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Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 13
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lyre, 1923, Collections de BAnQ.

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Novembre 1923 LA LYRE 1 M.BERNARD LABERGE, imprésario a l'honneur d'annoncer la première tournée en Amérique de L'EMINENT PIANISTE FRANÇAIS EDOUARD RISLER "Un géant parmi les plus grands pianistes du jour" Le premier concert au Canada a lieu à Montréal le 16 décembre, au Théâtre Orpheum.Il reste quelques dates de libres durant fin décembre 1923 à février 1924.Pour renseignements s'adresser à: BERNARD LABERGE, 70 St-Jacques, Montréal ALBERT CHAMBERLAND NORMAN HERSCHORN EUGENE CHARTIER RAOUL DUQUFTTE SERIE DE 4 CONCERTS AU RITZ avec le concours des pianistes: FRED.H.BLAIR, ALF.LALIBERTE, MLLE G.MALEPART MME EVA STOPES 26 nov.— 14 janv.— 25 fév.DIRECTION Quatuor CHAMBERLAND BERNARD LABERGE 70, rue St-Jacques Sanatorium Sainte=Euphrasie POUR DAMES 34 est, rue Sherbrooke .Montréal TEL.EST 8198 Etablissement tenu par LES RELIGIEUSES DU BON PASTEUR et autorisé par la Législature provinciale TRAITEMENT DE TOUTES LES MALADIES NERVEUSES et des intoxications : alcoolisme, morphinomnnle, etc, etc.Trois choses sont assurées aux malades: Discrétion, Sympathie, Soins dévoués L'on prend un soin tout particulier des cas névrosés gui se présentent, sachant que chacun d'eux requiert une attention spéciale.Il en est de même pour les intoxications.L'usage immodéré des excitants et des narcotiques étant une maladie de l'Ame autant qu'une maladie physique, nous avons en vue cette double guérison, et tous les moyens employés convergent vers ce but.Les chères patientes par/ois si souffrantes moralement et physiquement, trouvent ici la paix, le calme, une douce et bienfaisante atmosphère, ainsi que tout le bien-être qu'elles ont le droit d'attendre: chambres où sont réunis le luxe et le confort, salon de musique, bibliothèque choisie, salles de bain, etc., gardes-malades compétentes, médecins expérimentés.MEDECINS DE L'INSTITUTION Dr L.E.FORTIER, Professeur à l'Université de Montréal.Dr M.II.LEBEL, Médecin de l'HOtel-Dieu.Dr J.A.GAGNON, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame.Messieurs les Médecins qui nous confient leurs clientes peuvent les traiter eux-mêmes, s'ils le préfèrent.Les prix varient avec l'état des malades et selon les chambres choisies.SALLE WINDSOR 22 NOV.JEU.Dr HARPIN BASSE SUZANNE KEENER SOPRANO En concert dans un programme de choix Billets U-50 et ?2.00, en vente chez Archambault et Lindsay.Le Meilleur Remède pour les yeux Le remède éprouvé, inoffensif, pour les YEUX faibles, fatigués, rougis et larmoyants.Il est prescrit contre toutes les affections de la vue.NOURYSOL comprend un tonique et onguent.—En vente chez les pharmaciens et opticiens TEL E.3377-F L'endroit des connaisseurs e£a ^Photographie "Le chant des oiseaulz" de Jannequin.La chorale de Nazareth, n'oubliant jamuis le côté éducatif dans ses concerts, a entrepris de faire connaître les oeuvres polyphoniques du XVIe siècle.L'an dernier, elle a donné la célèbre "Bataille de Marignan": la salle entière, puisqu'elle était remplie d'auditeur*, a été amusée et charmée d'entendre cette étrange musique descriptive qui dégage une fraîcheur naïve et archaïque dont les vieux con-trepointistes avaient le secret, l'ne pièc-ï de piano sera interprétée par le jeune pianiste Paul Doyon et une de violoncelle par Gabriel Cusson.Tous les musiciens et les amateurs de musique voudront se rendre en foule le soir du jeudi.22 novembre à la Salle Lafontaine; outre l'encouragement à donner à l'oeuvre des aveugles, il y a pour les yeux le spectacle d'une chorale interprétant des oeuvres difficiles sans direction: pour les oreilles, de l'excellente musique préparée avec soin et dite avec art et pour le coeur, la satisfaction de donner par sa présence un rayon de lumière à ceux qui chantent avec leur âme des choses belles qu'ils comprennent la première représentation de la Société Nationale d'Opérette Après plus de deux ans de publicité Intelligente, la Société Nationale d'Opérette a fait ses débuts â Montréal en donnant au Monument National le 16 octobre dernier "Les Brigands", opéra-houffe en trois actes de Jacques Offenbach.Il va sans dire que la salle était envahie par un public curieux de se rendre compte par lui-même de la valeur de lu nouvelle société.A en juger par les nombreux levers de rideau et les applaudissements frénétiques qui éclataient de toutes parts, l'oeuvre a plu non seulement par son intrigue amusante et sa musique alerte et gaie mais aussi et surtout par la façon intelligente avec laquelle elle fut interprétée.L'on ne saurait trop le répéter, les Canadiens ont un réel talent pour l'art musical: ce qui leur manque c'est la formation première, la persévérance dans l'étude et le relèvement dans l'échec.Ce qui leur nuit, c'est de croire au lendemain d'un succès à l'inutilité d'un nouvel effort, aux flatteries mensongères de certains amis qui les détournent ainsi d'un travail sérieux Et ce qui est plus grave et qui leur nuit davantage à progresser méthodiquement, c'est leur susceptibilité devant les remarques et les conseils des personnes chargées de les former SI on pouvait faire disparaître ou atténuer quelque peu ¦ e> défauts, il > aurait un pas de génnt d'accompli dans le domaine de l'avancement des nôtres au point de vue de l'art musical.La "Société Canadienne d'Opérette" semble vouloir faire les choses sérieusement Le spectacle des "Brigands" a été travaillé.On sent que tous ont voulu faire un effort et démontrer ce que le travail mis au service d'une compétence indiscutable comme celle de M.et Mme Roberval peut accomplir.Le public qui s'attendait â quelque chose de bien a eu mieux que cela.Il a eu l'assurance presque, qu'avec son encouragement, il créerait en quelque sorte une société d'artistes qui se chargerait de le distraire avec de l'opérette.Ce serait alors, avec quelques années d'expérience, l'acheminement vers la troupe permanente d'opéra dont l'absence totale, comme l'Inexistence de tout orchestre symphonique, est une véritable honte pour une ville comme Montréal.Bien des personnes semblent capables ¦l'imiter des tableaux, des maîtres classiques, mais personne n'a encore imité avec succès une symphonie de Schubert, une sonate de Beethoven, un nocturne de Chopin ou un opéra de Wagner, Nu/.lime Keener.Mipiailu une des plus jolies artistes américaines que l'on entendra au concert du Dr Harpin.basse, jeudi le 22 novembre, en la salle Windsor (Direction Victor Désautels.) 8 LA LYRE No vein lire PJ-JIJ .MONTREAL Léon Rotnler I.'hôtel Windsor, qui possède une fort jolie salle de concerts, a l'intention, durant cette saison, de donner quelques soirées musicales, et.pour commencer sa série, elle ne pou\ait rien faire df mieux que de mettre au programme, pour son premier concert, la célèbre basse Léon Rother, du Metropolitan Opera House de New-York.C'est donc le 25 septembre dernier que cet artiste remarquable se faisait entendre en un récital où il donna un programme bien fait pour faire valoir l'excellence de sa mi'thode.Il chanta "Invocation à Isis".Mozart: "Bois épais".Lulli; "Offrande ".Hahn: "Le Cor".Flégier; "Evocation" (extrait de l'opéra "Robert le niable"!, Meyerbeer; "Fédia".Erlanger; "Le Pas d'Armes du Roi Jean".Salnt-Saéns; "Chanson de l'adieu".Tosti; "Paysage", Hahn; "Le temps des lilas".Chausson: "La maison grise".Messager: "Les deux grenadiers".Schumann: quatre chansons anglaises et quelques rappels, dont "Obstination" de Fonte-i.!¦!• et "La chanson des heures", de Xavier Privas.Avec quel sens artistique et quel souffle dramatique il a rendu le grand air de "Robert le Diable"."Nonnes qui reposez sous ces voûtes de pierre" qui fut.sans aucun doute, le morceau qui produisit la plus forte impression sur l'auditoire.L'art de Léon Rothier est tel que.même dans une romance banale comme "Les heures" de Privas, l'artiste sait y mettre une personnalité qui fasse trouver charmante la plus insignifiante des mélodies.C'est qu'a côté du chanteur prcprement dit.on sent toujours près de sol l'interprète consciencieux qui est chargé de nous émouvoir ou de nous amuser.Et c'est dans l'interprétation, qu'accompagnent une diction et une articulation parfaites, que Léon Rothier est surtout Intéressant à entendre.Pour le Jeune chanteur il n'est pas de meilleure leçon que l'auditii n d'un tel concert: car.si la voix pour un artiste lyrique n'est pas négligeable, elle ne sert à rien, par contre, si elle n'est pas appuyée par une émission distincte et.avant tout, par une compréhension intelligente du poème que l'on veut faire vivre.lient) Mlchmcl.Louis i ii.m llel Il y a plusieurs années que notre ville avait entendu le baryton canadien-français Louis Chartier.maintenant fixé a New-York.Grâce à la Société des Artisans (succursale Immaculée-Conception I le public montréalais pouvait, le 27 septembre dernier en la salle Windsor, se rendre compte des progrès réalisés par cet artiste depuis son séjour aux Etats-I'nis.Ils sont nombreux: souplesse vocale, intensification du son jusqu'à