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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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janvier - mars
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1954, Collections de BAnQ.

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* ft 5 Montréal, Canada Janvier-Février-Mars 1954 & BONNE PAROLE Organei de Jg.Fédération nationale Saint'Jean-Baptiste • ••••• • •«•••,•• .«.•••• ••• • ••• >.* • • • • * • •• •••• •• *•«•.•«••• .••.•!•••• ••••••• •• • • • • t •• • ••••••••• .• ••««• .èOMNlÂlftE Son Eminence le Cardinal P.-E.Léger et la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Yvonne Letellier de Saint-Just .1 La réception, Georgette Le Moyne.2 Allocution de Madame Alfred Thibaudeau .2 Bref historique de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Marie-Ange M adore .4 Discours de Son Eminence le Cardinal P.-E.Léger.7 L'Union Mondiale féminine catholique, Madame François Hone 10 Remerciements, Madame.Albert Dupuis •.10 Nombreuse assistance à la réception .• • #« •.;.11 Réunions internationales des Jeunesses féminines catholiques •• 12 Portrait à la plume, Blanche Lamontagne-Beaurégard.13 Félicitations, Georgette Le Moyne.13 Huitième exposition du Comité «Centre de Couture», Hedwige Lefebvre.• .•• 14 Exposition annuelle de l'Association des Employées de magasin, Jacqueline Phaneuf.•.15 w 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole ^* • «•% '««s»» Revue mensuelle fondée en 1913 Organe de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste Directrice : Madame Eustache Letellier de Saint-Just LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE est un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres sociales et nationales.La Bonne Parole est un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale ; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par les-juels elle agit ; puis,' auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie 'de l'Union mondiale des organisations féminines catholiques.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT A LA BONNE PAROLE Canada et Etats-Unis Union postale.•••• » .••• .•«•• $1.00 par an $1.80 par an Le prix de l'abonnement doit être envoyé, au Secrétariat de la Fédération nationale Salnt-Jcan-Baptistc, 853 est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la c Bonne Parole > jouissent des privilèges de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Toute personne peut aider la « Bonne Parole» : 1) en s'y abonnant ; 2) en lui procurant de nouveaux abonnés ; 3) en la faisant lire : 4) en lui procurant une collaboration littéraire : 6) en sollicitant des an-nonces à son intention.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste fondée i Fondatrices : Madame Henri Gérin-Lajoie et Madame F.-L.Béiquc.' Aumônier : Mgr Laurent Morin, 1.A., V.G.Conseil d'administration : Mme Alfred Thi-baudeau, présidente générale ; Mme Edmond Brossard, vice-présidente ; Mme Albert Dupuis, vicc-présidente et président»'«dû Comité" d'Eco-* nomie domestique ; Mlle Georgette^ Lf Moi-né, 'secrétaire générale; Mme .' ffonrl '.'Ymltelek, trésorière ; Mlle Jeanne Lapointc, secrétaire-archiviste ; Mme Eustache!Letetfifcf*.de SainV Just, présidente du Comité,' àWc.Euvj-es ftorjof ' miques, et directrice de 'lu* c donne Ttfrblé V ;' Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Ber-thiaume, Mlle Hcdwige Lefebvre, Mme J.-A.Mollcur ; Mlle Marie-Ange Madore, présidente du Comité des Questions nationales ; Mme Tancrèdc Jodoin ; Mrw P.-A.Robichand, *pa-tronnessc des Aides maternelles ; Mlle Aima Champoux, des Cercles de Fermières de la Province de Québec ; Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance, Mlle Àlma Bouthillier, Mlle Marie Girard, Mlle Emérentienne Chagnon, Mlle Yvette Vanter, Mlle Gabriel le Labbé, ' Mlle Madeleine ' Thibaudcau, Mlle Marie-Claire Daveluy, Mlle Mireille Ethicr, Mme J.-B.