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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-04-18, Collections de BAnQ.

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[" Le premier match delà série ce soir au Forum Des Nordiques sans complexes s'amènent devant le Canadien Malgré une fiche peu reluisante d'une seule victoire, six défaites et un match nul contre le Canadien en saison régulière, c'est sans complexés que les Nordiques s'amènent au Forum ce soir pour y disputer le premier match de la finale de la division Adams.L'entraîneur du Canadien, Jacques ternaire, reconnaît d'ailleurs que «notre fiche de 6-1-1 en saison n'a maintenant plus d'impor- *anc*'* pages 2 à 8 ( tabloïd sports ) la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985, 101* ANNÉE, N° 177, 84 PAGES, 6 CAHIERS LANIEL COMMUNICATION e»* spécialise dans la téléphonie d'affaires.Nous avons ce qu'il vous faut! LA MÉTÉO: PLUTÔT NUAGEUX, AVERSES DISPERSÉES MINIMUM: -5°, MAXIMUM: 8°.DEMAIN: BEAU ET PLUS DOUX.DÉTAILS PAGE A 2 628-1012 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents Cette photo, prise depuis la navette Discovery, montre la «tapette à mouches» fixée à l'extrémité du bras-robot, à i'aide de laquelle l'astronaute Rhea Sheddon a tenté, sans succès, d'enclencher l'interrupteur du satellite Syncom IV-3.téléphoto ap LE « BRICOLAGE SPATIAL » ÉCHOUE La NASA renonce à sauver le satellite de la marine mm HOUSTON (d'après AFP) \u2014 La NASA a renonce hier à sauver dans l'immédiat le satellite Syncom IV-3, après l'échec d'une tentative visant a actionner son système électrique avec le bras-robot de la navette Discovery prolongé de «tapettes à mouches» bricolées par l'équipage.«Vous avez fait tout votre possible», a déclaré à l'équipage M.Dave Hilmers, responsable des communications avec la navette au centre de contrôle de Houston.Il a ensuite indiqué qu'il n'y aurait pas de deuxième essai au cours de cette mission, la 16e d'une navette.Le sauvetage du Syncom 1V-3 ne pourra donc être tenté qu'au cours d'un prochain vol du cargo de l'espace.Hier, les techniciens de Hughes, fabricant du satellite, ignoraient toujours pourquoi le bouton d'alimentation électrique ne s'était pas enclenché comme prévu samedi lors du largage de la soute de Discovery.Cet interrupteur, qui ne dé- passe que de quelques centimètres le corps du satellite, commande non seulement le déploiement des trois antennes de Syncom IV-3 mais aussi l'allumage, 45 minutes plus tard, de son moteur-fusée.Ce dernier, dérivé d'un troisième étage de missile intercontinental Minute-man, devait propulser le satellite à 36 000 km d'altitude.Margaret Rhea Seddon, qui manipulait depuis la cabine le bras articulé prolongé des tapettes à mouches, a fait de son voir NASA en A 2 AU LENDEMAIN DE HEURTS VIOLENTS Le cabinet libanais s'effondre ¦BEYROUTH (d'après AFP, AP et Reuter) \u2014 Paralysé depuis une semaine en raison de la reprise des affrontements interlibanais à Salda, le gouvernement d'union nationale formé le 26 avril 1984 au Liban s'est effondré hier avec la démission du premier minisire Ra-chid Karamé au lendemain de très violents combats entre musulmans pro et antisyriens, qui ont fait au moins 27 morts et plus de 150 blessés à Beyrouth-Ouest lors d'une véritable nuit d'enfer.M.Karamé, un musulman sunnite comme tous les premiers ministres, a exhorté la Syrie à venir en aide au Liban.Après consultations dans l'après midi avec le président Amine Ge-mayel, un chrétien maronite selon la tradition politique libanaise, il a accepté néanmoins d'expédier les affaires courantes dans l'attente de la formation d'un nouveau cabinet.Le président Gomayel s'est par ailleurs entretenu par téléphone avec son homologue syrien.M.Hafez Assad, et les deux hommes sont convenus de «rester en contact permanent voir CABINET en A 2 Chevrette insiste sur un changement de mentalité à l'égard du 3e âge mm QUÉBEC \u2014 Le ministre ™ des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, s'est dit tout à fait conscient, hier, que la proportion de la population âgée augmentera «de façon significative» d'ici à l'an 2000 et que «les services sociaux et de santé devront être adaptés à cette nouvelle situation».huguette roberge Mais il a souligné que «l'État n'est pas l'intervenant unique auprès des personnes âgées» et qu'il faudra un changement de mentalité.«Il y a, a-t-il dit, les personnes âgées elles-mêmes, les familles et les diverses organisations communautaires et privées qui ont à partager avec l'État un objectif central, soit le respect de la population âgée.» M.Chevrette a fait connaître les quatre objectifs que vise la nouvelle politique gouvernementale dont il a fait état.Ce sont.¦ l'amélioration de la qualité, de la quantité et de la variété des programmes et services; l'amélioration de la coordination et de la continuité des services tant entre' les établissements qu'entre ceux-ci et le milieu où ils oeuvrent ; ¦ l'accessibilié et l'équité dans la distribution des ressources et services : ¦ enfin, l'adaptation des ressources aux besoins réels des personnes âgées.Intitulé «Un nouvel âge à partager», le document du MAS définit les principales conditions de vie socio-économiques des personnes âgées et insiste sur leurs besoins actuels et futurs.«D'ici à l'an 2000, rappelle le ministre, la proportion de la population âgée augmentera de fa-voir MENTALITÉ en A 2 SOMMAIRE Annonces classées.ui.uiu aD15, E 2, E3 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 à B 5 \u2014Horaires.E 7 Décès, naissances, etc.E 4 Économie.C 1 àC10 Êtes-vous observateur?.D 13 FEUILLETON.D11 Horoscope.D 13 Le monde.E 1 Mots croisés.E 3 «Mot mystère».D 14 Quoi faire aujourd'hui.E 6 Télévision.B 5 Tribune libre.A 7 Vacances-voyage.A 13 Vivre aujourd'hui \u2014 Décoration.D 1 à D 9 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 Québec nomme un conseil spécial de médiation à Marine Industrie ¦I QUÉBEC \u2014 Un conseil \u2022*¦ spécial de médiation formé de trois spécialistes des relations de travail va tenter de trouver une solution au conflit qui paralyse depuis neuf mois les chantiers de Marine Industrie à Sore l.MARIO ROY de notre bureau de Québec C'est ce qu'a annonce, hier, le ministre du Travail, M.Raynald Frechette, qui a qualifié cette initiative «d'ultime et peut-être dernier moyen qui était offert aux parties pour arriver à trouver une solution que tout le monde souhaite.» Le conseil sera présidé par Me Robert Burns, juge du Tribunal du travail.Il sera entouré de MM.Jean-Roch Boivin et Claude Filion.L'ancien chef de cabinet du premier ministre Lévesque a déjà été impliqué dans le dossier de Marine Industrie tandis que les services de M.Filion avalent notamment été requis lors de la mise sous tutelle du syndicat des employés d'entretien de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).A Sorel, le président du syndicat des employés de Marine, M.François Lamoureux, a déclaré, peu après l'annonce du ministre, que si les recommandations «honnêtes, neutres et pertinentes du conseil étaient convenables et permettaient de résoudre le conflit, il ne pourrait qu'être d'accord.» À l'Assemblée nationale, l'annonce de la formation de ce con- seil de médiation a été accueillie avec cynisme par l'opposition libérale.Me Burns a déjà été ministre du gouvernement Lévesque, tandis que MM.Boivin et Filion ont été respectivement chefs de cabinet du premier ministre et du ministre de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson.Ces passés politiques ont été bruyamment relevés par les élus libéraux, au point où le ministre du Travail a dû couper court aux voir MARINE en A 2 \u2022 FRANCO-QNTARIENS Les Franco-Ontariens réclament de nouveau l'enchâssement du bilinguisme dans la constitution, mais il devront encore une fois se contenter de vagues promesses.page A 5 \u2022 LANGUE Les jeunes Québécois perçoivent la question de la survie de ia langue française comme le problème des générations précédentes.page A 16 \u2022 FAILLITES Le Québec conserve le championnat des faillites, dont le nombre a pourtant diminué considérablement au Canada depuis le début de l'année.page C 1 \u2022 DÉCORATION La nouvelle boutique de Suzanne Cartier, Passage du Musée, rue Sherbrooke, offre le raffinement propre à la créatrice des « Chouettes >».page D 1 \u2022 AFRIQUE DU SUD Le régime de Pretoria annonce, avec un an de retard, le retrait des troupes sud-africaines de l'Angola.page E 1 \u2022 REAGAN Dans sa demande d'aide aux contras nicaraguayens, le président Reagan se heurte, au Congrès, à une opposition qu'il aura du mal à vaincre.Une analyse de Gilles Toupin.page E 1 pout ferez (-e .et vous avez des questions.Appelez des connaisseurs.\" * AiVWAi ROYAL LePAGE= \u2014 C EST BON DE CONNAÎTRE DES CONNAISSEURS A 2* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 MENTALITÉ SUITE DE LA PAGE A 1 çon significative, surtout parmi les groupes de 75 ans et plus.Cette augmentation sera encore plus sensible chez les femmes âgées de 80 ans et plus.On assistera donc à un accroissement important des besoins; les services sociaux et de santé devront être adaptés à cette nouvelle situation.«En tenant compte de l'aide apportée par les familles, l'entourage ou la communauté, on constate actuellement, a-t-il poursuivi, que 70 p.cent des personnes âgées sont, soit entièrement autonomes, soit ont besoin de services tels que l'assistance pour les emplettes, la préparation de repas, l'entretien ménager, etc.Pour 25 p.cent des personnes âgées, s'ajoutent des besoins plus réguliers et plus spécialisés, soins infirmiers et services sociaux à plus long terme.Une faible proportion de personnes âgées, estimée à 5 p.cent, ont vraiment besoin de soins et de services constants et doivent donc bénéficier de lieux d'hébergement bien adaptés.» Le ministre se dit conscient que la réponse aux besoins réels des personnes âgées en perte d'autonomie exigerait des sommes plus importantes.Aussi in- siste-t-il sur l'importance d'un changement des mentalités.M.Chevrette a annoncé que le gouvernement a décidé d'allouer $7 millions au parachèvement des CLSC durant l'exercice financier 1985-86.Les centres d'accueil d'hébergement recevront pour la même période, de même que pour les deux années suivantes, $9 millions affectés à la construction et à la rénovation des immeubles existants, ainsi que $ 15 millions pour adapter les immeubles à l'alourdissement de la clientèle.De plus, $27 millions iront à l'achat d'équipement nécessité par l'alourdissement de la clientèle.Une somme de $2,5 millions, annualisée à $5 millions, pourra également être attribuée, par arbitrage, aux centres d'accueil bu aux centres hospitaliers de soins prolongés qui feront la démonstration de besoins particuliers découlant de l'alourdissement de leur clientèle.Les sommes qui seront consacrées à l'ensemble des services de maintien à domicile, que les CLSC devront dispenser aux personnes âgées, atteignent $83 millions, soit presque le double par rapport au budget alloué à ces services en 1979-80.De ce montant, $4,8 millions iront à 485 organismes bénévoles en maintien â domicile.NASA SUITE DE LA PAGE A 1 mieux, mais la tâche était extrêmement difficile, sinon impossible, compte tenu de la petitesse de l'interrupteur et du fait que le satellite tournait lentement sur lui-même.Le bras a tout de même accroché deux fois la commande mais les tapettes à mouches se sont arrachées.Le bricolage ingénieux des astronautes (le dispositif avait été découpé dans les couvertures en plastique des manuels de vol de la navette) n'aura donc servi à rien, sinon a permettre à Jeffrey Hoffman et David Griggs d'effectuer mardi une sortie dans l'espace imprévue pour fixer ces ustensiles au bout du bras-robot.À l'expiration du créneau de quelque six minutes pendant lequel cette delicate opération pouvait être réalisée, M.Hil-mers a demandé au commandant de bord.Karol Bobko, d'éloigner la navette d'une vingtaine de km du satellite en attendant de nouvelles instructions.La brièveté de cette «fenêtre» s'explique par le fait que Syncom IV-3 devait être expédié en un point bien précis dans l'espace, sur une orbite géostationnaire.Quelques minutes plus tard, la NASA signalait à Bobko que les conditions météo seraient probalement bonnes demain à Cap Canaveral (Floride) et lui demandait s'il était toujours d'accord pour y atterrir à 7h 17.Après consultation avec les six autres membres de l'équipage.Bobko donnait son assentiment.À Houston, les spécialistes de ia NASA et de la marine de guerre américaine (qui devait utiliser le satellite pour ses communications) faisaient grise mine après ce sérieux échec, le quatrième enregistré avec la navette depuis avril 1981.Toutefois, pour Jay Greene, l'un des directeurs de vol du centre de contrôle, l'impossibilité de mettre en marche le moteur du satellite n'a rien enlevé au succès opérationnel de cette mission de sauvetage, élaborée en quatre jours seulement.«C'était de toute façon la seule intervention que nous puissions réaliser au cours de ce vol», a-t-il dit.Quant à l'éventualité d'une mission de récupération de cette nouvelle épave spatiale, comme cela avait été fait pour les satellites défaillants Palapa B 2 et Westar-6.également construits par Hughes, M.Steve Dorfman, président de la compagnie, a laissé entendre qu'il était encore trop tôt pour en discuter, ajoutant que ce serait de toute façon une mission très difficile.Soumis à un feu roulant de la part des journalistes, qui critiquaient implicitement la conception de ses produits, le président de la firme s'est contenté de remercier la NASA pour son travail «exceptionnel», et a promis que sa compagnie rembourserait l'agence spatiale pour les frais supplémentaires qui lui ont ainsi été occasionnés.Avec deux Syncom IV fonctionnant déjà en orbite, la compagnie Hughes \u2014 qui loue ces satellites au Pentagone \u2014 doit encore lancer d'ici à la fin de l'année deux satellites identiques pour permettre à la Marine américaine de disposer d'un réseau complet de communication avec ses navires, ses avions et ses sous-marins.La Marine va probablement récupérer les $17 millions que lui a facturés l'agence spatiale américaine pour le lancement de ce satellite, d'un coût de $80 millions, mais les observateurs sont d'avis que cela ne fera que renforcer la méfiance du Pentagone à l'endroit du cargo de l'espace, jugé trop peu fiable.Cet incident, notent-ils par ailleurs, illustre en tous cas les difficultés inhérentes au déploiement en deux temps (navette plus moteur-fusée) de satellites géostulionnaires par rapport à ceux qui sont réalisés par des lanceurs traditionnels du type «Ariane».Alerte à la bombe à l'aéroport d'Ottawa mm OTTAWA ( PC ) \u2014 On a dû ™ évacuer les lieux et les horaires des arrivées et des départs ont été quelque peu perturbés durant environ deux heures, mercredi, à l'aéroport international d'Ottawa, que l'on a cru être la cible d'une menace à la bombe.C'est une standardiste de Bell Canada, au centre-ville d'Ottawa, qui a reçu l'appel d'une voix féminine anonyme.La police n'a trouvé aucune trace d'engin explosif.Elle a seu- lement ouvert avec précaution une malle suspecte qui, finalement, ne contenait que des effets personnels, a fait savoir Janet Long, agent de liaison du ministère des Transports.Dès qu'on a pris connaissance de la menace, à 15 h 40, on a évacué les ailes est et ouest de l'aéroport.La GRC, qui faisait enquête sur l'incident, a refusé tout commentaire.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 549 à quatre chiffres 3929 fXA MÉTÉO] DATE: JEUDI 18 AVRIL 1985 AUJOURD'HUI: Min -5- Mu.:+8° PLUTÔT NUAGEUX ET AVERSES WSP.VENTS MOD.(POSS.D'AV.DE 40%) DEMAIN: BEAU ET PLUS DOUX 6 4 01 Québec \tMin\tMa.\t AbiKbi\t-B\t6\tNeige, plw,' Outoouoil\t-7\t10\tNua.av.du tnurontïdM\t-10\t8\tNuo.oi dit.Cantons de l'Eil\t-10\t8\tNga.av.dit.Mauridt\t-18\t4\tNeobul.croi.Québec\t-12\t4\tNeobul.ao- Lac-Soml Jfon\t-18\t4\tNwbul.croi Riinousli\t-U\t0\tEl», vtrih m.OejpMi\t-12\t0\tGel voriab!* Bott-ComMV\t-16\t0\tGén.Eriol SapMIn\t-16\t0\tGin.Enul.Canada\tMill.\tMa.\tAujourd'hui Victoria\t4\t15\t Edmonton\t-1\t13\t Inba\t2\t4\t Winnipeg\t3\t9\t Toi onto\t-1\t21\t Frto#ncton\t-5\t20\t HoWai\t-1\t9\t Choffotlttown\t-1\t16\t SoM-Jeon\t3\t9\t / Y\t\t\t États-Unis Boston 2 22 N.