produire des effets très heureux, timbre dont l'étendue a quelque peu été augmentée et B.VOC cela une diction franche et un style qui en ont fait un artiste très agréable à entendre.Louis Chartier possède Incontestablement des qualités précieuses que des artistes renommés envieraient, et s'il continue à persévérer dans ses études, Il est certain qu'un jour ou l'autre II deviendra quelqu'un qui fera le plus grand honneur au Canada.Lorsque le nom de Mlle Yvette Lamon-tagne est au programme, le public peut être assuré d'une exécution intelligente de ses différents morceaux.Cette violoncelliste est douée d'une excellente technique.Elle possède, en outre, une sonorité des plus agréables, et.ce qui n'est pas à dédaigner, un sens musical très profond.I'ne "Suite canadienne" pour violoncelle et piano, composition de M.Maurice Jacquet, fut exécutée par Mlle Lamontagne et l'auteur; elle fut très remarquée.N.T.Louis t.rawure le 29 Ce baryton, qui n'est pas un inconnu à Montréal, se fera entendre en la salle de l'hôtel Mont-Royal le 29 prochain en compagnie de Arrad Sandor.planiste-compositeur.Voici le programme en entier: al Ombra mai fu.Handel b) Look Into Mine Eye (Chanson populaire hongroise» c) The Broken Troth (Chanson populaire de Bohème) d» Le rêve et la danse de Parasha.Moussorgsky a) Nocturne.Franck hl J'ai dit aux étoiles.Paladllhe c> La \ague et la cloche.Duparc d) Mai.Salnt-Saëns e) Polonaise en ré majeur.Liszt Sandor a) L'invitation au voyage.Duparc b) Petite main.Saint-Saens cl Beau soir.Debussy fl) Vision fugitive.Massenet (Extrait d'"Hérodiade) Le cinquième groupe comprend quatre chansons anglaises de Elgar.Richardson et Arnold.Le concert Graveure.qui est le second tie la série des concerts de l'hôtel Mont-Royal.e3t sous la direction d'Evelyn Boyce.Ltd, Louis Graicure Le Quatuor ( hatiiberlaiiil le 86 BOT.M.Laberge nous prie d'annoncer à nos lecteurs que cette saison le Quatuor Chatn-berland est sous sa direction et qu'il donnera quatre concerts aux dates suivantes: le premier le 26 de ce mois, le second le 14 Janvier 1924; le troisième le 25 février et le dernier le 31 murs.A chacune de ces auditions, des pianistes viendront se joindre au quatuor et c'est ainsi que nous entendrons, dans l'ordre suivant: MM.F.H.Blair, Alfred Lallberté, Mlle Germaine Ma-lépart et Mme Eva Stoppes.Le prix d'une souscription pour la série des quatre concerts a été fixé à $4.00, taxe comprise, permettant ainsi à tous les amateurs de musique de pouvoir entendre cette organisation locale qui fait le plus grand honneur à la métropole canadienne.Voici le programme du premier concert qui a lien à l'hôtel Ritz Carlton le 26 novembre prochain: Mont-Royal le 26 novembre prochain: 1.Quatuor Op.59 No 3.Beethoven 2.Quatuor en lu mineur .Silvio Lazzari 3.Quintette.Sir Edward Elgar Au piano: H.Blnlr Erwin N j ircu j ini/i Ce pianiste russe, dont le premier concert à Montréal eut lieu le 11 octobre en la salle Windsor, exhiba une technique qui enthousiasma l'auditoire.Son interprétation de quelques pièces de Seriablne et surtout de deux "Etudes" de Chopin suffit à le classer parmi les jeunes planistes d'avenir.Evidemment lorsque cet artiste aura mûri son talent, il sera d'autant plus intéressant qu'il sera plus profond.Le baryton Robert Ringling partageait, lui aussi, les applaudissements de l'auditoire.Sa voix, qui n'a rien de spécial, est cependant conduite aisément grâce à sa respiration qui est excellente.Il fut admirablement accompagné par notre compatriote Mme Jos.Saucier qui possède à un très haut degré l'art difficile de l'accompagnement.—R.D.R.Mlscha Kl ma n En moins d'un an.voilà trois fols que Montréal entend ce violoniste russe de réputation mondiale.Pour son dernier récital donné au théâtre Orpheum le 14 octobre dernier, Elman avait choisi un programme plus sérieux et de nature à mettre davantage en relief ses qualités exceptionnelles de sonorité.En cela il est absolument merveilleux et c'est ce qui explique la popularité dont il jouit.Dans les moindres petites choses, il sait émouvoir les foules précisément à cause de ce son moelleux et argentin dont II a le secret.Au point de vue de l'interprétation cependant.Elman ne peut pas être comparé ni à Jacques Thibaud ni encore moins à Ysaye qui le dépassent de très haut.On ne peut taire aucun rapprochement dans la façon de comprendre la "Sonate" de César Franck par Thibaud ou Elman sans que ce soit au désavantage de ce dernier.Mais malgré ses défauts de technique et de sentiment, ce violoniste conservera encore longtemps sur le public une emprise totale par le charme inexprimable de sa sonorité.Josef Bonlre, qui était au piano d'accompagnement, est l'accompagnateur rêvé par excellence.—R.L.La chorale Brassard prépare pour le milieu du mois prochain ou pour le commencement de janvier un concert d'oeuvres de l'école russe.On entendra du César Cui, du Rimtnsky-Korsakoff.du Moussorgsky.du Koshitz, du Rubensteln dont elle interprétera le grand choeur du second acte du "Démon".La chorale Brassard donnera d'Alexandre Georges "Petits poèmes au bord dë l'eau", la "Danse Hongroise" de Brahms, qui est une rhapsodie pour contralto avec accompagnement de voix d'hommes.L'association des Chanteurs prépare "Vision de Dante" de Raoul Brunei, qui n'a Jamais été donnée en Amérique.La chorale Saint-Louis-de-France annonce pour mars ou avril l'oratorio "La Terre Promise" de Jules Massenet.M.Raoul Paquet, organiste à l'église St-Jean-Baptiste.a eu le rare bonheur d'aller saluer son professeur M.Abel Decaux à Rochester où celui-ci est professeur d'orgue à l'Institut de Musique de cette ville.Le grand organiste français Marcel Dupré ne craint pas d'avouer, en parlant de M.Abel Decaux.qu'il est le plus complet sinon le plus parfait des organistes contemporains.Il n'est pas impossible que Montréal reçoive l'organiste Decaux un peu plue tard dans la saison pour un récital d'orgue qui serait une autre manifestation artistique de la plus haute valeur. Novembre 1923.JLA LYRE, Conseils sur le Choix d'un Instrument Aux Parents, aux Maitres, aux Elèves.-LE VIOLON Nous avons, dans notre numéro du mois d'août, consacré une page au piano.Conformément au programme que nous nous sommes tracé, c'est du violon que nous parlerons aujourd'hui.Le violon n'exige pas de prédispositions physiques spéciales.Il importe, cela va sans dire, que le commençant violoniste soit dépourvu d'infirmités.Les bras, les jambes, le corps doivent être sains, bien constitués et exempts d'imperfections physiques.Tout être normalement bâti peut-il donc espérer devenir violoniste ?Oui, à une seule et expresse condition: c'est qu'il soit, tout d'abord, doué pour la musique, autrement dit qu'il ait une bonne oreille.Sur le violon, en effet, pour nous exprimer très simplement, les notes ne sont pas toutes faites à la disposition de l'instrumentiste.Moins heureux que le pianiste, le violoniste ne joue sur aucun clavier.Seuls, ses doigts, que guidera une oreille subtile et longuement perfectionnée, fixent eux-mêmes, sinon le son, du moins le degré de ce son dans l'échelle musicale.La place de ces doigts n'est que très approximative-Tel.: Est 1752 — Uptown 38 ANDRE DURIEUX VIOLONISTE Professeur axi Conservatoire McGHI Ancien Élève de Otakar Se veil*.Auditeur chez L.Auer •452 Ste-Catherine E, — 323 Sherbrooke O.Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 270, RUE VISITATION Tél.Est 21S ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Concert — Knseifrncnicnt 1111, ST-DENIS.St-Louis, 33I3-J.Mlle GABRIELLE D'ARAGON PROFESSEUR DE VIOLON Lauréate de r Academic de Musique de Québec Concerts et mnriagres 722 MARIE-ANNE E.St.Louis 31SG J.J.DESROCIIERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCIIERS) 41, Rue Lnbelle Montréal Tél.: Est 45I9w F\ L.BELLE-ISLE PROFESSEUR DE VIOLON Engagements pour concerts Studio à 10S6 RUE CARTIER, Montréal ment indiquée par la théorie des "positions".Et, théoriquement en place, la note donnée peut être parfaitement fausse.C'est, encore une fois, par l'oreille, le goût, le sens exact de la musique même, que le violoniste commande inconsciemment le jeu des doigts et leur désigne le point précis où ils devront toucher la corde pour que le son soit "juste".Nous voici donc amenés à énoncer dès maintenant cette vérité absolue: "Celui-là qui, jouissant de la pléniutde des qualités physiques, entreprend l'étude du violon, doit, en dehors des dispositions musicales qu'on ne saurait acquérir, posséder encore les connaissances musicales qu'on acquiert parfaitement.Elles se résument en une seule: la connaissance approfondie du solfège.Si le commençant est un tout jeune enfant, c'est concurremment à l'étude de l'instrument qu'il lui faudra se familiariser avec l'étude de la musique même.Il est absurde de songer à la possibilité de la première en faisant bon marché de la seconde.Les deux études, au contraire, sont indis: solublement liées.On peut être bon musicien sans être violoniste.On ne peut pas être violoniste, même médiocre, sans être bon musicien.La tenue du violon vaut qu'on y insiste longuement.Trop souvent, hélas ! on lui témoigne quelque indifférence.Pourtant, son importance