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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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mars 1944
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  • Revues
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La bonne parole /, 1944, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Mars 1944 mu Organe de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc SOMMAIRE Le mouvement en faveur de la protection de l'enfance, Yvonne Letellier de Saint-Just________________ 1 Beau travail des Ligues de jeunesse féminine, Yvonne Letellier de Saint'Just .______________ .»«»»»?\J Le système du Bloc de Montréal, Renée Vautelet___ _ 4 Présence, Madeleine Thibaudeau_________;__6 La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et la Fédération des œuvres de charité canadiennes-françaises, G, L._____6 L'œuvre de M.Edouard Montpetit, Eustache Letellier de Saint- Just _________________7 N'en riez pas ï, Dives______________________8 En marge du projet de loi pour la protection de l'enfance, Eva R,mThibaudeau ~— ______ M.H .__.9 «Les joies certaines», Germaine Bernier________11 Chronique de la Commission des Prix et du Commerce____11 Journal des œuvres : A la S.O.C, Emma Doucsnard — Chez les Femmes d'affaires, Berthe Lefebvre — Chez les Employées de magasin, Léa Sauvant-—_______12 Il faut sauver la famille chrétienne —___-14 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE fondée en 1913 CB QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de coeur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'oeuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des oeuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union' Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis •.$1.00 par an Union postale.—.$1.30 par an Un escompte de 30% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de lt Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale.833 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heures a midi et de 2 heures à 3 heures p.m.— Téléphone: FRon-tenac 2663.Toute personne peut concourir à l'oeuvre de la "Bonne Parole": lo en s'y abonnant; 2o en lui procurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisant lire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire; 3o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Sainl-Jcan-Bapthte Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 Aumônier.Monseigneur Philippe Perrier.Présidentes-fondatrices: Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-Lajoie.Présidente d'honneur: Madame Henri Gérin-La-joie.Bureau de direction: Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale: Mme Edmond Brassard, vice-présidente : Mme Théodule* Bruneau, vice-pré-sidente; Mlle Georgette LeMoync, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mlle Jeanne La pointe, secrétaire-archiviste; Mme Eusta-chc Letellier de Snlnt-Just, directrice de "La Bonnb Parolb"; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Berthiaume, Mlle Hedwige Lefebvre, Mlle Florine Phaneuf.Mme J.-A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange M adore.Mme Tancrède Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud, Mlle Aima Champoux.des Cercles de Fermières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf.Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cypihot, Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance.Mlle Marie-Ellae Begin.Mlle Marie Girard, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Cnnadicnncs-Françaiscs ; Mlle- Emérentienne Chngnon.Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Conseil de Québec.s.hi*MmJ.s P«t'onnents du Oeuvre! suivantes: I Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de 1 Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Mater-nelle.les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Fran-çaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières Indépendantes: l'Ecole d'Education familiale et so-ciale.Fédérations et sections paroiuialei: La Nativité de la Sainte-Vierge.d'Hochelaga; Très-Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambroise.Côte Saint-Paul, Saint-Joseph; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville-Emard) • Saint-Bernardin de Sienne, (Ville de Saint-Michel).Associations Professionnelles: Employés de magasin.Employés de bureau, Femmes d'affaires, Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catho-liques (S.O.C.) et ses sections: La Nativité de la Sainte.y.erge d Hochela«a ; Côte Saint-Paul.La-chine, Saint-Alphonse d'Youville.Sault-au-Récollet.Comités: Comité des Oeuvres Economiques, Comité de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Eco-nomie Domestique.Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité féminin du II le centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies par la Fédération et tes filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements i la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait* Participation aux expositions pont le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National'1 Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvre! économique! Comité de Rédaction de la Bonne Paioli Comité d'Administration de la Bonnb Parole Comité de la eonitruetion Comité du lervice locial Comité de la visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N.B.— On peut devenir membre de la .Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s inscrivant à son secrétariat: 85), rue Sherbrooke Est LA BONNE PAROLE Vol.XXXIV_Montréal, Mars 1944_No 3 Le mouvement en faveur de la protection de l'enfance L'enquête faite par la Commission d'Assurance-Maladie, instituée en décembre dernier par la Province, a recueilli de précieuses suggestions de tous ceux qui jouent un rôle dans les associations vouées au bien-être de l'enfance.Une publicité opportune a renseigné le public qui, alerté par les révélations faites, demande avec force que l'enfant soit protégé, arraché à des conditions sociales dont il est l'innocent jouet et qui le condamnent d'avance à vivre en marge d'une société qui, pourtant, lui doit, à lui le futur citoyen, les soins physiques, l'instruction et l'éducation, dans la mesure où il ne peut les obtenir normalement au sein de sa famille.Toutes les causes perturbatrices de l'existence normale de l'enfant ont été exposées devant la Commission par des spécialistes qui, depuis nombre d'années, sont voués par vocation ou par philanthropie à l'étude du problème social que pose l'enfance illégitime, malheureuse, abandonnée, exploitée, coupable, arriérée.Si ces témoignages n'ont été souvent entendus que de ceux qui assistaient aux séances il n'en faut pas conclure que, seuls, ils s'y intéressent.Les journaux ont donné des comptes-rendus élaborés, publiés en évidence, qui ont parfaitement éclairé l'opinion publique.A un quotidien de Montréal revient le mérite d'avoir sonné une retentissante alerte en dévoilant la mauvaise tenue de quelques garderies privées.Aujourd'hui, le public est en émoi et réclame, comme une mesure humanitaire, que le gouvernement ne diffère pas plus longtemps l'adoption d'une loi complète de protection de l'enfance.Ce sujet est devenu le thème des conversations : on commente les rapports, et les révélations qu'ils contenaient ; on condamne ou on approuve, on réclame des changements à l'état de choses actuel là où apparaissent des lacunes évidentes.Il est naturel que les yeux se soient tournés vers les institutions religieuses qui dirigent les crèches, les orphelinats, les écoles d'industrie, les écoles de réforme car, jusqu'à ce jour, chez les catholiques, ces institutions ont été les seules chargées de ces œuvres de secours.N'ont guère le droit de leur jeter la pierre ceux dont le problème social de l'enfance malheureuse n'a jamais, avant aujourd'hui, troublé la quiétude satisfaite et qui se découvrent tardivement des âmes d'apotres.Sachons être justes et discerner, au milieu des témoignages parfois contradictoires qui ont porté sur l'œuvre sociale de nos communautés, le mérite du dévouement et de la bonne volonté qui se sont exercées en dépit de ressources rarement suffisantes et qui ont à 2 LA BONNE PAROLE Montréal leur crédit des progrès réels accomplis au cours des années.N'empêche que le citoyen sérieux et désireux ,de se former une opinion demeure encore perplexe et inquiet.Ce sera la tâche de la Commission d'Assurance-Maladie, dont Me Antoine Oarneau est le président, de faire la synthèse des exposés entendus pour en tirer les stipulations de la loi de protection de l'enfance que l'opinion publique de notre province réclame et qu'elle est bien résolue à obtenir.On conçoit que les associations féminines se soient spontanément chargées d'adresser des requêtes au gouvernement pour réclamer, chacune suivant son expérience propre, tout ce qui est moralement et physiquement nécessaire à l'enfant que ses conditions de naissance mettent à la charge de la communauté sociale.Protéger ces enfants, c'est leur fournir une éducation et une instruction adéquates à leurs possibilités de rendement afin d'en faire les citoyens honorables, indispensables à une nation qui tend à progresser et à s'affirmer.La société bien organisée doit tendre à réduire au minimum inévitable le déchet humain et faire en sorte de donner, à tous les enfants, chance égale de se développer moralement et physiquement.La négligence, dans ce domaine, laisse se perdre des valeurs inestimables parmi la jeune génération.