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Titre :
L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

L'oiseau bleu /, 1931, Collections de BAnQ.

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Per co /\J REVUE MENSUELLE ILLUSTREE POUR LA JEUNESSE PUBLIEE PAR LA SOCIÉTÉ SAINT-JE AN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Rédaction, Administration cl I'ublicité 1182, rue Sainl-I.aurent MONTREAL Téléphone: LAncastre 136-1 Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis: 50 sous (Payable au pair à Montréal I CONDITIONS SPECIALES aux écoles, colleges et couvents Vol.XI — No 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1931 Le numéro 5 sous "AUTOUR DE LA MAISON" 24 L'OISEAU BLEU AUTOUR DE LA MAISON Montréal 13 janvier 1981.A ma Mère j_ Sainte-Victoire Comté de Richelieu P.Q.Chère via man.Je vient de terminer la lecture d'un livre intitulé Autour de la maison, xarourcux, oh ! tout autant que les meilleurs fruits de rolre jardin.Ce n'est pas peu dire.J'ai donné ordre à un libraire de.tous l'expédier par la poste; demain il vous appartiendra.Je suis ravi tie pouvoir vous l'offrir, ne voulant pas éprouver la moindre joie intellectuelle sans vous la faire partager.Vous lirez ces pages de Michelle Le Nor-mand de la première à la dernière, vous les relirez tout comme si vous ne les aviez jamais lues; vous ne vous lasserez pas de les relire encore et vous y trouverez chaque fois un intérêt de plus en plus vif, j'en suis sûr.Vous l'aimerez ce petit livre qui a obtenu chez nous—chose rare— un gros succès de librairie.Une première édition s'est bien vendue, une deuxième s'est enlevée arec rapidité et une troisième a en ce moment le sort heureux de celles qui l'ont précédée.L'exemplaire que je feuillette proclame que l'ouvrage a atteint son sixième mille.C'est merveille.Ce seul fait dit assez les mérites qu'il possède.Michelle.Le Normand recueille autour de la maison tous les souvenirs de son enfance heureuse et ensoleillée.Elle remue son passé comme avec une baguette magique et elle en ressuscite les scènes les plus charmantes et les plus émouvantes.Les jeux les plus simples, les plus connus, ceux que tous les enfants du Canada français pratiquent, elle les décrit, elle, les raconte, elle les fait revivre avec un naturel qui enchante.Tout ce petit monde surgit à notre regard ému avec, un relief saisissant.Lisez \v train."Il pleut.Dehors, c'est le bruit monotone de l'eau qui rigole, et le eiel sombre.Dans la maison, c'est la tempête, le tourbillon affolant des jeux baroques et tapageurs.La bonne Julie répète & maman, en haussant ses fortes épaules: "(,'a ne sera pas drûle les enfants sentent le mauvais temps".Pourtant, nous ne nous querellons pas.Nous jouons aux chars.Pas une chaise n'est debout dans la grande salle.Kn tête Toto est assis sur une petite table, un sifflet ft la bouche, une cloche il la main.Petit Pierre, en arriére, crie les stations, Marie et moi, et nos poupées, nous sommes les voyageurs, & cheval sur les chaises renversées.Quand il ne siffle pas, Toto fait: pouf, pouf, pouf, pouf, pouf, pouf,- pouf.Pierre crie à tue-tfite: ".4// aboard ! All aboard!—comme il l'a entendu dire quand il est allé à la ville! On ébranle les chaises: "S.-Marlin Jonction" nasille petit Pierre.Successivement, il annonce, en traînant sur les finales: "S.-Vincenl-de-l'aul, Terrebonne.la "Cabane Ronde", l'Epiphanie, changez de.char pour l'Assomption" ! Alors Toto siffle &.toute force, sonne sa cloche comme pour une alarme et — bing, bang! avec une suite de mouvements brusques, nous fait dégringoler, assommant à demi nos poupées."Des pleurs suivent immédiatement la catastrophe.Maman arrive.Toto s'excuse, c'est un accident.11 n'y a pas moyen de jouer aux chars sans cela.Tant pis pour les filles qui pleurent toujours." S» vous changez les noms des enfants et des stations, ce train ne vous est-il pas connu ?Combien d'enfants ont lu Autour de la maison! Ils y reconnaissent leurs rêves et leurs joies, leurs jeux et leurs chansons, toute la gaieté Saine et bruyante île leur jeune âge; ils s'y retrouvent comme s'y retrouvent et s'y reconnaissent leurs papas et leurs mamans.Ceux-ci sentait renaître en leur cœur leur lointaine enfance et ils savourent, les yeux fermés pour mieux regarder en eux-mêmes, cette transposition de leurs souvenirs d'autrefois dans une réalité si rivante.Ce sera pour vous tin repos que de vous enfermer à certaines heures plus lourdes avec Autour de la maison pour lire, au hasard une de ces pages évocatrices de ce passé qu'il fait si bon de ranimer et de revivre, l'ous y trouverez le même plaisir extrême que celui que nous goûtions en écoutant grand-père nous raconter avec tant de pittoresque, la Béte i, sept têtes, la Hellc au bois dormant ou encore l'Oiseau bleu.Vous suppléerez i'i tout ce que j'ai omis, une fois que vous aurez lu ce petit livre si reposant.Je vous prie d'accepter, chère maman, l'assurance de mon profond attachement et de.ma filiale affection.Alphonse de la RocHELLK L'OISEAU BLEU 27 I lAlfII J D'HIVEE Au moment où, il y a un mois, vous partiez en vacances, chers amis, j'éprouvais le profond regret de ne pouvoir vous suivre.J'aurais tant aimé, disant adieu, pour quinze jours, à mon bureau, il mes livres, il mes revues, à, mes articles, prendre le train pour Saint-Jovite, le gracieux et paisible village de mon enfance! Là-bas, quelle satisfaction et quel repos j'aurais goûtés il vivre la bonne vie d'autrefois, celle?, quand on a dix ou quinze ans.où l'on n'a pas d'autres soucis, les vacances arrivées, que de quent capables des plus beaux résultats.Jouez donc, nies chers amis, tout le temps que vous n'êtes pas obligés de consacrer ù, vos études ou il de petits travaux domestiques.Le devoir avant le plaisir! Je n'imagine pas que vous refusiez, cliers enfants, de faire une commission à l'épicerie, d'entrer une ou deux chaudiérêcs de charbon, de fendre un peu de bois, de balayer la galrriv ensevelie sous la neige.Et si vous négligiez de faire vos devoirs et d'apprendre vos leçons, vous courriez le s'amuser, de marcher en raquettes A travers champs, de glisser, de patiner, de jouer au gouret.De mon temps, on ne faisait pas de ski sur nos collines blanches, Le ski est un sport relativement nouveau au Canada.Il nous vient des Alpes.La jeunesse actuelle s'y adonne avec ferveur.A voir sauter dans l'espace les skieurs, il semble que ce sport procure un plaisir enivrant.Pour ma part, je suis trop lourd pour chausser ces grands patins de bois.A votre âge, mes amis, on est agile et surtout l'on a peur de rien, (lardez cette foi en votre habileté.Le BUCCès couronne ordinairement l'effort.Plus tard, vous vous trouverez en face de difficultés économiques et morales autrement plus sérieuses que celles que présentent les sports.Qui sait si votre maîtrise dans ce domaine ne vous convaincra pas qu'il y a en vous des énergies latentes extraordinairement généreuses et par cotisé- risque de rater vos compositions mensuelles et partant vos concours de fin d'année.Mais une fois que vous avez satisfait il ces obligations intellectuelles et morales, allez prendre l'air dehors, allez jouer.Organisez avec vos petits frères et vos petites sœurs, avec vos petits voisins et vos petites voisines des jeux où on eourt, où on se démine, où on se bouscule.Faites par exemple des bonshommes de neige qu'on coiffe d'un seau ou d'une boite de conserves vide et qui ensuite servent de cible il vos balles.Edifiez dans votre cour des forteresses & créneaux; surmontez-les d'un drapeau de votre choix, le Carillon-Sacré-Coeur, celui de la France, de l'Angleterre, que sais-jc?faites-en vos châteaux.Puis ressuscitant les guerres du moyen fige, organisez des compagnies de soldats, archers et mousquetaires: montez ensuite à l'assaut des tours, démantelez-les: arrachez-en l'étendard symbolique: faites 28 L'OIS E Al" B I.B I' prisonniers les eomliattants; punisse/, leur audace ou leur faiblesse.Vac r/r//>! Malheur aux vaincus! Mettez-leur Ib tête dans In neige, oil! pas longtemps, juste le moment de leur faire sentir votre indomptable puissance! A quels jeux vous eonvierais-jo encore?Au gourct ?Vous en aVcz depuis longtemps apprécié le mouvement et l'intérêt.Comme la halle molle en été.le horkrn est en hiver le passe-temps de tous les jours, de toutes le-heures, pourrais-je ajouter.Kn effet, aussitôt que vous avez cinq minutes de liberté, que ce -oit I l'école ou de retour chez vous.vite, prenez votre bâton et votre rondelle.Pourtant vous n'avez pas de patinoire devant votre porte?On ne joue pas nu irouret sans patinoire.Puis la glace des patinoires municipales et scolaires met parfois du temps à prendre.La température a C'té plus douce le mois dernier.A Dieu ne plaise! quand on a envie de jouer au gourct.ou n'est pas