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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-11-09, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES te CE\tWWffc LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 \u2022\t-ff r-\u2014-1\t\t GASTON MIRON, PRIX MOLSON Le grand thème, la condition humaine U Ironiquement, Gaston Mi-* ron aura terminé son plus récent tour du monde au Canada anglais.Je veux dire que le peuple voisin, grâce au Conseil des arts qui a accordé au poète le prix Molson.d'une valeur de $50 000, pourra difficilement ignorer l'existence de la littérature québécoise et de ceux qui, comme le lauréat, l'ont faite, illustrée et défendue.REGINALD MARTEL Il l'a faite en partie, cette littérature, dans une oeuvre dispersée puis rapailléo; il l'a illustrée en devenant éditeur et en accueillant les autres écrivains, toutes générations confondues; enfin, il l'a défendue partout où on lui a donné la parole, et par-uj fois sans qu'on la lui donne.Une $ parole forte et juste, soutenue par une passion indéfectible.On connaît la participation active de Gaston Mi ron aux mou vements autonomistes, souverainistes, indépendantistes.Mais sa poésie, comme telle, ne serait pas nationaliste.Il s'explique : « Rarement, trois fois peut-être, j'ai employé le mot pays dans mes poèmes.Le grand thème.£ c'est la condition de l'homme.Comme je suis québécois, c'est la condition de l'homme québécois.L'humanité de quelqu'un est nécessairement informée par une certaine culture.» \u2014 Une humanité à la fois singulière et universelle.« Nous ne sous sommes pas toujours perçus comme singuliers et universels.Nous avons été longtemps dans un état d'intériorisation et d'humiliation.Notre peuple a vécu au jour le jour, pauvre, et puis il a cessé d'être empêché.Il a relevé la tète, il a retrouvé fierté et dignité.Il a atteint d'abord l'âge de la parole et voici venu l'âge de la réflexion.Exercer l'être « Ce peuple connaît désormais les contours de son être, il sait qui est l'Autre, et cet autre sait aussi que nous ne faisons partie de lui que dans un système politique.La condition humaine québécoise, qui enrichit l'humanité par sa différence, se met en relation dialectique à celle des autres.« L'homme québécois s'inscrit donc dans les lieux, dans les réseaux d'échanges des cultures, des langues et des civilisations.Ayant retrouvé l'exercice de l'être, il est confronté à la condi tion existentielle de tout être humain : qu'est-ce que vivre?qu'est-ce que mourir?» Il reste que la visibilité de la littérature québécoise est faible, autant à l'intérieur qu'à l'étranger.Gaston Miron le soulignait mardi, en recevant le prix Mol-son.Il rappelle la surprise des Norvégiens, rencontrés à Oslo, qui lui demandaient s'il avait bien dit : six millions de Québécois.Nous, nous ne sommes quer quatre millions, lui répliquait-on; vous êtes donc un peuple, comment se fait-il qu'on n'ait jamais entendu parler de vous?« On m'a dit la même chose ailleurs, de façons différentes.Alors c'est clair : il faut que nous ayons une dimension politique, pour percer l'écran qui nous, cache.Cet écran, c'est le cadre politique actuel, notre dernier empêchement.Il nous manque l'indépendance, ou la souverai-, neté.qui n'est que le pouvoir de conclure des accords avec les autres, selon nos besoins et nos intérêts, selon notre avenir.» \u2022.\u2014 Et votre cheminement dans tout ça, depuis l'enfance à Sainle-Agathedes-Monts jusqu'à la course incessante autour du monde'.' PAGE E 3 ROBERT PAQUETTE Un troubadour malchanceux I Robert Paquette ne fait pas ses 36 ans.Comme si la vie l'avait bien peu marqué: «Peut-être parce que j'ai toujours fait ce que j'ai voulu».Sûrement.Il a créé son propre réseau, construit en 11 ans de métier son pro- JEAN BIAUNOYER pre chemin.Tantôt au Québec, tantôt au Canada, aux Etats-Unis et souvent en tournée en Europe.11 revient pour un week-end de spectacles au Club Soda du 27 au 30 novembre.Je me souviens de son dernier spectacle, l'hiver dernier, au Spectrum.On présentait un nouveau Paquette, sans chapeau, sans barbe, sans moustache, branché sur une nouvelle musique.Un show qui lui allait à merveille et qui a pourtant laissé bien peu de traces.Curieuse carrière que celle de Paquette.Comme s'il ne prenait jamais le temps de planter ses arbres ici ou ailleurs.Curieuse carrière qui ne le sa- tisfait pas pleinnement et curieux destin aussi qu'on a essayé de comprendre pendant quelques heures.«Je me suis complètement remis en question pendant deux ans.Je peux facilement faire autre chose que ce métier mais je n'ai pas le choix, écrire et chanter c'est une nécessité.Je ne peux me concevoir autrement.Pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir atteint mes objectifs: toujours un concours de circonstances.Je pars souvent quand je devrais rester, je reviens trop tôt et on bouscule souvent mes horaires.Je devais faire le Club Soda au début de novembre et on me repousse jusqu'à la fin du mois.Je devais enregistrer pour Kébec-Disques et voilà qu'en pleine session d'enregistrement, on me dit manquer de fonds.J'achève l'album avec une autre compagnie et je sauve les meubles.Parfois je me dis que je dois y être pour quelque chose.* Etrange destion d'un trouba-PAGEE13 Photo Bernord Brault, LA PRESSE mm RENE-DANIEL DUBOIS Le gorille dans la poterie | René-Daniel Dubois a sou-™ haité, successivement, devenir médecin, acteur, metteur en scène, pape, pompier, Perry Mason et le monstre du Loch Ness.En 1983, il devait toutefois se faire une raison: il ne serait RAYMOND BERNATCHEZ_ jamais ni l'un, ni l'autre.Un jury, en lui conférant le titre de Grand Montréalais de l'avenir dans le domaine du théâtre, reconnaissait que ce jeune homme, aujourd'hui âgé de 30 ans, était un auteur exceptionnel qui enrichirait, fort probablement et substantiellement, la dramaturgie québécoise.Dubois avait préalablement écrit Pan/que à Longueuil, en 1979; puis Ne blèmez jamais les bédouins (1979-81), qui fut sélectionné dans la cadre du premier Festival international des Amériques, à Montréal.Nous lui devons également Adieu, docteur Munch(1981); 26bis, impasse du