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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-11-05, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO: PLUIE PARFOIS MODÉRÉE, VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: 3°, MAXIMUM: 8°.DEMAIN: QUELQUES AVERSES.DÉTAILS PAGE A 2 =T4 Mercedes-Benz ÀLONOmMl umMenxdesBm.dl/ZCt&HOtt dt MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985, 102* ANNÉE, N° 17, 88 PAGES, 8 CAHIERS 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents ; Ailleurs au Québec: 50cents, Iles de La Madeleine: 90cents- POUR RÉGLER LES PROBLÈMES D'ENGORGEMENT DES SALLES D'URGENCE Johnson misera sur le secteur H Un prochain gouvernement \u2014 du Parti québécois s'atta-quera au problème de l'engorge- YVON LABERGE_ ment des salles d'urgence en f a-vorisant davantage de collaboration entre les hôpitaux, les cliniques privées, les centres locaux de services communautaires et les services d'urgence sociale.En tournée électorale hier à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont \u2014 son aima mater, il a déjà exercé la médecine à l'urgence de cet hôpital \u2014 le premier ministre Pierre Marc Johnson a de plus confirmé qu'un gouvernement qu'il dirigerait après le 2 décembre complétera le réseau des CLSC par l'implantation de 17 nouveaux centres.Pour améliorer encore plus les services de prévention et pour donner davantage de services permettant aux personnes âgées et aux personnes handicapées de demeurer à domicile, un prochain gouvernement péquiste se propose : ¦ d'ajouter, dès 1986, $5 millions pour le soutien aux organismes communautaires en vue d'aider les bénévoles dans leurs actions préventives ; ¦ d'ajouter 15 hôpitaux de jour, notamment dans les régions de Montréal et de Québec, d'ici à prive 1990 et d'y consacrer $20 millions sur quatre ans, ou $5 millions par année; ¦ de créer une quinzaine d'unités de gériatrie au cours de la même période ; voir JOHNSON en A 2 photolaser CP Mission accomplie pour les Canadiens L'équipe chinoise, le champion olympique Li Ning en tête, a pris le premier rang à l'issue des premières séries d'exercices imposés hier aux championnats du monde de gymnastique.La formation d'Allemagne fédérale a causé une surprise en prenant la deuxième place et les Canadiens se sont installés au sixième rang.Le Lavallois Philippe Chartrand, encouragé par un groupe de bruyants partisans, a sonné la charge pour l'équipe canadienne en inscrivant un 9,30 au sol, 8,80 au cheval-arçons, 9,70 aux anneaux, 9,50 au saut de cheval et 9,60 aux barres parallèles.Il a fait deux fautes à la barre fixe et a dû se contenter d'un 8,65.« J'ai laissé la prudence de côté et j'y suis allé pour une grosse performance », a-t-il expliqué.Tabloïd Sports, pages 2 à S, 10 et 15.LE PROJET D'ANNEXION DE VERDUN PAR MONTRÉAL Savard et Bossé vont unir leurs forces au conseil I Même s'ils ont été des ad-™ versaires durant la campagne électorale, le nouveau maire de Verdun, M.Raymond Savard, et celui qui a réussi à faire élire FLORIAN BERNARD la moitié des membres du conseil, M.Georges Bossé, ont l'intention d'unir leurs forces dans le but de contrer de façon définitive le projet d'annexion présenté par l'administration de Montréal.Mais selon le président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre, c'est un dossier qui reste ouvert.M.Lamarre a en effet déclaré que les Verdu-nois ont voté contre le référendum, mais pas nécessairement contre l'annexion à Montréal.Le chef du Parti d'action municipale de Verdun, M.Georges Bossé, arrivé bon deuxième dans la course avec moins de :$0() voix de différence sur M.Savard.a déclaré que ses six con- seillers élus présenteront une résolution dès la prochaine séance du conseil dans le but de rejeter le règlement d'annexion à Montréal.En effet, même si une injonction a mis fin temporairement aux procédures d'annexion en suspendant les préparatifs d'un référendum, le règlement favorable à l'annexion, adopté par ie conseil municipal, est toujours en vigueur.C'est ce règlement que les conseillers du Parti de l'action municipale tenteront de faire abroger.Le nouveau maire, M.Ray moud Savard \u2014 qui a décidé de prendre quelques journées de vacances \u2014 s'est fait élire en promettant de conserver l'autonomie de la ville et en affirmant que sous son règne, il n'y aurait pas de référendum en faveur de l'annexion.Il a de nouveau répété cet engagement, hier.voir VERDUN en A 2 Paul McCartney règle ses comptes avec John Lennon.Lennon, un « salopard intrigant» - paul McCartney mm LONDRES \u2014 John Lennon était un ™ « salopard intrigant » qui a tiré profit de chansons qu'il n'a pas écrites, a déclaré Paul McCartney dans une interview au magazine britannique Woman où il se livre à une attaque en règle contre l'ancien guitariste des Beatles.« Depuis qu'il est mort, il est devenu Martin Luther Lennon (une allusion au pasteur noir américain Martin Luther King, assassiné le 4 avril 1968), mais cela n'a rien à voir avec ce qu'il était réellement », a déclaré McCartney au magazine féminin qui parait aujourd'hui.Selon lui, John Lennon, tué par un déséquilibré en 1980 à New York, était « jaloux, méfiant et manquait de confiance en lui ».« Pendant les 10 années où nous avons joué ensemble, John Lennon a critiqué mes chansons », déclare l'ancien Beatle.« Il était paranoïaque au sujet de mes chansons et voir LENNON en A 2 '-1-\"-¦\u2014\u2014 \u2014 \u2014 SOMMAIRE\t Annonces classées E 2,\tF1 àF7 Arts et spectacles\t \tC 1 àC 6 \tB 4, B 5 Décès, naissances, etc.\t.G2 Économie.E 1 à E 12\t Éditorial.\tA6 Êtes-vous observateur?.\t.F3 FEUILLETON\t \tF2 \t.F4 Le monde.\tG 1 \tF6 \t Quoi faire aujourd'hui.\t \t \t.A7 Vivre aujourd'hui\t \u2014Mode.\tD 1 à D 4 TABLOÏD SPOUTS\t \t.12,13 \t.14 *\t $40 millions de dons de charité versés en pure perte chaque année d'aprè» CP mm OTTAWA \u2014 Jusqu'à 40 p.cent des quel-Wm que $100 millions que les Canadiens versent annuellement à des oeuvres de charité n'arrivent jamais à destination.C'est ce qu'affirme M.Paul Tuz, président du Conseil canadien des bureaux d'éthique commerciale, en précisant que de cette somme, $30 à $40 millions sont dépensés à d'autres fins parce que les organismes qui recueillent l'argent sont incompétents, ou que ce ne sont pas des oeuvres de charité au sens propre du terme.Revenu Canada est censé exercer un contrô- le sur les oeuvres de charité, mais, précise M.Tuz, c'est une tâche impossible: disposant d'à peine 40 personnes pour traiter les demandes annuelles d'enregistrement de plus de 50000 organisations à travers le pays, explique-t-il, le ministère ne peut accorder qu'une heure environ à l'étude de chaque cas.Le Conseil s'efforce de persuader le gouvernement d'améliorer son système de surveillance, mais, bien que Revenu Canada se soit montré intéressé à certaines des suggestions qui lui ont été faites, il n'a pas encore réagi aux propositions formelles que le Conseil lui a soumises il y a déjà plus de six mois.C'est pour cette raison, précise M.Tuz, que le Conseil a décidé de mettre sur pied son propre système consultatif philanthropique, qui sera administré conjointement par le bureau national de l'organisme et par ses 17 bureaux régionaux.Les bureaux régionaux s'occuperont des organisations de charité locales, tandis que le Conseil lui-même exercera une surveillance sur les organisations nationales.Les dossiers seront mis sur pied d'une façon analogue à celle qu'utilisent présentement les bureaux pour obtenir leurs informations sur les entreprises, en enregistrant les plaintes formulées par le public et en recueillant leurs voir CHARITÉ en A 2 AUJOURD'HUI \u2022 GASTON MIRON Deux Montréalais, le poète Gaston Miron (photo) et le psychologue Ronald Malzack, reçoivent les prix Molson du Conseil des arts du Canada, d'une valeur de $50 000 chacun.page C 1 \u2022 JEAN-MARIE LEMIEUX Le comédien et metteur en scène Jean-Marie Le-mieux, qui vient de succomber à un cancer du colon, disparaît au moment où il aurait enfin pu s'attaquer aux plus grands rôles du répertoire classique.page C 1 \u2022 CP AIR Le président de CP Air, Don Carty, s'engage à donner, à compétences égales, priorité aux candidats bilingues, notamment pour les postes d'agents de bord et de pilotes.page E 1 \u2022 JUNO Bryan Adams domine, pour la seconde année de suite, la remise des prestigieux prix Juno, en remportant, comme en 1984, les prix du meilleur compositeur, du meilleur chanteur et du meilleur microsillon.page C 2 LA MODE Les couturiers et les fourreurs mettent tout en oeuvre pour donner aux manteaux un style et un éclat sans précédents.page D 1 É W -:1 H TOSHIBA vidéo ?V-700 ?4 PROQR./7 JOURS ?105 CANAUX ?TÉLÉCOMMANDE SANS FIL 499* 3-ANS ( iVRVSTIE 3 wm (Tun pas du metro crémazie a une rue de metropolitain LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985 CHARITÉ SUITE DE LA PAGE A 1 Les renseignements ainsi obtenus seront fournis aux gens qui en feront la demande, de la même façon que les données actuelles concernant les entreprises privées.M.Tuz est d'avis que l'on peut classer les organisations canadiennes de recueil de fonds selon trois catégories: dans la première, 80 p.cent au moins des fonds recueillis arrivent à leur destination; dans la deuxième, un très faible pourcentage de l'argent recueilli est acheminé aux personnes censées en profiter, en raison de coûts d'exploitation ou d'administration trop élevés; enfin, la troisième catégorie groupe des organisations qui ne sont aucunement des oeuvres de charité, mais qui n'en recueillent pas moins chaque année entre $15 et $20 millions de tout l'argent dont les gens pensent faire don à des organisations philanthropiques.«Lorsque quelqu'un frappe à votre porte et vous dit: 'Je représente la Société canadienne des handicapés; Je vends des sacs à déchets pour soutenir nos oeuvres; se riez-vous intéressé à m'en acheter?' Vous n'entendez en fait que le mot 'handicapés', vous remettez au visiteur $10 ou $20 pour des sacs qui en valent $2, et vous vous sentez heureux d'avoir fait une bonne action.« Mais en réalité, la Société canadienne des handicapés est la raison sociale d'une entreprise à but lucratif, et la personne qui est venue vous voir ne vous a pas menti: elle vous a dit: 'Je viens de la part de cette entreprise, voudriez-vous acheter.?Loin de moi la pensée qu'ils pourraient avoir choisi ce nom pour leurrer le public.Je crois plutôt que le public lui-même qui se leurre.» M.Tuz affirme enfin que le conseil consultatif que l'on se propose de créer profitera en fin de compte aux oeuvres de charité « réelles et compétentes », parce que l'argent que soutirent actuellement les entreprises à but lucratif pourra alors être versé à des organisations qui l'achemineront effectivement à ceux à l'intention desquels on l'a donné.CARTES DE SOUHAITS Trois handicapés nient la version de Market Place I IONA, Ontario ( PC) \u2014 ™ Trois artistes handicapés ont nié, hier, les prétentions faites la semaine dernière par l'émission Market Place, au réseau anglais de Radio-Canada.Selon le reportage, la société Rchandart Canada, filiale de International Association of Mouth and Foot Painting Artists, a retiré plus de $3 millions de la vente de cartes de souhaits en 1984, mais n'a versé que $80 000 à ses six artistes canadiens handicapés pour leur travail.Trois artistes qui peignent avec la bouche et qui vendent leurs oeuvres par l'intermédiaire de Rehandart, MM.Myron Angus, Nick Bidniak et Larry Parker, ont fait remarquer que l'association internationale et ses filiales dans le monde sont totalement dirigées par les artistes eux-mêmes.«Si nous ne recevions pas ce qui nous est dû, nous serions les premiers à nous plaindre ».ont-ils déclaré.Les trois artistes croient que le chiffre de $3,3 millions de revenus cité par Market Place est fondé sur le nombre de cartes de souhaits expédiées un peu partout à des acheteurs éventuels.Mais, ont noté les artistes, sur les quelque 800 000 paquets envoyés, moins de 10 p.cent répondent et achètent.La réalisatrice La réalisatrice de Market Place, Mme Linda Renaud, a cependant contesté les chiffres avancés par les trois artistes.Mme Renaud a dit avoir appris par la firme qui distribue les cartes de souhaits qu'il y a eu 825 000 réponses l'an dernier.Sachant que le don maximum est de $9 et le minimum de $4, a-t-elle ajouté, on peut conclure facilement que les revenus se sont élevés à $3 millions.