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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publireportage. L'année internationale de la jeunesse
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1985-02-02, Collections de BAnQ.

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[" CIA Le gouvernement du Québec offre $9,4 millions aux jeunes gouvernement du Québec, il y a unanimité: 'Année internationale de la jeunesse doit appartenir aux jeunes.« Ils en seront les acteurs et les artisans», dit le ministre responsable de rAU, M.Michel Clair.Pour cela, le gouvernement consacrera $9,4 millions à un programme de subvention ouvert à tous les jeunes de 15 à 30 ans, afin qu'ils puissent réaliser les projets qui leur tiennent à coeur.« Nous voulons donner l'occasion et les moyens aux jeunes de faire cette année à leur goût et à leur manière», ajoute Mme Claude Vanasse, coordonnatrice de r AU au Secrétariat à la jeunesse.« On veut que cette année permette aux jeunes de se faire valoir et de se faire entendre; qu'elle contribue à leur insertion dans tous les secteurs d'activité et amène les principaux agents socio-économiques à se concerter pour faire une place aux jeunes.» On espère aussi que cette année sera l'occasion pour les jeunes Québécois de s'ouvrir sur le monde.\u2014> -o c o- ! «5 en -n m-< m to \u2022o 00 o> -Q CO o L'Organisation des Nations-Unies (ONU) a décrété 1985 année internationale de la jeunesse avec les trois thèmes de Paix, Participation et Déve/oppement.Au Québec, cette thématique s'exprime plus concrètement à travers les valeurs et les préoccupations des jeunes.La paix, c'est l'ouverture sur le monde, la coopération, le dialogue Nord-Sud, la tolérance et la qualité de la vie.La participation, c'est l'engagement des jeunes dans leur milieu de vie, la reconnaissance de leurs initiatives et la responsabilisation de toute la société.Le développement, c'est un changement des mentalités et des attitudes, un regard positif vers l'avenir, l'amélioration de l'environnement, l'accès au travail, l'innovation et le développement de l'individu.Ainsi, le gouvernement souhaite que 1985 soit un moment privilégié, qui permettra aux jeunes d'exprimer leur créativité et de mettre en branle, de concert avec les divers agents sociaux, des réalisations dont les retombées se répercuteront bien au-delà de l'Année internationale de la jeunesse.As-tu un projet?Le Secrétariat à la jeunesse assurera la gestion du programme de subvention et ses responsables régionaux en poste dans les différente régions ciu Québec pcurrcnt aider les jeunes à élaborer leur projet.En ce moment, les projets présentés avant le 15 janvier 1985 sont à l'étude.Cependant, les jeunes peuvent encore présenter des projets jusqu'au 15 avril, date limite.« Les projets élaborés dans le cadre du programme de subvention doivent inclure des jeunes dans toutes les étapes de réalisation et s'adresser majoritairement à des jeunes», explique Mme Vanasse.Pour présenter un projet, les jeunes peuvent se regrouper dans une corporation sans but lucratif ou s'associer à un organisme du même genre déjà existant.Ils peuvent lancer des projets dans tous les coins du Québec et dans toutes les sphères d'activité.Trois types de projets peuvent être subventionnés dans le cadre du programme: les projets régionaux, les projets nationaux et les projets internationaux.Les projets locaux et régionaux seront analysés par des comités régionaux de sélection composés de jeunes et d'adultes du milieu.La subvention peut couvrir tout lebudget prévu, jusqu'à concurrence de $15000.La somme de $5,2 millions sera affectée à ce volet du programme afin de permettre aux jeunes de toutes les régions du Québec de participer à I\"AU dans leur milieu.Les projets nationaux et internationaux seront analysés par un comité regroupantdes représentants du Secrétariat à la jeunesse et des différents ministères.Ils pourront recevoir 50 p.cent du budget prévu, jusqu'à concurrence de $50000.Mme Claude Vanasse, coordonnatrice de l'Année internationale de la jeunesse.L'édition 1985 du calendrier des fêtes des communautés culturelles, publié par le ministère des Communautés culturelles et ds l'Immigration, est principalement axée sur l'Année internationale de la jeunesse.Pour ceux et celles dont l'année débute en février et qui voudraient se procurer des exemplaires du calendrier.On téléphone au 873-4546.Le premier projet à avoir reçu une subvention est le groupe IMAJ (Initiative d'un mouvement d'animation jeunesse) qui .coordonnera une Semaine québécoise de la jeunesse en octobre dans treize régions différentes, à partir des intérêts et des goûts des jeunes de chacune de ces régions.IMAJ publiera également un journal mensuel, Hors d'ordre, fait pour et par les jeunes, en plus de quatre numéros spéciaux et d'un bottin de la jeunesse regroupant toutes les associations de jeunes.Le Festival de création jeunesse a aussi reçu une subvention pour organiser un festival à Montréal.Des jeunes de partout au Québec viendront participer à cet événement qui a pour but de stimuler la création chez les jeunes dans toutes les activités culturelles.De plus, le Festival organisera un colloque à l'automne 1985, préparera une série d'émissions de télévision en collaboration avec l'Université de Montréal et produira des cahiers techniques et bulletins d'information pour les jeunes créateurs.Chanson et affiche En plus d'administrer le programme de subvention de l'Année internationale de la jeunesse, le Secrétariat à la jeunesse a lancé un concours de Chanson Thème dont la date limite d'inscription était fixée au 18 janvier 1985.Plus de 150 jeunes ont participé à ce concours.Un jury de sélection a choisi trois chansons finalistes parmi lesquelles sera choisie la chanson thème de l'Année internationale de la jeunesse à la mi-février.Enfin, pour permettre aux jeunes Québécois d'illustrer à leur façon les thèmes de l'Année internationale de la jeunesse, un concours de conception d'affiches a été lancé.La date limite de remise des maquettes était le 1er février.Là encore, un jury de sélection primera des affiches dans les deux catégories du concours, soit: étudiante et professionnelle.Les visiteurs du Salon international de la jeunesse de Montréal pourront admirer les affiches finalistes parmi lesquelles sera choisie l'affiche thème de l'Année internationale de la jeunesse.H LUTTONS CONTRE NOS PRÉJUGÉS ET FAISONS Ministère des Communications Président du Conseil du Trésor et ministre délégué à l'administration, M.Michel Clair est également ministre responsable de l'Année internationale de la jeunesse.De plus, il s'est vu confier la présidence du comité ministériel sur l'emploi des jeunes.Ce comité formé à l'occasion de l'Année internationale de la jeunesse devra trouver des moyens, des méthodes et des programmes pour favoriser l'intégration des jeunes au marché de l'emploi.Le comité ministériel sur l'emploi des jeunes regroupe, outre le ministre Clair, les ministres des Affaires sociales, Guy Chevrette, de l'Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie, Yves Bérubé, de l'Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron, du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Jacques Brassard, de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, Pauline Marois, de l'Éducation, François Gendron, et du ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation, Robert Dean.PLACE AUX JEUNES! Michel Clair Le ministre responsable de l'Année internationale de la jeunesse, M.Michel Clair, souhaite que 1985 s'inscrive dans I histoire du Québec comme une année de consolidation et de réorientation quant à la place des jeunes dans notre société et quant aux améliorations nécessaires à la condition de la jeunesse.Il veut aussi profiter de cette année pour mobiliser toute la société sur la condition des jeunes.