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L'oiseau bleu /
Première revue destinée à la jeunesse canadienne-française, L'Oiseau bleu a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec. [...]

Le premier numéro de la revue L'Oiseau bleu, sous-titré « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », paraît à Montréal en janvier 1921. Créée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sous la direction d'Arthur Saint-Pierre, fondateur de la publication, L'Oiseau bleu est la première revue destinée exclusivement à la jeunesse canadienne-française. Sa création a marqué les débuts de la littérature enfantine au Québec.

La revue est diffusée dans les écoles et, selon la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle s'adresse aux enfants canadiens de 3 à 18 ans. Certains ouvrages soulignent toutefois que la revue s'adresse davantage aux écoliers de la fin du primaire et du début du secondaire, soit aux jeunes de 10 à 15 ans, car la publication contient beaucoup plus de textes que d'illustrations. La revue est également diffusée auprès des jeunes franco-américains, franco-ontariens et acadiens.

L'Oiseau bleu poursuit le double objectif d'instruire et de divertir les jeunes. La revue a pour mission de renforcer leur sentiment d'appartenance nationale et leurs croyances religieuses. L'enseignement de l'histoire et de la géographie y occupe une place importante; on y trouve des rubriques telles que « Nos plaques historiques », « À travers l'histoire », de même que des récits de voyage comme « Mon voyage autour du monde ».

L'instruction religieuse et morale est présente dans les contes, les fables, les poèmes, les feuilletons et les biographies de saints. La publication comprend également des articles sur les sciences. Pour divertir les jeunes, la revue leur propose des feuilletons, des chansons, des jeux, des illustrations et des concours.

Plusieurs collaborateurs sont invités à participer à la rédaction de la revue, notamment Marie-Claire Daveluy, qui y publie en feuilletons son premier roman, Les aventures de Perrine et de Charlot. Celui-ci est considéré comme une oeuvre fondatrice qui a donné le ton aux oeuvres subséquentes de la littérature québécoise pour la jeunesse.

L'Oiseau bleu, qui a cessé de paraître en juillet 1940, a véritablement été un catalyseur pour la littérature enfantine québécoise.

LEPAGE, Françoise, Histoire de la littérature pour la jeunesse (Québec et francophonies du Canada) - Suivie d'un dictionnaire des auteurs et des illustrateurs, Orléans [Ontario], Éditions David, 2000, p. 113-118.

Éditeur :
  • Montréal :la Société,1921-1940
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

L'oiseau bleu /, 1923, Collections de BAnQ.

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C OISEauBlEU Pour m nos enfants «oient henrrax.Il leur fast absolument l'Oiaean Bien, DOLLARD DES ORMEAUX AU LONG-SAULT (MAI 1660) Composition d'Henri Julien., 2 L'OISEAU BLEU AU MONUMENT DOLLARD Edgar, viens-tu avec nous?—Rien! entendons-nous.Où allez-vous?—En pèlerinage au monument Bollard.—René et Jean, je vous félicite et je vous accompagne.—Voilà qui est bien; tiens- une autre recrue.Paul! Paul! —Oui! —Tu viens avec nous au monument Dollard?—Avec plaisir, car, pour moi, Dollard et ses compagnons sont comparables à Léonidas et à ses 300 héros.—11 y a déjà plusieurs fois que j'entends parler de Léonidas et des Thermo-pyles; raconte-moi ce fait, Edgar.—Volontiers, mon cher Paul.Léonidas était roi de Sparte- environ 500 ans avant Jésus-Christ.Avec 300 (hommes déterminés — 300 héros — il se posta dans le célèbre défilé des Thermopylcs, qui, à certains endroits, n'a qu'une vingtaine de pieds de largeur.Xerxès, roi des Perses, avait sous sea ordres 2,000,000 d'hommes.Il envoya à Léonidas une lettre qui ne con tenait que ecs mots: "Rends tes armes." Léonidas écrivit au-dessous; "Viens les prendre !" —("était une réponse à la Frontenac! —Trahi, Léonidas attaqua pendant la nuit le camp des Perses et tua près de 20,000 hommes ; les trois cents Spartiates périrent accablés par le nombre.—Tiens, regarde Paul, nous apercevons le monument Dollard.à travers les êclaircies.—Qui a fait ce monument?—Monsieur Alfred Laliberlé, excellent artiste et patriote convaincu.