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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1985-01-19, Collections de BAnQ.

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[" VIVRE AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 Le « drame » du chômage .Oui, bien sûr, les fraudeurs existent, en quantité négligeable selon le Mouvement Action-chômage ou en quantité importante, comme le prétendent les dirigeants de l'Assurance-chômage.Mais il est aussi des chômeurs « honnêtes » et désireux de travailler qui se sentent plutôt écrasés par le système.C'est sur certains de leurs problèmes que nous avons voulu nous pencher aujourd'hui.Les chômeurs de 40 ans et plus cachent souvent « leur échec » n Ils ne crient pas, ne se plai-™ gnent pas, ne revendiquent pas.Atterrés, honteux, une grande partie des victimes se cachent.Certains, ceux qui acceptent encore moins leur nouvel état, vont même jusqu'à vivre un mensonge continuel, à se forger une petite vie irréelle dans le simple but de cacher leur « échec » aux voisins, aux amis, à toute cette société pour qui le chômage est inacceptable.Ceux-là parient chaque matin, mallette ou boite à lunch en main.comme avant, comme s'ils travaillaient encore.Ce sont les chômeurs de 10 ans et plus, une tranche de plus en plus Importante des sans-emplois.«On cherche à parler d'une population dont on ne parle jamais, d'une population tellement timide qu'elle n'ose rien demander et cherche plutôt à se terrer pour cacher sa honte.» Depuis octobre dernier, quelques chômeurs d'âge moyen se sont regroupés autour d'une étude pour le regroupement des sans-emplois de 10 ans et plus, un projet-Canada au travail.\u2022 Pour le moment, ils sont cinq «permanents», tous des sans-emplois, auxquels viennent se greffer une centaine « d'intéressés », qui surveillent le développement de cet embryon de regroupement.Pour Robert Potvin, un exchef de service, et pour Robert Coutu.un ex-directeur de succursale, c'est la fusion Banque Canadienne Nationale-Banque Provinciale, qui a sonné le glas de leur carrière.Avec le projet, ils sont maintenant respectivement coordonnateur et responsable de la recherche et documentation.Se greffent au duo Richard Chatagneau, un ex- analyste financier dans une firme d'experts-comptables qui s'occupe des relations extérieures pour le groupe: Nicole La-bonté, qui a terminé ses études de CGA et chez qui on a installé les quartiers-généraux en attendant de trouver un local permanent, et enfin Louise Brisebois.une ex-secrétaire qui occupe un poste similaire avec le groupe.L'idée d'un tel projet est née quand divers chômeurs de 10 ans et plus ont été réunis dans le cadre d'une étude de doctorat sur le sujet.«En parlant, nous avons réalisé que nos problèmes étaient souvent similaires et qu'il y aurait peut-être quelque chose à faire si nous nous y mettions ensemble.Nous ne sommes pas un centre de recrutement, nous ne sommes même pas encore une association, même si cela pourrait bien déboucher là-dessus.Nous nous contentons d'étudier les problèmes des chômeurs de 10 ans et plus, de monter une banque de données et de sensibiliser le grand public à leur situation.» « Pour les gens qui ont dépassé la trentaine, la perle de l'emploi représente une forme extrême d'échec, explique le groupe.La honte s'accompagne toujours de la disparition totale du cercle d'amis qui s'envolent comme par magie.Pour plusieurs chômeurs, la perte de l'emploi ressemble beaucoup a la perte d'un être cher, à la différence près qu'il n'est plus question de soutien social.Pas de condoléances, pas de cérémonie religieuse.Au contraire.On est marqué au front.» Le groupe ne cherche