La presse, 29 janvier 1985, Cahier A
[" LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, PASSAGES NUAGEUX.MINIMUM: -20°, MAXIMUM: -8°.DEMAIN: ENNUAGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 C^) LOH^Z- uneMertedesBetë: *~ \u2014\u2014\u2022 diitctm&tPde ¦ Mfercedes-Benz MTL: 735-3511 ItlVf-SUD: 672-1 MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985, 101* ANNÉE, N° 100, 68 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Mors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents Ottawa propose de réduire les allocations familiales g-i OTTAWA \u2014 Dans un document de travail pu-\u2014 blié hier sur la réforme des programmes sociaux, le gouvernement fédéral énonce sa double MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottowa_ intention de ne pas toucher aux pensions de vieillesse et de réduire les allocations familiales: celles-ci passeraient de $31,27 par mois et par enfant à seulement $20.?LES PENSIONS DE VIEILLESSE INCHANGÉES Le ministre de la Santé et du Bien-être, Jake Epp, a toutefois précisé hier que le gouvernement n'avait pas encore fait son choix définitif et qu'il consultera la population avant de modifier tout programme de prestations.Longtemps attendu, le document publié par le gouvernement conservateur suggère de légères modifications à la sécurité sociale plutôt que des changements radicaux.Ainsi, le gouvernement Mulroney n'entrevoit aucun geste immédiat quant aux programmes qui touchent les personnes âgées.«Ces programmes sont efficaces», a dit M.Epp.Pour les prestations et les dégrèvements fiscaux reliés aux enfants, le gouvernement présente deux options possibles.¦ La première comprend l'ensemble de mesures suivantes : les allocations familiales passeraient de $31.27 par mois et par enfant à $20 par mois; l'exemption d'impôt au titre des enfants serait râJ menée de $710 à $240 par enfant; le crédit d'impôt pour enfant serait augmenté pour passer de $367 $610 par enfant et, parallèlement, le niveau o>j-ê-.voir OTTAWA en A 2 RD HATFIELD À SON PROCÈS Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Richard Hatfield, fait son entrée au palais de justice de Fredericton où il subit son procès pour possession de marijuana, téléphoto cp La GRC n'a pas respecté ses normes pour l'enquête mm FREDERICTON \u2014 Le \" procès du premier ministre Richard Hatfield, accusé de possession de marijuana, s'est ouvert hier à Fredericton, par la révélation que la GRC a outrepassé certaines procédures nor- MICHEL CORMIER collaboration spéciale_ maies d'enquête pour ne pas causer d'embarras à la famille royale et au premier ministre du Nouveau-Brunswick, après qu'un sachet de marijuana eut été trouvé dans sa valise à l'aéroport de Fredericton, le 25 septembre dernier.Dans un témoignage qui a amené l'avocat de la défense à émettre des réserves sur le comportement de la Gendarmerie royale, le policier responsable de l'enquête, l'inspecteur Richard Waller, a révélé que plutôt que de perquisitionner la valise du premier ministre, on a décidé de la mettre à bord de l'avion royal en partance pour Moncton.Dans une session marathon qui a pris fin vers 21h30, la Couronne a appelé pas moins de 10 témoins pour établir les circonstances du délit dont est accusé le premier ministre de la province.Le juge Andrew Harrigan a prolongé l'audience en soirée pour tenter de terminer en deux jours l'audition de la cause.M.Hatfield, dont on ne sait pas encore s'il sera appelé à té- moigner, a fait une entrée re marquée dans une salle d'au dienec bondée, quelques minutes avant le début du procès.Le premier ministre, qui avait l'air détendu, a assisté à toute la séance, consultant à l'occasion ses avocats et écoutant avec attention les plaidoyers des témoins de la Couronne.Le caporal Eugene Hoffman, de la GRC, a raconté comment, en fouillant la valise du premier ministre vers 14h20, le 25 septembre, il a découvert dans la pochette extérieure gauche une enveloppe brune contenant un sachet de marijuana.Après en avoir été informé, son supérieur immédiat, le sergent Thomas voir HATFIELD en A 2 COMME DE BELLEFEUILLE QUI N'EST PLUS MEMBRE DU PARTI Jules Boucher rompt tous ses liens avec le Parti québécois ma QUEBEC \u2014 Jules Boucher.^ député péquiste de Rivière-du-Loup, siégera dorénavant comme député indépendant.Non seulement quitte-t-il le caucus ministériel, mais M.Boucher rompt tous ses liens avec le Parti québécois et rend sa carte de membre.11 n'est pas question pour lui de briguer un troisième mandat à l'Assemblée nationale.YVON LABERGE de notre bureau de Québec_ Son collègue Pierre de Belle-feuille, député indépendant de Deux-Montagnes depuis novembre dernier, a lui aussi décidé de couper les ponts avec le parti au quel il s'était joint en 1970.Au cours d'un entretien au téléphone, hier, M.de Bellefeuille a déclaré à LA PRESSE «ne plus se considérer membre du PQ».Quant à Gilbert Paquette, député péquiste de Rosemont et ministre démissionnaire lors de la division du conseil des ministres, fin 1981, il se donne encore quelques jours de réflexion avant de rendre sa décision publique, jeudi ou vendredi, dans son comté montréalais.Tout semble cependant indiquer que l'ex-ministre de la Science et de la Technologie imitera son collègue Jules Boucher, qu'il siégera comme indépendant et qu'il rendra lui aussi sa carte de membre du Parti québécois.De tous les membres de l'ex-équipe ministérielle à avoir changé de côté, en Chambre, ou à avoir quitté leur siège à l'Assemblée nationale, seuls MM.Boucher et de Bellefeuille ont, jusqu'ici, également renié leur appartenance au Parti québécois.Au cours d'une entrevue hier, quelques heures avant qu'il n'annonce sa décision en conférence de presse à Rivière-du-Loup, M.Boucher a expliqué à LA PRESSE qu'il ne pouvait accepter, une fois de plus, que l'option souverainiste soit mise au frigo pour quatre années.De plus, il ne se AUJOURDUIJI I sent pas d'humeur à «défendre un discours fédéraliste».«C'est pour ça, dit-il, que je quitte à la fois le caucus et le parti.Jusqu'au congrès extraordinaire du 19 janvier, j'entretenais l'espoir que ce parti se ressaisisse.Au contraire, les délégués ont approuvé la position du premier ministre Leves-que.Je ne peux l'acceptef parce que-c^TTyienba-Thre-qtttrTe-Ptrrti | québécois ne présentera pas, en partie ou en tout, la souveraineté comme l'un des moyens d'assurer le développement du Québec.» Par ailleurs, M.Boucher reproche à son ex-collègue et ministre Pierre-Marc Johnson son empressement à signer le «Canada Bill» à rabais.«La seule police d'assurance que nous avons, nous du Québec, c'est justement de ne pas l'avoir signé.Tant que nous ne l'aurons pas fait.Mulroney pourra toujours continuer à nous faire ses mamours.» Mais, ajoute-t-il, il ne faut pas être dupe de ce flirt entre con-voir BOUCHER en A 2 \u2022 AQUARIUM L'Aquarium de Montréal réalise, après cinq ans d'efforts, une première canadienne en réussissant la reproduction naturelle d'un couple de manchots nains d'Australie.page A3 \u2022 ENVIRONNEMENT Le gouvernement fédé- , ral envisage de remettre\" prochainement au Québec la gestion des réserves fauniques du cap Tourmente et de l'île Bonaventure.page A 4 Jules Boucher, député de Rivière-du-Loup.L'industrie cinématographique canadienne est en train de réaliser une percée spectaculaire dans le domaine des coproductions internationales.i page C ï j \u2022 JEAN-PAUL II À l'occasion de son nouveau périple sud-américain, le pape Jean-Paul II met encore une fois les catholiques en garde contre les idéologies contraires aux enseignements de l'Église.page A 8 \u2022 LORTIE C'est parce que son père avait été traduit en justice pour inceste que Denis Lortie avait songé à divorcer, par crainte de devenir, à son tour, un père incestueux.page A 3 BÎLLET SOMMAIRE Annonces classées.C 7, B 9 àB11,C12àC14 Arts et spectacles \u2014 Informations.A 9 à A 14 \u2014 Horaires.A 15, A 16 Décès, naissances, etc.C 15 Économie.C 1 à C 10 Êtes-vous observateur?.B 9 FEUILLETON «L'impayable Mme Chadwlck».B 10 Horoscope.'.B 11 Le monde.B 8 Mots croisés.C 13 « Mot mystère ».B 10 Quoi faire aujourd'hui.A 15 Télévision.A 9 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.B 1 a B 6 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12,13 Mots croisés.18 Sinclair Stevens loge une adjointe politique chez d'anciens associés ¦OTTAWA \u2014 En poste depuis trois mois, l'adjointe spéciale du ministre de l'Expansion industrielle régionale, Sinclair Stevens, pour la région de GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa_ Toronto, Mme Shirley Walker, travaille encore dans les bureaux de son employeur précédent, la York Centre Corporation, une société privée dirigée par M.Stevens jusqu'en novembre 1983.Mme Walker ne paie aucun loyer et elle reçoit ses appels téléphoniques au numéro de la fir me juridique Stevens and Stevens, du ministre et de son épouse.Elle occupe également des bureaux qui sont situés à la même adresse civique que deux autres compagnies dans lesquelles M.Stevens a eu des intérêts, la Gill Construction Ltd et la Stevens Securities Ltd.Le ministre détient d'ailleurs toujours des actions au sein de cette dernière compagnie.C'est ce qui ressort d'une enquête effectuée par LA PRESSE et qui risque d'embêter M.Stevens, qui est tenu d'éviter de se placer dans une situation \u2014 ne serait-ce qu'apparente \u2014 de conflit d'intérêts.Les lignes directrices du conseil des ministres sur le sujet s'appliquent également au personnel des ministres.Interrogée sur cette situation, la porte-parole de M.Stevens, Mme Vera Holiad, a déclaré que le tout sera «régularisé dans une semaine» et que Mme Walker travaillera alors dans les bureaux du ministère de l'Expansion industrielle régionale à Toronto.Elle a expliqué que c'est le retard du ministère à préparer des locaux qui a forcé Mme Walker à travailler dans le bureau de la York Centre Corporation et à emprunter les services téléphoniques de Stevens and Stevens.Cette situation place néanmoins le ministre dans une situation gênante.Ainsi, lorsque LA voir STEVENS en A 2 Tchin-tchin ! mm *lt's Miller time in Onta-™ rio», titrait dimanche un quotidien de Toronto, paraphrasant le slogan publicitaire de la bière du même nom.Si elle parait amusante à première vue, cette référence au houblon, ce champagne des pauvres, n'apparaît guère opportune au sujet du nouveau chef du PC et futur premier ministre.Frank Miller.Il s'est en effet lui-même décrit cornait un uhra-conservateur.Ui/t.sorte de Ronald Rcagin r:.tircn, vraisenibiabJcment plus amateur de boissons plus nobles.Et d'ailleurs, si on tient compte de la longue tradition conservatrice de la province voisine, c'est peut-être à la ha-batt Bleue qu'il aurait fallu songer.-\\*y> Car, là non plus, on ne connaîtra probablement jamais Je.secret de la popularité du Paçti conservateur, ni pourquoi, d,e~ puis plus de quarante ans, les électeurs ontariens estiment que sa politique.est bonne rare.PIERRE GRAVEL TOSHIBA UNE CHAINE : - COMME VOUS N'EN AVEZ JAMAIS VU! COMPLET: \u2022 RÉCEPTEUR 50 WATTS \u2022 ÊQAUSATEUR \u2022 AUTO-REVERSE -DOLBY.\u2022 TABLE DE LECTURE LINÉAIRE \u2022 ENCEINTES 2 VOIES MOINS DE: 699* V-10 * D\u20acUX PAS OU MCTftO JARPY melro < PEU» PAS PC METROPOIIMW w in i mm\\ iw mtm A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985 NEUF SPECTACLES AU LAC DES DAUPHINS ENTRE LE 31 MAI ET LE 19 JUIN La Ronde accueillera un superfestival «unique au monde» de feux d'artifice />' I photo Pierre McCann, LA PRESSE Dans l'ordre habituel, MM.Roger D.Landry, président et éditeur de LA PRESSE ( commanditaire), Y von Lamarre, président du comité exécutif de la ville de Montréal, Luc Beauregard, président du conseil d'administration de l'AMARC, et Pierre Arcand, vice-président du réseau Télémédia et directeur général de CKAC (commanditaire).pjj La Ronde avait déjà le Su-™ permanège, le Boomerang, la Grande Roue.Les Supermontagnes russes et les Glissades d'eau sont prévues pour cet été.Mais ce n'était pas encore suffisant pour les dirigeants de l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle (AMARC), soucieux de rechercher des nouveautés pour revitaliser le parc et satisfaire un public de plus en plus exigeant.GEORGES LAMON Au cours d'une conférence de presse donnée hier à Montréal, les dirigeants de l'AMARC, en compagnie de M.Yvon Lamarre, président du comité exécutif de la ville de Montréal, ont annoncé la présentation d'un «événement inédit, prestigieux, unique et international » à La Ronde cet été.En effet, du 31 mai au 19 juin \u2014 en dehors de la date d'ouverture habituelle de La Ronde \u2014 Montréal accueillera le premier festival international de feux d'artifice jamais tenu en Amérique du Nord.C'est à 22 heures et du lac des Dauphins que seront tirés, durant les neuf spectacles du festival, bombes sphériques, comètes, feux de Bengale, chandelles romaines, fusées et volcans, soit plus de 65 000 pièces.Bref, de quoi en mettre plein la vue aux milliers d'enfants de 2 à 90 ans qui envahiront La Ronde cet été.Il s'agit effectivement du premier grand championnat mon- dial de feux d'artifice classiques et musicaux, commandité par LA PRESSE et le réseau Télémédia, auquel participeront huit pays réputés dans le monde pour posséder les meilleurs fabricants de pièces pyrotechniques: le Canada, l'Espagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et le Mexique.Tour à tour, les pyrotechniciens de chaque pays démontreront, durant les 25 minutes que durera chacun des feux d'artifice, leur adresse, leur génie inventif, leur technique dans un magnifique kaléidoscope qui illuminera le ciel montréalais.Pour $5, stationnement compris (entrée gratuite pour les enfants de six ans et moins), les visiteurs pourront assister à chacun des spectacles.Les manèges seront aussi accessibles, mais avec des billets vendus à l'unité.Pour le président du comité exécutif de Montréal, M.Lamarre, il s'agit d'un autre fleuron à ajouter à La Ronde, qui deviendra ainsi ¦ le parc récréatif et culturel le plus important au Canada ».Quant à M.Luc Beauregard, président du conseil d'administration de l'AMARC, il- a précisé que cette autre manifestation faisait partie du programme de revitalisation de La Ronde.Déjà, l'an dernier, on avait réaménagé la place d'accueil et le monde des petits.Dès le printemps, l'AMARC s'attaquera à l'aire des manèges et des jeux d'adresse et à la promenade ceinturant le lac des Dauphins.STEVENS SUITE DE LA PAGE A 1 PRESSE a tenté, hier matin, de le joindre à Toronto, on a d'abord acheminé l'appel au numéro de la York Centre, qui a ensuite dirigé le journaliste vers Mme Walker, au numéro de la firme juridique du ministre.Cette situation ne cause pas nécessairement de conflit d'intérêts.Mais c'est l'apparence de conflit qui est en cause.La nomination de Mme Walker à son poste a été confirmée auprès de tous'lés fonctionnaires dans un memo interne, signé par le ministre, le 19 novembre.Elle fajt officiellement partie du cabinet du ministre et elle est rémunérée par le gouvernement.Or, les employés du ministère et les.gens d'affaires qui ont traité avec elle ont du composer le numéro téléphonique de Stevens and Stevens pour lui parler.En octobre dernier, peu de temps après son accession au conseil des ministres, M.Stevens a été accusé de conflit d'intérêts à cause de sa participation dans la firme York Centre Corporation.Le Globe and Mail avait fait valoir que la York Cen- ter contrôlait alors une compagnie de chaussures en difficultés, la Sisman's du Canada, dont l'avenir pouvait dépendre des politiques d'importation du tribunal anti-dumping, sous la responsabilité du ministre.La saisie, en novembre, de cotte compagnie par la Banque de la Nouvelle-Ecosse a soulagé le ministre de ces accusations.Le 31 octobre, M.Stevens s'est conformé aux lignes directrices du conseil des ministres sur les conflits d'intérêts en faisant état de tous ses avoirs et de ses activités professionnelles.Il a déclaré avoir démissionné le 19 octobre du conseil de la Gill Construction Ltd, qui contrôlait la York Contre, et de la Stevens Securities, dont il ne possède plus que 9,7 p.cent des actions privilégiées et G.5 p.cent des actions ordinaires.Il a également confirmé sa participation dans la firme d'avocats Stevens and Stevens, mais en précisant que ce bureau était inactif depuis 1977.En théorie, le ministre ne transige plus avec la York Centre Corporation.En pratique, la firme aura tout de même abrité gratuitement un de ses adjoints politiques pendant trois mois.Le jury reprend ce matin ses délibérations au procès de Cyr H| Les jurés assignés au procès de Luc Cyr ont commencé à délibérer, hier, après avoir entendu les directives en droit du juge J.R.Hannan, président de la Cour d'assises.Ils ont interrompu leur travail à 21 heures, les délibérations devant reprendre ce matin.MARIO ROY Ces six hommes et six femmes auront ainsi le dernier mot dans ce qu'il est convenu d'appeler le «scandale de la Société d'habitation du Québec», une affaire âprement débattue à l'Assemblée nationale à la fin de 1980.Pour une des premières fois, l'intégrité du gouvernement du Parti québécois avait alors été mise en doute.Luc Cyr, 52 ans, a été coordon-nateur de la Division des réparations majeures à la SHQ entre 1978 et 1980.