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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-03-14, Collections de BAnQ.

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[" Louise Arcond L'affaire Arcand: Radio-Canada blâmée pj Une décision arbitrale \u2014 rendue publique hier repro-che à la .société Radio-Canada louise cousineau d'avoir agi de façon discriminatoire envers l'animatrice Louise Arcand.La décision de Radio-Canada de ne pas réaffecter Mme Arcand au téléjournal Ce soir en août dernier pour la nouvelle saison de télévision était « entachée de discrimination » et reliée à son âge.Dans un jugement de 38 pages, l'arbitre, Me Jean-Pierre Lussier, déclare que Radio-Canada a violé l'article de la convention collective qui interdit la discrimination, notamment en fonction de l'âge.Toutefois, l'arbitre n'admet pas le deuxième volet du grief de Louise Arcand, qui alléguait que la décision de Radio-Canada de ne pas la réaffecter à l'émission Ce soir était une mesure disciplinaire déguisée.«Il s'agissait à mon avis d'une décision administrative qui, bien que comportant un aspect discriminatoire (en fonction de l'âge), ne deve- nait pas pour autant disciplinaire L'arbitre précise que selon la convention collective, un changement d'affectation n'est pas en soi une mesure disciplinaire, voir ARCAND en A 2 f [ la météo-neige fondante, vents modérés.minimum: -6°, maximum: 2°.demain: nuageux avec éclaircies.détails page a 2 montréal, jeudi 14 mars 1985, 101'année, n° 144, 76 pages, 6 cahiers \u2022 LANIEL COMMUNICATION eit specialise dons la téléphonie d'affaires.Nous avons ce au 'il vous faûtC - 628-1012 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents MODERNISATION DU SYSTÈME DE DÉFENSE AÉRIENNE Reagan et Mulroney signeront un accord de $7 milliards m OTTAWA \u2014 Les gouverné-\u2014 ments du Canada et des États-Unis entreprendront conjointement la modernisation de maurice jannard de notre bureau d'Ottawa_ tout le système de défense aérienne de l'Amérique du Nord, comprenant le remplacement des radars de la ligne DEW (Distant Early Warning).Le coût total du programme de modernisation est d'environ S7 milliards et la très grande part dos dépenses \u2014 88 p.cent en fait \u2014 sera défrayée par les États-Unis.La participation canadienne aura des retombées économiques de $810 millions qui profiteront surtout à l'industrie des communications électroniques.La part du Canada est liée a l'amélioration de la ligne DEW.voir ACCORD en A 2 que Mo?c&iez ' SOMMAIRE Annonces classées.C 5, C 10, C11,D8àD11 Arts et spectacles \u2014 Informations.E 1 à E 5 \u2014 Horaires.B 8 Bridge.B4 Décès, naissances, etc.D 12 Économie.C 1 à C 9, C 12 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.D 8 Horoscope.C 11 Le monde.B 1 Mots croisés.D 11 «Motmystère».D 10 Quoi faire aujourd'hui.B 7 Télévision.E 1 Tribune libre.A 7 Vacances-voyage.B3 Vivre aujourd'hui.D 1 à D 3 tabloïd sports Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 LE GOUVERNEMENT TURC ET L'OPPOSITION ACCUSENT Ottawa a été négligent H OTTAWA \u2014 La Turquie a accusé hier ™ les autorités canadiennes de ne pas avoir pris de mesures de sécurité suffisantes pour protéger son ambassade à Ottawa, et, lui donnant apparemment raison, le solliciteur général, Elmer MacKay, a avoué qu'il n'avait pas encore donné suite aux recommandations d'un rapport sou- GJW.ES paquin de notre bureau d'Ottawa_ mis en juin dernier sur la protection des diplomates en poste au Canada.Dans un discours prononcé devant l'Assemblée nationale d'Ankara, le porte-paro- ie du gouvernement turc.M.Mesut Yil-maz.ministre d'État, a déclaré: « C'est la troisième fois que notre ambassade au Canada, ou des membres de son personnel, font l'objet d'une attaque.Les assassins de notre attaché militaire Atilla Altikat n'ont pas été trouvés et l'ouverture du procès des responsables de l'attentat contre notre conseiller commercial Kani Gungor.paralysé à vie.a été reportée ».« C'est dans une telle atmosphère que la dernière attaque a été conçue et réalisée », a poursuivi M.Yilmaz, qui assure l'intérim en l'absence du ministre des Affaires voir OTTAWA en A 2 Menottes les uns aux autres, les trois individus d'origine arménienne ont comparu hier en Cour provinciale de l'Ontario, où ils ont été accusés du meurtre du garde Claude Brunelle.Il s'agit de Kevork Mara-chelian et Ohannes Noubarian, de Montréal et de Raffi Titizian, de Toronto.photolaser Reu»er UN SENTIMENT DE FIERTE CHEZ LES ARMÉNIENS DE MONTRÉAL Les trois terroristes plaideront non coupable d'opres CP 9E9 OTTAWA \u2014 Les trois terroristes arméniens responsables de l'attentat perpétré contre l'ambassade de Turquie ont été accusés hier de meurtre prémédité, en Cour provinciale de l'Ontario.Hier matin, les trois prévenus, étroitement surveillés et protégés, ont comparu brièvement devant le juge Paul Bélanger.Après quelques minutes de délibérations, les trois avocats de la défense ont obtenu que l'on ajourne la cause au 20 mars, date où sera fixée la date de l'enquête préliminaire.« Vous pouvez prévoir que nous plaiderons non coupable ».a déjà assuré l'avocat de l'un des pré venus.Me Norman Bauxall.Les trois prévenus sont Kevork Mantchelnm, 35 ans, de LaSalle, en banlieue de Montréal, Ohannes Noubarian.30 ans, de Montréal et Raffi Panoî Titizian.27 ans.de la banlieue foronloise de Scarborough.Us sont accusés de meurtre au premier degré relativement à la mort d'un garde de l'ambassade, Claude Brunelle.31 ans.abattu alors qu'il tentait de repousser cette agression.voir TERRORISTES en A 2 REAGAN EST PRÊT À LE RENCONTRER Mikhail Gorbatchev prône la «coopération pacifique» L'entretien officiel entre MM.Mulroney et Gorbatchev aura lieu aujourd'hui., photoiasw tass d'après AFP, AP, PC et Reuter am MOSCOU \u2014 M.Mikhail ™ Gorbatchev, nouveau numéro un soviétique, a prôné hier lors des obsèques de Constantin Tchernenko le « bon voisinage et la coopération pacifique » devant une dizaine de chefs d'État et de responsables de gouvernements étrangers qu'il a ensuite reçus au Kremlin.À l'issue de sa rencontre avec M.Gorbatchev, le vice-président américain a immédiatement annoncé que le président Reagan serait prêt à rencontrer le nouveau chef du Kremlin dès que celui-ci le serait: «J'ai apporté une lettre.Je ne parlerai pas de son contenu mais je crois que le président a le sentiment qu'une rencontre serait utile », a dit M.Bush en réponse à des questions.M.Bush, qui s'est entretenu pendant près d'une heure et demie avec M.Gorbatchev, a dit dans une conférence de presse qu'il en ressortait « rempli d'espoir ».\u2022 Par la suite, il a été confirmé à la MaisoA Blanche que la lettre transmise par M.Bush contenait une invitation à un sommet Reagan-Gorbatchev.Le président Reagan ¦ examinera sérieusement » toute possibilité de sommet quel qu'en soit le lieu mais préférerait que ce soit aux États-Unis.Sur la Place Rouge, les Soviétiques ont rendu hier un dernier hommage au président Tchernenko inhumé à Uh4u locales.La cérémonie, présidée par M.Gorbatchev, a duré une heure et cinq minutes.Des milliers de Moscovites étaient parqués lace au mausolée de Lénine, visages graves, sous un ciel gris.Marche funèbre de Chopin, coups de canon sur la place, cris de sirènes dans toute l'URSS: des funérailles colossales, à la mesure d'un régime révolutionnaire qui aime la tradition, sinon à la mesure d'un défunt dont le court règne semble voué plus vite qu'aucun autre à la trappe de l'oubli.Le cercueil a été déposé à l'extrémité de la rangée de tombes où dorment, entre le mur du Kremlin et le mausolée de Lénine, les prédécesseurs du défunt et les grandes personnalités nationales décédées.Dans son éloge funèbre, prononcé du haut du mausolée de Lénine, entouré de tous les dirigeants du parti et de l'État, M.Gorbatchev a rendu hommage au disparu sans émotion appa- voir PAIX en A 2 AUJOURD'HUI \u2022 CAMARADERIE Il est certes agréable pour un premier ministre canadien de pouvoir prétendre à l'amité personnelle du président des États-Unis, mais il est douteux que cette amitié fasse des miracles.pages A 8 et A 9 SONDAGE DEMAIN Que pensent les Québécois des Américains?ROYAL LePAGEI Pour acheter ou vendre une maison: 876-2632 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS J985 la presse Le fils d'un dépanneur abattu lors d'un vol à main armée m Une tentative de vol à main ™ armée, survenue hier soir dans un dépanneur de la métropole, a eu des conséquences tragiques lorsque les assaillants ont abattu de deux projectiles le fils du propriétaire.RONALD WHITE__ Vers 18 h 30, deux cambrioleurs armés se sont présenté au dépanneur Anibal Tavares, situé au 3917 rue Laval.Le fils du propriétaire, Emmanuel, 19 ans, était seul dans le commerce, tandis que sa famille était dans le logis situé à l'étage supérieur.Lortie peut aller en appel ri Les avocats du caporal De-™ nis Lortie ont obtenu hier l'autorisation d'en appeler du verdict de culpabilité prononcé contre leur client en rapport avec la fusillade du 8 mai 1981 à l'Assemblée nationale.Lortie a été reconnu coupable par un jury le 13 février dernier sous trois chefs d'accusation de meurtre avec préméditation.Il a été condamné à une peine ferme de 25 ans pénitencier.Les deux appels ne seront pas débattus avant plusieurs mois.40 minutes pour une exécution au Texas m HUNTSVILLE, Texas am ( AFP ) \u2014 Un condamné à mort a été exécutémercredi par injection mortelle dans la prison de Huntsville, après plusieurs tentatives infructueuses de la part du personnel médical pénitentiaire pour réussir la piqûre.Le condamné, Stephen Peter Morin, âgé de 37 ans condamné à mort dans deux Etats pour trois meurtres, est mort 40 minutes après la première tentative d'injection du mélange mortel.Le personnel de la prison a dû s'y reprendre à plusieurs reprises pour réussir la piqûre, après avoir essayé successivement les veines des bras et des jambes.Selon un porte-parole de la prison, les veines du condamné étaient dures probablement en raison de son passé de drogue ou d'autres problèmes psychologiques.Il s'agit du deuxième condamné à mort exécuté au Texas depuis le début de l'année et de la lOème exécution aux Etats-Unis depuis le rétablissement de la peine de mort par la Cour suprême en 1976.10 ans de bagne pour un sein de jalousie ¦VIENNE ( Reuter ) \u2014 Un tribunal de Vienne a condamné hier à dix ans de prison un ouvrier d'imprimerie qui s'était vengé de son ancienne petite amie en lui arrachant, dévorant de jalousie, le bout d'un sein.Par une chaude journée de juillet, Alfred Ullrich, avait surpris la jeune fille en train de faire l'amour avec un autre homme.Il a proprement assommé son rival puis s'est jeté sur la femme pour la mordre au sein.La sentence des juges lui fut délivrée pour tentative de meurtre et mutilation sexuelle.Il devra en outre être interné dans un établissement psychiatrique.Selon les policiers, lorsqu'il a compris qu'il était victime d'une attaque à main armée, le jeune homme a actionné le bouton d'une sonnette d'alarme qui relie le dépanneur au logement de la famille.Puis, il a empoigné un bâton de baseball, placé sous le comptoir, afin de résister aux malfaiteurs.C'est alors que M.Anibal Tavares et son épouse, ainsi que leur fils Anibal, 18 ans, et leur fille Elizabeth, 14 ans, ont entendu deux coups de feu dans le dépanneur.Au moment où M.Tavares est arrivé dans son commerce, il a vu son fils écrasé au sol, baignant dans son sang et respirant bruyamment.Les deux bandits, âgés de 18 à 20 ans, étaient déjà disparus, sans apporter leur butin.Touché dans la région du coeur Peu de temps après, les policiers sont arrivés sur les lieux et ont tenté en vain de réanimer Emmanuel.Il est décédé immédiatement après, des suites de sa blessure dans la région du coeur.Un second projectile l'a atteint à la cuisse.Les médecins n'ont pu que constater sou décès à son arrivée à l'hôpital Hôtel-Dieu, vers 19 h 30.La police n'a procédé à aucune arrestation et ne possède qu'uni-vague description des assaillants, dont l'un serait grand et vêtu de gris.Ce sont les sergent-détectives Jacques Grondines et André Ménard, de la section des homicides de la police de la CUM, qui mènent enquête.Les voisins des Tavares, rassemblés devant le logis de la famille, étaient en émoi hier soir.Plusieurs d'entre eux pleuraient photo LA PRESSE Le jeune Tavares dans une photo prise l'an dernier.à chaudes larmes lorsqu'ils ont appris la mort du jeune homme, étudiant en première année d'économie â l'université McGill.Emmanuel travaillait quotidiennement duns le commerce familial afin d'aider ses parents.Il devait fêter son vingtième anniversaire le 21 mars.Son meurtre est le 8e à survenir cette année sur le territoire de la police de la CUM.photo Denis Courville, LA PRESSE Les ambulanciers transportent la dépouille du jeune Emmanuel Tavares, abattu d'un projectile dans la région du coeur.La Ville peut garder ses secrets sur le sol des carrières Miron sa La Ville de Montréal peut ™ garder ses secrets, avec la bénédiction de la loi d'accès à l'information.Le conseiller municipal Michael Fainstal ne connaîtra jamais la nature des sols de la carrière Miron, acquise par la Ville en juin 1984.En fait, il n'aura droit qu'à la table de.1 matières et à quelques pages ¦ \\-> documents qu'il réclamait.MARIANE FAVREAU Mais la Ville est revenue sur une décision antérieure et lui remettra aussi un rapport qui s'apparente à « un modèle d'appel d'offre pour d'éventuels exploitants du site d'enfouissement sanitaire », selon les termes de la Commission d'accès à l'information.Le conseiller Fainstat, du RCM, réclamait trois documents ayant tous trait à la carrière Miron : un rapport de la firme Envi-robec, daté du 11 décembre 1980 ; un rapport de la firme Lalonde, Valois, Lamarre, Valois, du 22 février 1984, accompagné d'une lettre d'envoi ; un rapport de la firme Foratek Intrnational, de février 1984, comportant cinq annexes.La Ville de Montréal avait commandé ces rapports, payés par les deniers publics, en vue de savoir à quoi s'en tenir sur le site de la carrière Miron et les activités qu'elle pourrait y tenir.Fainstat devant la Commission d'accès Le conseiller Fainstat, pas plus que les autres conseillers municipaux, n'y avait eu accès.Après une demande formelle en vertu de la loi, la Ville les lui a refusés.Il a porté ce refus en appel devant la Commission d'accès à l'information qui rendait sa décision la semaine dernière.\u2014 La CAI estime que la Ville peut se prévaloir de la discrétion accordée par l'article 176 de la loi pour refuser l'accès au rapport Envirobec ( 1980) jusqu'au 1er juillet 1986.Cet article permet de refuser l'accès à un document daté de plus de deux ans lors de l'entrée en vigueur de la loi.\u2014 La lettre de trois pages accompagnant le rapport Lalonde, Valois de 1984, était adressée au surintendant à l'élimination des déchets de la Ville.La Ville est prête à en communiquer la première page mais non les deux autres.La commission lui donne raison, estimant que ces pages contiennent des recommanda lions au sens de l'article 37 de la loi: « un organisme peut refuser de communiquer un avis ou une recommandation qui lui ont été faits, à sa demande, depuis moins de 10 ans, par un consultant ou un conseiller sur une matière de sa compétence.» \u2014 Les rapports Lalonde Valois et Foratek devaient aider la Ville à prendre une décision face à la carrière Miron qu'elle s'apprêtait à acheter.Le premier s'apparente à un appel d'offres, selon la CAI.et sera remis au conseiller.\u2014 Le rapport Foratek brosse un tableau très large, selon la commission, de l'aménagement et de l'exploitation du site Miron, des modes alternatifs de mise en valeur et donne des avis sur son exploitation avec des estimés de coùts-bénéfices.La commission reconnaît qu'il y a là des renseignements financiers et techniques dont la divulgation pourrait nuire aux négociations de la Ville avec d'éventuels exploitants.De plus, une partie des informations vient de la compagnie Miron qui les traite de façon confidentielle, admet la commission.Si bien que le conseiller Fainstat ne pourra avoir accès qu'aux sept premières pages de ce rapport Foratek, ainsi qu'à la table des matières.La Ville lui remettra également deux annexes qui acompagnaient ce rapport.M.Fainstat a insité sur le fait qu'on ne peut refuser de divulguer un renseignement lorsqu'il permet de confirmer l'existence d'un risque pour la santé ou pour l'environnement (article 26 de la loi).La commission dit avoir tenu compte de cette disposition «et constate qu'elle ne s'applique pas».C'est la commissaire Caroline Pestiau qui a rendu la décision.Lors de l'audition, la Ville de Montréal s'était fait représenter par un avocat tandis que M.Fainstat était seul.Site Bern: le bail de location à Sofati est retardé de 90 jours raj Le comité exécutif de Mont-™ réal a accepté, hier, de reporter de 90 jours la signature du bail emphytéotique pour la location du site Berri à la firme Sofati qui entend y construire une salle de concert en surface et exploiter les sous-sols.MARIANE FAVREAU La signature de ce bail était d'abord prévue pour vendredi, le 15 mars, dans l'entente de principe acceptée par la Ville.A la demande de Sofati, on accepte de la reporter au 15 juin.C'est que trois accords sont préalablement nécessaires avant que la Ville de Montréal et la firme Sofati ne s'engagent par bail emphétéotique.Tout d'abord, le gouvernement du Québec doit débloquer la subvention promise de $30 millions.A cet égard, rien n'a encore bougé bien que le premier ministre Lévesque ait indiqué clairement son accord avec le site Berri pour la construction de la salle de concert.En second lieu, l'Orchestre symphonique de Montréal, bénéficiaire de la salle, doit donner son appui au projet Sofati, notamment en ce qui concerne l'acoustique.Les pourparlers entre les deux organismes ont été lents à démarrer.D'autant plus que l'OSM, satisfaite du projet Cadillac Fairview sur McGill, se montrait réticente au projet de Sofati.Ainsi, on avait appris, lors de l'émission spéciale diffusée à Télé-Métropole le mois dernier, que l'Orchestre attendait que Sofati lui présente des plans plus détaillés avant d'y engager ses experts tandis que Sofati, de son côté, voulait connaître les exigen- ces des experts de l'OSM avant de détailler ses plans.Enfin, troisième accord requis, celui de la Maison