-A.Michaud, Mlle Patricia Lavalléc, Mme Francois Hone ; Mme Juliette McLaren, présidente de la section de Saint-Lambert ; Mlle Aurore Chagnon, Mme Basile Bcrnordi, Mme Rose McCutcheon.Les dames patronnesses des Œuvres suivantes : L'Hôpital Sainte-Justine, l'Hôpital Notre-Dame, l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec, la Cour Villa-Maria des Forestières indépendantes, l'Ecole d'Education familiale «t sociale.Fédérations et sections paroissiales x Salnt-ptanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Saint-Laurent et Saint-Vincent-Fcrrier.Association! professionnelles : Employées de magasin, Employées de bureau, Femmes d'affaires, Aides maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections.en 1906 Comités : Comité des Œuvres Economiques, Comité de la Visite des Hôpitaux, Comité de l'Economie Domestique, Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité consultatif d'études sociales.Principales œuvres accomplies par la Fédération et ses filiales: * K>n(Cntio}i;AvtC Associations professionnelles Foi}aticm,»dçV Fédérations paroissiales EtAbJiïMfcrxvUide.Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Mé- « Comité; *a jutù çjiitre l'alcoolisme Comjté; pçrjrikuén'l; /le la Survivance française en Amérique Amendements à la Loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des Employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la Mortalité infantile Fondation de « Gouttes de lait » Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église ' du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union mondiale des organisations féminines catholiques Fondation de la «Bonne Parole» Comité du «Denier National»' Comité des question» civiques Comité de la Croix-Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action socisle Comité des Œuvres économiques Comité de rédaction de la « Bonne Parole » Comité d'administration de la « Bonne Parole » Comité permanent de la Survivance française en Amérique Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des Hôpitaux Fichier central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme Œuvre Auxiliaire d'Action catholique La Section des Jeunes de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste N.B.— On peut devenir membre de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secrétariat : 858 est, rue Sherbrooke.AUTORISÉ COMME XJTVOI POSTAL DE LA DEUXIÈME CLASSE, MI.VIHTÈKB DBS POSTES, OTTAWA LA BONNE PAROLE Vol.XL1V Janvier-Février-Mars 1934 Nos 1, 2 et 3 iSon eminence le (Cardinal leaallaptisle ce demeureront reconnaissants et expriment à Sou Eminence une t/ra- I if II de émue.NOS lecteurs constateront, mie fois de plus, que la « lionne Fa role » s'applique à constituer les archives de la Fédération, à relater sou histoire et à évoquer les fails importants qui éclairent sur la vocation qu'elle s'est choisie et la manière dont elle // a répondu.Yvonne Lktklmkk m: Saint Jr.st 109581 2 LA BONNE PAROLE Montréal La réception (]Ktr Mademoiselle Gcorgclte /.' Moyne) Le samedi «10 janvier dernier, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste recevait Son eminence le Cardinal Paul Kmilc Léger, ae compnjrné de Monseigneur Laurent Morin, 1*.A.\'.si nés émouvante et bien significative.La visite de Son Imminence; ses paroles profondément sympathiques a l'égard de la Fédération, et les directives qu'elles contenaient, sont de nature a donner a toute l'action future de la Fédération un grand encouragement, el à l'aider, espérons le.à toujours observer l'esprit el la lettre de s;i devise*.«Vers la jus tic»* par la charité ».Allocution de Mad ame Alfred Triibaud eau Imminence Révércndissimc, Nos hommages respectueux Il y a un an aujourd'hui (pie Votre Imminence, arrivée de la veille, chantait sa première grand'mcssc cardinalice à Notre-Dame au milieu d'une foule heureuse», fiére.