L'oiseau bleu /, 1 janvier 1921, septembre
Pour que nos enfants soient heureux, il leur faut absolument Pu Oiseau Bleu.» Maurice MAETERLINCK.Revue mensuelle illustrée pour la Jeunesse.Publiée par la SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL Téléphone : PLATEAU 3768.Abonnement annuel : Canada, 75 sous ; Union postale : fl.OO.Rédaction, administration et publicité : 296.RUE SAINT-LAURENT, MONTREAL.VOL.I —No 9.MONTREAL, SEPTEMBRE 1921 Le numéro : 7 sous.l'Gaspard veut jouer un mauvais four à son compagnon,en déposant- dans sa poene d'habH une boule qui,en s'*cr«san>, répand une odeur insupportable- 2"ll en fdf puni sur-le.champ car la poche éranr percée, la boula roule ourle banc,jusre au mornenh où Gaspard s'assied après avoir bredouille' ta leçon.J.Nf-isflRc 2 L'OISEAU BLEU Superbes Primes à Gagner Combien de petits Canadiens et de petites Canadiennes finit déjà leurs délices cli- l'Oiseau Bleu ! Un nombre beaucoup plus considérable encore s'y abonneraient d'enthousiasme, si notre jolie revue leur était connue.Nos petits abonnés satisfaits peuvent être, s'ils le veulent, nos propagandistes les plus heureux.Afin «le stimuler leur zèle, nous avons décidé de leur offrir de nugninqnes primes, dont voici la liste.ENVOYEZ - NOUS : $1.50 pour 2 abonnements, et vous aurez droit, à Une jolie médaille scapulciro avec chaînette, ou à Une balls île 3 pouces de diamètre, aux belles couleurs.$2.25 pour ,% abonnements, et choi-» sisse/ entre Une boite de dominos, jeu toujours si intéressant, ou Une botta de terre à modeler, contenant de la terre plastique île six couleurs différentes, qui ne tacbe pas.ne sèche pas, et constitue un jeu aussi amusant quo instructif.$4.50 pour d abonnements, et choisissez entre Un petit ballon, aux belles couleurs, de i'/i de diamètre ; Une boite de blocs de construction, en bois, de 7 x io pouces ; Une balle, pour le jeu de balle- au camp.$7.50 pour lu abonnements, et choisissez entre Prix spécial : Exquise poupée Florette, aux membres articulés , aux beaux grands cheveux, et qui dort ; Un jeu de "Tennis" comprenant deux raquettes et deux balles ; Un Album de "Contes Historiques", 16 sujets ; Une bafle de balle-au-cunp, d'excellente qualité.$11.25 pour 15 abonnements, Un très bon couteau de poche, à une, deux ou trois lames ; Une montre de garçon î Une belle Jeanne d'Are nickelée, pivotant sur piédestal ; Un gant ou une "mitaine" de balle-au-camp.$18.75 pour 25 abonnements.Gant, bâton et balle pour jeu de balle-au-camp ; Une Toiturette pliante avec roues à cerclage en caoutchouc, pour poupée ; Une plumo-réservoir d'excellente fabrication ; Un service de vaisselle en très belle porcelaine, pour fillettes ; Un superbe chapelet monté en or.AVIS IMPORTANT Jusqu'à 10 abonnements, touS les abonnements devront être envoyés en même temps, avec indication précise de la prime désirée.A partir de 11 abonnements, on peut expédier les abonnements par quantité de 5 ou plus.Ils seront crédités à l'envoyeur, à mesure qu'ils arriveront au bureau, et dès que la quantité requise pour gagner la prime choisie sera atteinte, cette prime sera expédiée sans retard.NOTEZ BIEN t.lu'il ne faut pas négliger de faire les remises.Si un petit recruteur s'aperçoit qu'il ne pourra pas rapidement atteindre le nombre d'abonnés nécessaire pour gagner la prime qu'il a d'abord choisie, il devra choisir une nouvelle prime, plus modeste que la première, et la réclamer sans retard.N'envoyez pas d'argent libre dans une enveloppe.Faites remise des sommes dues à l'Oiseau Bleu par BON ou MANDAT POSTAL.Ecrirex au long et bien lisiblement, les noms et adresses de vos abonnes.ADRESSEZ LE TOUT A L'OISEAU BLEU 296, rue Saint-Laurent, Montréal L'OISEAU BLEU 3 DANS LA NOUVELLE-FRANCE Résumé — Perrfne et ('harlot Dumay, deux orphelin» d'Offranville.villare normand, seront confié* à une rich* parente.Kffrayée à la pennée d'aller demeurer ehex la tant* Claudine 1-e Jeal nui eut avare et méchante.Pcrrîne «'enfuit avec ('harlot.A Dieppe, elle ne glisse a%*ee M>n frère dana un vai*»ea\i en roule pour le Canada.I.ea orphelin» «ont hicntAt découverte.Une vieille dame nohle et fortunée.Catherine de Cordé, mére de MM.I.e Gardeur de Kepentieny et I* Gardeur de Tilly, adopte led enfant*.A Québec, tous s'installent provisoirement dnns la maison de Jean Bourdon < l'inttô-nleur de la Nouvelle-France ».Chariot «'y désespère.Julien l'idiot, «on bon ami le matelot, vient lui faire »ea adieux.