À ce titre, il aurait été en mesure de faire jouir d'un traitement de faveur son fils Daniel, surveillant de chantier, et sa fille Johan-nc, photographe.En plus de retirer des bénéfices de la location de machinerie lourde (niveleuse et souffleuse à isolant) à la société d'État.C'est du moins ce dont on l'a soupçonné, et le procès s'est engagé le 7 janvier sous les neuf chefs d'accusation d'abus de confiance portés contre lui.Représenté par Me Robert La-Haye, Luc Cyr a renoncé à se faire entendre ou à présenter des témoins.En fait, il serait presque juste de dire qu'il n'a pas eu à le faire, les témoins présentés par Me Serge Authier, agissant en poursuite, s'étant chargés de donner des précisions souvent disculpa-toires pour l'accusé; en plus de faire, à maintes reprises, des commentaires élogieux sur le travail abattu par M.Cvr au sein de la SHQ.On a notamment souligné le fait qu'en prenant en mains une situation déplorable \u2014 plusieurs immeubles étaient affectés de défauts majeurs de construction \u2014, M.Cyr avait réussi à trouver des solutions correctes et peu coûteuses: il aurait ainsi fait économiser plus de $2 millions au trésor public.À tel point que, une fois la preuve de la Couronne déclarée close, Me LaHaye présentait au tribunal, en l'absence des jurés, une motion de non-lieu pour absence totale de preuve.Le juge Hannan a toutefois rejeté cette requête.Plus tard, Me Authier se char-gait de rappeler que le procès n'avait pas pour but de qualifier la compétence professionnelle de l'accusé.Mais plutôt de savoir s'il avait encouragé l'embauche de ses enfants par des firmes liées à la SHQ : et s'il avait entériné la location d'équipement dans lequel il avait des intérêts.Ces «faveurs» personnelles ou familiales représenteraient quelques milliers de dollars.DEMAIN dans LA PRESSE LA CRÊPE DE RIGUEUR: Selon le dicton, il suffit de faire sauter les crêpes le 2 février pour que la fortune nous accompagne toute l'année.Dans le cahier «Alimentation» de demain, Françoise Kay-ler nous explique la technique à utiliser et propose différentes recettes visant à mettre cette technique à l'épreuve.LA GUERRE DES SUPERMARCHÉS: Que pense le client de cette guerre des prix et des services que se livrent actuellement les « grands » de l'alimentation?Un reportage de Jeanne Desrochers, des photos de Jean-Yves Létourneau et Roger Picard, dans le cahier «Consommation» de demain.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 233 à quatre chiffres 7524 HATFIELD SUITE DE LA PAGE A 1 Robertson, a ordonné la perquisition du sachet et l'a lui-même porté à un laboratoire de Halifax pour identification.Trois jours plus tard, le 28 septembre, l'inspecteur Waller et le surintendant Dennis Ling se rendaient à la résidence du premier ministre pour l'informer de l'enquête et lui annoncer qu'il était considéré comme suspect.En contre-interrogatoire, l'avocat de la défense, Donald Gillis, a soulevé ce qu'il a qualifié d'irrégularités dans l'enquête de la Gendarmerie.Il a notamment voulu savoir de l'inspecteur Waller pourquoi il avait ignoré les directives du ministère fédéral de la Justice et du commandement de la GRC de soumettre l'instruction à un juge d'Oromocto, où est situé l'aéroport.Pourquoi, à son retour d'Ottawa, le 25 octobre, a-t-il senti l'urgence de se rendre, en pleine nuit, chez le juge James Harper pour lui soumettre l'instruction alors que l'enquête piétinait de- puis un mois?Pourquoi la GRC a-t-elle émis un communiqué annonçant l'accusation du premier ministre, sept heures avant que celui-ci n'en soit informé?Pourquoi a-t-il servi la sommation à M.Hatfield devant l'hôtel de ville, entouré d'une meute de journalistes?À ces questions, l'inspecteur Waller a répondu que les établissements judiciaires d'Oromocto n'étaient pas adéquats pour la tenue d'un procès de cette envergure; qu'il s'est rendu chez le juge Harper en pleine nuit pour échapper aux journalistes; qu'il ne peut expliquer la diffusion du communiqué de presse avant que M.Hatfield eût été accusé; qu'il a servi la sommation au premier ministre devant l'hôtel de ville parce que l'un des avocats de la défense avait refusé le choix d'un endroit plus privé.La défense a aussi tenté de savoir de la GRC comment un journaliste du réseau ATV a pu être au courant des détails de l'infraction avant même que le premier ministre n'en soit avisé.Le surintendant de la GRC a affirmé que la fuite ne venait pas de son service.À la reprise de l'audience, ce matin, il pourrait révéler la source des renseignements du journaliste qui lui en aurait fait part.La défense a enfin tenté de démontrer, en retraçant le périple de la valise du premier ministre, le 25 septembre, que de nombreuses personnes y ont eu accès.Le gérant de l'aéroport a raconté qu'à la demande du premier ministre, dans la matinée du 25 septembre, il a transporté la valise de l'entrée de l'aéroport jusqu'à son bureau pour la durée de la cérémonie marquant l'arrivée de la reine.Ensuite, il l'aurait déposée pendant quelques instants dans le bureau de l'administrateur de l'aéroport, avant de la remettre aux agents de la GRC qui ont fait la découverte que l'on sait.Dans son témoignage qui a mis fin à la première journée du procès, le surintendant Ling a révélé que si la valise du premier ministre avait porté une marque d'identification et qu'elle avait été remise directement aux militaires à l'aéroport, on ne l'aurait probablement jamais fouillée.[LA MÉTÉO] DATf : Mardi 29 jamer 1985 AUJOURD'HUI: Mm.: - 20\" Max -6 ENSOLEILLE, PASSAGES NUAGEUX DEMAIN: ENNUAGEMENT Québec AMU' Ovtooucu Iwnhdo Canton dt I Est Maorioe Québec Loc-Soint-Jean Rimovéi Gatpesie DOW-COIMOV Sept.lkM Canada u£** 05 2 01 -25 -20 -20 -20 -23 -22 -23 -19 -16 -16 -16 Moi.-15 -14 - 8 -14 - 9 - 6 - 6 - 6 Au,o\u201e.d-hui Em pos.nvo Ens poi.nue Ens.pas.nua Ens.pas.nua Ens.pas.nua Eni.pas.nua Ens.poi.nua Ens.nua.nei CM variable Gel vorioble CM variable États-Unis M*.Mo.Autavrdin» - 5 0 -17 -17 -27 -23 -22 -20 -13 - 4 -18 - 7 -13 - 4 -15 - 7 -8-2 Boston\tMa.Mex.-6-2 N.-Orleom\tMin.Il\tMo, 13 Buffalo\t-6-4 Pittsburgh\t- 4\t- 3 Chicago\t-16 \u2014 1 S.Froncisco\t7\t12 Miami\t9 19 Woshington\t- 4\t1 New York\t- 3 0 Dollos\t- 1\t8 les capitales\t\t\t Amsterdam\tmm.mn.- 1 2 Madrid\tMin.- 4\tMai 11 Athènes\t10 15 Moscou\t-10\t- 9 Acoputco\t22 32 Mexico\t18\t24 Berlin\t-3 0 Oslo\t-15\t-13 Bruxelles\t0 7 Paris\t2\t6 Buenos Aires\t17 25 Rome\t10\t12 Copenhogue\t-16-6 Séoul\t-12\t- 7 Geneve\t0 6 Stockholm\t-17\t-12 Kong Kong\t15 18 Tokyo\t1\t12 Le Core\t10 22 Trinidod\t23\t2?Lisbonne\t4 12 Vienne\t- 7\t0 Londres\t4 9\t\t BOUCHER SUITE DE LA PAGE À 1 servateurs et péquistes.« C'est bien beau signer des ententes-cadres de développement, mais encore faut-il qu'elles soient aussi bonnes que celles d'avant.Ainsi, l'entente auxiliaire sur le tourisme prévoit maintenant que le Québec assumera une plus grande part du gâteau qu'avant.Une participation à 30-50, cela signifie que Québec paiera 10 p.cent de plus.» Enfin, M.Boucher, comme plusieurs de ses collègues orthodoxes, opte pour la formation d'un mouvement souverainiste plutôt que pour la fondation d'un nouveau parti indépendantiste.Notamment, dit-il, parce que l'échéance électorale n'en per- met pas la mise sur pied dans un délai aussi court.Avec la décision du député de Rivière-du-Loup de quitter le caucus ministériel, s'ajoutant aux démissions récentes de Denis Vaugcois et de Camille Lau-riti, la position des partis à l'Assemblée est maintenant la suivante: Parti québécois, 62 sièges; Parti libéral, 49; indépendants, 7; quatre sièges sont vacants.Signalons aussi qu'outre Gilbert Paquette, Jacques Léonard, ex-ministre des Transports et député indépendant de Labelle, et Denise Leblanc-Bantey, exministre déléguée à la Condition féminine et député indépendant des lles-de-la-Madeleinc, n'ont pas encore décidé de leur avenir politique.Les deux songeraient sérieusement à quitter leur siège à l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines.T Le suicide plutôt que le liement ¦CLEVELAND (d'après UPI) \u2014 Désespéré à la pensée qu'il pourrait être congédié, Frederick Holliday, le premier inspecteur de race noire des écoles de Cleveland, s'est suicidé en fin de semaine dernière en se tirant une balle de revolver dans la poitrine.Holliday, qui avait accédé à ce poste en 1982 et qui était flgé de 58 ans, avait laissé sur son bureau une lettre à l'intention des résidents de Cleveland qui doit être publiée aujourd'hui.Le corps a été découvert hier par un étudiant de l'Aviation High School, une école de pilotage où Holliday, un pilote chevronné, enseignait.Selon la police, le suicide aurait toutefois été commis samedi.> Jake Epp, ministre fédéral de la Santé et du Bien-être, en conférence de presse hier.téléphoto upc OTTAWA SUITE DE LA PAGE A 1 venu familial où le crédit commence à diminuer serait situé à $25 000 au lieu de $26 330 par année.Pour les familles dont le revenu est inférieur à $10 000, cette option augmenterait en moyenne le revenu de $175, tandis pour que celles dont le revenu varie entre $10 000 et $20 000, la hausse serait de $130.Une famille avec un revenu supérieur à $30 000 subirait une perte de $120, tandis qu'à un niveau de revenu de plus de $50 000, la diminution de prestations familiales et de dégrèvements fiscaux serait de $375 par année.Cette option produirait des revenus additionnels de $130 millions pour le gouvernement fédéral et de $150 millions pour les provinces., Le document fédéral souligne que cette formule semble compliquée mais qu'elle a l'avantage d'améliorer le sort des familles les moins bien nanties.¦ La seconde option est d'application plus simple.L'exemption fiscale au titre des enfants ($710) serait abolie et le crédit d'impôt pour enfants passerait de $367 à S595 par enfant.Par contre, le niveau de revenu familial où le crédit d'impôt commence à diminuer serait ramené de $26 330 à $20 050.Cette option profite toutefois davantage aux gouvernements provinciaux qu'aux familles dans le besoin.Les provinces augmenteraient leurs recettes fiscales de $330 millions tandis que l'économie pour Ottawa serait de $80 millions.M.Epp soutient que la réforme sociale protégera le caractère universel des programmes sociaux et que les économies réalisées seraient redistribuées à d'autres fins sociales.Le document de travail fait aussi mention que le gouvernement n'a pas écarté la possibilité d'imposer une surtaxe aux citoyens à revenus élevés pour les allocations familiales.Toutefois, le gouvernement Mulroney attendra les propositions des différents groupes sociaux avant de s'engager dans cette voie.En conférence de presse, le ministre a souligné que l'action du gouvernement avait tenu compte des faits suivants avant d'entreprendre des changements: «Les Canadiens reconnaissent, d'une part, que le déficit fédéral est élevé et, d'autre part, ils ne veulent pas procéder à une refonte révolutionnaire de leur sécurité sociale, mais à des ajustements prudents.> La consultation auprès du public se fera sous la direction du comité parlementaire de la Santé, qui entendra les mémoires des groupes intéressés.Le comité devra remettre son rapport final le 3! mars prochain.Les recommandations serviront au ministre des Finances, Michael Wilson, pour la préparation de son budget.Réactions Dès hier, les partis d'opposition se sont dits satisfaits de constater que le gouvernement Mulroney ne toucherait pas à l'universalité des programmes sociaux.Le député libéral de Sainte-Marie, Jean-Claude Malé-part, a toutefois souligné que le gouvernement devrait entreprendre des changements dans le cadre d'une réforme globale de la fiscalité, et non viser quelques groupes-cibles comme les familles à revenus moyens ou les personnes âgées.Le critique libéral a dit aussi que les économies réalisées par le gouvernement fédéral devraient être retournées aux familles qui auront vu certains de leurs avantages réduits.Pour sa part, le chef du Nouveau Parti démocratique voit dans ce document un véritable assaut du gouvernement sur la classe moyenne, au bénéfice de ceux qui touchent des salaires de $50000 et plus.«Il est maintenant évident, a déclaré Ed Broadbent, que le Parti conservateur a changé de cible et qu'il a décidé de s'en prendre à la classe moyenne plutôt qu'aux riches.» Le NPD défendrai au cours de la période de consultation qui s'amorce, les trois principes qu'il a toujours proposés: « Il ne faut pas toucher à l'universalité; il ne faut pas réduire les prestations des travailleurs de la classe moyenne; il faut une réforme réelle des lois fiscales pour faire payer les riches.