¦•• .Les révélations qui se font aujourd'hui dans notre province h propos de l'enfance malheureuse évoquent l'histoire du siècle dernier où apparaît, à la honte de nations plus vieilles que la nôtre et soi-disant plus « civilisées », le spectacle odieux de l'exploitation industrielle de l'enfance et de son immolation, perpétrées sous l'œil insouciant du législateur.Cette comparaison ne nous excuse pas de nos fautes du présent mais peut nous inciter à poursuivre l'œuvre du relèvement social de l'enfance.C'est à ce prix que nous acquerrons le droit de nous dire une nation progressive, c'est par là que nous conduirons notre peuple vers l'accomplissement de sa grande destinée.« La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a pour objet de grouper les Canadiennes-Françaises catholiques en vue de fortifier par l'union leur action dans la famille et dans la société ».Son intervention en faveur de la protection de l'enfant est donc tout indiquée.La Fédération nationale a adressé au Gouvernement de la Province un mémoire réclamant une loi complète de protection de l'enfance parce qu'elle juge urgente et indispensable pareille législation et qu'elle déplore les déficiences d'un système mal défini et de règlements mal appliqués.Nous avons ainsi établi nos positions, sans faire écho cependant à la malveillance de ceux qui ont pris prétexte de l'enquête actuelle pour distribuer sans discernement les anathèmes.Pour que des réformes sociales soient efficaces, elles doivent se réaliser au-dessus des préjugés et de la passion, dans un calme où le jugement peut à loisir faire la juste part des besoins auxquels on a insuffisamment satisfaits dans le passé, et de ceux auxquels il reste à pourvoir.La Commission d'enquête aura à cœur de montrer, par ses recommandations, qu'elle a compris ce que l'opinion publique de notre province attend d'elle ; ce qu'attendent particulièrement les trop nombreux enfants misérables, d'aujourd'hui et de demain, dont le sort lui est confié.Yvonne LETELLIER de SAINT-IUST Montréal LA BONNE PAROLE 3 Beau travail des Ligues de jeunesse féminine i _ ! Le congrès, tenu du 12 au 18 mars, sous les auspices de la Ligue de la jeunesse féminine de Montréal, de la Junior League of Montreal et de la Jewish Junior Welfare League, en vue du relèvement social et de la sauvegarde de l'enfance, a remporté un magnifique succès.Les nombreux auditoires qui ont accouru à ces séances d'étude ont prouvé l'inquiétude du public à l'égard de ce problème social.Le programme organisé par la Ligue de la Jeunesse féminine a été exécuté avec maîtrise et les conférenciers ont tous parlé avec une autorité qui a éclairé ceux qui attendaient leurs révélations pour connaître Je: problème de l'enfance délinquante.Il ne faudrait pas, cependant, que le.public croie la tâche terminée.Ces séances ont tracé un programme pour: tous les gens de cœur.Au sein de sa famille d'abord, chacun ne devra-t-il pas prendre conscience de ses devoirs et de sa responsabilité et, malgré les sacrifices qu'elle exigera, s'imposer au besoin une nouvelle discipline ?Nul ne peut donner ce qu'il ne possède, inculquer à ses enfants les principes religieux qu'il méconnaît, le culte de l'honneur qu'il ne pratique pas.Cette semaine d'étude attristante par tout ce qu'elle a révélé, fortuitement dramatisée par le meurtre commis à Montréal par deux garçons de quinze et de dix-sept ans, doit porter ses fruits.L'heure n'est pas ^ijx attendrissements stériles, elle est aux résolutions fécondes.L'esprit chrétien doit renaître dans nos foyers canadiens-français afin d'inspirer l'éducation de nos enfants.L'esprit social chrétien doit se développer au sein de la société afin que les meilleurs tendent la main aux autres, les écartent du mal et les orientent vers la vie saine, honnête et normale.Sois bon.chrétien, « sois bon citoyen, aide les jeunes à le devenir».La Ligue de la Jeunesse féminine a droit à notre admiration et à notre gratitude pour le travail fructueux qu'elle a accompli elle-même et suscité chez les autres, et pour le bel exemple de sens social qu'elle a donné.Nous rappelons que la dévouée, enthousiaste et infatigable présidente de cette Ligue est Mme Gérard Boudrias et que le travail s'est accompli, avec l'aide de conseillers avertis, sous sa direction.Yvonne LETELLIER de SAINT-IUST Participation de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste à la Fédération des Œuvres de charité canadiennes-françaises La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste est heureuse du succès obtenu par la Fédération des Œuvres de Charité canadiennes-françaises, lors de sa dernière campagne de souscription.A sa façon notre société a coopéré à ce beau mouvement en faveur de nos œuvres de bienfaisance, comme elle l'a toujours fait dans le passé, soit par une propagande intense auprès de ses différents groupements, soit en faisant elle-mêma la quête auprès du personnel de sa maison d'oeuvres.Outre la somnte de $43.92 rapportée par cette dernière, nous savons que tous les membres de la Fédération nationale ont, individuellement, souscrit généreuseftienf afin d'aider à atteindre le grand objectif préposé.G.L.: • 4 LA BONNE PAROLE Monti Le Système du Bloc de Montréal Le Système du Bloc est un moyen, déjà essayé avec succès dans beaucoup de villes américaines, en Angleterre et dans quelques villi canadiennes, qui permet à toutes les bonnes organisations sociales ou d'éducation populaire d'atteindre avec leurs renseignements ou leurs demandes de services, non seulement le petit nombre de personnes qui lisent les journaux consciencieusement et qui écoutent aussi sérieusement les appels de la radio, mais aussi toutes les autres femmes (combien nombreuses dans une grande ville comme la nôtre) qui n'ont le temps de connaître et d'écouter que ce que leurs voisines leur racontent.Disons que c'est la canalisation vers un but d'entr'aide général de l'esprit du bon voisin que nous avions si bien cultivé dans notre vie de village, nous les Canadiennes, mais qui est en train de s'oublier rapidement depuis que nous devenons des gens de ville.Le Système du Bloc, tel qu'il existe ailleurs, recrute pour chaque groupe de familles, une femme ou chef de bloc responsable, qui se chargera de distribuer à ces familles les informations ou les appels à leur bonne volonté qu'il est de leur intérêt de recevoir.C'est un vaste réseau de communication, un moyen de se parler qui reliera l'élément féminin de la ville, par un système de Responsabilité sociale et d'entr'aide dont toutes les oeuvres — et la ménagère elle-même — pourront tirer un bénéfice.La ville se partage en quarante ou cinquante districts qui se partagent de nouveau en zone de vingt à trente blocs de maisons.Chaque district a ou aura bientôt une présidente qui se chargera de trouver des chefs pour les quinze ou vingt zones qui le composent.Ces chefs de zone doivent recruter des dames prêtes à servir comme chefs dans leurs « blocs ».Par ce réseau, qui s'agrandit ainsi « en éventail » et qui impose peu à chaque chef, les paroisses les plus pauvres et les plus à l'écart des centres de renseignements et d'action charitable et sociale peuvent recevoir les mêmes informations que les centres les plus favorisés.A Londres, devant la menace des raids aériens, ce fut grâce au Système du Bloc et par le travail bénévole des ménagères des quartiers pauvres que l'évacuation à la campagne des enfants « du pauvre monde » put s'accomplir.Pouvez-vous vous imaginer un autre moyen par lequel un gouvernement aurait pu faire comprendre rapidement et sans panique à sept millions de.personnes le besoin urgent qui existait de mettre leurs enfants à l'abri du carnage qui allait tomber des nues ?Ici, au Canada, ce système a prouvé sa valeur en permettant la récupération à grande envergure et fondée sur la coopération locale, dont les profits seuls servent à Winnipeg, par exemple, à faire vivre une bonne moitié des œuvres locales.Chez nous il servirait à donner rapidement et sans coût, à chaque ménagère, l'information d'économiser le charbon pendant les hivers de disette, les renseignements que donne le Bulletin du Consommateur pour résoudre les problèmes du rationnement. Montréal LA BONNE PAROLE 5 Si nous avions déjà un système du Bloc bien organisé nous pour) rions, demandant à nos chefs de blocs de se renseigner parmi les familles qui les entourent, découvrir sans enquêtes coûteuses combien nous avoraj de familles mal logées à Montréal, combien d'enfants que la mère doit laisser seuls pendant qu'elle va au travail, les misères cachées qui pour] raient être soulagées.Voilà quelques aperçus de ce que rêvent celles qui veulent organiser à Montréal ce qui a déjà prouvé sa valeur partout où il a été essayé.Le succès de l'entreprise dépendra nécessairement de nos ménagères de Montréal.Il faudra l'appui constant de toutes nos organisations féminines.Dans beaucoup de cas ce réseau de bonnes volontés et de responsabilité sociale ne fera que parachever l'œuvre déjà entreprise localement ou séparément par nos plus influentes organisations.Comme le Système du Bloc ne cherche rien pour lui-même et n'existe que pour aider les organismes déjà existants, Dames