embarrassé pour si peu.Aussi avez-vous tot fait, chers amis, d'organiser des équipes.Kllcs se réduisent -ouvent au strict minimum, un joueur de chaque coté.On est tout à la fois gardien de buts, centre, nile.Kt puis tous les endroits sont Ihiiis, le trottoir, la cour.I» ruelle, un terrain vacant.Des copeaux, deux traces sur la Beige indiquent les buts.Le moment de l'assaut est arrivé.Les adversaires sont maintenant aux prises.On n'entend déjà plus que le choc des bâtons.La rondelle va d'un but A l'autre.Des deux côtés, ou s'efTorce de la louer dans les buts adverses.La rondelle est affoler: elle danse un jazz endiablé.A-t-on réussi à tromper la défense ennemie?De vigoureux hourras saluent le COUP de maître.Le imhIi h dont on a déjoué la prudence proteste bien de toutes ses forces.Pourquoi nier?Le lancer était si sur.si direct! Mais le point n-t-il été enregistré contre les règles de l'art?Aussitôt commence le chahut.Les protestations pieu-vent dru.La dispute finit par s'apaiser.De part et d'antre on met de l'eau dans son vin: on fait un compromis, le jeu reprend son allure rnpide: nouvelles attaques: nouveaux points, nouvelles contestations; nouveaux traités.La cloche du maître ou les cris de In mamnu nppel-lent à d'autres tâches les joueurs essoufflés sans doute, mais aussi ragaillardis.Si les querelle- ne sont pas en général très violentes en actes, elles «ont trop souvent assez acrimonieuses eu parole*.On h'.joliment parmi ce petit monde.Combien de nos jeunes amis ont à la !>ouehc des paroles pour le moins grossières?On s'interpelle dans un langage fort peu académique: on s'envoie mutuellement au diable; on se traite de m.Ton: on va jusqu'à proférer des jurons, parfois même des blasphèmes.Je veux bien croire que ton- ces petits garçons n'ont pas l'intention de mal faire.Ce sont des mots qui leur échappent.Le jeu en est la cause.Il n'empéchc.mes chers amis, que votre sale langnge étonne les passants.Il jette du discrédit sur votre réputation.Qui sait s'il ne (luira pas par vous faire perdre l'estime de quelqu'un qui s'intéressait ù votre avenir?Si quelqu'un d'entre vous, chers amis, nvnit déjà contracté cette malheureuse habitude, qu'il s'en défasse au plus tôt! Un langage distingué est un atout puissant dans son jeu.La vie est une difficile et dangereuse partie de cartes.Seuls ceux qui ont beaucoup d'atouts ont des chances de la gagner.y Avez-vous déjà ru l'occasion de passer sur l'avenue du l'are, un après-midi d'hiver, entre les avenues du Moiit-Koyal et des Pins?Quelle animation surtout le samedi et le dimanche! Ou fait du ski sur les (lunes de la montagne, on patine près de l'Ilôtel-Dieu.Le contraste est émouvant.On glisse aussi en traîneau, en toboggan, eu (raine sauvage.Il y a de tout petits enfants avec leur maman ou leur bon no: il y a de» jeunes garçons, des jeunes filles.I,c rire fuse de tous les groupes.C'est à qui parmi tous ces amis ferait le plus de niches à ses compagnons.Tantôt on refuse de s'atteler à In traîne et de faire sa part pour l'amener nu sommet de la colline: tantôt on en retarde l'ascension en posant 1rs deux pieds A l'arrière.Kiifiii.en dépit de toutes sorles de difficultés, on parvient là-haut.Tout le monde prend sa place, .lean préfère être en avant; Paul croit qu'il sera mieux assis au milieu; c'est toujours Marcel qui conduit: c'est à lui que la traîne appartient.Le signal est donné.La vertigineuse voiture dévale.Les sensations se succèdent rapides et variées.L'air plus froid fouette les jours et les colore.Ici, le terrain inégal fait faire à la traîne des bonds fantastiques: on est secoué jusqu'au plus profond do son être.Plus loin, c'est un gros orme qui parait vouloir barrer la rou(e.Pour stir qu'on évitera l'obstacle.Mais d'ici là, qui Ile- transes! Knfin on arrive au terme du voyage.l.es uns sont plus morts que vifs.Tous rient.On se raconte mutuellement ses impressions, puis on repart.On recommence la montée et la descente dix fois, quinze fois, vingt fois.Je ne connais pas |Hiur ma part d'après-midi plus joyeux! Mon Dieu, que je voudrais avoir encore quinze ans! Kt c'est ainsi que la vie passe, mes chers petits amis.Profitez de votre jeunesse.Passez-la dans des amusements sains et fortifiants.Faites provision d'agréables souvenirs.Fis feront l'agrément de l'âge mûr.Uené OllfiNBTTK L'OISEAU BLEU 2» NOS CHANSONS POPULAIRES ^jàjSsL SQWlLb^tiSJL US MNXURâ En • [in nous te te - nons.Pe • te 500- ris .\ \h UNE DÉFINITION Limlli.- -Pierrot, lu sais ce que c'est que le lit d'une rivière?/'iVrr«/.Hicn sur.c'est l'endroit où les poisson* s*' couchent.CHBt LÉ TAILLEUR /> rlirul.—Quand nie livrerez-vous mou complet ?U laillrur.Quand vous m'auret payé le premier.I* rlirnt.—Voyons, soyez raisonnable.Je ne jiourrai jamais attendre si longtemps.APRÈS UN Uf.lAlT DÉ J BAN NOT Ia ;itruil.Nous savons que le petite Nairn fut adoptée par l'Indienne (lunnlarsis qui avait sa cabane au village indien de la Montagne.juBte en arriére du Grand Séminaire actuel.Un fort existait à cet endroit depuis KiSO.Tout ce qui en reste aujourd'hui, ce sont les deux tours de pierre que l'on voit rue Sherbrooke ouest, près Atwater; les deux autres s'élevaient plus au nord.Lorsque les Sauvages faisaient ainsi des prisonniers, ils les baptisaient à leur façon.C'est ce qui explique pourquoi Josiah reçut le nom de tihnentakouanni qui veut dire: "on lui a oté son champ", pendant que la petite Abigail recevait celui de Toualogouach, qui signifie: "elle retire de l'eau".On le voit, les deux noms se complètent: une fois en exil, le petit prisonnier devenait esclave.Noms qui en disent long sur la triste histoire de ceux qui les portaient.Nos prisonniers, cependant, furent plus chanceux que bien d'autres: les Sauvages des forts de la Montagne, de Lorettc et d'Oka.vivaient en effet, près d'une mission.A chacun de ces trois endroits, il y avait des Messieurs de Saint-Sulpicc et des filles de Marguerite Bourgcoys.C'est ce voisinage qui explique le mieux les merveilles religieuses dont nous allons être témoins, sans parler des bons traitements dont furent l'objet les captifs.La plupart d'entre eux, après quelques années de séjour en Nouvelle- France, préférèrent, en effet, y rester et s'y marier plutôt que de retourner dans leur paya d'origine; une preuve entre plusieurs: Eunice Williams, fille du pasteur de Deerfield même qui devint l'épouse d'un.Iroquois chrétien.N'allons-nouspasde merveille en merveille IV.- CATHOLIQUES D'ABORD! Josiah et Abigail, à la suite de longs jours passés chez les Indiens, furent conduits chez les Bonui de la Congrégation au fort de Lorettc.Ils y furent tout d'abord baptisés, le premier, en juin 1704, sous le nom d'Ignaec, la seconde en 170(1 sous le nom d'Elisabeth; ils y reçurent ensuite leur instruction.Leurs petites compagnes étaient des Iro-quoiscs, des Iluronues, des Algonquincs et des Nipissingucs.Comme aux petits captifs, on leur apprenait à coudre, & tricoter et il faire nombre d'autres ouvrages domestiques.Nous avons constaté que, parmi les stuurs qui prirent part aux travaux du couvent de Lorettc.& ses débuts, en 1701.se trouvait leur ancienne eaptivcdelaNouvelle-Angleterrc, Mary Riehworth, devenue Sœur Marie-dea-A••.:•-.Quant aux missionnaires de Saint-Sulpicc on voit les noms de MM.Robert Gay.Il union Oouen et Maurice Quéré de Tréguron; ce fut ce dernier qui conduisit les Sauvages de Lorettc au nouveau fort du Lan des Deux-Montagnes, en 1721.Fendant qu'il était au Sault-au-R6collet, le petit Ignace Resing vit arriver un jour trois de ses petits voisins de Deerfield: Freedom, Slnrth et Andrew French.Si nous relevons le fait, c'est qu'il est intéressant de dire que Freedom French, baptisée Marie-Françoise, devint l'épouse du sieur Jean Davelui, de Montréal; que de ce mariage naquit Marguerite Davelui qui épousa Jean-Ixiuis Mesnard et que leur fille Marie-Louise Mesnard, mariée à Joseph-Amable l'Icssis, devint la mère du célèbre Mgr Plonilt.le lie évêque de Québec.Ne côtoyons-nous pas sans cesse le merveilleux ?.V.— FRANÇAIS ENSUITE Le 27 juillet 1715, M.Quéré bénissait.& Lorettc, un mariage qui devait être fructueux pour la religion catholique: celui d'Ignace Resing et d'Elisabeth Nairn; ils venaient d'obtenir leur liberté et avaient décidé de s'établir au pays.En 1721, lorsque la mission de Ix>rcttc fut transportée & Oka, les Messieurs de Saint-Sulpiee leur donnèrent, en effet, un vaste terrain & une demi-lieue du village.Je vous entends: —Mais on n'a jamais connu de Resing dans toute la région du Lac des Deux-Montagnes?.Vous avez raison: il n'y a jamais eu de Resing, mais beaucoup de Raizcnne, et pourtant, c'est la même famille.Vous savez que nos pères francisaient tout, jusqu'aux noms; aussi est-ce pourquoi Retting devint Raizcnne pour le plus grand bonheur de la Nouvelle-France.Ignace Rai/.cnne et Elisabeth Nairn donnèrent effectivement à la patrie et à la religion deux fils: Simon et Jérôme, et six filles: Madeleine, Marie, Catherine.Marianne, Suzanne et AnastaBie.Jérôme Raizcnne, marié & Elisabeth Sabour-nin.eut aussi deux fils et huit filles.C'est lui qui hérita de la terre de son père au Lac des Deux-Montagnes et vint mourir & Montréal vers 1705.Ajoutons ici que, lorsque Elisabeth Nairn mourut à son tour, on trouva sur elle un cilice, ce qui témoigne suffisamment du degré de sainteté où s'était élevée cette belle âme.L'ascension parcourue est d'autant plus édifiante que cette brave Canadienne était née dans un pays protestant. I.' O I S E A II BLEU S7 Et voiiK lie faites qu'entrer dans le merveilleux! VI.