La presse, 29 août 1985, Cahier A
[" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985, 101' ANNÉE, N° 307, 74 PAGES, 6 CAHIERS LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, ENNUAGEMENT ET AVERSES POSSIBLES.MINIMUM: 10°, MAXIMUM: 22°.DEMAIN: DÉGAGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 Allez, S78-2771 Locutai (Tartoc ff.(te cantate 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents.Iles de La Madeleine: 90 cents Hyundai préfère le Québec pour son usine de $200 millions page D 1 APRES BP CANADA, TEXACO ET IMPERIAL OIL Gulf ferme sa raffinerie ?450 MISES À PIED, ET UN TOTAL DE 1650 EN DEUX ANS j~1 Ce qui n'était qu'une rumeur depuis ^ plusieurs semaines est devenu réalité hier quand la compagnie pétrolière Gulf Canada a annoncé la fermeture, dans deux FRANÇOIS BERCER_ mois, de sa raffinerie de Montréal-Est.Les 150 employés de !a raffinerie devront se résigner au chômage dès la premiere semaine de novembre.Cette fermeture porte un dur coup à l'industrie déjà chancelante du raffinage du pétrole dans la région de Montréal.En 1983, trois raffineries avaient fermé leurs portes, soit celles de BP Canada, Texaco et Imperial Oil.En deux ans, l'abandon de quatre raffineries aura entraîné la perte de 1 650 emplois directs.L'industrie montréalaise du raffinage pétrolier est maintenant réduite â deux usines seulement, celles de Petro-Canada et de Shell Canada.Ailleurs au Québec, seule la firme britannique Ultramar exploite une raffinerie à Saint Homuald.L'industrie québécoise du raffinage possède maintenant, après la fermeture des installations de Gulf en novembre, la moitié de la capacité de production qu'elle avait il y a deux ans (capacité totale de 310 000 barils par jour, comparativement à K30 000 barils en 1983).Gulf explique son geste par «la baisse continue de la demande de produits pétroliers, la surcapacité de raffinage qui existe actuellement dans l'est du pays et la disponibilité accrue de produits importés moins coûteux ».La baisse de la demande de produits pétroliers, au Québec, a été de 9 p.cent au cours des six premiers mois de 1985.pour l'ensemble de l'industrie pétrolière, selon voir GULF en A 2 CKOI, LA STA v TROISIÈME ASSEMBLEE RÉGIONALE DU PQ Pauline Marois aborde la question nationale de front S0 HULL \u2014 Même s'il était ™ dans la région qu'on dit le fief des orthodoxes et même s'il a été invité a le faire par M.Guy Bertrand, qui parlait juste avant MARIO ROY et LOUIS FALARDEAU lui.le candidat favori dans la course à la succession de René Lévesque, Pierre Marc Johnson, n'a parlé ni de souveraineté, ni de l'adhésion du Quebec ii la constitution canadienne.Dernière à prendre la parole.Pauline Marois a pour sa part aborde la question nationale de front, se soumettant ainsi à ce que ses partisans \u2014 parmi les- quels se trouvent un bon nombre d'orthodoxes \u2014 attendaient d'elle.« Si le gouvernement doit vivre avec le présent, le parti, lui, doit préparer et préserver l'avenir.En exigeant la reconnaissance du peuple québécois comme un peuple distinct, nous préserverons notre droit a disposer de nous-mêmes, notre droit à un avenir souverain ».a-t-elle déclaré.Sous les applaudissements.Mme Marois a annoncé son intention de « faire vivre notre projet de souveraineté au coeur de notre projet de société ».voir MAROIS en A 2 CKOI FM, avec sa musique rock, est devenue hier la station FM la plus écoutée au Canada avec plus d'un million d'auditeurs, tout en prenant la première place au palmarès de la radio à Montréal.L'événement a été dignement fêté par le personnel de la boîte et notamment par le directeur des programmes, Bob Beauchamp.Le nouveau « millionnaire» Beauchamp ne s'assoira pas longtemps sur ses photo Jean Goupil, LA PRESSE lauriers.Hier, on l'a chargé de «revamper» la station soeur de CKOI, la « vieille » CKVL.Le premier effet de la transformation de CKVL, qui commencera mardi prochain, c'est que les animateurs Frenchie Jarraud, le duo Jacques Mat-ti-Hélène Fontayne et Reine « Madame X » Charrier vont perdre leur emploi.Par contre, Jean Cournoyer et Claude Poirier conservent le leur.Nos informations, page B ï.Annonces classées.D 4, O 12.D 13, E 2 à E 6 \u2014 Les animaux.E4 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 a B 6 \u2014 Horaires.D 9, D 10 Deces, naissances, etc.E 7 Economie.D 1 à D 8 Étes-vous observateur?.D 12 FEUILLETON Volkswagen Blues.0 13 Horoscope.E 3 Le monde.E 1, E 8 Mots croisés.E 6 « Mot mystère ».E 5 Quoi faire aujourd'hui.D 9 Télévision.B 1 Vacances-voyage.C9 Vivre aujourd'hui \u2014 Decoration.C 1 à C 3 TABLOÏD SPGBTS Bandes dessinées.10,11 Mots croises.14 T-*TLéGDL£?ç'r'AHHéet Ces a?is s§ft>fimfr Soucés, & fi t>es toçespfe Le Matou: un accueil chaleureux pi Précédé d'un énorme batta-^ ge publicitaire et attendu depuis le début comme l'événement du festival, Le Matou du réalisateur québécois Jean Beaudin a eu droit hier matin à une longue ovation à l'issue de sa première projection publique au cinéma Le Parisien.LUC PERREAULT_ Pour cette projection du matin, la direction du festival n'avait pas voulu voir se répéter les désagréments de la veille alors que des dizaines de spectateurs avaient été privés de fauteuil au moment de la projection d'On ne meurt que deux fois.À la suite d'une décision de dernière minute, Le Matou est passé de la salle 4 initialement prévue qui ne renferme que 510 places à la salle 1, plus spacieuse avec ses 830 sièges.En dépit de cette précaution, la projection s'est déroulée dans une salle pratiquement comble.Au cours d'une conférence de presse réunissant plusieurs par- ticipants du film, le romancier Yves Beauchemin s'est déclaré entièrement satisfait non seulement de l'adaptation due à la scénariste Lise Lemay-Rous seau mais également du film réalisé par Jean Beaudin.«Je pense que Jean Beaudin a rendu entièrement justice au roman», a reconnu l'auteur du Matou.De son côté, la productrice Justine Héroux s'est dite très satisfaite de la structure du film par rapport à la série de six heures qui l'accompagne (et qui ne sera présentée à Radio-Québec qu'en 1987).« On a pu dans le passé, de dire Mme Héroux.nous reprocher ces défauts de structure mais, pas cette fois.» Conscients que le langage coloré de Monsieur Emile (qu'incarne le jeune Guillaume Lemay-Thivierge) risque d'être difficilement compréhensible en dehors du Québec, Justine Hé- ' roux et Jean Beaudin estiment voir LE MATOU en A 2 Autres informations, page B 2 Monique Spaziani (Élise), Serge Dupire (Florent), Guillaume Lemay-Thivierge (Monsieur Emile) et Justine Héroux, la productrice, à la projection du Matou, hier soir.\u2022 APARTHEID Au moins six Noirs ont été tués et des dizaines d'autres blessés dans les affrontements entre manifestants et les forces de l'ordre sud-africaines, lesquelles ont réussi à empêcher la grande marche qui devait avoir lieu hier vers la prison où est enfermé le dirigeant noir Nelson Mandela.pQge E , \u2022 GALLUP Plus de la moitié des Canadiens adultes souhaitent que les Forces armées modifient leur politique et permettent aux femmes de faire partie d'unités combattantes.A ,\u201e page A 12 \u2022 HELL'S ' Deux membres du FBI américain vont venir témoigner la semaine prochaine devant le coroner qui enquête sur la tuerie de six motards membres des Hell's Angels.page A 3 \u2022 LES MORDUS Si les Canadiens sont de plus en plus mordus de gadgets de protection électroniques, ils s'en remettent toutefois encore volontiers au chien pour garder leurs biens, et les molosses ne manquent pas de se faire les dents sur les.facteurs.page E 4 \u2022 DÉCORATION Au royaume de l'enfant Kevin, on trouve un beau lit de bois, une armoire à ; tiroirs pleine de jouets et ! deux grands placards.page C 1 Vous voulez acheter ou vendre une maison.et vous avez des questions.Appelez des connaisseurs.842-5011 ROYAL LePAGE 1 CEST BON DE CONNAÎTRE DES CONNAISSEURS. A 2 e LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 La raffinerie de Montréal-Est de la société Gulf Canada fermera ses portes en novembre Pour Yvon Vallée, employé de Gulf, quelques rides de plus, prochain, ont annoncé hier les dirigeants de l'entreprise.photos Pierre Côté, la presse hier, à l'annonce de sa mise à pied prochaine.Pour Montréal-Est, un coup dur, le quatrième en moins de trois ans PAS QUESTION D'ANNEXION À MONTRÉAL POUR AUTANT.Comité d'urgence à l'hôtel de ville de Montréal-Est où le maire Yvon Labrosse tente de mesurer l'impact de la fermeture de la Gulf avec ses conseillers, Roger Lachapelle, à sa droite, et Real Cardinal et Joe Patriarco, à sa gauche.jm Pour les autorités municipa-les de Montréal-Est, c'est un dur coup.Le quatrième en moins de trois ans.Les revenus de cette petite ville de 4000 habitants s'effritent à chaque année et les charges ne diminuent pas.DENIS MASSE_ La décision de la compagnie Gulf Canada de fermer son usine de Montréal-Est n'avait pas été communiquée aux dirigeants de la ville ; lis l'ont apprise, comme tout le monde, à la radio.Hier après-midi, après les informations, un comité d'urgence s'est formé spontanément à l'hôtel de ville où le maire, Yvon Labrosse, a tenté d'évaluer la situation avec trois de ses conseillers et le directeur-général de la ville, Edouard Rivest.La mine longue, ils avaient l'air décontenancés, dépassés par les événements, bien qu'ils n'aient pu cerner encore toutes les difficultés budgétaires que cette nouvelle fermeture implique.Si FLORE D'ICI avec Florian Bernard L'OROBANCHE \u201447\u2014 tm Quelle plante curieuse que l'orobanche qu'on appelle aussi plante-cancer.Ce nom sinistre lui a été donné parce que l'orobanche ne survit que grâce aux substances qu'elle soutire par parasitisme aux autres plantes.L'orobanche ne possède pas suffisamment de chlorophylle.Elle s'agglutine aux racines, des autres plantes pour leur soutirer par osmose certains éléments nutritifs.Ce serait une plante honnie et détestée s'il n'y avait ses fleurs extraordinaires.Ce sont des fleurs à long calice, parfaites, d'une beauté remarquable, blanches, violettes ou parfois d'un beau jaune duveteux comme dans le cas de l'orobanche fasciculata.On trouve au Québec l'orobanche uniflora \u2014 à fleur unique au bout d'une tige velue \u2014 , portant quelques écailles.La tige charnue est courte, presque sous terre.La floraison a lieu au printemps.On trouve l'orobanche dans les bois humides de l'ouest du Québec, sur les taillis et les rivages de la région d'Arthabas-ka et quelquefois dans la région de Montréal et la vallée du Richelieu.L'orobanche «cancéri-se» diverses plantes pour survivre, notamment des verges d'or et des actées.Dans, le nord de l'Europe où elle est abondante, on lui a.donné le nom terrifiant de fleur des vampires à cause de ses propriétés parasitaires.\t .^ .i.à trait chiffras La Quotidienne AC, Tiras» d'hier **0O\tà quatre chiffra* 2742 [M MÉTÉO] JEUDI 29 AOÛT 1985 AUJOURD'HUI: Min.: -11° Mm.: 22° ENSOLEILLÉ, ENGAGEMENT GRADUEL, AVERSES.DEMAIN: DEGAGEMENT Québec Abilitx Ovtoouois Lrjwentidti Contons a< l'Est Movricie Quebec loc-Samt-Jwn «mou* Gaspasie Boie-Comeou Sept-lle.Canada Victoria Min Mu.*u(oord> 6 II 7 9 10 9 7 10 10 10 10 20 22 22 21 20 20 18 18 18 18 18 G«l vonoble Ens.pai.n.Ens.pas.n.Ens., voriob.Ens., nuog.Ens., voriab.Od «or.Huit, ans.Huit, ons.Pluie, cos.Plu», ans.États-Unis Min.Mu.Aefewdliui 23 20 Ragino Winnipeg Toronto 13 23 Holrfo.Osorlotti Somt-Jeon 7 18 16 17 18 15 20 28 19 19 19 18 Boston\t19 28 N.Oiléoni\t23\t28 Buffalo\t19 24 Pittsburgh\t13\t26 Chicago\t17 27 S.Francisco\t12\t20 Miami\t27 31 Woshington\t19\t29 Now York\t20 29 Dallas\t22\t35 les capitales\t\t\t \tmtL m.\t«\u2022\tMe.Amsterdom\t24 23 Madrid\t10\t30 Athènes\t18 28 Moscou\t15\t28 Acopulco Boriin\t24 33 Mtiico\tII\t20 \t7 23 Oslo\t13\t18 Bruxelles\t10 24 Paris\t11\t23 Buenos Airti\t10 18 Rome\t14\t36 Coperthogue\t11 17 Seoul\t25\t28 Geneve\t8 20 Stockholm\t12\t18 Hong Kong\t25 26 Tokyo\t25\t32 LeCoIre\t22 36 TrWdod\t24\t31 Lisbonne\t14 32 Vienne\t13\t17 Londrti\t14 24\t\t r* i MAROIS SUITE DE LA PAGE A 1 Mme Marois a par ailleurs à nouveau placé son seul objectif immédiat dans « la dignité, l'autonomie, le travail, et l'utilisation maximale des ressources humaines par l'emploi ».Dans cette région où elle jouit d'un appui important, la .ministre a pu compter sur un parterre voyant et enthousiaste.Mais à ce chapitre, le camp Johnson a, encore une fois, eu le dessus.Néanmoins, quand il est monté sur la scène, quelques personnes ont hué Pierre Marc Johnson, et une autre lui a lancé : \u2022 Réponds aux questions de Bertrand.» Mais il s'en est tenu au discours qu'il avait préparé et il a pu le livrer sans être interrompu par les quelque 950 personnes qui remplissaient la petite salle du Palais des congrès de Hull ou qui suivaient les débats sur des téléviseurs dans le hall.M.Johnson a même réussi sa meilleure performance dans ces débats régionaux organisés par le parti.Il a choisi de débuter son allocution en parlant de la vitalité du parti et en défiant Robert Bourassa, ce qui lui a permis de gagner l'auditoire.