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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 49
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

La lyre, 1927, Collections de BAnQ.

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Samedi le 12 courant, eu lieu chez M.et Mme J.A.E.Cartier, 3722 St-Hubert, une réception suivie d'un excellent goûter en l'honneur de M.et Mme Miro à l'oicasion du 3me concert de "La Lyre".Etaient pré- "Cehii qui ne prerd pas un plaisir complet à une simple suite d'accords bien construite, telle seulement de son ordonnance, n'aime pas la musique."Celui qui r.e préfère pas le 1er Prélude du cïarcc;'» bien tcmpOrc de Bach, joué sans nuances, tel que l'auteur l'a écrit pour le clavecin, au même prélude agrémenté d'une mélodie passionnée, n'aime pas la muiique."Celui qui ne préfère pa-, une mélodie populaire d'un beau populaire d'un bïau caractère ou un chant grégorien sans accompagnement à une série d'accords dissonants et prttsntieux, n'a'me pas la musique." C.SAINT-SAENS.Prof.Jean Goulet STOLON.THEORIE.SOLFEGE 4239 ST-HUBERT Tél.BElair 3969 J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHEKS) Engagements de concerts 1237, nieLabelle.Tél.Est O62J-630G Montréal MARIA LAPORTE PROFESSEUR LICENCIE EN MUSIQUE PIANO.THEORIE, HARMONIE Résidence: î'203 PLESSIiS MONTREAL Tel: Amherst 0619 ALBERT CHAMBERLAND PROFESSEUR DE VIOLON 271 JEANNE-MANCE Tél.PLateaa 0984 OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du Con*«rraLotr« d.Eo.tots Studio: 3442 RUE ST-DENIS.MONTEBAL Tél.: Lancaster 2995 PAUL LAFRANCE Piuniste-Assistant de ALFItE» LAI UÎERTE STUDIO: 591 SAINTE-CATHERINE OUEST Tél.Upt.3911 ROsdenc^: Té\ YVeslmount 5932 ANNONCEZ DANS "LA LYRE' O.MICHAUD Pianos — Phonographes Radios Spécialité: Pianos remis à neuf 518 RACHEL EST Belair 0366 T^K.R-'OTlI&lK.'JIWS ^ ((AT .A 55 4 Février l',.'7 JEAN BELLAND p^?S&.ae CONCERTS ET RECITALS Violoncelliste solo, des concerts spirituels de la Sorbonne et des concerts classiques de Paris.MADAME Vve BELLAND (Officier d'Académie) Professeur de Piano et Solfège 23G Mountain Street Tél.Up.4848 JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON 1833, EUE NOTRE-DAME EST Maisonneuve Tél.CIairvaI 3710.j En s'abonnant à "La Lyre", on obtient pour la somme de $2.50, $30.00 de musique pour le piano, chant et autres instruments.Tél.: LAn."1303 Lundi et Jeudi soir, YOrk 0716 Mme M.B.LIPPENS-RICARD Professeur de Piano, Théorie et Solfège Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.(près St-Denis), Montréal SUIVEZ LE COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE" YOrk 1413-F Docteur PAUL TREPANIER CHIRURGIEN-DENTISTE Maître de Chapelle à St-Léon rie "Westmount Ténor — Concerts et Récitals 380G ST-JOSEPII VERDUN L.C.BOULANGER CHANT ET PIANO 4240 DE LANAUDIJRRE.Tél.Amherst G312 HERCULE LAVOIE BARYTON ArtÎBte exclusif des disques Starr-Gennett Î12 CHAMP DE MARS Tél.Main 1937 FABIOLA POIRIER SOPRANO Professeur de chant — Concerts — Récitals 1831 ST-URBA1N Tél.Belair 5475 Montréal LUCIEN JOLICOEUR PIANISTE Piano, théorie, solfège, harmonie et diplômes Studio: 408!) CARTIER (près Raohel) Amherst 1085 "LA LYRE" Vol.V Février 1927 SOMMAIRE MUSIQUE Adagio Cantabile, de la Sonate Pathétique, Beethoven Gavotte, de la suite anglaise .J.S.Bach La Petite Vivandière, morceau militaire, Lita Jarret CHANT Tais-toi mon coeur .0.Letourneau TEXTE La musique au Cinéma .R.Leoni La vie et la mort de Beethoven .G.Pio;h Seelhoven pianiste.Pierre Lalo Le Théâtre à Montréal.Fabrio La Musique à Montreal.R.Leoni Nos Artistes, Nouvelles mondiales et locales, etc , etc.CHARLES GOULET du Théâtre Royal de Liège (Belgique) Chant, Piano, Solfège, Théorie.Studio: 4239, Rue Saint-Hubert (près Rachel) Tél.: BElair 3969 Café Louis EVIoreau HUITRES et CLAMS Après le théâtre vous trouverez chez LOUIS MOREAU Homards — Clams — Malpecques SALONS PARTICULIERS Plateau 2386 8-10 rue CRAIG EST MADAME F.HERALY PROFESSEUR DE PIANO, CHANT et SOLFEGE 3157, RUE BERUI.TÉ1 E|ft AVIS Consultez les quotidiens pour la date du prochain concert de "La Lyre" HECTOR Professeur de Piano (au Collège de Longueuil) 1727 VISITATION Amherst 8717 ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagnât rice-Répétitrice 745 STE-CATIEERINE OUEST Tél.Upt.3512 — Est 1733-F Mlle E.REMINGTON Organiste à l'Eglise St-Irénée SOLFEGE — PIANO — ORGUE Apt.A, 4257 St-Denis Tél.BELAIR 3539w YVETTE MARTINEAU PROFESSEUR DE PIANO 21 LAURIER EST.Tél.Belolr 1G58-F ZELLIANA PESANT .PROFESSEUR DE PIANO ET VIOLON GC, RUE CHERRIER, MONTREAL J.E.LEMIEUX Réparations de tout instrument rtw-, de musique Çj< 1554 ST-DENIS Tél.I.anc.3152 MONTREAL CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'artiste d'une grando sonorité Approuvé par plusieurs artistes et luthiers bien connus de New-York 1427, RUE VIMONT, MONTREAL Clntrval 3G09-J BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé nu concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSèves 185' AMHERST MONTREAL VICTORIEN LAVOIE Amherst 8304 475G Des Erables, Montreal ACCORDEUR-MECANICIEN Hautement apprécié par Vladimir de Pachman.Arthur Frledh«m, Scharwanka.Kubelik, Misent Klman.Car«no.Nslll Malba.Clara Butt.Bto.S>'° SALLE TURCOT A LOUER Pour Récitals, Réunions intimes, Répétitions d'orchestre, Chorales, etc., etc.S'adresser à M.J.E.TURCOT 3 Ste-Catherine Est, Montréal UN PRÊTRE, L'ABBÉ HAM0N'lw«-.*F'«»'i.possède le moyen radical de guérir: DIABETE, ALBUMINE, CŒUR, REINS.FOIE, ESTOMAC, RHUMATISME, BRONCHES et toutes les maladies chroniques réputées incurables.AUCUN RÉGIME.RIEN QUE DES PLANTES Brccliurc explicative et très intîressante, français ou anglais, -gratis «t franco sur demande.Adresse* - 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" ¦ " ." Nom.Adresse.-._.Ville. Février 1927 ALLEMAGNE M.Paul Hindemith vient d'être nommé professeur de composition à l'Ecole Supérieure de Musique de Berlin.— Combien valent les manuscrits autographes des grands compositeurs.A une vente récente (collection Heyer), les pris suivants ont été atteints: Beethoven: Sonate en fa d'èsc majeur, 15.000 marks; Bach: Prélude et Fugue en si mineur pour orgue, 14.600 marks; Schumann: Symphonic en .si btmol, 8.SO0 marks; Mendelssohn: Ouverture de la Grotte de Fin-gall, S.400 marks; Schubert: Chant de Victoire de Miriam, 5.000 marks; Mozart: Rondo en rc majeur pour piano, 3.000 marks; Brahms: Sonate en fa mineur, 3.050 marks.— On annonce qu'un institut scientifique pour l'étude des archives beethovéniennes serait annexé à la maison natale de Beethoven, à Bonn.— L'Opéra National et l'Opéra Municipal de Berlin seront désormais régis par une administration commune.— M.Hagemann, directeur artistique du Théâtre de Wiesbaden, est appelé à la direction de ?a radiophonie d'Etat à Berlin.II sera remplacé à Wiesbaden par réminent musicographe, M.Paul Bekker, actuellement intendant du Théâtre de Cassel.ANGLETERRE La musique anglaise à l'étranger.— A Toronto, on a donné Two Sketches d'Eugène Goossens pour quatuor à cordes et piano.L'auteur a tenu le piano.Il a fait égale-mnet une conférence sur la musique anglaise.— Exécution par le Concertgebouw d'Amsterdam de l'Hymne à Apollon d'Arthur Bliss.Accueil trè3 chaud.Monteux conduisait.Exécution, dans un autre concert, des Planètes de Holst.L'auteur était présent.(The Musical Times.) — Le Charlottenbourg Opéra de Berlin a représenté The Last Faun du colonel Raymond Maude.— A l'occasion du centenaire de Beethoven, la Philharmonie Society annonce une exécution, à l'Albert Hall, de la Missa Solemnis.Elle aura lieu le 24 mars.— Thomas Beecham, décidément, n'est pas tendre pour son pays natal."Je ne reviendrai, déclare-t-il, en Angleterre que très vieux, senile même, lorsqu'il faudra, si l'on veut que je conduise un orchestre, m'amener sur l'estrade dans une petite voiture." — Vaughan Williams est d'avis que l'En-glish Polk Dance Society rend de grands services à la musique anglaise et qu'elle combat heureusement les effets du jazz.AUTRICHE A en croire certaines informations, le nouvel opéra de M.Richard Strauss, sur un livret de M.von Hoffmannsthal, mettrait en scène une réconciliation d'Hélène et de Mé-nélas.— On annonce que l'Amérique participeraient largement à.la souscription ouverte pour l'érection d'un monument à Gustave Mahler, devant l'Opéra de Vienne.— Le festival musical organisé pour le centenaire de la mort de Beethoven comprendra un concert historique, sous la direction de M.F.Schalt, avec Didon et Enée de Purcell, la Serva padrona de Pergolèse et un ballet de Rameau.— On annonce que M.Félix Weingartner prendrait à Bâle la direction de l'Orchestre symphonique et du Conservatoire.— M.Richard Strauss vient de diriger à l'Opéra de Vienne avec grand succès, en présence du Président de la République autrichienne et des grands dignitaires de l'Etat, la comédie lyrique, Intermezzo.ETATS-UNIS Une Tragic Overture a valu le North Shore Festival Prize (mille dollars) à M.Edward Collins, compositeur de Chicago.— Le prince Joachim Albercht de Prusse est devenu chef d'orchestre.Il a dirigé plusieurs concerts en Autriche.On dit.qu'il fera prochainement une tournée en Amérique.