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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-06-14, Collections de BAnQ.

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[" LA MÉTÉO: QUELQUES AVERSES, ÉCLAIRCIES.MINIMUM: 9°, MAXIMUM: 18°.DEMAIN : BEAU.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, VENDREDI 14 JUIN 1985, 101* ANNÉE, N° 233, 66 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cw.is Ailleurs au Québec: 50 cents EN REGARD D'UN FONDS DE $73 MILLIONS POUR 71416 EMPLOIS EN ONTARIO Québec ne prévoit créer que 750 emplois pour étudiants cet été I Le Québec consacre cette année 56 fois moins ¦™ d'argent que l'Ontario à la création d'emplois d'été pour les étudiants.ANDRÉ NOËL En Ontario, le gouvernement a réservé $73 millions à six programmes de création d'emplois d'été pour 71 116 étudiants.Au Québec, le gouvernement a créé un seul programme pour 750 étudiants, au coût de $ 1.3 million.Ce programme, intitulé «Croquer dans l'avenir», porte sur le placement d'étudiants en science et en technologie dans des entreprises du secteur de pointe.Il faut ajouter à cela le programme d'échange d'étudiants entre le Québec, l'Ontario et le Manitoba, qui touche environ 1-10 étudiants québécois.Comment expliquer l'écart frappant entre les efforts de l'Ontario et du Québec?«Ce sont des choix de société», a déclaré hier Marie-Jeanne Robin, porte-parole du ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu.Mme Pauline Marois.«La priorité du gouvernement québécois est mise sur les plus mal-pris.Les étudiants ne sont pas les plus mal-pris», a dit Mme Robin.Québec avait créé en 1973 le programme «Deux pour un» afin d'inciter les employeurs à doubler le nombre d'emplois d'été.Au début, le gouvernement subventionnait jusqu'à 50 p.cent du salaire.La subvention a ensuite été limitée à $1 de l'heure.Le programme a été abandonné en 1982 dans le cadre des restrictions budgétaires.Le gouverne- voir ÉTUDIANTS en A 2 AIWOUKXHUi \u2022 POT-DE-VIN L'ancien solliciteur général Allan Lawrence soupçonne les libéraux d'avoir étouffé une enquête de la GRC sur un présumé pot-de-vin de $4 millions concernant la vente d'un réacteur Candu à l'Argentine.page A 8 \u2022 CHARTE À partir du 26 juin, les employeurs pourront pratiquer des politiques d'embauché favorisant les femmes et les autres groupes qui ont été victimes de discrimination systématique.^ A 5 \u2022 CLÔTURE La « guillotine » tombe aujourd'hui sur l'étude du projet de loi 37 visant à modifier le régime de négociation dans les secteurs public et para-public, page A 8 \u2022 SAGES-FEMMES Deux Québécoises sur trois en âge d'avoir des enfants sont favorables à la légalisation du métier de sage-femme au Québec.page A 12 \u2022 PROJETS RÉGIONAUX Le gouvernement fédéral pourrait confier aux provinces la gestion des projets industriels qu'il subventionne dans les régions.page B 1 SOMMAIRE Annonces classées.B 2, C7àC14 Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 a C 6 \u2014 Horaires.B 12, B 13 Décès, naissances, etc.C 14 Économie.B 1 à B B Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 7 FEUILLETON Au nom du pére et du fils.C 9 Horoscope.C 8 Le monde.B 11 Mots croisés.C 12 «Motmystère^.C 10 Quoi faire aujourd'hui.B 12 Télévision.C 4 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.14 Le long de la route 132, sur la Rive-Sud, les spectateurs, presque aussi nombreux qu'à La Ronde, avaient trouvé, comme chaque soir de feux d'artifice, un petit coin idéal et surtout gratuit pour profiter du spectacle du Japon hier soir.Sans trop se faire tasser comme à La Ronde.Mais quel cauchemar pour les policiers de la Sûreté du Québec ! Nos informations, page A 2 Pho'° Bernard Braul,^ieftaçori|irrrwi«>i .\u2022 1) ans 3 ani 1b mon Inl in Inl an Jnl al échéance UN MODE D'ÉPARGNE AVANTAGEUX: /sécurité du capital / taux d'intérêt garanti / choix dans la paiement des Intérêts SUCCURSALES: Mtl/UnlversRy: 1100.University.871 7200 \u2022 Mtlf Place Ville-Marie: Galerie des Boutiques, 861 8383 \u2022 Outremont: 1.Vincent d Incfy, 739 3265 \u2022 Ville Mont.Royal/Centre Rockland: Niveau 2, 341-1414 \u2022 Laval: Place du Carrefour 682 3200 v.OSSf.LLt'8c MHf«hunttlc: J82 BOOT \u2022 ftln* îudi»ro«.r«: MU 'UHU ¦ Qrcnby: 37B 8461 \u2022 Vsl-d'Oc: KS «'01 \u2022 ««»«nllfn»l 871 ?53« A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, V1NDWEDI 14 JUIN 1985 Une estampe japonaise jaillit dans le ciel ri Décidément impression-¦\u2022T nants ces Japonais ! Ce n'était certes pas la puissance américaine qu'on avait connue mercredi soir, mais plutôt la précision et le raffinement.Ils nous ont apporté hter soir, leur exotisme et leurs étonnantes couleurs.À nous en couper le souffle! OEOROIS LAMON Des bouquets, des gerbes de fleurs parfaitement agencées se succédant à un rythme trépidant, avaient tôt fait de soulever ces milliers de spectateurs patients et toujours émerveillés de ces spectacles grandioses que sont les feux d'artifice de La Ronde.Chaque éclatement de bouquets multicolores se dessinait avec la minutie d'une estampe japonaise digne des plus grands maîtres.Avec un thème : Fleurs de feu, qui se mariait bien au spectacle.Il faut dire que les pyrotechniciens de la firme japonaise Maru-tamaya Ogatsu Fireworks ont une longue pratique de cet art qui remonte au 16e siècle.C'est d'ail- leurs cette firme qui exporte le plus de pièces pyrotechniques au monde.Il fallait voir ces trois pyrotechniciens expérimentés, vêtus de leur kimono, le bandeau au front, s'affairer fébrilement avec des équipes québécoises, travaillant continuellement sous la pluie durant la matinée, craignant même de ne pouvoir présenter le spectacle des cascades.Ces Japonais sont avant tout des artisans.Ils travaillent surtout manuellement à la préparation de leurs pièces.Dans la foule on s'extasait de minute en minute.A chaque nouvel embrasement du ciel, on s'étonnait d'une succession continuelle de coloris.- Des Superbe .' Magnifique ! Étonnant ! Merveilleux ! Ils sont supers !, fusaient de toutes parts.La foule était heureuse, comblée même.Dans cette escalade de bleu-rouge-vert, mauve, elle applaudissait spontanément.Pourtant le temps maussade et frisquet ne se prêtait pas tellement à cette manifestation et aux flâneries des soirées d'été.Certains craignaient déjà ne SALLE SUITE DE LA PAGE A 1 salle intégrée au projet Cadillac-Fairview dans ce style.En ce cas le contraste avec l'UQUAM ne serait pas trop fort.Divers groupes de protecteurs de l'environnement urbain avaient insisté pour que le design de l'immeuble et de son environnement fasse l'objet d'un concours.Le gouvernement du Québec a décidé d'accorder une subven-ti me».j Qui jouera dans la nouvelle ; super-production?Lise Payette i affirme que c'est la réallsatri- ! ce-coordonnatrice Lucile Leduc ; qui choisira.«Elle volt tout ce .qui se fait à Montréal, elle con- ; nait tous les comédiens.Et elle < ne s'est pas trompée dans ses ! choix pour La Bonne Aventu- ; re».En attendant de se lancer! dans l'écriture de sa nouvelle ; oeuvre (sur son ordinateur, soit ' dit en passant, Mme Payette ! ayant maîtrisé l'instrument; pendant le tournage de sa série ! éducative Octo-Giciel), elle ré- ; dige sa dernière saison de La; Bonne Aventure.Elle en est aux épisodes du temps des Fêtes j (heureuse femme, elle sait qui sortira vivant de l'accident du, dernier épisode), et ça va bien.Elle aime écrire et a peu sou- ! vent le trac devant la page blan- ; che.A-t-elle renoncé à son projet! de long métrage?Mais non.Elle renonce rarement à quelque chose.! «Disons que ma nouvelle; série est une préparation à mon long métrage», conclut-elle.! MANITOBA SUITE DE LA PAGE A 1 De l'avis du tribunal, les obligations imposées à Ottawa et à Québec lors de la Confédération sont à peu de choses près les mêmes que celles qui ont été dictées à Winnipeg lors de la formation de la province trois ans plus tard.Les trois gouvernements doivent employer le français et l'anglais dans «les archives, les procès-verbaux, journaux et actes législatifs» de leur Parlement, note le tribunal.Pour les juges, il est clair que cette obligation s'étend «aux lois, aux règlements et à la législation déléguée adoptée par le Manitoba depuis 1890».«La garantie enchâssée dans la Loi constituante du Manitoba de 1870 doit être observée», ajoute le tribunal.Elle a pour effet de protéger les droits fondamentaux de tous les Manitobains à l'égalité de l'accès à la loi dans l'une ou l'autre langue.Le Manitoba n'ayant pas respecté ce droit, surtout après 1890, la Cour «se doit de déclarer invalides et inopérantes les lois unilingues » de la province, dit-il.De crainte de créer «un vide juridique suivi du chaos», le tribunal juge cependant nécessaire de considérer «temporairement valides et opérantes» les lois viciées du Manitoba.Il met cependant Winnipeg en garde contre la tentation de reporter indûment l'exécution du jugement.«La période de validité temporaire commencera à courir à compter de la date du présent jugement et prendra fin à l'expiration du délai minimum requis pour traduire, adopter et publier ces lois», écrit-il.Le tribunal précise qu'il définira ce «délai minimum» lors d'une audition spéciale qui sera tenue à la demande des procureurs généraux d'Ottawa et de Winnipeg.Il leur donne 120 jours pour formuler cette requête., Dans une cause semblable en 1979, la Cour suprême a rejeté les articles de la Charte de la langue française (Loi 101) excluant l'anglais des textes législatifs au Québec.Le lendemain même, l'Assemblée nationale du Québec a adopté à nouveau, dans les deux langues, toutes les lois qui avaient été sanctionnées en français seulement depuis 1977.D'autre part, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a mis cinq ans à traduire l'ensemble de ses lois lorsque la province est devenue bilingue en 1969.Dans un rappel historique, la Cour note que les dispositions de la Loi de 1870 sur le Manitoba ga- rantissant l'usage des deux langues étaient l'aboutissement de nombreuses années de coexistence entre Anglais, Français et Métis.À compter de son entrée dans la Confédération en 1870 jusqu'en 1890, le Manitoba a presque toujours respecté cette égalité.Mais en 1890, l'Assemblée législative de Winnipeg faisait de l'anglais la seule langue officielle de la province.Contestée peu après son adoption, la loi de 1890 a été déclarée inconstitutionnelle par un tribunal de Saint-Boniface deux ans plus tard.Mais ce jugement n'a pas été respecté par le Parlement du Manitoba.À nouveau contestée en 1909, elle était encore une fois jugée illégale par un tribunal de comté.Elle l'a été une troisième fois en 1976 dans l'affaire Forest.Saisie de la question en 1979, c'est-à-dire au moment même où elle étudiait une cause inscrite contre la Charte de la langue française adoptée au Québec en 1977, la Cour suprême maintenait cette décision.Malgré tout, la majeure partie des lois adoptées à Winnipeg en 1980-81 continuaient d'être rédigées seulement en anglais.Ce n'est qu'à compter de 1982 que le Parlement de la province exécutait finalement l'ordre de la Cour.À Ottawa, le président de la! Fédération des francophones; hors Québec, M.Léo Letour-neau, a déclaré qu'il était main! tenant temps pour les gouverne-; ments de songer à faire répara-! tion.«Le problème constitutionnel; est maintenant classé mais il y a! un tort irréparable causé aux! Franco-Manitobains depuis un; siècle», a dit M.Letourneau.«Pour employer les mots à la; mode à Ottawa, c'est le moment! de parler en termes honorables,! légitimes et généreux», a ajouté M.Letourneau «C'est le moment d'offrir dos services on français aux Franco-Manitobains dans le domaine de la santé, des services sociaux, de l'agriculture et des affaires, municipales», a-t-il dit.Aux Communes, le vice-pre-mier ministre, M.Erik Nielsen, | a déclaré que le gouvernement! fédéral viendrait à l'aide de ce-[ lui du Manitoba.I «Nous offrirons toutes les res-; sources nécessaires pour que le! gouvernement puisse remplir! ses obligations», a-t-il dit.Déjà Ottawa a contribué fi-' nancièrement à la vaste opération de traduction des lois amor-! cée il y a trois ans au Manitoba.; De plus, des traducteurs fédé! raux ont été prêtés à Winnipeg.