(Suite) H- as ! Chariot ne comprend que trop.Avec des sanglota il se cramponne au hrns de Julien : « Non, non, je ne veux pas que tu partes, Julien.Non, oh! non ».Ses pleurs attirent l'attention.L'on vient.Madame de Repentigny, accompagnée de Perrine s'avance rapidement.« yue se passe-t-il, dit-elle effrayée?» Perrine devine comme Chariot Julien doit partir.Elle entoure son frère de ses hras et essaie de le calmer.11 résiste.Il est en proie à une véritahle crise de désespoir.Julien l'idiot ne bouge plus.Seuls ses yeux ont un peu d'affolement.L'émotion, la gène qu'il éprouve en présence He Madame de Repentigny le paralysent tout à fait.MADAME DE REPENTIGNY (avec bonté).— Vous partez, Julien ?Où allez-vous donc î Vous m'en voyez étonnée.M.de Courpon que nous avons vu hier n'a pas soufflé mot de ce départ.JULIEN L'IDIOT.— Nous appareillons pour Tadoussac, Madame MADAME DE REPENTIGNY.— Vraiment ?t^u'y allez-vous faire mon ami ?JULIEN L'IDIOT.— Je ne sais pas.Madame.Ca regarde mon capitaine.Madame de Repentigny réprime un sourire.Puis, caressant les boucles de Chariot : MADAME DE REPENTIGNY.— Allons, cher petit, consolo-toi.Nous irons le voir à Tadoussac, ton ami Julien.Un beau canot d'écorco nous y mènera.Chariot ne répond pas.Des sanglots nerveux le secouent.Ses petits doigts s'accrochent, convulsifs, aux mains du matelot.Soudain, celui-ci saisit Chariot dans ses hras.et tout en le tenant serré contre lui, se laisse tomber sur le banc près de la maison.Doucement, bien doucement, il écarte du front de l'enfant les cheveux trempés de larmes.Il y appuie en tremblant ses lèvres.Puis sa tête, courbée aur l'orphelin, ne se relève plus., Catherine de Cordé a'approehe appuyée au bras de Jean Bourdon.Elle demeure interdite et regarde tour à tour lea assistants.CATHERINE DE CORDE (à aa belle-Mie).— Marie, que veut «lire cette scène ?Pourquoi se lamonte-t-on ainsi ?MADAME DE REPENTIGNY.— Chère mere, c'est le départ de Julien qui navre Char-lot.Nous ne savons que faire.(A part, n Jean Bourdon).L'amitié de ce matelot, un peu idiot mais très bon, pour notre petit protégé, est une des choses les plus touchantes que je connaisse.Sur le navire il a veillé sur l'orphelin avec des soins inimaginables.JEAN BOURDON.— Ils sont gentils, madame, ces mioches, et fort attachants.Cela se comprend.Julien vient vous apprendre sans doute, que le navire de M.de Courpon fait voile, demain, pour Tadoussac î MADAME DE REPENTIGNY.— Oui, et j'en suis.Monsieur, fort surprise.JEAN BOURDON.— Voici.Nous sommes à l'époque de la traite des fourrures, et un suu-• vage qui nous est arrivé, et il y quelques heures, nous signale l'arrivée imminente à Tadoussac, de quatre n cinq cents Algonquins.1,'équipage de M.de Courpon sera très utile là-bas.Catherine de Cordé s'est assise près île Julien.Pensive, elle effleure avec des gestes doux la main frémissante de Chariot.Elle la retient dans la sienne.Enfin elle se lève et se dirige vers Jeun Bourdon.CATHERINE DE CORDE.— Mon cher hôte, pouvez-vous disposer d'une heure et me la consacrer ?Nous monterions sous votre escorte, ma belle-fille et moi, jusqu'au Fort Saint-Louis.M.de Courpon doit y être.JEAN BOURDON, (s'inclinant).— Je suis n vos ordres.Madame.MADAME DE REPENTIGNY, (a Jean Bourdon, avec un sourire).— Cette bonne grand'maman nous prépure une douce surprise.Sa physionomie la trahit.CATHERINE DE CORDE.— Tut, tut, Marie.Sornettes que tout tout cela ! Partons.Une heure s'écoulo a peine que Catherine de Cordé et Jean Bourdon sont de retour.I, sorte de riz sauvage ; des miriades d'îles et d'îlots boisés, pareils à des corbeilles de verdure, puis de l'espace.Je n'oublierai jamais le spectacle dont nous fûmes témoins lorsque le soleil, faisant étinec-1er le miroir des eaux du lac, nous offrit un parfait mirage.lia bas, h l'horizon, il y avait des îlots en étagère qui flottaient dans le ciel.Sur la fin du deuxième jour, mon père déploya sur ses genoux une carte ancienne et nous parla de l'Ile du Massacre.C'était au temps du grand Ij» Verendrye.Le 8 juin 1736, dit-il, un missionnaire jésuite, le R.P.Aulneau, qui avait passé l'hiver précédent au fort Saint-Charles, partit avec Pierre Gaultier Varennes de la Verendrye, fils aîné de l'explorateur, et dix-neuf