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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-12-02, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO: PLUIE SE CHANGEANT EN NEIGE MINIMUM: 2°, MAXIMUM: 3°.DEMAIN: DÉGAGEMENT ET VENTEUX.DÉTAILS PAGE A 2 35cents MONTRÉAL, LUNDI 2 DÉCEMBRE 1985, 102* ANNÉE, N\" 44, 60 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 Hors de la zone métropolitaine: 4 5 cents Ailleurs au Québec: 50 cents, Iles de La Madeleine: 90 csnts 4 575 617 Québécois aux urnes La météo pourrait perturber le vote I Une campagne électorale moins pas-sionnée et le mauvais temps laissent présager un taux de participation inférieur à celui des quatre dernières élections.OÉRALD LEBLANC_ C'est en effet sous la pluie, la pluie ver-glaçante ou même la neige et la poudrerie que 4 575 617 électeurs ( 167 535 de plus qu'en 81 ) seront appelés aujourd'hui à choisir entre Robert Bourassa et Pierre Marc Johnson, à élire le gouvernement qui dirigera le Québec pour les quatre prochaines années.Les détenteurs de permis d'alcool ne peuvent vendre ou servir de boissons al- cooliques entre 10h et 20h, les dix heures où seront ouverts, comme le stipule la loi, les 20 224 bureaux de votation disséminés à travers le Québec.100000 travailleurs C'est toute une armée de travailleurs rémunérés par l'État qui verront à la bonne marche de l'appareil de votation.En plus du président d'élection de chaque comté, on retrouve en effet dans chaque « poil » cinq officiers d'élection: le scrutateur, le secrétaire du bureau, un représentani de chacun des deux partis ayant obtenu le plus de votes à l'élection précédente et un préposé à l'information et au maintien de l'ordre.voir MÉTÉO en A 2 Autres informations, page A 8 Sous le regard amusé de sa mère Marie-Louise, Marc Olivier Johnson, neuf ans, informe son père, le premier ministre Pierre Marc Johnson, qu'il préférerait aller jouer là, derrière, dans une salle de jeux électroniques, plutôt que d'assister à un brunch d'adultes.La scène se passait à Montréal, hier.Pour sa part, le chef du Parti libéral, Robert Bourassa, a joué les babysitters pendant un bref instant, également à Montréal, en s'occupant de la petite Louise Paget.photosiaser cp André Viger, l'athlète de /'année au Québec André Viger, marathonien en fauteuil roulant, a été choisi hier l'athlète par excellence du Mérite sportif québécois, une distinction qui couronne une année de rêve pour l'athlète de 33 ans.Médaillé de bronze dans la compétition du 1 500 mètres aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, Viger a plusieurs fleurons à sa couronne, dont celui de champion canadien dans sa catégorie, vainqueur du marathon de Montréal et recordman du monde du marathon d'Oita, au Japon.Tabloïd Sports, pages 5, 70 et 15.photo Robert Mailloux, I.A l'RESSC ivujouBimui \u2022 PHILIPPINES Accusé dans l'affaire de l'assassinat de l'oppo-sant Benigno Aquino, le ( général philippin Fabian ' Ver est acquitté, de , même que ses 25 co-ac-cusés.page Cil \u2022 DES EXCUSES Le gouvernement d'Is-raël présente ses excu- ; ses à Washington et reconnaît l'existence d'un réseau d'espionnage ayant oeuvré aux États-Unis.page Cil \u2022 TRAVAIL Il semble que le Québec aura connu en 1985 sa meilleure année en 11 ans au chapitre des relations de travail.page C 1 \u2022 ATLANTIS Deux astronautes de la navette Atlantis réussissent à nouveau à assembler une structure métallique dans l'espace, ouvrant la voie à l'éventuelle construction d'une station orbitale américaine dans les années 90.page A 5 \u2022 ÉBRIÉTÉ Les personnes qui prennent le volant en état d'ébrlété s'exposeront, à compter de mercredi, à des peines plus sévères.L'amende minimum passera de $50 à $300 et la peine maximum sera de six mois de prison et une amende de $2000.page A 9 Le Téléthon des étoiles: $2,3 millions C'est plus de $2,3 millions qui ont été recueillis au cours du week-end grâce au neuvième Téléthon des étoiles, somme qui servira à financer des projets de recherche portant sur les maladies infantiles.Cet argent sera versé à l'Hôpital Sainte-Justine, à l'Hôpital pour enfants de Montréal et au nouveau centre pé-diatrique du Centre hospitalier de l'Université Laval.