-Orléoni 16 26 Buffalo -3 20 Pittsburgh 0 23 Chicago 3 14 S.rroncisco 11 17 Miomi 16 30 Woifogton 9 23 Now York 6 22 DoHos 14 26 les capitales Amsterdam AhSènti Àcopulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Gtntvt Hong Kong LeCairt lOTrOrei B 17 Madrid 14 21 Moscou 19 32 Mexico 0 14 Oslo 6 18 Parti 16 22 Romt 2 11 Seoul 7 14 S'odhoi.T 19 25 Tokyo 15 34 Tiinidod 12 27 Vitra» 11 19 4 24 4 16 12 24 1 9 11 7 -1 9 AVEC 20% DE SA PUISSANCE FINANCIÈRE PASSÉE La rue Saint-Jacques, un musée des sièges sociaux mu La rue Saint-Jacques a cessé ™ d'être un puissant centre commercial, car il ne reste plus, entre les rues Saint-Jacques et McGill, que les « carcasses vides des grands sièges sociaux d'an-tan ».En réalité, la rue Saint-Jacques n'a plus que 20 p.cent, environ, de sa force financière passée.JEAN-PIERRE ¦OMHOMM1_ C'est le commentaire que l'une des principaux agents immobiliers du centre-ville, M.Yvan de Lorimier, a fait hier en commentant l'état de l'environnement immobilier de la Place d'Armes.La gravité de la situation est si manifeste, indique-t-il, que le changement de vocation de la rue Saint-Jacques est inévitable et prévisible à court terme.La rue Saint-Jacques, dit l'agent, deviendra une sorte de « musée des sièges sociaux » destiné principalement à attirer les touristes.La grande activité commerciale et financière, elle, s'est déplacée vers le nord et se trouve maintenant concentrée, plus au nord-ouest, entre les édifices de la Banque Nationale et les portes de i'université McGill, rue McGill College.Intervention requise Ces faits, explique l'homme d'affaires, ne signifient pas que la rue Saint-Jacques va décliner davantage.Mais il faudra que les corps publics interviennent.Déjà, signale-t-il, la municipalité s'est portée acquéreur, au coût de $500 000, par son intermédiaire, de l'édifice Woolworth, récemment incendié et situé devant l'ancien siège de la Banque Royale.Il espère que l'éventuel recyclage de l'édifice de la Banque du peuple, lui-même victime de deux incendies, depuis 1959.et dont il ne reste que la carcasse, pourra insuffler un peu d'âme, un peu de vitalité à l'est de la rue Saint-Laurent.Si cela s'avérait, dit-il, « on réglerait 40 p.cent du problème ».L'agent a depuis peu le mandat du propriétaire, l'homme d'affaires grenoblois Henri Ducret, de vendre ce qui reste de la Banque du peuple.Il évoque la possibilité, parmi plusieurs autres, que l'édifice soit éventuellement recyclé en édifice à bureaux destiné aux avocats qui pratiquent dans l'environnement du Palais de justice.Ce sont fonctions de cette sorte, à de petits hôtels de photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE L'ancienne Banque du peupla, rue Saint-Jacquet, a été dévastée deux fois par le feu depuis sa construction, en 1893.tourisme également, peut-être, auxquels la rue Saint-Jacques pourrait bientôt servir.Le propriétaire de la Banque du peuple, M.Ducret, en tout cas, a renoncé, pour des raisons qui lui sont personnelles, à transformer la Banque du peuple en un petit hêtel.Son édifice est actuellement classé.En le construisant, en 1893, ses architectes, \u2022 Perrault, Mcs-nard et Venne, se plaçaient à l'avant-garde de l'architecture de la fin du 19e sciècle.Les corps publics ne veulent rien dire, pour le moment, de leurs intentions à l'égard de cet édifice et des autres qui sont dévastés.Ils ne disent rien non plus de l'utilisation que l'on pourrait faire des terrains vagues accaparés par les commerçants du parking.Il est certain, en tout cas, que la Banque du peuple et d'autres immeubles du même type, dont l'édifice Plourde, également incendié, dans la côte de la Place d'Armes, tout à côté, sont de déplorables yeux au beurre noir dans l'environnement urbain.La municipalité, avons-nous pu savoir, possède le pouvoir de faire barricader efficacement les lieux dévastés et inoccupés de ce type \u2014 pouvoir qu'elle n'exerce pas avec la plus grande diligence \u2014, mais elle ne peut obliger, directement au moins, un propriétaire à remettre ses lieux en un bon état dans un délai déterminé.Proctor et Gamble se défend d'être liée à Satan M NEW YORK (AFP) \u2014 La ™ firme américaine de produits d'entretien ménager, Procter et Gamble, a annoncé hier l'embauche de détectives privés pour combattre une rumeur persistante l'accusant d'être liée à un culte satanique.Cette rumeur a commencé à se répandre en 1982 et, malgré les efforts de la compagnie pour l'enrayer, elle a refait surface avec une ampleur accrue ces derniers mois.«C'est un sérieux problème pour nous et nous tenons à mettre un terme à ces histoires fausses et diffamatoires », a déclaré, au cours d'une conférence de presse à New York, M.Wallace Abbatt, l'un des vice-présidents de Procter et Gamble.La rumeur, répandue par tracts, accuse la compagnie de financer l'Eglise de Satan et affirme que l'emblème de la firme, un croissant de lune, est le symbole de cette secte mystérieuse.Procter et Gamble affirme ne pas avoir réussi à découvrir d'où provient la rumeur et s'il existe une organisation cherchant à discréditer la société.M.Abbott a précisé que la tâche des détectives privés sera de trouver les personnes faisant circuler ces tracts.Selon lui, la compagnie a déjà dépensé $100 000 pour combattre la rumeur, mais il est impossible d'évaluer son impact sur les ventes, qui se sont élevées l'année dernière à $12,9 milliards.CABINET SUITE DE LA PAGE A 1 afin de pouvoir régler la situation avec sérénité et sagesse».Les familles des diplomates canadiens en poste à Beyrouth ont commencé à être évacuées vers le port chrétien de Jounieh, au nord, mais le personnel diplomatique demeure sur place.Les combats, qui ont duré 15 heures et impliqué des affrontements rue par rue et maison par maison, ont opposé les milices chiites d'Amal, du ministre N'a-bih Merri, et les milices druzes du Parti socialiste progressiste (PSP), du ministre Walid Joum-blatt, aux combattants des Mou-rabitoune (nassériens), seule milice sunnite de Beyrouth-Ouest, soutenus par des fédayin palestiniens de la tendance antisyrienne et pro-Arafat au sein de l'OLP.Il semble que les combats aient éclaté à la suite de l'installation d'une permanence des Mourabitoune dans un quartier contrôlé par Amal.Chiites et druzes, sortis grands vainqueurs, ont défilé hier dans la joie sur la corniche Mazraa avant d'annoncer la formation d'un commandement militaire commun avec tous les autres partis libanais alliés â la Syrie, dont le Parti communiste libanais (PCL) et le Parti national social syrien (PNSS).Les Mourabitoune ont dénoncé «l'assaut prémédité» contre leurs forces et appelé la population de Beyrouth-Ouest à «lutter contre l'hégémonie, quel qu'en soit le prix», alors que le chef d'Amal estimait que les combats visaient à «saboter» son plan, annoncé la veille, de constituer un «commandement unifié des forces islamiques» à Beyrouth-Ouest «pour faire face à l'occupation israélienne et aux-projets de partition du Liban».Annonçant sa démission à la radio d'État libanaise, M.twain é a condamné «la triste et cruelle nuit» de combats.«Que puis-je dire au peuple?s'est-il exclamé.Que pourrais-je dire pour justifier ce qui se passe à Beyrouth?Personne ne le peut.Il est impératif que je me retourne à présent vers la Syrie pour dire que ce qui se passe actuellement au Liban est colossa-lement dangereux.» Le nouveau «commandant islamique unifié» s'est engagé non seulement à prendre en charge la sécurité des habitants de Beyrouth-Ouest mais aussi à respecter l'intégrité des camps de réfugiés palestiniens, affirmant qu'« assurer la sécurité de ces camps est un devoir national».Les dirigeants de l'OLP, réunis à Bagdad sous la présidence de Yasser Arafat, décidaient cependant de prendre des mesures non précisées pour assurer eux-mêmes la protection des camps.Entre-temps, bombardements et tirs d'armes automatiques opposant les milices chrétiennes et musulmanes se poursuivaient de manière sporadique sur les fronts de Saïda, chef-lieu du Liban-Sud, après une autre nuit de violents combats.Les camps de réfugiés palestiniens d'Ain al-Hilwé et de Miyeh étaient pilon- nés pendant deux heures.Plus au sud, l'armée israélienne lançait hier une vaste opération de perquisitions dans le village de Shuur tandis que l'aviation israélienne bombardait une présumée base de la résistance palestinienne à Bar Elias, dans la Bekaa.Deux convois de l'armée israélienne sautaient sur des mines et sept soldats étaient blessés.Le bilan des pertes israéliennes depuis l'invasion du Liban en juin 1982 s'élevait hier à 650 morts et 4 485 blessés, annonçait l'armée israélienne, au moment où le premier ministre Shimon Pérès réaffirmait son hostilité à la création d'une commission d'enquête sur les tenants et aboutissants de l'invasion du Liban.Enfin, le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelait, par 13 voix pour et deux abstentions (l'URSS et l'Ukraine), le mandat des quelque 6 000 membres de la Force intérimaire de l'ONU au Sud-Liban (Finul), déployés depuis 1978.22 32 4 14 MARINE SUITE DE LA PAGE A 1 explications qu'il donnait en chambre.Plus tôt, en conférence de presse, M.Frechette s'était dit d'avis que cette triple nomination ne pouvait avoir pour effet d'affecter «ni la compétence, ni la crédibilité, ni l'objectivité de l'un ou l'autre de ces trois personnages.» Quoi qu'il en soit, ce conseil de médiation, disponible dès au- jourd'hui aux parties, a pour mandat de procéder â une évaluation globale du dossier, et de confectionner un rapport contenant des recommandations.Aucun délai précis n'est imposé au comité.Quant au rapport que soumettra le triumvirat, il n'aura aucun pouvoir exécutoire, a dit le ministre.Un conciliateur.Normand Gauthier, est déjà intervenu dans le conflit.Un conseil de médiation a déjà été formé pour être ensuite renié par le syndicat représentant les 1050 employés de l'entreprise.L'impasse persistant et la question des sept congédiements demeurant entière, le ministre espère que la crédibilité et l'objectivité, justement, des trois médiateurs, rendra acceptable pour les deux parties leur intervention dans ce dossier.Et si ça ne fonctionnait quand même pas?Chose sûre, il est hors de question de recourir à une intervention législative.«En termes stricts de rela- tions de travail, nous continuons à évaluer ce conflit comme n'Importe quel dossier de conflit dans l'entreprise privée, et nous allons continuer de le traiter comme tel », a tranché le ministre du Travail.Celui-ci a conclu sur le ton de l'optimisme modéré: «Est-ce que ça devra durer indéfiniment?Il y a des conflits qui ont duré 22 mois avant de trouver une solution.Je continue de prétendre que ce qui est annoncé devrait permettre d'arriver à une entente.» Le syndicat de Marine est d'accord l I Le syndicat des 1050 em-\u2014 ployés horaires de Marine est en accord avec la formation d'un conseil de médiation spécial, tel qu'annoncée hier par le ministre du Travail, Raynald Frechette, pour tenter de venir à bout de leur conflit qui pourrit depuis neuf mois.USA ¦INtil__ François Lamoureux, président du syndicat, a déclaré que si les recommandations «honnêtes, neutres et pertinentes» du conseil, composé de trois ex- -S- perts en relations de travail, étaient convenables et permettaient de régler le conflit, il ne pourrait qu'être d'accord.«Le conseil, par contre, ne pourra pas se substituer au droit des travailleurs de décider de leurs conditions de travail.Le mot final leur appartient.» Le syndicat, qui veut régler rapidement, a-t-il dit, est prêt à commencer à travailler immédiatement avec le conseil.«U va falloir, devait ajouter M.Lamoureux, travailler très fort pour qu'Us (les trois membres du conseil ) comprennent le sens -m\u2014 de nos revendications en suspens.» Outre les sept congédiements \u2014 pierre d'achoppement du conflit \u2014, les autres points en suspens comprennent notamment les heures de travail et les salaires.M.Lamoureux devait d'ailleurs préciser que le conseil n'était pas un tribunal d'arbitrage.Il faut se rappeler que la compagnie, qui ne veut pas annuler les congédiements décrétés à la suite d'Incidents violents l'automne dernier, se dit prête à se -h- soumettre à l'arbitrage accéléré.Le syndicat s'y oppose.Par ailleurs, M.Lamoureux a affirmé que les moyens de pression entrepris depuis deux semaines se poursuivraient.Ces moyens de pression ont déjà donné Heu à quatre arrestations et des accusations de possession d'armes offensives.La compagnie, qui veut obtenir des informations supplémentaires sur le mandat du conseil, doit faire connaître sa réaction aujourd'hui.Mais, il semble qu'a priori Marine se s'y opposera pas.-À- LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 la presse \u2022 A 3 MYSTÉRIEUX COMMUNIQUÉ DE BRIGHAM « J'étais aux toilettes, en train de vivre l'expérience du tremblement de terre ! » I Thomas Brigham, qui avait ™ apparemment laissé un message prophétique sur le mur d'une latrine avant l'explosion meurtrière de la Gare centrale, était darts les « quartiers correspondants » du terminus ferroviaire au moment de la déflagration du 3 septembre dernier.LEOPOLD LIZOTTE C'est ce qui ressort d'un communiqué, reconnu comme ayant été écrit de sa main, qui fut trouvé un peu après 18 h ce jour-là, sur une boîte aux lettres, dans le hall de l'hôtel Reine-Êlisabeth.Véritable hachis de courtes phrases décousues et sibyllines, où certains mots sont en gros caractères et d'autres griffonnés en lettres minuscules, Brigham y parle surtout du pape Jean-Paul Il et du sort qui devait l'attendre au Canada.Le document a été écrit alter- nativement en noir et en rouge.Brigham a-t-ll utilisé son sang en « crayonnant » de cette couleur ?.Les séances de la journée d'hier se sont terminées sans qu'on le sache.Mais le procureur de la Couronne, Me Claude Parent, a tout de même fait dire au policier qui a cueilli l'enveloppe, tout d'abord soupçonnée d'être piégée, que celle-ci avait été expédiée aux laboratoires de médecine légale pour un double test de graphologie et d'analyse sanguine.Obsédé par le pape Sur une face de son message, l'accusé avait reproduit la manchette de LA PRESSE de la veille : « Priez pour mon voyage au Canada, dit le pape ».Puis il avait immédiatement ajouté : «J.P.-2 a reçu un « cosmic.» Et encore : « Prémonition de la mort au-dessus de l'Atlantique.» El puis aussi : « Les 18 premiers papes sont morts de façon violente.» Sur le verso, il parlait de la papauté, qui s'était terminée par un « BANG », ù 3 h30, le 3 septembre 1984.Mais, dès la ligne suivante, il y avait une apparente correction.On lisait : « Bombe a retardement en place pour 10 h 30 Prov ! » Et une inquiétante prédiction : « Une seconde s'en vient.» Enfin, une dernière ligne, une espèce de post-scriptum sans le spécifier: «J'étais dans les toilettes.en train de vivre l'expérience du tremblement de terre.\u2022 La preuve faite jusqu'à maintenant a évidemment révélé aux jurés que c'est à la dernière heure citée que l'engin a explosé, coûtant la vie àUrois jeunes touristes français qui, pour leur malheur, s'affairaient à ce moment-là près des consignes automatiques de la gare, extrêmement achalandée pendant ces jours de congé de la fête du Travail.Thomas Brigham photo Réal Saint-Joan, LA PRESSE Devant le coroner Roch Héroux, le sergent-détective Claude Larivière a exhibé un fusil de calibre .12 tronçonné, dont disposaient les auteurs du vol de banque de LaSalle.photothèque LA PRESSE Le sergent-détective Robert Ménard, sérieusement bies-sé lors du hold-up de LaSalle.AUX SOINS INTENSIFS DEPUIS LE HOLD-UP DE LASALLE Le policier Ménard a-t-il hésité avant de tirer sur les bandits ?¦| Le sergent-détective Robert \u2014 Ménard, qui repose toujours aux soins intensifs à l'hôpital après avoir été blessé grièvement lors d'une fusillade avec des bandits le 28 mars, a-t-il hésité à faire feu sur les deux voleurs armés qui lui faisaient face ?Si oui, pourquoi ?RAYMOND GERVAIS C'est la question que se posent ses collègues de travail à la police de la Communauté urbaine de Montréal, qui ont participé eux aussi à la fusillade sanglante qui a fait un mort et deux blessés graves, le soir du 28 mars, lors d'un hold-up dans une succursale de la Banque d'Épargne, boulevard Newman, à LaSalle.C'était la troisième fois en six mois que le policier Ménard se retrouvait face à face avec des bandits armés qui venaient de commettre un hold-up.Le 14 septembre 1984, Robert Ménard et son collègue André Koury réussissaient, au terme d'une fusillade, à arrêter deux bandits qui venaient de commettre un vol à main armée dans une succursale de la banque de Commerce, au 980, rue Sainte-Catherine ouest.Un des suspects, Brian Lavigne, 25 ans, avait été atteint à une épaule par le policier Ménard.Le 31 janvier, Robert Ménard et deux autres détectives de la section des vols qualifiés de la police de la CUM, abattaient deux jeunes voleurs à la suite d'un vol dans un magasin Steinberg, au 8355 de la rue de la rue Notre-Dame est, à Montréal.Le sergent Ménard, alors armé d'un fusil de calibre .12.avait tué un Jeune bandit de 20 ans, Michel Daude-lin, qui le menaçait avec une carabine tronçonnée de calibre .22.À l'enquête du coroner, M.Ménard expliqua qu'il n'avait pas eu Je choix.Il avait sommé le bandit de se rendre, mais ce dernier s'était retourné et avait pointé son arme vers lui.Le policier avait alors tiré & trois reprises sur les bandits.Lors de l'enquête publique sur cette affaire, le coroner Roch Héroux avait rendu un verdict de mort violente sans responsabilité criminelle et souligné que les policiers n'avaient fait que leur devoir.