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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-03-05, Collections de BAnQ.

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[" Violence au mt OTTAWA \u2014 Les tribunaux devraient réprimer plus sévèrement les actes de violence dans les sports, et les entraîneurs, gérants, propriétaires d'équipes et arbitres qui encouragent la violence devraient être poursuivis tout autant que les joueurs.C'est ce que suggère la Commission de réforme du droit du Canada dans un rapport sur les voies de fait, qui est publié aujourd'hui._ MICHEL C.AUGER de la Preise canadienne La Commission affirme qu'elle ne croit pas qu'il soit nécessaire d'adopter des lois destinées particu- trop de tolérance it à réprimer la violence lors de manifesta- «Le problème tient à ce que les tribunaux cana- lièrement à répri tions sportives.Toutefois, elle affirme que les lois existantes ne sont souvent pas appliquées lorsque des actes de violence se produisent dans le cadre de compétitions sportives et en particulier dans le hockey professionnel.¦ Le problème tient à ce que les tribunaux canadiens ont toujours fait preuve de tolérance à l'égard d'attaques survenues au cours de matches de hockey professionnel », affirme la Commission.Elle croit donc que « la solution à ce problème social ne réside pas dans la modification des dispo- voir VIOLENCE en A 2 f \" la presse LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE directement-de MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985, 101* ANNÉE, N° 135, 72 PAGES, 6 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: QUELQUES CHUTES DE NEIGE, VENTS MODÉRÉS.MINIMUM: -10°, MAXIMUM: -2°.DEMAIN: DÉGAGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 Mercedes-Benz MTL: 735-3581 RIVE-SUD: 672-2720 35 cents Hors de la zono métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents Non, ce nl'était pas la tempête du siècle ! mm En s'armant de pelles ce *~ matin, les Montréalais pourront toujours se consoler en se rappelant qu'il y a 14 ans exactement, Montréal avait été paralysée pendant deux jours à la suite de ce qu'on avait alors appelé « la tempête du siècle ».BFRTHAULT_ Cette année, la seconde vraie tempête de l'hiver (la première étant survenue le jour de l'an) a commencé hier en fin d'après-midi et a fait rage toute la nuit.Pour aujourd'hui, les météorologues ne prévoient cependant pas d'amélioration avant la fin de la journée alors qu'environ 20 à 25 centimètres de neige recouvriront toute la région.Il y a également un risque de pluie verglaçante.Les vents seront modérés après avoir soufflé en rafales de 50 à 60 km/heure durant la huit.Les températures seront plus chaudes qu'hier passant de moins quinze à moins dix et on prévoit même un maximum de moins deux degrés Celcius dans la journée.Hier, en début de soirée, il y avait encore des voitures en.panne un peu partout sur certai^V nés voies rapides comme le bou: \"' voir TEMPÊTE en A 2 Les vents seront modérés aujourd'hui après avoir soufflé à 60 km/h hier.P1'0*0 Bernard Drautt, LA PRESSE LORS DE LA VISITE DE REAGAN mm Le directeur de la Sûreté du ~ Québec, Jacques Beaudoin, est forcé d'abdiquer : il ne peut assurer le gouvernement du Canada et la direction de la Gen- ANPRÉ PÉPIN_ darmerie royale que ses hommes protégeront efficacement le président des États-Unis Ronald Reagan, lors de sa visite au Québec, les 17 et 18 mars.Le directeur de la SQ doit rencontrer cette semaine ses homologues de la GRC et des services secrets américains pour leur dire de ne pas compter sur la participation de la SQ pour quelque tache que ce soit durant la visite de M.Reagan.Même la protection du premier ministre René Lévesque ne sera pas assurée par les policiers provinciaux.Aucun policier de ia SQ ne jouera un role important durant la visite.On prévoit même qu'ils organiseront des manifestations antigouvernementales.Plusieurs syndiqués se proposent de défiler sur la colline parlementaire avec banderoles e; pancartes M.Beaudoin avait mis au point un plan de travail qui prévoyait un budget de $250 000 pour cet événement spécial.Dans un ultime effort pour obtenir la collaboration des agents syndiqués, le directeur les a convoqués à une rencontre préparatoire, la semaine dernière.Ils ont refusé d'y participer, ce qui a entraîné l'imposition de mesures disciplinaires a l'endroit de quatre sergents dont la tache était capitale dans l'ensembie des mesures de sécurité entourant le président américain.La grève du zele qui perturbe les activités de la SQ depuis plusieurs mois est à l'origine de la capitulation des dirigeants de la SQ.Le directeur Beaudoin, pressé de questions au cours d'une rt-n-contre fortuite hier au quartier général de la SQ.rue Parthenais à Montréal, a admis que les directives du syndical l'emportaient sur son autorité.voir sq en La seconde vraie tempête de l'hiver a occasionné des ennuis à plusieurs automobilistes mais, dans l'ensemble, elle a fait plus de peur que de mal.photo Pierre Côté, la presse Le Canada songe à quitter l'UNESCO cVcprèi CP ma OTTAWA \u2014 L'éventualité ™ du retrait du Canada de '.'UNESCO sera de toute évidence l'une des premieres questions dont discutera le premier ministre Mulroney avec le secrétaire général de l'ONU, M.Perez de Cuellar, lors de la visite que ce dernier doit effectuer à Ottawa de mercredi à samedi.M.Gabriel Warren, chef de la division des Relations multilatérales du ministère des Affaires extérieures, a précisé, hier, que le Canada, comme de nombreux autres pays, était d'avis qu'il faudrait que beaucoup de changements se produisent au sein de l'Organisation pour l'éducation, la science et la culture d'ici à la tenue de la conférence générale de l'ONU, l'automne prochain, pour qu'il consente à demeurer membre de cet organisme.« Si les choses semblent s'améliorer d'ici là, nous attendrons la fin de la conférence générale pour examiner la situation et décider de la marche à suivre », a- t-il dit, en soulignant que de toute façon, advenant que le Canada se retire cette année, ce retrait n'entrerait pas en vigueur avant la fin de 1986.Les États-Unis, mécontents de certaines prises de position de l'UNESCO, et aussi de l'administration négligente de son budget, lui ont retiré leur appui financier l'an dernier.La Grande-Bretagne, de son côté, a fait savoir qu'elle se retirerait de l'organisation à la fin de l'année, à moins que des réformes substantielles n'y soient apportées.La contribution annuelle du Canada à l'UNESCO est d'environ $7,5 millions, ce qui représente 3,04 p.cent du budget total de l'agence, qui s'établissait l'an dernier à $374,4 millions.La contribution canadienne totale à l'ONU pour 1982, la dernière année pour laquelle on possède pour l'instant des statistiques complètes, a été de $157,9 millions.,\u201e__ ._ voir UNESCO en A 2 SOMMAIBE Annonces classées C 7, E1 à E 6 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 à B 3 \u2014Horaires.B4, B5 Décès, naissances, etc.O 8 Économie.C 1 èC 12 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.E 4 FEUILLETON « L'Impayable Mme Chadwick».E3 Horoscope.E 2 Le monde.D 6 Mots croisés.E5 « Mot mystère ».E4 Quoi faire aujourd'hui.B 4 Télévision.::.B1.B8 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.O 1 à D S TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 Constitution : Bourassa refuse à Lévesque le mandat de négocier ¦¦ Les libéraux de Robert Bou-rassa ne veulent pas de négociations constitutionnelles avec Ottawa avant les proehai- PIERRE VINNAT nés elections générales au Qué-bec.Parce qu'ils craignent un accord à rabais.Parce qu'ils ne font pas confiance au PQ dans une telle entreprise.Donc, même s'ils parvenaient à s'entendre avec le gouvernement \u2014 ce qui est plausible \u2014 sur la substance d'une position com- mune que M.Lévesque Irait présenter à ses partenaires provinciaux et fédéral, M.Bourassa ne serait pas prêt à lui donner le mandat de négocier en son nom.Le leader libéral va plus loin.Si jamais le gouvernement pé-quiste réussissait à conclure un accord constitutionnel avant le prochain scrutin et que celui-ci s'avérait insatisfaisant à ses yeux, il ne se sentirait pas lié et chercherait lui-même à le renégocier.S'il faut en croire le leader li- béral, c'est pour des considérations uniquement électoralistes et non pour le bien du Québec que le premier ministre Lévesque est pressé d'entreprendre des négociations constitutionnelles.Selon M.Bourassa, le Québec est actuellement en position de faiblesse pour aborder de telles négociations, ne serait-ce que parce qu'il est dirigé par le gouvernement qui a permis l'entente «inacceptable» du 16 avril 1981, alors que le Québec a laissé tomber le droit de veto.En attendant, M.Bourassa se laisse courtiser.Hier après-midi, il a rencontré par deux fois le premier ministre Lévesque, la première brièvement au salon funéraire peu avant les funérailles de Madeleine Ryan, où les deux hommes se sont donné formellement rendez-vous ; et la deuxième fois pendant 40 minutes au bureau du premier ministre, au siège d'Hydro-Québec.Si M.Lévesque n'a pas voulu rencontrer les journalistes après cette rencontre «privée», si ce voir BOURASSA en A 2 LA MODE Si l'imperméable nécessaire aux pluies du printemps doit être ample, il n'est pas nécessaire qu'il soit pour autant triste ou informe.page D 1 ORTHODOXES Les indépendantistes orthodoxes créent le Rassemblement démocratique pour l'indépendance, qui tiendra son congrès de fondation le 30 mars à Montréal.page A 4 \u2022 ATTENTAT Mohammad Saad, l'un des chefs de ia résistance au Sud-Liban est victime, avec 11 autres personnes, d'un attentat à la bombe perpétré à Maarakeh, à l'est de Tyr.page D 6 TRAITEMENT DE TEXTE FRANÇAIS + Ctcommod^ TOUT COMPRIS*: JJjOO^ \u201e JL JÊLXJXJ- 4.MPS-802 * 1.ORDINATEUR 64 K 2.ÉCRAN 3.TOURNE-DISQUETTE 4.IMPRIMANTE5.LOGICIEL «L'ÉCRIVAIN» A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985 SQ SUITt DE LA PAGE A 1 - Il croit que seule une intervention politique de dernière minute pourrait solutionner les problèmes du corps de police.Le directeur, quoique très réticent à commenter les conséquences de la grève du zèle de ses hommes, a tout de même admis que le conflit actuel ternit considérablement l'image des policiers aux yeux de la population et des dirigeants politiques.Visiblement, Jacques Beau-doin aurait aimé que ses hommes soient au poste lors de la venue du président Reagan.