« En 76, a-t-il dit en faisant allusion à Pierre Trudeau, quelqu'un de l'autre côté de la rivière nous disait morts et on a pris le pouvoir.En 80, le même se frottait les mains et on a été réélus.Il est parti, mais il a laissé au Québec un petit cousin, M.Bourassa, qui se frotte les mains à son tour.Mais il va voir lui aussi qu'on n'est pas morts, ni dans l'Outaouais, ni ailleurs ».Pour le reste, M.Johnson a répété le message qu'il véhicule depuis le début de la campagne.«Le Québec a changé, dit-il.René Lévesque lui a donné confiance en lui et le goût de faire quelque chose.La loi 101 a donné au Québec un visage qui lui ressemble.«Maintenant, poursuit-il, il doit s'attaquer sans relâche au défi du développement économique et de la création d'emplois pour partager cette nouvelle croissance.» S'inspirant cette fois d'exemples puisés dans l'Outaouais, M.Johnson à poursuivi en disant que ce défi ne pouvait être relevé que si tous les Québécois, solidaires, mettaient la main à la pâte et ne comptaient pas seulement sur l'action du gouvernement.Premier à prendre la parole, le ministre Jean Garon, a profité du fait que l'assemblée se tenait en face de la capitale fédérale pour s'adresser directement au premier ministre Mulroney et lui servir une sévère mise en garde.Faisant allusion A la loi C-25 sur la stabilisation des prix agricoles et au refus du fédéral de laisser les coudées .franches au Québec dans le domaine de la formation de la main-d'oeuvre, M.Garon a lancé : « Je m'inquiète, M.Mulroney, quand je vois votre gouvernement agir comme celui des libéraux.«Souvenez-vous de ce qui est arrivé aux libéraux, M.Mulroney », a-t-il ajouté, l'« avertissant » qu'il serait du combat que devrait livrer le Québec s'il ne tenait pas les promesses de son discours de Sept-Iles.Le ministre en a étonné plusieurs en reprochant à Ottawa de ne pas avoir affirmé sa souveraineté dans l'affaire du Polar Sea, ce navire américain qui a pu se promener dans les eaux canadiennes sans qu'Ottawa ne proteste.Plus encore qu'à Sherbrooke, M.Garon s'est comporté en chef de parti, en futur chef de gouvernement fort sérieux, plutôt qu'en ministre de l'Agriculture désopilant.M.Guy Bertrand a consacré l'essentiel de son discours au projet d'accord constitutionnel présenté par le gouvernement québécois.Il s'en est pris nommément et à plusieurs reprises à M.Johnson, responsable du dossier.Selon lui, si le Québec adhérait à la nouvelle constitution, non seulement ne pourrait-il plus accéder à la souveraineté sans l'accord du Canada, mais il ne pourrait pas non plus aller chercher d'autres pouvoirs pour bâtir la souveraineté par morceaux que propose M.Johnson.Répondant à Jacques-Yvan Morin qui avait dit que le droit international primait sur le droit constitutionnel, il a donné l'exemple du Texas qui n'a pu se séparer des États-Unis en 1865 malgré l'accord majoritaire de sa population.Quant à lui, Luc Gagnon a à nouveau remporté un succès d'estime et d'idées, recueillant des réactions enthousiastes à ses sorties sur l'anti-militarisme et l'aide au Tiers-Monde.Montant sur scène au son de la Symphonie pastorale, de Beethoven, il a aussi qualifié de « démentiel » le projet d'exportation d'eau potable parrainé par Robert Bourassa et, globalement, est arrivé à donner une crédibilité aux thèmes écologiques.Enfin, Francine Lalonde a réclamé le rapatriement au Québec de l'assurance-chômage (avec l'aide des fonds fédéraux pour les cinq premières années), des programmes de formation de la main-d'oeuvre et de création d'emplois.Cette troisième assemblée régionale s'est déroulée rondement, sans éclats, sans, par exemple, les débordements bruyants qui avaient caractérisé l'entrée des candidats 1ers des assemblées précédentes.T «Vous songez à l'annexion avec Montréal?» a suggéré le représentant de LA PRESSE.La question eut l'effet d'un coup de fouet.«Jamais.Pas question! » ont répliqué en choeur les quatre élus.«Nous saurons bien prendre les mesures qu'il faut pour éviter le pire», a rassuré le maire.Au journaliste de comprendre que le pire, c'était l'annexion.Le contrôleur des finances s'interroge.Il s'attend à ce que la compagnie réclame un remboursement de la taxe d'affaires au 1er novembre, date de la fermeture.Son budget serait perturbé.« Peut-être aussi qu'on va avoir des dépenses en moins », risque le maire pour atténuer l'impact de cette nouvelle perte de revenus.Le sourire jaune Du côté des employés, on souriait encore à la sortie de la raffinerie, rue Broadway.«Ça, c'est de la nervosité», tente d'expliquer le conseiller Joe Patriarco.«Je sais ce que c'est, mon fils travaille là et il n'en mène pas large malgré les apparences.» À la sortie de l'usine de phénol, rue Ontario, un peu au sud de Sherbrooke, Marcel Hamelin, 47 ans, menuisier depuis sept ans à l'emploi de la Gulf, se demande comment il pourra se trouver un emploi «à l'âge qu'il a».Son copain, Yvon Vallée, 60 ans, l'encourage du mieux qu'il peut.Pour lui, c'est fini ; il a 60 ans.Les deux hommes gagnaient\u2014gagnent encore pour quelques semaines\u2014$17,55 l'heure.Après, l'avenir est chargé de trop d'inconnues.Il n'y a pas eu grand émoi dans la salle quand les employés ont été réunis hier, sur le coup de 11 heures, pour apprendre la décision de la compagnie.Tout le monde s'y attendait plus ou moins.Tous entretiennent encore l'espoir que la Gulf pourrait être rachetée par une autre société.Raymond Durocher, le président du syndicat (non affilié) s'est empressé de courir chez Mme Carole Jacques, le plus jeune député du parlement fédéral, pour deviser avec elle des mesures à prendre.Il y a un Centre d'emploi du Canada, à deux pas, rue Broadway.GULF SUITE DE LA PAGE A 1 la firme de courtiers en valeurs mobilières Nesbitt, Thomson, Bongard Inc.De plus en plus, l'électricité et le gaz naturel remplacent le mazout dans l'in- ' dustrie, et la consommation d'essence diminue au fur et à mesure que les gens achètent et utilisent davantage des véhicules plus économiques.La cessation des opérations de raffinage de Gulf A Montréal-Est survient après que l'entre-: prise ait investi $50 millions dans la modernisation de l'usine, au cours des cinq dernières années., Les Reichman achètent et vendent La fermeture fait partie du plan de réorganisation de Gulf Canada à la suite de son acquisi- : tion, au début du mois d'août, par le holding torontois de la famille Reichman, Olympia & York.Les Reichman avait d'abord acquis, au prix de $2,8 milliards, 60 p.cent de Gulf Canada des mains de Chevron Corp., de San Francisco.Les financiers torontois voulaient posséder une compagnie pétrolière délestée de toute activité reliée directement a la clientèle (raffinage et mise en marché), pour ne conserver que les activités de forage et d'exploitation des puits.Ils ont donc procédé a la vente de certains actifs (quatre raffineries et des centaines de stations-, service dans l'ouest du pays) a Petro-Canada, pour la somme de $886 millions.La vente des actifs de l'ouest du pays a Petro-Canada incluait un contrat de raffinage de 30 000 barils par jour que Gulf réalisait pour Texaco Canada a Montréal-Est.Petro-Canada a décidé de faire le raffinage de ce pétrole de Texaco a la raffinerie de Clarkson, près de Toronto, enlevant du même coup la moitié de ses activités a la raffinerie de Montréal-Est.Selon le ministre québécois de l'Énergie, M.Jean-Guy Rodrigue, Ottawa devra faire en sorte que Petro-Canada reconnaisse sa responsabilité.« L'annonce de la fermeture nous est très difficile a accepter », a déclaré le ministre hier a Québec.Selon lui, c'est le transfert du contrat de Texaco qui est la véritable cause de la fermeture.Les autres actifs de Gulf situés dans l'est du pays (au Québec et dans les Maritimes) ont fait l'objet de négociations avec des acheteurs potentiels, notamment Ultramar qui s'est retirée dernièrement du dossier.Il semble que personne n'ait voulu de la raffinerie de Montréal-Est.Selon les porte-parole de Gulf, des négociations se poursuivent pour la vente des autres installations de l'entreprise au Québec et dans les provinces de l'Atlantique.Les actifs restants de Gulf dans l'est du Canada (sans compter la raffinerie bientôt fermée) ont une valeur de quelque $300 millions (675 stations-service, des terminaux, des réservoirs et des véhicules de transport du pétrole), estime l'analyste Philippe Hervieu, de la maison Nesbitt, Thomson, Bongard Inc.Après la fermeture de la raffinerie montréalaise, Gulf emploiera encore 800 personnes au Québec, dans l'administration, le marketing et la distribution de produits pétroliers.Les 450 employés d'usine mis a pied en novembre recevront leurs salaires et bénéfices marginaux complets jusqu'au 31 décembre et ensuite des primes de séparation, a indiqué le directeur de la raffinerie, M.Robert Parent, lui-même touché par les mises a pied.Guillaume Lemay-Thivierge, gendaire bouteille de bière à LE MATOU SUITE DE LA PAGE A 1 que, pour pouvoir exporter le film en France, il faudra doubler quelques expressions trop crues et ajouter des sous-titres dans les passages jugés plus difficiles.¦ Ce serait criminel, de soutenir de son côté l'acteur Julien Guiomar, de doubler ce film.» 8 dit « Monsieur la main.lie», sa lè- Rendant hommage A l'oeuvre! de Beauchemin, l'interprète du; chef cuisinier Picquot devait-ajouter : « On se trouve dans un ! environnement shakespearien.; Les personnages sont tous déme- ; sures.C'est dans la veine de Céline ou de Pagnol.» \\ ¦ Une autre projection du Matou ; devait suivre en soirée A la salle Maisonneuve de la Place des Arts.51?9926 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 la presse \u2022 A3 Le ministre Tardif en a assez des lamentations des maires de la CUM sur le transport en commun QUEBEC - Le ministre des Transports, M.\u2014 Guy Tardif, en a assez des élus municipaux de l'ile de Montréal qui revendiquent sans cesse du gouvernement du Québec qu'il revise à la hausse sa contribution annuelle au financement du transport en commun.Tout comme il en a assez de leur valse-hésitation dans le dossier du prolongement du métro.YVON LABERGE de notre bureau de Quebec Il en a tellement assez, qu'il se demande d'ailleurs si le gouvernement ne devrait pas réviser à la baisse sa contribution financière pour la construction des lignes de métro.Présentement, c'est en effet Québec qui assume 100 p.cent des coûts des nouvelles infrastructures, alors que sous les libéraux de Robert Bourassa, dit-il, les municipalités en assumaient 40 p.cent.« La contribution du gouvernement du Québec est le double de celle des municipalités de l'ile, a dit hier Guy Tardif.C'est à eux ( les maires ) de puiser dans leurs goussets.» Selon les chiffres qu'il a cités devant quelques journalistes, juste avant son entrée au Conseil des ministres, le Québec - « c'est vous et moi par nos impôts » - assume 44 p.cent des coûts du transport en commun à Montréal.Les usagers y contribuent pour 33 p.cent et les municipalités pour 22 p.cent.Les maires ne font pas pleurer le ministre Mais il y a plus irritant encore pour le ministre des Transports.En effet, le gouvernement du Québec défraie 100 p.cent du coût des infrastructures du métro et la valse-hésitation des élus municipaux quant à l'ouverture de la ligne numéro 5 du métro choque quelque peu M.Tardif.Cela, bien qu'il re- connaisse que c'est aux élus d'en décider.« Ils ne me feront pas pleurer quand ils disent qu'il leur en coûterait quelque $7 millions de plus si la ligne numéro 5 était en service en 1986.II en coûterait peut-être $7 millions de plus, mais, au moins, il y aurait un service que les usagers n'ont pas présentement.Il ne faut pas oublier qu'il y a là un investissement de $150 millions qui ne sert à rien.» Mais encore là, il y a plus irritant pour M.Tardif.C'est, cette fois, l'indécision des administrateurs municipaux au sujet de la ligne numéro 7.« Je souhaite qu'un certain nombre de décisions se prennent, a-t-il précisé.Il faut qu'ils se rendent compte que mous payons 100 p.cent des infrastructures.Peut-être qu'en intéressant (lire faire contribuer) la Communauté urbaine de Montréal (CUM ) et la Société de transport en commun de la CUM (STCUM), on ferait mieux la jonction entre la construction d'une ligne de métro et son déficit d'opération.» Quant à la possibilité d'une hausse des tarifs à la SCTCUM qui entrerait en vigueur en janvier prochain et qui ferait passer le prix du passage simple à $1, le ministre ne s'en formalise pas.Il reste, selon lui, que c'est là un tarif encore plus bas que ne paient les usagers d'autres grandes villes nord-américaines.Enfin, le ministre se demande comment cela se fait-il que les élus municipaux n'est pas encore formé le conseil d'administration de la nouvelle SCTCUM alors que la loi le leur permet depuis son entrée en vigueur à la fin de la session en juin dernier.