procédure, par vote secret, pour le choix du prochain président des Communes.Bills adoptés L'année 1985 aura vu, au premier semestre, l'adoption de « chevaux de batailles » conservateurs.En mai, on sanctionnait au Parlement le bill sur la revente de sociétés de la Couronne au secteur privé, comme Canadair et De Havilland.On a adoté en juin le bill démantelant la Société canadienne des paris sportifs.Le même mois, on adoptait des paiements supplémentaires de péréquation, pour le Québec et le Manitoba notamment, et plusieurs lois pour améliorer les programmes de stabilisation pour les fermiers de l'Ouest.Fut aussi approuvé, après une longue guérilla parlementaire, le bill transformant l'Agence d'examen ries investissements étrangers en Investissement Canada, destiné à ouvrir plus largement les frontières aux fonds étrangers.1600, Berri (Palais du Commerce) Suite 3116.Montreal H2L4E4 (Metro Berrl-de Monligny) ft DFVFNFZ PHOTOGRAPHE AMATEUR OU PROFESSIONNEL Cours de your et de soir : ¦ ' Niveau collégial Temps partiel et temps complet.| Prêts du gouvernement Prochaine session: 6 jan.86 \u2014 Prospectus gratuit: 842-8643 VOEUX DU JOUR DE L'AN Tous ceux et celles qui désirent rencontrer MONSEIGNEUR PAUL GRÉGOIRE pour échanger avec lui des voeux pourront le faire le 1er janvier en se rendant, entre 15 h et 16 h 30.à sa résidence au 1071, rue de la Cathédrale.L'Archevêque de Montréal sera heureux de les recevoir personnellement.À tous, cordiale bienvenue.Von» avez rrçu un four à micro- ondcj \u2022 Xoël.Apprenez à connaître votre appareil et ses possibilités en suivant notre prochain cours sur la cuisson au micro-ondes qui débutera le mardi 7 janvier prochain à l'école d'art culinaire de l'Institut national des viandes.Le» place* sont limitées, inscrivez-vous maintenant au 389-8241 \u2022 Permis du ministère del Éducation 749663 INSTITUT NBTIOHflL DES TUMES INC.10211, ni» Lajtunes'.e, Montréal Qc HJL 2E2 \u2022 Tél.: 389-8241 i ; Hait/ù le froid ?Haïti c'est chaleur garantie ou argent remis.POULIES À COURROIES 1326, rue Notre-Dame Ouest 5759, rue Hochelaga 6909.rue Jarry Est 1918.boul.dos Laurenlides 805, boul Sainte-Foy (Longueuil) 120A.bout Sainte-Croix (Saint-Laurent) (coin Saint-Philippe) OUVERT LE SAMEDI i AVANT-MIDI 937-7423 ÉPARGNEZ $ JUSQU'À r 700 PAR COUPLE Haïti Tours A titre de promotion, TOCt 11.1 I %jmJËW » ajoute deux autres vols supplémentaires avec départs les S et 8 janvier AVION GRATUIT ARGENT CANADIEN ACCEPTÉ AU PAIR DANS LES HOTELS - PRIX PAR PERSONNE EN DOLLARS CANADIENS, DEUX PAR CHAMBRE S~2$S\\ f jours \\f jours 7 / jours V 5 au 12 janvier 1.du 5 au 15 janvier f.du 8 au 19 janvier!- 5 au 19 janvier | LES PRIX COMPRENNENT: l'avion, les transferts et l'hôtel sur la plage ou à Port-au-Prince.Non inclus: frais de service de 15% et 15$ pour la taxe d'aéroport au Canada.CONDITIONS: le paiement final doit être fait au moment de la réservation.Des restrictions supplémentaires peuvent s'appliquer.Voir les conditions générales dans notre brochure disponible chez votre agent de voyages.Cette offre n'est valable que pour les départs des 5 et 8 janvier 1986.HAÏTI DÉFIE N'IMPORTE QUELLE DESTINATION SOLEIL CHALEUR GARANTIE OU ARGENT REMIS Température moyenne en hiver: 30* C AVEC HAÏTI TOURS LE SOLEIL EST ENCORE BEAUCOUP PLUS CHAUD Pour renseignements et réservation consultez votre agent de voyagea.\" PermTs du Québec r Les conservateurs seront sur la en 1986 OTTAWA \u2014 Il n'y a que deux provinces \u2014 la Nouvelle-Ecos-™ se et Terre-Neuve \u2014 qui, en 1986, soient assurées de ne pas connaître de campagne électorale.Partout ailleurs, les machines électorales sont sur un pied d'alerte et les hostilités vont commencer, dès le printemps, dans les Prairies: les gouvernements du Manitoba et de la Saskatchewan chercheront en effet à obtenir un deuxième mandat.Les partis nationaux vont tous surveiller avec anxiété cette année électorale provinciale qui pourrait très bien se terminer sur le score suivant: quatre gouvernements libéraux, trois conservateurs, deux néo-démocrates et un créditiste.Les conservateurs en particulier, qui contrôlaient sept des neuf provinces du Canada anglais au début de 1985, sont sur la défensi ve à peu près partout sauf en Alberta, bien sûr, ainsi qu'à Terre Neuve et en Nouvelle-Ecosse où il n'y aura pas d'élection avant deux ou trois ans.Dans l'Est, ce sont les libéraux qui espèrent reprendre deux capitales provinciales tandis que dans l'Ouest, les néo-démocrates prétendent reconquérir la Saskatchewan et conserver le Mani toba.Mais en fait, l'enjeu est plus complexe: c'est en 1986 ou jamais que les libéraux doivent reprendre quelques sièges dans l'Ouest, en Saskatchewan notamment, s'ils veulent qu'on les pren ne encore au sérieux sur la scène nationale.Et les néo-démocrates doivent obtenir un ou deux sièges au Nouveau Brunswick s'ils veulent qu'on les prenne pour autre chose qu'un tiers parti régional.Des trois chefs de parti nationaux, c'est le premier ministre Brian Mulroney qui risque le moins: il n'y a guère que les néodémocrates des Prairies, et peut-être le premier ministre de l'Ontario, qui risquent de faire campagne contre lui.Dans l'Est par contre, qu'on soit libéral ou conservateur, on ne mord pas la main fédérale qui nourrit si généreusement les Trésors provinciaux.John Turner, qui se pose en député de l'Ouest et y passe autant de temps qu'au Québec, surveillera avec anxiété la performance des libéraux de Half Goodale en Saskatchewan.Un ancien ministre néo-démocrate me disait récemment qu'ils pourraient arracher quelques sièges, de cinq à sept.Si un tel miracle devait se produire, après des gains modestes à Terre-Neuve le 2 avril 198\"), la résurrection du Parti libéral serait consacrée et le leadership de John Turner s'en trouverait définitivement consolidé.Ed Broadbent commençait hier à parler de sa succession et désignait même le leader des Travailleurs unis de l'automobile comme son dauphin préféré: il ne survivrait pas à un désastre dans les Prairies ni à une marginalisation définitive dans les Maritimes.Le printemps dans les Prairies Le néo-démocrate Howard Pawley, au Manitoba, s'approche dangereusement de la fin de son mandat.Elu en novembre 1981, il a renoncé à des élections d'automne pour laisser son nouvel adversaire, le conservateur Garry Eilmon, se désintégrer lentement.Il y a dix-huit mois, dans la foulée du débat sur les droits des Eranco-Manitobains.les conservateurs menaient en effet dans les sondages avec 32 points d'avance et on annonçait comme certaine la fin du gouvernement néo-démocrate.Mais Garry Eilmon fait actuellement l'objet de critiques, même à l'intérieur de son pro pre parti, et les néo-démocrates avaient repris, en novembre der nier, cinq points d'avance dans les sondages.Le jugement de la Cour suprême étant rendu et la traduction de toutes les lois du Manitoba étant bien engagée, le débat linguistique est pratique ment clos.Avec 32 sièges, contre 22 aux conservateurs, le parti d'Howard Pawley espère maintenant se faire réélire, contre Brian Mulroney plutôt que contre Garry Eilmon.Le conservateur Grant Devine terminera en avril sa quatrième année au pouvoir et il n'attendra pas la sécheresse, les sauterelles ni une troisième année de mauvaises récoltes à l'automne pour retourner devant l'électoral.Allan Blakeney, premier ministre pendant onze ans, compte alors prendre sa revanche malgré un handicap de 15 sièges (51 conservateurs contre 9 néo-démocrates) à la législature