« Nous ne doutons pas que la société paie bien ses employés, a souligné Mme Renaud.Notre question est la suivante : pourquoi la compagnie ne vient-elle pas en aide à un plus grand nombre d'entre eux et pourquoi ne rend-elle pas sa comptabilité publique, elle qui sollicite des fonds un peu à la manière d'une oeuvre de charité ?» Selon le Sunday Times de Londres, la plus grande partie des bénéfices réalisés avec les cartes de souhaits va au Lich-tenstein, un paradis fiscal en Europe.DEMAIN dans LA PRESSE LES LENTILLES DE CONTACT: Au Québec, on trouve un porteur de lentilles de contact pour quatre porteurs de verres correcteurs.Avec l'évolution rapide de la recherche, il y a beaucoup à parier que cette proportion va augmenter au cours des années qui viennent.Jeanne Desrochers nous propose un dossier sur les lentilles de contact dans le cahier « Consommation ».LE SAUMON DE LA COLOMBIE - BRITANNIQUE : Il n'y a pas un, mais plusieurs saumons du Pacifique : le Sokeye, le Pink, le Coho, le Chinook et le Keta.Françoise Kay 1er s'est rendue plus tôt cette année en Colombie-Britannique et nous en dit plus long sur le sujet dans le cahier «Alimentation».La Quotidienne Tirag* d'hier à troii chiffres 516 à quatre chrffrei 9499 riiAMÉIÉOI MARDI i NOV.85 AUJOURD'HUI; Min.: 3'Mai.: 8° HWEPAJlfOIS MODÉRÉE RISQUES DE PRÉCIPITATION: 100% DEMAIN: QUELQUES AVERSES Québec AMtt Outaouah 5 2 01 .jctet'Est Moufioe Quebec Loc-Somt-Jeon âaipéiw Boie-Comeou Sept-llei Canada Victoria Edmonton Win** Toronto Min.\t\t 3\t6\tNuoq., pluk 3\t6\tNuog., pluie 3\t6\tPMwi 1\tS\tPKjvitvx 0\t1\tNuag., owt 1\t1\tNuog., dm* 0\t8\tNuog., arm.-3\t6\tAverses -3\t6\t -3\t6\tNebuUro.1 -3\t6\tNfWtmi.Min.\tMa.\tAujourd'hui 6\tIl\t -2\t4\t -4\t5\t -1\t6\t 9\t22\t 1\t6\t 3\t9\t 2\t6\t 2\t7\t Etats-Unis Boston 7 10 N.-Ortkns 6 17 buffalo 8 II Piwibwoh 10 11 Chicago 4 9 S.FrandKO 12 23 Mioffli 22 31 WoiNngiM 13 14 Now York 10 14 Ddfai 7 21 les capitales \tMe.\tMm.\t\tm.\t Amtrerdoffl\t3\t8\tModrrd\t9\tIS Athènes\t12\t21\tMokou\t1\tS Acopuko Berlin\t22\t33\tMexico\tS\t20 \t-2\t7\tOslo\t-3\t6 (rmeHes\t1\t9\tPonv\t1\tII Buenos A»ei\tII\t17\tRom*\t9\t17 Copenhague\t2\t7\tSéoul\t7\t16 Génère\t-1\t10\tStodchokn\t-4\t4 HoAQ KotlQ\t21\t23\tTokyo\tS\t19 Le Coin\t17\t30\tTrinidod\t22\t31 Usbomt\t13\t20\tVienne\t5\t10 Londrei\ti\t13\t\t\t UN TOTAL DE $8,6 MILLIONS À GAGNER La fièvre du 6/49 et de 1er mi .\u2022» * t i ¦% » .6/36 reprend de plus belle ¦h La fièvre du Lotto 6/49 et de ™ la 8/36 va de nouveau se communiquer aux adeptes de ces jeux.Avec un gros lot cumulatif approximatif de $6,3 millions OEORGES LAMP H pour le 6/49 et de $2 336 000 pour la 6/36, les mises risquent de friser, sinon de dépasser les records.« Ce sera une semaine vraiment intéressante et pour les adeptes de ces jeux et, bien sûr, pour Loto-Québec », faisait d'ailleurs remarquer un porte-parole de la société para-gouvernementale des loteries.On l'imagine ! Rappelons que le gros lot du 6/49 est le quatrième plus important de l'histoire de ce jeu.Le plus élevé, celui de $13,8 millions, avait été gagné par un couplé on-t a rien en janvier 1984.Le deuxième, de $11,2 millions, était encore allé à l'Ontario en janvier 198S; quant au troisième plus prestigieux, celui de $7 millions, il avait été remporté en juillet 1984 par des joueurs de l'Ouest du pays.6/36: deuxième plus gros lot Quant à l'enjeu de $2 336 000 du tirage de la 6/36 de vendredi, 11 représente le deuxième plus gros lot à être gagné depuis le lan- cement de cette loterie, il y a 10 ans.En avril 1985, deux gagnants s'étaient partagés un gros lot de $3,2 millions.À Loto-Québec, on estime que le volume des ventes devrait facilement dépasser cette semaine le total des $25 millions accumulés pour les tirages de mercredi et samedi derniers.La moyenne des ventes du samedi, de loin supérieures à celles du mercredi, s'élevait à $16 millions.Hier, il a été impossible de connaître la tendance du volume de ces ventes, puisque le gros d'entre elles se faisait surtout les mardi et mercredi.Rappelons également que de- puis l'instauration de deux tirages hedomadaires du Lotto 6/49, le volume des Ventes s'est particulièrement accru.Ainsi, les tirages qui ont suivi immédiatement l'entrée en vigueur des tirages \"bi hedomadaires ont permis de réaliser des ventes variant entre $21 millions et $25 millions.Jeu considéré comme le plus populaire au Québec et au Canada, le Lotto 6/49 compte de 35 à 38 p.cent de ses adeptes au Québec, à comparer à 33-35 p.cent en Ontario.À elles seules, les misés éclairs comptent pour 20 p.Cent des mises jouées.D'ailleurs; la semaine dernière, un joueur a remporté $627 000 avec une pareille mise.À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, Pierre Marc Johnson a fétéria.longuement bavardé avec les employés et mangé à la ca; photo P.H.Talbot, LA PRESSÉ JOHNSON SUITE DE LA PAGE A 1 ¦ de lever le moratoire limitant le nombre de lits en centres de soins privés autofinancés.Les urgences, un problème réel Le problème des urgences, a dit en substance le premier ministre devant plus de 200 médecins, employés et administrateurs réunis dans l'auditorium de l'hôpital de l'est de Montréal, ne date pas d'hier et il est encore plus aigu dans la région métropolitaine qu'ailleurs au Québec.Ainsi, pour s'attaquer aux nombreux problèmes d'engorgement des salles d'attente des urgences, M.Johnson propose-t-il de privilégier une intervention en première ligne des CLSC et des ressources communautaires en matière de santé mentale.Toujours pour améliorer la situation dans les salles d'urgence, le premier ministre propose d'en modifier l'organisation.Ainsi, un coordonnateur responsable de l'évaluation des patients y sera présent en permanence.Ce dernier aurait comme tâche, en plus d'évaluer la condition des patients, de les référer rapidement au service requis tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hôpital.Et c'est là qu'intervient la notion de coopération entre le public et le privé.« Cette nouvelle façon de prio-riser et d'humaniser les soins en salles d'urgence, a dit M.Johnson, sera basée sur une disponibilité continue des spécialistes en consultation, comme cela se fait déjà à Maisonneuve-Rosemont, de sorte que les patients n'aient pas à attendre inutilement.» Pour s'assurer que cela fonctionne au mieux, des ententes devront être conclues entre les hôpitaux, les CLSC, les cliniques privées et les cabinets privés de médecins pour faire en sorte que les patients référés y soient reçus dans les meilleurs délais.«L'ensemble de ces mesures, a ajouté le premier ministre, représente bien peu comparativement aux milliards-que nous mettons dans la santé et dans les hôpitaux.Ne pouvant plus répondre aux nouveaux besoins \u2014 surtout inhérents au vieillissement de la population \u2014 comme cela a été fait depuis 20 ans, c'est par l'imagination et l'innovation que nous y arriverons.» Une façon d'y arriver, c'est justement d'y associer le secteur privé là où cette intervention rejoint l'intérêt public.C'est ainsi que le premier ministre a annoncé hier que son gouvernement avait donné son accord à un projet-pilote de polyclinique privée devant être construite sur le terrain de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.Cette polyclinique sera construite par une compagnie privée formée essentiellement de mé- decins professant à l'hôpital voisin.Seront logés dans ce bâtiment de quatre étages, une clinique « sans rendez-vous » pouvant accueillir 200 patients par jour, des cliniques de radiologie et de dentisterie, une pharmacie, des cabinets de consultation et des salles d'examen.Pour mesurer l'impact de ce projet-pilote et pour savoir si cela mérite d'être implanté ailleurs, le CRSSS se verra confier le mandat d'en faire l'évaluation.Le gouvernement, encore dans le but d'humaniser les soins, se propose de suivre de près les démarches de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et du secteur privé pour la construction d'un ensemble parahôtelier qui pourrait, à prix modique, héberger les patients et leurs familles venus de l'extérieur de Montréal pour y subir des soins de jour répétitifs.Ce serait le cas des gens souffrant du cancer ou de troubles rénaux.Toujours à Ma i soutien ve Rose ment, le gouvernement a décidé de contribuer pour $1,4 million dans l'acquisition et l'installation d'équipements sophistiqués en radiothérapie.«Le fait que le gouvernement et la fondation hospitalière contribuent respectivement à 50-50, a déclaré M.Johnson, donne à ce projet une approche d'avenir dans le sens de complémentarité des secteurs privé et public.» Selon le premier ministre, aucune des solutions proposées hier pour améliorer la situation des urgences et des soins aux bénéficiaires ne saurait atteindre son but si les ressources humaines ne sont pas mises à contribution.«Sans elles, sans leur dévouement et leur humanité, nos établissements seraient des coquilles sans âme.» En conférence de presse, invité à répliquer au chef libéral qui déclarait en fin de semaine que son équipe était prête à régler les problèmes des urgences comme son gouvernement avait pu s'occuper du dossier olympique, le premier ministre sortant a eu ce commentaire: «Je réponds à cela qu'il risque de manquer des toits sur les hôpitaux ! » M.Johnson a pris à son comp-, te les compressions budgétaires des dernières années imposées dans les hôpitaux et répète, à moins que cela ne soit une recommandation de la commission Rochon, qu'il n'était pas question d'instaurer le ticket modérateur.M.Johnson avait commencé sa journée par une visite du centre EPIC, rue Bellechasse, avant de se rendre à Maisonneuve-Ro^ semont où, portant la blouse blanche du médecin qu'il est, 113 fait sa tournée \u2014 électorale! \u2014 des salles de soins et mangé à la cafétéria.t En après-midi, M.Johnson s'est rendu au Stade olympique où sont regroupées différentes associations et fédérations du sport et du loisir du Québec.VERDUN SUITE DE LA PAGE A 1 Le parti de M.Savard, le Regroupement des citoyens de Verdun, est minoritaire au conseil, ne comptant que quatre conseillers sur douze.Il est d'ores et déjà assuré qu'en ce qui concerne le dossier de l'annexion, les partisans de MM.Savard et Bossé feront front commun.La voix du conseiller Robert Filia-treault, seul élu de sa formation, s'ajoutera à celle des anti-annexionnistes.C'est donc un bloc de 11 conseillers sur 12 qui s'opposera désormais au projet montréalais, laissant seul le nouveau conseiller de i'île des Soeurs, M.Arthur Benarroch, unique porte-parole des annexionnistes et interlocuteur auprès des autorités montréalaises.Ce dernier a d'ailleurs déclaré, à l'Issue de son élection, qu'il poursuivra ses démarches en faveur de l'annexion.Le vice-président du comité exécutif de Montréal, M.Pierre Lorange, a déclaré pour sa part que les résultats de l'élection à Verdun l'ont déçu, mais que le vote réparti entre un aussi grand nombre de candidats ne signifie pas que les Vcrdunois ont rejeté les propositions de Montréal.M.Lorange a admis qu'on s'attendait à ce que le leader des citoyens favorables à l'annexion, M.Robert Liboiron, recueille davantage de voix.Quant à M.Lamarre, il a clairement exprimé que Montréal ne voit pas dans ces résultats un refus catégorique des citoyens d'étudier les propositions d'annexion.Pour sa part, toutefois, M.Georges Bossé a déclaré à LA PRESSE que « M.Lamarre fait preuve d'un blocage intellectuel qui frise l'indécence en refusant d'amettre que plus de 80 p.cent des citoyens ont dit non au projet d'annexion ».MM.Savard et Bossé ont soutenu, hier, qu'ils s'opposeront vivement à ce qu'on tente de détacher l'Ile des Soeurs pour l'annexer à Montréal.M.Bossé a déclaré à ce sujet : \u2022 Les gens de l'Ile des Soeurs sont des citoyens à part entière de Verdun et le resteront.Le conseil ne permettra jamais que la moindre parcelle du territoire de Verdun soit annexée à Montréal.C'est un engagement formel que nous avons pris durant la campagne et que nous maintiendrons ».La différence des voix entre le gagnant à la mairie, M.Raymond Savard et celui qui est arrivé deuxième, M.Georges Bossé, est de 245 seulement.D'autre part, deux conseillers de l'équipe Bossé ont perdu par moins.de 60 voix dans leurs quartiers respectifs.Enfin, dans le quartier numéro 3, deux arrestations ont été faites pour supposition de personnes.LENNON SUITE DE LA PAGE A 1 nous avons souvent eu à ce propos des discussions orageuses»; ajoute-t-11.«J'ai appris qu'il avait affh> mé avoir participé à la chanson Eleanor Rigby.Oui, à peu près pour une demi-ligne, ironiste McCartney.Il a également complètement oublié que j'avais écrit la musique de In ni y Jife», ajoute t-il.« Nous étions constamment en compétition pour écrire dès chansons.Quand j'ai écrit Penny Lane, 11 a écrit Strawberry Fields: vr.« Il pensait que j'étais fourbe et retors mais il pouvait être un salopard intrigant, comme personne ne l'a Jamais imaginé», affirme encore McCartney.\u2014 Afjetxe Fronce-Pré»!» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985 la presse V'3 Plainte d'agression sexuelle contre deux ambulanciers ri Deux techniciens ambulan-™ ciers d'Urgences Santé, ont été suspendus hier, après qu'un plainte d'agression sexuelle eut été portée contre eux par une femme de 20 ans qu'ils venaient de transporter à l'hôpital.RAYMOND GERVAIS_ La présumée agression serait survenue samedi, vers 4 heures du matin, à bord d'une ambulance d'Urgences Santé.D'après ce que la plaignante a relata aux policiers, elle aurait été violée après avoir accepté l'offre des deux hommes de de la raccompagner chez elle.Victime d'un malaise dans un club de nuit, la jeune femme avait d'abord été transportée à l'hôpital Saint-Luc pour y recevoir des soins.Toujours selon la plaignante, les deux hommes lui aurait alors offert de la transporter chez elle.C'est durant ce deuxième voyage en ambulance que la jeune femme aurait été attaquée par un des deux ambulancier».Larpolice de la CUM garde pour le moment secret les noms des ambulanciers comme d'ailleurs celui de la présumée victime.Un porte-parole de la police a déclaré que l'enquête se poursuivait et que les dépositions recueillies étaient contradictoire.Par ailleurs.LA PRESSE a appris que si les deux hommes devaient être incriminés, ils seraient probablement accusés aujourd'hui, l'un de viol et l'autre de complicité.La direction d'Urgences Santé a refusé de dire quoi que ce soit sur l'affaire ; mais de son côté, le président du Regroupement des techniciens ambulanciers du Québec (Retaq).M.Mario Cotton, a déclaré qu'il déplorait l'événement et qu'il ne pouvait que condamner un tel comportement de la part de membres de son syndicat.Un contrôle plus serré des vins s I OTTAWA \u2014 Les gouverne-^ ments fédéral et provinciaux se rencontreront le 21 novembre prochain afin de mettre en place de nouvelles mesures pour contrôler la qualité des vins importés.C'est ce qu'a annoncé hier aux Communes le ministre dé la Santé nationale et du Bien-être social Jake Epp, pressé de questions au sujet de la présence de glycol diéthylène dans certains vins italiens vendus à la Société des alcools du Québec et à la régie ontarienne des alcools.La rencontre, au niveau des fonctionnaires, visera à déterminer la responsabilité des divers intervenants dans ce secteur et à mettre sur pied de nouvelles mesures de contrôle du vin importé.\u2014 PC L'OPPOSITION EST LESSIVÉE Labrosse garde sans peine la mairie de Montréal-Est ¦ \\ Le maire Yvon Labrosse a ™ triplé les voix de son adver saire, M.Alain Vaillancourt, lors des élections qui se déroulées, hier, à Montréal-Est.M.Labrosse a également réussi à faire mordre la poussière aux quatre conseillers sortants qui FLORIAN BERNARD lui avaient livré une lutte juridique au cours de la dernière année.Il se retrouve de nouveau maire, à la tète d'un conseil composé de six nouveaux élus qui lui sont favorables.Exhibant les clefs de son bureau et siégant fièrement dans le fauteuil du maire, M.Labrosse a rencontré les journalistes à l'issue de la soirée pour leur expliquer que, désormais, « il n'y a plus de trouble-fête à Montréal-Est et que la population a jugé mieux que quiconque saurait le faire ceux qui ont semé du trouble depuis un an ».Les quatre conseillers qui s'étaient ligués contre le maire.MM.Rolland Rhéaume, Joseph Patriarco, Réal Cardinal et Roger Lachapellc ont subi une cuisante défaite.Le conseiller Rolland Rhéaume.notamment, s'est fait battre à dix contre un.Les nouveaux élus sont MM.Serge Dulong, Renaud Savage, André Beaudet, Henri Duro-cher, André DuTreinble et Mme Micheline Gagnon.Cette dernière devient la première femme à siéger au conseil de Montréal-Est depuis la fondation de la ville il y a 75 ans.Jugement Les ennuis du maire Labrosse ne sont cependant pas encore terminés.La Cour d'appel du Québec doit rendre son juge ment le 11 novembre à la suite du jugement de disqualification prononcé il y a quelques mois par la Cour supérieure.Interrogé à ce sujet, hier soir.M.Labrosse a déclaré qu'il a confiance de sortir vainqueur.« Le jugement que vient de rendre la population, a-t-il dit, indique clairement que les motifs pour lesquels j'ai été mis en accusa- photo Bernard Broult, LA PRESSE Un sourire non équivoque aux lèvres, le maire Yvon Labrosse exhibe !es clefs du bureau de la mairie qu'il vient de reconquérir à Montréal-Est.Les nouveaux élus Mairie Quartier Centre, Quartier Centre, Quartier Ouest, Quartier Ouest, Quartier Nord, Quartier Nord, de Montréal-Est Yvon LABROSSE siège 1 Serge DULONG siège 2 André BEAUDET siège 1 Micheline GAGNON siège 2 Henri DUROCHER siège 1 Renaud SAVAGE siège 2 André DUTREMBLE tion ne troublent pas les citoyens ».Rappelons que M.Labrosse.avait été accusé d'avoir fourni des services et des équipements de la Ville à des particuliers.11 avait allégué en défense que de tels services avaient été institués avant qu'il ne devienne maire et faisaient partie de la tradition de Montréal-Est.Quoiqu'il en soit, si la Cour d'appel devait maintenir le jugement de disqualification contre le maire, ce dernier se verrait alors dans l'obligation de-démissionner.ce qui entraînerait une nouvelle élection à court terme.C'est une éventua-, lité à laquelle a songé le maire avant de solliciter un nouveau mandat.Il a expliqué que quelques semaines avant la campa gno électorale, des citoyens avaient spontanément fait circuler une requête lui demandant d'être de nouveau candidat.M.Labrosse a déclaré qu'avec l'aide de la nouvelle équipe élue au conseil, il mettra l'accent sur le développement; économique de la ville et le remplacement des raffineries fermées par d autres industries.« Tous ceux qui ont été élus ce soir, a-t-il dit.sont prêts à travailler dans cette direction, avec un esprit de collaboration.Les batailles stériles sont finies à Montréal-Est.Désormais on va travailler dans un climat serein pour l'ensemble des ci lovons ».Claude Lefebvre: «Toujours demeurer humble» I « Certainement que je suis ™ heureux des résultats, c'est plus qu'un mandat clair que nous avons obtenu.Mais il faut toujours demeurer humble.Aujourd'hui, je me sens bien plus responsable, c'est même plus dangereux, fi faut être conscient du danger qui nous guette.» JEAN-PAUL CHARBONNEAU Dans une forme splendide, après avoir pris seulement quelques heures de sommeil, le maire Claude Lefebvre de Laval a tenu ces propos, hier après-midi, confortablement assis dans son bureau en grillant cigarette sur cigarette.Rappelons que lors du scrutin de dimanche, M.Lefebvre a récolté à la mairie 64 359 Le maire de Laval, Claude Lefebvre, avec le conseiller Gilles Vaillancourt, peu après leur imposante victoire de dimanche.photo Armand Trottier, tA PRESSE voix contre 25 928 recueillies par son adversaire, Pierre Aubry ; de plus le PRO de M.Lefebvre a ua gné dans 23 des 21 districts.« Ces résultats démontrent clairement la satisfaction des citoyens à l'égard de notre administration, soutient-il.Ils aiment le genre d'image que l'on donne à Laval.J'ai la ferme intention d'être très prudent dans toutes les décisions que le conseil va prendre au cours des prochaines années.Plus tu es gros, plus tu dois faire attention et résister à l'envie de faire le bulldozer.C'est pour cette raison que je vais créer rapidement un comité des priorités concernant les engagements de notre parti.» M.Lefebvre a expliqué que ce comité sera formé d'élus et de hauts fonctionnaires.Le maire de Laval doit rencontrer les élus de son parti aujourd'hui.C'est par contre le 11 novembre que les membres du conseil municipal prêteront serment.Dans 23 districts.Claude Lefebvre a fini premier pour ce qui est des votes reçus à la mairie.11 est arrivé deuxième dans le district 3 où Maurice Clermont, le seul conseiller de l'opposition, a été élu.Il se souvient de 1977 Rencontre avant de quitter l'hôtel de ville.Cilles Vaillancourt a dit se souvenir dans quel situation délicate Lucien Paiement s'était retrouvé après avoir tout balayé au scrutin de 1977.Apres avoir été réélu pour un deuxième mandat, M.Paiement, selon M.Vaillancourt, n'avait pas agi de fac/on a garder le dialogue avec les citoyens, il s'était trop éloigné de la population, si bien qu'il a été défait en 1981.À ce moment-là, M.Vaillancourt était de l'équipe de M.Paiement.« Durant les prochaines années, notre principal défi sera de réaliser notre programme tout en.demeurant près de la population ; et en dialoguant avec elle », a déclaré, enthousiaste, M.Vaillancourt qui se dit plus heureux que jamais.Il a sans doute raison de l'être car il a récolté au-delà de quatre fois plus de voix que son adversaire, même s'il a été l'une des cibles préférées du Parti de l'unité lavalloise lors de la campagne électorale.C'est lui qui a obtenu la plus forte majorité de tous les conseillers.Au total, il a obtenu 3 654 voix contre seulement 821 à son adversaire, Yves Marcotte.Un violent incendie ravage un centre commercial à Laval h l Anny Chevrere, coiffeuse de \u2014 .son état, n'a vraiment pas de chance en affaires.Pour la troisième fois en cinq ans, elle a été frappée par le malheur, quand un violent incendie a complètement détruit, dans la nuit d'hier, son salon de coiffure et sept autres boutiques d'un centre commercial situé sur le boulevard du Souvenir, à Laval.ANDRÉ CÉDILOT_ Le-pire, c'est qu'elle avait acheté ce commerce il y a moins d'uqe semaine.«J'espère seulement qu'on ne perdra pas d'argent.On avait réussi à acheter le salon, en hypothéquant la maison.», disait-elle, l'air découragé.En.1980, Anny Chevrere affirme ayoir perdu $2 000 dans la faillite d'un homme d'affaires qui s'était porté acquéreur du salon de coiffure qu'elle exploitait à LaSalle, dans le sud-ouest de Montréal.Dans les mois qui ont suivi, elle avait aussi dû fermer boutique à Bcaconsfield, faute de clientèle.Hier, en dépit de ce nouveau coup dur, elle pensait déjà à rouvrir un autre salon de coiffure.à Laval ou ailleurs.« Non seulement il faut gagner sa vie, mais j'aime trop le metier pour abandonner », a-t-elle dit, au moment de quitter les lieux de l'incendie.Sept autres commerces, dont deux boucheries et une boutique spécialisée dans la vente de fourrures, ont été rasées par les flammes.On ignore pour l'instant la cause de cet incendie.Le feu a débuté vers 1 h 15.Les pompiers de Laval, au nombre d'une quarantaine, ont mis près de cinq heures à le maîtriser.Les dommages sont évalués à plus de $350 000.Les pompiers étaient encore sur place, lorsqu'ils ont été appelés a se rendre dans un autre petit centre commercial, cette fois sur le boulevard Samson, où un incendie faisait rage dans une cordonnerie.Dans ce cas, ils ont toutefois réussir à limiter le gros des dégâts à ce commerce.«i'Dfr minutes plus tard, et toutes les boutiques y passaient la aussi », a commenté un officier.Il pourrait s'agir d'actes de vandalisme, puisqu'on a relevé des marques d'effraction.L'enquête se poursuit pour savoir si les mêmes « petits malins », selon l'expression du chef de division Guy Tremblay, pourraient également avoir provoqué l'incendie du boulevard du Souvenir.Huit boutiques ont été complètement détruites lors do l'incendie d'un centre venir, à Laval.commercial situé sur photo le boulevard Paul-Henri Talbot, duSou-_! LA PRESSE I A 4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985 Un autre défi de taille pour Jérôme Proulx tm Dix ministres et députés étaient venus prêter main fort à \u2014 leur «collègue» Jérôme Proulx par ce beau dimanche d'un après-midi d'automne dans ce comté du Haut-Richelieu pas tout à fait comme les autres.\u2022 Par une faible marge, 348 voix contre 236, les militants péquistes de Saint-Jean ont reconfirmé l'expérimenté député péquiste \u2022 comme candidat.Par prudence sans doute.Ainsi le jeune loup Roger Paquin, l'ex-président de l'association locale, n'a pas réussi à passer la rampe.Le comté de Saint-Jean est considéré comme un baromètre par les politiciens.Il y a de quoi.Car depuis le début de la confédération, les électeurs de cette circonscription ont toujours voté du \u2022 bon bord».Les péquistes n'ont sans doute pas voulu courir de risque avec l'histoire en redonnant l'investiture à l'ex-professeur ' Proulx.Une valeur plus sécurisante à leux yeux, compte tenu de la feuille de route de ce dernier.^lu pour la première à l'Assemblée nationale comme candidat de l'Union nationale en 1966, Jérôme Proulx, à l'âge de 55 ans, entreprend donc sa sixième campagne électorale.Encore une fois il a une lourde tâche sur les bras.Lourde tâche \u2022 t D'abord à quatre semaines du scrutin, il doit refaire l'unité de son parti qui compte 1158 membres.Officiellement, l'aspirant à sa succession, Roger Paquin, s'est rallié.Mais il n'est pas sur que tous ses organisateurs vont imiter son geste.