Colonel Foisy (1981-82).Quelques minutes de conversation avec René-Daniel Dubois suffisent amplement pour le ranger dans la catégorie des gros quotients, les «bols» comme on dit dans les polyvalentes.Cheveux coupés au ras du crâne, front dégagé, lunette à larges montures, visage rond, une moue et un sourire qui expriment à volonté le cynisme, la certitude, la modestie triomphante, le plaisir qu'il doit prendre à se payer, sans avoir l'air d'y toucher, la tète d'un interlocuteur.Un dramaturge de quatrième génération, peu soucieux des convenances, de son image, de composer avec le «système» de production, mais suffisamment pragmatique pour reconnaître son existence.René-Daniel Dubois est à prendre ou à laisser.Le tout c'est de savoir comment le prendre pour éviter qu'il vous échappe.Lorsque nous nous sommes rencontrés, cette semaine, nous devions parler de ses deux nou- PAGE E 5 GILLES CARLE Picasso hors du ghetto mu Après Hitler et Chaplin, es-»~ time Gilles Carie, Picasso est l'individu du 20e siècle le plus connu au monde.Le réalisateur des Plouffenc s'est donc pas fait prier quand le producteur François Dupuis de l'ACPAV lui a of- LUC PERREAULT_ fert de tourner un documentaire sur ce peintre.«Picasso, dit-il, c'est ma jeunesse.J'étais aux Beaux-Arts au moment où il est devenu célèbre.Je l'aimais beaucoup.On l'étu-diait à l'école, en histoire de l'art.» ô Picasso s'inscrit dans le cadre de l'énorme exposition qui se termine dimanche au Musée des Beaux-Arts.C'est d'ailleurs ce musée qui, grâce à une participation financière, a rendu possible la mise en marche de ce projet.Par la suite, à peu près tous les organismes d'ici à vocation cinématographique ont décidé d'emboîter le pas.Pourtant, la finition fut plus longue que prévue.On espérait d'abord lancer le film ce printemps en même temps que l'exposition, puis en août à l'occasion du Festival des films du monde.Il a fallu mettre le temps qu'il fallait pour obtenir un produit de qualité, souligne François Dupuis.Voici donc, un peu plus tard que prévu mais dans sa version achevée, l'oeuvre de Carie projetée dès demain sur l'écran du cinéma Le Milieu.Même après tous ces mois de recherche, de tournage et de montage, le réalisateur professe toujours le même enthousiasme sur son sujet.Il est d'abord et avant tout un admirateur inconditionnel de Picasso.Cet artiste, selon lui, a ouvert beaucoup de portes.Il est également convaincu que Picasso a accompli une transformation radicale du geste du peintre dont la portée va bien au-delà du monde de la peinture.C'est ça, dit-il, qu'il voulait montrer en entreprenant ô Picasso.PAGEE18 Photo Pierre Côté, LA PRESSE E 2 ANNIE COHEN-SOLAL Une première ie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 ~~ LÎTTÉBATURE de Sartre ^¦4 PARIS \u2014 Pour la première ™ grande biographie de Sartre \u2014 monument classé de la littérature française entre tous \u2014 on attendait quelque auteur ou historien officiel, parrainé par une puissante maison d'édition* de Saint-Germain-des-Prés.Il se LOUIS-BERNARD ROBITAILI.E à Paris collaboration spéciale .trouve que cet (excellent) pavé I de 700 pages a été concocté par ; un éditeur new-yorkais, puis réa-î lise par une charmante jeune ; dame dans la trentaine, Annie ^Qnlien-Solal, totalement inconnue - «tu public après une seule publica tJBon.«Sur la scène intellectuelle *;jj»risienne, dit-elle non sans hu-«\u2022mour, j'étais un quatrième cou-*3*éau.» Avec son «Sartre», elle ~*nt de monter de deux crans, moins.Çn ne sait pas s'il faut en félici-l'édition américaine ou en blà-iiT la française, mais l'affaire «Jst montée de manière curieu-Sfe\": si l'ouvrage parait aujour-jaKftui chez Gallimard (l'éditeur 113»?Sartre), c'est qu'il fut com-ï2hàndé il y a plus de quatre ans.:par le directeur de Panetheon Books.André Schiffrin, un New Vorkais de lointaine origine française El même si l'édition française parait la première (New York en janvier) l'initiative reste non française.Une biographie de Sartre?À Paris personne n'y avait pensé.' ' «Schiffrin.explique Annie Co-'hen-Solal.est de culture européenne, mais fonctionne à l'américaine.Là-bas les éditeurs préparent des coups quatre à cinq ans à l'avance.Des 1979.avant la mort de Sartre, Schiffrin était sur le projet.À Paris il avait demandé à tous les éditeurs si par hasard quelqu'un avait déjà nus le sujet en chantier: \u2022personne.Il propose alors à plusieurs éditeurs de faire le projet \u2022encommun: ça n'intéressait personne non plus.Peut-être parce que les éditeurs français ne sont pas habitués à planifier à moyen ¦terme.Sans doute aussi parce 'que Sartre, à la fin de sa vie, se ¦vendait mal (20 000 exemplaires \u2022seulement pour le Flaubert.) était considéré comme un «has been ».Schiffrin avait lu le livre de Annie Cohen-Solal sur Nizan \u2014 proche ami de Sartre mort en 1940 \u2014 et l'avait aimé.Il appréciait aussi le fait qu'elle ait enseigné la littérature en pays anglo-saxons, l'ait expliquée aux étrangers.«C'était une proposition gigantesque, effrayante: je me retrouvais pendant quatre ans, salariée à temps plein pour écrire cette biographie.J'ai d'abord hésité.Cela dit, Schiffrin n'avait pas tort de miser sur quelqu'un de trente ans: je n'avais pas d'autre choix que de me surpasser.Je n'avais pas le droit de me planter.Même si le sujet est une véritable montagne: Sartre est l'écrivain le plus prolifique, le plus complet et complexe, le plus difficile à cerner.» A l'américaine Les critiques, tous favorables, lui ont dans certains cas gentiment reproché d'avoir fait une biographie «à l'américaine».«Si l'on veut dire qu'il s'agit d'une simple exposition des faits historiques, ça me chagrine un peu.J'ai certes voulu faire une biographie «globale», où apparais sent à la fois la genèse des oeuvres, l'usage de la drogue, les femmes, la passion pour l'art.Il n'y a certainement pas «une» explication de Sartre dans mon livre, ni une thèse.Mais, je crois, au détour des différents épisodes, différentes explications et hypothèses».Malgré la complexité, quelle est la ligne directrice dans cette vie?