L'oiseau bleu /, 1 janvier 1925, août - septembre
PER OSH CON ÎOISEauBlEU \ Revnc mensuelle illustrée pour la Jeunesse \ publiée par la ! «OCIETE ST-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL 1 Téléphone: PLATEAU 3768 1 Abonnement annuel: c Canada et Etats-Unis : 50 sous 5 Rédaction, administration et publicité: 296, RUE SAINT-LAUKENT MONTREAL \ Vol.V—Nos 8 et 9 MONTRÉAL, AOUT-SEPTEMBUE 1925 Le numéro: 5 sous LEBLEn-M5U3o°&e, Enfin, ma chère Jeanne, nous pouvons invoquer comme bienheureux huit de nos missionnaires.— Depuis le 21 juin dernier, n'est-ce pas? ¦I L'OISEAU BLEU — Exactement.— Nomme-les done.— Volontiers: Isaac Jogues, .lean de Rrébcuf, Gabriel Lalemant, Antoine Dimicl.Noël Chabanel, Charles Garnier, tons prêtres do la Compagnie de Jésus; René Goupil, religieux de la même Compagnie; Jean de la Ijindc, donné de cette Compagnie.— Ainsi, le bienheureux Isaac Jogues fut le premier des Pères a verser son sang pour l'amour de Notre-Seigneur.— C'est vrai, mais le bienheureux René Goupil, son glorieux compagnon, eut l'honneur d'être martyrisé le tout premier.— Quand donc ?— Le bienheureux Goupil fut mis à mort \c)'Z9 septembre 1(112.— Et le bienheureux Jogues?— Le 18 octobre 1646.— 11 me semble (pie le bienheureux de la Lande, qui accompagnait l'inlassable missionnaire, fut martyrisé peu de temps après lui.— On peut dire qu'il souffrit le martyre en même temps, puisqu'il fut abattu le 19 octobre, c'est-à-dire le lendemain de la mort du|hicnhcurcux père.— Donne-moi un résumé de la vie du bienheureux Isaac Jogues.— Très volontiers, ma chère Jeanne.Isaac Jogues naquit à Orléans, en France, le 10 janvier 1007.— Tiens, Paul, juste un an avant la fondation de Québec par Champlain.— Élevé chrétiennement par sa mère Françoise de Saint-Mosmin, il fréquente tout jeune le Collège îles Jésuites de sa ville natale et entre comme novice A Paris, en 1024.— Tu ne dis rien de son père.— Le père du jeune Isaac s'appelait Laurent; il mourut peu de temps après la naissance île son tils.— Que fit notre bienheureux après son noviciat ?— Tout d'abord, il étudia la philosophie à La Flèche, puis il devint professeur A Houen.C'est la qu'il fit connaissance avec les Pères Jean de Hrébeuf, Charles Ijilemant et Enne-mond Massé, qui avaient été forcés do quitter la Nouvelle-France après la prise de Québec parles Kirke.Animé d'un zèle vraiment apostolique pour la conversion des sauvages, il partit avec joie pour les pays des missions peu de temps après son ordination qui eut lieu en 1030.— Mais, cette même année, le deuxième gouverneur de la Nouvelle-France, M.de Montmagny, que les Indiens appelleront Ononthio, arrivait aussi A Quélicr.— Tu sais ce que veut dire "Ononthio" ?— Oui, Paul, ("'est un mot sauvage qui signifie "grande ou haute montagne"; c'était, ni plus ni moins, la traduction du nom du nouveau gouverneur de Montmagny "Mous inagmis".Dans la suite, tous les gouverneurs de la Nouvelle-France seront ainsi désignés par les sauvages.- Revenons au Père Jogues.Après une longue traversée de deux mois, il écrivit à sa mère: "Je ne sais ce que j'éprouverai en entrant au ciel, mais je puis affirmer qu'il est difficile de ressentir une joie plus intense, une satisfaction plus complète (pie celle que j'ai eue en posant le pied sur le sol du nouveau-monde".C'est bien le cas de dire que Dieu sait ménager de suaves consolations A ses enfants, ou, en d'autres termes, que Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité.— A peine débarqué A Québec, le Père Jogues partit pour le pays des Hurons, où, à son arrivée, il fut atteint d'une fièvre maligne qui faillit remporter.Ayant recouvré la santé, il s'appliqua avec ardeur à l'étude de la langue liuronne; dans ses courses, il baptisait les enfants en danger de mort et instruisait les mourants et les malades do la doctrine religieuse.Avec ses compagnons d'apostolat, il s'efforçait de réagir contre les superstitions et les agissements des sorciers.L'année 1038 fut une période alarmante pour les missionnaires.Une épidémie enleva des centaines d'Indiens; ces derniers excites par les sorciers, regardaient les missionnaires comme la cause de leurs malheurs et proférèrent contre eux des menaces de mort.L'orage passé, le père Jogues continua A travailler avec zèle A Sainte-Marie.Cependant les Iroquois avaient juré de détruire les limons, et sans cesse, ils leur tendaient des pièges.Effrayés, les timides Ifurons n'osèrent, deux armées consécutives, se rendre à Québec pour y faire la traite.Mais, comme tout manquait dans la mission, le père Jogues organisa, au printemps de 1042, une flottille qui fut assez heureuse pour atteindre la cité de Champlain.Malheureusement, au retour, les Iroquois, se tenant en embuscade A une trentaine de milles des Trois-Rivièrcs, attaquèrent la jietitc troupe, tuèrent trois hommes et firent 22 prisonniers, parmi lesquels se trouvèrent le père Jogues, René Goupil et Guillaume Couture.— Ah! les pauvres malheureux! sans doute, ils eurent A subir des tortures effrayantes.— Ils endurèrent des tourments affreux.Voici ce que raconte le père Jogues lui-même.Après nous avoir dépouillés de nos habits, les Iroquois nous arrachèrent, avec leurs dents, les ongles des pieds et des mains et mâchèrent les extrémités de nos doigts; ils L'OISEAU BLEU nous arrachèrent aussi les cheveux et la barbe; puis ils nous firent souffrir toutes sortes d'indignités et de supplices.Un jour, nous rencontrâmes 200 Iroquois qui s'en allaient en guerre; s'armant de bâtons, ils formèrent deux haies entre lesquelles ils nous firent défiler et nous frappant à coups redoublés.Je tombai sous les coups et ne pus me relever; il fallut, me porter sur l'espèce d'estrade ou «le théâtre où on continua à nous torturer de mille façons.La scène de la bastonnade se renouvela plusieurs fois.La nuit, les enfants se faisaient un plaisir malin de jeter sur les malheureux prisonniers des tisons enflammés; comme les pauvres captifs étaient étendus sur le sol, bras et jambes solidement garrottés à des piquets enfoncés en terre, ils enduraient d'indicibles tourments.De plus, les blessures restaient sans pansements; la gangrène s'y mit et causa d'atroces souffrances.A cela, il faut, ajouter les toit mes» de la faim, de la soif, du froid , du chaud, des moustiques et des insomnies.— Tout cela est navrant, mon cher Paul.Comme ces pauvres martyrs doivent avoir une belle place dans le ciel! — Oui, chère Jeanne; et il faut remarquer que le père Jogues aurait, pu s'enfuir en plusieurs circonstances; mais il demeurait avec les prisonniers chrétiens afin de les encourager et de leur donner l'absolution.¦ 11 baptisait aussi les enfants en danger de mort ; pendant sa captivité le bienheureux martyr eut la consolation d'envoyer au ciel plus de 70 enfants et adultes moribonds, baptisés avant de rendre le dernier soupir.Knfin, les Hollandais arrachèrent l'infortuné missionnaire des mains des Iroquois qui cherchaient l'occasion de le tuer.Il y avait treize mois que le pauvre père languissait et souffrait en captivité.— Ah! que d'angoisses! que de souffrances! — Retourné en France, le père Jogues recouvra la santé, mais ses pauvres doigts mutilés ne repoussaient pas.— Pouvait-il dire la messe, sans avoir complets les doigts consacrés?— Non, il fallut demander au pape Urbain VIII la permission de le faire.Voici quelle belle réponse il reçut du Vicaire de Jésus-Christ: "Il serait indigne du Christ que son martyr ne put boire son sang." — Le père Jogues revint-il au Canada ?— Certainement.Après six mois de séjour en France, il se rembarqua, revint dans la Nouvelle-France et se fixa 11 Ville-Marie qui venait d'être fondée.* Maisonncuve voulant faire la paix avec les Iroquois, envoya le père Jogues aux Trois-Rivières pour y servir d'interprète, puis peu de temps après, au pays des Iroquois.Revenu à Montréal, le bienheureux parla si éloquemment du bien qu'il y avait à faire au milieu des idolâtres, que le Supérieur des Jésuites résolut de leur envoyer des missionnaires.Le père Jogues s'offrit et partit pour le pays où il avait tant souffert.Il avait le pressentiment qu'il mourrait, là, c'est ce qu'il écrivait à un ami en France, quelques jours avant son départ pour le pays des iroquois.¦—Comment donc mourut, le bienheureux .Jogues ?— Pendant l'absence du père Jogues, beaucoup d'iroquois furent enlevés par une épidémie; de plus la récolte du maïs fut nulle.On attribua ces malheurs au Père qui avait laissé dans leur village une boîte contenant les objets nécessaires au culte; d'après les sauvages, cette boîte renfermait des maléfices, cause de tout le mal dont ils souffraint.La mort du zélé missionnaire fut décrétée.Comme il allait entrer dans une cabane, un idolâtre lui fendit la tétc d'un coup de tomahawk.C'était le 18 octobre 1646.Êlie de Salva".