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985 la presse \u2022 A 3 Accusée d'avoir brûlé sa fille ma Au banc des accusés : une 99 frôle jeune femme, devant qui sont dorénavant installés les 12 jurés qui auront à se prononcer sur son sort.La Cour d'assises a commencé, hier, l'examen d'une des affaires criminelles les plus pénibles de l'année 1984.Lucie Bourassa, 23 ans, est accusé du meurtre prémédité de son enfant, la petite Sandra, deux ans et demi, qui a péri par le feu après avoir été arrosée d'essence, le M juillet dernier, au domicile familial de la rue Lacordaire.C'est le résumé qu'a donné de l'affaire, hier, le procureur de la Couronne au dossier, Me Jean-Pierre Major.L'accusée est représentée par Me Richard Dion.Les premiers témoignages, à caractère technique, ont été entendus, hier.Theresa Sorour, qui a fait l'autopsie de l'enfant, confirme que celle-ci a brûlé vive, et est décédée des brûlures subies et de l'inhalation de fumée.La petite Sandra n'a pas reçu de coups, ajoute ta pathologists Le procès se poursuit ce matin devant un jury composé de huit femmes et quatre hommes, sous la présidence du juge Gérald Ryan.La police de Longueuil poursuivie ES Un fonctionnaire de la rue LapoSnte, Longueuil, ainsi que son épouse et ses sept enfants ont intenté, hier, une poursuite en dommages de l'ordre de SI 15000 contre une dizaine de policiers de la Sûreté rnunici pale de Longueuil.Gilles Richard.38 ans.et son épouse, Sherita Johnson, soutiennent avoir été brutalisés lorsque le policier Gaétan Chrétien et ses confrères se sont présentés à leur domicile, le 31 juillet, pour exécuter un mandat d'arrestation levé contre le père de famille.Il plaide devant la Cour supérieure que les policiers ont non seulement agi avec brutalité, mais ont aussi frappé trois de ses enfants ainsi que son épouse; alors enceinte do huit mois.L'un des policiers aurait même à plusieurs reprises commis des attouchements sexuels sur la jeune femme, lui lançant en outre des injures à caractère raciste, la conduisant ensuite au poste de police à demi-nue et lui refusant tout transport à l'hôpital malgré son état.Dettes de l'ex-maire Crépeault ma La Cour d'appel doit ren-\" cire sous peu une décision dans le litige qui oppose la ville d'Anjou à son ex-maire, Ernest Crépeault.L'ex-maire doit plus de SiXIOOOO à la ville mais se trouve dans l'incapacité de payer, ayant cédé divers biens -dont un immeuble - à son épouse Marguerite Gratlon, en novembre 1973.Un an plus tard, la Cour supérieure déclarait nulle cette cession de biens! C'est ce jugement qu'Ernest Crépeault vient de contester devant les juges Ber-nicr, L'Houroux-Dubé et Beau-regard, du tribunal de seconde instance.Toute cette affaire est née d'une série de transactions immobilières effectuées au cours des années 60.avant la série de révélations qui devait déclencher une enquête publique sur l'administration municipale et la mise en tutelle de ville d'Anjou.Le 25 janvjer 1980, le juge Perry Meyer, de la Cour supérieure, rendait une décision en faveur de la ville, qui se voyait ainsi autorisée à percevoir quelque $(158 428 de l'ex-maire Crépeault et de l'ex-trésorier municipal, Gilles Séguin, que l'on a tenus responsables des sommes payées en trop à des promoteurs immobiliers.Les procédures ultérieures ne sont que le fruit des efforts de perception effectués par la municipalité.la presse PREMIÈRE CANADIENNE À L'AQUARIUM DE MONTRÉAL Reproduction de manchots nains mm Non seulement il ne faut pas ™ être manchot pour réussir pareil exploit, mais il faut aussi avoir l'intelligence du coeur, c'est-à-dire de l'intuition.Parce qu'il s'agit bel et bien d'un exploit! Qui devrait d'ailleurs en boucher un coin à tous ceux qui pensent que l'Aquarium de Montréal est « la bonne planque pour une mafia de fonctionnaires à bout de souffle et d'inspiration ».CONRAD BERNIER En pareille circonstance, des gens moins modestes parleraient d'une « première mondiale » plutôt que d'une « première canadienne ».Et, à la limite, on pourrait difficilement les accuser de «charriage» tellement est rare la reproduction, en captivité, de manchots nains.Lorsque cela se produit.« il faut habituellement incuber les oeufs et élever les poussins à la main», affirme le biologiste Serge Parent.« À l'état sauvage, dans le sud de l'Australie et en Nouvelle-Zélande, les manchots nains, expli-que-t-il, creusent un terrier et pondent un à trois oeufs entre juillet et novembre.Les parents se relaient aux 21 heures pour couver les oeufs et élever les poussins.Le taux d'échecs, même à l'état sauvage, est pourtant très élevé.En captivité, c'est systématiquement l'échec ».Rouge ef jaune Or, cette-fois-ci, à l'Aquarium de Montréal, ROUGE et JAUNE photo Roberf Nadon, U PRESSE Bébé de ROUGE et JAUNE ce manchot nain est né à l'Aquarium de Montréal.Une telle naissance en captivité constitue une première canadienne.se sont accouplés en novembre dernier.ROUGE a pondu dejijf oeufs, les 21 et 26 novembre.Le premier oeuf s'est cassé et le second a éclos le 28 décembre après 33 jours de couvaison par les parents.ROUGE et JAUNE sont arrivés à l'Aquarium de Montréal en 1975.Depuis 1979, toutes leurs tentatives de reproduction ont échoué, aucun poussin n'ayant vécu plus que six jours.« Notre réussite, soutient Serge Parent, est probablement attri-buable a la conception de notre habitat, à l'expérience acquise au fil des ans par ROUGE et JAUNE et aux soins particuliers que nous leur avons donnés, y compris ce cinquième repas quotidien servi à 22 heures ».Grâce à la 5e bouffe À l'instar du contremaître Guy Deland, Serge Parent souligne que « la contribution de l'aquaris-te Lionel Blanchette a été capitale dans cette réussite».C'est, en effet, ce dernier qui a pensé à « la petite bouffe additionnelle d'éperlans de 22h », qui s'est finalement révélée « une trouvaille d'importance ».Le service de cette cinquième « bouffe » exige toutefois « une patience d'ange et beaucoup -de-coeur à l'ouvrage».En fait, Lio-, ne! Blanchette s'est impliqué à fond, sans rien dire, sans rien exiger, presque clandestinement.Hier, on a pesé le petit manchot.Il pèse moins d'un kilo, soit 795 grammes ! \u2022»\u201e 4 .t.± .* ¦ ,4 \u201e\u2022* «* \u2022 »¦* \u2022 Jt» * .LA GRANDE ANGOISSE DE DENIS LORTIE avait peur de devenir incestueux comme son propre père l'avait été mm QUÉBEC \u2014 Si.peu de \u2014 temps avant son raid sur l'Assemblée Nationale, Denis Lortie a évoqué un quelconque projet de divorce avec son épouse.Lise Lévesque.ce n'est pas parce qu'il ne l'aimait plus aussi passionnément qu'auparavant ou qu'il s'était détaché de ses deux jeunes enfants.LEOPOLD LIZOTTE Au contraire.Son angoisse, et peut-être l'une des causes de la psychose qui le tenaillait, c'était la peur de devenir, à son tour, un père incestueux.C'est l'un des rares, mais fort terribles secrets qu'il a confié à l'un des trois psychiatres qui l'ont tour a tour rencontré et examiné, depuis le 8 mai dernier.Au Dr Louis Roy, auquel il n'a pas semblé vouloir se livrer facilement, il a en effet ré\\élé qu'en plus d'élever fort durement les neuf enfants d'une famille dont il était le quatrième, son père avait été traduit en justice, un jour, pour une affaire d'inceste.Et ça l'avait fortement marqué, traumatisé.Aux derniers jours d'avril dernier, Denis Lortie avait par ailleurs dû prendre soin de son fils malade de la grippe, pendant que son épouse, fort religieuse semble-t-il, était partie à un cours d'interprétation de la Bible.L'enfant avait vomi et s'était sali, il avait dû nettoyer tout cela lui-même.Selon ce qu'il a déclaré au psychiatre, il avait craint, à ce moment-là, de perdre le contrôle de lui-même, car il avait alors administré quelques solides tapes au petit, en dépit du souvenir des fessées inutiles qu'il avait subies dans sa jeunesse.À l'autre médecin qui témoigne ensuite, à la requête de son avocat Me François Fortier, il devait révéler, deux jours seulement après l'attentant, qu'il avait toujours été un enfant chétif, atlrappant toutes les ma- ladies infantiles imaginables.À l'école, qu'il aurait fréquentée jusqu'au Secondaire V, il était dans la bonne moyenne.« Mais je n'étais pas un « bol », con-fiait-t-il au médecin.Entré dans l'armée à l'âge de 17 ans, Lortie s'est plaint au Dr Guy Tremblay, comme dans sa cassette au Padre Arsenault, de l'hostilité latente que lui manifestait son supérieur immédiat, le sergent Chénier.Pas un terroriste, mais plutôt un justicier Le docteur Tremblay, qui n'a l'ait qu'entamer son témoignage, hier après-midi, a dit qu'il s'était tout d'abord demandé, lors de l'examen, si Lortie était un terroriste authentique, un fanatique convaincu par d'autres de poser les gestes qu'on lui reproche, ou, tout simplement un malade.De l'accusé, il n'a obtenu que des références à quelque vingt-cinq proverbes populaires et ci-talions un peu vagues de l'Évangile.Il était évident qu'il ne voulait pas revenir sur les terribles et récents événements.« Dieu lui avait dit de tout oublier cela.» Précédemment, le Dr Roy avait déclaré n'avoir pas trouvé aussi évidentes les traces d'un délire mystique ( ou religieux ).Et il n'a pas provoqué une nouvelle explosion de son délire politique, ne lui parlant justement pas de cette question.Toutefois, après une analyse très détaillée de la déclaration écrite, des trois cassettes audios et de la vidéo tournée le 8 mai par les caméras du Salon Bleu, le Dr Roy s'est dit d'avis que Lortie semble avoir voulu définitivement poser au justicier, jouer les redresseurs de torts, les vengeurs d'innoncents, les punis-seurs de coupables et les sauveurs tout court.Et il semble que Lortie était fort conscient de devoir laisser sa peau dans cette aventure, et de courir directement au suicide.Mais comment ce jeune homme, jusque-là rigoureusement respectueux de l'ordre social, a-t-il pu faire ce qu'il a fait ?Parce qu'il s'est convaincu lui-même que la population du Québec, gouvernée par le PQ, était en danger, et qu'il fallait tout simplement détruire ce gouvernement.UNE CINQUANTAINE DE PLAINTES À LA COMMISSION Pagaille à la police de Sorel mm Depuis un an, c'est la pa- ™ gaille à la police de Sorel.La direction, qui a épuisé tous ses recours pour tenter de mettre de l'ordre dans le service, songe maintenant à démissionner.ANDRÉ CEDILOT On assiste à une véritable é-preuve de force entre les deux directeurs, André Péioquin et Gilles Leith, à la tête du service depuis mars 82, et certains membres qui se rebiffent devant les mesures de réorganisation et cherchent à prendre le contrôle des opérations.Selon les informations obtenues, la Commission de police du Québec a été saisie d'une cinquantaine de plaintes depuis février 84, concernant des agissements douteux de policiers, des gestes de brutalité envers des citoyens, des manquements à l'éthique professionnelle et même des actes criminels.On soupçonne entre autres les policiers de ne pas avoir rédigé de rapport sur au moins un événement de nature criminelle impliquant présumément un de leurs collègues.On aurait aussi transmis des informations à des citoyens concernant des opérations en cours.Pis encore, on aurait trafiqué des rubans magnétiques sur lesquels sont enregistrés les appels téléphoniques logés au poste de police! La direction du service de police n'aurait guère apprécié l'attitude, de ses hommes lors de manifestations organisées par les grévistes de Marine Industrie.L'un d'eux aurait même été suspendu pour une journée.La Fraternité des policiers de Sorel, affirme-ton, aurait appuyé les grévistes de cette compagnie en leur faisant don de $500.Vandalisme et cocktail molotov - Une dizaine de dossiers actuellement sous enquête par la Commission de police porteraient sur des actes de vandalisme commis lors du conflit de travail des policiers, en 1976.Le commerce d'automobiles du maire Marcel Gauthier avait notamment été la cible de coups de feu.Un cocktail molotov avait aussi causé d'importants dégâts à l'établissement d'un échevln.La Sûreté du Québec a par ail- leurs ouvert une enquête sur un attentat semblable dont a été victime un' détective de cette municipalité, dans la nuit 10 janvier dernier.Une bombe incendiaire avait alors été placée sous le véhicule du policier.Un membre de la famille du policier a circonscri les flammes au moment où elles se propageaient à sa maison.Le policier en question fait depuis ce temps l'objet de constantes menaces par téléphone.Selon les premières constatations, il ne semble pas que l'attentat soit lié à son travail.Aucune arrestation n'a encore été effectuée.Hier, il a été impossible d'obtenir les commentaires du maire Marcel Gauthier et du président de la Commission de police du Québec, Roger Gosse-lin.Quant aux co-directeurs André Péioquin et Gilles Leith, ils se sont contentés de confirmer que des enquêtes étaient en' cours.C'est la quatrième fois en dix ans que la Commission de police du Québec est appelée à se pencher sur le service de police de Sorel.Une histoire à suivre.Lortie a pourtant posé une foule de gestes normaux Kj QUÉBEC \u2014 Après avoir ™ passé des heures à citer des paroles et à évoquer des gestes de Denis Lortie, force est de conclure que les troubles psychotiques éprouvés par le jeune homme impliquaient obligatoirement une altération majeure de son expérience et de son sens de la réalité, déclarait hier après-midi le psychiatre Louis Roy.LEOPOLD LIZOTTE Contre-interrogé, plus brièvement que prévu par Me André Plante, procureur de la Couronne avec Me Georges Letendre, le Dr Roy a admis que non seulement l'accusé était bien orienté dans le temps et dans l'espace, et, qu'il savait de quoi il était accusé, mais qu'au surplus, il avait posé, le 8 mai, une série de gestes normaux, si l'on tient pour véritablement prouvés la plupart des faits qui ont été révélés devant le jury que préside le juge Yvan Mi-gneault.Malgré les objections répétées des avocats de la défense, le psychiatre a donc qualifié de « normaux » les gestes suivants: la location d'une auto, avec une carte de crédit, pour venir ù Québec ainsi que les fausses raisons (en trois versions différentes), invoquées pour justifier ce voyage; normal aussi, selon le médecin, l'usage d'un «kitbag» et d'un havresac pour transporter ses armes, même si l'appropriation de celles-ci, à la base de CARP, reste incompréhensible pour ce médecin qui fut élève-officier dans sa jeunesse.Et normale encore la « prévisite » de Lortie à l'Assemblée Nationale et sa demande de renseignements sur les horaires de la session.La cassette à l'aumonier Par contre, le psychiatre ne reconnaît pas totalement la normalité du geste de diversion à la Citadelle.Et il se demande pourquoi Lortie voulait livrer sa cassette à l'aumonier de Valcartier, dès la veille de l'exécution de son projet.Mais il ne peut nier, par ailleurs, que le prévenu était conscient de bien des choses: lorsqu'il, a arraché le téléphone roùge; d'urgence dès son entrée dans* l'immeuble ; lorsqu'il a tiré en direction des caméras de télévision; et lorsqu'il a percé le dossier de la sixième chaise de Ja première rangée à droite, dans la salle: Celle de René Lévesque:.