«Sartre, c'était d'abord et avant tout un philosophe, profondément nourri du 19e siècle: tout le reste gravite autour.Il y a l'engagement politique, marqué par des échecs successifs: après chaque échec majeur, une oeuvre philosophique majeure.Il y a les illustrations de ses oeuvres: théâtre, romans, articles.On a souvent avantagé, remarqué l'homme public: en réalité, c'était un philosophe passionné d'écriture, convaincu de son génie, vivant dans l'intimité des grands nom mes.Et qui avait une théorie par jour.Sil rencontrait Castro, il lui expliquait Cuba.À Mao, il enseignait la Chine.» Cohen-Solal n'est pas une inconditionnelle du personnage.Elle le voit volontiers mégalomane, obsédé très jeune par sa gloire («mais une gloire pas académique»), névrosé par bien des aspects (son goût absolu pour la jeunesse par exemple).Annie Cohen-Solal «Bien sûr, il s'est beaucoup trompé sur le plan politique: mais parce que son engagement était moral: il avait un parti pris absolu pour les minoritaires, les marginaux, les opprimés.» Pour elle, Sartre a pratiquement cessé d'être un «maître à penser» vers 6Hf H»1 t.un SI tlURINÎ RISIRVATIONS.843-4166 Une dynastie antéricaine.de PETER COLLIER ET DAVID HOROWITZ Xtivnfi 567 page* $24.95 Diffusion Raff in 7870 Frturtcourt, Saint-Léonard, Québec -?- GASTON MIRON Le temps est venu l'affirmation de soi SUITE DE LA PAGE E 1 « Tout petit, j'avais déjà une passion pour la littérature québécoise.À l'époque, nous étions d'ailleurs coupés de la littérature française, encore que certains éditeurs d'ici aient publié un certain nombre d'ouvrages.« Dès l'âge de quinze ou seize ans, je me disais que nous avions une littérature nationale, mais implicite; c'était livresque, ce n'était pas encore un concept REGINALD MARTEL opératoire.Avant 1*10, on concevait ici notre littérature comme une partie de la littérature française.L'aveu, d'abord « En choisissant d'écrire, j'assumais de le faire avec notre retard historique.Il fallait l'avouer, ce retard, je l'ai fail en 1954.El puis, au fil des ans.je me suis fait une certaine idée de notre littérature.Même dans les oeuvres médiocres ou banales du XIXe siècle, il y avait quelque chose qui me soutenait dans mon dessein, qui était de contribuer à une littérature nationale.» La poésie, pour Gaston Miron.c'est h coeur d'une littérature.Avant de préciser son point de vue.il fait de grands détours.Pudeur, sans doute : la poésie, elle est au coeur de son oeuvre et de lui-même.« La poésie.c'est le domaine de la littérature où le travail sur le langage est le plus explicite, où la langue est davantage projetée dans les chemins de l'exploration, de l'expérimentation et de la découverte.La poésie cherche l'inconnu de la langue et c'est ainsi qu'elle enrichit toute la littérature, même si on n'en est pas toujours conscient.Et la langue, c'est ce qui unifie toutes les conduites symboliques d'un peuple.« Notre peuple a ici, mainte nant, un discours possible sur le monde.C'est venu par étapes.De 1940 à 1955, nous avons commencé enfin à accepter notre américanité, ensuite notre nordi-citéj puis à les exprimer.Nos scientifiques, que j'ai beaucoup lus, les Jacques Rousseau et Louis-Edmond Hamelin, ont même su exprimer les deux ensemble.Les premiers mots « J'ai d'abord aimé nos poètes régionalistes, mais qui disaient des choses concrètes.Nérée Beauchemin ou Alfred Des Rochers, d'autres aussi, qui introduisaient dans la poésie un lexique réaliste.» Gaston Miron \u2014 Seul l'Homme rapaillé Ait un best-seller.« La poésie n'est pas forcément hermétique et d'avant-garde.Elle peut être cela aussi, mais il arrive qu'elle soit diffusée sur une grande échelle.Comme le roman, d'ailleurs.Je pense au Nom de la rose, d'Umberto Eco, qui n'est certes pas un livre facile et qui est devenu un best-seller mondial.« Le champ littéraire eoinei-de-t-il, à un certain moment, avec le champ social?C'est le succès.C'est ainsi qu'il faut comprendre le succès de l'Hom-me rapaillé : mêmes inquiétudes, mêmes interrogations que celles de la société.» Le dessein de Gaston Miron exigeait de lui, poète célébré, une action plus large.Il est demeuré poète, toujours rare il est vrai, ii est devenu éditeur.Il fallait selon lui inscrire le corpus littéraire dans la réalité.Publier les oeuvres, cela lui paraissait aussi important que de les écrire Des gens l'ont aidé, Guy Bou-lizon de chez Beauchemin, puis Claude Ilurtubise, puis Roland Giguère, puis J.-Z.-Léon Pate-naude.Le poète-éditeur voyait un à un apparaître, après quelques autres, plus anciens, plusieurs auteurs de premier plan.Ce fut l'époque, dit-il, de l'autonomisation du champ littéraire québécois par rapport à la littérature française.photo Michel Grovel, LA PRESSE Comblé d'honneurs, Gaston Miron jette aujourd'hui un coup d'oeil derrière.Il voit son écritu re et la juge épique et stratégique, pas tragique.« Si ça ne paraît pas, ça reste vrai sur le plan de l'intentionnalité.> Il regarde sa vie et s'interroge : ai-je cessé d'être fidèle?ai-je cessé de vouloir aller plus loin en moi et dans ma relation avec le monde?Puis il regarde en avant : saurai-jela vérité?saurai-je si j'adviens en elle ?« Dans mes poèmes, il y a une évolution de l'écriture et un élargissement thématique.Il y a des choses que je ne veux plus ressasser.C'est fini le cri de 50, fini la révolte de 54-60.fini la revendication de 60-65.Le temps est venu de l'affirmation simple et naturelle de soi, ici et dans le monde.Tu places ta voix à la bonne hauteur et tu dis ce qui est.Ce n'est même plus l'affirmation, c'est le constat.