£ Le Téléthon des étoiles a j2 ; pu être présenté grâce au 't travail de quelque 2 500 .bénévoles, aux 400 arris-j tes qui y ont participé et ~s grâce aussi aux quatre ani-\\ moteurs, soit Pierre Lalon-| de, Danièle Ouimet, Don * McGowan et Marguerite o Corriveau.A ., ¦g.page A 2 Mena s; ctsr ?ovk « Ottawa n'a pas à s'excuser pour avoir créé des emplois au Québec» \u2014 BRIAN MULRONEY î\"l « Le gouvernement progressiste-conser-™ valeur n'a pas d'excuses à offrir a qui que ce soit pour avoir créé des milliers d'emplois au Québec », a dit hier soir à Montréal le MANON CORNELLIER_ premier ministre du Canada, Brian Mulroney, alors qu'il s'adressait à 4 500 supporters réunis pour un souper-bénéfice à $200 le couvert.Faisant ainsi référence au dossier Hyundai, M.Mulroney réaffirmait ce qu'il répète depuis le début de la campagne électorale québécoise, c'est-à-dire que son gouvernement a respecté la plus stricte neutralité.Le premier ministre s'est d'ailleurs engagé à coopérer avec le prochain gouvernement, quel que soit le parti qui l'emporte aujourd'hui.« Ce que nous visons, c'est le mieux-être de la fédération, dans l'intérêt du Québec comme des autres provinces », a-l-il ajouté.Son discours essentiellement centré sur l'élection québécoise, les relations fédérales-provinciales et la relance économique a donné lieu à quelques mises au point vigoureuses de la part du premier ministre.« Certains esprits obtus ont prétendu que si le nouveau gouvernement fédéral a traité avec courtoisie et civilité les autorités québécoises, c'est parce que le gouvernement pro- gressiste-conservateur s'immisce dans l'élection actuelle», a poursuivi M.Mulroney.niant par la suite catégoriquement les accusations de partisanerie dont il a fait l'objet.Sortant à peine d'une conférence des premiers ministres, M.Mulroney n'a pas manqué de parler des relations fédérales-provinciales et de la réconciliation nationale.Selon lui, le Québec est la première province à bénéficier du nouveau climat de coopération entre les gouvernements fédéral et provin ciaux.Pour M.Mulroney, il reste mainlenant au Québec à signer dignement l'accord consti-voir MULRONEY «n A 2 SOMMAIRE \tC 3 à C8 Arts et spectacles\t \tB 6 à B 9 \u2014 Cinéma.\tB 11 Décès, naissances, etc.\t.C 8 Échecs.\t.C 6 \tC 1, C 2 Ètes-vous observateur?\t FEUILLETON.\tC 4 \t \tB 1 à B S \t.C11 \t.A4 Météo.\t.A 2 : \t \t.ce.Quoi faire aujourd'hui\t.B 10 \t.A 7* TABLOÏD SPORTS\t\u2022 - \u2022 \u2022 \t.12-13: \t Tarif minimum ai vigueur du 4 janvier au 8 février 1986.Pour les autres conditions, consultez votre agent de voyages ou Air Canada au 931-4411.Mentionnez le DRF 13009 0 AIR CANADA ¦ A J2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 DÉCEMBRE 1985 no* SAQ : importants progrès mais pas de règlement en vue f I D'importants progrès ont ™ été enregistrés, hier, dans les négociations entre les représentants de la Société des alcools du Québec et ceux de ses 2 700 commis et employés de bureau.Mais un règlement n'est pas imminent pour autant.MARIO FONTAINE « Presque toutes les clauses normatives sont réglées.Il reste encore quelques détails à voir.On commence maintenant à s'occuper du monétaire >, a déclaré en milieu de soirée hier le médiateur spécial nommé par Québec dans ce-conflit, Jean-Roch Boivin.L'une des pierres d'achoppement à une entente, le sort des employés temporaires \u2014ils forment plus de la moitié de la main-d'oeuvre\u2014 n'avait pas encore fait l'objet d'une entente entre If - parties.Mais « l'essentiel est réglé ».de préciser M.Boivin.Il s'agit là d'un enjeu majeur dans ce conflit, au moment où le gouvernement songe à privatiser la société.Du côté syndical, on semblait toutefois beaucoup moins optimiste.