—C'est imposant, tout en étant simple.Un fût couronné d'une figure enguirlandée de feuilles d'érable et de chêne.Je serais heureux de connaître la signification de cette figure.Allons Jean, donne-m'en le symbolisme.—Oh! c'est tout simplement l'emblème de la Nouvelle-France encore à son berceau, ou à ses débuts, si tu l'aimes mieux.—Mes félicitations, Jean; tu es intelligent et fin observateur.Approchons davantage afin de voir par le détail le groupe central: Dollard, l'épée à la main, dans .l'attitude du combattant.La civilisation française, représentée par la femme- fait entrevoir au héros la sublimité de son sacrifice sauveur et la gloire qui l'attend; le drapeau fleurdelisé enveloppe le tout de ses plis ; aux pieds de Dollard, un de ses compagnons d'armes tombé sous les coups des Iroquois, il tient encore le pistolet à la main.Oui, la figure de Dollard est des plus énergiques: j'aime ce groupe, il y a de la vie, de l'expression.Voyons les bas-reliefs.A gauche, sur le prolongement de la base du fût, le serment: un prêtre revêtu des habits sacerdotaux fait face aux héros; sa main gauche repose sur le volume des saints Evangiles.Dollard, au premier rang, la main gauche sur la garde de son épée, tandis que la droite, tendue dans le geste du serment, surmonte le saint volume: ses compagnons, le mousquet à la main gauche et le bras droit dans l'attitude solennelle de la promesse ; tous semblent dire : Nous le jurons ! ^ A droite, le départ: Dollard, figure énergique, le bras droit tendu obliquement vers la nue, avec son chapeau à la main-en guise d'adieu: la main gauche à la garde de son épée; ses compagnons suivent, arme à l'épaule; une épouse embrasse l'un de ces derniers: ce doit être Biaise Juillet, puisqu'il était marié et avait quatre enfants; un vieillard, deux femmes et une petite fille.Allons.Paul, déchiffre-nous les noms de ces héros.—Volontiers: Jacques Brassier; Jean Tavernier; Nicolas Tiblemont; Laurent Hébert; Alonié Delestres: Nicolas Josse-lin; Robert Juric; Jacques Boisseau; Louis Martin; Christophe Augier; Etienne Robin: Jean Valets: René Doussin; Jean Le-compte; Simon Grenet: François Crusson; Nicolas Duval: Biaise Juillet et Mathurin Soulard.—Cela fait vingt noms" avec celui de Dollard.—Oui, mais il ne faut pas oublier celui qui fut tué et les deux qui se noyèrent en face de l'île Saint-Paul au premier départ.—C'est vrai : il y a cependant encore quelque chose qui m'intrigue: il me semble avoir entendu d'autres noms que ceux-là, par exemple- Desforges, Lariviere, etc.: Paul,iqu'en penses-tu? L'OISEAU BLEU —J'ai ici, "Dollard des Ormeaux et ses Compagnons" par E.-Z.Massicotte, voyons te qu'il en dit: Notes biographiques: Au-gier dit Denjardins: Boisseau dit Cognac: tiens, ce sont des surnoms! Continuons: 'Crimson dit Pilote: Hébert dit Larivière; Juillet dit Avignon et Robin dit Desforges.—A ton tour René; lis-nous ce que tu as préparé sur Dollard.—Voici: Au printemps de 1660, dix-sept jeunes Français, gens de coeur et de résolution, ayant à leur tête, Adam Dollard, sieur des Ormeaux, entreprirent de barrer la route aux Iroquois qui se dirigeaient sur Ville-Marie.Monsieur de Maisonneuve consulté, accorda la permission de "courir sur les petites bandes iro-quoises" et de leur faire le plus de mal possible.Avant de partir, tous décident de faire leur testament, puis se confessent, communient, et.en présence des saints autels, s'engagent par serment solennel à combattre, jusqu'à leur dernier souffle de vie.Le 19 avril, nos braves font leurs adieux et se mettent en route.L'expédition est à peine rendue à 'l'île Saint-Paul, près de Ville-Marie, qu'elle rencontre une flottille iroquoise.Dollard attaque avec tant d'impétuosité que les ennemis abandonnent canots et bagages et s'enfuient dans les bois.Pendant l'action, Nicolas Duval est tué : Biaise Juillet, dit Avignon-et Maturin Soulard se noient.On retour ne à Ville Marie avec les dépouilles des Iroquois, et après le service funèbre des trois victimes, on repart au nombre de dix-sept.Après des difficultés iifouïcs.la petite troupe arrive au Long-Sault, sur la rivière Outaouais, et se cantonne dans un retranchement délabré, construit par les sauvages, l'année précédente.A peine viennent-ils de s'installer que quarante Durons et quatre Algonquins commandés, les premiers par Anahotaha, les seconds par Mc-tiwomeg, viennent les rejoindre pour combattre l'ennemi commun.Les alliés sont bientôt