\u2022 Ainsi, les images et le rythme de ma poésie ne sont plus les mêmes.Je n'oublie pas pour autant ce que j'ai dit quand j'ai reçu le prix David : les faits ne sont pas encore accouchés.L'homme québécois est né.le pays pas encore.Le temps passe, il faudra faire vite si on veut être avec les autres peuples en l'an 2 000.» LYSIANE GAGNON CHRONIQUES POLITIQUES Voici enfin l'occasion de lire ou de relire les chroniques préférées des lecteurs de La Presul Revivez avec Lysiane Gagnon toute l'actualité politique qui nous a passionnés depuis le référendum.Un livre indispensable pour mieux comprendre la situation politique actuelle.464 p., 17,50$ M- BOREAL EXPRESS il il E 4 DE « BEAU DOMMAGE » À JANO BERGERON Pierre Dubor, lécouvreur le talents LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 -SPECTACLES- jM.Il y a dix ans ce directeur ar-^J\\tistique (qu'on présente plus fwnllièrement sous l'appellation aRflaise A&R pour Artist and Re-pjtjtory) a été le seul à croire en dfnouveau groupe, Beau Dommage, auquel il offrit un premier liqptrat de disque.Gilles Talbot \tDENIS LAVOII \t g*\t (fondateur de Kébec Disque) avait alors participé à la réalisa t on de la maquette du groupe, mais n'avait pas cru bon de lui of f)rir un contrat de disque.; Aujourd'hui, Pierre Dubord ne jure que par Jano Bergeron, la dhanteuse qui a interprété le pot-pourri de chansons au dernier gala de l'Adisq.Il serait même prêt à quitter son emploi pour \\|oir à sa carrière, lui qui en près de 30 ans de carrière n'a jamais dsé se mettre à son compte.\" Simple employé d'une maison de disque (aujourd'hui chez CBS, alors qu'il était chez Capitol lorsqu'il a «signé» Beau Dommage), Dubord n'a quand même pas pu découvrir tous les talents québécois.Il en a vu plus d'un lui filer entre les doigts.C'est sa seule frustation, due souvent au fait qu'il n'est qu'un salarié d'une maison de disque dont le siège social est à Toronto.Montréal n'étant qu'une succursale pour toutes les multinationales du disque sauf une, c'est à Toronto qu'on décide s'il est bon d'investir dans tel ou tel artiste québécois.Pas étonnant alors que Dubord nous apprenne qu'il a dû «se battre pour sortir Beau Dommage.J'ai toujours dépendu de la décision finale de la compagnie.C'est frustrant, comme lorsque que j'ai voulu à tout prix «signer» Diane Tell, alors qu'elle arrivait de Val d'Or pour donner un premier spectacle au Nelson».«j'ai refusé Céline Dion», avoue par ailleurs Dubord, pour bien démontrer qu'on peut parfois se tromper.Parmi les vedet- Pierre Dubor tes de l'heure, il avait cependant repéré Ding et Dong à l'époque où Meunier et Thériault jouaient les Paul et Paul.«C'était à la Ca-sanou, et j'ai tout de suite ressenti quelque chose quand je les ai vus », précise Dubord.Mais c'était il y a des années, on pouvait donc difficilement prévoir que ce duo d'humoristes deviendrait ce qu'il est aujourd'hui.«Il faut un certain temps pour qu'un artiste arrive à maturité.Et moi je juge toujours par mes feelings, car je ne suis pas un musicien et je ne connais pas la musique du tout.Je suis simplement un auditeur, et un intermédiaire entre l'artiste et le public », ajoute Dubord.Mais pour ce découvreur et faiseur d'artistes, en concurrence photo Pool-Henri Tolbot, LA PRESSE avec les agents des autres maisons de disques, il faut avoir une longueur d'avance, être le premier.C'est pourquoi ses fonctions l'obligent à voir beaucoup de spectacles, car il n'aime pas se contenter d'entendre un enregistrement, il veut voir le talent à l'oeuvre sur scène.Pour être celui qui est demeuré le plus longtemps dans ce monde du disque québécois, où il a débuté humblement comme assistant à la promotion chez Archam-beault Musique il y a 28 ans, Pierre Dubord a beaucoup à dire sur la relation entre les artistes et les compagnies de disque.L'artiste d'abord «Souvent, les artistes se voient dicter leur conduite par les maisons de disque, qui n'allouent que de petits budgets pour les a r-tistess québécois.Ma fonction consiste donc à stimuler l'artiste, au niveau de la création.Et je' m'implique dans la production, pour que ce soit commercial, et que le public s'identifie à l'artiste.Car on vend du plastique, mais il faut aussi qu'il y ait de l'émotion qui passe».«Il faut beaucoup d'amour de la part d'un artiste.Il faut être extrêmement généreux, que le public sente qu'il le fait gratuitement.Car il ne faut jamais rien prendre pour acquis.T'es jamais arrivé.Il n'y a qu'à regarder une artiste comme Ella Fitzgerald.A 75 ans, elle chante encore avec coeur».Mais il y a la barrière linguistique?«C'est pourquoi Julio Iglesias a pris des cours d'anglais intensifs, pour gagner l'Amérique», note encore Dubord.La langue n'est cependant pas une barrière infranchisable ajoute le directeur artistique.«Surtout quand tu songes à Edith Piaf, qui a réussi, en français, jusqu'aux États-Unis».Avis donc à ceux qui croient que le talent ne se vend, hors de la francophonie, qu'en chantant en anglais.«Pour réussir, il va falloir que les artistes québécois pensent international.Mais il faut encore canaliser énergie et talent dans un produit vendable.Et encore, ce sont les artistes qui ont du caractère qui réussissent, car il faut de la conviction pour convaincre une salle», affirme Dubord.Les belles années C'est d'ailleurs seulement après avoir vu Beau Dommage sur scène, au Gésu, que Dubord a voulu mettre le groupe sous con trat.Et on n'a d'abord pressé que 5 000 disques.Puis la radio est intervenue et en moins de deux ans, Beau Dommage a vendu 250 000 disques, de raconter le directeur artistique.A la même épo-.\u2022 que il s'intéressait à un autre groupe, Harmonium, qu'une autre compagnie de disque est venu lui enlever.Qu'à cela ne tienne, les groupes,.Maneige et Morse Code, et Raoul ¦?Duguay feront des disques grâce à Dubord.Mais en près de 30 ans de carrière, il en a vu bien d'autres, à commencer par Jacques Brel, qui fut l'un des pre-' miers artistes qu'il a auditionné (sur disque) alors qu'il choisissait chez Archambeault Musique les disques à importer.Lorsqu'il retourne ainsi loin en arrière, Pierre Dubord nous ramène les vedettes québécoises d'hier, qui avaient pour nom: Yvan Daniel, Willie Lamothe.\u2022 (une super-star), Jen Roger, les.Jérolas, Margot Lefebvre, Domi-nique Michel, Denise Filiatrault, Yoland Guérard et Jacques Blan-.chet.Au Québec, c'est dans les années 70 que l'industrie du disque a vécu ses plus beaux moments.