« Ils auraient là les outils nécessaires pour décider du niveau et de la qualité du service à offrir aux usagers et ils pourraient décider de leur contribution.Nous sommes presque au début de septembre et ce conseil n'est pas encore formé.» DEUX AGENTS DU FBI VIENDRONT TÉMOIGNER Le délateur Trudeau décrit la terrible «justice» des Hell's I JOLIETTE \u2014 Deux mem-™ bres du Federal Bureau of Investigation ( FBI ) des États-Unis seront appelés à témoigner, la semaine prochaine, à l'enquête publique que preside le coroner Jean-B.Falardeau sur la mort de six motards des Hell's Angels de Laval.RAYMOND OERVAIS Les deux policiers, qui connaissent bien les bandes américaines de motards et leurs ramifications à l'étranger, travaillent déjà depuis plusieurs semaines en collaboration avec la Sûreté du Québec dans le cadre de l'opération « Haro » qui vise à faire la lumière sur la fameuse tuerie de Len-noxville.Selon ce que LA PRESSE a appris de bonne source, le témoignage des deux agents fédéraux américains viendra compléter celui du deuxième délateur de la SQ.Yves Trudeau.Les deux témoins préciseront certains faits énoncés par l'ex-motard devenu délateur, notamment au sujet des relations entre les « chapitres » américains et canadiens de la bande des Hell's.Les « Filty Few » ou FF Dans la deuxième partie de son témoignage, hier, Yves Trudeau a longuement parlé des relations entre les différents chapitres ou sections des Hell's, ainsi que des rapports mensuels que les sections québécoises devaient faire aux Hell's Angels de New-York.Il a également affirmé qu'il avait été le premier Angel canadien à recevoir la décoration de « Filty Few » réservée aux tueurs à gages émérites.Cette décoration lui avait été décernée par un dénommé Sonny Barger, le président de la section californienne des Hell's Angels.Elle est offerte, a-t-il expliqué, au motard qui ne craint pas de tuer pour permettre un plus grand rayonnement du club, tout en sachant bien qu'il risque 25 ans d'emprisonnement si jamais il est trouvé coupable de meurtre Trudeau a dit dans son témoignage que cet honneur est le plus grand qu'un motard puisse se mériter et qu'à part Y von « Le Père » Bilodeau et Jean-Guy « Brutus » Geoffrion.tous les membres du « North Chapter » de Laval étaient des « FF \u2022 ou « Filty Few ».Selon Trudeau, trois lois guident tous les Chapitres des Hell's à travers le monde.En vertu de ces lois, tous les groupes sont autonomes et peuvent édicter leurs propres règlements en autant que ceux-ci ne viennent pas en contradiction avec les lois Internationales.Ainsi, un motard des Hell's An- Autre requête contre le coroner Falardeau ¦JULIETTE \u2014 Les avocats des Hell's Angels ont inscrit devant la Cour supérieure de Jo-liette.hier, une nouvelle requête contre le coroner Jean-B.Falardeau.Cette fois, les avocats reprochent à ce dernier d'avoir outrepassé ses pouvoirs de coroner en imposant des conditions aux motards qu'il a libérés lundi.Mes Léo-René Maranda, Jacques Bouchard et Michel Dus-sault estiment que le coroner Falardeau a erré et est allé à rencontre de l'article 22 de la Loi des coroners en imposant à leurs clients des conditions autres \u2022 qu'un cautionnement monétaire.- Hier après-midi, le pathologiste judiciaire, le Dr André Lauzon, est venu présenter les rapports d'autopsies qu'il a pratiquées sur les corps de Laurent « L'Anglais » Viau, de Guy-Louis ¦ Chop » Adam et de Jean-Pierre « Mat Le Crosseur » Mathieu.Le Dr Lauzon a précisé qu'au moment de l'autopsie, les corps étaient tous dans un état de décomposition avancée.Il a néanmoins pu décrire avec exactitude le chemin suivi par les balles et donner une idée du calibre des armes à feu utilisées pour les meurtres.Fait à noter, les trois motards ont été abattus par derrière et la trajectoire des balles laisse croire qu'ils ont été atteints au mo ment où ils tentaient de fuir leurs assassins ou, encore, alors qu'ils étaient allongés face contre terre.gels n'a pas le droit de commettre un viol, un « burn » et un « show ».En d'autres termes, non seulement l'agression sexuelle lui est interdite, mais il n'a pas le droit de frauder la personne à qui il vend de la drogue, encore moins l'occire.Il lui est également défendu de consommer de l'héroïne.Le délateur Trudeau a parlé longuement des rivalités qui existaient entre les chapitres de Laval et de Sorel.Il a même précisé que, lors d'un party à Sorel en décembre dernier, Louis « Ti-Oui » Lapierre et Michel « Sky » Lan-glois, deux membres de Sorel, lui avaient offert de quitter le groupe de Laval pour se joindre à celui de Sorel.Les deux motards lui avaient alors fait valoir que le chapitre de Laval s'en allait à la débandade, que les membres consommaient trop de cocaïne et qu'ils nuisaient à la « bonne » réputation du club.La famille avant tout Trudeau a aussi révélé hier qu'il avait lui-même demandé de rencontrer le caporal Marcel Lacoste, de la SQ, pour savoir ce qui pourrait lui arriver advenant qu'il décide de raconter tout ce qu'il savait.Le policier Lacoste l'aurait alors assuré que sa famille serait bien protégée par la police et que son témoignage ne serait pas retenu contre lui.Répondant ensuite à une question de Me Léo-René Maranda en contre-interrogatoire, Trudeau a dit qu'il avait décidé de vider son sac parce qu'il en avait assez de cette vie de motard et qu'il voulait s'occuper de sa femme et de son enfant.Il devait ajouter que, de toute manière, il était un homme mort.Trudeau a néanmoins précisé que le policier ne l'avait pas assuré de l'immunité totale : des accusations pourraient être éventuellement portées contre lui si un témoin l'identifiait comme étant le responsable d'un crime.À la fin de son témoignage, Yves « Apache » Trudeau a expliqué au coroner comment les Hell's condamnaient puis exécutaient un des leurs qui parlait trop ou qui ne voulait pas suivre les règlements du club.Un meeting, auquel participaient seulement les gradés, était convoqué au repaire et c'est à main levée qu'on décidait du sort de l'accusé.Si celui-ci était trouvé coupable, il était habituellement passé par les armes sur-le-champ.La tête giratoire de la taupe mécanique est dotée de 45 couteaux en alliages spéciaux qui dévorent littéralement le roc, le digèrent et renvoient les débris dans des wagonneHes qui Suivent SUr rail.photo Jeon-Yves Talbo», LA PRESSE LE RÊVE DE JULES VERNE EST DÉPASSÉ Une chenille qui gruge 24 pieds de tunnel à l'heure B L'un des rêves les plus fous ™ de Jules Verne est dépassé, celui d'une chenille mécanique géante qui gruge les entrailles de la terre, se frayant un chemin en tunnel dans le roc solide.La Com- FiORIAN BERNARD munauté urbaine de Montréal vient de mettre en opération un tel engin, aux allures de monstre fantastique, dans le creusage de l'intercepteur sud-est, depuis l'usine d'épuration de Rivière-des-Prairies.Le représentant de LA PRESSE est descendu à plus de 15U pieds sous terre, hier, soit l'équivalent d'un building de 10 étages, pour admirer le monstre à l'oeuvre.D'une valeur de $6,3 millions, cette énorme machine d'un poids de 300 tonnes et d'une longueur de 27 mètres, est dotée d'une tête circulaire, giratoire, munie de 45 couteaux à disques, en alliages spéciaux, qui dévorent le roc comme un gamin pourrait mordre dans une pomme.La chenille vrilleuse peut creuser jusqu'à 100 pieds de tunnel d'une hauteur de 18 pieds par jour.C'est la première fois qu'un engin excavateur d'une telle puissance et d'un tel poids est utilisé sur un chantier de construction à l'échelle mondiale.Ce monstre mécar.' iue peut digérer des tonnes me.in nos de pierre solide à l'heure.Les rejets d'excavation sont absorbés par des « intestins » tabulaires, en acier, qui les rejettent à leur tour dans des wa-gonnettes sur rail.Ces débris sont remontés en surface le long d'un puits vertical haut de dix étages.La taupe mécanique pourrait remplacer la dynamite Utilisée actuellement dans l'ex- cavation des tunnels d'interception des eaux usées, cette machine futuriste pourrait bien tôt remplacer complètement les techniques traditionnelles de creusage du métro, éliminant le dynamitage et le forage au marteau compresseur.Elle laisse derrière elle un tunnel circulaire d'une grande netteté et d'une coupe parfaite, qui a trois fois la hauteur d'un homme.Baptisée « taupe mécanique » par les uns ou « chenille » par les autres, cette machine s'appelle tout simplement un « tunne-lier ».C'est une mécanique mise au point par la technologie américaine et qui va se répandre do plus en plus non seulement en Amérique, mais également ù travers le monde.Cette nouvelle méthode ayant éliminé le dynamitage est très sécuritaire et réduit considérablement le nombre de plaintes et de réclamations provenant des résidents.10 000 petits prennent pour la première fois le dur chemin de I' wm En juin, Carlos Lopez, 38 ™ ans, a couru 40 km en 2h7min.Le 18 août, Steven Trotter, 22 ans, a sauté les chutes Niagara en baril.Hier, Nathalie Dagenais, 6 ans, s'est assise une demi-heure derrière un pupitre sans bouger et sans parler.lit, Une grande journée pour Nathalie Dagenais et Annie Paquin qui ont rencontré, hier, leur première maîtresse, Louise Tremblay, photo Pi«r.-e Côté, LA PRESSE Près de 10000 enfants, habitués depuis leur naissance à jouer, à courir, à sauter et à crier, ont répété l'exploit dans tout le Québec alors qu'ils entraient en première année.Au bout d'une demi-heure, Nathalie n'en pouvait plus.Elle a commencé à parler sans lever la main.Puis elle s'est tortillée dans tous les sens comme si elle était assise sur un nid de guêpes.Petit à petit, la bougeote s'est répandue dans la classe.L'un s'est levé sans raison.Un autre a baillé.Le petit garçon du fond a donné un coup de coude à son voisin.Louise Tremblay, dont c'est la deuxième année d'enseignement à l'école Marguerite Bour-geoys, dans l'est de Montréal, a cessé de sourire.« O.K.! On fait notre premier exercice de la journée ! a-t-elle dit.Venez tous en avant vous asseoir autour de moi.» Prenant Nathalie par l'épaule, elle lui a demandé de montrer, un à un, les cartons qu'elle tenait dans sa main.Chaque carton comprenait le nom d'un enfant et le dessin d'un animal.Pour la première fois de leur vie, des enfants ont vu leur nom écrit en gros caractères.Quand ils sauront le reconnaître, dans quelques jours, ils sauront que l'école, c'est utile.« Je vais apprendre à écrire comme il faut, a dit Nathalie,, tenant précieusement son pro^ pre carton représentant une petite souris sous un gros champignon.Je vais aussi apprendre à compter.Et je vais me faire beaucoup d'amis.» À. A 4* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 Le premier ministre René Lévesque, qui présidait hier un bal donné à l'occasion de la remise des médailles du Mérite agricole, à Québec, n'a pas raté l'occasion de taquiner le petit Laurence Grandmont, lui demandant: «Veux-tu avoir ma job, mon gars ?» Photolaser PC LES PARTISANS DE LANDRY CHEZ PIERRE MARC JOHNSON Garon compte sur «les militants» Hj QUEBEC (PC) \u2014 Le can ™ didat au leadership du Par ti québécois Jean Garon n'a ma nifesté aucune surprise ni déception à la suite du soutien qu'ont accordé mardi trois expartisans de Bernard Landry à la candidature de Pierre Marc Johnson.« Je veux faire une campagne de militants », a rappelé hier M.Garon qui commentait la décision du ministre Jean-Guy Rodrigue et des députés Jean-Paul Champagne et Michel Leduc de passer au clan Johnson après la défection du candidat de Laval-des Rapides.Rencontrant la presse avant son entrée à une réunion du conseil des ministres, Jean Garon a précisé qu'il n'a jamais eu l'intention de procéder à « du torda-ge de bras » pour s'attirer les faveurs et sympathies dans la campagne à la succession de René Lévesque.Avec comme seuls appuis de l'équipe ministérielle ceux de trois députés et d'un ministre, le candidat Garon lie son sort à l'effet boule de neige des militants de la base.« Eux seuls peuvent former des groupes d'appuis », a-t-il affirmé.Le ministre de .Agriculture ne croit pas non plus que sa seule performance dans les assemblées régionales, qualifiée d'exceptionnelle par plus d'un, puisse lui permettre de s'assurer de la palme.