de Charité, de Sainte-Anne, de la Saint-Vincent-de-Paul féminine, de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, toutes peuvent contribuer et retirer profit à être chefs de blocs ou de zones quand on le leur demandera.Il en faudra, un jour, trente-huit mille à Montréal.Quand cet objectif sera atteint, il y aura vingt fois trente-huit mille ménagères de chez nous qui auront en main un moyen facile de se renseigner sur les problèmes d'actualité qui se rapportent à leurs intérêts de mères et de maîtresses de maison.Il y aura aussi trente-huit mille chefs futurs pour nos activités charitables et sociales qui seront en train de se former par les meilleurs moyens, la responsabilité et l'action.En plus nous aurons créé un gigantesque fichier des bonnes volontés de notre ville et un réseau unique au service de toute organisation acceptée par le conseil ties chefs de districts, au lieu d'un grand nombre d'organisations temporaires, empiétant involontairement les unes sur les autres et reposant sur la bonne volonté d'un petit nombre, dont on réclame toujours les services, à défaut de moyens pratiques pour atteindre le grand nombre des bonnes volontés qui restent inconnues et à peine utilisées.Renée VAUTELET Le Comité Central «lu Système «lu Bloc «.">t composé «le : Mme Henri Vautclet, présidente ; «les vice-présidentes et directrices de sections : M mes Ktlounnl Dupuis.J.-I\ Lnmiirche, .I.-.J.Perrault : dea membres «le comité et directrices de sections : Mmes Fernand Brunellc, Léo Girard, J.-I'.Lnlondci G.Parrot.rTILK CATALOGUE A jeter un coup d'oeil sur le catalogue de la maison d'éditions Fides, on se rend vite compte du souci qu'ont ses éditeurs de mettre en valeur le talent de nos auteurs canadiens.L'heureux choix d'ouvrages français réimprimés par Fides fait du catalogue une excellente source de documentation pour tous ceux qui s'intéressent au livre.Les titres sont placés sous des rubriques, comme suit : Généralités, Philosophie, Religion, Sciences sociales, Beaux-Arts, Littérature, Histoire, Livres pour enfants, outre une vingtaine de pages consacrées aux nouveautés. 6 LA BONNE PAROLE Mont' Mon ange, mon pauvre ange, comme tu as dû t'ennuyer, pendant la moitié de ma vie, alors que tu semblais inaccessible et que je pensais si peu à toi ! Oh ! je savais bien que tu étais là, que j'avais droit, comme tout être humain créé par Dieu, à la présence d'un ange gardien, car Dieu dans sa bonté a donné à chacun de ses enfants un ange qui veille.Mais je t'oubliais, je ne me rendais pas compte de ta solitude, de cette « colonne de silence » où je t'avais enfermé.Et puis, peu à peu, les anges sont devenus pour moi des réalités.Pierre Termier écrivait à Léon Bloy : « Mon ange salue le vôtre ».Notre ami, moine blanc, un soir d'amitié, avait peuplé la maison d'anges en les évoquant pour nous.Un nouveau monde de lumière s'ouvrait à nos yeux éblouis, un monde qui faisait pressentir le ciel, et Dieu et la Vierge lumineuse, Reine des anges.Le grand artiste, qui représentait les anges comme des silhouettes de lumière, avait raison.Tu es un pur esprit, mon ange, et je te verrai un jour sous forme de lumière.Car je voudrais te voir ! l'espère que tu aimes les voyages et la vie mouvementée, car tu as dû me suivre un peu partout dans ce vaste monde ! Sur les mers et les continents, sous terre et dans le ciel ! En avons-nous subi des tempêtes ! et le froid et la chaleur, et les voyages de luxe, et les voyages de misère ! En avons-nous pris des paquebots, des avions, des trains, des autos filant à toute allure, des barques lentes et des canots « versants », et que sais-je ! Et tu as dû me surveiller au bord des falaises et des précipices, dans les côtes de ski, les montagnes, les plaines et sur les lacs gelés.Je ne t'ai pas trop souvent inquiété ?Depuis que je t'ai « découvert », tu te souviens ?au cours d'un voyage où nous avons si longuement causé, nous sommes bons amis.Je t'aime bien, je te parle souvent, et surtout je te dis : Merci.Merci d'avoir eu si bien soin de moi.Merci d'être là.toujours.Je te charge de bien des messages, aussi, mon ange : « Dis à l'ange de.», « mon ange, va aider son ange à prendre bien soin d'elle Un soir que j'étais navrée de ne pas être au chevet d'un ami mourant, je t'ai envoyé à ma place.Il y gagnait ! et plus tard on m'a dit : « Il vous a trouvée si bonne de passer tant d'heures à le soigner».Tu y étais donc, mon ange compatissant.Je ne te donnes que des missions de charité, celles que tu aimes.Prends soin de moi, aujourd'hui comme hier, demain comme autrefois.Tires-moi par le bras si l'auto passe trop près, si l'abîme est trop profond, gronde-moi.conseille-moi