physiologique est extrême.Il arrive, en effet, que, l'étude aidant, une sorte de contraction chronique s'établit chez l'élève.Pour peu qu'il soit seulement prédisposé au lymphatisme, sa santé ne laisse pas que d'être assez sérieusement compromise.L'effet de la contraction du cou au violon produit inévitablement la compression des organes sécréteurs de la salive, puis l'irritation des ganglions et, par la persistance de la contraction, le gonflement de ces ganglions.Parfois aussi, la congestion de la tête découle de ce que la jugulaire gauche est elle-même comprimée; des douleurs temporales et des bourdonnements d'oreilles ne manquent pas de s'ensuivre.Sur ces points, l'attention du professeur doit être toute particulière à l'égard du débutant, et ce ne sera pas perdre cle temps que de s'attarder à enrayer, dès le début des études, toute prédisposition à la contraction.Le point important est l'équilibre du violon sur l'épaule gauche; par expérience, il convient d'exclure toutes ces mentonnières affublées de tiges en métal et propres, dit-on, à placer le violon à hauteur du maxillaire inférieur.Leur stabilité est douteuse.Par habitude, pourtant, certains violonistes s'en accommodent.Pour combler ce vide qui s'offre, chez tous, entre le maxillaire inférieur et l'épaule, il suffit de recourir au procédé suivant: bourrer de laine ou de crin deux petits carrés, en velours de préférence, afin que l'instrument ne glisse pas; ces deux petits carrés auront S à 9 centimètres et ils seront réunis par deux de leurs coins.Ils s'assujettissent naturellement à la forme de l'épaule, le violon se trouve alors bien posé et le débutant n'éprouve aucune inquiétude relative à la stabilité de l'instrument.Ainsi ne demeure-t-il pas contraint au mouvement contract! f de la mâchoire dont nous exposions tout à l'heure les dangers.La tenue du violon n'oblige pas le corps à la déviation vertébrale.On doit, au contraire, laisser le poids du corps se partager tantôt sur la jambe gauche, tantôt, mais plus passagèrement, sur la jambe droite; la cage thoracique reste dans sa position naturelle, et, de cette façon, les organes respiratoires ne sont nullement compromis.Il faut respirer librement, normalement, comme le font les chanteurs.Tenir le violon trop en avant de la poitrine, c'est provoquer à plaisir une mauvaise circulation du sang, des palpitations de coeur et des points intercostaux.La tenue simple, aisée, souple, naturelle, aide énormément aux difficultés du mécanisme; elle est une des principales raisons de la sonorité moelleuse et pleine.Le bras droit, qui conduit l'archet, sera, lui aussi, naturellement actif.Il est illogique de le serrer désespérément au corps.Il sied de le bien dégager, sans pour cela casser le poignet à outrance, ainsi que le conseillent cependant les premières pages de toutes les méthodes.Bref — et ce sera pour aujourd'hui notre dernier mot — il est du devoir des parents et des maîtres de sauvegarder d'abord la santé de l'élève.Elle seule lui permettra l'effort dans le travail.Aussi ne saurait-on trop mettre en lumière les dangers réels et souvent graves qu'entraîne, chez le jeune violoniste, une tenue défectueuse de l'instrument.Ils suffisent à compromettre pendant de longues années la santé d'un ou d'une jeune violoniste.L'âge auquel on commence avec raison l'étude du violon coïncide, en général, avec la période dite de formation d'un adulte de l'un ou l'autre sexe.Or c'est à cet âge précisément que les plus grandes précautions sont de rigueur.Et c'est de la façon la plus pressante que nous exhortons parents et maîtres à s'en préoccuper sérieusement."Musica".L.GARET.J.J- GAGNIER CHEF D'ORCHESTRE OrS;inis!iteur d'Orchestres pour Oratorios Opéras, etc.I!) V11.I.ENEI' VK OUEST.Tel.: St-Louis 3307 OLIVIER BEAUDRY du Conservatoire de Boston Studio: 521 rue St-Denis, Montréal Professeur de VIOLON Tél.Est 2'-8G M.Beaudry est l'auteur de "Caprice Joyeux", morceau pour violon et piano, en vente chez tous les marchands.HENRI MIRO DIRECTEUR-MUSICAL Orchestration, arrangements d'orchestre, notations de musique pour chant et instruments de musique 1436 rue Saint-Denis, Montréal.Tél.St-Louis 435J 10 n i.m ctrt comme celui que donna le 1S octobre dernier, le fantasque et célèbre planiste Vladimir rie Pachmann car tout donnait lieu île croire que la soirée serait mémorable; mais, hélas! il en fut tout autrement car.il est plus qu'évident rpie ce bel espoir ne tarda guère à devenir une véritable deception, au moins pour ceux qui s'étalent rendus à la salle Mont-Hoyal.poussés par un sincère amour de la musique, plutôt que pour y satisfaire un simple besoin de curiosité ou de snobisme.Convenons tout d'abord que de Pachmann possède des qualités absolument remarqua bles d'exécutant, en même temps qu'une sonorité d'uni- beauté tout à fait Incomparable, quoique fort limitée au point de vue puissance.Il résulte de ce qui précède que si.dans Moulaye par Clrsinoer rie la main de Chopin.WANDA LANDOWSKA.Ai 'Toguapiik me ciiopiN "Coinme cette Une m'i touj/cra, je vous conjure rie faire pour (que) je (ne) sois pas enterre vij.des pièces d'un caractère délicat et spontané il atteint un rare degré de perfection, il ne parvient par contre qu'à défigurer outrageusement, et de la façon la plus extravagante les oeuvres plus eumpusees dans lesquelles il ose s'aventurer.Il est déploruble d'avoir à constater que cet artiste puisse pousser la vanité et l'In conscience ( nous voulons croire que c'en estl jusqu'à (délibérément ou non I gâcher de belles oeuvres lcomme la Se Ballade et le 4e Seherzn par exemple i, en les utilisant que pour n'y exhiber que son habilité de virtuose, en en abandonnant presqu'ex-rluslvement l'interprétation à des paroles, gestes et grimaces qui sont tout aussi néfastes au contrôle nécessaire de ses propres moyens d'exécutions que distrayants let cela dans les deux sens du mot l pour ce bon public qui est hélas ! toujours si favorablement disposé en faveur de quiconque sait l'égayer A cette occasion, de Pachmann fut applaudi sans le moindre discer-iieinent.r'i avec un égal enthousiasme dans tout ce qu'il nous donna de bien, de mal et de pire — telles par exemple : ces fadaises rsudertIliaques qu'avec des petits airs coquets et niais, il débita à ceux qui jouissaient il il privilège équivoque d'être entasses sur les sièges des premières rangées.Cette liberté que s'arroge tout public d'applaudir a tort ou h travers, tout ce qui flatte son incompétence vaniteuse ainsi que son caprice me donne bien aussi le droit, à moi qui uitne.respecte et sers l'Art de toutes mes forces, de protester avec Indignation contre cette comédie-sacrilège qui eut Heu à la salle Mont-Royal devant près de deux mille spectateurs (pour la plupart amusés), avec de Pachmann comme bouffon-sacrificateur, et le divin Chopin comme victime sacrifiée.Depuis trop longtemps déjà, l'on a réussi à donner vie à une fausseté inqualifiable en propageant à travers le monde que Chopin n'est qu'un compositeur de salon, charmant et délicat, doublé d'un lyrique élé-giaque et parfois morbide, ayant de Pachmann comme protagoniste attitré.Ce pitoyable préjugé doit pourtant être ruiné une fols pour toutes, et Je regrette ne pas avoir à ma disposition pour mettre en lumière la véritable physionomie de l'Immortel Chopin des moyens de publicité identiques à ceux que les journaux du monde entier accordent si bénévolement à ceux qui.innocemment ou non.dénaturent — comme le fait de Pachmann — la vérité historique, psychologique et esthétique.Si donc la presse montrait moins de sollicitude et d'empressement pour publier toutes nouvelles frisant l'étran-geté; — autrement dit, si l'on n'y sacrifiait si fréquemment l'essentiel au sensationnel, — l'opinion du public ne serait pas perpétuellement fauss'e dans son appréciation des faits et des valeurs d'art.Cette conception que l'on se fait de Chopin n'est cependant fausse que dans ce sens qu'elle n'est conforme qu'à une partie (et la moindre) de lu vérlt*; car.si en effet, ce maître fut un miniaturiste exquis, un rêveur adorable, un poète ayant réalisé de la façon la plus suvou- ouvrir mon corps reuse, l'ondoyant entrain et la touchante mélancolie des danses polonaises, ainsi que l'élégance poétique, romanesque et guindée des salons de 1830, il faudrait que l'on sache aussi cependant qu'en plus de tout cela ,Chopin, par le sentiment sinon par la pensée, a exploré l'âme humaine à de très grandes profondeurs, en même temps qu'atteint quelques sommets de la plus délicieuse fantaisie.Pour parvenir par l'audition à une juste appréciation de ce génie si original, si poétique et si divers, il faudrait pouvoir entendre son oeuvre exécutée intégralement (malgré quelques pièces démodées) par un artiste animé et doué pour elle d'un dévouement et d'une maîtrise comparables à ceux que le grand Marcel Dupré mit récemment au service de l'oeuvre sublime de J.S.Bach — à défaut de quoi il est au moins nécessaire d'entendre des pianistes comme Bussoni, Cortot, d'Albert, Hoffman, Pade-rewsky et Rachmaninoff dans les oeuvres de grande envergure, où ils excellent tous, — autant que ne le fait de Pachmann dans celles qui lui