de la Musique.Cette société a été créée spécialement pour voir à la construction de la maison de l'OSM et elle en constitue pour ainsi dire le maître d'oeuvre.Son président, M.Guy Boivin, expliquait à LA PRESSE ces jours-ci, que son organisme n'a pas encore reçu son nouveau mandat du ministre des Affaires culturelles, ce qui ne devrait pas tarder.Il ne sait pas non plus si les experts retenus l'an dernier sont maintenant dégagés par Cadillac Fairview qui les avaient mis sous contrat.Ce n'est donc pas avant l'accord de ces trois organismes, le gouvernement, l'OSM et la Maison de la Musique, que la Ville de Montréal et Sofati pourront signer leur bail.La Ville cède le quadrilatère formé par les rues Berri, Sainte-Catherine, Saint-Hubert et Mai-sonneuve pour la salle de l'OSM.De plus, elle loue le sous-sol, pour une durée de 75 ans, à Sofati qui y exploitera des espaces de stationnement et peut-être des commerces.Les fondations et les structures du bâtiment en sous-sol seront construites de façon à servir d'assises à la salle de concert «sans qu'aucune charge financière ne soit portée à son compte.Sofati fera aussi bénéficier la salle de concert de tous les avantages qui peuvent normalement découler de la superposition des deux éléments».Enfin, il n'est aucunement question d'ériger un édifice à bureaux dans le quadrilatère, contrairement à une rumeur qui circule.Les seuls bureaux présents seront ceux de l'OSM dans le prolongement de la salle de concert.Le sabot de Denver a rapporté $1,6 million mm C'est en juillet 1983 que l'u-\u2014 tilisation du « sabot de OenV ver» a fait son entrée dans les moeurs du contentieux municipal de Montréal.Depuis,./ la greffe du sabot » a rapporté « directement » $1 600 000\"! II faut rappeler que l'introduction; à Montréal, du «sabot de Denver », a été d'un bout à l'autre l'affaire exclusive du contentieux ! CONRAD BERNIER Le directeur-adjoint du contentieux municipal, Me Jules Allard, estime que l'efficacité du sabot a été double: « Soi) utilisation, c'est sûr, a d'abord permis de nettoyer des dizaines de milliers de vieux dossiers et de récupérer, depuis juillet 1983, pour $1 600 000 d'amendes impayées.Il reste à peu près 50 000 de ces dossiers de contreve^ nants chronique dans nos classeurs.Mais le grand mérite du sabot, c'est d'avoir décrassé les cervelles et modifié les comportements, soutient Me Allard.A ce chapitre-là.la rentabilité indirecte de l'utilisation du sabot a été cinq fois supérieure à sa rentabilité directe de Si 600 noo.» En bref, maintenant, de- plus en plus d'automobilistes, dont l'allergie aux contraventions n'a pas diminué pour autant, préfèrent les payer sur-le champ ou dans les délais prévus plutôt que de se voir livrer un mandat de saisie ou greffer un sabot.A preuve, au cours des trois premiers mois de l'utilisation du sabot \u2014 juillet, août et septembre 1983 \u2014 on en a posé 4 000, alors qu'on en a posé seulement 500 au cours des deux premiers mois de 1985.Enfin, au seul chapitre de la diminution; des frais d'administration du système \u2014 celui-ci a enfin retrouvé une crédibilité \u2014 ça; roule superbement ! « L'opération-sabot », qui-avait démarré en juillet 1983; avec des allures de safari infernal, s'est civilisée depuis quelques mois.Par suite d'une directive du contentieux, les huissiers mettent maintenant; des gants, livrent plus de man-; dats de saisie et posent moins ¦ de sabots.Que personne né s'y', trompe .c'est toujours la même' main de fer, mais concentrant ses muscles et sa force dans un; gant de velours.d'avis et de-mandats de saisie! \u2022 ! « Nous avons compris, explique Me Allard, qu'il fallait bali-! ser l'opération, la rendre moins; agressive, sauf dans les cas où' la présomption de mauvaise foi; est éclatante.Tout cela était' possible parce que le cadre jnfi-! dique de l'opération avait été-ri-; goureusement précisé et parée-que les cas problèmes avaient; considérablement diminué.»; Enfin, Me Allard conclut que le' « système du sabot » passera; comme beaucoup de systèmes.' Aussi croit-il que le système.' idéal, parce que moins coûteux,; plus radical et plus efficace, serait celui qui permettrait de bloquer le renouvellement du per-; mis de conduire et des! assurances-automobile aussi; longtemps qu'un dossier informatisé signalerait des contra-! ventions impayées.Huissiers déboutés mm Le bureau d'huissiers Pa-; ™ quette, Rocheleau, Dion, Grenier et Associés, qui en! avait appelé, devant le directeur du Bureau d'administration de la loi sur les huissiers.de deux décisions rendues par les protonotaires Claude Dufouret Ronald Chassé, viennent d'être déboutés de ce pourvoi, de \"ta-; çon finale, par Me Georges Gen-dron.Dans un cas, les protonotaires!; montréalais avaient réduit r*es-! pectivement de $2 023,51 à-$499,46, et de $491,76 à $1T4,4& les factures envoyées à MM.; Ricky Deraiche et Frank Jeudi,-comme comptes globaux d'ho-l' noraires et de débours dans' l'exécution de nombreux màn4 dats émis contre eux par lu.Cour municipale de Montréal; alors que sévissait l'épidémie,-si l'on peut dire, de sabots de; Denver.DATE DE PUBLICATION: LE SAMEDI 23 MARS DATE DE TOMBÉE: LE MERCRED113 MARS A L'OCCASION DE LA SEMAINE DE L'HABITATION, PLACEZ UNE ANNONCE DANS NOTRE CAHIER SPÉCIAL INTITULÉ: HABITAT RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT: l PUBLICITÉ DE DÉTAIL: 285-7202 PUBLICITÉ GÉNÉRALE: 285-7306 la presse A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 Bisbille au PLQ de Maisonneuve ¦La bisbille gronde duns les rangs libéraux provinciaux du comté de Maisonneuve.L'exécutif local s'insurge con-tire des permanents du PLQ qui 3nt décidé de favoriser le choix 'une candidate en vue de l'opposer à la député péquiste, Louise Harel, lors des prochaines élections générales.! La candidature de la journaliste du Journal de Montréal.Mortelle Saindon.est loin de faire l'unanimité au sein des Ù-oupes libérales.Môme si certains mandarins de la rue de Gaspé soutiennent que Mme Saindon aurait de bonnes chances de remporter la victoire contre Mme Harel.\u2022 Lors de la réunion de mise en candidature qui aura lieu à la fin d'avril dans ce comté de l'Est de Montréal, Mme Sain-don devra affronter un candidat de taille.Il s'agit de l'avocat Yvan Nolet, qui a remis sa démission comme président quand il a décidé de briguer celte investiture.Ce dernier a d'ailleurs l'appui de la grande majorité des membres de l'exécutif de Maisonneuve.Quatorze des 17 membres du bureau de direction de cette circonscription ont adopté en début de semaine une résolution, qui sera transmise aux dirigeants du PLQ, et dans laquelle ils soutiennent la candidature du jeune avocat.Le texte est ainsi formulé: « Nous appuyons sans réserve la candidature de Me Yvan Nolet en vue de la convention qui devra être tenue sous peu.Nous le considérons comme un candidat dévoué, honnête et compétent.Sa profession d'avocat, acceptant des bénéficiaires de l'aide juridique, l'a sensibilisé aux problè mes sociaux que vit notre com-maunauté et le rend apte à mieux la servir ».Seulement deux membres de l'exécutif ont donné leur appui à Mme Saindon alors qu'un autre a décidé d'observer la plus slricte neutralité, i Plusieurs militants locaux refusent d'accepter cette « sorte de parachutage » concernant la candidature de Mme Saindon, même si cette dernière habite elle aussi le comté.En fait, on assiste à une véritable levée de boucliers contre ceux qui voudraient imposer Mme Saindon.D'aucuns y voient même l'ingérence et le mépris professés à l'iendroit de la base par les hommes identifiés au nouveau régne de Robert Bourassa.Lettre à Mme Robic Le président de l'association, Paul Portugais, a donc décidé de faire parvenir une lettre de protestation à la présidente du PLQ, Louise Robic, dans laquelle il s'interroge sur les procédés qui ont cours depuis quelque temps dans le parti.;Dans son préambule.M.Portugais souligne que les organisateurs libéraux, en dehors des périodes électorales, ont tou- jours voulu rassurer les associations de comté, en affirmant qu'ils n'interviendraient jamais dans le choix des candidats sans les avoir consultées.Pas plus qu'ils n'imposeraient aux associations l'acceptation d'un candidat, aussi prestigieux soit-il, sans le consentement de l'exécutif de ces mêmes associations.Le président fait ainsi état d'un malaise qui semble s'être généralisé au PLQ depuis que ce parti parait assuré, du moins selon les sondages, de reprendre le pouvoir.« Comment peut-on expliquer ce revirement de position depuis quelque temps, notamment dans Rosemont, Rourget, Lafontaine et Maison-neuve?Quels en sont les motifs », s'interroge M.Portugais.S'il est vrai que les libéraux du comté ont déjà recherché une candidature féminine, ceux-ci n'ont jamais demandé aux dirigeants ou aux organisateurs du PLC de prendre cette responsabilité à leur place.M.Portugais ne veut pas diviser les membres du PLQ de son comté qui doit s'unir pour affronter le PQ.Mais il désire que la base de son comté soit respectée et qu'elle puisse élire démocratiquement son représentant.Certains reprochent aussi aux «organisateurs» de la campagne de Mme Saindon d'avoir distribué assez généreusement les cartes de membre en vue de «pacter» l'assemblée d'investi-turc.Une méthode qui a déjà été utilisée et favorisée par les pennenents du PLQ pour faire passer les candidats de leurs choix dans d'autres circonscriptions.\u2022 \u2022 \u2022 Prof de droit La politique à de justes retours des choses qui sont parfois assez amusants.Avant d'être élu député conservateur dans le comté fédéral de Verchères, l'avocat Marcel Danis était titulaire d'un cours de droit à l'université Concordia.Ayant depuis obtenu le poste de vice-président de la Chambre des Communes, il jouit d'un congé sans solde de cette université pour une période de quatre ans.Mais il a conservé le privilège de donner un cours, le lundi soir, dans cette institution montréalaise.C'est John Roberts, l'ex ministre libéral et candidat défait à la direction du PLC contre John Turner, qui a été nommé titulaire de ce cours de droit qui était donné par Me Danis depuis 1968.C'est sûrement moins payant qu'un portefeuille ministériel.Mais avec sa pension d'ex-par-lementaire, c'est sûrement un revenu d'appoint que M.Roberts apprécie pour arrondir ses revenus et boucler son budget de la fin de mois.Le MAS deviendra le «ministère de la Santé et des Services sociaux » (¦ \u2022 Le ministre des Affaires so-™ 1 ciales Guy Chevrette entend déposer au cours des prochaines semaines un projet de loi pour que; le nom de son ministère devienne, d'ici la fin de la présente session législative, le ministère de la Santé et des Services sociaux.HUGUETTE ROBERGE ¦ Hintention du ministre Chevrette de doter son ministère d'urç nouveau nom vise à clarifier la vocation de ce ministère dans l'esprit des citoyens, dont un grand nombre confondent actuellement « Affaires sociales » et < Aide sociale ».Le MAS a pris conscience de cette confusion au cours des dernières années, alors que l'aide sociale (prestations mensuelles aux assistés sociaux) est passée sous la juridiction du ministère de la Main-d'Oeuvre et de la Sécurité du Revenu, dont Mme Pauline Marois est titulaire.Les gens continuent de s'adresser au ministère des Affaires sociales pour des questions touchant l'aide sociale.Le-' changement de nom vise également à mettre davantage en lumière les deux grands volets de la vocation de ce ministère: la santé d'une part, et les services sociaux d'autre part.Selon son attaché politique, Gilles Emond, le ministre Chevrette croit que l'Opposition officielle ne pourra faire obstruction à son projet de changer le nom du MAS) du fait que les Libéraux ont souvent exprimé leur désir de voir scinder-ce ministè»* en deux, de macère à séparel/Tad- Guy Chevrette ministration de la santé et celle des services sociaux.Les démarches pour réaliser le changement de nom d'un ministère se font par le dépôt d'un projet de loi, ou par son intégration à l'intérieur d'un projet de loi omnibus.Quelle qu'en soit la forme, ce projet de loi doit être déposé au cours des prochaines semaines, si on veut qu'il soit sanctionné par l'Assemblée nationale avant la fin de la présente session, le 23 juin prochain.Pour l'instant, au ministère des Affaires sociales, on travaille à évaluer les coûts afférents à cette mesure (papetterie du ministère, identification des bureaux et édifices, services téléphoniques, etc).£ PRÉSIDENCE DU COMITÉ SUR L'EMPLOI DES JEUNES Clair a lui-même demandé à être soulagé, soutient Lévesque m QUEBEC \u2014 Le ministre Mi-m chel Clair a bel et bien été soulagé de la présidence du Comité ministériel sur l'emploi des jeunes.Mais, a affirmé hier le premier ministre, c'est Michel Clair qui le lui a demandé.YVON LABERGE de notre buroou de Québec_ René Lévesque l'a dit en conférence de presse et il l'a répété à l'Assemblée nationale: les deux hommes ont fait le tour de leur jardin lors d'un tète-à-tête au Lac Delage et la conclusion a été tirée par M.Clair lui-même.Les faits se présenteraient ainsi, selon la version de M.Lévesque.Le ministre Clair porte trois chapeaux: celui de président du Conseil du Trésor \u2014 cela implique les négociations des secteurs public et para'-public et les crédits budgétaires \u2014, celui de ministre responsable de l'Année internationale de la jeunesse et, enfin, celui de la présidence du Comité ministériel sur l'emploi des jeunes.' Une partie de son mandat au Conseil du Trésor \u2014 l'administration budgétaire \u2014 revêt une importance assez capitale en raison de la marge de manoeuvre plutôt mince du gouvernement.D'autre part, les recontres que tiennent le gouvernement et les syndicats au sujet du mode de négociation dans les secteurs public et para-public vont, espère M.Lévesque, aboutir.Dans ce contexte, le dossier reviendra donc à Michel Clair et ce n'est pas une mince tâche.Par ailleurs, explique encore le premier ministre, l'Année internationale de jeunesse prendra vraiment son envol avec l'arrivée des belles saisons \u2014 printemps et été.En conséquence de quoi, M.Clair, pour se consacrer à ses deux autres charges, aurait dit à M.Lévesque \u2014 toujours selon la version du premier ministre \u2014 de lui trouver un remplaçant à la présidence du Comité ministériel sur l'emploi des jeunes.«Je pense, a déclaré hier le premier ministre, que c'était très simplement une honnête conclusion de quelqu'un qui se sentait, comme cela arrive, surchargé.» En définitive, M.Lévesque explique que cela n'a rien à voir avec les rumeurs qui circulent dans la Vieille capitale d'une seconde rebuffade, après que M.Lévesque eut pris en main les négociations pour arriver à un nouveau mode de négociation dans la fonction publique.Encore qu'il reconnaisse avoir hâte de revenir aux dossiers qui sont généralement les siens.Reste que le successeur de M.Clair n'est pas nommé et on ne connaît pas le nom de celui qui assure l'intérim.Une chose est au moins certaine, par contre, c'est que le mandat du Comité ministériel sur l'emploi des jeunes est en transformation, comme l'a indiqué le premier ministre en réponse à une question de l'opposition hier.« Il y a un mandat, mais il est en voie, jusqu'à un certain point, de transformation.Justement pour accélérer les choses et essayer de travailler plus concrètement sur les problèmes pressants (des jeunes).» Dans un autre ordre d'idées, en conférence de presse hier, le premier ministre a précisé que, dans le dossier de la péréquation, son gouvernement ne demandait pas à Ottawa de lui verser les $750 millions qu'il estime que la loi fédéral fait perdre au Québec pour les deux prochaines années.Il a parlé encore une fois d'équité mais se refuse à divulguer les demandes exactes du Québec.Par contre, il reconnaît que les négociations sont en cours et il attend avec impatience une réponse de son homologue fédéral au sujet de ce qui pourrait ressembler à un nécessaire glaçage sur le prochain budget du ministre québécois des Finances.Les indépendants subissent le poids de l'isolement à l'Assemblée nationale rm QUEBEC \u2014 Le députés in-™ dépendants regroupés au sein du Groupe de parlementaires indépendants sont mainte-ment à même de constater leur isolement à l'Assemblée nationale.Surtout quand arrivent les dernières minutes de la période de questions.YVON LABERGE de notre bureau de Québec Ainsi, hier, les 45 minutes allouées au dialogue quotidien entre l'opposition et le gouvernement ont été monopolisées à la fois par l'opposition officielle et par le gouvernement.De ce fait, de questions principales en questions complémentaires et en questions de règlement, les deux groupes parlementaires \u2014 les péquistes et les libéraux \u2014 n'ont donné aucune chance a l'opposition circonstancielle de se faire entendre.Et ce, surtout quand on sait que les questions posées par les députés d'arrière-ban ministériels à leurs collègues ministres sont, dans le langage parlementaire, des questions bien plantées qui amènent souvent de fois des réponses qui s'apparentent à une déclaration ministérielle! Et hier, le leader parlementaire des indépendants, le député Guy Bisaillon (Sainte-Marie) n'a pas manqué de le signaler au président de l'Assemblée nationale après que ce dernier n'eut pas accordé le droit de question (!) à son collègue Pierre de Bel-lefeuille (Deux-Montagnes), faute de temps.