*r* Et Lortie était conscient aussi lorsqu'après s'être demandé combien de personnes il avait tuées, tout en se disant sûr d'en avoir blessées plusieurs, il répétait à plusieurs reprises: «J'ai manqué ma shot, j'ai manqué ma shot ».e c c f y- t.t ' TIRAGE D'UN VOYAGE POUR DEUX À NEW YORK POUR PLUS DE DÉTAILS, VOIR PAGE C 5 EN COLLABORATION AVEC LE COLLÈGE MARIE-VICTORIN LES MARDIS ET JEUDIS, DÈS LE 5 FÉVRIER 1985 A 4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985 SECTEUR PUBLIC Début des audiences sur Pavant-projet de réforme du mode de négociation m QUEBEC (PC) La CSN ™ sera la seule organisation syndicale à intervenir aux audiences publiques que tient le gouvernement à compter d'aujourd'hui sur son avant-projet dé réforme du mode de négociation dans le secteur public.Ces audiences se dérouleront sur une période de deux semai-rie$ à raison de trois journées par semaine.Après bien des tergiversations, les centrales syndicales ETQ, CEQ et CSD ont décidé de manifester leur opposition à cet avant-projet de loi en refusant de participer à ces audiences que tiendra la commission parlementaire du Budget et de l'Administration.Plusieurs autres associations de salariés \u2014 elles' sont une quinzaine au total \u2014ont également décidé de boycotter les travaux de cette commission.Parmi elles, ont retrouve le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, les trois fédérations d'infirmières, le Cartel des organismes professionnels de la santé, etc.La CSN.pour sa part, fait front commun avec toutes les autres organisations syndicales pour réclamer le retrait de ce projet de réforme mais elle a accepté de prendre part à l'exercice de consultation du gouvernement.C*est jeudi que la CSN se présentera devant ia commission.Les principaux intervenants d'aujourd'hui seront la Fédération des CLSC.les Centres de services sociaux et le Syndicat des conseillers en gestion du personnel du gouvernement du Québec, une association professionnelle qui compte 542 membres.L'avant-projet de loi que le président du Conseil du trésor Michel Clair a déposé à l'Assemblée nationale juste avant l'ajournement des Fêtes, vise à établir un nouveau cadre de négociation.Entre autres, il retire le droit de grève aux syndicats sur les questions salariales.La masse salariale serait déterminée après une comparaison avec le secteur privé.Un nouvel institut paritaire de recherche sur la rémunértion serait créé afin de déterminer cette masse salariale,dont l'enveloppe ne serait pasVnégo-ciable.La plupart des questions normatives, soient la mobilité du personnel, l'organisation dir travail et les droits syndicaux, seraient négociées au niveau local.Certaines questions normatives seraient discutées à l'échelle nationale et c'est sur ces points, uniquement, que pourrait être exercé le droit de grève.Ottawa envisage de remettre à Québec la gestion des réserves de Percé et de Cap Tourmente ¦Le gouvernement fédéral a l'intention d'éliminer certains < irritants » qui l'opposent au gouvernement du Québec, en matière de protection de l'environnement.Il envisage ainsi la possibilité de remettre prochainement à l'État québécois la gestion des réserves fauniques de Cap Tourmente, près de Québec, et de Percé ( l'île Bonaventure ).JEAN-PIERRE ¦ONHOMMI_ Le ministre fédéral de l'Environnement, Mme Suzanne Biais-Grenier, a indiqué hier à LA PRESSE que cette décision est la conséquence du changement de cap qu'Ottawa entreprend d'effectuer dans ses relations avec les provinces.Le député de Rosemont a dit vouloir se garder, « contrairement à l'ancienne administration >, d'adopter une attitude «envahissante» vis-à-vis les responsabilités administratives partagées.Elle a donné la réserve faunique fédérale de Percé comme exemple d'un domaine qui pourrait « facilement » être pris en charge par des fonctionnaires provinciaux.Deux groupes de fonctionnaires \u2014Tun provincial, l'autre fédéral \u2014 se partagent actuellement la responsabilité de la gestion du parc Bonaventure.Le premier s'occupe de la protection de la faune ailée, les fous de bassan, l'autre de l'aménagement d'un centre d'interprétation historique.Le domaine du Cap Tourmente, où le gouvernement fédéral protège un refuge des oies photo Réol St-Jean, LA PRESSE Mme Suzanne Biais-Grenier, ministre fédéral de l'Environnement blanches, pourrait également l'aire l'objet d'un transfert des responsabilités, a dit Mme Biais-Grenier.Mme Grenier a d'autre part indique l'intention du gouvernement fédéra! d'ouvrir davantage les parcs fédéraux aux usages publics.Dans cette optique.Ottawa facilitera l'accès des sentiers à un plus grand nombre de personnes et réduira la l'onction proprement « protectionniste » de ces espaces privilégiés.Elle a précisé que des passages asphaltés seraient construits dans les parcs fédéraux pour l'usage des handicapés.' Les pluies acides L'intérêt principal de Mme Biais-Grenier se porte toutefois, pour le moment, sur la question des pluies acides.Le ministre espère beaucoup de la rencontre fédérale-provinciale des ministres de l'Environnement, prévue pour le 4 février, a Montréal.Cette rencontre, estime-t-elle, permettra au pays d'adopter une politique fondée sur un consensus au sujet du calendrier de dépollution de l'air eu égard aux rejets de soufre.Selon la ministre, le premier ministre Mulroney pourra ainsi mieux présenter la position du Canada lors de la rencontre qu'il aura en mars avec le président Ronald Reagan.Mme Biais-Grenier fonde enfin de grands espoirs sur les propositions que la Commission Pearse formulera l'été prochain au sujet de le gestion de la ressource eau.Le ministre ne veut pas se prononcer avant cette date sur l'appui financier que le gouvernement fédéral pourra donner au Québec pour la réalisation de son programme d'assainisssement des eaux ( construction des usines de traitement des eaux usées).On sait que la province d'Ontario a été privilégiée à cet égard.Elle a dit que le ministre québécois de l'Environnement, M.Adrien Ouellet, ne lui a pas présente de requête particulière à cet égard lors de la rencontre Ottawa-Québec sur l'environnement qui s'est déroulée l'automne dernier.AU-DELÀ DE $53000 POUR YVES MICHAUD EN 84 Il en coûte très cher pour maintenir des fonctionnaires en poste à l'étranger g QUEBEC (PC) \u2014 Maintenir ^ des fonctionnaires en poste à l'étranger est une opération très lourde pour le budget de l'État, révèlent les derniers Comptes publics du gouvernement du Québec.\u2022 Par exemple, uniquement â la rubrique « frais de déplacement », les Comptes publics couvrant l'année financière se terminant le 31 mars 1984, indiquent des dépenses de $53 383 pour M.Yves Michaud.alors délégué du Québec à Paris.M.Michaud est actuellement Président-directeur général du Palais des congrès de Montréal.D'autres fonctionnaires du Québec oeuvrant à l'étranger ont eux aussi des dépenses annuelles élevées \"au chapitre des frais de déplacement.C'est notamment le cas de Gérard Frigon ( $42 640), délégué à Caracas au Venezuela, de Gilles Dault ($12 690 ).conseiller économique du Québec à Milan en Italie, et de Gérard Vé-zina ( $35 952 ), représentant québécois à Chicago.Ces frais sont tout a fait conformes aux normes du ministère, explique par ailleurs le directeur de l'administration au ministère des Relations internationales, M.Gilbert L'Heureux.La rubrique frais de déplace- ment comprend, outre les frais de voyage proprement dits, les dépenses encourues pour le déménagement, les coûts d'installation, les frais de représentation et ceux causés par la rupture d'un bail.LES 13 MILLIONS AUX PRODUCTEURS DE PORC Ottawa compromettrait sa position face aux Américains devra «se brancher » au plus tôt ¦j Jacques Parizeau devra < se \u2014 brancher » au plus tot et dévoiler ses intentions politiques.Sinon, il perdra le leadership moral qu'il conserve sur les.mili-tants souverainistes orthodoxes [comme leader éventuel de leur é-;cole de pensée, à l'intérieur ou à l'extérieur du Parti québécois.PIERRE VENNAT ( Le eoordonnateur de la Coalition pour l'indépendance du Québec, M.Roger Paquin, également 'président de l'Association péquis-te du comté de Saint-Jean, est de cet avis.« Il faut que la réflexion se prolonge, mais pas indéfiniment », a-t-il déclaré hier à LA PRESSE.¦ M.Paquin a également révélé que dans son comté, comme ailleurs au Québec, croit-il, c'est le criminaliste québécois Guy Bertrand qui est le deuxième choix, de préférence à l'ex-ministre Gilbert Paquette, toujours député de Rosemont.M.Paquette doit annoncer d'ici à quelques jours qu'il siégera dorénavant comme indépendant à l'AsMTnblép nationale.M- Paquir., dont l'association avait tenté de présenter au congrès spécial du 19 janvier une résolution, déclarée hors d'ordre, dans le but de convoquer immédiatement une lutte au leadership au sein du PQ, a également hâte que les députés orthodoxes s'entendent sur une politique à suivre à l'Assemblée nationale.Selon lui, s'ils le désirent, les députés orthodoxes pourraient alors constituer un véritable « parti dé facto » et le leader qu'ils se donneraient, quel qu'il soit, pourrait devenir le leader moral que se cherchent les indépendantistes, de préférence à un Jacques Parizeau muet ou à un leader choisi ù l'extérieur des milieux parlementaires.La trésorière démissionnaire du Parti québécois, Mme Lyne Marcoux.croit elle aussi qu'il faut que M.Parizeau « se branche très bientôt ».Elle ne croit toutefois pas que le nom de M.Bertrand pèse lourd auprès des dirigeants actuels des orthodoxes.Pour avoir appuyé publiquement les conservateurs lors des dernières élections fédérales, Me Bertrand en a indisposé plusieurs en milieux indépendantistes.De toute façon, de confier Mme Marcoux à LA PRESSE, « parler de leadership éventuel des orthodoxes est prématuré, quoiqu'il est certain que M.Parizeau devra se brancher très bientôt ».Pour le moment, c'est encore le Parti québécois qui constitue, pour les souverainistes les plus convaincus, le meilleur véhicule « partisan » pour promouvoir leurs idées.C'est la raison pour laquelle M.Paquin croit que très peu des quelque 500 délégués qui ont voté pour la thèse orthodoxe au congrès ont quitté le parti à l'heure actuelle.mm OTTAWA (PC) \u2014 Le gou-™ vernement fédéral compromettrait sa position de négociation face aux Américains s'il acceptait de payer les $13 millions formellement promis aux producteurs de porc québécois par le ministre conservateur des Travaux public, M.Roch LaSal-le.C'est ce qu'a soutenu hier, à la sortie des Communes, le ministre de l'Agriculture, M.John Wise, après qu'en Chambre libéraux et néo-démocrates eurent, à l'unisson, accusé le gouvernement Mulroney d'avoir répudié les engagements faits devant les agriculteurs québécois.Pour le ministre Wise, cependant, Ottawa, en payant l'argent promis par M.LaSalle, mettrait en danger les exportations de porc vers les Etats-Unis.Washington est justement à la recherche d'arguments pour justifier une réduction dans l'importation de porc canadien, a-t-il indiqué.« Est-ce que le ministre (Roch LaSalle) fera ses excuses aux fermiers du Québec pour les avoir si délibérément induits en erreur durant la campagne électorale?», a lancé le député néodémocrate Vick Althouse.198$ Quel départ!.1 Une randonnée d'essai peut vous rapporter jusqu'à 100$ comptant.Escort «S» 1985 Equipement standard: radiaux 4 saisons, phares halogènes, sièges inclinables, suspension { indépendante aux 4 roues.6985s TRACTION AVANT Equipement standard: radiaux 4 saisons, servofreins, sieges inclinables, dégivreur électrique ar- ' riére.Suspension indépendante aux 4 roues, phares halogènes, bandes décoratives.TEMPO «L» 1985 7985* TRACTION AVANT La maire de Ste-Anne-des Plaines candidat à l'investiture libérale ¦Iftiè maire de Sainte-Anàe-Plaines, Robert Thérien, annoncera demain soir devant des partisans à Sainte-Adèle qu'il se portera candidate l'investiture libérale qui doit avoir lieu en mars en prévision des futures élections provinciales.Âgé dé 35 ans, M.Thérien a été élu pour une première fois à la tête de cette municipalité en novembre 1979.En 198.Vil était réélu par acclamation.M.Thérien est professeur, à l'école secondaire Pont^Viaul de la Commission scolaire Chomedevfee Laval.-.' i, .' '.\u2022 .'/ .Ranger «S» 1985 7185* Équipement standard: 5 vitesses o/d, pneus radiaux, moteur 2.0 litres * Transport et préparation en sus.Plusieurs modèles 1984 en inventaire à des prix extraordinaires.TEMPO \u2014 T-BIRD \u2014 RANGER \u2014 MUSTANG FORD, DE QUOI VOUS CONVAINCRE.'APIDES TORO 3175 VICTORIA rêve d'un Parti conservateur au Québec ¦La décision du président démissionnaire de l'Union des municipalités régionales de comtés, André Asselin, d'accepter la direction du Parti conservateur du Québec (PCQ) a pris les autorités conservatrices fédérales de Brian Mulroney par surprise.' Sans doute en raison des dettes « morales » contractées à l'endroit du Parti québécois et de ses organisateurs lors de la dernière campagne électorale, les conservateurs avaient décidé de ne pas s'impliquer « officiellement » dans l'arène politique provinciale avant le prochain scrutin.Le nouveau premier ministre conservateur avait d'ailleurs été très clair à ce sujet, il y a une semaine, à la suite d'une rencontre avec le chef du Parti libéral du Québec, Robert Bou-rassa.Ce dernier craignait la division du vote fédéraliste.Il avait reçu l'assurance de M.Mulroney d'avoir les coudées franches* lors de la prochaine campagne électorale, la décision de fonder un PCQ ayant été reportée à plus tard.Ainsi, le geste surprise que vient de poser André Asselin in-quiète-t-il grandement les libéraux, qui évaluent les conséquences de l'arrivée de ce nouveau parti dans l'arène politique.Se démarquer d'Ottawa Après avoir accepté de devenir le leader du PCQ, M.Asselin a tenu ù se démarquer de ses « grands frères » d'Ottawa, indiquant qu'il n'avait de permission à demander à personne pour entreprendre son action politique.' Il relève donc ce défi en conservant toute sa liberté de manoeuvre.Le président de l'Association provinciale, l'avocat Robert Brunet, a confirmé à LA PRESSE que M.Asselin n'a eu aucune consultation avec les dirigeants québécois du Parti conservateur du Canada.« Nous suivons la politique dictée par M.Mulroney de ne pas nous impliquer sur la scène provinciale avant les prochaines élections.Il faut attendre de voir le nouvel équilibre politique qui suivra l'élection et mesurer les effets des événements qui sont survenus au Parti québécois.«Dans le contexte actuel, notre présence risquerait de fausser le jeu.Et les délais d'organisation sont aussi trop courts.Il ne faut pas non plus poser des gestes guidés seulement par l'opportunisme politique.Après les élections, on verra ».a noté le président Brunet.Celui-ci a néanmoins convenu que le geste posé par M.Asselin pourrait avoir des rebondissements intéressants.Apres l'élection, on sera plus en mesu- \\ re d'évaluer l'ampleur de ce \\ mouvement et la crédibilité de cette formation politique.