provinciale.Mais c'est surtout le libéral Half Goodale qu'il faudra surveiller: à Saskatoon et dans les environs, une étrange coalition de « yuppies », d'Indiens, de Métis et de Francophones pourrait permettre à son parti de revenir dans une imprévisible lutte à trois.Dans la province voisine de l'Alberta, le successeur de Peter Lougheed.Don Getty, devrait déclencher des élections à l'automne, les conservateurs terminant leur quatrième année le 2 octobre.Les néo-démocrates \u2014 15 p.cent des intentions de vote dans les sondages \u2014 et les libéraux \u2014 8 p.cent \u2014 se battront pour une lointaine deuxième place dans une législature de 79 fauteuils dont 74 sont occupés par des conservateurs.Mais, dans la pure tradition albertaine des Peter Lougheed et des Ernest Manning, qui ont gouverné tellement longtemps que leur parti ne leur a pas survécu, c'est ailleurs qu'il faut regarder, et notamment vers l'APA ( l'Alberta Political Alliance), qui tente de regrouper toutes les forces de droite, du Crédit social à la Confederation of Regions (COR), en passant par le Western Canada Concept (WCC), le Heritage Party et le Representative Party.L'automne dans l'Est Le 2 décembre dernier, alors que le pays s'intéressait aux élections québécoises, Stavert Huestis enlevait un siège au gouvernement conservateur de l'ile-du-Prince-Édouard par une majorité de 80 votes: une majorité imposante, cependant, dans cette province où le candidat libéral, un fermier de Willmol Valley, recueillait un grand total de 2 446 votes! Mais c'est l'Ile-du-Prince-Édouard et une province de 16 circonscriptions seulement qui envoient chacune deux élus \u2014 un conseiller et un membre \u2014 pour remplir leur Assemblée législative.Le premier ministre, James Lee, au pouvoir depuis le 27 septembre 1982, fait face, dit-on, à une défaite certaine aux mains des libéraux de Joe Ghiz, dont le seul handicap est d'être d'ascendance libanaise.L'ile-du-Prince-Édouard a beau ressembler à un petit conseil municipal, et le premier ministre se faire surnommer le « maire de Charlotte-town » par les mandarins d'Ottawa, il a quand même droit à son drapeau et à son fauteuil aux conférences fédérale-provinciales: un symbole non négligeable pour les libéraux.Plus difficile sera la victoire des libéraux sur le premier ministre Richard Hatfield au Nouveau-Brunswick; tellement difficile que leur chef, Frank McKenna, en doute parfois lui-même.Le premier ministre conservateur vient de fêter ses quinze années de pouvoir et devrait faire face à l'électoral au cours de l'automne prochain.Si on dit de lui que, comme les chats, il a neuf vies, il en a brûlé au moins deux l'an dernier à cause de ses démêlés avec la Gendarmerie royale et son implication dans « l'affaire du thon ».Mais la politique au Nouveau-Brunswick ressemble encore beaucoup à ce qu'elle était dans les années 50 au Québec: une époque où le premier ministre gagnait sa réélection en cinq ou six semaines de campagne électorale.Par ailleurs, les néo-démocrates tenteront de sauver le seul siège qu'il leur reste après que le chef libéral ait débauché l'un des leurs.Deux élections surprises?1986 sera d'abord « l'année de l'Expo », à Vancouver.L'événement verra défiler plusieurs conférences nationales, la Reine et deux millions de touristes.Bill Bennett, qui vient de fêter ses dix années de pouvoir, a retrouvé son second souffle et se lance dans une course d'endurance pour battre le record de son père, « Bill premier » : vingt ans au pouvoir.Les néo-démocrates n'ont pas retrouvé, avec Bob Skelly, le charisme de Dave Barrett.On prête à Bill Bennett l'intention de déclencher des élections surprises après la fermeture de l'Expo, en octobre 1986, et avant que des factures d'un milliard et demi de dollars ne commencent à rentrer.Mais personne ne doute vraiment de la réélection du Crédit social.Enfin, le chef libéral de l'Ontario, David Peterson, a signé un Pacte de deux ans avec son homologue néo-démocrate, Bob Rae : en théorie, cela devrait épargner aux Ontariens des élections générales jusqu'au 28 mal 1987.Mais les libéraux souhaitent se dé-barasser au plus tôt de cet allié encombrant qu'est le NPD et ils sont à l'affût de la moindre excuse pour réclamer une majorité à Queen's Park: l'excuse s'appelle Brian Mulroney, bien entendu! Aucun observateur sérieux ne donne quelque chance que ce soit au nouveau chef conservateur, Larry Grossman.La très stable Ontario \u2014 42 ans de pouvoir conservateur \u2014 a consommé trois premiers ministres (Bill Davis, Frank Miller et David Peterson) et trois chefs conservateurs en 1985: elle n'aspire maintenant qu'à un aH de stabilité politique._?_- A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 30 DÉCEMBRE 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE OtAVEL directeur de l'information,^-JEAN-GUY DOBUC èditorwlitte en chef Sondages et médias Ce n'est plus la qualité professionnelle des sondages qui préoccupe la population en temps d'élection.Ils sont dans l'ensemble réputés sûrs et obéissent à des normes méthodologiques éprouvées.Ce qui retient davantage l'attention, surtout au cours de la dernière campagne, c'est plutôt l'usage immodéré qu'en feraient les médias, la fréquence de ces coups de sonde, l'insistance un peu lourde que mettent les commentateurs à les interpréter, enfin le temps, l'espace et le relief que la presse leur accorde.Dans une lettre parue ces jours derniers en page voisine, un lecteur d'Alma exprime ce point de vue à sa façon, qui est vigoureuse et indignée.C'est un point de vue assez répandu dans la population et qui nous est parvenu sous diverses formes au cours de l'automne.Il vaut la peine de s'y arrêter.Il faut surtout dépasser l'habituelle réaction des milieux qui sont visés par ces propos, c'est-à-dire les entreprises de presse, les journalistes et les sondeurs.Car, à qui dénonce l'abus des explorations sociales de ce genre, ceux-ci répondent toujours que les sondages, pourvu qu'ils soient accomplis suivant les critères reconnus, constituent une information pertinente, d'intérêt public et qui passionne une fraction imposante des lecteurs.Pourquoi faudrait-il alors en limiter la portée, en diminuer la fréquence, en restreindre la diffusion?Une telle intervention, si l'État s avisait de l'entreprendre, porterait atteinte à la liberté de l'information.C'est l'évidence.Ce débat a déjà eu lieu, du reste, ici comme en France.L'affaire est donc classée, ce qui donne bonne conscience aux défenseurs du principe sacré de la liberté sans réserve.Essayons d'aller plus loin.Notre correspondant, qui se fait l'interprète d'un bon nombre de citoyens, n'en doutons pas, estime donc que les médias, en utilisant sans discernement cet instrument de connaissance sociale durant les semaines qui précèdent le scrutin, se soucient peu ou mal de leur influence sur le peuple.Il y voit un «accroc majeur à la démocratie».Il demande grâce pour «les pauvres sondés que nous sommes» et revendique le droit de «pouvoir encore choisir en toute liberté» les élus.Il ne s'agit pas surtout de savoir s il a tort ou raison.On doit constater qu'il exprime de la sorte un sentiment qui prévaut à ce sujet dans la société.L'interpellation que lance ce lecteur paraît d'autant plus significative que les sondages ont acquis dans le paysage de la dernière campagne une place et un rôle nettement démesurés au regard des enjeux de la course.Divers facteurs sociaux et culturels, on l'a dit souvent, expliquent sans doute cette banalisation