(The Musical Mirror, de Londres.) —• Nous avons annoncé que Walter Dam-rosch avait résigné ses fonctions de director du New York Symphony Orchestra.Il occupera néanmoins ce poste jusqu'à la fin de la saison 1926 27.Il conserve la direction des Children's and Young People's Concerts et le New York Symphony le reverra certainement comme guest conductor.— M.Gatti-Casazza, directeur du Metropolitan, assistait l'autre jour, au Jolson's Theatre, à la représentation de la Mascotte par la troupe française.Dans une lettre adressée au directeur de cette troupe, Thomas Salignac, il exprime tout le plaisir qu'il y a goûté, ajoutant que l'opérette est un genre charmant dont les œuvres, lorsqu'elles sont bonnes, relèvent d'un art qu'il serait absurde autant qu'injuste de dédaigner.A ce même théâtre, représentation de la Fille de Madame Angot (Mlles Everard et Alny, MM.Foix et Servatius).FRANCE L'Opéra vient de faire une reprise de la Maladetta de Paul Vidal.Ce n'est vraiment que justice.Au temps de Gailhard, qui en était l'auteur, on la jouait constamment.Après lui, on l'abandonna radicalement.C'était trop et c'est trop peu.Le sujet est assez mince, et le défaut de la partition c'est de ne comporter, presque, que des danses et des divertissements.Mais, du moins, c'est de la musique qui a du rythme, de la verve, du mouvement; et, aujourd'hui, de plus en plus, un ballet où l'on danse n'est pas chose si commune ! On a fait fête à celui-ci, où Carlotta Zambelli paraissait dans la fée des neiges et Mlle Schwarz dans la gracieuse Lilia, où Cadual, le pâtre ensorcelé, le fiancé infidèle était M.Raymond et Aveline le svelte gitano.HOLLANDE — A l'Opéra-Comique: Reprise de Pénélope le 12 février.Un concours de harpe aura lieu le 14 février à 14 heures à l'Opéra-Comique.Morceau de concours: Impromptu de Gabriel Fauré.Les inscriptions sont dès maintenant re-çues à.la régie de l'Opéra-Comique.LYON.— Boris Godoutww a été créé à Lyon, au Grand Théâtre, en 1913, sous la direction de M.Alexandre Sanine.Ce fut un triomphe.Cet ouvrage capital vient d'être repris sur la même scène.Il a été monté avec un soin tout particulier.L'orchestre de M.Léandre Brouillac a donné au grand drame populaire de Moussorgsky tout son émouvant prestige.L'interprétation fut digne de celle de la création, avec, au premier plan, MM.Arnal et José de Trévi; Mestrallet, Dubressy, Pa-raréda; Mmes Germaine Leroy et Christiane.L'Opéra italien d'Amsterdam a donné l'Iris de M.Mascagni.— On annonce que le ballet de l'Opéra de Vienne donnera des représentations en Hollande, au printemps prochain, avec des danses de Johann Strauss et le ballet de M.Richard Strauss, Crème fouettée.— La presse néerlandaise enregistre la promotion au grade d'officier de la Légion d'honneur du violoniste M.Johannes Wolff, sujet hollandais.— Au Concert populaire du Concertgebouw, audition de deux Psaumes de Lili Boulanger, avec le concours de M.Ch.Panzéra.ITALIE Le violoniste W.Busch et le pianiste Ro-dolfo Serkin consacrent une séance à Beethoven: quatre Sonates.A ce sujet, Gasco rappelle, en le faisant sien, le jugement de Vincent d'Indy sur l'ensemble des dix Sonates, piano et violon, que le maître français considère comme très inférieures aux So-nates pour piano.— Turandot se donne au San Carlo de Naples et à l'Argentina de Rome.— Cooper dirige un deuxième concert à l'Augusteo et Molinari reprend la baguette pour conduire l'Ouverture de la Cleopatra de Luigi Mancinelli; un Concerto de Beethoven joué par le pianiste Bajardi et la première audition de Visione dell' antico Egitlo de Guido Guerrini.— A l'Academia Filarmonica, le Quatuor de Dresde (Gustav Fritzche, Fritz Schneider, Hans Ripahn et Alex Kropholler) donne un concert qualifié d'insurpassable.POLOGNE Les artistes polonais à l'étranger.—¦ Grand succès à Prague du chef d'orchestre Bojanowski et du pianiste Lewieckr, dans un programme composé .des œuvres polonaises: Concerto pour piano de Ludomir Ro-zycki, une Symphonie de L.Rogowski.— A l'Opéra: le Coq d'Or, Mona Lisa de Schillings et le ballet Kupal'a de L.-M.Rogowski.— Au Conservatoire: les concerts des pianistes français Robert et Gaby Casadesus.— A la Philharmonie: le poème symphonique de Paul Dukas, la Péri, la Symphonie de Szymanowski.L'EDITION BEJLGO - CANADIENNE Recommando la Méthode, la Technique et les Maîtres du Violon par Mathieu Crlokboom au Conservatoire Royal de Bruxelles et le Solfège de Paul Gllgon Inspecteur „«n/ ?^ ^ C'aSS,° SuPérlc"ro de Violon general de 1 enseignement musloal en Belgique.It, me BISHOP TéL Uptown 131S Février 1927 ARTISTES M.Auguste Descaries m M.Auguste Descarries.pianiste, organiste cl compositeur, fut élève de MM.Dansereau, Letondal et Laliberté.avant son départ pour l'Europe.Il se fit souvent entendre à Montréal, et un peu partout dans la province de Québec, tant en qualité de pianiste virtuose, qu'en qualité d'accompagnateur.En 1921.il gagna le Prix d'Europe.Il donna son récital d'adieu à la salle de l'bôtel Windsor, devant une salle comble.Il fut 1?premier pianiste canadien appel/ à l'honneur d'accompagner, dans une tournée au Canada et aux Etats-Unis, un artiste tel qu'Edmond Clément, le célèbre chanteur français.Il fut aussi appelé à faire l'inauguration des orgues de Lachine, sa ville natale.A la fin de novembre 1921, il s'embarqua pour l'Europe, où II eut comme maître, pour l'étude de la composition MM.Georges Dan-delot.Laurent Cellier; le célèbre maître de la composition et de la forme musicale, auteur de nombreux traités, professeur au Conservatoire de Moscou, et compositeur de réputation mondiale: George Catoire.qui est décédé tout récemment à Moscou.Il étudia ensuite le contrepoint et la fugue avec Mlle Pelliot.de Paris.Notre excellent copain.M.Marcel Nnél.directeur de la Société Canadienne de Comédie, a remporté un succès surprenant — ceci soit dit sans malice — avec son "Homme difficile à marier" au Monument National.N'y a-t-il pas lieu d'attribuer au début de "maîtres" Honoré N.Garceau et Emery Phaneuf.la présence de plusieurs centaines de figures nouvelles qui ont ordinairement une douce pitié pour les spectacles d'amateurs ?Votre société est en progrès, M.Noël.Nos félicitations.Le "Train de plaisir" piloté par M.L.P.Hébert s'est amené h l'heure dite au Monument et est arrivé sur la scène débordant de fou rire et de gaieté franche.Ils sont bien tout de même ces amateurs ! N'est-ce pas Turc ?Confie* von i,!.„¦.Violon* et Violoncelle* A.DELIVET t.UTHERIB ARTISTIQUE Vou* aurea le prix u'avunce.Travail anigne MSI KIVAKI.Tel.H.l.lr SOWMt GERMAINE MALEPART PIANISTE L**e»a et Ctiwrtl ISS, Mi ic ni-.-.Tel.: rUt.au 3000 Photographie Larost Trio Matra Têlreaiilt Compos.'- de MM Gaston Tétreault.pianiste.René Giguère.violoniste, et André Yeiin.ii.violoncelliste, ce trio obtint un succès très remarquable au troisième concert de "La Lyre" le 12 courant.Des félicitations à l'adresse de M.G.Tétreault.qui exeécuta un Nocturne et un Prélude de Chopin, furent reçues au bureau du poste CKAC - o- M.1.A.E.Cartier qui a chanté dans le troisième concert de "La Lyre" ALBERT LEFORT SSURANCES De tontes sortes 1!W> ST-.I KIJI ES.Main 0»87 Tél.Plateau 0053 R FORGET, prop.T.O.DIONNE Enrg.VIOLONS POUR ARTISTES Archet* d'Artlate.Corde* Italienne*.Krançaiaea et Allemande*.Réparation* soignée*.Luthier du conservatoire, McGiGU.Bâtisse du Théâtre Imperial rii.i.s, e 1 I " III 1 HI II II Y Montréal 0 Mlle Alice McCaughan Elève de M.Octave Pellet er p>nr le plito et de M.Romain Pelletier pour l'harmonie et composition.Mlle McCaughan s'est créé une réputation enviable comme professeur de piano.Ses brillants élèves se font entendre dans des récitals et concerts.I'm grande part de ces succès vont naturel.e-ment â Mlle McCauRhan qui avec son talent délicat et souple a réussi à former de tels élèves.-o - TROISIEME CONCERT DE "LA LYRE" Nous remercions sincèrement tous nos lecteurs qui nous ont adressé leurs félicitations au lendemain du troisième concert de "La Lyre'.Tous les artistes sans exception ont contribué au succès de ce concert, qui a été supérieur au deuxième, donné le t décembre dernier.M.J.A.E.Cartier, ténor, élève de Mlle Alice Raymond, ouvrit le concert avec deux romances très bien interprétées; suivait le délicat pianiste M.Gaston Tétreault avec deux compositions de Chopin; M.G.Tétreault est aussi le directeur du trii qui porte son nom et qui a joué deux morceaux de choix très appréciés.Mlle Fleurette Beauchamp s'est fait entendre dans la romance de M Miro "A qui mon coeur" qu'elle a chantée à ravir el dans "Etude en forme d'octaves", de M.Miro aussi; dans cette dernière composition.Mlle Beauchamp a donné preuve d'un talent exceptionnel comme pianiste.Mlle Beauchamp est l'élève de M.Albert Rnberval poi:r le chant et de Mlle Alice McCaughan pour le piano.M.Lamy.ténor, est vraiment l'interprète qui convient aux compositions de notre ami et directeur de "La Lyre".M.Cus-P.Rice, dont le talent original pénètre de plus en plus chez les amateurs de bonne musique.Le clou du concert fut le Duo de l'opérette "Lolita" de MM.Rohi-l'oirier-MIro.interprété par Mlle Léonide LeTourneux.soprano, et M Charles Goulet, baryton, accompagnés nu piano par l'auteur Henri Miro.Il serait trop long de décrire toutes les beautés que ce duo contient; qu'il suffise de dire