— ONZE SUR DIX-HUIT Grâce il ee seul fait du ciliée, il n'est plus surprenant, cependant, de voir que onze des enfants et petits-enfants d'Ignace et d'Klisa-heth se firent religieux.Onze sur dix-huit! Simon Raizennc, l'aîné des garçons, fut ordonne prêtre par Mgr du Breui! de I'ont-hriand, le 19 septembre 174-1, et devint successivement curé de Saint-I'ierrc-les-Bccquets et de la Visitation de Champlain; il desservit aussi Saint-François d'Eschaillon.Madeleine et Marie entrèrent chez les Sœurs de la Constitution, la première sous le nom de Sœur Saint-Hernias; la seconde, sous celui de Sœur Saint-Ignace; elle devait même en devenir lu 13e supérieure.Les quatre autres filles se marièrent: Catherine devint Mme J.-B.Séguin: Marianne.Mme I.'mii- Séguin; Suzanne, Mme Joseph Chénier; Auastasie, Mme Pierre Castonguay.Vous allez voir davantage les vues de Dieu: on pourrait dire sa revanche.Jérôme Raizennc.second fils des petits francisés de Dccrfield, aurait bien voulu suivre-son frère Simon au pied des autels; mais il en fut empêché par la longue vacance du siège episcopal de Québec, après la mort de Mgr de Ponlbriand: pour se faire ordonner prêtre, il lui aurait fallu passer en Kruiicc.S'étant dont marié, il eut dix enfants, deux garçons et huit tilles, et Dieu en prit huit pour lui.Un de ses fils devint curé de Saint-Hoch l'Achigitn pendant que rnutre exerçait sa profession de notaire à, Saint-Benoit.Parmi les lilies, deux, Reine-Ursule et Scho-lastique, devinrent religieuses de l'Hôtel-Dieu, une troisième.Marie-Suzanne, voulut les suivre, mais elle fut cueillie dès l'âge île IX ans; deux autres, Marie-Clotilde et Marie-Charles, se firent Sœurs de la Charité de la Providence; quant aux trois dernières.Catherine, Elisabeth et Marie-Angélique, elles suivirent leurs deux tantes chez les filles de Marguerite Bourgeoys.VII.GRATITUDE Quand on songe aux tentatives répétées des Anglais pour faire libérer les captifs, après la terrible affaire de Deerfield.il faut, mes chers enfante, remercier la Providence que dans le «¦as du petit Josiah et de la petite Abigail, elle les ait toutes fait échouer.Roger m; Vernav Les petits ruisseaux font les grandes rivlùres SOMMAIRE Autour de la Maison.Alphonse de In liaehelle.26 Plaisirs d'hiver.'.Kené Cuénetle.27 Petite souris grise .E.-Z.Ma»*ieotle.29 Chloris et Adhêmar .Marie-Roxe Turent .30 Aurores boréales.Nèrêe Beaurhemin.33 Lorsqu'on baptisait trois fois.Roger du Yernay.34 La leçon de nos monuments.Etienne île Lafond .38 Avant-gardes de l'A.C.J.C.40 Ma petite aiguille.Fauvette.42 Le Questionnaire de la Jeunesse.Abbé Etienne lilnnchard .44 Montcalm.Mireille.46 Le Village abandonné.Claude Melancon.47 Sciences et voyages.Etienne Robin .50 Concours mensuel.52 38 L'OISEAU BLEU LA LEÇON DE NOS MONUMENTS Le Monument ù l'honorable James Me.Cill U7U-1S13) Près de VVniversiK McGitt.à Montréal Mes jeunes amis, eet après-midi, vous voyez, se dresser devant vous, puis resplendir sous la neige solcilleuse, l'édifice central d'une riche institution montréalaise: celle de l'Université McOill.De jeunes Canadiens, de langue anglaise principalement , viennent y puiser les trésors de toutes les sciences et de tous les arts.Mais cette institution, si réputée qu'elle soit devenue, eut un commencement.Elle dut à un fondnteur, aussi patriote que généreux, aussi généreux que riche, son mouvement initial.Quel fut ce fondateur?Ce fut, mes jeunes amis, l'honorable James McGill, un Montréalais d'origine écossaise, qui eut cet honneur de songer, le premier, à la fondation d'une université anglaise & Mout-réal.En rédigeant ses dernières volontés, il léguait , à cette fin, des sommes énormes à V Institution lioyale.M.McOill décédait le 19 décembre 1813.La charte' royale de l'Université McOill fut accordée en 1821, mais son inauguration n'eut lieu qu'en 1829.Approchez-vous du monument, a droite de l'édifice.Voyez-le.si discret, si simple, un peu sombre même.Le fondateur de l'Université voit son souvenir gardé il jamais, grâce à la fermeté de ce morceau de roc.Mais j'aperçois de l'étonnement dans vos yeux."Ce monument a l'aspect d'un mausolée, vous dites-vous, pourquoi?Voici.Les auteurs des Monuments rommtmorntifs vont nous l'apprendre: "L'honorable James McOill avait été inhumé dans l'ancien cimetière protestant de la rue Dorchester.En 1S75, les autorités de l'Université McOill obtenaient la permission d'inhumer ses restes en face même de leur institution.Le monument qu'on y voit encore est celui qui avait été érigé sur la tombe de M.McOill au cimetière de la rue Dorchester." Chapeaux bas et visages recueillis, mes jeunes amis, saluons par un silence de quelques secondes la mémoire du grand citoyen qui dort ici son dernier et paisible sommeil.Bien.Contournons maintenant le monument.Revenons près de la façade.Lisons à haute voix la longue inscription.Elle est en langue anglaise, mais la plupart, eu braves petits écoliers d'un pays bilingue, la connaissent assez bien pour en saisir le sens.To the memory of THE HONOURABLE JAMES McOILL Native of Glasgow, North Britain and during several years a representative of the City of Montreal in the Legislative Assembly and Colonel of the 4th Battalion of Montreal Militia who departed this life On the 19th day of December 1813 in his 69th year.His loyalty to His Sovereign and his ability, integrity, industry and zeal as a magistrate and in the other relations of public and private life He was conspicuous His loss is accordingly sincerely felt' and greatly regretted This monument and the remains which it covers Were removed from the old protestant cemetery L'OISEAU BLEU 19 Dorchester Street, and placed here in grateful remembrance Of the founder of this University 23rd June 1875.Quel magnifique éloge, vraiment, l'on a gravé sur cette pierre afin d'immortaliser le geste d'un citoyen éclairé! Les autorités du McQill doivent songer avec quelle grave fierté à leur munificent fondateur! Nous pourrions presque nous déclarer jaloux de ce privilège, nous 1rs Montréalais de langue française, si nous ne savions pas que l'Université de Montréal, la notre, est née, clic aussi, de la chaude et prévoyante pensée d'un grand évêque-citoyen: Monseigneur Ignace Bourget.Rappelons, avant de terminer la leçon, un agréable événement de la vie de l'honorable •lames .McGill.Elle lui vaudra, vous le verrez, notre plus douce sympathie.M.McGill avait épousé il Montréal, le 2 décembre I77f>, une charmante jeune femme de Québec, âgée de vingt-neuf ans, Marie-Charlotte Guillimin.veuve de Joscph-Aniable Trottier dit Des Rivières.L'honorable James McGill frayait donc, en son temps, avec la meilleure société, soit anglaise, soit française.Il respirait, quoi, dans une puissante atmosphère bilingue! Ce que nous préconisons aujourd'hui, l'union, la bonne entente, entre les deux grandes et les deux principales races au Canada, l'anglaise et la française, est-ce que l'honorable James McGill, avec son intelligence aimable et avertie, n'en donna pas toute sa vie le plus touchant exemple?Honneur, honneur à l'honorable James McGill.fondateur de l'Université McGill.mais aussi l'ami fidèle de l'esprit, de l'urbanité, de la civilisation française au Canada.Bonjour, bonjour, mes jeunes amis.Etienne di Lafoxd Janvier 1981, Historiettes et bons mots C.V GESTLEMAN En plein bal.un monsieur marche sur la rolie île sa parlenair,», et.seront! malheur, la déchire.Hires dans toute la salle.Un se.il monsieur ne rit pas.Ls danseur malheureux s'approche de lui el lui dit: —Vous êtes un gentleman, Monsieur, vous êtes la NUI qui n'ait pas ri de mon malheur; permcttci- moi de vous remercier^ —Naturellement!., c'est la rolic de ma feuimp que.vous avci déchirée.AV COLLEGE -Comment! vous prétendez que la lune est habitée?L'Urne— Oui, M'sieur, maman dit toujours a ma sieur qu'elle est dans la lune.C.V .SCJET ISEI'VISAHLE I'll grand concours d'éloquence n eu lieu dans une ville des États-l'nis, entre tous les membres du barreau de cette ville.C'était I qui parlerait le plus longtemps sur un sujet au choix.La palme fut remportée par une avocate qui parla pendant cent quarante heure» jusqu'au moment oil il n'y eut plus personne pour l'écouter.Elle avait choisi, comme sujet: "Ce que je reproche il mon mari".Le sujet était loin, paralt-il, d'etre épuisé lorsqu'elle s'est arrêtée; elle aflirmait, au i*ontrairc, n'avoir traité que quelques aspect* de la question.AV VILLAGE I.C préfet arrive dans une petite commune et désirant connaître le nom du capitaine des pompiers qui font la haie sur son pansage demande nu maire: -—Qui les pompier» ont-ils a leur tète, monsieur le maire ?