-:o:- Le Coin du Curieux VAPEUR VENANT DU CENTRE DE LA TERRE A Volterra, en Italie, de puissants moteurs sont actionnés depuis quelque temps par de la vapeur venant du centre de la terre.Tout d'abord on perfora le roc, puis on établit un système ingénieux pour capter la vapeur qui va actionner de très puissants moteurs.Ce procédé donne complète satisfaction et l'inventeur espère en tirer bon profit.MONTAGNES DE LA RÉGION DE MONTRÉAL Voici la hauteur des montagnes des environs de Montréal.Mont-Royal, 770 pieds; Saint-Bruno, 713; Belœil, 1437; Rougemont, 1250; Yaniaska, 1470; Shefford, 1725; Brome, 1755; Johnson ou Monnoir (Saint-Grégoire) 685.POUR FILMER LE FOND DE L'OCEAN L'ingénieur italien Gatti a expérimenté à une profondeur de 1,000, 1,500 et 2,000 mètres (6,500 pieds) dans la Méditerranée et l'Adriatique, un appareil pour cinématogra-phier le fond des mers.Les résultats ont été splendides et les pellicules ont été développées en présence de M.Mussolini.La lampe dont on se sort pour obtenir ces photographies a une puissance de 300,000 bougies.{Suite à la page IS) L'OISEAU BLEU LE FILLEUL DU ROI GROLO CONTE DE FÉES — (Suite) Jean revint un placer en faction près «lu bureau ilu seigneur de Kochclurr.Il se croisa le» bran.Peu a peu.sa tête se baissa et il ne prit à réfléchir longuement.Quelle conduite allait-il tenir ?Que tenterait-il ?Il semblait bien près d'atteindre le but.I.a lettre du roi etln montre enchantée se trouvaient ici, A sa portée, et il n'avait sans doute que quelques pas A faire pour rentrer en possession de ce qui lui appartenait et lui avait déjà coûte' bien cher.Niais où reposaient ces trésors ?Les yeux de Jean parcoururent en tous sens la vaste pièce luxueuse.Tâche ardue et ingrate!.11 lui faudrait fouiller chaque coin, remuer les meubles, déplacer les objets susceptibles de dérober quelque chose A la vue.Ah! Dieu que ces vilains gestes d'espion lui répugnaient! S'y résoudrait-il jamais ?Et cependant, non, sûrement non, i1 ne quitterait cette pièce les mains vides.Cela, il l'avait résolu dès le premier instant.Jean réfléchissait toujours! La porte s'ouvrit brusquement.Kochclure entra.Quel changement! Il eut été difficile pour Jean de rencontrer un regard plus rayonnant que celui de son ennemi, une attitude criant plus haut le triomphe, In victoire, une victoire complète, finale, aussi merveilleuse qu'innttendue.D'un pas vif, Kochelurc npproebait.Il posa un instant sur les épaules de Jean deux mains frémissantes.Hé! hé! receveur, vous voyez devant vous un homme heureux! Enfin, le grand, l'unique, le cher rêve de ma vie, celui jxnir lequel j'aurnis au besoin vendu mon Ame au diable, va bientôt s'accomplir.Le roi m'accorde la main de sa fille , de la belle et lière Aube.Dans huit jours les fiançailles seront officielles, et dans un mois.Mais.Ah! va, qu'avez-vous, l'ami?" Jean chancelait.Tout tournait autour de lui.Il recula avec wine pour atteindre un siège voisin.Il s'y jeta, cachant aussitôt sa figure entre Bes mains: "O Dieu! était-ce possible! I.a douce princesse promise A cet être perdu de vices, incapable do ressentir le moindre noble sentiment!." La surprise, la rage, le désappointement, et par-dessus tout une douleur étrange, insoutenable encerclaient de fer son cœur, l'étouffant, le meurtrissant.Il se remit deliout par un suprême effort, tendant jusqu'A les rompre les ressorts de sa volonté."Non! se promit-il cela ne sera pas! Dussè-je tout sacrifier, ma jeunesse, mes espoirs, mon saug, tout, je me mettrai en travers des entreprises de cet ignoble seigneur." Ses yeux où luisaient un feu sombre se portèrent sur Kochelurc.Il les baissa aussitôt, comprenant tout le danger de son attitude défiante.Kochclure considérait Jean avec étonnement.Il paraissait intrigué.Quel étrange receveur! "Keceveur, gronda-t-il, que signifie toutes vos grimaces?.Ce n'est pas tout A fait ce qu'il faut pour la liesogne de receveur.Mes bûcherons de la forêt ne feront qti'une bouchée de votre sinistre personnage, si vous vous montrez A eux sous cet aspect." Jean approuva."Vous avez raison, seigneur.Mais je vous assure que cela ne m'est jamais arrivé.Sans doute, votre bonté m'a étourdie, votre grandeur future surtout a fait danser devant moi chacun des objets do la chambre.Mais en présence de mes semblables, ailes, j'éprouve tout autre chose.Ah! continua Jean, d'une voix res|>cclueuse, comment un fier gentilhomme comme vous pourrait^il comprendre quelque chose aux agissements d'un manant tel que moi! — En effet, répondit sèchement Kochelurc." 11 se dirige* vers son bureau.Soudain, il se retourna et fixa de nouveau sur Jean un regard soupçonneux, et qui devint bientôt d'une telle hnuleur que le jeune homme en frémit de vexation et de colère.Niais bien maître de lui, extérieurement il ne broncha pas, et ltoehelure n'eut deviuit lui que l'{tre indolent et sot que lui envoyait son serviteur Ixmis.'Keceveur, rommanda Kochclure, venez ici." Jean accourut."Seigneur?" ilit-il, en s'inclinant.Un coup de cravache lui cingla l'épaule.11 se nxlrcssa bien malgré lui."Savcz-vous, l'ami, que vous ne me revenez guère?.Je ne m'explique pas pourquoi, par exemple.Mais, dites donc, êtes-vous sot, ou ne l'êtcs-vous paB?.Prenez garde, en tous cas.Si vous me connaisses bien, vous savez que personne ne me brave sans qu'il en coûte." • Jean tournait puérilement les pouces.11 semblait réfléchir sur (nul cela avec beaucoup de peine."Suis-je un sot, demandez-vous, Seigneur?Eh! comment le saurais-je?.Vous, qui pourtant y voyez très clair, vous, oh! mon beau seigneur, n'en savez rien.Mais je suis un honnête garçon.oui, oui!.le vrai fils de mon brave et digne homme de père, qui ne mentait jamais, qui.— Assez, assez! Je n'aime pas les bavards, je vous l'ai dit déjà.Tenez, versez-moi un peu de champagne.Cela m'aidera à digérer votre sale image." Jean s'empressa.I*c vin remit l'humeur irritable de Kochclure.11 s'en fit resservir encore et encore.Sa figure s'empourpra.Il se leva et se mit A arpenter la pièce."Ecoutez, canaille, dit-il tout A coup en s'arrêtant.Il regardait Jean avec attention.Celui-ci, depuis quelques instants, pirouettait A travers la pièce sans faire de bruit.11 riait ou grimaçait, glissant partout des yeux subtils et vifs."Paix, rustre, paix, ordonna Kochclure, et regardez un peu de mon coté!.Si vous me servez bien, cliez les bûcherons, si vous m'en rapporter, beaucoup d'or, je vous récompenserai avec magnificence.Sais-tu ce que je ferai de toi?.njoiita-t-il familièrement, posant la main sur lu bras de Jean, un puissant, personnage, va, pour peu que tu le comprennes, un Imuffon, l'ami, une sorte de fou royal.avec la lil>erté de tout dire, de tout faire.et ne recevant d'ordre et de défense que de moi.Ah! ah! ah! l'excellente idée que j'ai 1A.Et la bienheureuse institution que je ferai revivre grace A toi.On ne peut mieux désirer que ta trogne, d'al>ord.Tu as le physique de l'emploi! La belle tignasse que la tienne!.Et quelle peau!.On en rêverait de ta pelure de singe.Ah! ah! ah!.C'est un vrai succès que je vais obtenir A la cour! Qui suit! Je devrai peut-être te céder A ma hautaine princesse.Tu es capable, monstre, de lui arracher un sourire, fut-ce de pitié.Et c'est chose rare, va, que les sourires de la belle Aube!" Jean se détourna vivement, enfonçant des mains nerveuses dans ses poches.LA! qu'il aurait giflé avec plaisir l'impertinent Kochclure.Lui! Oser pnrler ainsi de l'angéliquc petite princesse!.Puis, ses yeux brillèrent.L'idée de Kochclure était vraiment ingénieuse.S'il devenait un bouffon, voilA qui pourrait servir ses plans auprès du roi.Niais.mais.pourquoi ne pas irofiter tout de suite de cette heureuse inspiration ?'n fou, on venait de le lui dire, pouvait se jwrmcttre impunément toutes les audaces. L' OISEAU BLEU 5 Juan mit un genou en terre devant MM maître.Son attitude no fit reconnaissante."J'accepte, noble seigneur, j'accepte avec joie do jouer auprès de vous le role de fou.Vous verrez quel fou bien sage, je puis être a l'occasion, vous VOTTBZ Mais, metter.le comble il vos bontés, permet tcz-moi d'entrer a l'instant eu fonction ?Seigneur, 6 mon l>enu maître, dites, que vous y consente/., dite»?" Kocliclure sourit.pinça l'oreille de Jean et se lit verser une nouvelle coujh> île Champagne."Allons, a ton aise, petit sot.Tu va» au-devant d'horizons, je t'avertis, avec moi, c'est "qui aime bien châtie bien".Si tu ne marches pas a mon gré, gare!" Il fit sillier sa cravache et Jean s'éloigna prudemment.Il reprit sa randonnée a travers la pièce, mais cette foi» avec bruit et, ostentation.Il ouvrait chaque bahut, déplaçait les chaises, soulevait les objets.11 se trouva tout a coiip devant un petit secrétaire, d'un travail exquis.Il I examina quelques instants, poussa plusieurs cris d'admiration, pui» tenta de l'ouvrir.Peine inutile! Toujours pirouettant, riant et fredonnant, il se rendit près du grand bureau de Roehclurc, et sans plus ce dit la." 11 s'interrompit vivement.IA!.Qu'est-ce qui lui prenait ik parler ainsi! Mais Jean gémissait innocemment sur la montre.Pauvre vieille montre! Te voila dérangée mon chouchou.tu es comme mon esprit, alors.Ah! viens, viens, ma vieille poulette, viens sur mon cirur.Nous nous consolerons ensemble." Hoclielure no put s'cnijxVher de rire.Mais voyant Jean faire disparaître prestement la montre, il protesta."Heuiets cette montre où tu l'as prise, imbécile, commanda-t-il d'un ton mécontent." Jean s'entêta."Mais pourquoi, mon doux maître?" Il se redressa."K»t-cc que je ne vaux pas votre meuble, moi?Bbl qu'on essaie do me prendre cette montre, maintenant, qu'on essaie!.Même vous, seigneur!.