politique au Québec.Il n'en demeure pas moins que la photographie de l'opinion publique, tirée 10 ou 20 fois, semblait plus captivante que les sujets et les candidats appelés à former, sinon à déterminer cette opinion publique.D'où lexaspération de beaucoup d'électeurs qui s'étonnent de l'énorme disproportion entre, d'un côté, le chapitre des idées, des programmes et des aspirants et, de l'autre, celui des dissertations plus ou moins judicieuses à propos du comportement d'un corps électoral sous constante observation.En dernière analyse, c'est aux médias eux-mêmes, bien plus qu'aux pouvoirs publics, que s adressent les citoyens excédés par l'abus des sondages.Il incombe en eUet à la presse de réfléchir aux conséquences d'un foisonnement sauvage des enquêtes et d'une présentation parfois excessive des résultats.Ne serait-il pas opportun et réaliste, par exemple, de ramener à des dimensions plus modestes l'étalage des sondages réalisés en série pour le compte de groupes politiques et dont les résultats, partiels ou incomplets, sont discrètement communiqués à des salles de rédaction.Il est manifeste que les commanditaires intéressés tentent par là d influencer indûment l'opinion.Et pourquoi un journal publierait-il, avec autant d'importance que s'il l'avait lui-même commandé, un sondage à la préparation duquel il n'a point participé?Et pourquoi encore les médias offriraient-ils aux lecteurs, comme vérité nouvelle, des sondages réalisés hâtivement par des maisons naissantes, ou mal connues, qui n ont, en tout cas, jamais fait leurs preuves auparavant?On pourrait s interroger encore sur bien d'autres aspects.Les lecteurs qu'intéresse cette question voudront peut-être nous aider de leurs réflexions en 1986.Michel ROY À vaincre sans péril.La décision surprise du Parti québécois de ne pas présenter de candidat dans le comté de Saint-Laurent contre le premier ministre Robert Bourassa lors de l'élection partielle du 20 janvier prochain est fort habile.En plus de s'éviter d'enregistrer un autre échec lors de cette journée, le chef de l'Opposition officielle, Pierre Marc Johnson, a décidé d'assombrir en quelque sorte la rentrée parlementaire du chef de l'État.Même s'il a justifié son geste en expliquant que M.Bourassa devait se trouver rapidement un siège à l'Assemblée nationale, il n'en reste pas moins qu'il porte un autre coup bas à l'endroit de celui qui a connu la défaite dans le comté de Bertrand, le 2 décembre dernier, contre le maire de Boucherville, Jean-Guy Parent.M.Johnson a poussé son sarcasme encore un peu plus loin en souhaitant même que les autres formations politiques ne présentent pas, elles non plus, de porte-couleur contre le chef du PLQ.Mais on ne l'a pas entendu car le Parti indépendantiste, dirigé par Denis Monière, a déjà annoncé qu'il désignerait un candidat de «prestige» contre le premier ministre libéral.Quant à la décision du Parti québécois, elle a été rendue publique dans un communiqué laconique émis à partir des nouveaux bureaux de M.Johnson, au Parlement, le vendredi 20 décembre.Soit exactement un mois avant le rendez-vous proposé à la population de Saint-Laurent.Ce qui assurait son parti de faire les premières pages des journaux du samedi.Dans le contexte, le geste posé par le PQ est très sage.Car depuis 1976, le Parti québécois, sous René Lévesque, n'a jamais réussi à faire élire un député dans l'un des 20 comtés qui se sont libérés au cours des neuf dernières années.Si, pour la forme, le PQ avait effectivement décidé de présenter un candidat dans Saint-Laurent, l'exercice se serait soldé par un échec supplémentaire inutile pour M.Johnson à qui certains imputent déjà l'entière responsabilité de la perte du pouvoir.(Ce qui.évidemment, n'est pas exactement le cas.) Au demeurant, l'élection partielle dans Saint-Laurent, à la suite de la démission du libéral Germain Leduc, n'était de toute façon qu'une simple formalité pour M.Bourassa.Cette circonscription du nord-ouest de Montréal est reconnue depuis des années comme une forteresse libérale avec un nombre considérable d'électeurs anglophones et allophones.Ainsi le député démissionnaire laisse à son chef un comté où la majorité libérale s'élevait à plus de 16,000 voix aux dernières élections générales.Son principal adversaire, le péquiste Michel Larouche, n'avait obtenu que 6,107 votes.Le PQ a sans doute voulu faire sien le dicton populaire qui veut qu'à «vaincre sans péril on triomphe sans gloire.».Ce qui ne manquera pas d'être rappelé à Robert Bourassa lorsqu'il fera officiellement sa rentrée à l'Assemblée nationale lors de la reprise des travaux prévue pour mars.\u2022 Jacques BOUCHARD Iz'P&uiL&ze pet* fa'&ee Avec vtfÇ-oHCë- rtoP.(Tous droit» réjecvéi) (Collaboraimit soecmle) Fabienne Larouche < De «Ça bergers» à ce Dancing in the Street» On vit, présentement, la période de: l'année la plus intense en réunions familiales et en soirées de toutes sortes.Des rencontres animées, principalement, par la musique.Un peu de chants anciens, de folklore, de «danses sociales».pour les aînés, une musique au rythme endiablé et effréné.pour les jeunes.Des goûts musicaux bien éloignés et qui exigent une bonne dose d'abnégation, généralement, de la part des parents.De fait, pourquoi les jeunes écoutent-ils une musique si excessive dont les paroles sont souvent inaudibles et la mélodie parfois voilée par les bruits?En l'absence d'une réponse absolue à cette question, on peut, néanmoins, tenter d'expliquer cet engouement qui semble se répéter au fil des générations montantes.D'abord, est-il besoin de rappeler que le père de famille qui se sent, aujourd'hui, agressé par la musique qu'écoutent ses enfants ne jurait dans les années soixante que par les Beatles et Bob Dylan?Donc, première constatation: la différence des générations et les influences qu'elles subissent.Il est évident que dans la vie de tous les jours, l'homme de quarante ans et le jeune homme de vingt ans n'auront pas les mêmes préoccupations, ne seront pas animés par les mêmes désirs, ni les mémos attentes.Les valeurs de chacun seront différentes et les angoisses vécues, aussi.Un est installé confortablement alors que l'autre cherche à s'affirmer, à prouver qu'il peut réussir.L'homme de quarante ans qui écoute aujourd'hui du \u2022Middle of the Road» est fidèle à ses idées et aux intérêts qu'il défend: un travail, une famille, des loisirs, des convictions.Une musique douce, mélodieuse qui ne dérange personne, ne déplace rien et surtout pas l'ordre établi.Alors que le jeune homme qui n'a pas «encore» d'intérêts à protéger dans le système (mais qui éventuellement en aura), lui, revendique des changements.Il opte pour une musique dynamique, voire délirante, représentative de sa volonté de parvenir à ses buts; une musique cautionnée par ses pairs et qui sait canaliser sa grande énergie.De plus, cette musique témoigne, également, d'un refus de structures actuelles tant économiques et politiques que sociales.Un moyen, pour les jeunes, de communiquer leur insatisfaction et leurs doléances.