À la sortie de la réunion de mise en candidature du Cégep de Saint-Jean, dimanche, bien des militants étaient déçus.Une femme d'un certain âge à eu cette réaction : « Il a bien pu gagner, il a fait sortir des supporteurs de maisons de retraite».Effectivement l'assistance était composée en grande partie de personnes à la retraite.Un autre supporteur de M.Paquin, visiblement très déçu, a déclaré : « Bon.il (Proulx) a eu ce qu'il voulait.Maintenant il va se débrouiller tout seul ».Quatre autres personnes semblaient partager son avis.Pour sa part M.Proulx a souligné, hier, qu'il n'était pas inquiet.II prétend avoir une solide organisation dans les 12 paroisses de sa circoncriptions, l'appui de trois maires, dont celui de Saint-Bernard de Lacolle qui était présent à la réunion.Quant aux autres, la majorité est neutre et il y a quelques libéraux.selon le député Proulx.Libéraux contents Quant aux libéraux, il attendaient avec impatience les résultats de la réunion péquiste pour lancer leur campagne.C'est un «jeune» avocat de Saint-Jean, Pierre Lorrain, qui fera la lutte au vieux routier de la politique qu'est le député sortant.Avec soulagement les libéraux ont appris que M.Proulx avait été reconfirmé comme candidat par les péquistes.Confiant de remporter la victoire dans ce comté où M.Proulx n'avait obtenu qu'une majorité de 2 000 voix lors des élections de 1981, les libéraux prétendent que la lutte aurait été plus difficile â faire contre Pierre Paquin.Du moins selon leurs sondages internes.«la victoire aurait été plus serrée», a confié un permanent du PLQ.Le Parti libéral entend bien profiter de la campagne pour démontrer l'incohérence politique du député péquiste.En 1969, il avait quitté le caucus unioniste pour protester contre l'adoption de la loi 63 sur les langues.Plus récemment, lors de la crise qui a ébranlé le gouvernement péquiste à la suite du changement idéologique, il avait aussi décidé de siéger sur les banquettes de , l'opposition avant de faire amende honorable.Dimanche, en recevant l'absolution des militants, il a donc réintégré officiellement le caucus.Ce sera maintenant au tour de ses électeurs à porter un juge ment le 2 décembre.Lâche pas Harry.Le malheur des uns fait le bonheur des autres.C'est bien connu.C'est donc avec une satisfaction certaine que les péquistes ont savouré la decision du chef du PLQ.Robert Bourassa, de se débarrasser d'Harry Blank pour faire la place à un candidat vedette, l'ex-président de la Fédération des commissions scolaires catholiques.Jacques Chagnon._ L'un des premiers à se réjouir de cette situation fut le député péquiste de Vachon, David Payne.11 n'a pas hésité à expédier un télégramme d'encouragement à son collègue de l'Assemblée nationale pour l'inciter à continuer le combat contre Bourassa.M.Payne, fier de son coup, a confié à LA PRESSE : « Il ne faut pas qu'il lâche.On a besoin de lui.».Puis il confiait que la lutte dans son comté contre la «fougueuse» candidate libérale, Christiane Pelchat, serait très difficile.« Elle m'oblige à me lever très tôt le matin, car elle est très vigoureuse », notait avec un sourire celui qui a été baptisé par ses amis Je Hamlet de la politique québécoise.Avant de se lancer en politique active, Mlle Pelchat avait travaillé pour le député libéral de Shefford, Jean Lapierre.Chroniques politiques Notre collègue Lysiane Gagnon vient de publier un ouvrage très intéressant regroupant ses principales chroniques politiques parues dans LA PRESSE de 1980 à 1985.Un recueil qui retrace au fil de l'actualité quotidienne la campagne référendaire, le rapatriement de la constitution, la reprise du pouvoir par le Parti québécois, etc.On y retrouve aussi l'étrange cheminement des hommes politiques allant de René Lévesque à Claude Ryan, en passant par \u2022 Pierre Trudeau, Lise Payette, John Turner, Robert Bourassa.Claude Charron et l'actuel premier ministre Pierre Marc Johnson.Légèrement modifiées, ces chroniques gardent leur mordant habituel.On y retrouve le style limpide de Mme Gagnon.Un recueil particulièrement utile en pleine période électorale car l'éclairage de ces écrits demeure drôlement d'actualité.Un ouvrage a conserver.Publié aux éditions du Boréal-Express, ce bouquin de plus de 400 pages, présenté de façon très agréable, sera disponible cette semaine en librairie.Mme Lysianné Gagnon en fera la présentation, mercredi soir, à l'émission de Télé-Métropole, Montréal en .direct, animée par Pierre Marcotte.$600 000 pour rénover la cuisine de Jeanne Sauvé .am OTTAWA \u2014 Le ministère des Travaux publics a confirmé, lundi, \" qu'une somme de près de $600 000 sera consacrée à la rénovation de la cuisine de Rideau Hall, résidence officielle du gouverneur général, Mme Jeanne Sauvé.\u2022\u2022 Les seuls coûts de construction, a précisé une représentante du ministère, Mme Monique l-ortie, s'élèveront ù $395 000.De plus, $174 341 serviront à l'achat de cuisinières, de congélateurs et d'autres appareils.- ' La cuisine de Rideau Hall mesure 372 mètres carrés et elle n'a pas été rénovée depuis les années 30, a signalé Mme Lortie.Un porte-parole de Mme Sauvé a noté, quant à lui, qu'avec ces travaux à la cuisine, il en aura coûté plus de $1 million pour restaurer Rideau Hall.Les aires de stationnement ont été repavées au coût de $210 000.Une clôture ornementale a été réparée pour $205 000.Le gouvernement, de tSii$Si Consacré $75 000 pour les jardins, $45 000 pour un système d'irri-JWMpn Çt $4 000 pour de la peinture et des travaux mineurs, 'i JU*81» Hall « été construit en 1838.LA COUR SUPRÊME REND SON JUGEMENT Le Manitoba a trois ans pour traduire ses lois en français ., .\u2022 ,«.\u2022 Cl OTTAWA \u2014 Le Manitoba dispose de trois ans pour se plier aux exigences constitutionnelles et traduire ses lois en français.La décision qui a été rendue hier par la Cour suprême du Canada donne au Manitoba jusqu'au 31 décembre 1988 pour faire traduire les lois et règlements courants.La province dispose de deux années supplémentaires pour la traduction de «toutes les autres lois», c'est-à-dire, principalement, celles qui ont été adoptées depuis 1890, mais qui ne sont plus en vigueur.Il n'a pas fallu plus de cinq minutes à la Cour pour entériner le jugement, qui avait été élaboré et signé par les avocats du Canada, du Manitoba, du Québec, de la Société franco-manitobaine, la Fédération des francophones hors-Québec, Alliance Québec et Roger Bilodeau, un citoyen de Winnipeg qui avait contesté avec succès la constitutionnalité d'une contravention pour excès de vitesse en 1981.Le seul à s'opposer a été Georges Forest, un autre citoyen de Winnipeg qui avait tout déclenché en 1978, en contestant la cons titutionnalité d'une contravention unilingue.VIme Suzanne Biais-Grenier Biais-Grenier: $30 000 pour des voyages en Europe mm OTTAWA \u2014 L'ex-ministre ™ de l'Environnement, Mme Suzanne Biais-Grenier, a dépensé plus de $30000 pour deux voyages distincts effectués en Europe, l'an dernier, en compagnie de son mari et de deux fonctionnaires.Cette somme inclut notamment $4 000 pour l'utilisation d'une limousine.La Presse Canadienne a obtenu ces informations en vertu de la Loi d'accès à l'information.Les dossiers examinés ne comportent aucun reçu montrant que Mme Biais-Grenier, qui est maintenant ministre d'État aux Transports, a défrayé ces coûts elle-même.On y relève cependant que le voyage de 13 jours en Corse, inséré dans le périple de Mme Biais-Grenier en France, en F'inlande et en Union soviétique, l'été dernier, constituait un voyage de plaisance effectué à titre personnel.Lorsque ia question de ses voyages européens a été soulevée le mois dernier aux Communes, la ministre a indiqué qu'elle avait elle-même payé ses dépenses personnelles et a promis de fournir les reçus à l'appui de ses di- res.¦ PC \u2014 PC Des «bleus» pour le recensement wm OTTAWA \u2014 Afin de garder ™ le contrôle sur environ 30 000 emplois temporaires liés au prochain recensement, en juin 1986, le gouvernement conservateur n'hésite pas à traiter, de façon différente, les comtés « bleus » et les circonscriptions de l'Opposition.Des renseignements obtenus par la Presse Canadienne et confirmés par les fonctionnaires responsables du prochain recensement tendent à démontrer que le gouvernement a manoeuvré pour pouvoir choisir les personnes qui obtiendront ces contrats, même dans les comtés représentés par l'Opposition aux Communes, et ce en dépit de l'engagement du ministre des Approvisionnements Stewart Mclnnes.Mis au courant du système, un organisateur conservateur du Québec estime « tout à fait normale » cette situation, qui permet de « récompenser légalement » les militants tories._pc Howard Pawley M.Forest a exprimé de l'inquiétude au sujet de la clause 3.Il craint que l'une ou l'autre des parties impliquées s'en serve pour revenir et demander de prolonger le délai, a-t-il expliqué aux journalistes.M.Forest a cherché à obtenir le droit d'intervenir et demandé que l'audience soit reportée au 15 novembre, la date qui avait d'abord été choisie au mois d'août, mais qu'on a modifié la semaine dernière après que les parties en soient venues à un accord.Mais le juge en chef Brian Dickson a refusé les deux requêtes.Georges Forest M.Forest voulait que l'entente puisse être débattue au cours d'une assemblée publique de la Société franco-manitobaine qui doit avoir lieu mardi soir.Selon lui, les participants à la rencontre seront confrontés à un fait accompli.Pawley satisfait Le premier ministre du Manitoba, M.Howard Pawley, a accueilli avec satisfaction l'ordre de la Cour.«Je suis certain que tous les Manitobains seront heureux que la question de la langue ait été ré- solue sans retard ni.discussion additionnels », a-t-il déclaré.«Nous allons désormais pouvoir ajuster nos lois à la constitution », a-t-il ajouté.La question de la languiCdcs textes de loi a été référée tt la Cour suprême par le gouvernement fédéral en 1984 après que les conservateurs à la législature manitobaine eurent bloqué un règlement hors-cour.La plus haute instance a statué le 13 juin dernier que les lois adoptées en anglais uniquement, depuis 1890, au Manitoba, sont invalides puisque la constitution oblige la province à les rédiger dans les deux langues officielles.Le tribunal suprême a cependant reconnu une validité temporaire à 4 500 lois en attendant qu'on parvienne à un accord sur le délai nécessaire à leur traduction.On a commencé à traduire les lois en français quand il est devenu prévisible, à la suite des décisions rendues dans les causes de MM.Forest et Bilodeau, que ce travail devrait être fait.Selon Me Tanner Elton, l'avocat qui réprésentait le Manitoba en cour lundi, 18 p.cent des lois ont déj:t étéira-duites de l'anglais au français.\u2014r Presse canadienne Les députés qui voyages payés devront rendre M OTTAWA \u2014 Les députés qui profitent de voya-\u2014 ges payés par des compagnies et des gouvernements étrangers devront rendre compte de leurs déplacements, a indiqué hier aux Communes le leader parlementaire du gouvernement, M.Ray Hna-tyshyn.Le ministre a annoncé qu'il déposerait prochainement des amendements aux règlements des Communes pour réduire les risques, pour un élu, de tremper dans un conflit d'intérêts, inconciliable avec le mandat que lui ont confié ses électeurs.On forcera ainsi les députés à rendre compte de leurs voyages lorsque les déplacements sont payés par une compagnie privée ou un pays étranger, comme cela arrive régulièrement.En outre, un comité des Communes devra, d'ici la fin de l'année, fournir un rapport sur la façon de profitent de par des tiers ; des comptes tenir un enregistrement du travail rétribué de certains députés en dehors de leurs tâches parlementaires.Au cours des années, en marge des associations parlementaires reconnues, une série de groupes d'intérêts ont fourni des voyages à des parlementaires, sans que le Parlement puisse en être informé officiellement.La question est revenue récemment sur le tapis, après que l'association Amitié CanidarTaiwan, un pays qui n'est pas même reconnu par Ottawa,.ait fait voyager une brochette de députés en Asie.\" « Depuis quelques temps, le public et lés,médias se sont inquiétés que l'acceptation de voyages;à l'étranger crée, au minimum, l'impression dlun conflit d'intérêts potentiel », a soutenu M.Hnatys-hyn._ pc vous une moisson ^ abondante ; Achetez vos Obligations d'épargne du Canada; c'est l'un de vos meilleurs placements.PROFITABLES \u2022 &*A% d'intérêt la première année.\u2022 Taux minimum garanti de 6'/4% chacune des six années suivantes jusqu'à l'échéance.SURES ET FACILES À ENCAISSER \u2022 Garanties par le Gouvernement du Canada.\u2022 Encaissables en tout temps.