— Au fait, dit Kochelure qui s'amusait, tu as raison.Un meuble cela brûle, s'enlève, on en force la serrure.tandis qu'un fou comme toi, on passe sans même le voir.Carde la montrai Mais.que prends-tu encore, audacieux larron?— Une enveloppe jaunie, seigneur, où il y a en arrière un beau portrait en cire.Oh! c'est celui du roi.Sci- cérémonie s'empara «lu trousseau de clefs qui s'y trouvait.11 le.secoua, fit au-dessus de quelques clefs des poses magnétiques du plus comique effet, puis en détacha une au hasard.La chance le seconda.Il ouvrit facilement avec cette clef la porte, du joli Moratoire.Une cxolaniation de Kochelure, qui le surveillait du coin de l'ieil, l'arrêta soudain."Vous dites, maître?interrogea Jean".— Veux-tu bien refermer ce meuble, tu m'cmliêtcs a la fin, indiscret!" Jean tressaillit.Dans la voix de Roehclurc, il démêlait je ne sais quelle surprise inquiète."Ah! ah! pensa Jean.Sy suis.La lettre et la montre sont ici.Jouons serré." se retourna en riant."Vous faites erreur, mon beau seigneur, il n'y a rien qui vaille dans ce meuble.Voyez.Mais voyoa donc!.Serait-ce cette vieille montre, vieille et plate, plate, plate.ah! ah! ah! on dirait d'une galctto do blé que faisait jadis ma bonne vieille mère.Nous n'étions pas riches, seigneur.Puis, collant la montre sur son oreille."Kt elle ne marche pas?.Kst-co qu'il y a longtemps, seigneur, dites?" Roclie.lure haussa les épaules.Kllc marchait, hier.Elle en a pour huit jours seulement à se footer du temjw, m'a gneur, donnez-moi cette enveloppe qui contient le portrait du roi, de notre bon roi (îrolo?— Ignorant, ce n'est, cela, que le sceau royal.I-aisse, laisse.Je te donnerai un véritable portrait, Bi tu veux." Mais Jean s'eselatTait."Un sceau royal!.(''est un sot, cela.ah! ah! ah!.nous formerons la paire, lui et moi.Bravo! — Cela en fera même trois avec moi, gredin, si je te laisse en possession de cet objet.Il est vrai que d'ici huit jours, grome|a-t-il entre les dents, la fée Knvie le dit sans puissance.Tiens! tu prends aussi cette filasse, petit.Celte honnête !>ouc!e île cheveux me fut donnée par la plus laide femme du royaume, un soir de ballet de jeunesse folle.l'rends-la, va.nh! ah! ah! — PouaM fit Jean avec sa plus belle grimace gardes cette horreur jaune, ce que vous me dégoûtez.Mais voila une épingle qui me plaît." En ce moment, on frappa a la porte.Hoclielure.sursauta."Trêve de folies, canaille! Voici quelqu'un.Mais avant d'ouvrir, retiens bien ceci: je veux te mettre à l'épreuve et te laisser pour huit jours, huit jours seulement, en iws.-wssion de tout ce que tu m'a» pris ici. 6 L' OISEAU BLEU Mais malheur A loi, manant, si au bout de ec temps tu apparais sans ces objets devant moi.J'aurai ta peau en retour, tu m'entends?Allons, file maintenant par les jardins, et qu'on ne t'y voie pas trop longtemps- — Mais, seigneur, dit Jean, de l'air le plus innocent du monde, vous deviez me confier ce soir, la garde de voire chambre et do ces trésors.11 faut bien que je revienne.Vous l'avez oublié.Roehelure frappa du pied."Silence, bavard, lourdaud.Je commande ou décommande ici, s\ volonté.Tu ne reviendras dans cette pièce que dans huit jours.M'as-tu compris?— Bien, bien, seigneur, dit Jean." Il se détourna avec un sourire.Ah! il ne comprenait nue trop bien où se trouvaient, eu ce moment les trésors de la chambre de Rochchire.La poitrine d'un soi-disant fou les contenait et dorénavant, les garderait bien, allez! Il ouvrit la porte.Le page favori de la reine Envie se précipita dans la chambre."Vile, vite, seigneur de Roehelure, cria-t-il, si vous voulez parler sans témoin il la princesse, suivez-moi.Elle est assise sous les grands ormes du parc et sa dame d'honneur s'est endormie." Jean avait pu saisir, heureusement, le message du page."Allons, dit-il en quittant la chambre, j'y vais moi aussi sous les grands ormes.La princesse ne peut rester -*ans protection.ah! ah! ah! voilà qu'elle aura celle d'un fou.Mais je vais prendre prudemment par les arbres, la route des oiseaux.de ces êtres sans cervelle comme moi.Eh! mon beau seigneur de Roehelure, vous ne le savez peut-être pas, mais en ce bas-monde, la folie devient parfois la plus haute sagesse.A nous deux, maintenant, A nous deux, ô ma jolie brute de maître!" Tout en grimpant lestement dans un arbre, puis dans un autre, Jean sentuit de légères piqûres A l'un do ses doigt s.H y porta les yeux! Il ne vit que l'étui-Oellement du saphir de sa bague.Il comprit et ses sourcils se froncèrent."Oui, oui, je vais en ce moment au devant du danger que me prédit la bague de* mes amis les gnomes, oui, je le devine.Bah! arrive que pourra ! La princesse d'abord!" Il atteignit les grands ormes.Il s'installa sur une branche très haute d'où il pouvait voir sans être vu.Pauvre petite princesse!.La tête appuyée sur l'arbre même où se dissimulait Jean, elle pleurait.Elle regardait A sou doigt la perle des fiançailles.Mlle en détournait la tête avec horreur, mais pour y revenir aussitôt.Hélas! son malheureux sort n'était que trop réel, ce bijou qui lui brûlait la main en était bien la preuve.Un léger bruit la fil se redresser, hautaine.Roehelure s'inclinait devant elle."Princesse, pardonnez-moi de troubler votre retraite.Mais la tentation était nu-dc«sus de mes forces.Comment passer par hasard près d'ici, et ne pa-s m'ai>-procher, ne pas essayer de cueillir au moins un sourire sur les lèvres de ma Iwlle fiancée.Ce serait le premier!" La princesse, les yeux baissée, ne bougeait nos.Seules, ses petites mains tremblaient un peu.Roehelure retint un geste de colère A la vue de l'impression jn'nible qu'il produisait."Nos conventions, seigneur, dit enfin la triste et jolie Aube, no comporte pas de sourires, je crois, .des larmes plutôt, acheva-l-elle.plus bas.— Princesse, reprocha Roehelure, qui plus que moi désire votre bonheur?— Pourquoi.oh! pourquoi me poursuivre jusqu'ici ?Implorer un peu de solitude, est-ce donc me montrer trop exigeante?.Ne oomprenez-vous pas, seigneur, combien votre vue m'est douloureuse, vous.quo j'épouse, afin de voir cesser autour de mon père bien-aimé, la plus odieuse.la plus cruelle.la plus longue des jiersécutions.Ah! vous n'aurez même pas la charitable pensée de me laisser.quelques semaines de paix, do silence.avant cette union que je redoute!" La princesse s'exprimait avec peine, tordant sans relâche ses mains fines et détournant de plus en plus la tête.Roehelure se mordait les lèvres de dépit."Petite tille insensible et cruelle!.Est-ce donc ainsi que vous devriez m'uecueillir?Vous ne le savez que trop, le sentiment que vous m'inspirez est sincère.ah! combien sincère, ajouta-t-il avec amertume.En votre présence, je ne me reconnais plus!.Que ne feriez-vous pas de moi, si vous le vouliez!.Aube, reprit-il, et sa voix devint impérieuse, Aube, regardez-moi, je puis du moins vous prier d'avoir cet égard?— Do grâce, seigneur, ne me tourmentez pas ainsi!.Eloignez-vous!.A quoi bon un tel entretien?Et pourquoi m'obligercz-vous A prononcer de dures paroles ?— Dites-les, dites-les, au contraire.J'accepte tout, plutôt que votre indifférence, cria Roehelure exaspéré par la froideur, non feinte, hélas, de la princesse." 11 s'approchait.Il saisissait avec une certaine violence les mains de la pauvre petite fiancée sans défense.Elle poussa un cri.Alors, soudain, sans qu'un geste ou un mot de plus aient été tentés, Roehelure roulait dans la poussière.Un agresseur tombé subitement du ciel, l'entraînait avec force A distance île la princesse.Rocbclure se dégagea non sans peine el vivement fit.face A ce singulier adversaire.Qui était-il?.Une exclamation fie fureur lui échappa en reconnaissant ne lui son inepte receveur.Pris d'une rage folle, oubliant tout, la présence de la princesse, celle de la dame d'honneur, qui réveillée, accourait au bruit, il fondit sur son pseudo-serviteur A grands coups de cravaches.Le pauvre Jean s'abattit bientôt, assommé, la ligure en sang, une large blessure A la tempe droite.Roehelure lâcha avec regret sa victime devenue inerte.Il la repoussa du pied avec dédain.Pus, il s'inclina froidement devant la princesse terrifiée."Ainsi sera traitée, madame, dit-il, quiconque s'interposera entre vous et moi.Je vous aime, princesse, sachez-le bien, avec ce qu'il y a en moi de meilleur, mais aussi de pire.Souvenez-vous-en.chaque fois que vous tenterez de faire appel A quelque nouveau Don Quichotte!" 