et laisse-moi te voir un jour, je le désire tellement ! Tu ne seras plus seul, car j'ai appris à te parler, à t'écouter, et je t'aime bien, mon ange de lumière.Madeleine THIBAUDEAL' Montréal LA BONNE PAROLE 7 Les assurances sociales L Oeuvre de M.Edouard Montpetit En ces temps où se discutent et se préparent divers programmes de sécurité sociale, la Province de Québec a le singulier avantage de posséder, sur ces questions, un code complet, extrêmement précieux, à quoi peuvent se référer les législateurs et les sociologues.Ce sont les sept rapports de la Commission des Assurances sociales, instituée en 1930 par le gouvernement de la Province de Québec et dont les trois années de travaux se trouvent résumés dans les recommandations et conclusions publiées en 1933.C'est M.Edouard Montpetit qui avait présidé cette Commission et qui en dirigea les travaux.On retrouve la clarté de ses conceptions, la logique de son jugement, la profondeur et la diversité de son érudition, la luminosité de sa langue dans les sept rapports qui contiennent les constatations de ses collègues.Cette œuvre est son œuvre, elle porte sa marque.Les sept rapports que la Commission des Assurances sociales a présentés au gouvernement de Québec constituent une étude complète sur les maladies professionnelles, la protection de l'enfance et l'assistance en général, les allocations familiales, l'hygiène industrielle, les pensions de vieillesse, le chômage et l'assurance-maladie-invalidité.Sur toutes ces questions la Commission a fait des recommandations précises, après avoir étudié les conditions économiques et sociales particulières à notre province et analysé, pour les fins de comparaison, la législation existante à l'étranger.Après dix années, l'œuvre de M.Montpetit conserve aujourd'hui tout son intérêt comme ouvrage d'inspiration et de référence et fournit une base à toutes les études que l'on reprend présentement en vue de la réforme et de l'expansion de notre législation sociale.C'est ainsi que le travail accompli il y a plus de dix ans par M.Montpetit et par ses collègues, qui a guidé le gouvernement durant cet intervalle, trouve encore aujourd'hui son application pratique à cause de l'excellence de son exécution et de sa valeur fondamentale.L'œuvre de M.Montpetit n'a pas vieilli.(La Patrie) Eustache LETELLIER de SAINT-jUST Il LA SAUVEGARDE DE LA FAMILLE L'économie est l'art d'ordonner ses dépenses.Sans la pratique de cette vertu sociale, la famille ne connaît aucune sécurité, elle est vouée, tôt ou tard, à la ruine.Protégez votre foyer, préparez l'avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse heureuse et digne en vous constituant petit à petit les réserves nécessaires.Prenez dès aujourd'hui l'habitude de l'épargne Banque Canadienne Nationale 60 succursales à Montréal — 514 bureaux au Canada Actif: plus de $200 000 000 s LA BOXXE PAROLE Montréal N'EN RIEZ PAS ! 1800.Fulton, mécanicien américain, travaille à fabriquer un bateau à vapeur.Autour de lui des gens ricanent : « Quel fou ! A quoi bon tant de travail ?Croit-il que ce jouet servira jamais à quelque chose ?» 1890.Santos-Dumont, ingénieur français, travaille à fabriquer un avion.Bientôt il vole sur une distance de 500 pieds.Autour de lui des gens ricanent : « Quel fou ! A quoi bon tout ce travail ?Croit-il que ce jouet servira jamais à quelque chose ?» 1930.Un brave ouvrier travaille de tout cœur, trime, économise, coupe des dix centimes en deux.Autour de lui des gens se tordent de rire : « Quel fou ! A quoi bon tout ce travail ! Pourquoi ne dépense-t-il pas comme nous tout ce qu'il gagne ?Croit-il que cela lui servira à quelque chose ?» Mais aujourd'hui d'immenses navires sillonnent les mers.Sans eux les peuples innombrables qui couvrent l'Europe et l'Amérique périraient de famine.Mais aujourd'hui les avions sillonnent les deux.Grâce à eux les distances diminuent, les coloniaux perdus loin du pays natal reçoivent leur courrier en quelques jours au lieu d'attendre de longs mois, les malades sont véhiculés jusqu'auprès du médecin qui leur sauvera la vie, les missionnaires décuplent leur activité.Mais aujourd'hui, grâce à mille inventions, le travail devient moins pénible, la maladie moins horrible, la vie plus riante.Sans le progrés dont la marche ne peut se ralentir un instant les moyens d'autrefois se seraient révélés tout à fait insuffisants pour les conditions d'aujourd'hui.Nous nous trouverions dans une situation atroce, pire qu'une catastrophe.S'il avait fallu compter sur l'intelligence et sur le travail ties rieurs île tout temps qui cherchaient à décourager ceux qui se dévouaient pour le bien de la société, où en serions-nous ?Et l'ouvrier