« Ces policiers sont tous mariés et pères de famille, avait-il dit.La plupart ont des enfants de l'âge des personnes qu'ils ont abattues.Ils respectent la vie.Ils n'auraient aucun intérêt à tuer futilement des jeunes dont l'âge correspond à celle de leurs enfants.» Mais, que peut ressentir un policier au lendemain d'une fusillade, après avoir tué un jeune voleur de 20 ans ?Seul l'agent impliqué peut répondre à cette question.Souvent, il n'ose même pas se la poser.Il est incapable d'envisager froidement le fait que, par une pression de l'index, il a enlevé à tout jamais une vie.Il préfère souvent ne pas y penser.Comme l'a expliqué un membre de la section des vols qualifiés, « le policier peut bien faire le dur et le macho, mais, intérieurement, la pression est insupportable.La seule façon de s'en sortir, c'est d'apprendre à vivre avec l'idée : en parler le plus possible à des amis, à des confrères, à son médecin, au psychologue du service de police.» Si le sergent Ménard a hésité avant de tirer, le 28 mars, devant la succursale bancaire, c'est probablement qu'il a voulu éviter une répétition des événements qu'il avait connus en janvier.Et cela, au risque même d'y laisser sa vie.Le sergent Richard a tiré 23 balles sur les bandits ¦ ,1 « Quand j'ai vu le sergent-™ détective Ménard crouler au sol, j'ai ouvert le feu sur l'homme qui venait d'atteindre mon compagnon.J'ai dirigé 23 balles vers les individus qui tiraient sur mes confrères et sur M.Ménard ; celui-ci se tordait de douleur.Finalement, après plusieurs rafales, les deux suspects sont tombés sous nos balles.» C'est le récit qu'a fait hier, devant le coroner Roch Héroux, le sergent-détective Yves Richard, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, qui, le soir du 28 mars, participait avec sept autres policiers à une fusillade en règle contre deux bandits armés jusqu'aux dents et portant des vestes pare-balles.Les deux hommes venaient de perpétrer un vol à main armée de $12 000 dans une succursale de la Banque d'Épargne, boulevard Newman, à LaSalle.Le sergent-détective Richard témoignait à l'enquête publique sur Ja mort de Marc Lorange, 20 ans, abattu par la police de plusieurs projectiles.Lui et son comparse, Christian Bouchard, 36 ans, étaient tombés dans une souricière tendue par les agents.Le policier Richard a expliqué au coroner que des membres de la section des vols qualifiés avaient les deux suspects en filature depuis la matinée.Les agents avaient reçu des renseignements selon lesquels le duo Lorange-Bouchard préparait un gros coup., Un autre témoin, le sergent-détective Claude Larivière, a dit que le policier Ménard avait été surpris par le premier des deux bandits avant de pouvoir réagir.« Le bandit a ouvert lé feu sur Ménard, a-t-il relaté.Ce dernier a riposté, mais a été atteint de deux balles immédiatement.> M.Larivière ne comprenait pas que les voleurs ne tombent pas.« J'étais certain que mes balles avaient atteint un des individus, a-t-il raconté.Pqurtant, il ne tombait toujours pas.Lorsqu'il s'est finalement écroulé et que j'ai pu enfin le désarmer, alors j'ai compris pourquoi: 11 portait une veste pare-balles.» Le coroner Roch Héroux a tenu à examiner lui-même l'arsenal des deux individus : des armes semi-automatiques, deux pistolets Browning de calibre 9 mm, un fusil de calibre .12 tronçonné, de nombreuses balles pour leurs pistolets et une cinquantaine de cartouches de calibre .12, sans compter les deux vestes pare-balles.Le coroner s'est dit stupéfait à la vue de tout cet attirail.Il y avait là suffisamment de munitions, a-t-ll fait remarquer, pour toute une saison de chasse aux canards ! Deux employées de la succursale bancaire sont venues raconter au coroner les événements qui ont précédé la fusillade.Mme Carole Laçasse, une assistante-comptable, a déclaré avoir vu deux hommes sauter par-desssus le comptoir, pousser les caissières et faire main-basse sur l'argent.Elle s'est réfugiée au sous-sol avec cinq ou six autres employés quand la fusillade a éclaté.Il s'en est fallu de peu pour qu'un autre policier, le sergent-détective Yves Gariépy, soit lui aussi blessé par les balles des bandits.Un projectile a en effet traversé la poche gauche du veston qu'il portait.Le coroner Héroux a rendu un verdict de mort violente sans responsabilité criminelle, faisant remarquer que, ainsi équipés, les deux hommes s'attendaient de toute évidence à une telle fusillade.Dynamite, poudre et essence dans la bombe ¦ La bombe qui a fait trois morts en septembre dernier, attentat pour lequel Thomas Brigham subit présentement son procès, était composée à la fois d'une trentaine de bâtons de dynamite, de poudre insérée dans un tuyau métallique et de plusieurs litres d'essence.C'est la conclusion la plus plausible à laquelle en est venu le directeur du département de physique du laboratoire médico-légal du Québec, non seulement au terme de ses recherches sur place, le jour même de la 'déflagration, et de ses expertises en laboratoire, mais également après trois essais qu'il a dirigés, quelques semaines plus tard, au camp militaire de Farhnham.en reconstituant le plus fidèlement possible les conditions relevées sur la scène de la tragédie.Il fallait autant d'explosifs pour creuser le cratère pratiqué par l'engin dans le plancher de béton de la gare; il fallait de l'essence pour causer le début d'incendie enregistré, et l'essence n'a pu prendre feu sans l'aide du second explosif constitué par la poudre sans fumée que contenait apparemment le tuyau métallique dont on a retrouvé des fragments dans tous les coins du terminus ferroviaire de la rue Lagauchetière.Interrogé tour à tour par le représentant du ministère public, Me Claude Parent, et par l'avocat de Brigham, Me Pierre Poupart, c'est un véritable cours accéléré sur la façon de fabriquer une bombe qu'a donné au jury M.Bernard Pomin-ville, seul véritable expert de la question au Québec, qui a témoigné dans pas moins de 800 causes du genre depuis l!)f>7.Il y a toutefois une question à laquelle il n'a pu répondre : « Par quel mécanisme ou par quel dispositif, électronique ou d'horlogerie, l'engin a-t-il été mis à feu ?La bombe a-telle été chronométrée d'avance ou télécommandée par radio ?Il y avait tellement de piles, de transistors et de mouvements d'horlogerie dans les débris qu'on a renoncé, dès le début, à pousser l'enquête dans cette direction.PROF DE CÉGEP IMPLIQUÉ Deux autres Hell's Angels sont arrêtés Wêê Un membre des Hell's An-™ gels, Michel Genest.2(i ans, surnommé «.links », a été arrête à Sainte-Marthe-sur-le-lac, au moment où il s'apprêtait à quitter le repaire de son groupe, en soirée mardi.La descente a eu lieu au 103').Chemin Oka, à Sainte-Marthe, un lieu de rendez-vous de la bande.Les policiers, en plus de procéder à l'arrestation de Genest, ont saisi sur les lieux une arme de poing et un gant bardé de pointes d'acier.ANDRÉ PÉPIN_ Par ailleurs, un autre membre du club de motards Hell's Angels de Lennoxville a été arrêté à Sherbrooke, hier, dans la vaste opération visant à retracer les corps de motards de Laval qui auraient été présumément abattus entre le 24 et le 26 mars.11 s'agit de Yvon Rodrigue, âgé de 28 ans.On ignore si des accusations seront portées contre lui.Un professeur de cégep Toujours dans la chasse aux Hell's Angels, la station de radio CHLT du réseau Télémédia annonçait hier que le Cégep de Sherbrooke comptait un de ses professeurs parmi les motards arrêtés jeudi dernier.Il s'agirait de Claude Berger, professeur de musique au collège.Ce n'est qu'au cours du week-end que le directeur du personnel du cégep a eu connaissance de l'affaire.Depuis, plusieurs parents d'étudiants ont téléphoné au collège et la direction se penche sur le délicat dossier.La Sûreté du Québec a par ailleurs confirmé, hier, que six membres des Hell's Angels avaient quitté Lennoxville, mardi soir, pour se rendre à Paris participer à la célébration du quatrième anniversaire de fondation des « Anges » dans la capilable française.Les motards, Charles Fil-teau.Gerry Coulombe, Guy Rodrigue.Yvon Tanguay, Louis Brochu et Georges Beaulieu ont pris l'avion à Mirabel, en présence de plusieurs policiers qui se trouvaient sur les lieux.Arme de poing et gant bardé Quant à Michel Genest, il a été arrêté par les policiers de Sainte-Marthe, aidés de leurs collègues de Saint-Eustache et de Laval, qui l'ont ensuite confier aux enquêteurs de la Sûreté du Québec.Genest a souvent été interrogé ou arrêté par les policiers dans le passé pour des affaires de dro-'gue.C'est dans les bagages de Genest que l'arme de poing, un revolver de calibre .22, à usage restreint, a été trouvé.Le gant bardé de pointes d'acier se trouvait également sur les lieux de la perquisition.La perquisition de Sainte-Marthe a par ailleurs permis de retracer quatre autres membres du groupe qui étaient recherchés pour des infractions! au code de la route.17 bandits tués en cinq ans par la police de la CUM tm Dix-sept bandits ont été ™ tués par la police de la CUM depuis cinq ans.Dix-sept policiers ont donc vécu, au cours des cinq dernières années, des événements sembla- RAYMQNP GERVAIS bles à ceux qu'a connus le sergent Ménard.Certains, par orgueuil peut-être, disent avoir tout oublié.Tous sont unanimes cependant à déclarer qu'ils espèrent de tout coeur ne plus jamais avoir à se servir d'une arme.Plusieurs revivent régulièrement le»drame et, souvent, doivent recourir à une aide professionnelle, non pas pour oublier, car on n'oublie pas vraiment le jour où l'on a tué quelqu'un, mais pour rendre le souvenir tolerable, pour apprendre à vivre avec le passé.Le 27 mai 198-1, un patrouilleur du poste 52 de la police de la CUM, qui pourchassait un suspect armé rue Sainte-Catherine est, l'a finalement abattu de deux balles.L'individu, arme à la-main, s'était retourné à deux reprises vers le policier pour le mettre en joue.L'agent en question, Serge Gauthier, qui compte pourtant 15 ans de service à la police de la CUM, a mis plusieurs mois avant de pouvoir reprendre son travail.Il ne pouvait se faire à l'idée qu'il avait tué un être hu- main.Lors de l'enquête du coroner, l'agent Gauthier, visiblement affecté, avait éprouvé beaucoup de difficulté à rendre son témoignage.Au printemps de 1982, un récidiviste a tiré à deux reprises vers deux policiers qui le poursuivaient.Les agents l'ont finalement abattu au terme d'une course folle en automobile dans les rues de la métropole et d'une course à pied digne d'un marathon.Le suspect ne fut que légèrement blessé, mais un des agents dut prendre trois mois de congé pour soigner ses nerfs ébranlés ; le second fut incapable de réagir, à une autre occasion, lors d'un appel au sujet de coups de feu qui avaient été tirés.Les deux hommes ne pouvaient accepter qu'ils étaient venus si près de tuer un être hu-main.Celui-ci, pourtant, les avaient menacés ; il avait même essayé de les tuer.Depuis l'été dernier, neuf policiers ont été tués à travers le Canada par des bandits.Toutefois, le policier qui doit décider si, oui ou non, il aura recours à son arme, se voit chaque fois confronté à une décision extrêmement difficile à prendre, extrêmement lourde de conséquence puisqu'il s'agit d'une question de vie ou de mort.Et, souvent, les policiers n'ont qu'une fraction de seconde pour prendre cette décision. A 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 André Asselin Règlement de comptes dans l'Assomption ¦Ej Placé au pied du mur avec l'arrivée d'un Parti conservateur ™ sur la scène provinciale, le chef de l'Union nationale, Jean-Marc Béliveau, a la tentation de régler, une fois pour toutes, la question.11 envisage de se porter lui-même candidat dans le comté de l'Assomption à l'occasion de l'élection partielle.En affrontant sur le terrain le chef du PCQ, André Asselin, Me Béliveau espère qu'il pourrait le déclasser.Et se servir du verdict des électeurs, à cette occasion, pour démontrer que c'est l'UN qui a une place au Québec, et non la nouvelle formation politique lancée il y a une dizaine de semaines par l'ex-président de l'Union des municipalités régionales de comtés.Au cours de la semaine, M.Béliveau a eu des consultations à ce sujet.Il devrait prendre sa décision samedi.Le chef de l'UN est bien conscient du risque immense qu'il prendrait en se battant contre M.Asselin.S'il perdait ce combat, cela voudrait dire, à toutes fins utiles, que son parti serait obligé de se dissoudre.En confiant ses réflexions à LA PRESSE, M.Béliveau a ajouté: « Cette élection serait en quelque sorte l'équivalent du jugement d'un tribunal.Ça pourrait servir à lever l'ambiguïté qui existe entre nos deux formations.Si je me fais visser, je vais comprendre le message.Mais si je me présente contre Asselin dans l'Assomption, je vais ; me battre comme un chien.» Un véritable règlement de comptes en perspective.Mais s'il décidait de ne pas relever ce défi \u2014 qui semble des plus intéressants et qui permetrait de clarifier le paysage \u2014 .M.Béliveau a l'intention de se présenter dans le comté de Trois-Rivières, ancien fief du fondateur de l'UN, Maurice Du-plessis.Le chef de l'UN est par ailleurs I bien déterminé, cette fois, à présen- ; ter des candidats dans les trois autres comtés ou il y aura des élections partielles.Il faut dire qu'il n'a pas tellement le choix.Le dernier sondage IQOP place en '.effet les conservateurs et les unionis- ; tes sur un pied d'égalité, avec des in- ¦ tentions de vote de 6 p.cent pour chacune des formations.Ce qui est énorme pour le parti de M.Asselin qui vient à peine de se lancer dans l'arène politique.M.Béliveau ne peut pas ignorer cette réalité.\u2022 \u2022 \u2022 Assiette au beurre La chanteuse Pauline Julien, dont les liens d'amitié avec le ministre québécois des Communautés culturelles et de l'Immigration, Gérald Godin.sont bien connus, vient de recevoir une subvention du ministère des Relations internationales et du Commerce extérieur.Histoire de défrayer une partie de ses dépenses pour une tournée de spectacles en Europe et en Afrique du Nord.Un geste sans doute positif, de la part du gouvernement du Québec, pour une «ambassadrice» aussi talentueuse qui vient de recevoir le grand prix de l'Académie Charles Cros.Mais on peut s'interroger sur la pertinence de la «générosité» du ministère de Bernard Landry à l'endroit d'une bonne amie de l'un de ses collègues du conseil des ministres.Il n'y a sûrement rien d'illégal dans cette situation qui laisse cependant entrevoir un certain conflit d'inté-\u2022 rets.Le communiqué faisant état de .l'octroi de cette subvention ne préci-; sait cependant pas la somme d'ar-I gent accordée à l'artiste québécoise.Pourquoi une telle omission?C'est qu'on a, semble-t-il, eu de la > difficulté à chiffrer le montant de ce .subside.Cette contribution, selon la directrice des communications du .ministère du Commerce extérieur, Micheline Demers, visait à défrayer Jean-Marc Béliveau Pauline Julien sept titres de transport» de Mme Julien pour Paris, l'Algérie et Montréal.On est bien loin de l'esprit du dicton qui voulait que non seulement la femme de César devait être vertueuse mais que son attitude démontre que sa vertu soit au-dessus de tout soupçon.