—Un casque dernier modèle, monsieur le préfet.L"'Oiseau bleu" commencera le mois prochain la publication d'un nouveau feuilleton, "A l'Ecole des Héros", par Mlle Marie-Claire Daveluy, collaboratrice estimée des lecteurs de la revue. a L'OISEAU BLEU TOC, TOC Montréal, le 7 janvier 1881 Monsieur le Directeur de /'Oiseau bleu 1182, rue Saint-Laurent, Montréal Monsieur, Le Comité central de /'Association catholique de la Jeunesse canadienne-française, •— connaissant bien le zèle ardent que votre revue met à promouvoir dans l'intérêt de la jeunesse tout ce qui fait la Rac.efière dont nous sommes, — ose y solliciter une.certaine place pour l'oeuvre "postscolaire par excellence".El puisqu'il s'agit d'un public un peu plus jeune, il nous serait si agréable de vous confier une "Page des Avant-gBrdes" où elles épelleraient leurs espoirs el leurs succès.Le Comité central prendrait sur lui de vous en fournir de façon régulière la matière requise, — se chargeant d'y entretenir une collaboration fixe ou variée, selon les cas.Nul autre organe ne nous parait mieux préparé à faire l'hospitalité à la Jeunesse prê-acéjiste.Ce nous serait un singulier honneur de voir la Société Saint-Jean-Baptistc associer ainsi les idéals de l'A.C.J.C.à son oeuvre si féconde.Veuillez donc avoir pour agréable l'expression de notre confiant désir et accepter le témoignage de nos sentiments distingués.Pour le Comité central de l'A.C.J.C.Le chef du secrétariat général Ephrom-Réginald Behthand BIENVENUE Montréal, le 1) janvier I9.il M.Ephrem-Hcginald Bkkthand Chef du secrétariat général de l'AC.J.C.(10, rue Saint-Jacques ouest, Montréal Monsieur et cher ami, La place que vous désirez occuper dans /'Oiseau bleu, mais elle vous était réservée dès le jour où je pris la direction de celle renie pour la jeunesse.Le président général et les directeurs de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal n'ont pas éprouvé de joie plus vive que celle d'accorder sur-le-champ la faveur sollicitée.Avant-gardes de l'A.C.J.C, tel sera le nom de la nouvelle rubrique que j'ai grand plaisir à confier à voire Comité central.Considérez-la comme l'organe, officiel des avant-gardes.L'avenir de l'A.C.J.C.sera ce que les tout jeunes le feront.Ce.sont ses membres de demain, l'uissent-ils recueillir le drapeau el le porter à leur tour haut et ferme comme de vrais soldats du Christ'.Je vous prie, cher monsieur, d'agréer l'assurance de ma sincère amitié.Le Directeur île /'Oiseau bleu, Alphonse de LA Rociif.i.lk MERCI La Société Sanit-Jean-Iiaptiste de Montréal.comme vous l'avez lu dans les documents officiels qui précèdent, veut bien accorder nux Avanl-gardis de l'A.C.J.C.deux pages mensuelles dans l'estimable revue l'Oiseau bleu.Le Comité central de l'A.C.J.C.est très reconnaissant il la grande société-scrur de cette nouvelle marque d'attention et de générosité.Les avant-gardes depuis quelques années ont été habituées il posséder un organe à elles.Le Comité a cru bon de le maintenir en dépit de certaines circonstances adverses.Comme au début de février nous sommes encore assez pros des Fêtes pour parler des nouvelles agréables, le Comité veut donc annoncer la nouvelle agréable de pages officielles non pas nouvelles mais renouvelées, prometteuses d'entrain et de vie acéjistcs.Le Directeur de ces deux pages se fait l'interprète de tous les avant-gardistes pour remercier le Comité central d >.ses démarches et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal L'OISEAU BLEU d'avoir si aimablement contribua à les couronner de succès.Il est quelqu'un que certes à l'occasion de cet événement heureux, n'oublie ni le Comité central, ni les avant-gardistes, ni le Directeur, c'est M.le notaire Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat de la Snint-Jcait-Haplisle.directeur de l'Oiseau bleu.Tous le remercient d'ajouter il tant d'autres, une preuve tangible de sou infatigable dévouement aux œuvres et de sa solide amitié envers les jeunes.SOUHAITS De malencontreux retards ont forcé le Directeur à confier il l'édition présente des souhaits qu'il avait préparés pour tous les aumôniers, tous les directeurs, tous les membres et tous les amis des avant-cardes dès les premiers jours de janvier."Mieux vaut tard que jamais", dit-on souvent pour se consoler d'un oubli, ou s'attirer le pardon d'une négligence.Veuillez croire que ni l'un ni l'autre de ces motifs ne m'animent en ce moment et vous comblerez de joie celui qui sincèrement, ardemment, vous souhaite à tous une bonne et heureuse année, le paradis sur terre, autant, hélas! que faire se peut, mais tout entier il la fin de vos jours! PROPAGANDE Nos jeunes membres se doivent de participer au recrutement do leur avant-garde.Il y a plus: ils pourraient peut-être songer il fonder d'autres avant-gardes ou du moins à jeter la bonne semence dans des milieux favorables.L'A.C.J.C.va connaître des développements nouveaux.Que chacun dans sa sphère se taille sa part de la besogne.Un bon avant-gardiste ne peut rester indifférent.Un mot, un exemple, cela suflit.si on ne peut se livrera des tentatives élaborées et de grande envergure! Voici, tiré de ['Album-Souvenir do 1020, l'exposé vivant de la façon dont, des Anciens s'y prenaient pour répandre V Associulioji.Cet article nous fut aimablement fourni par M.Arthur Saint-Pierre, professeur il l'Université de Montréal et ancien membre du Comité central de l'A.C.J.C.Remarquons en passant que l'A.C.J.C.réserve à ses membres sérieux un brillant avenir.Vous constaterez avec plaisir que la preuve aujourd'hui nous en est apportée par cet homme d'u'uvres et de mérites qu'est M.Saint-Pierre."En ce temps-là le bon Père Dugas était aumônier du cercle Pie X.Nous étions groupés autour de lui.une trentaine de jeunes gens de la paroisse de l'Immaculée-Conception."Le plus instruit d'entre nous était un collégien de Sainte-Marie.Le reste se composait d'employés de banques et de commerce, de commis voyageurs, de comptables et d'ouvriers de manufacture.J'étais il cette époque je ne sais plus quoi, ayant été tant de ehoscs avant et depuis! "Orateurs, nous ne l'étions point, ni les uns ni les autres.En revanche, notre ardeur à.l'étude était grande, et plus grand encore notre besoin d'action.Nous tenions de fréquentes réunions, auxquelles nul ne manquait, sauf pour raison majeure."Dès lors on déplorait dans l'Association la lenteur de ses progrès, l'insuffisance de son recrutement, la pénurie de nouveaux cercles, tout en dissertant très pertinemment sur les dangers de l'enrôlement en masse et la nécessité île choisir un à un les nouveaux membres, avec le même soin que l'on met à trier nos pommes pour les expédier en Angleterre."Il va sans dire que cette question primordiale pour l'Association, nous préoccupait beaucoup au cercle Pie X.Nous-mêmes avions été recrutés par une méthode de rigoureuse sélection et nous étions naturellement portés à croire que la méthode avait du bon! "Or voici qu'un bon jour le Père Dugas nous dit sans préambule: "Nous allons fonder un cercle il Saint-Jacques de l'Achigan!" "Avec la même, simplicité et sans aucune hésitation nous répondons: "Allons-y!" Et nous y allâmes."Le digne Monsieur l'abbé Houle, alors (comme aujourd'hui) curé de Saint-Jacques, nous attendait, cela va sans dire, et nous reçut avec honneur.Au prône de toutes les messes il invita les jeunes gens, TOUS les jeunes gens de sa paroisse il venir nous rencontrer dans l'après-midi, si ma mémoire est lidèle."L'assemblée eut lieu, nombreuse et enthousiaste.L'invitation à entrer dans l'Association fut adressée il tous indistinctement et.le jeune homme désigné pour recueillir les adhésions eut toutes les peines du monde I recruter le minimum de membres exigé par les règlements! Mais enfin le cercle s'organisa et remplit une carrière des plus honorables."En procédant toujours de la même façon nous fondâmes, dans l'espace de quelques mois, un autre cercle rural et quatre cercles dans la ville de Montréal.De cette demi-douzaine de cercles, quatre au moins ont eu une carrière très fructueuse et vivent encore."Comme le philosophe prouvait le mouvement en marchant, nous avions démontré la possibilité, voire même la facilité relative de fonder de nouveaux cercles en en fondant plusieurs".Adresser toute communication 4: Avunt-danles de l'A.CJ.C.00, rue SwiU-Jacqire.i ouest liureau 701, MONTREAL a I.'OISEAU BLEU o um'erà h Tauvettt X) II est des heures, dans la vie, embaumées du parfum des souvenirs eharmants et les heures qu'on aime le plus, celles dont l'évoeation(l ) faseine(2).