\u2022 Aucune pénalité d'intérêt à l'encaissement après les deux premiers mois.IMITE DACHAT \u2022 $75 000 par individu pour les achats au comptant.\u2022 Pour les détenteurs d'obligations des émissions S-28 émise en 1973.S-31 émise en 1976 et S-33 émise en 1978, $75000 plus le montant correspondant a la valeur nominale de ces obligations.PÉRIODE DE VENTE \u2022 Du 23 octobre au 8 novembre 1985 inclusivement au comptant sans avoir à payer l'intérêt couru.- » , »«, «v« ¦ .t.~ $V2% la première annéi Le ministre des Finances peut, à sa discrétion, mettre fin à la vente de cette émission en tout temps.Achetez vite vôtresl W - i «*?' S?ffl! LES ( LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1965 - A -A 5 DEVANT UN COMITÉ PARLEMENTAIRE Banque Commerciale: Bouey est accusé d'avoir trompé le public wm OTTAWA \u2014 La crédibilité \u2014 du gouverneur de la Banque du Canada, Gerald Bouey, a été gravement mise à l'épreuve hier soir alors qu'il comparaissait devant un comité parlementaire.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa_ Le député néo-démocrate, Nelson Riis, a accusé M.Bouey d'avoir trompé le public le printemps dernier en avançant que la Banque Commerciale était solvable.« En tant que responsable du système bancaire canadien, vos déclarations sont importantes», a déclaré M.Riis.Puis, il a ajouté : « Mais, en affirmant que la Banque Commerciale était viable, vous avez induit le public en erreur, peut-être de façon involontaire, mais vous avez tout de même induit le public en erreur ».Piqué au vif, M.Bouey a répondu nerveusement que sa déclaration du printemps dernier s'appuyait sur les propos du ministre des Finances et ceux de l'inspecteur général des banques.« Je n'ai pas le pouvoir de vérifier les actifs des banques, a dit M.Bouey, je me fie aux expertises de l'inspecteur général ».Puis, il a mentionné qu'au moment du sauvetage de la Banque Commerciale, il croyait fermement que l'institution pouvait être sauvée.De mars a août dernier, la Banque du Canada a prêté $1,3 milliard à l'institution en difficultés.L'échange entre M.Riis et le gouverneur Bouey u été le fait marquant hier du comité parlementaire qui étudie le bill C-79, projet de loi qui vise à rembourser les déposants qui ont plus de $60 000 dans la Commerciale.Interrrogé plus tard par les journalistes, M.Bouey s'est défendu d'avoir trompé le public.« Je ne mens pas à la population canadienne », a dit le dirigeant de la banque centrale sur un ton très sec.Devant les députés, il a affirmé qu'à la lumière des deux récentes faillites bancaires, celle de la Commerciale et de la Northland, il devrait y avoir des changements dans la loi pour permettre à la Banque du Canada de jouer un plus grand rôle dans le système de vérification des actifs des banques à charte.Le bill C-79 prévoit que les contribuables canadiens paieront $879 millions pour rembourser les dépôts non-assurés de la Banque Commerciale.ROND NOIR (48 MOIS) iNous avons obtenu un rabais spécial de la compagnie CHRYSLER sur les | I modèles 1985 et nous avons pris la decision de donner ce rabais en entier.ID'ici au 31 octobre 85 toutes les voitures porteuses d'un rond noir dans le pare-l Ibrise seront offertes à des prix «MIROBOLANTS» \u2014 C'est une épidémie aul I « ROND-NOIR ».PROFITEZ-EN! \\CamimOoiqi\\ iOCA TION * Taxi* ul on bus dellard-newman ¦ pcKET«H LaSalle,Qué.8550, boul.NEWMAN, LASALLE Tel.: 363-5000 I^UtDBaj] ® PLYMOUTH CHRYSLER \u2022 4- LA BOUTIQUE JunUI MELANGE UNIQUE DE 100 ESSENCES.Confère une fragrance exclusive à notre eau de Cologne, lotion après-rasage, savon, et préparations capillaires, seulement à.977, RUE STE-CATHERINE OUEST, MONTRÉAL TÉLÉPHONE: (514) 284-4004 DANS LE DOMAINE DE L'ÉDITION La souveraineté culturelle canadienne remise en question ri OTTAWA (PC) \u2014 Le secré-™ taire d'État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a confirmé, hier aux Communes, que le gouvernement conservateur était prêt à remettre en question la souveraineté culturelle canadienne dans le domaine de l'édition lors des négociations sur le libre-échange avec les États-Unis.Le débat a été entamé par l'opposition libérale et néo-démocrate aux Communes, qui a accusé le gouvernement de revenir sur les grandes lignes d'une politique protectionniste de canadia-nisation énoncées, en juillet dernier, par l'ex-ministre des Communications, M.Marcel Masse, lors d'une réunion du Comité des priorités et à Baie-Co-meau.Reprenant, hier, les grandes lignes d'une lettre signée par l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, M.Allan Gotlieb.commentée par les médias, dans laquelle le diplomate recommande au gouvernement de revenir sur sa décision de protéger outre mesure le commerce de l'édition canadienne, pour ne pas nuire à l'ensemble des éventuelles négociations sur le libre-échange, le chef libéral John Turner a demandé à M.Clark si cela ne signifiait pas la mort lente de cette industrie au Canada.Puisque M.Gotlieb, dans sa lettre du mois d'août, avait fait état d'une transaction spécifique sur le point de se concrétiser et qui ferait passer une importante maison de Toronto, Prentice Hall of Canada Ltd., sous contrôle d'une firme américaine, la Gulf and Western Industries de New York., M.Turner a utilisé le même exemple.« Quelle est la politique du gouvernement en regard de l'éventuel achat de Prentice-Hall ?Qui parle au nom du gouvernement, le ministre suppléant des Communications (Benoit Bouchard) ou notre ambassadeur aux États-Unis (M.Gotlieb) », a demandé le chef libéral.La réponse a été fournie par le Secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, qui a indiqué, devant l'ambassadeur des États-Unis au Canada, M.Thomas Niles, présent dans les tribunes réservées aux invités du président de la Chambre, en compagnie du Procureur général américain, M.Edwin Meese.que la question de Prentice-Hall serait réglée par Investissement Canada, l'organisme gouvernemental chargé d'étudier, d'approuver ou de rejeter les prises de contrôle par les investisseurs étrangers.Le leader libéral a ensuite ten- té de savoir ce que le gouvernement avait l'intention de mettre sur la table lors de ces pourparlers sur le libre-échange et si l'industrie de l'édition était un de «es points.C'est là que la nouvelIc;fa-con d'envisager la souveraineté dans ce domaine a été donnée! « Évidemment, a laissé tomber M.Clark, quelques-unes-de nos industries culturelles sont intéressées à obtenir un plus grfcnd accès aux différents marchés plus importants qu'offrent!les États-Unis.Il y en a qui sont d|ac-cord et bien sûr il y en a qui sont contre ».À une autre question de la libérale Sheila Finesione, qui lui-demandait si le fait de savoir ique déjà les maisons d'édition américaines exportaient annuellement pour une somme atteignant $600 millions au Canada ne l'inquiétait pas, le Secrétaire d'État a clarifié la nouvelle attitude de ;son gouvernement.«La députée, a-t-il dit, devrait savoir qu'il y a bon nombre d'cn-Ireprises canadiennes dans l'édition des livres el des périodiques qui sont interressées à une plus grande part du marché et nos négociations avec les États-Uni$ devraient refléter ce désir.Nous voulons renforcer l'industrie! canadienne et nous sommes déterminés à y arriver ».LES COUPURES BUDGÉTAIRES À RADIO-CANADA Juneau s'impatiente face aux restrictions du gouvernement ¦H OTTAWA \u2014 A moins d'obte-nir des fonds supplémentaires du gouvernement fédéral, la société Radio-Canada n'aura d'autre choix que de procéder à de nouvelles coupures dans le personnel, de même qu'elle devra réduire le contenu de sa pro-Krammation canadienne.MAURICE JANNARD de notre bureou d'Ottowa_ « Jusqu'à nouvel ordre, cette option (les coupures) s'applique toujours », a déclaré hier à LA PRESSE M.Pierre Juneau, le président de la société Hadio-Ca-nada.Pour le première fois depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur, M.Juneau fait montre d'impatience devant les nouvelles restrictions impo sées à la société d'État.« L'an passé, tout le monde était d'accord pour faire un effort avec le gouvernement et pour participer à la réduction générale du déficit », a-t-il dit.« Mais là.l'accumulation a atteint le stade du vase-renserve ».La baisse de $75 millions dans le budget de l'an dernier a entraîné la mise à pied de 362 personnes.Pour le budget de 198G-87, le ministre des Finances, Michael Wilson, a imposé une réduction-supplémentaire de $60 millions.Comme le nouveau budget en- tre en vigueur le 1er avril prochain.M.Juneau a affirmé que les licenciements devront être annoncés avant Noël afin de respecter les exigences du Code du travail.Le ministre intérimaire des Communications, Benoit Bouchard, a été mis au courant officiellement vendredi dernier des plans de Radio-Canada.Mais déjà, dans le rapport annuel publié il y a deux semaines, M.Juneau prévenait le public de la précarité de la situation.Hier, ce dernier a indiqué qu'il continuera de défendre sa cause en public.M.Juneau veut faire comprendre au cabinet Mulroney que le budget de Radio-Canada a été amputé de $400 millions depuis les sept dernières années.Il a souligné que le ministre Bouchard avait réagi « avec sympathie » à son plaidoyer lors du téte-à-tète de la semaine demie re.Interrogé hier par les journa listes à la sortie des Communes, M.Bouchard a convenu que la situation était difficile.«Je suis conscient quand même que $60 millions représentent une somme importante pour Hadio-Canada ».Quelle que soit la solution trouvée, a dit le ministre.Radio-Canada doit maintenir la qualité de ses services el poursuivre ses objectifs.M.Bouchard n'a pas voulu dire si les mises à pied étaient mettables.«C'est une décision athiii nislrative qui revient à Radio Canada», a-t-il précisément ajoutant que la réduction de pet sonnel pourrait survenir mémy si on augmentait le budget de la-société dÉtat.Conventions collectives ! Tout ce débat public entre Radio Canada et le gouvernement intervient au moment où l'entreprise est en négociations a vet la plupart de ses syndicats.Pour la premiere fois depuis des années, Radio Canada rétla-medes concessions de la parties syndiqués.Les mesures Wilson annoncées en mai dernier signifient, entre autres, que le budget des Salaires de Radio-Canada sera dimiiiué de deux pour cent.Près.de;200 emplois seraient a nouveau me nacés.; La direction songe à offrir un autre programme de retraite prématurée à ses employés, afiti de réduire l'impact des licencie ments.D'autre part, une des solutions envisagées pour augmenter-les revenus de Radio-Canada esi de ne plus obliger l'entreprise à', remettre les recettes excédentaires de publicité au gouvernement.L'an dernier, ce surplus a atteint $:J5 millions, et on prévoit qu'il sera de $4 millions cette année.L'accès aux documents du cabinet remet en question notre mode de gouvernement iKij OTTAWA (PC) \u2014 La déci ™ sion de la Cour fédérale de donner accès aux documents du cabinet au Vérificateur général remet en question l'avenir des gouvernements par cabinet, a soutenu hier le ministre de la Justice John Crosbie.« Cela soulève la question à savoir si les gouvernements par Pontine a des p'fîtes nouvelles pour vous! Une p'tite pas compliquée à I C'est pas compliqué: Sjand il s'agit de ilité, I'Acadian ne donne pas sa place.Elle a fait ses preuves, là où ça compte, our des millions de kilomètres de vraies routes.Auprès de dizaines de milliers d'automobilistes.Ce qui permet aujourd'hui à l'Acadian de vous offrir la tranquillité d'esprit en \"équipement» standard.Et au plus bas prix qui soit pour une nord-américaine.P.O.S.F.pour le modèle Scooter - avec équipement standard.Taxe, immatriculation ai trait de transport en sus.Le concessionnaire peut vendre moins cher.PIAN DE PROTECTION GM 3 ans/60 000 km MAINTENANT SANS SUPPLEMENT cabinet peuvent survivre si toutes les discussions du cabinet peuvent être étalées devant le public », a expliqué hier en Chambre le responsable de la Justice.Promettant une réponse pour cette semaine, M.Crosbie s'est cependant refusé d'engager le gouvernement à fournir au Vérificateur Kenneth Dye les documents qu'il réclame depuis trois ans sur l'achat de Pétrofina par Petro-Canada en 1981.« C'est un jugement d'une grande importance.C'est une question de principe, de soutenir M.Crosbie.Ce verdict (de la Cour) ne touche pas seulement Pétrofina, mais pourra dans l'avenir être évoqué comme précédent », a indiqué M.Crosbie.Selon lui, le gouvernement n'aurait aucune raison d'empêcher la divulgation des documents touchant seulement cette transaction pétrolière, survenue sous un régime libéral.Vendredi, le juge en chef associé de la Cour fédérale James Jerome affirmait que le droit du Vérificateur de scruter les dépenses publiques, pour faire rapport au Parlement, prévalait sur le droit à la confidentialité des discussions du cabinet.En Chambre hier, M.Crosbie a soutenu qu'il était toujours à revoir la décision.