[ ETUDIANTS SUITE DE LA PAGE A 1 ment n'a pas cru bon de le relancer à l'occasion de l'Année internationale de la jeunesse.Mal informées de l'abandon du programme, les compagnies continuent à appeler les bureaux du gouvernement pour savoir si elles ont droit à des subventions pour l'embauche d'étudiants, a dit Claudette Archambault, de Communications Québec.Mme Robin croit toutefois que les entrepreneurs embauchent de toute façon, subvention ou pas.L'été dernier, les services de placement étudiant des centres de Travail Québec ont placé 13 000 étudiants, dont 3 000 dans la Fonction publique.Cette année, ils comptent en placer 14 000.En Ontario, environ 115 000 étudiants pourront profiter des programmes fédéraux et provinciaux, a dit le ministre du Perfectionnement de la main-d'oeuvre (skills development), Phil Gilles, lors d'un entretien téléphonique, hier.Les gouvernements ontarien et fédéral ont décidé de gérer tous les programmes ensemble afin d'éviter la confusion.Au Québec, le gouvernement fédéral compte aider 25 000 étudiants à se trouver un emploi d'été dans le cadre de son programme «Défi 85».Divisé en trois volets \u2014 entreprises, municipalités et organismes communautaires \u2014 , Défi 85 prévoit le financement de la moitié du salaire des étudiants embauchés par un employeur pour une période d'environ 13 semaines.Un volet séparé, l'entrepre-neurship, prévoit des prêts sans intérêt à des étudiants qui veulent monter une petite entreprise pour l'été (pour faire la tonte de gazon ou le lavage de vitres, par exemple).-I- Les étudiants auraient souhaité que le gouvernement provincial fasse aussi des efforts, a dit Claude Dionne, porte-parole de l'Association nationale des étudiants du Québec.«Lorsqu'il établit le montant des prêts et bourses, le gouvernement québécois estime que les étudiants gagnent de $800 à $900 pendant l'été.D'après nous, la moitié des étudiants ne se trouvent pas d'emploi», a dit M.Dionne.Statistique Canada n'a pas de chiffres sur le placement étudiant.Les statistiques indiquent néanmoins que le taux de chômage chez les 15-24 ans est de 15 p.cent en Ontario et de 19 p.cent au Québec.Au Québec, le gros de l'aide aux jeunes va vers la réinsertion des assistés sociaux de moins de 30 ans.Il est cependant très difficile d'avoir une idée exacte de tous les programmes existants et des sommes investies, la contusion régnant parmi les fonctionnaires.Le comité ministériel sur l'emploi des jeunes, en partie responsable de la coordination entre les divers programmes, a été aboli il y a deux semaines pour faire place à un comité général sur l'emploi, chargé autant des adultes que des jeunes.Selon un fonctionnaire du comité, le gouvernement consacrerait cette année $105 millions pour aider environ 50 000 jeunes à se trouver du travail ou à retourner à l'école.Le gouvernement ontarien consacre à peu près la même somme pour les mêmes objectifs.Les quelque 20 programmes québécois sont les suivants : ¦ Rattrapage scolaire.But: inciter les bénéficiaires du bien-Étre social de moins de 30 ans à retourner à l'école en leur offrant $150 par mois en plus de leur prestation de 160^QbJe ¦ tif: 12 000 personnes sur deux ans.¦ Retour aux études pour les jeunes chefs de familles monoparentales (surtout des femmes).Celles-ci peuvent se faire payer leurs études collégiales et universitaires, ainsi que leurs frais de garde.Objectif: 1000 personnes.¦ Stages en milieu de travail.But: inciter les jeunes assistés sociaux à faire un stage en milieu de travail en leur offrant $150 par mois en sus de leur prestation de $160.Objectif : 30 000 personnes sur deux ans.¦ Travaux communautaires (qui inclut Berges-Neuves mais exclut ONET, une initiative privée).Le principe est le même que les stages en milieu de travail.Objectif: 9000 jeunes sur deux ans.¦ Jeunes volontaires.Des jeunes assistés sociaux présentent des projets au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche.Si leur projet est accepté, leur prestation augmente.Objectif: 7 000 jeunes.¦ Chantiers jeunes bénévoles.Il s'agit du pendant québécois de Katimavik.Objectif: 350 bénévoles cette année.¦ Bons d'emplois Plus.Grâce à ce programme, un jeune chômeur ou assisté peut obtenir un bon d'emploi auprès d'un centre de Travail Québec et part lui-même à la chasse.Sous conditions, le bon offre $8 500 à l'éventuel employeur s'il s'engage à embaucher le jeune pendant deux ans.Objectif : 3 000 personnes.¦ Jeunes promoteurs.But: aider les jeunes à créer leur propre entreprise en offrant conseils et capital de départ.Objectif: 925 jeunes.¦ Outils de gestion.Par ce programme, le ministère de l'Industrie s'engage à payer le salaire d'un finissant collégial ou universitaire pendant 20 semaines.Objectif: 650jeunes.¦ U.N.I.PME.Il s'agit d'un programme semblable du même ministère, en place depuis deux -ï- ou trois ans.Objectif: 440 jeu-; nés.! ¦ Bourses d'affaires.Un autre; programme du ministère de 1 In- > duslrie.Le gouvernement ga-| rantit les deux tiers d'un em-; prunt contracté auprès d'une! banque pour aider un jeune à se ; lancer en affaires.¦ PECEC.Ce programme d'em- ; plois communautaires, géré par ! l'Office de planification et de dé- ; veloppement du Québec, donne1 le dernier coup de pouce à une! personne qui veut monter une; entreprise.Une partie du pro-i gramme s'adresse aux jeunes.', ¦ Aménagement concerté du; temps de travail.Il s'agit de fa- ! voriser l'embauche de jeunes! par le principe du travail parta-1 gé.Objectif: 320 personnes.¦ Soutien à l'emploi scientifi- ! que.But: inciter les employeurs ; à embaucher de jeunes ingé-< nieurs et technologues en sup-! portant leur salaire pendant; deux ans.Objectif : 400 person- ! nés.¦ Assistance aux entreprises minières.Même principe.Objectif: 20 personnes.¦ Services externes de main-d'oeuvre.Par ce programme, dit SEMO, le gouvernement aide les jeunes, les handicapés, les femmes et d'autres groupes démunis à créer des services de placement qui leur sont appropriés.Jusqu'à maintenant, 63 organismes ont ainsi été créés.¦ Programme de soutien aux initiatives-jeunesse.Ce programme vise à réunir des jeunes pour qu'ils aident d'autres jeunes à se trouver un emploi.Un groupe est visé par chaque municipalité régionale de comté.¦ Coop Jeunes travailleurs.Le ministère de l'Industrie signe un protocole d'entente avec de grandes coopératives pour qu'elles aident des jeunes à monter leur propre coop.Les programmes de réinsertion pour les jeunes bénéficiaires de l'aide sociale (Opération Déclic) sont financés à moitié par le gouvernement fédéral.9 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JUIN 1985 la presse \u2022 A 3 téléphoto UPI Horrible accident à Boston Un horrible accident est survenu hier à Boston, lorsque le conducteur d'une automobile a perdu la maîrise de son véhicule, qui a renverse une mère et ses deux enfants, âgés de 5 mois et 3 ans, ainsi qu'un troisième bambin de 3 ans.La police administre ici les premiers soins à la petite Anna Holladay, 3 ans, tandis qu'un policier tient dans ses bras son frère John, 5 mois.Les deux enfants, ainsi que leur mère, Mme Catherine Holladay, 33 ans et le petit Tommy Mitchell, ont été transportés en toute hâte à l'hôpital, où Mme Holladay devait succomber un peu plus tard à ses blessures.Le conducteur de la voiture, Jean-Kingston Jeremie, âgé de 25 ans, que l'on voit assis à l'arrière-plan, en proie à un violent choc nerveux, a été arrêté et détenu sous diverses accusations reliées à l'usage d'un véhicule-moteur, dont celle d'homicide.MÉTÉOROLOGIE Les ordinateurs n'ont pas remplacé les ballons-sondes ; I SI les prévisions de la mé-™ téo se feront de plus en plus précises au cours des années qui viennent, prévoir avec exactitude le temps qu'il fera au cours d'une journée en particulier demeure encore un exploit seulement à la portée d'un météorologue expérimenté.PIERRE GINGRAS Les facteurs qui entrent en ligne de compte\" lors de la formation du temps sont tellement nombreux et complexes qu'il ne sera probablement jamais possible de prévoir, par exemple, à quelle heure il pleuvra a un endroit donné.Toutefois, le calcul des probablités des précipitations s'avère plus exact que dans le passé.Ce n'est d'ail-, leurs que depuis quelques années que les météorologues précisent quel est le pourcentage de chance (ou de malchance) de voir tomber la neige ou la pluie.Super-ordinateur Grey Vector Tel est le bilan qu'a dressé M.Neil Campbell, président de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie, au cours de son allocution prononcée dans le cadre du 19e congrès de l'organisme qui se termine aujourd'hui à Montréal.Pour M.Campbell, l'acquisition du super-ordinateur Cray Vector au centre de météorologie de Dorval, l'an dernier, permet des prévisions plus précises que jamais à l'aide de modèles mathématiques.Cet ordinateur qui émet quotidiennement les données de base de la météo pour tout le Canada doit analyser plus d'un million de données à la fois.Ces calculs peuvent s'effectuer au rythme de 50 millions à la secondes.Deux ballons-sondes chaque jour Pour sa part, M.Peter Zwack, professeur de météorologie à l'université du Québec à Montréal a expliqué à LA PRESSE que malgré ses performances exceptionelles, l'ordinateur est surtout ufilisé pour faire des prévisions sur deux jours.Au delà de cette période, la précision des prédictions diminue.Dans ce cas, jes météorologues parlent plutôt d'un « aperçu » des conditions climatiques.- Selon M.Zwack, autant l'analyse des données météorologiques est devenue sophistiquée, autant les moyens de les recueillir restent traditionels.En effet explique le chercheur, même si on utilise les satellites pour suivre l'évolution des masses d'air, s'est l'utilisation du ballon-sonde sur une base quotidienne qui permet en grande partie d'émettre des prévisions.Au Canada, on lance deux ballons-sondes par jour à toutes les tranches de 800 km de territoire.Aux États-Unis et en Europe ou la densité humaine est plus grande, on lâche des ballons pour chaque portion de 500 et de 300 km de territoire.Ces sondes déterminent la température de l'atmosphère, la vitesse des vents et l'humidité de l'air.Ces données sont ensuite dirigées vers l'ordinateur de Montréal qui tiendra aussi compte des Informations météorologiques recueillies par les avions des lignes commerciales lors de leurs ftils au dessus du pays._il- ILS S'AGIRAIT D'UN RÉCIDIVISTE La fillette de Rosemont a été agressée sexuellement -fi La fillette de 7 ans, qui a été ™ enlevée mercredi soir dans le quartier Rosemont, a été forcée de commettre des actes répugnants par le sinistre individu qui l'avait entrainée dans une maison désaffectée.ANDRÉ PÉPIN Les spécialistes de l'hôpital Sainte-Justine s'occupent de l'enfant qui souffre d'un violent choc nerveux.Les policiers, de leur côté, s'assurent que l'identité de la fillette soit scrupuleusement protégée pour qu'elle puisse réintégrer plus facilement son milieu, malgré la dure épreuve psychologique qu'elle vient de subir.L'incident s'est produit à l'intersection de la 39p Avenue et de la rue Beaubien.à Rosemont.L'agresseur a réussi à convaincre la fillette de le suivre en lui promettant un chat.Après avoir brutalement abusé d'elle, il l'a abandonnée sur place; elle a pu être rapidement secourue par des citoyens du secteur.La police en colère C'était le branle-bas de combat, hier, à la police de la CUM.Une douzaine de détectives et tous les postes de la métropole étaient sur un pied d'alerte dans l'espoir de retracer le responsable de ces gestes inqualifiables.Plusieurs enquêteurs sont révoltés.Ils ne cachent pas qu'ils aimeraient utiliser «les vieilles méthodes» pour faire aboutir l'enquête.