émeut, sont celles de l'enfance.Petits enfants, qui bientôt serez grands, ayez enfance heureuse, afin que plus tard, sous la neige des ans.vous puissiez remuer rëminis-cences(3) charmantes, savoureuses, reposantes, voire UtaM intéressantes.Vous aimerez, comme K/mvette, à ouvrir parfois un livre aux feuillets jaunis d'où s'échappent des pétales de fleurs fanées, ou un coffret comme celui que j'ai en ce moment sur mes genoux.Mes doigts y voyagent en fouillant dans les cases diverses et toutes vieillies.Voulez-vous connaître le contenu de cette boîte gentille?., ma première boite a ouvrage?.Aux écheveaux de laine se mêlent de la soie floche, des fils aux nuances variées.puis perdu, là.dans un coin, tel en une cachette, je retrouve mon dé d'argent, trop minuscule(4) hélas! pour mes doigts d'aujourd'hui.Tout au fond repose un canevas, (5) encore recouvert de mes points nerveux rappelant les hiéroglyplics(tl) égyptiens.et tout près, ma petite aiguille, aimée compagne dea jours do mon enfance et de toute ma vie.Oh! je me rappelle combien je la trouvai jolie, mince, élégante avec son grand œil traversé d'un long brin de laine bleue et son bout rond, inoffensif pour mes doigts menus d'alors, si inhabiles a la tenir! Aujourd'hui, malgré mes cheveux parsemés de fils d'argent, elle a gardé pour moi tout son charme et malgré aussi la connaissance de ses petites sœurs d'acier aux qualités multiples, rien ne me semble plus poétique que la brillante petite aiguille de jadis,(7) d'aujourd'hui et de toujours.J'avais environ six ans lorsqu'on m'apprit à m'en servir.Je vois encore la petite fille que j'étais alors, toujours de blanc et de bleu habillée, avec l'inséparable autre petite fille qu'on nomme poupée.Assise sur un tabouret bas.ayant A mes pieds un petit berceau à haldaquin(8) soutenant rideaux de mousseline, je rêvais.Sur cette couche moelleuse, ma poupée dormait toujours volontiers, suivant les caprices de sa petite maman.La, je tenais, de ma main gauche, un raide canevns quadrillé, tandis que, de la droite, je passais de trou en trou ma petite aiguille au bout rond.J'appris à faire des barres, des croix — mieux, hélas! qu'a les porter — des ronds, des ovales, puis les grosses lettres de mon alphabet y passèrent.J'étais docile.et j'avais tant hâte de façonner un vêtement pour "ma" fille! Puis les annécB devancèrent dans leur course ma petite aiguille: nous nous délaissâmes quelque peu, mais, entre les doigts agiles de ma chère mère, elle fit merveille dans la mousseline et le tulle pour orner la petite fille si heureuse au jour de sa première rencontre avec son Dieu.Le temps des études s'écoula et lu-bas, au doux pays de France où la Providence avait conduit nos pas, l'institutrice, au souvenir parfumé de vertus, me la remit entre les doigts.L'autel et les petits pauvres ont eu tous mes points, longs, courts, inégaux ou carrés.Oh! je passe.et je passe!.Il y a des heures qu'on ne peut se rappeler qu'aux pieds de Dieu.Ma petite aiguille ne m'a plus quittée.Petits enfants-miens ont eu mes points d'amour et maintenant pour tous je la fais courir.Klle est.croyez-m'en, une semeuse de bonheur lorsqu'on sait s'en servir.Faitvktte L'OISEAU BLEU ExPLK'ATioNsM-rappoIrr un souvenir ilans sa mémoire.2-(*harmer.3-Souvenirs.4-Pctit.5-Orosse toile claire.fi-Eeritiire sacrée ancienne, mot signifiant ici jambages mal faite.7-D'autrefois.8-C'iel de lit.c.F.Correspondance Feu Follet.—Petite amie sérieuse, je connais un, voire même deux volumes qui vous intéresseraient fort."Le Christ dans la banlieue" et "Le Dieu qui bouge", tous deux, œuvres de l'ierre Lhande.Ces livres constituent une enquête sur la vie religieuse de la banlieue de Paris.Si vous saviez à quel point, autant que la Chine, certaines parties de la Krance nécessitent l'évangélisation chrétienne.Des païens, des communistes, il y en ni foison.mais qui' de foi.que de dévouements nichés et héroïques.Jeannitie.—Peut-être aimeriez-vous il lire les volumes dont je parle ci-dessus.Je (tonnais une jeune fille qui vous les prêterait avec plaisir.Donc carte blanche vous est donnée de les avoir quand bon vous semblera.Amitiés.Abeille de Marie.Merci des vœux et du bon souvenir.Je vous suis reconnaissante de prier pour mes bambines et pour moi-même.Je vous demande de me continuer l'appui de vos bonnes suppliques.Puisse Dieu vous bénir profondément.Amitiés sincères.AC Rheault.— Bonnes et affectueuses caresses à vous! Diablotin québécois.—Merci des vœux.J'irai jaser sous peu avec l'amie lointaine.Ne m'en voulez pas de faire parfois silence prolongé.Cordial à bientôt.Miss R.— Jo connais ce genre de calendrier dont vous me parlez.Ces calendriers soiit In propriété des Sœurs du Bon-Pasteur de Montréal.Elles en vendent beaucoup et sont à la portée de toutes les bourses.Chaque feuillet détachable contient une mine de pensées choisies, de naturo à élever l'Ame, l'esprit et le cœur.lirin d'herbe.-—Merci des vœux.Cordial bonjour.Pensionnat St-Ls-de-G.—Yion souvenir a tou-tCB les "Mères".Papillon*—Dites à Lutin que Fauvette ne l'oublie point dans ses prières.A vous, fraternelle accolade.Nieole.—Vos revues distribuées il certaines familles ont fait lever des heures de régal religieux et littéraire partout où elles furent lues et goûtées.Merci de l'envoi.Puissicz-vous le répéter souvent, quoique égoïste que paraisse cette demande.Au revoir et merci./'.'.M.et F.C.—Bon succès toujours! Soeur Jeanne me prie de vous dire que toutes les graphologies demandées ont été expédiées, parmi lesquelles comptent aussi les suivantes: A.Ouimet, Saint-Césaire; Rebecca Tousignant, Sainte-Sophie-de-Lôvrard; Lucilc Gascon; Rolande.Couvent d'IIoehelaga; Raoul Letour-neau.Clayton Lake, E.-TJ.J Lucia Corbtil, Saint-Tite; Jeannine Piché.Waterloo; Marie de Lourdes Meunier, Waterloo; Germaine 1m-gacé, Montréal; Fleurette de Jésus, les Trois-Kivièrcs; Jeannine; Claire, Mastaï; Monique, Mas-tal.Soeur Jeanne et Fauvette bonjourent affectueusement tous leurs fidèles correspondants et amis.c.F.GRAPHOLOGIE Telle écriture, tel caractère! C'est ce que vous dira Sœur Jeanne, notre graphologue, pourvu que vous envoyiez, chers amis, dix lignes de votre écriture sur papier non règle et de votre composition personnelle, le tout accompagné de la modique somme de vingt-cinq sous.Adressez: Sœur Jeanne "L'Oiseau bleu" 1182, rue Saint-Laurent Montréal, P.Q.Le questionnaire de la jeunesse (Suif* de Im 44) 19.Kt cet autre genre?— C'est le roulement à rouleau; comme ci-dessus, on distingue aussi le palier (A) et les rouleaux (B).20.Que font ces ouvriers?— A l'aide d'un palan, ils chargent une chaudière ou générateur sur un camion.21.Quel est cet appareil?— C'est un manomètre; il sert à indiquer la pression de la vapeur dans une chaudière ou générateur.22.Que tient cet homme dans sa main?¦— Un garant de palan.Q.Qu'est-ce qu'un garant?— C'est un bout de cordage qui s'allonge en dehors d'une poulie ou d'un palan.23.Que sont ces ouvriers?— Des terrassiers, ce qui se voit facilement ù leurs outils: «les pioches et des pelles.Abbé Etienne Blanchard l.a bouté, fille de la force, ne règne que dans les ilmcs habituées il se vaincre.Saint THOMAS d'AQUIN 11 L'OISEAU BLEU LE QUESTIONNAIRE DE LA JEUNESSE LE TRAVAIL 1.Que représente cette image?— L'industrie; on y voit plusieurs usines, des cheminées qui fument, la cage d'un gazomètre, un train de chemin de fer.2.Que voyez-vous ici ?— Des usines fumantes et un ouvrier.Q.Décrivez cet ouvrier.— Il est jeune, a une abondante chevelure, une taille bien proportionnée et des bras solides.Il n'a pas l'air de craindre le travail.3.Que vous rappelle ce pont ?— Le pont de Québec.Q.Quel nom portent les ponts de ce type ?-— Ponts cantilever ou ponts à encorbellement.Q.Nommez différentes espèces de pont.—Le pont droit, le pont en dos d'finc, le pont tournant, le pont suspendu, le pont dormant, le pont volant, le pont à bascule, le pont tubulaire, le pont transbordeur, le cantilever et le viaduc.4.Quel est le métier de cet homme?— C'est un plombier ou un fumiste (installateur de chauffage central).Q.A quoi le voyez-vous?A la clé & tuyau qu'il porte dans sa main.5.Quel est le nom de cet appareil il mesurer ?—C'est un calibre de précision; à chaque bout il y a de nombreuses lamelles.fi.Que fait cet ouvrier?— Il est à examiner un gros câble d'acier.Q.Comment appelle-t-on le» différentes parties d'un cfiblc qui s'enroulent?— Les torons.7.Quel travail exécute cet autre ouvrier?— Tenant solidement les mancherons d'une brouette à cuve, il verse du béton qui deviendra du bétonnage.Q.De quoi se compose le béton?