À cet égard, le punk-rock est, indubitablement, la musique contestataire la plus radicale.Du reste, on remarque que s'ils se différencient de leurs parents, les jeunes se distinguent, aussi, entre eux.La musique demeure mouvementée, accompagnée d'un rythme rapide, mais elle se particularise par ce qu'elle évoque: plus de violence ou plus d'innocence.Chacune a ses adeptes chez les jeunes.On éprouvera des émotions différentes en écoutant Jagger ou Madonna; et pourtant, J agger et Madona expriment une fougue presque analogue.L'unanimité se fait autour du rythme.Que dire du contenu-parole des chansons \u2014 ou plutôt de ce qu'on peut, parfois, en saisir?Des situations de vie propre aux jeunes sont décrites dans la majorité des cas.On en trouve, aussi, qui activent par des fantasmes, l'imagination et conditionne ainsi les comportements.En fait, ce que recherchent les jeunes ou ce qu'ils atteignent dans cette musique perçue par les plus âgés comme pratiquement démentielle, c'est un rythme avec lequel ils se retrouvent en parfaite harmonie, en affinité profonde.Une musique qui décrit bien le mode de vie qu'ils subissent: affolant, exigeant, contraignant.Une musique à leur image.Phénomène regrettable, toutefois: la majorité des artistes appréciés par les jeunes ne sont pas d'origine québécoise mais bien d'origine anglo- saxonne et américaine.Comment expliquer l'impopularité des oeuvres québécoises à ce chapitre?Serait-ce la mélodie et le rythme choisis qui ne symbolisent pas le style de vie des jeunes?Ou encore, serait-ce la responsabilité des radiodiffu-seurs qui négligent de promouvoir la chanson québécoise?On ne pourrait attribuer la faute aux radiodiffuseurs qui sont soumis à la loi de l'offre et la demande.Ils ne font que livrer le produit exigé par leur clientèle.L'insuccès de la musique d'ici n'est pas, non plus, attribuable à une absence d'intervention étatique.Le contrôle exercé par le CRTC favorise l'essor du talent québécois en imposant aux radio-diffuseurs un contenu minimum de musique de chez nous.Les goûts musicaux des jeunes sont donc sous l'emprise de l'influence américaine et britannique.Cela n'étonne pas puisque les jeunes participent à une culture universelle drainée par les États-Unis.Mais les plus récents succès de deux artistes canadiens, Corey Hart el Bryan Adams, autant au Québec qu'à l'étranger, pourront inspirer et motiver les jeunes à créer une musique adaptée à leur rythme comme à leur environnement.Une musique plus représentative mais toujours aussi dérangeante.REVUE DE PRESSE La résistance d'un peuple Le sixième anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques en Afghanistan n'a pas été oublié des éditorialistes parisiens.Pour Le Figaro (opposition), c'est la foi qui a sauvé le peuple afghan: «Contre chars et bombes, mines et missiles, armes chimiques et commandos d'élite, la résistance a tenu.Mieux: au fil des combats, elle s'est renforcée.(.) Des «matérialistes historiques» pouvaient-ils comprendre l'âme d'un peuple?Notamment de ce peuple, dont ils jugeaient la société arriérée et comptaient pour rien la ferveur religieuse?(.) Les résistants afghans ont tenu tète par la force de leur foi.Les Soviétiques se sont heurtés au noyau dur de l'inconscient collectif du peuple af- ghan.Leurs divisions ne vaincront pas, malgré toutes leurs armes.Elles sont atteintes dans leur moral.(.) L'Afghanistan entre aujourd'hui dans sa septième année de guerre.Le monde peut saluer la résistance de ce peuple, qui a opposé à la force matérielle la révolte de l'âme.» Pour Libération (indépendant de gauche), «la guerre en Afghanistan est une guerre sans vainqueur ni vaincu»: «Face à cet enlisement, l'URSS de Gorbatchev a fourni quelques indices en l»85 qui laissent penser qu'elle veut trouver une solution autre que militaire à ce conflit.(.) En URSS même, les médias multiplient pour la première fois les reportages qui montrent les horreurs de la guerre.(.) Ce contlit n'est plus honteux ni secret.Est-ce pour accroître la résolution du peuple soviétique devant les sacrifices que nécessitent les devoirs de l'internationalisme prolétarien, est-ce pour montrer à l'opinion publique que cette guerre est insupportable et que l'on doit y trouver une fin?Selon les Américains, Gorbatchev a donné l'impression à Genève qu'il voulait trouver un moyen pour sortir de ce combat douteux décidé il y a six ans par autre que lui.(.) Néanmoins, pour l'instant, rien de concret n'est sorti de ce que certains interprètent comme une inflexion de la politique soviétique.» Pour Le Quotidien de Paris (indépendant de droite), ce «septième hiver afghan» est la preuve que rien n'a changé en URSS: «L'Afghanistan entre dans son septième hiver.Un terrible hiver russe.(.) Les journalistes sont hors la loi, clandestins, interdits.Aussi cette sale guerre des Soviétiques se fait de plus en plus rare dans les journaux et sur les écrans.Et du silence naît trop vite l'oubli.(.) Brejnev a- commencé cette guerre, Andropov et Tchernenko l'ont continuée et Gorbatchev la poursuit.Que ceux qui s'obstinent à voir dans le nouveau maitre du Kremlin, le libéral qu'il voudrait bien paraître, que ceux-là méditent la leçon afghane.(.) Le martyre du peuple afghan est là pour témoigner que rien encore n'a changé en URSS.Avant de croire au dégel il faut que l'hiver russe s'éloigne de l'Afghanistan.En attendant, il ne faut pas oublier.» Agence France-Presse tir A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 30 DÉCEMBRE 1985 9 TRIBUNE A7î 'DOCUMENT 1 - a La paix est une valeur sans frontières Du nord au sud, de l'est à l'ouest: une seule paix voici le message de S'a Sainteté là pape Jean-Paul // pour lu célébration de la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 1986.1.La paix comme valeur universelle Au commencement de cette nouvelle Année, m'inspirunl du Christ, le Prince de lu Paix, je renouvelle mojn engagement et celui de toute l'Église catholique pour lu cause de|la paix.Et en môme temps, j'adresse à chaque personne et à louis les peuples de la terre un salut sincere cl mes voeux les meilleurs: lu paix pour tous! la paix dans tous les coeurs! Lu paix est une.valeur si importante qu'elle doit éire de nom eau proclamée et défendue pur tous.Il n'est pas un coeur humain qui ne retire un bien delà paix.Il n'est pus un coeur humain qui ne soit comme transporté, lorsque prévaut la paix.Toutes les''nations de l'univers ne peinent pluincmcnl réaliser leurs destinées étroitement liées entre elles, que si elles cherchent ensemble lu paix coltimc valeur universelle.À,l'occasion de cette dix-ncuviè-m^.Iournée mondiale de la Paix et eiv l'Année internationale de la Paix, proclamée par l'Organisa-lioades Nations unies, je propose à elujrun.comme message d'espé-rartjic, ma propre conviction, à saftir que «la paix est une valeur sa'jfs frontières».K//c est une valeur qui correspond aux espoirs et aux aspirations de tous les peuples et de toutes les personnes, les jeunes et les anciens, les hommes et les femmes de bonne volonté.C'est ce que je proclame ù chacun et spécialement à ceux qui ont mission de guider le monde.La question de lu paix comme valeur universelle a besoin d'être considérée avec une grande honnêteté intellectuelle et une grande sincérité, avec un sens aigu de la rcsponsabililc envers soi-même et envers tons les peuples de la terre, .le voudrais demander à ceux qui soljl responsables des decisions politiques concernant les rapports entre le Nord et le Sud, CM if l'Ksl et l'Ouest, de se persuader qu'il ne peut exister qu'UNE SEULE PAIX Ceux qui orientent l'avenir du monde, quelles que soient leur philosophie politique, leur appartenance a un système économique ou len'rs convictions religieuses, sont tous appelés à apporter leur aide à la,construction d'une paix unique, fondée sur la justice sociale, sur la dignité et les droits de toute personne humaine.bette tache exige une ouverture d'esprit totale vis-à-vis de