« A la fin des années 50, nous n'étions pas fiers de l'image de la police provinciale.Lentement, au cours des années, nous avons constitué des escouades spécialisées, en nous montrant de plus en plus soucieux de notre réputation.C'est décevant de constater que des conflits de travail peuvent tout démolir», a-t-il laissé tomber.M.Beaudoin n'a plus le contrôle de son service de police.Il ne peut non plus intervenir pour mettre énergiquement de l'ordre dans chacune des escouades qu'il dirige.Le conflit oppose en effet l'Association des policiers au Conseil du trésor du Québec.Le ministre Michel Clair, président du Conseil du trésor, est catégorique : il refuse d'accorder des augmen- tations de salaire aux policiers de la SQ, même si une décision arbitrale, réclamée par les négociateurs gouvernementaux, l'invite à le faire.Des vérifications faites par LA PRESSE hier auprès de plusieurs ministères Indiquent que le ministre de la Justice, Pierre-Marc Johnson, a tenté, au cours des dernières semaines, d'intervenir au conseil des ministres pour trouver une voie de règlement, mais que son collègue Clair a renversé ses arguments.Le gouvernement est disposé à aller jusqu'au bout pour tenir tête aux policiers et ce, même s'il a demandé l'opinion d'un arbitre du ministère du Travail, l'été dernier.Le premier ministre Lévesque a déjà avoué que cette requête n'avait pour but que de gagner du temps, quelques semaines avant la tenue de deux grands événements : la venue des grands voiliers et la visite au Canada du pape Jean-Paul IL La Sûreté du Québec aurait pu jouer un rôle de premier plan lors de la visite du président Reagan.Les services secrets américains, la GRC et le bureau du premier ministre Mulroney ont demandé à M.Beaudoin de leur fournir des assurances, mais il ne peut le faire, malgré les nombreuses rencontres qu'il a eues avec le ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson et les consultations qu'il a menées auprès du syndicat de ses policiers.Deux chefs de police qui ne commandent plus ¦Les directeurs des deux plus importants corps policiers du Québec, Jacques Beaudoin et Rolland Bourget, respectivement de la Sûreté du Québec et de la police de la Communauté urbaine de Montréal, ne sont plus en mesure d'exercer leur autorité efficacement.ANDRÉ PÉPIN_ M.Beaudoin admet qu'il n'est pas en mesure d'assurer la sécurité du président Ronald Reagan lors de sa visite au Québec à cause d'un conflit de travail, tandis que M.Bourget de la CUM ne peut imposer à ses hommes des mesures disciplinaires sévères concernant leur attitude, en décembre, durant un débat qui visait l'amélioration de leur caisse de retraite.La simple menace de mesures disciplinaires provoqué même un conflit chez les policiers montréalais.Depuis hier, ils exercent en effet de nouveaux moyens de pression.Plus de 9000 des 14 000 policiers du Québec défient donc maintenant l'autorité de leurs chefs.M.Bourget vient tout juste d'être choisi pour diriger les policiers de la CUM.Il ne veut pas envenimer le conflit en multi- pliant les sanctions.Mais il a admis, au cours d'un entretien avec LA PRESSE, que le syndicat de ses policiers avait réussi, en décembre, à imposer ses règles à la direction pour obtenir gain de cause.Depuis hier, ces mêmes policiers, pour protester contre la menace de représailles, ont entrepris une grève de zèle qui vise à paralyser l'appareil administratif.« Nous préférons attendre quelques jours avant de faire part de nos réactions et commentaires >, a expliqué M.Bourget à LA PRESSE.Contrairement aux policiers de la SQ qui refusent d'obtempérer aux ordres de leurs supérieurs, ceux de la CUM ont choisi d'appliquer les lois et la discipline interne à la lettre.Ils multiplient les rapports, refusent de changer de relève pour se présenter à la cour, appliquent tous les règlements lors de l'arrestation de criminels.Le but de l'exercice : gêner la direction et réclamer le paiement des heures supplémentaires générées par la campagne de zèle.Le ministère de la Justice et le conseil de sécurité de la CUM n'ont encore émis aucun commentaire depuis le début de ces deux conflits.DEMAIN dans LA PRESSE LES COOPS : La vente de deux des trois magasins Cooprix au groupe alimentaire Métro-Richelieu et l'affiliation du troisième à IGA amène tout naturellement à se demander où en est rendue la coopération dans le domaine de l'alimentation.Jeanne Desrochers se penche sur la question dans le cahier Consommation.NUTRITION: À l'occasion du lancement du mois de la nutrition, Françoise Kayler nous parle des quatre grands groupes d'aliments, auxquels on aimerait bien sensibiliser les moins de 30 ans, en cette année de la jeunesse.Dans le cahier Alimentation.La Quotidienne *_Tirage d'hier à trois chiffres 901 à quatre chiffres 1246 [LAMÉTÉ01 DATl: S MA» 1985 AUXXHtD'HUI: Min.:-I0= Max.:-2 0 NUAG.AVEC AVERSES DE NEIGE ACCUMULATION IS À 20 an otMAJN: DÉGAGEMENT Québec , 10 2 01 -15 -10 -12 Cartoni A* ÏE»t - 5 -15 -10 Ux-UfttJwn -15 -15 -15 -22 -22 fait Camp» ScpMtos Canada ~ ^sT ^W^sss^sW^^^sw pai.8 rWetlOcm 2 NtinlScm 2 N.15-20 cm 2 N.15cm 5 N.10-1S cm 4 NtbtIScm 5 N.10-15 cm 4 N.10-15 cm 4 N.10-15 cm 8 Nwj» 15 cm 8 KWgtlOon États-Unis feston Buffalo Chicago Miomi Niw Yoric - t 6 N.-OrUoni - 9 \u2014 I Pittsburgh - 2 2 S.FfonciKo 21 27 Woihington - I 9 Dotai les capitales Voorio Toronto 3 -Il -U -12 - 7 -20 -13 -19 -19 Mo.unmtm 7 - 3 - 7 - 9 t I - 3 - 3 ÀJTrlhwdorTi 6#ffn Brunit» h*noi Aim CopintSogut G«n*vt Hong Kong U Caire Utbonn* Londrst 20 32 Miiico 1 4 IS 1 - 2 15 9 8 5 Une violente tempête en Ontario pi TORONTO (d'après CP) \u2014 \u2014 Le sud de l'Ontario a connu hier l'une des pires tempêtes de l'hiver.Poussée par des vents qui atteignaient parfois 90 kilomètres à l'heure, la neige a rapidement rendu les routes impraticables, et des milliers' de personnes qui avaient réussi à se rendre à leur travail ont été incapables de rentrer chez elles.Des centaines de La tempête d'hier, venue du Kansas, a laissé plus de traces dans le sud de l'Ontario qu'au QuébcC.photolasor Rouler BOURASSA SUITE DE LA PAGE A 1 n'est qu'il se réservait le droit, le cas échéant, de «corriger M.Bourassa si celui-ci allait trop loin » dans ses commentaires, M.Bourassa, lui, a capitalisé au maximum sur l'événement.D'autant plus qu'il avait également bavardé quelques minutes avec le premier ministre fédéral Brian Mulroney, avec qui il avait franchi à pied la courte distance séparant le salon funéraire de l'église Saint-Viateur d'Outremont où M.Mulroney a assisté, lui aussi, aux funérailles de Mme Ryan.De sa rencontre avec M.Lévesque, M.Bourassa dit avoir «tiré l'impression» que le premier ministre cherche l'appui du PLQ à une résolution conjointe qui exprimerait la position du Québec dans ses négociations constitutionnelles.Et ce malgré qu'il sache fort bien que les libéraux posent comme condition l'acceptation intégrale de leur position constitutionnelle.M.Bourassa a même maintenant l'impression qu'il est possible que le gouvernement la fasse sienne.Ce qui embarrasserait fort le Parti libéral, semble-t-il, puisque dans un tel cas, la deputation libérale ne pourrait voter, à l'Assemblée nationale, contre une position qui se trouverait à être celle énoncée dans son programme.D'où le plaidoyer d'hier de M.Bourassa qui a répété que l'appui possible de son parti à une résolution commune ne veut pas dire que le PLQ accorde un mandat de négociations au gouvernement Lévesque mais simplement son accord au «projet de convention collective » à négocier.Bref, la position consitution-nelle du Québec serait connue, mais elle ne devrait pas être négociée avant d'avoir obtenu un mandat de l'électorat qui choisirait alors ses négociateurs.M.Bourassa jure même qu'il n'agit pas ainsi lui-même par électora-lisme, mais parce qu'il est convaincu que le PQ est tellement pressé qu'il ne peut que signer un accord à rabais.Quant à lui, il affirme qu'une fois porté au pouvoir, il pourrait en venir à un accord satisfaisant au cours de son premier mandat.Les libéraux s'engagent, dans leur programme, à réclamer un statut de société distincte pour le Québec, le droit de veto en matière d'immigration, ainsi que sur le choix des juges de la Cour suprême venant du Québec et une limitation du pouvoir fédéral de dépenser.Par la suite, ils s'engagent à revendiquer le retour pour le Québec de son droit de veto constitutionnel perdu en avril 1981.M.Bourassa ne sait pas si M.Lévesque réussira à convaincre son cabinet de présenter une résolution qui irait dans le sens de ce programme, mais il ne croit plus la chose impossible.U a toutefois indiqué au premier ministre qu'il préférerait qu'il oriente plutôt ses efforts sur les dossiers économiques, notamment celui de Domtar, lorsqu'il rencontrera M.Mulroney jeudi.Le chef libéral n'a pas voulu dire de quoi il a discuté avec M.Mulroney lors de leur court entretien, «à cause du contexte particulier dans lequel il s'est déroulé >.M.Mulroney, lui, interrogé par les journalistes à la porte de l'église, a déclaré qu'il n'avait «pas vraiment» abordé la rencontre Lévesque-Bourassa et la question constitutionnelle pendant les quelques minutes où il a devisé avec M.Bourassa.« Nous avons seulement causé », a dit le premier ministre canadien.M.Bourassa a déclaré que M.Lévesque devant retourner en hâte à Québec, de crainte d'être pris dans la tempête de neige, ils ont dû écourter l'entrevue et n'ont pas vraiment eu le temps de parler d'économie.Ils ont toutefois convenu de se revoir dans quelque temps, à une date non précisée.Les deux hommes politiques ont toutefois eu le temps de parler d'élections, M.Bourassa signifiant au premier ministre Lévesque qu'il était prêt à se présenter à des élections partielles mais qu'il préférait bien sûr des élections générales au plus tôt.