i voyageurs» venus des bords du Saint-Laurent.L'expédition allnit chercher des vivres au détroit de Michilimakinack.Le soir venu, on campa sur une île du lac des Bois, appelée à devenir tristement célèbre.Les < Sioux des canots», comme on les appelait alors, nourrissaient au coeur une haine implacable contre ces < visages pâles » accompagnés d'un «homme de la prière», dont la présence menaçait de rendre vaine et impuissante la « médecine » des sauvages.Ils se glissent comme des bêtes fauves jusqu'au campement des Français, ils fondent sur eux et les massacrent jusqu'au dernier.Si l'on en croit la tradition, au moment où le missionnaire fut frappe, un coup de tonnerre épouvan- L'OISEAU BLEU table éclata soudain et jeta la terreur dans l'âme d*1.- meurtriers.Quelques jours plus tard, cinq voyageurs venus de Montréal, aperçurent sur les rochers nus qui dominent l'île, d'étranges objets.S'étant approchés, ils distinguèrent dix-neuf têtes de Français, placées sur autant de peaux de castor.Seuls, le chef de l'expédition, La Véren-drye, et le P.Aulneau n'avaient pas été décapités.Le missionnaire fut trouvé à genoux, l'une de ses mains s'appuyait à terre ; l'autre était ramenée sur la poitrine, qu'une large blessure avait entr'ouverte.Son coeur n'y était plus : les barbares l'avaient arraché pour en faire un horrible festin.Les voyageurs enterrent les dix-neuf corps dans une fosse commune, sur laquelle ils font avec des pierres une sorte de tumulus ; mais ils emportent avec eux, au fort Saint-Charles, les dépouilles du vénérable missionnaire et de I.a Vérendrye, ainsi que les têtes de leurs Et l'ile, rougissante et lasse de sommeil.Chantait et souriait aux baisers du soleil.16 juin.— Je trouve dans mon carnet ces simples notes, qui traduisent mes impressions sur la route parcourue les jours précédents : « Adieu, lac enchanteur, tout peuplé de souvenirs glorieux, où le Matchi manitou finira bientôt son règne devant l'héroïsme chrétien.> Ayant mis pieds à terre à l'endroit nommé Warroad, en territoire américain, notre parti s'est dirigé vers l'ouest.Nous traversons d'abord un pays ressemblant à celui qui nous était devenu familier, en dépit de sa laideur.A peine sommes-nous rentrés de nouveau en territoire canadien, que la route s'abaisse.Le lac îles Bois est'à une altitude de 1.057 pieds au-dessus du niveau île l'Atlantique, et déjà nous roulons sur un niveau moyen de 800 pieds.Le sol est d'argile profond, riche.La végétation a changé aussi ; au lieu de se composer de mous- 1 Vne enceinte de pieux que l compagnons, pour leur donner une sépulture plus honorable, dans une enceinte fortifiée.Voilà ce qui se passait il y a près de deux siècles, sur le lac des Bois.Depuis lors, les sauvages ont toujours considéré l'Ile-du-Massacre comme un lieu hanté par le Matchi manitou, — le mauvais Génie.Selon eux, elle serait pleine de serpents.Et pourtant, il n'y en a /pas dans ce pays.Mais ils restent persuadés que c'est un lieu maudit, où l'on entend des bruits étranges, et ils n'osent jamais y aborder.Nous avons passé une nuit sur cet îlot sacré.Sa situation parmi des centaines d'autres îlots, qui ferment l'horizon, fait comprendre comment l'expédition de La Vérendrye a pu être poursuite en secret et traîtreusement surprise au milieu de la nuit.M.Lebrun, qui était debout dès l'aurore, a fait quelques croquis des éblouissants paysages, qui s'offraient à nos regards, récitant des vers de Leconte de Lisle, dont j'ai retenu ceux-ci : on décorait du nom de tfort*.ses et d'arbres toujours verts, comme les sapins, les épinettes, il y a des bosquets de bois francs, «les futaies, ainsi que l'on dit en France.Ce» petites forêts sont découpée» par des eapacat dé couverts, tout pleins de hautes herbes.Bientôt, me dit mon père, ce sera la prairi» parfaite.On commence à cultiver la terre.En effet, je notai qu'il il avait des suites de fermes, le long de» cours d'eau.Cette contrée était ja- le théâtre de rivalité» guerrières entre le» tribus sauvages.Celles qui habitaient le» boi» jalousaient celles qui avaient la plaine, la prairie pour domaine.Aussi, lorsque les traitants de fourrures voulurent prendre possession de ce pays, diîrent-ils y construire des établissement» de protection.C'étaient des corps de logis, des hangars, entourés d'une enceinte de pieux, que l'on décorait du nom de « forts >.J'ai conservé un fort joli dessin de ces forts, que M.Lebrun m'a remis, en route pour Pembina.Je l'ai fait graver à l'intention des amis de l'Oiseau Bleu.