toutefois pas à recueillir l'intérêt public au détriment des jeunes chômeurs : « Quand on parle des jeunes chômeurs, on dit Bravo! Après tout, ces jeunes-là, ce sont nos enfants.Mais il ne faudrait quand même pas oublier totalement leurs parents.» « Nous tenons toutefois à nous élever contre certains préjugés, poursuivent-ils.Face à un travailleur de plus de -10 ans, le chef d'entreprise semble atteint' de psychose : Les réponses les plus courantes b: « Vous ave/ trop d'expérience » ou bien, plus subtilement, on nous fait comprendre qu'on craint un manque de dynamisme, qu'on préfère l'élan de la jeunesse.» « Même si la loi interdit aux employeurs de fixer des limites d'âge, on prétexte le manque d'agilité et de dextérité, l'apparence physique (surtout chez les femmes), le déclin mental et physique, le faible niveau d'instruction et la lenteur d'exécu tion.Eh bien! des études ont prouvé que non seulement les travailleurs plus âgés offrent des capacités égales, mais qu'en plus, ils s'absentent moins et sont moins portés à changer d'emploi.Pourquoi avoir honte quand on a tant à offrir?» Grâce à ses réunions d'informations aux chômeurs, le Mouvement Action-Chômage espère que les sans-emplois seront mieux armés pour affronter la grosse machine de l'Assurance-chômage, photo Jean Goupil, LA PRESSE Bien des cas sont très défendables I Ce jour-là, il y avait foule à ™ Action-chômage, une bonne vingtaine de personnes venues écouter les conseils pratiques aux chômeurs un désireux d'exposer leur situation à un expert.\u2014 Moi, on m'a coupée parce que je fais du bénévolat auprès de personnes handicapées, lance Lucie, une jeune femme au début de la vingtaine.11 parait que je ne suis pas disponible.Pourtant, j'ai laissé mon adresse ainsi que deux numéros de téléphone où l'on peut toujours prendre le message et me rejoindre en cas d'urgence.Le pire là-dedans, c'est que je considérais justement que cet emploi bénévole me fournissait une expérience valable de travail dans un secteur connexe à ma spécialisation.En le disant au fonctionnaire, j'ai seulement voulu être honnête.Il semble que l'honnêteté ne paie pas toujours.Pour les experts d'Action-chômage, le cas semble très défendable, « pas gagné d'avance.évidemment, on ne peut jamais jurer de rien », mais tout de même défendable.Le seul hic, c'est que Lucie ne s'est pas toujours astreinte à faire ses trois à cinq demandes d'emploi par semaine, souvent par ignorance.Elle n'a jamais considéré par exemple que des approches auprès de Projets-Canada au travail étaient elles aussi considérées comme demandes d'emploi.Ce point-là, semble-t-il, est plus délicat.Sylvie, elle, occupe un emploi saisonnier de jardinière.Une habituée de l'assurance-chôma-ge, elle voulait connaître ses droits et devoirs si elle partait en voyage de vacances.«J'avais le choix entre frauder et dire la vérité, avoue-t-elle.Frauder ne me plaisait pas beaucoup, mais je me demandais si en revenant, je devrais à nouveau subir un délai de carence et tous les autres délais administratifs avant de recevoir mes chèques.» Le conseil d'Action-chômage dans son cas : dire la vérité.Sylvie ne recevra évidemment pas ses chèques pendant son voyage, mais si elle avertit les fonctionnaires de sa disponibilité dès son retour, elle devrait à nouveau toucher ses prestations.François, un autre employé saisonnier, avait commis l'erreur d'envoyer un peu trop à l'avance sa cessation d'emploi, prévue pour une date précise.