« L'objectif d'une période de questipns, a déclaré le député Bisaillon, est d'interroger le gouvernement.Est-ce que je pourrais vous faire remarquer que, de façon régulière, vous accordez à chaque séance une question aux membres du groupe ministériel et que, bien souvent, les questions posées feraient beaucoup plus l'objet d'une déclaration ministérielle.» Cela étant dit, a précisé M.Bisaillon, si tel était le cas, cela permettrait à ceux qui veulent vraiment poser des questions au gouvernement de pouvoir le faire.Or, si on se fie à la déclaration du président Richard Guay, les indépendants regroupés n'étant pas reconnus au sens de la loi comme groupe parlementaire officiel, rien n'indique qu'il leur sera loisible d'intervenir automatiquement sur une base régulière durant ce dialogue opposition-gouvernement.A moins, bien sur, que péquistes et libéraux s'entendent pour leur en reconnaître le privilège.Les concessionnaires pony.il en pousse partout VICTORIA NANAIMO VANCOUVER CAMPBELL HIVER KAMI.OOPS KELOWNA PRINCE GEORGE CALGARY RED DEER EDMONTON RECINA WINNIPEG THUNDER BAY TiMMlNS SAU LT-STK-M ARIE SliDUUHY NORTH BAY WINDSOR sakn:a LONDON BHANTFORD CAMBRIDGE ST.CATHARINES HAMILTON WATERLOO TORONTO BARRIE PETERBOROUGH BELLEVILLE KINGSTON ottawa CORNWALL VAL DOR MONTRÉAL GRANBY JOLIETTE BON AVENTURE DRUMM0NDV1U£ TROIS RIVIÈRES ROCK FOREST THETFORD MINES QUÉBEC CH1COUT1MI VICTOR1AVIIXE SAINT-JEAN MONCTON FREDEP.ICTON HALIFAX TRURO SYDNEY CHARLOTTLTOWN ST-JEAN On trouve quatorze concessionnaires Pony à Montréal, onze à Toronto, neuf à Vancouver.pour un total de 130 concessionnaires Pony, établis entre Victoria (Colombie-Britannique) et St-Jean (Terre-Neuve).Chaque mois, d'autres viennent s'ajouter au réseau.Bref, ce ne sont pas les concessionnaires qui manquent si vous voulez faire un essai de l'importée qui a connu un succès phénoménal lors de son lancement au Canada.Le concessionnaire vous présentera la Pony 1985, la plus récente d'une fière lignée qui remonte a 1976.Aujourd'hui, la Pony se vend dans 60 pays et galope allègrement dans les pires conditions climatiques et routières.La fiabilité de la Pony a été mise à rude épreuve.Alors, quand nous abordons le sujet des pièces et du service après-vente, il s'agit plutôt d'une formalité.question de vous rassurer.Car avec 130 concessionnaires a travers le pays, vous trouverez sans peine des spécialistes du service après-vente où que vous voyagiez De plus, les entrepôts régionaux stockent une vaste quantité de pièces de rechange.^ Si un problème surgissait, on MONTEZ EN PONY AUJOURD'HUI aurait tôt fait de le régler et sans qu'il ne vous en coûte une fortune.Mais cela n'a rien d'étonnant puisque l'économie est une des composantes de la Pony.Hâtez-vous de venir admirer la Pony 1985, chez l'un ou l'autre de , nos 130 concessionnaires.HYunoni Hyundai Auto Mascouche 1990, ch.Gascon St-Louis de Terrebonne 471-7669 Automobile Ulsan I.tée 2355, boul.Hymus Dorval 683-5702 Les Automobiles Lise Grenier Inc.1250, Rte.Marie-Victorin Tracy 743-1244 Luciani Automobile (1985) Inc.4040, ouest rue Jean-Talon Montréal 3401344 Pony de Montréal 5180, avenue Papineau Montréal 523-2171 Autos Visa Inc.500, boul.Mgr.Langlois Valleyfield 377-1985 Hyundai Pony Centre ville 2077, Ouest rue Ste-Catherine Montréal 931-8243 C.W.AutoSud Inc.3839, boul.Taschcreau St-Huben 678-1220 Moteurs Chateauguay 83, St-Jean Baptiste Chateauguay 692-9630 Pie DC Pony '9390, boul.Pie IX - Montréal 324-6821 Pointe-aux-Trembles Pony Safari Automobiles Inc.12150, rue Sherbrooke est 300, rue Lafleur Montréal 645-2233 LaSalle 364-3124 Les Automobiles Cloginor Inc.9, ruo Frontenac St-Jean-Sur-Richelieu 347-4003 1 Garage St.Louis Ltée 356, boul.Sauvé St-Eustache 491-1292 Lac St-Louis Automobiles Enrg.30, boul.Don Quichotte Ville lie Perrot 453-6363 Desmeules Hyundai ' 1237, boul.tics Laurentides Ville de Laval 668-6393 3. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 REFONTE DU RÉGIME DE NÉGOCIATION Les patrons du para-public ne veulent plus de débat à huis clos jm QUEBEC \u2014 Les partenaires ™ patronaux du gouvernement du Québec n'apprécient guère que les négociations avec la coalition syndicale du secteur public se déroulent derrière des portes closes.C'est ce qu'ils ont fait savoir par la voie d'un télégramme adressé, hier, au bureau du MARIO ROY de notre bureau de Québec_ premier ministre René Léves-que.VENTE D'INVENTAIRE DU 14 AU 30 MARS 85 \u2022 NIKON FG: Voici un 35mm reflex avec les fonctions programme, automatique et manuel.Il accepte aussi les flash automatiques et une foule d'accessoires.Complet avec objectif SOmm F.1.8E \u2022 OLYMPUS OM-10: L'OM-10 est un % 35mm reflex qui offre l'exposition automatique et manuelle et qui accepte plusieurs accessoires comma un avance film automatique.'249 99 Complet avec objectif 50mm F-1.8 et adapteur manuel $17999 \u2022 KONICA FC-1: Le FC-I do Konica, un 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rencontres avec les chefs syndicaux, à commencer par celle qui doit avoir lieu demain, à Montréal.« Ca reste à voir, ça se discute.On verra », a laconiquement commenté M.Lévesque, informé de la position des patrons du secteur para-public avant môme que le télégramme ne lui parvienne.Ces revendications des associations patronales suivent la réunion qu'elles ont eue, mardi, avec les ministres Michel Clair, Guy Chevrette, François Gen-dron et Yves Bérubé.Cette réunion a plus ou moins pris l'allure d'une séance d'information, et les deux parties se sont quittées sans convenir d'une date pour une réunion ultérieure.Les partenaires patronaux n'en auront apparemment retiré qu'une satisfaction mitigée puisqu'ils ont choisi, hier, de présenter d'une autre façon leurs revendications face à la politique des portes closes.Et, si personne ne le dit aussi clairement, on semble attribuer cette situation à l'importance qu'a prise l'intervention de M.Lévesque \u2014 au détriment du rôle des ministres sectoriels \u2014 dans ce dossier.« Dans chaque négociation, le chef du gouvernement doit être là.quelque part, spécialement s'il y est invité.Si vendredi, ou lors d'une autre rencontre, on réussit à trouver quelque chose qui fasse démarrer la négociation, je vais retourner à mes dossiers habituels », a précisément commenté M.Lévesque, hier, à ce sujet.Le premier ministre a ajouté que trois représentants patronaux étaient, de fait, présents lors des rencontres avec la Coalition pour le droit de négocier, la semaine dernière.Cette affirmation est niée par les patrons des secteurs de l'enseignement et de la santé.Selon eux, d'une part, ces trois personnes ont été rapidement exclues \u2014 tout comme plusieurs hauts fonctionnaires \u2014 lorsqu'il fut décidé de parlementer en comité restreint; et d'autre part, il s'agissait de représentants des comités patronaux de négociation, placés sous l'autorité des ministres sectoriels.Entre-temps, les huit associations patronales (de ce côté, certains commencent également à utiliser le terme de « coalition » ! ) en sont arrivées à un consensus sur une formule de décentralisation tenant compte des différents réseaux concernés.Le thème de la décentralisation a constitué l'essentiel des pourparlers entrepris jusqu'à maintenant.Vendredi, rappelons-le, le premier ministre et les ministres sectoriels doivent rencontrer pour une troisième fois les neuf leaders syndicaux délégués par la Coalition des 1!) syndicats regroupant les ,'16fi.000 employés des secteurs public et para-public.Duhaime profite de la motion de censure pour dénoncer les libéraux Kg QUEBEC (PC) \u2014 La motion de censure présentée hier par l'Opposition a fourni l'occasion au ministre des Finances Yves Duhaime et au porte-parole des orthodoxes Gilbert Raquette de dénoncer vigoureusement le programme du Parti libéra'.La motion avait été présentée par le député libéral de Vau-dreuil-Soulanges, Daniel Johnson.Elle déplorait que le gouvernement du Parti québécois, par son refus d'alléger le fardeau fiscal des particuliers et celui des entreprises et d'implanter des mesures fiscales plus incitatri-ces, défavorise l'établissement d'un climat propice à l'investissement et à l'emploi.Le ministre Duhaime a donné un véritable spectacle en répondant au député de Vaudreuil-Sou-langes que sa formation politique « raisonne à l'envers ».Selon lui, une telle motion de censure ne méritait même pas d'être inscrite au feuilleton de l'Assemblée nationale tellement elle ne correspond pas à la réalité.M.Duhaime a fait valoir, statistiques à l'appui, que la fiscalité des particuliers et celle des entreprises avait été ramenée depuis 1976 à des niveaux concurrentiels par rapport à l'Ontario, puisque l'écart moyen a été ramené à 7,8 p.cent l'an dernier, alors que cet écart était de 11,1 p.cent en 1977.M.Duhaime a traité les libéraux d'hypocrites en laissant croire aux jeunes assistés sociaux qu'ils obtiendraient la parité des prestations avec ceux de 30 ans et plus.Cette parité, selon M.Duhaime, coûterait au Québec $200 millions par année, et l'ensemble des engagements pris par le PLQ à son récent congrès plénier représente une facture de $1.3 mil liard.Le ministre des Finances s'est demandé comment un gouverne ment libéral réussirait a réduire le déficit de la province avec pareils engagements.Selon lui, la stratégie libérale consisterait à augmenter les impôts des pauvres et à réduire les fiscalité des riches.Le député indépendant de Ro-semont, Gilbert Paquette, s'en est pris lui aussi à la politique libérale visant à couper les impôts des mieux nantis.¦ Mais quant à moi, a-t-il dit, la priorité serait de consacrer plus d'argent à la création d'emplois.Il faudrait donc augmenter le déficit pour dégager une plus grande marge de manoeuvre.» Le débat sur cette motion se poursuivra mercredi prochain.Marois présentera bientôt des programmes d'accès à l'égalité tm QUÉBEC (PC) \u2014 La minis-™ tre de la Main-d'Oeuvre et de la Sécurité du revenu, Pauline Marois, promet pour bientôt le dépôt de propositions pour la mise en place de programmes d'accès à l'égalité.« Dans les mois ou les semaines qui viennent », a fait savoir Mme Marois en réponse au député libéral de D'Arcy McGee, Herbert Marx, qui accusait le gouvernement de « trainer de la patte » depuis deux ans dans ce dossier.Au cours d'un débat sur la condition féminine qui a duré près de deux heures hier à l'Assemblée nationale, pour souligner la journée internationale des femmes le 8 mars.M.Marx a pressé le gouvernement .et plus particulière- ment le ministre de la Justice de déposer son règlement sur les programmes d'accès à l'égalité dans les meilleurs délais.L'Opposition libérale réclame également le dépôt d'un règlement pour abolir la discrimination au chapitre des avantages sociaux.La ministre Marois a observé que la préparation de ces règlements « n'est pas une mince tâche », « que cela exige une concertation et un travail fait dans le moindre détail pour que cela ne vienne pas desservir les femmes, mais que cela vienne les aider, ainsi que les communautés culturelles et autres groupes qui ont vécu des problèmes de discrimination.» L'épouse de Peckford demande le divorce D'après CP jm SAINT-JEAN-DE-TERRE-NEUVE \u2014 L'épouse du premier minis-\u2022™ tre Brian Peckford a révélé hier qu'elle avait enregistré une demande en divorce auprès de la Cour suprême de Terre-Neuve.La pétition a été enregistrée le 7 février dernier, et servie au premier ministre le 18.Les Peckford, qui se sont mariés en octobre 1969, ne vivent plus ensemble depuis deux ans.Ils ont trois enfants, dont le dernier est né après leur séparation.Interrogé sur la garde éventuelle des enfants, M.Peckford, qui est âgé de 42 ans, a simplement déclaré que l'affaire avait été soumise au tribunal de la Famille, à Saint-Jean, et qu'il n'avait aucun autre commentaire à formuler.La nouvelle a été annoncée deux jours après que le premier ministre conservateur eut décrété des élections provinciales pour le 2 avril.Série noire ou drabe ?|~1 C'est rendu que j'achète de plus en plus de romans policiers ¦**\" et que j'en lis de moins en moins ! Après vingt pages je les garroche à l'autre bout du salon, en lâchant un « fuck » qui fait sauver les chattes à toutes pattes.Je ne sais pas ce qui se passe, même les Américains, maîtres du , genre, sont devenus plates.Les voilà qui donnent dans l'étude de moeurs, avec des flics qui citent Homère long comme le bras, ou alors des tueuses écolos, comme dans La Danse de {'Ours, de Ja- , mes Crumley (chez Albin Michel), le thriller de l'heure dans nos librairies, qui a l'air d'être parti pour la gloire, je me demande bien pourquoi: pourri, tordu, mal foutu, $i:< ! Côté français, le plus souvent, tout est dans la trouvaille du titre.Un vieux truc qui pogne encore, la preuve, c'est pour le titre que j'ai acheté des inepties comme Si t'as peur, jappe, Tchatcha nouga.(les deux chez Gallimard) et aussi un San-Antonio qu'on m'avait dit hors de l'ordinaire : Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hunches '.' ( Fleuve Noir).Un peu par snobisme, un peu par respect de moi-même, je n'aime pas San-Antonio.Habituellement il m'horripile; ici, sans ses calembours à la con, et sans ses jokes de sous-préfecture, il' m'a seulement ennuyé.Le seul intérêt de ce roman est dans Pin-' cident qui en marqué la confection : l'auteur, Frédéric Dard, qui vit en Suisse, était en train de le rédiger, il en avait écrit à peu près la moitié.quand il lui esl arrivé, dans la vraie vie, ce qu'il était en train d'écrire dans son roman!.Banal?Pas tant que ça, puisqu'il s'agit, ici, d'une histoire d'enlèvement d'enfant et de rançon.Est-ce la fierté d'avoir inspiré la réalité qui est montée à la tête de San Antonio ?Il s'est mis à citer l'évangile selon Matthieu, et à entortiller les points virgules, dans des ronds de phrase à couper la chique à tonton Proust lui-même.De là à tuer les petits garçons qui ont 'es mains sur les hanches, non.Mais rien n'empêche de les torcher quand ils font clans leur couche.Maintenant, dans un autre registre, un autre genre de racket: les policiers pour intellectuels.Par exemple, il très «in» en ce moment de lire Richard Brautigan ( Un privé a Bahylone), et Scerbanenco (Les enfant* du massacre).Notez que nous ne sommes plus dans le poche noir de Gallimard, mais bien dans le 10-18, collection domaines étrangers.Attention, on ne rit plus !.C'est toujours le même trip : une couple d'intellectuels, généralement des Français, déterrent dans une bibliothèque, quelque part, un fossile quelconque, bien entendu inconnu de tout le monde.Ils se mettent à crier très fort au génie, et nous autres derrière, en beaux tatas.on suit.Scerbanenco est censé être un grand maître du suspense noir.Moi je le vois plutôt comme un Italien bien moyen qui l'ait du suspense-spaghetti comme Leone fait du western-spaghetti, c'est bien gentil mais ça n'a rien à voir avec the real thing! Quant à Brautigan.ah, ah, ah, on est censé se rouler par terre tellement c'est drôle.Tout juste si on ne nous le présente pas comme l'inventeur du « Nonsense » américain.Pour avancer de telles sottises, il faut croire que ces gens-là n'ont jamais lu ni Benchley, ni Saroyan, ni King Lardner, ni James Thurher, ni Lea-cock!.Tant qu'à déterrer des morts, pourquoi pas les moins pourris ?.Mais nous voilà un peu loin du bon vieux thriller pour un samedi de pluie.J'y reviens à l'instant avec ma très maigre récolte des' derniers mois.D'abord trois titres, que je vous ai peut-être déjà signalés, mais ça ne fait rien, sont tellement rares ceux qui sont à.lire jusqu'au bout que.je peux bien me répéter: L'amour en miettes de Jean-Paul Demure, Nous avons brûlé une sainte de Jean-Bernard Pouy.et Mygale de Thierry Jonquet.J'en ajoute trois nouveaux : Les héros et les salauds.d'Anthony.Burton, La chasse au merle, d'Hervé Jaouen, et le meileur des six: On ne meurt que deux fois, de Robin Cook.(Tous dans la Série Noire, sauf La chasse au merle, au Carré Noir) En souvenir léger.Un silence qu'il établit, finalement page 75.et que j'aurais observé volontiers, si deux pages plus loin, alors que je croyais le livre fini, un accident purement typographique ne me m'avait arraché un grand cri, quand j'ai lu cette énormité: « Cet ouvrage a été composé en souvenir léger.» Sûrement pas ! De Mahomet à Guitry ¦ Quelque part au début de son Voyage en Irlande avec un para- , pluie, Louis Gauthier avance que la littérature est inutile à la .vie.Ce n'est rien de neuf, il sont nombreux à avoir fait la mémo découverte avant lui.et à s'être aussitôt appliqués à nous prouver l'inutilité de la littérature en laissant une oeuvre aussi considérable qu'assommante.Rendons cette justice à Louis Gauthier de ne pas tomber dans le , même travers : il nous plante-là.au bas de la page 7.r>, salut la compagnie, le livre est fini, le billet retour n'était pas compris.Depuis que ce tout petit livre est sorti chez VLB en décembre dernier, j'en en ai souvent entendu parler, et presque toujours dans les mêmes termes, curieusement sportifs : * As-tu lu le , Voyage en Irlande de Gauthier?C'est assez le fun, ça ne prend ' même pas une heure ! » S'il est exact que l'auteur s'en tienne sur l'Irlande au strict superflu, je veux dire à ses paysages intérieurs, ce n'en est pas, pour autant, un récit contre la montre.Mais c'est un récit sur le temps, ça c'est certain.un temps fluide, s'écoulant dans un seul mouvement, un seul flux.Ben tiens, disons que ce récit est un résumé de l'éternité pour gens pressés.« En tout cas moi.ça ne m'a pas donné le goût d'aller en Irlande ! » m'a dit un touriste dans l'âme.Je lui ai donné raison.Ce n'est effectivement pas un très bon livre pour bronzer.C'est plutôt un livre sur les apparences.On commence par nous dire que la littérature est inutile, que la vie est plate, que \" l'Irlande est une île, mais voila qu'au milieu du livre, c'est la * littérature qui devient une ile.la vie un continent, et l'Irlande inutile.Et l'auteur dérive sur des mots dont il essaie d'étouffer le sens pour n'en garder que le son.Entreprise impossible, à moins de faire silence.¦ Les éditions du Cherche-Midi viennent de publier un recueil de toutes les inepties que les hommes ont proférées sur les femmes depuis la nuit des temps.Evidemment tous les clichés de Sacha Guitry y sont soigneusement consignés.Vous voyez le genre.Ça s'appelle Le petit macho de poche, ça coûte $tfi.ûO, et sur un millier de citations, deux ou trois sont à sourire.Celle-là peut-être: Les filles baissent les yeux quand un garçon leur parle d'amour.pour voir si c'est vraiEt celle-ci : IJ est déjà triste que la plus belle fille du monde ne paisse donner que ce qu'elle a, mais si, en plus, elle le refuse !.Ce sont deux exceptions eûtes, d'un recueil affligeant, et d'ailleurs fort incomplet.Comment a-t-on pu oublier Jonathan Swift qui, à mon avis, a le mieux cerné le problème.Je cite : Je fis remarquer à Mylord'que la tour où logeaient les filles d'honneur (qui étaient fort belles) était très fréquentée par les corbeaux.Mylord me répondit que c'est parce qu'ils sentaient ti charogne.''