« Il a pris note, mais j'ai l'impression qu'il préfère des élections seulement à l'automne, quoiqu'il est possible qu'il les tienne en juin, ce qui n'est pas nouveau », a conclu M.Bourassa.VIOLENCE SUITE DE LA PAGE A 1 sitions actuelles du Code pénal relatives aux voies de fait ».La solution réside plutôt dans une vigilance accrue de la part de la police et des autorités et dans l'application plus rigoureuse du droit existant, affirme la Commission, qui croit aussi que « les tribunaux devront faire preuve de moins de clémence à l'égard des voies de fait en matière sportive ».La Commission remarque que si les Canadiens condamnent sans hésiter la violence délibé- rée, le hockey jouit d'un statut privilégié dans la culture canadienne et « l'application du droit pénal à ce qui se passe sur la patinoire pose un problème particulier ».L'étude fait remarquer que le recours occasionnel aux tribunaux ne saurait régler les problèmes plus vastes de la violence dans les sports et que la solution réside plutôt dans « un dosage intelligent de mesures sociales et éducatives ».Par ailleurs, la Commission recommande, en général, d'amender les lois sur les voies de fait pour punir toutes les « lésions corporelles intentionnelle- ment causées », ce qui pose le problème de la boxe, un sport qui vise justement à causer des lésions corporelles à autrui.La Commission propose donc d'inclure dans le Code pénal une exception en ce qui concerne la boxe.Elle refuse toutefois d'endosser les suggestions qui lui ont été faites quant à l'interdiction pure et simple de la boxe pour les enfants de moins de seize ans.Autres informations dans le tabloïd Sports, page 11 Les tribunaux devraient être plus sévères pour les actes de violence dans la famille MÊ OTTAWA (PC) \u2014 La vio-™ lence doit être considérée comme plus grave et les tribunaux doivent imposer une peine plus sévère lorsque des actes de violence ont lieu au sein de la famille.C'est ce que recommande la Commision de réforme du droit du Canada dans un document de travail sur les voies de fait qu'elle publie aujourd'hui.« L'Inefficacité du système de justice pénale en ce qui touche la répression de la violence au sein de la famille montre que l'on n'a pas été assez sévère à l'endroit de ces comportements et que l'on n'a pas compris les conséquesnees profondes de cette violence sur la société», affirme le juge Allen Linden, président de la Commission.Dans son document de travail, la Commission propose donc d'amender le Code pénal pour que la violence soit considérée plus grave lorsqu'elle a lieu au sein de la famille.La Commission évoque aussi la possibilité d'instituer une nouvelle infraction, soit celle d'omettre de signaler les cas de violence familiale dont on a eu connaissance.Mais l'étude affirme aussi que des modifications à la loi ne sauraient suffire et qu'il faudra que les gouvernements prennent d'autres mesures pour prévenir la violence familiale.En particulier, la Commission insiste sur une formation adéquate des policiers en cette matière, des services de conseils pour aider les couples à maîtriser les tensions inhérentes à la vie familiale et la création de refuges où les victimes peuvent se sentir en sécurité.« Il est essentiel d'éduquer le public pour que de telles agressions cessent d'être considérées comme différentes des voles de fait ordinaires et moins condamnables que la violence habituelle», a soutenu le juge Linden.Les voles de fait commises à rencontre des membres les plus vulnérables de la famille doivent être tenues pour plus graves que les autres, conclut donc la Commission.Par ailleurs, le document propose une refonte de toutes les dispositions du Code pénal sur les châtiments corporels infligés aux enfants.En particulier, la Commission recommande l'abolition de l'article 43 du Code que permet à tout instituteur d'employer la force pour corriger un élève dont il a la garde « pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances' ».Le document de travail affirme que cette disposition du Code ne fait qu'institutionnaliser l'usage de la force dans les écoles et que l'usage de la force n'est jamais nécessaire, sinon dans les cas de nécessité, cas auxquels il ne constitue pas une punition.L'article 43 touche aussi l'emploi de la force par les parents et la Commission soutient qu'enlever aux parents le.droit d'administrer à leurs enfants une « correction raisonnable » accroîtrait inévitablement les abus.Enfin, le document de travail affirme qu'il est nécessaire de procéder à une refonte en profondeur de toute la question des voies de fait, un chapitre du Code pénal qui se caractérise par « un désordre manifeste ».1 voitures ont été abandonnées sur les routes.Les transports ferroviaires et ; par autobus ont été suspendus : dans plusieurs régions, tandis que les transports urbains étalent totalement perturbés et que dans les aéroports, les départs étalent annulés ou considérablement retardés.La tempête, venue du Kansas, s'est manifestée depuis la région des Grands Lacs inférieurs jusqu'au lac Supérieur et à la Baie James.Le sud-ouest de la provln- \u2022 ce avait subi le pire vers midi,.mais dans le nord, des villes com-.me Thunder Bay s'attendaient à \u2022 recevoir quelque 25 centimètres '.de neige aujourd'hui.Avant de s'abattre sur l'Ontario, la perturbation avait déversé jusqu'à 60 centimètres de neige sur les Plaines du nord des États-Unis, entraînant la fermeture des routes et des aéroports et immobilisant des milliers d'automobilistes.On s'attendait à ce qu'il tombe encore 15 centimètres de neige sur cette région aujourd'hui, avant que la tempête ne franchisse l'État de New York et pénètre en Nouvelle-Angleterre.Dans l'Ontario, si de nombreux vols ont dû être annulés hier, ce sont les automobilistes qui semblent savoir le plus souffert : des, milliers d'entre eux ont dû abandonner leurs voitures sur les routes et dans les rues.Un automobiliste n dénombré 300 véhicules immobilisés sur le Queen Elizabeth Way, entre Hamilton et Toronto, et la police a fait savoir que près de 600 dépanneuses avaient été dépêchées sur-les routes situées à l'ouest de Toronto.Vingt automobiles, deux autobus et deux camions-remorques ont été impliqués dans un accident en chaîne survenu sur l'autoroute 400.TEMPÊTE SUITE DE LA PAGE A 1 levard métropolitain, et les dépanneuses s'affairaient à sortir les autos de la neige.Au cours de la nuit, les routes étaient partout très enneigées et très glissantes.La neige a provoqué des bancs en maints endroits.La visibilité était de passable à nulle particulièrement à cause de la poudrerie.En fin de soirée, la route 148 au nord de Hull était fermée, et la Sûreté du Québec recommandait d'en éviter plusieurs autres dont la 2-20, la Transcanadienne en direction d'Ottawa et de Toronto.De même, les routes de la région de l'Outaouais n'étaient pas recommandables.De son côté, un météorologue d'Environnement Canada précisait en fin de soirée que toutes les rou* tes étaient à déconseiller.Certains vols ont été annulés, dont ceux d'Air Canada et des autres compagnies aériennes en direction de Toronto où la tempête a sévi plus tôt dans la journée d'hier, se transformant en pluie verglaçante dans la soirée.Les vols Toronto-Montréal ont aussi été annulés.Les autobus ont subi dés retards de 10 à 60 minutes.Les trains ont roulé normalement.UNESCO SUITE DE LA PAGE A 1 M.Warren a insisté sur le fait que le gouvernement conservateur avait manifesté l'intention de renforcer l'ONU et ses diverses agences ; il a souligné que dans certains domaines, comme la lutte contre la famine en Afrique, l'organisation internationale s'était montrée très efficace.Ce renforcement, a-t-il précisé, prévoirait l'établissement par l'ambassadeur du Canada à l'ONU, Stephen Lewis, au siège social de l'organisme, à New York, d'un groupe de travail constitué de représentants de gouvernements partageant le point de vue canadien, ainsi que la prise de mesures, au sein d'autres agences de l'ONU établies à Genève, Rome ou Vienne, visant à améliorer la procédure; à accroître la coordination et à réduire les coûts.Depuis que les États-Unis on» décidé de se retirer de l'UNES-CO, l'administration de cette agence s'est efforcée de couper son budget pour tenter de compenser cette perle de revenu, mais lors d'une récente réunion tenue à Paris, les directeurs n'ont pu s'entendre sur ce que M.Warren a décrit comme de «ridicules » propositions visant à forcer les États-Unis & verser leur cotisation pour 1985 et à leur refuser le statut d'observateur au sein de l'agence.Mort asphyxié ¦SAINT-SAMUEL-DE-HOR-TON (PC) \u2014 Un réparateur de fournaises serait mort hier après avoir inhalé des gaz toxiques alors qu'il réparait une fournaise dans une résidence de Saint-Samuel-de-Horton, dans la région d'Arthabaska.C'est du moins l'hypothèse avancée par les policiers de la Sûreté du Québec en fin de soirée hier.L'homme pourrait également avoir été électrocuté, car un fil électrique avec une prise défectueuse a été découvert à proximité, ont soutenu les policiers.5929963 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985 la presse A3 Brigham : procès le 15 avril M Thomas Brigham a été cité a son procès hier sous trois accusations de meurtre au premier degré, en rapport avec l'attentat à la bombe qui a fait trois morts' et 47 blessés à la gare Centrale de Montréal, le 4 septembre dernier.Le procès de Brigham, un Américain âgé de 65 ans, commencera le 15 avril.Le procès devrait durer environ trois semaines, a estimé le procureur de la Couronne, Me Claude Parent.Quant à l'avocat de la Défense, Me Pierre Poupart, il a indi-quéque la question de l'état mental de l'accusé pourrait être soulevée pendant le procès.\u2014 Presse canadienne Procès pour le meurtre d'un prêtre ta Le montréalais Larry Kee-™ blc.25 ans, subira son procès le 2!> avril prochain relativement au meurtre d'un prêtre catholique, survenu l'été dernier.La victime.Mgr Augustin Le-mieux, aval! été poignardée à mort à sa résidence de Lac-aux-Trois Saumons, au nord-est de Québec.Le procureur de la Couronne, Me Gerald La Haye, a déclare qu'il fera entendre une trentaine de témoins au cours du procès qui devrait durer trois semaines.