« Les affaires se gâtent », affirmait quelques minutes plus tard le président de ce syndicat affilié à la CSN, Ronald Asselln.Lui aussi croyait un accord possible avec la SAQ sur les points à incidence normative, mais, de souligner M.Asselln, les propositions patronales sur les clauses qui restent ne correspondent pas aux exigences des syndiqués.Pessimism* «J'ai l'impression qu'on va régler ça avec un nouveau gouvernement », déclare le porte-parole de grévistes.Il semblait pourtant davantage optimiste plus tôt dans la journée, et n'écartait pas alors la possibilité d'une entente de principe sur l'ensemble de la convention collective dès cette nuit.M.Asselin se dit prêt à négocier aussi longtemps qu'il le faudra, mais ne parait pas croire en un règlement imminent.Les employés de la SAQ sont sortis des magasins le même jour où le beaujolais y entrait, vendredi il y a dix jours.Leur convention collective est échue depuis décembre 1984.Quelques succursales ont pu ouvrir de façon épi-sodique depuis leur débrayage ; on a en outre assisté à un fort achalandage des débits d'alcools d'Ontario et du Nouveau-Bruns-wick situés à proximité de la frontière québécoise.Le premier ministre était accompagné de sa femme Mila, hier soir, lors du souper-bénéfice monstre tenu au Palais des Congrès.photo Armand Trorfier, LA PRESSE MULRONEY SUITE DE LA PAGE A 1 tutionnel de 1982 qui demeurera incomplet sans sa signature.\u2022 Mais passer deux jours à défendre les positions fédérales en tentant de les harmoniser avec les intérêts des provinces n'est pas toujours facile, a-t-il admis, mais c'est beaucoup mieux que de ne pas discuter.» Ppssant sous silence le différend qui persiste au sujet de la réduction prochaine des transferts fiscaux aux provinces, il a soutenu que son gouvernement avait réussi à réduire les dépen- ses fédérales sans loucher aux transferts relatifs aux services sociaux.Devant la presque totalité des députés et ministres conservateurs du Québec, le premier ministre a fortement insisté sur le retour de M.Marcel Masse au cabinet, comme ministre des Communications.Il a même qualifié l'assermentation de ce dernier de moment de joie inoubliable.Devant ce public partisan, il s'est plu à énumérer les statistiques économiques et à rappeler les réalisations de son gouvernement à ce chapitre.Evadé d'Archambault mu Fernand Cherrier, 24 ans, détenu de l'Institut Archambault, s'est ~ évadé samedi soir et sa disparition a été constatée à 22 h 40.Le prévenu a une taille de lm64, son poids est de 56 kilos, il a les yeux et les cheveux bruns.Il était incarcéré depuis un peu plus de deux mois pour des affaires de vol à main et de vols par effraction.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 016 à quatre chiffres 7740 nAMÉTÉOI Lundi 2 décembre 1985 AUJOURD'HUI.Min.: 2° Max.: 3° PLUIE SE CHANGEANT EN NEIGE DCMAIR DÉGAGEMENT ET VENTEUX 9 1 01 Québec - ft8JM\t*«\tMo.\t \t- 7\t- 6\tNeiçje Outaou»\t- 2\ti\tNuogexix LovrcfttidM\t- 4\t- 2\tNtlQt Canton» it l'Est\t3\t6\tFM* Mouncie\t1\t4\tHuit.Québec\t- 2\t2\tNuogtvi ux-Soml jeon\t- 4\t0\tNoioa fond.Rimoudù\t2\t4\tHuit Gâtai?»\t2\t4\tfW boK-Comaou\t- à\t- 2\tNeise Septilei\t- 6\t- 2\t Canada\tMi*.\tMa.\t Vicia»\t- 7\t- 2\tNaioa Edmonton\t-20\t-16\tNuogtui bgina 'Winnipeg\t-18 -2»\t-12 -21\tNvQQMI N'xogeux Toronto r\"rcd*fXtûf>\t- 1 -12\t2 - 6\tNuogevx r T Ml cnvcrtenw .Holita.^* 1 \" ¦ Wiononvrown\t-.* -11\t-:2 \u2022 «\tNvoaeui Nuogwi Sbint-km\t- 2\t1\tNuogtta États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York - 2 I - 1 21 2 N.-Orleoni Pilllbwgh S.rronenco Wo Dolioi 16 19 2 6 8 11 5 » 4 7.les capitales \t\tan\t\tMl\t\u2022V, Aflistfjrdofn\t1\t8\tmoor io\t- 1\t11 Athene*\t8\t17\tMoKOU\t-16\t-13 Acoputco Strife\t20\t21\tMexico\t23\t26 \t4\t7\tOtlo\t-14\t- 7 Bruxellel\t6\t14\tPtMli\t8\t11 Buanot Aon\t20\t26\tRome\t7\t18 Coptnhogut\t- S\t0\tStoti\t- 4\t2 Geneve\t3\tII\tÈmt riitn.M orOCxrtOtrn\t- 3\t0 Hong Koaq\t17\t22\tTokyo\t4\t15 Le Owe\tIS\t24\tTrnidod\t23\t30 Uifaonm\t11\t17\tVienne\t- 3\t5 LoooVei\t11\tIS\t\t\t LE TÉLÉTHON DES ÉTOILES Impressionnants, tous ces dollars issus de la générosité du public.Le montant recueilli augmente sensiblement chaque année depuis 9 ans.photos Robert Mailloux, LA PRESSE?