investis par 300 Iroquois qu imultiplient leurs attaques, mais sans succès et avec des pertes nombreuses.Plusieurs chefs iroquois tombent sous le* coups «les assiégés : des Français, franchissant la palissade, les décapitent et bordent le haut des pieux de leur réduit de ces têtes grimaçantes.Exaspérés, les Iroquois dépêchent alors un canot aux îles de Richelieu, où 500 des leurs sont réunis pour aller atta- quer Québec et les Trois-Rivières.Les assiégés souffrent énormément de la soif; les Durons découragés et apprenant l'arrivée prochaine des 500 Iroquois qui venaient à la rescousse des assiégeants se rendirent tous, les uns après les autres, à l'ennemi qui leur faisait de grandes promesses; seul- le brave chef Anahotaha demeura fidèle aux Français.Des cris et des hurlements saluèrent l'arrivée du renfort et aussitôt les attaques recommencèrent avec furie, mais toutes furent repoussées avec des pertes sensibles du côté des assaillant1».Dans lis moments de répit, les Fran çais se jetaient à genoux et priaient avec ferveur.Ne pouvant pénétrer dans l'enceinte fortifiée, les Iroquois abattirent plusieurs arbres qui brisèrent la palissa de, sans néanmoins ébranler la résolution des assiégés.' Les Iroquois parlaient de se retirer, mais la honte les retint; ils décidé -rent de tenter un effort suprême.Il leur faut des bravçb; on jette par terre des bûchettes; tous ceux qui en enlèvent une s'engagent pax là à marcher les premiers à l'assaut.Trois bûches liées les unes à côté des autres leur serviront de boucliers.Ils s'avancent tête baissée suivis par les autres Iroquois.C'est une mêlée indescriptible.La Mouche aperçoit son oncle le brave Anahotaha et lui écrie de se rendre."J'ai donné ma parole aux Français, répond ce dernier, je mourrai avec eux." Dollard, sent que le moment suprême est arrivé; il charge un gros mousqueton jusqu'à la gueule, y met une fusée allumée, et cherche à le lancer par-dessus la palissade, mais une branche d'un arbre abattu sur le fort arrête le projectile et le fait tomber au milieu dits Français, où il éclate, bles sant ou tuant plusieurs d'entre eux.A cet instant, les Iroquois franchissent la palissade, se ruent sur les derniers déft-n-.seurs, qui frappent de tout s parts avec une telle furie que les ennemis renoncent à les faire prisonniers; une grêle de coups de mousquets renverse ces invincibles sur une multitude d'Iroquoig, qu'ils ont terrassés.Trois cents Iroquois étaient tombés sous les coups des dix-sept Français et de leurs cinq fidèles alliés.Epouvantés d'une défense si meurtrière les Iroquois renoncèrent à leur dessein d'attaquer Québec, Ville-Marie et Trois-Rivières.La colonie était sauvée.—C'est sublime, René; je te félicite; tu m'as captivé avec ton récit; jamais (Suite ù la page 7) * L'OISEAU BLEU (Suite) RESUME Petit Pierre, âgé de six ans, est le fils de M.Joseph Leblanc, qui cultive avec bonheur une jolie ferme a)>pele"e "l'êrablière" située dans une paroisse bien canadienne-française.Ce brave cultivateur a.transmis à son fils un vif amour du sol natal.A la nouvelle de la visite prochaine de son oncle Antoine, frère de son père, qui est parti il y a quinze ans pour tenter fortune aux Etats-Unis, petit Pierre s'est rendu en voiture à la gare du village en compagnie de son père pour souhaiter la bienvenue au visiteur qui amène avec lui ion fils Freddy, âgé de onze ans.Après un échange de poignées de main chaleureuses, on reprend le chemin de la ferme où la mère de Petit Pierre a préparé un splendide repas de fête où l'aïeule attend avec anxiété son couvre fils Antoine expatrié depuis longtemps.te repas fut des pins intéressants.Antoine fit le récit de sa vie aux Etats-Unis.Il signala surtout combien il est triste de se laisser prendre par le mirage d'une vie qui parait facile de loin, mais sans l'être en réalité.Pierre et Freddy sortirent du repas pour aller s'ébattre dans le jardin.—Moi, je m'endors, dit Pierre.—Tl est neuf heures, aussi, répondit sa mère, qui alla aussitôt préparer les lits.VIII — REMINISCENCES En se levant de table, Joseph avait dit: "Si tu veux dire comme moi, Antoine, pendant que les femmes vont "rapail-ler" la vaisselle, on va aller tirer une touche dans la cuisine.C'est curieux, mon vieux, comme on prend des habitudes.Tu te rappelles noire défunt père il trouvait son tabac meilleur, quand il était assis dans le coin, les.deux pieds sur le devant du poêle.Eh bien ! je lui ressemble.Et c'est plus fort que moi, quand je ne suis pas là pour fumer, il me manque quelque chose.