émue, enthousiaste et fervente.Un au ! Il semble inimaginable qu'une seule année se soil écoulée, tant votre Kminence a doublé, triplé les étapes, (pie tant d'événements se soient accomplis dans son diocèse.Votre apostolat, Kminence, apostolat de la présence, de la parole, des initiatives fructueuses, des réalisations bienfaisantes, visions de l'avenir, inlassable charité, ne cesse de nous émerveiller et nous en Montreal LA 110XXE PAROLE 3 faisons remonter la source, en toute gratitude, vers Dieu qui vous a comblé de ses dons.C'est une fête du cœur et de l'esprit, Eminence, de vous accueillir à lu Fédération nationale Buint-Jeaii-Baptistc, dans cette maison de la grande famille de lu Fédération.Nous saluons avec la plus sympathique cordialité et bienvenue ce bel auditoire où nous retrouvons de nombreuses personnalités.Nous voudrions les nommer toutes et chacune.Notre histoire est belle ï première action sociale feminine catholique à la base de toutes celles qui ont suivi.Il est bon que ces laits soient connus de lu génération A laquelle nous passons le flambeau.Qu'il me soit permis de rappeler un épisode qui illustre bien la mentalité d'alors au sujet d'une soi disant audacieuse tentative d'Indépendance féminine.Le groupe de nos «lames fondatrices, ayant sollicité une entrevue de Monseigneur L'uni llruchési, recul «cite réponse: «ces dames ne veulent tout de même pas que je les reçoive à l'Hvéché ».El après réflexion.Monseigneur ajoute: «que ces dames se réunissent chez ma mère, dans tel couvent, tel jour, à telle heure».L'assemblée eut lieu, traina un peu eu longueur, une difficulté semblait surgir.L'indécision de notre évêqtie se prolonge.Alors toutes ces «lames, sans même échanger un regard, se jettent spontanément à genoux : « Votre bénédiction, Monseigneur».Ce fut un fait accompli.La Fédération était née.Monseigneur Paul liruchési en fut l'aumônier, composera notre prière cl ne cessera d'en suivre la rapide ascension.Oserai je rappeler ici un souvenir personnel ?Dans ce même salon, après une assez, longue séance, au moment de partir.Monseigneur Bruchésl me dit avec une certaine mélancolie — c'était pendant la guerre — « les jours où je n'ai pas de graves décisions à prendre, je voudrais les marquer d'une étoile d'or».Eminence, entre vos horaires surchargés et vos problèmes à régler, vous n'avez guère le loisir de songer aux étoiles d'or.Peut-être puis-jc souligner, ici, une coïncidence intéressante.A la même époque se fondait à Pal ris «l'Action Sociale de la Femme», suscitant autant d'inquiétudes qu'au Canada : plus lard, la présidente me disait eu souriant que même sa famille était pleine d'appréhensions à Pidée que peut être un jour elle oserait parler en public ! Les jours passèrent et voilà que nous avons touché au sommet de l'ultime récompense à la déclaration du Saint Père invitant les femmes à participer davantage à la vie publique, et même à la vie politique.Promptemcilt obéi, sinon parfois devancé nous en avons un exemple vivant dans la personne de notre aimable sénat rice.Permettez moi, Eminence, d'ajouter que notre double rencontre quotidienne à l'heure du Rosaire, nous est un puissant réconfort et que.pendant cette année mariale.il s'y mêle de l'allégresse.Au premier mot de « Vierge Sainte», nous nous sentons étroitement liés, en parfaite union de prières avec notre Cardinal qui nous aura peut• être mérité île voir apparaître à l'horizon l'aurore céleste de la Paix, de pays en pays et de l'une à l'autre mer.Qu'il en soit remercié chaleureusement. 4 LA BONNE PAROLE Montréal Bref historique de la Fédération nationale St-Jean-Baptiste (par Mademoiselle MarioAityi MmUni i Imminence Itcvércndissimc, 11 y ;i près d'un demi'.siècle deux dames sortaient d'une réunion du Montrai] Council of Women récemment fondé |iar Lady Aberdeen, elles y avaient rencontré des personnes soucieuses de se dévouer au bien-être de l'humanité, Mi pourtant les divergences de vue sur les problèmes éducationnels.entre autres, étaient si profondes qu'elles paralysaient tous leurs efforts.Ce jour-là, Madame I Ici que et Madame Henri (Serin-La joie décidèrent de louder une fédération des sociétés de femmes canadiennes-françaises