«Qu'on nous permette de brasser des cages, et je vous assure qu'on lui mettra la main au collet dans un temps record», a lancé un policier en colère.Plus d'urte vingtaine de suspects ont déjà été interrogés relativement aux récents rapts d'enfants, mais les enquêteurs n'ont pas réussi à percer le mystère.Des centaines d'informations sont acheminées dans les postes de police par des parents aux aguets dans tous les quartiers de la ville.Plusieurs parents du quartier Rosemont ont d'ailleurs conduits hier leurs enfants à l'école que fréquentait la fillette.La grande majorité des parents du grand Montréal sont sensibilisés à ce nouveau phénomène, estiment les policiers.Le deuxième cas Le sergent Normand Bélair, de la police de la CUM, a affirmé hier que ce serait la deuxième fois que cet individu commet un tel geste dans le secteur.Le 16 mars dernier, à la même heure, soit vers 19 heures, un individu répondant à la même description \u2014 un homme d'une trentaine d'années portant la moustache et conduisant une petite voiture de couleur foncée \u2014 avait forcé une fillette à commettre les mêmes gestes.Il est aussi possible que ce même individu ait tenté d'entrai-ner une fillette de 7 ans, à Terre-bonne, le 18 avril dernier.Les policiers municipaux de l'endroit enquêtent en collaboration avec leurs confrères de Montréal.Cet te fillette, qui avait repoussé ses avances, avait été giflée et, en reculant, s'était blessée à une cheville.Toutes ces informations sont vérifiées à la loupe par les détectives.Les policiers, malgré une description assez détaillée de l'agresseur fournie par la fillette de Rosemont, n'étaient pas encore en mesure de fabriquer un portrait-robot; ils doivent rencontrer la fillette de nouveau.La police a déclaré hier qu'il n'y a sans doute aucun lien entre l'événement de mercredi soir et la mort tragique du jeune Denis Houx-Bergevin, assassiné la semaine dernière et retrouvé à Brossa rd.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE C'est à l'appartement numéro 2, situé au sous-sol, à droite sur la photo, que Suzanne Labelle et son enfant de cinq ans ont été lâchement assassinés.LA POLICE DÉTIENT UN EX-AMI Une mère battue à mort et son fils de 5 ans noyé Jean-Claude Saint-Louis, directeur de la police de Mirabel I SAINT-JANVIER \u2014 Une ™ querelle entre un homme et son ex-petite amie serait à l'origine d'un double meurtre crapuleux survenu mercredi soir à Saint-Janvier, où une femme et son fils de cinq ans ont été lâchement assassinés.RAYMOND SERVAIS La mère, Suzanne Labelle.28 ans, a été sauvagement battue puis étranglée, tandis que son fils, Gilles Jason Lagacé, un bambin de cinq ans, a été noyé daris la baignoire.Le cadavre de la femme, à demi-nu et recouvert d'un drap, a été trouvé dans son lit.Quant au petit Gilles Jason, son corps était revêtu d'un pyjama et flottait i-nerte dans la baignoire pleine d'eau, dans un quatre pièces'et demie situé au 13 714 de la rue Roy, à Saint-Janvier, petite mu nicipalité située près de Saint-Jérôme.D'aprèsMe directeur de la police de Mirabel, M.Jean-Claude Saint-Louis, le corps de Mme Labelle portait de nombreuses marques au cou et aux seins.La femme aurait été violemment battue.Suspect arrêté sur la Rive-Sud C'est vers 23 heures, mercredi, que les policiers du poste de Saint-Jérôme de la Sûreté du Québec ont reçu un appel d'un homme disant avoir entendu des coups de feu dans l'appartement des victimes.L'appel a été transféré à la police municipale de Mirabel qui a envoyé deux agents sur les lieux, à leur arrivée au 13 714 de la rue Roy, les deux policiers se sont heurtés à une porte verrouillée.Il n'y avait aucune lumière à l'intérieur et c'est par une fenêtre entrouverte de la chambre des maitres qu'ils ont pu pénétrer.M.Saint-Louis a précisé qu'aucune trace de coup de feu ni de lutte n'avait été découverte dans le logement des victimes.Comme l'auto de Mme Labelle n'était plus dans le stationnement, les policiers ont émis un avis de recherches.Quelques heures plus tard, le véhicule suspect était intercepté à Iberville, sur la Rive-Sud, et son chauffeur amené aux cellules.Les enquêteurs de la SQ, section des crimes contre la personne, ont interrogé le suspect durant plusieurs heures hier matin.\u2022 Un double meurtre crapuleux qui fait frémir et qui prouve une fois de plus que notre société est bien malade », de commenter un policier.Daniel Riyard.32 ans, un exdétenu, qui fut déjà l'ami de Mme Labelle, comparaîtra ce matin devant le coroner Gilles Perron, à Saint-Jérôme.Il est présentement détenu sous mandat du coroner.Une voisine, Mme Julie Sa-vard, a dit qu'elle avait entendu du bruit chez ses voisins pour la dernière fois mercredi, en fin d'après-midi, lorsque le petit Jason criait : « Non, non je ne veux pas ! » La jeune femme, qui est mère de deux enfants, dont un bébé naissant, a dit ignorer pourquoi l'enfant avait ainsi crié.Elle ajoute qu'elle ne connaissait pas vraiment sa voisine, ne la voyant que de temps à autre.Elle était entrée chez elle une fois pour téléphoner.La police estime que le drame s'est produit vers 21 h 30.«PAS DE QUOI S'ALARMER », SELON LE CONSEIL DE MONTRÉAL 1 519 lits d'hôpitaux fermés cet été Les hôpitaux de la région de Montréal ont soumis au Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal (CSSSRM) leur inten- HU GUETTE ROBIRGE tioti de fermer au total 2 021 lits durant la période qui s'étend de la Saint-Jean à la Fête du Travail.Le CSSSRM autorisera la fermeture de 1519 lits, le gouvernement ayant alloué la somme nécessaire pour fermer 502 lits de moins que prévu.Il s'agit d'une augmentation de 10 p.cent par rapport aux chiffres de l'an dernier, à la iiKjme période.Mais, selon Marie-France Pfeiffer, responsable des services hospitaliers de courte durée au Conseil régional, cela ne doit pas inquiéter la population.« Le Conseil, dit-elle, autorisera uniquement les fermetures de lits qui n'affecteront ni l'accessibilité de l'urgence, ni les admissions électives prioritaires, c'est-à-dire qui doivent être faites en moins de 24 heures.On pourrait s'inquiéter si le nombre de lits fermés augmentait dans les grands hôpitaux.Ce n'est pas le cas.» Ainsi, les hôpitaux Notre-Dame, Saint-Luc, Maisonneuve-Rosemont, Hôtel-Dieu, Royal Victor!.-», Général de Montréal, Sacré-Coeur, fermeront sensiblement le même nombre de lits que l'an dernier.Ce nombre varie de 50 lits ( Maisonneuve-Ro-semont ) à 160 ( Notre-Dame ).La différence, c'est que plusieurs petits et moyens hôpitaux, qui habituellement ne fermaient pas de lits, ont décidé que la formule était aussi valable pour eux.Mme Pfeiffer explique que, cette année, les raisons invoquées par les directeurs d'hôpitaux de toutes tailles pour justifier leur intention de fermer des lits durant l'été sont, dans l'ordre : 1 ) la concentration des vacances d'été du personnel, imposée p y les conventions collectives; 2) la difficulté de recruter du personnel hospitalier qualifié pour remplacer le personnel régulier en congé ; 3 ) ; la nécessité de parvenir a l'équilibre budgétaire ; et enfin 4 ) le désir d'effectuer des réno- ' vations à ce moment de l'année où la clientele est moindre (en ' raison des vacances) et où le volume des admissions électives est par conséquent moins ; important.À son avis, ce n'est pas à pro- i prement parler la période d'été ; qui s'annonce problématique ¦ dans les hôpitaux de Montréal, ', mais plutôt un reflux encore « plus fort dç clientèle en septem- '.hre et octobre.y A 4 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 14 JLMN 1985 .e Québec lans les journaux d'Europe \u2022 wb Au fur et à mesure qu'elle se prolonge, la crise politique qui : ™ secoue le gouvernement du Québec et la constestation du lea-\\ dership de René Lévesque retiennent l'attention des journaux eu-! ropéens.'.Dans son édition de jeudi, un quotidien suisse sérieux.Le Jour- \u2022 nal de Genève, consacre tout le bas de sa première page à une I analyse de la situation politique trouble qui prévaut présentement I au Québec.', Sous le titre «Le crépuscule de René Lévesque», le journaliste ; Alain Borgognon écrit en substance que la fin du régime de René ' Lévesque est extrêmement pénible.La question de l'heure est en effet de savoir non pas si M.Lévesque doit quitter son poste de \u2022 premier ministre et de président du Parti québécois, mais à ! quelle date ces démissions doivent intervenir.', La présente situation semble donc nuire énormément à la bonne ; réputation que le Québec avait réussi à s'établir au cours des an-nées à l'étranger.Ce qui n'est pas sans faire réfléchir les entre-! prises étrangères qui seraient tentées d'investir au Québec.Tant \u2022 et aussi longtemps que la stabilité politique ne sera pas revenue, on pourra sans doute assister à d'autres situations du genre AMC- ; Renault.\u2022 Renault a en effet refusé l'invitation faite par le gouvernement > québécois d'établir une usine de montage sur son territoire.Et ce ! malgé une offre d'investissement intéressante de la part des auto-; rites gouvernementales, transmise par le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur, Bernard Landry.I I L'invitation tombe à plat I M.Lévesque, lors de son récent voyage en France, à la fin de ; mai en compagnie de son ministre des Finances, Yves Duhaime, \u2022 avait incité AMC-Renault à établir une usine ici pour laquelle le ; Québec était disposé à souscrire le tiers du capital, selon le \u2022 modèle de sa participation dans l'aluminerie de Pechiney.j La réponse de l'entreprise avait été un «non» catégorique.En-j core une fois, M.Lévesque avait lancé cette perche pour donner i un sens économique à son périple officiel en France, manifeste-5 ment sans avoir pris connaissance de tout ce dossier complexe.\\ À la veille de cette visite de M.Lévesque, les journaux français ; avaient en effet «enterré» René Lévesque, qui avait lui-même \\ «enterré l'indépendance» politique du Québec, î Comme l'écrivait notre correspondant à Paris, Louis-Bernard .Robitaille, sauf pour la victoire de novembre 1976, puis la défaite I au référendum de 1980, jamais la presse française n'avait donné [ autant d'importance au Québec que durant les jours qui ont pré-} cédé la visite du chef du gouvernement.J L'influent quotidien Le Monde, dans un texte à la «une», avait écrit que M.Lévesque renonçait à l'indépendance.Revenant lon-) guement sur le sujet dans un autre article, le quotidien parisien, \u2022 renommé pour sa prudence, avait écrit que la France allait rece-! voir « un premier ministre en sursis ».Plusieurs autres quotidiens de la capitale française avaient aussi fait état du «virage fédéraliste» du gouvernement québé- \u2022 cois.Le Quotidien de Par/savait souligné que «l'abandon des thè-} ses indépendantistes par celui qui fut leur plus ardent défenseur i semble préluder à la retraite politique du premier ministre de la j Belle province».: Démission le 22 juin?Par ailleurs, des rumeurs de plus en plus persistantes, alimen-, tées par des membres du conseil des ministres, du caucus des i députés et par des dirigeants du parti, font valoir que M.Lévesque remettra sa démission à l'occasion du Conseil national du PQ.ï Cette rencontre, qui pourrait être houleuse, aura lieu le 22 juin à } Quebec.L'exécutif national du PQ, dont la vice-présidente et la porte-j parole officielle est Nadia Assimopoulos, à l'issue d'une réunion, ; a déclaré que cette instance avait donné deux semaines à M.Lé-: vesque pour «se brancher»: a-t-il l'intention de faire la prochaine '.campagne électorale ou de se retirer.M.Lévesque, selon cet ulti-! matum, doit donner sa réponse lors de la réunion du Conseil.Il ne fait aucun doute que la démission de M.Lévesque soulage-; rail plusieurs ministres et députés qui ne sont pas prêts à «aller à ; l'abattoir» avec lui.On espère que M.Lévesque aura le courage : de partir dans la dignité.S'il n'est pas déjà trop tard.La situation catastrophique du PQ dans l'opinion publique a été : démontrée dans plusieurs sondages successifs.Les données de ; ces consultations auprès de la population confirment celles re-\\ cueillies par le PQ.; La réunion du Conseil national était prévue, iniatialement, pour ; le présent week-end.Elle a été reportée d'une semaine, pour souligner, disait-on laconiquement, les 25 ans de vie politique du fon-; dateur du Parti québécois.Mais il semble bien que c'était pour ; donner le temps à M.Lévesque de mûrir sa réflexion.La défaite plus qu'humiliante subie par le PQ lors des quatre partielles du 3 \" juin a encore jeté de l'huile sur le feu.