que "Lolita" sera créé l'automne prochain au théâtre St-Denis par la troupe parisienne qui viendra nous donner une saison complète et dont M.Delamercie a été nommé le directeur artistique.Ce sera un grand hommage rendu aux auteurs locaux de faire interpréter leurs oeuvres par des artistes aussi parfaits et d'une réputation mondiale."Luxor" ou "La Vallée des Rois", qui avait obtOfiU un succès retentissant lors du deuxième concert de "La Lyre" a été joué à la perfection par les artistes Albert Cham-berland.notre distingué violoniste.Jean Rolland, violoncelliste, qu'on surm mnie déjà "le charmeur".Ed I login-.violoniste.Brahm Sand, le Jeune violoncelliste virtuose, et l'auteur H.Miro. 8 Février 1927 Cours d'Harmonie de "La Lyre" DIX-NEUVIÈME LEÇON Accord de NEUVIEME DOMINANTE C'est un accord de SEPTIEME SENSIBLE ajoutée à la note fondamentale de l'accord de SEPTIEME DOMINANTE, sur lequel il est placé, et dont il tire son origine par une substitution de la Neuvième à l'Octave de ce dernier accord.9 Il s'accompagne de Tierce majeure, Quinte juste, Septième mineure et Neuvième mineure.Il se chiffre par 7 ou 9.Il est inutile de le préparer, et son emploi n'a pas besoin d'une série d'accords.On ne complète pas toujours ses intervalles d'accompagnement.On peut en retrancher la Quinte, qui serait d'un effet un peu dur.La Neuvième et la Septième, étant Dissonnantes, doivent descendre d'un degré, on peut les résoudre ensemble ou successivement, en commençant par la Neuvième.La note sensible doit monter d'un degré.Quelquefois, on peut anticiper la résolution de la Neuvième sur l'octave avant celle de la Basse, laquelle se fait toujours sur la Tonique.A trois parties on en retranche la Quinte et la Septième.Il n'est point d'usage de renverser cet accord, quoique certains auteurs ont employé ses trois renversements.L'accord de NEUVIEME MINEURE DOMINANTE est le même que précédent, à l'exception de la Neuvième qui est mineure.C'est un accord de SEPTIEME DIMINUEE ajouté à la note fondamentale de l'accord de SEPTIEME DOMINANTE, dont il tire aussi son origine par la substitution de la Neuvième mineure à l'Octave de ce dernier accord.9 Il se chiffre par 7 ou 9, ou 9 précédé d'un bémol, bécarre, etc., selon la tonalité.Toutes les observations relatives à la Neuvième majeure Dominante lui sont également applicables.(1) Quelques Maîtres considèrent l'emploi de ces deux Neuvièmes comme des Annno-n'inriivac! irn„„ ^ ., qu'elles ne sont pas préparées.Dans le cas contraire, il y a suspension et ce sont Ae^Sl^^^l^^ ^ *™ (2) Le Zéro est le signe de retranchement d'un intervalle.Donc, clans ce cas, on retranche l'Octavp im-a* iQ q,,, , , „ nat le seul intervalle qui se fasse entendre à l'aigu sur le 4me temps.' leuanc"e 1 Octave apiès le 3me temps, et la 7me est Février 1927 21 La Vie et la Mort de Beethoven Par GEORGES PIOCH La vie (lu plus yranil des musiciens fut aussi celle d'un (jrand honnête homme.On s'efforce moins, dans l'article suivant, d • i I In une biomnjiliii- com pli te de Iteelhoven que.d'indiquer /« place unique qu'il occupe à jamais parmi tous les m listes il purin i tous tes hommes.Il naît à Bonn le 16 décembre 1770.Un carton existe, où l'événement de sa naissance est raconté bous l'aspect de la nativité d'un nouveau Christ.L'artiste qui réalisa celte oeuvre a témoigné d'une judicieuse imagination.Un enfant, en effet, venait de naître qui.accroissant parmi la misère humaine l'émotion du divin, allait être la voix même de son temps.Un cœur venait d'éclore que les siècles passés avaient, semblait-il, mûri de toutes les douleurs, et qui s'allait donner aux hommes comme un fruit savoureux et inépuisable.Il apparaît falidique-raent.La société où il vient de jeter sa première plainte est la proie de convulsions lucides qui la transforment à l'instar d'un idéal où meilleure part est faite à la raison, à la fraternité, à la bonté.C'est, en France, l'effort des Encyclopédistes: en Allemagne.Grethe et Schiller.Quant à la musique, elle s'appelle Gluck.Mozart.Haydn.Bientôt, l'effervescence généreuse de quelques esprits s'élargit à tous les peuples.L'Amour, brûlant de bâter son règne, se manifeste en la plus grande révolution dont se glorifie l'Histoire.Chaque pays, peut-on dire, suscite un Christ prêchant l'harmonie fraternelle de toutes les races.La guerre éclate néanmoins, parce que notre intelligence est disproportionnée à notre organisme.Mais un idéal autre que le désir de conquête la meut.C'est la liberté qui se révèle et tâche à s'Imposer.Puis voici Bonaparte, l'exemple prestigieux et négatif de son énergie.Le monde espérait un sauveur: il n'a qu'un conquérant.Quoi ! tant de rêves sublimes seraient-ils vains ?L'Amour s'exile-t-il encore, vaincu et résigné.Des hommes ne se lèveront-ils point pour lui donner asile et le proposer en vérité délicieuse à l'avenir ?Des hommes d'action ?Non, Napoléon les a réduits à sa taille.Les savants semblent se contenter d'être officiels.La philosophie n'est guère animée que du nationalisme allemand de Fichte.La littérature hésite: Schiller est mort.Chateaubriand n'est qu'un catholique, it Gnthe est trop olympien.On ne peut espérer de la peinture, froidement académique avec David, ou de la statuaire, si mièvre avec Canova.le témoignage éternel des rêves fraternels que l'ambition d'un homme a déçus.Ce témoignage sera pourtant, et si parfait, qu'il retentira jusqu'aux derniers Jours de la race humaine.Et c'est un musicien qui le donne.Déjà, la nature avait trouvé en Beethoven l'asile le plus harmonieux, et son ilme.L'humanité tout entière se réfugie en lui.Ce ctrur pétri de bonté, qui battait le rythme de plaines, des bois, des eaux, de l'air, va sonner désormais l'avè-n.m.-ut fi la réalité des plus beaux rêves et du meilleur amour.C'était la tti/mphiuue pastorale; ce sera la Sinnphmiie une chu urs.hymne dédié aux peuples fraternels qui viendront.Et comme si ce n'était pus assez BEETHOVEN .Toute la terre en lui vibrait comme une lyre.Il soumit U forêt innombrable det tont ; Il y mena le peuple ivre des paîtront : Bacchus ressuscitait dans son divin délire.Et les eaul et le cel.et tes champs et les boit Lui confiaient leurt Ion.leurt fêlet.leurs orages.Le loitir det bergert et les rêvet det tages Vivaient dans la tendresse immense de sa voix.Prométhre habita son art visionnaire; La vérité pour lui s'allumait dans l'amour : Il en ravit la flamme.Et ce fui la misère D'un corpt touifrant parmi l'hostilité des jours: Ce fui l'exil dans le silence; et le mystère D'un d.eu se consumant à sa propre heaulê ; Ce fut l'homme ourdissant pour lui l'adversité : El dans ses maui Jésus regravit le Ca'vaire.Cependant, il créait, déchiré de splendeurs Telles que la pensée à jamais s'en étonne.Son chant fut la candeur du soleil qui rayonne.La bonté des moissons, la pureté det pleurt.Il vendangea la vigne adorante det coeurt : Son etpril dou'oureu» saignait comme un [automne.La mort seule fuyait, qu'il rêvait d'accueillir.Il la fléchit enfin El'e vint, lutélaire: Lui, souriait, ayant de ton art fait jaillir Un éternel baiter répandu tur la terre.de nous avoir dit toutes les espérances généreuses de la collectivité, voici qu'il nous révèle l'individu purifié dans la solitude et par la douleur, l'homme où tout s'est éteint for3 l'amour, la pensée et le désir de pardonner: et ce sont les derniers Quatuors de Beethoven.Que lui a-t-il fallu pour cela: simplement, immensément, aimer la vie; et retrouver la conscience messianique de la musique, dont Platon dit qu'elle fut donnée aux hommes "'pour calmer le trouble de leur âme et les mouvements tumultueux qu'éprouve nécessairement un corps rempli d'imperfections." Le mythe d'Orphée, charmeur de béte3.et d'Ampbion.constructeur mélodieux de Thèbes.se réalise en Beethoven.Bacchus revit en lui.auquel il se comparera en disant: "Moi.je suis Bacchus qui pressure pour les hommes le nectar délicieux".Il souffrira comme Prométhée; 11 enseignera comme Jésus.L'homme qui devait remplir un tel destin participait vraiment du divin.Dès son premier âge.la douleur le marque pour sa miraculeuse mission.Sin enfance est un constant martyre d'enfant prodigue, contraint au jeu du piano et de l'orgue par un père qui n'avait de Bacchus que l'idéal invétéré de l'ivrognerie.Cette contrainte donnant ses fruits, on pouvait tout au plus espérer de Beethoven une haine féroce de la musique, assouvie avec virtuosité contre ses auditeurs.Eh bien ! non.il l'aime comme la vie même.Elle est en lui spontanément, nécessairement, telles les fleurs dans l'été.A douze ans.il a composé trois quatuors.Mozart prédit avec enthousiasme son avenir.L'apothéose pour lui commence: l'acclama-tation populaire, celle des mécènes.Ce n'est pourtant pas le ciel pur.A cet homme qui est tout amour, aucune tendresse profonde ne répond.Sans doute l'originalité massive de son être, "l'obscure clarté" qui rayonne de lui.le prestige de son art séduisent dès l'abord les femmes.Mais Beethoven a placé l'amour si haut qu'à l'instant d'y accéder.Il hésite et frissonne.Le sublime de ses rêves las.se bientôt celles qu'il adule: EIJonore von Breuning.Bobette de Keglewitz.Juliette Guicardi.Thérèse Malfatti, Amélie de Sa-bald.Bettina Brentano.d'autres encore.Et l'on a pu dire justement qu'il suffisait que Beethoven s'éprit d une femme pour qu'elle se mariât bientôt.avec un autre De plus en plus il se forme à celte beauté solitaire que la légende assigne aux dieux.La plus poignante passion humaine s'accomplissait.1801: Beethoven a 31 ans.il vient de composer sa première symphonie.On l'acclame.Il entend à peine la louange de son nom.Cependant que pour tous elle augmente, pour lui seul elle décroît.Bientôt il ne l'entendra p'.us.La surdité s'acharne sur lui.comme le vautour au flanc de Promothée.Cne honte éperdue de son infirmité l'affole et l'abat.Il fuit les hommes, la consolation d'êtres pitoyables.Il veut mourir.Son testament, écrit en 1802 à Helligenstadt.