« Le Québec a saisi l'Année de la femme et l'Année de la personne handicapée non seulement comme des événements; il en a surtout profité pour sensibiliser toute la société à l'amélioration do leur condition.C'est dans ce sens-là que nous devons travailler.Cette année est la responsabilité collective et individuelle de chaque citoyen à l'égard de la jeunesse.Il faut que l'impact créé en 1985 soit permanent », dit le ministre.Pour obtenir des effets permanents, il lui apparaît nécessaire de coordonner les efforts gouvernementaux et de s'assurer la collaboration de plusieurs ministères.C'est la raison d'être du comité ministériel sur l'emploi des jeunes, qui veut amener une prise de conscience à tous les paliers en vue de faire une place aux jeunes.Bien avant d'être ministre responsable de l'Année internationale de la jeunesse, Michel Clair se préoccupait de la situation des jeunes.Etant le plus jeune député élu en 1976 et le plus jeune ministre de l'histoire du Québec (il fut nommé ministre du Revenu à l'âge de 29 ans, en 1979), il s'est toujours senti la responsabilité de défendre les jeunes et de véhiculer leurs revendications.Il est convaincu que la contribution de la jeunesse à notre société pourrait être encore plus grande.Pour ce faire, le ministre a des idées précises.« À long et à moyen terme, dit-il, il faut créer des emplois, réorienter les jeunes en difficulté sur le marché du travail.C'est une priorité politique mais aussi sociale et économique.Il faut aller au-delà de la prise de conscience des problèmes et déployer toutes nos énergies pour trouver des solutions.Les adultes sont conscients des problèmes d'emploi pour les jeunes mais ils ne savent plus quoi faire.Ils sont dans un état de désarroi et d'impuissance.Notre rôle en tant que gouvernement est d indiquer la voie, de faire preuve de leadership.» À court terme, c'est-à-dire tout au long de l'année 1985, le ministre a aussi un objectif très précis.Il veut offrir une tribune aux jeunes, leur permettre de s'exprimer, de prendre leur place et de se faire connaître.« C'est le sens de notre programme de subvention.Le Québec consacre $9,4 millions à ce programme qui souligne de façon particulière l'Année internationale de la jeunesse, presque autant que la France qui, avec une population plus importante, y consacre $10 millions.» Le gouvernement a refusé de tomber dans le piège d'organiser une grande fiesta pour les jeunes.Il a aussi refusé de donner le monopole de l'organisation de cette année à un groupe ou de créer une corporation chargée d'administrer le budget.« Nous voulons favoriser la participation du plus grand nombre et susciter la contribution du milieu.Cette année appartient aux jeunes et nous devons leur donner les moyens de la faire à leur image et selon leurs aspirations.» En cette Année internationale de la jeunesse, M.Michel Clair veut opérer un virage psychologique et faire disparaître certains préjugés.« Nous avons une jeunesse exceptionnelle.Nos jeunes ont tout pour prendre la place qui leur revient: la qualité, la compétence, le nombre (ils sont plus de 2 millions de moins de 30 ans).Les adultes devront accepter de leur laisser de la place.» Le ministre déplore la tendance des adultes à juger les jeunes selon leurs critères et leurs valeurs à eux.« Le contexte a changé.Les jeunes font peut-être plus de fautes de français que leurs aînés mais ils sont plus aptes à tirer parti de l'informatique.Les jeunes ont une formation différente de la nôtre mais ils sont tout aussi compétents.Ils sont préparés pour faire face à l'avenir.» M.Michel Clair lutte depuis longtemps contre les préjugés.Chaque fois qu'il entend dire que notre jeunesse est le fruit d'un réseau scolaire inadapté, que les diplômes ne valent rien, que les jeunes sont mal qualifiés et mal préparés à occuper un emploi, il sursaute.« Il y a des préjugés qui persistent dans l'esprit des adultes au sujet de la jeunesse et sa capacité de prendre la relève et de définir des solutions nouvelles aux problèmes de notre société.» « Ce qui est vrai, dit le ministre, c'est que la jeunesse québécoise est plus instruite que la génération précédente et aussi plus compétente.Des milliers de jeunes sortis de nos collèges et de nos universités contribuent activement au développement du Québec.Il faut faire valoir les réussites de notre jeunesse, leur redonner la fierté d'être jeunes.Nous avons une jeunesse exceptionnelle qui a tout en main pour changer et améliorer notre société.» Le ministre en veut pour preuve les réussites de nos jeunes dans tous les domaines, aussi bien en musique qu'en affaires où les jeunes créent et innovent sans cesse.Il suffit de regarder le nombre de jeunes de moins de 30 ans qui créent leur entreprise et participent au développement économique.Sans compter que les compagnies d'informatique font appel aux jeunes pour créer et expérimenter la nouvelle technologie.« Je vois les problèmes, dit le ministre, mais je refuse de ne voir que les problèmes.La situation des jeunes n'est pas tragique ¦o c o- 1 Q O C k o z -< TO m-> en > < m 70 \u2022G 00 o en o -»-.w O a o a.CO rs.> ¦at u.CN 5 UJ < mJ < ¦111 t- z o comme on le laisse souvent entendre.C est vrai qu'il y a manque d emploi pour les jeunes, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'emploi.C est vrai qu'il y a pius de jeunes en difficulté en ce moment qu'il y a vingt ans.Mais ce n est pas vrai qu'il y a une génération de sacrifiés.» Le ministre Clair distingue trois groupes de jeunes.Le premier groupe et celui dont on entend le plus parler, ce sont les jeunes en difficulté.Us ont décroché, n'ont pas complété leur formation et ne trouvent pas d emploi.Ils sont marginaux et bien souvent bénéficiaires de l'aide sociale.« C'est la responsabilité du gouvernement de leur donner une formation, de trouver les mesures appropriées à leur réinsertion sociaie.» Le deuxième groupe qui représente au moins 75 p.cent de la jeunesse québécoise, ce sont les jeunes dont on n'entend jamais parler.Ils n'ont pas de problèmes majeurs.Ils sont motivés et réussissent bien à l'école, terminent leur formation académique, trouvent un emploi et travaillent.«Dans son immense majorité, la jeunesse québécoise est aux études et au travail.C'est une jeunesse active et volontaire », dit le ministre.Et c'est particulièrement à eux qu'il pense lorsque M.Clair préconise le viiage psychologique et la lutte contre les préjugés.« Ils ont besoin que la société cesse de les dénigrer, de les décourager, de miner leur confiance en eux par des préjugés qui n'ont aucun fondement.À ces jeunes qui ont du talent, de la compétence et de la créativité, le gouvernement doit offrir un contexte plus stimulant.La société doit leur offrir un climat plus positif.Cela demande une plus grande ouverture envers les jeunes et leurs idées.Nous devons écouter ce qu'ils ont a dire et examiner les solutions qu ils proposent.» Quant au troisième groupe, ce sont les jeunes qui n'ont pas de difficulté personnelle, qui ont achevé leur formation mais qui, à cause du contexte économique, ont du mal à trouver un emploi.«Pour eux, le gouvernement doit poursuivre son objectif d'emploi, trouver une solution a leur insertion sur le marché du travail.Et c'est dans la croissance économique que réside encore la meilleure solution de l'emploi», conclut le ministre responsable de l'Année internationale de la jeunesse.B Grâce au programme PECEC DES JEUNES CRÉENT LEURS PROPRES ENTREPRISES Le programme PECEC vise à appuyer les jeunes qui veulent créer une entreprise.L'aspect communautaire de l'entreprise est très important.Outre leur jeune âge et leur sens des affaires, Alain Ménard, Sylvain Savard, Daniel Saint-Onge et Danny Lavy ont quelque chose en commun.Ils ont reçu une subvention dans le cadre du volet jeunesse du programme PECEC (programme expérimental de création d'emplois communautaires).Cela leur a permis de créer leur propre entreprise et d'offrir du travail à d autres jeunes de leur milieu.Le programme de création d'emplois permanents PECEC est sous la responsabilité du ministre de la Main-d'eeuvre et de la Sécurité du revenu et il est administré par l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).PECEC vise à appuyer tous ceux et celles qui veulent investir dans la création ou l'expansion d'entreprises qui créent des emplois permanents et qui présentent des chances sérieuses d'autofinancement après deux ans.Pour le volet jeunesse, les critères d'admissibilité sont assouplis, la mise de fonds exigée est moins élevée et il existe une plus grande ouverture quant au type d entreprise.L'aspect communautaire de l'entreprise est très important.De plus, elle doit prendre place dans un domaine non concurrentiel et obtenir la participation financière d'autres partenaires.Sylvain Savard et Daniel Saint-Onge, tous deux âgés de 23 ans, ont implanté à Aima une entreprise de cartographie jumelée à la relance d'une imprimerie.Ce sera la seule compagnie à produire des cartes de ce genre pour des clients éventuels tels que: ZEC, pourvoiries, prospecteurs, arpenteurs-géomètres.Il existe aussi un marché vierge pour leurs cartes, quasi indestructibles, de canotage, camping et tourisme.En plus de créer neuf emplois pour des jeunes de la région, cette entreprise offrira une participation au capital-actions à tous les nouveaux employés.Alain Ménard, 23 ans, emploie aussi des jeunes de son milieu dans l'entreprise qu'il a créée à Saint-Félicien.Les Créations Angebelt fabriquent des articles de mode en cuir (ceintures et boucles d'oreilles) qui sont distribués clans toute la province.