« Il faudra alors s'ajuster à la réalité qui se dégagera », a souligné M.Brunet.Ce dernier connaît personnellement M.Asselin et affirme nourrir pour lui le plus grand respect.Il n'a pas exclu la possibilité que plusieurs personnalités conservatrices se joignent à M.Asselin au cours des semaines à venir.Le président provincial tentera donc de rencontrer M.Asselin dans les prochains jours afin de faire le point.Un autre membre du Parti conservateur fédéral, l'avocat Pierre Paquin, qui était l'un des principaux conseillers de l'ex-président Marcel Danis, maintenant député de Verchè-res et vice-président de la Chambre, considère lui aussi que l'action du PCQ n'est pas souhaitable pour le moment.Reconnu pour ses talents d'organisateur, Me Paquin estime qu'il serait impossible de mettre en place des organisations ; dans les 122 comtés de la pro- \u2022 vince à moins de six mois des élections.Une vieille idée L'idée de fonder un Parti conservateur au Québec n'est pas neuve.Depuis des années, les , nostalgiques de « la belle époque bleue » de Maurice Duples- \u2022 sis caressaient ce rêve.i Alors que les libéraux ré- : gnaient en rois et maîtres sur le ; Québec, plusieurs, dont l'ancien « ministre unioniste Mario Beau- : lieu, estimaient que la seule fa- ; çon pour le PC d'avoir des chances de succès durable au Québec était de bâtir un parti provincial, comme il en existe dans les neuf autres provinces : du Canada.En février 1982, quelques mois après la défaite électorale des conservateurs de Joe Clark, Brian Mulroney, alors président de l'Iron Ore, était lui aussi partisan d'une formation provinciale.Il avait notamment déclaré être convaincu que le temps était venu de fonder un parti autonome au Québec.Tout en étant indépendante des structures nationales du parti, cette formation québécoise, selon l'évaluation de l'époque, aurait eu pour mission de jeter les bases d'une solide organisation politique en vue du prochain scrutin provincial.Cette évaluation est toujours valable aujourd'hui.Car les conservateurs ne pourront pas continuer à jouir de l'appui tacite des péquistes dont l'action avait pour seul but de faire mordre la poussière aux libéraux de l'ex-premier ministre Pierre Trudeau.LACHINE H 8 S 1Z4 637-5811 \u2014481-5611 Espèce en voie de disparition (petrocamius faclurum astronomicum) i u Sanctuaire du Mont-Royal vous n'avez plus à craindre les effets secondaires d'une fournaise boulimique sur vos actifs.Fini.À tout jamais.Les gens bien et perspicaces l'ont compris.Ce qui explique le succès que nous connaissons.Vivre mieux est la façon la plus subtile de se distinguer.C'est pourquoi nous insistons sur une architecture d'avant-gnrde.Sur une finition soignée et une isolation de qualité supérieure.Sur d'immenses salles de bains.Sur deux terrasses pour chaque propriétaire.Sur de grandes baies vitrées qui vous permettent une vue superbe: Montréal est à vos pieds.le sancTuàipe du 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son appui au programme intitulé Fonds d'expérience et d'apprentissage ».Le document parle d'un programme de $140 millions qui créera quelque 65,000 emplois, alors que l'an dernier les programmes fédéraux de création d'emploi avaient coûté $200 millions pour quelque 86,000 emplois.Selon M.McCurdy, le gouvernement aurait dû.en cette année internationale de la Jeunesse, « faire au moins aussi bien que lo gouvernement libéral qui l'a précédé ».\u2022 Le député de Windsor-Walker-ville a aussi fustigé la ministre pour avoir refusé de rencontrer la plus importante fédération d'étudiants au Canada avant d'annoncer son programme.Mais Mme MacDonald a soutenu que, lorsque le programme d'emplois d'été serait annoncé, « le député verra que le gouvernement se préoccupe des problèmes des jeunes ».Plus tard, en réponse à une autre question du néo-démocrate Ian Deans, la ministre a nié avoir déjà approuvé la réduction de $60 millions prévue dans le document du 9 janvier.« Il y a eu un grand nombre de propositions faites au gouvernement par toute une série de personnes, d'organisations et de ministères et les cris ou l'exaspération des députés sur cette question ne nous feront pas prendre une décision une seule minute plus tôt », a soutenu Mme MacDonald.Le gouvernement avait annoncé, dans l'exposé économique du ministre des Finances Michael Wilson, en novembre dernier, l'abolition du programme Eté Canada, en affirmant cependant qu'il serait remplacé à une date ultérieure.Depuis, le gouvernement avait été maintes fois critiqué par les députés de l'Opposition qui affirmaient que le nouveau programme ne saurait être présenté à temps pour venir en aide aux étudiants dès cet été.NÉGOCIATIONS SUR L'ACCÈS À L'ÉCOLE ANGLAISE Québec pourrait se heurter à la règle de l'unanimité Décès de Me Jacques Fortin ¦| OTTAWA (PC) \u2014 La Commission de réforme du droit du Canada a fait part, hier.du décès de son vice-président, M.Jacques Fortin.M.Fortin, qui était âgé de 47 ans, a succombé à un cancer à Montréal.M.Fortin était devenu directeur de la recherche de la commission en 1972.avant d'en être nommé vice-président en 1983.fl OTTAWA \u2014 Si le Québec ™ veut renégocier les dispositions de la Charte des droits sur l'accès à l'école anglaise \u2014 ainsi que l'affirmait le ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson au cours du week-end \u2014 il risque de se heurter à la règle de l'unanimité.MICHEL C.AUGER de la Presto canadienne_ Si les politiciens fédéraux ne voulaient pas commenter les déclarations de M.Johnson, les constitutionnalistes, quant à eux, ne manquent pas de remarquer que toute modification des dispositions de la Charte des droits sur la question linguistique pourrait se heurter à la règle de l'unanimité qui est inscrite dans la nouvelle formule d'amendement à la constitution.«A priori, il semble clair qu'il faudrait l'unanimité », affirme le professeur Gérald Beaudoin de l'Université d'Ottawa.Selon lui, on ne pourrait modifier l'article 23 de la Charte des droits \u2014 qui établit que la « clause Canada » doit réglementer l'accès à l'école anglaise au Canada \u2014 qu'en ayant l'accord de tous les gouvernements du pays.< Une garantie constitutionnelle est donnée quant à l'usage du français et de l'anglais et l'article 43 (la formule d'amendement) est clair quant aux possibilités d'amendements », affirme Me Beaudoin.La formule spécifie, en effet, qu'il faudrait l'unanimité pour modifier la constitution quant à SEUL COLLÈGE PRIVÉ (dans la région métropolitaine) OFFRANT LE COURS TECHNIQUES INFIRMIÈRES :Mh.COURS COLLÉGIAL COLLÈGE SAINT-JEAN-VIANNEY 12630, boul.Gouin est Montréal H1C1B9 Tél.: 648-3821 ou 322-7980 AvecleReér Obligations d'épargne, faites d'une pierre deux coups Chic 3 A Pour des services sociaux efficaces I,e présent texte vise à mieux identifier certaines préoccupations qui devront être au coeur d'une démarche de changement, permettant au Centre de services sociaux de se transformer et de relever le défi de complementer le travail des CLSC et surtout de bien préciser ce qui devient son rôle spécifique dans les prochains cinq ans.Nous accueillons avec enthousiasme la décision du 18 janvier dernier du ministre des Affaires sociales du Québec, Monsieur Guy Chevrette, qui confie à chaque conseil régional de la santé et des services sociaux l'appréciation des particularités régionales et le mandat de réaliser des accords sur la question des transferts d'effectifs et de juridiction des CSS vers les CLSC.Monsieur Chevrette a réussi à rassembler le tout, lequel est nécessairement plus grand que la somme des parties et/ ou établissements concernés; il a réussi l'impossible, c'est-à-dire réunir autour d'une même table les CRSSS.les CLSC, les CSS, les travailleurs (CSN) et les gestionnaires (ACISSQ), pour qu'ensemble, Ils conviennent de partager leurs avis et faire preuve d'ouverture.Le ministre des Affaires sociales opère avec la puissance de la proximité en véritable négociateur: il est direct et favorise par sa clarté le rapprochement des personnes et des associations.L'émergence d'un changement dans ce dossier ne peut qu'être facilitée en région et non pas décrétée de Québec.Bien sûr.il se garde une «soupape» comme il le dit lui-même, il se conserve la décision finale avec des munitions en réserve pour une ou deux régions qui risquent di' bloquer.Il nous faut donc faire preuve de solidarité sociale et se remobiliser CRSSS - CSS - CLSC afin d'être complices de la coopération et de réaliser un véritable réseau complet de services sociaux directs et efficaces auprès des citoyens de notre région.Les ententes régionales doivent se concrétiser cl nous avons l'espoir qu'au 15 février une majorité de régions les auront déjà transmises au ministre.Trois préoccupations majeures doivent maintenant alimenter la réflexion interne dans «comment bâtir l'avenir du CSS» afin d'être efficace dans l'exercice des responsabilités confiées.Premièrement: Un changement de culture où l'intervention psychosocial est revalorisée.Il existe peu de technostructure aussi contraignante, où l'aidant intervenant auprès de la personne en difficulté, qu'il .soit travailleur social, psychologue, criminologuc, ou conseiller social, où un professionnel doive faire face à une telle réglementation, avec une quantité de formulaires et de contrôles aussi élevés.Un sentier est à définir, celui de la transformation et de la revalorisation de l'aidant en lui faisant économiser du temps-contrôle, du temps-bureaucratie, pour laisser place à sa créativité et au temps-services aux clients.À notre avis, cela aurait des impacts considérables sur les bénéficiaires et des effets- bénéfiques sur la vie des gens.La provocation est intentionnelle, un débat doit venir pour qu'éclose la richesse clinique des intervenants nous entraînant vers des réalisations concluantes, des résultats tangibles.Cela est vrai particulièrement en protection de la jeunesse où nous avions comme société des écarts majeurs à combler en 197S), mais où aujourd'hui, il faut reconnaître que nous avons progressé considérablement.Deuxièmement: Un réseau de services sociaux flexible et cohérent.Le Québec s'est donné un réseau de services sociaux CLSC, CSS, Centre d'accueil, qui en soi est capable de donner un soutien affectif, psychologique et économique à la personne en difficulté.Mais il faut réaccorder les rôles pour être encore plus dynamiquement liés pour solutionner les problèmes sociaux personnels.Il faut ouvrir le système et éviter la «structure fixe».Il faut que le citoyen qui a besoin de services sociaux les reçoive près de chez lui et que ces services soient de qualité.Mais il est aussi nécessaire de reconnaître que certaines personnes sont victimes de problèmes psychosociaux plus complexes et en ce sens réclament une protection particulière.Qu'on pense à l'enfant violenté physiquement ou à l'adulte en grande perte d'autonomie laissé sans service.Il ne faut pas oublier que la pierre angulaire de notre société repose tout de même sur le réseau d'entraide du cercle familial, du groupe d'amis, de comités de quartier et des groupes communautaires.Troisièmement: Que chacun prenne son pouvoir.De nombreux éléments précédemment décrits favorisent le changement, et il est souhaitable de créer un climat propice permettant «une certaine révolution» de la façon de faire, de travailler dans le CSS de demain.Il est peut-être requis de revoir notre engagement personnel cl notre façon de voir les choses dans le futur immédiat.Selon l'avis de plusieurs praticiens du CSS.il est grandement nécessaire de penser accomplissement personnel et de laisser place à la fierté personnelle d'avoir réussi à déclencher chez tel jeune sa propre remise en question qui le conduira à sa «raison d'être» dans sa famille d'accueil.Dans notre établissement présentement, l'on retrouve un cadre responsable d'une équipe de dix, douze praticiens.Peut-être scra-t-il nécessaire de modifier sensiblement cet état de fait qui reste statique et nous tourner vers une organisation où le personnel cadre a d'autres responsabilités que l'encadrement professionnel.L'inspiration doit venir du sommet, mais le véritable pouvoir est celui que chacun prend en regard de sa responsabilité première.Le praticien membre d'une petite équipe de professionnels (quatre ou cinq), relativement autonome et doué de son propre dynamisme est le premier du secteur de la production de services sociaux à bien connaître les besoins et il enclenche le processus d'aide.Le responsable hiérarchique encourage et fait que les idées remontent et que les projets dans le processus ne se perdent pas; il exerce son leadership de mobilisation pour l'ensemble des actions des équipes qu'il coordonne.Le cadre fait que les décisions arrivent à bon port et se prennent en ce qui concerne une équipe de travail donnée, en jeunesse, en famille ou auprès des personnes âgées.Le cadre supporte, stimule ces «commandos» de l'intervention sociale et exige d'eux qu'ils rendent des comptes, fournissent des résultats.Si le praticien de l'intervention psychosociale occupe son pouvoir clinique et prend la place qui lui revient, le cadre lui deviendra plus un facilitateur, exerçant son leadership de mobilisation, un genre de coach de la démarche et des processus qui font que les choses arrivent, que les professionnels soient en autorité de compétence sur le contenu et qu'ils aient accès à influencer le décideur.S'il est un fait que le destin d'une division, d'une équipe, d'une direc-, tion, diffère beaucoup selon l'individu qui assume la responsabilité de «leader», il faut toutefois constater que les forces qui le motivent viennent souvent du dedans de lui-même, li doit aménager de façon constructive ses forces individuelles et les potentialités de ses équi-piers.Mivllle LAPOINTE, m.u.p., adm.a.Directeur général CSS Laurcntides-Lanaudicre Le scénario du métro M.Guy Tardif Ministre des Transports Québec La présente fait suite à l'annonce faite par les différents médias de Montréal, le 10 janvier 1985.concernant une entente intervenue entre la CUM et le gouvernement du Québec relativement au prochain scénario du métro de Montréal.Sachant que la technologie fer sur fer créera un plus grand nombre d'emplois au Québec et nous ouvrira des portes sur les grands marchés internationaux, nous ne pouvons que féliciter votre gouvernement d'une telle décision.La firme Bombardier aura donc une vitrine à Montréal et pourra davantage concurrencer son compétiteur UTDC ONTARIO dans le domaine de l'exportation.Cependant, voilà où il y a confusion.Le scénario présenté par les journalistes mentionne le tracé de la ligne no 7 partant du métro Pie IX jusqu'au boulevard Langelier à Montréal-Nord.En juin dernier, M.Léger avait pourtant assuré le Comité du Transport ,de R.D.P.que la seule condition pour que la ligne no 6 originale soit écartée du sujet était la suivante: lignes no 6 et 7 combinées qui amèneraient le métro en surface ou souterrain jusqu'au boulevard Armand-Bom-hardicr pour continuer ensuite en surface vers le boulevard Rivlèrc- des-Prairies et Pointe-aux-Trem-bles.Doutant de la bonne foi de la CUM d'accepter le prolongement de la ligne no 7 jusqu'à Rivièr\"-des-Prairies (le boulevard Langelier est bien situé à Montréal-Nord si je consulte bien ma carte géographique), nous vous demandons de bien vouloir réévaluer le scénario de la ligne no (i (Gare Centrale -Riviôre-des-Prairies - Pointe-aux-Trembles).Une entente n'avait-elle pas déjà été conclue avec la CUM en mors 1981?Aussi, n'y a-t-il pas déjà eu plus de $10 millions dépensés à même les fonds publics pour faire l'étude de cette ligne?