\u2022 \u2022 \u2022 Geste habile de Mulroney Non seulement le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, impresionne-t-il tout le monde par ses talents de relationniste, mais il fait preuve d'une habilité digne de mention depuis qu'il est en poste à Ottawa.On se rappelle les attaques formulées par les libéraux de John Turner pour les nominations des amis du Parti conservateur à différents postes.Mais on ne peut pas dire que les têtes dirigeantes des principales sociétés de la Couronne, dont Radio-Canada, ont eu à subir les foudres de la nouvelle administration.Du moins pas pour le moment.En annonçant la nomination au Sénat du Dr Paul David, le bureau du premier ministre a posé un autre geste très habile.Car on ne peut pas dire que le fondateur de l'Institut de cardiologie de Montréal, maintenant à la retraite, soit très identifié aux conservateurs.Le «p'tit gars de Baie\u2014Comeau» et ses conseillers ont sans doute encore plusieurs tours dans leur sac pour mystifier les adversaires.Les ministres étudient aujourd'hui la position constitutionnelle du Québec ¦QUÉBEC \u2014 Le conseil des ministre du gouvernement Lévesque entreprend aujourd'hui l'étude de la position constitutionnelle que le Québec présentera, dans les, prochaines semaines, au premier ministre canadien, M.Brian Mulroney.YVON LABERGE de not™ bureau de Québec_ Élaborée dans le plus grand secret par un groupe de travail formé plus tôt ce printemps et ayant à sa tête le plus haut fonctionnaire de l'État, M.Louis Bernard, la position constitutionnelle devrait par la suite être rendue publique et présentée à l'Assemblée nationale.En réponse aux questions du chef de l'opposition, M.Gérard-D.Lévesque, le premier ministre Lévesque a dit hier qu'il respectait en cela un engagement qu'il avait contracté envers le premier ministre canadien.Non pas publiquement, mais à titre personnel, comme je m'y étais engagé, je mettrai M.Mulroney au courant.Après quoi, nous verrons », a déclaré le premier ministre.Peu avant, il avait précisé qu'il faudra peut-être une ou deux séances supplémentaires du conseil des ministres avant que ne soit adoptée la proposition constitutionnelle du Québec.i « Demain, 11 y a une séance spéciale du conseil des ministres qui va examiner, pour la première fois, donc cela peut demander quand même une couple d'étapes, ce qui a été dessiné depuis avant Pâques comme position constitutionnelle dans les éventuelles négociations», a dit M.Lévesque.Pour l'heure, il est donc impossible d'en savoir plus sur les intentions du gouvernement en cette matière.Le document du groupe de travail imprimé à l'intention des ministres est pour ci r-, culation restreinte.Ainsi, nul ne sait si les hypothèses retenues par les membres de ce comité incluent une quelconque référence aux clauses Québec (Loi 101) et Canada relative' ment à la question de l'accès à l'école anglaise.Tout ce qu'on en sait, c'est que le 12 mars dernier, lorsqu'inter-rogé à ce sujet à l'Assemblée nationale, le premier ministre avait répondu que «rien ne sera jamais signé, si éventuellement il y a signature., autrement que dans l'honneur et l'intérêt du Québec ».Francine Lalonde: une décision la semaine prochaine de notre bureau de Québec ¦Ej QUÉBEC \u2014 Francine La-londe, ministre déléguée à la Condition féminine, fera connaître la semaine prochaine sa décision de se porter ou non candidate à l'une des quatre élections complémentaires de la fin du printemps.Mme Lalonde a répété hier, en conférence de presse, qu'elle poursuivait sa réflexion à savoir si elle pouvait se permettre de se lancer en campagne électorale alors qu'elle doit consacrer tout son temps pour faire avancer les dossiers qui l'ont amenée à accepter le poste de ministre qu'elle occupe.«Est-ce qu'il sera possible de m'y consacrer alors que la campagne électorale sera à recommencer dans quelques semaines ou dans quelques mois?» s'inter-roge-t-elle, en ajoutant que c'est entre ça que son coeur balance.Reste qu'elle avoue avoir tendu des perches dans l'un des quatre comtés disponibles \u2014 l'Assomption, Bourget, Bertrand ou Trois-Rivières \u2014 parce qu'il ne saurait être question qu'elle brigue l'investiture là où on ne veut pas d'elle.Québec to w- m Francine Lalonde, ministre déléguée à la Condition féminine, téléphoto PC Enfin, Mme Lalonde ne croit pas que les élections complémentaires soient pour elle un enjeu démocratique important, dans la mesure où les élus ne siégeront peut-être que deux semaines à l'Assemblée nationale avant l'ajournement d'été et le déclenchement des élections générales à l'automne.compte des doléances des commissions scolaires Uj QUÉBEC (PC) -r Le gou-™ vernement tiendra compte de certaines doléances manifestées en début de semaine par la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec pour financer les services d'éducation.C'est l'assurance donnée hier par le ministre de l'Éducation, M.François Gendron, en réponse aux questions du député libéral d'Argenteuil, M.Claude Ryan.Dans le projet de règles budgétaires de M.Gendron, soumis aux commissions scolaires le 21 janvier, ces dernières ont reconnu des programmes de compressions budgétaires «combinés à la sous-indexation des dépenses », a rappelé M.Ryan.M.Gendron s'est montré rassurant en notant que la réduction du budget était davantage de l'ordre de $20 ou $25 millions que de $50 millions, comme l'avait affirmé la FCSCQ.¦ «Je suis convaincu que lorsqu'on rendra publique la décision du gouvernement concernant les règles budgétaires, cela permettra au milieu de l'éducation d'offrir, comme on le souhaite et comme c'est notre responsabilité, des services de qualité », a expliqué le ministre.M.Gendron a ajouté qu'il avait aussi soumis une recommandation au conseil des ministres concernant la possibilité de geler la tâche des enseignants pour la prochaine année scolaire et de modifier en ce sens les décrets qui servent de convention collective.«D'ici à une semaine au plus tard, on sera en mesure d'annoncer définitivement la décision du conseil des ministres » à cet égard, a-t-il ajouté.Le député d'Argenteuil a demandé au ministre s'il entendait porter une attention particulière au secteur de l'éducation des adultes, « secteur particulièrement en souffrance au ministère de l'Éducation et fort peu considéré dans les règles budgétaires selon les commissions scolaires ».M.Gendron a répondu par l'affirmative, donnant pour seul détail qu'il entendait tenir compte des suggestions de la FCSCQ à ce chapitre «dans la rétension finale des règles budgétaires».SONDAGE GALLUP Opinions partagées dans le monde sur le travail de l'ONU m L'opinion internationale au sujet des Nations unies se parta-\u2014 ge à peu près également entre ceux qui estiment que cet organisme fait un bon travail (34 p.cent), ceux qui jugent son travail insatisfaisant (33 p.cent) et ceux qui n'ont pas d'opinion.Ces résultats sont fondés sur 20100 entrevues effectuées dans 17 pays par des groupes affiliés aux Gallup International Research Institutes.L'opinion des Canadiens n'est pas très différente de la moyenne générale: 36 p.cent des Canadiens jugent que l'ONU effectue un bon travail en tentant de solutionner les problèmes qui la confrontent; 39 p.cent considèrent que ce travail n'est pas satisfaisant tandis que 26 p.cent n'ont pas d'opinion.Près des deux tiers des populations des Pays-Bas (66 p.cent) et des Philippines (64 p.cent) louangent le travail des Nations unies mais moins d'une personne sur six en font autant au Portugal (17 p.cent), au Japon (16 p.cent) et en Afrique du Sud (13 p.cent).En Suisse, où sont établies plusieurs organisations onusiennes et internationales, deux fols plus de personnes jugent le travail de l'ONU favorablement (49 p.cent) que défavorablement (24 p.cent).Aux États-Unis, siège des Nations unies, l'opinion est moins favorable: 33 p.cent applaudissent aux efforts de l'ONU tandis que 44 p.cent formulent des critiques.La question posée au cours du sondage, effectué entre décembre et mars, était la suivante : « En général, croyez-vous que les Nations unies accomplissent un bon travail ou non en essayant de résoudre les problèmes auxquelles elles doivent faire face?» Bon Mauvais Sans Échantillon travail travail opinion approximatif Amérique du Nord : Canada.36% 39% 26% ( 1000) États-Unis .38 44 18 ( 1500) Amérique du Sud: Argentine (Buenos Aires seulement) 32 32 36 ( 700) Brésil.27 23 50 ( 2700) Uruguay .25 49 27 ( 800) Europe : Belgique .34 17 49 ( 1000) Allemagne .25 31 44 ( 1000) Grande-Bretagne .26 47 27 ( 1000) Grèce .31 36 33 ( 1000) Pays-Bas .66 23 12 ( 1000) Portugal .17 14 69 ( 2000) Suisse.49 24 27 ( 1000) Turquie.22 43 35 ( 1000) Autres pays : Australie.49 34 17 ( 1000) Japon .16 28 56 ( 1400) Philippines.64 15 21 ( 1000) Afrique du Sud (Blancs seulement).13 65 22 ( 1000) Moyenne des 17 pays :.34 33 33 (20100) L'addition des pourcentages ne donne pas toujours exactement 100, les chiffres ayant été arrondis.Les résultats sont fondés sur des entrevues effectuées entre décembre et mars.Compte tenu de l'échantillonnage, les résultats devraient être précis à quatre points près, à un niveau de confiance de 95 p.cent.CONGÉDIÉ IL Y A DIX MOIS POUR INDISCRÉTION Varma réembauché aux Postes ¦OTTAWA ( PC ) \u2014 Postes Canada a finalement réembauché, hier, un commis de Toronto qui avait été congédié en juin dernier après avoir remis au député conservateur Dan McKen-zie des documents confidentiels provenant de la Société canadienne des Postes.L'accord concernant Ad Varma, un critique avoué des postes, a été réalisé tard mardi soir entre les avocats représentant l'employé congédié et ceux de Postes Canada, ce qui met un terme à une vive controverse au sujet de cette affaire.Varma, âgé de 42 ans, est un citoyen de Markham, en Ontario.Il 3 devrait-être de retour à son poste au cours de la semaine.Le porte-parole de Postes Canada, Patrick Doyle, a fait savoir que Varma recevra sept mois d'arréragé de salaire et que les accusations de gaspillage et de maladministration à l'endroit de l'agence fédérale feront l'objet d'une enquête indépendante dont les résultats seront rendus publics.Les nouveaux tarifs Par ailleurs, le ministre responsable de Postes Canada devant le Parlement, M.Perrin Beatty, a fait part aux journalistes de la possibilité que la hausse des tarifs postaux annoncée la se- maine dernière puisse être rejetée.M.Beatty, qui se rendait au caucus hebdomadaire des députés conservateurs, a expliqué que le conseil des ministres prendra en considération les représentations formulées par les contribuables et par la société de la Couronne avant de prendre une décision.Le cabinet dispose d'une période de 60 jours pour entériner ou rejeter les majorations proposées qui porteraient notamment de 32 à 34 cents le coût d'affranchissement d'une lettre de première classe.D epuis l'avènement du Sanctuaire du Mont-Royal, les visiteurs inopportuns ne s'amusent plus en votre absence.Les moyens primaires de protection sont disparus.Enfin.Les gens bien et prévoyants l'ont compris.Et ils ont cessé d'être inquiets.Le Sanctuaire est conçu en fonction du bien-être de ses résidants.Un système de sécurité est en œuvre 24 heures sur 24.Vos objets précieux sont bien protégés.Votre intimité est préservée: chaque ascenseur ne dessert que deux résidences par palier.L'intérieur peut être aménagé en fonction de vos besoins.Le paysage est somptueux.D'immenses baies vitrées vous assurent un ensoleillement inégalé.N'est-ce pas là une façon élégante de se distinguer?le sancTuaice du mont-royal Accédez ^ un nouveau mode de vie.CONDOMINIUMS MIVIltBltt f N IORDURE OUKT O'OUTR EMONT.(000 CHIMIN DUC0N, MONTRÉAL (514) 738-BOOO.0E 'REFERENCE S J R RENDEZ-VOUS.1 cl.I «KMt: 1(11 «I t»r.», 111.910 ./Ici.» MMktf: 1111 il tir.?, HI ! 010 ./ I cl.I cc-mln : 1711 il car., «I tl.OOO » / \u2022 lltjMIIM : tutti cil.?.1110,000 ?0' 1/ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 A 5 AVANT LE 2 MAI, COMME À CHAQUE ÉLECTION Les Franco -Ontariens tentent encore d'obtenir des promesses ¦: à \u2022 I Le ministre devait y être.Refusant d'accepter le refus du ministre du cabinet ontarien Keith Norton, député de Kingston-les-îles, de participer mardi soir dans cette circonscription à un débat en vue des élections du 2 mai, les autres candidats ont décidé qu'il y serait présent, ne serait-ce qu'en effigie.Assis à la gauche du «ministre» qui, fait-on remarqwuer, n'a pas ouvert la bouche de toute la soirée, on voit les candidats Pam Cross, du NPD, Don Irvine, du Parti Vert, ainsi que le libéral Ken Keyes.\u2022 téléphoto CP \u2014l OTTAWA \u2014 Comme à cha-™ que campagne électorale, les Franco-Ontariens tentent de lancer un débat sur l'adoption du bilinguisme officiel dans leur province.Mais ils devront fort probablement, une fois de plus, se contenter de vagues promesses.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa_ L'Association canadienne -française de l'Ontario ( ACFO) a fait parvenir hier un questionnaire aux trois chefs de parti ontariens, les enjoignant d'y répondre avant la fin de la campagne électorale.Comme à tous les quatre ans, les Franco-Ontariens réclament l'enchâssement dans la Constitution du bilinguisme officiel.Us affirment que, cette année, les conditions politiques sont plus propices puisque c'est la première élection à se tenir en Ontario depuis le rapatriement de la Constitution candienne.Pas très confiants d'obtenir une réponse favorable, ils réclament comme mesure intérimaire qu'on mette fin à la politique du «va comme j'te pousse».Selon le président de l'ACFO en effet, les organismes chargés de l'administration des services en français ne sont pas intégrés ù l'appareil gouvernemental ontarien où tout dépend de la bonne volonté des politiciens qui se succèdent dans les divers ministères.Une vérification rapide de LA PRESSE hier, au bureau des chefs conservateur et libéral, indique que ni le premier ministre Frank Miller ni son principal adversaire, David Peterson, n'avait encore pris connaissance de la lettre de l'ACFO.L'un des principaux partisans de l'ACFO, le nouveau député de Vanier, en banlieue d'Ottawa, reproche même aux Franco-Onta-riens de «mal choisir leur moment».Il faut dire que les conservateurs ontariens éprouvent actuellement des difficultés, l'ancien premier ministre William Davis ayant promis de financer l'ensemble du système d'éducation secondaire, mécontentant parents et professeurs anglophones.Depuis le début de cette campagne électorale d'ailleurs, les trois chefs de parti évitent soigneusement le sujet.Le chef libéral, M.Peterson, a bien exprimé publiquement son appui à l'enchâssement des droits des Franco-Ontariens dans la Constitution, mais il se garde de l'évoquer trop souvent.Le premier ministre Miller fait preuve de la même discrétion.Le président de ACFO refuse par ailleurs de préciser ce que fera son organisation si les trois partis font la sourde oreille à ses requêtes.«Tant qu'on est à la merci de tout le monde, confie-1-il, on ne prendra pas position dans une campagne électorale.» On estime que le vote franco-ontarien exerce une influence déterminante dans une douzaine de comtés, sur les 125 sièges que compte la législature ontarienne.Outre l'enchâssement du bilinguisme officiel ou l'adoption d'une loi-cadre garantissant au moins des services publics en français, l'ACFO réclame un accès élargi des francophones aux études supérieures et une augmentation de l'embauche de professionnels francophones dans les secteurs de la santé et des services sociaux.Pas une fête pour tous les Canadiens.U@|cf Pour entreposage de fourrures 1473, Amherst \u2022 522-3181 TOUT SOUS LE MÊME TOIT \u2022 60 ans d'expérience \u2022 Vente \u2022 Réparation \u2022 Entreposage (cueillette à domicile) + 10% de réduction pour l'âge d'or m OTTAWA (PC) \u2014 Les repré-»™ sentants des trois partis ont salué, hier, l'entrée en vigueur de l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit l'égalité de tous devant la loi.Cependant, des déclarations du ministre de la Justice, John Cros-bie, à la radio anglaise de Radio-Canada, ont ajouté un élément de controverse à ces célébrations.M.Crosbie a déclaré que l'entrée en vigueur de l'article 15 constituait «le plus gros projet de création d'emplois pour les avocats de l'histoire du Canada».Il avait ajouté que le gouvernement entendait aller devant les tribunaux pour défendre les lois qui pourraient être attaquées en vertu de l'article 15.Selon lui, le gouvernement doit défendre ces lois jusqu'à ce que quelqu'un prouve qu'il y avait de bonnes raisons de les modifier.«Ce n'est pas nécessairement une bonne chose que les tribunaux aient le pouvoir de décider ce qui constitue de la discrimination.» 3 tSSZSàS^isà^.toujours premier depuis 1957 MAINTENANT OUVERT TOUS LES LUNDIS Lundi \u2014 mardi\u2014mercredi 9h00 à 17h00 Jeudi \u2014 vendredi 9h00à21h00 Samedi 9h00 à 17H0Ô \u2022SPÉCIAUX VALIDES DU 18 AU 27 AVRIL.Douche acrylique modulaire modèle 12C36 1 pièce 36\"X32\" X84\" ord 850,47$ JJ|j$ 8755, boul.Langelier St-Léonard (au nord du boul.Métropolitain) 326-2060 \u2014 Douche fibre de Modèle Birmini 1 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242f, 91095$ special .«£ I w option dôme 50,95$ CRÉPINE ET ROBINET NON INCLUS r~| N'en avoir rien su, me semble que j'aurais deviné quand ™ même qu'elles étaient flics.\u2014 Et à quoi donc l'auriez-vous deviné, s'est moqué l'une des trois, à nos moustaches?Je ne sais pas à quoi au juste.À leurs cheveux courts, à leurs traits réguliers bien ordonnés, à leur belle santé presque réglementaire, aussi à cette façon de parler clair et net, en laissant tomber des certitudes si droites qu'on les dirait au garde-à-vous.À quoi reconnaît-on une fille flic?Je ne sais pas moi, comme ça.Josée, Marie-Anick, Louise, toutes trois la vingtaine, sont actuellement pensionnaires à l'Institut de police du Québec, à Nico-let.