conviennent.Après avoir récemment entendu le jeune Nyiregyhazi interpréter magistralement une des grandes études épiques de Chopin, nous nous voyons forcés de conclure que vraiment les limitations de de Pachmann sont plutôt dues à une question d'esprit et d'âme qu'à une question d'âge, et que, par conséquent, il serait malséant de le vouloir blâmer ou tenir responsable des limitations qui lui sont imposées par sa nature.Là où il a cependant tort, c'est quand il affiche à toute occasion sa vanité d'être le plus grand artiste du monde et d'être par conséquent le seul capable d'interpréter Chopin comme il convient.Voilà bien son illusion et son erreur.De Pachmann n'a pas été doué d'une âme qui peut soutenir le grand élan passionné et lyrique de la 3e Ballade, non plus que d'un esprit assez ailé pour parvenir à planer dans les limpides attitudes du féerique 4e Scherzo.Du coeur, certes de Pachmann en a et de l'esprit, mais tout juste assez pour captiver ou émouvoir.Ses facultés manquent trop de cette péculière subtilité et de cette souple ampleur requise pour rendre le côté héroïque aussi bien que les côtés pittoresques et poétiques dans lesquels il est déjà si remarquable.De Pachmann est plutôt épris de la musique qu'il ne l'aime véritablement.Il n'envisage l'art que du seul point de vue sensuel.Le point de vue spirituel (dans le sens religieux du mot) lui est resté totalement étranger.Voilà pourquoi son jeu ne parvient jamais à allumer chez l'auditeur cet enthousiasme dyonisiaque et sacré grâce auquel l'esprit peut projeter parfois, ne fut-ce que pour un moment, son feu lumineux et divin dans les abîmes brumeux ou éblouissants du mystère et de l'extase.Alfred LALIBERTE, pianiste.ACCORDAGE DE PIANOS Faites répnrer et accorder votre plnno pnr un expert reconnu OSWALD MICHAUD 1026 CARTIER TEL.EST 1120-J Examinateur pour les cours d'accor-dage pour l'Université de Montréal.• OTTAWA * Les artistes et les processeurs de musique d'Ottawa et de Hull qui auraient des nouvelles à faire paraître dans "La Lyre" sont priés de bien vouloir communiquer avec notre correspondant, M.Paul G.Ouimet, 310 rue Nelson.Un triomphe pour Edward Johnson Une foule très élégante, enthousiaste au possible, avait littéralement pris d'assaut le théâtre Russell, le 15 du mois dernier, pour entendre un des plus grands chanteurs que le Canada ait produits: Edward Johnson.Il y avait du monde partout: pas une place n'était vide; l'auditoire débordait jusque sur la scène, où l'on avait mis des sièges, et à l'arrière du parterre et des galeries où dames et messieurs se sont tenus debout pendant une bonne heure trois quarts qu'a duré l'exécution d'un programme exquis du commencement à la fin.Il arrive souvent qu'un chanteur d'opéra se sente dépaysé au concert; les décors, le costume, l'action lui manquent; il ne sait que faire de toute sa personne.Tel n'est pas le cas pour M.Johnson.Dès son apparition devant le public, on sent tout de suite qu'il est chez lui.Sa façon gracieuse de saluer, son bon sourire, lui attirent les sympathies, et l'auditeur le plus sévère, le critique le plus acerbe ne peuvent penser rien autre chose que ceci: Il lui sera beaucoup pardonné car cet artiste est vraiment très gentil.Mais le pardon implique une faute commise, si légère soitelle, et Edward Johnson se garde bien d'en commettre.Il semble que le culte voué par lui à son art soit quelque chose de sacro-saint qu'il vénère respectueusement.Est-il donc étonnant qu'il apporte à l'exécution de l'oeuvre la plus modeste comme la plus prétentieuse un goût, un style et un tempérament que grand nombre de chanteurs auraient raison de lui envier ?Par la foule qu'il a attirée, il a fait mentir le proverbe qui veut que nul ne soit prophète en son pays.Johnson a également donné le démenti à ceux qui prétendent que les artistes anglais sont froids.Peut-être leur tempérament n'est-il, au fond, qu'un feu qui dort; il s'agit de souffler dessus quelque peu et aussitôt la flamme jaillit pour ne plus s'éteindre.C'est sous le ciel de l'Italie que Johnson a rencontré ses animateurs.Ils lui ont révélé son merveilleux talent et ont fait de lui une étoile de première grandeur.Ses gérants — fort habilement d'ailleurs — ont déclaré que Johnson avait ramassé les oripeaux et chaussé les bottes du célèbre Caruso.C'était bien trouvé; mais l'habit ne fait pas toujours le moine, et cette réclame fantaisiste aurait pu coûter cher à celui qui en était l'objet.Ce qui a valu à Caruso sa renommée universelle, c'est son gosier d'acier, sa puissance vocale extraordinaire, quasi surhumaine.On aime Johnson moins à cause de cette force qui en impose qu'à cause du fini qu'il apporte à son exécution.A cet égard, il l'emporte de beaucoup sur son gigantesque devancier à l'Opéra de New-York.La voix de Johnson est riche, moelleuse et.admirablement posée.L'artiste a fourni la preuve d'une endurance peu commune.Qu'on se figure un programme de seize numéros et qu'on ajoute à cela sept rappels ! Qu'on s'imagine que le dernier de ces rappels n'était autre que cet air des "Paillasses" alors que le pauvre pitre crie sa douleur dans un rire navrant, pièce éreintante, s'il en est, et qui exige le déploiement de tous les moyens d'un fort ténor.Cepndant, la voix de Johnson n'a pas faibli une seule minute.Il a chanté nombre de pièces italiennes, ainsi que plusieurs mélodies anglaises et écossaises; mais il a chanté également des mélodies françaises et, à vrai dire, nous ne savons pas laquelle de toutes ces jolies choses nous avons préférée.C'est incontestable que "Automne", de Gabriel Fauré, "Le Passant", de Georges Hue, et "Angelica", de Pizzetti, suffisent à elles seules pour démontrer que si Johnson est un chanteur charmant, c'est aussi un musicien des plus éru-dits.Les difficultés dont ces trois oeuvres sont hérissées dépassent tout ce qu'on peut se figurer1.Pour interpréter des pièces semblables, il faut non seulement de l'art mais, répétons-le, une profonde érudition musicale.Le Canada a lieu d'être fier d'un fils qui lui fait grandement honneur.M.Ellmer Zoller accompagnait M.Johnson au piano.Il s'est habilement acquitté de sa tâche et a recueilli sa part d'applaudissements.Nous ne saurions trop féliciter notre imprésario local, ai.Antonio Tremblay, pour le régal artistique qu'il a procuré au public d'Ottawa.—Paul G.Ouimet.A côté du concert d'Edward Johnson, il faut mentionner ceux de Mme Nellie Melba au Russell, avec le concours du Prince Obolensky, basse, et de Georges Miquelle, violoncelliste, du grand organiste français Marcel Dupré, du violoniste Mischa Elman et du baryton français Robert Couzinou.Outre ces attractions musicales données par des artistes de renommée mondiale, Ottawa entendit le "barde" canadien Charles Marchand dans ses chansons du terroir dont une grande partie avait été harmonisée par M.Oscar O'Brien.Il se fit applaudir entre le 2S octobre et le 6 novembre à Buckingham, au collège Saint-Alexandre d'Ottawa, à Aylmer, à Saint-Charles d'Ottawa, à Cassel-man, à Embrun, à Eastview, à Angers et à Sainte-Rose de Lima.La population française de la région d'Ottawa a fait partout un très bon accueil à Charles Marchand et a reconnu le sens éducationnel de sa propagande.Le 21 du mois dernier il y eut un intéressant concert sacré organisé par MM.F.Champagne, maître de chapelle, et Wilfrid Charrette, organiste de la Basilique d'Ottawa, au profit de l'église du Sacré-Coeur de Bourget, avec les artistes suivants : Eugène Leduc, M.Belleau, A.Lacroix, R.Séguin et M.Giroux.Amédée Tremblay, qui fut organiste durant de longues années à Ottawa et qui fut nommé à Salt Lake City, vient d'accepter la position d'organiste de la plus grande église de San Diego en Californie.T.0.DIONNE (R.FORGET, propriétaire) vient de recevoir de France des violons de toute grandeur pour enfants ainsi que des accessoires de toute sorte pour violons et violoncelles.Agent pour les fameuses cordes Tric:-lores.Vieux violons pour artistes.Réparation soignée.LUTHIER DU CONSERVATOIRE McGILL (Montréal) 332, RUE B LEUR Y Ch.ïïo 4-5-6 Tél.Plateau 65 36.TROIS-RIVIERES Concert Delaunois Ce fut un grand privilège pour notre cité trifluvienne que d'avoir Mme Raymonde Delaunois, 1?.distinguée mezzo-soprano du Metropolitan Opera de New-Yorv, à un concert donné le 29 octobre dans la salle de l'Hôtel de Ville.Mme Delaunois a été ravissante en tous points, et a rempli d'enthousiasme, une foule qui ne ressemblait à aucune autre par son recueillement discret, une foule qui s'attendait à une forte émotion.M.Maurice Jacquet, qui accompagnait Mme Delaunois, s'est révélé un artiste, non seulement dans cet art difficile de l'accompagnement où, d'ailleurs, il sait mettre une note tout à fait personnelle, mais surtout dans sa composition "Interlude de Roma-nilza", qu'il a exécutée au cours de la soirée.Récital de violon Une douzaine des élèves les plus avancés d'Eugène Davignon, professeur de violon, furent entendus le 29 octobre dernier, dans la salle du théâtre "Gaité".L'auditoire fut des plus enthousiastes envers les jeunes violonistes.On nous donnera, le 22 novembre prochain, un récital conjoint de chant, violon et piano par Mme Vanette Van Sweringen, soprano, Constello Manelli, pianiste, et Jules Falk, violoniste.POINTE-DU-LAC Sur invitation des Rvdes Soeurs du Couvent des Soeurs Grises, Mme S.Rivard et M.G.Descoteaux, des Trois-Rivières, ont donné, le 17 octobre dernier, une petite soirée musicale qui fut très appréciée par les citoyens de la place et les nombreux Tri-fluviens qui s'y étaient rendus.Le public ne leur ménagèrent pas les applaudissements qui furent nombreux et enthousiastes.Ils eurent l'avantage d'être accompagnés par Mlle Alice Pothier, réputée comme très bonne pianiste.