^ 11U' w [¦ ub jfe iL .:tfi> LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 -A 6 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Ottawa, le Beyrouth du Nord Quelle commune mesure entre l'enfer de Beyrouth et l'azur très pur d'Ottawa?Aucune, en apparence.N'empêche que le terrorisme fait couler le sang à Ottawa.L'attentat contre l'ambassade de Turquie, qui a coûté la vie à un agent de sécurité et blessé gravement un diplomate, n'est pas le premier excès du genre.En août 1982, un attaché militaire de Turquie avait été froidement abattu à une intersection dans cette même ville d'Ottawa.Curieusement, ce drame était presque passé inaperçu et n'avait pas soulevé beaucoup de commentaires.Les raisons de cette surprenante discrétion sont faciles à deviner: la télévision n'avait pas eu le temps de se rendre sur les lieux du crime.Mardi, le drame a suffisamment duré (4 heures) pour attirer les caméras.En outre, il y eut prise d'otages, détail, si on ose dire, qui rend le drame encore plus spectaculaire.Ajoutons pour mémoire que durant la même année 1982, un autre diplomate turc, toujours dans la même ville d'Ottawa, était atteint par les balles de terroristes.Il est resté paralysé.Les auteurs de tous ces méfaits?Des Arméniens.Chaque fois que le terrorisme frappe on cherche des responsables.Les premières interrogations portent d'habitude sur la valeur des services de sécurité.La protection était-elle suffisante?N'aurait-on pas pu empêcher ce malheur?Ces questions fusent pendant que l'opposition et les membres du gouvernement se chamaillent autour d un rapport ou de recommandations qui n'auraient jamais été appliqués à la suite des premières attaques contre des représentants turcs.Sommes-nous devant un cas d'indolence coupable?C'est possible.Les services de la Gendarmerie sont tellement chers qu'il faliut se rabattre sur une agence privée.Le pauvre Claude Brunelle, employé de la compagnie Pinkerton, est tombé victime de son devoir.Que voulez-vous qu il fît contre trois terroristes armés?Le terrorisme n'épargne pas le Canada, il n épargne certainement pas sa capitale, il se manifeste partout et partout il se révèle extrêmement difficile à réprimer.Les mesures de sécurité les mieux étudiées ne parviennent pas toujours à le déjouer.Les Arméniens sont particulièrement redoutables.Ils ont frappé durement en Espagne et, en juillet 1983, à l'aéroport d'Orly.Leurs motifs sont toujours les mêmes.Ils veulent faire «avouer» par le gouvernement turc le génocide de 1915, qui fit périr un million et demi des leurs.Ils veulent des aveux, ils veulent aussi réparation de l'offense el la restitution des terres qui leur ont été prises.Par une série d'actions violentes destinées à frapper l'imagination populaire, ils entendent éveiller la conscience de nos contemporains à leurs revendications.Comme les Turcs, de leur côté, rejettent energiquement l'accusation de génocide, pourquoi le Canada n'userait-il pas de son influence pour demander une enquête internationale impartiale sur cette tranche de l'histoire?Sait-on jamais?la mort d'un pauvre homme qui n'avait rien à voir dans ces querelles n'aura peut-être pas été inutile, si la lumière se fait.Guy CORMIER La vente délicate de Canadair Canadair pourrait être mise en vente dans environ un mois; le gouvernement du Québec veut veiller à ce que les installations et les emplois de l'avionneur montréalais ne disparaissent pas pour autant.Le ministre des Relations internationales, M.Bernard Landry, a donc déclaré que plusieurs possibilités sont envisagées pour piotéger le rôle de Canadair dans l'économie régionale.Une de ces possibilités serait un investissement par la Caisse de dépôt.Ce but est louable; mais il ne faudrait pas que les efforts de Québec aillent à rencontre d'un véritable sauvetage de la compagnie.Canadair s'est donné une réputation mondiale avec ses avions-citernes, mais n'a pas obtenu les succès escomptés avec d'autres appareils malgré la qualité de sa technologie.Ce n'est pas le financement qui a manqué car la société a coûté plus d'un milliard de dollars au trésor fédéral depuis son acquisition par Ottawa en 1976.Il semble que les résultats si décevants du programme Challenger soient avant tout dus aux faiblesses de Canadair dans la commercialisation et la gestion.Après avoir épongé la plus grande partie des dettes de la compagnie, Ottawa a décidé de la revendre au secteur privé, estimant que c'est le meilleur moyen de continuer son redressement.Cependant, les acquéreurs de Canadair ne doivent pas y voir un simple placement financier dans une société dont l'avenir est tout tracé.Ils devront utiliser leur technologie pour compléter et développer celle de Canadair; et surtout, ils devront avoir une solide réputation dans la commercialisation d'avions.Peu d'entreprises au Canada peuvent prétendre combler les lacunes dans l'organisation de Canadair, d'où la nécessité d'envisager sa vente à des étrangers.Une compagnie allemande, Messerschmitt-Bolkow-Bôhm, a déjà manifesté son intérêt et, à première vue, pourrait être un bon partenaire pour Canadair.Il serait souhaitable que d'autres compagnies s'y intéressent aussi pour qu'Ottawa puisse choisir le partenaire qui fera le plus pour le développement de Canadair.Quoi qu'il en soit, le nouveau propriétaire de Canadair pourra en faire ce qu'il en veut dans son propre intérêt.Théoriquement, il pourrait même fermer la compagnie et exploiter sa technologie ailleurs.Une bonne garantie contre une telle folie est de mettre un prix suffisamment élevé à la transaction pour tenir compte des installations à Montréal et de la qualité de la main-d'oeuvre.Cependant, un tel désinvestissement n'est pas inconcevable et le gouvernement du Québec a raison de vouloir prendre des précautions.Dans ce contexte, un investissement de la Caisse de dépôt ou d'autres investisseurs québécois, en accord avec un acheteur qui est déjà solidement implanté dans l'industrie aéronautique, est peut-être la meilleure façon d'assurer l'avenir de Canadair.La Caisse ferait un bon placement tout en poursuivant son second but qui consiste à aider le développement de l'économie québécoise.De son côté, le partenaire de la Caisse bénéficierait de l'apport de capitaux locaux pour faire une acquisition qui renforcerait sa position dans l'industrie aéronautique mondiale.Il est important que le gouvernement du Québec suive de près les transactions au sujet de Canadair et qu'éventuellement il y participe.Il ne devrait toutefois pas penser qu'il peut 6e substituer à l'entreprise privée dans un domaine haute- '.ment spécialisé et prendre la relève là où Ottawa a failli si ¦ lamentablement.Q» Frédéric WAGNIERE Ri/e LA GAUOfFhèQB (Droits réserves) Jean-Guy Dubuc Ce que les Montréalais écoutent à la radio Allez vous y retrouver dans les sondages: ils peuvent satisfaire quiconque sait les utiliser.Mais ils peuvent aussi cacher la vérité aux esprits simples qui n'ont rien à défendre mais refusent d'être bernés.Les derniers sondages BBB.sur l'écoute de la radio a Montréal, nous donnent un bon exemple de cette ambiguïté facile à utiliser pour la publicité ou le marketing.On apprend d'abord que CKOI est la station numéro un, c'est-à-dire celle qui atteint le plus grand nombre d'auditeurs au quart d'heure.CKOI, station FM, détrône donc CKAC, station AM.qui dominait les ondes montréalaises depuis un bon nombre d'années.Surprise, évidemment.Mais CKAC annonce qu'elle est «la station la plus écoutée à Montréal».C'est-à-dire qu'elle compte 10,2 heures d'écoute par auditeur, dépassant ainsi CKOI qui n'en compte que 7,6 par auditeur.Et à ce chapitre.CKMF, quatrième au classement général, dépasse alors CKOI et peut donc se nommer, dans sa publicité, «la station FM la plus écoutée à Montréal».Tout le monde semble gagner.Mais ce n'est pas vrai, évidemment.Des stations connaissent de graves reculs, d'autres, au contraire, font do grands bonds en avant.Et les chiffres, aussi relatifs soient-ils, peuvent alors nous offrir des lignes générales, des hypothèses de tendances et même des profils d'auditeurs qui méritent notre attention.Ne serait-ce que pour nous identifier ou nous connaître un petit peu.Car enfin, il est évident que des stations qui offrent des programmations presque radicalement opposées s'adressent à des publics différents.Or, il y a deux genres de stations ra-diophoniques à Montréal.L'un offre des émissions avec un certain contenu «intellectuel», c'est-à-dire avec une certaine importance accordée aux mots, à la pensée, à l'échange.L'autre offre essentiellement de la musique; plus que cela, presque seulement un rythme, un «beat».Voilà deux accompagnements de vie bien différents.Or, il semble que le «beat» prend du terrain.La musique rock, on le sait, ne séduit pas par la qualité de ses textes, de sa mélodie ou de sa virtuosité.C'est d'abord et avant tout un rythme qui tente d'exprimer la vie, qui peut accompagner la vie, qui supporte un état d'âme.Pour certains, c'est un bruit, un vacarme.Pour d'autres, c'est l'illustration de l'activité quotidienne, avec son affolement, sa violence, sa dureté.On l'entend sans l'écouter vraiment; il crée un environnement.Comme l'éclairage de la discothèque, il crée un climat.S'il se tait, son silence fait entendre le vide.C'est pourquoi il devient essentiel à beaucoup de gens.C'est pourquoi une station qui diffuse ce rythme répond à l'attente de plusieurs.Par ailleurs, CKAC, qui s'efforce de présenter une programmation avec des idées, des analyses ou même de l'humour, atteint presque le même-nombre d'auditeurs.Et CBF, ' qui voit ses efforts de radio intelligente mais décontractée récompensés, fait des progrès.Et même CBF FM, qui présente une musique bien différente de CKOI ou de CKMF, voit son auditoire augmenter considérablement.Ce qui signifie que ies contraires ont leur clientèle assi- due.Que si ceux qui cherchent le rythme de la vie (affolante) sont nombreux, ceux qui veulent plutôt alimenter leur esprit deviennent plus exigeants.Que ceux qui s'attendent à un certain niveau de qualité vont faire des choix.Que la radio peut offrir, présentement, un éventail intéressant à quiconque croit qu'il peut y trouver quelque chose à certaines heures du jour.La qualité ne décide pas de tout.Par exemple, Pierre Bourgault anime, en soirée, une émission fort valable qui n'attire pourtant que 16,900 auditeurs.Par ailleurs, on voit que CBF Bonjour peut aller chercher un auditoire imposant quand son animateur sait animer l'émission avec finesse.Les auditeurs s'ajustent rapidement: ils sont fidèles aux personnes qu'ils aiment et ne sont pas dupes devant les remplaçants.Le règne des stations «à idées» est-il menacé?Celui des stations «à beat» va-t-il durer?Réponse à la première question: non.C'est la qualité de l'échange qui sera toujours à surveiller.Les insignifiants seront boycottés.Et tout le monde en profitera.Réponse à la deuxième question: non.Parce que le rythme de la vie évolue.À moins que les stations qui le diffusent sachent le trouver ailleurs que dans le rock, elles ne sauront pas accompagner la vie, même la plus affolée.Pour le moment, cependant, elles illustrent bien de quoi vit une moitié de notre petit monde.Marcel Adam À peu près tous les Etats hk se méfient des minorités Il ne faut pas se le cacher: les minorités constituent une épine au flanc d'à peu près tous les États où il s'en trouve.Voilà ce que j'ai surtout retenu du colloque sur les droits des minorités, tenu la semaine dernière à Québec.La dynamique naturelle des États est l'homogénéisation.Même dans les pays d'immigration qui professent de respecter leurs minorités.Car la différence n'est pas moins dérangeante pour les États que pour les individus.Beaucoup d'États démocratiques privilégient le respect des droits individuels.Mais pour survivre et atteindre une véritable égalité les groupes minoritaires ont besoin de se faire reconnaître des droits collectifs.Or, règle générale, les États s'y refusent.Pour eux le respect des premiers rend superflu la reconnaissance des seconds.Pour le professeur à McGill John P.Humphrey, il s'agit d'un prétexte qui cache le vrai motif.Cet hi mme qui a préparé la pre- mière ébauche de la déclaration universelle des droits de l'homme est bien placé pour dire que les Nations unies n'ont jamais voulu vraiment aider les minorités à préserver leur identité mais plutôt les assimiler.' C'est ce que font systématiquement depuis leurs origines les États-Unis.C'est ce que fait la France qui n'admet même pas l'existence de minorités ethniques importantes et bien définies sur son territoire.Et un pays pourtant exemplaire comme le Canada en matière de protection des droits des minorités a tout fait' jusqu'à récemment pour que s'éteignent les nations autochtones et n'a pas cherché à préserver les minorités francophones hors Québec.Aujourd'hui il accorde à ces dernières certaines garanties constitutionnelles mais il se montre moins inquiet de leur survie qu'il ne l'est de celle de certaines espèces animales en voie d'extinction.Quant au Québec, qui a une feuille de route montrable en cette matière, ses intentions profondes sont-elles chimiquement pures?Ces dernières années les Québécois ont montré qu'ils n'étaient pas exempts, eux non plus, de sentiments et de préjugés racistes.Les chefs de file nationalistes, et au premier chef le gouvernement pé-quiste, ne rêvent-ils pas du jour où la majorité franco-québécoise deviendra à son tour assimilatrice?Et ne se réjouissent-ils pas que les Anglo-Québécois aient le sentiment aujourd'hui d'être une minorité?Les raisons historiques ne manquent pas qui expliquent cette attitude bien humaine.Les bonnes raisons ne manquent pas non plus à la plupart des États qui refusent de reconnaître leurs minorités ou de mieux les protéger.Le ministre Joe Clark affirmait la semaine dernière qu'il ne sera jamais facile de reconnaître aux minorités des droits collectifs et de les appliquer dans les faits.«Parce qu'il s'en trouvera toujours un bon nombre, dit- il, qui craindront sincèrement que le fait d'institutionnaliser des différences du genre peut servir à les accentuer et même à compromettre l'intégrité de l'État».À vrai dire ils redoutent que certaines minorités en arrivent à exiger un statut politique et peut-être, à la limite, revendiquer le droit à l'autodétermination.Voilà quelques-unes des raisons qui font que les États ne sont généralement pas prêts à reconnaître plus de droits à leurs minorités qu'il ne le faut pour avoir bonne conscience et la paix intérieure.Je ne voudrais pas terminer sur une note pessimiste.La situation des minorités est loin d'être rose, même dans les pays où elles sont le mieux traitées.Mais des progrès considérables, ont été accomplis durant ce siècle, particulièrement depuis la création de l'ONU et la prise de conscience que celle-ci a provoquée dans le monde à l'égard des droits de l'homme.-7.- A LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 A 7 TRIBUNE IE Les syndiqués de la SQ sont conscients Entré à la Sûreté du Québec en 1W, sergent depuis 1978, l'auteur commattte dam cet article l'édi-lorial paru le 6 mars soûs la signature de Michel Roy.J'ai pris connaissance de votre article Intitulé «crise d'autorité à la Sùretcdu Québec.Je me suis permis d'en relever les passages auxquels je veux ajouter mes commentaires.Anj?é BELLEVILLE _ \u2022Monsieur Jacques.Beaudoin, chef de la SQ possède les qualités qu'exige sa fonction.Mais il est débordé par une situation anarchique qu'il n'est pas, en son pouvoir de maîtriser.Car il ne lui appartient pas de régler lé conflit de travail qui oppose l'Association des policiers au gouvernement.C'est plutôt celui-ci qui doit enfin se rendre à l'évidence de son échec lamentable dans ce dossier».Plus loin, il est quésiton du professionnalisme reconnu à la Sûreté du Québec et du tort que nous cau-, sons à notre Image par nos moyens de pression «malgré la colère légitime que leur inspirent les moyens employés par les autorités pour les berner, sinon les tromper».C'est à regret que nous utilisons lès moyens de pression que vous dénoncez.A entendre certains intervenants, nous ne sommes pas conscients de ce qui se passe autour de nous: chômage, coupures de salai-.res, etc./ C'est faux.Nous sommes conscients que les policiers d'aujourd'hui ont bien payé.Nous sommes conscients du chômage.Nous sommes conscients de la conjoncture économique actuelle.' Nous sommes aussi conscients qu'un policier, de par sa formation, aime les situations claires, excluant automatiquement toutes formes dë tergiversation.11 .faudrait alors comprendre pourquoi nous réagissons mal à la décision du 15 novembre dernier.Aurait-il fallu que nous acceptions une telle procédure sans broncher.ct rentrer dans les rangs comme si do rien n'était, alors que les éditorialistes des plus grands journaux tels La Presse, Le Devoir et Le Soleil, sans partager toutes les vues de notre Association, sont unanimes a blâmer le gouvernement dans sa conduite du dossier?Ce que nous aurions préféré, puisque nous sommes des adultes, c'est qu'au lieu de choisir l'arbitrage, le gouvernement nous dise, dès juin 1984: «Notre politique est claire, vous aurez a passer dans le même moule que les fonctionnaires».Qu'aurions-nous fait?Nous aurions eu à faire lé choix entre rester à la Sûreté ou quitter les rangs pour un corps policier municipal un peu plus payant.Conclusion: 99% des policiers auraient opté pour le statu quo, en maugréant un peu, mais il aurait fallu se soumettre.Quant à la réouverture des négociations, soyez assuré que nous l'espérons grandement.Nous avons déjà soumis plusieurs solutions de rechange à nos leaders syndicaux, mais il appert que le gouvernement ne vout même pas les recevoir.Oui, le conflit a assez duré.Nous sommes des professionnels et nous voulons continuer à fournir notre pleine mesure mais dans un contexte plus harmonieux.Et à ceux qui seraient portés à nous considérer comme irresponsables, je me permets de leur rappeler cette citation de Là Bruyère: «Ceux qui, sans nous connaître assez, pensent mal de nous, ne nous font pas do tort, car ce n'est pas nous qu'ils attaquent, mais bien le fantôme de leur imagination'.La visite du pape n'a rien changé Il faut le dire et l'avouer.Même si Jean-Paul II est venu parmi nous et si son passage aurait dû avoir l'effet d'une «tornade blanche», c'est à peine si on entend le vol d'une mouche autour de la lampe du sanctuaire dans nos églises.Il y a à peine plus de six mois, ce grand pèlerin de notre siècle, ce témoin vivant de la charité bienveillante qui devrait tous nous animer en tant que chrétiens, ce grand chef spirituel est passé parmi nous comme une colombe.Que reste-t-ll de cette visite extraordinaire: Un néant qui se fait sentir surtout dans nos églises et nos presbytères qui devraient vibrer à l'unisson devant une telle manifestation de grandeur magnanime et de largesse divine à l'égard de notre population.Et on dit qu'il s'en fait encore pour quelques Indiens du Grand Nord qu'il n'a pu visiter faute de ne pouvoir s'y rendre, alors qu'ici on regimbe contre les coûts astronomiques de cette visite.