qui travaille sans répit, suivez-le donc.Il sera bientôt propriétaire de sa petite maison.N'a-t-il pensé qu'à lui-même ?A Dieu ne plaise ! Il a pensé à sa femme et à ses entants.Il a pensé à son pavs qui profite de son travail.Sans travail pas de vie possible, sans travail pas de progrés, sans travail pas de bonheur ni de paix.Voilà pourquoi l'homme, condamné il est vrai à travailler à la sueur de son front, trouve cependant une grande joie au travail courageusement entrepris.Sans doute chacun, pendant de longues heures de travail, ne se rend pas toujours compte de l'importance de sa besogne.Mais il faut nous souvenir de cette magnifique pensée : « Je sais bien que je ne suis qu'un caillou dans une ornière, mais des milliers île cailloux dans les ornières finissent par faire une bonne route ! » n/1T,, Le rôle de la femme dans la vie de notre peuple La Semaine de la Fierté Nationale, organisée conjointement par la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec et le Comité de la Survivance française, a eu lieu du 19 au 25 mars 1944.Le thème était celui qu'illustre le calendrier de la Survivance Française : « Le rôle de la femme dans la vie de notre peuple ». Montréal LA BONNE PAROLE En marge du projet de loi pour la protection de l'enfance L'opinion publique est en éveil.Les sociologues sont au travail, nous touchons au but et sans aucun cloute une loi pour la protection de l'enfance sera votée à l'unanimité à cette session même.Mais comme un général à la veille de la victoire, n'abandonnons aucun de nos postes stratégiques et continuons avec enthousiasme cette splendide collaboration qui unit tous les groupes sociaux féminins et masculins en vue de régler avantageusement le problème de l'enfance malheureuse.Rappelons brièvement le passé.Nos institutions religieuses, qui sont notre capital infiniment précieux, ont longtemps suffi à la tâche.Ce sont elles qui les premières ont compris l'urgente nécessité de prendre à leur charge la longue théorie d'enfants abandonnés ; on sait le travail admirable accompli.Notre reconnaissance leur est à jamais acquise.Aujourd'hui, les complications modernes ont pris une telle ampleur qu'il faut quelque peu départager les responsabilités : les communautés religieuses demeurant toujours au premier plan.Sait-on le nombre de millions que leur administration sage, économique et désintéressée, épargne au pays chaque année ?Si l'on songe qu'une seule crèche à Montréal hospitalise 745 enfants (avec toutes les exigences de la science moderne).Liesse a la réputation d'être le plus parfait modèle de crèche en Amérique.Je signale entre parenthèse et avec mélancolie ! que depuis 25 ans les directrices réclament en vain un autobus qui deux ou trois fois par jour les conduirait à la porte de l'institution.Sainte-Justine dont le nom seul nous émeut profondément, c'est la réussite féminine la plus remarquable du dévouement absolu, total de la fondatrice, Mme L.de G.Beaubien.Si l'on songe, clis-je, que Sainte-Justine hospitalise 550 enfants dont 2(J',' sont des accidentés, on conclut que si on allait à la source de tous nos maux il est clair que c'est l'éducation qui est en souffrance.Il faut toujours en revenir à l'éducation (qui prime l'instruction).Il faudrait peut-être organiser une campagne permanente d'éducation sociale puisqu'elle est à la base de la bienfaisante transformation que nous espérons voir s'accomplir.L'heure est tragique et si tout individu et tout peuple ont connu des heures graves, jamais dans l'histoire des siècles l'humanité tout entière n'a été menacée de périls aussi effroyables.Sans les énumérer — nous les connaissons trop, hélas ! — nous sentons tous que chacun de nous a une grande part de responsabilité et que la génération de demain nous demandera compte de son destin.Un pays est grand par la valeur spirituelle, morale et physique de son peuple.L'avenir du Canada est actuellement menacé dans ses enfants et par conséquent c'est par la famille restaurée qu'il nous faut prévenir ce malheur.La famille étant la cellule constituante de la société et l'école spéciale où se façonnent les mentalités, école à laquelle aucun homme n'échappe, qui est d'autant plus ( 1 ) Causerie prononcée au poste C B F. 10 LA BONNE PAROLE Montréal efficace qu'elle exerce son activité par la vie quotidienne et dans la vie de tous les jours.Voilà ce que la masse des mères doit comprendre.Pourtant la famille est ébranlée dans sa vie économique, sociale et religieuse.L'insuffisance des salaires familiaux, la désertion des foyers au profit des usines de guerre sont parmi les causes.La loi des allocations familiales en même temps que la hausse des salaires familiaux