« Le fonctionnaire m'a dit de l'envoyer, sans préciser que je devais l'envoyer avec la dernière carte réclamant une nouvelle demande de prestations.» À cause de ce petit accroc.François risque de perdre cinq semaines de prestations : « On ne sait jamais ce qu'ils vont décider, on va bien voir», lance-t-il philosophe.Une dame âgée, elle, était venue pour son fils : « II a quitté son travail qui représentait un danger pour sa santé.Mais aucun médecin ne veut confirmer la chose ».explique-t-elle.« Pauvre madame, a répondu .la conseillère.S'il va voir un au- tre médecin, et qu'on lui refuse encore une attestation, que faire?Si les médecins ne le croient pas, ou s'il n'est pas vraiment malade, il ne recevra sûrement pas de prestations, quoi qu'il dise.» Après six hold-ups à la succursale où elle travaillait, Marie, une employée de banque, s'est vue contrainte, par son médecin, de quitter cet emploi trop stressant pour elle.Pour la première fois de sa vie, elle se retrouve chômeuse et assistait à la réunion avec des yeux ébahis : « C'est épeurant.Jamais je n'aurais pensé que c'était si pire.Heureusement que je suis venue ici avant d'aller à l'assurance-chômage.Au moins, maintenant, je vois ça venir.» N.D.L.R.\u2014 Contrairement aux cas mentionnés ici qui sont tous réels, les prénoms utilisés dans l'article sont purement fictifs.Autres informations en page C 2 PORTRAIT FfCtnCIBlG LCllOBïdfë (ministre déléguée à la Condition féminine) rrilIllliK; hUlUIlU^ (minii Les critiques qui pleuvent ne lui font pas du tout peur! ie Lalondc vient je ne connais pas à fond tous les dire, c'est qu'il va falloir cesser n0Us ap n| Francine Lalondc vient tout juste de prêter ser ment comme ministre déléguée à la Condition féminine que déjà les critiques pleuvent sur elle.D'où vient cette femme qui ne s'est jamais battue dans les rangs féministes?Que vient faire au conseil des ministres cette syndicaliste non-élue, pas même membre du Parti québécois, alors que dûment députés, les Carmen Juneau et Huguette Lachapelle en sont écartées.?La nouvelle ministre Francine Lalonde n'a pas peur de la critique.« La critique me stimule et je compte sur les féministes de gauche pour me pousser dessus A la condition, bien sur, qu'elles ne soient pas toujours et systématiquement contre \" toutes les idées que je voudrais faire avancer.» «J'ai besoin de tous les groupes et mouvements de femmes.Besoin aussi de la collaboration des trois femmes qui restent du côté ministériel de l'Assemblée nationale.Pourquoi est-ce moi que le premier ministre a invitée à prendre charge du dossier de la condition féminine?Il faudrait le lui demander.«Si j'ai eu une certaine crédibilité, ou une certaine compétence reconnue, pour défendre des dossiers syndicaux, je devrais en avoir aussi pour défendre les dossiers des femmes.» «C'est une chose de dire que je ne connais pas à fond tous les dossiers de la condition féminine \u2014 ce qui est vrai.comme il est aussi vrai que des dossiers, ça s'apprend \u2014 et c'en est une autre d'affirmer que je ne connais rien aux problèmes des femmes! Quoi! Je suis une femme depuis -M ans.Je me suis mariée, j'ai trois enfants, j'ai fait carrière tout en ayant charge de maison et de famille.Ça n'a pas toujours été facile pour moi d'être une femme là où je suis passée! » En début de semaine, expliquant ses motifs'd'accepter la proposition du premier ministre Lévcsque, elle s'était dit consciente du défi de représenter deux groupes de Québécoises, travailleuses et femmes au foyer, dont les revendications vont dans des sens opposés.Les féministes orthodoxes ont bondi : « Comme si les femmes au foyer n'étaient pas aussi des travailleuses! > «Mais voyons! lance Francine Lalonde.Je suis bien placée pour savoir que le ménage et la lessive, c'est du travail, je l'ai toujours fait! Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il va falloir cesser de ghettoïser les problèmes et les aspirations des femmes, qui sont au fond des problèmes sociaux concernant et impliquant toute la société.» L'expérience de travail et de vie qu'elle a vécue au sein d'une grande centrale syndicale l'a amenée à penser qu'il est maintenant urgent, non pas de dire mais de faire en sorte que les femmes soient perçues en tout comme égales.« Dans un premier temps, les femmes se sont auscultées pour découvrir ce qu'elles étaient vraiment, ce dont elles étaient capables et ce qu'elles avaient envie de faire.C'est fait.La deuxième étape, dans laquelle nous entrons, en est une de négociation avec les pouvoirs établis, c'est-à-dire les hommes, sur les moyens qu'il nous faut pour prendre la place qui nous revient.Je veux participer ù cette négociation.Ensuite seulement, viendra la reconnaissance officielle de l'égalité des femmes.» «La CSN et le PQ, dit l'ex vice-présidente de la CSN, sont deux organismes qui ont fait une analyse des besoins de la société, Il y a 15 ans, et qui ont besoin de la réviser, en raison de la crise économique, mais aussi parce qu'il y a eu des changements profonds dans cette société.Voyons aujourd'hui les jeunes qui contestent ce qui -*- nous apparaissait à leur âge comme révolutionnaire! «Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec a beaucoup discuté et légiféré.En même temps, il s'est peu à peu coupé du vrai monde.Il faut reprendre le contact, intégrer les gens, hommes et femmes, à l'élaboration d'un projet de société qui colle à leurs préoccupations, à leurs aspirations.Je suis intimement persuadée qu'un tel projet de société \u2014 qui peut éminemment être porté par les femmes, mieux placées pour le faire avancer que tous les pouvoirs é-tablis \u2014 peut marcher.« On en est venu à penser que l'État doit assumer l'ensemble des besoins sociaux, y compris ceux que les femmes ont traditionnellement assumés.La solution réside peut-être' dans un exercice de moyen terme, encore à faire, et qui consiste à responsabiliser davantage non pas les individus, mais les communautés locales, à la prise en charge de ces besoins.« Par formation et déformation », Francine Lalonde entend privilégier les dossiers de la condition féminine à incidence économique.« Il faut qu'au Sommet Décisions 85 qui aura lieu en mal prochain, les femmes et groupes de femmes québécoises arrivent avec un actif de décisions concrètes, arra- chées au gouvernement, aux entreprises et même aux syndicats.» Ce Sommet précédera de peu la Conférence internationale de PONU marquant la fin de la Dé- cennie de la Femme, à Nairobi, en juillet 85, où le Québec entend présenter un bilan positif de ses réalisations, « sans cacher qu'il reste énormément à faire».7 T C-2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1985 es conseils pratiques.m « Imaginez un peu! Une \u2014 dame s'est vu couper de son droit aux prestations d'as-«urance-chômage pour non-disponibilité, parce que le fonctionnaire qui s'est présenté chez .«ilU' a 9h du matin l'a surprise.jaquette».jLILIANNE LACROIX a h Catherine, chargée par le Slouvement Action-Chômage de la réunion d'information de Jriiardi dernier, reprend encore tine fois cet exemple.Pour Ac- Son-chômage, cette petite anec-ote affiche bien les aberrations dont certains sans-emplois peu Renseignés peuvent souffrir de la part de fonctionnaires tatillons.S; Évidemment, en se révoltant, la «dame en jaquette* a eu gain de cause.Mais comme l'ajoute Catherine : « si elle net au pas venue ici, si elle ne pétait pas plainte, elle ne recevrait plus ses prestations.» * Tout en ajoutant que l'administration ne frise pas toujours fiinsi le ridicule, tout en précisant que tous les fonctionnaires fie sont pas des vautours prêts à flous arracher les quelques dollars auxquels les chômeurs ont 3roit, Catherine y va d'un avertissement clair : « C'est par i-gnorance que plusieurs chômeurs se voient couper.Alors, mieux vaut prévenir que guérir.On préfère sembler alarmiste que de réparer des pots cassés.» C'est un peu pour cela que Action-Chômage organise, quelques fois par semaine, une ré-lïûLon où les chômeurs apprennent comment traiter Ïjbc l'Assurance-chômage.