11 s'éloigna lentement, sans tourner une seule fois la tête."O altesse, altesse, gémit la dame d'honneur, comment avez-vous osé braver ainsi, le plus épris comme le plus distingué des fiancés?.Et voyez ce qu'il vous en a coûté.Oh! le pauvre jeune homme!.' Mais la princesse n'entendait guère les doléances de sa dame d'honneur.Agenouillée auprès de son humble défenseur, elle en essuyait doucement, tendrement le visage tuméfié, sanglant.Mlle enlevait les lunettes.Elles n'étaient pas brisées, heureusement.Elles avaient protégé les yeux du blessé.La princesse se tourno vers sa dame d'honneur."Madame, dit-elle, courez à l'étang voisin, trempez-y ma longue écharne de soie blanche, puis rapportez-la bien vite.J'en banderai le front du blessé.Vous vous rendrez ensuite au palais pour en ramener ma vieille bonne.A nous trois, nous aviserons sur ce qu'il y a de mieux A faire ici.Mois que mon père, vous entendez, je vous l'ordonne, que mou père ne sache rien de co pénible accident." La dame d'honneur obéit avec une célérité dont on ne l'aurait pas crue capable, tant elle avait paru impressionnée par la terrible scène.Elle disparaissait A peine par une petito porte déroliée du palais, que Jean, enfin, ouvrit les yeux.Oh! la douce, l'exquise figure, qu'il aperçut, comme dans un rêve, tout près de la sienne.Il referma les yeux.Un sourire tronsfigura son pâle visage.Oui, c'était bien Aube, sa petite princesse bien-aimée, celle qu'il chérissait dans un coin secret de son cœur, qui le gardait, le veillait.Oh! courts, mais délicieux instants! L'OISEAU BLEU 7 Dm souleva"légèrement, les forces lui revenaient."Princesse, «lit-il, avec émotion, pardonnez-moi!.Conmm j'ni ridiculement faibli sou» vos yeux." Puis, voyant dos Lftl'IUM dans les ynux do la lionne lictile alteasc: "Vous pleurez.il ne finit pas.Je guis si heureux.J*ai un pau soulTert pour vous.Mais.dites, êtos-vous vniinienl délivrée de.de.— Oui, oui, de griiee, ne vous inquiétez pus, murmura lu princess, en se détournant rougissante.l/os grands yeux expressifs île Jean enveloppaient d'une chaude lumière la mignonne figure d Aube.Elle s'en troublait un |h'ii.Comme tout win lui semblait étrange et si doux, si doux! t^u'était-il donc ce mystérieux chevalier, dont elle aimait la touchante noblesse de errur?Jean comprit les sentiments contradictoires qui agitaient lame de la compatissante enfant.Il soupira.IIIm! ses lèvres devaient demeurer closes encore quelque temps! Il se remit delwut.Sa lielle vigueur triomphait de tout.Il ajusta les vilaines lunettes qui faisaient aussitôt de lui un piteux |iersoiinage.]j\ princos.se s'appuyait de nouveau sur Tonne néfaste, idle le regardait, pensive.Jean s'approcha et s'agenouilla devant elle."Adieu, princesse, dit-il.Merci du fond du ctrur îles soins dont vous m'avez entouré et dont j'étais si fort indigne.Mais.et la voix de Jean se lit suppliante, soyez Ixmnc, tout A fait lionne une dernière fois.laissez-moi conserver l'échnriie de neige qui envelopjie en eo moment mon front meurtri.Elle me rappellera votro royale et exquise condescendance! Fuis, princesse, indiquez-moi, une petite porte on je puisse m'enfuir A l'instant.Il vaut mieux, je vous assure que personne no tue rencontre ici.Ne m'en voulez pas du mystère dont je m'entoure.un jour, o jour bienheureux, vous saurez tout!.Oui, tout, princesse adorée de.de tous les cœurs!" Et Jean, se baissant, saisit lo bord soyeux de la rolie de In lielle Aulx-, et y posa ses lèvres.La princesse recula, délicieusement timide; puis, d'un geste gracieux, elle indiqua A Jean, tout près d'eux, une ouverture habilement pratiquée dans le feuillage.(Quelques secondes plus tard, le jeune hoiiune marchait A grands pas sur une route déserte.Il s'orienta peu A peu.I*e crépuscule descemhût lorsqu'il frappa, haletant, le corps brisé, mais le cii-ur ébloui, A la petite maison où l'espéraient sans cesse, Mare et Paille, ses fidèles et discrets amis.Marie-Claire DA VELVV (A suivre) -:0:- A travers l'histoire "JE mi SOtTViENsI" 8 sefitembrc 1700.—Cajntulation de Montréal.Trois années, fonnant un effectif île 20,tXX) hommes, entouraient Montréal, dernier refuge des Français sur le continent.Cotte ville n'avait |>our toutes fortifications que des mauvais murs de pierre de deux A trois pieds il'épaisseur, quelques oanons et une armée de '2,(MXI soldats en guenilles.Toute résistance était impossible.Ynutlrciiil demanda A capituler.Amherst accepta sans modifications notables les lift articles proposés, mais il refusa les honneurs de la guerre.Indigné, Lévis sollicita du gouverneur l'autorisation de se retirer sur l'Ile Sainte-Hélène avec ses troupes "pour y soutenir l'honneur îles armes du Koi." \uudreuil refusa en considérant les résultats néfastes ou'une résistance outrée entraînerait pour les 60,IKK) habitants établis en la Nouvelle-France et qui désiraient y demeurer.Obligé de se soumettre, I/vis brisa son épéo et ordonna aux officiers "de briller leurs drajicaux pour se soustraire a la dure condition de les remettre aux ennemis." Par cette capitulât ion signée le S septembre au matin, la Nouvelle-France entière passait au pouvoir do l'Angleterre.il, srplemlre 1018.—Exaltation île la laivtf Croix.Chosroès II, roi dos Perses, s'étant emparé de Jérusalem, enleva la priucipale partie de la vraie croix de Nntrc-Soigncur.Ilérnclius, eni|>oreur de Constantinople, résolut do reconquérir c0 trésor.Victorieux, l'empereur voulut reporter lui-même A Jérusalem le buis sacré.Arrivé dans la cité sainte, il chargea la précieuse relique sur ses épaules; mais lorsqu'il fut A la porte qui mène au Cnlvnire, il lui fut imjiossihle d'avancer.Alors le pa-triachc Zacharie lui dit; "Empereur, le vêtement impérial que vous jiortoz, n'est pas assez conforme A l'état pauvre et humilié de Jésus portant sa croix." lléraciius Ma sa chaussure, se revêtit de la robe d'un pauvre et put alors gravir sans difficulté le Calvaire.A cette occasion plusieurs miracles furent opérés par la vertu de ci- Uns sacré: un mort fut n*ssuscitë, quatre paralytiques guéris; dix lépreux recouvrèrent la santé, quinze aveugles, la vue; des possédés furent délivrés du malin esprit et un nombre considérable de mnlados trouvèrent mie complète guérison.A la suite de ces événements fut instituée la fête de l'exaltation do la sainte Croix.tS *r/,lemhre 1789,—Lfs Anglais cntrettl à Qviliec.Montcalm, après avoir n-çii secours do la sainte Eglise, était mort le 1-4 septembre au matin: il fut inhumé chez les t'rsulines.Vinulreuil intima alors aux troupes l'ordre de retraiter vers Jacques-Cartier et laissa Qui'Imt sons le commandement de M.de Kaiiic/ay.(V dernier devait capituler sans attendre l'assaut, s'il ne recevait ni secours ni vivres.Epuisée et déi-ounigéo par un Isimhurdcmcnt intense do BH jours, la |Nipulation civile si' montra favorable A la capitulation.Seul, le brave Jacau do Kiedmont, commandant de l'artillerie, soutint qu'il fallait attendre le retour de I/vis; il ne fut pas écouté.Ia" 1S septembre au matin, de Itaniezay arbora le drapMn blanc et remit la ville aux Anglais.Le lendemain.Levis, qui était accouru prendre le commndc-mont de l'armée, se dirigea sur Québec; à quatre lieues de la ville, il apprit que de Hamezay avait capitulé In veille; il dut se retirer, puis retraiter sur Montréal.SO Hi'irtrmhrc 118.—SoM Euslarlie et tes compagnons, martyrs.Eiistaohe, nommé Placide avant sa conversion, était un célèbre général des troupes romaines.Sa grande générosité pour les pauvres lui valut-sa conversion, l'n jour qu'il poursuivait un cerf, il aperçut au milieu des cornes de l'animal une lumineuse image de Jésus crucifié et entendit ces paroles: "Placide, je suis celui «pie tu honores, sans le savoir, par ta charité: lesnuino-hos que tu fais aux pauvres sont montées jusqu'à moi." Peu après, Placide reoevait lo baptême avec tous les membres de sa famille et on lui donna A cette occasion le nom il'Eustnehe.lie démon irrité l'éprouva terriblement.Comme le saint homme Job, il perdit en un jour, ses serviteurs, ses troupeaux, bos biens, sa femme et ses enfants.Il supporta tout avec une extrême patience et vécut dans la pauvreté.(Vest a la charrue quo dis envoyés de l'empereur Trajan le rencontrèrent et lui ollirirent le commandement des troupes.Victorieux.Eustachc retrouva miraculeusement sa femme et ses deux fils.Comme il refusait de sacrifier aux idoles, il fut condamné par l'empereur Adrien, aux lions de l'amphithéAtre avec sa femme et ses enfants, niais les bêtcB affamées caressèrent les victimes.Adrien irrité ordonna alors do rougir au feu un énorme taureau de bronze niï expirèrent les bienheureux martyrs.C'était le 20 septembre 118.Des Erables. Originaire de Notre-Dame de Mortagne-au-Perche, arrivé de Franc* agê de douze ana (1634), Pierre Boucher a'engage aux mi»«ion» de la baie i.r.,i ,.m un- reçoit «on instruction au contact dea pères Jésuites et »« familiarité avec loi langues sauvages.Ce rude noviciat en fait un homme d'initiative et de juatei conception!, capable d'atteindre rapidement I.