À Montréal, cinq jeunes techniciens dont l'âge varie autour de 28 ans, ont reçu l'aide de PECEC pour aménager un atelier de montage, une salle de démonstration et un bureau pour leur compagnie Ogivar.Cette entreprise se spécialise dans l'assemblage et la commercialisation de micro-ordinateurs pour une clientèle spécifique: les professionnels en pratique privée et les petits commerçants qui ne peuvent accéder au traitement par ordinateur de leurs opérations comptables à cause du prix trop élevé des appareils sur le marché.Les cinq propriétaires de cette entreprise possèdent des connaissances pratiques dans le domaine de l'informatique.Les experiences de travail de certains d'entre eux leur permettent de gérer toutes les phases de la production et de procéder à des recherches afin d'en améliorer la performance.Quinze emplois ont été créés et les dirigeants prévoient un plan de participation des employés aux bénéfices nets avant impôts.Détenteur d'un baccalauréat en commerce et relations industrielles, Danny Lavy, 25 ans, de Montréal n'a pas mis de temps à démontrer qu'il possédait le sens des affaires.Depuis qu il s est porté acquéreur de Céramique Lami en 1980, la compagnie a pris un nouvel essor.Aussi, l'aide de PECEC lui permettra de réaliser pleinement son projet d'expansion.Cette entreprise fabrique des bases de lampe en céramique, ainsi que divers produits: vases, cendriers, bibelots, etc.Sa compagnie s'approvisionne au Québec et a réussi, en quelques années, à fabriquer des produits de qualité à bas prix, qui concurrencent avantageusement les produits importés.La compagnie, qui avait 28 employés, vient de créer 22 nouveaux emplois grâce à l'aide gouvernementale.¦ La liste des réussites des jeunes Québécois pourrait s'allonger.D'avril à septembre 1984, 34 projets ont été ainsi approuvés, dans le cadre du programme PECEC, contribuant à créer 214 emplois permanents pour des jeunes.Ce sont de tels exemples qui permettent de croire que les jeunes sont sur la voie de faire leur marque dans plusieurs secteurs industriels du Québec et de prendre leur place dans un marché neuf ou peu développé.Un des aspects importants de PECEC est de faire appel aux ressources financières et humaines du milieu pour que soient vraiment exploitées les initiatives et les volontés de ceux qui désirent prendre en main ieur propre développement économique et régional.Toutes les demandes de subvention inférieures à $75000 sont analysées et font l'objet de décisions prises en région par un comité créé à cette fin.En plus d'éliminer les délais administratifs, cette structure assure la présence sur place de spécialistes en gestion, prêts à appuyer les jeunes chefs d'entreprise.¦ DES JEUNES QUÉBÉCOIS QUI ONT LE SENS DES AFFAIRES Le nombre de jeunes Québécois qui créent eux-mêmes leur emploi et qui créent souvent des emplois pour d'autres jeunes, ne cesse d'augmenter.Les jeunes propriétaires d'entreprise sont dynamiques, audacieux et les adultes envient souvent leur sens des affaires.Ils ne craignent pas d'innover ou de donner de l'expansion aux entreprises dans lesquelles ils deviennent partenaires.Les dernières statistiques, qui datent de 1982, révèlent qu'il y a au Québec 15 000 propriétaires d'entreprise dont l'âge varie entre 20 et 29 ans.La proportion d'entrepreneurs est de 2,6 p.cent dans le groupe des 25-29 ans.Les jeunes entrepreneurs peuvent recevoir l'appui du gouvernement, entre autres par le biais du programme «Bourses d'affaires» qui vient de voir ses critères d'admissibilité largement assouplis.Vingt millions de dollars sont prévus au budget du gouvernement pour ce programme d'ici 1987.L'objectif est d'accorder 5 000 bourses d'affaires en trois ans, qui entraîneront dans l'économie du Québec des investissements directs de 125 millions.Bourses d'affaires permet aux jeunes diplômés de moins de 30 ans de créer leur propre emploi soit en fondant leur entreprise, soit en devenant partenaire dans une PME existante.Un premier bilan de ce programme instauré en février 1984 révèle qu'il a suscité en moyenne la création de trois emplois pour chaque bourse octroyée et qu'il a permis à 500 jeunes de se créer un emploi stable.Administré par le ministère de l'Industrie et du Commerce, ce programme offre à chaque diplômé admissible une garantie de prêt pour les 2/3 du montant emprunté, qui peut atteindre $25 000.Ce prêt doit être consenti par une institution financière et la garantie gouvernementale est valable pour cinq ans.De plus, le MIC assume la totalité des frais d'intérêt de cet emprunt pendant la première année et la moitié pendant les deux années subséquentes.Pour être admissibles à Bourses d'affaires, les jeunes doivent détenir un diplôme universitaire ou collégial (secteur professionnel) depuis moins de cinq ans et être parrainés par un gestionnaire d'expérience qui aidera à démontrer la rentabilité du projet.Ce parrain pourra aussi faire profiter les jeunes entrepreneurs de ses conseils et de son appui.Concrètement, le programme permet aux jeunes d'avoir accès à du capital pour fonder leur entreprise ou acquérir en totalité ou en partie les droits de propriété d'une entreprise existante.Le programme s'avère un succès tant par le nombre de demandes reçues que par les retombées concrètes, notamment en ce qui a trait à la création d'emplois pour les jeunes et aux investissements qu'il suscite.Bourses d'affaires favorise l'esprit d'entreprise chez les jeunes tout en étant générateur d'innovations dans tous les secteurs de l'industrie, car il s'adresse à des diplômés compétents et bien au fait des derniers développements technologiques.Il suffit de regarder quelques réalisations pour s'en convaincre.Yves Dallaire et René Frigon, deux jeunes diplômés de l'UQTR, sont devenus partenaires dans une PME de Trois-Rivières, la Société d'exportation du Commonwealth, société québécoise de gestion et de consultation en matière d'exportation.Ces jeunes qui jouissent d'une bonne connaissance du commerce international sont en mesure de faciliter aux PME l'accès aux marchés extérieurs et de rendre le commerce international à la portée des entreprises québécoises.À Montréal, quatre jeunes ont créé une entreprise innovatrice dans le domaine de l'immobilier.Nagui Naoum, Robert Boisvert, Paul Turcotte et Pierre Philie ont mis sur pied leur propre entreprise, SERANIM, spécialisée dans la conception de logiciels et l'analyse des investissements en immobilier.La réalisation de ce projet, qui témoigne de la détermination et de l'esprit créateur des boursiers, a donné lieu à des investissements de $130 000 et suscité la création de six nouveaux emplois permanents.Lise Ouellon et Claude Perron sont devenus partenaires de PUCE, de Montréal, une PME spécialisée dans la production de didacticiels.À Rock Forest, Mylène Pelletier et François Germain ont créé leur propre entreprise, Plastiques Innotech, qui se spécialise dans la fabrication par injection de produits thermoplastiques promotionnels.La création de cette entreprise de haute technologie et la création de nouveaux emplois constituent un bon exemple de la capacité des jeunes de la région de créer et d'innover.Enfin, une entreprise dont on entend de plus en plus parler.Styliste Mode International NR, première compagnie canadienne spécialisée dans le croquis, le patron et l'échantillonnage de mode, a été créée par deux jeunes femmes de Montréal qui ont reçu, chacune, une bourse d'affaires du ministère de l'Industrie et du Commerce.