\"1 «C'était peut-être la période la plus productive.On s'est aperçu-.qu'il y avait du talent chez-nous.Mais comme on était sur le continent américain, le disque améri-.cain a vite pris le dessus», racon- .te Pierre Dubord.Prenant ses fonctions à coeur, celui-ci aimerait bien avoir carte blanche pour bâtir des carrières.' Car pour Dubord, il ne suffit pas de signer un contrat de disque, il faut planifier une carrière et revoir jusqu'à l'image de l'artiste.Et de tout ce travail, s'il naît une vedette, le directeur artistique de la compagnie de disque n'en tire aucun profit personnel.Il pourra simplement se dire qu'il a bien fait son boulot et se réjouir du succès auquel il aura contribué, avec d'autant plus de fierté.Qu'est-ce qu'on pour eux?.4.; if* * IWWjà ¦ Economisez 1$ m 0'.\u2022 Ne manquez pas le telethon des étoiles présenté à CFCF12 ou à CKMI5.La prochaine fois que vous ferez le plein de carburant (minimum de 25 litres) dans une station-service Gulf participante du Québec, présentez ce bon et obtenez un dollar (1 $) de rabais.Cette offre est en vigueur jusqu'au 31 décembre 1985.De plus, pour chaque bon de 1 $ ainsi échangé, les siens comme ceux de ses concurrents, Gulf versera 10$ au Téléthon des étoiles pour aider la recherche sur les maladies infantiles.Dix cents (10$) pour chaque bon! 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En plus d'économiser, vous contribuerez au mieux-être de milliers d'enfants.et contribuez à la recherche sur les maladies infantiles! économisez.Procurez-vous d'autres bons-rabais Gulf dans les restaurants participants dont et (GuK - | SB Es I i »:\u2022 HARVEY'S .Mc-«* \u2014 - -\u2022 * \" \" poulet+cotes levées Qu'est-ce qu'on ferait pas pour vous?.\u2022Gull Canada Limitée usager inscrit.¦M'', LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 -THÉÂTRE- E 5 René-Daniel Dubois : écrire pour écrire: SUITE DE E 1 velles créations qui prendront l'affiche, la semaine prochaine, au Théâtre d'Aujourd'hui et à l'Espace Libre.Le Quat'Sous produira, du 13 novembre au 8 décembre, son Being at home with Claude, oeuvre francophone malgré le titre, composée en six jours, à New-York, en novembre 1984.«Ma première pièce en Québécois, dira-t-il.Dans cette langue toute en modulations, faite pour ne pas nommer les affaires.La modulation est plus importante que le mot.Tiens on peut dire «c'est écoeurant» pour vouloir exprimer qu'une chose est fantastique, extraordinaire.Cela cache une telle mine de souffrance, parce que si on se met à nommer les choses, le couvercle part.«Le personnage central a tué son «chum» en faisant l'amour avec lui.Pour le policier enquêteur, c'est une affaire de moeurs mais pour le petit gars c'est une passion.Il a tué son ami sachant qu'ayant vécu avec lui de si beaux moments d'intensité il ne pourra jamais revivre un tel absolu.«C'est une pièce de jour, qui se déroule de jour dans un poste de police.Ce que j'ai écrit pour Omnibus, Deux contes, parmi tant d'autres pour une tribu perdue (les représentations débutent mardi à l'Espace Libre de la rue Fullum), c'est l'autre versant.L'action se déroule la nuit.La tribu se réunit et l'un des membres raconte une histoire.Il explique que la foi.croire en quelque chose, a un sens durant lu vie mortelle.C'est un rapport de l'intérieur à l'extérieur.Deux contes plus organiques.Un homme en amour avec une étoile et je reprends le personnage de Munch (Adieu, docteur Munch).Il est question de sa vie, dans les faits, dans le monde.» La longue quête d'une passion.René-Daniel Dubois, 30 ans.né à Ville Mont-Royal dans une famille aisée qui connut, semble-t-il, certains déboires financiers, vécut ensuite comme un nomade sur le territoire de l'Ile.Il déménagera plus de 25 fois, habitant, pour de brèves périodes de temps, divers quartiers, de Saint-Léonard à Outremont.«J'ai grandi dans un monde où il restait des morceaux d'une gloire passé.Dans lequel il était plus important de pouvoir écouter Tchaïkovski que se préoccuper des problèmes de chauffage.» Et Dubois de se définir comme étant un Québécois hyper-nationaliste.Au début de l'entrevue il dit: «Vous voulez savoir qui je suis?Aussi bien vous lire ce que je viens d'écrire pour les besoins d'une rencontre portant sur l'écriture, l'adaptation et la traduction.» Et René-Daniel Dubois, absorbé dans sa lecture, se décrit comme un être ayant beaucoup cherché, d'une manière empirique, quelle pouvait être sa place dans la société avant de la découvrir.Les illusions d'abord.Il crut pouvoir devenir acteur, suivit les cours de l'École Nationale de Théâtre, joua peu à la scène.Dubois n'hésite pas à affirmer qu'il eut plus de plaisir à jouer dans les pièces étudiantes au secondaire qu'au théâtre professionnel.Exit.Il fit de la mise en scène, de la télévision, du cinéma, écrivit des paroles pour chansonniers, toucha un peu à tout jusqu'à ce qu'il découvre l'écriture théâtrale.La grande trouvaille, la grande affaire, la pleine satisfaction, lui, seul, devant une rame de papier vierge, faisant surgir des personnages de son imaginaire.Cette grande passion, cette orientation déterminante, il l'a doit en bonne partie à une rencontre avec Alain Knapp lors d'un passage à l'École Nationale de Théâtre.Il est soufflé par le personnage, par son approche.Dubois quitte donc Montréal et va travailler avec Knapp à son institut parisien.Il apprend de Knapp qu'il peut devenir celui qu'il veut être, s'il a foi en lui.Aujourd'hui René-Daniel Dubois clame cette phrase sur tous les toits.Lui qui croyait être une erreur de la nature, n'avoir aucune place dans le monde en a trouvé une.Alors il écrit aujourd'hui pour aider les gens qu'il aime et les autres à prendre conscience de ce qu'ils sont, de ce qu'ils ont en eux.Pour rendre l'inconscient conscient.«Je leur raconte des histoires comme je ne peux pas leur en faire vivre.«L'important pour mol c'est d'écrire.Pas pour être lu, joué, pour écrire, c'est tout.Le titre du Grand Montréalais de l'avenir dans un peuple en voie de disparition cela ne veut rien dire.C'est une retombée de l'écriture.J'écris par besoin viscéral.Ne pas accepter l'inacceptable.Je ne fais pas de traduction, d'adaptation parce que je suis incapable de trahir.De tous les producteurs avec lesquels j'ai travaillé il y en a qu'un seul avec lequel je ne me suis pas engueulé.La contrainte extérieure me fait péter au frelte.«Entre la vie et l'oeuvre, la vie doit toujours avoir prépondérance.