—"Jeannot".ST-JEROME Le concert organisé dernièrement par la société chorale de notre village en l'honneur de l'honorable Athanase David, comme témoignage de reconnaissance pour le précieux encouragement donné aux études supérieures et aux arts, a obtenu un franc succès.Les artistes, tous de notre village, ont exécuté un programme très varié, très intéressant, et ont été vivement applaudis.Citons quelques numéros du programme: "Gais Pêcheurs", d'Adam, "Les Pêcheurs de Perles", Georges Bizet, chantés par Mlle Jouvet, et M.A.Larose; "La Voix des Blés", Riga, solistes Mmes Longpré et Primeau; "Sextuor" de Lucie de Lamermoor, exécuté par Mlle Jouvet, MM.A Larose, E.Sigouin, L.Rolland, A.Lafrenière, J.Bélang&r.La pièce de résistance était l'opéra "Mignon" d'Ambroise Thomas.La soirée avait été organisée par M.Renaud.M.Jean Bou-zelli était le directeur artistique.MOjVTMAGNY Plusieurs concerts et séances récréatives ont été exécutés en notre village depuis le commencement de l'automne, mais celui qui a soulevé le plus d'intérêt est peut-être le concert qui a eu lieu lors de l'inauguration des grandes orgues.C'est, en effet, un véritable régal que nous a servi M.Arthur Bernier, réminent organiste de l'église St-Jean-Baptiste de Québec.Il a exécuté un programme varié tiré des grands auteurs LA LYRE et a littéralement charmé la foule qui remplissait complètement l'église.L'organiste de la paroisse, Mme E.J.Duchesnay, a exécuté avec grand talent la toccata de la cinquième symphonie de Widor.Parmi les morceaux exécutés par M.Bernier, citons "Aria", de Bach, "Menuet", de Boccherini, "Sonate'', op.42, Guilmant, "Fugues", Lemmens, "Finale" de la 2ème symphonie de Vierne.FALL RIVER, Mass.Paul Dufault au Casino La paroisse Notre-Dame donnait le 6 novembre, dans la vaste salle du Casino, un magnifique concert dans lequel le public fallriverain avait l'avantage d'entendre le célèbre ténor canadien-français, Paul Dufault, dans un nouveau programme.Le brillant artiste canadien a eu le concours précieux de Mlle Dorilla Baillargeon, jeune et brillante soprano dramatique franco-américaine, de Boston.M.Dufault était accompagné par le pianiste Alfred Carrier, de Montréal, qui a été beaucoup admiré.L'autre numéro au programme était M.Jean Deslaurier, jeune violoniste de Montréal.Le concert était présidé par Son Honneur le maire Talbot et par Mme la Mairesse.Comme par les années passées, le "Fall River Women's Club" a organisé une série de concerts qui sont une véritable aubaine pour les fallriverains.Le programme de toute la saison n'est pas encore définitivement arrêté.Il y a cependant déjà.à l'affiche: Freida Hempel, dans son fameux concert de Jenny Lind; la Symphonie de Boston et Richards Crooks, ténor; Marie Alcock, contralto, et Albert Spalding, violoniste; Guy Maier et Lee Pattison, pianistes.Une des premières soirées de la saison a été celle qu'a donnée la Chorale Franco-Américaine, de cette ville.Un grand nombre de nouveaux membres ont été admis et la chorale compte maintenant près de 200 voix.Le directeur de cette organisation est le professeur Orphat De Veaux, ci-devant organiste à Montréal.BOSTON, Mass.La saison théâtrale et musicale bat son pîein dans la métropole de la Nouvelle-Angleterre.Tous les théâtres se remplissent chaque soir et des événements d'importance considérable se sont déroulés au cours du mois dernier.Au Symphony Hall ont eu lieu deux grands concerts, l'un par Mme Schumann-Heinck et l'autre par le Choeur de la Chapelle Sixtine.Ce dernier concert était sous le patronage de Son Eminence le cardinal O'Conuell et a attiré une foule énorme.A l'Opéra House, le public a eu la bonne fortune d'entendre une troupe d'opéra de premier ordre, la "San Carlo Grand Opera", sous la direction de Fortune Gallo.On y a exécuté le répertoire suivant: "Rigoletto", "Tosca", "Martha", "Madame Butterfly", "Jewels of Madonna", "Carmen", "Le Trouvère", "Samson et Dalila", "Aïda".La troupe sera à Boston jusqu'au 26 novembre.On annonce Rachmaninoff pour le 25.Ont aussi joué au Symphony Hall, la New York Symphonie Orchestra, le 3 novembre: 103 musiciens.Elsie Janis le 10 novembre.Hoffmann, pianiste, le 11.Sont aussi annoncés: Duncan Sisters, le 15 ; le 1S, Boston Symphony Orchestra; "Le Choeur National Ukranien le 25; Sigfrid Onegin, contralto.Dans le concert des nations, l'embarras est de trouver quelqu'un qui se trouve content de jouer le second violon.Novembre 1928 L'Orphéon Franco-Américain, de Leiviston, Me.Lewiston et Auburn, Me., s'enorgueillissent à bon droit de cette organisation musicale.C'est, si nous ne nous trompons, l'une des plus anciennes organisations musicales franco-américaines de la Nouvelle-Angleterre, et les brillants concerts qu'elle a donnés un peu partout lui ont acquis une réputation enviable.Dernièrement, les membres de l'Orphéon se réunissaient dans le but de s'organiser pour la saison.Il fut décidé de monter "Le Trouvère" de Verdi.Ce fameux opéra sera donné en français avec très riches décors.C'est une tâche ardue que cette société musicale s'est imposée, et on s'est mis à l'oeuvre tout de bon il y a déjà quelques semaines.C'est Monsieur Alphonse Côté qui préside aux répétitions.M.Georges Filteau s'occupera de la mise en scène.Les principaux rôles seront tenus par le Dr Lafond (Comte de Luma), M.Sansoucy (Fernando), Mlles Mildred Litchfield, Exilia Blouin, Rhéa Couillard.L'Orphéon se propose de donner une première représentation du "Trouvère" au commencement de février.Notre jeune compatriote Charles Théberge a donné un concert le 22 courant à la salle de l'Association Saint-Dominique.M.Thé-berge possède une superbe voix de baryton et il a été fort applaudi.L'ont puissamment assisté au programme: Mlle Ruth Staples, violoniste; Joseph Pelletier, ténor; Mlle Ida Vaillancourt, pianiste; M.Reginald Plourde, basse.Accompagnateur, J.-O.Bélanger.Un événement musical de premier plan a aussi enrichi la saison théâtrale actuelle à Lewiston: nous voulons parler du festival de musique qui a eu lieu lors de l'inauguration du nouveau Manège, le 7 octobre et les jours suivants.Un brillant concert a été donné par la Société Philharmonique de New-York.Dans la soirée du 11 a eu lieu la représentation de "Faust".Le choeur se composait de trois cents voix, sous la direction de M.Seldon Crafs, de Lewiston.Remarqués au nombre des solis: Armand Toka-tyan, Giovanni Martino, Tom Williams, Francis Parelta.LA FRANCE INSTALLE UNE SALLE D'EXPOSITION A NEW-YORK L'Attaché commercial de France aux Etats-Unis, M.Le Neveu, a réservé dans son immeuble à New-York, une salle d'exposition permanente où pourront être placés des objets, des échantillons, des modèles, des catalogues, etc.Tous les visiteurs de l'Attaché verront cette exposition installée dans sa salle d'attente.M.Le Neveu compte en outre faire une publicité suffisante aux Etats-Unis, pour que les acheteurs intéressés par les produits français puissent venir se rendre compte de visu de ce que les fabricants français peuvent leur offrir.Les marchands de musique et instruments en Amérique pourront donc profiter de leur séjour a New York pour visiter l'ambassade de France.Il va sans dire qu'une discrimination a été faite et que seuls les objets susceptibles de trouver une vente aux Etats-Unis et au Canada sont exposés.L'adresse est: Ambassade de France, 46, East, 25/7i Street, New-York, U.S.A, Novembre 1923, Le Theatre amateur FALL RIVER, Muss.Depuis quelques années déjà, la colonie franco-américaine de cette ville s'enorgueillit de posséder une excellente troupe permanente d'acteurs de langue française.Chaque année, ces artistes amateurs offrent à la population française une véritable aubaine en donnant toute une série de bonne et saine représentation.Nous venons de parler de la troupe Talbot, très avantageusement connue déjà dans toute la Nouvelle-Angleterre.M.Arthur Talbot, fondateur de la troupe, a fait environ un an de théâtre professionnel au Théâtre Arcade à Montréal sous la direction-gérance d'Edmond Daoust.Il a eu le tact de grouper plusieurs artistes et amateurs de grands talents et d'organiser un théâtre français d'un mérite incontestable.Partout où il a donné des représentations, sa troupe a été accueillie avec, enthousiasme.Cette année, la troupe Talbot a élaboré un programme très attrayant.Elle a débuté par la représentation, le 19 septembre, de "La Condamnée", à l'Académie.Les principaux rôles ont été enlevés de main de maître par A.L.Talbot, Harvey Paradis, Georges Desmarest, Dolor Paradis, William Duhamel, Mme Lacaillade-Talbot, Mme Ma-rois Bisaillon, Mme Gagné Roy, Mlle Jeannette