toute l'humanité et la conviction que tou-les'les nations du monde sont liées les unes aux autres.Ces liens mutuels s'expriment par une interdépendance qui peut se révéler profondément bénéfique ou profondément nuisible.Ainsi, la solidarité et la coopération à l'échelle mondiale constituent des impéru-lil's éthiques, qui font appel a la conscience des individus et au sens des responsabilités de toutes les nations.C'est dans ce contexte des impératifs éthiques que je m'adresse au monde entier en ce I r!'janvier lî)K(i.ufin d'affirmer la valeur universelle de la paix.2.Menaces pour la paix En mettent en évidence cette conception de lu paix, à l'aube delà ; nouvelle Année, nous sommes profondément conscients que la paix est aussi Ulfc valeur qui rc|K>sc sur des bases très fragiles, dans lu situation actuelle.A première vue, notre intention délibérée de l'aire de la paix un impératif absolu peut paraître utupique.car notre monde fait preuve, a l'évidence, de la priorité qu'il accorde de manière excessive à /'intérêt particulier, lorsque des groupes s'opposent sur le plan politique, économique et idéologique.Sous l'emprise de ces systèmes, les chefs et les divers groupes sont entrailles dans la poursuite de leurs objectifs propres et de leurs ambi-tieyx désirs de pouvoir, de progrès et de richesse, sans tenir suffisamment compte des nécessités et des devoirs qu'impliquent lu solidarité el'j'la coopération internationales eivVue du bien commun de tous les peuples constituant la famille humaine, pans celte conjoncture, des blocs sont formés et entretenus, ils divisent et opposent les peuples, les groupes et les individus, rendant la paix précaire et élevant de séj-ieux obstacles au développement.Les positions se durcissent etjle désir démesuré de garder l'avantage ou d'augmenter sa part d'influence devient souvent le mo-tif.dominant dans l'action.Cela conduit à l'exploitation des autres, et (vi 11 spirale tend à une polarisation qui est alimentée par les effets de l'intérêt égoïste et par une méfiance croissante envers les autres.Dans une.telle situation, ce sont le petit et le faible, le pauvre et le sans-voix qui souffrent le plus.Cela peut se produire de manière directe, lorsqu'un peuple pauvre et relativement sans défense est assujetti par la force.Cela peut également arriver indirectement, ;;'.iand le pouvoir économique est utilisé pour dépouiller les gens de leur part légitime de biens, et pour les maintenir dans un état de dépendance socio-économique, générateur de mécontentement et de violence.Les exemples sont malheureusement trop nombreux aujourd'hui.Le speetre des armes nueléaires, qui a précisément son origine dans l'opposition entre l'Est et l'Ouest, demeure l'exemple le plus irrécusable.Les armes nucléaires ont une si puissante capacité de destruction et les stratégies nucléaires sont tellement globales dans leurs conceptions que l'imagination populaire est souvent paralysée par la peur.Cette crainte n'est pas sans fondement.L'unique manière de faire face à la peur légitime des conséquences d'une destruction nucléaire est de faire progresser les négociations pour la réduction des armes nucléaires et de s'accorder mutuellement sur les mesures qui diminueront l'éventualité d'une guerre nucléaire.Je voudrais demander aux puissances nucléaires de réfléchir encore une fois à leurs très graves responsabilités morales et politiques en ce domaine.C'est une obligation que certains ont acceptée juridiquement dans le cadre d'accords internationaux: mais, c'est un devoir pour tous, en raison de la eoresponsabitité fondamentale en ce qui concerne la paix et le développement.Cependant la menace des armes nucléaires n'est pas la seule manière de rendre le conflit permanent et croissant.L'augmentation de la vente et de l'achat des armes.conventionnelles mais très sophistiquées, produit de terribles résultats.En effet, si les grandes puissances ont évité un conflit direct, leurs rivalités se sont souvent exercées dans d'autres purties du monde.Des conflits locaux et des divergences régionales ont été aggravés et prolongés à cause de la fourniture d'armes par des pays riches et de l'apport d'idéologies de lu part de puissances qui recherchent des avantages dans une région en exploitant la condition des pauvres et des sans-défense.Ia} conflit armé n'est pas la seule situation où les pauvres supportent une part des fardeaux du monde actuel.Même lorsqu'ils sont préservés d'un tel fléau, les pays en voie de développement doivent faire face à des défis formidables.Sous ses nombreux aspects, le sous-développement est une menace toujours croissante pour la paix mondiale.En effet, entre les pays qui constituent le «bloc Nord» et ceux qui forment le «bloc Sud», il existe un abime socio-économique séparant les riches des pauvres.Les statistiques des dernières années montrent des signes d'amélioration en quelques pays, mais elles prouvent aussi l'élargissement de la différence dans un trop grand nombre d'autres.En outre, il y a l'imprévisible et fluctuante situation financière qui a un impact direct sur des pays considérablement endettés luttant pour parvenir à un développement effectif.Dans ces conditions, lu paix comme valeur universelle est en grand danger.Même s'il n'existe pas de véritable conflit armé (à où régne l'injustice, c'est de fait une cause ou un facteur potentiel de conflit.En tout cas, une situation de paix au sens plein du mot ne peut coexister avec l'injustice.La paix ne peut être réduite à une simple absence de conflit; elle est la tranquillité et la plénitude de l'ordre.Elle est compromise par l'exploitation socio-économique de la part de groupes d'intérêt qui agissent sur le plan international ou jouent le rôle d'élites à l'intérieur des pays en voie de développement.Elle est compromise par les divisions sociales opposant les riches aux pauvres, entre les États ou à l'intérieur des Étals.Elle est compromise, lorsque l'usage de la violence engendre les fruits amers de la haine cl de la division.Elle est compromise, quand l'exploitation économique et les tensions internes dans les structures sociales laissent les personnes sans défense et déçues, proies faciles pour les forces destructrices de la violence.Comme valeur, la paix est continuellement compromise par des droits acquis, par des interprétations divergentes et opposées; elle peut même être habilement manipulée au service d'idéologies et de systèmes politiques ayant comme but ultime la domination.3.Pour surmonter la situation actuelle Il y a ceux qui prétendent que la situation actuelle est normale et N.Bs- ttmftm mit OÇOJfQwm MVI CVfnr rWn*ftN* mVU mfWWm m mmw* fP»f»W mw rmTPMmrmmra* à d»M Qftidtf fxtfvt «fan t LA PQSSSt* Im MMcMon dl « U mt$i rm «'«ofogt iw» * J**jj«r_tm*n mi ttttmmpm, ni è mmmtt mi \u2022 i'autwr e.twn* f«ofMf« rnpotitabUtti m m» l»l»limi \u2022 fcyf «i ttmmtimni la rmiHiM.U MB* m mm* ».dh».Les motards, soutient la police de la CUM, ont la haute main sur la fabrication et la distribution des drogues chimiques.Ils refilent d'énormes quantités de pilules à d'autres -9- photo Robert Mailloux, LA PRESSE Réjean «Zig Zag» Lessard (au premier plan), chef des Hell's Angels, et un de ses lieutenants, Normand « Biff » Hamel, lors de leur comparution à Joliette.