\u2014 Mais c'est quoi l'idée?Pourquoi fliquesse?Par goût de se lancer dans quelque chose de moins ordinaire (pour une fille) que le secrétariat.Pour ne pas faire du neuf à cinq dans un bureau.Et surtout parce que.c'est bien connu, dans n'importe quel corps de police, un flic, à sa première année, gagne aux alentours de $21000.Par les temps qui courent, c'est mieux qu'un projet Canada au travail et pas beaucoup plus fatigant.Ce sont, en gros, les raisons de départ.Celles qui les amènent à s'inscrire en technique policière au cégep Ahuntsic ou Mai-sonneuve.En cours d'études, elles se trouveront d'autres bonnes raisons de vouloir être flic.Par exemple quand elles se feront dire, par des taupins de leur promotion.6'I\", 230 livres: « Moi là, des femmes dans la police, j'suis pas d'accord, je ne voudrais pas avoir à patrouiller avec, elles ne sont même pas capables de se battre! ».Elles comprendront que c'est presque un devoir «social» pour elles d'aller au bout de leur idée, ne serait-ce que pour faire contre-poids.Elle sont en ce moment 61 filles sur lit stagiaires à Nicolet.Eh oui, plus du tiers.L'an dernier, 27,8 p.cent des diplômés de Nicolet étaient des filles.Considérant qu'il n'y a que 77 femmes sur 1500 policiers à Montréal, on pourrait croire que les choses s'apprêtent à changer.Pas si sûr et pas si vite!.D'abord précisons que le diplôme de Nicolet ne garantit pas une job dans un corps de police.Il faut aller proposer ses services un peu partout, et quand on est une fille, on a beau avoir fait le même stage que les autres, avoir suivi les mêmes cours de droit, réussi les mêmes exercices de tir au Magnum .357.quand on est une fille de 5'6\", 125 livres, on racontera bien ce qu'on voudra à la Commision des droits de la personne, mais on ne part pas à chances égales avec le gars de 6'4\" et 230 livres.Peut-être qu'un jour.Ça c'est sûr.je ne sais pas quand, mais un-jour il y aura assez de filles dans la police pour me donner raison.Voici, c'est que je prétends, depuis toujours, que les femmes, indépendamment de leur taille et de leur poids, ne sont en rien différentes, en ce domaine, des hommes.Je prétends que si on donne le même uniforme et le même Magnum .357 à un nombre égal de femmes et d'hommes, qu'on a investis de la même autorité, je prétends que c'est en égale proportion, soit aux alentours de 98,7 p.cent, qu'ils et elles deviendront complètement gagas après un temps relativement court.Et hélas pour toujours.Ah le fascisme! ¦ Il y a encore des gens pour croire que c'est Mussolini qui a inventé le fascisme et Hitler qui l'a répandu.Mais pas du tout.Le fascisme, ce n'est pas des vampires qui viennent sucer le sang des braves gens.Mais non.Ce n'est pas quelque chose qui tombe de haut sur la tète du pauvre peuple exploité, ce n'est même une pomm?pourrie glissée malicieusement dans le panier pour contaminer les autres.Pas du tout.C'est toutes les pommes qui pourrissent un peu en même temps, sans qu'on sache exactement qui a commencé.C'est une maladie contagieuse, le fascisme.Il y a des gens pour dire que nous sommes en pleine période d'incubation fasciste.Ils ont parfaitement raison.Mais là-desus, ils désignent Ronald Reagan du doigt, et ils disent: «C'est lui.c'est exactement ça le fascisme! ».Pas du tout! Otez Reagan de là et la maladie se trouvera un autre ganglion, un autre gros bouton par où sortir son pus.Mais elle ne disparaîtra pas.Il y a ceux qui lisent des livres d'Histoire et qui croient que le fascisme, c'est quand on fait brûler des gens dans des fours crématoires.Pas du tout.Ça, c'est seulement la crise finale, c'est le top du mal.C'est triste et spectaculaire, mais c'est aussi l'indication que la maladie sera bientôt finie.Au bout de l'horreur arrive le moment où tout le monde se soigne en même temps, et pendant quelques dizaines d'années on recommence à mener une petite vie ordinaire, en se contentant de mourir du cancer.Du moins dans les pays civilisés où on ne se tue pas entre les grandes guerres.Mais le fascisme c'est pas ça.C'est pas quand on brûle les gens.Pas du tout.C'est bien avant, quand on commence à brûler leurs idées, et leurs livres.Tenez, en ce moment, aux États-Unis, Romeo et Juliette est interdit dans les écoles du Minnesota, de la Virginie et du Nouveau-Mexique, parce que leurs amours sont impures.En Caroline du Nord, les Contes de la Mère l'Oie sont considérés comme antisémites.Le Petit Chaperon Rouge trop violent.Quand à Steinbeck, on n'en parle même pas, il est obscène, surtout dans les Raisins de la colère.une histoire de grève, quelle répugnante idée! On débarrasse donc les bibliothèques scolaires de ces ordures, mais aussi, pour l'exemple, on brûle des oeuvres en public, et on invite la presse.Dix-sept autodafés en quelques mois dans le sud des États et le Midwest.C'est alors que quelqu'un, quelque part, a eu l'audace de lever la main: « Pourrais-je vous faire remarquer que c'était aussi le grand trip des nazis de foutre le feu aux idées qui les dérangeaient?».Savez-vous ce qu'on lui a répondu à cet impertinent?Ce que «La Ligue des familles du Texas» lui a répondu?Ceci: « Justement vous faites bien d'aborder le sujet.Sous prétexte que Hitler a fait brûler des livres, depuis, hélas, on a versé dans l'excès contraire: on a trop respecté les livres.» Et voilà.Le fascisme est une maladie grave mais pas compliquée.On peut facilement deviner ce qui va arriver au stade suivant, quand vous allez lever la main et dire: « Pourrais-je vous faire remarquer que c'était aussi le grand trip des nazis de foutre le feu aux juifs?».À moins que, cette fois, ce soit les juifs qui tiennent le briquet et les nègres qui grillent, ou les arabes ou j'sais pas quoi.Il y a des gens qui croient que le fascisme est de droite.D'autres de gauche.Pas du tout.Il est de partout.Les féministes de l'Organisation nationale des femmes (plutôt à gauche) se sont jointes à des groupes d'extrême-droite pour brûler des classiques qui n'avaient pas la bonne image de la femme.Et les humanistes des associations contre le racisme ont obtenu de faire interdire, à la grandeur du pays, un livre de Mark Twain qui parle de «nègres».Il y a des gens pour qui le fascisme, en 85, ne peut être que reaganien.C'est pourtant en Angleterre qu'on vient de décider que le Roi Lear était sexiste! (s'ils se mettent à relire tout Shakespeare avec une grille féministe, ils n'ont pas fini de s'étouffer! ).Viennent de découvrir aussi que OJiver Twist était raciste et Robinson Crusoé, raciste, sexiste et impérialiste ( d'après moi ils ont oublié-«tapette» et dopé! Oui, oui relisez-le vous verrez! ).Mais la meilleure de toutes: Peter le lapin, dans TheTale of Peter Rabbit, est accusé par les censeurs britanniques de tourner en dérision la classe moyenne! Mais gardez-vous de sourire des Anglais.Il y a des gens pour qui le fascisme c'est toujours le ridicule des autres.Qu'est-ce que vous croyez.à Drummondville, à Repentigny el en quelques autres blêmes banlieues, LA PRESSE aussi est brûlée publiquement les mardis, jeudis et samedis. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint ,.CLAUDE GRAVEL directeur de linformalioçi JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef ' ' L'énergie du Nord et son apôtre Robert Bourassa aime lier son nom aux grands projets énergétiques.Le Québec n'a pas encore complètement assimilé le développement de la Baie James que M.Bourassa propose un autre projet tout aussi ambitieux dans son livre «L'énergie du Nord, la force du Québec».Rien n'est très nouveau dans ce livre, mais le fait que son auteur soit le chef du Parti libéral du Québec lui donne une importance particulière.Si M.Bourassa gagne les prochaines élections, cette aventure dans le nord pourrait devenir un volet important de la politique économique du Québec.On cherche à situer ce livre: promotion politique?lobbying industriel?On se pose aussi des questions sur son opportunité.Il est en effet inusité qu'un chef de parti lance ainsi un projet à titre personnel quelques mois seulement après que son parti ait publié son programme politique.Une chose est certaine: le livre de M.Bourassa est utile car il expose dans son ensemble un problème que l'on a tendance à aborder seulement dans les détails.Une analyse des propos de M.Bourassa, tant aux États-Unis qu'au Canada, dira si la vision de M.Bourassa est la bonne.La construction de centrales hydroélectriques dans le Nord du Québec pour exporter de l'électricité vers les États-Unis pose des problèmes de tout ordre des deux côtés de la frontière.M.Bourassa estime à deux ans le temps qu'il faut pour qu'un véritable projet prenne forme et qu'on puisse commencer les travaux.Il est important que ces travaux préliminaires se fassent autant que possible en public, car beaucoup de gens y sont intéressés.L'exportation d'électricité vers les États-Unis pourrait avoir une grande incidence sur les prix de l'électricité que paieront les habitants de la Nouvelle-Angleterre et de l'État de New York.Le projet québécois modifierait considérablement les investissements en énergie de ces États et des sociétés d'utilité publique.Les Américains du Nord-Est ont l'habitude de débattre de tels problèmes sur la place publique et ils sont sûrs de vouloir le faire chaudement s'il s'agit d'utiliser leurs capitaux pour développer de nouvelles énergies à l'étranger.Il n'est jamais trop tôt pour leur exposer le fond du problème.C'est en partie dans cet esprit que M.Bourassa a publié son livre en anglais et qu'il en a fait le lancement à Washington.L'enjeu est naturellement encore plus important au Québec car la valeur du projet dépend en grande partie des retombées économiques qu'il aura dans un grand nombre d'industries.Il est possible de construire des centrales et des lignes de transmission en utilisant surtout du matériel importé, comme on peut le faire avec du matériel québécois.Étant donné l'importance du projet, l'industrie québécoise doit pouvoir se préparer à l'exploitation de ce marché immense qui pourrait s'ouvrir à lui.Il n'y a pas de meilleure façon de le faire que de pouvoir suivre les discussions sur l'ensemble du projet dès le début.Cette discussion doit toutefois être sérieuse.Malgré le ton de promoteur utilisé par M.Bourassa, il présente une idée sérieuse qui devrait être suivie par un projet, ou un avant-projet, dans un style plus habituel.En attendant, le premier ministre Lévesque et son gouvernement auraient tout avantage à prendre l'idée au sérieux et à exposer clairement aux Québécois en quoi elle ne mérite pas d être retenue.Frédéric WAGNIÉRE Révolution tranquille à Lima Même si les élections générales au Pérou n'ont pas dégagé une majorité suffisante; même s'il faut attendre le second tour, en juin prochain, pour que soit connu le verdict populaire final, le succès de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine laisse espérer que le Pérou soit entré dans une période de stabilité et de progrès.Mais les tournants de l'histoire, qui font passer les populations de la loi martiale à la règle de la démocratie, ne sont jamais faciles à négocier.C'est pourquoi si on peut dire que le Pérou connaît une sorte de révolution tranquille, les résultats d'une lente mutation ne sont pas encore fermement acquis.Au coeur de cette transformation: une ville et un homme.La ville, c'est la capitale, Lima, dont la population a été multipliée par trois en vingt ans, pour atteindre 6 millions d'habitants, soit le tiers du pays.(Mexico compte 17 millions d'habitants.Les villes deviennent des monstres.) L'homme, c'est M.Alan Garcia Perez, chef de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine.Il est jeune, il est doué, il est instruit et il séduit.Si le Pérou trouve demain le rassem-bleur de toutes ses forces et de toutes ses énergies, M.Garcia sera cet homme.Le pays a connu bien des remous et bien des vicissitudes.En 1980, s'est amorcé un premier retour à la démocratie.Mais l'action du président sortant, M.Belaunde Terry, et de son parti, l'Action populaire, n'a pu supprimer le marasme économique.Le Pérou porte une dette extérieure sur laquelle il n'arrive même pas à payer les intérêts.Le taux d'inflation atteint des sommets inimaginables.Au point de vue social, y a-t-il deux Pérou?Il y a une quinzaine d'années, dans son remarquable ouvrage sur « Les 20 Amériques latines» (Seuil), Marcel Niedergang posait la question: « Le Pérou pourra-t-il longtemps encore progresser avec ses 5 millions et demi d'habitants sur la côte vivant au XXe siècle et ses 6 ou 7 millions d'Indiens de la sierra qui n'ont pas encore quitté le XVIe siècle?» Ce sont ces délaissés que l'organisation révolutionnaire armée Sentier lumineux a voulu embrigader dans une lutte à finir avec la bourgeoisie.Les épisodes sanglants se sont multipliés, les « libérateurs » n'hésitant pas quelquefois à se tourner contre les «libérés» trop récalcitrants, l'armée, de son côté, réprimant la rébellion par le meurtre et les «disparitions».Soit que la guérilla n'ait plus d'audience, soit que les partis comme celui de M.Garcia et celui de la Gauche unie, qui a fait bonne figure, apparaissent aux foules comme porteurs d'espoir, les élections du 14 avril n'ont pas été boycottées, malgré le mot d'ordre lancé par Sentier lumineux.Elles se sont en outre déroulées dans l'ordre.M.Garcia est une sorte de social-démocrate, pour qui l'action de l'État doit viser à redistribuer plus équitablement les richesses, plutôt qu'à construire le socialisme et à nationaliser, comme le veut la Gauche unie.Les partis réussiront-ils à supprimer les causes de la rébellion dans le Pérou de la misère, à entreprendre avec succès les réformes dont la nécessité est tragiquement soulignée par l'existence même de la guérilla?Autre question: l'armée sera-t-elle docile?On le voit, cette révolution tranquille est tranquille un peu.V Ouy CORMIER (Tous droits réserves) Marcel Adam ¦J Jean Marchand et la mode Jfe des sommets économiques Joan Marchand s'est toujours distingué par sa franchise et son indépendance de pensée \u2014 des traits de caractère que n'ont pas réussi à atténuer les diverses fonctions officielles qu'il a occupées depuis vingt ans.Mardi il n'a pas craint de s'attaquer à la nouvelle vache sacrée de notre société, la concertation au sommet des agents économiques, de remettre en cause la loi «anti-scab», et nos méthodes de négociation collective, notamment l'usage abusif du droit de grève dans les secteurs public et parapu-blic.C'est moins le président actuel de la Commission des transports du Canada ou l'cx-membre du Parlement canadien, qui avait été invité à prononcer le discours de .clôture du 40c Congrès des relations industrielles, que l'ex-militant et leader syndical riche d'une expérience de vingt-trois ans en relations de travail.Aujourd'hui je ne retiendrai que le point de vue de M.Marchand sur la concertation et les sommets, à la lumière de ce qu'en rapportait hier Le Devoir.«Écoeuré» des sommets organisés par Québec et Ottawa, qui ne sont pour lui qu'un «gaspillage d'argent», M.Mar- chand dit être indifférent à leurs résultats.Pourquoi?Parce que «ni les ouvriers ni les patrons ne sont là», la structure des organisations ne donnant ni aux chefs syndicaux ni aux présidents d'associations patronales, des mandats liant leurs membres.Mieux vaudrait, selon lui, «commencer à la base dans l'industrie», pour mieux intégrer les travailleurs dans l'entreprise, leur insuffler un sentiment d'appartenance.Mais il reconnaît qu'il faudrait au préalable un changement d'attitudes, tant chez les syndicats que chez les patrons.Le gouvernement péquiste a institutionnalisé la concertation avec les sommets économiques tripartites (gouvernement, patronat, syndicats), lesquels ont engendré une multitude d'autres sommets de diverses natures.Voici que le nouveau gouvernement conservateur vient d'adopter à son tour la pratique de la concertation multilatérale, avec le sommet économique national du mois dernier à Ottawa.J'ai longtemps cru aux bienfaits de cette pratique que j'ai souvent prônée à l'époque où cette idée n'était pas encore très populaire.Aujourd'hui mon scepticisme me rend accueillant à une critique du gen- re de celle que formule M.Marchand.Parce que.malgré les apparences, la démocratie n'y trouve pas son compte.Les partenaires syndicaux n'ont pas reçu mandat de leurs membres pour discuter en leur nom de l'orientation des politiques économiques aux niveaux provincial et fédéral.Je ne crois pas qu'il en aille différemment du patronat.Ce qui fait que la concertation a parfois quelque chose d'un peu paradoxal.Un gouvernement est mandaté par l'ensemble de la population pour gouverner en vertu du programme et de la philosophie qui forment son image de marque.Mais au cours d'un .sommet économique ses politiques ou les orientations projetées seront vigoureusement contestées par des groupes d'intérêts qui prétendent être mandatés par des membres qui auront pour une bonne part voté pour ce gouvernement.Si le mandat des représentants syndicaux et patronaux est douteux, celui du gouvernement ne l'est pas.Il doit gouverner dans l'intérêt général, non dans celui des groupes particuliers dont les porte-parole s'expriment souvent en leur propre nom ou en vertu d'une idéologie qui n'est pas épousée par la base.Si un gouvernement doit avoir un faible, ce doit être pour les citoyens les plus vulnérables, c'est-à-dire ceux qui sont inorganisés et sans voix, non pour ceux qui sont structurés et puissants.La mode des sommets est une composante du glissement très marqué de notre société vers le corporatisme, une tendance dont on commence à mesurer les graves inconvénients.Ces concertations au sommet devraient-elles être condamnées?Si elles avaient un effet déterminant sur l'action gouvernementale, peut-être le faudrait-il.Mais ce n'est pas le