• wmmtli Jour et nuit, pendant une aemaine, le* Iroquoia attaquent furieuse -ment, man chaque foia leur» geuTTiers tombent avant de pouvoir atteindre lea palissades, reçus i coupa de mousquet et de fuym.Finalement ils s'enfuient, jalonnant leur chemin de pluaicura de leurs morts.M.de Lauxon, gouverneur du Canada, reçoit Pierre Boucher avec joie el reconnaissance.En effet, à 11 ana, il est capitaine-commandant et gouverneur aux Trois-Rivièree, qu'il fortifie en prévision d'un siège par les Iroquois.Il exerce ses habitants au maniement des armes et préside ainsi k la naissance de noe milices canadiennes.Sa prudence et sa bravoure vont le mettre au nombre des sauveurs du Canada, « H* ! que vous avez eu du bonheur, dit il, en l'embrassant, d'avoir si bien conservé votre poste, car si les ennemis euaaent pris les Trois.Rivières, tout le paya était perdu «.Pour ce fait d'armes Pierre Boucher est anobli par Louie XIV.Ce fut le premier acte du grand roi en laveur du Canada.Au moia d'août I6S3 six cents Iroquoia investissent 1rs Trou-Ri-viêres, et Pierre Boucher n'a que quarante-six miliciens pour les braver, bâchant que rien n'eat plus terrible que la force du vrai soldat Uni* a celle du vrai chrétien, il se met à genoux avec lea aiena et prie, avant que de combattre.En 1662 Pierre Boucher devient ambaaaadeur, chargé d'un a mission importante auprès de la cour de France, pour supplier le roi de prendre sous sa protection une colonie absolument abandonnée et réduite aux derniers abois.Louis XIV l'accueille avec une extrême bienveillance, promet de nouveaux colons et des troupes réguiièrea pour en finir avec ira implacables Iroquoia.PIERRE BOUCHER Récit de M.Montarville de la Bruère Illustrations de O.-A.Léger L'année suivante Pierre Boucher décrit les reasourers du paya dans son livra : • Histoire véritable et naturelle des Moeurs et Production de la Nouvelle-France.» Louis XIV convaincu, rachète sa promesse en envoyant (166S) le fameux régiment de Carignan.dont les principaux officiers colonisèrent et donnèrent leurs noms aux plus belles paroisses de la vallée du Richelieu et du Saint-Laurent.Pierre Boucher (1667) abandonne ses foncttona de juge royal et de gouverneur pour se livrer au noble labeur dea champs et coloniser aa ¦ eignrurir.qu'il nomme Boucbervillc- Ses motifs : - Etre à Dieu d'une façon toute particulière, faire son salut et celui de sa famille, amasser des biens légitimement, être utile au public et aux particulier», assister les pauvres ».De aa maison encore existante, construite en 1668, il fait trois parts : la première pour aa famille, la deuxième pour le prêtre miasionnaire, la troisième pour Marguerite Bourgeoys et ses religieuses, qui viennent l'été enseigner le catéchisme et faire l'école aux enfanta.Sa maison est donc, à la foia.presbytère, école et manoir seigneurial.Nouveau * Cincinnatus », il prend les mancherons de la charrue et Parrain de son petit-fils La Vérendryr (18 novembre I68S), qui Avant de mourir k l'âge patriarcal de 9S ans (1717), Pierre Bou- ensemence lui-même ses terres avec fierté.Son patriotisme éclairé lui devait découvrir le Nord-Ouest et les montagnea Rocheuaea, Pierre cher rédige ses adieuxMes dernières volontés », manuscrit précieux que disait que l'agriculture n'est pas incompatible avec la haute éducation ou Boucher le nomme Pierre .comme il avait fait de l.emoyne d'Ibervillc, sea descendants se transmettent de père en his, où la trndreeee de le haut rang, et que c'est une erreur de croire qu'elle est le partage dee notre up d'u'il sur les vohunes qu'elle n parcourus ces dernières semaines.Voici d'abord: Franc* et Italie par M.l'abbé Antonio Hunt, attachant récit d'un voyageur, qui sait non seulement voir, mais faire on quelque sorte, partager A ses lecteurs, la vision des a Imirables tableaux qu'il a contemples au cours de non voyage.Ce beau livre fait passer devant nos yeux émerveillés, tel sur tin écran magique, les magnificences de la Ville Eternelle, les enchantements de Naples sans mourir — de Venise, de Ciênes; les délices île la Côte d'Azur et do maints autres centres italiens; nous sommes subjugués par l'incomparable atmosphère de piété et de poésie qui enveloppe Ixiurdos.la cité du miracle, Lisieux.Los Ruissonncts, autres endroits deB complaisances du Maître; avec les cousines de France, on pleure, en visitant les lieux dévastés par la grande guerre .on prie pour les héros, dormant dans les cimetières de la-bas.La vaillante province de 1'Alsace-Lorraine nous laisse aussi apercevoir ses grandeurs, sa fidélité A la foi catholique et ft In patrie frnnçaiBC l'aria, le Mont-Knint-Michol, la llretagno, ln Normandie et beaucoup d'autres endroits tons remplis pour nos Ames du souvenir des aïeux se déroulent successivement devant nos regards.Tout cela, agrémenté de légendes, fie faits vécus, d'anecdotes qui nous font désirer que le volume soit de beaucoup plus considérable.Pour nous qui n'aurons pas le bonheur d'aller A Rome nous agenouiller devant lo grand Vieillard blanc, c'est une douce compensation de deviner, en parcourant cet ouvrage, qu'il nous nime, nous ses eiifauts du Canada français.N'a-t-il pas dit lui-même A l'un de nos distingués représentants ecclésiastiques; ' Les Canadiens sont de si lions catholiques", ainsi qu'on te lit A ln page 113 du beau livre de M.l'abbé Antonio Iluot?.* .Chez nous aussi, il est des endroits magnifiques, des tableaux mngiques, des coins ravissants.Los doux volumes de M.l'nblié Joseph-D Miclmud: Iai Vaille de Maln/udia et /> Hic.les Étapes /l'une Paroisse de même que 1st Gasjtfsie au Soleil du Rév.Krère Antoine Bernard, C.S.V., nous invitent A chanter avec le |ioéte; ' Rien n'est si lienu que son paya".La mer magique ' cette fôte îles yeux, cotte berceuse des rêves", cette enchanteresse qui attire nutimt pnr l'effravaiito beauté de ses Hots eouroiieés que par la douceur de sa voix suave comme une caresse, cotte mer qui fail h- charme de la (îaspésie elle est bien A nous.Ces rochers escarpés, ces pics légendaires du Bio, lo pittoresque de la Vallée Matapédia.autant de richesses dont noua pouvons nous enorgueillir."Du sommet de ces pies eseari>és.lisons-nous A la linge 27 île "Les Etapes d'une l'aroisse, "l'horizon ne 'découvre et l'on voit Rlirgir le havre.Il est si coquet "dans sn parure do plages, d'anses, de caps et d'Ilots, "aux contours hnrnionieux et aux formes si assorties! "C'est A l'heure do la marée, quand le soleil le baigne "de ses rayons qu'il est vraiment en beauté.Ceux qui "l'ont connu A cette heure en gardent un souvenir ineffublc".Ouvrons maintenant au hasard le livm du Frère A.Bernard l'âge 41."Je l'ai revue (In mer) A ln veaprée, "A l'heure exquise oil tremble comme une goutte d'or, "la première étoile.I^e bruit ondoncé de nos rames se "mariait A la rumeur lointaine du village apaisé."I-A-bns, A l'horizon, la lune, émergeant des flots, ou-"vrait sur la plaine mouvnnto une avenue pailletée de "reflets onduloux.Ah! que l'on voit clair et loin dans "les paysages du pnssé, pnr un beau soir de juillet, sur "une mer limpide!" * • Puisque nous sommes chez nous, feuilletons ces deux ouvrages du R.Père Edouard Lecompte: Le* ancienne* missions de la Compagnie de.Jésus et Les missions modernes de la Compagnie de Jésus au Canada.Nous v suivrons, dans leurs courses apostoliques ces héros de la Foi.au sein des peuplades barbares qui habitaient primitivement le Nouveau-Monde; nous reverrons A f'rruvTO les fils de saint Ignuoc chez les tribus sauvages vivant net iiollomenl dans l'ouest de l'Ontario.Que de merveilles du dévouement nous aurons A admirer! Ces deux livres du Père Lecompte sont une mine précieuse de renseignements historiques.N'est-ce pas que vous voudrez les parcourir en entiv, chers enfants?• • De l'histoire, du dévouement, de l'héroïsme trouvons-nous aussi dans celle gracieuse brochure, œuvre de notre sympathique consœur, Mlle Mario-Claire Dnve-luy et qui a pour titre: "Dix fondatrices canadiennes' Je voits entends me dire:"Ce ravissant petit livre, nous l'avons lu, nous aussi.Cousine, sachant que notre grande amie, Mlle Daveluy en était l'auteur, vite, nous nous sommes empressés de nous le procurer, et je vous assure que nous en avons savouré chaque page; dites donc aux Cousins et Cousines qui vivent a l'étranger de l'acheter eux nussi: il est si instructif en même temps que si joliment écrit".C'est fnit et j'en suis sûre. V OISEAU BLEU 11 "Dix fondatrices Canadiennes" deviendra l'hôte aimé de tonte» les hihliothèqiu eanadiennes.Knrore une figure illuminée de la donhle aureole de la sainteté et du dévouement quo celle dont non» parle éloqueinmoiit le Kev.l'ère Couêt, O.P., en nous présentant la vie de Mère Marie île la Charitt, dee Sœurs Dominicaines île Quèliec.l'arlant de son inlassable charité pour les malades, le Père Couét, écrit de Mère Marie de la Charité ipngo 283 du volume) "Elle voyait Notre-Seigneur dnns se» "enfants malades; elle disait que les malades attirent "la bteédietion de Dieu sur les maisons et ne souffrait "pas que l'on se plaignit d'en avoir un trop grand "nombre." Ce livre renferme du mysticisme, mais un mysticisme aimable et que tout le monde iieut comprendre et goûter., • ."