\u2014 Presse canadienne Cinquième semaine du procès de Pouliot BR C'est ce matin que les dou-M ze jurés au procès de Jean-\u2022 Luc Pouliot.qui doit répondre de 19 chefs d'accusation dont complicité après le meurtre, entendront les directives en droit de la présidente du tribunal, Mme la juge Claire Barette-Joncas.Le jury devra rendre un verdict sur chacun des 19 chefs d'accusation qui ont été retenus contre Jean-Luc Pouliot.Rappelons que le procès de Jean-luc Pouliot, qui avait commencé le 1 février, est entré dans sa cinquième semaine.Mort sous 10 pieds de neige sa QUEBEC ( PC ) \u2014 L'hom-w me qui était porté disparu dans la région de l'Anse Saint-Jean, à 80 kilomètres de Chicou-timi, a été retrouvémort hier midi, enseveli sous une dizaine de pieds de neige à la suite d'une avalanche survenue dimanche, en fin d'après-midi.11 s'agit de Jacques Lévesque, 24 ans, de Forestville.Il faisait du ski de fond en compagnie de trois autres personnes lorsque l'accident s'est produit.Abus sexuel sur une handicapée ¦QUEBEC (PC) \u2014 Deux fillettes, dont l'une est une enfant handicapée, ont été victimes d'abus sexuels dans une garderie privée de Sainte-Foy, en banlieue de Québec.M.Jean Kirouac, un fonctionnaire provincial âgé de 47 ans, a été accusé d'avoir agresser sexuellement les enfants sur une période de trois ans.L'enquête policière a révélé que l'épouse de l'accusé et leurs trois filles étaient au courant des agissements du père.GÉANT DANS LE PORT L'un des plus gros tankers à être venu au port de Montréal depuis plusieurs années, s'est aligné hier matin au quai des Produits Esso, dans lest de la métropole.L'« Alessandros », un pétrolier grec, « s'étend » sur 805 pieds (245 mètres) et accuse 116450 tonnes de port en lourd pour une jauge brute de 60653 tonnes.Il prendra ici une cargaison de 45000 ton- nes de pétrole brut à destination du port de Marcus-Hook, en Pennsylvanie.Le mastodonte a pu profiter de la hausse saisonnière du niveau du fleuve qui lui assurera environ cinq pieds d'eau sous la quille quand il descendra le fleuve vers le golfe.En pleine mer, l'« Alessandros » a un tirant d'eau maximum de 57 pieds.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE LE TREMBLEMENT DE TERRE SÈME LA TERREUR AU CHILI On compte au moins 135 morts et plus de 150 000 sans abri ma SANTIAGO (d'après Reu-\u2014 ter, AFP) \u2014 Le tremblement de terre prolongé qui a dévasté dimanche soir le centre du Chili y a fait, selon le dernier bilan officiel provisoire, 135 morts, 1983 blessés et plus de 150 000 sans abri, éprouvant particulièrement la capitale du pays, Santiago.Hier après-midi, moins de 24 heures après le séisme, une nouvelle secousse tellurique, forte et prolongée, secouait Santiago, provoquant la panique parmi la population, ce qui a amené le gouvernement chilien à imposer un couvre-feu total entre minuit et cinq heures, afin de sauvegarder l'ordre public et la protection des biens.Dans la capitale, la police a dénombré jusqu'à maintenant 53 morts et 880 blessés, dont 200 graves, tandis que 5,000 personnes sont sans abri.Trente personnes au moins ont trouvé la mort dans les autres grandes villes frappées par la catastrophe \u2014 Valparaiso, Vina del Mar, San Antonio et Quilpue.Le tremblement de terre de dimanche soir avait été précédé de quelque 250 secousses telluriques depuis la mi-février.Le séisme, dont l'épicentre a été localisé dans le Pacifique, à 40 kilomètres de la station balnéaire d'Algarro-bo, avait débuté à 19 h 48, et l'onde de choc a été ressentie sur une distance de 1600 km.La région la plus durement touchée est celle du triangle formé par Santiago, Valparaiso et San Antonio, où vit la moitié de la population chilienne.Ecrasés dans des églises À Santiago, où l'ampleur de la secousse a été de 7 degrés sur l'échelle de Richter ( qui en compte neuf), des centaines de milliers de personnes prises de panique avaient évacué leurs immeubles et erré toute la nuit dans les rues.Quatre spectateurs sont morts sous les décombres d'une salle de cinéma, tandis que plusieurs fidèles étaient écrasés par la chute de blocs de maçonnerie dans deux églises.L'archevêque de Santiago, Mgr Juan F'rancisco Fresno, a déclaré à la presse avoir lui-même échappé de peu à la mort, quand un énorme morceau de verre s'est écrasé à ses pieds alors qu'il disait la messe.Par ailleurs, de nombreuses collisions se sont produites lorsque les feux de signalisation des carrefours ont brusquement cessé de fonctionner.Plusieurs heu- res après le tremblement de terre, des centaines d'automobilistes tentaient encore de rentrer chez eux dans les rues jonchées de verre brisé.Dans la Vieille Ville, plusieurs immeubles, déjà endommagés par la pollution et les vibrations de la circulation automobile, se sont effondrés à la première secousse ; d'autres ont résisté jusqu'aux « répliques » qui ont suivi, avant de tomber en ruines à leur tour.60% des logements ont été endommagés À Valparaiso, où !) morts ont été recensés, l'électricité et l'eau potable manquaient toujours douze heures après la catastrophe, et la mojorité des 300,000 habitants de la ville, terrorisés, hésitaient à rentrer chez eux.À San Antonio, où au moins 15 personnes ont été tuées, 60 pour cent des logements sont endommagés ou rendus inhabitables; de plus, plusieurs jetées du port ayant été fracassées, les habitants craignaient un raz-de-marée.A travers le pays, l'administration a signalé la destruction de plusieurs ponts et de voies feées.ainsi que des glissements de terrain qui ont bloqué de nombreuses routes.Coincé entre le Pacifique et les Andes, le Chili est situé sur l'une des grandes zones sismiques du globe et a déjà connu plusieurs tremblements de terre très graves.Ras-de-marée au Japon Par ailleurs, la côte orientale du Japon a été mise en état d'alerte la nuit dernière dans l'éventualité d'un raz-de-marée, alors que la première onde de choc du séisme qui a affecté le centre du Chili atteignait les cotes japonaises, a annoncé l'agence météréologique nippone.L'agence précise toutefois que les vagues provoquées par cette première onde de choc étaient de faible intensité et qu'aucun dégât matériel n'avait été signalé.Les habitants de la cote ont été prévenus par le déclenchement de sirènes d'alerte.Voilà ce qui reste du foyer de ce Chilien, encore sous le choc du terrible tremblement de terre qui a frappé le centre de son pays, en semant la mort et la dévastation, téléphoto reuter Le tremblement de terre a surpris plusieurs fidèles dans les églises de Santiago.Un temple érigé au dix-huitième siècle, l'église El Salvador, qu'on aperçoit ici au lendemain du séisme, a été fortement endommagée.téléphoto ap L'INCENDIE QUI A FAIT QUATRE MORTS RUE SAINT-HUBERT Le suspect aurait mis le feu pour se venger M Un assisté social de 36 ans, 99 Maurice Guertin, a comparu, hier, devant le coroner, à titre de témoin important concernant l'incendie qui a fait quatre morts, samedi, dans une maison de chambres de la rue Saint-Hubert, à Montréal.Le suspect, qui possède un casier judiciaire, a été gardé en cellule jusqu'à l'enquête publique qui se tiendra jeudi matin, sous a direction du commissaire aux incendies John McDougall, dans une salle du cinquième étage, au 1701 rue Parthenais.Le coroner Roch Héroux, qui présidait la comparution, a fait rire tout le monde, hier, lorsque le prévenu a demandé la permission de fumer.« Je ne vois aucun problème à ce qu'on vous donne une cigarette, mais je doute fort qu'on vous remette.un briquet ou des allumettes », a dit le coro- ner sur un ton badin.Guertin a été arrêté samedi soir, dans une taverne du centre-ville.Selon la police, il aurait mis le feu à la maison de chambres du 1649 rue Saint-Hubert pour se venger du propriétaire qui l'avait expulsé, quelques jours auparavant.Des enquêteurs de la section des incendies criminels de la police de la CUM fouillaient encore les décombres, hier, en compagnie d'un chimiste, afin de décou- vrir la façon dont a été allumé l'incendie, dans un couloir du second étage.C'est en sanglotant qu'est, pour sa part, apparu Pierre Dandu-rand, 23 ans, détenu pour le meurtre d'un transexuel survenu samedi matin dans un logis de la 2ième avenue, à Rosemont.La victime, Denis Lobe, âgée de 22 ans, avait été abattue d'une balle dans la tête.Les pluies font près de 200 morts au Brésil ¦RIO DE JANEIRO ( AFP ) \u2014 Près de 200 personnes ont péri depuis le début du mois de février au Brésil dans des inondations provoquées par des pluies torrentielles, qui ont fait, en outre, plus de 100 000 sans abri et causé des dégâts considérables.Les 23 morts survenus pu cours de la dernière fin de Semaine à Rio de Janeiro sont, en effet, venus s'ajouter aux 165 personnes mortes noyées ou tuées dans des glissements de terrain au début de février à la suite de très fortes pluies dans les Etats de Mina Gérais, Espi-rito Santo et Rio.selon des chiffres publiés par le secrétariat pour la Défense civile ( SEDEC.organisme dépendant du ministère de l'Intérieur ).Un père vole pour sauver sa petite fille Kg LONDRES ( AP ) \u2014 Une; ™ transplantation du coeur et' des poumons a étéopérée lundi; sur une Australienne âgée de-cinq ans.Brooke Matthew, la per- ', sonne probablement la plus jeune ; à subir ce genre d'opération, a< annoncé l'hôpital National Heart' Hospital de Londres, spécialisé i en cardiologie.; L'opération, dirigée par le' Dr; Magdi Yacoub, spécialiste britannique des transplantations', cardiaques, a duré quatre heures et demie.La patiente a reçirles -organes d'une fillette âgée de; trois ans.Le père de l'opéré.M.Robert -Brooke, est actuellement inculpé; à Melbourne, en Australie, pour; avoir volé dans un restaurant une-somme équivalant à 25,000 ff des-; tinée à financer l'opération.IL avait volé cet argent après avoir' appris que sa fille n'avait pu que; quelques mois à vivre.L'année dernière, le Dr Yacoub-avait effectué avec succès une; opération semblable sur une Sué-doise âgée de 14 ans, Cecilia) Brandenfelt.Saisie de 577 kilos de hashish près de Hemmingford ¦Des douaniers fédéraux; ont saisi hier 577 kilogrammes de hashish à un poste-fron-'.tière situé près de la petite ville; de Hemmingford, à une cin-' quantaine de kilomètres au sud; de Montréal.La drogue, dont la valeur; marchande est évaluée à $12 millions, a été découverte dans; des boites métalliques que-transportait un camion.Deux; personnes ont été arrêtées, a in-; diqué un représentant de la! douane.' \u2014 Presse canadienne- MARS 1985 OATS Dl TOMBHb U MARDM 2 MARS ï 985 ~ MODE PRINTEMPS ETE ._.___i.___i.