évoque s'élargisse il toute la face de ce soleil, et ce serait la fin de la terre fertile.Dans la nuit épaisse de sa surdité.Beethoven crée son monde harmonieux, extrayant de sol- 22 Février 1927 même toute substance et toute force.Et ce monde, il a rêvé qu'il fût un jour le nôtre; il nous y voyait tout occupes à des œuvres d'amour, lucides comme des pensées généreuses, et n'obéissant qu'à une seule loi.délicieuse et suprême, qu'il édicta lui-même par cette phrase d'une lettre écrite en 1812: "Je ne reconnais d'autre signe de supériorité que la bonté".Si les confidences se sont éteintes que lui faisaient la terre, les eaux, l'espace, il en a pourtant cette compensation: que nulle vulgarité lui nia lin1 détonnera dans sa solitude.La méditation, la science et la sagesse règlent seules son imagination.11 se plaît en elles comme les prophète?anciens au faite des monts.La fatalité l'habite, et le hausse à cette place suprême parmi les artistes et tous les hommes que nous avons essayé de préciser au début de cet article.Les splendeurs de son iruvre se multiplient comme Us cimes des Alpes.La joie s'est enfin instaurée en lui pour ne le plus quitter, et elle est telle en sa sérénité qu'elle épouvante qui l'approche.Quant au bonheur, il le laissait à qui s'en contente.Il arriva que la nature et les hommes qui lui avaient Impitoyablement donné le seul salaire ilont il fût digne: la douleur, ne purent plus rien pour lui.Lui-même ne pouvait plus qu'aspirer au "grand sommeil de la terre", rêvé par le Mo.se de Vigny.Sa vie se gaspillait en tracas domestiques, en affections contrariées.Iji gloire, qui aime le tapage, l'oubliait peu à peu.L'hydropisie s'était venue ajouter & ses maux.Ses amis, quiconque l'approchait, souhaitaient que la mort finit son martyre Son esprit s'illuminait de ces extases qui sont pour les grands hommes douloureux l'aurore de l'éternité Son verbe suprême s'était exhalé: c'est le lentO iissiit vanillic A I iiiiii)iiiHn du A"/IV Quatuor.Il ne devait plus que mourir.Le 26 mars 1S27.étant à Vienne, il trépassa, sans éclat et sans deuil, tel.dans les brumes île l'hiver, le soleil, dont il ava't eu le destin.Les Viennois lui firent d'imposantes funérailles, tardives et vaines comme la justice humaine.Georges PIOCH.-o- BEETHOVEN Le British Mti.iiuin nous donne un curieux exemple des préoccupations domestiques d'un grand homme dans le carnet de Beethoven dont il vient de s'enrichir.Voici une page de CO carnet, noir des plus vulgaires ennuis: "31 janvier.Renvoyé le domestique.— 15 février.Pris une cuisinière.— 8 mars.Renvoyé la cuisinière.— 22 mars.Pris un domestique.— 1er avril.Renvoyé le domestique.— 16 mal.Renvoyé la cuisinière.— 30mal.Pris une femme de ménage 1er Juillet.Pris une cuisinière.— 28 juillet La cuisinière s'en va.— Quatre mauvais jours.Mangé à Ltrchcnfeld.— 29 août.Congédié la femme de ménage.— 6 septembre.Pris une bonne — 3 décembre.La bonne s'en va.— 18 décembre.Renvoyé la cuisinière.— 22 décembre.Pris une bonne." Voilà pour une année, et à travers les soucis du torchon et de la poêle, les symphonies éclosaient toujours! Deux courtes lettres de Beethoven: "A Hummel.— Je te défends de remettre les pieds chez moi.Tu n'es qu'un chien hypocrite.Que le diable te torde le cou ainsi qu'il toutes les bêtes malfaisantes de top espèce.— BEETHOVEN." Cette apostrophe brutale n'étonna pas Iliitiiniel qui répondit avec le plus parfait sang-froid.Aussitôt Beethoven de répliquer: "Mon petit trésor.— Tu es un brave garçon.Tu as raison, j'en suis convaincu.Viens après le dîner, tu trouveras près de moi Shapparing et nous t'embrasserons, te caresserons.Ce sera une vraie bénédiction.— Ton BEETHOVEN, autrement dit FLEl'R DE MIEL." RITZ-CARLTON LUNDI SOIR, 14 MARS à 8 h.30 Louis Chartier donnera son Récital annuel ave: le concours de Mme Harold Mills SOPRANO et M.A.Chamberland VIOLONISTE Pablo * asals le célèbre violoncelliste catalan Pablo Casals Pablo Casals, qui est avant tout un classique, nous servit un programme où Bach.Haydn.Schumann et Beethoven étalent à l'honneur, un programme dans lequel II y avait de la vraie musique ne se contentant pas d'étonner ou d'éblouir, mais parlant au rcFur et a l'âme; de la musique si géniale-nient interprétée et comprise qu'involontairement l'on sentait monter du bas de l'épidémie l'Irrésistible frisson d'enthousiasme Jusqu'au bord des glandes lacrymales.C'est par cette admirable sonate en forme gothique de Bach, en Sol majeur, que le plus grand des violoncellistes ouvrit son programme, en nous en servant Intégralement l'Adagio, l'Allégro ma non troppo, l'An-dante aux sonorités larges et prenantes, et l'Allégro moderato.Puis ce fut cette autre Sonate, en Ré majeur de Loratelli.de facture plus moderne peut-être, mais aussi plus troublante, plus palpitante, surtout l'Adagio dont l'ampleur tranchait sur la vivacité de l'Allégro et sur le rythme cadenré du Minuetto.Et quel parfum de romantisme dans cet Adagio et Allegro de l'opus 70 du grand Schumann ! ("est tendre à la fols et passionné comme un aveu, comme une heure d'amour.Puis, Casais nous servit de la manière la plus parfaite et le plus limpide, cette Sonate en La majeur, de l'opus 89 de Beethoven, soit les trois mouvements: Allegro ma non tanto, Allegro molto, ainsi que l'Adagio rantnbile, avec ses coups d'archets en points d'orgue se résolvant en un chanté large nous remuent jusqu'aux fibres les plus intimes, et enfin l'Allégro vlvace.Et.Casnls.qui n'est pourtant pas prodigua de ses rappels, dut nous jouer en plus île son programme, un Menuet de Haydn.l'Amiante de In Sonate de Bach, et ce Jeudi Saint à minuit, extrait de la Procession à Seville, de Turlna.Cette peinture musicale et poétique, d'un caractère descriptif si à part n'aurait pas la même signification, jouée par un virtuose moins maître de son instrument que Casais.Nous en avons tous eu l'impression bien nette.M Nocolal Mednikoff n été un accompagnateur parfait.Billets en vente chez LAYTON BROS.LIMITED 550 St-Catherinc Ouest et BOUVIER LIMITEE 452 Ste-Catherinc Est ou TELEPHONE WESTMOUNT 4311 J.P.BASTIEN J.A.E.CARTIER 723 De l'Epée 3722 St-Hubert Spécialités : Evaluation de Feu.d'Achat et de Vente 76 rue Saint-Jacques MONTREAL Main 4135 OSC A R O'BRIEN COURS D'HARMONIE Traité RIMSKY-KORSAKOFF Profeueur d'Harmonie de Lionel Daunan Prii d'Europe 1926 Studio : 7 STE-CATHERINE EST Tel*.: lancier 2111 — Calom.t 8103 Février 1927 23 BEETHOVEN, Pianiste «;?mig/«i'.v»i-,:>f.i.v«',i7r.vnV'«-.va .:v.i.v«^V-,-/«V»:- .-»-.» ••"•»•:»• 4-.-.- 4 ••#••.•«.".•'' v V V '• L'histoire de Beethoven serait ineomplé'.e si l'on omettait d'y indiquer la place fnincntc.— cl même, durant quelques années, absolument unique.— qu'il occupa parmi les virtuose» du piano.Ce côté de la gloire du maître est gi-n< raie ment ignoré ou nu-connu.Pourtant, les triomphes qu'il obtint comme com criant se rattachent à la pu-ode rte ta rie où il riait dans toute la plénitude de la jeunesse el de l'espoir; où la surdité ne't'était point e icore déclarée, qui derail torturer tet jours.L'article de notre eminent collaborateur Pierre Ija'.a nnd digne ment ù Beethoven pianiste l'hommage qui lui fit dû.savoir V" m -'-s 1 Lorsque nous songeons à Beethoven, c'est l'auteur des symphonies, des quatuors, des sonates que nous voyons; c'est le Maître qui a renouvelé, agrandi, transfiguré toutes les formes de la musique, c'est "l'homme qui a créé les plus belles choses avec des sons." Mais pour ses contemporains, du moins pour laa contemporains de sa Jeunesse et de son âge mûr.il n'était point du tout cela: plutôt qu'un compositeur, il était un pianiste, un planiste admirable et célèbre entre tous; et pendant longtemps, ce fut le talent universellement reconnu du pianiste qui fit accepter les œuvres discutées du compositeur.Quelles étalent les qualités de ce pianiste sans pareil ?Qu'était sa virtuosité, sa sonorité, son toucher, son doigté ?Comment jouait Beethoven ?Que ne donnerait on pour savo comment il interprétai propres œuvres, pour recevoir ainsi de lui-même de» ¦lartés sur les profondeurs les plus Intimes de sa pensée ?C'est un secret que garde le passé Tout au plus, grâce aux témoignages nombreux de ceux qui ont entendu Beethoven, peut-on se faire une Idée de la nature de son Jeu.Il commença d'apprendre le piano à Bonn, sous la direction, tantôt île son père, tantôt d'un musicien du nom de Pfelffer; et plusieurs lia-l'itants de Bonn avalent gardé souvenir de ces étranges professeurs, qui avaient coutume, lorsqu'ils revenaient