cl catholiques.A elles se joignirent Lady Lacoste, Madame Kosaire Thibandeau, femme iPieuvrc éminente : Madame Henri Hamilton ig 11 i fondersi bientôt l'Assistance Maternelle; Madame Arthur (Sugnon, mère de riionorable Juge en chef Thibau deau-Hinfret, .Mesdames Loraugcr.J.l\ Itottot, L.I>.Provcncher : Madeleine llugucuiii et Françoise Itnrry, femmes de lettres: Victoria Cartier, pianiste remarquable, el la seule survivante du groupe.Madame F.L.Itéiquc, femiiie du sénateur, président de la Société Saint-Jean llapl isle, tut la première présidente de la fédération, mais elle (levait, sept années après, donner sa démission pour se consacrer entièrement a Pieuvre qu'elle venait de fonder : Les Kcoles Ménagères.Mlle fui remplacée à la présidence par .Madame Henri (lérill-Lnjoic, fille de Sir Alexandre el de Lady Lacoste cl mere de la fondatrice de l'Institut Notre Daine du lion Conseil, tëlle apporta a l'œuvre une préparation sociale et légale, un esprit d'initiative qui devaient lui perineiire de jouer, dès les débuts, un rôle si prépondérant (pie son nom s'identifiera avec Pieuvre.D'abord appelée Association Saint Jean lîapt iste, la federation prit peu après le nom i|uV11e porte aujourd'hui, mais le mot « national » ne fut pas adopté sans discussion.Ce mot semblait exclure nos compatriotes de langues étrangères, «Après réflexion», lit-on dans les minutes, «il a été décidé unanimement (pie la fédération, étant une œuvre sieur de la Société Saint Jea n lîapt iste.il n'était (pie naturel qu'elle soit formée exclusivement de Canadiennes françaises Dès la première réunion du comité d'organisation, le I!) octobre liMMj.les fondai rices se rendirent compte (pie les «envies de charité pure, telles «pie pratiquées jusqu'alors, ne seraient plus suffisantes; (pie les (eiivres sociales préventives ou curatives s'imposeraient et (pie Pun ion de celles-ci faciliterait les mouvements d'ensemble sauveurs.Pour atteindre ce but.elles organisèrent un congrès, le premier du genre, qui prit pour thème « Responsabilité de la mère de famille».Ces assises débutèrent le -«» mai 1.107 par une messe a Notre-Dame de Montréal LA IWXXE PAROLE Lourdes cl une séance présidée par Monseigneur Paul Bruchési, et patronnée par Sir Louis et Lady .letlé.Neuf comités de daines patron-nesses d'hôpitaux ou (l'œuvre» rte charité, des associations d'institutrices, rte journalistes, d'employées rte bureaux, rte magasins, de téléphone et rte manu factures participèrent à ce congrès.Monseigneur Paul I » i-it -cliési.qui y assistait, voyait dans la Fédération «un beau mouvement national et religieux, une initiative généreuse, et une forme rte dévouement adapté à notre temps», et sa Grandeur ajoutait : «j'ai cru rte mon devoir d'en prendre la direction».D'autres congrès auront lieu par la suite.Pour chacun, leur durée fut de quatre, cini|, et même sept jours d'étude.Les œuvres de charité et d'éducation, les œuvres nationales, sociales, économiques et civiques, furent des sujets d'éludé variés et pratiques parce que basés sur des enquêtes.Vingt-six sociétés se sunt affiliées durant les deux premières années rte son existence.Kn 11)12, la Fédération choisit sa devise «Vers la Justice par la Charité» et en décembre rte la même année, par l'adoption «lu bill rte la Société Saint Jean Kapl iste.elle devenait autonome.Depuis HM.'i la Fédération a aussi un autre moyen de rayonilenient, sa revue « La lionne Parole», la plus ancienne des revues féminines au Canada français.En parcourant ces derniers temps toutes les minutes «lu llureau de direction, j'ai noté quelques-unes des initiatives et «les activités de sa longue histoire.Son comité «le tempérance, «mi L007, fit une lutte serrée à l'alcoolisme, recueillit soixante mille signatures pour sa requête au gouvernement i i être solidement établie sur h* roc de la justice mais dont les membres doivent être unis par le ciment de la charité.Ici.votre r'édératioti a un rôle très important a jouer.Le> asso nations