(A suivre) LES A VENTURES pE FLORETTE 1.Sa naissance 3- o./VtvwA.*»' dt.ftluiuU-W t^AvJi-wii |u*Wi«i C1^-Avivât i dt [wu^iV UoUjUi « Celui-là n'est pas comme les autres, fit le roi.Petit mouton ! ajouta-t-il, fais de l'or.» La jolie bête pencha sa tête, bêla, et Jean vit les écus d'or rouler par terre.< Oh ! dit-il joyeux, il est à moi, ce mouton-là !» Il le prit dans ses bras et partit pour regagner la cabane de ses parents.Afin de raccourcir son chemin, il pénétra dans la forêt ; mais il ne se doutait pas de sa profondeur, et la nuit le surprit à la moitié du voyage.Il monta dans un arbre, vit au loin bril- ler une petite lumière à travers les sapins, et s'y rendit, tenant toujours son mouton qui n'essayait pas le moindrement de s'enfuir.Il frappa à la porte, avec le bout de sa botte.Une vieille femme à l'air courroucé —¦ une sorcière — vint lui ouvrir.« Que vous êtes polisson, fit-il, de frapper aussi fort, la nuit, chez l'étranger.» — «Je suis écarté, répondit Jean, sans s'excuser ; je cherche un gîte d'ici au matin.» — Mettez votre mouton près de la cheminée, lui dit fdors la vieille, et venez ici.Elle le conduisit au grenier où, fatigué de sa longue marche, il s'entlormit bientôt.La sorcière se dit à elle-même : « C'est le gars qui tuait tous mes oiseaux.Ce mouton-là vient de la bergerie du roi ; pour sûr, il est enchanté, je vais le changer pour un des miens.Aussitôt dit, aussitôt fait.Le lendemain matin, Jean demanda sou mouton, prit celui qu'on lui remettait et, tout joyeux, regagna son chemin.En arrivant', Jean conseilla à sa mère d'étendre par terre son plus beau tapis, ce qu'elle fit avec empressement.Une fois le tapis étendu, il y mit son mouton et lui dit : « Fais de l'or, mou-mout ! » Mais le mouton ne bougea pas. Antoine, dont le coeur était dur comme celui de son frèro aîné, avait aussi le même souci île bien faire.Au bout d'un an le roi l'appela et lui dit : «Je veux aujourd'hui te récompenser générou-acment ; prends cette serviette à frange rose, elle to portera bonheur.> — «Mais, je n'ai pas besoin de ça, répondit le garçon, maman en a de semblables.» — « Celle-ci n'est pas comme les autres », répliqua le roi, et il ajouta : «Serviette, petite serviette, fais ton devoir.» Aussitôt, les gâteaux, les rôtis, les fruits vermeils, le vin coloré couvrirent la table, ce qui extasia le jeune homme.Il prit donc la serviette, la mit dans sa poche et se sauva.Ainsi que Jean avait fait, il crut qu'il arriverait plus vite en passant par la forêt.Mais la nuit le surprit à la moitié du chemin.Il monta dans un arbre et vit au loin briller une petite lumière ; il se rendit à la cabane et frappa : toc, toc, toc.« Qui est là, fit la sorcière ; encore un malvenant, comme l'autre nuit!» — «Je suis égaré, fit Antoine, j'aimerais bien à passer la nuit sous votre toit.» Elle le fit entrer et lui dit d'aller se coucher an grenier.Une fois le garçon endormi, elle se dit que c'était le gas qui jetait du sable aux voyageurs du grand chemin et que le roi lui avait donné une serviette.Elle monta doucement nu grenier, ouvrit le sac du jeune voyageur, en tira la serviette à frange rose, qu'elle remplaça par une autre semblable, et descendit en riant sous cape.Le lendemain, Antoine reprit chemin de la maison.« Vite, petite mère, cria-t il en entrant ; mettez votre plus belle nappe sur Ja table.Que tous allez être heureuse 1 » Incrédule, elle sortit aa nappe des dimanches, et Antoine après y avoir .étendu la serviette, dit : « Serviette, petite ser-yiette, fais ton devoir.» Rien n'apparut.< Ser-?iette, petite serviette, fais ton devoir», supplia le garçon ému à pleurer.Mais rien ne bougea.Alors, le vieux bûcheron, pris d'une colère terrible, leva le bras sur son fils en disant : « Tu es comme ton frère, un propre à rien, un fainéant ; on t'a fait accroire que c'était une serviette mor-reilleuse, et tu l'as prise, au lieu d'apporter des écus sonnants.Je ne sais pas ce qui me retient de vous mettre tous deux à la porte.Tu m'entends, femme, ne leur donne pas n souper.Demain, Jacques, partira à son tour, et s'il rc-Tient bredouille comme les autres, je ne veux plus les voir dans ma maison.» Petit Jacques se mit à pleurer ; il était si petit, il sentait bien que son père ne l'aimait pas /et qu'il le punirait pour lui et ses frères, s'il nap-portait rien.Jacques prit quand même le grand chemin du roi, après avoir embrassé sa mère qui l'avait serré sur son coeur en pleurant.La vue des pâquerettes, des boutons d'or et des violettes le tira peu à peu de sa tristesse ; il leur disait tout haut : « Levez la tête, petites fleurs jolies, votre vue me console et me réjouit.» Il continua de marcher en ayant soin de n'en fouler aucune à ses pieds.