(.) Les Papous ont grandement impressionné le pape par l'accueil vibrant et chaleureux qui lui fut réservé: danses, musique et exhibitions folkloriques de toutes sortes.Ici, au Québec, si on fait exception de la soirée des jeunes (il nous en reste encore quelques-uns), le tout fut d'un calme assez plat, le calme de ceux qui ont perdu l'espérance de vie.C'est inquiétant.On s'est à peine plus énervé que s'il s'agissait du passage du Concorde ou d'un vol d'outardes.Prions qu'il nous reste un pou d'âme et de coeur en l'an 2,000 (.) Nos églises paroissiales, elles, se meurent d'ennui depuis le départ du pape.Hugues DESAULNIERS Montréal La justice et la violence sexuelle Un éditorial jugé trop agressif M.Guy Cormier, Dans votre éditorial du I mars («A Danielle, Hon.Emily et Way-ne») vous répondez à une lettre de ces quatre personnes, publiée dans la Tribune libre du 1er mars, au sujet du Nicaragua.J'étais indigné par le ton agressif de votre éditorial à rencontre du Nicaragua (ainsi qu'à rencontre des quatre signataires de la lettre).Tout comme ces quatre personnes, j'ai eu l'occasion de visiter le Nicaragua récemment.Dans toute votre harangue éditoriale \u2014 qui est foncièrement erronée \u2014 vous traitez un point qui mérite un peu de discussion.Vous parlez d'une série de directives émises par le ministère de l'Intérieur le 8 novembre 1984, «dont l'effet est de censurer les médias».Je n'ai pas connaissance des directives spécifiques dont vous faites référence, mais je sais que le gouvernement exerce un contrôle strict sur les médias depuis la proclamation de l'état d'urgence en 1982.Malgré ces mesures de contrôle, que nous trouverions excessives du point de vue canadien, elles surviennent dans un contexte d'agression armée et de sabotage économique dont le Nicaragua est victime.Malgré cela, la presse nicaraguayenne est une presse libre, où la «censure» n'est pas pratiquée en tant que telle.La mesure la plus sévère (et la plus inacceptable) que le gouvernement a déjà prise contre la presse est d'avoir interdit le quotidien réactionnaire «La Prensa» de paraître pendant une période d'un ou de deux jours à plusieurs reprises dans le passé, en représailles contre des provocations de ce dernier.(Exemple: publier des citations fictives et autres informations douteuses qui ont eu pour effet de compromettre les efforts de défense ou de créer de fausses polémiques).J'étais contre la fermeture temporaire de cet organe d'information, convaincu que ce n'est pas la meilleure façon de lutter contre ce genre de journalisme irresponsable.Je partage donc certaines inquiétudes que vous exprimez là-dessus dans votre éditorial.Mais de là à rejeter d'un revers de la main toutes les réalisations de la révolution nicaraguayenne \u2014 et à traîner le gouvernement san-diniste dans la boue en le taxant de «totalitaire» \u2014 il y a une marge.Le processus révolutionnaire en cours a amélioré énormément les conditions de vie de ce peuple en matière de santé, d'éducation, d'habitation, de réforme agraire, etc.De plus, l'équipe au pouvoir a fait preuve d'une grande capacité non seulement de mobiliser les masses et de diriger le processus, mais également d'apprendre de ses erreurs.Le peuple nicaraguayen et le gouvernement qu'il vient d'élire méritent une meilleure appréciation que le salissage que vous leur infligez dans votre éditorial.Richard P.WAGMAN Montréal L'application des lois et l'esprit de justice dans notre société «évaluée» sont difficiles à comprendre.En effet, on entend beaucoup parler ces temps-ci de la protection de la jeunesse, d'une part, et d'une plus grande justice pour les victimes de viol ou d'abus sexuel, ou simplement de violence chez l'enfant, d'autre part.Alors, que faut-il penser de ce curieux parallèle que j'ai trouvé dans LA PRESSE où deux articles se font face, pour illustrer cette justice de notre société «civilisée»: 1\u2014Sentence exemplaire, onze ans de prison pour vols de banque.2\u2014Pour avoir transmis la gonor-rhée à sa petite-fille, un grand-père reçoit un an de prison.Que faut-il vraiment penser?Qu'il n'y a qu'une parodie de justice.Pour le vol de banque d'un récidiviste, je suis pleinement d'accord avec l'application de la loi.Pour un enfant, victime de violence sexuelle, où sont-elles les lois qui protègent plus que «son identité civile», mais aussi son intégrité physique, psychologique et affective?Cn an de prison pour un tel délit, mieux assorti de trois ans de probation, ne peut en aucune façon contribuer à l'éducation de la société sur le problème et sur le droit au respect, à la vie de qualité de l'enfant.Ces entrefilets m'ont fait comprendre combien nous étions loin encore de la conscience sociale, via les institutions juridiques, en ce qui touche et le respect de l'enfant, comme citoyen, et la solution du problème de la violence sexuelle, si crucial dans notre société d'aujourd'hui.Je me pose bien des questions sur le sens des responsabilités de ceux qui ont pour mandat de défendre le bien commun, de promouvoir un idéal de valeurs morales et humaines dans le sens de la promotion même de l'humanité.Les beaux discours sur la violence faite aux enfants doivent être appuyés par des actes.Marie-Paule DAGENAIS Montréal-Nord Il réclame un m réveil toponymique Depuis plus de vingt-cinq ans que les Québécois entendent parler d'indépendance, d'identité nationale, de survivance et d'épanouissement de la langue française, il faut constater, à regret, qu'en ce qui concerne la toponymie peu de résultats ont été obtenus.Ni la loi 63, ni la loi 22.ni la loi 101 n'ont déclenché de mouvement en profondeur qui amène chaque Québécois à s'engager, individuellement, à franciser son milieu immédiat: sa rue, son quartier, sa ville, son centre commercial, son centre de loisirs.La Commission de toponymie du Québec, qui a été instituée le 2(i août 1977 par la loi 101 et rattachée à l'Office de la langue française, est en mesure de fournir des noms québécois à tout intervenant qui en ferait la demande pour remplacer toute identification de rue, site ou ville, à un événement, lieu ou personnage historique britannique: East Angus, East Broughton, Kingsey Falls, Nelson, Victoria, Waterloo, Windsor.Wolfe.Pourtant, aucun Québécois, ou presque, n'a eu recours à ses services pour redonner à son pays le caractère essentiellement français qu'il a toujours eu avant le 13 septembre 1759.La francisation de la toponymie; du Québec ne peut se faire que si chacun des citoyens du Québec s'engage à la réaliser.Autrement, toutes les régions du Québec, et plus particulièrement l'Estrie.Montréal et l'Outaouais, vont continuer de regorger de toponymes britanniques sans que cela ne dérange le moindre maire, le moindre échevin.le moindre citoven.Pierre LANDRY Québec -\u2014N.B.-\u2014-^- \u2022 Priorité vil accordât SOUS cefre rubriqM» aux lettres d'intérêt général M rapportant à des articles parut dont LA PftESSl.La concision \u2022»» d* rlgwr.\u2022 L*S cormpondantt doivent inscrire lisjblemenf lourt nom, BfllftMM 9f nvtnéfo 00 téléphon*.\u2022 LA PRESSE no s'engage pas à publier tout»* ht lottns reçues, ni à retourner lot lorrros, manuscrits ou autrot documtntt non publies.\u2022 L'autour assume l'entière responsabilité do ses opinions.\u2022 Tout on respectant la pensée do l'autour, LA PRESSE so réserve le droit d'abréger lot lottros solan l'espace disponible.» Si possible écrire à la machina, à double mterliyne.¦ Mire d'adresser vos lettres comme suit: .Tribune flore», LA PMESSë, CP.4200, suce Phce d'Amas, Montréal, H2Y 3MI.Il faut que l'immigrant choisisse le français Ministre des relations internationales et du commerce extérieur dans le gouvernement du Québec, l'auteur complete dans ce texte la réflexion qu'il avait en-, treprise dans un premier article publié hier.Je suis de ceux qui croient que le Québec pourrait facilement accueillir dix millions d'habitants et plus sur son territoire pour le plus grand bien de son économie comme de son tissu humain.Ce n'est pas notre taux de natalité qui va nous conduire à cet objectif mais une politique d'Immigration rationnelle et généreuse.i B«rnard LANDRY _ Cependant, même après la loi 101, presque trois immigrants contre un optent en faveur de l'angll-cisation ou plus exactement pour la nord-américanisation classique.Le phénomène peut laisser Indifférents encore une fols ceux qui ne croient pas à la position originale du Québec dans ce continent.Selon moi, Ils se trompent: il est payant économiquement et gratifiant cul-turellement de cultiver notre dlffé-j rence pour ne pas dire notre essen-j ce.Sans compter d'ailleurs le coût' social et partant économique de la frustration culturelle que nous connaissions avant le loi 101.N'ayons pas la mémoire trop courte.Pour cette raison, il faut que le' signal aux immigrants soit CLAIR.Nord-Américain, oui: melting pot anglophone, non.Quand on choisit l'excellent accueil du Québec, sa chaleur humaine simple, ses services de santé, d'éducation accessible et son fabuleux potentiel économico-énergiti-que, il est juste et sage de choisir aussi la langue et la culture du lieu et impérieux d'en respecter l'image.La formidable pression culturelle continentale doit être équilibrée par divers moyens puissants et compatibles avec les droits fondamentaux.Il n'est pas odieux pour un Italien d'Emilie-Romagne, d'arriver dans un univers unilin-gue puisqu'il vient justement de quitter la version italophone du même phénomène dans son pays.J'illustre enfin l'effet de signal par une anecdote.Mon ami l'épicier grec, pourtant membre en règle du PQ parce qu'aussi du PAS-SOC principalement, s'est remis à afficher bilingue A l'occasion d'un jugement de la Cour suprême l'an dernier qui n'avait rien à voir avec l'affichage.Mon ami n'est pas juriste mais épicier, il n'est pas linguiste mais plutôt trilingue «simultané».Pour s'expliquer, il m'a T dit un peu tristement «you have lost the langue (sic) in the Big Court».Voilà un exemple de l'effet-signal.La pression continentale pousse à l'anglais: c'est là qu'ils veulent aller.Ils y vont massivement de facto.C'est au Québec et à son peuple, par les lois, de donner clairement le ton vers le français.De ce point de vue, l'affichage est vital.Donner l'impression que Montréal est bilingue équivaut à donner le signal du choix et je sais \u2014 et les statistiques le montrent clairement \u2014 quel est et quel sera ce choix.Le fardeau commercial Par fardeau commercial, j'entends le coût économique pour un commerçant, un petit surtout, d'indisposer ou de ne pas attirer le moindre segment de marché.Les géants de la bière se battent à coup de millions pour débaucher des fractions de 0,1% des buveurs de l'autre marque.Il est facile d'imaginer que le commerçant de la rue Paplneau, même péquiste, ne doit pas payer en clientèle, dans un contexte de libre-affichage, l'effet de son uniliguisme auprès des auelques anglophones du coin, 'origineou néo-québécois.Il bllin-guisera et personne ne pourra le blâmer.Ainsi le droit juridique pour M.Smith d'afficher dans sa langue se transforme par les iné- luctables lois du commerce en une obligation réelle pour M.Tremblay d'afficher aussi en anglais.Et voilà pourquoi votre ville est bilingue.Mon ami l'épicier grec, dont la modeste entreprise n'a pas de groupe de marketing, n'a pas besoin d'un doctorat de Columbia pour savoir ça.Il a écrit sur sa porte « HELLENIKON », parce que, comme les multinationales, il se bat pour le moindre segment.La meilleure façon économique de dispenser M.Tremblay du fardeau commercial, c'est que la loi mette tout le monde dans la même situation: l'affichage français.Entre le fort et le faible En conclusion, je crois que le brocard de Lacordaire est toujours utile et s'applique: «Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre.c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère», surtout quand le fort est déjà cent fois mieux protégé par loi que ne sont les «faibles» de St-Boniface et même de Moncton, pour ne rien dire de ceux de Saskatoon et de Moose Jaw.Il me semble que, si j'étais né dans la culture de Thomas Jefferson et de Winston Churchill et, par surcroit, au quart de siècle des Beatles et de Michael Jackson, j'accepterais tout cela généreusement; même, me connaissant, je mobiliserais.D'autres le font pour les phoques ou les baleines.Lysiane Gagnon Le gros collège wm QUÉBEC \u2014 Il y avait longtemps que je n'étais allée à l'As-™ semblée nationale.La dernière fois, c'était à l'époque où tout le monde \u2014 vous, moi, le caporal Lortie \u2014 y entrait comme dans un moulin.Cette fois, double surprise : le hall d'entrée a été refait, et il faut se soumettre aux contrôles en vigueur dans les aéroports.Règlement hélas justifié, que de toute façon, les préposés à l'accueil exécutent avec cette gentillesse extraordinaire qui est la caractéristique des gens de Québec.(Y a-t-il une autre ville où les chauffeurs de taxi font, à la pluie, le tour de la voiture pour ouvrir la portière à une femme qui n'est ni vieille ni handicapée?) Il y a autre chose de changé, et c'est dans le regard des employés de l'Assemblée nationale, ceux qui sont en contact physique avec le public, exposés autrement dit, ceux qui auraient pu, eux aussi.Ils ont dans le regard quelque chose en alerte.Quand ils constatent que le visiteur est une personne ordinaire, tout de suite ils sourient, comme pour s'excuser d'avoir été méfiants.Les agents de sécurité, qui auparavant vous regardaient passer distraitement, comme si vous faisiez partie du décor, sont sur le qui-vive.Gentils, oui, mais très présents, prêts à réagir, jamais distraits.Le traumatisme se perçoit encore.Mais une fois dans l'Assemblée nationale, tout redevient comme avant : un séminaire, une sorte de gros collège (un collège de gars évidemment! où les débats se transforment vite en chahut, où l'indiscipline est punie (voir le repentir instantané de ceux qui avaient osé s'interroger sur le leadership de René Lévesque, dès que ce dernier fit savoir qu'il restait), un gros collège où l'on s'épie, s'épaule et se bagarre avec la complicité qui nait de la cohabitation constante.Il y a toutefois dans l'air quelque chose de plus lourd, de plus déprimant encore qu'auparavant.La fin de régime s'étire.L'obsession partisane a éclipsé toute préoccupation politique.La machine roule mais rien ne fonctionne : la commission parlementaire de l'Économie et du Travail est au point mort depuis huit mois parce que les deux partis ne s'entendent pas sur le choix du président.A cause des démissions dans leurs rangs, les ministres seront tous bloqués à Québec les mardis, mercredi et jeudi.Les fonctionnaires attendent.Pourquoi bouger, quand on ignore qui sera demain le nouveau maître ?On travaille dans le court terme, le très court terme : aucune législation importante n'est à l'horizon, et le seul projet de quelque envergure, la réforme du régime de négociation du secteur public, est devenu entre les mains du premier ministre matière à un autre jeu de poker.Au salon bleu, saisissant spectacle : certains absents \u2014 les Lau-rin.les Parizeau \u2014 pesaient si lourd que le vide est presque visible.On les cherche, machinalement.Mais du haut des galeries de la presse et du public, on voit surtout des jeunes hommes plus ou moins effacés, ceux de l'autre génération, pour qui René Lévesque n'a jamais été un camarade puisqu'il pourrait être leur père.Il ne reste, de ses vieux alliés, que Marc-André Bédard, de retour au poste après une longue maladie.Côte-à-côte, assis à la même table comme deux jeunes loups rivaux attelés au même joug.Landry et Johnson, les dauphins qui attendent, espèrent, calculent.Où sont les députés rebelles ?Invisibles des galeries car les « indépendants » sont assis à l'arrière fond de la Chambre.Période des questions.Le ronron rituel.Vers la fin, le porte-parole des indépendants, l'ex-ministre Jacques Léonard, interroge le premier ministre sur le dossier constitutionnel.Avec une argumentation logique et beaucoup de dignité, éloquent symbole de la rupture du PQ.Les ministériels détournent lour regard ou rient nerveusement.Les libéraux n'apprécient pas tellement non plus car ils préfèrent jouer sur le thème de l'économie.Or, l'unique but commun à l'ensemble du groupe, pour l'instant, est de garder le dossier constitutionnel au centre des débats, pour empêcher un accord qu'on prévoit désastreux.Quant au reste, les huit indépendants n'ont pas tous le même programme.Ainsi, Léonard ou Jérôme Proulx sont l'incarnation même du désintéressement personnel, mais Gilbert Paquette, c'est notoire, ne rêve que de leadership.Le groupe détonne.Ils sont en dehors du jeu partisan.Ils n'ont pas l'intention de renverser le gouvernement, ce que permettrait la nouvelle arithmétique parlementaire.Ils n'ont pas l'intention de devenir parti politique, ni même, pour certains, de se présenter aux prochaines élections.Eux aussi travaillent dans le court terme.Que font-ils, où vont-ils ?Ils ne font que maintenir vivante, contre le parti où ils ont enterré leur jeunesse, contre les sondages et l'opinion publique, contre toute rationalité électorale et même contre le bon sens et contre leur propre intérêt, l'idée qui avait été la raison d'être du PQ et de leur propre entrée en politique.Ils ne font que cela : maintenir à l'Assemblée nationale la présence encombrante d'une idée.Comme un reproche vivant, comme l'oeil, de Cain.Fin de la période des questions.Au Parlementaire, Gilles Grégoire, le co-fondateur du PQ devenu paria, est attablé devant des papiers, dans un restaurant presque vide.Plus tard, au Chalet suisse, le restaurant où la classe politico-journalistique va finir la soirée \u2014 encore une chose qui n'a pas changé \u2014, quelques « indépendants ».dorénavant isolés le soir comme le jour, font le bilan de la journée.Sereins mais p?c.tellement gais.Le ministre Clair passe en coup de vent, l'air soucieux, sa serviette sous le bras.A chaque table ou presque, tout le monde joue au jeu classique du quand-auront-lieu-les-élections.Le lobby de l'hôtel Concorde est rempli de beaux grands Américains de six pieds et demi.Vêtements impeccables, réservés, stylés, l'oeil intelligent.Des policiers visiblement.Sans doute l'« advance* du président Reagan, qui fouille, scrute et analyse le terrain où se trouvera dimanche l'homme le plus menacé du monde.Les clients réguliers du Hilton, où logera le président, ont été avertis que l'hôtel sera ce week-end-ci « fermé » à tout autre qu'aux membres accrédités du cortège.La classe politico-journalistique pense aux élections mais les gens de la ville de Québec, eux, pensent à la grande visite qui s'en vient.Pensez donc, Monsieur Reagan et Nancy, Monsieur Mulroney et Mila.RENSEIGNEMENTS 285-7272 tA PRESSE est publico par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocques, Montréal H2Y I K9\u201e Seule la Proue Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Router.