« Bien que les militants viennent y évaluer qui devrait être élu à la présidence du parti, ce n'est pas là le seul élément » qui s'inscrit dans la dynamique de la course, a-t-il jugé.Landry Rappelant par ailleurs que Bernard Landry, au moment de déclarer forfait, avait veinement tenté d'entrer en contact avec lui, M.Garon entend bien rencontrer l'ex-eandidat dès son retour au Québec.11 n'a toutefois pas l'intention de solliciter l'appui de M.Landry.De la même manière qu'il dit avoir respecté sa décision de se retirer de la course au lea- dership, autant ne veut-il pas « le mettre dans l'embarras » avec une requête de cette nature.D'autre part, à son ex-collègue à la Condition féminine et maintenant présidente du Rassemblement démocratique pour l'indépendance (RDI) Denise Lcblanc-Bantey qui voit en M.Garon « un homme d'Etat permettant au moins de ne pas faire reculer le Québec », le candidat a repondu stoiquement: » C'est déjà ça (de pris).» Bien que son récent appel lancé aux « orthodoxes » n'ait pas trouvé l'écho souhaité, après que le RDI eut mardi réitéré sa décision de ne pas s'engager dans la campagne à la présidence péquisle, M.Garon se refuse à parler de rebuffade.« Je n'ai pas considéré ça comme un refus.Au contraire, je ne m'attendais pas à plus que l'appui qui a été manifesté.L'ouverture (du RDI) est assez large, a-t-il poursuivi, pour que tous les gens qui sont membres du RDI se sentent eni.èrement libres de reprendre leur carte de membre du PQ.» M.Garon se veut le assembleur «de tous ceux qui se reconnaissent dans la large avenue que représente le PQ.Si les gens avaient tous la même opinion, ce ne serait pas un parti politique mais un troupeuu de moutons ».Plutôt porté sur la défensive, contrairement à son habitude, M.Garon ne s'est pas insurgé contre l'épithète de « fédéraliste » dont l'ont affublé certains membres du RDI.« Ce sont des termes idéologiques dans lesquels je ne veux pas entrer », a-t-il d'abord lancé avant de préciser « qu'à la limite », la souveraineté-association, à l'instar du marché économique européen, peut se traduire sur le plan politique comme une forme de fédéralisme.« La souveraineté-association à l'état pur, ça n'existe pas, c'est toujours une question de degré », a-t-il conclu.M.Pierre Marc Johnson, candidat à la succession de René Lévesque, est allé faire la bise hier soir à l'une de ses adversaires, Mme Pauline Marois, qui se trouvait parmi ses supporters.La scène se passait à Hull, où étaient réunis les candidats au leadership du Parti québécois.TOUJOURS SANS NOUVELLES DU MINISTRE Laval-des-Rapides veut connaître au plus tôt les intentions de Landry ~| Les péquistes de Laval-des-™ Rapides ont l'Intention de connaître au plus tôt les intentions de leur député-ministre Bernard Landry quant à son avenir politique.PIERRE VENNAT_ « On le laisse réfléchir sur son avenir et prendre sa décision tranquille à l'étranger.Il est évident que c'est pas une décision facile à prendre.Mais dès qu'il sera revenu au Québec, on veut qu'il nous rencontre.Si jamais il se retire, il nous faudra trouver un autre candidat, et vite », a déclaré à LA PRESSE M.Maurice Belzile, président de l'association péquiste du comté.Bien que déçus du retrait inattendu de leur candidat de la lutte au leadership, les partisans de Bernard Landry ne lui en veulent pas.Ce dernier est toujours le bienvenu dans le comté, lui qui demeure à Outremont, s'il désire s'y représenter.Pour le moment, donc, aucun nom n'est envisage et on ne recherche personne pour le remplacer, de dire M.Belzile.Mais on ne veut pas perdre le comté aux prochaines élections, c'est pourquoi on veut connaître les intentions de M.Landry au plus tôt.Il est à noter que l'une des candidates au leadership péquiste, Francine Lalonde, demeure, elle, dans Laval-des-Rapides et est d'ailleurs membre de l'association du PQ de ce comté.Le retrait de Bernard Landry lui ouvrirait, bien sûr, une porte intéressante.Au printemps dernier, alors qu'elle était encore ministre et avant qu'elle ne subisse la défaite dans Bertrand, l'association péquiste de Laval-des-Rapides l'avait invitée, à titre de résidente du comté, à l'assemblée d'investiture de Bernard Larjdry.Depuis, Mme Lalonde semble avoir décidé de ne pas se représenter dans Bertrand et a soulevé, dernièrement, la possibilité de solliciter plutôt l'investiture péquiste dans le comté de Tail-Ion, que le premier ministre René Lévesque s'apprête à abandonner pour se retirer de la vie politique.Selon M.Belzile, Mme Lalonde compte fort peu d'appuis dans sa lutte au leadership auprès des péquistes lavallois.Il pourrait en être autrement toutefois dans le cadre d'élections générales, advenant le retrait du député-ministre du comté.Depuis que Bernard Landry a abandonné la lutte à la direction du PQ, personne au sein de l'exécutif péquiste de Laval-des-Rapides, n'en a entendu parler.Celui-ci n'a pas même communiqué avec ses organisateurs locaux avant d'annoncer son retrait de la course.Déjà un peu pro-Johnson Le geste de M.Landry ne provoquera aucun schisme à Laval.Dès le début de la campagne, les « Landryistes inconditionnels » avaient décidé de se rallier au vainqueur, qui qu'il soit, se voyant d'abord comme péquistes et sachant d'avance que leur favori aurait des difficultés à l'emporter.D'ailleurs, même si on disait que M.Landry avait l'appui de «tout» Laval, ce n'est que dans Laval-des-Rapides et Mille-Iles qu'il avait véritablement toute la machine derrière lui.Par conséquent, l'appui public à Pierre Marc Johnson des trois autres députés péquistes de Laval, le ministre Jean-Guy Rodrigue, de Vimont, celui de Mille-Iles, Jean-Paul Champagne et de Fabre, Michel Leduc ne provoquera aucune controverse.Cependant, selon le président régional Robert Bourges et M.Belzile, cet appui ne suscitera pas un grand enthousiasme non plus.Les deux hommes estiment que la majorité des « vrais » partisans de Bernard Landry, ceux qui l'auraient suivi jusqu'au bout, ne s'impliqueront pas.Les autres ne l'appuyaient apparemment que par solidarité régionale envers un député-ministre qui s'est occupé beaucoup \u2014 et avec succès \u2014 des dossiers régionaux.C'est ainsi par exemple que malgré l'appui officiel accordé à M.Landry par le ministre Rodrigue et le député Leduc les présidents des associations péquistes des comtés de Fabre et Vimont s'étaient rangé dans le camp Johnson.Par ailleurs, dans Chomedey, comté représenté à l'Assemblée nationale par la libérale Lise Bacon, il n'y a pas d'organisation péquiste.En position minoritaire, les péquistes locaux sont pratiquement tous passés dans le camp orthodoxe et le comté est placé sous la « tutelle » de la permanence nationale.Le député Champagne a déclaré à LA PRESSE qu'il n'était pas certain que tous ses partisans le suivraient dans le camp Johnson, même s'il espère que sa prise de position aura un effet d'entraînement.Maurice Belzile, lui, croit que les péquistes de Laval-des-Rapides voteront probablement majoritairement pour Johnson, mais qu'ils ne participeront pas au reste de la campagne.Pauline Marois et Jean Garon auront sûrement des appuis importants à Laval, mais minoritaires, croit-il.Les appuis accordés dans l'île aux trois autres candidats seraient marginaux.D'après M.Belzile, < pas plus de 700 » des 4 000 péquistes de Laval participeront à l'assemblée régionale du 4 septembre.« S'il y a plus de monde, c'est qu'ils viendront de l'extérieur ».DES FOURS A MICRO-ONDES DE QUALITÉ.SIGNÉS Économisez 10< * Modèle R-18Ô0 Four à micro-ondes de comptoir, a touches automatiques et à convection Carousel\"\"1 \u2022 Conception fonctionnelle \u2022 Système à convexion à deux niveaux de cuisson \u2022 Touches automatiques avec deux combinaisons de réglage préétabli \u2022 Sonde automatique de température \u2022 Détecteur de temps \u2022 Tableau de bord numérique bien visible \u2022 Réglage pour rôtis \u2022 Cuisson lente \u2022 Contrôlé' de cuisson variable \u2022 Accessoire fournis: support pour grillade et pta que de four \u2022 Fonctionnement auto matique: 12 heures après le ré glage Four à micro-ondes «Auto-Touchm0» Carousel\"*' R-9450 Prix spécial \u2022 Système à commandes «Auto-Touchmd» avec sonde automatique de température \u2022 Puissance plus élevée de 700 watts \u2022 Processeur sensoriel \u2022 Affichage numérique \u2022 Cuisson programmable \u2022 Réglages variables de cuisson \u2022 Mise en marche 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ministres candidats au leader- PI1RR1 VENNAT_ ship péquiste à venir expliquer devant une commission parlementaire l'usage de fonds publics « à des fins personnelles » qu'en-irainerait leur campagne.De plus, la deputation libérale rendra publique aujourd'hui une lettre de blâme sévère qu'elle a décidé d'adresser au president de l'Assemblée nationale, Richard Guay.Ce dernier, considère-t-on, se serait placé dans une situation de conflit d'intérêt en prenant parti pour Pierre Marc Johnson dans le cadre de la course à la direction du PQ.Selon les libéraux, M.Guay contrevient ainsi à la neutralité qu'exigent ses fonctions.Hier, au terme de leur caucus tenu à Bou-cherville, les libéraux n'ont pas voulu rendre public le texte de cette lettre.Il ne semble pas, cependant, qu'on y réclame la démission du président.La motion, que présentera TAPIS D'ORIENT À VENDRE Le président de notre compagnie revient d'Iran après un séjour de 4 mois, pendant lequel il a sélectionné lui-même, à la pièce, une 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institutions examine, de façon prioritaire et dans les plus brefs délais, l'utilisation des fonds publics faite par les ministres candidats à la présidence du Parti québécois et à cette fin entende: \u2014 Madame Pauline Marois.ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu et ministre déléguée à la Condition fémi nine: \u2014 Monsieur Jean Garon, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation; \u2014 Monsieur Pierre Marc Johnson, ministre de la Justice et ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes \u2014 ainsi que, toute personne que la commission jugera utile d'entendre ».Le chef Robert Bourassa.qui a dévoilé le libellé de la requête, a annoncé qu'il sera à Québec aujourd'hui et demandera à siéger à la commission, même s'il n'en est pas membre.Ce sont le leader parlementaire Gérard-D.Lévesque et les députés Harry Blank et Jean-Claude Rivest qui représentent les libé raux sur cette commission aux côtés de Mme Saint-Amant.Hier, au sortir de son caucus, le chef libéral a repris les accusations de son parti qui prétend que l'usage d'attachés politiques rémunérés par les taxes des contribuables dans une campagne au leadership est immoral, et proba blement illégal.De toute façon, son parti désire que les candidats-ministres viennent s'expliquer sur le sujet.Ecartés des manchettes depuis le début de la lutte au leadership, il est évident que les libéraux aimeraient bien tirer profit d'une telle commission.Prêts pour l'élection M.Bourassa a indiqué que son caucus avait discuté de la situa tion politique présente et des prochaines élections, qu'il continue de prévoir pour l'automne.Il s'attend à une remontée du PQ dans les sondages, par suite de l'élection du nouveau chef.Il estime cependant qu'à l'exemple de John Turner, défait par les conservateurs après sa victoire à la direction du PLC, cette remontée sera éphémère.Les libéraux ont d'ailleurs fait réaliser, au cours de l'été, un sondage sur l'île de Montréal selon lequel 60 p.cent des Montréalais seraient insatifaits du gouvernement Lévesque.Ceux-ci sont fins prêts pour l'élection.Plus d'une centaine de candidats sont choisis pour le scrutin, tous les députés actuels, sauf Raymond Mailloux, se représentant.Les autres candidats seront choisis en septembre, sauf dans deux ou trois comtés qu'on réserve pour des « vedettes » qui attendent le déclenchement d'élections pour se manifester.Enfin, les députés libéraux, qui ont discuté d'économie, ont blâmé la tiédeur du gouvernement Lévesque dans le dossier Toyota et mandaté leur collègue André Bourbeault pour rencontrer le ministre fédéral Sinclair Stevens pour faire avancer le dossier.2 = 4 133.1 H LA HAUTEUR AU CARRE LA BASE AU CARRÉ L'HYPOTMENUSE AU CARRE (DANS LE CAS DUN TRIANGLE A ANGLE DROIT).JT CORPS PLONGE DANS UN LIQUIDE REÇOIT DE CE LIQUIDE UNE POUSSÉE VERTICALE DE BAS EN HAUT EGALE AU POIDS DU VOLUME DU LIQUIDE DEPLACE.Pour les devoirs des petits et des grands.Les prix avantageux proposés par 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DSDD ET SSDD.L'achat de deux boites donne droit à un sac de sport Maxell gratuit L offce se termine le 28 septembre 1985 ou i repr tment des stock» Certain» internes sont des démonstrateurs JNNOVATIONS SIMPSON LA BAIE POINTE-CLAIRE: 694-4550 CENTRE-VILLE: 288-7521 EN INFORMATIQUE \"iff Justice divine r=j Ce qu'on peut être bête tout de même quand on s'y met ! i C'est pas pour me trouver des »xcuses, mais moi, c'est ; quand je suis fatigué que je suis le plus bête.Mais bête !.Je venais d'en pédaler une longue shot quand je suis entré, sans même reprendre mon souffle, dans cette petite épicerie du village de Dunham.