— «Sois béni, fit une voix, toi qui épargnes les fleurs de ma forêt ; tu goûteras la joie d'une grande surprise.» ,4 '/ Intrigué, le gamin détourna la tête, mais il rie vit personne.Il continua prestement son chemin et, le coeur rempli d'espoir, il finit par arriver chez le roi.— < Tu es bien petit, fit celui-ci, mais comme tu n'as pas mauvaise mine, je vais te garder quand même.Tu vas aider à la cuisine, tu lave ras la vaisselle.Si tu t'acquittes bien de ta besogne, tu auras ta récompense.» Jacqunt, rempli de courage, aimait l'ordre et la propreté, qualités de sa mère.Il fit briller si bien les cristaux du palais, que le roi ravi, lui dit au bout de l'année.« Petit Jacques, prends ceci, et que le ciel t'aide.» Et il lui remit un simple bâton de bois.« Mais, sire, fit le garçonnet navré, de semhlnblcs bâtons, il y en a partout.» « C'est que celui-ci n'est pas comme les autres, répondit le roi, tu vas voir.« Tape, petit bâton, tape fort».Et le bâton se mit h battre Jacquot qui gambadait, sautait et ne parvenait lias a s'en défendre.Jacquot mit le bâton dans sa chemise et, après avoir remercié le roi, prit à son tour le chemin de la forêt.Xa nuit approchant, il aperçut au loin une maisonnette, où il alla doucement : toc, toc, toc 1 « Qui est là ?» fit la vieillo en entr'ouvrant la porte.— « C'est moi, petit Jacques, j'arrive de chez le roi et je voudrais bien coucher ici, si vous êtes assez bonne pour me laisser entrer.» — « Bien sûr, cfit-ellc ; et que vous a donné le roi ?» — « Vous le verrez demain, fit l'enfant.» Quand elle le vit bien endormi, elle montn au grenier, fouilla dans son panier, mais ne trouva rien.« Il doit avoir quelque chose, pourtant ; demain il me le dira peut-être.» Le lendemain matin, Jacquot tira de sa chemise le bâton enchanté et, marchant droit sur la sorcière, il lui dit : « Donne-moi la serviette que tu as volée à mon frère » — < Quelle serviette ?» — « Tu sais ce que je veux dire, fit l'enfant avec autorité.Vite, donne la serviette».— «Je n'en ai pas ».répondit-elle.— « Petit bâton, tape fort ! » Le bâton s'échappa des mains de Jacques (Suite & la page 15) 12 L'OISEAU BLEU LE MOIS DU JEUNE CHRETIEN La nativité de la sainte Vierge.Les livres saints gardent un silence profond sur In naissance de Mario.Ce n'est que, dans quelques ouvrages, tels que le faux évangile de saint Jacques, l'épitre supposée de saint Evo-dius, etc., on ne trouve plusieurs détails sur ce point ; mais ce n'est point par des suppositions fabuleuses ou mal fondées que nous pourrions édifier nos lecteurs.Une légende merveilleuse n'est point sans attrait, nous en convenons.La vérité néanmoins est encore plus belle, et quand il s'agit de la mère de Dieu, ce n'est point par une légende plus ou moins ingénieuse que l'on peut parler de sa nativité.Exposons seulement quelques conjectures émises par de graves écrivains.de Marie.Selon Gerson, un ermite était depuis longtemps frappé d'une vision qui revenait, chaque année, au 8 septembre.Il entendait un concert admirable qui semblait partir du ciel.Il conjura par une fervente prière le Seigneur de lui fnire connaître le motif de cette délicieuse harmonie, Une révélation lui apprit que dans ce jour, tous les ans, les esprits célestes solenni-saient le jour natal de la mère de Dieu.L'ermite lit pnrl de sa vision au pape, qui s'empressa d'instituer la fêle au 8 septembre.Sans corroborer ni nttaquer le récit du pieux Gerson, nous dirons avec Benoit XIV, que la fête de la nativité de Marie était célébrée à Borne, avant le septième siècle.De là elle s'étendit dans les Gaules, et il est certain qu'au neuvième siècle on en faisait la solennité.Puis, au douzième siècle, L'empereur d'Orient, Emmanuel Comnène, ordonna de chômer ce jour comme celui du dimanche, et enfin, depuis ce temps, la nativité de la sainte Baronius, le célèbre annaliste, fait naître Marie à Nazareth, saint Jean Chrysostome place son berceau à Jérusalem.On lui donne pour parents saint Joachim et sainte Anne.Le Martyrologe romain place au 20 mars la fête du premier en ces termes : c Dans la Judée, fête de saint Joachim, père de In bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu.> Au 20 juillet, le même Martyrologe annonce la festivité de sainte Anne : « Sommeil ou mort de sainte Anne, mère de Marie, laquelle est mère de Dieu.» lies solennités do ces vénérables parents de In sainte Vierge sont assez anciennes dans l'Kglise, et surtout celle de sainte Anne, qui remonte nu sixième siècle.Or ceci est une tradition sans contredit fort respectable, puisque l'Rglise l'a consacrée par des fêtes.Au reste, le nom do sainte Anne signifie (Irûrr, et celui de Joachim est interprété : Préparation du Seigneur.Passons à la fête elle-même de la nativité Vierge a été placée au rang des fêtes solennelles.Si, de nos jours, l'obligation d'entendre la messe n'est plus imposée aux fidèles, l'Eglise n'enfi fait pas moins l'office particulier ; elle considère ce jour comme l'avant-coureur du grand mystère de l'incarnation du Verbe éternel.Klle s'écrie avec le poète hym-nngraphe : «O genre humain! relève ta tête humiliée ; voici que In nuit horrible du péché*-n'est plus ; une brillante auréole, qui pare.l'Orient, nous annonce que le soleil va se lever.» Le ciel épnnche sur la terre une douce rosée ; la, tige île Jesse se développe et va produire une] chnrmnnte (leur.O pieuse Vierge ! faites mûrirj ce fruit sauveur que Dieu dans sa miséricorde) promit autrefois au monde déchu.Telle qu'uned ruse, cette Vierge est enclose d'épines dont elle! émousse les piquants aiguillons : la grâce qui accompagne sa naissance adoucit l'amertume du rameau qui l'a produit.> L'OISEAU BLEU r: VIVE LABEUR Sac pour fillettes, orne de broderies.Comme matériaux à employer, vous avez le cuir, la soie, l'agraffl ou fermoir, le drap et le velours.Il faut deux patrons : celui ilu fond et celui du devant.Donnez au dessin les dimensions de 4 x pouces ; puis calquez seulement la partie rabattue et posez ces deux calques à côte l'un de l'autre, comme serait le sac ouvert.Taillez, vous avez le fond.Le devant se taillera sur le calque représentant la partie non rabattue.Avant de réunir le fond au devant, appliquez, a l'envers de celui-ci, une pochette plate avec rabat pour y mettre le petit porte-monnaie.(''est maintenant le tour de la broderie, que vous exécuterez au point lancé de biais, soit avec du fit d'or, soit avec du fil argenté ou avec de la soie ou, enfin, en mélangeant harmonieusement or et soie ou arpent et soie.Le dessein est simple et son exécution facile.Cette broderie ne demande pas de bourra ce.La broderie terminée, vous formerez le sac en mettant le devant sur le fond, rentrant bord ii bord, et en maintenant le tout pnr une piqûre.Le bord libre de la partie qui rabat sera replié et piqué.Une anse de ruban, piquée en arriére du sac, terminera ce joli objet.TANTE ROSINE.GRAPHOLOGIE PRINCESSE D'IRLANDE — Personne aimant le plaisir, le paix, le repos, elle est indolente, elle manque de soin.Caractère changeant.Franche, optimiste, orgueilleuse.CANADIENNE — Franche, sensible, peu crédule, elle manque d'assurance et d'activité.Aime le plaisir.Optimiste aux principes solides.FLEUR DE MAI — Beaucoup d'imagination, romanesque, manque un peu de méthode.Grand orgueil, grande sensibilité.Econome, franche.PIERRETTE — Active, vive, énergique, optimiste, esprit assez cultivé.Personne sympathique, bonne, généreuse, intelligente, franche, sensible, Inconstante.Bon raisonnement.AIMEE DE C.— Manque d'énergie, aime ses aises.A de la méthode.Elle est soigneuse, économe, optimiste, franche, sympathique et généreuse.Originalité et excentricité.CARRE D'OEILLETS — Active, aime les plaisirs, se laisse gouverner par ses émotions et ses sentiments.Goûts modestes, pratique, prudente, franche, principes solides.FLEURETTE DE PLESSISVILLE — (Ecriture d'homme).Personne qui aime le plaisir, la vie facile et qui est portée à se laisser conduire par les émotions, les sentiments.Généreuse, économe ou dépensier selon les circonstances ; il n'a pas beaucoup de méthode.Caractère changeant, homme modeste, original, aimant les nouveautés.Ami de In musique, de la poésie, il a des idées originales, peu communes.Les exercices physiques l'attirent beaucoup.OISELET BLEU — Active, pessimiste, franche, économe, soupçonneuse, inconstante, manque de fermeté de caractère.Entêtée ; a sa manière de voir les choses et ne tolère pas qu'on se mêle de ses nlfaires.Intelligente.REVEUSE — Aime à vivre le plus facilement possible.Goûts tranquilles.Personne prudente, soigneuse et de méthode, n une tendance au découragement.Amhiticuse pour le succès des autres.Discrète, généreuse.Volonté forte.N.B.