\" On se surpasse une fois de plus I Le neuvième Téléthon des ™ étoiles diffusé ce week-end au réseau CTV au profit de la recherche sur les maladies infanti- CAROLE THIBAUDEAU les a rapporté $2 305 S64, Peu après le décompte final, quand les ballons sont descendus sur la salle comble du gymnase du Centre Pierre-Charbonneau, hier soir à 18 heures, la jeune Sylvie Séguin, 17 ans, rayonnait de satisfaction, bien carrée dans sa chaise roulante.« Ça sert à quelque chose la recherche !, explique-t-clle avec conviction, A l'âge de cinq ans, on croyait que je ne marcherais plus jamais.Mais grâce aux nouvelles découvertes, on m'a opérée il y a deux ans et je poux maintenant me tenir debout.Peut-être qu'un jour je réussirai à marcher.» Sylvie s'est levée à 7 heures samedi et n'avait toujours pas fermé l'oeil hier après 35 heures de veille dont les 22 heures du téléthon.Elle est descendue de La-chute, où elle habite, avec son père et une amie.À son arrivée samedi soir, elle a fièrement déposé un chèque de $1 633.un somme qu'elle a recueilli elle-même en jouant de l'orgue au centre commercial de Lachute et en organisant un spectacle à sa polyvalente.«En tout, j'ai joué de l'orgue pendant 15 heures, réparties sur trois jours », relate-t-elle.La famille Séguin compte 4 enfants.Sylvie et son jeune frère de 13 ans sont atteints de la maladie de Werning-Hoffman, qui ressemble à la dystrophic musculaire.Le père et la fille comptent bien assister au dixième téléthon, l'année prochaine.Environ 60 p.cent du montant provient directement des dons envoyés par les téléspectateurs, a indiqué un des responsables Michel Lécuyer.Le reste des fonds Après la pluie de ballons, Pierre Lalonde se réjouit avec une jeune spectatrice.a éré récollé à l'occasion de divers événements spéciaux organisés au cours de l'année.Un gros compte L'argent sera réparti entre trois centres de recherche : l'Hôpital Sainte-Justine, le l'Hôpital pour enfants de Montréal et le nouveau centre pédiatrique du CHUL (Centre hospitalier de l'université Laval).«Il faut simplement déduire quelques petits comptes, comme celui de $40 000 pour la location des 400 téléphones occupés par autant de bénévoles », explique Pierre Lefeb-vre, responsable des communications.Selon M.Lefeb-vre, les entrées d'argent sont heureusement très fidèles.« L'an dernier, sur $2 185 000, il n'a man Danièle Ouimet, radieuse * \u2022 après les 22 heures de téi« léthon.que que $7 000.environ 0,3 iï?cent », rapporte-t-il.Une groupe de 5 téléphonistes^ k des collègues de travail dans one?grosse banque de la métropole, s'attardait après la clôture pour prendre les appels des retarda^ taires.« J'aime mieux donner du» temps que de l'argent, relate l'up d'eux, Guy Pellerin.C'est une.contribution plus personnelle.» \u2022 Sa voisine, Ginette Gougeon, trouve que c'est bien peu, donnât une journée, comparé aux bien1 faits que cela peut apporter « Qui sait si ce n'est pas pour nos futurs enfants que nous faisons ça », a-t-elle fait remarquer.i0- 2 500 bénévoles ont travaillé au' Téléthon des étoiles, sans compi ter plus de 400 artistes et les A animateurs : Danièle Ouimetv Pierre Lalonde, Don McGowan et Marguerite Corriveau II faudra; attendre plus d'un mois avant d,ç< connaître le bilan final du'télér thon : le temps de réunir les moiir, tants recueillis par les 60 centres régionaux et la dizaine de clubs, de service.METEO SUITE DE LA PAGE A 1 En tout, près de 100 000 travailleurs qui grugeront environ 60 p.cent des $25 millions que l'État déboursera pour la tenue de cette élection.Ceci ne comprend pas les représentants des tiers partis, qui peuvent prendre place à la table du bureau de votation sans cependant avoir droit à la rémunération versée par l'État.Ceci ne comprend pas non plus les armées respectives des partis politiques, entre 30 000 et 50 000 