— D'eau, de ciment, de sable et de petits cailloux.Q.Que peut-on faire avec du béton?— Le béton peut être moulé en n'importe quelle forme et l'on peut en faire une infinité de choses: des trottoirs, des chaussées, des fondations de maison, des planchers, des murs, des réservoirs, des conduites d'eau, des quais, des barrages, des piliers de pont pesant des centaines de tonnes.Q.Qu'est-ce que le béton armé?— C'est du béton qui entoure une armature: des fils de fer, des poutre» d'acier, une charpente métallique.8.Quel est le métier de cet ouvrier ?— C'est un tourneur.Le tour sert à percer, à fileter, a aléser, à tarauder, etc.9.Que voyez-vous 14?— Un ouvrier en habit de travail, c'est-ft-dire en salopette et va reuse.10.Que porte-t-il à la main ?— Une cantine, boîte métallique spéciale contenant son diner.11.Que distinguez-vous dans cet atelier?— Deux ouvriers (dont l'un tient à la main un gros marteau), un établi, des poulies, un arbre de couche et des courroies.12.Que contient ce bidon ?- De l'huile.Q.Comment distinguc-l-on les huiles?— En huiles minérales, comme le pétrole, et en huiles grasses, de provenance végétale ou animale.\'.\.Que fait ce maçon'! Une truelle remplie de mortier à la main, il construit un mur de pierres évidées ou pierres artificielle».14.Quel genre de travail fait cet homme?— C'est un démolisseur.Q.A quoi voyez-vous cela?A la pince qu'il tient dans ses mains.Q.Qu'est-ce qu'une pince monseigneur?— Une pince monseigneur ou un monseigneur (m.), c'est un outil de cambrioleur semblable à celui-ci.Ce nom vient du fait que.devant cet outil comme devant les grands personnages, toutes les portes s'ouvrent.15.A quoi est occupé ce camionneur ?— A décharger du charbon.Q.Comment appelez-vous la partie de ce camion qui contient le charbon ?- Une benne; dans le cas présent, c'est une benne basculante.Q.Comment nommez-vous cette partie mobile que ferme le Camionneur il l'arrière de la benne ?— Le layon.16.Le travail du porteur de charbon est-il dur?— Oui, parce qu'il est fatigant et malpropre.Q.Y a-t-il des mines de charbon au Canada ?— Certainement, en Nouvelle-Kcossc et dans l'Alberta.17.Quel est le métier de cet ouvrier?-C'est un menuisier; ses outils le font reconnaître: une scie, un trusquin.un rabot, une mèche et un marteau.Q.Comment nommez-vous la partie du marteau opposée à celle qui sert à donner des coups?— La panne; souvent la panne est fendue en pied de biche et sert il arracher les clous.Dans ce cas, c'est une panne fourchue.18.Quel est ce genre de roulement?— C'est le roulement à bille.On distingue le palier (A) et le» billes (B).I Su/m * lm pa/f» 43) 46 L'OISEAU BLEU LETTRE A MARTHE e © © MONTCAL.M f) © © ii 8a JEl'NE88E — SA VIE A OaNDIAC A quinze ans, Montcalm commença son service actif dans l'armée.Entre-temps, il poursuivait son éducation A Paris, il prenait des leçons d'armes et d'équitation A l'Académie de Vaudrcuit et suivait son régiment dans ses déplacements.Cependant sa carrière militaire ne s'ouvrit qu'en 1732, lorsqu'il eut atteint sa vingtième année.Vers cette é|>oque, Montcalm prit part A la guerre déclarée entre la France et l'Allemagne, au sujet de la Succession de Pologne, mais il n'eut pas l'occasion de s'y distinguer.Ce fut pendant cette campagne que Montcalm épousa Mademoiselle Angélique Loin- • Talon du Houlay, fille posthume du marquis du Houlay.Il avait alors vingt-quatre ans.La cérémonie nuptiale eut lieu dans la nuit ¦lu ileux octobre, et le cardinal Kleury, ministre de l/ouis XV, fit aux époux l'honneur de signer à leur contrat de mariage.La guerre de la Succession de Pologne «'étant terminée on 173H, Montcalm eut quelques années de paisible bonheur dans son chateau, entre sa mère et sa jeune épouse.Mais la voix du canon ne tarda pas il se faire entendre de nouveau.En 1741, la France entrnit dans la guerre de la Succession d'Autriche.C'était, comme vous le savez, une coalition formée pour disputer a Mario-Thérèse d'Autriche la succession do son père Charles VI.Montcalm se distingua par plusieurs faits d'armes dan» cette guerre: il fut blessé lors de la fameuse retraite de Prague, puis il combattit en héros A la meurtrière bataille de Plaisance en 1740, où il tomba tout sanglant entre les mains des Autrichiens.Remis en liberté quelque temps après, Montcalm prit part aux hostilités jusqu'en 174K, date du traité d'Aix-la-Chapelle, qui rétablit la paix.Les six années qui suivirent furent probablement les plus heureuses de toute la vie de Montcalm.Durant cet intervalle, il passait généralement les mois d'hiver à Montpellier où les Montcalm comptaient beaucoup de relations et d'amis.Quand revenait le printemps, on allait goûter les charmes de la belle saison au ehAteau de Candiac.Dans ce manoir, rempli de chers souvenirs, Montcalm menait la vie d'un seigneur rural.Il exploitait ses champs et ses bois et charmait ses loisirs par l'étude des classiques, son passe-temps favori.Montcalm s'occupait aussi de l'éducation de ses enfants.Vous savez que le Vainqueur de Carillon eut dix enfants, dont cinq lui survécurent; deux fils et trois filles.Dans l'automne de 1755 Montcalm fit un voyage à Paris, sans se douter que Dieu l'appelait IA pour lui ouvrir le chemin de la gloire.A cette époque, la cour de Versailles voyait poindre la guerre de Sept Ans.Il s'agissait de la Silésie que Marie-Thérèse d'Autriche voulait reprendre il Frédéric II de Prusse.La France et la Kussie devaient s'unir à l'Autriche contre la Prusse, alliée avec l'Angleterre.La guerre entre la France et l'Angleterre devenait inévitable, d'autant plus qu'au Canada les escarmouches se multipliaient, et que la mort tragique de Jumonville au fort Nécessité, en 1754.avait été considérée en France comme un attentat criminel de la part des Anglais.Toutefois les sentiments des deux nations différaient totalement.Kn Angleterre, le Parlement et le peuple trépignaient d'impatience d'entrer en guerre, tandis qu'en France, on ne songeait qu'A éloigner ce conflit qui menaçait d'être désastreux pour le royaume.Cependant les Ministres de la guerre et de la Marine préparaient l'expédition d'un nouveau corps de troupes pour le Canada et cherchaient un général pour remplacer Dieskau.prisonnier des Anglais.Sur ces entrefaites, Montcalm arriva A Paris.En le voyant, le Comte d'Argenson, alors Ministre de la guerre, se demanda si le Marquis ne serait pas le chef militaire dont on avait besoin, et sans plus réfléchir, il communiqua son projet A Montcalm.Celui-ci demanda au Ministre de lui accorder quelques jours avant de donner sa décision.Mireille I.• O I S F.A II BLEU 47 LE VILLAGE ABANDONNÉ Nous l'avons découvert au retour d'une merveilleuse excursion de pêche dans cette pittoresque légion qu'arrose la riviere Pickerel.Partis de Montréal, par le Canadien National, nous nous étions arrêtés au lac Ox pour y livrer bataille il ses poissons néants.Notre guide nous avait fait ensuite sauter quelques-uns des rapides de la Rivière Mauvaise, au pied desquels se tiennent des acbigans monstres, et tout en péchant nous étions arrivés il l'historique rivière des Français que les canots de la Vérendryo empruntèrent pour se rendre dans l'Ouest.Voulez-vous visiter un village abandonné?demande Pete, le guide.Sur notre réponse affirmative il engage le canot dans la rivière des Français et nous conduit il un quai crevé qui laisse échapper des pierres entre ses poutres pourries.Devant nous se dresse la ruine morne d'une grosse scierie.De toute évidence elle a donné naissance au village et l'a fait vivre jusqu'il la catastrophe qui a provoqué cet abandon général.Sa flu a du être horrible s'il faut en juger par l'air famélique que lui donnent ses fenêtres enfoncées, son intérieur vide et sa bouche ouverte, du côté de la rivière, découvrant les longues dents de l'engrenage qui happaient autrefois les ''billots".RUINES DE I.A SCI Kill F.