\u2022 Ministre, Francine Lalonde a été battue dans Bertrand par Ro- \u2022 bert Bourassa.Le PQ s'est classé troisième dans l'ancien château ! fort de Jacques Pari7.eau qu'était devenu le comté de l'Assomp- \u2022 lion.Le candidat péquiste dans Trois-Rivières est arrivé deuxiè- \u2022 me, devançant par à peine 200 voix le candidat de l'Union nationa-! le.Jean-Marc Béliveau.I Dans ce contexte, tout le monde attend avec impatience le di-j cours du chef, la semaine prochaine, qui pourrait être un des der-I niers de sa carrière politique.Turner a été invité à diriger le PC en 75 M OTTAWA (PC) \u2014Le chef de \u2014 l'opposition libérale aux Communes, John Turner, aurait pu devenir leader du Parti conservateur s'il avait accepté l'invitation d'une quarantaine de députés de ce parti, en novembre 1975.deux mois après sa démission du cabinet Trudeau.Cette révélation a été faite par M.Turner, au cours d'une entrevue qui sera diffusée sur le réseau TVA, demain soir.« Deux mois après ma démission comme ministre des Finances, en septembre 1975, une délégation d'une quarantaine de députés conservateurs m'ont approché et tenté de me convaincre de briguer le poste de chef du PC.» A ce moment-là, c'était Robert Stanfield qui dirigeait les destinées du PC.« Je leur ai dit que tout comme dans le sport, on ne change pas de chandail à la mi-temps.Si on commence une partie avec les Canadiens, on ne la termine pas avec les Maple Leafs de Toronto.» Après cette affirmation surprenante, M.Turner a poursuivi qu'il était libéral depuis 1960 et qu'il n'avait toujours pas l'intention de changer.«Je suis libéral, a-t-il dit, et je le reste.» Le chef libéral a affirmé qu'il ne regrettait pas sa décision d'effectuer un retour à la politique fédérale en 1984 et rejeté les allégations voilant qu'il alnquitté le cabinet dans l'espoir de revenir et de succéder à Pierre Trudeau.« J'avais pris la décision, a ajouté M.Turner, de quitter pour toujours.J'étais en train de me bâtir un bon bureau d'avocat à Toronto et la décision de revenir a été difficile à prendre.» Il ne croit pas non plus qu'il aurait dû revenir dès 1979, alors que M.Trudeau avait annoncé son départ avant d'effectuer un retour.« Pierre Trudeau, a-t-il poursuivi, serait quand même revenu dans la course puisqu'il exerçait toujours un contrôle sur son caucus et il faut dire que je n'étais pas à l'aise à ce moment-là.» M.Turner a aussi indiqué qu'il ne regrettait pas la course au leadership de 1984, même s'il a fait la lutte à son ami Jean Chrétien.« Je n'avais pas le choix de mes adversaires, a-t-il dit, Jean Chrétien avait le droit autant que moi.Il a travaillé fort dans ce parti, c'est un ami et cela a été difficile pour moi.> Au cours de l'entrevue, le chef libéral a admis que c'était plus facile avant 1975.«Aujourd'hui, à la Chambre des communes, c'est la confrontation.Je me demande si cela n'est pas provoqué par la télévision.Les amitiés ne se nouent pas aussi facilement.Un conservateur qui est vu avec un libéral, c'est moins accepté et je suis certain que M.Mulror.ey doit souvent le rappeler £ ses députés.» LE CARDINAL VACHON REÇU À L'ASSEMBLÉE NATIONALE « Les compétences de l'Église et de l'État s'entrecroisent» wm QUÉBEC (PC) \u2014 Le cardl-**\" nal Louis-Albert Vachon a été reçu hier par l'Assemblée nationale qui lui a présenté ses hommages et une sérigraphie d'une scène de la Beauce.La cérémonie, à laquelle assistaient quelques centaines de personnes, s'est déroulée dans l'ancienne salle du Conseil législatif, le Salon rouge, en présence du lieutenant-gouverneur et de Mme Gilles Lamontagne, des ministres, des députés, du maire de Québec et de nombreux autres dignitaires.Mgr Vachon ne portait aucun ornement rouge, attribut des cardinaux.Sauf pour sa croix pectorale, rien ne le distinguait d'un simple prêtre.La plupart des orateurs l'ont désigné simplement comme Monsieur le cardinal, formule en usage dans l'Église moderne.Les rapports entre l'État et l'Église remontent à la naissance de la colonie, a noté le président de l'Assemblée nationale Richard Guay, en montrant l'immense tableau de Huot qui orne le Salon rouge et qui représente une séance du Conseil du roi.Ce conseil gouvernait la Nouvelle-France et comprenait le gouverneur, l'intendant, l'évêque de Québec et quelques notables.Les cardinaux Roy et Léger ont accompagné l'État moderne du Québec dans ses premiers balbutiements tandis que Mgr Vachon, qui a été recteur de l'Université Laval de 1960 à 1972, a été l'artisan de la transition de Laval vers le rectorat laïc, a rappelé M.Guay.Mgr Vachon a admis que «ce rendez-vous choisi», tenu dans un «lieu qui commande le respect et la reconnaissance» se greffait sur la tradition fondamentale de notre pays.Les compétences de l'État et de l'Église ne s'excluent pas, elles s'entrecroisent, se découpent, a déclaré Mgr Vachon, et chacun chemine par des voies différentes vers la solution des problèmes de notre peuple pour que chacun y trouve sa place qui lui permettra de faire des rêves toujours plus audacieux.Le nouveau cardinal de Québec, Louis-Albert Vachon, a été reçu hier à l'Assemblée nationale.Le premier ministre René Lévesque lui a transmis un message d'admiration au nom du Québec tout entier.téléphoto PC Cette collaboration de l'État et de l'Église nous permettra de relever ensemble le défi de l'avenir à conquérir, a conclu l'archevêque de Québec.Le premier ministre René Lévesque a transmis au cardinal un message de confiance, d'attache ment amical et d'admiration au nom du Québec tout entier.Il est logique, a-t-il dit, que l'archevêque de Québec soit aussi le primat de l'Église canadienne, puisque Québec a été le siège du premier diocèse du pays, qui comprenait à ce moment toute l'Amérique du Nord.Il a salué en Mgr Vachon un éducateur eminent, attaché au fait français et il l'a remercié pour avoir montré tant' de générosité dans l'action.« Rome va maintenant vous voir plus souvent, mais j'espère que Québec ne vous perdra jamais », a conclu le premier ministre.Selon le chef de l'opposition, Gérard D.Lévesque, les Québécois reconnaissent en Mgr Vachon «un homme des plus attachants et des plus humains».Au nom des Beaucerons, il a IV licite ce fils de la Beauce qui a été élevé au rang de cardinal.La sérigraphie présentée à Mgr Vachon représente une éra-blière de Vallée Jonction, dans la Beauce.En lui présentant le tableau, M., Guay a expliqué qu'il était « l'oeuvre d'un artiste que vous connais-, sez bien et que je connais aussi: M.Iacurto.Le peintre Francesco ' Iacurto, de Québec, a récemment peint un portrait du président de l'Assemblée nationale dpnt le coût a soulevé une controverse.ORDRE DES INGÉNIEURS DU QUÉBEC présente LA SEMAINE DU GÉNIE QUÉBÉCOIS Du 10 au 15 juin sur la grande place du Complexe Desjardins Enfin, une exposition géniale! l'ingénieur québécois contribue a la creation d'une ioule d'objets qui améliorent notre qualité de vie.Durant la Semaine du Génie québécois voyez comment! 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La technologie en spectacle Au cours de nombreuses demonstrations et spectacles d'animation,.vous verrez nombre d'applications du travail de l'ingénieunram des domaines aussi varies que la technologie du laser, le telephone cellulaire, les systèmes de reconnaissance oerienne, etc.La Course Grand Prix de l'Oeuf Voyez comment des PATENT0EUFS québécois réussissent a déplacer un oeuf frais sur une distance de cinq (5) metre's, SANS LE BRISER.Une invitation spéciale de M.PWfTt Morllfl M.Imrtut M.RcymftrW (yr M MkheJ Miangtf B Métropolitain Bell M BANQUE NATIONALE il LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JUIN 1985 A 5 PIERRE PASCAH collaboration spéciale ENGAGEMENT PRIS AU SOMMET « DÉCISIONS 85 » Québec permettra des politiques d'embauché favorisant les femmes M QUÉBEC \u2014 Les employeurs ™ pourront, à compter du 26 juin, pratiquer des politiques d'embauché favorisant les femmes et les autres groupes qui ont été victimes de discrimination systémique.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec_ Le gouvernement a en effet décidé mercredi que les articles 81).1 à 86.7 de la Charte des droits et libertés de la personne, adoptés en 1982, entreraient en vigueur à cette date.On se souviendra qu'il s'était engagé à le faire lors du sommet sur l'égalité économique des Québécoises (Décision 85), le mois dernier.Ces articles prescrivent que les programmes d'accès à l'égalité ayant pour objet de corriger la situation de personnes faisant partie de groupes victimes de discrimination dans l'emploi, ainsi que dans les secteurs de l'éducation ou de la santé, sont désormais réputés non discriminatoires s'ils sont établis conformément à la Charte.Le problème venait du fait que la Charte, en voulant consacrer I égalité de tous les citoyens et en interdisant la discrimination, rendait impossible la correction des situations d'inégalité causées par des pratiques discriminatoires antérieures.La Charte se trouvait Indirectement à consacrer l'inégalité des femmes sur le marché du travail en interdisant aux employeurs qui le désiraient d'adopter des politiques d'embauché préférentielle pour corriger un déséquilibre.Les entreprises qui le veulent, pourront désormais le faire.Mais elle n'auront pas à faire approuver leurs programmes par la Commission des droits de la personnes puisque le gouvernement a choisi de ne pas proclamer le premier alinéa de l'article 86.2 qui imposait cette obligation.Le ministre de la Justice, Pierre Marc Johnson, responsable de l'application de la Charte, a expliqué hier en conférence de presse que le gouvernement, en faisant adopter cette disposition, cédait une fois de plus à la mauvaise habitude de tout standardiser.Le processus bureaucratique rendu nécessaire par cette appro bation préalable risquait plus, selon lui, de freiner la mise en place de programmes d'accès à l'égalité, que d'en favoriser l'éclosion.Comme il lui apparait urgent d'agir, notamment pour favori ser l'égalité des femmes sur le marché du travail, le gouvernement a décidé de s'inspirer des exemples australiens, américains et canadiens qui ont, selon le ministre, donné de bons résultats.On se rappellera que cette intention de ne pas rendre obligatoire l'approbation de la Commis sion, annoncée lors du sommet Décision 85.avait fort mécontentée les syndicats et les groupes de femmes.M.Johnson a nié que des raisons budgétaires soient a l'origine de cette décision.Il n'en est en effet rien, puisque de nombreux postes additionnels ont été créés il y a plus d'un an a la Commission en prévision de ce nouveau rôle.Le gouvernement avait d'ailleurs initialement prévu que les articles 86.1 à 86.7 entreraient en vigueur à l'automne 83! Les entreprises pourront donc mettre en place les programmes de leur choix mais In Commission devra leur prêter assistance si elles le requièrent.Elles pourront également s'inspirer de la règle mentation que fera adopter le gouvernement au cours de l'été après audition des intéressés en commission parlementaire.Ces règlements serviront de balises a la Commission, qui conservé le droit de recommander la mise en place de tels programmes lorsqu'elle constate une situation de discrimination.Si sa recommandation n'est pas suivie, elle peut s'adresser aux tribu- naux et obtenir qu'ils ordonnent leur mise en place.Elle a égale ment un rôle de surveillance quant à l'application des programmes qu'elle a recommandés.Le gouvernement n'est toutefois pas soumis à l'autorité de la Commission en cette matière.Mais la loi l'oblige à «exiger de ses ministères et organismes l'implantation de programmes (.) dans le délai qu'il fixe».M.Johnson a annoncé hier que le Conseil du trésor avait reçu le mandat d'élaborer, avant mars 86.des programmes visant à permettre à un plus grand nombre de femmes oeuvrant au sein de la fonction publique de se retrouver plus rapidement dans des classes d'emploi ou elles sont sous-repré sentées.Les entreprises ayant 100 employés ou plus et qui ont des con trats gouvernementaux de plus de $200 000 devront également mettre sur pied des programmes d'accès à l'égalité.Marx déplore que Johnson n'ait pensé qu'aux femmes Hj QUÉBEC \u2014 Le critique li-¦~ béral en matière de Justice, Herbert Marx, regrette que le gouvernement n'ait pènsi LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec qu'aux femmes, et pas du tout aux minorités, dans sa decision de mettre en oeuvre les parties de la Charte autorisant les programmes d'accès à l'égalité.Même si les programmes soin permis à l'égard de tous les groupes victimes de discrimina tion, le député note que toutes les mesures particulières mise de l'avant ne s'adressent qu'aux femmes.C'est ainsi que le mandat reçu par le Conseil du trésor pour la mise en place de programmes dans la fonction publique ne concerne que les femmes.De la même façon, le comité aviseur patronal-syndical mis sur pied par le gouvernement ne s'intéresse qu'à l'accès des femmes à l'égalité et le fonds d'aide créé ù cette occasion n'offrira son soutien financier qu'aux femmes et aux groupes de femmes.