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de lo deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de tetour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service dus abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonce» Annonces claims 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 i ANNONCES CLASSEES Commandes du lundi au vendredi 8h a 17 h.Pour changer du lundi au vendredi 9 h a 16S 30.GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances, Voyages Cartieres if professions, nominationi 285-7111 285-7205 [ 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 Le contentieux des pluies acides, ou la survie de notre civilisation ¦| Los pluies acides, on le sait maintenant avec certitude, mettent en péri 1 notre civilisation.Les eaux et le sol d'un large segment de notre continent-\u2014 celui, notamment, où les Québécois vivent \u2014 sont directement menacés par la fumée qu'industries et voilures crachent dans l'air.11 s'agit de déterminer les conditions de salubrité de l'environnement sans lesquelles les citoyens ne pourront plus se nourrir.Nous en sommes là en Occident développé.JEAN-PIERRE BONHOMME \\1 \\ - La rencontre au sommet que les gouvernements du Canada et des États-Unis tiendront ces prochains jours à Québec sera déterminante à cet égard.Le dossier Pluies acides devrait être au centre des discussions de MM.Mulroney et Reagan.On verra, à la lecture des communiques qui surgiront des pourparlers, si les gouvernements ont bien la volonté de prendre les précautions qu'il faut pour maintenir l'équilibre vital.Ces gouvernements diront s'ils sont prêts à payer le prix du nettoyage industriel qui s'impose et à assumer chacun leur part.! L'importance des discussions relatives aux pluies acides ne fait pas de doute.L'intérêt que le gouvernement canadien et les gouvernements des provinces concernées de l'est continental ont manifesté ces dernières années le montre clairement.Les deux niveaux de gouvernement collaborent depuis deux ans au moins \u2014 c'est une seconde offensive \u2014 à la préparation de la prochaine rencontre du plus haut niveau avec les États-Unis.Réciprocité réclamée Celte fois, les dirigeants n'ont pas pris de risque.Au début de février, ils ont pris une position commune.Ils ont annoncé leur intention de réduire de moitié, de notre côté de la frontière, les émissions de soufre que cheminées et tuyaux projettent dans l'air.Si le plan est réalisé, les rejets, dont les raffineries de métaux sont largement responsables, seront réduits, d'ici 1991.de 4,5 millions de tonnes par année à 2,5 millions de tonnes.(Au Québec le million de tonnes de rejets sera réduit à 600 000 tonnes.) Le Canada, qui annonce ainsi ses intentions de nettoyer ses écuries, demande aux USA, de manifester une volonté semblable.Le Canada a déjà essuyé un refus de Washington le 22 juin 1982.La Maison-Blanche ne voulait pas se rendre à la proposition canadienne faite au mois de février précédent.Ottawa proposait que les dépositions de sulfates humides, sur le sol, ne dépassent pas 20 kilos par hectare et par année d'ici à 1990.Aujourd'hui, le Canada repousse le délai à 1994 et espère ainsi qu'on puisse en arriver à un compro mis.L'urgence d'agir est soulignée par le Canada de diverses façons.Dans un résume de la situation publié en juin dernier, le ministère fédéral de l'Environnement fait état d'études qui concernent la végétation.L'Université de Toronto, dit le texte, a démontré en laboratoire que les spores de certains conifères étaient affectés par des eaux acides du type de celles qui nous viennent actuellement du ciel.C'est donc dire que l'acidité ne menace pas que le milieu hydrique.Nous avons déjà des symp tomes qui indiquent un plus grand danger.Les fonctions re- haute atmosphère couche limite atmosphérique transport: vent transformation chimique: SO, SOA dépôt sec Y Y ?dépôt humide I I sources de SÛ2 \u2022 sources ponctuelles \u2022 sources étendues' transport à grandes distances régions réceptrices productives des espèces, si les choses ne changent pas, pourraient être court - circuitées.Nous avons dépassé le domaine de la simple réduction des populations de truites de lacs.En réalité, le combat contre les pluies acides concerne l'ensemble des attitudes occidentales relatives au développement.Un industriel a-t-il le droit de polluer tout un territoire parce que cela est économiquement souhaitable pour lui?Pour le moment, les États n'utilisent pas.pour corriger les situations, les dispositions des codes de criminalité sur les méfaits.Il est évident que si les conseils d'administration des fonderies et des usines d'électricité-\u2014 la fonderie de Noranda jette 275 000 tonnes de soufre par année dans l'air \u2014 se sentaient menacés par des poursuites, leur ardeur à trouver des solutions de nettoyage pratiques serait fortement appuyée.L'imagination des concepteurs de nouvelles usines s'en trouverait également favorisée.L'ardeur des gouvernements au combat contre les pluies acides, il faut le signaler, est ré- cent.Le gouvernement du Que hec.l'hôte de la prochaine conférence, vient d'adopter une réglementation \u2014 la première au Canada \u2014 qui établit un calendrier de dépollution eu égard au soufre et à l'azote.En cela il donne l'exemple.Qui va payer?Mais il faut rappeler que personne, au Canada pas plus qu'aux États-Unis, n'a déterminé qui paierait pour les anciens pots cassés.Le ministre fédéral de l'Environnement.Mme Biais -Grenier, a indiqué le mois dernier qu'Ottawa pourrait bien contribuer aux programmes de dépollution industrielle.Serait-ce là un accroc au principe selon lequel «qui pollue doit payer le nettoyage » ?Un rapport du ministère québécois de l'Environnement, publié en 1981, établissait déjà que (i0 p.cent des composés du soufre rejetés en territoire que bécois provenait des États-Unis: les rejets des cheminées des usines de production d'électricité du middle-west arrive jusque chez nous.Or ce mémoire, adressé directement à l'Agence de protection de l'environnement du pays voisin, plaidait pour que les USA «ne réduisent pas» leurs normes de rejets industriels dans l'air.On songeait alors, au sud de la frontière, à relâcher les règlements pour permettre l'utilisation du charbon à forte teneur en soufre.La Canadian Coalition on Acid Rain recommande au gouvernement du Canada de ne pas cesser de sensibiliser les Américains au problème.Mais elle reconnaît la difficulté de l'entreprise.L'administration Reagan n'a pas consenti, jusqu'ici, à établir un programme de dépollulion.Les plus grands pollueurs de l'air, aux États-Unis, ce sont les «utilities», c'est-à-dire les producteurs d'électricité au charbon.Or, chez nos voisins, ces producteurs sont des entreprises privées dont le lobby, auprès de la présidence et du Congrès, est puissant.Ces entreprises éprouvent actuellement des difficultés financières et ils ne peuvent pas.aussi facilement qu'au Canada, où les entreprises sont publiques, faire payer à leur clientèle le coût d'une dépollution.Les lobbies américains lnlssent aussi entendre que la pression cana-, dienne est un complot du Canada *¦ pour vendre davantage d'électri-»; cité aux États-Unis.C'est peut-être dans cette perspective qu'il faut voir une récen-te intervention du sénateur du-' Wisconsin, M.William Proxmi- , re.L'influent homme politique a déposé un projet de loi qui inter- , dirait toute importation, aux , États-Unis, d'électricité cana- u dienne à moins que Washington .soit satisfaite des mesures pri- .' ses au Canada pour réduire les émissions de soufre.Et i'ontario se tait Voilà qui parait, à la veille de, la rencontre au sommet, mettre le Canada sur la défensive.C'est.l'Ontario, ici, qui est en cause.Contrairement au Québec, où l'hydroélectricité ne pollue pas l'air, les «utilities» ontariennes, fonctionnent au pétrole et on songe à l'usage du charbon.Le ministère des Affaires étrangères du Canada ne s'in- .quiète pas de cette tournure des événements.Le projet Proxire, fait-il valoir, n'est qu'un grain ' de sable sur la plage législative américaine qui concerne les « pluies acides.De toute façon, les choses vont peut-être se régler-au niveau de la présidence.Il n'empêche que le silence onta-rien, en matière de réglementation sur les pluies acides, n'aide pas les choses.Le Canada réclame la mise en.place d'une réglementation commune, fondée sur un objectif de dcpollution au sol.C'est le sol canadien qui se trouve menacé.Pour lui, le moment de passer, aux actes est arrivé.On verra si les hommes politiques pourront s'entendre, à ce stade, sur une formule satisfaisante.Dans les documents que le ministère de l'Environnement du * Québec a rendus publics au mois , d'août dernier, il est souligné que certaines régions du Québec ' reçoivent jusqu'à 43 kilogram-, mes de sulfate par hectare et par année.Cela établit, dit le do-' cument, que le Québec «est une.des zones les plus exposées du nord-est de l'Amérique».Spectacles: les Américains sont bien plus que des voisins wm Les producteurs de spectacles québécois ne regardent pas les Américains comme des voisins.Dans le milieu du .shoubus/ness.l'oncle Sam est bel et bien installé chez nous et occupe régulièrement les plus grandes scènes de spectacles, à Montréal particulièrement.JEAN BEAUNOYER Guy Latraverse.le producteur le plus connu au Québec, ne lésine pas sur les mots: « Dans le spectacle.Montréal est considérée comme une ville américaine, au même titre que Détroit ou Philadelphie, et est automatiquement intégrée à toutes les grandes tournées américaines.Pas moins de 80 p.cent des spectacles présentés au Forum sont des spectacles américains.Ce n'est pas compliqué, Donaid K Donald présente 25 shows par année et attire au moins 100 000 personnes au Forum.Et si tous les artistes américains ne viennent pas tous ou aussi souvent qu'on le souhaiterait, c'est parce que le dollar canadien n'a jamais été aussi bas et les impôts aussi élevés.Les USA, c'est notre plus grand ennemi.Il nous fait mal, à nous, producteurs québécois, au moment où 92 p.cent de nos enfants sont branchés sur l'anglais.C'est de l'im-péralisme culturel contre lequel il n'y a rien a faire et c'est au gouvernement de nous protéger, de nous donner des moyens tout en respectant la liberté d'entreprise.» On pourrait ajouter que la mainmise américaine inquiète également plusieurs producteurs français, belges, suisses et italiens, mais la prépondérance américaine dans le milieu du spéciale est surtout pertinente au Québec, en raison de la proximité des lieux.Le coût des transports est devenu si prohibitif qu'on ne songe même plus à exporter des shows américains en Europe.Et si on le fait parfois, ce n'est finalement que pour le prestige.Donald Tarlton.des productions Donald K Donald, celui qui produit la majorité des spectacles pop ou rock au Forum, apporte certaines précisions: « Nous sommes assimilés autant à la culture américaine qu'anglaise et la proportion d'artistes américains et britanniques présentés au Québec est à peu près de 50-50.Parmi eux, nous avons présenté environ 10 spectacles mettant en vedette des Canadiens (le groupe Rush, Brian Adams.April Wine, etc.) Oui nous regardons ailleurs, surtout du côté de la France.» 1 Parce que Donald K Donald a atteint un certain plafond du côté des Américains et que le Québec s'intéresse à la relève française.Après avoir présenté Victory Tour avec les frères Jackson au Stade olympique, il est évidemment difficile d'aller plus loin.De toute façon, les artistes américains occupent depuis longtemps les meilleures places au Québec, à la demande des Québécois! Disques: des échanges à sens unique entre Canada et USA ¦B Le Canada est le sixiène pays au monde parmi les plus grands consommateurs de disques.Marché intéressant donc, surtout pour les Américains qui peuvent déverser leurs disques via les succursales canadiennes des multinationales.DENIS LAVOIE Des 361 disques les mieux vendus au Canada en 1981, seulement 51 étaient canadiens, dont une quinzaine de québécois.La plupart des autres étaient américains.Envahi par la culture américaine plus que tout autre pays, par la radio et la télévision notamment, le Canada consomme et copie les succès américains.Seul le Québec arrive à se démarquer et à préserver son idendité culturelle, en partie à cause de sa spécificité linguistique, jusque dans le marché du disque.Mais le disque québécois ne réussit, malgré bien des efforts, qu'à occuper un quart du marché local.En effet, les Québécois achètent traditionnellement deux fois plus de disques américains que québécois.Et plus de la moitié des disques vendus au Québec sont d'expression anglaise.En contrepartie, les multinationales du disque, presque toutes américaines, (WEA, CBS.Capitol.RCA, entre autres) investissent très peu dans la production de disques québécois.Le Québec a donc ses propres maisons de disques, comme Kébec Disque et Trans-Canada, pour que les artistes québécois puissent enregistrer.Bien sûr, Capitol a lancé Beau Dommage.Mais la multinationale n'a investi que $5 000 dans un disque vendu à plus de 250 000 exemplaires et dont les auteurs québécois ont tiré peu de profits.Les Américains vendent leurs disques au Québec mais ne sont pas intéressés à réinvestir leurs profits dans des productions québécoises.Il faut dire que le disque québécois est peu rentable, qu'il ne vise généralement qu'un petit marché.¦ En fait, il n'y aurait même pas 10 p.cent des dis-, ques québécois qui se vendent assez bien pour couvrir les frais de production.Alors qu'un seul succès américain éclipse les ventes d'une foule d'artistes québécois.Le Canada exporte tout de même certains de ses disques, dont plus de la moitié aux États-Unis.«En 1982, on retrouvait 25 Canadiens sur les palmarès américains», rappelle Bryan Robertson, de l'Association de l'industrie canadienne de l'enregistrement.Le contenu canadien des disques vendus au Canada est passé de 10 p.cent, il y a quelques années, à seulement 7 p.cent, précise Robertson.Pourtant, Nathalie Simard est arrivée à vendre un million de disques et Ginette Reno a pu vendre plus de 300 000 exemplaires d'un disque sur le marché québécois.Des écrivains moins sensibles à la domination des empires ¦| Tellement énormes, les Américains, qu'on ne ^ voit qu'eux ou qu'on ne les voit pas.Dans les arts de masse, leur production pourrait bien être telle, en quantité et en qualité, qu'elle entrave la création québécoise.On pourra s'en plaindre, mais en réfléchissant bien que le protectionnisme culturel ne rend pas plus habile ni plus universel.REGINALD MARTEL_ Les écrivains, qui ont tout leur temps, sont moins sensibles que d'autres artistes à l'émergence et à la domination des empires.Ils prennent leur picotin où leur humeur les pousse, hier ou maintenant, ici ou ailleurs, en réalité rarement loin de leur nombril.Certains parmi eux vont reconnaître des influences américaines, d'ailleurs pas toujours vérifia-blés, car le support de la langue est souvent plus déterminant, en création littéraire, que tout le reste.Et la langue des meilleurs écrivains québécois demeure, sauf pour quelques emprunts lexicaux, absolument française.Le langage est autre chose et c'est de ce côté qu'on reconnaîtra chez l'un la manière de Hemingway, chez l'autre celle de Sa-royan.\u2022 Dans un autre ordre de faits, la géographie et l'histoire de l'Amérique du Nord ont eu sur notre littérature des conséquences déterminantes.Comme les Américains, des Québécois ont en leur temps conquis le territoire et subi sa marque.Assez récemment, et las sans doute de retourner la même glèbe laurentienne, les écrivains ont commencé d'annexer l'espace continental.Il suffit pour s'en convaincre de lire quelques romans québécois récents, dont le Volkswagen BJue.s de Jacques Pou-lin.Les influences françaises sont tellement plus évidentes qu'on hésite à les mentionner.Elles ont été inscrites, dès l'école, dans notre tissu culturel même.Bien plus qu'au Québec, où ils se lisent peu mutuellement, c'est donc en France que les écrivains québécois cherchent et trouvent leurs modèles.Puis ils s'en séparent, quand ils ont acquis leur maturité propre.Les convertis du dada formaliste, encore accrochés aux flancs de la grande école du mont Royal, n'en sont pas là encore.Va pour les écrivains.Les lecteurs?Les éditeurs parisiens sont, de loin, les principaux traducteurs en langue française de la littérature américaine.Grâce à leur puissant système de distribution, ils se font chez nous les hérauts d'une culture et d'une société qui ne sont même pas les leurs, encore que les traductions soient perméables à un certain effet d'acculturation: les gangsters de Chicago seraient bien étonnés de s'entendre parler l'argot du milieu.Nous lisons, bien plus que notre littérature, celle des voisins.Il n'en est pas autrement dans les petits pays qui, comme le nôtre, jouxtent un grand pays de grande littérature.Elle existe pourtant, notre littérature, dans cette virtualité où la confine la réponse absente d'un public, et elle réussit à progresser.Cette terre est bénie, mais le miracle mérite quand même un Te Deum.Pour les «majors» du cinéma, le Canada est un État américain ¦c Le cinéma américain est sur tous les écrans ™ du monde.Comment ne le serait-il pas sur les nôtres?Pour les majors américains, le Canada n'est pas un pays étranger; nous sommes, depuis l'époque du muet, assimilés à leur territoire national.SERGE DUSSAULT_ Résultat?Des 478 films présentés en primeur l'an dernier, à Montréal, près de la moitié (223) étaient américains.Et l'on peut se compter chanceux puisque, de toutes les villes du continent, Montréal est celle où l'on peut voir le plus de films européens.Surtout français, évidemment (133 l'an dernier).Si bien qu'à cet égard, New York peut nous envier.Ces chiffres ne disent pas tout.Il faut regarder le box office.