—Chacun a sa toquade, fit Antoine.Moi, c'est ma berceuse empaillée et mes "savates" qu'il me faut en arrivant.Voilà deux fois qu'Angèle fait poser un fond à ma chaise, parce que je n'en veux pas d'autres.Et les enfants ont toujours soin de mettre mes pantoufles à ma portée, quand j'arrive.En été, je me mets à l'aise, je fais bouffer ma chemise, puis je me verse une rasade de bière d'épinette qu'An- irèle fait elle-même et qu'elle tient sur la glace.Je crois franchement que se sont ces petits plaisirs qui nous attachent à la vie, malgré tous les chagrins qu'elle nous amène.—Maman, dit la complaisante Méla-nie à la mère Leblanc qui commençait à déservir, laissez-moi faire avec la table.Je vais arranger ça en un rien de temps.Allez trouver Antoine.Et sur un signe négatif de la bonne vieille, elle ajouta: "Prenez plutôt le petit, il en cogne des clous sur sa chaise, le pauvre____" La grand'mère n'insista pas.Elle prit, dans ses bras, le bébé qui se frottait les yeux de ses petits poings, et vint le bercer dans la cuisine, en face de ses fils, déjà installés suivant leur mode préféré.—Joseph, assis devant le poêle, achevait de bourrer sa pipe, et Antoine, en bras de chemise, sortait de sa valise des pantoufles qu'il n'avait pas oublié d'apporter en voyage.11 aperçut le long du mur un vieux sofa, sorte de grand coffre couleur de brique et que l'on voit dans les plus anciennes de nos maisons de campagne.—Tiens, fit-il, vous l'avez encore, le vieux sofa? I, • O I S E A U BI, E U 5 —Oui, il est trop utile pour s'en défaire, dit la mère.J'ai là-dedans plusieurs souvenirs de vos jeunes années.On a rudement bien dormi autrefois, au fond de cette boite-là, fit Joseph, en tirant une énorme touche.—J'te crois, répondit Antoine, tu ne sais pas ce qu'il me rappelle, à moi qui ne l'ai pas vu depuis si longtemps.Et.comme la réponse tardait à venir, il continua: J'avais à peu près l'âge de ton Pierre, on manquait souvent de pain à la maison, je crois même qu'on n'en voyait sur la table que le dimanche.La semaine, on mangeait de la galette de sarrazin et de blé.Vous en souvenez-vous, maman ?L'aïeule inclina la tête en souriant, afin de ne pas réveiller le petit Jacques qui dormait dans ses bras.Bien, ajouta Antoine, après dîner, quand vous alliez faire votre somme, je me faufilais vers la huche, et je raflais toutes les tracnhes de pain qui s'y trouvaient puis j'allais les cacher sous les couvertes, dans le sofa.—Et la nuit, continua Joseph qui se ressouvenait, on mordait à belles dents dans la mie brune.L'argent était rare dans ce temps-là, n'est-ce pas, maman?—Au souper, quand vous vous aperceviez du larcin, reprit Antoine, vous disiez surprise: Pourtant, il Ime semble qu'il restait des tranches de pain à midi! mais vous ne poussiez jamais l'enquête plus loin.Je suppose que vous aviez pitié de notre gourmandise.La bonne vieille, sans répondre, alla coucher le petit Jacques dans la chambre voisine, et revint prendre sa berceuse.Joignant les mains sur ses genoux, et d'un air recueilli, elle dit, l'esprit au loin: Chers enfants, que le bon Dieu vous préserve d'aussi terribles épreuves! Cette année-là la récolte s'annonçait belle.Nous avions déjà cinq enfants autour de nous.Marie-Anne, l'ainée, allait sur ses train ans, et m'aidait déjà comme une petite femme.Un dimanche après midi qu'il faisait une chaleur écrasante, le ciel se couvrit en un rien de temps, un vent froid s'éleva et le temps devint si sombre qu'on n'y voyait presque plus.Dans les champs les animaux étaient apeurés, et plusieurs érables de la cour se brisèrent sous le vent.Ensuite, la grêle tomba pendant une heure, drue et grosse comme des noix, et quand l'ouragan eut passé, il ne restait plus rien dans toute la Plaine de la récolte qui s'annonçait belle comme jamais.Le tonnerre tomba sur la granjre du père Moisan et tua tous ses animaux.Le père Laverdure perdit deux de ses meilleurs chevaux.La malchance continua dans la Plaine.Un bon jour, les animaux tombèrent malades: il en mourut plusieurs, et, faute de nourriture, le lait des vaches tarit.On parla de "sorts", les plus chrétiens s'inclinèrent résignés sous la main qui les frappait si cruellement.C'était