«Je soi', heureux qu'on fasse quelque chose pour les femmes.a dit M.Marx lors d'une interview téléphonique accordée à LA PRESSE.Mais je crois qu'on laisse injustement de côté les minorités ethniques ou linguistiques qui sont sous-repré-sentées dans la fonction publique et dans beaucoup d'organismes publics.» Il cite comme exemple la police de la CUM.M.Marx croit également que le gouvernement aurait dû donner l'exemple et forcer les ministère1 et les prganismes un blics à créer des programmes d'accès a l'égalité avant de demander aux entreprises privées de s'y mettre.Rabais impressionnant sur le PC/r d'IBM! *rl'évéi 6êc^è de fêter \"\"e\" Infor, de 128 ko et un lecteur de disquette, est suffisamment puissant pour utiliser avec plus d'un millier de programmes conçus pour le PC d'IBM.Innovations en Informatique vous offre en plus un autre avantage supplémentaire: une garantie de deux ans sur les pièces et la main-d'oeuvre, qui vient s'ajouter à la garantie IBM d'un an, pour 99,95 $ seulement Et plus encore! ?Un moniteur couleur convenant au PC/r d'IBM pour 499 $ ?Une garantie prolongée de deux ans sur le moniteur pour 62,50 $ venez fêter avec nous! 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de radios d'autos allemandes sont commis sur une grande échelle et les voleurs font certainement partie d'une organisation bien rodée.M faut voir avec quelle efficacité ils opèrent.Mais que font ils des radios qu'ils volent?Il faut bien qu'ils les revendent à d'autres propriétaires d'autos, qui deviennent ainsi, volontairement ou non.leurs complices.Après avoir l'ait remplacer à grands frais la radio volée, je me suis mis à examiner la nouvelle avec beaucoup d'attention.Comment pouvais-je être sûr que cette radio, payée au prix du neuf, était bien neuve?Comment être sur qu'elle n'avait pas été volée à quelqu'un d'autre à qui on allait maintenant revendre celle qu'on venait de me prendre?Il est bien difficile de faire la différence entre une radio d'auto toute neuve et une autre qui a déjà servi quelques mois.Je connais même des gens qui se sont fait voler leurs radios trois fois dans un même mois.Ça fait donc tout un roulement.La police qui nous protège ¦ Le charmant policier qui prend ma déposition par téléphone (ils ne se dérangent plus pour si peu), n'a pas l'air très curieux de savoir dans quelles circonstances le vol a été commis.Lorsque j'insiste pour lui donner certains détails, il me répond qu'il va les «rentrer» dans son ordinateur et ensuite, advienne que pourra.«Vous savez qu'ici c'est comme une multinationale, me dit-il, tout est informatisé et personne n'est responsable de rien.» Me voilà rassuré.Ce charmant policier n'a d'ailleurs pas arrêté de me niaiser pendant les dix minutes ou il m'a parlé au téléphone.Il s'était aperçu que je n'avais pas le même accent que lui.Cela lui a déplu.A tout moment, il me lançait des craques et espérait sans doute que je perde patience, afin qu'il puisse m'accuser de n'avoir pas été assez poli avec lui.Comme je ne suis pas tombé avec la dernière pluie et qu'on m'a déjà fait le coup, je l'ai flairé et ne suis pas tombé dedans.Je comprends maintenant les Noirs et les personnes d'autres origines étrangères qui se plaignent de racisme de la part de la police.Le policier à qui j'ai eu le malheur de parler, dimanche, était une graine de raciste.Dieu seul sait jusqu'où il serait allé si j'avais eu l'accent haïtien.J'ai pris la précaution de noter son nom et son numéro matricule, au cas où on m'accuserait d'avoir inventé toute l'affaire.Je considère qu'il est de mon devoir de parler pour tous ceux qui se font maltraiter par ce genre d'individu, mais qui n'ont pas de voix pour se défendre.Les fins de règnes ¦ Est-ce seulement l'effet d'un hasard?Depuis quelque temps, lorsqu'on appelle dans des ministères, à Québec, on n'a pas l'impression que l'ordre et l'harmonie régnent partout.Le personnel politique d'un ministre nous a même avoué, l'autre jour, que son patron s'était fait rabrouer au Conseil des ministres, qu'il était d'une humeur massacrante, et que ce n'était pas le moment de lui demander quoi que ce soit.Dire ce genre de chose à quelqu'un comme moi, c'est prendre des risques considérables.Des «observateurs» m'ont fait remarquer que le Parti québécois ressemblait de plus en plus à l'Union nationale de 1970, à la veille de se faire précipiter par les libéraux dans une débâcle sans retour.Il s'agit évidemment d'une boutade plus que d'un jugement catégorique, mais les péquistes auraient intérêt à réviser l'histoire récente, pour savoir reconnaître les signes de la débandade.Cohue à La Ronde ¦ Vendredi dernier, j'ai été pris dans une mêlée indescriptible en allant voir les feux d'artifice à La Ronde.J'ai dû être le seul journaliste présent, puisque la situation n'a été rapportée par personne d'autre.Il faut quand même en parler, et mieux vaut tard que jamais.De l'aveu du président de l'AMARC.il devait y avoir 75 000 personnes à La Ronde et aux alentours, vendredi dernier.Personne n'avait prévu une telle affluence et les services étaient débordés.A l'aller déjà le métro ne suffisait pas à la tâche, mais c'est au retour que l'affaire s'est corsée.La CTCUM avait stationné des autobus devant la sortie de La Ronde, ce qui bloquait la foule.Le spectacle s'est terminé à 22h20 et les chauffeurs avaient reçu la consigne de ne pas partir avant 23 hlS.Lorsque les autobus sont finalement partis, leur route était envahie par les gens qui avaient décidé de marcher pour se rendre au métro.Les autobus avaient donc du mal à circuler et la CTCUM a ordonné à ses chauffeurs d'aller «se cacher» à l'île Notre-Dame.Ils s'y sont rendus tous feux éteints, se sont perdus, et ont abouti sur le circuit Gilles-Villeneuve.Pendant ce temps-là, le monde marchait.C'est bien la première fois qu'on annule un service d'autobus parce qu'il y a trop de voyageurs.C'est comme si on fermait les hôpitaux parce qu'il y a trop de malades, ou si on envoyait les pompiers se cacher parce qu'il y a trop de feux.ÉTUDE POUR LE CLF Il faut prévoir un recul du français au Québec \u2022-3 ¦ Les recherches menées par le Conseil de langue française depuis huit ans permettent de prévoir que le français perdra du terrain au Québec durant les prochaines années.C'est la conclusion à laquelle arrive Daniel Monnier, chercheur au Conseil : « Le malheur est qu'il faut prévoir un recul du français au Québec à moyen terme », affirme i il dans un document présenté récemment à l'Association canadienne de recherche en sociologie appliquée ( ACRSA).Analysant scupuleusement les nombreux sondages d'opinion menés par le Conseil, Monnier note un affaiblissement progressif de la volonté de la communauté francophone du Québec de fournir appui et support à la protection du français.Ce refroidissement de l'ardeur linguistiqueVuche tous les secteurs de francisation, aussi bien les institutions publiques que le monde du travail et l'affichage.Pendant ce temps, Daniel Monnier comme tous les observateurs, constate que l'anglais n'a rien perdu de sa force d'attraction dans un continent où les francophones ne constituent qu'un faible deux p.cent de la population.La conjonction de ces deux facteurs - tiédeur à soutenir le français et maintien de la force de l'anglais - ne peut mener, selon Monnier, qu'à un recul du français au Québec.« La fable du pot de fer et du pot de terre s'applique bien à nous.Croire que le français puisse concourir à égalité avec l'anglais est une illusion dangereuse » ajoute le chercheur du Conseil.C'est dans ce contexte qu'il faut, selon lui, envisager le choix de maintenir ou de relâcher '.es règles concernant l'affichage français dans le Québec et,.particulièrement a Montréal.i\">.'; \u2022 * A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JUIN 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS president du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ClAUDC GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC cditotialjtte en chef Un grave manque de coordination La guerre du porc est la dernière escarmouche dans les relations commerciales tantôt cordiales, tantôt tendues, entre le Canada et les États-Unis.Les exportations de porcs canadiens vers les États-Unis ont été frappées d'un droit de douane spécial parce qu'elles sont subventionnées par Ottawa.Ottawa conteste qu'il y ait effectivement une subvention.Le conflit porte davantage sur l'interprétation des textes et sur le manque d'harmonisation entre les politiques agricoles des deux pays que sur le commerce lui-même.En effet, les ventes canadiennes ne représentent que 4 pour cent du marché américain du porc.Ces ventes sont toutefois concentrées dans certaines régions où les producteurs locaux peuvent souffrir de la concurrence.L'importance de ce commerce pour le Canada est également faible, quoiqu'il soit crucial pour certaines régions et pour beaucoup de producteurs.Il n'y a donc pas d'obstacle économique majeur à ce que les deux gouvernements fédéraux s'entendent sur une réglementation bilatérale du commerce porcin.Une réglementation équitable serait sans doute la meilleure façon de servir les intérêts des producteurs et des consommateurs des deux côtés de la frontière.Le gouvernement du président Reagan semble faire une sérieuse entorse à ses principes de libre-échange.En réalité il n'a guère le choix: il doit se plier à une loi de peur d'effaroucher les esprits protectionnistes au Congrès qui pourraient obtenir une nouvelle loi franchement défavorable aux intérêts commerciaux canadiens.La marge de manoeuvre du gouvernement est limitée: les agriculteurs américains connaissent des déboires financiers tant que les prix agricoles restent bas et les taux d'intérêt élevés.Par ailleurs, la production de porcs passe actuellement par le creux de la vague.Selon le département de l'Agriculture, l'abattage des porcs est très fort, ce qui a fait baisser les prix.Le cheptel porcin est toutefois en baisse et les experts des denrées agricoles à Chicago estiment que la surproduction de viande de porc toucherait à sa fin cet hiver.Les prix commenceraient alors de nouveau à monter.Le problème des exportations canadiennes pourrait se régler tout seul.en attendant qu'il se pose de nouveau dans trois ans lors du prochain cycle.Les droits de douane américains auront leur incidence au Canada.Le prix du porc devrait baisser parce que les producteurs devront diminuer leurs troupeaux.Certains producteurs marginaux, ou qui dépendent essentiellement de l'exportation, devront se tourner vers d'autres cultures.Ils devaient cependant se douter dès le début que la production du porc est sujette à de très fortes fluctuations.C'est la nature arbitraire de la mesure américaine qui leur fait un tort considérable.Dans l'absence d'une réglementation internationale adéquate, Ottawa et Washington devraient examiner les moyens d'éliminer de tels soubresauts dans le commerce bilatéral.Avant même de négocier un éventuel accord de libre-échange, les deux gouvernements devraient se mettre d'accord pour identifier les mesures internes d'encouragement à la production qui constituent une subvention inadmissible pour