Lévesque, Ed.Gaucher, H.R.Girard, W.Jolivet.La seconde attraction offerte par la troupe Talbot a été "Le Supplice d'un Père" interprétée avec talent au théâtre "Bijou" le 24 octobre.La troupe a encore quelques autres pièces qui ne manqueront pas d'attirer les foules d'amateurs de bon théâtre français.La troupe a joué cette pièce à New-Bedford le 31 octobre et la jouera à Pawtucket le 1S novembre.La saison théâtrale et musicale a été assez tranquille cette année, les affaires étant en souffrance à cause du chômage.Nous avons eu cependant plusieurs jolis concerts et d'intéressantes représentations théâtrales.LEWISTON, Me.La colonie franco-américaine de Lewiston et d'Auburn a été tout particulièrement favorisée au cours de la présente saison théâtrale: elle a eu, en effet, la bonne fortune d'entendre et d'applaudir deux troupes régulières françaises sans compter les représentations d'amateurs locaux qui ne manquent pas non plus cle talent.La première des troupes précitées était sous la direction de M.Henri Mirai et a interprété de main de maître plusieurs tragédies et comédies.Pour ne citer que quelques-unes de ces pièces: "Bonheur conjugal", "Le Sacrifice d'une Mère", "L'Espionne", "Le Rachat d'une Faute", "Le Docteur Jojo" qui ont permis à M.Mirai et à ses artistes de déployer leurs talents.La troupe Pizzy Wizzy de M.Alex.Sylvio, de Montréal, a aussi interprêté des comédies-bouffes qui ont amusé les amateurs de ce genre de théâtre.En plus des professionnels que nous venons de mentionner, plusieurs amateurs de grands talents, à l'invitation de M.Mirai, ont aussi affronté avec succès les feux de la rampe.Citons en passant Lindor Perron, Mlles Brlsson et Langelier.La semaine du 21 octobre, la troupe Mirai jouait "La Vengeance d'une Mère" et "Le Drapeau de Carillon"; la semaine du 2S octobre, chants par Jean Nel et Arthur Boudreault.LYRE.OTTAWA Le groupe Sanche, qui va de succès en succès, a donné cette saison l'une des plus brillantes comédies du répertoire français, "Les faux Bonshommes" de Barrière et Ca-pendu.Les principaux rôles ont été tenus par MM.Sanche, Boucher, DesRochers, J.B.Charrette; Mlles Gauthier, Laroche et de Gagné.Le succès obtenu par ce groupe dans "Les Frères Rivaux" ou "Les Rantzau" a été aussi remarquable.Le cercle Sanche donne ses représentations à la salle Notre-Dame.- LE COUP QUI RATE L'autre soir, à la Comédie Française, à Paris, M.Escande a failli être éborgné par un coup de pistolet tiré à blanc, mais dont la bourre avait fait balle.C'est là un accident assez rare, encore que ce ne soit pas le premier du genre.Du reste, dans les pièces où le revolver intervient — et c'est comme dans la vie, pas rare — le chef accessoiriste est toujours sur les dents.Car, s'il y a les armes qui, si on peut dire, partent trop vite, il y a aussi celles qui ne partent pas du tout.C'est une catastrophe d'un autre genre alors, car au moment le plus pathétique le public éclate lui.de rire et le plus sombre drame risque de tourner au vaudeville.Récemment, dans un concert de quartier, où se joue un sketch réaliste, pareille mésaventure faillit se produire.L'héroïne, en l'occurrence, c'était l'excellente Marguerite G., devait au dénouement, se tuer d'un coup de revolver.Vint l'instant fatal, elle appuya le canon de l'arme sur sa poitrine, pressa la détente.et resta debout.Aucune détonation n'avait retenti.La gâchette ne fonctionnait plus ! Quelques secondes, horriblement longues, s'écoulèrent.Déjà, quelques rires étouffés montaient de la salle et la pseudo suicidée jetait des regards de détresse vers les coulisses.Le chef accessoiriste, heureusement, s'en aperçut C'est un homme d'imagination et aux décisions promptes.Rapidement, il dévissa une ampoule électrique toute proche, la brandit au-dessus de sa tête, fit signe à Marguerite G., et tandis que celle-ci reprenait le mouvement, il jeta avec force sur le sol la fragile poire de verre, dont l'éclatement sec imite à s'y méprendre le bruit d'une détonation.Et la désespérée s'écroula au milieu d'un tonnerre d'applaudissements.Mais elle avait eu chaud ! Sait-on qu'une mésaventure d'un genre identique faillit arriver à notre Sarah ?Il y a bien longtemps, la grande artiste jouait à ce moment La Tosca, le drame de Sardou, en tournée, dans plusieurs villes importantes de province.Au dernier acte, elle devait décrocher un crucifix et le placer sur la poitrine du policier Scarpia, qu'elle vient de poignarder.Ce soir-là, l'illustre tragédienne jouait à Lyon.Après la scène du meurtre, elle eut le geste habituel, mais c'est en vain qu'elle tenta d'enlever la croix.Celle-ci avait été trop solidement clouée au décor.Nerveusement, Sarah multipliait les efforts, s'énervait et risquait finalement de voir s'abattre sur elle le mur.de carton.Ce qui était encore plus grave, c'est que le public commençait à s'apercevoir qu'il se passait quelque chose d'anormal.Il s'en fallait d'un cheveu que le drame devint comédie.Sarah le comprit, n'insista pas, puis avec une remarquable présence d'esprit, elle dit, se retournant vers le corps du "traître": — Eh bien ! non, tu n'es pas digne que je place sur ta poitrine la croix de miséricorde !.Personne ne s'aperçut de ce "rajouté" au texte du père Sardou, et la salle éclata en applaudissements.Seulement, une fois le rideau tombé, .37 qu'est-ce que prit pour son grade le chef machiniste ! "Paris qui Chante".LA DANSE Au cours d'un article sur la danse, M.Pierre Plessis, dans le "Gaulois'' s'insurge contre l'Importation : Accepter les danses d'autrui et s'en satisfaire, c'est renier ses richesses à soi.Les danses populaires d'une province, les danses nationales enfin gardent en elles des vertus qui n'aiment pas l'exportation.Une danse espagnole à Paris, une danse russe à Londres, une danse grecque à New-York sauraient peut-être satisfaire mes yeux; elles ne frapperaient jamais mon coeur ! Et cependant j'aime danser.Mais le tango me donne des torticolis et des envies de suicide.Et chaque fois que je danse le two-step, je pense à Chariot, à la tour de Londres et aux enfants d'Edouard ! Je serais incapable d'expliquer pourquoi.C'est ainsi.Par contre, quand je danse le polka, ou même le menuet (car je sais danser le menuet!), je pense à Marie-Antoinette à Louis XIV et je me sens envelopper de caresses de nia patrie .' "RY POl I Y" S"ox trot chanté O I xjWLLi I Excellent pour danser Solo de Piano ou Orchestre 25c En vente partout ou écrivez Jean Sic Lune 431 W.Third SC-Bethlehem, Ta.Thé Dansant Tous les après-midis entre 4.30 et 6 heures p.m.Dans un cadre artistique, près du foyer qui vous donnera une atmosphère de douce intimité : : 436, rue Ste-Catherine Ouest Académie de Danse Sherbrooke 0-, RUE .SHERBROOKE E.Est 1000 Le studio est ouvert le jour et le soir.Apprenez à danser toutes les danses les plus récentes en quelques leçons.PROF H.BASTIEX Studio des Danses Modernes 103 SHERBROOKE EST 103 Tél.: Est 4713 Principal: PROF.LAÇASSE Spécialité Fox-trot, Valse, Tango dernier genre PROF.MAURICE, l'expert en Tango: Instruction spéciale pour Tango et Danses Enfantines. 38- „LA LYRE.Novembre 1923 On reconstruit le théâtre de Wiesbaden La reconstruction du théâtre de Wiesbaden, dont les frais atteindront 50 milliards de marks, avancent à grands pas: la réouverture est prévue pour le mois de novembre prochain et doit avoir lieu avec une représentation des "Maîtres Chanteurs".Le chant est le meilleur préventif contre l'influenza S'il faut en croire le docteur Coward qui a constaté que durant l'épidémie d'il y a quelques années, dont les ravages furent considérables en Angleterre, il n'y eut au total que deux morts sur les 1,500 à 2,000 choristes qui suivaient chaque semaine les répétitions qu'il dirigeait à Londres.le 1er "Concerto" pour violon de M.Proko-fieff, qui aura pour interprète M.Marcel Darrieu, une oeuvre chorale de Lili Boulanger, le 2e "Concerto" pour piano et orchestre de M.Prokofieff, le "Double Concerto" pour deux pianos de Mozart, exécuté par MM.Guy Maïer et Lee Patison, trois "Poèmes" de M.Delage, interprtés par Mlle Juliette Laval, le "Sacre du Printemps" de Strawinsky, etc.M.Albert Wolff, le populaire chef d'orchestre de l'Opéra-Comique, a l'intention, de son côté, d'inaugurer une série de nouveaux concerts symphoniques qui auraient lieu chaque jeudi au théâtre Mogador.Cette collection bien gardée est sous une voûte de sûreté.Une chorale de sourds-muets (?) Un "orphéon" d'enfants "sourds-muets" vient d'être formé à Knoxville.Il y aura là, certainement, des effets curieux à puiser pour les chercheurs de sonorités nouvelles.L'Opéra de Vienne partira sous peu en tournée L'Opéra de Vienne s'est fait récemment entendre à Genève et doit entreprendre prochainement une tournée européenne où figurent l'Italie, l'Angleterre et Paris."Lolita", de Robi et Miro, serait donnée à New-York On nous annonce de New-York que Sanger and Jordan, agents pour les auteurs et compositeurs américains, se sont assuré la représentation de "Lolita", une opérette en 3 actes d'Armand Robi pour le livret et de notre collaborateur Henri Miro pour la musique.Sanger and Jordan pensent que "Lolita" sera représentée pour la première fois à New-York vers le début de