« Les principes impliqués sont trop Importants pour qu'on se décide à la hâte, mais je vous assure qu'il y aura décision cette semaine ».Mais, pour les néo-démocrates Ian Waddell et Michael Cassidy, le gouvernement devrait immédiatement fournir toutes les données à M.Dye et cesser « de minauder et de s'enfermer » pour protéger la bureaucratie., ; « Le Parti conservateur l'avait promis en campagne électorale », a lancé M.Waddell.Trudeau discutera avec le secrétaire du Commonwealth -1 OTTAWA (PC) \u2014 Un por-™ te-parole du secrétaire général du Commonwealth, M.Shridath Ramphal, a confirmé hier que l'ancien premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, aura jeudi une rencontre avec M.Ramphal.Les deux hommes devraient discuter de la possibilité pour M.Trudeau de contribuer aux efforts en vue d'amener le dé .but de négociations entre l'administration blanche et les dirigeants noirs en Afrique du Sud.M.Ramphal se trouve ces temps-ci à Windsor, en Ontario.Il donne une série de confinées à l'université locale.Il y a deux semaines, le premier ministre, M.Brian Mulroney, a Invité M.Trudeau a représenter le Canada au sein d'un comité d'hommes d'Etat éminents venant des pays du Commonwealth.Plusieurs noms ont été mentionnés à la suite de la proposition émise par le premier ni mis tre d'Australie, M.Bob Hawke.En plus de M.Trudeau, il a.été ainsi question de l'ancien président de la Tanzanie, M- Jûl'us Nyerere, et de l'ancien premier ministre australien, M.Malcolm Fraser.Pontiaa Acedia*, S6 ON FAIT ROUTE ENSEMBLE A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985 ÉMTORÎAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE OAAVH directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorioliite en chef Une leçon qui vient de Verdun Les élections qui se sont déroulées dimanche dernier dans 400 municipalités du Québec représentent autant d'événements locaux indépendants les uns des autres, sans qu'on puisse facilement en tirer de conclusions globales.Malgré cela, Verdun représente un cas spécial.Et les réflexions qu'il engendre prennent une valeur de symbole: elles dépassent l'événement lui-même ou la municipalité elle-même.Il vaut la peine qu'on s'y arrête.On se souvient que l'ex-maire Lucien Caron, qui sera bientôt l'ex-député, a quitté la mairie après avoir fait une espèce d'entente avec l'administration municipale de Montréal: Caron offrait Verdun à Montréal.Il se disait convaincu que la solution de l'annexion était la seule capable de régler les problèmes d'une ville aux taxes élevées, à l'évolution lente et aux insatisfactions nombreuses.Son discours semblait rejoindre les désirs d'un certain nombre de gens d'affaires de la ville-au-bois-dormant.Mais voilà que des résistances commencent à s'organiser.Subitement, on compte les noms de six candidats à la mairie et de 62 autres aux postes de conseillers.Chez les six prétendants au trône, un seul se définit comme absolument annexionniste; les autres évoquent la possibilité d'un référendum ou même suggèrent qu'on repousse tout simplement la question.Le débat a intéressé la population: il a attiré aux poils 60 p.cent des citoyens ayant droit de vote, ce qui représente un très fort pourcentage pour une élection municipale.Et la population a clairement indiqué son choix: elle a élu un maire antiannexionniste, elle a accordé presque autant de voix à un autre candidat qui offrait de la consulter avant de la livrer à la ville voisine et elle a relégué au troisième rang le candidat qui voyait son avenir dans le sein de Montréal.Le choix est-il le meilleur?Aux Verdunois d en discuter entre eux.Ce qui peut intéresser le public témoin, c'est la résistance qu'a su opposer une population qu'on croyait amorphe à une proposition qui avait bien peu tenu compte d'elle.Car enfin, la cour que Montréal a faite à Verdun avait un petit quelque chose d'indécent: c'est un maire quittant les lieux du combat qui a négocié l'entente avec une administration riche, capable d'offrir de beaux cadeaux.Ce fut la grande scène de séduction sans consultation, sans réflexion, sans discussion préalable.Certains Verdunois ont pu espérer y trouver profit; mais d'autres ont senti qu'ils n'étaient pas respectés.Alors, ils ont refusé; c'était, probablement, histoire de respect plus que toute autre chose.Il est possible qu'un débat puisse faire la preuve que Verdun aura beaucoup de mal à se tirer d'une situation peu reluisante; il est possible que l'annexion à une autre ville, Montréal ou une autre, puisse lui être d'un certain secours; il est certain que Montréal, qui conserve toujours le souci du nombre à cause du leadership qu'il lui faut exercer à la Communauté urbaine, y trouverait profit.Mais les annexionnistes de Verdun et de Montréal ont oublié un détail: on ne peut servir la démocratie que dans le respect des gens qui la vivent.Il y a une manière de faire les choses dont on ne peut plus se passer.Fini le temps des gestes paternalistes où les chefs connaissaient, seuls, le bonheur de leurs troupes et savaient leur imposer.Fini le temps où l'on pouvait diriger les gens comme des enfants.C'est vrai que Verdun connaît une évolution économique fort lente; mais son sens de la démocratie est en avance sur d'autres.Jean-Guy DUBUC Le gouffre des frais médicaux La santé n'a pas de prix, c'est bien connu.Mais les soins médicaux entraînent des coûts et ces coûts sont souvent disproportionnés par rapport aux soins.L'ancien ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a pris le taureau par les cornes en proposant que les patients paient une partie des soins médicaux.La santé de personne ne sera mieux protégée si les finances de l'État s'enlisent dans des déficits irrémédiables.L'État doit aussi s'occuper d'autres problèmes et ses ressources ont des limites.Dans le cas de la santé, il semble que trop de dépenses sont inutiles.Il suffit que quelqu'un ne se sente pas très bien pour qu'il entraîne des frais importants pour la Régie de I assurance-maladie du Québec.Il peut aller de consultation en consultation alors que d'autres doivent attendre des mois pour un rendez-vous de médecin.Or, l'universalité des services sociaux ne veut pas dire que des maux bénins doivent recevoir la même attention que les maladies graves ou que les âmes seules puissent trouver un peu de réconfort chez le premier médecin venu.La solution aux recours abusifs des services de santé est l'instauration d'un ticket modérateur: chaque consultation entraînerait une dépense de la part du patient.Il ne s'agit pas de faire supporter les frais médicaux par les malades mais de faire réfléchir les malades imaginaires et d'écarter les maux frivoles.Ce ticket modérateur n'a pas besoin d'être élevé: le prix d'un ou deux paquets de cigarettes ou d'un billet de cinéma.Bien entendu, les pauvres pourraient se faire rembourser cette somme.L'idée d'un ticket modérateur est loin d'être nouvelle.Elle existe à la Régie du logement et a fait baisser le nombre de plaintes et de poursuites frivoles.Les assurances connaissent un principe analogue sous la forme du forfait pour des dégâts au-dessous d'une certaine somme.Il ne s'agit pas seulement de limiter le coût des services de santé.L'art de la médecine est mal utilisé si une partie est consacrée à des «patients» médicalement bien portants, étaient libérés de ce labeur de Sisyphe, les médecins pourraient mieux s'occuper des patients qui ont besoin de soins.En effet, personne ne veut faire de compromis sur la qualité des soins médicaux au Québec, mais l'abondance des soins n'est pas synonyme de qualité.Chaque patient qui se rend chez un médecin mais qui pourrait tout aussi bien se soigner en restant quelques jours au lit, tend à en diluer la qualité.Il empêche les médecins de faire des examens un peu plus approfondis et de dépister des maladies graves un peu plus tôt.La question du ticket modérateur ne doit donc pas seulement être vue sous l'angle de l'assainissement des finances de l'État.Il faut aussi l'examiner du point de vue de l'amélioration de la qualité et de l'efficacité du système de santé.Un grand pas serait sans doute franchi en rendant chacun un peu plus responsable de sa propre santé.Alors qu'il était ministre des Finances, M.Parizeau s'est .heurté à un mur au sujet du ticket modérateur et il évoque le «courage politique» nécessaire pour en parler.Redevenu professeur aux Hautes études commerciales, il peut maintenant en parler plus à son aise.Les candidats aux prochaines élections devraient aussi se sentir plus à l'aise.Une fois qu'ils seront élus, ils devront se soumettre à la discipline; mais pendant la campagne, ils peuvent se permettre un peu de «courage politique».En donnant aux électeurs l'occasion de réagir à une question aussi importante, Ils donneraient un peu plus de profondeur aux élections.Frédéric WAGNIÉRE Droits réservés Colloque sur le bilinguisme(1) Une action concertée s'impose d'urgence La Loi fédérale sur les langues officielles a constitué un grand pas vers l'avant sur la voie du bilinguisme au Canada, mais force est de reconnaître qu'elle n'a pas enrayé le phénomène de l'assimilation, et qu'il est devenu extrêmement urgent de se doter d'une VINCENT PRINCE collaboration spéciale_ véritable politique linguistique à l'échelle du pays.Cette politique devra impliquer véritablement le gouvernement d'Ottawa dans tous ses ministères et se conjuguer avec l'action des provinces et des municipalités, de même qu'avec des initiatives en provenance du secteur privé.L'urgence de passer à l'action saute aux yeux.Les minorités francophones dans l'ensemble du pays sont à bout de souffle à force de combattre une assimilation galopante.Même la minorité anglaise au Québec commence à s'inquiéter sérieusement pour son avenir.Cette conclusion générale se dégage du colloque organisé, ces jours derniers à Ottawa, par le Commissaire aux langues officielles, M.D'Iberville Fortier, colloque qui réunissait justement des représentants autant de la minorité anglophone du Québec que des minorités francophones des autres provinces.' De l'avis de tous les participants, il faut créer un contexte où non seulement des droits sont énoncés mais où des mesures concrètes sont prévues pour en garantir l'exercice.Et le coup de barre doit venir d'abord d'Ottawa.C'est à lui, en tant que gouvernement de tous les Canadiens, qu'incombe principalement la responsabilité de faire de ce territoire un lieu où les deux principales communautés linguistiques peuvent s'épanouir.Travail d'éducation Évidemment, comme la grande majorité des services dont les groupes minoritaires ont besoin pour vivre en leur langue viennent des provinces ou des municipalités, la coopération de celles-ci reste indispensable et devra cesser de se mesurer au compte-gouttes.Il faudra trouver le moyen aussi pour l'entreprise de créer des emplois dans la langue minoritaire.Les minorités elles-mêmes ne peuvent se croiser les bras.Elles ont notamment un important travail d'éducation à entreprendre au niveau de la population ou des gouverne- ments.Dans bien des régions du pays, le bilinguisme est mal compris et les politiciens craignent constamment le ressac s'ils osent reconnaître des droits à la minorité.C'est le contraire qui se passe au Québec où les sondages démontrent que la population serait plus libérale que son gouvernement à ce chapitre.En ce qui concerne la minorité francophone dans les provinces anglaises, la situation apparaît même, à certains égards, plutôt ironique.En effet, on note à travers le pays un engouement pour l'apprentissage du français avec des classes d'immersion qui ne parviennent même pas à répondre à la demande tellement celle-ci est considérable.D'un autre côté, on refuse à la communauté francophone les moyens de se maintenir.Avec qui converseront en français ces futurs anglophones bilingues?On ne peut parler de triomphe de la logique.Le rôle d'Ottawa Les participants au colloque ont généralement reconnu qu'Ottawa a déjà fait un effort louable en faveur du bilinguisme.Mais, a-t-on noté, on en est encore largement à un bilinguisme de traduction et ce bilinguisme dans les ministères et agences du gouvernement central se limite en presque to- talité au territoire de la capitale nationale et au Québec.Il y a plus.La mise en oeuvre de la Loi des langues officielles se fait de façon plutôt incohérente.Les deux ministères qui en sont particulièrement chargés agissent isolément et les autres ministères se sentent peu concernés.On ne sent pas, en somme, la