\u2014 Vous me donnerez un morceau de Jalsberg ! \u2014 Ah, vous l'avez reconnu ! Vous connaissez le Jalsberg ! Quel fromage, hein ! Vous avez de la chance d'en trouver ici, vous savez c'est pas dans tous les villages.Je l'ai regardé comme un ours polaire doit regarder un toaster.\u2014 C'est pourtant un fromage très commun, ne nous énervons pas ! Un fromage un peu trop pâteux, et sans aucun intérêt pour qui trippe vraiment fromage.\u2014 Ben voyez, s'obstina l'épicier, je ne suis pas de votre avis.Je ! préfère le Jalsberg à tous les cheddars.Evidemment ! Si vous considérez le cheddar comme du froma ge, je n'ai plus rien à ajouter.Au fait, avez-vous du pain ?\u2014 Derrière vous.\u2014 Où cela ?\u2014 Mais là.sur la tablette! \u2014 \u2014 Quoi, cette chose ! Du pain ! Comme c'est curieux ! \u2014 Si ce n'est pas du pain, qu'est-ce que c'est ?\u2014 Je me le demande.du mastic ?J'ai aussi acheté du lait et quelques fruits.Je n'eus que la rue à traverser pour aller casser la croûte sur les marches de l'église où ma collation terminée, j'ai laissé bien en vue, avant de repar tir, les croûtes du Jalsberg et le carton de lait vide.C'est pas pour me vanter, mais quand je m'y mets vraiment, c'est difficile d'être plus con que moi.Et d'être con ne me suffit pas.Faut que je sois cheap en plus.Faut, que d'une manière ou l'autre, je touche le fond.Après je remonte.C'est ce que j'appelle mon principe « d'Archimerde » : tout corps plongé dans la chose subit une poussée de bas en haut, égale au volume de.etc., et eurêka.Pourquoi donc je vous raconte tout cela ?Ah oui.c'était pour vous dire que même si c'est difficile d'être plus con que moi quand je suis fatigué et malade, c'est tout de même pas impossible !.Comme va d'ailleurs le montrer la suite de cette randonnée.Mais d'abord permettez-moi une parenthèse touristico-philoso-phique.Après Dunham, j'ai pris, à gauche, l'abrupt chemin qui coupe vers le lac Selby.Si vous n'avez rien à faire, un de ces prochains dimanches, je vous invite à parcourir, à pied s'il le faut, ces deux ou trois kilometres qui offrent, dans un mouchoir pour ainsi dire, ce que la nature fait de mieux, et ce que l'homme fait de pire.En haut de la côte, le paradis.Je vous assure, le paradis.même qu'au lieu d'un unique pommier, il y en a des milliers.Et le ] ciel en plus, et les montagnes, et peut-être, si vous ne passez pas trop vite, un chien qui viendra vous sentir les mains.En haut donc, le paradis.Et en bas.le petit lac Selby.C'est à peu près le seul lac de la région, et l'endroit rêvé pour observer -on entre ici dans la partie hautement philosphique de l'excursion -pour observer, disais-je, que l'eau, si indispensable à la vie, a aussi, hélas, la propriété de rendre l'homme complètement gaga.C'est au bord de l'eau que l'homme construit les plus laids de ses bungalows.C'est aussi au bord de l'eau, qu'il perd toute dignité en invitant son beau-frère Gaston à un tournoi de fers.Le lac Selby a ceci d'unique, d'être un ilôt de laideur dans un décor magnifique.Ce qui vaut mieux, je vous ferai remarquer, que le contraire, comme dans les Laurentides, où il y a des lacs partout et une multitude de beaux-frères Gaston qui jouent aux fers, ou de cousins Jean-Raphael qui font de la planche-à-voile, ce qui revient à peu près au même.Fin de la parenthèse touristico-philosophique.Continuons notre chemin, après le lac Selby.Pour la circonstance, un chemin de terre qui devait me mener chez des amis, où j'avais prévu de faire étape.C'est alors que je fis un flat.J'en fis même deux du coup, à l'avant et l'arrière, moi qui n'en fais jamais.N'ayant rien pour réparer, j'ai marché.Un kilometre, deux.Et il en restait à peu près autant pour arriver chez mes amis, lorsque, un peu fatigué, j'avisai ce qui me sembla être un brave homme.Un brave homme est un homme qui est assis sur sa galerie, les bras croisés, et qui répond aimablement au salut des étrangers.Ce que fit celui-là.\u2014 Bonjour monsieur V.(je venais de lire son nom sur sa boite à lettres ) \u2014 Bonjour ! Je lui racontai ce qui m'était arrivé.Je lui dis où j'allais, et avec un coup d'oeil vers son camion qui était dans l'allée : « Ça ne vous prendrait guère plus de dix minutes pour me conduire et revenir.Je vous dédommagerais.» Le brave homme aurait pu me répondre non de vingt façons.Non, il attendait un téléphone important.Non, le camion était en panne.Non n'importe quoi.Au lieu de cela, il m'a dit simplement, en faisant un rond avec sa bouche : \u2014 Non !.Comme j'attendais la suite, il a répété, cette fois en avançant un peu la tète : \u2014 Non ! Je ne lui ai pas demande pourquoi.J'ai compris d'un coup tous ses « parce que ».Parce que mon drôle d'accent, parce que mes shorts, parce que mon bandeau dans les cheveux, mais surtout, surtout parce que c'était mardi après-midi, que je devais bien avoir 10 ans, si c'était pas plus, et pourquoi je travaillais pas, hein ?Qu'est-ce que je foutais sur un bicycle à mon âge ?Je sais bien ce que vous pensez, allez ! Vous pensez à une sorte de justice immanente.Comme si ce brave homme-là avait été placé sur mon chemin, pour me punir d'avoir écoeuré l'épicier à Dunham et d'avoir salopé les marches de l'église.Vous faites de ce brave homme, en quelque sorte, l'envoyé de Dieu !.Et c'est bien le choix inattendu que vous laisse cette chronique.Je vous laisse le choix entre croire à la justice divine.Ou croire à la connerie universelle.AVANT DE GAGNER PARIS LE 18 SEPTEMBRE Lucien Bouchard en tournée au Canada mm CHICOUTIMI ( PC ) \u2014 ™ L'ambassadeur du Canada en France, Lucien Bouchard, entreprendra sa carrière à Paris le 18 septembre.Préalablement, il effectuera une tournée des provinces anglophones du Canada.Cette visite requiert actuellement toute l'attention de M.Bouchard.Pour l'avocat devenu diplomate, cette tournée devrait en quelque sorte calmer les esprits des anglophones qui ont accueilli avec un grain de sel sa nomination.M.Bouchard avait travaillé dans le camps du Oui lors du référendum de 1980.«Je veux rassurer tous les Canadiens et leur dire que j'assumerai ma mission avec loyauté.Cependant, cela ne veut pas dire que j'oublierai le Québec.Ils devront comprendre cela », a mentionné M.Bouchard, hier.Devant les membres du Cercle de presse du Saguenay, l'ambas- sadeur du Canada à Paris soutenu qu'il croit fermement à un fédéralisme renouvelle comme moyen de raffermir les liens entre Canadiens.D'emblée, il reconnaît qu'un avocat de Chicoutimi qui devient ambassadeur à Paris ça sonne très drôle à Toronto.Ainsi, il ira dire aux anglophones que Brian Mulroney n'a pas créé de précédent en le nommant ambassadeur à Paris puisque ses prédécesseurs n'étaient pas non plus issus de la profession.D'ailleurs, le diplomate est d'avis que les règles politiques changent.Sa principale préoccupation à titre d'ambassadeur du Canada à Paris concerne l'économie.La réduction du déficit de la balance commerciale du Canada par rapport à la France sera aux premières lignes de l'agenda de Lucien Bouchard dès son arrivée dans la Ville Lumière. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 A 6 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY président et éditeur CLAUOf GRAVEL directeur de l ml,,,,,.,,.,.JEAN-GUY DUBUC édilofiolitle en chef Grève à Air Canada: inutile et futile Chez Air Cpnada, tant à la direction qu'au syndicat, on semble sérieusement envisager la possibilité d'une longue grève.Disons-le dès maintenant: une longue grève serait tout à fait déraisonnable et inutile.Il faut connaître la situation nouvelle où se trouvent les compagnies aériennes depuis l'annonce de la déréglementation pour comprendre la futilité d'un tel combat.Au ministère des Transports, on a annoncé un livre blanc sur la déréglementation, prévoyant un certain nombre d'avantages pour le public voyageur et négligeant totalement d'apprécier les conséquences néfastes sur le milieu.C'est pourquoi le ministère n'interviendra pas dans le débat, même s'il est le premier responsable de la situation: il n'est pas prêt à agir et il veut que les concurrents définissent les règles du jeu selon les critères de la libre entreprise.Le ministère est justifié de ne dîs intervenir si les transports représentent une industrie comme les autres au Canada; il serait justifié d'intervenir, cependant, si les transports représentent un service aux Canadiens.Comme cette préoccupation ne semble pas l'effleurer, il laissera se faire la guerre de r aviation commerciale selon des règles qu'il ne connaît même pas.Air Canada croyait, il y a quelques semaines, que les syndicats parapheraient une entente de principe acceptée bien auparavant par les agents de bord.Les syndiqués devaient comprendre, en effet, que les conditions offertes ne pouvaient pas être meilleures dans un contexte donné.Ce contexte, le voici.Aux États-Unis, les grandes compagnies qui traversent convenablement la dure période d adaptation à la déréglementation ont su trouver des accommodements avec leur personnel: c'est le cas d American Airlines, de United et de Delta.Les compagnies qui connaissent des difficultés sont celles qui n'ont pas su s'adapter; on pense à Eastern, à Pan American et à TWA.Ces compagnies n ont même pas à répondre à des besoins de service: elles se partagent toutes une clientèle que de nouveaux transporteurs cherchent à leur enlever par une politique de bas prix.Ces nouveaux transporteurs, comme People Express, n'ont rien inventé: pour baisser leurs prix, ils baissent leurs coûts.Ce qui signifie que leur personnel travaille plus fort pour moins cher.Et ils ne manquent pas de personnel, ni chez les pilotes ni chez les agents de bord.En demandant à ses agents de bord de travailler cinq heures de plus par mois, sur une base volontaire, Air Canada exige moins que CPR et que ses autres concurrents.Et le personnel sait tort bien que c'est là une exigence minime.Et le personnel sait fort bien qu'il devrait accepter de faire davantage ailleurs Pourquoi alors s'en prendre à Air Canada?Parce que c est une société d'État?Qu'on la privatise au plus tôt: le ministère des Transports aura alors le droit de s'en laver les mains.Parce qu'on veut se protéger contre les autres?Trop tard: le mouvement est lancé, tout le monde devra suivre.Bien sûr, d'autres éléments de négociation font problème: en dehors des conditions salariales, où la compagnie pourrait revoir ses offres à la hausse pour une année ou l'autre de la convention, les autres pierres d achoppement doivent être considérées dans un contexte global qui semble échapper aux négociateurs.Ce n'est pas vrai que I on peut exiger de travailler moins pour plus cher dans un milieu concurrentiel.Ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui travaillent plus pour moins d exigences, au moins temporaires.Le conflit d Air Canada concerne toute la population.Pas à cause d une insécurité maladive qui se propage alors que les accidents d avion se multiplient: I intervention gouvernementale devrait servir à signifier une préoccupation sociale, non à confirmer un climat d'insécurité.Mais la réflexion sociale concerne tout le monde: pour avoir plus, il faut donner plus, tout simplement.