organisateurs chacun pour le PU et le PLQ.Faire sortir le vote Il faut faire sortir le vote et, par tradition, les Québécois votent en plus grand nombre que les Ontariens ou les Canadiens en général.Lors des quatres dernières élections et lors du référendum de 1980, les Québécois ont maintenu un taux de plus de 80 p.cent de participation: 84 p.cent en 70, 80 p.cent en 73, 85 p.cent en 76, 83 p.cent en 81, et 85,61 p.cent au référendum.Par comparaison, le taux de participation a varié de 58 à 67 p.cent en Ontario et de 69 à 76 p.cent au fédéral lors des quatres derniers scrutins généraux.Mais les choses pourraient changer cette fois-ci.En raison de la température d'abord.Même si «leur pays c'est l'hiver », les Québécois ne sont pas habitués à voter dans la neige.Il n'y a eu que trois élections générales en hiver: le 2 décembre en 1X81, le 7 décembre en 1900 et le 5 février en 1923.Il n'y a aucun précédent, au Québec ou au Canada, d'une élection retardée à cause du mauvais temps.La loi électorale est muette à cet égard, précisant uniquement que les bureaux de votation doivent être ouverts pendant 10 heures.C'est en raison de cette clause que le directeur général des élections, Pierre F.Côté, a prolongé la durée du vote par anticipation, la semaine dernière, après qu'une panne d'électricité eut perturbé le vote en Estrie.Et si le pire arrivait?Fera-t-il la même chose aujourd'hui si le verglas entraine une panne dans l'une ou l'autre région du Québec?Faudra t-ll alors retarder la promulgation des résultats jusqu'à ce que cette région ait eu le temps de voter ?M.Côté a déclaré hier à LA PRESSE que toutes ces hypothèses avaient été envisagées avec ses conseillers.« Nous avons eu une conférence téléphonique avec les 122 présidents d'élection, nous sommes en contact avec la Sûreté du Québec et avec les deux grands partis (le PQ et le PLQ).Aucune (décision ne sera prise sans consultation avec MM.Bourassa et Johnson.» Le directeur général ajoute toutefois qu'il faudrait vraiment une situation grave pour déroger à la pratique ordinaire.«Nous sommes habitués à l'hiver et ce n'est pas cinq centimètres de neige qui nous empêcheront de fonctionner.» Mais il n'écarte pas la possibilité qu'une panne d'électricité causée par le verglas dans l'une ou l'autre région puisse retarder la promulgation des résultats généraux de l'élection.«Tout dépendra de l'ampleur de la panne, de sa durée et son étendue sur le territoire.Il faudra alors prendre une décision après consultation avec les intéressés.Ce n'est pas facile car il n'y a aucun précédent dans notre histoire.» Participation Sans provoquer de crise majeure, le mauvais temps aura cependant un effet sur le taux de participation, particulièrement dans certaines régions ou chez certaines catégories d'électeurs, comme les personnes Agées ou les handicapés.Un autre facteur qui pourrait diminuer l'ardeur des électeurs se trouve dans la nouvelle situation politique du Québec.Les grands débats linguistiques et nationalistes ont fait place a une lutte plus typiquement nord-américaine de deux grands partis, assez proches sur les grandes orientations, qui sollicitent la confiance des électeurs.On est loin de la grande polarisation fédéraliste-indépendantiste qui ne laissait personne Indifférent, qui poussait chaque électeur à faire triompher sa cause, sa religion.Les sondages ont d'ailleurs indiqué clairement que la campagne a suscité cette année moins d'intérêt que d'habitude.Il se pourrait bien que ce manque d'intérêt se reflète dans le taux de participation.Un troisième facteur pourrait jouer contre un fort taux de vote.Depuis trois semaines, les son- dages indiquent avec une rare unanimité que les libéraux de» Robert Bourassa voguent vers IJ21* victoire.Une partie du suspense et peut-être de l'incitation à aile»\" voter s'en trouve perdue.^ Reste l'imprévisible compo^ tement des indécis ou des « dis crets » ( on parle aussi des volaii les ou des influençables) commoS* les experts se plaisent à nommerf les quelque 20 p.cent des éleC-, teurs qui ne savent pas ou ne disent pas pour qui ils voteront.