____ .,i.,»«F«nirliirf A«r' TOA1 VÀtéS Réservez dès maintenant: PUBLICITE DETAIL: 285-7202 PUBLICITE GENERALE: 285-7306 A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985 LE « RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE POUR L'INDÉPENDANCE » Les indépendantistes orthodoxes créent un nouveau mouvement -~| Les indépendantistes ortho-™ doxes ont mis au monde hier le Rassemblement démocratique pour l'indépendance.Celui-ci tiendra son congrès de fondation le 30 mars prochain, à Montréal.C'est l'ancien ministre péquiste Camille Laurin qui en est devenu le porte-parole provisoire.PIIRRI VENNAT_ Pour le moment, le RDI n'est qu'un « mouvement rassemblant les indépendantistes du Québec » et non un parti.Mais ses fondateurs ne pensent déjà plus en fonction du Parti québécois mais bien en fonction de l'avenir et ils n'écartent pas la possibilité que le mouvement se transforme en parti et présente des candidats, surtout si les élections n'avaient lieu qu'à l'automne.Outre le Dr Laurin, le mouvement s'est doté d'un exécutif provisoire formé de trois ex-dirigeants péquistes.Ce sont Mme Danielle Gagné, qui, jusqu'à récemment, dirigeait les destinées du PQ en Montérégie, M.Bruno Pilote, qui était président de l'association péquiste du comté de Sainte-Marie et M.Réal Leclerc qui faisait partie de l'exécutif national du PQ.Un autre ancien ministre, M.Gilbert Paquette, toujours député de Rosemont, ainsi que le dé- puté indépendant de Deux-Montagnes, Pierre de Bellefeullle, assistaient au «lancement* du mouvement mais les autres députés ou ex-ministres identifiés à l'aiie orthodoxe étaient absents.Quant à l'ex-ministre des Finances, Jacques Parizeau, il avait envoyé un télégramme d'appui.Le programme du RDI est encore en gestation.On a tout de même indiqué que le mouvement veut rassembler tous les indépcndantaistes du Québec, qu'il se propose de refaire l'image et de renouveller le discours indépendantiste face aux nouveaux défis des années 90 et qu'en conséquence, un important travail de réflexion, d'animation et de formation se doit d'être au coeur mémo des préoccupations de ce nouveau mouvement.Le congrès de fondation du 30 mars prochain sera suivi de journées d'études régionales où seront élaborées les lignes directrices du mouvement, le tout devant conduire, à l'hiver 85, à un colloque national d'orientation.Au risque de boycotter la campagne de financement du PQ.le RDI a décidé de se lancer simultanément en campagne de recrutement et de financement et croit sincèrement avoir sa place au firmament politique du Québec.Camille Laurin laserphoto PC De Cotret confirme que Mulroney a eu des discussions avec les dirigeants de Domtar n OTTAWA (PC) \u2014 Le prési-™ dent du Conseil du trésor, M.Robert de Cotret.a confirmé, hier aux Communes, que le premier ministre Brian Mulroney avait discuté avec les dirigeants de Domtar, ainsi que l'avait annoncé LA PRESSE dans son édition d'hier, et que de nombreuses autres rencontres avaient eu lieu dans différents ministères.Interrogé par le député libéral de Saint-Jacques, M.Jacques Guilbault, le ministre a ajouté qu'il n'était pas au courant du contenu des discussions entre son chef et le président de Domtar.M.James Smith.«Malgré le fait que le député semble penser qu'on n'est pas en mesure de confirmer une rencontre, a-t-il dit, je peux l'assurer qu'il y en a eu une entre le premier ministre et le président de Domtar, mais je ne peux lui divulguer les contenu des discussions.» Lorsque M.Guilbault est re- venu à la charge et a demandé à M.de Cotret si le temps n'était pas venu de choisir un ministre vraiment responsable « plus fort el plus compétent pour représenter les Québécois dans les dossiers économiques », le président du Conseil du trésor a recommandé à son interlocuteur d'attendre les résultats de la rencontre Mulroney-Lévesquc, vendredi, a\\ant de porter un jugement.«Tous les éléments présentés au gouvernement dans le dossier Domtar.a souligné M.de Cotrei, ont été étudiés et le Premier ministre a indiqué clairement qu'il devait rencontrer le chef du gouvernement québécois.«Je demanderais à mes collègues, a-t-il ajouté, de bien vouloir attendre ces discussions entre les deux premiers ministres avant de sauter aux conclusions, fondées pour le moment sur aucun fait précis, mais plutôt sur une polémique qui ne sert les intérêts de personne.» \u2022Nouvelle émission de la Monnaie royale canadienne Pour ceux qui partagent le culte de la nature canadienne.Diamètre r.nmm.Voids 23.3 g La Monnaie royale canadienne annonce l'émission d'une pièce de 100 $ en or et d'un dollar en argent en commémoration du centenaire des Parcs nationaux du Canada.Si on tentait de définir toi 'te l'ampleur et la richesse de ce précieux trésor national que sont les Parcs nationaux du Canada, on évoquerait des oasis de tranquillité, loin du reste du monde, des endroits où les Canadiens peuvent profiter de la paix et de la beauté de nos grands espaces verts.Ces parcs que vous appréciez à leur juste valeur au coeur de notre héritage collectif sont commémorés par un souvenir unique: le Gouvernement du Canada Diamètre: 27 mm, Poids 16,< Composition 91,7* Or, Argent a autorisé la Monnaie royale canadienne à frapper une pièce de 100 $ en or et un dollar commémoratif en argent, en hommage à nos parcs nationaux.La pièce de 100 $ en or de 1985 Vous conserverez précieusement cette pièce de 100 S en or 22 carats, la 10e d'une magnifique série.Sa teneur en métal précieux-un alliage d'une demi-once troy d'or pur avec de l'argent pur - en fait un objet d'une valeur inaltérable à inscrire d'une série extiaordinaire de dollars com-mémoratifs en argent, ne manquera pas de vous ravir.Et ce n'est que la cinquième en épreuve numismatique En argent pur à 50%.cette pièce reproduit sur son revers \"ty l'illustration par Karel Rchlicek d'un orignal traversant un lac.Sa happe allie élégamment un relief givré et brillant sur un champ brillant.Ce dollar en argent est présenté sous capsule transparente dans un écrin noir.Son avers porte l'effigie de la Reine Elizabeth II par Arnold Machin.Évitez les déceptions: passez commande immédiatement.Voilà l'occasion rêvée de commencer votre collection de pièces de monnaie canadienne, d'ajouter à vos acquisitions ou d'initier vos enfants aux joies du col-lectionneui.Et n'oubliez pas que les pièces canadiennes seront appréciées de tous ceux qui les recevront en cadeau.Les commandes seront acceptéeh.jusqu'au 15 décembre 1985 N'attendez pas: postez votre commande tout de suite.La Monnaie royale canadienne est la Monnaie officielle du Gouvernement du Canada.r Bon de commande pour 1985: Monnaie canadienne L'ensemble épreuve numismatique 1985 L'ensemble épreuve numismatique 198}, comprenant le dollar commémoratif en argent, est également disponible.Il s'agit d'un unique ensemble complet de pièces de monnaie canadienne où les 6 pièces courantes de 1985-du dollar en nickel au cent à 12 côtés - sont en relief givré sur champ brillant.Il vous est présenté sous capsule protectrice, dans un écrin luxueux.à votre patrimoine.Un magnifique mouflon, dessiné avec la plus grande minutie par Hector Greville, un artiste torontois, en orne le revers.Son dessin impeccable allie d'une manière originale un relief givré et brillant sur un champ brillant.Son avers reproduit l'effigie classique de la Reine Elizabeth II par Arnold Machin.Cette pièce de 100 $ en or est présentée dans un écrin en cuir accompagné d'un certificat d'authenticité numéroté attestant du cours légal de la pièce.La frappe sera strictement limitée à un maximum de 200 000 ou au nombre exact commandé avant la date limite du 15 décembre 1985 - la première limite atteinte étant déterminante.Le dollar commémoratif 1985 en argent Cette pièce splendide, la 20e Pièce d'or de 100 S (90621) Ensemble epicuve numismatique (90616) Dollar en argent épreuve numismauque (90619) 325,00$ .40,00$ .17,50$ .Total partiel.Taxe provinciale (Alia, T.N.-0 ; I.P.E.Cue.; et Yukon exempt de taxe).C B.7%; Sask 5%; Man.6*;ûm.7*;N,E.10%;N.B.i0%;T.N.12% Total.No.d'exempuon de taxe de vente_ Nom_ Adresse_ Ville_Province_ Code postaL Correspondance: ?Français ?Anglais Mode de fVkmeM: ?Mandat ou chèque a l'ordre de la Monnaie royale canadienne.?MasterCard DVisa ?American Express Date d'expiration de la cane__ Numéro de la carte de crédit Mil.Signature du titulaire de la carte .Adresse du titulaire de b carte_ Retournera: Monnaie royale canadienne, C.P.454, Succursale A.Ottawa (Ontario) Canada KIN 8V5 Nju: La Monnaie se réserve Je droit de refuser ou de limiter les commandes.oj de changer ses pi ix, sans preavu Si meutnit Aim tti iOjoun, tilt n-ri:.tri ou rtmtounera tauu fUît ftiwaan un ive Je ftihuMm Seront refusées les annulations après expédiuon.Valide au Canada seulement.121 LA Hoya1 Canadian Monnaie loyale Mmt canadienne ÇanadSj BJ| Les libéraux du Québec n'ont pas oublié.m Les libéraux fédéraux du Québec sont plus désoeuvrés que \u2014 l'on pouvait penser après leur cuisante défaite subie aux mains des conservateurs le 1 septembre dernier.Et ils ne peuvent guère compter sur « leurs collègues » du provincial pour les guider dans leur recherche afin de se retrouver une plate-fprme et remettre sur pied leur organisation.L'opération de séduction que certains d'entre eux ont entrepris le week-end dernier à l'occasion du 23e congrès du PLQ a été prise avec un grain de sel.Et elle a été commentée avec un sourire sarcastique par les organisateurs et conseillers de la formation québécoise.Les libéraux de Robert Bourassa se souviennent.Us n'ont pas digéré le mépris avec lequel les fédéraux, lorsqu'ils étaient au pouvoir à Ottawa, traitaient ouvertement leurs « p'tits frères » du Québec.Les attaques des ex-ministres Jean Chrétien et André Oueliet et l'attitude hautaine et méprisante des Marc Lalonde et Serge Joyal, sont encore très présentes dans les esprits.Ces derniers n'ont jamais hésité à passer M.Bourassa dans la moulinette du ridicule quand il était premier ministre.Claude Ryan, lorsqu'il a pris la relève, avait aussi goûté à la môme médecine, notammant au cours de la campagne référendaire de 1980.Sans argent, avec un membership presque inexistant, n'ayant comme permanence à toute fin utile qu'une secrétaire qui répond au téléphone, les libéraux fédéraux qui ont réussi à survivre à la marée bleue tentent maintenant de se rapprocher de l'organisation