la misère noire pour tout le monde.C'est curieux- dit Joseph, que ni vous, ni le père n'aviez jamais parlé de çii ! De tout le rang, notre ferme fut la moins éprouvée.Michel avait en réserve une bonne quantité de grain de la vieille récolte et le grenier à foin était encore à moitié rempli.Tous nos animaux nous restaient, et c'est à même l'argent fait avec ces produits que nous avons pu acheter tous les dimanches, au village, une couple de pains bruns que vous mangiez avec tant d'appétit.Mais des malheurs pires que la pauvreté vinrent nous accabler et jeter le deuil dans la maison.En trois jours, Jacques et Rolland, vos petits frères, moururent de la diphtérie: la petite Lucienne- qui vint au monde dans ces jours de larmes, mourut aussi, quelques semaines après.Vous devinez la tristesse des mois qui suivirent.Dieu est bon.puisqu'il m'en a ôté le cruel souvenir! Mais un jour de printemps où ABONNEMENT SPECIAL DES VACANCES Nos lecteurs ne pouvant pas, durant les mois du juillet et août, acheter noire revue au numéro aussi facilement que pendant le temps des classes, nous avons décidé de leur offrir un abonnement tout-à-fait spécial pour ces deux mois, à raison de DIX SOUS seulement.Que tous les écoliers et écolières s'inscrivent donc au plus tôt sur notre liste d'abonnement spécial, afin d'être assurés de recevoir 1,'OISKAV BLEU chez eux durant lis deux mois de vacances.Il suffit pour cela d'envoyer dès à présent dix sous en timbres-poste ou en argent avec son nom et son adresse écrits très lisiblement à L'OISEAU P.LEU, 2!)6, Boulevard Saint-Laurent, (Inscrire sur l'enveloppe: .-t /,'O.V.V KM EST SPFA IAL ). L'OISEAU BLEU l'espérance renaissait malgré tout, Marie-Anne se plaignit soudain de douleurs dans le corps.Elle se tordait, la pauvre enfant, sa figure devenait toute noire.On courut à la hâte chercher le docteur Saint-Louis.C'est une simple indigestion, dit-il, ré-chauffez-là: demain ça n'y paraîtra plug,.Et il nous laissa des poudres, pour lui en faire prendre dans la veillée.Je réchauffai autant que je pus la petite martyre qui souffrait de plus en plus.Elle se ramassait, puis se cramponnait après nous en disant: Oh que j'ai mal! que j'ai mal! Je sang! on va faire une saignée; ou, un froid qu'on avait pris: réchauffez-vous! Et l'on crevait sans que sa conscience en fut le moins du monde inquiétée.Aussi quand il est mort, il y a trois ans, il y avait belle lurette que sa clientèle avait passé au docteur Desforges qui était venu s'établir à Sainte-Anne.On lui a toujours reproché-avec, raison, d'être trop insouciant, reprit la mère I^eblanc.S'il avait pris la peine d'étudier un peu la maladie de Marie-Anne il l'aurait sauvée, disait le docteur Brassard, de Saint-Lin.C'était un cas d'appen- lui donnai les prises presque coup sur coup, et malgré mes soins, elle mourut dans nos bras, en moins de six heures.Et la mère Leblanc, la figure encore horrifiée au sou venir de pareilles douleurs, resta quelques instants les yeux dans le vide, le coeur oppressé Ç;i fait plus de vingt ans que Marie-Anne est morte, dit-elle d'une voix étranglée et je n'y pense jamais sans pleurer.Ah! ce vieux Saint-Louis, dit Joseph avec colère, c'était moins connaissant que rien ! Paresseux, toujours étendu dans sa grande chaise, il n'a jamais eu le coeur d'ouvrir un livre pour apprendre comment soigner ses semblables! Avec lui c'était toujours la même chose: Une indigestion ! Réchauffez-vous ; ou, un coup de dicite, il est vrai, mais quand c'est une première attaque, avec de bons soins on les réchappe toujours, paraît-il.Après la mort de ma petite fille- continua la pauvre mère, Michel était devenu sombre.Il travaillait sans relâche comme un perdu, ou bien il errait dans le bois, des journées entières.Vous commenciez à fréquenter l'école, et dans ce femps-là le village de la Plaine, tu t'en souviens, Antoine, n'était qu'un petit rang, et il vous fallait, faire trois milles matin et soir, pour aller à l'école de SaiiTtc-Anne.Alors on vous mit en J>ension chez la vieille Dupé-ré, afin que vous ne manquiez pas votre catéchisme.(A suivre) L'OISEAU BLEU 7 AU MONUMENT DOLLARD (Suite de la page 8) j'aurais cru être aussi fortement impressionné: il faut que cette leçon nous profite.Qu'allons-nous faire?