À moins de faire de la vie son oeuvre et il manque la foi.Un de mes personnages dit cela.Moi, ce qui me manque c'est le talent.Je ne suis pas doué avec la vie.Je fais gaffe sur gaffe.J'ai des problèmes avec l'industrie.«Je m'ajuste mal aux besoins de l'industrie, comme elle s'ajuste mal à mes besoins.» Dramaturge de l'inconscient, qui a toujours raison.Écrire d'abord une phrase, qui vient de l'inconscient et suivre le fil jusqu'à la fin.Laisser-aller tout en contrôlant.En étant suffisamment éveillé pour pouvoir lire, interpréter les symboles.Voilà sa méthode.«L'art commence lorsqu'il y a une possibilité de lecture qui sort de soi.Mais il faut des outils.Lire des ouvrages de sociologie, les oeuvres de Jung, des auteurs qui ont une rigueur incroyable.» Écrire, une passion, l'affaire dont il a le plus besoin.Chaque individu peut trouver et exercer sa propre passion.On peut dire oui ou non.L'art, selon Dubois, c'est ce qui permet de créer de la conscience ù partir de sa réception du monde.Ses thèmes préférés: le temps, la mort.Des choses dont on ne veut pas parler.«On ne peut pas tout comprendre d'un coup ce qu'il y a dans mes textes.Il faut ramener des affaires chez vous.C'est pas des cours que je donne.J'essaie de ramasser des morceaux de grosses bosses quand ça passe.Je suis un gorille qui essaie de faire de la poterie.».René-Daniel Dubois.« Si on se met à nommer les choses.photo Michel Gravel, tA PRESSE une création québécoise de René-Daniel Dubois mise en scene de Daniel Roussel scénographie de Michel Crete 1 ' ^HlTl Hnëm éclairages de (lande Accolas ^^^*&i±jJjË avec Lothaire Bluteau, Robert Lalonde, Guy Thauvette et André Thérien du 13 novembre au 8 décembre LE QUAT'SOUS ^1^^ 100 est, avenue des Pins, Montreal ^9rjÊÊ3w réservations: 845-7277 'w^-;V Le Centre d'essai des auteurs dramatiques 1965-1985 LE THÉÂTRE DE QUARTIER ET LE THÉÂTRE SANS DÉTOUR rendent hommage à LOUIS-DOMINIQUE LAVIGNE en présentant une lecture publique de LE LUNDI 11 NOVEMBRE À 20h à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal.465, rue Mont-Royal est.Entrée gratuite.Réservations au 845-3338.rtoHâr«eyPa'hel ^SeO» 6/X/ i ,u.Hâ.v*vpa'Ke' tASeOZS (jçHâtvevr \" 14ï>e» C/ \\S Mw.« \u2022>.¦.1 m du ^octobre féS «sa* 1985 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 \"SPECTACLES Christiane Proulx Lénie Scoffîé Le Show a réussi à imposer sa musique il,his uni- (iiiiiIim tinii it> l,i S' m i«'lt\" (if Ul Plîft >¦ (1rs Am liC MiinMr.ll À cinquante ans, elle découvrait la mer ri\" Denise Clvilrm Mis»' en se èn*î Monique Duceppe Scénographie Michel Deniers 7 r.inin sonore Richard Soly Du 1 3 novembre au 14 décembre, du 26 au 28 décembre et du 2 au 4 janvier 1986 À 20 heures.\"Billets; 8 $ \u2022Relâche les dimanche et lundi w /»* Le Café de la Place Place des Arts i M B42 2112 I Mil lOlit tnll.-| (Il |m V THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvetle bond imom mercedes palomino Eli collaboration avoc PÉcolQ nationale tie I hcitit pour célébrer son 25rme anniversaire Avant la nuit .de Michel Garneau en scene Michelle Rossignol .fî tm Après cinq ans de travail ™ dans les cabarets de la province, après avoir chanté les succès des autres, Le Show, s'est donné des ailes et se produira dans les grandes salles de spectacle.Les cinq musiciens n'ont jamais attendu la gloire, ils ont bâti jour après jour une carrière pour atteindre finalement les ligues majeures de l'industrie.JEAN BEAUNOYIR La station de télévision CFCF leur a permis un spécial d'une heure qu'on devrait voir le 20 novembre prochain.Le lendemain, le Spectrum les présentera dans le cadre de ses spectacles du mois.Une tournée par la suite et un effort collectif vers le marché international.«On nous a sous-estimé, précisait le solliste du groupe, Michel St-Clair, parce que nous avons entrepris notre carrière sans prétention.Mais nous n'avons jamais manqué de travail.Jamais moins de 50 semaines par année en présentant du top 40, des chansons des années 60, mais petit à petit nous avons glissé nos compositions.On nous a accepté et aujourd'hui, c'est notre matériel qu'on réclame de plus en plus».Leur dernier album Quelle heure est-il?témoigne d'une certaine évolution.On s'est donné des moyens, on a appris le métier à la dure école des cabarets et maintenant on a envie de se mesurer aux plus grands.La force du Show c'est avant tout la solidité du groupe.Pierre Gauthier tenait des propos intéressants sur le sujet: «On ne fabrique pas un groupe, on devient un groupe.C'est un ménage à cinq où il faut tout partager.Tous les membres actuels faisaient partie de la formation originale et depuis cinq ans, nous vivons ensemble la plupart du temps.La communication c'est la base du succès.On a beau avoir tous les Le « Show » a envie de se mesurer aux plus grands.talents du monde, c'est de bien fonctionner ensemble qui importe».Les vieux groupes sont si rares, qu'on ne peut nier l'importance de la communication entre les membres d'une formation musicale.Le show a emprunté la voie de la sagesse.Personne n'a voulu brûler les étapes.Personne n'a joué les pères Noël avec eux, pas de producteurs-miracles, pas de bonnes fées: ils sont devenus pro, priétaires de tous leurs équipements, propriétaires de leur carrière et aujourd'hui ils sont en mesure d'affronter la musique .la leur.mm » 18 COMÉDIENS \u2022 ** et l'orchestre du V»«Last Call Trio»! Paul Savoie - Louisette Dussault Gilles Renaud - Linda Sorgini Suzanne Champagne - Gildor Roy Jean Maheux - Luc Guérin - Gisèle Caron Direction musicale et arrangements Joel Bienvenue Chansons lJiuor et éclairages Com unies Jacques Offenbach Louise Lemieux Meredith Caron 4664.rue St-Oenis Métro Launei sortie GiltO'ô Réservations de i?h a I9ti 844-1793 LES CRITIQUES SONT UNANIMES: «la Noce, plus drôle que jamais!.Toute une galerie de Dersonnaoes.c'est la fiesta dans la baraque!» K _Raymond Bernalchei.IA PRESSE Une Noce très réussie.un véiitable feu roulant.une soirée qui passe comme un charme!» «Pour moi, c'est du Molière.jrmen Monte»uit./OURNAl Df MONTRÉ Al |e me suis amusé comme un (ou!» \u2014Pierre Pascau.CKAC «Un spectacle pour toute la famille! Le public fait partie du spectacle.vous y participez vraiment.vous passez une soirée excellente.» \u2014Ointe! Cuér-rd.bon dimanche «Un super spectacle!.Une super comédie qui entraîne la salle dans son rythme étourdissant!» \u2014 louis-m.Bergeron, dimanche-mat/n E N FANTS | ' de 4 à 12 ans ;i \\ Uboup«dup'thi«tt«vUpré«6iiU CHAGRIN D'OURSON de Monique Fournier LES DIMANCHES 14 h I : 6968, rua Saint-Denis * Prier» de réttrvar arsf 372-4503 eu ttfl Jean-Talon 377-0806 TROIS FEMMES POUR UN HOMME Wine Fiant Dot\"\"qu»> Mi'iî Bexl'int) \">i III ' rixo.