provinciale.Une machine qui est resplandissante de santé.Mais ces « retrouvailles » souhaitées par les fédéraux ne semblent pas être pour demain.L'organisateur en chef du PLQ, Pierre Bibeau et le président de la prochaine campagne électorale, i'ex-ministre Fer ncind Lalonde, semblent vouloir faire l'impossible pour que ce maraudage soit voué à l'échec.Ayant trop souvent été identifiés aux fédéraux de l'époque Trudeau, ils ne veulent plus risquer d'en subir à nou veau les conséquences désastreuses au moment où le PLQ a le vent dans les voiles et possède de très bonne chances de reprendre le pouvoir dans quelques mois.Observateurs douteux La présence comme « observateurs » des députés libéraux fédéraux et des candidats défaits a donc été scrutée dans ses moindres détails par ceux qui sont chargés par le PLQ de les éloigner le plus possible des militants provinciaux.Le nouveau député Raymond Garneau a fait une apparition discrète.Le motif qu'il a invoqué était de venir saluer la délégation de ses anciens snpportcurs du comté de Jean-Talon, maintenant représenté à l'Assemblée nationale par Jean-Claude Ri vest.Plusieurs supporteurs de M.Garneau lui pardonnent difficilement de s'être présenté à Ottawa et de ne pas avoir continué à faire équipe avec son ancien patron, M.Bourassa.C'est sans doute aussi pour cette raison que sa visite a été très brève.Marcel Prud'Homme était lui aussi présent.Très identifié à la « gang » de fédéraux indésirables, il s'est contenté, comme cela est devenu une habitude chez lui, de distribuer largement des sourires et des poignées de main.La présence d'anciens députés en quête d'une nouvelle carrière politique, cette fois au Québec, a aussi été remarquée.Il s'agissait notamment de l'ex-ministre des Communications, Francis Fox, d'André Maltais défait par le chef conservatewur Brian Mulroney et de Rémy Buiold.M.Maltais désire pour sa part obtenir l'investiture dans le comté de Duplessis.Il prétend avoir l'appui de certains organisateurs de M.Mulroney.Mais c'est une candidature qui est loin d'enchanter les parmanents du PLQ.Et on serait très soulagé qu'il soit défait lors de la réunion de mise en candidature.Le député fédéral libéral de Sainte-Marie, Jean-Claude Male-part, ex-député de cette circonscription à Québec, a sans doute été celui qui a été le mieux accueilli par ses anciens compagnons d'armes.Pour ce dernier, il n'était nullement question de courtiser le PLQ pour avoir un comté au Québec.Car il estime qu'il serait assez indécent de quitter le PLC au moment ou une réorganisation s'impose.M.Malépart est très bien considéré au PLQ, contrairement à ses anciens collègues.Ami personnel de Pierre Bibeau et de Georges Boudreault et ayant toujours entrenu d'excellentes relations avec M.Bourassa, M.Malépart est toujours considéré comme ûn membre de la famille.Le PLQ n'aurait donc pas d'objection à son retour au sein du parti comme candidat.Et on lui donnerait volontier un comté dans l'Est de Montréal.L'ex-directeur des communications du PLC, Stéphane Chénec, était aussi sur les lieux du congrès.Mais comme l'ancien secrétaire de presse, section francophone, de MM.Trudeau et Turner.Jacques Hudon, il est considéré comme un personnage « indésirable ».Du moins pour le moment.REFORME DU SENAT Ottawa croit à l'appui du Québec s n OTTAWA (PC) \u2014 Le gou-\u2014 vernement fédéral n'exclut pas que le Québec souscrive à son projet de réforme du Sénat même avant d'avoir adhéréà l'accord constitutionnel.Le ministre de la Justice, M.John Crosbie, a indiqué hier qu'il était confiant de voir les provinces se montrer « raisonnables » quant au projet fédéral.Pour Ottawa, il n'est pas question d'abolir la Chambre haute, pas plus que de lui imposer une réforme en profondeur.Interrogé sur l'accueil que réserverait le Québec, qui n'est toujours pas partie de l'accord constitutionnel, aux intentions fédérales, M.Crosbie a rétorqué : « M.Lévesque semble être un de mes très raisonnables amis, ces jours-ci.Qui sait?» Ottawa aura besoin du concours de sept provinces comptant pour plus de 50 pour cent de la population s'il veut réformer le Sénat.Le constitutionnaliste Gérald Beaudoin croit que le gouvernement Mulroney bénéficie d'un contexte politique « beaucoup plus favorable» que les précédents gouvernements pour opérer sa réforme, puisque, déjà, sept des dix provinces sont aux mains des tories.M.Crosbie doit indiquer aujourd'hui au Cabinet les diverses avenues que pourrait emprunter le gouvernement pour que ses projets de loi ne puissent plus être contrecarrés par le Sénat, à majorité libérale.Dans les coulisses du Parlement on signale que l'avenue la plus probable sera d'enlever au Sénat son droit de veto sur les bills monétaires du gouvernement, une réforme similaire à celle appliquée à la Chambre des Lords du Parlement britanique en 1911.La semaine dernière le Sénat mettait fin à un mois d'obstruction sur le projet de loi C-ll, privant le gouvernement d'un droit d'empruter quelque $19,3 milliards.M.Crosbie s'est refusé à préciser le moment où la réforme pourrait être amorcée.Ottawa n'envisage pas d'abolir la Chambre haute, une institution «qui peut être plus utile, et plus conforme à la démocratie ».Dans la série d'options qui s'offrent, le ministre a avoué en privilégier une, mais s'est refusé à présumer ce qu'en fera le Cabinet.Le gouvernement pourrait décider d'agir unilatéralement et de déposer un projet de loi modifiant les pouvoirs des sénateurs.Cependant, ce bill, en vertu de l'article 44 de la Constitution, devrait obtenir l'assentiment du Sénat.Pour M.Beaudoin, le nombre imposant de réformes du Sénat qui ont avorté impose la prudence quant aux chances de réussites actuelles du gouvernement.Il estime que si Ottawa veut toucher aux pouvoirs du Sénat, il n'a pas d'autre voie que l'amendement constitutionnel.Pour modifier des privilèges moins fondamentaux, le fédéral pourrait cependant évoquer l'article 44 de la constitution, mais il aurait alors besoin de l'approbation de la Chambre haute. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985 SEPT ÉVÊQUES ONT CÉLÉBRÉ LES OBSÈQUES Madeleine Ryan a été « totalement femme et totalement chrétienne » H C'est Mgr Paul Grégoire, ar-™ ohevèque do Montreal, qui a présidé, hier, en l'église Saint-Viateur d'Outremont, aux obsèques de Mme Madeleine Ryan, CONRAD BERNIER épouse de M.Claude Kyan.Six autres évoques, dont l'archevêque de Sherbrooke, Mgr Jean-Marie Fortier, ont participé à cette concélébration eucharistique.En présence de la famille de la défunte, du Gouverneur général du Canada, Mme Jeanne Sauvé, du premier ministre Brian Mul-roney, du ministre Guy Tardif, représentant le gouvernement du Québec, d'une forte délégation de députés fédéraux et provinciaux, et de plusieurs centaines de fidèles, les archevêques de Montréal et de Sherbrooke ont tour à tour rendu hommage à « la volonté de présence et à la générosité chrétienne de Madeleine Ryan \u2022.Avant le début de la messe, Mgr Paul Grégoire a affirmé, « au nom de l'Eglise de Montréal », que « Madeleine Ryan avait toujours été présente partout où on a fait appel à son expérience ».Rappelant « sa volonté toujours maintenue de présence à l'Eglise, sa discrétion et sa distinction racée, son respect de l'autre», l'archevêque de Montréal a ensuite souligné que la contribution de Madeleine Ryan au comité laïc d'orientation du conseil diocésain de pastorale, pour ne citer qu'un exemple parmi plusieurs autres, avait été substantielle.En bref, «des services immenses rendus à la communauté ec-clésiale de Montréal, services qui exigent, en ce moment, une prière collective d'admiration et d'actions de grâces ».Après la lecture de l'évangile, l'archevêque de Sherbrooke, Mgr Jean-Mario Fortier, a prononcé l'homélie.Il a bien connu la défunte alors qu'elle militait dans la JICF.Et, l'été dernier, au cours d'une rencontre réunissant de vieux amis et militants du mouvement, Madeleine Ryan, qui se savait condamnée, avait alors manifesté le désir de voir Mgr Fortier assister à ses funérailles et y prononcer l'homélie.L'archevêque de Sherbrooke a alors dit de Madeleine Ryan qu'elle avait été « totalement femme et totalement chrétienne ».« Elle nous laisse, a-t-il dit, l'exemple et le souvenir d'une foi vraiment incarnée.La foi de Madeleine Ryan s'est constamment traduite par des oeuvres.Le test absolu d'une foi authentique, c'est cette attention continue et généreuse au prochain.» Des centaines de fidèles ont ensuite communié et, à l'issue de la concélébration, Mgr Grégoire a présidé à l'absoute.L'inhumation a eu lieu au cimetière de Saint-Philippe d'Argenteuil après un libera â l'église paroissiale de Saint-Philippe.Agée de 5ii ans.Mme Madeleine Ryan, épouse de M.Claude Ryan, député d'Argenteuil.directeur du quotidien LE DEVOIR de l!ir.:) à l!)78.ancien chef du Parti libéral du Québec, est décédée jeudi dernier à son domicile d'Outremont.photos Bernard Brauit, IA PRESSE\" M.Claude Ryan en compagnie de sa fille Thérèse et de l'un* de ses fils.VINGT ANS DE COOPÉRATION FRANCE-QUÉBEC Robert Bourassa sera absent des cérémonies de commémoration à cause d'un imbroglio protocolaire Le premier ministre Brian Mulroney a assisté aux funérailles de Mme Madeleine Ryan.I QUEBEC (PC) \u2014 A cause ™ d'un imbroglio protocolaire, l'ancien premier ministre et chef du Parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, n'assistera pas aujourd'hui à la commémoration des 20 ans de coopération entre la France et le Québec.Avec son avant-projet de loi sur le régime de négociation du secteur public, le gouvernement est en train, par un coup de force sans précédent, de trahir les droits les plus fondamentaux des travailleurs et travailleuses du secteur public.On veut les priver du droit de négocier sur toutes les questions vitales.tel agissement aura des répercussions catastrophiques pour les autres travailleurs(euses) et pour l'ensemble de la population en général.D'abord, les services offerts à la population vont se dégrader considérablement.Ensuite, le patronat du secteur privé sera bien tenté de suivre le mauvais exemple du gouvernement et on pourra remettre en question des conditions de travail (congé de maternité, régimes d'assurance, régimes de retraite) qui ont profité aux autres travailleurs(euses) dans le passé.Nous sommes toujours disposés à discuter avec le gouvernement, sur la place publique, de tout projet d'amélioration du régime de négociation qui reipgcle.le droit à la négociation.Oui à la négociation.Non au décret.C'est clair?SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES PROVINCIAUX DU QUÉBEC.mm m Membre do kj^rolition peur lo droit de négocier.ft A la permanence du Parti libéral hier, on soutenait que M.Bourassa n'a pas reçu d'invitation pour cette cérémonie qui doit reunir les anciens premiers ministres ou leurs veuves ainsi que les ministres, délégués et représentants de tous les milieux engagés dans la coopéra ion France-Québec.Au service du protocole du ministère des Relations internationales, Mme Pierrette Grenier a affirmé qu'un carton d'invitation avait bel et bien été envoyé à M.Bourassa.Pressée de préciser à quelle adresse, elle donne le bureau Claurémiand Ltée, rue Sherbrooke ouest à Montréal.Il s'agit du point de chute montréalais de M.Bourassa avant qu'il accede à la direction du Parti libéral, à l'automne 83.Ignorant cette information, Mme Grenier a rappelé la Presse canadienne par la suite pour faire savoir qu'elle s'était confondue en excuses â un attaché du chef libéral à la permanence du parti, au nom du chef du protocole M.Lucien Vallières.Elle a précisé également que le changement d'adresse sur les listes du protocole était maintenant fait.