ÔUr Catherine, la liste de conseils est longue.4*- Si le fonctionnaire a l'air cômpréhensif et humain, méfiez-vous.\u2014 Dites-en le moins possible et surtout, méfiez-vous des questions telles : « Quel salaire aimeriez-vous avoir?» Que ce soit une question de salaire, de type d'emploi, d'endroit ou d'heures où vous aimeriez travailler, parlez toujours en termes de préférences, et non d'exigences.Outre le salaire minirnim (quel qu'ait été votre salaire auparavant), un travail qui ne présente pas de danger pour votre santé physique ou psychologique ou qui soit au-dessus de vos capacités et un emploi qui n'en soit pas un de scab, vous n'avez le droit de rien exiger.Vous voulez travailler, un point, c'est tout.N'importe où, n'importe quand et pour n'importe qui.« Une chance que la prostitution n'est pas légale, lance alors une participante, on ne pourrait môme pas refuser».Après avoir esquissé un sourire, Catherine poursuit : \u2014 Si vous vous considérez lésé, ne craignez surtout pas à soumettre votre cas au Conseil arbitral ou au juge-arbitre.Bien souvent, ils n'hésitent pas à renverser les décisions des fonctionnaires.\u2014 Variez vos recherches d'emploi et surtout prenez en note la moindre tentative avec le nom de la personne a qui vous avez parlé, la date, etc.Un appel téléphonique, une visite en personne, l'envoi d'un curriculum vitae, tout cela est considéré comme une demande d'emploi.Vous devez en faire de trois à cinq par semaine au minimum dans des domaines divers.\u2014 Surtout montrez-vous disponible.Si vous suivez des cours, vous êtes prêt à les lâcher en tout temps: si vous avez des enfants, ayez toujours sous la main le nom d'une gardienne prête à les prendre en charge sur-le-champ.' \u2014 Ne laissez jamais vos originaux à l'Assurance-chômage et rappelez-vous que si ça n'est pas écrit, vous n'avez aucune preuve de la parole du fonctionnaire.\u2014 Occupez-vous de votre dossier, et en cas de retard dans l'émission des chèques, manifestez-vous souvent.S'ils ont généralement beaucoup de succès, certains des conseils semblent toutefois un peu moins conventionnels, un peu plus étranges, plus « ratou-reux ».\u2014 Si un emploi ne vous intéresse pas, il est des moyens de ne pas être embauché sans refuser carrément l'offre, reprend Catherine.Il suffit de poser Regroupés autour d'un projet de recherche, cinq chômeurs Richard Chatagneau, Nicole Labonté, Robert Coutu, Louise de quarante ans et plus tentent d'étudier les problèmes vé- Brisebois et Robert Potvin.eus par leurs semblables.De gauche à droite, il s'agit de quelques-unes des questions suivantes à l'employeur éventuel : «Y a-t-il un syndicat ici?Y a-t-il déjà eu des tentatives de syn- dicalisation?Avons-nous droit au congé de maternité ou de paternité?etc.