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Titre :
La vie en rose
La Vie en rose jette un regard féministe sur l'actualité politique, sociale et culturelle, sur un ton critique et avec humour. [...]

Publiée à Montréal de 1980 à 1987, La Vie en rose est, pendant cette période, le principal magazine féministe québécois. Le premier numéro, sous-titré « magazine féministe d'actualité » et dirigé par un collectif de six femmes, paraît au printemps 1980, encarté dans la revue contestataire Le Temps fou. Autonome dès le cinquième numéro, La Vie en rose est publiée trois fois l'an jusqu'en 1984, puis huit fois l'an jusqu'en 1986, où elle devient une publication mensuelle.

S'éloignant du militantisme « pur et dur » des revues des années 1970, La Vie en rose propose, pour contrer le discours ambiant post-féministe et justifier sa pertinence et son combat, de repenser, de renouveler et de redéployer le féminisme. Pour ce faire, La Vie en rose donne au féminisme une image enjouée, évite le dogmatisme et favorise une variété de perspectives. Cette volonté de rassemblement des féministes permet une ouverture intergénérationnelle et encourage la réflexion.

Le magazine jette un regard féministe sur l'actualité politique, sociale et culturelle, sans s'aligner explicitement sur un parti ou une idéologie politique. Les thèmes abordés ne sont par ailleurs pas étrangers aux enjeux féministes : les articles traitent presque exclusivement de sujets intimement liés à la condition des femmes dans la société contemporaine. Revue indépendante, La Vie en rose tient mordicus à l'autonomie, qu'elle revendique aussi sous toutes ses formes pour les femmes québécoises.

Outre les rubriques récurrentes (l'éditorial, le courrier, les comptes rendus de films, de livres et de pièces de théâtre), le magazine propose des dossiers spéciaux qui abordent des sujets comme le travail, la langue, le pouvoir, le syndicalisme ou les lois. La Vie en rose explore parfois des questions difficiles, voire litigieuses, telles la religion, la prostitution, la pornographie et les maladies transmissibles sexuellement. Des entrevues de fond, avec des personnalités d'ici et d'ailleurs (Clémence DesRochers, Lise Payette, Diane Dufresne, Simone de Beauvoir, Christiane Rochefort et plusieurs autres), sont aussi publiées régulièrement.

Une des caractéristiques importantes du magazine est l'espace qu'il accorde à l'humour. Les caricatures et les textes ironiques en sont partie intégrante, de même que les célèbres « chroniques délinquantes » d'Hélène Pedneault (réunies ultérieurement en recueil), très appréciées du lectorat. La Vie en rose fait également une grande place à la littérature et encourage ouvertement la « relève »; elle publie le nombre impressionnant de 58 récits de fiction au fil de ses 50 parutions. Certains numéros contiennent des nouvelles portant sur un thème suggéré par la revue, alors que d'autres rassemblent des textes d'un même genre (le roman policier, par exemple), que l'équipe de La Vie en rose cherche à ouvrir à une redéfinition en vertu de paramètres féministes.

D'abord tiré sur papier journal et illustré de dessins et de photos en noir et blanc, le magazine adopte, dans son numéro de juillet 1983, un graphisme semblable à celui des revues à grand tirage et est imprimé sur papier glacé. De 10 000 exemplaires en 1981, son tirage moyen atteint ensuite près de 20 000 exemplaires par numéro.

Une combinaison de plusieurs facteurs, dont des difficultés financières dues aux abonnements insuffisants et un certain essoufflement de l'équipe d'origine, forcent La Vie en rose à tirer sa révérence au printemps 1987. Cette revue demeure encore aujourd'hui parmi les plus importantes de la presse alternative québécoise.

BERGERON, Marie-Andrée, « La Vie en rose (1980-1987) - Construction rhétorique d'un leadership », Globe - Revue internationale d'études québécoises, vol. 14, no

DES RIVIÈRES, Marie-José, « La Vie en rose (1980-1987) - Un magazine féministe haut en couleur », Recherches féministes, vol. 8 no

Éditeur :
  • Montréal :Productions des années 80,1980-1987
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

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Références

La vie en rose, 1987, Collections de BAnQ.