>i: LA CUISINE 26 COMÉDIENS ET COMÉDIENNES EN SCÈNE _ MISE EN SCÈNE: GUILLERMO DE ANDREA Des ie ZI NOVEMBRE D'ARNOLD WESKER TRADUCTION: RENÉ DIONNE 861-0563 s LA BRASSERIE O'KEEFE UNE PRÉSENCE ACTIVE DANS LA VIE DU TNM 3 RADIO ¦ AM STEREO tnm Directeur artistique Olivier Reichenbach LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 LIVRES E7i Les créateurs italiens s'affirment au Québec Fulvio Caccia, qui vient de .publier aux Editions Guer- i \u201e_.niJSf, Sous le signe du Phénix -entretiens avec 15 créateurs ita-ld+t&iébécols, su déclare «absolument convaincu* que la voie de la$ulture est celle qui, plus que n'importe quelle autre, permet à unel communauté d'immigrants de *e délester de ses peurs, de vaincre ses paralysies, de s'arracher une fois pour toutes au gh$Jto, de contribuer positivement au développement et à I'chyichissement de la culture du pays d'accueil.«3.RAD BERNIER sans pour autant tenir les créateurs pour les seuls agents dê;«ulture valables, autorisés et crédibles, Fulvio Caccia, qui est poète, journaliste, critique de ci-nôna, croit cependant que le r des autres.On ne peut pas dé- * cemment en douter: un tel ouvraj£| ge s'imposait.Bien plus, il est> certain qu'une table ronde télé- .\" visée, par exemple, à partir d'un1*} tel ouvrage constituerait à coup 1 sur un «happening» passionnant! « Tout en se défendant de vouvjj loir planter le drapeau italien au-£ quatre coins du Québec, Kul\\ io \u2022¦' Caccia est formel: il y a un pro^ïj fond désir de changement dans-»» la communauté italienne; les créateurs italiens, qui sont dejj plus en plus solidaires, sont pour*; leur part conscients de leurs res-«g ponsabilités et de leur potentiel.£| Aussi croit-il fermement que ce*J mouvement de libération cultu-'m relie est irréversible.Tout ce qui^ doit changer ne changera pas en jj quarante-huit heures, certes, ~ mais rien n'empêchera plus le créateur italien d'être lui-même à fond, voire à fond de train, et de prendre la place qui lui re-,£ vient.Il y croit d'autant plus que* «Montréal devient visiblement,»» un peu plus chaque jour, un* grand centre culturel cosmopoli-j te».\" V THEATRE DU RIDEAU VERT \\ \\ rit.hrind amour mercedes, pnloui.no DÈS LE 7 NOVEMBRE/MARDI AU SAMEDI: 20H30/DIMANCHE: 15H/RÉSERVATI0NS: 523-121 1 LES FOLLES ALLIEES\t \tmSSBMÊ^mÊ EHCU y HEUOPOUS Ld troupe HEUOPOUS qui a participé aux cérémonies de clôture de «L'Exposition Ramsès II», est f/ère de présenter: «L'EGYPTE, DE RAMSÈSIIàSADATE» Spectacle en deux actes (en français et en anglais), danse et folklore, chorale et musique, effets comiques, costumes et couleurs, son et lumière s'entremêlent pour retracer l'histoire de la civilisation la plus ancienne du monde.Une seule représentation: SAMEDI 23 NOVEMBRE À 20 H lll.tsîfrc ès^'en- gmt |t \u2022 1594rueSt Denis ?lf\"IP*'IIIS Renseignements 849-4211 Billets en vente aui comptoirs ©TiCKETBDN Théâtre St-Denis 12ha 21 h \u20ac 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 BBS best-sellers de la semaine 1 Dans la fosse aux lions Jean Chrétien L'Homme 2 Lea Kennedy Collier el Horowitz du Roseau 3 Le Matou Yves Boauchemin Québec-Amérique 11 4 Noces barbares Yann Queffelec Gallimard S Gaston O: gaffes et gadgets Franquln Oupuis 6 Sans la miséricorde du Christ Bianciotti Gallimard 7 Le livre des nuits Sylvie Germain Gallimard 8 Le mensonge amoureux Robert Blondin L'Homme 1 ,.9 Ils se sont connus à Lwow Alice Parizeau C.LF \u2022 \"iO Lea feux du printemps James A.Michener La Presse 1 Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Demarc, Ducharme, Scorpion, Flammarion, Quérin, Hermès, Lamèac, Ratlin, Renaud-Bray, Sons et Lettres et Rene Martin (Jollatta).SPECTACLES LÈVRES REÇUS EN POCHE Hitfolret méconfquMtprésentées par Jacques Goimard,413 pages- .Le Livre de poche.POÉSIE Toi tout moi douce, par Daniel Roy,45 pages.Éditions Scions.POUR ENFANTS U baffe* de Coppelio, texte de Linda M.Jennings, texte français de Elisabeth Margot,illustrations de Krystyna Turska.Éditions Flammarion.Aun revoir,petite baleine, par Achim Broger et Gisela Kalow.É-ditions Casterman.Petit Tom ef le rougo-gorge blatte, par Alain Grée,illustrations de Gérard Grée.Éditions Casterman.Au temps dot prunUret utinet, par patrice Coupry.illustrations d e Ginette Hoffmann.Éditions Casterman.Au terrain de jeu,texte français de S.('\u2022under,illustrations de Af.Van Mechelen.Êditions Cban-teclerc.«J7WB -u ir fonctionne d M1 ^ (_.(iauareau., XeTcacité de son humour tond (emafquable.Un très a ans des tableaux d une lubies F erirnaidi - \\m - nu mardi on Himanrhp OCï H illets: V^enile \u2014 SS»2»?- \"~*n vente Du mardi au dimanche 20 H maintenant samedi 18 h 30 et 22 h 12$, 14$, 16$ en vente dans les comptoirs Ticketron et à la Place des Arts.fN Une production de BERNARD Y.CAZA CKACili73 éh Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques : 514 842-2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$.'*n JULIE VIMCENI OTMJRTjDTj | ANDRE ME LANÇON CLAUDE LAROCHE MARCEL LEBOEUF NOIRS DENIS BOUCHARD MARIE-FRANCE I CARRIER BRIGITTE 1 RAQUETTE wmmmmm Voyez les EWOkS Vous le» avez vus dans «Le Retour du Jedi» .voyez-les maintenant sur glace.les Ewoks\", ces adorables petites creatures venues d'une autre planète.5 au 12 NOVEMBRE Billets: *600, *650, *800, *950 En vente au Forum et à tous les comptoirs Ticketron 'FORUM * FORUM \u2022 -FORUM \u2022 FORUM \u2022 - FORUM FORUM ; ' FORUM - FORUM \u2022 ; FORUM - FORUM im i mil ym y ¦ de Puccini I * Suot Tlngeuca Cat>alleria Rueticana de Mascagni L'OPÉRA I DE MONTREAL i i -Luiii mu ciiDPLÉMENTAIRES novembre i Di6oo»fMoft>oipii I3h et I5h Tarifs sp.wioû» pou' lés groupes ®^ Moiinees scolaires 17 novembre en semaine ' A\\ i.w ¦»* MAISON THEATRE /f' ''7.