—Ce qu'il nous faut faire! Oh! c'est simple, mon cher Edgar! Nous n'avons pas à ferrailler comme Dollard et ses héroïques compagnons: apprenons bien notre langue et parions correctement: sachons épargner et nous pourrons plus tard jouer un rôle honorable dans la société: soyons surtout des catholiques pratiquants et convaincus, et alors nous serons de vrais patriotes prêts à accomplir les sacrifices que la patrie pourrait nous demander.—Je te remercie encore une fois.René: tu as le véritable sema patriotique; nous allons nous efforcer de mettre en pratique tes bons conseils.Mais avant de nous séparer, il faut refaire l'historique de l'érection de ce monument.—Oh ! cela remonte à la démonstration organisée en 1910' à l'occasion du 250e anniversaire de l'héroïque sacrifice de Dollard et de ses compagnons.Le jour même de cette démonstration la souscription pour le Monument Dollard était ouverte, et en 1914, les vingt mille dollars requis pour son érection étaient entre les mains des organisateurs de cette oeuvre Rationale.Le 24 juin 1920, le monument était solennellement inauguré.On a même pu.avec le surplus obtenu, ériger un premier monument commémoratif à Carillon- sur le site du combat, le 25 mai 1919.Et depuis, chaque année, le 24 mai.date probable de la mort de Dollard.nombre de citoyens se rendent en pèlerinage au Long-Sault pour honorer la mémoire de tous ces héros tombés si vaillamment pour la défense de la patrie.—Nous irons visiter cette terre arrosée du sang des nôtres aux prochaines vacances, n'est-ce pas, René?—Entendu, Edgar.Tout de même, nous nous donnons rendez-vous- le 24 mai prochain, au pied de ce monument.Il y aura bénédiction solennelle des drapeaux reconstitués curre et lui demandèrent s'ii en avait île bon.—J'en ni de bon.dit-il, mon beurre est savoureux comme l'huile d'olive la plus fini-.—Remarque cela, dit l'avare à son hôU\ ce qu'il y a de mieux en beurre se compare à l'huile; par conséquent, l'huile est préférable.Ils allèrent aussitôt chez le marchand d'huile.—Ave7.-vous de bonne huile?—J'en ai de la meilleure qualité.Elle est blanche et transparente comme de l'eau, dit le marchand._ — Remarque cela, «lit l'avare de Hassora à l'avare de Koufa.A ce compte, l'eau est ce qu'il y a de mieux.Or, j'ai à la maison un grand seau d'eau, je l'en ferai part au nom de l'hospitalité.En effet, quand ils rentrèrent dans sa demeure, il n'offrit pas autre chose quo de l'eau, afin d'apprendre à son hôte que l'eau est meilleure .-¦ —.bandonner leur7*canots et de' s'enfuir dans les bois environnants.Trois cents Indigènes, durant plusieurs jours, cherchent obstinément a s'empsr?r de la place.Inutiles sont leurs efforts : chaque attaque est rcpous*ée.Pour les narguer, les Français garnissent le sommet de la palissade avec des tètes d'Iroquois dont les cadavres s'empilent autour du fort.Illustrations d'O.-A.Léger Sachant qu'ils courent .a une mort presque certaine, ces jeunes braves assistent a la sainte messe, communient, et "s'engagent par serment solennel à ne pas demander quartier et à combattre jusqu'au dernier eouffl* de vie ".Dollard revient à la ville en toute hâte pour remplacer les premières victimes de l'expédition, puis Il repart.Parvenu, le premier attendre l'ennemi.Sans tarots Jes Français s'occupent a remettre la place en état de supporter un siège.Mais voilà que les assiégée manquant d'eau.A plusieurs reprisée, quelques-uns d'entre eux vont en puiser à la rivière dans de petits vases, n'en ayant pas de grands.Pendant ces audacieuses sorties, leurs compagnons tiennent l'ennemi a distance, au moyen d'une fusillade nourrie.Les assiégeants reçoivent bientôt un renfort de 500 guerriers.En même temps,'Us apprennent par des traîtres hurons que les Français ne sont qu'une poignée, que leur poudre est presque épuisée et qu'Us souffrent de la faim et de la soif.Dans un suprême assaut, In palissade cède bout la ruée des barbares.Jusqu'au dernier d'entre eux, les Français résistent encore et vendent chèrement !