À Air Canada comme ailleurs.Jean-Guy DUBUC Nouveaux heurts en Afrique du Sud Nouveaux affrontements, hier en Afrique du Sud entre policiers et manifestants, à I occasion d'une marche pour la mise en liberté de Nelson Mandela, chef du Congrès national africain, emprisonné depuis de nombreuses années.Ces incidents surviennent après I arrestation du fils de I évèque Tutu, qui a précédé de quelques jours la mise aux arrêts du révérend Allan Boesak, lun des leaders les plus en vue du mouvement d opposition au gouvernement et organisateur de la marche pour la libération de Mandela.Washington a protesté contre I arrestation du pasteur Boesak.Ceux qui s étaient déclarés modérément encouragés par les propositions générales de réforme contenues dans le discours du 15 août du président Botha, mais qui les jugeaient trop vagues, ont de bonnes raisons de se montrer déçus des applications pratiques du programme.Loin de donner la parole aux opposants.Pretoria les enferme.Même la Grande-Bretagne, qui reste, avec les États-Unis, la plus hostile aux sanctions économiques, se montre favorable à l'élargissement sans condition de Nelson Mandela.Au cours d'une émission de la BBC, Lady Young, ministre responsable pour les affaires du Commonwealth, déclarait textuellement le soir du 15 août: «Nous aurions voulu que Nelson Mandela fût relâché sans condition».Propos qui ne contredit nullement, d'ailleurs, lopinion souvent exprimée par le chef du Foreign Office, Sir Geoffrey Howe.La Grande-Bretagne reste opposée à des sanctions économiques, parce qu elles «constitueraient une réponse totalement négative».Les milieux hostiles aux sanctions arguent aussi qu'elles ne peuvent qu aggraver le sort des travailleurs noirs.Sur ce point précis s'expriment, avec plus ou moins de nuances, toutes les opinions.Qu'est-ce qu'une «réponse totalement négative»?Le gouvernement d'Afrique du Sud reconnaît si bien qu'une pression anormale s exerce sur l'économie du pays qu'il suspend toutes les transactions boursières jusqu'au 2 septembre.La monnaie se dévalue et le prix de l'or augmente.Le boycottage des établissements commerciaux tenus par les Blancs a des conséquences diversement évaluées.S'il se note un certain fléchissement dans le soutien américain au président Botha, l'administration Reagan ne semble nullement disposée à adopter une ligne dure.Elle se résignerait peut-être à des sanctions mineures sous la pression du Congrès et de l'opinion.Même les milieux les plus conservateurs restent divisés sur l'attitude à adopter.Les affirmations du prédicateur Jerry Fal-well, dépeignant l'évêque Tutu comme un farceur, ont tellement choqué que Falwell a dû atténuer sa déclaration.Dans son allocution à la radio samedi dernier, le président Reagan a comparé révolution de la situation en Afrique du Sud à la déségrégation dans son pays en 1960.Il reste à savoir si les États-Unis ont la volonté de peser assez fort sur le gouvernement Botha pour que l'exemple entraîne assez loin et assez vite.Guy CORMIER f.Droits réservés Marcel Adam j Le PQ est devenu un parti al ^>Jb opportuniste et hypocrite La campagne pour le choix d'un successeur à René Léves-que confirme que le Parti québécois est devenu un parti comme les autres, mais en plus hypocrite.Sa principale préoccupation est dorénavant de demeurer au pouvoir: aussi est-il prêt à tous les accommodements avec sa raison d'être afin de ne pas risquer de le perdre.C'est pourquoi le chef sortant et le congrès de janvier décidèrent de ne pas faire porter la prochaine élection générale sur la souveraineté du Québec.On ne peut reprocher au gouvernement péquiste de tenir compte du résultat du référen dum de 1980 et de ne pas infliger au Québec une nouvelle guerre fratricide en lui demandant de se prononcer encore une fois sur cette déchirante question.Encore que si le gouvernement péquiste avait respecté autant qu'il le dit la volonté des Québécois il aurait dû, logiquement, ou bien éliminer de son programme son objectif souverainiste, ou bien démissionner pour continuer en toute liberté à promouvoir son projet.Il a choisi plutôt de mettre temporairement entre parenthèses son option et de promou- voir l'autonomie du Québec pour le rendre de plus en plus souverain, afin de conserver le pouvoir.La course à la présidence reflète la contradiction dans laquelle le gouvernement et le parti péquistes se sont mis en tentant de ménager à la fois la chèvre et le chou.Les candidats qui croient avoir des chances de prendre la direction du parti et du gouvernement ont tous professé leur foi en l'option souverainiste du parti, mais ils redoutent comme la peste de s'étendre sur le sujet.Ils font penser aux cio\\ants qui trouvent risqué de trop afficher leur foi dans un milieu pluraliste.Chacun invoque le respect de la volonté des Québécois pour justifier ses réticences à traiter de la question qui est à l'origine de son allégeance au Parti québécois et de son entrée en politique active.Tous parlent d'abondance de tout, sauf de cela, comme s'ils voulaient faire oublier, du moins pour un temps, ce qu'ils sont et ce qu'ils visent.La logistique de cette course à la chefferie est elle-même organisée de manière à empêcher que dans les assemblées régionales soit débattue l'option péquiste et que les candidats soient forcés d'afficher leurs vraies couleurs et leurs intentions réelles.À vrai dire on ne reconnait plus le Parti québécois.Naguère un parti idéologique, le PQ d'avant la scission n'aurait jamais toléré que soit escamotée de la sorte la question de fond, que les militants soient empêchés d'en débattre et d'aller au fond des choses.Dans le passé le PQ était une formation prosélythique, formée de missionnaires dévoués corps et âme à la promotion de l'idéal souverainiste.L'important n'était pas d'accéder au pouvoir mais de convertir tous les Québécois à l'idée souverainiste.Mais la pureté doctrinale n'a pas survécu à l'exercice du pouvoir.L'objectif prioritaire maintenant est d'y demeurer.Et ceux qui aspirent sérieusement à diriger le parti finassent avec l'option fondamentale, sous prétexte de respecter la volonté populaire.Jean Garon dit qu'on peut «être souverainiste sans être séparatiste».Pauline Marois affirme que la souveraineté est d'abord et avant tout «un choix personnel et une orientation du coeur», la flamme qui orientera toujours la marche en avant du parti.Pierre Marc Johnson joue sur les mots en disant que lorsqu'il est entré au PQ il était ques tion de souveraineté-association et non d'indépendance (pourtant il se dit toujours solidaire de l'article 1 du programme qui projette de réali ser «la souveraineté du Québec- \u2014 sans mentionner l'association); il affirme de plus que la souveraineté sans le développement économique est une chimère.Ces étreintes réservées à l'endroit de l'option souverai niste sont bien sur enrobées d'un noble prétexte: respecter la volonté et le cheminement des Québécois.Ils ne sont pas prêts pour la souveraineté'.' Alors ne leur en parlons plus Jusqu'au jour où ils se seront convertis d'eux-mêmes.Il est difficile de ne pas voir dans cette attitude un opportu nisme politicien, identique à celui que l'on trouve ordinaire ment dans les vieux partis.On comprend que dans les circonstances la campagne soit terne.On a l'impression que le show est arrangé, que les principaux acteurs sont masqués et jouent un rôle de composition.Nous assistons en fait à la répétition du grand jeu de dupes auquel seront convoqués les Québécois quelque temps après la fin de cet exercice de mystification politique.REVUE DE PRESSE Remaniement acceptable Le premier remaniement ministériel auquel s'est livré le premier ministre Brian Mulroney démontre qu'il a été assez habile pour reconnaître les carences et le talent qui existaient au sein de son cabinet.Malgré tout, il a su, comme toujours, faire preuve de prudence.Certains jugeront qu'il a fait preuve de faiblesse en refusant de reconnaître que certains de ses ministres méritaient un simple congédiement.Peut-être croyait-il qu'on aurait tout simplement mal perçu un premier ministre qui congédie un de ses principaux adjoints moins d'un an après sa nomima-tion.Suzanne Biais-Grenier, qui s'est révélée un désastre au portefeuille de l'Environnement, fut la première bénéficiaire de la magnanimité de M.Mulroney.Plutôt que de l'évincer, le premier ministre lui a accordé une autre chance en qualité de ministre junior aux Transports.De façon à ce que cette déchéance ne soit pas perçue comme un recul pour la représentation Québécoise, deux autres ministres e cette province ont été promus : Benoit Bouchard au Secrétariat d'État et à la Consommation, et r i Michel Côté au Comité des priorités et à la Planification, tout en conservant les Postes, le pauvre.Un autre des proches de M.Mulroney, Elmer MacKay, abandonne les bureaux du Solliciteur général où il a fait au moins deux erreuts de jugement.M.MacKay, malgré ses carences, a également été promu membre du cabinet restreint.Telle est la récompense offerte à celui qui a abandonné son siège de député pour permettre à M.Mulroney de siéger au Parlement.Tout indique que M.Mulroney a voulu se donner plus de recul avant de Juger des performances de ses principaux ministres.Certains d'entre eux sont également passibles de reclassement.M.Mulroney, un jour ou l'autre, devra prendre les difficiles décisions qu'il a évitées jusqu'à maintenant.flh» Voncouvw Sun) Le lobby du tabac Ernest Hemingway affirmait qu'il n'existe qu'une différence entre riches et pauvres: les premiers ont plus d'argent que les seconds.Lorsque les bien-nantis se plaignent de difficultés financières, méritent-ils notre sympathie?Pourquoi pas?Lorsqu'ils ont bâti leurs richesses sur une substance qui est au centre d'une controverse nationale et qui, à n'en pas douter, représente un danger grave pour la santé, sont-ils toujours aussi dignes de sympathie?Peut-être, mais certainement pas les producteurs de tabac du pays qui réclament un appui financier de notre gouvernement, demande malheureusement favorisée par le ministre fédéral de l'Agriculture.À mesure que les dangers du tabagisme ont été dénoncés, la demande pour les producteurs de tabac du sud de l'Ontario a fléchi.En une seule année, de 1984 à 1985, cette demande a décru de 20 p.cent.Cette baisse a frappé ces producteurs aussi durement que la crise minière en Colombie-Britannique.Les producteurs de tabac désirent combattre ce déclin par la création d'un office national de commercialisation semblable à ceux mis sur pied pour la mise en marché des produits laitiers et des oeufs.Cet organisme fixerait les prix et ferait la promotion du tabac canadien qui, à l'instar de tous les autres produits, fait face à une dure concurrence de la part du Tiers-monde.Les producteurs de tabac, tout comme les manufacturiers de cigarettes, soumettent que, tout en dénonçant le tabagisme, les gou- vernements retirent d'immenses profits de cette industrie.On estime que les taxes provenant du tabac ont rapporté $3 milliards au fédéral, l'an dernier, soit 10 p.cent du déficit budgétaire du pays.Les représentants ds l'industrie prétendent que c'est la taxation \u2014 qui représente jusqu'à 70 p.cent du prix de détail des cigarettes dans certaines provinces \u2014 qui a provoqué une réduction de la consommation, et non pas les dangers que représente le tabagisme.Les producteurs préféreraient qu'une partie de ces revenus en taxes serve à accroître leurs profits, alors qu'une partie de ces argents sert plutôt à financer les campagnes anti-tabac.Le gouvernement ontarien, lui, compense un peu ce fardeau fiscal en subventionnant l'Institut de recherche sur les maladies du tabac.Il n'en demeure pas moins que le gouvernement fédéral doit éviter d'accorder un blanc-seing à cette industrie.Il est normal qu'une certaine sympathie soit de mise à l'endroit des producteurs de tabac, advenant qu'ils ne puissent régler leurs problèmes.Il est tout autant de mise de sympathiser avec le gouvernement s'il ne tend qu'une main vide à ces mêmes agriculteurs.rTh«ICcwnNK«w N«-i> (Tradulls par la Presse Canadlennr) A LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 TRIBUNE A 7 À terme, le Québec serait appelé à disparaître Par la résolution du complexe obsidlonal dont souffrait le gouvernement québécois et l'élection d'un nouveau premier ministre à Ottawa, l'an dernier, ayant pour résultat la décrispalion des relations triangulaires Québec-Paris-Ottawa, la concrétisation du projet sanghorlen d'une francophonie gigogne parait enfin réalisable.Ce club de pays partiellement ou entièrement de langue française semble être le seul viatique ù la préservation et la promotion de la langue et de la culture francophone.Au sein de la fédération canadienne, le temps où les esprits de minarets bloquaient les dossiers importants semble bel et bien révolu.Québec aura donc sa propre représentation a l'intérieur du forum francophone, ambassade qui lui était interdite durant le règne de Pierre Trudeau.Paris attend maintenant que soit nommé le successeur de René Lévesque pour convoquer le sommet francophone, vraisemblablement au début de 1986, Au Québec, certaines enclaves intellectuelles ne cachent pas leur désarroi face au déclin mondial du français.De plus, avec la dénatalité, on assiste ici a une décroissance de la population d'expression française.Par nos séjours en France, on se rend compte de la place qu'occupe désormais la culture anglo-saxonne, notamment sur les ondes.Et la lecture de nombreuses publications françaises déconcerte tant les anglicismes y font bonne figure.Le temps des déclarations cocardières est maintenant terminé.I,'interfécondation linguistique résultera de la réunion de pays menacés de louisianlsation, Ici le Québec, et de pays potentiellement puissants par le nombre de leurs locuteurs: ceux d'Afrique sud-saharienne.Dans un premier lemps, il pourrait s'agir de sauver la France d'elle-même.Mais pour l'instant, tout donne à penser que l'embellie n'est pas en vue.Les Québécois forment seulement deux pour cent de la population nord-américaine.