«Changeons le mode d'emploi» SYMPOSIUMS SUR LES JEUNES ET L'EMPLOI Sous le thème «Changeons le mode d'emploi », le Secrétariat à la leunesse du Québec organise onze symposiums locaux sur les jeunes et l'emploi.Ces symposiums se dérouleront de janvier à mai 1985 dans onze localités du Québec.Ces symposiums sont l'occasion pour les jeunes et les principaux agents socio-économiques d'une municipalité de négocier concrètement les conditions propres à créer, à court terme, de l'emploi pour les jeunes.Les jeunes visés par une telle démarche sont les 15-24 ans, sans emploi ou en sous-emploi.Ainsi, dans chacune des municipalités où se déroule un symposium, près de 45 jeunes sont appelés à formuler des propositions d'action qu ils soumettront aux partenaires socio-économiques lors du symposium.Une phase préparatoire de deux mois avant la tenue d'un symposium permet aux jeunes d'acquérir les connaissances, les méthodes et les techniques nécessaires au bon déroulement de la négociation.Cette phase préparatoire est également l'occasion tant pour les jeunes que pour les autres partenaires impliqués dans la démarche de concevoir et formuler leurs propositions.Les partenaires conviés à cette démarche sont les représentants municipaux, scolaires, patronaux et syndicaux de la localité concernée.Une démarche bien engagée Les deux premiers symposiums se sont tenus à Drummondville et à Rouyn à la fin de janvier.La réponse fournie par les municipalités, le patronat, le syndicat et les milieux scolaires dans ces deux municipalités et l'implication enthousiaste et déterminée des jeunes à l'organisation de ces symposiums permettent aujourd'hui de croire au succès de cette opération qui repose essentiellement sur la motivation des jeunes, la reconnaissance par l'ensemble des partenaires de leurs responsabilités face à la création d'emploi pour les jeunes et leur engagement à trouver des solutions.?ï | 3.o es 5 UJ < to Z O (S) Pourtant, la moitié des bénéficiaires de l'aide sociale de moins de 30 ans n'ont pas terminé leur secondaire V.Cela signifie qu'ils n'ont qu'une chance sur deux de trouver un emploi.Quand on sait qu'il y a 147 000 bénéficiaires de l'aioe sociale de moins de 30 ans au Québec, il ne fait aucun doute que les programmes de formation des jeunes trouvent une importance particulière dans le cadre de l'Année internationale de la jeunesse.«Les groupes de l'aide sociale les plus démunis sont les jeunes qui n'ont pas de formation et les chefs de famille monoparentale.Ce sont eux qui développent la plus grande dépendance.C'est pourquoi, avec l'aide du gouvernement fédéral, nous avons mis sur pied des programmes qui leur permettent d'améliorer leur formation tout en conservant leurs prestations d'aide sociale», explique Mme Marois.La ministre est particulièrement heureuse du bilan positif des programmes de son ministère: rattrapage scolaire, stages en milieu de travail et travaux communautaires.«Nous valorisons beaucoup le retour aux études parce qu'il est urgent d'équiper les jeunes pour qu'ils deviennent autonomes.Tous les programmes d'emplois temporaires ont été remis en question parce qu'ils développaient une autre sorte de dépendance: après un programme on allait au chômage en attendant le programme suivant.Même s'il y a eu des critiques quand nous avons mis fin à ces mesures temporaires, je reste convaincue qu'il s'agissait de la bonne solution dans le contexte.Mais maintenant, il faut plutôt consacrer nos budgets à la formation pour qu'à long terme les jeunes puissent se prendre en charge.Nous devons garder comme objectif l'autonomie de la personne et la permanence de l'emploi.» Le respect des jeunes Pour l'instant, la participation aux programmes de formation du ministère de la Main-d'oeuvre est volontaire.Toutefois, selon les résultats obtenus au cours de la prochaine année, on pourrait devenir plus incitatif.«Ce serait manquer de respect envers les jeunes que de leur offrir des prestations à ne rien faire.Je suis persuadée que c'est le plus mauvais service à leur rendre», dit Mme Marois qui se souvient de la phrase de Félix Leclerc: le meilleur moyen de tuer un homme, c'est de le payer à ne rien Mme Pauline Marois, ministre de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu.faire.C'est aussi vrai des jeunes que des adultes.Et la ministre trouve dramatique qu'à 20 ans des gens soient dépendants, inactifs et qu'ils connaissent des problèmes de solitude et de marginalisation.Pour Mme Marois, la formation des jeunes est prioritaire et il est impensable de remettre en question l'orientation prise par le gouvernement quant aux programmes s'adressant aux jeunes bénéficiaires de l'aide sociale.«Ceux qui croient qu'une diminution générale du chômage signifierait une diminution du chômage chez les jeunes s'illusionnent.Les moins de 30 ans qui n'ont pas de formation ne trouveraient pas de travail plus facilement.» Les emplois traditionnels n'augmentent presque plus.Ce sont les nouveaux secteurs d'emploi qui se développent de plus en plus rapidement.Et ces nouveaux emplois demandent des connaissances technologiques, des diplômes la plupart du temps.Le taux de chômage chez les jeunes diplômés d'université n'est pas plus élevé que le taux de chômage général.Par contre, ceux qui n'ont qu'un cours secondaire à leur actif ont une chance sur quatre de se retrouver en chômage.La situation de ceux qui possèdent un diplôme d'études collégiales est intermédiaire: ils ont une chance sur 8 de se retrouver en chômage.La ministre fait remarquer qu3 le taux de chômage varie énormément selon les secteurs de formation.«Une récente étude révèle que d'ici quelques années il manquera 10000 ingénieurs au Canada.Donc, avec une formation en sciences pures, en technologie et même en sciences de la santé, les jeunes ont de très bonnes chances de trouver rapidement un emploi après leurs études.Il y a encore de l'avenir dans les sciences de l'administration, tandis que les sciences humaines n'offrent pas la même ouverture.C'est certain que nous aurons toujours besoin de gens de lettres, de philosophes ou d'avocats, mais les possibilités de faire carrière dans ces domaines sont moins grandes.«Un jeune diplômé d'université ne trouve peut-être pas toujours un premier emploi dans sa spécialité.Toutefois il possède une capacité d'adaptation, de synthèse et d'analyse qui lui permettra de trouver en emploi.» À long terme, la ministre espère que les programmes mis de l'avant par son ministère donneront le goût aux jeunes de parfaire leur formation.Après la formation Le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu offre aussi des programmes qui visent à aider les jeunes qui, malgré le fait qu'ils ont acquis une bonne formation, n'ont pas réussi à trouver un emploi.«Nous avons plusieurs programmes parce que la situation des jeunes est très diversifiée, dit Mme Marois.Il est important d'avoir une approche morcelée pour que chacun y trouve ce dont il a besoin.Par un programme trop général on risque de ne plus rejoindre personne.» À côté des programmes de formation il y a les programmes dits de réinsertion sociale, qui visent à fournir des expériences de travail aux jeunes et des appuis a leurs initiatives.«Nous devons aussi appuyer les jeunes qui font montre de dynamisme et qui n'ont besoin que d'un coup de pouce supplémentaire pour réaliser leurs idées ou créer des entreprises.Les jeunes veulent faire quelque chose et ils débordent d'imagination.Il faut leur laisser la chance de s'exprimer et leur faire confiance.«C'est aussi notre responsabilité d'aider ceux qui, ayant une bonne formation, n'arrivent pas à trouver du travail à cause de la situation économique.Le marché du travail s'est stabilisé au cours des dernières années et c'est maintenant difficile pour les jeunes de trouver une place dans certaines entreprises.Par exemple, d'entrer dans la fonction publique.» Depuis quelques mois, le gouvernement travaille en étroite collaboration avec les associations patronales et syndicales en vue de développer les mécanismes qui donneront de la place aux jeunes.Par exemple, dans le cas des stages en milieu de travail, l'entreprise privée fait un effort important pour intégrer les jeunes qui apprennent leur métier sur le tas et qui sont peu productifs pendant les premières semaines du stage.La collaboration des syndicats est indispensable pour la réalisation de ces stages.