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I in I I POLITIQUE FAMILIALE DES CENT I DES MÈRES À L'ÉTAT SANS IDÉE CARMEN QUINiana 7 ^JT UN SYMBOLE CONTRE PINOCHET / WOODY ET SES SOEURS jT INTÉRIEURS D'UN CINÉASTE BETTY GOODWIN NOTRE-DAME DE LA PEINTURE MARIE LABERGE HUIT PIÈCES ET DEMIE "Une salade sans croûtons c'est bête» SOMMAIRE AVRIL 1987 NO 46 5 ÉDITO Qui gardera André?Françoise Guénette 8 L'ACTUALITÉ VUE PAR Le Sacre du printemps Lucie Pépin 9 CHRONIQUE DÉLINQUANTE Y a-t-il une raison de vivre dans la salle?Hélène Pedneault 10 ACTUEL Familles à tout faire Micheline Bleau Camille Vigneault Nancy Guberman 13 CONTROVERSÉ L'agacée des avalés Louise Lambert-Lagacê LA VIE EN ROSE / MAI 1987 18 ENQUÊTE Politique familiale DES CENT IDÉES DES MÈRES À L'ÉTAT SANS IDÉE Elle s'en vient.peut-être, la fameuse politique d'ensemble annoncée depuis trois ans aux parents québécois.Il y a exactement un an, le comité de consultation sur la politique familiale présidé par Maurice Champagne-Gilbert adressait 136 recommandations, la plupart judicieuses, au gouvernement du Québec.La loi prévue pour l'automne en tiendra-t-elle compte?En attendant, Véronique Gagnon a demandé à une dizaine de mères québécoises, de différentes conditions, ce qu'elles voulaient comme mesures de soutien.Etonnamment, ce n'est pas d'abord l'Etat qu'elles interpellent.Hélène Sarrasin, elle, fait le portrait des actuelles mesures d'aide à la famille, fédérales et provinciales: un véritable fouillis dans lequel une chatte ne retrouverait pas ses petits1 Carole Beaulieu, à Paris, s'est inquiétée de l'avenir de la politique nataliste française dite du «troisième enfant», mise en vigueur récemment.Et enfin, pour couper court aux rumeurs selon lesquelles La Vie en rose est trop négative! 11.ne ratez pas le journal intime de ce numéro: Irène Mayer y livre un bilan somme toute positif et même, en six commandements, un mode d'emploi de la maternitél 18 LES MÈRES: MAIS QU'EST-CE QU'ELLES VEULENT?Véronique Gagnon L'ÉTAT: MAIS QU'EST-CE QU'IL FAIT?Hélène Sarrasin 29 FRANCE: Y AURA-T-IL UN TROISIÈME ENFANT?Carole Beaulieu 32 INTERNATIONAL Carmen de Santiago Carmen Torres 36 INTIME ET POLITIQUE Les six commandements Irène Mayer 40 BEST-SELLER La mode sans dessus.Marie France Bazzo Mais avec dessous Françoise Cléro 42 THÉÂTRE Marie Laberge, trouvé rieuse dans ses drames Aline Gélinas 48 ARTS Goodwin, lécorchée Sophie Gironnay 52 CINÉMA Woody et ses soeurs Michka Saal 66 COUP DE FOUDRE COUP DE POING Diane Poitras son or Centre de haut* fidélité 7339.Sainl-Zotique est Ville d'Aniou Province de Québec H1 M 3A5 HAUTE FIDÉLITÉ 9343.Laieunesse Montréal.Québec Canada H2M ISS (514) 389-1377 JTdito ¦ V'-i f;m QUI gardera andré?F ntre le moment où j'écris et celui où vous (irez, André sera né.André, c'est mon sixième neu-,> veu/nièce, le troisième enfant de ma* deuxième soeur.Vous me suivez?«Il», selon l'échographie, était prévu pour le 20 avril.Grâce à André, ma soeur recevra désormais 90 $ de plus par mois en allocations familiales.Mais, argent ou non, André serait là de toute façon, bien planifié, quatre ans après l'aînée, deux ans après la cadette.«Y a-t-il encore des gens qui font des enfants sans y penser aujourd'hui?», s'exclame le jeune père «stéréo-parental» de l'annonce de Provi-go.Je dirais oui, personnellement: il y en a encore.Mais ma soeur, non.Elle y pense, elle, et elle sait combien ça lui coûte, au cent près.Par exemple, elle sait déjà que continuer d'envoyer ses deux filles à la garderie du cégep où son mari enseigne, en septembre prochain, lui coûtera pour l'une 16,50 $, pour l'autre 15,50 $ par jour.Multiplié par les quatre jours où elle va travailler au bureau: 130 $ par semaine (sans accès à l'aide financière prévue par le plan Bacon).Mais que fera-t-elle d'André, à ce moment-là?La garderie du cégep ne les prend qu'à 18 mois.Elle connaît une voisine qui garde des enfants au noir, mais qui est déjà débordée.et qui ne donne pas de reçus pour fin d'impôts.La garderie ouverte un temps dans son village, à FRANÇOISE GUÉNETTE proximité de Québec, est maintenant fermée, et elle répugne à embaucher une très jeune fille pour venir garder à domicile.Mais.«Bofl, se dit ma soeur, philosophe, j'ai encore cinq mois pour trouver!» Et comme elle est débrouillarde, je pense qu'elle trouvera.La débrouillardise des femmes sauve les gouvernements, je pense in petto, sotto voce, pour moi-même dans ma barbe.J'imagine tout à coup ces dizaines de milliers de travailleuses en mal de garderie téléphoner un matin: «Je n'irai pas aujourd'hui, il y a épidémie à la garderie, congé pédagogique, etc.»ou mieux, arriver au boulot avec leurs enfants et les déposer littéralement entre les mains de leur boss.Quel chaos! Est-ce que cela inciterait plus d'organismes publics, et surtout d'entreprises privées, à ouvrir des garderies en milieu de travail?Il n'y en avait que huit au Québec en 1986, dont Lavalin, la Banque nationale, le Mouvement Desjar dinS, le CN, Métro-Richelieu, etc.Or, près de 60% des mères québécoises d'enfants de moins de 12 ans travaillent aujourd'hui à l'extérieurdu foyer, essentiellement par nécessité économique.• Ça fait beaucoup de femmes, ça, et beaucoup d'enfants.Autour de 307 575 en-i fants, évalue l'Office des services de gar-
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