À terme, avec la sénescence de la population et la dénatalité, nous sommes appelés à disparaître de la carte.Des lors, ce problème posé, la campagne au leadership du Parti québécois semble mal ciblée.Les vaines tentatives de certains candidats pour ressusciter le cadavre séparatiste soixantedixard constitue, en fait, un oreiller de paresse.Le Québec est une société se refusant à la tutelle des concepts.Bien des politiciens en perte de vitesse n'ont pas voulu ou n'ont pas pu accepter cette réalité.Une politique de soutien à la natalité, en concomitance avec une politique du plein emploi devrait être le point de mire du gouvernement.La concertation des efforts vers ces objectifs favorisera, à tout le moins, le renouvellement sans heurt des générations.Par ailleurs, le Québec compte des centaines de milliers d'analphabètes, incapables d'identifier et d'isoler les lettres, et d'illettrés fonctionnels, dont le niveau de lecture et d'écriture ne leur permet pas d'accomplir les tâches les plus ordinaires de l'existence.Qu'entend faire le prochain premier ministre pour eux?En outre, ne faudrait-il pas une véritable politique visant a développer le goût de la lecture chez les jeunes?Ces derniers délaissent l'écrit pour le petit écran, et les réseaux anglophones.Ne sait-on pas, à Québec, que l'acculturation est le premier stade de l'assimilation?Le silence des candidats a la présidence du Parti québécois à propos des dossiers bridants de l'heure: la participati«tn possible du Canada, donc, partant, du Québec, à l'Initiative de défense stratégique (IDS) et le contentieux des pluies acides, étonne au bas mot.Allons-nous collectivement convertir nos laboratoires gouvernementaux, universitaires et privés en succursales du Pentagone?Deux cent cinquante mille emplois, soit dix pour cent de la main-d'oeuvre québécoise, son.directement ou indirectement reliés à l'industrie forestière.A maints niveaux ces emplois sont menaces, ainsi que notre capital ligneux (or vert), notamment par les pluies acides.Pourtant, en réalisant le li vre blanc sur la politique forestière (publié en juin dernier), le gouvernement a réalisé le tour de force consistant à bannir toute allusion aux précipitations acides.Les salamalecs n'ont pas de cesse au Parti québécois.Face à l'écheveau de problèmes qui gangrènent le Québec, le temps n'est plus aux sermons sur la montagne mais au travail.Que ceux qui occupent encore un poste s'y mettent ou prennent congé.Louis Henri COMTE Montréal BILLET Une divine différence C'est peut-être Je repos, du moins une certaine qualité de repos, qui marquera Je m/eux Ja différence entre Ja terre et le ciel.Sur terre, pas de vrai repos .sans nuit, Ja secourablc Nuit qui apaise et endort en gommant Jes discutables contours des êtres et des choses.Au ciel, Je repos se prendra pJein jour, debout ou couché, avec ou sans sommeil \u2014 un jour lumineux et léger, tout strié de grandes coulées d'or et d'enchantement.Sur terre, le repos reste Imparfait parce qu'essentiellement passif.Inerte, et imposant sa récurrence.Il s'apparente à une mort temporaire qui \u2014 tel un miséricordieux balancier \u2014 va et vient sans cesse, noyant le Jour dur dans Ja nuit douce.Au ciel, le repos se fait constant, immobile, absolu; un repos qui longuement se prélasse, sans hâte, ni honte, dans une vive lumière tissée d'amour et d'extase.Et tout au coeur de ce repos, on entend poindre une musique muette.Ici-bas, il faut bien que le repos engourdisse s'il doit enfouir, au creux d'un sommeil oublieux, les plaies trop précises d'un jour parfois pénible.Tandis que, Jà-haut, le repos devient mystérieusement fête sans tin, jour de Joie, tout ruisselant de lumière, jour qui vif et vibre au soJeJJ de l'Eternel Sourire-Jean-Francois PELLETIER Précisions sur l'Afrique du Sud Je désire me référer à deux articles publiés dans LA PRESSE.Le premier, en date du 7 août 1985: «Mgr.Tutu défie l'état d'urgence», rapportait les incidents qui se sont déroulés à la résidence de Mme Winnie Mandela.Je pense qu'il est seulement juste envers vos lecteurs qu'ils aient un rapport concis des événements.Pour faire suite au boycottage d'une école et d'une descente faite dans un magasin d'alcool, une foule d'environ SO personnes s'est réunie devant la résidence de Mme Mandela, brandissant des affiches et des couteaux, des pioches, des pelles et d'autres outils.La foule se mit à lancer des pierres sur la police sud africaine qui avait été appelée sur les lieux.Une bombe à essence leur a été lancée, obligeant, en revanche, la police à user de balles de caoutchouc.Un certain nombre de gens s'enfuirent dans la résidence.Pour les en faire sortir, la police utilisa des gaz lacrymogènes.Un total de 19 hommes et 11 femmes furent arrêtés et accusés de violence publique.Après l'incident.7 bombes à essence et 25 litres de ga/ furent trouvés.Durant ce temps, Mme Mandela était à Johannesburg pour suivre des traitements médicaux.L'autre, publié dans LA PRESSE du 11 août 19H5.intitulé «Pretoria n apportera pas de réforme fondamentale à sa apolitique raciale» rapportait le bombardement et l'incendie de la résidence de Mme Mandela.A ceci, je voudrais ajouter que le feu a été mis sous contrôle par la police de Brandfort et par ies voisins de Mme Mandela.Un officie- senior a été nommé pour étudier l'incident.Aucun groupe n'a, jusqu'à présent, admis responsabilité dans cette affaire.J'espère que ces quelques ajouts serviront à mettre les événements en perspective.W.J.V.BAKER Consul d'Afrique du Sud à Montréal Cotisation abusive Je suis un étudiant du College de Rosemont.Je viens d'aller payer mes frais d'inscription pour l'année scolaire qui débute ces jours-ci.Je suis choqué de voir que sur les 37$ de frais, il y en a t:t$ qui vont à l'association étudiante.Je suis contre cette cotisation parce que l'association étudiante ne propose rien de constructif et de concret et elle ne fait rien pour défendre nos droits.En fait, les seules activités que fait l'association, ce sont des «parties».La majorité des étudiants du collège ne sont pas d'accord avec cette association.L'an dernier, l'association a été obligée d'annuler plusieurs assemblées parce qu'il n'y avait pas assez d'étudiants présents.Alors pourquoi être obligé de payer une cotisation syndicale pour étudier?Je proposerais plutôt la création d'un comité étudiant qui aurait pour fonction d'organiser des activités dans le collège.Je serais d'accord pour payer les mêmes frais mais qui serviraient plutôt ù augmenter le nombre de professeurs et la qualité de l'éducation.Finalement, je blâme le gouvernement québécois d'avoir instaure-le système des cotisations syndicales obligatoires parce qu'il brime la liberté d'expression et le libre choix des individus.Ce système injuste se retrouve également dans la fonction publique.Robert RATELLE Bel endroit où loger la CUM M.Yvon Lamarre, Président, Comité exécutif Ville de Montréal Le service de la police de la CUM recherche actuellement un site sur lequel construire l'édifice devant abriter son quartier général.Les directions de la CUM et du service de sécurité publique n'écarteraient pas l'étude de tout édifice déjà construit pouvant répondre de façon satisfaisante aux normes architecturales et autres qu'elles ont établies Avant de concéder à la CUM le terrain de stationnement situé au coin des rues Vigcr et St-Denis, site envisagé par les directions impliquées, je vous invite a porter à l'attention des décideurs l'existence de l'ancien collège du Mont-St-Louis situé sur la rue Sherbrooke est.entre les rues Sanguine! et llôtel-de-Ville.Non seulement remplacement de ce monument est il exceptionnel, mais une fois restauré, ce grand témoin rie l'histoire d'ici offrirait des espaces considérables répartis sur cinq niveaux.Appartenant au cégep du Vieux Montréal, l'oeuvre presque 'ente naire de Zephyr Resther fut sauvée d'une démolition certaine en 79 par les étudiants de l'institution et les citoyens du quartier.Désaffecté et laissé à l'abandon depuis dix ans, le monument ne peut souffrir davantage la dégradation due a l'incessante negligence des ministères de l'Education et des Affaires culturelles quant au déblocage des fonds nécessaires a sa restauration.Connaissant votre- intérêt pour les valeurs esthétique et architecturale de la rue Sherbrooke, ne pourrie/vous pas demander aux directions de la CUM et du service de police d'étudier l'hypothèse de l'ancien college comme lieu du futur quartier général?Michel BEDARO Montréal Le Mont-Saint-Louis Manque de médecins dans les régions éloignées du Québec M.Chevrette a donné un sévère avertissement aux médecins potr la pénurie de médecins en région.éloignées, plus particulièrement en radiologie et anesthésie à Rouyn-Noranda.Mais, M.Chevrette, c'est votre propre gouvernement, il y a quelques années, qui a osé amener une diminution des postes de résidence visant la formation de médecins spécialistes, malgré le combat de toutes les fédérations de médecins (résident, omnipraticien, spécialiste) et les dirigeants des Facultés de médecine, qui s'opposaient ù une telle orientation.Le ministre des Affaires sociales d'alors.M.Pierre Marc Johnson, a fait fi des recommandations des étudiants en médecine, des fédérations et des doyens des universités, et a imposé son orientation en frappant lui aussi sur la table.Quels beaux résultats?Plusieurs de mes confreres de classe ont été refusés en spécialité, justement par la mise en application de-cette nouvelle orientation qui visait une répartition des médecins en 60% d'omnipraticiens et 10% de spécialistes.Maintenant vous avez l'audace de venir mentir à la population en disant que c'est la faute des médecins, s'il manque des anesthésistes et des radiologistes à Rouyn-Noranda.M.Chevrette si vous aviez un peu de connaissance dans le système de santé au Québec, vous par leriez aussi du manque d'orthopédistes, même â Montréal et dans les environs, à Sherbrooke, à Drummnnrivillc.etc.Aussi du manque d'anesthésistes dans les environs de Montréal, pas à 300 milles, mais à 10, (iOet 90 milles de Montréal.Vous avez oublié, aussi, le manque de cardiologues dans des endroits aussi rapprochés que St-Hyacinthe (25 milles).Oranby.Sherbrooke et autres, qui n'ont même plus un cardiologue â temps plein.Mais dans quel univers vivez-vous donc, M.Chevrette?De plus, vous dites qu'il y a 120O omnipraticiens de trop au Québec.Mais ou sont-ils?Je suis un jeune-médecin et je peux vous dire que je travaille déjà plus de 70 heures par semaine, et qu'il y aurait encore du travail de disponible Savez-vous, M.Chevrette, que-même Urgences Santé, à Montréal, n'a pas assez de médecins omnipraticiens pour remplir tous les quarts de travail disponibles.Alors, c'est quoi votre logique?Expliquez-vous, car elle semble très subtile.Maintenant si on regarde ce qui a été fait, par votre gouvernement, pour amener les médecins en régions éloignées, qu'est -ce que l'on trouve?Le bilan est bien triste, tout ce que l'on retrouve, c'est une loi 27, matraque, avec comme objectif de diminuer de 30°;, le salaire' des jeunes médecins qui n'iront pas en milieu éloigné, et ceci pour une période de 3 ans.Votre loi était tellement «bidon», que vous êtes obligé de revenir, quelques années plus tard, pour dire que le problème n'a pas changé.C'est vous-même qui avez avoué l'échec de votre gouvernement sur ce proble me.N'est-ce pas assez beau?Quel ies sont les innovations positives que vous avez suggérées depuis 1976?Etes-vous encore en voie de préparer une loi aussi matraque qu'inefficace?Je m'explique vos propos tenus de la façon suivante: vous avez constaté votre inertie, votre incompétence et votre ignorance des dossiers en vous rendant en régions éloignées, et alors vous avez fait d'une pierre deux coups.Premièrement vous avez transféré l'agressivité des gens de régions éloignées qui vous étaient due en trouvant un bouc émissaire, par la suite vous avez jeté des propos incendiaires contre le bouc émissaire (les médecins) pour vous faire du capital politique, car présentement c'est rentable politiquement de critiquer les médecins.Il est désolant de voir un ministre se faire du capital politique avec un problème aussi important que la santé des gens en régions éloignées.Denis LAFLAMME, m.d.Acton Vale ACUPUNCTURE Nouveaux éclaircissements au débat Réplique à M.Germain Leduc: «Pour éclairer un débat épineux» (LA PRESSE, 5 août 85).Nous remercions M.Germain Leduc, député du comté de Saint-Laurent