«J'accepte leur erreur, tout le monde en commet et je n'en fais personnellement aucun cas », a déclaré M.Bourassa, joint par La Presse canadienne.« Malheuresusement, je ne peux accepter la responsabilité de ne pas être là demain », a-t-il ajouté, précisant qu'à moins de 24 heures d'avis, on ne peut laisser tomber des engagements.Le chef libéral doit renconter aujourd hui des étudiants du Cégep Saint-Jérome ainsi que des représentants ci11 monde syndical et municipal.Troisième fois C'est la troisième fois que M.Bourassa, seul ancien premier ministre du Québec encore en vie, éprouve des difficultés ;i se faire inviter dans des cérémonies protocolaires avec la France, organisées par le gouvcrn\"menl du Québec.Lors de .'a visite do premier ministre français Laurent Fabius à l'automne, son nom avait été retire de ia liste des invités du Que; bec, sur directive du cabinet de M.Lévesque.On avait alors es pliqué à la presse avoir invité le chef de l'Opposition, M.Gérard D.Lévesque.mais pas les chefs de parti qui ne siègent pas a l'As semblée nationale.M.Bourassa avait quand même obtenu un entretien privé avec M.Fabius et ti était au nombre des convives au diner d'honneur offert par la France dans le cadre de cette visite.La même ~>ituation s'était produite lors de la venue de M.Pierre Mauroy en 1982.Comme en témoigne l'invitation de M.Fabius et l'entretien privé avec M.Jacques Chirac lors de son passage au Québec l'été dernier, M.Bourassa cultive de bons liens avec la classe politique française.A Paris le 5 décembre 1971, M.Bourassa, alors premier ministre du Québec, avait signé avec son homolgue français M.Chirac un accord quinquennal portant sur lu coopération industrielle, la mobilité d\" main-d'oeuvre, les richesses na turelles et les communications.La cérémonie de commémoration des 20 ans de coopération se déroulera simultanément à Québec et à Paris Gendron repousse la proposition des enseignants mt QUEBEC (PC) \u2014 Le minis-\u2014 Ire de l'Education François Gendron a opposé hier un fin dt non-recevoir à la proposition de négociations sur la tache des enseignants, formulée fin janvier par deux syndicats affiliés à la CEQ.M.Gendron tient néanmoins à « garder le dialogue ouvert avec les enseignants » et a désigné à cet effet des représentants gouvernementaux chargés d'étudier, en compagnie des élus syndicaux et des directions de commission scolaire concernées, les autres demandes syndicales qui avaient été faites en janvier.Les deux syndicats proposaient au gouvernement d'ouvrir des négociations en vue de la signature d'une convention collective qui serait substituée aux conditions de travail actuellement imposées par décret.Le ministre affirme que l'impact budgétaire des revendications syndicales ne lui permet pas ««d'espérer que nous puissions en arriver éventuellement à une entente satisfaisante »; ¦ La chronique de Pierre Foglia ne paraît pas aujourd'hui.Elle sera de nouveau publiée jeudi. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 MARS 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY ' ^.éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information ' JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Ouvrir la porte aux Japonais Le président Reagan a annoncé qu'il ne demandera plus au Japon de limiter volontairement ses exportations de voitures aux États-Unis.Le Canada, qui bénéficie aussi d'un contingentement librement accepté, devrait emboîter le pas aux États-Unis pour ensuite se concentrer sur la recherche dune véritable solution aux problèmes de l'industrie automobile.À la longue, cette dernière doit se montrer capable de vendre ses produits n'importe où dans le monde; elle ne doit pas compter sur des artifices qui empêchent de nombreux Canadiens d'acheter la voiture qu'ils préfèrent.Pour les États-Unis, la décision n'était pas facile à prendre car le pays souffre d'un énorme déficit de la balance commerciale à cause de la force du dollar.Ce sont justement les industries traditionnelles, comme l'acier, proches de l'automobile, qui sont les plus exposées à la concurrence étrangère.Néanmoins, le président Reagan reste un partisan du libre-échange et s'efforce de faire échec aux tendances protectionnistes qui se font sentir à Washington.Pour le Canada, la situation est à la fois plus facile et plus difficile.L'industrie canadienne de l'automobile a connu quelques excellentes années.La balance commerciale avec les États-Unis est excédentaire grâce au fait que le Canana fabrique surtout de grosses voitures qui retrouvent la faveur des Américains.Par ailleurs, la baisse du dollar canadien donne un avantage supplémentaire aux fabricants canadiens par rapport à leurs concurrents américains.Cependant, le Canada est un bien petit marché pour l'industrie japonaise de l'automobile.Alors que les Américains peuvent monnayer leur libéralisme en érigeant des investissements de nouvelles technologies dans l'industrie américaine contre l'accès sans restrictions à leur marché, le Canada ne peut pas avoir les mêmes prétentions et doit faire preuve de plus de diplomatie pour obtenir le même résultat.Si l'enjeu est surtout de maintenir une industrie concurrentielle et un haut niveau de l'emploi, il faut reconnaître qu'il ne s'agit pas d'un problème bilatéral entre le Canada et le Japon.En effet, I industrie canadienne produit surtout pour le marché américain et sa santé dépend de sa capacité de produire les voitures que les Américains réclament.Le contingentement volontaire des exportations que les Japonais s'étaient imposé était surtout important pour le Canada par le tait qu'il protégeait le marché américain.Dès que les Américains renoncent à cette protection, l'industrie canadienne est de nouveau livrée à ia concurrence libre.Même si le Canada continue à tirer avantage du goût des Américains pour les gressas voitures, l'industrie canadienne devra se moderniser pour devenir aussi productive que l'industrie japonaise et lui faire concurrence directement.I! est alors important d'encourager les fabricants japonais à investir au Canada, d'y apporter leur technologie et d'augmenter le contenu japonais des voitures canadiennes.Le Canada bénéficierait ainsi de la création de nouveaux emplois et de l'assurance d'un contenu canadien dans les voitures japonaises vendues ici.En renonçant au contingentement des exportations japonaises, le Canada ferait un geste de bonne volonté.Le plus important restera cependant encore à faire: il faudra convaincre les grandes compagnies américaines que la japonisation de leur industrie doit se faire aussi au Canada et pas seulement aux États-Unis.Frédéric WAGNIÉRI Touche pas à mon génocide! Il y a des gens qui pensent que la Terre est plate.Sauf erreur, il existe même une association formée pour la défense de cette thèse.Faut-il fusiller ces ignorants?Faut-il les mettre en prison, les déporter?Remarquez que les photographies obtenues par les procédés les plus modernes n'ont pas convaincu ces hérétiques que notre planète est ronde.À Toronto, on vient de trouver coupable un homme du nom de Zundel, accusé d'avoir «distribué de la littérature antijuive».Il risque la prison.Des adversaires particulièrement acharnés de cet individu voudraient le déporter.Zundel avait mis en doute la réalité du génocide perpétré par les nazis.Dans l'état actuel de nos connaissances; dans l'état actuel de la science historique, il ne fait aucun doute que les Juifs ont été persécutés sous Hitler, qu'ils ont été piétines, torturés, que tout a été fait pour les éliminer.De dire le contraire, d'écrire le contraire est tenu à peu près universellement pour l'expression d'une opinion erronnée.L'opinion erronnée relè-ve-t-elle du crime?Il va sans dire que Zundel ne gardait pas ses opinions pour lui seul, qu'il est accusé d'avoir disséminé des opinions dangereuses.Dangereuses pour qui?Sans doute pour ceux dont, délibérément, il nie les malheurs passés.Dans quelle intention perverse?On ne va pas perdre un temps infini à peser des oeufs de mouche, à se demander, après coup, si le procès Zundel aurait dû avoir lieu ou non, si M.Zundel a voulu réhabiliter la mémoire de M.Hitler; si, tout compte fait, il n'eût pas mieux valu que Zundel ne fût jamais né et si rien n'urge plus que de le renvoyer dans son Allemagne natale.Mais il devrait rester permis de dire ceci: beaucoup de Canadiens commencent à en avoir assez de voir leur pays servir de paillasson à des apatrides de toute origine, plus soucieux de régler des comptes personnels ou collectifs que de construire ce pays.En attendant que soit connue la sentence réservée à Zundel, le gâchis risque de s'étendre.Les Acadiens ont-ils été déportés en 1755?Ou ont-ils été simplement «transportés»?Celui qui irait soutenir que les Acadiens ont été «transportés», et non «déportés», ne se ferait-il pas le véhicule de la haine et ne mériterait-il pas de ce fait la prison?On disait et on écrivait beaucoup naguère que le Québec est « priest-ridden » (gouvernement de prêtres).Cette affirmation, inlassablement répétée à des oreilles protestantes, ne revenait-elle pas à semer la haine, à tout le moins la méfiance, et n'aurait-elle pas dû valoir à ses auteurs des peines de prison?Même s'il était vrai qu'en 1935 le clergé avait la main partout?Ce n'est pas tout.Parlons un peu de l'Arménie.Si, me rangeant du côté des Turcs, j'affirme que jamais les Arméniens n'ont été victimes d'un génocide, qu'il est donc faux de prétendre qu'un million et demi d'entre eux ont disparu en 1915, est-ce que je ne mets pas ma plume au service de la haine?Aberrant, dira-t-on.Pourquoi aberrant?Si toute polémique est interdite, elle est interdite pour tous.L'affaire Zundel a apporté la preuve que, sous prétexte de débusquer et de contrer des entreprises malveillantes, on risque de jeter le bébé avec l'eau du bain et de réprimer la liberté d'expresè^n.