—On est prié de noter que le service graphologique de VOweau Mai est supprimé.Notre prochain numéro contiendra les dernières analyses de Grande Soeur.LA DIRECTION. 14 L'OISEAU BLEU Travaillons BOUTON-D'OR OU RENONCULE ACRE Mes enfants, il faut qu'on travaille Il faut tous, dans le droit chemin, Faire un métier, vaille que vaille.Ou de l'esprit ou de la main.La fleur travaille sur la branche ; Le lys, dans toute sa splendeur, Travaille à sa tunique blanche, L'oranger à sa douce odeur.Voyez cet oiseau qui voltige Vers ces brebis, sur ces buissons.N'a-t-il rien qu'un joyeux vertige ?Ne songe-t-il qu'à ses chansons ?Il songe aux petits qui vont naître Et leur prépare un nid bien doux ! Il travaille, il souffre peut-être, Comme un père l'a fait pour vous.Co bon cheval qui vous ramène Sur les sentiers grimpants des bois, Croyez-vous qu'il n'ait point de peine A vous porter quatre à la fois î Et pourtant c'est comme une fête Lorsqu'il vous sent tous sur son dos ; Les autres jours, la pauvre bêta Traîne de bien plus lourds fardeaux.Entendez crier la charrue Tout près de vous, là dans ce champ ; Voici l'attelage qui sue Et qui fume au soleil couchant.Ils y vont de toutes leurs forces, Et de la tête et du poitrail, Ces deux grands boeufs aux jambes torses., Certes, c'est là du bon travail 1 Là-bas, le chien court, saute, aboie, Et poursuit brebis et béliers.Croyez-vous que c'est de la joie, Qu'il folâtre sous les halliers ?Mais qui bourdonne à mes oreilles ?Regardez bien : vous pourrez voir Nos chères petites abeilles Qui butinent dans le blé noir.C'est pour vous que ces ouvrières Travaillent de tous les côtés ; Sur les jasmins, sur les bruyères, Elles vont cueillir vos goûters.Il n'est point de peine perdue Et point d'inutile devoir ; La récompense nous est due, Si nous savons bien le vouloir.Le moindre effort l'accroît sans cesse, Surtout s'il a fallu souffrir.Travaillez donc, et sans faiblesse : Ne plus travailler, c'est mourir.V.DE LAPRADB.Famille de» renov.culacécs.— Renoncule dere.— Prés, champ.1!, bords de* chemins.— Mai — Octobre.Le joli bouton-d'or, qui fleurit tout l'été, fait le désespoir du cultivateur et la joie de l'artiste.Ou mois de mat au mois d'octobre, il élève fièrement sa corolle dorée et vernissée dans les champs ou le long des routes.Aucun endroit ne lui fait peur et il nargue presque la froidure.Provan-cher, notre il-T^*\£'$r/{f" lustre botaniste, *5hL vSikft/ t^t^'^-i nous assure que """^v, {-V cette renoncule est .d'une telle rusticité qu'il l'a vue épanouir ses fleurs après des froids de 6 et 7 degrés, en automne.C'est à tort que nos paysans le nomment marguerite-jaune, car il y a une grande différence entre la marguerite, qui appartient à la famille des composées, «t le bouton-d'or, qui fait partie de la famille des renon-culacées.Les Anglais l'appellent 6ut(er cup on yellow weed, et les Français bouton-d'or, patte-de-loup, renoncule, de» pré», et d'autres noms moins doux.C'est ce qui faisait dire à ce bon Fulbert Dumontcil : « Le rustique bouton-d'or, qu'on m flétri de sobriquets injurieux, est tout bonnement un petit cousin de la poétique anémone, de la blonde clématite et de l'éblouissante pivoine.» Cette plante a été introduite en Amérique, mais elle s'est multipliée avec une telle rapidité, qu'elle est devenue extrêmement nuisible à l'agriculture.La renoncule acre habite aujourd'hui l'Europe, le nord de l'Asie et de l'Amérique, et croit même sur les hautes montagnes.Cultivée dans les jardins, elle produit le bouton-d'or à fleurs doubles.On l'emploie en médecine pour son « action rubéfiante, vesicante et même caustique.