l'année.La plus belle collection de violons La plus belle collection de violons est, paraît-il, entre les mains du violoniste Efrem Zimbalist, de New-York, qui vient d'ajouter un Stradivarius, "Le Titien", à sa collection, qui comprend déjà d'autres Stradivarius, des Guadagnini, des Gagliano, un Francesco Ruggieri, un Grofiller, un Montagna, etc.Les grands concerts symphoniques à Paris La réouverture des concerts Colonne a eu lieu le samedi 20 et dimanche 21 octobre au théâtre du Châ-telet, sous la direction de M.Gabriel Pierné.Voici les noms de' quelques virtuoses engagés: MM.André Hekking, Maurice Maréchal, Jacques Thibaud, Cantrelle, Bnesco, Szigeti, Iturbi, Cortot, Braïlowsky, Schelling, Borovski, etc.Parmi les compositeurs dont les oeuvres nouvelles seront données en première audition, citons : MM.Florent Schmitt, André Caplet, Albert Roussel, Carneiro, Lazarus, Pierre Menu, Paul Pierné, G.Sar-reau, Soudry, Fairchild, Canteloube, etc.Les concerts de l'orchestre Lamoureux, sous la direction de M.Paul Paray, ont commencé eux aussi le 20 et 21 octobre dernier à la salle Gaveau.Les concerts Koussewit-zky ont repris leurs intéressantes séances le 11 octobre à l'Opéra, sous la direction de M.Serge Koussewitzky.Voici un aperçu des programmes : "Symphonie" de M.Albert Roussel, la 1ère partie d'un nouveau "Poème" en trois parties de M.Maurice Delage, deux actes du "Prince Igor" de Borodine, COIFFURES MANICURE SHAMPOO Ondulation Marcel MASSAGE "Institut de Beauté" TEINTURE POUR CHEVEUX Postiches Cheveux Spécialistes pour les traitements de cheveux ¦ (pellicules, chutes graves, électricité, etc.) Travail garanti 326, Ste-Catherine Est Près St-Denis Prenez vos rendez-vous par Téléphone Est 52 Nécrologie L'art lyrique est en deuil.Le célèbre baryton français Victor Maurel s'est éteint à 75 ans dans sa résidence de New-York.Il naquit à Marseille le 17 juin 1848 et étudia le chant avec Vauthrot.Peu après il entra au Conservatoire où il suivi les classes d'opéra de Duvernoy et débutait à l'Opéra dans le rôle de Raoul de Nevers des "Huguenots" d e Meyerbeer.Il fit quelques saisons en Italie, en Russie, en Espagne, en Amérique et fit partie pendant six années de la Troupe Royale Italienne à Londres.De 1879 à 1S94 il fut attaché à l'Opéra de Paris, et c'est là qu'il créa en 1S87, à la demande du grand musicien italien Verdi, le rôle d'Iago, dans "Otello" dans lequel il remporta un succès qui ne fut jamais surpassé depuis.Il revint au Metropolitan Opera House de New-York de 1S94 à 1S9G et depuis cette date jusqu'en 1904 il fit partie de l'Opéra-Comique.Sa dernière apparition en public eut lieu au Metropolitan en 1917 lors d'une fête française donnée sous la présidence du Maréchal Joffre.Il s'occupa quelque peu cle l'enseignement du chant dans la métropole américaine et il publia quelques ouvrages: "L'Art du chant", "Dix ans de ma carrière" et "Le chant rénové par la science".Presque en même temps que le baryton Maurel, vient de mourir l'un des plus beaux ténors de l'école française en la personne d'Ernest Van Dyck, né à Anvers en 1S61, mort dans sa propriété de Ber-laerz-les-Lierres près Anvers.Ce fut Jules Masse-net, le compositeur français, qui découvrit ce nouveau talent et après des études vocales sérieuses, il chanta aux Concerts Lamoureux, puis se fit entendre à Bayreuth dans Parfumerie Novembre 1923- LYRE- _39 "Parsifal" de Wagner et alla se faire acclamer à Vienne à l'Opéra Impérial comme interprète par excellence des rôles wagné-riens.Il débuta en 1891 à Londres dans "Manon" de Massenet et l'année suivante il Tél.EST 3374 "PALAIS DES MODES" Mme Delisle, prop.Chapeaux.— Modes de Paris, New-York.— Hautes nouveautés.Prix modérés.Chapeaux en fourrure, une Spécialité 190, Ste-Catherine Est MONTREAL créait à Vienne le rôle de Werther dans "Werther" de Massenet.Ce ne fut que six ans plus tard que New-York put l'acclamer et on dut lui offrir un cachet extraordi-nairement élevé pour lui faire traverser l'Atlantique.Il resta en Amérique trois ans et en 1906, Van Dyck fut nommé aux Conservatoires de Bruxelles et d'Anvers professeur de chant, poste qu'il occupait encore à sa mort.Il est reconnu comme le plus grand interprète qu'on ait vu des grands rôles d'opéra de Wagner.Serge Koussewitzkv reste en Europe M.Serge Koussewitzky restera encore en Europe cette saison.Il dirigra le répertoire russe à l'Académie Nationale de Paris, montera à différents pupitres de Prague et de Berlin, fera une tournée de concerts en Angleterre et en Ecosse.A l'automne 1924, il passera l'Atlantique afin de recueillir la glorieuse succession de M.Pierre Monteux à Boston.- Les critiques littéraires sont plus originaux que les critiques de musique parce qu'ils ne persistent pas à dire aux jeunes auteurs d'écrire comme Shakespeare, Dante, Schiller, Goethe, Voltaire.Tél.: Est 1205 Eng.478 ST-DENIS (près Sherbrooke) Un seul magasin.Le plus grand dépôt de fleurs de la ville.Une visite vous convaincra.DISTRIBUTEURS DES DISQUES de la Cie Générale 30, Boulevard des Italiens, Paris Tous les disques du répertoire 1923 se trouvent à nos salons Tél.EST 7580 DR J.M.E.PREVOST Des hôpitaux de Paris, Londres, New-York Voies Urinaiies : Reins, Vessie, Maladies 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Dantès PIANO 801 ST-DENIS B.5749-J Mme E.PARENT PROFESSEUR DE PIANO ET SOLFEGE Apt No 1, 629 RUE ST-ANDRE, Montréal Tél.Est CHANT D34 RUE ST-DENIS Méthode française CLERICY du COLLET Jllle ALICE RAYMOND Seul professeur autorisée au Canada Tél.: St-Louis 4892J FABIOLA CONCERTS RECITALS Prof, de chant 1331 S.-Urbain Tél.S.-Ls 5475 HERCULE BARYTON CONCERTS 212 CHAMP DE MARS Tél.Main 1927 Montréal L.C.CHANT ET PIANO 20 DeLANAU-DIERE Tél.S.-Ls 3248J JOSEPH SAUCIER BARYTON Technique Vocale, Art du Chant Concerts, Oratorios, Récitals Studio : 586 rue St-Denis (près Cherrier) Tél.: Est 2SS6 À> 3+ Irassarît PROFESSEUR DE CHANT ET PIANO Maître de Chapelle chez les PP.du Saint-Sacrement 1399, BUE ST-HTUBEUT Tél.: St-Xouls 3937 SIGNOR Le ténor bien connu de l'Opéra de Milan Surnommé le rival de Caruso 25 ans d'expérience théâtrale Leçons privées.Studio: 288, rue Ste-Cathrine Ouest MONTREAL CHOPIN JUGE PAR SCHUMANN ET LISZT (Suite de la page 32) Admettons-nous ceci ?le premier a développé dans son esprit la hardiesse, le second dans son coeur la délicatesse, le troisième dans sa main l'agilité."Ainsi il était tout équipé des connaissances approfondies de son art, et, dans la conscience de sa force, abondamment pourvu de courage, lorsqu'en l'année 1S30 la grande voix des peuples de l'Ouest s'éleva.Des centaines de jeunes gens attendaient ce moment : mais Chopin fut un des premiers au haut du rempart derrière lequel gisait, dans son sommeil, une lâche Restauration, un philistinisme avorton.Que de coups à droite et à gauche ! Comme les Philistins se réveillèrent furieux et crièrent : "Voyez les effrontés !" Mais d'autres cris leur répondirent derrière le dos des assaillants : "Le noble courage !" "Mais à cela, et à la favorable conjonction des temps et de la situation, le destin ajouta quelque chose encore, pour rendre Chopin plus renommé et plus intéressant que tous les autres : c'est une forte nationalité originelle, et la polonaise.Ce deuil que la Pologne mène aujourd'hui en longs vêtements noirs nous attache encore plus fortement à l'artiste méditatif.Heureux fut-il que la neutre Allemagne ne l'encourageât pas au premier moment avec trop de faveur, et que son génie le conduisit aussitôt vers une des capitales du monde où il pouvait composer et exhaler sa colère en toute liberté.Car si le puissant autocrate du Nord savait quel ennemi dangereux le menace, dans les oeuvres de Chopin, dans les mélodies si simples de ses mazurkas, il interdirait sa musique.Les oeuvres de Chopin sont des canons enfouis dans des fleurs."Dans cette origine, dans le destin de son pays', repose donc le secret de ses qualités comme celui de ses défauts.Quand il est question d'enthousiasme, de grâce, ou de présence d'esprit, de flamme, de noblesse, qui ne penserait aussitôt à Chopin; mais de même, qui n'y penserait, s'il s'agit de caprice, d'excentricité maladive et même de haine et de sauvagerie?"Tel est le caractère d'âpre et rude nationalité que portent toutes les premières compositions de Chopin."Mais l'art exigeait plus de lui.Le petit intérêt particulier de la motte de terre sur laquelle il est né a dû être sacrifié à l'intérêt cosmopolite, et déjà, dans ses oeuvres plus récentes, on voit la physionomie trop spéciale du Sarmate 'se perdre, et son expression dès lors se rapprochera peu à peu de cette physionomie idéale universelle dont les divins Grecs ont été depuis longtemps reconnus pour les créateurs, qui fait que, tout en suivant une voie différente, nous finissons toujours par nous retrouver nous-mêmes dans Mozart."J'ai dit "peu à peu" parce qu'il ne reniera pas complètement son origine, ni ne le doit.Mais plus il s'en éloignera, plus son importance dans la marche générale de l'art grandira." Tél.: Est 3843 STUDIO GARIEPY ECOLE DE CORNET, SOLFEGE ET THEORIE MUSICALE 299a RUE SAINT-DENIS MONTREAL Au-dessus de Chas.Lavallée, marchand de musique Marie Thérèse PAQUIN