-,-,*- clans de la pègre en échange de haschisch, de cocaïne et parfois même d'héroïne.D'autres organisations criminelles n'ont pas été épargnées au cours de la dernière année.A la fin janvier, une enquête de la police de l'Ontario a permis l'arrestation de 80 membres des Outlaws, y compris son président québécois, Johnny « Sonny » Lacombe, de Châteauguay.Dominic Cordileone, important homme de main de Frank Cotroni ( il est toujours incarcéré en attendant que la Cour se prononce sur une demande d'extradition faite par les autorités américaines ), a écopé de quatre années de pénitencier pour avoir trempé dans des crimes d'incendie qui ont fait $20 millions de dégâts dans des commerces et des marchés publics au cours des deux dernières années.Gerlando Caruana, 46 ans, de la célèbre famille sicilienne, s'est pour sa part retrouvé devant les tribunaux avec trois autres Individus relativement à la saisie record de 58 kg d'héroïne dans un entrepôt de l'Ouest de la ville.Un caïd de la filière québécoise en Floride, l'ancien boxeur Gaby Ferland, a été arrêté au volant d'une voiture qui contenait une quantité de haschisch évaluée à $2 millions.On ne peut oublier, enfin, la découverte, dans une maison de Rosemère, du premier laboratoire de cocaïne au Canada.Le groupe, dont l'une des tètes dirigeantes était l'avocat Jean-Pierre Renault, transigeait avec, une faction du gang de l'Ouest qui est en relation étroite avec les Hell's Angels.Cette année encore, le trafic des stupéfiants serait responsable du tiers des quelque 140 meurtres survenus dans la région métropolitaine.Sans les citer tous, on ne peut oublier le quadruple assassinat survenu dans un bar de la rue Jean-Talon, le 28 juin.On a aussi eu droit au lot habituel de drames passionnels et familiaux, ainsi que de crimes horribles et lâches d'enfants, de vieillards et de petits commerçants.La mort du petit Denis Roux-Bergevin, 5 ans.enlevé dans le voisinage de son domicile, à Montréal, a particulièrement soulevé l'indignation et l'inquiétude de la population, qui avait encore frais à la mémoire les meurtres de trois autres garçonnets.L'assassinat toujours inexpliqué du criminaliste Frank Shof-fey a également fait la manchette pendant plusieurs jours à la mi-octobre.Le même mois, une policière, Jacynthe Fyfe, 25 ans, est tombée sous les balles d'un énergumène en répondant à un appel de routine à Dorval.L'histoire la plus invraisemblable est celle du sergent Serge Lefebvre, de Sainte-Foy, soupçonné d'avoir abattu deux de ses collègues qui l'ont surpris à cambrioler dans un immeuble commercial au début de juillet.Les victimes sont les agents Jacques Giguôre, 43 ans, et Yves Têtu, 25 ans.L'année 85 a rappelé à tous que le terrorisme n'avait ni frontière ni pays.Le 12 mars, il y a eu cet attentat qui a fait un mort à l'ambassade de Turquie a Ottawa.Puis la tragédie d'Air India qui a fait 329 morts fin juin.L'avion, qui transportait plusieurs familles québécoises d'origine indienne, a explosé en plein vol au large de l'Irlande, après avoir fait des haltes successives à Toronto et à Montréal.T I A LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 30 DECEMBRE 1985 A 9* ?.SoO-361-8462 FINANCES PERSONNELLES Claude Picher Le bilan, élément essentiel d'une saine gestion I Le bilan est un élément essentiel d'une saine ges-™ tion de vos finances personnelles.On peut confondre facilement budget et bilan.Un budget, c'est un exercice qui vous permet de contrôler vos dépenses en fonction de vos revenus.C'est un guide flexible, où vous êtes le maître du jeu: vous pouvez augmenter tel poste de dépenses en coupant ailleurs, vous pouvez, modifier tout votre budget si vos revenus augmentent ou diminuent brusquement.Le bilan, c'est une photographie: deux colonnes de chiffres, votre actif et votre passif, sur lesquels vous n'avez aucun contrôle.Le bilan vous dit exactement ce que vous « valez », à un moment donné.Cette photographie est plus utile qu'on serait porté à la croire.En plus d'établir votre valeur nette (cela aura au moins l'avantage de satisfaire votre curiosité à ce chapitre), il peut constituer une aide inestimable pour ceux qui veulent préparer un testament.Il est indispensable à ceux qui envisagent de se lancer en affaires.Il peut grandement faciliter les choses en cas de séparation ou divorce.Il vous aide à y voir clair avant de prendre une décision importante (l'achat d'une maison, par exemple).En outre, il vous permet de mesurer, année après année, jusqu'à quel point votre situation financière s'améliore ou se détériore.Faire un bilan n'est pas compliqué, mais cela peut demander un peu de temps.Le principe est simple: ¦ Vous calculez votre actif, c'est-à-dire tout ce que vous possédez; ¦ Vous calculez votre passif, c'est-à-dire tout ce que vous devez; ¦ Vous soustrayez le passif de l'actif, et le résultat constitue votre avoir net (on emploie parfois l'anglicisme « équité » pour désigner l'avoir net d'un ménage).C'est ce chiffre, l'avoir net, qui est le plus important.Le calcul de l'actif Si vous êtes propriétaire, votre maison constitue probablement votre principal élément d'actif.Inscrivez la valeur marchande de votre maison, le prix que vous obtiendrez si vous la mettez en vente demain matin.Soyez réalistes: la plupart des gens, et c'est bien normal, ont tendance à surévaluer leurs biens.Ne tenez aucun compte de l'hypothèque; ce qui compte ici, c'est la pleine valeur de votre maison.Ajoutez-y vos autres actifs immobiliers ou fonciers, s'il y a lieu (autres immeubles, chalet, terrains).Le total vous donnera votre actif-immeubles.Ensuite, calculez vos disponibilités en argent, c'est-à-dire l'argent liquide que vous avez avec vous, à la maison ou dans votre portefeuille, au moment où vous faites votre bilan, puis le solde de vos comptes d'épargne (MOINS les chèques que vous avez déjà émis et qui sont encore en circulation), vos obligations d'épargnes, les montants que vous avez prêté et dont vous pourriez réclamer le remboursement immédiat.Ne calculez pas les montants que vous devrez recevoir d'ici quelques jours ou quelques semaines; votre prochain chèque de paie, par exemple, ne doit pas être inclus dans le bilan qui, répétons-le, sert à vous donner une idée précise de votre « valeur » à un moment donné.En troisième lieu, calculez la valeur totale de vos placements.Commencez par le plus facile: les dépôts à terme et certificats garantis.Encore ici, n'anticipez pas! N'incluez pas les intérêts qui doivent vous être versés dans six mois.Ajoutez ensuite les différents titres que vous détenez: actions, droits d'achat, régimes enregistrés d'épargne-retraite (MOINS l'impôt ! que vous devriez payer si vous retiriez le montant de ; votre REÉR demain matin), fonds mutuels, obliga-' tions et debentures, titres hypothécaires.Le fonds de pension que vous détenez chez votre employeur fait , partie de vos actifs, et il faut l'ajouter.Toutefois, si ; vous ne pouvez y toucher qu'à l'âge de la retraite, il r n'a aucun impact sur vos finances personnelles dans \\ l'immédiat; il est plus pratique, dans ce cas, de ne pas ; l'ajouter à vos actifs-placements, mais de la considé-I rer comme un actif tout à fait séparé, distinct de votre l.avoir net.I I Enfin, et c'est cette partie qui vous demandera sans doute le plus de travail, il s'agit de passer en revue tous vos biens personnels, voiture, mobilier, tapis, col- \u2022 lections, bijoux, motoneige, livres, appareils électro- \u2022 ménagers, verrerie, vaisselle, équipement de sport, : animaux domestiques.Ne tenez aucun compte des det-l tes relatives à ces biens.Dans chaque cas, inscrivez ¦ avec réalisme le montant que vous recevriez si vous H mettiez ces biens en vente demain matin.Un peu com-\\ me si vous organisiez une gigantesque vente de gara-^ ge! N'oubliez rien: ces « National Geographic > que ! vous collectionnez depuis dix ans valent bien une cen-' taine de dollars! Vous pensez que votre vieux grille- \u2022 pain ne vaut même plus $2?Eh, bien! Inscrivez $2! » C'est garanti: le résultat vous surprendra.