l'autre.Aujourd'hui, c'est le porc, les framboises et la morue séchée; demain, ce sera peut-être le sirop d'érable et le bois de sciage.Trop est en jeu pour permettre à de tels irritants de freiner le développement du commerce avec les États-Unis.Frédéric WAGNIEPE M.Rajiv Gandhi aux États-Unis Faut-il penser que c'est quelquefois le terrain qui révèle entièrement l'homme?On répète toujours que l'habit ne fait pas le moine.Mais il y a des cas où l'habit fait le moine et où l'individu se révèle à la hauteur du défi lancé par le destin.Quand en novembre dernier Rajiv Gandhi a succédé à sa mère Indira, victime d'un assassinat politique, le monde entier a retenu son souffle.Qu'est-ce que ce pilote d'avion, que rien n'avait préparé à la politique, qui ne s'intéressait d'ailleurs pas aux jeux politiques, pouvait faire pour arrêter la désintégration de llnde, menacée en tant de points de son territoire par des mouvements sécessionnistes?Les appréhensions n'étaient nullement atténuées par l'opinion qu'on prêtait à Indira Gandhi sur son fils: non, Rajiv n'était nullement doué pour assurer la succession.Si l'Inde ne s'est pas débarrassée de ses démons, Rajiv Gandhi a réussi en quelques mois à créer ce qu'on appelle une bonne impression.Aux États-Unis, où il effectue présentement un séjour, le premier ministre Gandhi est désigné comme «Mr.Computer».Comme pour souligner son allure moderne.Du reste, en Inde même, on dit que le premier ministre s entoure d ordinateurs.Cela fait très moderne et il est assez naturel qu'une génération nouvelle se signale par un style nouveau, dans un pays qui éprouve le besoin d'essayer constamment des remèdes nouveaux.Ce qui change peut-être le moins, c'est la politique étrangère.Après une visite en URSS, une visite aux États-Unis.Entre-temps, le premier ministre avait fait une visite en France, où il a réussi, semble-t-il, à ramener au beau fixe des relations qui ont traversé récemment une zone de turbulence.M.Gandhi s'est arrêté aussi au Caire et en Algérie.La cordialité de i accueil du président Reagan et les éloges dont on couvre le visiteur sont à première vue surprenants.Après tout, l'Inde persiste à se définir comme socialiste.Et reste à la tète des pays non-alignés.Si nos confrères des États-Unis interrogent Gandhi sur I Amérique centrale, ils découvriront, sans surprise d'ailleurs, que l'Inde ne partage pas les vues de Washington sur le Nicaragua.«L'Inde, a déclaré récemment son premier ministre, reste fondamentalement opposée à tous les pactes militaires.» Ce n'est pas un langage qui porte la marque USA.Autres points de désaccord: la réforme du système économique international et la restructuration du commerce mondial.M.Gandhi se déclare favorable aux positions défendues par le président Mitterrand au sommet économique de Bonn.Or, il s'agit de vues qui ne correspondent pas à celles de l'administration américaine.Le président Reagan n'en affirme pas moins sa volonté de «s'opposer fermement à ceux qui menaceraient l'unité de l'Inde».Allusion transparente à l'action des sikhs et aux entreprises des terroristes.Le FBI a d'ailleurs arrêté des extrémistes qui se préparaient à assassiner le premier ministre pendant sa visite aux États-Unis.Le complot aurait été ourdi au Canada, où on dénombre 350000 sikhs.Le voyage de M.Gandhi aux États-Unis n'est pas terminé.Mais on sait que le visiteur a fait part des préoccupations de son gouvernement concernant le programme nucléaire du Pakistan, soutenu par les USA.Comme, d'autre part, Rajiv Gandhi n'est pas persuadé que le Pakistan ne soutient pas les sikhs, c'est une double assurance que New Delhi recherche à Washington.L'objectif est d'éviter la déstabilisation.sjf.V Guy cettMllt / M Mae vet P'rircr fteOK HMffft M A NT 7 (Droits réwrvéi) Jacques Dufresne Les enfants et nous (Collaboration spéciale) L'accumulation de crimes sordides contre des enfants sème la panique dans la société.Combiné d'une part avec les infanticides et le suicide des jeunes, d'autre part avec la dénatalité et le taux inquiétant d'abandon de l'écolp, ce phénomène nous oblige à nous interroger sur l'ensemble de nos comportements à l'égard des enfants.Précisons tout de suite que la violence contre les enfants n'est propre ni au Québec ni à notre époque.Le petit Denis Roux-Bergevin a hélas! des frères et des soeurs dans tous les siècles et dans tous les pays, occidentaux du moins.Le même problème existe sans doute sous une forme différente dans la plupart des pays.Si on en juge par le témoignage des dissidents, plutôt que par les statistiques officielles, la Russie n'échappe pas à la loi générale.Serions-nous à un tournant de l'histoire caractérisé par un rejet plus marqué de l'enfant?On peut rappeler que dans notre civilisation, à la fois urbaine et technique, il n'y a guère de place pour l'enfant.Le travail se fait dans des lieux spécialisés, en général très éloignés du milieu de vie de l'enfant.Ce dernier ne pourra donc jamais participer aux travaux de ses parents comme il le faisait au temps de l'agriculture traditionnelle et de l'artisanat.Divers autres facteurs s'ajoutant à celui-ci, l'automobile notamment, la ville elle-même a été progressivement interdite aux enfants.Les centres de nos cités \u2014 on ne peut plus dire les coeurs \u2014 sont réservés aux voitures et aux adultes de 20 à 60 ans.Jusqu'au dix-septième siècle l'enfant était chez lui au coeur de Paris ou de Rome.Sa lente mais systématique éviction, et son enfermement consécutif dans la famille, qu'on appelle désormais nucléaire, est l'une des principales caractéristiques des temps modernes.Doit-on en conclure que la situation de l'enfant s'est dégradée?Quand on lui posait cette question l'historien Philippe Ariès, grand spécialiste de l'enfant et de la famille, se montrait très prudent dans ses réponses.Les mentalités, rappelait-il, évoluent très lentement et de façon fort complexe.Comment savoir, par exemple, si, à tel moment précis de l'histoire, l'apparente dégradation des moeurs à l'égard des enfants correspond à une tendance profonde des sociétés?Comment savoir si elle ne résulte pas plus d'une lecture différente de la vie sociale que d'un réel changement dans celle-ci?Au Québec, par exemple, la situation de l'enfant est-elle pire aujourd'hui qu'elle ne l'était à l'époque d'Aurore l'enfant martyre?Un milieu de vie peut d'autre part être à la fois très humain, très chaleureux pour l'enfant et cependant très dur.C'est le cas de celui où vit et meurt le jeune héros du Matou d'Yves Beauchemin.Que faut-il entendre par humanité?Le héros du Matou est mort en vivant sa vie dangereusement mais humainement.Faudrait-il condamner le milieu qui ne l'a pas suffisamment protégé?Aurait-on dû lui interdire l'accès aux espaces libres?Ariès aimait aussi rappeler que la victoire récente sur l'infanticide, qui avait toujours existé auparavant, est l'un des hauts faits de la civilisation; mais il s'empressait d'ajouter que cette victoire n'a jamais été complète et, s'il se refusait à toute prophétie, des phénomènes comme ceux que nous venons d'évoquer le rendaient plutôt pessimiste pour l'avenir.Ce ne sont évidemment pas ces allusions à la vaste histoire qui rassureront les parents, inquiets à juste titre.Je voulais seulement indiquer que si le problème est aussi grave qu'on peut le présumer, les incitations à la prudence ne suffiront pas à le résoudre.C'est l'ensemble de nos attitudes à l'égard des enfants qu'il nous faudra réviser.Ajoutons que'ceux qui s'attaquent aux tout-petits ont eux-mêmes été des enfants et qu'ils sont souvent encore très jeunes, comme leurs amis qui se suicident ou s'entre-tuent.Que faire, que penser devant un mal de cette ampleur et de cette complexité?«À cause de l'éducation que nous leur donnons, les jeunes ont l'âme durcie prématurément, ils sont fermés.Selon leur tragique expression, ils ne veulent rien savoir.» C'est monsieur Emile Robichaud, le directeur d'une polyvalente non-violente, l'école Louis-Riel, qui tenait ces propos lors d'une conférence récente.Il existe des colles dont la période de malléabilité peut être réduite au moyen de substances spéciales appelées durcisseurs.Quels sont les durcisseurs de l'âme, se demande Emile Robichaud?Il en indique plusieurs: le culte de la spontanéité, le mépris des rituels tels que ceux du bonjour et des repas, la vulgarité qui, jointe aux possibilités qu'offre la société de consommation, fait que chacun croit avoir droit à tout immédiatement.Tous ces facteurs concourent à priver l'âme de l'enfant de l'espace intérieur où ses puissances secrètes peuvent s'actualiser, où son sens du lointain, de l'invisible peut se développer.C'est quand il n'y a plus que des surfaces dures, à la place des espaces intérieurs malléables, que les espaces publics cessent d'être hospitaliers.POtNT DE VUE Une publicité malsaine et intempestive Au récent congrès de l'Association canadienne des relations industrielles (ACRI), le professeur Harish C.Jain, de l'Université on-tarienne de McMasler, a fourni des statistiques intéressantes sur le harcèlement sexuel.Nous apprenons ainsi que les quatre-cinquièmes des causes entendues aboutissent à un verdict favorable à la victime.Ce sont surtout les serveuses, les commis et les réceptionnistes qui sont l'objet des entreprises masculines; viennent ensuite les fonctionnaires et les travailleuses en usine.Roger BUHAMEL collaboration tpéciot»_ C'est l'occasion de réfléchir a nouveau sur un problème très délicat et qui n'est pas dépourvu d'une certaine ambiguïté.Aussi longtemps que nous nous cantonnons dans la zone sereine des principes, aucune difficulté ne survient.Dans la pratique, Il en va souvent différemment.Personne ne disconvient que toute femme possède un droit strict à son intégrité morale et physique, que c'est à elle seule et en toute liberté de décider de son propre comportement, qu'elle n'a pas à subir contre son gré les assauts du premier lovelace venu.La situation se complique davantage dès qu'il s'agit de compagnons de travail et que peuvent intervenir des considérations de chantage et de domination abusive.Le législateur a donc voulu, assez tardivement, empêcher ce genre de persécution sournoise et châtier ceux qui s'en rendent coupables.C'est assurément un pas dans la bonne direction.Toutefois, la solution idéale reste encore à découvrir, à supposer qu'elle soit accessible.Une dame porte plainte contre l'empressement excessif de son patron qui compte tirer bénéfice de son autorité de supérieur hiérarchique pour mener à bonne fin ses pourchas amoureux.C'est la preuve du méfait qui est malaisée à établir.En général, un individu, à moins d'être un parfait imbécile, ne convoque pas de témoins pour assister à ses exercices de séduction.De plus, il n'y a pas que les femmes sexuellement agressées qui se font accusatrices.Il-y a aussi celles, souvent les moins jolies, qui sont portées à la fabulation et s'imaginent avec une entière bonne fol que les hommes ont tous pour elles le regard de Rodrigue pour Chimène.Elles prêtent au moindre sourire une intention perverse! Il y a aussi les cas de vengeance.-h-1 Il est facile à une femme à qui l'on n'a pas accordé une promotion qu'elle juge bien fondée de se draper duns les voiles d'une vertu uf-fensée en expliquant son échec par le fait que son supérieur lui fait payer durement son refus de collaboration amicale.On peut même imaginer, sans être romancier, qu'une femme dont les propres avances ont été repoussées cherche à cicatriser sa blessure d'amour-propre en renversant la situation à son avantage.Cela dit, il n'est nullement question de rayer la notion de harcèlement sexuel, mais de tenter d'en préciser la portée sans manquer à, l'équité à l'égard de toutes les parties.Ce sera une longue et rude besogne.Sans aller au fond du débat.Il existe un correctif qu'il est urgent d'apporter et qui ne devrait soulever aucune tempête.C'est contre la publicité indue que nous nous élevons.Nous avons à l'esprit un exemple tout récent.Une secrétaire s'adresse à la Commission des droits, accusant un ministre de s'être trop intéressé à sa personne.Reconnaissons sans hésiter que ce ministre témoignerait d'une efficacité remarquable, puisqu'elle n'a travaillé qu'une seule semaine 'à son bureau! Mais là n'est pas le fond du débat.