«Nous leur avons demandé d'avoir assez d'ouverture d'esprit pour que des jeunes puissent être stagiaires sans faire partie du syndicat.» Mme Pauline Marois demeure convaincue que l'implication de chacun de ces partenaires pourra apporter des résultats concrets au problème de l'emploi chez les jeunes.«Jusqu'à maintenant nous avons eu un accueil très positif et très favorable.Ils ont compris que la situation est dramatique chez les jeunes et qu'il nous faut concentrer nos efforts sur eux.» I «cSoutien aux initiatives» et «Jeunes promoteurs» PROMOUVOIR L'ESPRIT D'ENTREPRISE CHEZ LES MOINS DE TRENTE ANS Les programmes Soutien aux initiatives et Jeunes promoteurs sont nés des recommandations formulées lors du Sommet québécois de la jeunesse.En réponse à des recommandations formulées lors du Sommet québécois de la jeunesse, le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu vient de mettre sur pied deux programmes destinés à promouvoir l'esprit d'entreprise chez les moins de trente ans.Les jeunes ont déjà démontré qu'ils désiraient participer au développement économique de leur milieu.Cependant, leurs initiatives ont parfois besoin d'être appuyées techniquement et financièrement.Deux programmes complémentaires leur sont offerts pour les conseiller et les soutenir dans leur volonté de se prendre en main et de se réaliser selon leurs aptitudes et leurs compétences.«Soutien aux initiatives» permet à des jeunes de former des groupes de ressources techniques qui joueront un rôle de conseiller auprès des autres jeunes de leur région.« Nous avons réalisé que beaucoup de jeunes possèdent un bon savoir-faire, et leurs connaissances peuvent être précieuses pour d'autres jeunes.En se regroupant, ils peuvent conseiller avec avantage d'autres groupes de jeunes désireux de se lancer en affaires, car ils comprennent plus facilement leurs problèmes et leurs besoins», explique Robert Julien, agent de recherche au MMSR.Les groupes de ressources techniques jeunesse peuvent soutenir les jeunes entrepreneurs dans l'élaboration de leurs projets, chercher des sources privées et publiques de financement, aider à la création d'entreprises et assurer le suivi des projets en marche.Ils constituent un élément de dynamisme indispensable à la création de nouvelles entreprises rentables gérées par des jeunes.Quelques groupes fonctionnent déjà et on souhaite qu'il y en ait dans tous les coins du Québec.Est admissible à ce programme tout organisme légalement constitué, sans but lucratif, pouvant fournir la compétence nécessaire comme conseil et soutien auprès des jeunes intéressés par une démarche d'entrepreneurship.L'aide gouvernementale prend la forme d'une subvention annuelle de fonctionnement pouvant aller jusqu'à $75000 à des groupes d'initiatives jeunesse.Jeunes promoteurs L'autre programme, «Jeunes promoteurs», peut être considéré comme un complément à «Soutien aux initiatives», même s'il est tout à fait indépendant.Il vise à soutenir financièrement les jeunes entrepreneurs qui ne sont pas admissibles à Bourses d'affaires ou à PECEC-jeunes.Une analyse faite par la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke souligne les problèmes de crédibilité des jeunes auprès des financiers et fournisseurs, leur manque d'expérience administrative et la difficulté des jeunes d'accéder aux réseaux d'affaires traditionnels.De plus, le manque de liquidité pour la mise de fonds initiale demeure un obstacle majeur pour eux.En cette Année internationale de la jeunesse, il était donc important de trouver des solutions à ces problèmes afin de permettre aux jeunes de créer leur propre emploi et de démontrer leur sens de la créativité et de l'innovation.En vertu de son programme Jeunes promoteurs, le ministère de la Main-d'oeuvre paiera en partie le salaire des promoteurs d'une nouvelle entreprise jusqu'à concurrence de $8500 par promoteur.?çr 3* n .\u2022o o a a (0 Ainsi, les jeunes qui ont de bonnes idées, du talent, des compétences et qui voudraient créer leur emploi se verront doter de moyens concrets en vue de démarrer leur entreprise, d'assurer sa permanence et de créer des emplois.Assuré d'une partie de son salaire, le jeune pourra consacrer tout son dynamisme à son projet et jouir d'une meilleure crédibilité auprès des investisseurs.¦ c y o z \u2014H TO m- > r\u2014 en > m g M < 7a 03 «Bon d'emploi plus» et SEMO jeunesse POUR FACILITER L'EMPLOI CHEZ LES JEUNES Le programme Bon d'emploi plus vise à faciliter l'insertion professionnelle des jeunes.ce to oc u-CM 5 TO t-Z Pour souligner concrètement l'Année internationale de la jeunesse, le gouvernement du Québec mettra sur pied, à compter du 15 février, un programme appelé «Bon d'emploi plus» qui vise à faciliter l'insertion professionnelle des jeunes ayant déjà termine leur formation professionnelle ou atteint les objectifs du programme de relance auxquels ils ont participé et qui ont de la difficulté à trouver un emploi.« On veut encourager les jeunes à chercher un emploi et en même temps motiver les employeurs à embaucher les moins de 30 ans.Bon d'emploi plus facilitera le contact entre les employeurs et les jeunes, qu'ils soient diplômés ou non», explique Donald Bouffard, responsable du service des programmes d'aide à l'emploi.En effet, le programme s'adresse à deux clientèles de jeunes.Premièrement à ceux qui détiennent un diplôme de niveau universitaire, collégial professionnel ou secondaire professionnel terminal (dans ce dernier cas, non bénéficiaires de l'aide sociale) et qui ont une expérience de travail inférieure à six mois dans un domaine correspondant à leur formation.Deuxièmement, Bon d'emploi plus s'adresse à ceux qui ont participé à l'un des programmes de relance: rattrapage scolaire, travaux communautaires et stages en milieu de travail.Ils peuvent postuler un emploi dans le secteur de leur choix dans la mesure où ils ont atteint les objectifs du programme auquel ils ont participé.C'est une façon pour le gouvernement de faire la jonction entre les différents programmes de formation qui s'adressent aux bénéficiaires de l'aide sociale.« Il faut que nous ayons des mesures pour faciliter leur entrée sur le marché du travail une fois qu'ils ont atteint les objectifs du programme», dit M.Bouffard.Une subvention pouvant atteindre un maximum de 25 p.cent du salaire brut, jusqu'à concurrence de $8500 sur deux ans, sera versée à l'employeur qui embauchera un jeune détenant un certificat d'admissibilité.Il s'agit d'emploi permanent d'une durée d'au moins deux ans et à temps plein.Ce doit être un nouveau poste qui s'ajoute à ceux déjà existants dans l'entreprise.De plus, l'emploi doit être approprié à la formation professionnelle du nouvel employé ou à l'expérience acquise lors de sa participation à l'un des programmes de relance.SEMO jeunesse L'insertion sociale et professionnelle des jeunes étant une priorité gouvernementale en 1985, les SEMO (services externes de main-d'oeuvre) ont été révisés et désormais un tiers des crédits de ce programme sera consacré au fonctionnement de SEMO jeunesse.Rappelons que le programme SEMO subventionne des organismes sans but lucratif qui offrent un service professionnel de main-d'oeuvre à des personnes aux prises avec des difficultés particulières qui les privent d'une autonomie suffisante dans leur démarche d'intégration au marché du travail.Par exemple, les personnes qui éprouvent des difficultés d'ordre affectif, mental ou physiologique sont parfois dans l'impossibilité de profiter des services offerts par les centres Travail/Québec.SEMO est donc un service d'appoint qui leur fournit en quelque sorte le coup de pouce supplémentaire dont ils ont besoin pour s'intégrer au marché du travail.Des 62 organismes SEMO qui fonctionnent actuellement, une quinzaine se préoccupent exclusivement des jeunes en difficulté afin de les réorienter vers l'autonomie personnelle et professionnelle.Chef de famille monoparentale L'Année internationale de la jeunesse profitera aussi aux chefs de famille monoparentale, puisqu'un nouveau programme de retour aux études postsecondaires leur permettra de conserver leur allocation d'aide sociale tout en étudiant à temps plein.Il existe entre 15000 et 20000 chefs de famille monoparentale qui bénéficient de l'aide sociale au Québec.On espère qu'environ 1 500 d'entre eux se prévaudront des avantages du programme qui prévoit, entre autres, le remboursement des frais de transport, de garde d'enfant et d'inscription aux études.Ce programme répond principalement aux souhaits des femmes puisque 90 p.cent des chefs de famille monoparentale bénéficiant de l'aide sociale sont des femmes de moins de 30 ans.