volonté de tout un gouvernement derrière cette politique.Celle-ci devrait relever du bureau du premier ministre lui-même.Ottawa devrait aussi faire comprendre dans ses relations avec les provinces qu'il entend jouer son rôle de chef d'orchestre pour la promotion du bilinguisme.M.Claude Ryan, qui participait au colloque, a suggéré qu'Ottawa devrait prendre l'initiative d'une conférence provinciale sur le sujet.Ottawa, a-t-il soutenu, pourrait jouer un rôle extrêmement utile tout en respectant scrupuleusement les compétences provinciales.Quoi qu'il en soit, on sentait que l'arrivée à Ottawa d'un gouvernement de la même couleur politique que la presque totalité de ceux qui dirigent les parlements provinciaux constituait pour les panelistes une occasion unique de réclamer cette action concertée.Lourd programme pour Peres et le roi Hussein Il y a beaucoup de «mais» dans toutes les phrases qui se disent et s'écrivent à la suite du plan pour le Moyen-Orient, proposé par le premier ministre d'Israël, M.Shimon Peres, dans son discours aux Nations unies le 21 octobre.Il y a des «mais» à la Knesset (Parlement israélien); il n'y a pas moins de restrictions mentales ou autres dans le discours du roi Hussein de Jordanie.Le roi vient d'avoir avec Yasser Arafat, chef de l'OLP, des conversations empreintes d'une cordialité froide.Il n'est pas facile d'accorder le chaud et le froid, l'eau et le feu, de donner de l'espoir aux Palestiniens, sans apeurer les Israéliens.Au moment où M.Peres prononçait son discours, les efforts du roi de Jordanie, préalablement entrepris pour favoriser une solution diplomatique, paraissaient anéantis par des excès rageurs.Des- truction des quartiers de l'OLP près de Tunis par l'aviation israélienne, détournement de l'Achille Lauro en Méditerranée, controverses entre les États-Unis et l'Italie, détérioration des rapports entre Washington et Le Caire, annulation d'une mission de l'OLP à Londres avaient marqué le calendrier d'octobre du cachet de la catastrophe.Le 21 octobre, M.Peres présente à PONU un plan en sept points, dont l'originalité principale tient à la suggestion d'un forum international, auquel participerait la Jordanie.Le roi Hussein avait d'ailleurs déjà proposé le même «parapluie» international.Parce qu'il est le chef du Parti travailliste, M.Peres passe pour plus enclin à l'ouverture que le Likoud, dont le concours lui est indispensable pour le maintien de la coalition gouvernementale.Peut-être a-t-ll surtout mieux compris les _U_ Israéliens, qui, autant que les Palestiniens, en ont assez des coups de force absurdes.Mais il existe à sa démarche des limites au-delà desquelles il ne peut aller, quelles que soient ses convictions personnelles profondes, du reste diversement analysées.C'est ainsi qu'au cours du débat au Parlement israélien sur son plan de paix, M.Peres a dû donner des assurances qu'il avait cru pouvoir omettre à la tribune des Nations unies.À cette occasion, il n'avait pas exclu l'OLP, nommément et de façon explicite, des négociations.Au Parlement, pour éviter une crise, il a dû exclure nommément l'OLP.Il est bon de savoir, en outre, que, dans moins d'un an, c'est M.Shamir qui occupera la présidence du conseil.Or, au parti dont il est le chef, le Likoud, l'idée d'un forum international, chère à M.Peres, n'inspire rien.La marge de manoeuvre du Pre- Et le mier ministre est étroite, temps lui est compté.La rencontre à Amman (Jordanie) entre le roi Hussein et Yasser Arafat offrait au chef de l'OLP l'occasion d'opter sans ambiguïté pour la voie diplomatique, après les incidents d'octobre, qui n'ont pas laissé de l'OLP l'image d'une association de bienfaisance.Arafat ne peut pas se passer de la Jordanie.Et le souverain juge sans doute qu'une organisation «présentable», qui aurait renoncé à la violence, non seulement dans les intentions proclamées mais dans les faits, répondrait à la définition d'interlocuteur indispensable.- Autre Interlocuteur indispensable: l'URSS.Les Israéliens n'en veulent pas.Leurs dispositions changeraient peut-être, si le problème de l'émigration des Juifs d'URSS était réglé.On sait seulement que quelque chose bouge de ce côté.-L_ -i A A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 NOVEMBRE 1985 TRIBUNE A 7 LIBRE La campagne électorale Objectifs imprécis À l'aube d'une nouvelle campagne électorale, les différents chefs de partis multiplient les rencontres et les entretiens avec les électeurs dans le seul but de les «courtiser» et les amener à voter pour leur formation politique.Il ne fait aucun doute que pendant les semaines qui vont suivre, chacun présentera son programme et ses objectifs.Toutefois, pouvons-nous espérer que de nouvelles propositions jailliront de chacune des organisations partisanes et que les électeurs pourront exercer un choix rationnel la journée du scrutin?Par exemple, à l'heure actuelle, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sont-ils vraiment différents l'un de l'autre?Leur programme ainsi que leurs idées à l'endroit du développement socio-économique du Québec ne sont-ils pas devenus sensiblement les mêmes?Ces formations auraient-elles tendance à ressembler aux partis politiques allemands imprégnés par le modèle des ¦catch ail party»?À notre avis, il existe présentement à la ligne de départ deux formations qui se ressemblent à plus d'un point de vue.Pourtant si le PLQ et le PQ continuent de présenter à la population des objectifs vagues et des politiques sociales sans trop de contenu, les électeurs risquent fort de se compromettre et éventuellement avoir de la difficulté à distinguer l'une ou l'autre des familles politiques(.) De nos jours, la richesse d'une campagne électorale dépend largement de la diversité de chacune des formations politiques.Les partis en liste jusqu'à maintenant doivent se détacher les uns des autres et développer un programme structuré afin que les électeurs puissent distinguer les forces en présence.Lorsqu'il y a trop de ressemblances sur le terrain électoral il devient difficile pour les gens d'exprimer leur préférence et par le fait même leur adhésion pour un parti.Nous espérons que les différents chefs arriveront à bien définir leur position sur l'échiquier électoral.Ceci leur permettra de canaliser de nombreux appuis et les électeurs pourront enfin justifier leur choix le lundi 2 décembre 1985.Benoit COR BEI L étudiant aux Études supérieures à l'Université de Montréal En parlant de loyauté M.Michel Roy J'ai lu avec beaucoup d'attention votre éditorial du 25 octobre où vous taxez M.Johnson d'étroitesse d'esprit parce qu'il met en doute la loyauté du candidat libéral Gil Ré-millard.Je suis en désaccord avec vous et voici pourquoi.Dans une fédération politique, les intérêts des partenaires sont nécessairement différents et même divergents.Prenez, le cas du pétrole de l'Alberta, des usines d'autos de l'Ontario, du blé de l'Ouest: chaque province envoie au Parlement fédéral des délégués dont le role est naturellement de «tirer la couverte» de leur côté, car s'ils ne le font pas, leur province se fera manger la laine sur le dos.Le tort de beaucoup de Québécois dans la fédération canadienne aura été d'envoyer à Ottawa des gens qui, sous prétexte de largeur de vues, ont fait une confiance aveugle aux autres partenaires.Combien de nos députés se sont proclamés «Canadiens d'abord»: lis allaient là pour administrer un ocau grand pays, en oubliant leur coin de pays et en oubliant que les députés des autres provinces étaient là d'abord pour défendre les intérêts de leurs commettants.Parfois ils ne comprenaient tout simplement pas ce qui se passait, vu que tout était en anglais.Oui, M.Roy, un député québécois à Ottawa (et encore plus au Québec) doit sa première loyauté au Québec et M.Johnson a raison de l'exiger comme prérequis.D'ailleurs, c'est le drame du Québec dans la fédération canadienne: comme cette fédération est composée en pratique de seulement deux partenaires, elle ne fonctionnera jamais bien.Je m'explique.Pour réussir, le fédéralisme exige plusieurs partenaires, de tailles différentes, de sorte qu'aucun ne puisse dominer l'ensemble.Or au Canada, la nation francophone (le plus petit partenaire) a toujours été et sera toujours dominée par le peuple canadien anglais (le plus gros partenaire).C'est la loi du nombre, la loi du plus fort.C'est pour cela qu'on peut très bien être sincèrement fédéraliste tout en étant foncièrement souverainiste: on accepte le défi du fédéralisme, actuellement, parce que la majorité des Québécois l'a décidé en mai l!)K0.Mais comme on sait que la fédération canadienne est et restera «débalancée», on continue de croire et de souhaiter qu'elle sera remplacée par un \u2022 marché commun» de deux ou cinq pays souverains.René Lévesque appelait cela la souveraineté dans l'association.Il n'a pas été compris, mais le temps lui donnera raison.O.PERRIER Saint-Denis Des réformes à espérer?Lettre ouverte ù M.Robert Bourassa et à M.Pierre Marc Johnson.C'est la campagne en vue des prochaines élections.Les deux partis nous feront connaître leur programme.Quelle y sera la place des projets qui seraient de nature à nous redonner des familles régulières, un système d'éducation à base de principes humains et chrétiens: instruction religieuse, for- mation à la discipline et à la mai-trise de soi, un patriotisme éclairé, etc.?Des réformes qui nous referaient une province où il ferait bon de vivre, parce que les citoyens y seraient plus humains et plus chrétiens.J'attends pour décider de mon vote.Léo BLAIS, évèque Montréal Une véritable surprise Quelle ne fut pas ma surprise de lire en cette première page du mercredi 16 octobre 1985 de votre journal que le livre de Jean Chrétien était déjà un «best seller».J'aurais préféré voir le magnifique sourire de Pauline Harvey, une grandi et véritable écrivaine, qui venait de remporter le prix de l'Académie canadienne-française avec son troisième roman, Encore une partie pour Berri.Elle figurait plutôt à la page 1 du cahier C.Peut-être est-ce une erreur de cahiers?Pourquoi tout ce tapage publicitaire autour de l'autobiographie de Jean Chrétien, qui somme toute, n'intéresse personne sauf quelques rares lecteurs en mal de potins politiques?Bravo Pauline Harvey et votre livre deviendra sûrement le «best seller» des lecteurs avertis.Chantai F.HÉBERT auteur-éditeur Montréal Un défi très important M.Jean-Guy Dubuc Je suis une personne atteinte d'une maladie neuro-musculaire et un des représentants du Québec au Conseil d'administration de l'Association canadienne de la dystrophic musculaire.J'ai lu avec intérêt vos commentaires intitulés: «Un téléthon, c'est la noblesse des émotions», en page éditoriale du 3 septembre dernier concernant le téléthon de la Dystrophic musculaire.L'analyse que vous faites d'un tel événement mérite réflexion.Cependant, il me semble que le spectateur et même l'analyste peuvent difficilement être conscients de l'ensemble de la problématique que sous-tend la diffusion de ce téléthon et j'aimerais donc ajouter à vos propos quelques réflexions personnelles qui, je l'espère, ennobliront davantage la perception d'une telle manifestation.Les activités de l'ACDM occupent un champ beaucoup plus large que son nom ne semble l'indiquer.En fait, une quarantaine (40) de maladies neuro-musculaires sont représentées par l'Association.Ces maladies ont en commun qu'elles sont transmises héridltai-rement, s'attaquent au système musculaire et sont évolutives.Mais au-delà de ces traits communs, chaque maladie comporte des caractéristiques propres qui la rendent unique et empêchent toute généralisation.