de la taverne au milieu de la nuit, de réveiller le petit Beethoven et de le faire jouer Jusqu'au matin.Mais Pfelffer n'eut bientôt plus rien à lui apprendre; il reçut alors les leçons d'un maître véritable.Christian Neefe, qui avait été l'un des meilleurs élèves de Charles-Philippe-Emmanuel Bach, et qui, en même temps qu'il transmettait au petit Beethoven la technique sévèrement classique de ce théoricien et virtuose illustre, lui enseignait à connaître les œuvres du grand Jean-Sébastien.Une notice publiée en 17S3 dnns le Magasin musical de Dresde, en apporte la preuve: "Louis van Beethoven, enfant de onze ans.dont le talent promet beaucoup II Joue principalement le clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach, que son maître.M.Neefe, lui ii nus entre les mains " Ainsi se noue la chaîne qui relie les uns aux autres les plus grands esprits de la musique.Beethoven travailla plusieurs a:iné>s avec Neefe; pu i t il devint son propre maître, et son talent était entièrement formé lorsqu'il quitta Bonn pour aller à Vienne en 1792 Vienne était alors le centre de la vie musicale eu Allemagne; les virtuoses les plus célèbres s'y faisaient entendre: telle était cependant la force du talent de Beethoven, que ce jeune inconnu se fit aussitôt une place parmi les pianistes du premier rang.Il enthou iusmu tous les amateurs et stupéfia tous les artistes tant par la perfection et la puissance de son interprétation lorsqu'il exécutait des œuvres déjà connues, que par l'abondance et la force de son imagination lorsqu'il improvisait sur un thème donné, talent alors fort apprécié, et san« lequel on BEETHOVEN CHEZ MOZART Beethoven, éigé de /7 ant.drveloppanl au piano, un Ihime donné par Mozart qui lui prédit ce joui la sa remmmte universelle.ne pouvait prétendre à passer pour un grand artiste.Il réunissait les qualités les plus diverses.Les uns admirent sa "virtuosité si extraordinaire, que depuis Mozart on n'a rien vu de tel"; et encore "son agilité prodigieuse et l'aisance avec laquelle il vient à bout des difficultés les plus redoutables." Les autres, et ce sont ceux dont les témoignages sont les plus précieux, célèbrent l'expression de son jeu, expression si profonde et si émouvante, "'qu'elle révélait dans la musique de clavier un momie nouveau " L'un de ces témoins.Junker, écrit en 1793: "La Jeu de Beethoven diffère à un tel point du jeu des autres planistes, qu'il semble qu'il ait voulu s'ouvrir uu chemin inconnu et fait pour lui seul." Cet interprète si pree fond et si fort avait d'ailleurs au piano la tenue la plus correcte et la plus simple: pas de grands gestes, de mains tumultueuses, ni de cheveux flottants: tous ses contemporains attestent que.lorsqu'il jouait, ses mains s?levaient à peine, on ne voyait bouger que se< doigts: d'où il suit que l'on peut être grand pianiste sans romantisme et sans cabotinage.Mais c'étaient surtout les improvisations de Beethoven qui soulevaient l'enthousiasme.Czerny nous a laissé dans son .1 utobiogea phie un divertissant témoignage de l'impression qu'elles produisaient.C'était peu après l'arrivée de Beethoven à Vienne."Jelinek.qui était un des pianistes viennois les plus célèbres, dit un jour à mon père qu'il était invité pour le soir à une réunion musicale où il devait se mesurer avec un pianiste étranger.Le lendemain, mon père lui demanda quel avait été le résultat du tournoi."Oh '.dit Jelinek avec consternation, je ne veux pas penser à la soir-'e d'hier.Satan habite en ce jeune homme.Je n'ai jamais entendu jouer ainsi.Il a improvisé sur un thème donné par moi.comme je n'ai jamais entendu Mozart lui-même improviser.Ensuite 11 a joué ses propres compositions, qui sont admirables et grandioses; et il tire du clavier des effets auxquels nous n'avons jamais pensé même en rêve " Le jeune homme en qui habitait Satan, c'était Beethoven; et Jelinek, qu'il avait terrassé en ce soir mémorable, devint un de ses plus chauds admirateurs, ce qui est d'un bon naturel.Pendant une dizaine d'années, jusque vers 1802.la renommée de Beethoven ne fit que croître; ses compositions n'étaient pus encore entièrement comprises, mais il était sans conteste le roi du piano, au jugement même de ses émules.Cramer disait de lui qu'il était le premier des pianistes, "aussi bien pour la perfection du mécanisme que pour la puissance de l'expression." Et Cterny: qu'il n'avait pas d'égal "pour la force prodigieuse, le caractère saisissant, et aussi la bravoure et la vélocité." Puis cette éclatante carrière de virtuose s'interrompit soudain.Il était devenu sourd.5» 24 Février 1927 Il parut quelquefois en public, mais de plus en plus rarement.Bientôt même, il cessa de jouer devant des amis.Il ne s'entendait plus; il ne mesurait plus ses sonorités.Il faisait tantôt des forte si violents, qu'on en avait la tête rompue, et tantôt des piano si légers, qu'on ne pouvait les percevoir.Ignace Pleyel, devant qui il joua en 1805, trouva à son jeu beaucoup de défauts.Et Spohr, qui l'entendit quelques années après, écrivait: "Cela n'a pas été une jouissance".Peu à peu, il cessa complètement de jouer; ses doigts perdirent leur agilité.Beethoven pianiste n'était plus.Mais l'humanité ne doit point le regretter, si cruelle qu'ait été pour lui la souffrance de la surdité.S'il fût demeuré virtuose, eût-il produit les œuvres sublimes des années suprêmes de sa vie ?C'est dans la douleur et la passion solitaires de son âme qu'il trouva les derniers quatuors et les dernières sonates.Et si grand qu'ait pu être Beethoven interprète, il s'efface devant Beethoven créateur.Il reste un mot à dire des instruments dont Beethoven se servait, et à l'aide desquels il produisait sur ses auditeurs des impressions si puissantes.Il paraît probable qu'il fit ses premières études sur le clavecin; cependant le piano-forte n'était dès lors pas entièrement inconnu à Bonn, et l'on croit que lorsqu'il travaillait avec Neefe, il usait de l'un de ces instruments nouveaux.Lorsqu'il fut à Vienne, il ne joua plus que du piano; et nous savons quels pianos furent les siens: un instrument de Broadwood, un instrument d'Erard, modèles primitifs dont quelques exemplaires ont été conservés, et dont nous connaissons la sonorité monotone et faible.S'il en tirait des effets foudroyants c'est qu'il n'entendait que la musique.Pierre LALO.LE MOIS THEATRAL Mozart ! charmant enfant.— Le génie de Guitry.— Rare perfection.— Talent incomparable de Mlle Printemps.— Une leçon de politesse à nos "snobs".— Le clan des "grincheux".— Des "hâhne-ries"! — La pureté de notre langage.— Notre accent normand.— Camille Bernard débute à Paris au Théâtre Femina et M.Albert Cornellier à l'Opéra-Comique.— Troisième spctacle de la Société Canadienne de Comédie.— Train de plaisir.Comme un faible écho que je voudrais pourtant plus sonore et vibrant, je jette ma note d'enthousiasme et d'emballement dans le concert des louanges que "Mozart" s'est vu décerner durant le trop bref séjour que ses "parents" ont fait en notre ville au début de ce mois.C'est à vrai dire le seul événement théâtral du mois dernier, exception faite de la saison d'opérette au St-Denis, qui est étudiée sous notre rubrique: "Le mois musical"."Papa" Guitry et "maman" Printemps me pardonneront-ils de leur envier leur progéniture, d'avoir même eu la mauvaise pensée de songer à l'enlever et de le garder plus longtemps parmi nous.Si Mozart est au ciel •— et il doit sûrement l'être — combien plus grand doit être son bonheur de se voir immortaliser et revivre en l'incomparable Yvonne Printemps ! L'idée me vient de faire un rapprochement entre la "Chanson d'amour" qui anime avec tant de charme le grand Schubert et _ cet exquis "rien" que les admirateurs de Guitry estiment un de ses plus beaux chefs-d'œuvre.Guitry est sans rival dans son art aujourd'hui, et les critiques de France, avec cent fois plus de raison que ceux d'ici, sont d'accord à déclarer que Guitry est la plus belle personnalité du théâtre actuel en France.Je relisais avec plaisir une entrevue que le "maître" donnait l'an dernier à Paul Hau-rigot, au cours de laquelle il déclarait entre autres choses: "J'ai le théâtre clans le sang.Par ma naissance d'abord, par le rapport quotidien que, comme comédien, j'ai avec le public.J'ai eu de la chance, mon père m'a appris très vite que le travail était le seul but de la vie.J'ai aussi eu la chance d'être aimé par des hommes que j'admirais: Mirbeau, France, Claude Monet, Porto-Riche." Le travail, chez M.Guitry, tout comme le théâtre, est à l'état de passion.Encore dans la quarantaine, Sacha Guitry a à son crédit plus de soixante pièces, opérettes, revues et fantaisies.Autant de succès et de triomphes ! "Mozart", d'après Guitry lui-même, c'est tout son cœur et tout son amour.Créé l'an dernier au théâtre Edouard VII, au milieu du plus grand triomphe, il a connu à New-York, à Boston et dans notre ville d'autres succès aussi spontanés et aussi prenants.La venue en notre ville de ces deux incomparables artistes est à coup sûr le clou de l'année théâtrale.Nous avions déjà été assez bien servis mais à présent que nous les avons entendus, combien nous réalisons ce que nous aurions perdu si Guitry avait persisté à faire sourde oreille à nos supplications.Le