¦ 8 Expansion et relève LA PME A BESOIN DES JEUNES Les PME du Québec ont besoin de la compétence et du dynamisme des jeunes pour se développer et assurer leur relève.C'est pourquoi les efforts du ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec prendront une importance particulière en 1985, Année internationale de la jeunesse, pour créer des emplois à l'intention de cette jeunesse qui attend sa première chance.Le ministre Rodrigue Biron a annoncé avant Noël l'injection de 60 millions de dollars pour permettre l'intégration de quelque 23000 jeunes dans des entreprises au cours des trois prochaines années, dont la moitié au sein de la direction des PME.Ces sommes seront consacrées à des programmes donnant accès à des emplois dans les champs de compétence des diplômés de niveau collégial ou universitaire.Tous les emplois créés le seront dans des entreprises nouvelles ou existantes offrant des perspectives d'emploi durable, comme l'ont demandé les jeunes lors du Sommet québécois de la jeunesse.Les programmes UNI-PME, «Outils de gestion» et «Coopératives de développement régional» bénéficieront de budgets fortement accrus, tandis que «Bourses d'affaires» aux jeunes entrepreneurs verra ses critères d'admissibilité sensiblement élargis.UNI-PME Le programme UNI-PME vise surtout à renforcer l'équipe de direction de la PME manufacturière en favorisant I emoauche de diplômés spécialisés dans des fonctions stratégiques de l'entreprise, telles que la comptabilité, le marketing et la finance.Lors de son expérimentation en 1982, ce programme a connu un très grand succès tant auprès des jeunes que des entrepreneurs.Des 500 jeunes qui ont pu en bénéficier, 70 p.cent sont demeurés à emploi de l'entreprise au terme de leur année d'engagement.Au cours des trois prochaines années, le M!C vise l'intégration de 1 300 jeunes diplômés de niveau universitaire et collégial professionnel.À cette fin, le ministère de l'Industrie et du Commerce accordera des subventions égales à 50 p.cent du salaire versé par l'entreprise pour la première année d'embauché.Ce montant peut atteindre $12000 pour un jeune diplômé universitaire de deuxième ou de troisième cycle.L'attribution de ces subventions se fait par voie de concours; toutes les demandes reçues sont étudiées par un comité régional composé de représentants du monde des affaires, de l'enseignement et du ministère de l'Industrie et du Commerce.Outils de gestion Un autre programme.Outils de gestion, est le fruit d efforts concertés des milieux gouvernementaux et universitaires.C'est un programme conjoint de création d'emploi du ministère de l'Industrie et du Commerce et du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu qui a pour but de permettre aux PME québécoises d'améliorer leur gestion tout en assurant un emploi à quelque 3 500 diplômés de nos universités et collèges _ Mis en place en collaboration avec les universités à l'été 1983, Outils de gestion a été accueilli très favorablement par les entreprises.Plus de 900 diplômés ont déjà trouvé un travail correspondant à leurs champs de compétence dans les domaines de l'administration, de la commercialisation, de la gestion scientifique et technologique.Près de la moitié des jeunes bénéficiaires de ce programme sont demeurés à l'emploi des entreprises et les autres ont pu, grâce à l'expérience acquise, poursuivre leur carrière dans une autre entreprise.Le MIC et le MM3 défraient le salaire des leunes nouvellement embauchés pendant 20 semaines, soit le temps de mettre sur pied des moyens de gestion plus efficaces tant sur le plan administratif que sur le plan scientifique et technologique.Coopératives de développement régional Le ministère de l'Industrie et du Commerce consacrera 8 millions de dollars au cours des trois prochaines années à la mise en place de groupes-conseils dont le rôle sera d'assurer le démarrage et le fonctionnement de coopératives de jeunes travailleurs et à la création de coopératives de développement régional.Des coopératives de développement régional, constituées par les intervenants du milieu de la coopération dans chacune des régions, seront implantées partout au Québec.Elles sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans la mise sur pied de cooperatives de jeunes travailleurs.«Nous voulons permettre à 3 000 jeunes de se former en cooperatives de travail», affirmait dernièrement le ministre Biron.Les cooperatives verront à la formation et à I encadrement des groupes-conseils, lesquels fourniront à leur tour I assistance technique aux jeunes qui désirent former une coopérative de travailleurs.Les nouvelles coopératives pourront aussi compter sur l'aide technique et financière de la Société de développement des coopératives.S Créer des emplois à i'intention d'une jeunesse qui attend sa première chance.o- Q C Ç/l 3: g z -H TO m-> > m g m' < m TO ¦G 03 Ut 4- Julio Funes a entrepris un stage de formation en technique électronique à la Compagnie canadienne d'équipement de bureau.Il met tout son coeur à l'ouvrage, car il est confiant que ce «coup de pouce» lui permettra de trouver ensuite du travail.L'AIDE SOCIALE RÉORIENTÉE VERS LE MARCHÉ DU TRAVAIL 0) O) o I 00 o- LU OU > \u2022 LU Q LU < m \u2014r < ¦LU OC I\u2014 Z Pour briser le cercle vicieux de «pas de formation \u2014 pas d'emploi \u2014 pas d'expérience \u2014 pas d'emploi », le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu a mis sur pied trois programmes dont l'objectif est l'insertion sociale et professionnelle des jeunes bénéficiaires de l'aide sociale.La réorientation de i'aide sociale contenue dans l'esprit du livre blanc sur la fiscalité est maintenant une priorité pour le gouvernement du Québec, qui profite de l'Année internationale de la jeunesse pour amorcer un virage propre à améliorer de façon permanente la condition de la jeunesse.Les programmes «Rattrapage scolaire», « Stages en milieu de travail » et « Travaux communautaires » ont été très bien accueillis: plus de 21 000 jeunes y participent déjà.À ce rythme, il ne fait aucun doute que l'objectif de rejoindre 49 000 jeunes sur une période de deux ans sera atteint, sinon dépassé.Non seulement les jeunes de moins de 30 ans qui participent à l'un de ces programmes conservent leur prestation de l'aide sociale, mais ils reçoivent une allocation supplémentaire pour couvrir les frais occasionnés par le retour à l'école ou un travail communautaire.Ceux qui sont en stage de travail conservent aussi leur allocation de l'aide sociale, reçoivent l'allocation supplémentaire pour les frais et bénéficient en plus d'une somme de $100 par mois versée par leur employeur.Rattrapage scolaire Le progamme de rattrapage scolaire est de loin le plus populaire.Déjà, près de 10000 jeunes bénéficiaires de l'aide sociale, ayant .quitté l'école depuis au moins 9 mois, sont inscrits pour terminer leur cours secondaire.C'est au Saguenay/Lac Saint-Jean, en Gaspésie.aux îles de la Madeleine et sur la Côte-Nord que l'on remarque le plus d'enthousiasme.Les cours sont adaptés aux besoins des étudiants.Cet enseignement peut se vivre de photoa Ministère des Communications Johanne Bissonnette, photo du haut, qui a laissé l'école avant d'avoir terminé son secondaire 2, est maintenant très heureuse de profiter du programme Rattrapage scolaire qui lui permettra de terminer son cours secondaire.Renée Leclerc, elle, apprend le métier d'aide-infirmière, grâce au programme Stages en milieu de travail.