(cf.mandat du COTRE).Avant que toute décision finale soit prise au Conseil des ministres nous apprécierions que vous communiquiez avec M.Marcel Léger, responsable du quartier Rivière-des-Pralries.Vous pourrez aussi vous référer à M.Michel Clair auprès de qui nous avons fait des pressions énormes durant son mandat au ministère des Transports.Selon les médias, M.Jacques Léonard avait bien souligné à l'Assemblée nationale, en juin dernier, «que le projet de métro de surface sur l'emprise de la voie ferrée du CN à lUvifrrc-dcs-Prai-ries était toujours sur la table».Monique CREVIER Relations publiques Comité du Transport de RivIère-des-Prairies Haïti : un nouveau pas vers la démocratie Après les élections municipales de 11)8.1 et législatives de 1981, le gouvernement haïtien vient d'effectuer un nouveau pas vers la démocratie.En effet, le traditionnel discours do président Jean-Claude Duvalier le 2 janvier traduit une nette orientation vers l'instauration d'une véritable démocratie libérale dans celte ile des Caraïbes où les Duvalier exercent le pouvoir sans partage depuis près de 28 ans.Solidement enraciné dans la paysannerie el les masses populaires, le régime duvaliériste, fort de l'expérience de ses nombreuses années de pouvoir, a décidé de jeter du lest à la classe politique, au secteur international et aux intellectuels qui réclamaient depuis longtemps rétablissement du pluralisme politique.Le contenu du discours du 2 janvier de M.Jean-Claude Duvalier devait satisfaire les tètes pensantes du pays puisqu'il répond à une de leurs demandes fondamentales.En Haïti comme dans les chancelleries et les institutions internationales le discourses! bien accueilli.Mais qu'est-ce qui a occasionné cette volte-face du gouvernement haïtien'.' A-l-ll subi des pressions des gouvernements étrangers, ou le régime se sent-il assez tort pour affronter ses adversaires sur son propre terrain, celui de la démocratie?Un officiel haïtien contacté a fait savoir que Duvalier a opté délibé- rément sans pression extérieure aucune pour l'instauration de la démocratie dans son pays.Il a d'autre part souligné que l'es grandes lignes du discours présidentiel du 2 janvier expriment l'inébranlable volonté du président de libéraliser progressivement le régime, option choisie depuis 1971 par le jeune Duvalier, reflétée à travers tous ses écrits, et qui se manifeste dans la réalité par le développement d'un lent, mais irréversible processus de démocratisation.À cet égard, deux points positifs du message méritent une attention particulière, à savoir: la création de partis politiques et un appel au retour sans condition des opposants haïtiens en exil.Ces deux points suffisent pour placer le pays des Duvalier au rang des démocraties libérales si toutefois les autorités de Port-au-Prince passent de la parole aux actes.On attend le gouvernement dans la traduction en actes des belles consignes présidentielles, c'est-à-dire ce qu'il va mettre dans lu loi sur les partis politiques el l'accueil qui sera réservé au retour des techniciens et exilés haïtiens.Somme toute le gouvernement haïtien est sur la bonne voie.Il faut l'encourager car la Communauté Internationale a intérêt à ce que la démocratisation d'Haïti se poursuive.Jean BROUSSEAU Montréal Le hockey d'autrefois: quelques souvenirs M.Réjean Tremblay Un gros merci nostalgique pour votre article du 1er décembre concernant des anciens joueurs du Canadien que j'avais tous vus a l'oeuvre.A la petite école de N.D.G., j'ai eu l'occasion de jouer contre Sylvio Manilla de l'école St-Henri.Même dans le temps, il était déjà efficace à lancer la rondelle sur la bande pour dépasser son opposant.Dans un passé lointain j'ai assisté à des parties du Canadien à l'aréna Jubilé sur rue Notre-Dame est, alors qu'évoluait Didier Pitre.Newsy Lalondc, Jack Laviolelle, etc.J'ai aussi été à l'aréna West-mount, coin Wood et Ste-Catherine ouest, ou jouait le club -Wanderers* dont les étoiles étaient les 2 frères westmontais Sprague et Odie Çlcghorn.Dans le temps, seulement la passe latérale était permise et il incombait au joueur de centre de soutirer la rondelle à l'adversaire qui s'amenait.Le moyen le plus efficace était le poke-check.Le meilleur à ce jeu fut Frank Neighbor du club Ottawa, qui aussi affichait King Clancy à la défense, el Benedict dans les buts.Au cours des années, le meilleur «poke-checker» pour le Canadien fut Pit Lépine, el dans le hockey amateur senior, un nommé Pednault, originaire du Lac-St-Jcan.Il y eut un temps où le hockey et le patinage florissaient à Montréal.Km plus des arenas Jubilé de Westmount, il y en avait une autre qui allait de la rue Drummund à la rue Stanley, entre Ste-Catherine et Dorchester et qui pouvait asseoir peut-être 2000 personnes pour le hockey amateur.Il y avait aussi une palinoire recouverte pour patinage seulement, du côté est de la rue Guy, au sud de Dorchester.Je n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer Zolique Lespérance.mais comme lui j'ai assisté au match d'ouverture du Forum le 29 novembre 192-1.J'avais 2 billets de saison à $1 chacun, sur la première rangée de la section supérieure sud, en plein centre.Selon Zolique ce serait l'année suivante; soit en 1925, que Vézina aurait abandonné la partie à la fin de la deuxième période pour cause de maladie et serait décédé peu après.Zolique étanl 10 ans plus jeune que moi, sa mémoire est sans doute meilleure que la mienne, en plus d'avoir accès aux rapports sportifs du temps, mais reste une chose à éclaircir.J'étais dans les estrades à l'aréna Mont-Royal, présumé-ment en 1923, quand Vézina quitta la partie après la deuxième période, et j'ai toujours pensé que ce fut là sa dernière partie avec le Canadien, soit en 1923.Vous serait-il possible de déterminer dans vos archives si Vézina était sur l'alignement du Canadien lors de la partie inaugurale au Forum?Il a sûrement quitté la partie en ma présence à l'aréna Mt-Royal, mais reste à savoir s'il est revenu au jeu l'année suivante.Il y a 40 ans de ça, la rumeur ou la légende voulait que le monument de Vézina dans le cimetière de Chicuutimi consistait en un gourd et une rondelle en marbre.Mon chalet d'été est sur la rive sud du St-Laurent, un peu de biais avec l'entrée de la rivière Saguenay, et sur les instances de mon jeune fils, nous avons pris le traversier pour St-Siméon.J'ai filé vers la Baie Ste-Catherine et de là, sur la route qui longeait la rivière Saguenay du côté ouest, une route étroite en terre et en roches et qui grimpait jusqu'au sommet des caps Trinité et Eternité.Rendus à Chicoutimi, un ouvrier du cimetière nous a conduits au terrain que nous cherchions.Quel désappointement.Son monument n'était qu'une plaque bien ordinaire, sans aucune référence au sport dans lequel il avait excellé.De plus, cette plaque était à peine visible à cause de la longueur du foin qui n'avail jamais été coupé.Ma réaction dans le temps fut que le club Canadien aurait dû payer pour l'entretien du terrain à perpétuité.Incidemment, en qualité de spectateur et d'actionnaire, j'ai aussi assisté à la première partie de baseball des Royaux de Montréal au parc de Lorimier en avril 1928.Paul J.LÉVESQUE Montréal Perplexité des femmes Je fais référence à l'article de Madame Huguette Roberge intitulé «Pourquoi les femmes ont-elles de moins en moins d'enfants», paru dans LA PRESSE du dimanche, ti janvier.Je désire rajouter, aux motifs invoqués par le démographe Anatole RomanlUC, que les femmes sont rebutées par l'immense responsabilité de mettre des enfants au monde dans une époque où les hommes ne sont souvent pas en mesure de partager ladite responsabilité.En cas de divorce, les femmes «héritent» souvent de la garde des enfants.Et elles ont souvent de la difficulté à renouer des contacts amicaux ou amoureux avec les hommes, lesquels préfèrent les femmes sans enfants.Il semblerait que les femmes soient fatiguées de vivre dans cette misère qui, bien sûr, est assortie de conditions économiques souvent précaires.L'article en question se termine par une phrase qui nous réitère encore et encore le même message dans lequel les hommes sont totalement absents.Je cite: «.et des modalités de travail permettant aux femmes de concilier maternité et emplui».Combien d'hommes accepteraient de voir leur vie professionnelle touchée par la venue de leur enfant?Danielle ROBICHAUD Montréal Un image choquante Je trouve dégradant le langage tenu par les acteurs de la Ligue nationale d'improvisation Et des Rouges et des Bleus.Passe encore si c'était seulement du jouai.Mais des gestes et des grosses farces de mauvais goût, additionnés d'un blasphème, c'était trop (le 17 janvier).C'est certain qu'en famille, nous, les Québécois, nous sommes grivois, un peu plus que pas assez, mais à la télévision c'est autre chose.J'ai honte de l'effort que nos joueurs font pour parler le plus mal possible.On a damé le pion aux autres pays francophones avec cette idée formidable qu'est la Ligue nationale d'Improvisation; il ne faudrait pas la ternir avec une image qui choque.En réalité, les Québécois et les acteurs valent plus que cela.Au point de vue compétition, si ça ne change pas, nous ne serons pas difficiles à battre.Laurence LORD DANNUNZIO Montréal r Lysiane Gagnori - Quoi de neuf à Toronto?Dommage pour eux, dommage aussi pour l'ensemble du Canada: les conservateurs ontariens viennent de rater la chance de sortir de la grisaille politique, préférant, au progressiste Larry Grossman, l'avunculaire Frank Miller.L'arrivée d'un nouveau premier ministre en Ontario est d'un intérêt capital pour le Québec, ne serait-ce que parce que l'Ontario est la province la plus importante, et donc la plus influente.La voix de l'Ontario compte d'autant plus que partout au Canada les Conservateurs exercent à tous les paliers une hégémonie presque totale, dominant la scène fédérale et étant au pouvoir dans toutes les provinces, exception du Manitoba, dont le fade Pawley ne pèse pas lourd de toute façon, de la Colombie britannique (où le gouvernement est encore plus à droite que le PC), et du PQ, qui, comme on le sait, a perdu tout sens critique à l'égard d'Ottawa.Dans ce vacuum, le fait que le nouveau premier ministre onta-rien soit un homme de droite, susceptible de s'allier avec l'aile droite du gouvernement fédéral, prend encore plus d'importance.Larry Grossman aurait pu ouvrir à une province engourdie par 10 ans de règne conservateur la voie du ressourcement.Comme en outre il avait ses entrées au fédéral, grâce à l'appui de la Big Blue Machine qui a porté Brian Mulroney au pouvoir, sa présence à un poste-clé aurait pu servir de contre-poids à la tentation réactionnaire.Homme de droite que l'exercice du pouvoir, comme ministre, a toutefois amené à une certaine modération, Frank Miller tire toutes ses convictions de son expérience personnelle de self-made man, et, comme Bill Davis avant lui, exprime les valeurs éminemment conservatrices de l'Ontario semi-rural.Lui-même, parti de rien, est devenu millionnaire: qu'est-ce que les jeunes et les chômeurs ont donc à se plaindre?Exactement la mentalité du Crédit social de Bennett.Mais l'Ontario étant le foyer entre tous de la modération, on peut prévoir que son nouveau premier ministre évitera les politiques extrémistes d'un Bill Bennett.En un sens, ce qui est à déplorer, c'est, davantage que l'événement, l'occasion perdue.La victoire de M.Miller n'est pas une catastrophe, mais celle de M.Grossman aurait été de bon augure.\u2022 \u2022 \u2022 La course au leadership conservateur, en Ontario, n'a pas suscité les passions que pareil événement entraînerait au Québec' C'est que la politique y tient davantage de la gestion tranquille que du leadership charismatique, et aussi que la politique provint ciale n'y véhicule pas les mêmes aspirations qu'au Québec, où le gouvernement provincial est non pas seulement celui qui s'occupe des routes et des écoles, mais aussi le gouvernement «national» des francophones.En Ontario, le sentiment d'allégeance est dirigé surtout vers le fédéral, et c'est au municipal que se concentre la passion politi-, que et que s'impliquent \u2014 bien plus qu'à Montréal \u2014 les citoyens.; Toronto possède, sur Montréal, cet avantage d'être à la fois mé-, tropole et capitale provinciale: d'où la coopération plutôt que la rivalité entre les deux paliers de gouvernement.Ce n'est qu'une; des choses qui jouent en faveur de Toronto.11 faut y aller pour le voir, pour le sentir: c'est là qu'est l'argent.L'argent et les gens:', ce qui fait les métropoles.¦ \\ Le mouvement a commencé très exactement en mars 1917, le; jour, dit-on, où il s'est transigé plus d'actions à la Bourse de Toronto qu'à celle de Montréal.Dans les années 60, Toronto avait, l'argent mais pas encore la culture.On disait encore: « Premier prix, une semaine à Toronto, deuxième prix, deux semaines à To-! ronto.etc.».Puis il y eu des vagues d'immigration, au point\" d'ailleurs où aujourd'hui, la majorité des écoliers torontois parle une autre langue que l'anglais à la maison.La dernière vague, la, plus sophistiquée, est venue de Montréal.Ce « brain drain » subi; par Montréal a bénéficié â Toronto en termes plus qualitatifs que quantitatifs: 150 000 citoyens mobiles, instruits, innovateurs, qui; ont achevé le travail commencé par les Italiens, les Juifs, les1 Asiatiques, tous ces minoritaires qui ont fait d'une ville naguère puritaine et morne une métropole plus que vivable: vivante, et; ma foi plutôt belle, où l'on peut même\u2014 hé oui! \u2014 se nourrir.Quand j'y vais, mon coeur de Montréalaise n'en finit plus de' saigner.Ça commence à l'aéroport, dans la cohue qui montre que; Toronto est le centre du transport aérien.Ça continue en taxi,1 quand l'on passe près du magnifique Harbourfront, du Royi Thompson Concert Hall, du sombre canyon de Bay Street et des; deux \u2014 oui, deux! \u2014 tours qu'érige, ajoutant l'insulte à l'injure,' la Sun Life.Ça se termine dans un des nombreux bons restaurants de la ville, où jusqu'à la fin on espère qu'il se produira un; accroc, un plat immangeable, quelque chose qui vous fera dire! qu'«ils ne l'ont pas encore».Grâce au ciel, ça arrive.Hélas,; parfois tout va bien jusqu'à la dernière goutte de café, et plus1 tard, en constatant que tous les bars ne ferment pas, comme ja-i dis, à minuit, votre coeur de Montréalaise est en morceaux.Que; reste-l-il à Montréal si Toronto commence à se comporter en cité' civilisée?La mode?« Il y a 15 ans, dit une ex-Montréalaise, je, retournais à Montréal pour m'habiller.Plus maintenant.Le Holt; de Toronto est trois fois plus grand que celui de Montréal.Et il y ai des boutiques partout.» L'argent achète tout: pas seulement les gratte-ciel mais la culture.Il y a de l'art, des livres, du théâtre, de la danse, un bouillon-! ncment culturel plus intense qu'à Montréal.Il y a aussi ce qui ne s'achète pas: un gros quartier chinois vibrant comme Hong Kong,! une certaine courtoisie dans les rapports humains, et le goût du, travail, qui vient à la fois de l'éthique protestante et de l'ambition forcenée des immigrants.Heureusement, à la longue vous constatez que Montréal a gardé! certains atouts irremplaçables ( son centre-ville notamment ), et; tous les ex-Montréalais devenus Torontois vous jurent leurs grands dieux qu'ils s'ennuient de Montréal.De quoi exacte-; ment?D'un mélange indéfinissable: le charme, la chaleur, l'élégance! les gestes, ce qui vient à la fois d'une plus ancienne tradition urbaine et de la culture française.