-k- De deux choses l'une: quand après de nombreux mois la Commission rendra sa décision, le ministre sera condamné ou exonéré.Dans le premier cas, nous affirmons qu'il aura déjà purge sa peine avant même que son tort ait été confirmé.Mais si le tribunal en vient à la conclusion qu'il est innocent, il demeurera impossible de compenser les dommages causés à sa réputation, à sa carrière et à sa famille.Comme la nature humaine a quitté depuis longtemps les verts pâturages du paradis terrestre, il se trouvera toujours plus de gens à se souvenir de l'accusation que du non-lieu.On répétera volontiers qu'il n'y a pas de fumée sans feu.Le doute demeurera solidement ancré dans les esprits.A ce sujet, le remède est tout trouvé.Il suffit d'interdire la publication de toute cause de harcèlement sexuel avant que le jugement ne soit rendu.On évitera ainsi toute spéculation hasardeuse et l'on épargnera surtout à des épouses et à des enfants de subir l'humiliation, parfois sans fondement, consécutive aux frasques du chef de famille.Il n'y a pas que la demanderesse et le défendeur qui doivent retenir notre attention, mais aussi les tierces parties auxquelles 11 est injuste d'infliger des souffrances imméritées. A LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JUIN 1985 ¦ TRIBUNE A 7 «L'agriculture, fa n'a plus d'allure» Des producteurs agricoles quittant leur ferme de gré ou de force, des commerces ruinés ou fermant leurs portes, des banques en faillite, des villages désertes ou remplis de chômeurs ou d'assistés sociaux, voilà en gros ce que nous a laissé voir dernièrement l'émission Le Point, à Radio-Canada, sur la crise que vit présentement l'agriculture aux États-Unis.Le Québec, province où les agriculteurs sont heureux comme des rois?Où la terre enrichie du slogan «Nourrir le Québec» fait vivre admirablement celui qui y consacre sa vie?Il est permis d'en douter, lorsqu'on parcourant les campagnes, la vision de fermes où poussent les chardons, où règne la désolation, où des étables nouvellement bâties à coups de subventions meurent comme des maisons sans nom.Pourtant, c'est avec les bras et le coeur chargés d'espoir, il y a quelques années, que les ouvriers de la terre n'ont pas compté les heures afin d'apporter leur part de bonne volonté à un rêve.Un rêve qui aujourd'hui se transforme en misère, en cauchemar, en désespoir.Certains hauts fonctionnaires et ministres grassement payés ont beau s'épouinonner à nous faire toutes sortes d'accroires, à démontrer en prenant pour exemple la réussite de quelques grosses fermes modèles, mais dont certains programmes furent inventés afin de leur permettre de passer au-tra-vers, Il n'en reste pas moins que ce qui se passe chez nos voisins du Sud, au Québec on le vit et on le vivra de plus en plus intensément.C'est devenu presque inutile de dire que les jeunes agriculteurs sont aux prises avec des problè- mes financiers qui les dévorent; que les producteurs d'âge moyen volent leur équité, gagnée à s'arracher le coeur, fondre à vue d'oeil; tandis que ceux qui ont largement mérité leur retraite, qui sont prêts à donner leur place, ne trouvent plus d'acheteurs.Il n'y a plus de relève, faute de revenus suffisants en agriculture.Et que dire des millions qu'on investit sans ménagement, pour replanter des arbres de toutes sortes, des terres défrichées à coups d'efforts et d'argent.des terres entières qu'on plante, soit pour redorer l'image d'un ministre, soit pour boucher les trous des bêtises faites par un autre, un tantinet «plus-que-parfait*.Pendant que des milliers de gens meurent de faim en Ethiopie, oui, ici on plante.On plante pour cacher les drames familiaux, pour dissimuler ces familles séparées, divorcées, ces enfants oubliés, victimes des faillites agricoles.On plante pour cacher des producteurs qui, faute de mieux, se pendent avec des cordes à balles, ou d'autres tout aussi écœurés qui se font sauter la cervelle.Des producteurs qui, comme la majorité, avaient cru tout bonnement à des slogans politisés, que tous chantaient à tue-tête, mais qui n'avaient pour ainsi dire, ni queue ni tête.Des producteurs encore qui, ayant crié à l'aide, n'ont trouvé pour les appuyer que des robots transformés tout d'un coup en bibelots de bureau.Et bientôt, en écrasant d'impôts le petit salarié, on redéfrichera ces mêmes terres afin de trouver quelque chose à se mettre sous la dent.C'est effarant de voir tant de familles quitter la campagne après tant d'années de travail acharné, délaisser leur maison qui sentait bon la satisfaction d'une journée bien remplie, du travail accompli.Des familles complètes dont la fierté a été ridiculisée, piétinée, lessivée, qui s'en vont avec leurs guenilles sur le dos et leur brosse à dents, grossir le rang des assistés sociaux.Des gens vidés, ruinés, cassés.Oh! on essayera bien de leur bourrer le crâne en les garro-chant dans des Institutions, qu'on dit civilisées, ou bien dans les prisons pour ceux qui n'auront pas la vocation.Non, toutes ces faillites agricoles ne sont pas la suite d'un manque de compétence, comme l'a déjà exprimé notre «cher» ministre Ga-ron.Mais pour la plupart, bien plus à cause de programmes politisés qu'on a expérimentés encore sur le dos des producteurs, sinon tout simplement manigancés, en se servant de l'Office du crédit agricole.Quoique toujours négligée, l'agriculture est bien le plus important secteur de notre économie.Et il a été prouvé selon Statistique Canada et autres firmes de recherches que les revenus nets des producteurs sont en chute libre depuis quelques années.Il a aussi été prouvé que ce manque à gagner entraîne avec lui des milliers de pertes d'emplois reliés de près ou de loin à notre agriculture.Quand on pense que le Québec est la province où l'agriculture est la plus subventionnée au pays et en même temps l'endroit où se trouvent les fermiers les plus endettés et le plus haut taux de faillites, il serait peut-être encore temps, au lieu de lambiner a chercher des solutions pour se faufiler, que quel- qu'un se réveille une fois pour toutes.Producteurs, médias, banques, caisses populaires, associations et organismes de toutes sortes, il est plus que temps de se secouer les puces, afin que cesse ce gaspillage des ressources humaines et des sommes d'argent énormes investies dans l'agriculture, pour des résultats pour le moins Inquiétants.Avant que l'économie bascule comme un baril vide dont le mal serait Irréversible.C'est bien beau un Parc des expositions agro-alimentaires au Québec au coût de 40 millions de dollars.Ça fait bien pour chanter la pomme à des électeurs du secteur de l'agriculture.Mais tout comme un arbre où l'on dépense des montants fous pour en faire resplendir le feuillage, c'est peine perdue si on laisse gruger les racines.Malgré les simagrées de nos gouvernements, il faut croire que rien n'a beaucoup changé depuis le temps en agriculture.Ce qui faisait dire à un célèbre écrivain du XVIIP siècle: -On a trouvé en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui en cultivant la terre font vivre les autres.» Jean-Pierre PATRY, Réal MAR-COUX.Honoré BÊLAND, Michel HÉBERT, Nil MAGNAN.Laval DENIS, Yvan FRECHETTE, Louis FRECHETTE.Jvan DE-CUBBER, André LUSS1ER, Vincent FAUCHER, Julien FRECHETTE, Clément FORTIER, Albert DELUDE, de Weedon; Marcel TALBOT, de St-Cyrille-de-Wendover; Clément CLOUTER, de Fontainebleau; Denise L.LA-POINTE.Léandre BUREAU, de Linffwlck; Lise PILON, professeur.Université Laval.LtBBE OPINION Le dialogue israélo-africain En dépit des promesses (rarement tenues! ) et malgré les menaces (rarement mises à exécution! ) de la part des pays arabes, le Zaïre, qui fut le premier pays africain à renouer les relations diplomatiques avec Israel après l'évacuation du Sinai, continue de chercher a développer ses relations avec l'État d'Israël.La visite du Président Herzog au Zaïre et celle que vient d'effectuer le Président Mobutu Sese Seko en Israël sont la confirmation officielle de cette volonté.David CATARIVAS journaliste Placé, en 1973, après la guerre de Kippour.devant le choix entre «les frères arabes» et l'«ami israélien», le chef du Zaïre avait choisi \u2022les frères» mais en promettant à l'ami que dès l'instant où les territoires africains (le Sinaï) occupés par Israël seraient évacués il serait le premier à renouer les relations diplomatiques.Et il a tenu parole.Il y avait, dans sa décision, autant de souci de «panache» que de calcul d'intérêt.Mobutu se veut l'Homme fort de l'Afrique et tient à souligner son indépendance.Mais il pense aussi avoir tout intérêt à se poser en ami d'Israël dès lors qu'il espère obtenir un soutien plus important de la part du monde occidental et plus particulièrement des États-Unis.De son côté, Israël accorde une importance certaine à cette première brèche dans le mur de la solidarité africo-arabe.Et de fait, le Libéria a suivi l'exemple zaïrois.Mais, d'autres pays africains qui ont laissé à plusieurs reprises entendre qu'ils souhaitaient reprendre des relations normales avec Israël n'ont pas traduit en actes diplomatiques ces velléités.Il est vrai qu'ils entretiennent avec Israël des relations quasi-normales, que des diplomates israéliens siègent dans les ambassades de pays amis pour représenter Israël dans les capitales qui n'ont pas encore renoué les relations diplomatiques, que des stagiaires africains viennent suivre régulièrement des cours en Israël même en l'absence de relations diplomatiques et que la coopération économique et technique entre Israël et les pays africains n'a cessé de se développer depuis 1973.Mais il est bien évident qu'en Israël on préfère de beaucoup l'attitude Tranche du Zaïre à celle beaucoup moins franche des autres pays africains et cela se traduit aussi dans les faits.Les accords signés entre Israël et le Zaïre prévolent un degré de coopération technique et économique bien plus élevé qu'avec les autres pays.Ce sont des centaines de millions de dollars qui vont être investis au Zaïre par des entreprises israéliennes et des investisseurs juifs liés à Israël, dans la construction d'entreprises industrielles, le développement des transports et du réseau zaïrois de télécommunications.Ce groupe d'investisseurs envisage également d'aider les compagnies nationales de navigation aérienne Air Zaïre et de navigation maritime \u2014 Compagnie maritime Zaïroise \u2014 à se développer.Si le Zaïre cherche, en Israël, un avocat et un porte-parole auprès de l'Occident et des États-Unis, Israël voit dans le Zaïre le pionnier d'un mouvement qui pourrait «libérer» les pays africains de cette sorte de tutelle que les pays arabes leur imposent et en particulier au sein de l'Organisation de l'Unité Africaine.De plus en plus nombreux sont les dirigeants africains qui pensent \u2014 et osent le dire \u2014 que les relations africano-arabes «ont été jusqu'ici totalement déséquilibrées et que la balance a toujours penché en faveur des Arabes, au désavantage des Africains».Nombreux sont également ceux qui pensent que l'OUA consacre trop de temps à l'examen de problèmes qui sont davantage des problèmes arabes qu'africains et le Président Mobutu s'est fait l'écho de ces sentiments en proposant la création d'une «Ligue des Pays Noirs d'Afrique» qui serait parallèle à la «Ligue Arabe».Les Arabes, dit-il, ont leur Ligue; pourquoi les pays africains n'auraient-ils pas la leur?Même des hommes aussi modérés que le Président Senghor ont admis la nécessité d'une révision de la position des pays arabes au sein de l'OUA et cela ne peut que correspondre aux aspirations stratégiques d'Israël qui ne considère pas la solidarité entre Arabes et Africains comme imperative.Un président du Zaïre faisant la preuve que le rapprochement de son pays avec Israël loin de lui nuire lui procure des avantages économiques et politiques peut prendre au sein de l'OUA une place prépondérante et faire contrepoids à l'influence du colonel Khaddafi ou des dirigeants de pays de ce que l'on appelle «L'Afrique blanche» et qui sont, effectivement, davantage arabes qu'africains.Israël ne ménage pas ses efforts et de nombreux contacts sont pris à divers niveaux pour essayer d'amener d'autres pays africains à suivre l'exemple du Zaïre et du Libéria.Un développement positif dans les relations entre Israël et l'Egypte et l'ouverture de négociations avec la Jordanie faciliteraient certainement une évolution des pays africains vers l'officialisation de leurs relations avec Israël.Kibboutz Hanita Israël Le respect de la vie Les journaux publient presque toutes les semaines des lettres ouvertes sur la question délicate de l'avortement.Ce problème prend beaucoup de place dans le courrier et dans la conversation de nos gens.Et avec raison, car il s'agit de la vie humaine.Cela indique bien la gravité, l'enjeu et les conséquences de cet acte médical, qu'on appelle «avortement».