(Pour plus d'information, la clinique des maladies neuro-musculaires de l'hôpital Marie-Enfant vient de faire paraître un excellent volume ayant pour titre «Les maladies neuro-musculaires de l'enfant»).Le défi que doit alors affronter l'Association en est un de taille: voir à ce que la recherche progresse pour chacune de ces diverses maladies et, en attendant une cure quelconque, faire en sorte de rendre la vie des personnes atteintes et de leur famille la plus normal possible.Si la recherche accapare 60% du budget de l'Association, c'est que ces maladies, outre le fait de handicaper lourdement les personnes qu'elles frappent, conduisent dans bien des cas vers une mort prématurée.Pour beaucoup de parents qui voient leur enfant atteint d'une de ces maladies, seule la recherche alimente leur espoir de jours meilleurs.Or, qui dit recherche, dit fonds de recherche.Où trouver l'argent nécessaire?Auprès des gouvernements même si les citoyens sont déjà trop taxés?S'il suffisait de mettre le nom de l'ACDM dans un bottin téléphoni- que pour recevoir des dons, personne ne se casserait la tête pour trouver un moyen efficace de solliciter les gens.Malheureusement, la réalité est tout autre.Personne ne donne à une association qui n'est pas connue et dont on ne connaît pas la cause qu'elle défend.En ce sens, l'ACDM a acquis au cours des années, grâce aux efforts acharnés de milliers de bénévoles, sa réputation et a su sensibiliser le vaste public sur l'urgence d'agir en matière de maladies neuro-musculaires.L'Association s'est associée à des gens bien connus du monde du spectacle, des affaires et du travail (pompiers) pour donner plus de crédibilité à son oeuvre.Si le fait d'être reconnu constitue un avantage certain, il faut garder à l'esprit que la capacité de donner des gens est limitée.Il est donc nécessaire de constamment redoubler d'ingéniosité et d'efforts pour rester dans la course et se tailler une place sur ce marché où la concurrence de dizaines d'autres associations ayant des objectifs louables est très forte.Parlé de marché et de concurrence peut sembler rude quand on parle de charité mais, n'est-ce pas les fondements mêmes de notre système capitaliste?En 1985, la sollicitation ne se fait plus nécessairement comme il y a cent ans.Certains se financent par des bingos, des loteries, des spectacles, etc.L'ACDM a privilégié le téléthon comme moyen de sollicitation et de sensibilisation.Contrairement à d'autres types de maladies, il n'est pas facile de décrire la réalité d'une personne atteinte de dyslro-phie musculaire de Duchcnne ou d'atrophie spinale par exemple.La télévision est donc un excellent outil d'éducation puisqu'une image vaut mille mots.Cependant, la production québécoise du téléthon n'insiste pas démesurément sur les aspects forcement négatifs de ces maladies et elle s'efforce de donner aussi une image positive en montrant des gens actifs, heureux et souriant à la vie.Le Québec est durement frappé par les maladies neuro-musculaires puisqu'environ le tiers des Canadiens atteints y vivent.Le succès qu'a connu le dernier téléthon encourage donc tous ceux qui ont oeuvré pour cette cause et encore plus particulièrement les gens atteints et leur famille, car, comme l'a si bien chanté Jean Ferrât: «C'est beau la vie».St Jean BOLDUC avocat Les droits des animaux J'ai visionné dernièrement au réseau Radio-Canada le documentaire «Ce ne sont que des bêtes», dans lequel on s'interroge à savoir si les animaux ont eux aussi des droits, et où on fait également l'étalage de droits excessifs que se donnent certaines personnes envers eux.Cela va entre autres de la sadique pratique du gavage des oies jusqu'à des expériences faites en laboratoire, aui sont d'une sor-didité incroyable et qui font souffrir les animaux le plus souvent inutilement.Plusieurs de ces pratiques sont loin d'être essentielles.Alors je me demande ce qui ne va pas avec les humains.Comment se fait-il que quelques-uns d'entre nous semblent se foutre de la douleur physique qu'un animal peut éprouver?Est-ce effectiv-ment du «je-m'en-foutisme»?(.) Je comprends mal que certains humains se permettent d'expérimenter, pour qui et au nom de qui, mille et une choses sur les animaux.Des expériences sur les bêtes peuvent s'avérer nécessaires dans des cas absolument extrêmes, mais encore là c'est discutable.Est-ce une question d'évolution et de gens évolués?De toute manière, c'est atrocement révoltant.Huguette ST-JEAN Montréal La décision d'un assuré Ministre des Finances Québec Je suis âgé de 12 ans, électricien dans la région de Montréal et père de deux enfants (.) de quatre ans et trois ans.J'étais jusqu'à ce matin détenteur d'une police d'assurance-vie familiale de la compagnie d'assurance CrownVie au montant de 100000$.J'ai été averti par cette compagnie que dorénavant je devrais ajouter au montant mensuel de 114,46$, la taxe de 9 pour cent (taxe de 9 pour cent sur la partie «risque» d'une prime d'assurance).¦i Dans le journal de vous découvrirez comment cet homme fait rouler ses aflaires, même s'il est toujours àla course.Et comment, à Noël, vous pourrez épargner plus de 475 $ à F achat d'un ordinateur personnel Apple., ^ Apple et le logo Apple sont des marques déposées d'Apple Computer, Inc.Ce matin, je suis allé signer à ma banque un document afin d'annuler tout futur chèque-o-matique pour cette assurance, ou le moyen de survie de ma famille advenant mon décès.Donc, M.le Ministre, si d'après vos calculs vous croyez qu'il en coûtera moins à l'État de pourvoir au bien-être de ma famille après mon décès, ainsi soit-il! 2 plus 2 égalent?Encore heureux que cette taxe ne s'applique qu'aux vivants seulement.Gilles MORIN Pointe-aux-Trcmblcs Lysiane Gagnoh Le culte du chef m Indépendamment de la valeur personnelle de Pierre-Marc ™ Johnson, il y a un aspect troublant dans le sondage CROP-LA PRESSE qui fait état d'une spectaculaire remontée du Parti québécois.remontée qui semble due exclusivement à la popularité de son chef.Non pas que ledit chef soit indigne de cette confiante.M.Johnson est un homme de qualité, tout comme d'ailleurs M.Bourassa, qui ne mérite pas l'atroce réputation qu'on lui a faite en certains milieux.Le problème, c'est que d'aussi larges fractions de l'électoral semblent avoir radicalement changé d'idée, et en fort peu de temps, sur le gouvernement sortant, et cela, à cause simplement de la personnalité du nouveau chef.Pis encore: à cause simplement de ce qu'on perçoit, à la télévision, de cette personnalité.M.Johnson vient tout juste d'être élu à la tète de son parti.Il n'a pas eu l'occasion d'exercer vraiment le pouvoir.Il n'a même pas siégé en chambre à titre de premier ministre.Il multiplie les déclarations vagues.On ne sait pas du tout, sinon par intuition, quel genre de premier ministre il ferait exactement.On n'en sait guère davantage sur ses intentions législatives.On ne sait pas non plus comment se concrétiserait son nouvel engagement « fédéral!-, sant».Rien n'est clair, comme l'illustre cette autre donnée du sondage : 43 p.cent des gens croient que le PQ n'est plus souverainiste et 31 p.cent croient qu'il l'est encore.De deux choses l'une: ou bien la moitié de l'électoral se trompe, ou bien les deux moitiés ont raison et alors la politique du PQ est ambiguë plus que cela n'est permis.Ainsi s'en va-t-on à grands pas vers l'échéance du 2 décembre sans savoir de quelle façon au juste l'un des deux grands partis susceptibles de former le gouvernement entend exactement procéder dans ses rapports avec le Canada.(C'est une chose que de dire qu'on va négocier.C'en est une autre que de négocier de bonne foi, avec habileté et compétence.Si un gouvernement péquiste \u2014 ou des éléments qui comptent au sein du gouvernement \u2014 voulait faire la preuve que le Québec ne trouve pas son compte au; sein du régime fédéral, aurait-il intérêt à en venir à une entente' acceptable aux deux parties?Quiconque a déjà fait partie du moindre comité de négociation syndical ou patronal sait qu'il y a; mille et une façons de négocier autour d'un même texte.) \u2022 \u2022 \u2022 Suis-je trop cérébrale?Ou ai-je une conception trop pointilleuse de la démocratie?Cet engouement pour le nouveau chef du PQ m'inquiète, dans la mesure où il semble reposer sur des évaluations extrêmement superficielles, et procéder d'une campagne de marketing où la manipulation est plus poussée que jamais auparavant.Une campagne exclusivement axée sur un thème qui a l'air neuf parce qu'il porte sur un beau jeune homme sympathique et bien à la mode, mais qui est un vieux, vieux thème québé-cois: le culte du chef.Le culte du chef, comme dans Drapeau, comme dans Duplessis.Cette fois, le culte du chef repose non pas sur l'autoritarisme et! la vieille démagogie de basse cour, mais sur des techniques infiniment plus sophistiquées, en comparaison desquelles les fameuses, cassettes de Robert Bourassa, dans les années 70, n'étaient qu'un! jeu d'enfant.A l'époque, au grand scandale des journalistes, le Parti libéral faisait parvenir aux stations de radio des extraits de discours pré-.' enregistrés sur magnétophone.Maintenant, c'est autrement plus; raffiné.On ne préfabrique plus seulement le son, mais l'image: ¦ de jolies images mises en scène pour le bulletin de nouvellesjmo- ; tidien.Les cameramen n'ont qu'à tourner.Le décor est planifié; par beau temps, le chef péquiste rencon- ¦ tre les journalistes dans un décor champêtre: ciel bleu, htrbe verte, image d'optimisme et de sérénité.Ou alors c'est un décor de PME.Image d'entrepreneurship.Ou un groupe de vieilles personnes.Image de compassion.Le 31 novembre, M.Johnson traine les caméras dans des maternelles, avec des enfants qui ne pourront voter que dans 11 ans, histoire d'être photographié à la télévision entouré d'enfants maquillés pour ['Halloween.ô la belle image «cute».Autre émouvante image: M.Johnson achetant dans un magasin de jouets un cadeau pour sa fille dont il fêtera le lendemain en famille l'anniversaire, s'abstenant pour l'occasion de faire campagne.Son organisation a évidemment pris soin de bien le faire savoir, de manière à renforcer l'image du jeune-père-dc-famille-qui-s'occupe-de-ses enfants.(À l'insu des journalistes, toutefois, et même dit-on de ses propres organisateurs, M.Johnson est allé ce jour-là faire campagne dans le comté de Verchères.) ic.i \u2022 \u2022 \u2022 Il y a 122 députés à élire et 29 postes de ministres a pourvoir.Même si, dans notre régime parlementaire, le premier ministre jouit d'énormes pouvoirs, il reste qu'un gouvernement c'est une équipe.Un premier ministre ne peut diriger à lui tout seul tous les ministères! Or, que voit-on, du côté du PQ?Une campagne où l'on fait totalement abstraction du parti, dont le sigle disparait ou est à demi-caché; une campagne qui fait abstraction du programme du parti, dont on ne sait plus rien; une campagne où les rencontres avec les militants semblent étrangement limitées, comme pour empêcher la télévision de filmer des scènes d'assemblées qui rappelleraient trop le PQ de l'époque militante.Même les ministres, dont la plupart pourtant le resteront si le PQ forme le prochain gouvernement, sont écartés du champ des caméras, même pour annoncer des projets qui relèvent de la marche interne de leur propre secteur: un projet sur les services de santé était annoncé hier par le premier ministre et non par le ministre responsable, lequel se tenait à l'écart, parmi la foule, comme un badaud parmi d'autres.C'est le candidat dans Deux-Montagnes, M.Yves Lauzon, qui a le mieux résumé la situation: il ne se présente pas comme le candidat du PQ, mais comme «le candidat de Johnson».Pierre Marc Johnson n'est plus seulement un homme, il est le parti à lui tout seul! Qu'on me comprenne bien: je ne dis pas que M.Johnson ne ferait pas un bon premier ministre.Ce que je n'aime pas, c'est qu'on nous le présente comme s'il flottait dans l'air tout seul, comme s'il n'avait rien à voir avec son parti, ni avec ses collègues qu'il a lui-même confirmés dans leurs fonctions ministérielles, ni avec le gouvernement auquel II a été associé de près, à titre de ministre, pendant huit ans! Cela me donne l'impression qu'on nous prend pour des imbéciles.¦ \u2022 \u2022 \u2022 Il y a des gens qui trouvent formidable qu'on soit, comme ils disent, «en train de passer à un régime présidentiel».Pas moi.Il est toujours nocif que trop de pouvoirs soient concentrés entre les mains d'un seul homme.D'ailleurs, le «vrai» régime présidentiel, aux USA par exemple, repose sur la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le Congrès.Ici, tous les pouvoirs sont entre les mains du chef de la majorité parlementaire.Cela rend le culte du chef encore plus mal venu.< \".i -\u2014 \u2014\u2014- , \u201e.\u201e , \u2014r pm * pMhr Hvtm h* ht*** wpm, m * m l'fiii \u2014 t^Mfl^r^ | en produisant des logiciels qui en facilitent l'accès et l'utilisation s'annonce être l'avenue la plus; prometteuse.«Il faut renverser» la vapeur, c'est-à-dire concevoir\" des systèmes qui répondent aux, besoins spécifiques des diver*: milieux de travail au lieu de.créer des outils sans comprendre au préalable la nature des taches à accomplir par les utilisateurs él, les problèmes particuliers de communication et de traitement\u2022 de l'information >, de signalejr le.professeur Taylor.- Le CCRIT se propose d'être le.catalyseur de ces développe:,, ments, « en offrant à l'entreprise,;, privée la possibilité de démontrer sa compétence à résoudre les problèmes de la bureautique au sein de la fonction publique, ce qui contribue à augmenter leur' compétitivité sur les marchés extérieurs ».D'où le débat d'aujourd'hui sur les politiques d'État.Vous voulez venir chercher votre manteau ou chapeau entreposé dans notre garde-fourrure?Rien de plus facile! 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