« Un matin, dit une; publicitaire, j'arrive au bureau teinte en blonde.Pas un mot.C'est comme s'«ils» ne te voyaient pas.Les Torontois sont si froids qu'on peut travailler cinq ans avec les mêmes collègues; suns savoir s'ils sont mariés ou non! ».Un couple d'universitaires transplantés: « 11 y a quelque chose! d'artificiel.C'est comme si Toronto s'était dit: bon, qu'y a-t-il à; Montréal?On va se le payer.».Gentils propos, mais votre coeur; saigne: non seulement Toronto a-t-elle supplanté Montréal, mais! on n'a même plus la consolation de s'en moquer.Il y a en tout cas un domaine dans lequel nous gardons le pre-; mier rang: le Québec reste le principal fournisseur de politiciens.Nous en avons tellement que nous en exportons à l'ouest de l'Ou-; laouais: après avoir tant critiqué le French Power de Trudeau,; «ils» n'ont pas réussi à lui trouver un successeur chez eux.C'est! encore au Québec qu'ils sont venus le chercher! RENSEIGNEMENTS 285-7272 \\ LA PRESSE est publiée por U PRESSE ITÉE, 7, ruo Soint-Jocquei, Montrèol H2Y \\K9.\\ Seule la Preste Canadienne oïl autorisée a diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE \u2022 i el celles dos services de la Presse Associée el de Reuter.Tous droits do reproduction1 des informations particulières à LA PRESSE sont également réserves.«Courrier de, la deuxième liasse \u2014 Enregistrement numéro 140O.\u2022 Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements es» ouvert du lundi au vendredi do 7 h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 2854892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes du li-nd.ou vendredi Ih o 17h.Pour changer du lundi ou vendredi 9ho 16 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillant.National, Tèlé-Prtts* Vacances, Voyoge» Carrières et professions, nomirationi 285-7111', 285-7205! 285-7202 285-7306! 285-7265» 285-7320! A LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985 A 8 \u2022 Informations CSSMERALES FONCTION PUBLIQUE Programme pour aider alcooliques et toxicomanes ¦QUÉBEC ( PC ) \u2014 Le ministre du Travail Raynald /\u2022Êréchette entend mettre sur '.pied un programme de dépistage et d'intervention sur l'alcoolisme à l'intention des employés de la fonction publique.Ce programme pourrait venir *én aide à quelque 6 000 employés de l'État aux prises avec ;un problème d'alcoolisme ou .'d'autres toxicomanies.Ils re-îgrésentent 10 p.cent du personnel de la Fonction publique qué-; «Ijécoise.Le conseil des ministres sera bientôt saisi d'un projet en ce sens dont les grandes lignes ont été approuvées en novembre par le Comité permanent du développement culturel et social.Le cabinet du ministre Frechette vient de terminer la rédaction du mémoire qui sera présenté au conseil des ministres.Cette version du « Programme d'aide à l'employé de la fonction publique du Québec » diffère grandement de la version originale qui avait été conçue par des fonctionnaires du ministère de la Jutice.« Des modifications très substantielles y ont été apportées », affirme M.Réjean Parent, sous-ministre adjoint chargé du dossier.Il précise entre autres que la structure d'intervention a été élargie.Le cabinet de M.Frechette étudie enfin plusieurs scénarios d'application du programme.Celui-ci pourrait d'abord n'être appliqué qu'à un groupe restreint d'employés ou être étendu immédiatement à l'ensemble des quelque 60000 membres du personnel de la fonction publique.Si le cabinet Lévesque en au- torise l'application, le Québec fera figure de pionnier au Canada puisqu'aucune autre province ni le gouvernement fédéral ne possède un tel programme.Plusieurs grandes entreprises privées en sont cependant déjà dotées.Réhabilitation La version initiale du programme prévoyait un budget de départ de $875000, dont $600 000 pour défrayer les salaires des 16 personnes chargées de son fonctionnement.Dans l'esprit des initiateurs, le succès de ce programme doit reposer en grande partie non seulement sur les professionnels de la santé qui seront mis à contribution pour la phase du traitement, mais aussi sur la collaboration du personnel de direction et des représentants syndicaux pour ce qui est du dépistage.Les syndicats, pour leur part, devront comprendre que ce programme n'est pas un instrument de délation entre les mains de l'employeur pour prendre ses employés en défaut ou pour les congédier plus facilement, observent les auteurs du projet.Ils préconisent plutôt une démarche axée sur l'éducation et la prévention, dans le seul souci de la réhabilitation.«Il faudra établir un climat de confiance et persuader l'employé qui se joint au programme qu'il ne sera pas pénalisé parce qu'il se fait soigner, que cela ne nuira en rien à sa sécurité d'emploi et à son plan de carrière et qu'il demeurera eligible aux promotions auxquelles il aurait normalement droit.» Des mesures devront aussi être prises pour assurer la confidentialité de la démarche.L'Etat pourrait épargner des dizaines de millions ¦I QUÉBEC ( PC ) \u2014 Le pro ^ ramme d'aide pour les fonctionnaires québécois alcooliques pourrait faire épargner à l'Etat plusieurs dizaines de millions de dollars.Des études ont en effet démontré que l'employé buveur non dépisté coûte 25 p.cent de plus que son salaire à cause de son inefficacitéet de son absentéisme.S'il faut en croire ces études, on évalue généralement à 10 p.cent le nombre des employés alcooliques dans une entreprise, et certains affirment que la réalité dépasse souvent ce chiffre.Dans la Fonction publique québécoise, rien ne laisse croire que la situation soit moins grave, affirme un porte-parole du ministre du Travail, Raynald Frechette, qui pilote un « Programme d'aide à l'employé de la Fonction publique du Québec.» Suivant ces statistiques, 6 000 des 60 000 employés de la Fonction publique québécoise souffriraient donc d'alcoolisme et d'autres toxicomanies.Une étude réalisée en 1980 par le ministère des Affaires sociales révèle que l'employé alcoolique s'absente du travail en moyenne trois fois plus souvent que tout autre employé, soit 22 jours par année en comparaison de 6 jours pour ses autres collègues, et que son rendement est réduit de 40 à 50 p.cent.Un tel employé coûte à l'entreprise privée $5 000 en moyenne annuellement en pertes de toutes sortes, selon d'autres études sur le sujet.Appliquée à la Fonction publique du Québec, cette statistique se traduirait par une perte de $30 millions pour les contribuables.Au Canada, plusieurs grandes entreprises ont implanté ces dernières années des programmes de réadaptation pour leurs employés alcooliques et le taux de succès varie de 50 à 80 p.cent.«Si c'est bon pour l'entreprise privée.», commentait l'automne dernier le ministre Frechette en révélant l'existence de ce projet.ESCLAVE SEXUELLE 16 ans de prison à un couple de millionnaires ¦ 1 DUSSELDORF ( AFP ) \u2014 \u2014 Un millionnaire ouest-alle-.mand, accusé d'avoir séquestré pendant plus d'un an une jeune fille de 17 ans et d'avoir fait d'elle son esclave sexuelle, a été condamné hier à 10 ans de prison par le tribunal de Dussel-dorf., Sa femme, Helma, âgée de 28 ans, a été condamnée à six ans lie prison pour complicité.M.Dieter Engelbrecht, 46 ans, fabricant de câbles, avait engagé Ja jeune Sylvia comme baby-sit-ter en 1981.Le couple l'avait ensuite enfermée pendant 15 mois dans un réduit sans fenêtres.Là, ils l'avaient torturée et avaient abusé d'elle de façon horrible, selon l'acte d'accusa-tlon.Une fois libérée par le couple, Sylvia avait porté plainte au- près de la police qui, tout d'abord, ne l'avait pas crue tant les détails paraissaient invraisemblables.Le président du tribunal a déclaré que le jury était convaincu que Sylvia avait dit la vérité.Tout au long du procès qui a fait la « Une » de la presse à sensation, les défenseurs du couple Engelbrecht s'étaient efforcés de mettre en doute la crédibilité de la jeune Sylvia.Les avocats de la défense ont demandé qu'à l'avenir la vie privée des victimes d'agressions sexuelles soit mieux protégée à l'audience, grâce en particulier au huis-clos.La jeune Silvia s'est plainte d'avoir dû répondre en public à des questions très intimes posées par les défenseurs du couple Engelbrecht.MALADIES, ACCIDENTS ET DÉCÈS INDUSTRIELS Le SCPF dénonce «l'alliance criminelle» des entreprises et des services d'indemnisation «j OTTAWA ( PC ) \u2014 Le plus \u2014 important syndicat au pays accuse les commissions d'indemnisation des travailleurs et les employeurs de se soustraire à leurs responsabilités en matière de maladies et de décès d'origine industrielle.Dans un rapport sur le point d'être publié, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) y va d'une charge à fond de train contre l'alliance proprement « criminelle » qui unit les entreprises et les organismes d'indemnisation motivés, af-firme-t-il, par l'argent: des sommes pouvant atteindre des milliards de dollars au titre d'indemnisations.À travers le Canada, les législations en matière d'indemnisation permettent aux compagnies de se soustraire à leurs responsa- bilités, affirme le rapport, préparé par M.Craig Paterson, un expert en matière de santé et sécurité au travail.« La plupart des règlements d'indemnisation des travailleurs imposent des limités purement arbitraires et très restrictives pour déposer une réclamation », soutient le document.M.Paterson critique aussi les organismes d'indemnisation qui souvent, selon lui, n'effectuent pas les recherches appropriées pour les substances toxiques ou cancérigènes auxquelles les travailleurs ont pu être exposés à leur travail dans le passé.« On laisse au travailleur lui-même, ou à sa veuve, le soin de tenter de recueillir ces renseignements, sans aide, sans le soutien d'un spécialiste ».M.Paterson s'en prend égale- ment à la réticence des organismes d'indemnisation à ajouter de nouveaux dangers à leurs listes de maladies et à ne reconnaître «que les maladies industrielles acceptées».Pratiques criminelles La situation actuelle équivaut à autoriser le meurtre, la négligence criminelle individuelle et collective, soutient M.Paterson, qui ajoute : « Si cela parait un peu trop mélodramatique, je peux vous assurer que la réalité ( des affections industrielles ) est encore plus effroyable ».Le SCFP estime que les Canadiens perdent 70 millions de jours de travail par an à cause des blessures et des maladies dont ils sont victimes au travail.Il s'agit d'un des taux les plus élevés au monde.« Bronchites, emphysème, ma- ladies cardiaques et pulmonaires, surdité, irradiation, dermati-tes, cancers variés, empoisonnement sanguin, maux du système nerveux, perte de vision, alcoolisme, stress\u2014la liste est presque inépuisable.» Selon M.Paterson, un avocat, des secteurs importants de la société\u2014médecins d'entreprises, administrateurs, avocats, dirigeants de compagnies d'assurance et associations médicales\u2014ont peur de tout ce qu'implique la reconnaissance des maladies industrielles.Enfin, les commissions d'indemnisation des victimes d'accidents ou de maladies reliés au travail savent, dit-il, qu'elles ont manqué à leur devoir en n'évaluant pas suffisamment bien les risques et en ne percevant pas suffisamment de primes.Mise en garde du pape contre les idéologies contraires à l'enseignement de l'Église Le pape Jean-Paul II a célébré la messe pour des milliers de croyants sur le terrain de La Hechicera, face aux Andes vénézuéliennes.photo Reuter RENCONTRE FTQ-JEUNESSE Gouvernements et entreprises sommés d'offrir des emplois aux jeunes et non des examens i j M.Jean-Paul Vallières, re-™ présentant de l'association québécoise de la défense des retraités, a presque supplié les jeunes de se montrer patients et tolérants envers les travailleurs âgés qui s'accrochent à leur emploi à cause de régimes de retraite inadéquats.MARTHA QAGNON M.Vallière, qui participait à la rencontre FTQ-jeunesse en fin de semaine, à Montréal, a ainsi abordé l'une des questions les plus délicates dans le débat actuel sur le chômage des jeunes.« Je comprends que vous vouliez flanquer à la porte des entreprises tous les « vieux ».Mais à quoi sert de créer des jobs sur le dos des moins jeunes.Il faut plutôt se donner la main », a-t-il lancé comme message.Tout au long de ce colloque qui a réuni 200 personnes, on a senti /.Y l'important malaise qui envahissait ces deux groupes, travailleurs syndiqués et jeunes assistés sociaux.Chacun gardait une conduite prudente, veillant à ne pas brusquer l'autre.Ce débat qui, de l'avis du secrétaire général Fernand Daoust, constituait un « risque » pour la FTQ, a été relativement calme.Plutôt que de s'en prendre aux syndicats, les jeunes ont surtout critiqué les gouvernements qui ne s'occupent pas d'eux et les employeurs.Le président de la FTQ, Louis Laberge, a profité de l'occasion pour s'élever à nouveau contre la décision du gouvernement d'obliger les jeunes assistés sociaux à se soumettre dorénavant à un examen médical.¦ Donnons leur des jobs, lis guériront vite.» La FTQ réclame aussi la parité de l'aide sociale pour les moins de 30 ans.¦ C'est une injustice so- ciale grave », estlme-t-elle.« Quand le gouvernement payera suffisamment d'aide social, il se décidera peut-être à créer de vrais emplois permanents », déclare M.Laberge.À l'occasion de ce colloque, le politicologue Léon Dion a invité les jeunes à poursuivre leurs études, à s'instruire davantage, pour tenter de s'en sortir.« Les études démontrent que ce sont les plus forts, les diplômés d'universités, qui réussissent à dénicher des emplois.» Les différents organismes de jeunes ne s'entendent pas sur les moyens d'action qu'il faut prendre pour faire bouger les gouvernement, sensibiliser l'opinion publique.Certains, comme le Regroupement des jeunes autonomes ( HA J ) veulent descendre dans la rue, tandis que d'autres, tel que ENGAJ, invite les jeunes à ne compter que sur leurs propres moyens.m MÉRIDA ( AP ) \u2014 Le nou-™ veau périple sud-américain qu'effectue le pape Jean-Paul II l'a conduit hier aux pieds des Andes, où il a une nouvelle fois mis les catholiques en garde contre les idéologies contraires aux enseignements de l'Eglise.Au troisième jour de son voyage, le souverain pontife, qui venait de Maracaibo \u2014 capitale pétrolière du Venezuela \u2014 est arrivé dans la matinée dans la ville universitaire de Mérida.Dans un décor grandiose qui a dû lui rappeler ses Carpathes bien-aimées, face aux neiges éternelles du pic Bolivar scintillant au soleil, le pape a célébré une messe en plein air devant quelque 300 000 personnes.Dans la foule se tenaient, attentifs, les paysans de la région, enveloppés dans leur traditionnel poncho rouge vif et coiffés d'un chapeau de paille.Au cours de son homélie, le Saint-Père a une nouvelle fois repris le thème principal de ses interventions depuis le début de sa visite : la fidélité à l'Eglise et à sa discipline.