cas, comme l'indique la frustration des interlocuteurs du gouvernement, après chacune de ces rencontres.Après avoir écouté ses partenaires, le gouvernement, confronté à des critiques et revendications contradictoires, est généralement forcé de prendre ses responsabilités et d'arbitrer en fonction de l'intérêt général, lequel coïncide souvent avec son intérêt électoral.C'est pourquoi M.Marchand a probablement raison d'y voir un gaspillage d'argent, et la dilapidation d'efforts qui seraient mieux employés à démocratiser vraiment l'entreprise et l'économie.REVUE DE PRESSE L'apartheid: un nouveau cycle?La presse parisienne accordait hier une large place à la politique de l'apartheid en Afrique du Sud, à la suite de l'annonce par Pretoria de l'abolition de la loi sur les mariages interraciaux.Le Matin écrit à ce sujet: «A y regarder de plus près, cette abolition de l'lmmorality Act, si le gouvernement s'y résigne, est plus que symbolique.Elle peut être un début de reniement de l'apartheid.Une faille dans l'idéologie du développement séparé.Une remise en question du principe que l'apartheid partage avec le nazisme sur la «pureté de la race».Cette législation, que ses adversaires qualifient de «lois scélérates», constitue au nom de ce principe la clé de voûte de l'ensemble du système.Y renoncer, c'est, pour les tenants de l'apartheid, renoncer à l'ensemble de la doctrine: comment interdire aux Blancs et aux Noirs de vivre dans les mêmes quartiers, de fréquen- ter les mêmes lieux publics et de partager les mêmes transports en commun si, désormais, ils peuvent se retrouver dans un même lit?Aussi convient-il d'accueillir avec prudence les promesses des dirigeants sud-africains d'abolir l'lmmorality Act.Depuis longtemps les autorités de Pretoria promettent de renoncer à ces textes archaïques.Mais jusqu'ici rien n'a été fait qui puisse remettre en question les lois de l'apartheid au quotidien (travail, habitat, scolarité, citoyenneté).» Libération écrit: «Même sans conséquences, les concessions qui sont faites dans la dernière période témoignent, s'il en était besoin, de la situation défensive dans laquelle se trouvent les dirigeants de Pretoria.Ce fut le cas avec les strapontins accordés, l'an dernier, en pure perte, aux métis et aux Indiens, pour les associer d'une certaine manière à l'exercice du pouvoir.Concession qui ne fit que conforter les diverses communautés dans leur bataille pour la dignité.On aurait tort pour autant de sous-estimer les facultés de résistance de l'apartheid dont les théoriciens s'appuyaient sur la Bible et la carabine des anciens Boers, et dont les praticiens d'aujourd'hui montrent chaque jour qu'ils n'hésitent pas à tirer.Mais en cédant «trop peu» et «trop tard», comme ne cessent de le dire leurs opposants, les dirigeants de Pretoria ne font que reconnaître qu'ils sont inéluctablement engagés dans un cycle de «déconstruction» de l'apartheid.Même s'il est sûr qu'il ne périra pas que par le sexe.» Le journal Les Echos estime qu'en annonçant, à quelques heures d'intervale, «d'une part l'abolition des lois interdisant les amours interraciaux et d'autre part le retrait d'Angola d'ici à quelques jours de toutes ses troupes», te gouvernement sud-africain s'est efforcé de reprendre le contrôle d'une situation qui paraissait lui échapper de plus en plus.Si l'on ne tient ¦ pas compte des pressions amé; ricaines, les deux mesures n'ont apparemment rien à voir.En fait, les mesures interraciales qui vont être prises prochainement risquent de ne satisfaire personne: ni les conservateurs blancs qui «les regrettent profondément», ni les libéraux ou les Noirs qui les trouvent à l'instar du prix Nobel Desmond Tutu, tardives et insuffisantes.Aussi spectaculaires soient-olles, les décisions du gouvernement de Pretoria resteront donc sans effet pratique et renforceront une opposition qui commence peut-être & entrevoir le bout du tunnel.» Agence France-Presse >r A LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 \u2022 A 7 Des femmes extraordinaires.oubliées J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt cette émission «Une soirée très spéciale» que Radio-Canada nous a présentée sanedi, 30 mars 1985.Bien sûr, c'était un anniversaire: dix ans déjà! Dix ans de luttes, de revendications, d'Incompréhension, de déceptions, et heureusement aussi de certains succès.Tout est en marche, mais rien n'est vraiment gagné et la bataille, commencée dans les scandales et les cris, va devoir continuer jour après jour, année après année, siècle après siècle, de chaque cellule humaine.Ceci dit pour l'avenir, pourquoi ne pas nous réjouir profondément pour le présent, de celte belle brochette de jeunes femmes qui sont arrivées à s'imposer parmi «les hommes», et qui étaient là, à l'honneur.À soixante et onze ans bien sonnés, vieille précurseur (je n'ai pas trouvé de féminin à ce mot et je n'en fais pas une maladie), juste avant l'éducation des adultes, j'ai oeuvré pendant dix ans pour l'éducation populaire dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuvc et Saint-Henri.J'ai compté, dans nos rangs, jusqu'à sept cents femmes; on les appelait «Les filles d'Eve», qui venaient s'asseoir deux heures chaque semaine de septembre à la fin juin sur des chaises de fer, dans des salles d'écoles prêtées par la ville de Montréal, salles trop froides en hiver et trop chaudes en été, pour apprendre un rudiment de connaissances générales: médecine, art, politique, géographie, histoire, avec toutes les comités dans ces matières que je convainquais facilement de venir à la rescousse./ J'ai connu là sept cents femmes extraordinaires et je n'exagère pas; les autres, on les perdait en roule.elles Venaient une fois et on ne les revoyait plus.La masse du peuple est comme la masse terrestre, faite de plusieurs couches.«Les filles d'Eve», c'était la couche évolutive, la couche riche, le sol propice à toutes les bonnes semailles et j'ai fait là des moissons dont le souvenir illuminera ma vie jusqu'à la fin.Toutes ces femmes intelligentes et vives étaient sans instruction pour la plupart.La révolution tranquille était en marche, bouleversant tout sur son passage.Avidement, ces femmes du peuple cherchaient à comprendre leurs a-dolescents emportés par l'élan.Et tandis que nous épuisions certaines éditions françaises sur l'évolution féminine que nous commandait la Librairie Fides et nous revendait au prix du gros, les maris (en généralisant) continuaient à boire leurs petites bières en regardant la télévision avec un sourire indulgent pour les nouvelles lubies de leurs épouses.Ceci dit pour que l'on comprenne bien que moi qui ai toujours été une femme de carrière depuis l'année 1934, j'expose ici une revendication au nom de celles qui ont autrefois accompli une carrière d'éducatrice à plein temps à leur foyer et avec les moyens du bord.Sans doute, c'était une carrière qui nous était alors presqu'imposée mais qui était quand même la base de notre société.Sans ces femmes-là, aussi discutables qu'on a bien voulu les voir, les femmes si brillantes et présentées l'autre jour, en exemple, ne seraient peut-être pas ce qu'elles sont.Sans les femmes d'autrefois, ces femmes aux mille connaissances pratiques, les pays français au Canada n'existeraient pas ; cela on ne peut le discuter.Et croyez-moi.il y a encore et il y aura toujours des femmes qui se sentiront aptes ù oeuvrer au sein du foyer.Peu importe le nombre de ces femmes, la valeur de leur mission ne peut être discutée.Je déplore donc que le magnifique tableau présenté à cette émisson très spéciale n'ait eu aucune représentante prestigieuse et respectée de cette catégorie de carrières.Dans l'enthousiasme de toutes ces epaulettes distribuées et bien gagnées, une seule manquait vraiment à l'appel.En toute conscience, je vous demande donc pourquoi l'on humilie et l'on se moque d'une femme qui volontairement et en toute connaissance de eause choisit de se marier pour partager avec un homme une vie quotidien- ne difficile de nos jours, et élever des enfants pour l'avenir?N'a-t-elle pas autant de chances de réus-\u2022 sir pleinement qu'une femme qui rêve de devenir premier ministre?Là comme ailleurs, la chance lui est donnée de préparer, de planifier sa tâche et de se mettre à l'abri d'un éventuel bris de contrat.Il ne lui est pas non plus défendu, avant d'entreprendre sa «job» de mère au foyer, de préparer des études recyclables en cas de besoin.Encore une fois, c'est à mon avis, une profession tout à fait légitime pour une personne qui en a, bien sûr, les capacités de coeur et d'intelligence.Je vous avoue que je connais bien des cas du genre et que les femmes qui oeuvrent dans ce sens, sont la plupart du temps comblées par leur tache mais infiniment frustrées par le mépris avec lequel elles sont traitées.Il n'y a vraiment que l'AFEAS qui travaille à leur apporter support et reconnaissance.Je regrette donc que la belle fête de famille du 30 mars n'ait pas fait une place adéquate à la mère de quatre ou cinq enfants qui compense un peu pour les autres qui n'en veulent pas et qui d'ailleurs font aussi bien de ne pas en avoir.(De nos jours, heureusement, on n'est plus forcée d'être une >mnitian>).Mia RIDDEZ-MORISSET écrivain, comédienne et animatrice Pas du tout d'accord M.Pierre-Marc Johnson Ministre de la Justice Procureur général Ministre délégué aux Affaires i ntergou verne men t a les canadiennes Québec J'ai pris connaissance de la documentation que vous avez bien voulu me faire remettre, par courrier spécial, en date du 25 mars et traitant de la situation qui règne à la Sûreté du Québec.Même si vous prétendez que la décision du gouvernement, à l'égard de l'Association des policiers de la Sûreté du Québec, a été prise en toute justice et équité pour les 300,000 autres travailleurs, je tiens à vous informer que nous ne sommes absolument pas en accord avec les méthodes que vous avez utilisées puisque même si votre prétention, qui s'avère juste, à l'effet que la décision du tribunal d'arbitrage ne constituait qu'une recommandation qui ne liait pas le gouvernement, il n'en demeure pas moins que selon mes souvenirs c'est la première fois que le gouvernement ne donne pas suite à une telle recommandation.D'autre part nous nous interrogeons sur la justice et l'équité que vous avez appliquées notamment « dans les augmentations salariales que vous vous êtes accordées en tant que membres de l'Assemblée nationale ainsi que celles que vous avez accordées aux divers cadres de la fonction publique et aux membres de la magistrature.Je tiens d'autre part à vous assurer que la décision que vous avez prise à notre égard, en nous impo sant des coupures salariales qui font en sorte que la grande majorité des membres que nous représentons ne reçoivent pas à l'heure actuelle le traitement qu'ils recevaient en juin 1982, n'a pas été acceptée par nos membres et que nous réprouvons un tel comportement de la part de votre gouvernement.Nous pouvons vous assurer que nous nous on souviendrons en temps opportun.D'autre part nous tenons à vous informer que nous ne considérons pas plus démocratique l'attitude de votre gouvernement à l'égard des employés des secteurs public et parapublic, compte tenu de votre intention de nous retirer le droit de négocier l'ensemble de nos conditions de travail, et de restreindre l'exercice de nos droits.Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec Inc.Le président général Jean-Louis HARGUINDEGUY Des pompiers efficaces Service des incendies de Montréal Le 21 mars, notre studio d'enregistrement a été incendié.Nous étions heureux de vous voir arriver, mais surtout très inquiets pour notre équipement électronique.Nous voulons vous remercier publiquement pour toutes les précautions que vous avez prises.Vous avez déplacé nos appareils et nos instruments pour les placer dans la pièce le plus à l'abri des flammes, de la chaleur et de l'eau.(.) La destruction de nos appareils aurait été un coup fatal.(.) Nous voulons yous féliciter pour votre professionnalisme.Les Productions Brainstorm «Projets Jeunes Volontaires» Richard MANDANI CE .Bruno LA VOIE Direction tricéphale À la suite de l'entente récente signée entre le gouvernement fédéral et les provinces productrices de pétrole, le premier ministre Brian Mulroney a mentionné que le temps était fini pour les compagnies de pétrole de servir de vaches à lait du gouvernement fédéral.D'autre part, madame Pat Carney, la ministre fédérale de l'Énergie, déclarait que cetle en-lente procurerait des milliers d'emplois.Elle ajoutait que cette entente n'occasionnerait pas l'imposition d'une nouvelle taxe à la pompe.Du même souffle, elle a-joutc qu'il n'est pas impossible qu'une taxe à la pompe soit imposée en vue de diminuer le déficit accumulé par le gouvernement précédent.Un gouvernement qui se tire les cheveux depuis des mois pour trouver les moyens de baisser le déficit, arrive d'un trait de plume à perdre des revenus de plus de deux milliards, peut nous laisser perplexe quant à la façon qu'il emploiera pour compenser une telle perte de revenus.La vraie vache à lait a toujours été le consommateur et il le sera davantage après cette entente.Nous devenons donc plus que jamais sous le joug d'intérêts étrangers quant à nos richesses pétrolières.Le pays est maintenant dirigé par une direction tricéphale.Au premier rang: les multinationales, au deuxième rang: les provinces et au troisième rang: le gouvernement fédéral.Léandre FAGUY Sillery Bénévolat encourageant Nous aimerions profiter de la Semaine du bénévolat, qui se déroule du 14 au 20 avril pour rendre hommage aux nombreux bénévoles que compte l'Institut national canadien pour les aveugles.Les mots sont insuffisants pour exprimer notre appréciation à tous ceux et celles qui participent activement aux nombreuses activités de l'I.N.C.A.En plus des membres du Conseil d'administration de la Division, plus de 250 personnes ont effert environ 10 000 heures de service bénévole en 1984, soit comme narrateur^) et moniteur(e) pour nos studios d'enregistrement de livres-parlés sur cassettes, soit comme accompagnateur (accompagnatri- ce) et visiteur (visiteuses) auprès des personnes aveugles et handicapées visuelles de la région métropolitaine de Montréal, sans oublier l'aide apportée à divers autres activités de l'I.N.C.A.telle que la Semaine de la canne blanche.Le personnel permanent et la direction se sentent encouragés et soutenus de travailler avec eux et de savoir que nos services obtiennent l'appui de tant de bénévoles dévoués.Un grand merci.Micheline TAILLON coordonnatrice Service de la bibliothèque Luc TREMBLAY coordonnateur Services communautaires LÎBBE OPINION Face aux crimes de guerre khoméinistes L'auteur, docteur en science politique, a publie un livre sur le conflit Iran-Irak et a participé en juillet dernier, avec un groupe de sénateurs canadiens, à une conférence internationale pour la paix dans le Golfe, à Bagdad.Après avoir passé aux armes-plusieurs milliers d'opposants progressistes iraniens, après avoir instauré une répression systématique à l'égard de toutes les minorités nationales (kurdes, arabes, etc.) et après avoir forcé des centaines de milliers de jeunes adolescents à aller se faire tuer dans sa guerre contre l'Irak, le régime khoméiniste vient maintenant de provoquer l'indignation de l'opinion mondiale par son attitude barbare et criminelle à l'égard des prisonniers de guerre irakiens.Abdalkader BINABPAilAH_ En effet, dès 1981 il ne faisait plus de doute que les prisonniers de guerre irakiens étalent systématiquement torturés ou fusillés.Mais à cause du refus persistant du gouvernement iranien d'autoriser la Croix-Rouge Internationale à visiter, dans des conditions normales, ces prisonniers, de tels «crimes de guerre» n'ont pu être confirmés et être ainsi portés à la connaissance du grand public.Ce n'est donc qu'assez récemment, de mai à octobre derniers, que les délégués de la Croix-Rouge Internationale ont été capables de visiter neuf camps et ont pu voir 29000 prisonniers de guerre Irakiens, c'est-à-dire tout près de la moitié des prisonniers de guerre retenus en Iran.Les rapports des- commissions d'enquête de cette organisation hu- manitaire sont alarmants.Us indiquent que ces visites ne se sont pas déroulées tel que souhaité; une partie des prisonniers ayant été déplacés des camps avant l'arrivée des délégués, d'autres ayant été empêchés de.voir lès délégués durant les visites.Lesquelles, bien \u2022 qu'incomplètes, ont cependant permis à cette commission d'enquête d'avoir une vision claire des conditions de captivité des prisonniers et d'attirer l'attention du monde sur cet état de chose.Ainsi le 10 octobre dernier, dans le camp de Gorgah, les délégués de la Croix-Rouge internationale ont été témoins d'un incident qui a eu pour effet la mort de nombreux prisonniers de guerre irakiens, i Lors, du passage de cette commission d'enquête dans ce camp, les prisonniers irakiens, ayant tenté de témoigner, les