mois dernier, j'accusais Guitry de se ficher de nous; c'était plutôt du dépit.Qu'il me le pardonne ! Dès qu'il fut officiellement connu "qu'ils joueraient au Princess dans la semaine du 7 février", ce fut une explosion d'enthousiasme dans tous les milieux artistiques et amateurs de beau théâtre, sauf un dont je parlerai tantôt.Le snobisme lui-même se donna libre cours.Avec la rapidité d'un orage dans nos montagnes du Nord, une avalanche de réceptions, d'invitations, de thés et 'de "parties" faillit engloutir nos hôtes, au point que dès la réception à l'Université McGill, Guitry prit la ferme décision de se retirer dans ses appartements et de refuser toutes ces invitations qu'on avait cru bon d'accepter à son insu.Au grand ébahissement de près d'un millier d'adorateurs, Guitry déclara au Moyse Hall, à McGill, qu'il était ici pour nous plaire plus comme comédien que comme homme du monde.Faut avouer qu'il y eut de l'exagération de ce côté.Puisse la leçon qui nous a été donnée nous servir à l'avenir.Mais pour revenir à Mozart et à Printemps, il suffira de confesser que j'y suis allé trois fois pour qu'on comprenne mon emballement, d'ailleurs partagé par l'immense majorité des milliers de spectateurs qui envahirent le Princess durant cette semaine mémorable.J'étais de la première, le lundi soir, pour entendre Sacha Guitry, en quelques paroles d'introduction, nous présenter Mozart et Printemps."J'espère, dit-il que vous aimerez Mozart.Ce n'est pas de l'histoire, c'est une histoire.Le caractère de Mozart m'a toujours grandement intéressé et j'ai toujours pensé que Mozart était un homme et non un ange." Puis Yvonne Printemps vint saluer en toute grâce et le rideau se leva sur le plus charmant décor, fait de charme, de goût et de sobriété artistique, qui nous font regretter que l'art mobilier ait subi une transformation aussi moderne et aussi matérialiste.Décors, costumes, jeux de lumière, orchestre, jusqu'au moindre détail, tout était parfait.On peut aussi dire que cette œuvre de Guitry, baignant dans- l'exquise musique de Reynaldo Hahn, est toute aussi géniale que le vrai Mozart lui-même.Rarement et même jamais Montréal n'eut l'avantage d'entendre une œuvre aussi pleinement rendue.Les interprètes, à partir du couple de serviteurs au couple unique que forme Printemps et Guitry, étaient tous des artistes réputés.Que dire de vraiment neuf sur Yvonne Printemps quand on a épuisé la gamme pourtant variée de la jeunesse, du charme, de l'élan, de la spontanéité, de la grâce, de l'enchantement et que sais-je encore.Tout ce que j'avais lu de critiques élo-gieuses ou réservées sur Printemps, soit dans la presse parisienne, américaine ou canadienne, ne m'en avait donné qu'une pâle idée.'Comment ne pas être pris par ce timbre unique dont on doit surtout admirer la rareté plutôt que la beauté ?Printemps n'a pas une voix extraordinaire mais elle chante d'une façon extraordinaire; elle dit.elle interprète.elle exprime à sa façon.quoi ! Pour me distinguer quelque peu, je ne la comparerai pas à Sarah Bernhardt, ni Guitry à Molière, mais je les classerai tous les quatre dans une catégorie à part.Pourquoi a t-il fallu qu'un certain clan de purs, de jaloux, de bigots, jetât une ombre au tableau ?Pourquoi a-t-il fallu qu'un petit groupe d'intellectuels de terroir ait vomi leur bagout sur ces artistes éminents dont s'enorgueillit le monde entier et débité quelques sottes "hâhneries".Heureusement que M Guitry est au-dessus de ces "critiquailleurs"."Je pense", a-t-il déjà dit, "que la presse est indispensable au théâtre, mais elle abuse odieusement de son pouvoir et tue souvent des auteurs dramatiques".Heureusement aussi que l'influence restreinte des bigots peut se mesurer, en proportion inverse, aux milliers de Montréalais qui sont accourus entendre "Mozart".C'est notre vengeance.Merci à M.Guitry d'avoir fait les si belles déclarations au sujet de notre parler et de notre accent.Au cours de sa visite au maire Martin, M.Guitry lui disait: "Je constate que vous parlez un français meilleur que dans la plupart des villes de France." Samedi soir, au club St-Denis, "notre" hôte expliquait plus longuement sa théorie sur l'accent normand que nous ont légué nos aïeux.Encore une fois merci, M.Guitry.Puisse le souvenir que vous gardez de nous soit aussi vivace que le nôtre ! DE Cl.DE LA!! Un début que nous ne saurions laisser passer inaperçu est celui de notre charmante compatriote, Mlle Camille Bernard, au théâtre Fémina-Bériza de Paris.La presse parisienne ne tarit pas d'éloges sur le beau talent vocal et les rares 'qualités scôniques de cette petite artiste de chez nous, à laquelle un de nos anciens collaborateurs, actuellement à Paris, prédisait dernièrement les plus grands succès sur les meilleures scènes de Paris.M.Albert Cornetllier a lui aussi débuté d'une façon inofficielle à l'Opéra-Comique de Paris.FABRIO. Tél.Upt 0891 Le meilleur repas à (0 cts A la Ville de Paris Hôtel-Restaurant 22 McGill College Avenue Cuisine française et italienne Bière et Tin Service de premiere clftssc.Chambres confortables avec bain, à louer F.A.LHOUMEAU, prop.Montréal NOUVELLES LOCALES QUEBEC Le concert des aveugles de Nazareth, le 4 février, à l'Auditorium, a été un succès complet; il a accru encore la réputation si méritée de ces chanteurs distingués.Un auditoire nombreux et choisi, aux premiers rangs duquel nous avons remarqué l'honorable premier ministre et madame Taschereau, l'honorable sénateur et Mme Tessier, et l'honorable M.Caron, remplissait la salle et a vigoureusement applaudi les artistes, particulièrement dans un "Noël" délicieux qu'on aurait bien voulu voir répéter.Depuis que les chanteurs romains de Mgr Casimiri ont "révélé" le chant à Québec, nous n'avons pas eu de plus beau concert vocal.Le programme était choisi avec un goût très sûr, et il a été exécuté avec une impeccable maîtrise.L'accompagnateur était un aveugle lui-même et ua autre aveugle, accompagnée par une jeune fille aussi atteinte de cécité, a joué un concerto de violon.M.Alexandre Tascbereau et Mme Taschereau ont fait remettre des gerbes de fleurs à trois des solistes féminins.Deux concerts et deux bonnes salles: voilà le bilan artistique de Québec, le 27 janvier au soir.C'est là une excellante.note pour notre ville qui boude trop souvent les artistes.D'abord, à Notre-Dame de Jacques Cartier, M.Marcel Hubert y revenait, hier soir, avec sa soeur, Mlle Yvonne Hubert.Ils retrouvèrent là l'auditoire sympathique de jadis, mais augmenté.Les Hubert ont formé une sosiété d'art; ils ont transporté dans le domaine musical 1 harmonie de la famille.Et, les lien3 du sang se sont pour ainsi dire re "erres.Qu'ils jouent ensemble ou séparément, ils ont toujour^ une technique ache- Â.J.BOUCHER E>'RQ.16 e»t, rue Notre-Dame, MONTREAL Nous rivons toujours en mains dos méthodes de piano, de chant, de musqué Instrumentale, des exercices-, des traités de solf^go et d'harmonie, etc.hautement recommandés par nos meilleurs conservatoires, nos "Ecoles de Musique et nos Malsons d'Education.Maison est connue pour remplir les commandée avec une- promptitude qui vous donnera entière satisfaction.Téléphone: Main 1850 vée, un jeu délicat, le souci du détail, des sonorités toutes pures.A St-Dominique, les "Chanteuses du Rosaire" avaient aussi grouper une assistance sélecte, cela sous le double patronage de Mmes Albert Sévigny et Georges Parent.A leur invitation (et qui y eût fait sourde oreille.), M.le docteur Louis Verschelden, un baryton réputé de la Métropole, était venu collaborer à cette audition; il donna plusieurs pièces avec un art très grand.Louis Vierne à Québec Après Joseph Bonnet et Marcel Dupré, Louis Vierne, un des grands organistes français contemporains, viendra sous peu donner, en l'église de St-Sauveur, un concert d'orgue.Il ne visite pas l'Amérique en virtuose, mais en compositeur; les récitals qu'il donnera seront consacrés à peu près exclusivement à ses œuvres.Il ajoutera à ses programmes quelques pages de Bach, de Franck, et deux ou trois œuvres de compositeurs français.Louis Vierne est né à Poitiers en 1S70: il a donc 56 ans.Il fit ses premières études musicales à l'Institution nationale des Jeunes Aveugles.SAIM-JEAjN", Que.Il est définitivement décidé que les Chevaliers de Colomb inaugureront leur spa- • cieuse salle qu'ils construiront dès le printemps à bonne heure, par un grand concert, donné avec l'aide de l'Orphéon de Saint-Jean et des chanteurs et chanteuses qui voudront bien se joindre à eux.Le comité théâtral du conseil 1145 travaille activement pour assurer un succès sans précédent, de cette soirée Pour en arriver à ce but l'on exécutera de magnifiques chœurs à voix mixtes et une opérette laquelle est sous la direction artistique de M.le professeur J.E.Bélanger.TROIS-RIVIERES La Philharmonie de La Salle a donné à l'Hôtel de Ville, mardi soir, S février, une fort intéressante représentation.Les artistes du Cercle Lapierre étaient à l'affiche et leur interprétation du "Contrôleur des Wagons-Lits" fut parfaite.Le Cercle Lapierre est bien connu aux Trois-Rivières et particulièrement apprécié, aussi la grande salle de l'Hôtel de Ville était-eiie bondée d'auditeurs avides d'entendre une fois de plus ces