¦ \\ Le calcul du passif ; Ensuite, il s'agit de calculer tout ce que vous devez: hypothèque (le solde de votre hypothèque au moment où vous faites le bilan), solde de cartes de crédit, du prêt auto, les dettes personnelles auprès de parents et amis, les factures en suspens (pas celles que vous n'avez pas.encore reçues, même si vous savez qu'elles s'en viennent).Le total vous donnera votre passif.¦ Il s'agit simplement de soustraire le passif de l'actif pour savoir quelle est votre valeur nette.Dans des circonstances normales, celle-ci augmente d'année en .année, surtout si vous êtes propriétaire.Une compa-\u2022 raison avec le bilan de l'an prochain vous permettra Ide mesurer les progrès ou les reculs de vos finances.Il se peut que le passif soit plus important que l'actif, «surtout dans le cas de jeunes diplômés qui arrivent tsur le marché du travail.Ce n'est pas grave: avec le temps, les dettes d'études se paient, les revenus augmentent et l'avoir net évolue rapidement dans un sens (favorable (à condition de ne pas s'endetter pour acheter une « Corvette » dès qu'on a décroché un premier pmploi!).y Le marché des espaces à bureaux devrait favoriser les locataires I Au tournant de l'année ™ 1986, le marché montréalais de l'espace à bureaux est marqué par un certain nombre de contradictions qui, en bout de ligne, ne pourront que favoriser les locataires.CLAUDE PICHER La grande contradiction, selon Rodney Birrell, vice-présient de la Société immobilière Devencore et spécialiste du marché, c'est l'écart entre le taux de vacance des édifices à bureaux du centre-ville et l'attitude des propriétaires, qui viennent d'augmenter les loyers tout en réduisant les mesures incitatives.Le taux d'inoccupation oscille actuellement aux alentours de 10 p.cent.C'est, selon toutes les normes reconnues, très élevé.Dans les circonstances, on pourrait s'attendre à ce que les propriétaires réduisent les loyers et proposent des « cadeaux », comme le loyer gratuit pendant un certain temnps, aux locataires éventuels.Or, il n'en est rien.La presque totalité des bureaux de classe A construits depuis cinq ans est louée.La demande est très forte pour les bureaux de classe B rénovés.Pourquoi alors le taux de vacance est-il si élevé?Parce que beaucoup de petites et moyennes entreprises hésitent à « faire le saut >, en d'autres termes à louer de l'espace à bureaux dans un édifice de catégorie supérieure.doivent subir l'éloignôment du centre-ville.L'avenir appartient aux locataires Selon un relevé effectué par Devencore, il ne faut pas se laisser impressionner par les récentes hausses de loyers, puisque l'avenir, du moins au cours de deux ou trois prochaines années, appartient aux locataires.Il s'est construit depuis quelques années beaucoup d'édifices de classe A, et ceux-ci, dans, l'ensemble, se sont bien loués.Toutefois, note M.Birrell, il reste encore de l'espace disponible, à bon compte.Certains édifices de classe A, parmi les moins récents, ont encore des superficies intéressantes à louer et, d'après le spécialiste, on pourra les obtenir pour des prix variant de $12 à $16 le pied carré, «dans un futur proche ».La plupart des édifices de classe B, d'autre part, ont été délaissés par les grandes entreprises au profit des édifices de classe A, créant ainsi un stock important pour les locataires éventuels.Ces édifices deviennent de plus en plus intéressants au fur et à mesure que leurs propriétaires les rénovent.Les bureaux de classe B.constate M.Birrell, ont beaucoup à offrir pour $6 à $12 le pied carré.Quant aux bureaux de banlieue, ils connaissent un re- gain de popularité chez les entreprises qui se soucient peu d'afficher une adresse de prestige.Courbe ascendante des locaux à louer L'augmentation du taux d'inoccupation des édifices à bureaux montréalais a connu une courbe ascendente spectaculaire depuis quatre ans.En janvier 1982, le taux de vacance se situait à 4 p.cent pour les édifices de classe A et de 6,2 p.cent pour la classe B.Aujourd'hui, cela frise les 11 p.cent dans les deux cas, après avoir connu un pic l'été dernier; en juin 1985, le taux d'inoccupation atteignait 12,8 p.cent pour les édifices de classe A, et 15,9 p.cent pour la classe B.Selon la plus récente compilation, qui remonte à six semaines, la plupart des édifices à bureaux de classe A construits depuis cinq ans à Montréal affichent un taux de vacance dérisoire.Le projet 1981 McGill College est loué à 97,7 p.cent, le 505 de Maison-neuve, le nouvel édifice du Trust Général et la tour Bell Canada à 100 p.cent, le complexe Manuvie à 93,2 p.cent.Parmi les édifices affichant encore un taux de vacance notoire, il faut remarquer le 2000 Peel (40,4 p.cent), la Tour de la Banque nationale (32 p.cent), le 500, rue Sherbrooke ouest (28,4 p.cent), et le 425 de Maisonneuve (20,9 p.cent).La tour Bell Canada: louée à ÎOO p.cent.Union Carbide étudie une offre de $5 milliards ¦DANBURY ( AFP ) \u2014 Le groupe chimique américain Union Carbide a annoncé hier que son conseil d'administration allait examiner le 2 janvier la nouvelle offre de rachat de son capital par GAF Corp.Cette offre de GAF, faite jeudi dernier, prévoit de racheter 90 p.cent des actions d'Union Carbide à 74 dollars l'action faisant monter la transaction à quelque 5 milliards de dollars au total, contre 68 dollars selon la première tentative de prise de contrôle.Dans un communiqué, Union Carbide rappelle qu'elle avait rejeté cette première offre en considérant qu'elle était inadéquate et déloyale.GAF a acheté cette année déjà près de 10 p.cent du capital d'Union Carbide, qui a rencontré de sérieuses difficultés après la catastrophe provoquée par son usine de Bhopal à la fin 1984.Union Carbide avait pris récemment des mesures anti-prises de contrôle en se proposant de racheter 35 p.cent de ses actions dans le public pour une valeur équivalente à 85 dollars chaque : 20 dollars au comptant et 65 autres dollars sous forme de titres.Selon le communiqué publié hier.Union Carbide invite tous ses actionnaires à participer à son offre d'échange avant le 31 décembre.Cependant, la dernière proposition de GAF prévoit de racheter non seulement les actions d'Union Carbide mais également tous les autres titres obtenus dans le cadre de l'offre d'échange d'Union Carbide.Trois classes d'édifices On distingue trois grandes classes d'édifices à bureaux-: la classe A concerne les édifices prestigieux de construction récente, confortables, biens aménagés.On y retrouve les tours de Bell Canada et de la Banque Nationale, le complexe Bonaventure, la place Ville-Marie, le complexe Manuvie, le 2020-Uni-versité, la place Mercantile, le complexe Des jardins et la plupart des édifices qui bordent le boulevard de Maison-neuve, entre les rues Peel et Union.La classe B représente les édifices plus anciens, généralement très bien situés, mais où les niveaux d'efficacité énergétique et de confort ne sont pas à la hauteur des normes de la classe A.L'exemple typique, à Montréal, est celui de l'immeuble de la Sun Life.Le troisième groupe est représenté par les bureaux dits « de banlieue », même si ceux-ci peuvent se trouver dans les limites de la ville de Montréal.Il s'agit