gardes khoméinistes auraient tiré sur eux faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.La Croix-Rouge internationale a aussitôt dénoncé cet acte barbare et a rappelé à l'Iran ses obligations découlant des Conventions de' Genève concernant le traitement des prisonniers de guerre.Depuis ce jour, l'Iran a suspendu toutes les activités humanitaires de cette organisation sur son territoire et a entrepris une campagne de calomnie contre elle et contre le Croissant Rouge., Malheureusement, ce qui s'est passé à Gorgan n'est pas un caa isolé, comme l'a clairement confirmé la commission d'enquête de la Croix-Rouge internationale.Des fusillades analogues ont eu Heu dans d'autres camps; causant de nombreux morts et blessés.Au cours de la Seconde Guerre mondiale, on s'en souvient, lés hordes hitlériennes avalent agi de la même façon en entreprenant des assassinats collectifs de prison- niers de guerre.Ce qui provoqua indignation dans le monde et ce qui fut, à juste titre, qualifié de «crime contre l'humanité».Actuellement, 11 importe que la conscience mondiale s'oppose avec la même vigueur à la barbarie des hordes khoméinistes.D'ores et déjà, de nombreuses personnalités à travers le monde ainsi que plusieurs organisations internationales ont condamné les «crimes de guerre» commis par les autorités iraniennes.Edward.Heath, l'ancien premier ministre britannique, a déclaré que l'attitude barbare de Téhéran à l'égard des prisonniers de guerre irakiens «constitue un crime qui est en violation flagrante de toutes les ententes internationales et contrevient aux simples principes de la décence humaine».De son côté Francis Pym, ex-ministre britannique des Affaires étrangères, a désapprouvé avec véhémence les tueries de prisonniers de guerre irakiens.Enfin, Robinson, du parti travailliste britannique, a dit qu'«en plus de la liste des crimes khoméinistes contre les dissidents Iraniens, le meurtre de prisonniers de guerre irakiens doit inciter le Conseil de sécurité des Nations-Unies et d'autres organisations ' internationales à prendre des mesures concrètes contre le régime khoméiniste afin de mettre fin à cette effusion de sang».'Au Canada, le député et président de l'association parlementaire canado-arabe, Robert Cor-bett,- a déclaré: «Je me joins aux citoyens responsables de différentes nations qui ont exprimé leur .choc et tristesse suite au récent rapport rendu public de la Croix-Rouge internationale qui donne fol aux déclarations de l'Irak, à savoir \u2022 que l'Iran tue lés prisonniers de guerre Irakiens.» Le sénateur Heath Maêvfarriea fait aussi une déclaration qui abonde dans le même sens.Ces dénonciations ont été réitérées par les deux personnalités politiques canadiennes lors d'une conférence organisée à Montréal le 25 février dernier par la communauté arabe canadienne qui voulait ainsi sensibiliser l'opinion canadienne sur ce grave problème.Le député Marcel Prud'homme, présent aussi à cette soirée de sensibilisation a joint sa voix aux deux autres hommes politiques et a dénoncé la barbarie khoméiniste antiarabe et antimusulmane.Enfin un autre orateur invité, écrivain canadien d'origine maghrébine, Insista sur le fait qu'«en commettant de tels crimes de guerre, le régime khoméiniste devient non seulement l'ennemi des Irakiens et des Arabes mais aussi de l'humanité entière».Assistaient à cette conférence des diplomates arabes, des représentants de la Ligue des États arabes et de l'OLP, lesquels apprécièrent beaucoup un tel geste de solidarité canadienne en faveur d'un pays arabe, l'Irak.Ainsi par ses dénonciations des crimes de guerre iraniens, la communauté internationale a clairement exprimé son refus de voir revenir la barbarie dans les rapports entre nations.Au Canada, ce geste de solidarité à l'égard de l'Irak a nettement contribué à améliorer l'image de marque des Canadiens dans le monde arabe.Encore qu'une telle solidarité canado-arabe, pour pouvoir se consolider et durer, devrait être sérieusement «cultivée» par les ambassades et pays arabes.Au courageux soutien politique canadien, le monde arabe doit répondre par de généreuses facilités économiques en faveur du Canada.|k Lysiane Gagnon Une réforme insuffisante j En déclarant fermement à un groupe de syndiqués du secteur public qui le chahutaient lundi soir à Joliette qu'« il n'y aura plus de grève autre que symbolique dans le secteur des affaires sociales », le premier ministre René Lévesque a été \u2014 enfin \u2014 fidèle à son instinct, celui qui lui faisait dire depuis longtemps que la grève dans ce secteur est barbare et intolérable.Pour presque tout le monde, y compris pour nombre de syndiqués, il s'agit là d'une évidence pure et simple.Hélas, le gouvernement aura tergiversé bien longtemps avant de passer à l'action.Et l'on ne sait même pas d'ailleurs exactement si le projet de loi qu'il doit déposer d'ici peu à l'Assemblée nationale sera vraiment de nature à protéger la fragile population des malades hospitalisés ou en attente de soins.\u2022 \u2022 \u2022 Selon ce qu'on connaît du projet révisé, la grève serait pratiquement inefficace, car la loi exigerait la présence au travail de 90 p.cent des syndiqués dans les institutions pour malades chroniques et les hôpitaux psychiatriques.80 p.cent dans les hôpitaux de soins de courte durée, etc.C'est déjà une amélioration considérable par rapport au système actuel, qui fait de l'ensemble des ser vices essentiels une matière négociable.Mais pourquoi ne pas aller au bout de cette logique ?Pourquoi permettre à 10 ou 20 p.cent des syndiqués de débrayer, dans des institutions où tout le monde sait \u2014 les syndiqués sont eux-mêmes les premiers à l'affirmer \u2014 que le personnel est réduit nu minimum, par suite des restrictions budgétaires ?D'une part, ces débrayages et les perturbations qui les précèdent et les suivent vont évidemment incommoder les patients, voire introduire, dans la chaîne compacte des soins, des risques d'erreurs graves.D'autre part, les effets de ces débrayages ne seront pas assez spectaculaires pour donner aux syndiqués une arme réelle.Il s'agit donc d'un droit de grève illusoire, maintenu en titre plus que dans la réalité.Ces «grèvettes» ne nuiraient aucunement à l'employeur, administrateur local ou gouvernement.Elle nuiraient aux malades uniquement, car elles se feraient sentir au ras-du-sol, dans une foule de petits détails inaccessibles à l'opinion publique mais vivement ressentis par toute personne alitée, dans des institutions où même en temps normal, avec 100 p.cent du personnel en poste, les urgences sont engorgées, les soins souvent insuffisants et les risques d'erreurs plus élevés qu'on ne veut le dire.C'est encore une fois au Conseil des services essentiels que le gouvernement s'en remet pour faire le travail, dans un domaine qui devrait pourtant relever de la responsabilité politique.La législation projetée renforcerait les pouvoirs du Conseil.On conserve le système des ¦ listes », et de tout un appareil bureaucratique à réaction lente pour régir l'exercice d'un droit devenu de plus en plus difficile à exercer mais susceptible de constituer, à l'endroit des plus faibles seulement et même pas des patrons, une « force de nuisance » réelle.C'est également le Conseil qui devrait faire face aux situations imprévues ( grèves illégales, mesures de pression, etc ).\u2022 \u2022 \u2022 Pourquoi prendre un chemin si tortueux quand il serait si simple d'établir des règles claires ?La franchise et la droiture seraient bien plus équitables envers les syndicats que ces procédés alambiqués où l'on essaie de faire croire qu'on conserve le droit de grève dans le secteur de la santé tout en essayant de s'organiser pour le réduire à néant.Pour être efficaces, les membres de ce Conseil devront être courageux et fermes dans le même genre de situations explosives et volatiles qu'un gouvernement élu, ayant pour lui toute la force du pouvoir politique, a été incapable d'affronter ( exemples récents : St-Ferdinand et Urgence-Santé ).En jetant la patate chaude à d'obscurs citoyens non-élus, le gouvernement leur demande en somme d'agir là où lui-même, qui avait derrière lui la force de l'Etat, n'a pas osé se tenir debout ! Remarquons au passage que le projet de loi a repris cet autre concept aberrant hérité de l'ex-ministre Pierre Marois.le grand apôtre du « recours collectif » comme remède aux grèves sauvages dans les hôpitaux.Un malade lésé ( ou l'un de ses proches, ou l'héroïque association de Claude Brunet, à qui les gouvernements confient les jobs sales qu'ils n'osent pas faire eux-mêmes ) pourra donc, après avoir été lésé dans son propre corps ou dans sa dignité la plus élémentaire, poursuivre ses soignants devant le Conseil des services essentiels ! Le type alité qui dépend des infirmiers et des préposés aux malades pour se nourrir, pour se laver, pour uriner, va poursuivre ses soignants devant le Conseil des services essentiels ou prier quelqu'un de le faire en son nom ! Admirable.Inouï.Il y a des jours où l'on se demande qui donc fabrique ces projets insensés ?Des humains ou des ordinateurs programmés par des robots ?J'exagère, mais le fait est que de tels détails sont révélateurs de toute une mentalité, une mentalité de bureaucrate insensible aux réalités concrètes.Le programme libéral, à ce chapitre, est encore imprécis ( on ne connaît pas toutes les articulations qu'il aurait s'il devait devenir une loi) mais il a au moins le mérite de la clarté et de la franchise : on pose en principe que le droit de grève est illégal dans le secteur de la santé et que toute grève illégale serait sujette à de fortes sanctions qui pourraient aller jusqu'au congédiement.A première vue, cela a l'air répressif, mais c'est seulement parce qu'ici, l'anormal est devenu normal.Partout ailleurs, les gouvernements \u2014 et l'opinion publique, et les syndicats eux-mêmes \u2014 jugent barbare le recours à la grève dans les hôpitaux.Quand de telles grèves surviennent, elles sont vite réprimées et unanimement condamnées, par les gouvernements au premier chef.L'interdiction du droit de grève dans la santé n'a rien de répressif, à condition \u2014 et c'est là-dessus que les Libéraux ne sont pas clairs \u2014 que cette contrainte s'assortisse de certaines compensations pour les syndiqués lésés.Ces derniers doivent recevoir, en échange de la perte d'une puissante arme de négociation, l'assurance que leur travail sera non seulement bien rémunéré mais socialement valorisé, dans la mesure justement où leur travail est essentiel et essentiel en tout temps.Comment ?C'est une question à laquelle on n'a pas assez réfléchi, parce que le régime de négociation, dans le secteur public, a atteint les dimensions d'une monstrueuse machine hyper-centralisée, dont la tête ( les appareils des centrales et l'appareil gouvernemental ) a écrasé le corps.Sur le terrain des vaches, là où se vivent les conventions collectives négociées au sommet, on a perdu l'habitude de la responsabilité individuelle, de la coopération et du respect mutuel.C'est cela qu'il faut ramener dans les établissements, et c'est pour cela qu'il aurait été si important que le gouvernement aille plus loin dans ses volontés de décentralisation.Il a quand même amorcé le mouvement, et doit en être félicité, mais en cédant en cours de route aux Establishments syndicaux plus soucieux du pouvoir des centrales que de l'autonomie des syndiqués de la base, il est passé à côté d'une réforme nécessaire.-u#«j-\u2022-~- \u2022 LA mut m \u2022'«*\u2022»>» |M» * p>Mt* >\u2022* ***** «* * \"\u2022! 'ut King aaa-eoe7 379-4323 ROUYN \u2022¦\u2022 ¦ \u2022¦ .\u2022.,-*«-\u201e\u2022 566-0656 HLO'ORmj «*.687-2215 DATE DE PUBLICATION: LE MERCREDI 1èr MA1 1985 DATE DE TOMBÉE: LE MERCREDI 24 AVRIL 1985 .TA H1WW P.T M A Tftt kl Notre cahier spécial offre aux \u2022 i^i^P marchands concernés une oc- '.cation unique d'augmenter; leur chiffre,d'affaire* par une! annonce appropriée.; a L J X X.\u2014 JL RESERVEZ DÉS MAINTENANT: PUBLICITÉ DE DÉTAIL: 285-7202 PUBLICITÉ GÉNÉRALE: 285 7306 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 A 11 Plus de Canadiens vont au travail en auto m OTTAWA (PC) \u2014 L'augmentation du prix de l'essence et la vogue grandissante du conditionnement physique n'empêchent pas 4n nombre accru de personnes d'utiliser leur automobile pour se rendre au bureau ou à l'usine.J\" C'est ce qui ressort «des données rendues {publiques hier par ^Statistique Canada.; En 198-1, 54 p.cent Ides personnes qui doi-Jvent utiliser un \u2022moyen de transport ipour se rendre au tra-Jvail l'ont fait au voyant de leur automobile, sans transporter aucun passager, ce qui représente une hausse de cinq p.cent par rapport à 1983, de, 11 p.cent par rapport' à 1982.Le nombre de personnes qui sont allées travailler en automobile, que ce soit seules ou avec des passagers, a atteint le niveau record de 7,03 millions, ou 74 p.cent du nombre total de voyageurs au travail en 1984.Cette hausse reflète une tendance qui persiste depuis déjà quelques années, souligne Statistique Canada.Une partie de cette LE MONDE DU TRAVAIL PAR LISA BINSSE Labatt ¦ Les négociations reprennent aujourd'hui entre la Brasserie Labatt et le syndicat représentant ses 750 employés, en grève depuis dimanche.Lors d'une rencontre mardi avec le syndicat, la section locale 1 999 des Teamsters, l'employeur a appris les raisons qui ont provoqué le rejet de l'entente de principe dimanche par les salariés.Les deux points ligitieux sont la caisse de retraite et le statut des employés temporaires et stagiaires.Hier, les discussions se poursuivaient au sein de l'entreprise pour tenter de trouver une solution aux problèmes et en arriver à un règlement du conflit.Du coté syndical, l'unique porte-parole, le président Louis Lacroix, était absent .jusqu'à demain.Accident de travail ¦ Deux travailleurs de la construction ont été blessés hier sur un chantier à Chateau guay lorsqu'un mur de blocs de ciment était emporté par le vent.Selon le syndical, la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers, l'enlrepeneur général, Gérard Laberge, ne respectait pas les règlements de base en santé-sécurité sur le chantier : pas de surveillance, pas de salle à manger, pas de bureau, pas de téléphone.Lors d'une récente enquête, des inspecteurs de l'Office de la construction du Québec, ont trouvé que des sous-traitants engageaient des ouvriers sans carte de classification comme la loi l'exige.Une plainte a été déposée à la Commission de la santé et de la sécurité au travail.Vidéotron ¦ La compagnie Télécable Vidéotron vient de signer une première convention collective avec ses 110 employés des secteurs technique et soutien, membres depuis neuf mois du Syndicat canadien de la fonction publique ( SCFP-FTQ ).Rémi Girard, président de la section locale 2 870, a déclaré que les parties « n'ont qu'à se féliciter de l'excellent climat qui a prévalu pendant toute la durée des négociations ».Selon le conseiller syndical Gilles Mathieu, des gains considérables ont été réalisés au niveau de la rémunation.grâce à la reclassification des employés.Les salaires varient entre $20 000 et $19 000.Les employés ont aussi obtenu l'indexation au coût de la vie.la semaine de 35 heures et la sécurité d'emploi.Les opérations de Télécable Vidéotron s'étendent de Valleyfield à Lévis.Weston ¦ Les 350 employés de la production de la boulangerie Weston de Longueuil, membres de la CSD, ont voté cette semaine en faveur de la grève dans une proportion de 94 p.cent, après avoir rejeté à plus de 95 p.cent les dernières offres patronales.Le syndicat tente sans succès depuis plusieurs mois de renouveller sa convention collection, mais les discussions piétinent, selon le syndicat.Les points litigieux sont l'ancienneté et les activités syndicales.L'employeur ne veut pas reconnaître les salariés saisonniers comme faisant partie de l'unité syndicat et s'objecte à ce que le syndicat puisse déposer un grief à leurs noms.Sont aussi en suspens des questions comme les changements technologiques, les horaires de travail, la réduction du temps de travail et la santé-sécurité.Les demandes salariales n'ont pas encore été discutées.D'autres rencontres de négociation sont prévues la semaine prochaine.Coplanam ¦ La quatrième mise à jour annuelle ( 1985 ) de l'Index et résumés de sentences arbitrales de griefs, fait par Coplanam vient de paraître.Ce volume représente près de 4 000 résumés de sentences arbitrales de griefs pour les 15 dernières années, de 1970 à 1984 inclusivement.11 est accompagné d'un index analytique pour identifier rapidement les décisions arbitrales pertinentes à tout problème qui survient dans le domaine des relations de travail.Quel numéro What number?