et porte-parole officiel de l'opposition pour les corporations professionnelles, d'avoir voulu éclairer le public sur le dossier de l'acupuncture au Québec (cf.LA PRESSE du 5 août 85).Son étude se veut objective et elle l'est sur certains points: nous désirons corriger ou compléter les points litigieux.Tel qu'il l'écrit, la France est un des pays qui reconnaît hautement l'acupuncture.Mais il faut aussi savoir qu'au milieu de ce siècle, les médecins se la sont appropriée de façon abusive.Ils avaient bénéficié, pendant des dizaines d'années, des écrits et de l'enseignement d'un eminent sinologue acupuncteur non-médecin, Georges Soulié de Morant; par la suite, ils l'ont simplement empêché de pratiquer dans les dernières années de sa vie sous prétexte qu'il n'avait pas la compétence d'un médecin.Abus de pouvoir au nom d'un pseudo-professionnalisme?Récemment, lors d'un séminaire post-gradué pour les acupuncteurs québécois, le Dr Auteroche, médecin acupuncteur français, nous disait qu'un médecin moderne est handicapé pour apprendre l'acupuncture parce qu'il doit se défaire de toute la structure de pensée qui lui a été inculquée dans sa formation médicale; ceci afin de pouvoir parvenir à faire de véritables diagnostics fidèles à la pensée et à la logique qui sous-tend la médecine chinoise.Aux États-Unis, les médecins tentent aussi de s'assurer le contrôle sur l'acupuncture.Ceci entraine certaines aberratiuns comme dans l'État du Texas où une loi interdisait aux acupuncteurs non-médecins de pratiquer même s'ils avaient une formation de plus d'un millier d'heures; par contre, les médecins de cet Etat étaient reconnus aptes à bien pratiquer l'acupuncture même s'ils n'avaient aucune formation en acupuncture! Heureusement, la Cour des États-Unis du District du Sud du Texas, a tenu tête au lobbying médical et a statué que les lois qui limitent la pratique de l'acupuncture aux médecins sont inconstitutionnelles en limitant les droits des patients (').N.B.- \u2022 Primtité otl accordé* tout ctttt rvinkjuo aux Itttrot d'Intérêt mènerai ta.rapportant è «fa» art Mot parut dont LA MESSE, ta caocWwi »»' aV riouour.\u2022f ^ _._ -__-j * rl i i i r ¦¦ n f ¦, ¦ ' r ¦ «ï ¦ m I ¦' ¦ àe^i I m f»«, m ¦ ¦ F var - ¦ -1 - .- - .- a - ^ i - \u2022 U MfSSI no t'angaga pat à publior tovttt tot hrtrtt rotvot, ni à rotovmor ht tttttot.monutcrltt ou ctvtrot rfpcuMMflti non publiât.\" L autour fltwmt f onnoro rotpwnwOMitaw oo wwt opmront.« Tout on ntpoctant la pontet do l'autour, LA PKBUt m tittm fa était ofaktt§tr h t « Si pot tibia écrire i Ut machina, o doubla inHrHpnt, \u2022 Priera d'adrottor vot Itttrot comma tait: *7riboao obro», LA 9VCC.Pioct d'Armtt, Montrent, HiV 9nA 1, M.Leduc menlionne que tous les médecins américains peuvent pratiquer l'acupuncture moyennant un minimum de 100 à 300 heures de cours.C'est encore pire que ça: seulement 7 États exigent que les médecins soient formés en acupuncture ou encore passent un examen avant de pouvoir pratiquer (J).Ça nous donne une idée de la mentalité qui règne chez les dirigeants du corps médical américain (et ce n'est pas très loin de chez nous.).Contrairement aux propos de M.Leduc, ce ne sont pas 8 mais bien 9 États qui reconnaissent la pratique autonome de l'acupuncture par des non-médecins.De même, ce ne sont pas 8 mais bien il États qui reconnaissent cette pratique par des non-médecins sous la supervision plus ou moins directe d'un médecin; cette supervision peut être très atténuée comme c'est 'e cas pour les États du Maryland et du Massachusetts où la pratique par des non-médecins est pratiquement autonome (J).Les renseignements de M.Leduc ne sont pas à jour (1973) mais ils nous permettent de constater que, malgré le lobbying politique des corporations médicales, les acupuncteurs américains non-médecins semblent acquérir davantage de droits et d'autonomie.De notre côté, au Québec, selon le règlement du mois de juin 85, un médecin devient compétent en acupuncture après seulement 300 heures de théorie et de pratique en acupuncture.De son côté, le non-médecin a besoin de 450 heures de théorie et 350 heures de pratique en acupuncture, soit un total de 800 heures et non pas 1000 heures comme le mentionne M.Leduc.Encore la, nombre d'acupuncteurs esti- ment que la formation en acupuncture devrait être supérieure a ces 800 heures et devenir de niveau universitaire et non pas seulement collégial tel que décrété.M.Leduc énonce l'argument selon lequel un médecin saura si un patient a une tumeur s'il se présente pour des maux de tête.Un tel diagnostic n'est pas facile à établir et le médecin lui-même en viendra généralement à penser à une possibilité de tumeur uniquement après avoir épuisé son arsenal thérapeutique.Par contre, certains signes, comme le fait que le mal de tête soit récent, peuvent être l'indice d'une tumeur cérébrale.Un acupuncteur compétent saura diriger vers le médecin le peu de cas où des examens approfondis seraient appropriés.LA PRESSE du 5 août 85 révélait, qu'au Canada en 1984, les erreurs médicales de 1266 médecins ont coûté plus de $13 millions en poursuites.Et les acupuncteurs non-médecins ne semblent pas faire les frais de poursuites pour fautes professionnelles.L'acupuncture par des non-médecins autonomes est-elle aussi dangereuse que voudrait le laisser croire M.Leduc?M.Leduc mentionne «qu'il n'est pas vrai que le certificat permette ou refuse à quelqu'un de se faire traiter par un acupunc'eur».C'est une fausseté parce que le décret n'oblige pas le médecin à donner le certificat médical au patient qui en fait la demande.M.Leduc écrit aussi que «les traitements de l'acupuncteur devront être «jugés» par un médecin pour que le patient obtienne une extension de certificat dans le temps»; pourquoi un acupuncteur jugé compétent par les autorités concernées et devant respecter un code d'éthique strict devrait-il être soupçonné de vouloir prolonger indûment ses services?Le médecin non formé en acupuncture ne serait d'ailleurs pas en mesure de «juger» si le patient pourrait profiter d'une extension du certificat médical.M.Leduc écrit qu'il n'y avait que 35 acupuncteurs au Québec en 1980 et il se réfère a un article de la revue Châtelaine de mars 1984.S'il avait pris vraiment la peine de bien se documenter sur le dossier de l'acupuncture au Québec, il aurait découvert qu'en janvier 1978 il y avait déjà 75 acupuncteurs non-médecins qui avaient fait leur demande d'inscription au registre de la C.P.M.Q.La solution à ce dossier acupuncture doit passer par la création d'une corporation professionnelle et autonome des acupuncteurs du Québec.Pourquoi M.Leduc offre-t-il une épine et non pas une aiguille aux acupuncteurs et à leurs patients?Jacques HÉBERT acupuncteur Contresignera r 25 acupuncteurs et 5 étudiants en ac.Yves de MONTIGNY, André DAOUST Alice GRANGER, Michel PRUNEAU, Luc Ml REAULT, Pierre GARIÈPY, André POU.LIN, C.GIROUX et Francine CÔTÉ.Références.(1) A sumnwrj of the Mata n-jfuivfiiM» (\u2022* ihe Practice) at acupuncture, prepared bv, The Traditional Acupuncture Foundation, American Cllv Building, suite lot).Columbia Maryland 11044, ClOli m-«m.a.M (2) Ibid p.I K (3) Ibid p.ï RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocques, Montreal H2Y IK9 Seule la Presse Canadienne est autorisée o diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits do reprodoction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.\u2022 Port de retour garanti.ABONNEMENT 265-0911 ta service de* abonnements ett ouvert du lundi ou vendredi de 7 h a 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonçât Annonçât datteet 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandât 285-7111 du lundi au vendredi S h a 17 S Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h a I6h30.GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tcle-Presse 215-7306 Vacances, Voyages 215-7265 Carrièftt et pranmient, rvorrunohons 285-7320 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 MOIS au taux bancaire POUR ^PAYER 24 MOIS POUR PAYER Financement au taux bancaire de 14% applicable sur articles sélectionnés seulement conditionnel à l'acceptation du crédit.Vidéo Beta \u2022 accès frontol \u2022 convertisseur 105 canaux \u2022 télécommande multi fonctions $368 99 \u2022 100% NOUVEAU MODÈLE rG^J!J,Ti $10099 location ,.,., tuner T-910 AM-FM stéréo, digital, stations programmables ' table tournante modèle PO-40, Tangentiel entraînement direct Versement comptant $380,86 Prix de vente $1,399,99 Meuble Audio GX900 inclus magnétophone à cassette D-79, Dolby B & C 2 haut-parleurs Hitachi 4 voies modèle 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ST-LAURENT 389-3541 Electronique Ltee nouveau LONGUEUIL 2904, CHEMIN CHAMBLY 651 -0070 h SHERBROOKE 2144, rue KING OUEST 563-9191 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 29 AOÛT 1985 Un autre accident d'avion fait trois morts mm LONDRES (D'après AFP, ¦ UPI et AP ) \u2014 Un bimoteur de la société Sunbird Airlines s'est écrasé hier près de Conover, en Caroline du Nord, au cours d'un vol d'entraînement, tuant les trois hommes qui se trouvaient à bord et jonchant le sol de « débris d'avion et de personnes », ont fait savoir les autorités.Gelles-ci ont précisé que le Beechcraft 99 s'était écrasé dans un bois entre deux maisons à lh05, creusant un cratère d'environ six mètres de diamètre et d'un mètre de profondeur.Les premiers rapports en provenance des bureaux de l'Administration fédérale de l'aviation, à Atlanta, indiquaient que l'appareil s'était désintégré en plein vol, mais plus tard dans la journée les autorités ont indiqué que les causes de l'accident étaient encore inconnues.Une enquête est en cours.British Airways Par ailleurs, cinq avions de li- gne de British Airways ont été interdits de vol et provisoirement retirés du service hier soir après la découverte de défaillances sur un ou plusieurs réacteurs des appareils, a annoncé un porte-parole de la compagnie.Des fissures ont été détectées dans la chambre de combustion d'un ou de plusieurs réacteurs Pratt and Whitney JT8B-15 équipant les appareils, lors de vérifications ordonnées mardi par la Direction de l'Aviation Civile britannique ( CAA ).Ces examens avaient été décidés au vu des conclusions de l'enquête sur la catastrophe aérienne de Manchester, dans le nord de l'Angleterre, qui avait fait 54 morts la semaine dernière.Plusieurs vols de Boeing 727.737 et de DC-9 britanniques ont été retardés ou annulés hier à la suite de l'ordre de vérification.États-Unis D'autre part, aux États-Unis.l'Administration fédérale de l'aviation ( FAA ) a révélé hier que le nombre d'accidents évités de justesse dans les airs avait grimpé considérablement et avait atteint 439 au cours des sept premiers mois de la présente année, ajoutant toutefois que cette augmentation était due à une amélioration dans les rapports concernant les incidents de ce genre.La FAA a précisé que pendant la période de janvier à juillet 1984, il y avait eu 313 accidents évités de justesse aux États-Unis.L'agence fédérale a toutefois indiqué que les rapports portant sur les quasi-collisions impliquant des avions commerciaux n'avaient pas augmenté depuis l'an dernier.Japon Enfin, au Japon, la véhémence du ministre japonais des Transports, M.Tukuo Vamashita, qui souhaite la démission de toute la direction de la Japan Airlines ( JAL), s'explique peut-être par ses mésaventures répétées avec les avions de cette compagnie, rapportait hier un quotidien populaire japonais, le Yukan Fuji.Quelques heures avant la catastrophe du Boeing 747, qui s'est écrasé le 12 août dernier, provoquant la mort de 520 des 524 personnes à bord, le ministre avait voyagé à bord de l'avion, en revenant de Fukyuoka, au sud du pays.Dans une virulente interview cette semaine au quotidien Yo-miuri, M.Yamashita accuse la JAL de négligence et demande la démission de toute sa direction.En outre M.Yamashita avait échappé il y deux ans et demi à un autre accident d'un DC-8 de la JAL.Il avait annulé sa réservation juste avant le décollage de l'appareil qui devait tomber dans la baie de Tokyo, faisant 24 morts et 142 blessés.Le pilote souffrait de troubles mentaux.Les dents du ciel mordent comme ont pu le constater les passagers de ce bimoteur de la Winds West Airlines, qui a fait mardi un atterrissage d'urgence à Fresno, en Californie, le moteur de droite s'étant tout simplement détaché en plein vol.téléphoto upi Un f.Pilon FOURNITURES DE BUREAU paquet de 200 feuilles mobiles avec tout achat de $15 ou plus (comptant) (LIMITE DE 1 PAQUET PAR ACHAT) (VALEUR DE $1 -39) Feuilles mobiles \u2014 paquet de 200 Prix rég: $2.15 SPÉCIAL: $1.39 Cahier Canada \u2014 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