« \u2014 Inscrivez toutes vos recher- ches d'emploi dans un petit calepin.C'est beaucoup plus ardu pour un fonctionnaire d'y faire une recherche ou de photocopier photo Paul-Henri Talbot, tA PRESSE les informations qu'il contient.Si vous refusez carrément un emploi, de grâce, ne l'inscrivez pas dans le calepin.Le cos Linda Goudreau m Après s'être élevée contre les tout-puissants fonctionnaires ™ de l'Assurance-chômage, Linda Goudreau, celle qu'on avait surnommée dans les divers médias, la chômeuse-étudiante, a finalement eu gain de cause en Conseil arbitral.Pour sensibiliser les gens à sa cause, Mme Goudreau a remué ciel et terre, contactant les médias et aussi son député fédéra) tout en entreprenant ses procédures d'appel.U y a quelques semaines, Mme Goudreau avait perdu ses prestations après qu'on l'ait jugée non-disponible puisqu'elle suivait des cours d'anglais.Voulant améliorer ses chances de trouver un emploi, elle avait pris des cours à ses frais tout en obtenant l'avis non écrit d'un fonctionnaire qui n'y avait alors vu aucun problème.«J'ai gagné sur toute la ligne, explique Mme Goudreau.Je n'ai pas du subir de pénalité, même pas pour les trois semaines où j'ai suivi mes cours, declare-t-elle.Le Conseil arbitral en a jugé ainsi parce que les fonctionnaires de l'Assurance-chômage eux-mêmes m'avaient induite en erreur.Ils se sont rendu compte qu'une injustice avait eu lieu.Et je pense que mon député et son adjoint ont grandement aidé à faire avancer mon C3s.» Pour Mme Gaudreau, il reste toutefois une petite pointe de rancoeur : «Bien sûr, j'ai gagné, mais tout cela ne me fait pas apprendre l'anglais.» lance-t-elle en gujse de conclusion.La peur augmente.mm « Évidemment, les frau-m* deurs existent, mais selon nous, c'est une quantité négligeable des chômeurs.Par contre, nombreux sont les chômeurs honnêtes qui sont victimes d'un fonctionnaire un peu trop zélé, un peu trop désireux de réduire les statistiques en coupant le plus possible.» Marie-Josée Corriveau, du Mouvement Action-Chômage, a-joute d'autre part que « le pire est sans doute à venir ».« Le nouveau gouvernement a annoncé des nouvelles mesures pour surprendre les fraudeurs, rappelle-t-clle.Que les fraudeurs se fassent prendre, très bien! Mais nous avons peur que ces nouvelles mesures tendent plutôt à augmenter le harcèlement dont souffrent déjà trop de chômeurs.Certaines situations sont ridicules.Pour ne citer qu'un exemple, des chômeurs qui avaient déclaré n'avoir aucune notion de dactylo, se sont vu convoquer à un test.Croyant à une erreur, ils ne se sont pas présentés et ont aussitôt été coupés pour non-disponibilité.S agissait-il là vraiment de ces fraudeurs dont on parle?» « Déjà, on sait que les cadres seront resserrés.Le nombre de semaines assurables doit augmenter, tout comme le délai de carence et la pénalité en cas de départ volontaire.On songe aussi à raccourcir la période de prestations maximale.C'est déjà assez sévère sans qu'on harcèle des pauvres gens à qui on ne laisse que des miettes pour vivre.» VENTE DE Janvier Un exemple parmi une centaine LIVRAISON GRATUITE À BIBLIOTHÈQUE MURALE EN 3 SECTIONS 228 cm de largeur, 175 cm de hauteur, 38 dm de profondeur (90 x 69 x 11 \").Chaque section peut être achetée séparément.(3 pièces) sur présentation de cette annonce sipo habitai présente LA MAISON DE BENJAMIN.ne initiative de créations scolaires ouverte du 3 au 7 février dans le cadre de l'Expo Habitat du Montréal métropolitain au Palais des Congrès.Niveau primaire Dessin illustrant la maison d'hier, d'aujourd'hui ou de demain.30 finalistes se mériteront un prix de 50$ chacun.Niveau secondaire Maquette représentant votre concept personnel de l'habitation.1er prix: une bourse d'étude de 1000$ 2e prix: une bourse d'étude de 750 $ 3e prix: une bourse d'étude de 500 $ Laissez aller votre imagination et pour plus de détails, con- '\u2022 sultez les affiches à cet effet dans votre école.Déposez vos travaux au kiosque de l'APCHQ à l'Expo-Habitat.Bonne chance! =ipo habitai EN COLLABORATION AVEC la presse Région du Montréal Métropolitain' APCHh Avf 4 ^-f JAINT-l.AU.lNT .RIVI IUD MONT-ROYAL SAINT-LJ ON ARD AM HPVMWà^^m^MMÉ^ 1440 (harT\"\" ( ol* v\"'u Ool.t,,, rtii(hifMu CM.Rcwlflond (IckoI 132] P!ac« lovçiui.r ,1m Mm UVk^afmMJktkwwlEÊ .'