¦ Le théâtre Arlequin présentera le 26-27-28 avril prochain le film Quel numéro What number?qui porte sur l'impact du travail automatisé.Dans ce film de Sophie Bissonnettc, réalisé par André Chapdelai-ne et Yvon Lachapelle, des secrétaires, des téléphonistes, des caissières de magasin et des employées des postes expliquent l'impact des changements technologiques sur leur travail.Il y est question des femmes au service des machines, du drame quotidien qui se joue sur les lieux de travail.Ce film se veut aussi une étude de l'informatisation du travail en période de crise économique : la perte de contrôle sur le travail, la deshumanisation, la fragmentation des tâches, la surchage mentale, les .nouvelles formes de surveillance électronique et les pertes d'emploi.Ville de Verdun ¦ Les cols bleus de la Ville de Verdun 'ont donné cette semaine un mandat de grève & l'exécutif de leur syndicat, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, dans une proportion de 95 p.cent.Le syndicat soutien que les négociations pour le renouvellement du contrat de travail, échu depuis le 1er janvier dernier, piétinent depuis novembre dernier.Un porte-parole syndical tient des négociateurs patronaux « intransigeants » responsables de l'impasse actuelle.' situation s'explique par l'accroissement du nombre total de ceux qui voyagent sur une base quotidienne en direction de leur lieu de travail.En deux ans, ce nombre a augmenté de près de 9,5 millions.Néanmoins, pour des motifs que Statistique Canada n'est pas en mesure d'expliquer, la croissance de l'utilisation de l'automobile est plus importante que l'augmentation du nombre de voyageurs.Le Québec est la province où l'usage de l'automobile est comparativement le moins élevé, avec 71,3 p.cent des travailleurs, tandis que l'île- du-Prlnce-Edouard est celle où l'usage de l'automobile est le plus grand, soit 87,4 p.cent.- Pour les fins de l'étude, Statistique Canada inclut dans ses données toutes les personnes qui ont un emploi, à l'exclusion de celles qui demeurent « à zéro mille » de leur lieu de travail, ou qui doivent circuler entre différents lieux de travail sur une base régulière.Mode de transport sportif Pour ce qui est des sportifs, adeptes de la marche à pied, on en comptait environ 915 000 à se rendre au travail de cette façon en 1984 au Canada, soit 10 p.cent du total.Il s'agit d'une hausse de quatre p.cent sur une période de deux ans.Mais cette augmentation est moindre, proportionnellement, que la croissance du nombre de travailleurs.C'est Terre-Neuve qui compte la plus grande proportion de marcheurs, avec 14,7 p.cent, et la Colombie-Britannique qui en compte le moins : 8,1 p.cent.Quant à la proportion des citoyens qui se servent des moyens de transport en commun, elle a décru d'un p.cent entre 1983 et 1984, passant à 14 p.cent.LES TOMATES Pastene AJOUTEZ-LES À VOS METS PRÉFÉRÉS DATE LIMITE 30 AVRIL Pour adhérer à l'assurance-maladie individuelle complémentaire de La Croix Bleue du Québec.+ LA CROIX BLEUE Parce que personne n'a les moyens d'être malade.(514) 286-8403 (418) 687-2223 à Montréal a Québec (819)562-3000 1-800-361-5139 à Sherbrooke de l'extérieur (sans frais) 1/ I TT \u2022 raYIfcfSfJ M ftmiû il>TlV fi ATELIER m Service de réparation Af^j CLINIQUE VIDEO \u2022TÉLÉVISION \u2022 AUDIO \u2022 RADIO \u2022 AUTO RADIOS TÉLÉPHONE 253-7598 NOUVEAU CONCEPT 5 magasins, une seule adressé \u2022 Un VASTE MAGASIN d'audio.télévision, vidéo, radios et accessoires.\u2022 Une BOUTIQUE TRÈS SPÉCIALISÉE en ordinateurs.\u2022 Un MAGASIN D'AUTORADIO.\u2022 Un CENTRE DE LIQUIDATION permanente immense.\u2022 Un CLUB DE LOCATION-VIDÉO offrant plus de 2 500 films.\u2022 Un ATELIER D'INSTALLATION D'AUTORADIO.\u2022 Un ATELIER DE SERVICE COMPLET tous appareils, toutes marques.GRATUIT pour tous nos clients UNE CARTE DE MEMBRE GRATUIT 1 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lours suivant rachat au Marché de l'Electronique.GARANTIES PROLONGEES Un plan de protection étendu optionnel couvrant votre appareil au-delà des délais fixés par le fabricant.REMBOURSEMENT De la différence de prix si votre appareil se vend moins cher ailleurs dans les 30 jours suivant l'achat au Marché de l'Électronique.I71A3CHE DE L'ÉLECROfliOUE 6060 TÉLÉPHONE 253-1122 METROPOLITAIN SORTIE LACORDAIRE im A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 LA P'TITE QUI.EN A D'DANS! la Pulsar NX Vous pouvez maintenant vous offrir une voiture spoil au prix d'une économique, La Pulsar NX est souple, agile et pleine dallant.Son moteur de 1,6 litre, avec boîte à 5 rapports (ou automatique en option), en tait une voiture à la lois économique et sportive.Suspension à roues indépendantes, traction avant: la Pulsar possède une tenue de route digne des sportives beaucoup plus chères.Asseyez-vous, mettez-vous à votre aise: la colonne de direction est inclinable, les sièges baquets s'ajustent à votre 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capitaine.! Les négociions ont débuté le 31 janvier 1984, ! soit un mois après l'expiration de la convention ; collective, et ont donrîé dans l'impasse.Un con- ; ciliateur est intervenu le 16 avril.Deux ententes de principe ont été rejetées ! par l'assemblée générale, l'une le 24 avril, ! l'autre le 22 juin.; Les deux partis ont décidé au cours de l'été ; de soumettre le conflit à un arbitre.Elle accouche au bal ¦j WASHINGTON ( AFP ) \u2014 Une jeune dé- '¦ ™ butante a abandonné un bal le week-end ¦ dernier pour accoucher seule dans les toilettes d'un grand hôtel de Washington avant de retourner dans la salle de bal comme si de rien .n'était.La jeune fille a mis son bébé, une fille de 2,5 ; kg, dans la poubelle des toilettes, où elle a été ¦ découverte un peu plus tard par un employé de '.l'hôtel Marriott.1J ; La mère de la jeune fille qui ne la savait p'ijs | enceinte, l'a retrouvée un peu plus tard dans:]» ; salle de bal, où l'adolescente lui a annonce ¦ qu'elle était désormais grand-mère.'* ', La jeune maman a aussitôt été admise dails ', un hôpital.Quant au bébé, il se porte bien.J ; 1326.rue Notre-Dame Ouest 5759, rue Hoclielaja 6879.rue Jarry Est 1918, bout, des LaurenMes 805, tool.Stefov (Long.) .120-A Sto-Crou, St-lauren! Darnell ROULETTES DE CHAISE J POUR TAPIS Ouvert le samedi avant-midi «37-7423; ^ VOYAGES ^ LA PREMIÈRE AGENCE DES QUÉBÉCOIS ^ ouvert^ Canada- T^VX^l^T^T ,n .^msiB^r - 'i! .\u2022 * \u2022 »> ¦ \u2022> i \u2022 > » if » It Treasure Tours < 4#9R au service des canadifns rW^ DEPUIS 59 ANS / tes spécialistes de lu IWHIM A la presse, montréal, jeudi 18 avril 1985 VACANCES VOYAGE Notes de voyage Berne ¦ Paris ¦ Marly-le-Roi Alerte! le gruyère ; perd ses yeux '¦ L'industrie alimentaire \"\u2022suisse est en émoi: seules 70 p.cent des meules de gruyère \u2022sont conformes à l'usage an-\"'ceslral et montrent des trous nets, lisses et ordonnés.Bien .'-sur-, la qualité et le goût restent les mêmes, mais c'est une _ question de présentation dont ; on fait une question d'honneur -'dans la Confédération helvétique.Les acheteurs se détouraient de leur fromage favori .'.lorsque son apparence n'est .plus conforme aux canons de la ^gastronomie.Cette saute d'humeur du - -gruyère est une conséquence du trop grand soin apporté désormais à la stérilisation du lait.L'affaire du gruyère sans yeux prend de grandes proportions en Suisse.Mais ne vous en faites pas, la prochaine fois que vous commanderez du gruyère sur la table: sa composition sans trous ne témoigne que de meilleures conditions de fabrication.Première biblique à Paris ¦ L'ambassadeur d'Israël en France, Ovadia Soffer, a réussi un coup de maitre.Grâce à ses soins, pour la première fois au monde, des fragments authentiques des manuscrits de la mer Morte, découverts en 1947, vont quitter Jérusalem pour être exposés à Paris, cet été.Certains documents découverts non loin de Massada, cette forteresse construite par Hérode, : Il existe à Berne un curieux musée dont l'attribut est de \u2022 présenter des moulages en plâtre de sculptures et statues de 'l'antiquité classique.Établie dès 1806, cette collection représente notamment le Discobole, le Doryphore, l'Apollon du ^Belvédère, la Vénus de Milo.Abraham Gesner, génie malchanceux à Ce médecin de ™ campagne étudiait la géologie dans les années 1840 et ses recherches ont mené à une découverte qui devait révolutionner en douce la société, au coeur des foyers des citoyens ordinaires du monde entier jusque dans les vaisseaux de l'espace qui conduisent les astronautes vers la lune.Gesner découvrait qu'on pouvait distiller le kérosène à partir des hydrocarbures ; pour une première dans l'histoire mondiale, l'éclairage domestique pouvait désormais se faire en toute sécurité et à bon prix.\u2022Le processus de distillation, à l'origine à iJanir du bitume puis Je l'albertite servit .plus tard pour le raffinage des premiers \u2022barils de pétrole brut nord-américain, faisant de Gesner le «Père» de l'industrie pétrolière moderne.Ce n'est cependant '-que 70 années après sa mort, à Halifax en 1933, qu'Impérial Oil lui reconnaissait ce titre en marquant sa tombe d'un obélisque de marbre qui se lisait comme suit: «pour marquer notre reconnaissance.pour sa contribution à l'industrie du pétrole».Le gouvernement du Canada érigea un deuxième monument à l'extérieur de la résidence de Chipman Corners, dans la vallée d'Annapolis, marquant l'endroit où Gesner fit ses premières expériences avec le kérosène.¦ Excentrique enthousiaste, fermier, marchand de chevaux, explorateur, conférencier, auteur à succès, membre de la Royal Geological Society de Londres et le premier géologue canadien, il ne put profiter de la gloire de son invention et fut privé de ses brevets par des manoeuvres légales qui le forcèrent à finir ses jours au seuil de la pauvreté et couvert de dettes.Abraham Gesner naissait à Cornwallis, en Nouvelle-Ecosse en 1797.Tout au long de sa vie il se montra fasciné par la nature, en particulier par le roc, les minerais et les fossiles qu'il découvrait en abondance le long des rivages du Bassin de Minas, là où les marées les plus hautes du monde montent et descendent de plus de 50 pieds quotidiennement.D'expérience en expérience Gesner en vint à rêver «de dé- EXCLUSIF.groupe accompagné L'ANGLETERRE L'ECOSSE L'IRLANDE ET LE PAYS DE GALLES GRAND TOUR DES m«.'.mi:i«m ÎLES BRITANNIQUES prix en occupation double WWfl par personne VÂIÀM entièrement guidé en langue française \u2022 AVION ALLER RETOUR ET TRANSFERTS \u2022 HOTELS DE PREMIÈRE CLASSE PARTOUT \u2022 MAJORITE DES REPAS \u2022 IACA6ES TRANSPORTES \u2022 DÉPART LE 3 MAI - V0VA0E EXTRAORDINAIRE DEMANDEZ LA BROCHURE 523-2143 MCLUB VOYA- L'-J VOYAGES YVON DUPUIS Coin Frontenac Ontario couvrir une lumière pour la nuit», rêve qui de succès en échec le mena entre autres à Londres, en Angleterre, où il se mérita un doctorat en médecine, puis dans les régions sauvages du Nou-veau-Brunswick où il travailla comme géologue provincial, à New York où il fit connaître le kérosène à l'univers et participa à la création de la North American Gaslight Company qui devait devenir une filiale de la Rockefeller's Standard Oil.Tout en conservant sa pratique médicale près de Parrsboro, en Nouvelle-Ecosse, Gesner explorait les falaises et les rivages du Bassin de Minas, collectionnant roches et minerais, amassant des informations pour un livre.Il expérimentait sans cesse avec des gaz et des produits chimiques, à la recherche de la formule magique qui donnerait naissance à un pétrole qui transformerait la nuit en jour.Après la publication d'un livre populaire sur la géologie et la minérologie de la Nouvelle-Ecosse, Gesner abandonna la pratique de la médecine pour s'adonner à temps plein à la géologie.Il parcourut les Maritimes en donnant des conférences, connu pour son style enthousiaste et ses expériences nouvelles.Lors d'une conférence au Mechanics Institute de Charlotte-town en 1846, Gesner présentait pour la première fois en public ce qu'il appelait la «keroselene» du grec « keros » pour cire et «elaion» pour huile.Sa conférence se terminait par une démonstration alors qu'il mettait feu à cette huile brouillée inventée à Chipman Corners, admirant cette lumière nouvelle plus claire, blanche et régulière qu'aucune autre.Gesner présenta sa découverte à Halifax où elle fit sensation le long du port.sont si fragiles qu'ils seront abrités dans un bâtiment spécial à l'intérieur même du Grand Palais où aura lieu l'exposition «De la Bible à nos jours », du 6 juin au 28 juillet.New look dans les rues de Paris ¦ La RATP est en train de remplacer tous ses autobus urbains à Paris.Déjà neuf véhicules (décorés de ronds verts sur fond blanc) ont été mis en service au début d'avril sur la ligne 21, de la gare Saint-Lazare à la porte de Gentillv.Soyez critique; la RATP attend des usagers critiques et suggestions avant de commander les autres autobus prévus.Le nouvel autobus (23 places assises, 47 debout) est monté par les Industries Renault.Sur la piste du Routard ¦ La série de guides touristiques Le Routard publiée chez Hachette (Guides bleus) a choisi Paris pour son dernier titre.C'est un instrument quasi indispensable qu'il convient certes de feuilleter dans l'avion qui vous mène vers la capitale.Vous y découvrirez où écouuter du bon jazz, où dormir par exemple dans tel ou tel petit hôtel provincial, où se restaurer pour moins de 50 francs ou davantage.Chaque coin de Paris est exploré à la Sherlock Holmes de façon à ne pas y marcher tête baissée sans découvrir ses passages secrets, ses musées ignorés, ses vieilles demeures.Chez Hachette, 47 francs.Le château de Monte-Cristo sera restauré ¦ Le roi Hassan II du Maroc a promis de restaurer entière-met le salon mauresque du château de Monte-Cristo qui s'élève à Marly-le-Roi, près de Saint-Germain-en-Laye.Offert à Alexandre Dumas en 1845 par le grand bey d'Alger, le château est en péril; aussi est-ce avec joie que l'on y attend les décorateurs marocains envoyés par le souverain.Hassan, qui s'est laissé séduire par le château, offre, outre le salon, l'installation du chauffage et des sanitaires.C'est à suivre.À Berne, le marché est une tradition presque aussi ancienne que la ville elle-même.Le seul qui ait subsisté depuis le Moyen-Âge est le célèbre Marché aux oignons qui clot la saison des cultures.Depuis 1983, un marché de l'artisanat attire beaucoup de monde le premier samedi du mois.Il ne faut pas oublier non plus le Marché de Noël qui s'installe dès la mi-décembre.Mais le plus beau est le Marché aux géraniums, en mai, sur la Place de la Cathédrale.Yoid pourquoi F Aéroplan récompense ceux qui voyagent fréquemment.Si vous croyez que ceux qui voyagent fréquemment mènent tous une vie de Jet Set, volant de New York à Hong Kong, de Rio de Janeiro à Rome, dépenses extravagantes payées, vous vous trompez.Voyager souvent, c'est du travail.Souvent du travail fatigant.Saluer les préposés d'aéroports, au lieu d'embrasser votre petite fille, coucher seul dans une chambre d'hôtel au lieu de dormir dans l'intimité de votre foyer, manger seul plutôt que de partager un bon souper familial, c'est dur à avaler.Car, pour être là où vous devez être pour travailler, vous ne pouvez pas être là où vous aimeriez être, par exemple, plus près de ceux que vous aimez.ÏJ&J DIW5940 ¦ nuis HUOlXIIC La récompense Aéroplan Le programme Aéroplan récompense des gens comme vous, qui voyagez vers des destinations habituelles, en choisissant des compagnies aériennes, des chaînes hôtelières ou des entreprises de location d'auto connues.Air Canada vous offre une fréquence de vols beaucoup plus élevée, à des horaires beaucoup plus commodes, sur des trajets couramment parcourus, ce qui vous permet d'accumuler facilement vos milles de primes-voyages et de profiter rapidement de vos vacances de récompense Aéroplan.Aéroplan.La fréquence de nos vols fait toute la différence.Al R CANADA A 14 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 18 AVRIL 1985 Nouvelle adresse à compter du 15 avril 1985: 425, boulevard de Maisonneuve Ouest 3' étage Montréal (Québec) H3A3G5 Renseignements \u2014 Professionnels: 873-3480 Renseignements \u2014 Bénéficiaires: 873-4006 MICRO BOUTIQUE LE CENTRE «CippJe AU QUÉBEC Système protessionnel Apple Ile 128 k Duo disk Moniteur II carte 80 colonnes Spécial 1950* NOUVEAU Distributeur autorise Apple Ile Moniteur Ile Support Ile Spécial 1450* LaserWriter La nouvelle «LaserWriter» d'Apple représente ni plus ni moins une révolution dans la communication de documents imprimés. 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P\"T Les sirènes et les bruits de \u2014 réparations d'ambulances n'empêcheront plus les résidents du-Plateau Mont-Royal \u2022 de dormir.Peu avant minuit, hier soir, la police apposait scellés et cadenas au garage Des Pins, angle Mentana et Roy, qui servait de base d'opération pour un tiers de la flotte d'Urgence-Santé.MARIANE FAVREAU ' Plus tôt, dans la journée, un juge de la Cour municipale avait émis une «ordonnance de cadenas'», fermant ce garage pendant 75 jours.On y faisait le ravitaillement, l'entretien et la réparation de& ambulances, dont rajustement des sirènes.C'était le point
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