«Ça fait du bien en dedans de sentir que je suis utile; c'est tellement plus valorisant», dit-elle.différentes façons: classes régulières, classes pour décrocheurs ou sessions de formation.De préférence, les jeunes sont regroupés avec d'autres jeunes de leur âge ayant vécu une situation semblable à la leur.Johanne Bissonnette, 20 ans, de Saint-Romuald étudie à temps plein depuis septembre 1984 et espère finir son secondaire V en mai.Dans sa classe, il y a deux autres filles qui avaient décroché en même temps qu'elle.Toutes trois n'en reviennent pas de voir qu'elles peuvent obtenir des résultats scolaires de loin supérieurs à ceux qu'elles avaient avant de quitter l'école.«C'est parce qu'on est plus motivé, explique Johanne.Je ne veux pas être assistée sociale toute ma vie.Je veux m'en sortir et prendre ma place sur le marché du travail.» Johanne avait laissé l'école a 14 ans, avant d'avoir terminé son secondaire 2.«J'avais beaucoup trop de misère.Quand je suis arrivée à la polyvalente, je n'étais pas capable de suivre un cours.J'écrivais au son et j'avais beaucoup de difficulté à lire.Je me suis découragée et j'ai essayé de travailler.» Elle a gardé des enfants, à temps partiel, jusqu'à ce qu'elle s'inscrive à Katimavik, à l'âge de 17 ans.«Ce fut une très belle expérience qui m'a permis, entre autres, d'apprendre l'anglais.» Quand elle est revenue, elle n'a pas réussi à trouver un emploi.C'est alors qu'elle s'est adressée au bien-être social pour arriver à survivre.Johanne ne sait pas encore ce qu'elle fera après son secondaire V.« Peut-être que je m'inscrirai à un cours professionnel.Chose certaine, j'aurai plus de chance de trouver un emploi.Un diplôme, c'est une porte d'ouverture.J'ai tellement hâte d'être autonome!» Stages en milieu de travail Lors d'un sondage mené par l'Institut québécois d'opinion publique (IQOP) auprès de 700 jeunes bénéficiaires de l'aide sociale, 72 p.cent d'entre eux ont répondu qu'ils préféreraient apprendre un métier au sein d'une entreprise plutôt que dans une école traditionnelle.La formule d'apprentissage d'un métier sur le tas n'a rien de révolutionnaire.Nombre de professions et de métiers se transmettent encore de maître à apprenti dans un milieu de travail réel.Le programme Stages en milieu de travail vise à permettre à 30 000 jeunes bénéficiaires de l'aide sociale d'acquérir, pendant 12 mois, au sein d'entreprises de toutes catégories, une expérience de travail et une formation pouvant éventuellement les conduire à occuper un emploi permanent.Chaque stage fait l'objet d'un contrat impliquant trois parties: l'employeur, le bénéficiaire et la Commission de formation professionnelle.Afin de faciliter au stagiaiie des démarches ultérieures de retour au travail ou aux études, la Commission de formation professionnelle lui remet, à la fin de son stage, une attestation indiquant la nature des tâches effectuées et la formation reçue.Les stages se font dans les secteurs professionnels prioritaires où les chances d'accéder au marché du travail de façon permanente sont les meilleures.Chaque stage en milieu de travail prévoit un temps de travail pratique qui peut varier de 70 à 90 p.cent de l'horaire selon le métier et un lemps d'étude appelé « formation hors production ».Renée Leclerc n'avait jamais suivi de cours dans le domaine des soins infirmiers.« Lorsque l'employeur et le centre Travail-Québec m'ont offert cette chance, je n'ai pas raté l'occasion.» Depuis près de trois ans, Renée bénéficiait des prestations de l'aide sociale et elle se sentait de plus en plus affectée par l'isolement et l'inactivité.Au début de son stage, elle avoue avoir trouvé très difficile de se lever à six heures tous les matins.Maintenant cela ne la dérange plus.Elle se sent utile et c'est avec entrain qu'elle prodigue des soins aux personnes âgées de la Residence Teillet.Julio Funes n'avait pas d'expérience pertinente en électronique.Il est maintenant en voie d'en assimiler rapidement les notions de base.Et cela tout en améliorant son français avec ses compagnons de travail.Julio a bon espoir que cette expérience de travail, en plus des connaissances techniques qu'il acquiert, lui permettra d'accéder au marché du travail de façon permanente.Travaux communautaires Partant du principe que rendre service à la collectivité c'est faire reconnaître ses capacités, le programme Travaux communautaires permet à de jeunes bénéficiaires de l'aide sociale de participer à des projets communautaires prendant une période de 12 mois, à raison de 80 heures par mois.Les projets que l'on privilégie sont ceux qui offrent des services nouveaux ou accrus et qui ont des chances d'être maintenus dans l'avenir.Ils doivent permettre la production ou la distribution de biens ou services à la collectivité, qu'il s'agisse d'un village, d'un quartier ou d'une ville.Les projets doivent être parrainés par un organisme déjà existant.Dans la région de Québec, une vingtaine d'adhérents au programme se préoccupent du sort des personnes handicapées et des personnes âgées vivant en milieu défavorisé Parrainés par l'organisme Basse-Ville Inc., les jeunes effectuent du transport vers les hôpitaux, de la distribution de repas et du grand ménage.Ils ont ausi confectionné des vêtements d'hiver, préparé des paniers de Noël et recyclé des vêtements usagés.En Estrie, une dizaine de participants se sont chargés d'entretien divers pour des familles en difficulté de Val-Saint-François et ont appuyé l'équipe d'animation du foyer de Richmond.¦ ENTRE L'ÉCOLE ET LE TRAVAIL, LES JEUNES VOLONTAIRES FONT LEURS PREMIÈRES ARMES Après avoir quitté l'école et avant de trouver un premier emploi, les jeunes peuvent se retrouver dans une situation difficile et surtout déprimante.Une telle période d'inactivité peut hypothéquer lourdement leur vie et miner leur confiance.C'est en pensant à ces jeunes de 16 à 24 ans que le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche a élaboré le programme « Jeunes volontaires».C'est une invitation à accomplir un projet valable au service de la communauté et un soutien à l'engagement des jeunes dans leur milieu.Mais c'est d'abord l'occasion pour les participants d'acquérir une expérience qui pourra leur être grandement utile plus tard.- Le programme Jeunes volontaires invite les jeunes à se prendre en charge, à démontrer leur créativité et leur initiative.En travaillant à la réalisation des projets qu'ils ont conçus et dont ils sont les maîtres-d'oeuvre, les jeunes ont l'occasion de se familiariser avec des connaissances et des techniques nouvelles.Ils ont à assumer des responsabilités au sein d'une équipe, à se confronter aux réalités quotidiennes, à échanger avec des adultes et à inscrire leur projet dans la réalité de leur milieu.Des agents de formation issus pour la plupart des services d'éducation aux adultes des commissions scolaires soutiennent les jeunes dans leur apprentissage.Certains groupes de jeunes ont même pu bénéficier d'une formation adaptée à leurs besoins.Ainsi, des jeunes qui ont mis sur pied une garderie se sont vu offrir un cours spécifique sur la psychologie de l'enfant.Pour être admissible, il faut avoir cessé les études depuis au moins quatre mois et être sans emploi depuis au moins deux mois.Les jeunes doivent d'abord former une équipe et trouver un organisme sans but lucratif qui acceptera de parrainer leur projet.Ce dernier doit être réalisable et permettre aux jeunes de faire de nouveaux apprentissages.Depuis sa mise sur pied en décembre 1983, le programme rejoint 5612 jeunes qui ont lancé plus de 1 015 projets dans toutes les régions du Québec.En ce moment, 632 projets comprenant 3259 participants sont en cours de réalisation.La variété des projets est un indice de la créativité des jeunes du Québec.L'Atelier du vent prépare des ateliers de fabrication de cerfs-volants destinés aux écoliers du primaire.Le groupe En chantier a construit une rampe de lumière spéciale et unique au Québec pour les spectacles de patinage artistique.Radio-Canada et Radio-Québec sont déjà intéressés à ce système d'éclairage.Denis Martineau a adapté des techniques d'apprentissage musical pour les enfants d'âge pré-scolaire et offre des ateliers de musique dans les garderies.Serge et trois de ses amis organisent un festival de vidéo-clips pour