*ur vU.Les sachems Iroquois tiennent conseil.Retranchés dans un mauvais fort, quelques Visages-Pâles nous ont fait perdre le tiers de notre armée.Oue pouvons-nous espérer contre des villes défendues par des garnisons ?"Ce serait une folle, disent-ils ; nous péririons tous.Ki'tiror.s-nous donc ei reprenons le chemin de nos bourgades ", CHRISTOPHE AUGIER JACQUES BOISSEAU JACQUES BRASS1E"R FRANÇOIS CRUSSON ALONIE DELESTRES RENE DOUSSIN SIMON GRENET LAURENT HEBERT PORTS AU LONG-SAULT LE 21 MAI 1660 ADAM DOLLARD DES ORMEAUX NICOLAS J0SSELIN ROBERT JURIE JEAN LEGOMPTE LOUIS MARTIN ETIENNE ROBIN JEAN TAVERNIER NICOLAS TI6LEM0NT JEAN VALETS MORTS A L ILE DES SOEURS LE 19 AVRIL 1660 NICOLAS DUVAL-BLAISE JUILLET - MATHURIN SOU LARD •¦ IL FAIT ICI DONNER LA GLOIRE A CES DIX-SEPT FRANÇAIS DE MONTREAL ET HONORER LEURS CENDRES D'UN ELOGE QUI LEUR EST DO AVEC JUSTICE.TOUT ETAIT PERDU S'ILS N'EUSSENT PERI.ET LEUR MALHEUR A SAUVE LE PAYS " tWaim* *j JUuiUi ).(Droits réterret, Canada, 1920).EN JUIN : ROBERT GIFFARD 10 L'OISEAU BLEU oiïmer Notre concours historique-littéraire vient de se clore avec un résultat dépassant les légitimes espoirs de la grande Cousine.Au-delà de cent cinquante oisillons ont répondu à l'appel de "l'Oiseau Bleu" et sont venus, de tous les coins de notre belle province aussi bien que de la province-¦ocurct des plaines manitobaines, chanter les faits glorieux de notre histoire.Des contrées américaines même quelques chanteurs à la voix patriotique ont apporté leur quote-part à ce concert vibrant de louanges, et sous des plumes, pour un grand nombre novices, se sont habilement dessinées nos grandes et belles figures.Dans plusieurs de ces travaux, l'artiste est venu au secours de l'écrivain, et Cousine possède, grâce à l'habile crayon de plusieurs, une charmante galerie de portraits et de paysages de chez nous.Elle ne peut donc, chers oisillons, que louer votre ardeur au travail, votre nmour de l'élude et se réjouir avec vous du succès de cette joute littéraire de 1923.Les lauréats ont bel et bien gagné leurs palmes et leurs frères et soeurs dont les noms paraissent au tableau d'honneur n'ont pas volé leurs mentions; tout ce monde-là a bien travaillé, si tous n'ont pas atteint le but désiré, on peut dire qu'ils s'en sont tous assez rapprochés.On commence par des accessits pour arriver aux prix.D'ailleurs, le travail porte avec lui une récompense morale bien au-dessus des lauriers matériels.Quelques remarques en passant sur l'aspect général des travaux.Quelques-uns ont péché par la prolixité, s'étendant trop longuement sur certains faits secondaires, pour ensuite négliger les points essentiels du sujet; d'autres, s'en tenant aux récits de leurs manuels d'histoire, n'ont pas fait assez grand l'effort personnel: enfin, certains ont commis des erreurs de dnte et ont confondu les personnages historiques."Concurrent averti en vaut deux", n'est-ce pns?Donc.Cousine, en attirant votre attention sur ces quelques fautes, le fait dans votre plus grand intérêt, chers oisillons et vous dit un cordial "au revoir".* * * LISTE DES PRIX 1ère, catégorie (15 avs rt nu-dcsnus) 1er prix (10 notes)—Annette Dumouchel, académie Saint-Joseph, Saint-Tîonifacc, Man.—.Jacques Turgeon.48, rue Durocher.Montréal." —Georgette Bourbeau.Gfi rue ftlake, Montréal (Congrégation de N.-Damc).Léola Uobiehaud, Congrégation de Notre-Dame, St-Louis de Kent.N.B.2e 3e 4e 1er prix (10 notes) fie " " —.Jeanne Lachance, Saint- Romain, comté de Frontenac, Que.tie " " —Lucienne Laforge, 720, rue Visitation, Montréal.7e " " —Roma Caron, G80, rue De Saint-Valier, Montréal.8e " " —Alice Benoit, Ecole Sainte- Famille.Worcester.Mass., F.U.9e prix ( !'notes)—"Fleur Canadienne", 826 rue Old Orchard.Montréal.10e " " —Thérèse Lavigne, 237!» rue Saint-Urbain, Montréal.Ile " " —Claire tiaulin, 422 rue Mont Royal, Est, Mont-Royal.12e " " —Marthe Chavanne, 160 rue Goulet, Norwood, Man.13e " " —Yvette lîourcier, 340, Ave- nue Kitchener, Montréal, (C.Notre-Dame).14e " " —Yvette Beaugrand, 2534, rue Waverly, Montréal.Sème ralôgorie (12 à 18 0918.) 1er prix (10 notes)—Simonne Sigouin.1471 rue Saint-Jacques.Montréal.2e " " —Annette Lamontagne, 122.rue Quesnel, Montréal.3e " " —Jeanne Meunier.Académie Saint-Joseph, Saint-Boni- face.Man.4e " —Rhéa Lecavalicr, 44, 9e Avenue, Lachine, Montréal.fie " " —Simonne Léonard, casier postal 45, Sorel, Que.6c " " —Anita Valiquet, 2238, rue Saint-Denis, Montréal.7e " " ¦—Doréa Désautels.2857, rue Drolet, Montréal.8e " " —Olivina Arsenenult, Con- grégation de Notre-Dame, Saint-Louis de ICcnt, N.B.