— ClUhi du Vma,h,n .Yafional Il était facile de reconstituer toute l'histoire: "Un jour la ration de troncs d'arbres emportée par le courant a diminué.Là-haut les bûcherons ont si bien joué de la hache et de la scie que la forêt, décimée, s'est retirée loin des cours d'eau, routes stratégiques des marchands de bois.Elle les défie maintenant à distance.Kux s'acharneront contre les traînards, les bouquets d'arbres isolés, les gros pins solitaires qui émettent une plainte sourde lorsque le fer les frappe au cœur.Mais les petits trains de bois qu'ils confient au courant de la grande rivière n'apaisent pas la faim grinçante de la scierie.Lentement elle meurt d'inanition.Et le village partage son Bort.Les maisons se vident.Las de faire crédit, l'épicier cloue trois planches en travers de sa porte, le forgeron éteint son feu.le boulanger cesse de cuire.C'est la débandade.Kn masse l'on quitte ce village sur lequel plane le spectre de la famine.La population fuit un lieu maudit, emportant ce qu'elle peut et dédaignant de fermer les portes des maisons pour protéger le reste.Du seuil de l'église déserte le curé voit partir ses paroissiens.Lui-même doit aller ailleurs exercer son ministère.L'autel est dépouillé, le clocher reste vide et silencieux.C'est fini, la mort a passé sur le village de French River.Plus de sifflet qui appelle les ouvriers il la scierie, plus de cloches qui font se hater les enfants sur le chemin des écoles, plus de bruit dans les rues où ne passe pas même un cheval.Devant la porte barricadée du forgeron l'on entend seulement un criquet qui se bat les flancs pour se trouver une compagne.Le village est la proie du temps qui peut commencer son travail de destruction, en savourer les effets.Avec l'aide de la pluie, de la gelée et «lu vent il se met à l'œuvre, efface la peinture des façades, soulève les bardeaux des toits pour y faire entrer la neige, encourage la rouille a rongM lei clous qui se cassent et laissent battre les planches des hangars comme les feuillets d'un livre ouvert.Il s'acharne sur les perrons et les escaliers, les tord et les contracte, mine leurs marches et laisse les rampes en équilibre, prêtes ft s'effondrer sous la première main qui cherchera leur appui.Au printemps les arbres et les plantes viennent à la rescousse avec une ardeur irrésistible.N'ont-ils pas la forêt il venger?La forêt abattue par ces villageois qu'elle faisait vivre! Il est juste d'effacer jusqu'il la trace des pas que ces ingrats ont laissée sur le sol ancestral des sapins et des épicéas, des merisiers et des frênes.Le chiendent, le foin, le plantain se chargent «le la besogne.Joyeusement, ils font courir leurs racines, répandent leurs graine*, tissent un solide tapis vert.Ah! ah! semblent-ils dire, vos autos, vos camions, votre mauvais béton ont voulu nous empêcher de pousser.Rien que nous soyons pratiquement inusables, vous ne vouliez pas de nous pour vos rues et vos trottoirs.Kh.bien nous allons voir' p>t 18 L'OISEAU BLEU l'herbe «le courir de tous les cfltés, d'occuper chaque motte, chaque petit coin de terre, de jaillir entre les pierres stupides dont l'inertie sert l'homme, de s'insinuer même entre les lames des parquets et de mûrir ses graines entre les murs protecteurs des maisons détestées.Mais l'herbe a beau faire, enchevêtrer ses racines, et tasser ses brins, il reste encore de petits espaces libres.On dirait un tapis mangé aux vers.Qu'à cela ne tienne, on invitera les fleurs, compagnes aimables, qui ont de plus le secret de beaux motifs décoratifs.Des quatre coins du ciel arrivent des graines ailées.D'autres en puissance dans la terre se gonflent de l'humidité entretenue par l'herbe, poussent une pointe au dehors, mettent le nez au soleil.Robuste et prolifique, le pissenlit est le premier a montrer sa fleur parfaite dédaignée par tout le monde.11 est suivi par les renoncules, droits comme des soldats, qui alignent leurs rangées de boutons d'or en bordure des routes, et peu après par une constellation de marguerites.A mesure que la saison s'avance, des membres nouveaux viennent s'ajouter à- la société fleurie: l'éperviêre orangée, le "pinceau des Indiens", aux pétales chargés de couleurs rouges et jaunes, nargue le village gris que la pluie a dépeinturé; le liseron fait de l'acrobatie sur tous les poteaux qu'il rencontre et, suprême ironie, monte attacher ses clochettes blanches au clocher désert du petit temple protestant.Au fond des fossés, la chicorée se compose un ciel d'étoiles bleues, dans les coins le lychnis exhale en secret le parfum qu'il a dérobé a l'œillet.Au milieu de la grande rue.face ft l'ancienne maison du "bootlegger", le mélilot distillé le nectar dont les abeilles sont gourmandes.Dans les jardins et les potagers règne une anarchie à rendre jaloux les bolchévistes.Amère, la salade flirte avec l'odieuse bardanc.l'élégante asperge voisine avec le chardon, le pavot s'endort et dégénère.Général Jacqueminot, Mary Garden, Impératrice 7,ita, Comtesse de Noailles, tous les grands seigneurs de la famille des rosiers sont décapités ou s'acoquinent avec des sauvageons.De leur coté, les arbres ont agi.Avec un beau dédain des caprices des hommes qui prétendent décider où ils doivent pousser autour de leur demeure, ils surgissent au hasard, au centre de la route ou devant un perron, masquent les fenêtres, étirent leurs bras dans l'église.Puisant une vie ardente & des sources secrètes, des rameaux s'élancent de vieilles souches et menacent de dépasser les toits pendant que sournoisement leurs racines attaquent les fondations.Le dégât nous apparaît dans toute sa splen- deur lorsque nous mettons pied à terre et approchons des maisons.Aucune qui ne soit bancale ou défoncée et ne paraisse avoir été abandonnée depuis des générations.Seul un chalet appuyé sur des poutres de support comme sur des béquilles, paraît avoir été habité récemment.—Ici vit le gardien du phare, annonce notre guide.- Il a perdu sa femme il y a deux ans, mais il continue d'habiter le village avec son chien.Dans la région on l'appelle "Monsieur le Maire" bien que son autorité ne s'exerce que sur "Mike", la population il quatre pattes.—Pourquoi "maire" plutôt que "chef de police", "capitaine des pompiers", "président de la Chambre de Commerce" ou autre chose?Il n'y a que l'embarras du choix, fit remarquer l'un de nous.Il est tout cela, répliqua Pete en riant.—Diable, il convient alors d'entrer présenter nos hommages à ce puissant personnage qui doit être; un brave homme et un homme brave puisqu'il ne craint pas d'habiter seul ce village désolé.Mais nous eûmes beau cogner très fort, au risque de faire s'écrouler la maison portant le numéro 40 d'une rue inexistante, le Mussolini de ces lieux ne se montra pas.—Cherchons-le, il ne peut être loin.Et nous voici partis â lu recherche des autorités de la ville, malgré les cuscutes qui tendent leurs chaînes dans le foin, pour nous barrer le chemin et les orties qui nous accrochent et nous retiennent au passage.Nous découvrons notre pseudo-dictateur irlandais devant l'ancien magasin général en train.de cueillir des fraises dans ce que fut jadis la "Main Street" de French River.Il semble enchanté d'avoir des visiteurs et s'il ne nous invite pas d'emblée 2, signer le livre d'or de la localité, c'est sans doute que trop pressé d'avertir le président du conseil, il n'a pas le temps ou oublio de prévenir l'architecte en chef.Dans un beau geste que nos.Démocrates admireront, Son Honneur s'essuie les mains sur son pantalon et nous souhaite une cordiale bienvenue.L'accueil de la population est moins cordial.Elle tourne autour de nous en montrant les dents, grogne et ne déguise pas son hostilité.Pour l'amadouer nous lui donnons un morceau de sucre qui traîne au fond d'une poche (ce pauvre peuple est si facile a faire marcher!) et elle consent & se laisser gratter derrière l'oreille.Nous sommes acceptés et pouvons visiter le village.Sans changer de casquette le "maire", etc., nous sert de guide.Il nous mène a l'église catholique où nous n'osons pas entrer de peur que le clocher ne nous tombe sur la tête, à l'école où aucun enfant ne nous lit d'adresse en bredouillant dans une boucle île ruban rouge, au bureau de |>oste où il n'y a rien il voir.06 tour Cook terminé, nous noun asseyons sur un perron branlant pour remanier le soleil se coucher derrière un pan du vitrail défoncé de l'église pendant que notre eieerone évoque de» Horned d'activité dont il a été témoin avant la guerre et la ruine de la seierie.Il s'exprime difficilement on cherchant ses mots.Depuis que sa femme est morte et peut-être depuis plus longtemps encore il a perdu l'habitude de parler.Tout à coup liante par une idée fixe il interrompt son réoit: "Vous ne le croirez pas.messieurs, mais dans ce village abandonné il y a des voleurs.La semaine dernière je me suis fait voler ma montre, ma police d'asstiran.t divers autres objets." Nous sympathisons avec le chef île police qui s'indigne de l'audace des malfaiteurs et déplore la mésaventure dont le gardien du phare a été la victime.—Croyez-vous que le coup a été fait par quelqu'un d'ici ?demande l'etc en s'efforçant de donner au mot •¦ici" le sen- le plus vague.— Non.Monsieur, j'ai la quasi certitude que c'est un Indien.Ah! si je lui mets le grappin dessus.Le Maire n'eu dit pas plus, mais son ton de voix évoque une cave humide et un tribunal sévère dont il semble connaîtrc d'avance le verdict.Mais le soleil décline.Il est rendu au bas du vitrail.I.'