-.Iront-ils majoritairement au.PLQ comme dans les dernières- ¦ élections?Se rangeront-ils du , côté du chef le plus populaire, en^ l'occurrence Pierre Marc John-.son?Uno bonne trentaine de.T comtés dépendent de la réponse, de ces « discrets ».Reste aussi les comtés à sur: veiller.A Montréal, tous lev yeux sont braqués sur Bertrand, > où Robert Bourassa faisait enctë.re campagne hier et sur Saine Louis où Harry Blank veut dè», montrer que les libéraux ont qu\u201e tort de l'expulser de leurs rangs];-.À Québec, c'est la longueur de ht.mémoire des fonctionnaires qui déterminera si les péquistes seront pardonnes ou punis de la coupure de salaires imposée efl, 1982.Ailleurs, c'est le sort dés ' comtés péquistes délaissés pâi'! des «orthodoxes» comme Pari-,, zeau, Laurln, Paquette et de Bel-hlefeuille qui fait mystère.* , Une chose est certaine: c'est' dans l'est de Montréal que se ferlera la victoire: à l'école polyvqf lente Anjou pour les péquistes apportf a truque ¦»» L'emit!*» yj ' uvntxeM t «v uu cjt**aff orlaihtHwf'>Utor»*ytffKt rt i ifttptclen oh >mtffln :t uspenvco neH t« tut.v ftrcrtui'rt 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LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 2 DÉCEMBRE 1985 Le Canada des autres Michel Vastel Atlantis: seconde sortie réussie des «charpentiers de l'espace» ' J HOUSTON \u2014 Deux des sept ™ astronautes de 1?^avette américaine Atlantis ont v.j nouveau érigé une structure de près de 15 mètres dans la soute du véhicule spatial, hier, et puis l'un des deux ouvriers de l'espace a mis le bras télé-manipulateur a contribution pour compléter le prototype de la future station orbitale américaine.«Je crois que je vais toucher un salaire de charpentier pour cette réussite », s'est écrié l'astronaute Jerry Ross au moment où il se trouvait perché au sommet de la structure se dressant hors de la soute d'Atlantis.Jerry Ross et Sherwood Spring, préparant la voie à la construction de la station orbitale américaine dans les années 90, ont commencé leur deuxième sortie dans l'espace plus tôt que prévu et ont travaillé dans l'apesanteur comme s'ils étaient des charpentiers cosmiques depuis des années.« Ça alors, je me sens chez moi ici, a dit Ross, c'est vraiment bien.» Le seul problème survenu lors de la sortie des astronautes consistait en un bruit de fond intermittent dans le casque de Ross, bruit apparemment causé par une interférence radio en provenance de la Terre, à plus de 350 km de là.Répétant l'exploit d'ériger deux structures métalliques dans l'espace réalisé vendredi dernier, Jerry Ross et Sherwood Spring étaient sortis du sas de la navette à 15h 19, hier, pour simuler, au cours de quatre orbites autour de la Terre, plusieurs taches qui seront nécessaires à l'élaboration de la station orbitale programmée par la NASA à l'horizon 92.Cette fois-ci, les deux charpentiers de l'espace après avoir remonté la tour triangulaire ACCESS ( Assembly Concept for Construction of Electable Space Structures) de 13,2 mètres de hauteur, ont simulé, à son sommet, une réparation de certains des barreaux en aluminium de la structure.Bras robot Pour réussir cette opération.Ross, plutôt que de grimper sur les poutres \u2014 comme il l'avait fait vendredi sur la seconde structure (EASEA, Experimental Assembly of Structures in Extravehicular Activity) et travailler sans point d'appui \u2014 s'est calé sur une palette à l'extrémité du bras robot long de 15 mètres.photo UPI Monté sur la palette fixée au bout du bras robot, l'astronaute Jerry Ross complète l'assemblage de la structure métallique qui préfigure la station orbitale américaine, dont la construction est prévue pour les années 90.Ainsi perché, l'astronaute est déplacé avec une extrême précaution par Mary Cleave qui télécommande du pont arrière de la cabine de pilotage et avec qui il échange constamment des informations, comme le feraient des