artistes populaires que sont MM.Charland, Gauthier, Chamber-land, Laparé et autres.NOUVELLE-ANGLETERRE BOSTON, Mass.M.René Viau, le génial pianiste de la Nouvelle Angleterre, dont la résidence est à Providence, R.I.et M.R.Janson LaPalme, baryton de Lawrence, Mass., étaient au programme, ici, mercredi le 9 février, dans un magnifique concert donné par le Club de mu ique McDowell de cette ville, en la salle Steinert.M.LaPalme a donné quelques sélections très classiques, surtout de DeBussy.M.Viau, qu'on connaissait déjà, parce qu'il avait été très applaudi et goûté à Boston, il y a quelques années et M.LaPalme, membre du Club McDowell de cette ville, ont fait très bonne figure à ce concert où six artistes étaient au programme.LAWRENCE, Mass.On apprend dernièrement la mort.de M.Joseph Bernard, organiste depuis 52 ans à l'église Ste-Anne de Lawrence, Mass.Le défunt était âgé de 72 ans.Il était natif de la province de Québec, et demeurait à Lawrence depuis 64 ans.' Toupets et Perruques pour Messieurs Nous sommes des experts dans le postiche.Tout ouvrage sorti de nos ateliers est d'une exécution parfaite et garantie.PUNDE & BOEHM 119 Metcalfe 262 Ste-Cath.E.Up.3161 Est 6320 FALL RIVER, Mass.Les parents et amis des élèves de l'école supérieure B.M.C.D.se sont réunis, le 10 février, pour assister au concert de l'orchestre de cette institution et du Girls' Glee Club.WOONSOCKET Il y avait assistance choisie et nombreuse, le S février, en la salle paroissiale de Notre-Dame de Consolation de Pawtucket, et à la qualité s'ajoutait la quantité.Nous comptons que plus de 400 personnes s'étaient rendues à cet endroit, pour jouir pendant plus de deux heures des délices que procure l'audition d'un instrument bien joué ou d'une voix bien conduite.Et hier soir, chaque exécutant était à son jeu, avec âme et énergie.Le pianiste René Viau, une fois de plus s'ert révélé le maître du piano.M.Rodolphe Janson LaPalme, baryton fort aimé de Lawrence, a aussi reçu sa part de félicitations et d'applaudissements, pour une exécution tout à fait juste d'un programme de mérites nombreux.Il a chanté en français, en anglais et en italien, avec une prononciation très claire et précise qui a donné toutes leurs significations aux textes.Sa voix e:t sonore, puissante et se prête bien aux caprices des divers chants.Mlle LaBrosse, au piano d'accompagnement a fait très bien et elle secondait admirablement le travail difficile et délicat mais sûr et gracieux de Mlle LaSalle.Le passage de M.Maurice Dumesnil, très intéressant pianiste français de New-York, en notre ville, a fait le bonheur de plusieurs centaines de personnes, qui, le mercredi soir et le jeudi, avant-midi et après-midi, 26 et 27 janvier, sont allées l'entendre et l'applaudir, à la Salle Memorial.J.G.YON L.J.Doucet, prop.41G8, rue St-Denis, Montréal.Tél.Belalr 7570 Endroit par excellence où l'on peut se procurer le plus beau choix de musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traités d'harmonie, littérature musicale, et toute la musique demandée par les différents Conservatoires, y compris les éditions Durand, Schirmer, Wood, à, des prix défiant toute-compétition.Nouveau rayon de phonographes et disques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et aux Professeurs-Service courtois.Uno visite à notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que nous sommes en mesure de vous offrir. 26 Vendredi soir, le ii février, les nombreux élèves de Mlle Dora V.Gilleran, pianiste, ont rendu un très joli récital, digne d'éloges, grâce aux efforts de la part de la' pianiste ainsi que des élèves.Depuis nombre d'années, Mlle Gilleran dévoue son temps à enseigner l'art de jouer le piano et aussi du chant.Sss élèves lui montrent de la reconnaissance à ce récital et autant de reconnaissance aux parents, car tous ont réussi à merveille.WORCESTER M.Louis Vierne, compositeur français et organiste, a joué lundi soir, le 14 février, au collège Holy Cross.Il est aux Etats-Unis, où il fera une tournée dans les grandes villes.Trois cents élèves de l'école de danse de Mlle Catherine Ney ont été vivement applaudis lors d'une soirée donnée le 26 janvier à l'Académie de Musique.La foule était nombreuse et a été charmée du résultat de la soirée.Le tout fut très intéressant.LEW1ST0N A la fin d'un souper, qui avait réuni les membres de l'Orphéon au restaurant Weûge-wood, le 11 février, M.le président Lafond a présenté un chèque de $1,000 à M.Pierre Pelletier, comme appréciation de son concours au concert du 2 février dernier.Les recettes totales de ce concert, y compris les contributions des membres d'honneur, furent de $3,123.00 avec $1,477.88 de dépenses.Les recettes nettes ont consé-quemment été de $1,645.12 et l'Orphéon en a donné presque les deux-tiers à M.Pelletier.Pensées sur la Musique et les Musiciens Dans la joie, l'homme prononce des paroles.Ces paroles ne suffisent pas, il les prolonge.Les paroles prolongées ne suffisant pas, sans même qu'il s'en aperçoive, il les module.Les paroles modulées ne suffisant pas, sans même qu'il s'en aperçoive, se3 mains font des gestes et ses pieds bondissent.La vertu est le principe de la nature humaine; la musique est la fleur de la vertu.(Li-ki ou Mémorial des Rites, 1er siècle avant Jésus-Christ).Tous ceux qui constituèrent des musiques le firent pour modérer la joie.Le sage fait les rites pour (engager) à céder et à se retirer (l'homme qui serait naturellement disposé à prendre le pas sur les autres), il fait la musique pour diminuer et retrancher (l'excè3 de joie auquel l'homme serait naturellement porté à se livrer).Voilà ce qu'est la musique.(Mémoires de Seu-ma T'sen, trad.Ed.Chavannes, III, p.231).Février 1927 Triomphe de l'opérette au Saint-Denis.— Saison plus longue, l'an prochain.- — Le "vieux" répertoire.— Oh ! les purs ! — Les "Canayens" aiment-ils l'opérette ?— Prix populaires.— La "Demoiselle du Printemps".— Comparaison.— "Blanc et Noir" au Saint-Denis.— Le lOOième concert du Quatuor Dubois.— M.Charles Goulet.Ce ne sera certes pas du côté musique légère que les Montréalais pourront se plaindre cette saison-ci.Jamais depuis quinze ans, des plus vieux disent depuis trente ans, avons-nous eu une saison d'opérette plus brillante, pour ne pas dire affolante.Selon un terme cher aux "dilettantes" du théâtre, cette saison s'est "terminée en beauté." Pour la journée d'adieu, samedi le 19 février, le St-Denis débordait à craquer.Dans l'après-midi, c'était une matinée spéciale au profit des artistes, annoncée que de la veille.Bien avant le lever du rideau, la salle était envahie, au - point que les artistes ne pouvaient contenir leur émotion.M.Delamercie, le directeur artistique, me disait samedi soir qu'il n'avait jamais éprouvé un plus grand plaisir que durant son séjour au pays.Le groupe d'admirables artistes qui composaient cette troupe triée sur le volet par un impresario américain, en mal d'éduquer, d'instruire, de "déboucher" les New-Yorkais, a prouvé à maintes reprises qu'il était tout au moins aussi sensible aux acclamations délirants d'une salle emballée qu'au bruit délicieusement argentin des gros ëcus qu'il est de mise, dans tout théâtre qui se respecte, de faire sonner à la porte avant d'entrer, en échange du carré de papier vert, jaune ou bleu qui donne droit à un siège.Encore plus excellente nouvelle ! La chose est décidée.Nous aurons au St-Denis une belle saison d'opérette l'an prochain.La majorité des artistes que nous avons applaudis avec tant de chaleur n'ont pu résister à la pression de M.Jos.Cardinal.On parle déjà du répertoire, de ce bon vieux répertoire, lequel, n'en déplaise à certain scribe d'une feuille pure, rajeunit avec les années.Qui de nous oserait prétendre que la "Mascotte", Téléphone Plateau 6347 Dr J.M.E.PREVOST Directeur Médical de L'Institut de Prophylaxie Où toutes les maladies nerveuses et chroniques sont traitées avec succès 34, rue Hutchison, près Sherbrooke, Montréal CTO Abonnez-vous a "LA LYRE" "Les Mousquetaires au Couvent", "Le Grand Mogol", après les avoir entendues jouer avec un tel brio, ont la "barbe" si grise qu'il soit honteux de les remettre sur la scène.Que diable faudra-t-il leur donner à ces "grincheux" pour les contenter ?Si on monte du moderne, vite de crier au scandale; si on fait sonner trop fort "Les Cloches de Corne-ville", ça les étourdit; si.mais sont-ils assez fatigants ?Et pourquoi donc ne pas garder tout notre sang-froid, s'en moquer et les ignorer tout simplement.C'est si difficile, quand le sang nous bout dans les veines et que la main se meurt de gifler ! Tout comme pour "Mozart", notre public s'en est "fouté" et de jour en jour la myriade des clients grandissait.De tous les coins de la ville et même de la province, on accourait, on venait rigoler avec le gros Ser-vatius, le grand Delamercie, le petit Foix où le bel Hirigaray et applaudir en somme toute la troupe, du simple choriste au chef d'orchestre.Cette saison d'opérette est pour Montréal toute une révélation.Nos bons "Canayens" de la partie est surtout, gâtés par le mauvais théâtre et les bouffonneries d'une clique de mauvais cabots, étaient en train de s'enliser à jamais dans le vulgaire et la platitude.Mais fallait les voir et les entendre raffoler à gorge déployée des bonnes vieilles farces de ce bon vieux répertoire pour constater avec quelle satisfaction que le bon goût n'était pas complètement disparu.Il ne manquait à vrai dire que l'occasion.L'ayant enfin, ils en ont profité de la plus belle façon, donnant par le fait même une bonne leçon à nos directeurs de théâtre, qui auront compris, je l'espère, qu'avec des prix populaires, le théâtre est assuré de vivre à Montréal.J'adresse cette remarque surtout à M.Gau-vin.Puisse-t-il la prendre en meilleure part, et l'appliquer l'an prochain.A M.Gauvin, nous faisons remarquer que l'orchestre pitoyable du Théâtre St-Denis ne cadrait pas du tout avec le talent des artistes parisiens.A bon entendeur, salut ! DERNIER APPEL Il nous reste encore quelques CHANSONS FRANÇAISES 6 pour $1.25, frais de poste payés Ecrivez aujourd'hui : John T.Roy Co.Angle des rues Appleton et Maple Holyoke, Mass.E.