« Être fidèle à l'Eglise signifie ne pas se laisser entraîner par des doctrines ou des idéologies contraires au dogme catholique, comme certains groupes d'inspiration materia1 'Me ou de contenu religieux douteux aimeraient le faire ».a-t-il affirmé.C'était la deuxième fois, depuis le début de son voyage latino-américain, que le pape faisait allusion à l'influence de la « théologie de la libération », qui a tenté de donner une réponse politique à l'injustice sociale, particulièrement en Amérique latine.Depuis son arrivée samedi à Caracas, pour un périple de 12 jours qui le conduira en Equateur, au Pérou et à Trinidad-Tobago, le pape a réaffirmé ses positions traditionnalistes sur les questions touchant à la famille, et mis plusieurs fois ses auditeurs en garde contre les idéologies contraires au dogme: «La doctrine n'est pas un simple morceau de papier, mais une expression de foi, une inspiration' de l'Esprit, une loi à suivre», avait-il dit dimanche.Mérida, ville située à quelque 700 km de Caracas, au coeur des Andes, est l'une des régions les plus religieuses du Venezuela et possède un évéché depuis 1778.' j , ,-\u2022 i: A Il faut doubler l'aide à l'Afrique M ROME ( AFP ) \u2014 La com-: ™ munauté internationale devra doubler son aide alimentaire d'urgence à l'Afrique en 1985 pour éviter de nouvelles tragédies, a affirmé, hier la FAO ( Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ), dans un rapport spécial publié simultanément à Rome et Nairobi.La FAO évalue à 6,6 millions de tonnes ( nu ) de céréales les besoins d'urgence de 21 pays africains affectés par de graves pénuries alimentaires.En 1984, ces besoins s'étalent élevés a 3,4 m t. A LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 29 JANVIER 1985 ARTS ET SPECTACLES \u20224 9 .1st.\u2022 j - 'UJ.I untracte: C'est gênant pour la famille.¦ Marilyn Chambers, qui fut la vedette de cinq films classés « X », donc plus ou moins pornographiques, ne se sent pas exploitée et elle ne croit pas , non plus, que ces films entraînent la violence sexuelle.Elle concède cependant que la nature de son travail gêne sa famille et c'est pourquoi elle a changé de nom.« Ma mère ne savait pas comment réagir.Ce n'est pas tout à fait le genre de choses que vous avez envie de raconter à vos amies ».Marilyn, âgée de 32 ans, aimerait se marier et élever une famille mais, comme elle dit, « les hommes connaissent mon passé ».Mais, sie elle avait des enfants, elle préférerait qu'ils voient des films classés « X » ou lisent Playboy, plutôt que voir Dirty Harry et un homme se faire flamber la cervelle.Baryshnikov saute par la fenêtre.¦ Une surprise attend les fans de Barbra Streisand dans son prochain vidéo-clip.Emotion, dirigé par son actuel chevalier servant, Richard Baskin, comprend non seulement une apparition spéciale de Roger Daltry, le leader des défunts Who, mais aussi un petit numéro de Mikhail Baryshnikov.Il semblerait, selon une fuite, que ce vidéo s'attarde sur les fantaisies sexuelles d'une belle et fait voir Barbra vêtue de divers déguisements, allant de la petite fille polie à la punk.Et tout cela avec une telle intensité qu'à un moment, Misha (Mikhail Baryshnikov), saute par la fenêtre et danse un bref pas de deux avec Barbra.Andy Warhol s'attaque à lui-même ¦ Alors que l'émission télévisée Love Boat s'engage dans sa huitième saison, elle atteindra une certaine célébrité dans le genre « pop art » avec un prochain épisode absolument parfait.Andy Warhol participera à une une émission qui sera diffusée en mars.Même s'il a son propre programme sur le câble et qu'il est habitué des talk shows, Andy avoue qu'il ne s'est encore jamais aventuré dans ce domaine, et qu'il est un peu inquiet.«Quand ils verront à quel point je suis mauvais, toute ma carrière va être en danger», a déclaré Andy qui interprétera son Andy Warhol inimitable personnage.7 Châteauvallon contre Dallas ¦ Tentant de prendre les Américains à leur propre jeu, la télévision française a projeté sa réponse à la série Dallas, championne des cotes d'écoute.La série ChâteauvaJlon, une ville de rêve dans une région française de châteaux où des gens riches vivent, aiment et haïssent, vient de prendre l'antenne.Le ministre français de la Culture, Jack Lang, considère qu'il s'agit d'un premier exemple pour contrôler l'influence de la télévision américaine en France.Et les Français ont vu à ce que Chàteauva/lon soit plus gros, meilleur et plus racé que Dallas.Boy George new-look ¦ Boy George a changé d'allure et de coiffure! On le voit ici, avec ses cheveux coupés court, entouré de quelques amis alors que le célèbre chanteur se trouvait au Limelight de New York.- À la rescousse de Fela Kuti ¦ Trois concerts de soutien au saxophoniste nigérian Fela Kuti, récemment condamné à cinq ans de prison pour exportation illégale de devises, seront organisés en avril dans trois capitales européennes : Paris, Londres et Rome, sous le patronage d'Amnes-ty International.Et les restes de Rin Tin Tin?¦ Un groupe de 1 200 propriétaires d'animaux domestiques tente actuellement d'arrêter la Society for the Prevention of Cruelty to Animals de céder un célèbre cimetière pour animaux, de Los An- !;eles, où-sont enterrés notamment les restes de Rin Tin Tin et du ion MGM, pour laisser la place à un complexe immobilier.L'avocat Dennis Polen, dont le propre terrier Duffy Dolittle est enterré là, représente les intérêts du groupe SOPHIE, Save Our Pets' History in Eternity, qui veut acheter le cimetière.\"CHOIX D'EMISSIONS\" PAR LOUISE COUSINEAU 20:000 \u2014 The Fifth Estate Parmi les topos à l'affiche, une entrevue avec les inventeurs du jeu Trivial Pursuit,1 qu\\ sont, comme vous le savez peut-être, .des Montréalais.Maintenant, ils sont archi-rlches.20:30 CD \u2014 «Les mots pour le dire» D'après le célèbre roman de Marie Cardinal, l'hls-' toire d'une femme angoissée qui entreprend' de se faire soigner par un psychiatre.Avec Nicole Garcia et Marie-Christine Barrault.00:00© \u2014«Kes» Kenneth Loach est un des réalisateurs britanniques les mieux cotés.Son film Family Life en a fait réfléchir plusieurs.'Le film de ce soir raconte comment un jeune garçon apprivoise un faucon.Avec David Bradley.GALA DES AMERICAN MUSIC AWARDS Lionel Richie vole la vedette à Prince ¦I LOS ANGELES (d'après *¦ AP, UPI) \u2014 Lionel Richie a obtenu six prix , dont quatre pour ses vidéos, l'emportant ainsi avec facilité sur le phénomène rock de l'année.Prince, titulaire de deux prix ( meilleur album et meilleure chanson noire), et le chanteur country Kenny Rogers, s'adjugeant ainsi sans conteste le titre de chanteur le plus populaire des Etats-Unis, hier soir, lors du 12e gala annuel des American Music Awards.Richie a donc recueilli au total un prix de moins que les sept décrochés l'année dernière par Michael Jackson, qui cette année a été mis quatre fois en nomination mais n'a obtenu aucun prix.Bruce Springsteen a gagné quant a lui dans la catégorie pop pour sa chanson « Dancing in the Dark ».La chanson « When Doves Cry » a valu à Prince le prix de la meilleure chanson noire, pendant que la musique du film « Purple Rain », dont il est la vedette, était primée à titre de meilleur album noir.Les chanteurs Kenny Rogers et Dolly Parton ont obtenu le prix de la meilleure chanson dans la catégorie Country avec leur duo « Island in the Stream », pièce gagnante pour la deuxième année consécutive.Une chanson peut en effet être mise en nomination et remporter un prix plusieurs fois, puisque les Music Awards sont attribués en fonction des ventes de disques durant l'année.Daryl Hall et John Oates ont été choisis comme le meilleur groupe pop-rock pour la troisième année consécutive, exploit imité par le groupe Alabama en musique country.Pour leur part, les Pointer Sisters ont remporté le titre du meilleur groupe noir.Voici quelques-uns des autres gagnants: \u2014 Artiste vidéo féminine noire -Tina Turner \u2014 Artiste vidéo féminine country - Anne Murray \u2014 Artiste vidéo féminine pop-rock - Cyndi Lauper \u2022 3 *,.«\u2022 - .-y ¦ Prince, à son arrivée au Shrine Auditorium ¦ \u2014 Disque vidéo country - « A Little Good News », Anne Murray \u2014 Chanteuse pop-rock - Cyndi Lauper \u2014 Chanteuse country - Barbara Mandrel! \u2014 Chanteuse noire - Tina Turner \u2014 Duo ou groupe vidéo pop-rock - Huey Lewis & the News.Lionel Richie À LA SALLE WILFRID-PELLETIER Anne Murray avec plaisir Anne Murray photo Pierre Côté.LA PRESSE mm Hier soir, la chanteuse ca-, ™ nadienne Anne Murray aurait sans doute aimé être à l'autre bout de l'Amérique, pour participer à la remise des trophées de ['American Music Award.Mais elle avait rendez-vous avec le public montréalais, qu'elle n'avait pas rencontré depuis 11 ans.DENIS LAVOIE_ Et elle avait doublement raison d'être heureuse de se retrouver devant cette salle comble, au sortir de l'entracte durant laquelle elle avait appris qu'elle avait mérité deux nouveaux trophées, qui s'ajoutent à sa collection de prix récoltés tout au long de ses 15 ans de carrière, dont quatre Grammy, 25 Juno et deux récents Country Music Award.C'est d'ailleurs avec un sourire de vedette au sommet de sa carrière, que l'une des plus réputées chanteuses populaires canadiennes, riche de dizaines de disques d'or et de platine, tant aux Etats-Unis qu'au Canada, a chanté à guichets fermés à la salle Wilfrid-Pelletier.Humour et chansons Hormis quelques chansons à succès, je ne goûte guère le répertoire d'Anne Murray.Mais il faut avouer qu'elle sait charmer son public, bien qu'elle ne donne pas beaucoup de spectacles, se concentrant sur le disque et la télévision.D'un simple tour de chant est résulté un chaleureux spectacle, car la chanteuse sait doser humour et chansons, faire rire et se raconter, parler de sa patrie la Nouvelle-Ecosse et céder pour un moment le micro à son jeune frère.Parfaitement à l'aise sur scène (elle osera même enlever ses souliers ), se déplaçant avec aisance dans le geste comme dans le propos, Murray tient' la vedette en toute simplicité;.Bien que je n'aime pas spécialement Anne Murray,-! j'apprécie sa voix chaude, et à cause de son entrain j'ai vu son spectacle avec plaisir.< JE VOUS SALUE MARIE Godard : ni interdit, ni coupé m PARIS (AFP) \u2014 Je vous sa-™ lue Marie, le dernier film de Jean-Luc Godard attaqué en justice pour pornographie et obscénité par deux organisations françaises de catholiques intégristes, ne sera ni interdit ni coupé.Ainsi en a décidé, hier, le Tribunal de grande instance de Paris! Après avoir visionné le film et entendu les arguments des avocats des deux parties, le tribunal a rejeté les demandes de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne, et de la Confédération nationale des associations familiales catholiques, qui réclamaient l'interdiction du film, ou tout au moins des \"coupures.Le tribunal a estimé que le film tente une actualisation moderniste du mystère et du dogme de l'Immaculée Conception (.) au travers des images d'une nudité intégrale et d'un verbe volontairement dépourvu de toute délicatesse.Ces derniers sont à l'évidence de nature a provoquer, chez certains, émotions, et même réactions de rejet, encore qu'aucune scène ne puisse faire verser le film dans la catégorie des films a caractère pornographique ou même particulièrement obscène.Liberté d'expression Mais, si la liberté de conscience .et le droit de chacun au respect de ses croyances doivent être protégés, l'exercice de cette liberté doit se concilier avec le droit fondamental de la liberté d'expression artistique et littéraire, affirme le tribunal.Seules restrictions à ce droit, celles imposées et délimitées par la loi, à savoir : l'apologie des crimes ou délits sanctionnés par la loi pénale ou une provocation à en commettre, ou l'atteinte a l'intimité de la vie privée.Le spectateur individuel, poursuit le jugement, sait que l'oeuvre relève du cinéma d'auteur et qu'il prend, par avance, le risque d'en accepter, sinon d'en subir, le caractère provoquant ou même choquant (.) Cette demarche du spectateur, constitutive de la liberté fondamentale de l'homme d'aller et de venir et d'avoir accès aux oeuvres de l'esprit, ne saurait être entravée par celle de groupements ou associations déc- ela rant agir \u2014 en dehors des; autorités publiques et administratives compétentes \u2014 au nom d'un intérêt collectif très vivement contesté en la présente espèce, a-joute le jugement.Je vous salue Marie ne sera pas coupé non plus, car il n'appartient pas au juge, qui n'a, à.cet égard aucune qualité ni compétence particulière, de prescrire des coupures ou suppressions équivalant nécessairement à des mutilations et à des atteintes\" au droit moral de l'auteur.; Toutefois, compte tenu des tir-constances de la cause et] de l'émotion provoquée par lé ffjm, le tribunal a décidé que chacune des parties supportera sa part des dépenses engagées pour le procès. , A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 JANVIER 1985 They're playing our song: très divertissant \u2022 They're* puying cuir song, comédie musicale éctito ' par Noll Sjnon.muvquo do Marvin Hamliscli el ' chansons dp Carole Bayer Sagor.au Dinor-Théàtro ' ,le« Maïquus, du l'H&lol Régence Hyall jusqu'à la ' .lin mura» r\\STg«J' Tous les jours: 1.20-4.10-7.00-9.50 LE DAUPHIN «un»!» rm oibiaviue ;?i eoso Centj$uïïs unovpjtura fRME tmlniom.130 3 30 5 30.730-930 «?1 BERRI 3 I SI GEMIS SU CATMfRIM ,'Si ?n! ~ ~\u2014,H «w [p Moment d* Vérité \"Karate Kid VERDUN .MONTRÉAL 1 \u2014 Kent M.ilo rwesente \u2014*r- deux policier: très corruptibles!!! PHILIPPE N0IRFT éi THIERRY IHERMfTTF CRÉMAZIE (oi,i.,Do,ion CLAUDE7/77/ 'DEMIS CAEMA/IE 318 «10 o Do,ion IM4 MT DOTAL M'*» Sîl IJ» \u2022|»3 IAC0R0AIRE !.'! sec ?(?fi/m au Verdun et Montréal: «Krull».2e film au Astre «Moscou à New York» Tous les jour»: POUR I ag» 1.30-3 30-5.30- 1 TOÔS | ¦ I) 7.30-9 30 !|A ïli« PUES G (SE AVILI E îîlWiM 14 \" AS5_ ' - ^\u2014s .¦ -.©DTODm Cjumb PLAZA ALEXIS NIHON 3 AI1ITU0E 3 I3S > if r«i 7.00 - Lv'J 9.20 (au Champloin tculemenl) rYliOOUTrSTTJBfl ^\"^«i s m cu.iiRiii papineau :,:n»s 6-CHAMPLAIN 1 JEAN-TALON - VILLERAY èxLONGUEUIL 1 sr Ul n'S jart 3U S57T PUCE LOHGUEUIL 579 7451 14 , ans 7 rais » L EST SI PIE II 725 ÏD00 \tCARTIER-LAVAL.\u2022\t\tST-JEROME Ht BQUL DES lAUAfNIIOES 56JSI24\t\t\tCINEMA DEI fantômes .version françaiseoe - GH#STBUSTERS Crtomptoi/i.J«in-ra/on.ViH'wy, LE BAL ETTORE SCOLA \u2022 BERRI 5 IB3 Tout|our': 12 25\u2022235¦ SI SEMIS STE«1HE«WE 78J2II5 4.45 \u2022 7.00 - 9.40.PQURl ta m Tous les jours: jAmA, 1.15-4.00- *,'a 6-J 6.40-9.20.¦¦jjTjjani^;] SI DEMIS SIf CATHERINE ?11S K\\0 f/V\"W.XIK j| k Si si demis si! catherine 2» 7115 BROSSARQ 2 : PARAOIS 2 AIR£ 3 mail :-mrui jc.sses (M2S RUE HOCHllACA 35,4-3IID 3480 .: - '-:s : 377 ¦.qoi |EWri IJOO-I 5O-340-5J0-7.ICl.900 EWotwrd: 7.30 - 9 30 s Fo-ocu \u2022J'oimttontrtkUnNott' 4tâ .[ÎBÂsv ; «VOICI L'AMERIQUE v INTERDITE r«>» In jovn-1.10 \u2022 3.10 - S.10 \u2022 7.20 .|0* GAGNANT DK 3 GOLDEN GLOBES _donl ME1IXEUR FILM ETKA.NOLH_ LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE -NATION^l IOaJIDOI review , M»s ir.KMII V: KIT K s( IRt II ' \\'1 x y p Passage to1ndia (Y1laxtrrETi«ôl q 12 30 3.4i-7O0-9.55 PLAZA ALEXIS NIHON 1 NIVEAU DU METRO AIWAIIR 9,15 Mb 2eft/m«Stticker» S1E CA1REP.IME PAPIMEAU S24 IUS PI ACE LOMCl'lUIL 171 Hbl CENTRE :.«# BOUL SI MARTIN m m STE CAIN G MA)IFIEEQItSIIB7| PARIS BROSSARQ I ATRJE 2 SQUARE DECARIE 1 - (MON I-LAVAL un 1 ii m de mark rvdki.l.directeur de «on the golden .pond» S1SSV SPACER s-f/jf) M EL GIBSON JPW C«»|»f»ÎOOI:2 00«-7-k r , .430.700 9 15 /Jjl/Ûf* \\ Don, - .|]0/\\f V i/l \u20224 IJ.700-9 30 V.Pchi 113 315-3 IS B(CARIE.SUO U JtWIAiM 3413180 .; 1} ns tmitoij 7 00.«00 Otmw ,.icwi \u2022\u2022: \"5 A».CENTRE 7000 ¦ I0UE SI MARTIN MI5J0T M:6 00 7 50 9 50 2001 UNIVERSITE BONAVENTURE I COIN 01 MAISONNEUVE 149 4518 peace IUNAVIN1URI Rtl îl?5 | electric roooaloo |- Bonovonlurc I 00 i.ÙO >i ; i» i , o, -500- 7.t)0 .ft
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