ouvriers avec un grutier.Pour la première fois, ce bras télémanipulateur devait être opé- ré à une vitesse deux fois supérieure à celle \u2014 très lente \u2014 des vols précédents.De spectaculaires images de télévision ont permis de voir Jerry Ross opérant à la manière des fameux «High Iron Men», les ouvriers indiens de New York qui, insensibles au vertige, montent les charpentes métalliques des DU JOUR AU LENDEMAIN AIR CANADA EXPRESS gratte-ciels.Avec la Terre en toile de fond avec ses océans et ses nuages, on pouvait observer Ross au sommet du bras robot travaillant sur la charpente ACCESS alors que le vaisseau spatial tournait a 28 000 knvh.à :170 km d'altitude au-dessus de la planète.\u2014 d'après AFP et UPI L'achat de De Havilland par Boeing annoncé aujourd'hui I OTTAWA \u2014 On s'attendait aujourd'hui à ce que les 1 500 employés de la société de Havilland Aircraft Ltd., de Toronto, apprennent au cours d'une réunion qu'ils travailleront désormais pour le compte de l'avionne-rie Boeing.Une conférence de presse devait également avoir lieu dans la capitale fédérale simultanément avec cette réunion convoquée à l'usine de Downsview, au cours de laquelle le gouvernement devait annoncer la vente prochaine de de Havilland au géant aérospatial et ce pour une somme d'environ $150 millions.La transaction avec Boeing Co.a été vertement critiquée aux Communes et une compagnie canadienne qui souhaitait faire l'acquisition de de Havilland a reproché au gouvernement d'avoir pipé les dés en faveur de l'avion-nerie dont le siège social est situé à Seattle, dans l'État de Washington.Le député libéral Bob Kaplan, dont la circonscription abrite l'usine de Havilland, a affirmé que le gouvernement conservateur était obnubilé par l'idée de vendre la société étatique à la Boeing.Le gouvernement soutient pour sa part que la transaction permettra à Boeing de fournir un appui financier massif et un soutien au chapitre du marketing.De Havilland produit des appareils ADAC destinés à la liaison entre les capitales régionales et les grands centres.La société est la propriété du gouvernement depuis 1974.Créée en 1928, la société appartenait auparavant au groupe Hawker Siddeley de Grande-Bretagne.L'an dernier, ses opérations se sont soldés par un déficit de $40,4 millions.Au cours de neuf premier mois de cette année, de Havilland avait perdu $55,1 millions.Le gouvernement a injecté $760 millions dans la société depuis 1983.\u2014 PC L'autre libéral .a OTTAWA \u2014 Alors que le bleu domine la carte électorale.' fé ™ dérale, les observateurs se demandent si le rouge des libéraux va s'étendre à l'est de l'Ontario, et l'orange des néo démocrates à l'ouest du Manitoba.En attendant 20 h ce soir, j'ai passé une bonne heure avec un jeune avocat de Chatham au Nouveau-Bunswick, Frank McKeri na, qui espère mettre fin, l'automne prochain, à 16 années de règne de Richard Hatfield.Mais à ceux qui croient que les sacs nV drogue dans les valises, les partouzes à la cocaïne avec des étudiants et les fredaines dans les discothèques a la mode de New York et de Montréal auront raison du premier ministre conservateur, Frank McKenna répond: «Ça ne sera pas facile.Hatfield est comme un chat : il a neuf vies ».Un quart de siècle à la législature provinciale en juin prochain, premier ministre depuis novembre 1070'.Richard Hatfield devrait solliciter un cinquième mandat l'automne prochain.Il vient > », / / I / \" / I / ) Où vous voulez, Quand vous voulez. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 2 DÉCEMBRE 1985 ÉDITORIAL PAUL DfSMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Il faut revenir à l'essentiel C'est la fin de la lune de miel entre Ottawa et les provinces.