\" ,u\"h>,>ur jutortiobtit.' Chezle r.onef)«r>:onnit.rude Irtuf chou Le i ij-v i ¦ -d titiu tutomo:.»¦ t*%\\ responsable rie1 ¦¦¦ .tticuldtion 01 dor* insurances Loi \u2022utoniub.'i*» i,iau,ni>«* nu [ifuvuni dire échangées en jrtjunt ¦ ompuni ii t'.¦¦.¦ n\\ ,'.M Du College .¦*-\u2022 -.-'y\\n'.jf}'-i-.'M v.i.v.'.'.-«,.»ti».i,.¦ ., \u2022.-\u2022\u2022*500 000$ 1ÔÔT~ 1000$ 1323 323 23 25$ 10$ Inter loïcy l 011501 >250 000$ 11501\t\t2 500$\tio»d«25 000$\tNUMEROS MOBILES\t\t 1501\t\t250$\t837474\t07652\ti/i\t2 500$ 501\t0 \u2014i\t50$\t685879\t0018\tt-O\t250$ 01\t\t10$\t876050\t946\t_j\t50$ Gouvernement du Quebec Ministère de l'Education UN VRAI COURS SANS ALLER À L'ÉCOLE LA SOLUTION: LES COURS PAR CORRESPONDANCE! \u2022OUI, je désire recevoir de l'information sur les cours suivants: D Administration ?Agriculture D Techniques du bâtiment ?Informatique D Mathémat.jues Nom:_ ?Électricité et mécanique G Langue française ?Langue anglaise ?Techniques de la santé ?Culture générale ?Secrétariat ?Sciences Q Sciences humaines Adresse Code postal Téléphone: 873-2210 - A l'extérieur de Montréal (sans Irais) : 1 -800-361 -4886 Direction des cours par correspondance 600.rue Fullum (4e étage) Montréal H2K 4L1 -f-g Québec orn Ici modalitct d'cncjitwmcnt Oct billets gtjnant* pertinent au vcrio des billets vin cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, _cette dernière a priorité MERCREDI DANS ALIMENTATION La choucroute alsacienne par Françoise Kayler AVIS DE RECHERCHE Diplômés es de l'UQAM L'Université du Québec a Montréal célèbre cette année ses 15 ans.A l'occasion de cet anniversaire, elle souhaite rendre hommage à ceux et celles de ses diplômés qui se sont illustrés par une réussite remarquable dans leur activité professionnelle ou dans leur milieu social.L'UQAM lance donc un appel à tous \u2022 Si vous connaissez une diplômé-e de l'UQAM dont le succès mérite d'être souligné ou \u2022 Si vous-même croyez que vos réalisations sont dignes d'intérêt Veuillez nous faire parvenir vos candidatures en nous fournissant tous déiails pertinents: curriculum vitae, photo, réalisations, etc.avant le 21 janvier 1985 à l'adresse suivante: Comité de sélection des diplômés es de l'UQAM Local J-M870 Case postale 8888, succursale A Montréal (Québec) H3C 3P8 Renseignements: 282-3111 Université du Québec à Montréal I2CUI?$I=$ D I: l.'U NI VI: R S I 7 IÊ D M M C NT R I: A I.5 bourses de doctorat* de 8 000 $ 35 bourses de doctorat* de 6 000 $ pour les candidats au doctorat s'inscrivant à l'Université de Montréal 100 bourses de baccalauréat de 500 $ destinées aux étudiants de niveau collégial s'inscrivant à l'Université de Montréal Date limite de présentation des dossiers le 1\" mars 1985 Des bourses au niveau de la maîtrise sont disponibles dans le cas de programmes où il n'y a pas de doctorat.Les formulaires Ceux du premier cycle sont disponibles dans les cégeps.Ceux du doctorat se retrouvent au secrétariat des facultés et des départements de l'Université de Montréal.Les deux formulaires peuvent aussi s'obtenir en communiquant avec: M.Yves Therrien Secrétariat du Jury des bourses d'études Université de Montréal CP.6128, succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Tél.: 343-6721 P.S.: La date limite pour présenter une demande d'admission aux 2* et 3' cycles pour la session d'automne 1985 est le 1\" février 1985.Université de Montréal "]
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