\" ?/ Otiy CORMIIR (Tous droits réservés) Marcel Adam jtW Les USA ne s'intéressent pas au Canada, Dieu merci! Les Américains ne s'intéressent pas au Canada et beaucoup de Canadiens en éprouvent un grand agacement.Comment les Américains peuvent-ils être aussi indifférents à l'égard d'un aussi bon client, d'un allié aussi sûr, d'un voisin qui ne cache pas, lui, son intérêt, voire même sa fascination pour tout ce qui se passe chez eux?Les peuples comme les individus aspirent presque tous à susciter l'intérêt de plus fort qu'eux.Cette attitude est bien humaine mais pas toujours raisonnable.Le premier ministre Brian Mulroney vient de montrer qu'il n'est pas lui non plus sans ressentir un certain complexe d'infériorité à l'égard des Américains.Une dépêche nous apprenait vendredi dernier que, dans une interview au magazine américain Parade, M.Mulroney déplore que nos voisins du sud ne s'intéressent pas au premier partenaire commercial et allié des États-Unis.(Il fait cependant exception du président Reagan, qui est «très bien informé» sur le Canada.) «Nous recevons moins d'attention que Cuba, le Nicaragua, le Salvador ou un pays quelconque, a dit le premier ministre canadien.Pour qu'on parle de vous à Washington, a-t-il ajouté, il faut être ou bien Wayne Gretsky ou bien une bonne tempête de neige.» Selon lui pas un Américain sur 50 ne mentionnerait le Canada si on leur demandait quel est le principal partenaire commercial des États-Unis.Je me demande combien de Canadiens mentionneraient les États-Unis si on leur posait inversement la même question.Malgré le grand intérêt qu'ils portent aux États-Unis, j'imagine que la plupart des Canadiens ont l'impression d'être des clients plutôt que des fournisseurs des États-Unis.Ce qui me surprend c'est qu'on s'étonne de cette indifférence des États-Unis à l'égard du Canada.Pourquoi s'intéres-seraient-ils à un voisin paisible, à un allié sûr qui ne leur porte ombrage en rien'.' Tous les pays qui vivent en paix et en harmonie avec un voisin plus puissant sont l'objet d'une telle indifférence.En Europe occidentale, le Luxembourg, la Suisse, voire même la Belgique, sont-ils, de la part de la France et de l'Allemagne fédérale l'objet d'un intérêt plus grand que celui que portent les États-Unis au Canada?Les peuples ne s'intéressent vraiment qu'aux voisins plus puissants qu'eux et, exceptionnellement, aux nations plus faibles dont l'instabilité politique, l'orientation idéologique ou une exceptionnelle réussite économique t'ont craindre pour leur sécurité ou leurs intérêts.M.Mulroney a mentionné avec envie Cuba, le Nicaragua et le Salvador.Mais ces pays intéressent les Américains pour des raisons évidentes.S'il se passait au Canada ce qui se passe dans ces contrées, les Canadiens, et M.Mulroney le premier, trouveraient que les Américains nous prêtent beaucoup trop d'attention et rêveraient de l'indifférence dont ils se plaignent aujourd'hui.Il fut un temps, pas si lointain, où le Canada trouvait que les États-Unis s'intéressaient beaucoup trop à lui.C'était à l'époque où beaucoup d'Américains, même au plus haut niveau, anticipaient de faire de l'Amérique du Nord un seul pays.Une ambition qui a compté pour beaucoup dans la formation de la fédération canadienne.Il n'y a pas longtemps les Américains ont recommencé à s'intéresser au Canada.Après l'élection du Parti québécois et durant toute la période pré-référendaire on a beaucoup par- lé du Canada chez nos voisins '.' du sud.Parce que les Améri cains étaient inquiets de l'ac cession au pouvoir d'un parti réputé socialiste et voué a briser le Canada.Les plus para:.noïaques tremblaient à l'idée de voir un autre Cuba s'enraciner au nord de leur frontière.Mais en temps normal le Canada suscite très peu d'intérêt, pour les Américains.Il se.passe chez nous peu de choses-dignes d'alerter la curiosité d'un peuple qui a beaucoup d'autres chats à fouetter sur les plans intérieur et extérieur.L'ex-premier ministre Trudeau avait à cet égard une attitude plus réaliste que celle de M.Mulroney.Je ne me souviens pas l'avoir entendu se plaindre de l'indifférence des Américains à notre endroit.^ Sauf une fois: dans son discours prononcé devant le Congrès, après la victoire péquis-te, il a invité les Américains, à' ne pas se montrer indifférents au phénomène séparatiste.; Mais règle générale il a mis en' pratique ce qu'il énonçait peu,' de temps avant son départ et., que je cite de mémoire: un nain a souvent intérêt à être-ignoré d'un géant.Comme la souris qui se porte bien quand le chat dort.LECTURES Quand la psychologie parle d'insomnie et de migraines En moins de dix ans, les «ogues» ont été chassés de l'avant-scène par les «iques».Le règne de la technique et de l'informatique est incontestable et incontesté; psychologues, sociologues, politicolo-gues et autres «ogues» du même acabit sont entrés dans l'ère de vaches maigres.Gérald LoBlanc Mais toute règle comporte ses exceptions; c'est même une soupape essentielle, particulièrement pour les nouvelles vagues qui transforment le tissu même des sociétés.Il n'est donc pas surprenant que l'information et les biotechnologies, les deux nouvelles mamelles des sociétés post-industrielles, cohabitent avec la psychologie, l'heureuse survivante de l'âge d'or des sciences hmaines.Contrairement aux autres sciences de l'homme, la psychologie possède en effet, en ces temps de conservatisme, le grand avantage de s'adresser à l'Individu plutôt qu'aux sociétés.Et les sociétés ont beau parler productivity et technique, l'individu continue'* se débat- tre dans le monde de l'insomnie et des migraines, des émotions et des sentiments, de l'identité et de la santé.Une santé qu'on accompagne d'ailleurs de plus en plus d'une coloration «mentale», même devant les tribunaux où aboutissent de plus en plus diverses pointes de l'iceberg des nouvelles maladies du siècle de l'Information (c'est ainsi semble-t-il qu'il faille appeler l'ère post-Industrielle).Mais le problème avec la psychologie c'est que la documentation disponible est souvent trop ou trop peu vulgarisée.Entre la chronique utilitaire des médias et le propos jargonneux des journaux scientifiques, il n'y a guère de moyen terme pour l'honnête homme cultivé, qui veut se renseigner sans se spécialiser.Bonne nouvelle pour ce généraliste invétéré: les Presses de l'Université du Québec viennent de lancer une collection de monographies de psychologie.On annonce ces monographies comme un genre intermédiaire entre l'article scientifique et le livre.Les deux premières parutions portent sur l'insomnie et l'alcoolisme chez les femmes.On annonce déjà des publications sur la santé mentale, la personnalité, la gj^derle, 'es émotions, les habilités parentales, les migraines et la neuropsychologie.Les deux premières monographies (insomnie et alcoolisme chez les femmes) sont bien documentées, bien présentées et agréables à consulter.Mais elles sont hélas un peu trop modestes, trop sobres, du moins au goût du consommateur habitué à l'excitation perpétuelle de notre monde audio-visuel.Peut-être que la collection vise tout bonnement le milieu universitaire à qui l'on veut fournir des documents de base, des manuels résumant les grands acquis sur un sujet donné.On ne peut d'ailleurs trop blâmer les psychologues, particulièrement ceux de tendance humaniste, de jouer très serré, de coller de près aux données empiriques vérifiables.Ne les blâme-t-on pas en effet depuis dix ans de dire n'importe quoi, de flotter dans l'univers du subjectif et de l'a peu près.On ne pourra répéter cette rengaine aux auteurs des monographies sur l'Insomnie et l'alcoolisme chez, les Québécoises.Toujours sur la psychologie et toujours aux Presses de l'Université du Québec, il faut aussi mentionner la parution d'un Invyitalre des psychotérapies offertes actuel1' Iement au Québec: Guide des nou'\"' velles thérapies.On y donne la parole à une vingtaine de praticiens\" qui décrivent brièvement leur méthodes et les objectifs visés.Il est\" assez révélateur de trouver en sous-titre le message suivant: les, outils de l'espoir.Il s'agit d'un\" guide précieux pour tous ceux quJI font appel aux service des psycho-thérapeutes.Il s'agit aussi en quel-\"! que sorte d'un contre-poids â l'ouvrage publié en 1983 par les Presses de l'Université du Qué'r bec: «Psychotérapies: Attention!» Ce volume jetait un regard' critique sur le boom des psychothérapies.C'était bien de le faire et c'est bien dans le Guide qui.vient de paraître de laisser entendre l'autre son de cloche.Presses de l'Université du Québec;- ' Collection Monographies de psychologie: L'insomnie, traitement' comportemental, par Hubert La-' douceur et Yves Gros-Louis, 62 pa-\" ges: 2.Les femmes et l'alcool en\" Amérique du Nord, par Louise Na-deau, Céline Mercier et Lise Bour- '\u2022 geols, 180 pages.¦ih avivant toKrfr» WiSWénwjf Uvn nom.o*«mi it mmm> *f» iA WtJJ' .V/i\u201e-isc pat à pMitr louHt ht htfm r*fot«, ni À ntovmèt JM hnm, ntonvunti ov avtrvi àocuivenh non pvblié*.L'ttutêvr ouvm» t'tniUr* rotpomabiilti «V *#» ojk'iwnii.Tout w> r*te**Hmt fa p*n*é* 4* t'qwttw, tA hSSSC t» réttrvm h àrok d'dWgy It Si pc«»fW# «Vrir* à h m«hto», à cfovMi InHriigp*.PrUf é'o**,t*r vot httnt «xnmt wfc .Trihvrm htm,, IA HtaSt, C.f>.4200, «wee Mom
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