«Depuis septembre, dit Claude Chabot, directeur des cinémas Cineplex-Odéon pour le Québec, les films américains, en anglais ou traduits, représentent 80 p.cent de nos recettes.Si nous n'avions pas le cinéma américain, il faudrait fermer 90 p.cent de nos salles.» Un exemple, pour comprendre le phénomène: deux films connaissent actuellement au Québec un énorme succès, Les Rfpoux ( français ) et Beverly Hills Cop ( américain ).Or ce succès se traduit en une semaine (fin février) par des recettes de $28 000 après sept semaines d'exploitation pour Les Ripoux et.autour de $75 000 après treize semaines d'exploitation pour le film américain! Une enquête maison menée par Cineplex-Odéon (75 salles, plus 32 indépendants affiliés, soit près de la moitié des 225 salles du Québec) indique que 75 p.cent des spectateurs qui voient les films américains non traduits sont des francophones.«Le phénomène est pire, ajoute Chabot, du côté de la vidéocassette: 90 p.cent des titres vendus sont américains.» Impérialisme culturel?On le dit.Hollywood est une machine colossale.Un fait demeure; le cinéma américain plaît.C'est un engouement universel.En partie explicable par l'extraordinaire vitalité de la culture américaine.Cet impérialisme ne date pas d'hier.Il était même pire à l'époque du muet: plus de 95 p.cent des films projetés au Québec jusqu'en 1930 venaient des États-Unis < \".Si les Québécois adorent le cinéma américain, nos cinéastes, par contre, se sont traditionnellement tournés vers l'Europe.Pour ne pas se laisser écraser.Mais l'originalité de notre cinéma s'est longtemps payée par de misérables recettes au box office.Quelques films cette année ( La Femme de l'hôtel, La Guerre des tuques.) laissent espérer un revirement.Et les coproductions ?Il arrive que les Américains, attirés par la faiblesse de notre égrotant dollar, viennent tourner chez nous.Ou participent financièrement à la production d'un long métrage.Notre Industrie cinématographique y gagne.Les techniciens se frottent les mains.Les verdoyants billets de l'Oncle Sam sont bienvenus.L'impérialisme, alors, se fait débonnaire.(1) Le cinéma au Québec, Yvan Lamonde et Pierre-François Hébert.ï su LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 LE PRÉSIDENT REAGAN ET LE PREMIER MINISTRE MULRONEY La camaraderie des deux Irlandais n'est tout de même pas une panacée \\jm OTTAWA \u2014 Le premier ministre du Canada, M.;Brian Mulroney, aime bien raconter cette anecdote: lorsqu'il a rencontré le président des États-Unis, M.Ronald Reagan, pour la première fois, à la fin de 1983, un responsable du protocole s'est levé, à la fin de la discussion, pour Indiquer au visiteur que son temps était écoulé.; M.Mulroney a acquiescé, a \u2022voulu se lever, mais le président il'a retenu: M.Reagan aimait !son interlocuteur.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Il est certes agréable, pour un nouveau premier ministre qui s'est fait élire sur un credo de bonne entente avec tout le monde, de pouvoir prétendre à l'amitié personnelle du président des ;États-Unis.! Mais tout comme la lune de [miel entre Ottawa et les provinces ne saurait résoudre tous les Contentieux, l'histoire démontre jque l'amitié du premier ministre 'avec le président ne créera pas !de miracle.'< Elle est néanmoins fort utile: Iles deux gouvernements viennent d'être élus ut c'est le moment ou jamais de jeter les bases d'une nouvelle collaboration.L'automne dernier, l'adminis-Iration américaine a entrepris une révision en profondeur de ses relation.^ avec le Canada.« Normalement, les Américains font cela à tous les dix ans, mais je ne me souviens pas de la dernière fois », explique un liant \u2022fonctionnaire des Affaires extérieures.« Peut-être cela [remonte-1 il à 1968», ajoute-t-»il, avec un clin d'oeil.; Pourquoi 19687 Parce que les ^relations Canada US ont connu Ides périodes difficiles sous l'ad-jministralion de Pierre Trudeau.; C'est en effet sous le gouverne-¦ment Trudeau que le Canada a .perdu le traitement de faveur jque lui accordaient les États-Unis en matière de commerce, depuis les années 50.En 1971, le [président Nixon a imposé des ta- Reçu à Washington dès avant son élection au poste de premier ministre du Canada, Brian Mulroney a eu droit à une cérémonie dans le « Rose Garden » de la Maison-Blanche dans les jours qui ont suivi cette élection, en septembre dernier.rifs à l'importation sans avertir ses partenaires commerciaux, et le Canada n'y a pas échappé.Lors d'un discours à Ottawa, l'année suivante, M.Nixon a confirmé que le statut spécial du Canada avait pris fin.Ce point tournant a coïncidé avec des changements importants du côté canadien.En 1972, le nationalisme économique du Canada anglais s'est exprimé dans le rapport Gray sur les investissements étrangers.Un an plus tard, l'Agence canadienne de tamisage des investissements étrangers ( FIR A ) a vu le jour.Depuis ce temps, les relations canado-américaines sont devenues fort complexes.Deux pays qui partagent une frontière sur des milliers de kilomètres et qui s'échangent pour $150 milliards de biens et de services annuellement, ne peuvent faire autrement que d'avoir des différends dans une foule de domaines.L'arrivée de Reagan .L'arrivée de Ronald Reagan à lu Maison-Blanche, début 1981, a coïncidé avec un durcissement de l'attitude canadienne Le gouvernement Trudeau venait de reconquérir le pouvoir en promettant de donner des dents à FIRA et de canadianiser l'industrie pétrolière.Ces changements ont été fort mal vus à Washington.« Reagan est arrivé au pouvoir avec une volonté très claire rie rétablir une collaboration étroite sur le continent nord-américain.11 parlait même d'un marché commun Canada - Mexique - CSA.Mais les politiques canadiennes, particulièrement flans le domaine de l'énergie, allaient à rencontre de sa vision », expliquent les fonctionnaires canadiens.De plus, les relations personnelles entre le premier ministre Trudeau et le président n'ont jamais été très chaleureuses.Le credo pacifiste du chef du gouvernement canadien n'était guère compatible avec le «militarisme » du nouveau président américain.Cette situation a donné lieu à deux ans de relations tendues, jusqu'en 1982.Mais ce n'est pas Brian Mulroney qui a changé cette situation.Le mouvement a été amorcé plus tot.« En 1982, les deux pays se sont rendus compte que ça ne pouvait plus continuer ainsi », explique-t-on.Le secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.Allan Mac-Eachen, et son homologue américain, M.George Shultz, ont alors amorcé une série de rencontres trimestrielles qui ont favorisé un rapprochement important.Jusque là, le Canada s'était fait reprocher la tiédeur de ses efforts militaires.Le gouvernement Trudeau a fait amende honorable.Il s'est engagé à une croissance réelle de trois p.cent par année de ses dépenses militaires.Il a procédé au renouvellement de ses équipements (F-18, frégates, etc.) et il a autorisé les essais des missiles de croisière de l'OTAN au-dessus du territoire canadien.Simultanément, Ottawa a réduit les interventions de l'Agence de tamisage des investissements étrangers.Tous ces gestes ont contribué à améliorer les relations avec Washington.La venue du président Reagan à Québec, dimanche et lundi prochains, s'incrit donc dans la suite de cette évolution.Les fonctionnaires canadiens font valoir que M.Reagan a, depuis le tout début, démontré son pressant désir de nouer des liens plus étroits avec le Canada.C'est sa deuxième visite au pays.Jimmy Carter n'y était jamais venu, alors que Richard Nixon n'y a effectué uns visite officielle que trois ans après son élection à la Maison -Blanche.Les dividendes?La visite du président rappor-tera-t-elle des dividendes?« Oui, mais il ne faut pas s'attendre à des miracles », préviennent les fonctionnaires.L'amitié Reagan-Mulroney a insufflé une nouvelle volonté politique dans les relations entre les deux pays.C'est un homme de confiance du président, En Derwinski, qui a complété les négociations du traité sur la pêche au saumon dans le Pacifique, traité qui sera signé à Québec.Mais les bonnes relations entre le président et le premier ministre ne sauraient tout régler.Michael Pitfield, l'ancien greffier du Conseil privé sous Pierre Trudeau, fait remarquer que 90 p.cent des points de désaccord entre les deux pays n'ont rien à voir avec les relations personnelles entre les deux chefs de gou vernement.Les fonctionnaires canadiens sont bien d'accord.« Ce serait prématuré et naïf de crier à un déblocage parce que les deux hommes s'entendent bien.Chaque administration et chaque gouvernement défend ses propres intérêts.» Pour le Canada, le vrai test de la rencontre Reagan-Mulroney à Québec sera celui des pluies acides.Les fonctionnaires canadiens, qui ont donné une séance d'information sur le sujet le 7 mars, ont pris un soin énorme à diminuer les espoirs de ce côté.M.Mulroney obtiendra probablement une déclaration du président et la formation d'un groupe de travail pour étudier les moyens de s'attaquer à ce problème.Mais le geste risque de n'être que symbolique.Les relations canado-américaines n'en ont pas moins pris un tournant différent depuis l'élection du gouvernement conservateur au Canada.On peut s'attendre à une plus grande collaboration dans le domaine économique, à des actions conjointes pour assurer la pénétration des produits nord-américains sur les autres continents.Dans le domaine de la défense.Washington fera preuve d'une plus grande confiance envers son allié du Nord.Mais il y a un obstacle de taille sur la voie de la bonne entente: la force du dollar américain fait chuter les autres devises, elle accroît les taux d'intérêt et pousse le déficit commercial américain à la hausse.Il y a risque de protectionnisme accru, d'un côté, et de récession écomomique, de l'autre.C'est !à un problème que la seule amitié entre MM.Reagan et Mulroney ne saurait résoudre.UN SERVICE DES AFFAIRES CANADIENNES AU DÉPARTEMENT D'ÉTAT À WASHINGTON Jusqu'ici considéré comme acquis, le Canada a maintenant droit à un traitement de faveur tgj WASHINGTON \u2014 A Wa-, shington, -on s'intéresse ¦moins à nous qu'au Nicaragua !ou au Salvador»: la frustration canadienne à l'égard d'une supposée «indifférence» des Etats-\u2022Unis est parfaitement illustrée par cette récente déclaration du premier ministre Brian Mulroney à un magazine américain.GILBERT GRELLET colloboiation spéciale_ ; Qu'en est-il exactement?Est-ce bien vrai qu'à Washington, on !ne tourne les yeux vers le nord Jqite lorsque Ottawa hausse le ton sur les pluies acides ou qu'une tempête de neige «arctique» défraie la vallée de l'Hudson?! '.A quelques jours de la rencontré Reagan-Mulroney ft Québec, tes 17 et 18 mars, les Américains ia !qui on pose la question prennent un air embarrassé: «C'est vrai, la grande bureaucratie à Washington a tendance à négliger les pauvres Canadiens», déclare un responsable du Département d'Etat.i«Mais pas nous», s'empresse-t-11 .'d'ajouter, après avoir rappelé qç'un nouveau service des Affaires canadiennes a été créé il y a près de deux ans au Département d'Etat avec à sa tête un sous-secrétaire d'Etat adjoint, actuellement M.James Medas.! -Et il y a eu incontestablement prie évolution favorable et «un changement d'atmosphère» dans les relations entre les deux pays depuis l'arrivée au pouvoir à Ottawa, il y a six mois, d'un gouvernement conservateur, precise ce responsable qui suit de près les affaires canadiennes.:J*Ce n'est pas que la politique menée auparavant nous a vraiment gênés, mais Pierre Trudeau adorait faire du bruit pour embêter les Américains, notamment avec ses fameuses initiatives» dans le domaine du dialogue Est-Ouest, indique ce responsable qui préfère garder l'anonymat.^Le fait que c'est le président Reagan qui se déplace au Canada pour rencontrer M.Mulroney illustre parfaitement ce «changement de climat», souligne-t-on a'u Département d'Etat, où l'on avait accueilli avec satisfaction la victoire électorale en septembre dernier des conservateurs canadiens.Autre signe: le gouvernement Reagan a tout fait pour faire ratifier par le Sénat avant le 17 mars l'accord sur la pêche au saumon conclu en janvier dernier par les deux pays après M ans de négociations.A Washington, on apprécie le fait qu'il y ait désormais à Ottawa un premier ministre qui accorde le «bénéfice du doute» aux Américains, comme l'a noté la semaine dernière Richard Burt, secrétaire d'Etat adjoint pour l'Europe et le Canada.«Certains hauts responsables à Washington commencent à s'apercevoir de l'importance de la relation» entre les deux pays, a ajouté M.Burt après avoir indiqué qu'il avait assisté récemment à la Maison-Blanche à une réunion particulièrement «efficace et impressionnante» du Conseil national de sécurité sur le Canada.La défense Les responsables américains ont bien accueilli les diverses déclarations faites ces derniers mois par M.Mulroney et où il manifeste son intention de «revigorer» les relations entre les deux pays, notamment dans le domaine de la défense.Au Pentagone, on se déclare «très satisfait» des relations avec le Canada, qui coopère sans problème pour les essais de missiles de croisière et envisage favorablement un projet conjoint de modernisation de la ligne d'alerte radar avancée (DEW Line) située au Canada.Dans les milieux d'affaires américains, on note avec plaisir qu'un projet de loi à l'étude à la Chambre des communes se propose de transformer la fameuse FIRA (Foreign Investment Review Agency), redoutée par les entreprises américaines, en agence gouvernementale visant à «encourager» les Investissements étrangers et non pas à les «décourager».Les investissements américains au Canada représentent plus de -'17 milliards de dollars Pierre Trudeau et Ronald Reagan ont bien partagé quelques secrets, quand les deux hommes dirigeaient les grands voisins nord-américains, mais les bruyantes « initiatives » du premier, pour le dialogue Est-Ouest par exemple, n'ont jamais plu au deuxième.(20 p.cent du total des investissements US à l'étranger) et la politique «nationaliste» en matière énergétique menée par les libéraux n'était pas du tout appréciée aux Etats-Unis, notamment par les pétroliers de Houston.« L'intention proclamée du gouvernement Mulroney d'éliminer certains aspects jugés discriminatoires du programme national de l'énergie a donc été bien accueillie à Washington.Pas le beau fixe Est-ce-'tù dire que tous les su- jets d'irritation ont disparu et que le beau fixe est revenu après les «tempêtes» toutes relatives de ces dernières années?Bien sûr que non, d'autant plus que les relations entre deux pays amis qui partagent la «plus grande frontière terrestre au monde», selon la formule consacrée, ne peuvent être que «complexes».C'est ainsi que les problèmes des pluies acides et des menaces protectionnistes aux Etats-Unis \u2014 notamment contre le porc canadien \u2014 seront certainement abordés par M.Mulroney à Québec.Mais ils le seront dans une atmosphère sans doute «construc-tive», estlme-t-on à Washington, d'autant plus que chacun des deux pays est le plus Important partenaire commercial de l'autre et que leurs échanges commerciaux ont totalisé, en 1984, quelque 150 milliards de dollars canadiens.Une situation qui n'est pas toujours reconnue à sa juste valeur, puisque, selon M.Mulroney lui-même, «pas un Américain sur 50» ne penserait à répondre «Ca nada» si on lui demandait qui était le premier partenaire commercial des Etats-Unis.C'est qu'en dépit du réchauffement intervenu ces derniers mois au niveau gouvernemental, le Canada reste pour le public et la presse aux Etats-Unis un voisin bien tranquille dont on n'a pas besoin de parler puisque «tout va bien».«On est inexistant», note à ce sujet une Canadienne installée de longue date dans la capitale fédérale et qui estime que «Mulroney a bien raison de se plaindre».Et pourtant, ajoute-t-elle, «ils ne réalisent pas la chance qu'ils ont d'avoir le Canada pour voisin».La femme de l'ambassadeur canadien à Washington, Mme Sondra Gotlieb, exprime avec humour cette frustration dans des billets qu'elle publie régulièrement dans le Washington Post et dont les descriptions quelques peu ironiques de la haute société washingtonienne sont lues avec un «scepticisme amusé» au Département d'Etat.Alors que faire?Faire preuve de «patience» et espérer que les choses s'amélioreront un jour, seion le responsable du Département d'Etat, tout en suggérant sur le ton de la plaisanterie que les Canadiens devraient peut-être «crier plus fort et se plaindre davantage» pour attirer l'attention.Il note cependant que le développement de relations personnelles très «chaleureuses» entre MM.Reagan et Mulroney constitue de ce point de vue un élément très positif et très prometteur.Le président américain accorde en effet beaucoup d'importance à ce type de relations au niveau international et le fait que les deux hommes s'entendent si bien et sont «sur la même longueur d'onde» ne peut avoir que des retombées positives sur l'attention portée au Canada à Washington et aux Etats-Unis, précise ce responsable.DEMAIN: Sondage CROP-LA PRESSE sur l'opinion ties Québécois ut 3 .1 J A tO LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 Avez-vous les moyens n d'être malade?L'assurance-maladie du Québec ne couvre pas tout et les soins médicaux coûtent cher.s i vous n'êtes pas protégé par une | assurance-maladie complémentaire, LA CROIX BLEUE DU QUÉBEC peut vous fournir l'assurance que la maladie ou qu'un accident n'emportera pas votre portefeuille.Nous vous offrons un régime d'assurance-maladie et accident pour vous ou pour votre famille.Et pour une protection supplémentaire, il sera complété par une option assurance-accident couvrant les personnes de moins de 65 ans, conjointement avec notre associé, LA MUTUELLE-VIE DU QUÉBEC.Tout ça, sans examen médical ni questionnaire Exemples de frais que notre régime d'assurance-maladie peut vous aider à payer: Séjour en chambre privée ou semi-privée i Soins de convalescence (maladie chronique et réadaptation).?Transport ambulancier ?Médicaments nécessitant une ordonnance Soins d'infirmiers(ères) privés(ées) à domicile ! Soins de physiothérapeutes, de chiropraticiens, de podiatres : ' Analyses de laboratoire Et avec notre assurance-accident offerte à tous les moins de 65 ans: ?Prestations pour décès et mutilation accidentels ?Achat de prothèses et chirurgie esthétique si nécessitées par un accident.?Protection spéciale pour vos enfants étudiants.