-U. Février 192?27 Cependant que la troupe française triomphait au St-Denis, notre "Société Canadienne d'Opérette" continuait son bonhomme de chemin, gaidant la plus grande partie de sa cliente.e et enregistrant un nouveau succès avec "La Demoiselle du Printemps".Fait tièf significatif, l'indice d'un engouement extraordinaire pour l'opérette, le St-Denis et le Monument National étaient également remplis aux soirs des représentations de "La Demoiselle du Printemps".On serait tenté à moins de faire une comparaison.Pour le seul cas, où cette comparaison a le plus de justesse, je veux dire celui du "Petit Duc", j'ai le plaisir d'avouer que j'ai mieux aimé celui de la Société d'Opérette, toutes réserves faites.Mieux su, plus à point, fort en chœurs, le "Petit Duc" de M.Goulet a fait plus noble figure que celui de M.Clémandh.Je n'en peux dire autant de la "Demoiselle du Printemps".Cette petite "demoiselle" manquait un peu trop de l'entrain qu'on avait remarqué dans "Manœuvres d'automne".Si les artistes ont manifesté un progrès sensible, entre autres MM.Paul Valade et J.F.de Belleval, on ne peut dire que le directeur artistique se soit réellement surpassé par sa mise en scène.Il a sûrement fait mieux que ça déjà.Nous ayant habitué à ne pas y "aller par quatre chemins", je suis d'autant plus à l'aise pour lui suggérer de faire remuer ses gens un tout petit peu plus vivement, disons, tiens, comme au St-Denis.C'est si vivant, un groupe de choristes qui ont de l'entrain et qui savent nous le communiquer.De chacun des interprètes, je n'ai que, des compliments à offrir.Ça progresse ! Le vieil adage est toujours vrai : "C'est en chantant, qu'on apprend à chanter".La belle diction de Mlle Davis, son goût exquis dans ses toilettes, la frimousse en- diablée de Lucile Turner, l'élégance de Mlle Hade ne sauraient passer inaperçues de même que la gaieté folle de Gaston St-Jacques, la belle voix de Paul Valade, la souplesse nouvelle de M.de Belleval, et l'assurance de M.Vaillancourt, le tout solidement appuyé sur un chœur qu'envieraient plus d'une troupe d'expérience, et sur un orchestre qui, sous la direction de M.J.J.Goulet tient son bout avec honneur.Ceci dit, "en blanc et en noir", parlons donc un peu de cette "revue des revues" des copains Gagnier-Robert, qui a succédé à la troupe française d'opérette sur la scène du St-Denis.En résumé, c'est un spectacle intéressant, bien mis en scène par M.Raoul Léry, dont le bon goût, et l'originalité sont reconnus, mais ce n'est pas précisément une vraie revue, la revue classique, faite exclusivement d'actualités.Il faut reprocher aux américains d'avoir confondu le "show" ou la comédie musicale avec la revue, et à nous de subir leur influence.Je vous avais promis une étude sur la revue pour ce mois-ci, mais une grippe maligne, que je subis en ce moment, me force à écrire ma chronique sur mes genoux dans mon lit.Ce n'est guère confortable et je craindrais trop d'être plutôt maussade.Je me contenterai de féliciter MM.Gagnier-Robert pour le bon exemple qu'ils donnent par leur initiative et leur esprit de travail, alors que tout le monde ne songe qu'à s'amuser.Envoyez de l'avant ! mes vieux.Faites mieux encore si vous le pouvez.Je sais quelques revuistes qui suivent vos traces, entre autres notre ami Roméo Poirier qui a dans ses cartons une revue dans le genre de "Police.en.quête." mais un peu plus rosse.C'est pour Pâques, paraît-il.D'ici là, nous aurons probablement quelques bonnes comédies musicales anglaises au Princess dans le genre de "Katja", œuvre du genre "Student Prince", et franchement intéressante.Les Shubert nous promettent plusieurs de leurs "hits" d'ici la clôture de la saison.Je ne saurais terminer sans dire deux mots du quatuor Dubois, fondé en 1910, par M.J.B.Dubois, qui a donné son lOOième concert devant un auditoire extraordinairement nombreux, si l'on se rappelle qu'au début, le quatuor réussissait à peine à grouper cent personnes.La musique de chambre, genre très sévère à la partie d'une élite seulement, a fait beaucoup de chemin en notre ville.C'est la plus heureuse constatation qu'il nous ait été donné de faire depuis quelques années.Hommages à ces pionniers, à ces artistes dévoués et sincères qui, sous la direction de M.Louis Bourdon, impresario, ne se sont pas laissés décourager et ont persisté vaillamment dans la lutte.Le succès leur sourit aujourd'hui.Réjouissons-nous avec eux.R.LEONI.CONCERT CHARLES GOULET Le dernier concert de M.Charles Goulet, baryton, à St-Henri, a remporté un succès dent "La Lyre" s'enorgueillit.M.Charles Goulet est presque un de nos collaborateurs qui, à l'occasion, nous prête généreusement son précieux concours et relève sûrement l'éclat de nos concerts de sa belle voix riche et prenante au service d'un artiste sincère doué d'un rare tempérament et des plus belles qualités scéniques.Mlle Marie-Rose Descarries, soprano, et M.Eric Zimmer-rnann, violoniste, ont brillamment secondé M.Goulet.Avis L'excès de matières nous oblige à remettre au prochain numéro l'article de l'abbé P.Chassang, "Les Ténors".TOUT ce qui concerne LA MUSIQUE vous sera fourni par la Maison Ed.Archambeault, Enrg, 312, SAINTE-CATHERINE EST MONTREAL dans les délais les plus brefs et aux conditions les plus avantageuses.Nous souhaitons d'être mis à l'épreuve par une commande d'essai.êd/f/o» Wood L'ENTHOUSIASME ! VOILA CE QUI COMPTE lorsque les élèves s'installent pour la pratique.Et c'est dans l'imagination que repose la présence de l'enthousiasme.Si votre enseignement de pièces musicales s'appuie sur l'imagination, et suggère une idée familière ou crée une image mentale bien accusée, vos élèves pratiqueront avec un enthousiasme plus grand et un soin plus suivi.L'enseignement de pièces qui feront les délices de vos élèves Etes-vous en quête de compositions pouvant faire les délices de l'enseignement ?— de pièces qui ont été composées par des professeurs de grande expérience-?Vous trouverez une aide d'une valeur inappréciable dans les listes thématiques des ouvrages publiés par la B.F.Wood Music Co., listes que l'on peut se procurer des marchands de musique ou chez les éditeurs.Elles contiennent une immense série de pièces éducationnelles avec thème et une description pratique et précise du but pour lequel chaque pièce a été écrite.Les Editeurs de l'Edition Wood Wbt p.Jf.l^oob Muzk Company 88 St.Stephen Street, Boston, Mass. tout s y trouve: corps, force et ¦veur exquise Old Stock Aie Qzzunrç à point PRIME mR LA FORCE ET M LA OLtAXITTÉ "LA LYRE" LIMITEE LA COMPAGNIE DE PUBLICATION éditeurs de LA LYRE CAPITAL AUTORISE $20,000.00 BUREAU DE DIRECTION Président: RAOUL VENNAT Vice-Président: J.E.TURCOT Secrétaire-Trésorier: HENRI MIRO 7, RUE SAINTE-CATHERINE EST Directeur: J.A.CHS.MARIER P.RICE TEL.LANCASTER 2111 La plus belle revue musicale canadienne-française AVIS D'EXPIRATION Monsieur ou madame : Nous profitons de l'occasion pour vous remercier de votre distingué patronage et de votre coopération durant le passé.Nous sommes certains que la lecture de "La Lyre" vous intéresse de plus en plus et que vous appréciez les améliorations que nous apportons chaque mois dans la publication de notre revue."La Lyre" publie toutes les nouvelles locales et étrangères.Elle est artistique et d'actualité et se spécialise dans les compositions inédites de nos Canadiens tels que: Alfred Laliberté, Omer Létourneau, Robert Talbot, J.Oscar Fontaine, Léon Braun, Henri Miro, etc.Nous espérons que vous en êtes satisfaits et que vous allez vous empresser de nous faire remise pour une autre année d'abonnement.Veuillez accepter nos remerciements et nous croire Vos tous dévoués LA CIE DE PUBLICATION "LA LYRE" LIMITEE Pour faire remise, veuillez détacher et remplir cette formule et nous la retourner.Les abonnés pourront constater ai leur remise a été reçue par le changement de date sur l'étiquette portant leur adresse.Votre abonnement expire avec.JAN.FEV.MARS AVRIL MAI JUIN JUIL.AOUT SEPT.OCT.NOV.DEC.y PRIX D'ABONNEMENT Un an.$2.50 Deux ans.$4.50 Cinq ans.$10.00 LA LYRE MONTREAL, CANADA Veuillez trouver ci-inclus.'.piastres .centins pour ma souscription à la revue musicale "La Lyre" pour.mois.Nom.^.^s.^,.,™.,.„._.- Adresse.JJd.e.G.eûr.gâ.s.Ehé.iai.x.*.Oct.Prov Etat Casier 412, 27M
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