(Juo disent ces deux mignonnes brochure»: "Jeunesse et folies" de M.l'nlihé Baillargé et Femmes-Hommes ou Hommes et Femmes par M.Henri Bournssa: sommes-nous assez sérieux pour lis lire, Cousine?Certainement, et même je vous conseille de les parcourir attentivement; d'ailleurs, point n'est besoin do vous du'- doux fois: les noms îles auteurs sulli-int pour vous engager A on prendre immédiatement connaissance.• , 'Dos mmaus, maintenant '.' Vous lisez donc dos romans, grande Amie, et cela vous amuse, vous intéresse?" Cousine n'ouvrirait pas indiffér.'inment n'importe .i ¦ : ¦ - i ouvrage de fiction; mais il est dm romans intéressants, clos iruvres d'imagination qui élèvent l'Ame et sont, pour le cicur , épris d'idéal, avide d'émotions, un aliment sain, on même temps que l'intelligence s'enrichit de connaissances précieuses en suivant la thèse qui en fait l'objet.Ce.trio de nos derniers romans canadiens complète la collection des livres que j'ai eu le plaisir de lire durant les vacances.La Cam/mjne Canadienne par le Kev.l'ère Adélard Dugré, L'Unique Solution, do M.l'abbé Arsène Coyette, et Im Sève Immortelle, teuvre posthume de notre grande romancière: l.aure Connu, méritent A juste titre une des premières place dans les rayons de nos bibliot hèqui-s.Cousine Fauvki-ie.-:0:- CORRESPONDANCES Vne admiratrice de la petiie Thérèse, Mercure.—Tel que demandé, Stour Jeanne vous a adressé par courrier postal vos études graphologiques.Bonjour de Sieur et do Cousine A toutes deux.é * • /ncompréhensible.—Je suis heureuse moi-même do vos succès, d'autant plu» quo l'on m'a parlé de vous dans mon entourage et que vous n'êtes pas tout a fait inconnue do Cousine Fauvette.Je souhaite que la vie du pensionnat vous plaise autant qu'elle a été agréable à votre grande amie.En effet la procession de la Saint-Jean-Bnptisto était grandiose et magnifique.Ia Filleul du Koi (îrolo" n'est pas encore en vente, niais avant longteniiis, je crois que ce joli conte sera mis en volume.Au revoir affectueux et brillants succès scolaires.• Pierrot.—Si vous désirez recevoir votre graphologie, sou» |h'u, il faudra envoyer a Sieur Jeanne, 15 sous en timbres, avec une envelop|»e timbrée et adressée A votre nom.car les études sont faites à tour de rôle et avant la vôtre, il y a à publier toutes celles de mars, avril et mai.Au revoir.• » Pierre d'hivei.—En effet, j'ai reçu votre manuscrit et ai mis votre analyse sous enveloppe avec colle de votre compagne.Comment se fait-il que vous ne l'ayez pas reçue ?voilà ce que vous écrit Sceur Jeanne en réponse A votre lettre.Elle me prie d'ajouter qu'elle regrette beaucoup ce retard.Demandez A votre compagne, elle a sûrement oublié votre message.Bonjour de Scu de celui do nos |»ensionnat» et de nos académies, en ce qu'il permet de supprimer certaines matières, de les remplacer par d'autn1», plus spécialement appropriées A la vie de missionnaire.Il est entendu que le» jeunes filles qui étudient il l'Ecole Apostolique ont do l'attrait pour la vie île missionnaire.Vous pome, obtenir plus do renseignements en vous adressant il la Révérende Soeur Supérieure de l'Ecole Apostolique des Soeurs Missionnaires de l'Immaculéc-Conception.Kimouski, ou il la Maison Mère, :i 11, Chemin Sainte-Catherine, Outremont.Cousine aura |>our vous un souvenir spécial.Au revoir.* , l/oui» It.- Vous pouvez vous procurer "Los Aventures de l'errine et de Chariot" au Devoir, a l'Action française et.i\ la librairie Oranger.A bientôt le plaisir de vous relire, Cousin.• • Jean-Paul.T,c Juvénat des Pères du Saint-Sacrement est situé il Terrelionne, on y reçoit les jeunes garçons qui se sentent de l'attrait jmur la vie contemplative et sacerdotale.On y reçoit aussi les jeunes gens qui se sentant appelés a.!a vie religieuse préfèrent le travail manuel il l'étude: on les prépare à la vie utile et méritoire de frère convers.Ixs Pères du Sacré-Ciour eux ont une Ecole Apostolique A Beauport.On s'y initie A la vie de missionnaire.Vous pourrez vous renseigner en écrivant vous mime au Rév.Père Supérieur des Missionnaires du Sacré-Cœur, 71, rue Sainte-Ursule, Quéliec.Cousine vous envoie ses meilleurs bonjours.Vous lui donnerez des nouvelles, n'est-ce pas?Ciriir caillant, Pêcheuse de lune, Anxieuse, Thérèse aux yeux htcus.Finissante, Maigueiilc-Maric, Pûirue-tette.Princesse il'K*i>atrnc, Fcrnand L.Lys de la mllie.Petite fient de la prairie, Valdores, Hrunettc de quinze niintemp».J'ai quinze ans, Marjolaine, Cocotte hbincJic, Colomlnne III, Parfum solitaire pourront lire leur graphologie dans une autre colonne.C.F. 12 L'OISEAU BLEU EXPLORONS NOTRE PAYS VI'.HS LA ( OTK DL PACIFIQUE Pauline, vois-tu ce que papa vient de nie passer?— Oh! ça nie parait joli! "Vers la Côte du Pacifique par les montagnes Rocheuses et le parc national Jatper." ("est publié par?— Le Chemin de fer National du Canada.— Ah! Il doit y avoir clos choses intéressantes.Voyons: "\jp parcours idéal pour la traversée du continent nord-américain de l'Atlantique au Pacifique est celui du Chemin de fer National du Canada.Si l'on prend Halifax ou Saint-Jean comme peint de départ et Vancouver comme terminus, le trajet est d'environ :5,S0O milles et près de 4,000 si l'on va jusqu'à l'rince-Rupert.-1,000 milles! Mais, sais-tu que cela dépasse la traversée de l'Atlantique?-Certainement, Entre Halifax et Liverpool la distance est de 2,4S5 milles.— Il y a donc une différence de 1,515 milles, .le comprends maintenant pourquoi beaucoup de nos compatriotes préfèrent la traversée du continent à la traversée de l'Atlantique.— Explique cela, car ça me paraît un peu obscur.— Voici.La traversée de l'Atlantique est fort monotone: des vagues, encore des vagues et toujours des vagues; de temps en temps, on aperçoit un vaisseau dans le lointain, et c'est tout.La traversée du continent présent* sans cesse des aspects nouveaux, ("est d'abord la vallée du Saint-Laurent, puis la région des grands lacs; vient ensuite la plaine centrale illimitée avec ses horizons infinis; pour terminer, il suffit de nommer les Rocheuses, montagnes pittoresques sans rivales.— C'est ce qu'ont compris les voyageurs qui sont partis avec l'excursion organisée par l'Université de Montréal ou avec celle qu'on a nommée la "Liaison française".— Oui, commençons par explorer notre pays commo viennent de le faire les voyageurs du "Devoir", et nous l'aimerons davantage; nous visiterons les pays étrangers ensuite.Continuons notre lecture."Le pays sillonné par le Chemin de fer est réputé il bon droit pour le charme et la splendeur de ses paysages, la diversité de ses panoramas et le nombre et la variété de ses endroits intéressants.' Les provinces maritimes, traversées les premières, ont îles caractéristiques tranchées, bien à elles.Elles sont plus près de l'Europe que tout point quelconque des États-Unis, et, situées dans la cliatne des monts Apala- ches; le pittoresque de leurs vallées et le riche effet de coloris de leurs collines altières et nombreuses sont reconnus.— Bravo?bravo! \ive chez nous! — "On peut dire que, de façon générale, les provinces maritimes du Canada n'ont point de sites qui leur soient comparables sur le continent nord-américain.Par delà le fleuve Saint-Laurent, s'étend jusqu'aux immenses plaines continentales du Dominion, le plateau des I-aurentidos de plus de douze millions de milles carrés avec une altitude moyenne de 1500 pieds au-dessus du niveau de la mer.Ce plateau est renommé pour le nombre de ses rivières et de ses lacs au milieu desquels s'arrondissent des élévations rocheuses, pour l'étendue de ses forets vierges, habitat de gros gibiers tels que l'orignal, le caribou, le chevreuil et l'ours; pour ses ressources en métaux précieux ou industriels.On doit faire figurer aussi parmi ses richesses une chaîne «le montagnes — les LaurcntidcN — qui est la plus vieille du monde, prétendent les géologues.— Ah! les Laurcntides sont les plus vieilles montagnes du monde! j'ignorais cela! c'est bon à savoir.— "Le Qiiél>cc et l'Ontario occupent la partie méridionale de ce plateau.La grande plaine continentale ou région des prairies qui, bien qu'elle ne soit que peu peuplée, a produit en 1923 par ses récoltes de céréales seulement des richesses nouvelles d'une valeur de plus d'un demi-niilliai'l de dollars, est traversée pendant plus de huit cenls milles par le chemin de fer.