églisc est remplie île poussière tl'or.Il est temps de regagner notre camp en amont île la rivière.Kscortés par la population, le maire eu téte.nous faisons une sortie triomphale du village de French Hiver pendant qu'une corneille, perchée sur le clocher du temple protestant, annonce notre départ aux environs.Une dernière |Hiignée de main aux autorités qui nous lèvent leur casquette, un regard amical à la population, et nous voici eu plein courant.Quelques sceondes nous avons à lutter contre le remous, puis la rivière s'apaise et noua pouvons nous retourner.La population, le maire, etc.ont disparu.Derrière nous il n'y a qu'un village sans âme.des ombres de maisons auxquelles le crépus- .-,11 L'OISEAU BLEU culc prête des formes fantastiques.Soudain un hibou apparaît il l'une des fonê- OUihi du Canndirn S'ntionol.L'église de French River très hautes de la soierie et hulule sinistrement.A ce signal, il nous semble que les maisons s'ébranlent dans la demi-obscurité et commencent à danser.Est-ce le vent?Est-ce une illusion?Un méandre de la rivière nous empêche d'y voir et nous n'avons pas la curiosité de retourner, de nuit, dans le village fantôme._Claude Mki.ançon LA l'HWIIA ISK FOIS —Ah! nia ehÔTo enfant, j'espère que tu os heureuse-Mais comme tu étais émue, c'est a peine si tu as prononcé le."oui" sacramentel! —Je tacherai de faire mious la prochaine fois.QlM |«Misez-vous d'un ImiilangT qui admire toujours le portrait de ses enfants?—Je le trouve très logique; il voit ses petits "peints".Que font les gens de lligaud ?—Ils rigolent.— Les fautefl d'orthographe peuvent-elles avoir du lion '! —Parfois, par exemple, lorsqu'elles permettent do dire la vérité, comme sur cotte enseigne d'un restaurateur: "Vins feints et fruits qu'on fit".Sciences et voyages L'ORIOINB DES BANQUES Le mot banque remonte il 1171.Quand Venise leva un emprunt forcé d'un pour cent sur les propriétés de ses habitants, les Italiens nommèrent motile (amas ou mont) le fonds ainsi accumulé.Les Allemands nombreux dans la péninsule, le désignèrent par le mot banck, (amoncellement); plus tard il s'étendit aux opérations financières mêmes.Les Italiens en firent banco ou banni et les Français banque.Les Anglajs adoptèrent bank, d'autant plus volontiers qu'il avait le même sens que le substantif allemand banck.La chose désignée est beaucoup plus ancienne que le nom.Le crédit bancaire remonte à l'aube des temps historiques.L'Assyrie, la Phénicie, l'Egypte utilisaient des instruments de crédit.Au British Museum de Londres on conserve des documents relatifs il des prêts sous Nabuchodonosor.Les Babyloniens émettaient des notes de crédit, gagées par des métaux.On attribue l'invention de la lettre de change aux Juifs.D'ailleurs, le commerce do l'argent fut longtemps entre leurs mains.Cinq ou six cents ans avant Jésus-Christ, les lois de Solon permettaient le transfert des crédits.Les marchands grecs empruntaient il 20, 25 et même à 36 p.c.A Athènes comme à Rome, le commerce de banque était rigoureusement réglementé.Après une longue décadence, la banque connut, au moyen âge.une véritable renaissance.Au Xlèmc siècle apparaît le numéraire.Chaque seigneur a le droit de battre monnaie.Il en résulte une incroyable variété de monnaies qui favorise la contrefaçon.Plus tard les grandes banques succèdent aux changeurs; d'abord, celle de Venise, en 1400, et celle de Gènes en 1407; ensuite, celle d'Amsterdam en 1609 bientôt suivie par celles de Hambourg et de Rotterdam, et enfin, en 1694.la banque d'Angleterre, qui supplante les orfèvres, premiers chnngcurs-banquiers qui, au XVIIôme siècle, détenaient près de la moitié de l'or du pays et prêtaient il très gros intérêt.Le système de compensation fonctionnait au moyen âge.A Lyon, il se tenait, depuis 1463, quatre foires par an, et chacune était suivie d'un jour de liquidation pendant lequel on fnisait la compensation des traites.Depuis l'antiquité, la banque a été l'auxiliaire du négoce.Elle s'est développée â mesure que le besoin s'en faisait sentir, jusqu'à devenir les grandes institutions dont nous admirons la puissance. I.'OISEAC BLEU 51 LE CALENDRIER.Le mot almanach nous vient des peuples orientaux et signifie lune.On eompta d'ubord le temps d'âpre» les lunaisons.Avee ses phases si frnppanteH, ses retours périodique* rapproches, la lune ne pouvait manquer de servir de hase à la division du temps.Il ne nous reste, des calendriers lunaires que le mois dont la valeur embrasse il peu près la datée d'une lunaison.Les Egyptiens eurent les premiers l'idée de baser le calendrier sur la marche du soleil.Faute de connaissances suffisantes, ils donnèrent & leur année l'invariable valeur de 885 jours.Or, pour parcourir en entier son orbite, la terre met 305 jours, 5 heures, 48 minutes, 50 secondes.L'année égyptienne était trop courte d'un quart de jour environ.Graves inconvénients.Au bout de quatre ans, une saison retarde d'un jour.De quatre ans en quatre ans, le commencement réel du printemps sera transporté un jour plus loin et finalement, il commencera, en mars, en avril, en mai.en juin, etc.Iules César restitua à l'année sa véritable valeur 305 jours et J4 à peu près.Il régla que de quatre ans en quatre ans, un jour complémentaire serait adjoint pour rattraper les fractions de jour négligées et remettre la date en harmonie avec le soleil.C'est ce qui s'appelle la reformation julienne.Le pape (Irégoire XIII donna à la valeur adoptée par César une plus grande exactitude.Le nom des mois nous vient de l'antiquité romaine de même que les jours dérivent des divinités antiques.On nomme ère le point de départ de la supputation des années.Dans leur chronologie, les Romains comptaient I partir de la fondation de Rome, remontant a 753 avant Jésus-Christ.Il suffit donc d'ajouter 753 au millésime de notre année pour rapporter la date il la fondation de Rome.L'ère chrétienne commence il la naissance du Christ.L'ère des Musulmans correspond I l'an 022 de l'ère chrétienne.LBS GRANDES BIBLIOTHEQUES.On compte dans l'univers civilisé 1098 grandes bibliothèques publiques contenant au total 1X1 millions de volumes.Sur ce total.l'Kuropc compte 00!) bibliothèques et 119 millions de volumes.l'Amérique 330 bibliothèques et 50 millions de volumes, l'Asie 23 bibliothèques et 4 millions de volumes.l'Australie 7 bibliothèques et 1 million de volumes, l'Afrique enfin 3 bibliothèques et 200,000 volumes.De tous les pays, c'est l'Allemagne qui vient en tète, avec 160 bibliothèques et 29 millions de volumes.Viennent ensuite la France (111 bibliothèques et 20 millions de livres) la Grande Bretagne (101 bibliothèques et 17 millions d'ouvrages) l'Italie (85 bibliothèques et 13 millions île volumes) l'Autriche '32 bibliothèques et 5 millions de livres) la Suisse (20 bibliothèques et 3 millions d'ouvrages) la Belgique (19 bibliothèques et 3 millions de volumes).Voici la liste des principales bibliothèques du monde.million* de Yolumra Paris, bibliothèque nationale.5 Leningrad.I licnitigrad.Académie des Sciences ,,,, I Washington.3 Moscou, bibliothèque Lénine.3 Londres, British Museum.3 New-York.3 Cambridge, Université de Harvard .2 Berlin.2 Kiev.2 Munich.2 Paris, bibliothèque de la Sorbonne.2 Etienne BOBIM RIONS UN PEU ÊciiAxat: m i'iwcêdés —Comment, Miuldy, tu ns mangé ton» 1rs Isuilxms de ton |s-tit frère?—Oui, nmiimn; mais a la place je lui prêterai mon nécessaire de roulure.A VÉCOUt.i* maître—Qua fit Colomb lorsqu'il eut mis le pied sur li- sol d'Amérique?l'iltvc—Il se dépêcha d'y mettre l'autre, M'sicur.DSOLB DU l'istolet —Quand il vient vous rendre visite, il no peut plus s'en aller.—C'est un dréle de pistolet) —En effet ; il est impossible de le faire partir. sa l/OISEAU BLEU Concours Mensuels niXCOUHS 1)10 FEVRIER 1031 1—Corrigez: a) Nous niions le renl ni arrière.h) Elle est trop dfpnitruillée.e) Avoir du contrôle sur quelqu'un.il) Se contrôler, c) Un devant ilr chemise.2.Où étnit situé le fort Carillon?3.Kn quelle année fut Voté le bill abolissant les droits seigneuriaux, au Canada?Observe/, bien, en envoyant vos réponses, les conditions suivantes: Faire parvenir ses solutions au plus tmd 1 Il faut dès le jeune âge apprendre à conserver les sous; ils s'accumulent peu à peu et finissent par former des dollars.Jeunes écoliers, ne faites pas la f sourde oreille; écoutez les conseils de f vos parents, de vos éducateurs, de ^ tous ceux qui ont acquis l'expérience ^ f de la vie.f - Plus tard vous saurez reconnaître _ le bien-fondé de leur sage direction.^ Nous vous suggérons un moyen © facile de pratiquer l'épargne.Demandez une de nos petites banques à domicile.La Banque d'Épargne de la Cité et du District de Montréal FONDÉE EN 1846 Succursales dans toutes les parties de la ville ;lus lard, ineltez-en de côté tout de suite.Ill le meilleur mogen de ne pat toucher au magot, c'est .d'acheter de nos rentes viagères.Ça ne coule seulement (/ne tes ileur sous de bonbons que vaiis dépenseriez chaque jour.Roger du VER SAY ,¦-.-¦¦«.- "I *r" «3I>, nir Vc.~t.Montr*.' I -«-3fi—"
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