île " " —Cécile Riéci.2742, rue Dro- let, Montréal.10e " " —Lucile Bonnier, 210, rue Delisle.Montréal.Ile " " —Béatrice Pitre, 181, rue Desjardins, Maisonneuve, Montréal.12e " " —Bernadette Geoffrion, 74.rue Harmonie, Montréal.13e " —Marie-Anne Sintenne.259, rue Cartier, Montréal. L'OISE AU BLEU 11 1er prix (10 notes) 14e " " —Thérèse Dufour, 137, rue Saint-André, Ottawa.15e- " " —Rmilia Laliberté, Kaith, Ontario.16e " " —Marguerite Lafrance, 30, rue Saint-Zotiquc, Mont-.' réal.17e " —Jeanne Hébert, 44», Avenue Clark, Westmount (C.de Notre-Dame).18c " " —Emilie Saint-Mars, Acadé- mie Saint-Joseph, Saint-Boniface, Man.19e " " —Laurctte Lafrance, 181.rue Desjardins, Maisonneuve, Montréal.lèmc Catégorie (Il ans et au-dessous).1er prix ( 10 notes)—Simonne Poirier, 171, rue Cathcart, Ottawa.2e " —Cécile Vaii Billaghim, Aca- démie Saint-Joseph, Saint-Boniface, Man.3e " " —Ama Daigle, Congrégation Notre-Dame.Saint-Louis de Kent, N.B.4e " " —Adrienne Séguin, 2708, rue Saint-Hubert, Montréal.lie " —Blanche Haines.Académie Saint-Joseph, Saint-Boni-face, Man.Ce " —Hortense Royal, Académie Saint-Joseph, Saint-Boni-face.Man.7e " —Marguerite Côté, Couvent du Bon Pasteur, Saint-Prosper.8e " " —Marie-Thérèse Brisset, des Nos 307 rue Prince-Arthur, Montréal.i'e " " —Fernande Champagne,2339a rue Buyer, Villeray, Mont-Monlréal.Nous publierons les mentions d'honneur en juin.A tous, félicitations cordiales de __J'.ousinc FAUVETTE.NOTE DE COUSINE FAUVETTE Comme nous publions aujourd'hui la première composition primée (1ère catégorie), la correspondance est forcément remise au numéro de juin Que mes nombreux l-ousins.et cousines n'en soient pas fâchés et qu'ils prennent patience : Cousine ne les oublie pas et leur envoie à tous ses meilleurs bonjours.* * * Soeur Jeanne me prie de vous dire qu'elle a reçu les lettres signées des pseudonymes ci-dessous, et que les analyses de ces écritures seront faites le plus tôt possible et à tour de rôle.Les cousins dont les noms ne sont pas mentionnés liront prochainement leurs graphologies, car elles sont données à nos imprimeurs: "Rayon d'or"."Amant d'un lis".Perle de mer", "Mousquetaire", "Rosaire aimé"."Chopin", Yvonne Z."Rosette aux yeux bleus"."Petit Canadien"."Petite Clarisse", "Feuille d'érable".Sourire d'avril"."Laetitia", "Petite Ermite.", Manon", "Mimosa", "Avide d'idéal", "Bretonne fidèle"."Petite Egide", "Brin d'herbe", "Fleur île mai"."Brin de coquetterie", "Myosotis", "Bouton d'or", "C.Cille"."L'humble violette", "Rose des bois", "Petite Ontarienne", Laurentia B., "Sabot d'or", "Rose de Noël"."Bébé Bosc".Les quatre dernières devront envoyer les dix sous demandés avant de recevoir leurs études.C.F.A TRAVERS LE CONCOURS 1er TR1X—1ère CATEGORIE.Qui des personnages—hommes ou femmes— dont fait mention l'histoire de notre pays, depuis Jacques-Cartier jusqu'à nos jours, suscite le plus mon intérêt et mon admiration?* * * "Ceux qui auront enseigné à plusieurs la voie de la justice luiront comme des étoiles dans toute l'éternité." L'héroïne à qui peuvent s'appliquer ces paroles du prophète est une humble rose que je détacherai pour un moment de la couronne de gloire du Canada afin de l'offrir à l'admiration des petites canadiennes.Puissent celles-ci être attirées par les parfums de vertu qui s'en exhalent! Dans l'automne de l'année 1811, alors que la nature se dépouillait de ses ornements de fête pour revêtir sa parure de tristesse, le divin Jardinier cueillit de son jardin céleste une "Rose" qu'il transplanta dans une serre terrestre.Cette serre était la famille Duro-cher, de la paroisse Saint-Antoine-sur-Kichelieu, oil devait ciloître la "rose de grace'', baptisée sous le nom d'Kulalie.Elle fut toujours une rose d'agréable odeur pour Jésus-Christ, en remplissant les obligations que lui imposait son nom mystique.Descendant d'une famille qui s'était illustrée au Long Sault et à Carillon, élevée dans une atmosphère tout imprégnée de sentiments religieux, Eulalie, frêle et délicate de constitution, nous apparaît en outre, dès les promièiles années de son existence, rayonnante de la beauté céleste que donne la piété.D'elle l'on peut dire avec assurance qu'elle grandit en âge et en vertu sous l oen «le Dieu, de ses parents et de ses maîtresses.I*s épreuves nombreuses que son noble coeur eut à subir semb'a^enl présager la mission toute privilégiée que le divin Maître lui réservait.Ainsi la maladie, compagne presque habituelle d'Eulalio.vint-elle, à pusieurs reprises, in ter rompre les études poursuivies avec tant d'ardeur par la chère
de

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