À la conférence fédérale-provinciale de Halifax, tout le monde a pu constater que la bonne entente entre les deux paliers de gouvernement a de grosses failles.Le gouvernement libéral de l'Ontario a rué dans les brancards devant l'intention du gouvernement fédéral de réduire ses transferts aux provinces et M.Mulroney doit compter avec une forte opposition des provinces.Il est toutefois possible d'éviter ces querelles si Ottawa et les provinces se donnent plus de peine à résoudre les problèmes financiers réels sans essayer de se relancer la balle.Le gouvernement fédéral est responsable en partie de cette détérioration: il a trop promis de meilleures relations sans pour autant développer sa politique fiscale d'entente avec les provinces.Il était clair depuis longtemps qu'Ottawa diminuerait sa participation aux frais de certains programmes provinciaux comme la santé et l'enseignement post-secondaire.Il aurait pu préparer ces mesures d'entente avec les provinces mais il a agi seul.On pourrait penser qu'il ne s'agit que d'une chicane entre Ottawa et les provinces qui ne concerne guère le citoyen.Rien n'est plus faux: il s'agit de nos impôts et des services que nous voulons obtenir des gouvernements.Ce n'est donc pas un problème qui peut être réglé rapidement au cours d'une rencontre des premiers ministres.Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, avait vu juste il y a un an quand il écrivait au sujet de la santé et de l'enseignement post-secondaire: «Aucun des deux paliers de gouvernement n'a les moyens d'investir des fonds supplémentaires importants dans ces domaines.Il est donc temps que toutes les parties intéressées recherchent d'autres solutions dans le cadre des réalités budgétaires.» Ces recherches ne sont pas allées bien loin: Ottawa n'a pas poursuivi ses idées nouvelles et les provinces se débattent tant bien que mal dans des limites financières assez étroites.La concertation et les idées hardies de M.Wilson ont fait long feu.Le premier ministre du Québec, M.Pierre Marc Johnson, est allé aussi loin que possible pour accommoder les besoins financiers du gouvernement fédéral.Sans céder sur la question d'une réduction des transferts l'année prochaine, il esquisse un mode de concertation qui pourrait éviter de telles disputes à l'avenir.Il s'agit, en bref, de donner aux transferts une base légale mieux définie et d'obliger Ottawa et les provinces à se mettre d'accord sur les détails avant de s'embarquer dans de nouveaux paiements.Ottawa, de son côté, cherche aussi à mettre le débat sur une voie plus constructive et parle de supprimer le double emploi qui vient du fait que chaque gouvernement a tendance à s'occuper d'affaires qui ne sont pas strictement de sa compétence.Comme la proposition de M.Johnson, il s'agit d'un beau programme pour l'avenir qui ne résoud pas le problème immédiat.Le débat qui s'est déroulé à Halifax ne va pas au coeur du sujet.L'important n'est pas tellement de savoir quel gouvernement paiera quoi mais d'assurer que les contribuables paient le moins possible pour des services de qualité.À la suite du Programme économique de M.Wilson de novembre 1984, Ottawa et les provinces devraient étudier la possibilité de faire participer davantage les bénéficiaires aux frais des services qu'ils obtiennent.Par exemple, le ticket modérateur pour les soins de santé et des frais de scolarité plus réalistes dans l'enseignement post-secondaire pourraient améliorer ces services tout en diminuant leurs coûts pour les gouvernements.On ne parviendra jamais à trouver une formule juste pour les transferts financiers d'Ottawa aux provinces si on n'a pas des idées claires sur les services eux-mêmes et la façon d'en diminuer les coûts.Frédéric WAGNIERE Paradoxes en Afrique du Sud Une nouvelle vague d'attentats secoue l'Afrique du Sud.Voilà qui n'est pas inédit.Mais depuis le 31 octobre, en raison d'une décision gouvernementale, les réseaux de télévision ne sont pas autorisés à tout capter sur film, en sorte que les scènes de violence sont le plus souvent absentes des reportages.L'Association des correspondants de la presse étrangère en Afrique du Sud avait protesté contre «une forme de censure très sévère».Elle jugeait «absurde de rendre un groupe d
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