les jeunes de leur quartier.Il leur a fallu trouver un local, établir des contacts avec des clubs-vidéo, négocier avec la municipalité pour avoir du matériel et un parc pendant le festival qui va durer une semaine.Enfin, ils ont fait un plan de publicité pour faire connaître le festival et devront l'animer, faire les comptes, prendre des décisions.Par la suite, ces jeunes seront sans doute mieux préparés pour rencontrer les exigences du marché du travail.Le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche soutient financièrement les Chantiers québécois de jeunes bénévoles.Ces chantiers permettent aux jeunes de connaître d'autres milieux de vie, de rencontrer des gens, d'intervenir dans leur milieu et de profiter des avantages pédagogiques d'éducation populaire qui émanent de l'action communautaire.Le travail concret à accomplir et la vie de groupe sont aussi des apports à la socialisation et à la solidarité des jeunes.Par ailleurs, la communauté bénéficie d'un service utile, d'un renouveau de vie culturelle, d'un certain impact économique, d'un regain de confiance et de dynamisme.Plusieurs projets ont été réalisés grâce au travail des groupes de Chantiers québécois de jeunes bénévoles.Des monuments historiques ont été restaurés, des sites préhistoriques explorés; des auberges de jeunesse, maisons de jeunes et maisons d'accueil pour groupes défavorisés ont été aménagées, de même que des installations touristiques.Les chantiers temporaires ont une durée de 4 à 8 semaines, tandis que les chantiers permanents se prolongent pendant au moins six mois.Les groupes sont divisés selon l'âge des participants: 16-17 ans et 18 ans et plus.Environ 300 jeunes participent chaque année à une trentaine de chantiers différents.Les projets proviennent des organismes du milieu: municipalités, centres de loisirs, de services sociaux, etc.Et c'est le Mouvement québécois des chantiers qui sert à faire le lien entre les jeunes bénévoles et les organismes qui ont reçu l'approbation gouvernementale pour leur projet.H Le oroorammo Jeunes volontaires invite les jeunes à s'engager dans leur milieu.! O z F- en g | m 50 \u2022O 00 en Partout au Québec OU S'INFORMER?Al occasion de l'Année internationale de la jeunesse, il est sans doute utile de rappeler à tous les jeunes qu'il existe un organisme spécialement conçu pour leur fournir de l'information, de la documentation et des références sur les programmes et services gouvernementaux du Quebec qui leur sont destinés: le Secrétariat à la jeunesse.Depuis le mois d août 1984, le Secretariat à la jeunesse est présent dans toute?les régions administratives du Québec.Douze responsables régionaux sont en poste et offrent un soutien technique et professionnel à la réalisation des projets présentés par les jeunes ou les organismes jeunesse.Une ligne téléphonique sans frais, accessible à tous les jeunes du Québec, permet aussi d'obtenir rapidement tout renseignement sur les programmes gouvernementaux, sur la façon de rejoindre les différents ministères et sur le programme de l'Année internationale de la jeunesse.Le numéro de téléphone, sans frais, est le suivant: 1-800-463-5306.Les jeunes peuvent aussi rencontrer les responsables régionaux du Secrétariat.à la jeunesse, qui ont établi leurs bureaux dans plusieurs localités du Québec grâce à la collaboration de divers organismes.On peut les rejoindre aux endroits et numéros suivsnis.Gaspesie / Ba3-Saint-Laurent Iles de la Madeleine GUY CHAREST 235, avenue Saint-Jerôme Matane, Québec G4W 3A7 Tél.: 562-1418 Communication-Quebec 164, rue Sainl-Germain Est Rimouski, Quebec G5L 1A8 Tél.: 722-3950 Saguenay Lac Saint-Jean DENIS PINEAULT Communication-Québec 0950, boulevard Harvey Est Jonqu;ére.Québec G7X 8L6 Tél.: 547-3696 Québec DIANE SOUCY Secrétariat à la jeunesse 1100, rue de la Cheviotièrc Quebec.Quebec G1R3J5 Tél.: 643-2968 Mauricie / Bois-Francs PIERRE MÊTIVIER Communicalinn-Québec 225, rue dos Forges Rez-de-chaussée Trois-Rivières.Québec G9A 2G7 Tél.: 37S 9115 \u2022 Commur.icntion-Québec 315.rue Héricl Drummondville, Québec J?B 1A6 Tel : 4 r\" 7-064 2 Estrie MARIE-CLAUDïX LUSSIER 195.me Belvedere Nord Sherbrooke.Québec J'H 4A7 Tél.: 563-2542 Montréal LINDA VALLEE \u2014 ANDRE ARCI ÏAMBEAULT Secretariat à la jeunesse 3450.rue Saint-Urbain Montréal.Québec H?X 2N5 Tél.- 873-8053 Laurentides / Lanaudière GltlSLAIN LABONTE Ccv'.T.unicalion-Québec 222, rue Saint-Georges Sainl-Jerôme, Québec ,I7Z 4Z9 Tél.: 438-1244 Communication-Québec 84.place Bourg-'t Sud Joliette.Quebec J6E 5E7 Tél.: 759-6713 Montéyérie MICHEL DERGERON Secretariat à la jeunesse 1331.rue Sainte-Hélène Lonqueuil, Quebec J4K 3S4 Tél.: 873-8053 Outaouais LISE QUIRION Communication-Québec 662, boulevard Saint-Joseph Hull.Québec J8Y 4A8 Tél.: 770-2632 Abitibi /Témiscaniingue GINETTE DELISLE Communication-Québec 108.rue Principale Rouyn.Québec J9X 4P7 Tél.: 764-3236 Côte-Nord LUCIE VOYER Conseil du développement 625, rue Laflèche Baic-Comeau.Québec G5C ICS Tél.: 589-5781 Communication-Québec 456, rue Arnaud Sept-lles, Québec G4R 3A9 Tél.: 968-2806 Les options Déclic Al'occasion de lAnnée internationale de la jeunesse, le gouvernement du Québec met l'accent sur la création d'emplois pour les jeunes.Sous le thème de Place aux jeunes, il offre plusieurs programmes qui visent à aider et soutenir les moins de 30 ans.Peu avant les Fêtes, le ministre Michel Clair, responsable de l'Année internationale de la jeunesse et président du comité ministériel sur l'emploi des jeunes, a annoncé l'implantation de nouveaux programmes et l'élargissement de plusieurs autres déjà existants destinés aux jeunes.En plus des $100 millions déjà alloués pour l'année 1984-85, une somme additionnelle de S125 millions leur sera consacrée pour l'année 1985-86.Les programmes sont au nombre de treize, dont sept sont offerts par le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu (MMSR).Quatre programmes relèvent du ministère de l'Industrie et du Commerce (MIC), un du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) et un autre est administré par l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).Ces programmes sont divisés en trois grandes catégories: formation, action et emploi.Pour s'y retrouver, voici un tableau des programmes regroupés sous le thème de Place aux jeunes.PLACE AUX JEUNES FORMATION RATTRAPAGE SCOLAIRE MMSR Pour les jeunes bénéficiaires de l'aide sociale qui désirent compléter leur secondaire V.STAGES EN MILIEU DE TRAVAIL MMSR Pour les jeunes bénéficiaires de l'aide sociale: stage et formation.MMSR: Ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.MLCP: Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche.MIC: Ministère de l'Industrie et du Commerce.ACTION EMPLOI JEUNES VOLONTAIRES MLCP Pour les jeunes de 16 à 24 ans ayant terminé ou cessé leurs études: des projets lancés par les jeunes TRAVAUX COMMUNAUTAIRES MMSR Pour les jeunes bénéficiaires de l'aide sociale: une action utile, parrainée par un organisme.SERVICES EXTERNES DE MAIN-D'OEUVRE (SEMO) MMSR Financement d'organismes offrant une assistance adaptée aux personnes qui éprouvent des difficultés particulières à s'intégrer au marché du travail.GROUPE INITIATIVES-JEUNESSE MMSR Financement d organismes ayant pour objectif d'inciter et de soutenir les jeunes dans la création de leur propre emploi.COOPÉRATIVES DE JEUNES TRAVAILLEURS MIC Mettre en place des groupes-conseils et des coopératives de développement \u2022 régional pour appuyer le démarrage et le fonctionnement de coopératives de jeunes travailleurs.PECEC OPDQ À l'intention de ceux et celles qui ont le goût de créer des emplois permanents pour eux et pour les autres.UNI-PME MIC Embauche de diplômés spécialisés dans des fonctions stratégiques de l'entreprise.OUTILS DE GESTION MIC Embauche de diplômés spécialisés dans des entreprises qui poursuivent des projets d'amélioration de gestion et d'innovation technologique.BOURSES D'AFFAIRES MIC Prêts aux jeunes diplômés pour démarrer une nouvelle entreprise ou pour devenir partenaires dans une entreprise qui existe déjà.BON D'EMPLOI PLUS MMSR Â laide de Bon d'emploi plus, trouver soi-même un employeur.JEUNES PROMOTEURS MMSR Créer soi-même son emploi."]
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