\"// n'y a pas d'âge pour se protéger.Mais il y a une dale limite: le 30 avril 1985.\" \"Le premier paiement devient dû à la date de la mise en vigueur soit le 1er juin 1985\".Pour plus de renseignements, téléphonez à Montréal (514) 2SG-8403 Sherbrooke (819) 562-3000 i i i ouébec (418)687-2223 SE?-1-800-361-5139 (sans frais) u service des Québécois depuis 43 ans.Pour se prévaloir de ce régime, ce coupon don être posté avant le 30 avril 1985.Veuille?m'envoyer immédiatement (sans obligation de ma part) tous les renseigne ments nécessaires et une formule de demande d'adhésion.Nom (En lettres moulées) Adresse Ville Code postal dk LA CROIX BLEUE CP.910, Station «B», Montréal, Québec H3B 3K8 L^J| 1 I 1 i I Un message de Postes Canada à tous ses clients Ces dernières semaines, la poste a reçu une masse de courrier presque équivalente à celle du temps des Fêtes! Dans certains centres de tri, on a reçu jusqu'à quatre fois le volume du courrier normal pour ce temps-ci de l'année.Cela a pu se produire parce que beaucoup de Canadiens et de Canadiennes s'inquiétaient d'une éventuelle interruption de service.Maintenant que cette éventualité est écartée, nous pouvons vous assurer que nous ferons tout notre possible, à la Société canadienne des postes, pour acheminer et livrer dans les meilleurs délais cette masse inhabituelle de courrier, à destination du Canada et de l'étranger.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES GARDEZ VOS IMPÔTS POUR VOUS! INVESTISSEZ DANS UN ABRI FISCAL RENTABLE, L'IMMOBILIER La loi permet de déduire des sommes importantes de vos revenus grâce à un investissement seul ou en groupe dans l'immobilier.Cette déduction peut même aller jusqu'à ramener votre impôt à payer à 0 S! 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Vous vous constituez donc un capital avec de l'argent que vous auriez dù autrement verser à l'impôt.VOTRE REVENU IMPOSABLE\tIMPÔT PAYE ACTUELLEMENT\tIMPÔT PAYE SI VOUS AVEZ UN ABRI FISCAL IMMOBILIER 30 000\t8 543\t1 858 35 000\t10 890\t3 638 45 000\t15 994 .\t7 771 55 000\t22 380\t0 à 12 457 65 000\t29 562\t0 à 17 676 75 000\t35 674\t0 à 24 123 Hypothèque 11 Vt% 5 ans Garantie location 5 ans Situation excellente.Ce qui compte vraiment pour vous, c'est l'argent qui vous reste après impôt.Or, vu sous cet angle, l'immobilier offre un rendement absolument incomparable.PARÉ & ASSOCIÉS: une équipe de confiance L'investissement immobilier a toujours été considéré comme celui des personnes fortunées.Si votre revenu est de 30 000 S ou plus, Pare & Associés rend ce mode d'investissement à votre portée.Informez-vous à l'un de nos bureaux; sans obligation de votre part, notre équipe d'experts en placements immobiliers vous aidera a évaluer le type d'investissement le mieux adapte à votre situation.425.bout.De Maisonneuve ouest Suite 701.Montreal (Quebec) H3A 3G5 (514) 288-8500 2960.boul.Laurier.Suite 200 Ste-Foy (Québec) G1V 4SI (418) 659-6900 1-800-4G3-2818 1515.North Federal Highway Suite 207, Boca Raton (Floride) 33432 (305) 392-4334 PARE &ASSOCIES Fiscalité et courtage immobilier LUCCYR | Sentence le 9 avril mm C'est le 9 avril ™ que le juge John R.Hannan rendra la sentence de Luc Cyr, 52 ans, reconnu coupable par un jury, \\S 9 février, de deux ch'efs d'accusation d'abus de pouvoir sur j«s neuf retenus contîe lui.::.Dans ses remarques sur la sentenCc.lundi, devant le jingo Hannan, le substitut du ministère publie, Me Serge Authier,\" a suggéré une amende de $10 000 en plus de travaux communautaires pour l'cx-coor-donateur de la Division des réparations à la Société d'habitation du Québec.De son côté, Me Robert LaHaye, avocat de-la défense, a demande une libération inconditionnelle ou, toul au plus, une libération surveillée.Me Authier a dit tenir compte, dans ;sa suggestion, du montant total en cause, soit $33 800 pour tes deux chefs d'accusation.La poursuite a par ailleurs réfuté les allégations selon lesquelles M.Cyr aurait fait économiser de l'argent à la SHQ.Transit Construction avait été payée au même titre qu'une autre entreprise pour les travaux.Situation financière Curieux de la situation financière de M.Cyr, le juge Hannan lui a fait dire qu'il Cyr percevait, outre On salaire annuel de la compagnie Transit Construction jusqu'en août 81, des revenps nets annuels de location de $30 000 sur l'es édifices lui appartenant.pour chaque fenêtre NOM DE PLANTE ^ ^\t\t\t\t\tNOM DE PLANTE *«, 5** m\t\t\t\t ARALIÀ\t\t\u2022\t\u2022\t\u2022\tHEDERA (lierre anglais)\te\t\u2022\t\u2022\t ARAUCARIA (Pm de Norfolk]\t\u2022\t\u2022\t\t\u2022\tHELXINE (tormes de bébé)\t\u2022\t\u2022\t\t ASPARAGUS PtUMOSUS\t\u2022\t\u2022\t\t\u2022\tIRISINE\t\t\u2022\t\u2022\t ASPARAGUS SPRENGERI (Griffes de chat)\t\u2022\t\t\t\tIMPATIENS\t\t\u2022\t\t\u2022 \t\t\t\t\tMARANTA (plante prière)\te\t\u2022\t\t BEGONIA AILE D'ANGE\t\t\u2022\t\t\u2022\tNEPHTHYTIS\te\t\u2022\t\t BEGONIA REIGER\t\t*\t\t\u2022\tPALMIER\t\u2022\t\u2022\t\t BEGONIA REX\t\t*\t\t\u2022\tPEPEROMIA\te\t\u2022\t\te CHLOROPHYTUM (plante araignée))\t\u2022\t\t\u2022\t\tPHILODENDRON\t\u2022\t\u2022\t\t\u2022 \t\t\t\t\tPI LEA\t\t\u2022\t\t\u2022 COIEUS\t\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\t\t\t\t CRASSULA (plante iode)\t\t\u2022\t\u2022\t\u2022\tPLEaTWNTHUS(WT,«*te|\t\t\u2022\t\u2022\t\u2022 \t\t\t\t\tPOTHOS\t\u2022\t\u2022\t\t CROTON\t\t\u2022 ¦\t\u2022\t\t\t\t\t\t DRACAENA\t\u2022\t\u2022\t\t\u2022\tSAINT PAULIA (noirt africaine)\t\u2022\t\u2022\t\t \t\t\t\t\tSANSEVTERIA\t\u2022\t\u2022\t\u2022\te EUONYMUS\t\t\u2022\t\t\u2022\t\t\t\t\t \t\t\t\t\tSAXIFRAGA (bégonia fraisier)\t\t\u2022\t\t\u2022 FinONIA (plante rwveuK)\t\u2022\t\u2022\t\t\t\t\t\t\t FOUGÈRE ! \u2014BOSTON ! \u2014 CHEVEUX DE VENUS \u2014 NID D'OISEAUX\t\u2022 \u2022 \u2022\t\t\t\tSCHEFFLERA (plante parapluie)\t\u2022\t\t\u2022\t\u2022 \t\t\t\t\tSENECIO (plante chapelet)\t\t\u2022\t\u2022\te \t\t\t\t\tTRADESCANTIA (glaces)\t\u2022\t\u2022\t\t GYNURA (plante velours)\t\t\u2022\t\t\u2022\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t HEURES D'OUVERTURE: Lun.au lom.: 9tt00 à 17h 515, boul.Labe.le Chomedey, Laval 332-3610 Le meilleur engrais soluble perron LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 MARS 1985 A 11 Darnell ROULETTES DE CHAISE POUR TAPIS m 1326.tut Notf^OimeOueil « 5759.ru» Hochflaga 6879, rue Jarry El! I91B, bout, des Liurentidei 605.boul.Slt-Foy (Long) Ouvert 120, bout.jjijCtolij (Sl-Ltutenl) le samedi manl-midl 037-7423 ^ VOYAGES -p* Vmvm.LA PREMtëffê AGENCE DES QUÉBÉCOIS CLINIQUE CLINIQUE DE VIDÉO les 14-15-16 mars sur BETA et VHS DÉMONSTRATION TECHNIQUE SÉANCES D'INFORMATION 10% d'escompte sur cassette vidéo 15% d'escompte sur accessoires Nettoyage de tête sur vidéo gratuit 3258 GRANDE-ALLÉE, ST-HUBERT 678-3430 AÉROPORT INTERNATIONAL DE DORVAL CARGAISON FAISANT L'OBJET D'UN LITIGE COMPTANT DE 25% VERSÉ \u2014 75% SUR BILLET PROMISSOIRE NON REÇU.ENCAN PUBLIC jeud114 MARS à 19 h 30 À L'HÔTEL HILTON DE DORVAL ¦ TAPIS PERSANS DE VALEUR ET AUTRES TAPIS ORIENTAUX NOUÉS MAIN \u2014 LES BALLOTS SERONT RÉCUPÉRÉS DANS L'ENTREPÔT ET OUVERTS À18 h 30.\u2014 VENTE PIÈCE PAR PIÈCE À L'ENCAN.\u2014 CHAQUE TAPIS SERA VENDU À L'ENCAN.\u2014 LIQUIDATION INDIVIDUELLE.\u2014 SOUMISSIONS INDIVIDUELLES POUR CHAQUE LOT, CHEQUE BANCAIRE, COMPTANT ET CARTES DE CRÉDIT.\u2014 INSPECTION SUR LES LIEUX.PAS D'INTERMÉDIAIRES.S.L.Bélec, encanteur 1)1 PI IS IX'I'I ENTREPOT MODE ET QUALITÉ À BAS PRIX TOUS LES JOURS .Ol'VK.K'j JEUDI ET VENDREDI JUSQU'A 9 p.m.SAMEDI JUSQU'À S p.m.VHRIH Kl MmCRHM.MSQIU'Up.n, FKRMf.Ut LUNDI - 2050 BLEURY La Ronde transformée en véritable chantier chandails : À capuchon 100% coton \u2022\u2022' Lavables à la machine m.JLO\tchandails À COL ROND OU EN V Devant tartan Lavables à la machine '65 JUiHt Pantalons DEVELOURS CÔTELÉ Ceinture à même \u201e Lavables i la machine\tcomplets LEGERS POUR L'ETE Nouveaux arrivages chaussures & HABILLÉES ;~Nunn Bush - Cavendish ' ' Caooricci Se vendaient m $5o\tchaussures sport Se vendaient Imperméables * Tan et marine jv Nouveaux arrivages.^25 H>y\tPIÈCES DE TISSUS POUR COMPLETS 3H verges $2975^4975 i On ne reconnaît plus le site enchanteur de m' La Ronde.En effet, de nombreux ouvriers ont transformé celle-ci en vaste chantier, afin de lui refaire une beauté.Mais l'île renaîtra encore plus belle au printemps.Parmi ses nouveaux atouts, elle comptera notamment les deuxième plus importantes montagnes russes au monde.RONALD WHIT1_ « Même du haut de leurs 132 pieds, ces montagnes russes ne seront pas violentes.Notre manège ne sera pas un broyeur d'os », affirme Guy Tringle, adjoint au directeur général de l'Association montréalaise d'activités récréatives et culturelles (AMARC).« Nos super-montagnes russes ont été conçues spécialement selon nos directives, au coût de $7,5 millions.Nous voulions un produit qui s'adresse à une clientèle familiale », poursuit-il.Malgré ces paroles rassurantes de M.Tringle, le nouveau manège de La Ronde devrait pouvoir ébranler les nerfs les plus solides.En effet, les super-montagnes russes compteront de nombreuses descentes, dont une sera haute de 130 pieds.Elles offriront aussi plusieurs courbes, certaines à 360 degrés.Finalement, quatre trains pourront voyager simultanément sur le circuit, se croisant même à toute vitesse.«Il n'est pas fréquent que des montagnes russes comptent deux voies.Notre manège, lui, aura deux voies qui se croiseront une douzaine de fois », ajoute l'adjoint au directeur.« La vitesse des trains, munis de 11 wagons chacun, sero d'environ 65 mph dans les descentes », dit-il.Les bolides réaliseront le trajet de 4 200 pieds en un temps record de 63 secondes.Lorsqu'il parle de montagnes russes, M.Tringle est un connaisseur, il a voyagé à travers le monde afin d'observer les parcs d'amusement.Son travail consistant également à tester systématiquement les différents manèges.Un jeu d'enfant, ce boulot ?« Vous essayerez de monter à bord de manèges situés au Danemark, en Belgique, en Hollande et en Allemagne, le tout à quelques jours d'intervalle, et vous m'en donnerez des nouvelles », répond-il, convaincant.Glissades d'eau La Ronde comptera aussi cette année un important parc, composé d'une vingtaine de glissoires d'eau, de pataugeuses, de fontaines et de chutes.L'aquaparc, réalisé au coût de $5 millions, aura quelque 1800 mètres de glissoires d'eau, dans lesquelles les visiteurs pourront glisser en maillot de bain.L'AMARC souhaite que l'aménagement des montagnes russes et des glissoires soit terminé avant la fin de la pré-ouverture, soit le 16 juin.Les nouveaux manèges de La ébranler les nerfs les plus solides photo Jean Goupil, LA PRESSE Ronde devraient pouvoir SIMPSON ÉCONOMISEZ 40% MATELAS «TUDOR DELUXE» ET «ROYAL IMPERIAL» DE «MARSHALL», EXCLUSIFS À SIMPSON A.Vous aimerez sans aucun doute le confort des matelas «Tudor Deluxe».et vous adorerez les bas prix! 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opposition au réaménagement de la polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry.lint-Léonard : la guerre des écoles sévit de plus belle ¦La bataille des écoles est loin d'être terminée à Saint-Léonard et.hier soir quelque 500 à 600 personnes étaient réunies à l'école polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry où l'administration de la commission scolaire Jérôme-LeRoyer a tenté en vain de présenter les plans de réàmonaucment de la polyvalente pour y accueillir en septembre prochain le premier cycle du secondaire.MADELEINE BEKTHAULT_ La réunion, qui s'adressait aux parents mais a laquelle assistaient de très nombreux adolescents, s'est déroulée dans la confusion la plus totale.Les orateurs avaient bien du mal à se faire entendre, surtout ceux qui ont mis de l'avant et fait passer récemment au conseil des commissaires une résolution en faveur de la fermeture de l'école élémentaire Ferland.a Rappelons que cette décision implique que les élèves du primaire iront a l'école Gabrielle-Roy actuellement occupée par les élèves de secondaire I.Ces derniers seront déménagés à la polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry que l'on prévoit diviser en deux parties : les secondaires 1 et II d'une part et les secondaires III, IV et V d'autre part.« Aveugles et partisans » Tandis que les parents des enfants de l'école Ferland étaient satisfaits de ce réaménagement, le tout Saint-Léonard qui fréquente les écoles du secteur français était en colère.Et les gens présents hier soir ne se sont pas gênés pour proclamer bien haut que « la majorité des commissaires, le président Domenic Perri en tète, sont aveugles et partisans ».Ainsi ne comprend-on pas pourquoi la commission scolaire Jérôme-LeRoyer préfère dépenser $650 000 pour transformer la polyvalente, plus $100 000 à l'école Gabrielle-Roy pour en faire une école primaire, alors qu'il n'en coûterait qu'environ $400 000 pour agrandir et rénover l'école Ferland.On ne comprend pas non plus pourquoi une telle solution n'a pas été proposée aux parente de l'école Ferland.C'est alors que le président Perri, avant de quitter abruptement l'assemblée, a déclaré au beau milieu du chahut, que s'il obtenait une lettre du ministère de l'Education autorisant la rénovation et l'agrandissement de l'école Ferland, les parents de cette école seraient d'accord et lui aussi.Ses antagonistes l'ont mis au défi d'aller chercher cette lettre à Québec, offrant même de l'y accompagner.Il est certain que tout cela va encore rebondir à la prochaine réunion du conseil des commissaires, qui sont maintenant liés par la résolution, votée de justesse le mois dernier, favorisant la fermeture de l'école Ferland.Certains commissaires ont annoncé hier soir leur ferme intention de faire adopter une autre résolution pour surseoir à cette décision.Double procédure pour empêcher Me Maranda de faire identifier un indicateur policier M Un représentant du Procureur général du ™ Québec s'apprêtait à contester en cour de Saint-Jérôme, ce matin, le droit de Me Léo-René Maranda de contre-interroger de façon abusive et vexatoire certains témoins de la Couronne.De son côté, le ministère fédéral de la Justice déposait hier après-midi, à Montréal, deux pourvois en certiorari et en prohibition afin d'empêcher le même avocat de faire dévoiler, directement ou indirectement, le nom d'un informateur de la GRC au procès d'Adrien Dubois, accusé d'avoir importé une tonne de haschisch il y a cinq ans.\u2022 'À Saint-Jérôme, on le sait, c'est à l'enquête préliminaire de Claude Dubois et de ses acolytes, tous accusés du double meurtre survenu au Domaine des Deux Mouches, que le procureur de la Couronne Guy Villemure a demandé au tribuual supérieur de mettre fin à la « torture » de Donald Lavole patfle criminaliste chevronné LéoiRené Maranda.Le chef de police de Sherbrooke devra-t-il témoigner devant la Commission de police ?RÉPARATION D'HORLOGES I Le juge Jean Provost, de la Cour supérieu-»P rc, a pris en délibéré la requête en évocation du directeur de la police de Sherbrooke, Maurice Houle, et de quinze de ses subalternes, visant à les empêcher de témoigner devant la Commission de police du Québec.Entre-temps, il a ordonné à cette même commission \u2014 la précédente ordonnance expire lundi \u2014 de surseoir à son enquête relativement à l'opération policière des 22 et 23 décembre 1983 à Rock Forest.Ce raid auquel avaient participé entre autres les policiers Michel Salvail, André Castonguay et Roger Dion, s'était soldé, on le sait, par la mort d'un poseur de tapis, M.Serge Beaudoin.D'ailleurs, les policiers Castonguay et Dion avaient été acquittés le 20 octobre par un jury de Sherbrooke.Suspensions de l'enquête Rappelons que l'enquête de la CPQ sur la conduite et le comportement des policiers lors du drame de Rock Forest devait commencer le 27 novembre 84.Elle avait toutefois été suspendue une première fois jusqu'à la fin du procès Castonguay Dion et, une deuxième fois, par le juge Thomas Tôth le 17 décembre.Le 26 novembre, Me Michel Proulx, appuyé par le civi-liste François Aquin, avait présenté un bref en évocation et en sursis pour couper court a cette enquête tout simplement.Depuis lundi, le juge Provost, de la Cour supérieure, a d'ailleurs entendu les arguments des deux parties : Mes Proulx et Aquin pour les policiers et Mes Michel Crête et Danielle Grenier, respectivement avocats ad hoc de la CPQ et du Procureur général du Québec.Dans leur demande de suspension et d'annulation pure et simple de cette enquête, les avocats des policiers invoquaient l'inconstitution-nalité et l'intention préjugée de la CPQ de blâmer, voire de sanctionner les policiers en question.Hier, le juge Provost, en reportant sa décision sine die, a donné à entendre que tous les points pertinents n'avaient pas été nécessairement mis en preuve au cours des trois jours d'audiences.IRRATA Veuillez prondie note des corrections suivantes pour l'encan publicitaire Simpson: «Jour» Simpson» Pag* 14, article G \u2014 Chaussures sport pour garçons.Veuillez allouer 2 semaines pour la livraison.Page 14, article H \u2014 Bottée Imperméables pour lilies.Tailles S à 13 et non tel qu'Indiqué.Pag» 16, article B \u2014 Rasoir « Remington.Cet article n'est pas disponible pour cette piomotlon.Veuillez prendre note de la correction »ulvant» pour notre annonce qui a paru dans LA PRESSE du mardi 12 mar», en page C-5: Produit» «Oriane*.La copie aurait dQ se lire comme su'.t: Une des collections des plus Importantes d'Orlane pour l'entretien de la peau (valant $60), vôtre pour si 5 avec tout achat do produits de beauté «Orlane» chez Simpson, et non tel qu'Indiqué.Simpson regretta tout inconvénient causé par ces erreur» Choix de mouvements et de pièces.Si votre horloge ne fonctionne plus, nous.; pouvons y installer un mouvement au quartz pour moins de 15$.MAISON D'HORLOGE 6.T.920,av.McEACHRAN Outremont Ouvort le jeudi soir fermé I» samedi.Tél.: 274-1383 La collection «Club 66» de «Croydon».de quoi vous impressionner! 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