qui la composent doivent évoluer avec des cadres sociaux nouveaux.Votre* Kédération doit collaborer avec les mouvements d'Ac lion catholique formés par l'Kglise pour prolonger l'action pastorale dans tous les différents milieux de vie.D'où l'urgente nécessité pour vous d'étudier ce> problèmes afin d'agir en pleine lucidité et de marcher sans hésitation.Apres l'étude, il faut une action concertée: I union de tous les catholiques agissant selon les directives de la hiérarchie.Le catholique d'action doit pratiquer l'humilité et la rtoci Montréal LA BONNE PAROLE Lite aux directives don nées.On constate trop souvent cIicsî lui «les attitudes d'indépendance ri un esprit de critique qui paralyse les mouvements d'ensemble.Actuellement, mienne œuvre ne peut agir isolement.Lu présence continuelle de tout nu monde qui nous enveloppe pur ses techniques : presse, cinéma, radio, télévision, nécessite une étroite collaboration avec tous les groupements.Chaque œuvre doit prendre ses directives auprès de l'autorité légitime chargée d'orienter tome l'Eglise dans su marche et de donner une pleine efficacité à l'apostolat.L'évoque est comme un général qui.du haut d'un promontoire, regarde évoluer son armée.Il seru le seul à s'apercevoir qu'une petite colonne de cette armée prend une direct ion qui lu séparera du gros des forces et lui seul également pourra intervenir pour rectifier l'orientation et conduire tous ses soldats à lu victoire.Autrefois, vous avez t'ait une campagne en faveur de la tempe rance et nous savons que votre intervention fut efficace et que les résultats obtenus furent vraiment merveilleux.Aujourd'hui, le pro blême de l'alcoolisme se pose d'une façon plus aiguë qu'autrefois.Saviez vous que chaque samedi soir, près de quarante mille jeunes gens et jeunes filles de Ht ans et plus fréquentent des débits de boissons ?("est la richesse temporelle de la nation et les forces vives de son âme qui se perdent ainsi en fin de chaque semaine.Depuis mon arrivée a .Montréal, j'ai souvent élevé la voix et j'ai dit le «non licet ».cependant, comme Jean le lînptiste, en ces moments-là.je me suis senti souvent seul.De nouveaux besoins surgissent chaque jour et il faudrait les étudier afin de pouvoir prendre les initiatives qui répondraient à res exigences d'une société en élaboration.Le champ est vaste.La moisson abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.("est pourquoi, plus que jamais, les laïcs sont appelés à jouer dans l'Eglise, un rôle d'une grande importance.D'ailleurs, notre siècle nous ;i donné des exemples émouvants de cet apostolat laïque.Il suffit de rappeler ici les Indies figures de Frédéric Ozanain et d'Edel Quillll.Vous connaissez tous l'énorme influence qu'exerça la pensée d'Oza-nam sur sa génération.La figure d'Kdel Qiiiun est moins connue.(Vite jeune Irlandaise catholique, menacée par la Iuberrulose et avertie par les médecins qu'elle ne pourrait pas survivre longtemps à son mal.répondit : « Puisqu'il en est ainsi, je consacrerai le reste de ma vie à faire connaître et aimer la Sainte Vierge».Mlle partit pour l'Afrique on (die établit la Légion «le Marie en plus de quarante diocèses.Oui.connue «die est grande l'influence des laïques qui acceptent de collaborer avec l'Eglise ! .Mais aussi, faut-il connaître le secret «h* cette influence et découvrir la source de son inspiration.L'expérience nous prouve (pie seul le don de soi à l'œil Y 11! divine qu'accomplit l'Eglise peut inspirer de tels dévouements et produire de tels fruits de sainteté.Imitons ces âmes généreuses afin (pie notre action, mise au service de l'Eglise, puisse continuer l'œuvre «pu* ces devanciers avaient entreprise dans la foi et la charité.P.xri.-K.Mii.i: (-AimiXAi.Lkukk 10 LA BONNE PAROLE Montréal L'Union Mondiale féminine catholique Comme l'a souligne Madame François ITonc « la Fédération s'honore d'être affiliée à l'Union .Mondiale féininiiic catholique.Cette Union Mondiale
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