élève de M.L.MJchlels Enseignement : Harmonie et Solfège.1104 Rue Dclorimler St-Loule 529 MONTREAL GERARD-MAJELLA GAMAOHE PIANISTE — PROFESSEUR Studio: 348 ORLEANS Tél.: Las.4737w ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO 21 SHERIJROOKE EST MONTREAL Tél.: Est 4333 J.D.ARCHAMBAULT PROFESSEUR DE PIANO Préparation aux diplômes à tous les degrés Studio chez Bouvier Limitée 452.STE-CATHERINE EST Tél.Est 1753 Mlle E.REMINGTON Organiste à St-Irénée SOLFEGE, PIANO, ORGUE STUDIO, 083 ST-DENIS, APT.A Tél.: St-Loui»-1800-J Tél.: Est 3237-W Mlle ZELLIANNA PESANT PROFESSEUR DE PIANO, SOLFEGE ET THEORIE 220 MAISONNEUVE, 36me étage MONTREAL Mlle Marie Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO .Spécialité: Préparation aux examens Leçons données a domicile et au Studio 418 LETOURNEUX Tél.Lasallc 288Cw MONTREAL St.Louis 4 800 W Mlle CECILE GLADU PROFESSEUR DE PIANO THEORIE ET SOLFEGE 274 DE LANAURIERE MONTREAL MARIE-LOUISE LAURIER Organiste a l'église Saint-Pierre de Montréal PROFESSEUR DE PIANO, D'ORGUE, DE PLAIN CHANT, DE THEORIE ET D'HARMONIE Un orgue est a la disposition des élèves a mon studio.170, RUE VISITATION Tél.: Est 5912 BERTHE SAUVE 773, Rue Shuter Apt.4, Montréal Plateau 4059w PIANISTE-ACCOMPAGNATRICE ALBERT ROBERVAL Directeur Artistique de la "Société Canadienne d'Opérette" PROFESSEUR DE CHANT Pose de la voix 80 SAINT-DENIS Tél.Est 5407 jk ¥ Tf T%¥ Tl"^ i T TT Leçons de chant.Pose de la voix.Interprétation.Répertoire.\J #\ III I II I H Z\ III I Stalio: Collège de Musique de Montréal, 5 ST-MARC, Montréal Jfl, V/ * ¦* \j J.JTTL V«/ " a a Téléphone: Uptown 5679 I O O A \ IDC"! QAT VATYVP TECHNIQUE VOCALE — ART DU CHANT I /A M r\ t I_ bALVATOR iî5eomA™î161e ««'«nselgnement h Montréal) * -LA LYEE "On ne saurait étudier et analyser avec soin les travaux de Chopin sans y trouver des beautés d'un ordre très élevé, des sentiments d'un caractère parfaitement neuf, des formes d'une contexture harmonique aussi originale que savante.Chez lui, la hardiesse se.justifie toujours; la richesse, l'exubérance même, n'excluent pas la clarté; la singularité ne dégénère pas en bizarrerie, les ciselures ne sont pas désordonnées, le luxe de l'ornementation ne surcharge pas l'élégance des lignes principales.Ses meilleurs ouvrages abondent en combinaisons qui, on peut le dire, forment époque dans le maniement du style musical.Osées, brillantes, séduisantes, elles déguisent leur profondeur sous tant de grâce et leur habileté sous tant de charme, que c'est avec peine quon parvient à se soustraire assez à leur entraînant attrait pour les juger à froid sous le point de vue de leur valeur théorique.Celle-ci a déjà été sentie par plus d'un maître ès sciences, mais elle se fera de plus en plus reconnaître lorsque sera venu le temps d'un examen attentif des services rendus à l'art durant la période que Chopin a traversée.RAOUL PAQUET Elève de Abel Decaux, organiste, Marc Delmas, compositeur, et Mme Piltan, pianiste (Paris) 121e, RUE CHRISTOPHE COLOMB Tel: St-Louis 14G7M ~' LUCILLE DOMPIERRE "Prix d'Europe ISIS" PIANISTE—VIRTUOSE CONCERTS—ENSEIGNEMENT Studio: 14iy2 rue Crémazie QUEBEC Mme MORIN Pianiste-compositeur Soprano dramatique JEANNE LAJ3RECQUE Violoniste et Soprano léser ECOLE MORIN-LABRECQUE IManu, violon (du détint ii la plus grande virtuosité) Clinnt, Solfège, Théorie, Hnrmonie, Composition.251 SHERBROOKE EST MONTREAL Téléphone list 2JG7 Tous les mois il y a grand concert donné exclusivement par les élèves de l'Ecole.L'admission à ces concerts est sur invitation et présentation d'une carte de l'Ecole Morin-Labrecque.A/me Morin-Lnbrccque est Vauteur de la fameuse Méthode de piano Morin-Labretque universellement répandue."C'est à lui que nous devons l'extension des accords, soit plaqués, soit en arpèges, soit en batteries; les sinuosités chromatiques et enharmoniques dont ses pages offrent de si frappants exemples, les petits groupes de notes surajoutées, tombant comme les gouttelettes d'une rosée diaprée par-dessus la figure mélodique.Il donne à ce genre de parure, dont on n'avait encore pris le modèle que dans les fioritures de l'ancienne grande école de chant italien, l'imprévu et la variété que ne comportait pas la voix humaine, servilement copiée jusque-là par le piano dans des embellissements devenue stéréotypes et monotones.Il inventa ces admirables progressions harmoniques, par lesquelles il dota d'un caractère sérieux même les pages qui, vu la légèreté de leur sujet, ne paraissaient pas devoir prétendre à cette importance." Envisageant le patriote ardent que fut Chopin, Liszt dit : "Pourrions-nous ne pas parler de la Marche Funèbre intercalée dans sa première sonate, orchestrée et exécutée pour la première fois à la cérémonie de ses obsèques ?En vérité, on n'aurait pu trouver d'autres accents pour exprimer avec le même navrement quels sentiments et quelles larmes devaient accompagner à son dernier repos celui qui avait compris d'une manière si sublimes comment on pleurait les grandes pertes ! "Nous entendions dire un jour à un jeune homme de son pays : "Ces pages n'auraient pu être écrites que par un Polonais." En effet, tout ce que le cortège d'une nation en deuil, pleurant sa propre mère, aurait de solennel et de déchirant, se retrouve dans le glas funèbre qui semble ici l'escorter.Tout le sentiment de mystique espérance, de religieux appel à une mélancolie surhumaine, à une clémence infinie, à une justice qui tient compte de chaque tombe et de chaque berceau; tout le repentir exalté qui éclaire de la lumière des auréoles tant de douleurs et de désastres, supporté avec l'héroisme inspiré des anciens martyrs chrétiens, résonne dans ce chant dont la supplication est si désolée.On sent ici que ce n'est pas seulement la mort d'un héros qu'on pleure, alors que d'autres héros restent pour le venger, mais bien celle d'une génération entière qui a succombé, ne laissant après elle que les femmes, les enfants et les prêtres." e Liszt n'est pas moins enthousiaste du virtuose que fut Chopin et de l'homme généreux, élevé, délicatement hospitalier, que tous s'accordèrent à vanter en lui.Il était indispensable, à la clarté de ce fascicule en partie consacré à Chopin, de montrer ce qu'il fut dans l'amour de deux coeurs insur-passablement harmonieux et bons : Schumann et Liszt.D.DE DOMBROWSKY.Tél.: Est 7815 J.E.SAVARIA LE COLLEGE DE MUSIQUE "DOIVIIISIOjV" Fondé en 1894 Incorporé en 1895 Le syllabus est envoyé gratuitement aux personnes qui en font la demande G.M.BREWER, F.A.G.O., A.Mus.Secrétaire 444, rue Guy (angle Ste-Catherine).Tél.Up.2403 MONTREAL CONSERVATOIRE RAGICOT Enseignement général de la musique Piano, Chant, Violon, Violoncelle, etc.Solfège, Théorie et Harmonie Mlle RACICOT, directrice 761, rue St-Denis Tél.: Est 734W PIANISTE 70(5 SHERBROOKE EST MONTREAL ECOLE DE PIANO "MONTRÉAL" Leçons, Auditions, Examens, Diplômes de Solfège, Harmonie Mlle CLARA FORTIN est le lundi et jeudi à son studio, 42 rue Cherrier.TELEPHONE EST 1215.Les autres jours, 733, rue Cham-plain.TELEPHONE EST 8326W Enseignement moderne.Mme E.HOPE McLEA Spécialiste de la technique du piano Elève de A.K.VIRGIL pour la technique Elève de SIGISMOND STOJOWSK1 pour l'interprétation 717 STE-CATHERINE OUEST (Guy Block) MONTREAL Tél.: Uptown SSOô-w PROFESSEURS Mlle Alice FONTAINE, diplômée Conservatoire National, professeur de piano, 245 Bourbou-uière, Maisonneuve.Mlle J.COUTURE, piano, solfège, harmonie, prép.aux diplômes, tous degrés.2094 Ontario Est, coin Davidson.Tel.Lasalle 30S1, Mlle Yvonne SIMARD, prot.aux "Hirondelles".Piano, théorie.396 St-Denis, Tel.Est 32S0.Collège de musique de Montréal Sous le distingué patronage de Leurs Excelleucûs le Gouverneur-Général et Lady Biner de Vimy Enseignement complet de la musique par de» professeurs renommés.Classes d'orchestre DIPLOMES et BOURSES Pour renseignements et syllabus, s'adresser au Secrétaire RUE ST-M.VRC Tél.Uptown 5079 MONTREAL Mlle M.R.MEUNIER, profes-seur de piano.Lauréate de l'Académie de Musique.Studio: 6S1 rue Berri.Tél.Est 705S-W.Mlle Aline PIGEON, prof, piano et chant, diplômée Dominion College of Music, 1629 Ontario Est, Tel.Lasalle 3S60 vv.3111e Alida BERGERON", professeur piano, diplômée Conservatoire National, 2340 rue de Chateaubriand.Mlle Fleurette JONCAS, diplômée Cons.Royal, prof, chant, préparation à tous les degrés, 25 Clément.Tel.Lasalle 3266 f Se//f ion Wood 1000 VOLUMES Comprend la meilleure collection musicale pour Etudes Classiques, Pièces récréatives, Ouvrages modernes, dans une Edition à prix minime.Editée avec soin.Gravée, imprimée et reliée à la perfection.LE SUCCES PHENOMENAL DE L'EDITION WOOD EST LE MEILLEUR TEMOIGNAGE DE SON MERITE Demandez nos catalogues donnant le contenu de l'Edition Wood.En vente chez tous les principaux marchands de musique.!hr I.f.Mffob Muait (Ho.88, rue St.Stephen BOSTON, Mass.Aussi à Londres VIENT DE PARAITRE Ce folio contient tout ce qu'il y a de plus joli et de plus populaire des chansons de Feist, telles que "Wonderful One", "No No Nora", "Hi-lee Hi-lo", "Cut Yourself a piece of cake", "Sum Mill river Itoad", "Lore Taies" "Swing-injr down the Lane", 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