seront sans doute un remède efficace.Sauvons au plus tôt la famille canadienne.Nos institutions en seront d'autant allégées, car environ 21% des enfants hospitalisés ont encore leurs parents, 69% ont encore leur père ou leui mère.Tant qu'à Sainte-Justine, combien d'accidents d'enfants pourraient être évités quand les parents seront confortablement logés et qu'ils pourront exercer une meilleure surveillance.Sait-on qu'il y a à Montréal environ mille familles logeant dans des hangars, des caves, des magasins et d'anciennes écuries, et environ 5 000 familles habitent, à deux ou trois familles, dans un seul logement ?Prière aux gouvernements et aux autorités municipales de résoudre la crise du logement à Montréal le plus tôt possible.Il nous plaît ici de rappeler la Commission Montpetit (1930-33) dont l'étude fut poursuivie avec compétence, et apporta des conclusions et des suggestions pratiques.Nous félicitons et remercions M.Montpetit dont le rapport demeure une documentation de première valeur et un apport précieux pour les enquêtes à suivre.Signalons rapidement quelques heureuses initiatives qui ont suivi le rapport : Loi de l'adoption qui fait des merveilles, sous la direction éclairée et d'un dévouement si complet de M.l'abbé Lacombe.Une moyenne de douze cents enfants sont adoptés chaque année dans des foyers catholiques avec toutes les mesures de sécurité nécessaire.— Initiatives féminines : l'école des enfants infirmes fondée et dirigée pendant plus de six ans par Mme Théodule Bruneau et son conseil, et qui continue à donner des résultats pratiques.L'école des enfants épileptiques, également fondée et dirigée par Mme Bruneau, et dont les possibilités sont immenses grâce à cette magnifique île aux cerfs, propriété de l'œuvre.— La loi du couvre-feu votée à la demande de Mme Bruneau après de nombreuses démarches et consultations, l'application du couvre-feu devrait être rigoureusement surveillée cet été.— Récemment, le Conseil des Œuvres devenu vraiment indispensable, sous la direction du R.Père A.-M.Guillemette, O.P.Eva R.-TIIIBAUDEAU «NOS DEVOIRS ENVERS LE PAPE» par le R.Père Bonaventure Peloqtiin, O.F.M.A l'occasion de la fête du Pape, le 5 mars, tous les catholiques en ont profité pour renouveler leur attachement au Souverain Pontife et prier pour lui.Plus que jamais Pie XII doit pouvoir compter sur l'appui de tous les membres de l'Eglise.Quels sont précisément nos devoirs envers le chef spirituel de la chrétienté, c'est le sujet que vient de traiter dans une brochure le R.Père Bonaventure Péloquin, O.F.M. Montréal LA BONNE PAROLE II M LES JOIES CERTAINES M par Alberte Lanctot Dans un genre tout à fait à la mode — ni prose ni vers — Alberte Lanctot nous offre un recueil de billets poétiques, les joies certaines des vies confortables et tranquilles.Les heures y sont nombreuses pour la contemplation des choses aimées : la nature et ses aspects divers, le foyer et ses attraits, les souvenirs et leur mélancolie, les traditions et leur enseignement.Les feuilles d'automne fournissent à l'auteur une de ses plus jolies pages : lce 50 Jt-Denls.(N ' L'ÉCONOMIE est nécessaire à qui veut réussir.L'ouverture d'un compte d'épargne est donc un acte indispensable que vous devez accomplir sans aucun retard.La Banque Provinciale du Canada SIÈGE SOCIAL : 221, RUE SAINT-JACQUES OUEST, MONTRÉAL 318 succursales et bureaux « Où l'épargnant dépose ses économies » Bureau de Placement gratuit L'Association professionnelle des Employées de bureau prie Messieurs les professionnels, courtiers, marchands, gérants de maison d'affaires, etc., de vouloir bien s'adresser à son Bureau de Placement, 858 est, rue Sherbrooke, Tél.Fit.2665, de 10 h.a.m.à midi et de 2 h.à 5 h.p.m.pour les services de sténo-dactylographes anglaises et françaises, caissières, comptables, téléphonistes, etc., compétentes et très recommandables.CRESCENT 3181 The Queen's Jubilee Laundry _CREVIER rgÊggg.pnop._ 75 OUEST, AVENUE LAURIER ANGLE SAINT-URBAIN Vive la Canadienne PARMI les qualités qui ont distingue nos mères canadiennes, nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage.JEUNES FILLES, JEUNES MÈRES, tenez à honneur de continuer ce bel exemple.Pour pratiquer l'économie il n'y a pas de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'EPARGNE De la Cité et du District de Montréal Nous vous réservons toujours le meilleur accueil, quelque petites que soient les économies que vous voudrez bien nous confier.Nous vous donnons la sécurité la plus certaine.Le directeur'general) T.-TAGGART SMITH Bureau principal et 24 succursales à Montréal.imprimerie EXCELSIOR, montréal
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