À la télévision et dans les journaux, les opinions sont partagées.Certains rendent hommage au Dr Henry Morgentaler.Pour ma part, je veux rendre hommage à toutes les mamans qui refusent l'avortement et qui donnent la vie.Je les admire et je les félicite.Dr Morgentaler, remerciez votre maman d'avoir respecté votre droit à la vie, en refusant tout avortement à votre sujet, alors que le régime nazi a détruit la vie parmi vos parents et vos amis les plus chers.Je félicite votre maman de vous avoir donné la vie et l'amour maternel.Votre mère vous a aimé du début à la fin de sa grossesse.Cela me permet de vous connaître, même si je ne partage pas vos opinions concernant l'avortement.Quant a moi, je m'unis aux 150 couples qui témoignent dans mon livre: «La joie d'être père et mère: 150 couples se racontent', pour af- ' firmer la grandeur de la vie, le caractère inviolable du droit à la vie, et le respect que commande toute vie humaine.J'ai dit: le respect de tout être humain, surtout du faible et de l'innocent; bien plus, le respect de tout être humain, même du criminel.On a aboli la peine de mort, avec raison.Pour moi, c'est une question de CIVILISATION.Il faut lutter contre la violence, contre la guerre et contre l'avortement.Il faut lutter contre la famine, contre les armes nucléaires, etc.Pourquoi faut-il que l'homme soit ainsi destructeur de l'homme?Les victimes des dictatures de droite ou de gauche en savent quelque chose.Aux problèmes que peut rencontrer une femme enceinte, nos sociétés modernes peuvent apporter d'autre solutions plus humaines et moins radicales que l'avortement sur demande.Nos médecins, nos psychiatres, nos spécialistes de la santé, nos hommes politiques, nos intervenants sociaux et tous les groupes de femmes et d'hommes responsables et vraiment professionnels sont capables de relever des défis pour sauver la vie.Le film: 'C'est comme une peine d'amour- est un document d'une remarquable authenticité et d'une grande densité.Ce film expose avec réalisme le phénomène de l'avortement, le vécu et la souffrance des participants.Ce film montre bien que «tout le monde est mal à l'aise» dans son corps et dans sa conscience, face à l'avortement sur demande.Quand il s'agit d'une greffe du coeur, du rein ou du foie, on mobilise les plus grands médecins, les plus grands spécialistes pour sauver une vie.Lors d'un avortement, on fait équipe pour détruire un embryon qui veut vivre.Et c'est pourquoi, ce film si bien fait: «C'est comme une peine d'amour», nous laisse un goût amer.Ce film lance un cri très fort aux avorteurs et leur dit: «Vous avez fait de longues études en médecine: vous pouvez faire du meilleur travail que cela dans l'exercice de votre profession, pour sauver une vie.» Oui, docteurs, nous avons confiance en votre science, en votre compétence et en votre conscience professionnelle.Les enfants n'ont besoin, ni de beaux jouets, ni de riches cadeaux, mais de parents qui les aiment vraiment.Et l'amour paternel et maternel inclut d'abord le respect de la vie, le respect de l'enfant dans le sein de sa mère, le respect de son développement normal jusqu'à sa naissance.Florian AUBIN, prêtre Saintc-Émélie-de l'Énergie L'homme et la femme Tant que les hommes auront le droit de «semer à tout vent», les femmes auront le droit de se faire avorter.Ces messieurs, clergé y compris, s'entendent pour refuser à la femme le droit de faire de son corps ce qui lui plaît.Avant, on lui défendait de jouir en faisant l'amour; on l'a obligée à avoir, souvent au détriment de sa santé, autant d'enfants que son mari lui en donnait; maintenant on lui défend de se faire avorter si on lui fait un enfant qu'elle ne veut pas.Et l'homme lui?On oublie trop facilement que c'est lui le maître de sa création.Que la banque d'enfants c'est lui qui en est le détenteur.Pourquoi n'apprend-on pas aux garçons, qui seront les hommes de demain, le respect de ce qu'ils portent en eux (la mère peut le faire si le père n'existe pas).Entend-on un homme demander à sa compagne du moment si elle prend la pilule ou d'autres précautions?Admettez avec moi que c'est plutôt rare.Messieurs, usez donc un peu de l'intelligence que le Seigneur est supposé vous avoir donné et cessez de tout mettre sur le dos de la femme.Cessez aussi de vous en prendre au Dr Morgentaler qui ne fait en somme que réparer vos erreurs.Prenez vos responsabilités et laissez la femme prendre les siennes et après, mais après seulement, vous pourrez être, comme moi, contre l'avortement.Colette FORTIN Montréal Mauvais film sur Fûuré Priorité nt oc**** *»» c*H wèrkjv» mt* Jertrte étotérét 9***r* m i o de* ort*i*i paru, rfans LA HHSSt lm c«vkJ.-»o ~t de Hav«-r.Lit cormpénéwh doWf InKrtn HMtmt*» Jevr» mm, udWiH \u2022* mmén * \u2022 U mSSl m .'«noat* pat à pvUhr totfct tm M*m *\u2022*\u2022**.* * '»**»\"¦\" (h Irtfrr» moouttritt ou trtr\u2014 doiwwnh nm piéttét.\u2022 l'ouïr oiiume f'ertrMre ni(»nn*W de se» opktaM.\u2022 To*»*nip^imihp™t**t'o^,lAr™Uï*t+w*hém»é'~Htm*M \u2022 U jmu/Me Mr*é «a mmthint, à éovbh fcttorffcrw.\u2022 Prttr* à'ménum «m irffeM remits, wfti «rrihww ( Montréal ), la plus importante société du genre au pays, avec ses \\ quelque 2600 membres actifs.Mme Beauregard est membre de ¦ puis 31 ans.Elle succède au pére Julien Déziel qui a occupé la \u2022 présidence pendant 24 ans.Mme Beauregard est l'auteur d'un vo-; lumineux ouvrage en plusieurs tomes sur «La population des forts { français d'Amérique au XVIIIe siècle», ouvrage reconnu pour \u2022 être digne de figurer aux côtés du dictionnaire généalogique de : Mgr Tanguay.Rappelons que la Société généalogique canadienne-française a été fondée en 1943 par le R.P.Archange Godbout.Soudou réélu à l'Alliance française jjj ¦ Au cours d'une récente assemblée générale, l'Alliance française de Montréal a élu son comité de direction pour 1985-1986.M.\\ jean-Raymond Boudou a été réélu à la présidence.Mme Suzanne 'Le Beau assumera la vice-présidence tandis qu'on a confié le se-< crétariat et la trésorerie à M.Jean-Paul Semeillon.Les membres \\ du comité sont: André Bachand, Yvette Brind'Amour, Marthe ; Carrier-Denis, Sylvain Desgroselllers, Roy Field, Hervé Foulon, \u2022 Mane Horiense Halacheff, Jean Marcel, Rolande Sandorfy et Re-\\ née Giroux-Tréguier.i j L a 1 -\u2014 promis de transmettre la requête à son collègue.Mais à l'extérieur de la Chambre, M.Lawrence a fait savoir que ce n'est pas par hasard qu'il a posé cette question.Il a fait valoir qu'il est toujours lié par son serment d'office qui lui interdit de dévoiler quels gestes confidentiels il a posé lorsqu'il était au gouvernement en 1979.« Relisez bien ma question; c'est le plus loin que je puisse aller sans violer mon serment », a-t-il répété à plusieurs reprises.«Je n'ai pas dit que j'ai reçu un rapport et il m'est impossible de vous dire que j'en ai commandé un.» M.Lawrence a affirmé que le gouvernement Trudeau lui a mis les bâtons dans les roues lorsque le Comité des comptes publics a tenté d'en savoir plus long sur cette affaire en 1976.Il a déclaré qu'une partie du pot-de-vin a été verséer par l'intermédiaire d'une compagnie italienne qui avait obtenu le contrat de construction du réacteur.M.Lawrence s'est rendu en Italie en 1976 pour en savoir plus long.Hier, il a dit avoir obtenu la conviction qu'il était suivi par la GRC à cette occasion.À son retour au pays, M.Lawrence aurait obtenu les aveux d'un employé à la retraite de l'Énergie atomique, qui aurait admis avoir servi d'intermédiaire dans ces transactions.Selon lui, le gouvernement du temps a été informé de cette affaire: «Lorsque vous parlez de montants aussi importants, il est difficile de croire que quelqu'un de très haut placé au gouvernement et à l'Énergie atomique n'ait pas été informé.» M.Lawrence a toutefois dit douter que le versement de ce pot-de-vin ait été discuté au cabinet.L'ancien solliciteur-général a déclaré que le gouvernement Mulroney a le devoir de demander une nouvelle enquête.Il entend revenir à la charge dès le 11 retour de M.McKay aux Commuv, nés.Il y a cependant lieu de croire que le premier ministre Mulroi ney voudra revoir personnelle,-;.ment tout ce dossier avant de promettre une nouvelle enquête qui risque peut-être déclabous.ser , les libéraux, mais qui pourrait, porter à conséquence.Les conservateurs retourne-.ront eux aussi dans l'opposition, un jour, et tout gouvernement sortant n'a pas intérêt à s'attirer-des rancunes inutiles qui pourrait.provoquer des règlements de.compte pénibles.La réticence de-M.Mulroney à ouvrir les livrée., des libéraux sur l'acquisition de., Petrofina par Petro-Canada 1'* déjà démontré.\u2022 \u2022 Rocheleau : les subventions vont aux comtés péquistes ¦QUÉBEC \u2014 Selon le député libéral de Hull.M.Gilles Rocheleau, le Fonds de développement régional ne sert qu'à des fins électoralistes et les subventions sont accordées sans véritable consultation avec le milieu auquel elles sont destinées.YVON LABERGE de notre bureau de Québec_ Le député de Hull prétend ainsi qu'entre juillet 1984 et mars 1985.$6.9 millions des $7.7 millions alloués à ce fonds de développement administré par l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ) sont allés dans des comtés repré sentes à l'Assemblée nationale par des députés du Parti québécois.Selon les chiffres qu'il a rendus publics hier (puisés dans les engagements financiers du gouvernement, dit-il), pour la période de juillet 1984 à mars 1985, les comtés péquistes ont donc reçu $6,9 millions (89,3 p.cent des montants alloués) pour 110 projets subventionnés, les comtés libéraux.$697,435 (ou 9,1 p.cent) pour six projets, et les com- tés représentés par des députés indépendants, $125,400 (ou 1.6 p.cent) pour sept projets subventionnés.Ce qui fait dire au député libéral de Hull, dans un communiqué émis hier, que « même le développement régional est devenu, pour ce gouvernement (du Parti québécois), un moyen de promotion du péquisme ».M.Rocheleau s'interroge donc sur l'équité qui prévoit dans l'octroi des subventions, puisque, dit-il, les libéraux représentaient, en mars 1985, 40 p.cent (49 sièges au Parlement) des 122 comtés du Québec, le Parti québécois occupant pour sa part 50 p.cent des sièges (61 députés) et les indépendants 6,6 p.cent avec leurs huit députés d'>rs.Interrogé sur le sujet à l'Assemblée nationale hier, le ministre responsable de l'OPDQ et ministre délégué au Développe ment et à la Voirie des régions, M.Henri Le-May, a dit ne pas comprendre d'où provenait les chiffres cités par le député de Hull.À la question du député qui lui demandait s'il ne considère pas qu'il y a un scandale là-dedans, le ministre a répondu ne pas le savoir.« Je ne sais pas, a répondu M.LcMay.Je n'ai pas fait de calcul, mais je suppose qu'il doit y avoir 89 p.cent des députés péquistes qui viennent des régions qui ont besoin .d'être développées.» Les chiffres cités par M.Rocheleau, selon ' ceux obtenus hier par LA PRESSE, ne reflètent pas tout à fait la réalité.Ainsi, pour l'année budgétaire 1981-1985,.l'OPDQ a alloué pour plus de $24,5 millions en subventions provenant de son Fonds de développement régional, dont $19,1 l'ont été.pour la seule période allant de juillet 1981 à novembre de la même année pour 122 projets subventionnés.¦
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