< Vite partie de la plaine que les géologues apjiellent pâturages naturels, a une superficie d'environ 108,000 milles carrés — soit plus du double de celle de la Grande-Bretagne.I-c parcours du Chemin de fer National du Canada se déroule à travers la région la plus intéressante de ces pâturages naturels, ce qui permet de voir à fond les régions soumises à la culture de môme que les vastes espaces qui se trouvent de chaque côté de la voie." — C'est bien ce qu'on appelle aussi l'immense plaine centrale ou région des prairies, n'est-ce pas?— Oui, c'en est une partie; la plaine centrale s'étend jusqu'au Golfe du Mexique."Ensuite au-delà de la Iwrdurc de la plaine continentale, le réseau pénètre la région la plus notoire, au point de vue physique, de tout le continent; les chaînes de montagnes; Rocheuses, Selkirk et autres, ont une longueur de 1,700 milles et une largeur de 400 L'OISEAU BLEU 13 milles.I./C tracé du chemin de fer à travers cette région, parce qu'il les franchit en diagonale, couvre une distance de quelque six cents milles, et met à portée des yeux du touriste les montagnes les plus fumeuses des Rocheuses canadiennes." — Oh! que j'aimerais voir cela.— "Le Chemin de fer National du Canada qui rend possible le trajet de l'Atlantique au Pacifique sur territoire canadien seulement, est le plus vaste chemin de fer de l'univers sous une direction unique, et possède un réseau total de '22,1)03 milles.Ses voies traversent chacune des neuf provinces qui constituent le Dominion et pénètrent dans la capitale fédérale et dans toutes les capitales provinciales.Sur le côté Atlantique, il y a cinq terminus: Halifax, Sydney, Saint-Jean, N.-B., Montréal et Quél>oo, tandis qu'il en a deux sur la côte du Pacifique: Vancouver et Prin-ce-Kupert.Outre son système ferroviaire, le Canadien National possède une flotte do soixante-deux navires océaniques, naviguant entre le Canada et les ports les plus importants de l'univers: il y h cinq navires utilisés sur la coté de la Colombie-Britannique et quatre affectés à la navigation des lacs.Il possède et exploite onze transbordeurs de convois.II possède 102,000 milles de lignes télégraphiques, la Compagnie des Messageries Nationale (Expesss) et dix palaces-hôtels." — Assez pour aujourd'hui, mon cher Adé-lard; j'ai bien des notes i\ prendre.Que de choses intéressantes, captivantes même, nous ignorons; oui, explorons notre pays pour apprendre il l'aimer davantage.Du Rivack.Le Coin du Curieux MÉTIERS DES ANIMAUX Voici d'après R.-A.Dagne les métiers exercés par un certain nombre d'animaux.Les abeilles sont géomètres: elles construisent leurs cellules avec une très petite quantité de matériel tout en se ménageant le plus d'espace possible.La taupe est météorologiste; l'anguille, électricien; le nautilus, navigateur.Une multitude d'oiseaux sont musiciens-nés.I-e castor est bûcheron, architecte, ingénieur et constructeur.La marmotte est architecte; non seulement elle érige sa maison, mais elle construit des aqueducs pour détourner l'eau de son logis.La chenille fabrique du fil de soie.Les fourmis sont architectes et ingénieurs civils.L'écureuil est batelier consommé: un copeau ou une écorce lui sert de nacelle et sa queue relevée de voile et vogue la galère.Les chiens, les loups, les lions, les tigres et les panthères sont de grands chasseurs; souvent ils dissimulent, dans un trou qu'ils creusent, les restes de leurs repas qu'ils couvrent de feuilles ou de terre.LE NOMBRE DES AUTOS AU CANADA Le nombre des autos s'élevait en décembre 1924 il 050,231 pour tout le Canada.La somme retirée en licences, en taxes et en impôts sur l'essence a été de $12,011,770.Ontario possède 300,441 automobiles;- Québec, 105,000: la Saskatchewan , 70,718; la Colombic-Hritannique, 48,626; l'All>orta, 48.547; le Manitoba, 44,262; la Nouvelle-Ecosse, 20,764; le Xouvcau-Brunswick, 20, 003; l'Ile du Prince-Edouard, 2,690 et le Yukon, 105.(¦'est la ville de Toronto qui compte le plus grand nombre d'autos au Canada et le chiffre de ces véhicules y est de 61,192.tandis que Montréal en a 33,787, Vancouver.21,025 et Winnipeg, 15,061.1,534,885 voyageurs américains sont venus au Canada pour une seule journée, 361,030 pour un mois et 2,744 pour plus d'un mois.LE(ÎRANDTREMBLEMENT DETERRE AU JAPON EN 1923 A Tokio, un certain nombre île maisons s'écroulèrent.Mais c'est l'incendie qui fut cause de la perte de 310,000 édifices; il y eut 67,000 morts, 30,000 disparus, 33,000 blessés.Dans six autres villes, on compte 80,000 maisons détruites et 26,000 morts.Le jour même de la catastrophe, le sol fut secoué 365 fois; puis 289,173 et 143 fois durant les trois jours suivants, soit 1,360 fois durant les deux mois de septembre et d'octobre.On sait que toute grande secousse se continue ainsi pendant quelque temps par un grand nombre de secousses secondaires.Quelques minutes après la première secousse survint un raz de marée et une vague de 20 à 40 pieds de hauteur balaya lo rivage et la baie de Sagami.POPULATION DES ÉTATS-UNIS EN 1925 Iji population des États-Unis a augmenté de 2,150,000 Ames par an, dans le courant des quatre années qui se sont écoulées depuis 1920.Au premier janvier 1925, on comptait dans ce pays 114,311,000 âmes.En 1924, les naissances ont été de 2,645,000 et les décès de 1,333,000. M L* OISEAU BLEU GRAPHOLOGIE Pêcheuse de Lune.—Idéaliste, rêveuse, amie dj la solitude, des grands bois, de tout ce qui est la belle nature.Réservée et froide en apparence, quoique très aimante en réalité.Ame délicate, très impressionnable généreuse et sympathique ft ceux qui souffrent.L'n peu susceptible et tenant à ses idées.1-e jugement est droit, la volonté ferme et résolue.Elle aime beaucoup les arts et la littérature.Elle est satisfaite de son sort.J'entrevois pour elle une vie de dévouement dans le cloître.» • * Anxieuse (10 février).—De la volonté, de l'énergie, une grande droiture d'Ame.1/liiimcur est maussade et.le caractère peu conciliant; elle aime avoir le dernier mot en tout.Caractère encore enfantin, un peu capricieux, intransigeant, idéaliste, inconstant.Beaucoup d'affection mais une réserve et une prudence remarquables.C'est une enthousiaste que la raison sait cependant maintenir dans de justes bornes.Elle a beaucoup de dispositions pour les mathématiques.• • • Cœur willant.—Petite Ame très affectueuse, d'une sensibilité exquise, ne craignant rien tant que de faire de la peine.Elle est franche, timide, modeste comme la violette, elle ne donne sa confiance (m'a lion escient, La piété et l'amour du devoir sont la règle de ses actions.Satisfaite île son sort, elle se laisse vivre dans une douce quiétude.Généreuse et dévouée, se ferait volontiers l'aide et, le soutien de tous les déshérités: le cœur d'une Sœur de Charité.Trop d'indécision et pas assez de volonté; il faut en avoir une bonne provision, pour "demain", ma petite sœur.Bienveillante et servia-ble, ne songeant pas à se plaindre des manques d'attention, plutôt mélancolique que joyeuse.Elle aime la peinture et la musique.• • • Thérèse aux yeux bleus.—Caractère très positif, peu porté a la réflexion.Elle agit spontanément, sous 1 impression du moment, n'est pas très impressionnable, laissant passer les événements sans se laisser abattre par les chagrins, non plus qu'enthousiasmer par les bonheurs.l'Ile aime les sports, les voyages; le travail manuel l'intéresse plus que l'étude, elle a pourtant des dispositions innées pour la musique.Elle n'est pas expansive et il est difficile de pénétrer ses sentiments.Elle a beaucoup de confiance en elle-même.• • • Almnnée Finissante.—Nature concentrée, capable de tous les dévouements, mais en apparence indifférente et froide.Très nerveuse, habituée ft se vaincre .et ne reculant pas devant le sacrifie*.Amie du Beau et du Bien.Franchise, délicatesse, volonté forte et intransigeante.Idéaliste.Fierté native, que l'on prend tout d'abord pour de la suffisance, mais oui n'en est pas.Générosité, et confiance en l'avenir.Elle ne s'em-barasse pas facilement dans les difficultés et sa persévérance la fait habituellement en triompher.• • • Marguerite-Marie.—Humeur un peu capricieuse qu'une volonté de fer parvient ft rendre presque toujours agréable.Générosité et condescendance remarquables.Le cteur est très affectueux mais ne se donne pas facilement; car Marguerite-Marie est très prudente.Amo dévouée, sous des apparences d'indifférence.Elle aime tout, ce qui est beau: les paysages, les fleurs, les oiseaux; la l>clle musique l'impressionne beaucoup.C'est une idéaliste, une âme d'artiste, vibrant ft tous les nobles sentiments.Le jugement a besoin d'être rectifié parfois, l'imagination quoique ardente, sait céder le pas ft la raison.C'est un esprit cultivé et avide de s'instruire de plus en plus, secondé par une mémoire remarquable.Elle est habile en peinture et en travaux artistiques ft l'aiguille.C'est une nature fière et dominatrice.Pâquerette.