de bureaux modernes, fonctionnels et confortables, mais situés à l'extérieur du centre-ville; ce sont eux qui offrent les meilleurs prix de location au pied carré, compte tenu de leur qualité, mais les locataires Le CRIQ affiche une croissance de 20 p.cent m Le CRIQ, le Centre de \u2022™ recherche industrielle du Québec, vient de fêter ses 15 ans en affichant un taux de croissance de son chiffre d'affaire de plus de 20 p.cent.Selon le directeur des communications, Pierre Brosseau, ce taux de croissance devrait se maintenir au cours des deux ou trois prochaines années.Le CRIQ, c'est un organisme du gouvernement provincial regroupant quelque 450 ingénieurs et spécialistes chargés du développement et de l'amélioration des technologies dans les entreprises québécoises.Son mandat est de favoriser l'essor économique du Québec en soutenant et en stimulant le développement technologique des industries du Québec.Selon le directeur des communications Pierre Brosseau, le CRIQ est d'abord et avant tout au service des petites et moyennes entreprises québécoises (PME).Quelque 95 p.cent des firmes qui font affaire avec le CRIQ sont à contrôle québécois.La grande majorité, soit 87 p.cent, sont des PME.Au cours des trois dernières années, 1600 offres de service ont été signées pour une valeur de $24 millions.Sur les 872 clients qui ont fait affaire avec le CRIQ, 430 ont signé plus d'un contrat, avec un taux de récidive de plus de 49 p.cent.Le CRIQ ne subventionne pas les entreprises qui ont recours à ses services.D'ailleurs, l'organisme, dont le taux d'autofinancement atteint 42 p.cent, se fait rémunérer par ses clients.Air Canada : une perte en 85, et pas de changements radicaux en 86 fi~i II est bien possible que la \u2014 société Air Canada termine l'année dans le rouge, mais selon son président, M.Pierre Jeanniot, cette situation n'incitera aucunement la direction à effectuer des changements radicaux.En 1984, la société d'État avait réalisé des bénéfices de $27 millions.Mais cette année, Air Canada a été durement touchée par des grèves ou des menaces de grèves.De plus, le trafic d'été a été beaucoup plus faible que ce & quoi on s'attendait.Il se pourrait que la société réussisse à boucler ses opérations, mais M.Jeanniot s'attend à de faibles pertes.L'avenir s'annonce cependant prometteur, puisque le grand patron d'Air Canada s'attend à des profits de $30 millions.Pour parvenir a accumuler de tels bénéfices, il faudra toutefois s'en tenir à des opérations plus conservatrices.« Nous resterons circonspects devant toute nouvelle activité, a-t-il déclaré au cours d'une entrevue.Nous cherchons à resserrer notre réseau.Nous nourrirons toujours des ambition! d'expan- sion internationale, mais je m'intéresse davantage à l'amélioration de notre service de base qu'à la chasse aux nouvelles destinations, qui auraient pour effet de diluer nos efforts ».En Asie En janvier 85, Air Canada instaurait des liaisons avec Bombay et Singapour.La société espère ajouter Bangkok et New Delhi à la liste de ses vols.Toutefois, les négociations entre le Canada et la Thaïlande en vue d'un traité aérien bilatéral progressent à pas de tortue et M.Jeanniot s'accommode parfaitement de cette situation.La seule nouvelle destination ferme d'Air Canada à l'étranger pour 1986 sera Manchester, en Angleterre.Par mesure d'austérité, le transporteur aérien a retranché $60 millions de son budget de cette année et entend continuer à se serrer la ceinture en 1986.Air Canada ne fera l'acquisition d'aucun nouvel appareil, mais pourrait louer davantage de Boeing 767 gros porteurs pour compléter sa flotte de longs courriers inS-rieurs.M.Jeanniot ne veut pas pour autant se mettre à vendre beaucoup d'avions.Les quatre 747 que possède toujours la compagnie ne seront pas mis aux enchères.Nouvelle classe Tout ceci ne doit pas signifier que la compagnie est au point mort.Tôt au début de la nouvelle année, Air Canada lancera sa nouvelle classe d'affaires nord-américaine, dans l'espoir de s'accaparer une plus grande partie du lucratif marché des voyages d'affaires.En plus de Manchester, la société entend ajouter des vols vers ses destinations ouest-allemandes et accroître les liaisons sur le circuit Bombay-Singapour.Au chapitre des relations de travail, cette année fut de loin la pire depuis 1978.Air Canada a été perturbée par une grève de 22 jours de ses 2 600 préposés aux ventes de billets et un arrêt de travail de six semaines de ses 3200 agents de bord à la fin de l'été.Une menace de débrayage des 8000 employés au sol ne s'est toutefois pas matérialisée.\u2014 Presse Canadienne A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 30 DÉCEMBRE 1985 Pétrolières: bonnes années en perspective [SUPERfCARNAVAL fÉJL f M En dépit de prévisions pessi-™ mistes pour le marché de l'énergie, la firme McLeod Young Weir prévoit que les pétrolières et gazières canadiennes pourront compter sur une croissance marquée de leurs bénéfices d'ici à 1989.FRANCINE OSBORNE Selon une étude des analystes Robert Reid et David Smith, «l'Accord de l'Ouest et l'assouplissement des redevances dont il s'accompagne assurent le maintien des bénéfices même si les prix du pétrole devaient baisser de $10 US le baril au cours des trois prochaines années ».Les sociétés les plus dynamiques sauront tirer profit des occasions qui se présenteeront.Celles qui seront les mieux placées seront celles dont la production et les réserves augmentent et celles qui bénéficient grandement de l'Accord de l'Ouest.Le marché pétrolier sur la corde raide La fermeté relative des prix et le maintien des stocks à des niveaux raisonnables ont pu faire croire un instant que l'orage était passé.Mais « le pire est à venir pour l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) », estiment les deux analystes.Une baisse de prix est à prévoir en 1986 et 1987.En outre, la demande a atteint un point où le moindre recul aura des retombées importantes sur les prix.L'Agence internationale de l'énergie prévoit une très faible augmentation de 0,4 p.cent de la demande de pétrole brut dans les pays non communistes en 1986.Mais si cette prévision était trop optimiste, les pressions à la baisse sur les prix seraient énormes.En effet, des pays comme l'Irak et le Nigeria veulent augmenter leur production et le Mexique, qui n'est pas membre de l'OPEP, ne peut baisser la sienne, compte tenu de ses difficultés financières.Le gaz naturel Les marchés intérieur et d'exportation du gaz naturel sont sur le point de subir d'importants changements.L'Accord de l'Ouest permettra la déréglementation du gaz naturel à compter du 1er novembre 1986.À court terme, cet accord se traduira par une « chute des prix doublée d'une brusque montée des ventes à l'exportation », expliquent les deux spécialistes.Comme il y a une concurrence féroce entre les distributeurs de gaz aux Etats-Unis, on prévoit que le gaz canadien se vendra au prix plancher à l'exportation tel que fixé par l'Office national de l'énergie.Il se pourrait que les prix planchers régionaux décrétés par Ottawa soient même trop élevés sur des marchés comme ceux de Detroit ou Chicago.Les revenus du gaz demeureront stables ou faibliront légèrement en 1986, mais à long terme, il y a de bonnes chances que les producteurs canadiens accroissent leur part du marché américain alors que la production de nos voisins faiblira.out notre monde vous sourit et vous souhaite une année où tout vous sourira! 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