^Çe5 (salle le Tritorium) 255 Ontario est.Montreal 288-7211 ËJjfclii PREMIERE MONDIALE \u2022 Interpretation brillante.une réussite extraordinaire» Le Devoir .Un des grands ^ moments du theatre Jjj québécois» EN TOURNEE NOVEMBRE ?/JOumf/i7h */jaurrn/ii h n/IRACV 17/sjuNT-jovrn 30/LATUQUI 13/tAMT-ltONABO «/OUtrMC M/IAVA1 30/CXtUMMONOVIUi R de J.R.R.Tolkien \u2014 Une production du Théâtre Sans F en collaboration avec la N.C.T.et le CNA mise en sceie Andre Viens conception visuelle Michel Dem'eis direction musicale Jean Sauvageau aialogues Pierre voyer .éclairages Michel Beaulieu LA LICORNE HISIAIIR/.fill IUR IHIAlKt .\u2022\u2022 >'.!.-\u2022\u2022\u2022\u2022 Si I.iuiimh Mnnrru.il RESERVATIONS: 843-4166 théotr© HoniQP pk^||oti f x DF LA NA UWÈRB (\t\t PRÉSENTENT LE 26 NOVEMBRE à 20 h MICHEL LEGRAND\t\t \t\tET SES MUSICIENS \t\t \t\tANS DE SUCCES \tm'A feÉs f J 1\tLES PARAPLUIES DE CHERBOURG \tr\tETE 42 \tA\tYENTL \ti\tLES UNS LES AUTRES \t\tinvitée spéciale 1 SUE RANEY ¦ UlUSitrC ^Berri B1llrls^nvr\u201el,-.u,cnnn,l\u201e\u201es l«t.|i|.||iv )594iucSiociw \u2022 ©TICIrtETRDN îll IftlIlR Renseignements 849-4211 Théâtre SI Denis ¦\t\t Pour le Tricentenaire Handel, Deutsche Grammophon réédite six de ses anciens enregistrements d'opéras et d'oratorios ¦ m ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ (¦¦¦\u2022¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a ¦.¦\u2022\u2022¦lull (¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a ¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦»¦¦¦»\u2022¦ iiiiiiiBiiiiiiiniiii ¦ ¦¦aaaaaaaaaaaaaaaa ¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a aaaaaaaaaaaai laaaaaaaaaaaa - -hiir ¦ a ¦ a ¦ ¦ M a a a ¦ i a a a a a a ¦ a a a a ~ _ i a a a a a a a a a a a a i a a a a a a a a a a a a i a a a a a a a a a a a a i a a ¦ a a a a a a i m a a a ¦ a .rnfl aaaaaaaa ¦ ¦an* «TV.a>| IVSKI i ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ a a ' \"a a a a a aT*.a**\"\u2014 _ tQAR ¦ a a a a a a i ¦ a ¦ ¦ ¦ i« ft Dels*)**** ¦¦¦¦¦¦¦ a a a a_a_»2|à»»*»»* _^-^^*iJ»i«JLa_B_B_B_a_a_a_a ¦_a_a_a_B_BB|^aj*i2irÉira_B_B_B_B_a_e_a_B_B_a_a_a_a_B_ ¦ a a ¦ a a a a a aa a a a a a b ¦ _ _ _ a a a _ ¦ aaaaaaa aBaaaaaa EN SPECTACLE aaaaaaaaaa aaaaaaaae) aaaaaaaaaa _ a a a _ a a a a a a aaaaaaa J ¦ ¦ ¦ a a a a a a aaaaaaaaaa aaaaaBaaas aaaaaaaaaa aaaaaaaaea aaaaaaaaaaaa a a a a ¦ a a a a a a a a a b>< ¦ a a a b a .j a a a a _ a a b b b a I a a a a a at a a a ¦ B B ¦ a a a Sa a a a a a a a a ¦>> S a a a a _ aaaaaaa ¦ a a a b s a i Billets 14.50$ TICKETRON & 3240, ave du Parc INF : 270-7848 SUPPLÉMENTAIRES 13-Ï4-15-Î6-Ï7 _a S W\\tWW » IBbWXbbb yne production Spectra Scène - i Éf*f\\§ ir£7 LE DIMANCHE DE ROCK & BELLES EJ rous les sors f\\BEii f JTQ A I A DU LUNDI AU VENDREDI RADIO A CKOI'FM a l antenne de SPECTACLE SUR SCÈNE À L'OUTREMONT NAZARÉ PEREIRA j a, : i Oui CE SOIR 2J_ilJ-P- Québec salle Albert Rousseau 11 novembre ' Joliotte salle Rolland Brunelle 14 novembre Une présentation du Festival d'été de Lanaudière et C222fcQ£ CINÉMA OUTREMONT 1248, RUE BERNARD OUEST Billets $14.50, $15.50, $16.50 en vente au CINÉMA OUTREMONT.Commandes téléphoniques VISA, MASTER CARD: 288-3782 'K nu îiV Retrouvez-vous au coeur de Paris avec sa musique, ses lumières et son entrain.En semaine: 21 h et 23 h Le samedi: 20 h 30, 22 h 30 et 0 h 30 Composez-vous une soirée avec diner et spectacle ou venez prendre un verre en assistant à la représentation de votre choix.Dîner et spectacle: 38$ Spectacle seulement: 12$ 1re consommation incluse au deuxième spectacle du lundi au jeudi 878-9000 CPHôtels H Le Château Champlain -i-jh HOWARD] JONES T m N M CAM OHVT MT tfTTIl Invite special THE BOX vendredi, 22Nov.20Hj Forum de Montréal, Billets 17.50$ en vente aux guichets du Forum et a tous les j comptoirs Ticketron (+ fraH de wrvxe) MtiStNUriON tm ¦ ^.ntfUNun %LW\" In!.: 270 1.Mil M Billcib \u2022«.Cl r Sod.i \u2022'.i - m/~- / / cKpi i resente // ROCK et |f BELLES OREILLES 1 \u2022 CE SOIR - 20h30 X\".| .tl.13, 14 15, 16, 17 \"\">''^j££- TOUS LES MARDIS 1 OlQJ présente ROCK'N' DROLE avec tUC DELISLE animateur LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 NOVEMBRE 1985 DISQUES 1 E U Pour l'amateur d'opéra qui a tout! Un nouveau courant se des-^ sine depuis quelques années dans le monde de l'enregistrement.Répondant aux doléances de.nombreux discophiles, les maisons productrices, petites et grandes, commencent enfin à s'intéresser à un vaste répertoire qui sombrait dans l'oubli.Des compositeurs dont on n'avait jamais vu les noms apparaissent tout à coup sur les pochettes de disques.Ou bien, ce sont des symphonies et des concertos, de la musique de chambre, de la musique instrumentale et chorale de compositeurs connus mais dont on ignorait qu'ils avaient écrit dans ces genres-là.L'opéra est particulièrement bien servi dans ce mouvement de «découverte».Voici, par exemple, six ouvrages qui, pur hasard, s'inscrivent dans un siècle exactement de musique (1838-1937).dont deux ou trois étaient connus des collectionneurs par quelques extraits isolés mais qui tous sont enregistrés intégralement pour la./* >\\ y ^ * /*«.» > ¦\u2022\" » - .» f \\ i Ce tit exposition «t subventionnée par les Musées nationaux du Canada, le ministère des Affaires culturelles du Québec,: V V.>t ' '* 4 le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal et est corr.mandUée par Pttro-Canada.c / Y f V > v S-Z./ i V * f / / * \"~ *»\u2022 * * \u2022 i * #* ?> parvdoxa le m L'événement de la saison.sûrement le meilleur.Joe Bocan est éblouissante.^ Jean E'.eaunoyer \u2014 LA PRESSE m Joe Bocan en met plein la vue.du talent, elle ën a à revendre.Bocan redessine une vision \"glamour*' de la chanson.^ Manon Cuilbert \u2014 JOURNAL DE MTL *\u2022 A ne pas manquer.On est fascinés en partant.Elle a de la voix, le look, la présence, l'énergie, l'émotion.Un spectacle d'atmosphère, ___ de sensualité d'nngoisse, de tendresse.fi /JWi \u2022 JT, Francine Grimaldi - CBF BONJOUR /F^HJIéL* ^¦Jt\\\\ i f m du 31 Octobre
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