—Très nerveuse et impressionnable.C'est une enthousiaste, qui voudrait que tout réussît selon ses vues.Le cœur est généreux, mais ses bons élans sont gfttés par une vivacité impatiente oui lui cause ft elle-même bien des ennuis.Elle voudrait tout le monde heureux, mais son vilain esprit de domination empêche bien des bonheurs.Elle est active, franche, charitable.Elle a de la volonté et elle réussira à triompher des quelques défauts qui déparent son Sine bonne et ingénue.* * Princesse d'Espagne.—Un peu de présomption, de la bienveillance et de la générosité.Elle mnnque d'initiative et a besoin d'une aine qui la comprenne et la dirige.Les travaux intellectuels qui pourtant lui seraient un intéressant dérivatif, n'ont pour elle aucun charme.Elle aime les voyages, les jolies toilettes et le sport.Elle est active, vaillante et habile dans les travaux ménagers; elle ne met pas, cependant, en tout ce qu'elle fait, la perfection désirée.Le cœur est affectueux, mais un peu égoïste dans ses amitiés.• • • h'rrnand !.Caractère énigmatique, renfermant un mélange de rêve et de positivisme.La franchise, la générosité, un peu de susceptibilité en sont les caractéristiques les plus apparentes.L'imagination est calme, le jugement pondéré.Il y a dans cette volonté, qu'on croirait louf d'abord indécise, une ténacité et une fermeté rares, lleaucoup d'idéalisme île l'ordre, et des dispositions artistiques bien prononcées.• • • Lys de la vallée (Lachinc).—Nature enthousiaste, amie du beau.Prudente et un i>cu rusée.Elle est d'une discrétion absoluet mais manque parfois de franchise.Elle craint le qu en-dira-t'on et se tient habituellement sur la défensive.I-e cœur est ardent, mais pourquoi ne pas avoir confiance en ceux qui se dévouent ft votre éducation?Moins de rêveries, ma sœurette, et si quelque chose vous embarrasse, aile/, vous confier ft votre mère ou ft votre institutrice.De l'ordre et beaucoup d'amour du travail.* • * Petite fleur de la prairie — Délicatesse d'Ame et de sentiments, ordre et précision eu tout.Le cœur est aimnnt et très dévoué sous des apparences de froideur.L'humeur généralement gaie.Ma sœurette est sérieuse, réfléchie et d'une grande lionté.Elle aime les petits et les humbles; faire plaisir est l'un de ses grands bonheurs.Elle a des dispositions pour l'étude en général et est douée d'une mémoire excellente aidée d'une intelligence droite.Elle manque parfois de constance.• • * Yaldorez.—Bienveillance et aménité de caractère, cœur d'or, générosité naturelle, sans emphase.Distinction innée qu'on prendrait tout d'abord pour de la préciosité, mais il n'en est rien.Nature attractive, qui peut faire lieaucoup de bien par la parole et surtout par l'influence qu'elle exerce irrésistiblement autour d'elle.C'est une âme enthousiaste, entreprenante, servie par une volonté résolue.Elle est économe, mais sait mettre de l'ordre dans tout ce qu'elle fait, en sorte qu'elle saura, demain, projmrtionncr ses dépenses ft ses revenus.Brunette de quinze printemps.—Bon petit cœur, un peu irréfléchi, mois sincère et droit.La volonté est chancelante, tantôt ferme, elle devient incertaine et indécise en présence des difficultés.Ma sœurette a besoin d'un guide sage et éclairé.Elle aime la lecture, mais l'étude n'a pas pour elle assez d'attrait; elle a besoin de plus d'application au travail, car elle est souvent distraite.Le travail manuel lui procure de douces heures.Sa constitution est délicate, c'est peut-être pour cela qu'elle est portée à la mélancolie parfois. L'OISEAU BLEU 15 J'ai quinte ans.—Ce caractère a tout de même le sérieux d'une personne de vingt uns.Itcaucoup de prudence, du calcul, un peu de laisser-aller, un cœur ardent et enthousiaste qui se laisse facilement emporter vers l'idéal.La rêverie vient parfois lui édifier de jolis chateaux en Kspagnc — ou ailleurs —.Le caractère est facile et s'accommode facilement de toutes les situations.Beaucoup d'initiative et des dispositions pour les mathématiques, avec partant licaucoup île précision et d'ordre.* • Marjolaine.—Des défauts, Marjolaine n'en a pas licaucoup.car c'est une bonne petite fille, franche et sansdissimulation, ne demandant una faire le mieux possible son devoir et a jouir du honneur des jours présents.Klle est cependant un peu désoljéissante parfois, mais elle le regrette bien vite.Klle est vive, portée à l'impatience; heureusement que la piété vient réprimer vite ces saillies du caractère encore enfantin de ma 8feurctte.• * •* Colombinc III.—Humeur joviale, cœur aimant et s'attachant i>cut-étro trop facilement avant de bien connaître les personnes a qui clic donne ainsi sa confiance.Elle est bonne, serviable, aimable et sait se consconcilier des amitiés.Klle est un peu irréfléchie et n'aime pas beaucoup l'effort: elle voudrait réussir mais sans se donner trop de mal.Oc n'est pas une nature combative, mais cependant elle est courageuse quand on fait appel il sa bonne volonté et il son dévouement.* • Cocotte blanche.—Beaucoup d'idéalisme, avec une dose remarquable de positivisme.C'est que les moyens d'action chez elle ne sont pas toujours a la hauteur de l'enthousiasme.Klle est un peu romanesque et a besoin d'être dirigée, car le jugement manque de droiture souvent.Klle est excessive en tout; aujourd'hui tout feu pour les œuvres pieuses, demain, tout enthousiaste pour des mondanités.L'amour de soi lui fait parfois causer de la peine à son entourage; elle a bon cœur pourtanr.C'est aussi une nature riche de dévouement et qui avec une volonté constante pourrait faire beaucoup de bien, car elle a le privilège d'attirer les Ailles.• *.• Parfum solitaire.—Ami du Beau et du Bien.Grande générosité et délicatesse de sentiments.La volonté est forte et énergique; il manque parfois d'initiative, mais par contre, la constance le fait triompher de bien des difficultés.Ksprit travailleur, courageux et ami de l'ordre, goûts artistiques et littéraires très prononcés.Culture intellectuelle acquise lieaucoup personnellement, et jugement droit.Franchise, désintéressement, affection vraie et sincère.SŒUR JEANNK NOTE.—Telle écriture, tel caractère.C'est ce que vous dira Sœur Jeanno, notre graphologue, pourvu vous envoyiez, chers enfants, avec dix lignes de voire écriture cl de votre composition dix sous en argent ou en lim'ircs-potb Pour recevoir votre graphologie par courrier postal, il faudra envoyer avec le manuscrit vingt-cinq sous el en plus une enveloppe wlrcssée et timbrée à "SŒUR JEANNK" L'Oùuau Bleu, 290, rue Saint-Laurent, -:o:- Mignard ne laissait échapper aucune occasion de dire des choses flatteuses.Louis XIV lui dit, la dernière fois qu'il fit son portrait: "Vous me trouvez vieilli?—Il est vrai, sire, répondit Mignard, que je vois quelques campagnes de plus sur le front de Votre Majesté." Concours Mensuels RESULTAT DU DERNIER CONCOURS 1—"Ne jamais reculer." * * * 2—Le chez-nous avec un trait d'union parce qu'il est ici nom composé, et je reviens chez nous, sans trait d'union, parce que là chez est.un adverbe de lieu et nous pronom.(On ne met pas plus de trait d'union entre ces mots qu'on en mettrait à ceux-ci : "Je reviens chez nies parents.) * * • 3—Toutes les indulgences de l'Année Sainte, excepté celles que l'on gagne en récitant l'Angélus, doivent être appliquées aux fîmes du purgatoire.Beaucoup de réponses nous sont, parvenues, malheureusement aucun des concurrents n'a donné les trois solutions exactes.Il faudra mettre plus d'attention il répondre au concours de nout-septembre; car, il ne faut pas oublier que la Société Saint-Jcan-Baptistc met toujours il la disposition des concurrents heureux, trois prix d'une piastre.Qui les gagnera cette fois?Il ne s'agit que de trouver les solutions exactes des questions ci-dessous: CONCOURS DE AOUT-SEPTEMBRE 1—Qui gouvernait le Canada, lors de l'exploit héroïque de Madeleine de Vereliéres?* » * 2—'Comment écrivez-vous les mots côte et coteau f » * 3—Rapportez une parole du fabuliste La Fontaine qui montre les Jivantagcs du travail et de l'application à l'école.— lorsqu'on entre dans le inonde social ?Observez bien, en envoyant vos réponses, les conditions suivantes: a) Faire parvenir ses réponses, au plus tard pour le 22 septembre H CONCOURS MENSUEL, "L'OISEAU BLEU" 29G, rue Saint-Laurent, Montréal.b) Joindre à chacune des lettres —* s'il s'en trouve plusieurs sous le même pli — le coupon qui se trouve au bas de la page 15; c) Ecrire lisiblement son nom et son adresse, sans se servir de pseudonyme.Concours Mensuels de L'OISEAU BLEU I Août-sept.1925. 1C L'OISEAU BLEU Où acheter des tapis ?"AU ROYAUME DU TAPIS" C'est là que s'adressent les acheteurs de bon goût quand ils veulent embellir leur loyer! Linoleums, Rideaux, Draperies, Stores et Accessoires.Spécialité: Carpettes Orientales Marocaines.Seuls agents au Canada, MAISON FILIATRAULT Spécialiste et Importateur — Gros et Détail Tél.ESt 0635.429, BOULEVARD ST-LAURENT MONTREAL NOTRE CONCOURS LITTERAIRE (i4u tableau d'honneur.) HIeme Classe.— (// ans et au-
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