> En général, toute renoncule renferme un principe vénéneux et est dangereuse tant pour les hommea que pour les animaux.C'est à cela que Constant Dubos faisait allusion en lui consacrant cetta strophe : Vois, mon fils, ce bouton charmant Que Zéphir berce de son aile ; Comme il étale en s'inclinant L'or que sa corolle révèle.Ce joli bouton satiné, Qui sourit comme l'innocence, Recèle un suc empoisonné.Et souvent blesse l'imprudence.Dans le langage des fleurs la renoncule signifie : danger des richesses.E.-Z.MASSICOTTE.ê L'OISEAU BLEU 15 INSTRUISONS-NOUS HISTOIRE DU CANADA Clame enfantine Qui fut le premier gouverneur rte la Nouvelle France ?Cours élémentaire Comment les indigènes «lu Canada traduisaient-ils le nom de Monlmagny, le successeur de Champlain ?.Cour* moyen Résumer, la vie de Charles Lemoyne ; celle de Marguerite Bourgeoys.* * * LANGUE FRANÇAISE Donner un synonyme nuit noms suivants : Dieu, drapeau, cime, orage, dispute, bataille, joie, insulte, visage, carnage, chagrin, pauvreté, vitesse, tombe, défaut.* • * ARITHMETIQUE Classe, enfantine 1.Montréal a été fondée en 1642'.Depuis combien d'années existe-t-elle ?2.J'ai deux sous, maman m'en donne sept et j'en dépense quatre.Combien m'en reste-t-il ?3.Papa partage cinquante sons également entre Jeanne, Paul, Maurice, Léon et moi.Combien chacun de nous va-t-il recevoir ?Cour» élémentaire 1.Un domestique gagne $1100.par an et dépense $8.50 pat semaine, pour son entretien.Que lui reste-t-il à la fin de l'année ?2.Un navire franchit 18 milles en une heure ; quelle distance peut-il parcourir en 9 heures et demie ?Cour» moyen Lorsqu'une verge de serge coûte $.1.50 et qu'elle est revendue «le mnniére à rapporter 25'/» de bénéfices, quel en a été le prix de vente î La «listance qui sépare Montréal de Québec est de ISO milles.Combien faut-il de rails de oO pieds de long pour établir une double voie de chemin de fer entre ces deux villes, attendu qu'un mille compte 5,280 pieds î LE PETIT ECOLIER (Récitation- clause enfantine) L'an passé, cela va sans dire.J'étais petit ; mais a présent Que je sais compter, lire, écrire.C'est bien certain que je suis grand.Quand sur les genoux de ma mère On me voynil souvent assis.J'étais petit, la chose est claire : J'avais cinq ans, et j'en ai six ! Maintenant je vais à l'école ; J'apprends chaque jour ma leçon ; Le sac qui pend à mon épaule Dit que je suis un grand garçon.Quand le maîtro parle, j'écoute, Et je retiens ce qu'il me dit ; Il est content de moi, sans doute, Car je vois bien qu'il me sourit.F.CAUMONT.Le bâton enchanté (Suite) et se mit h battre si bien que la sorcière s'empressa «le dire qu'elle allait lui remettre la serviette.Immédiatement, le baton revint so poser dans la main de Jacques.Quand il eut la serviette ii frange rose il ajouta : < Donne-moi tout de suite le mouton que fait de l'or en bêlant ».— < Je n'en ai pas, certain, certain, fit la vieille alarmée.» — «Petit bâton, fais ton devoir», reprit l'enfant, et le brave bâton battit si fort que la sorcière alla quérir le mouton, qu'elle remit à Jacques.Il partit alors tout joyeux, vers la maison paternelle.A sa vue, le père B'écria : < Allons voir, si tu es plus fin que les autres.> I,a mèro embrassa son petit et se hâta de faire co que l'enfant lui demanda.« Mettez le beau tapis et la belle nappe sur votre table.> Les deux frères levèrent ln tète, tout surpris.€ Ça commence, bien, fit le vieux, il veut imiter les autres .» Agacé, Jacquot, s'adressant a son bâton, dit : < Petit bâton, fois ton devoir ».Fit pendant que le bâton voltigeait au-dessus de la tête du bûcheron hargneux, le mouton faisait son tas d'or et la serviette dressait la table en la couvrant do» mets les plus délicieux.La maman se mit â pleurer de joie, tandis que le père, tout penaud, mais ravi, dut avouer que Jacques, avec «on bon coeur, valait mieux que ees frères durs et malfaisants.Mme C.BASTIEN. 16 L'OISEAU BLEU Les Contes Historiques Combien de sentiments de fierté, de généro-aité et d'admiration vont surgir dans l'esprit des petits Canadiens-français qui auront appris à connaître les grnndos ligures, les gestes liors, les oeuvres désintéressées, 1er; drames émouvants de notre histoire, en même temps qu'ils liront ces naifs et pittoresques récits ! Amour de la patrie, grntitudi- envers les héros, exaltation de la fierté nationale, tout ce qui contribue à faire l'éducation d'un patriotisme éclairé, telle est la riche trame de ces nltrayanti-s images qui entrent
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