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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

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  • Montréal :la Fédération,1913-
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mai 1943
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  • Revues
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La bonne parole /, 1943, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Mai 1943 |\ BONNE PMWE Organe de la Fédération Nationale Saint-J ean-Baptiste SOMMAIRE Le travail féminin et les lois, Yvonne Lctellier de Saint-Just ~~ 1 La Fête des mères, Stéphanie Perrault________2 La Fédération et le quatrième Emprunt de la Victoire, Georgette Le oyne.¦.— mm ¦.•*•>*«.•**»«.nun 3 Jeanne Mance honorée, Georgette Le Moyne______ 3 Les bottines jaunes, Geneviève Dehamelet________ 4 Un livre d'or__________________ 5 La Sainte Vierge et trois grands écrivains_______ 6 Messe annuelle, Sœur Marie Alice__________ 7 Cours de transformation des vêtements, Georgette Le Moyne _____ 8 «La vie cachée de Notre-Dame», par Joseph Ledit, S.J., Madeleine Thibaudeau — — .-_____ 9 Une réponse élogieuse de M.J.-O.Asselin_____ ^__10 Journal des oeuvres : Chez les Aides maternelles — Chez les Employées de magasin, Léa Sauvant — Chez les Femmes d'affaires, Berthe Lefebvre_________11 Pour vous prier (poème), Paulin Renault_______16 853 est, rue Sherbrooke frUty La Bonne Parole REVUE MENSUELLE fondée en 1913 CE QU'ELLE EST un .LIEN qui sert à unir d'esprit et de coeur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'oeuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des oeuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.Si.00 par an Union postale .S 1.30 par an Un ttcomptt de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.8)3 Est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de lt Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de U Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale.833 Est.rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone: FRon-tenac 2663.Toute personne peut concourir à l'oeuvre de la "Bonne Parole": lo en s'y abonnant; 2o en lui procurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisant lire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire; 3o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jcan-Baplistc Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 Aumônier: Monseigneur Philippe Perrier.Présidentes-fondatrices: Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-I.ajoie.Présidente d'honneur: Madame Henri Gérin-La-joie.Bureau de direction: Mme Alfred Thibaudcau, présidente générale: Mme Edmond Brossard, vice-présidente : Mme Théodule Bruneau, vice-présidente ; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire Générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mlle canne Lapointe, secrétaire-archiviste ; Mme Eusta-che Letellicr de Saint-Just, directrice de "La Bonne Pasolb"; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Bcrthiaume, Mlle Hcdwige Lcfcbvre, Mlle Florine Phaneuf, Mme J.-A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange Madorc, Mme Tancrède Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud, Mlle Aima Champoux.des Cercles de Fer* mières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf, Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cypihot, Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance, Mlle Maric-Elisc Begin, Mlle Marie Girard, présidente de In Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises ; Mlle Emércnticnne Chajrnon.Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Conseil de Québec.Les darnes patronnesses des Oeuvres suitantes: I Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de 1 Hôpital Sainte-Justine ; l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Fran-çaisçs, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières In-dépendantes: l'Ecole d'Education familiale et sociale.Fédérations et sections paroissiales: La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Très-Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve : Saint-Stanislas, Saint- Lambert, Saint-Ambroise.Côte Saint-Paul.Saint- Joseph ; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville- |W4U .Sa>nt-Bcmardin de Sienne, (Ville de Saint-Michel).Associations Professionnelles: Employés de magasin.Employés de bureau.Femmes d'affaires.Aides Maternelles.la Société des Ouvrières Catho-Iiques (S.O.C.) et ses sections: La Nativité de la Sainte-Vierge d Hochelsga ; Côte Saint-Paul.La-chine, Saint-Alphonie d*Youville.Sault-au-Récollet.Comités: Comité des Oeuvres Economiques.Comité de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Economie Domestique.Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité féminin du 11le centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales «livres accomplies par la Federation et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions chiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonnh Parole Comité d'Administration de la Bonnr Paroi f.Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de 1s femme.N.B.— On peut devenir membre de ls Fédé-ration Nationale Saint-Jesn-Baotiste en «'inscrivant à son secrétariat: 8)3, rue Sherbrooke Est LA BONNE PAROLE Vol.XXXII .Montréal, Mai 1913 No 5 Le travail féminin et les lois Montréal a vu su tenir il y a quelques semaines un congrès international féminin qui s'était donné pour objet d'étudier, entre autres choses, par quels moyens les groupements féminins peuvent assurer à la femme qui travaille, par la législation, ties conditions de vie conformes à son état et à ses droits.Cette préoccupation n'est pas nouvelle et l'on a vu se multiplier, depuis un quart tie siècle, les associations féminines qui ont pour but d'améliorer le sort de la femme qui travaille ; mais la guerre, qui a multiplié le nombre des femmes dans les ateliers et les usines et qui intensifie l'enrôlement de la femme dans l'armée du travail, pose île façon plus pressante que jamais le problème social qu'a toujours été le travail féminin.C'est là un problème que l'on ne peut écarter en disant que, la guerre finie, les conditions redeviendront ce qu'elles étaient.Les habitudes se créent vite.S'il est vrai que nombre île femmes et de jeunes filles qui travaillent dans les usines de guerre, pour répondre aux sollicitations de l'Etat, seront heureuses d'abandonner ces tâches lorsque l'urgence en sera passée, la majorité d'entre elles seront disposées â conserver un emploi quelconque après la guerre, si cela leur est possible.Dans les familles, l'habitude du travail à l'extérieur aura été prise par les jeunes filles et.souvent aussi par la mère déracinée de son milieu, et les exhortations ne changeront pas cet état de choses du jour au lendemain.Le travail féminin généralisé sera devenu ainsi un fait social dans la société moderne, un fait qui crée un problème pour la nation.Eli premier lieu, la femme aura pris conscience, durant la guerre, de l'importance de son rôle de travailleuse.Dans presque tous les cas.elle démontre qu'elle est l'égale de l'homme dans l'exécution de certaines tâches, ce qui l'incite â réclamer égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les gages.Il est inévitable que la présence de la femme dans le milieu industriel se traduise par des revendications de sa part, revendications que le législateur ne peut ignorer. 2 LA BONNE PAROLE Montréal Il semble désirable que la législation sociale et industrielle, en tenant compte du travail féminin, ne tende pas à établir l'absolue égalité de la femme et de l'homme dans le champ du travail mais vise plutôt à délimiter les sphères où la femme et l'homme peuvent normalement exercer leur activité propre.En accordant des conditions particulières aux travailleuses dans certaines sphères du travail industriel, on y attirerait ainsi les femmes qu'il faut décourager de faire concurrence aux hommes, dans les champs d'activité où le travail féminin ne sera pas indispensable après la guerre.Les conditions de vie du temps de guerre sont anormales.Par la publicité, l'Etat sollicite présentement la femme d'assumer des tâches pour lesquelles elle n'est pas faite et où elle s'épuise.La travailleuse y fait bonne figure et l'on serait tenté de dire qu'elle se montre ainsi l'égale de l'homme.Elle ne fait que démontrer son aptitude à remplacer l'homme dans des conditions exceptionnelles et provisoires et, en ce faisant, elle compromet sa santé et souvent le bien-être de sa famille, si elle est mère.On ne saurait appeler progressive une législation qui tiendrait à perpétuer cet état tie choses.Les associations féminines doivent viser à inspirer des lois qui, tout en reconnaissant le droit de la femme au travail, orienteront celle-ci vers les tâches qui conviennent le plus naturellement à ses aptitudes physiques et mentales.A l'occasion de la fête des mères, nous adressons nos souhaits h toutes les mamans et grand'mamans, membres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Nous leur souhaitons un bonheur familial toujours plus grand dans un foyer où le père et la mère très unis travaillent de tout leur cœur pour assurer le présent et l'avenir de leurs enfants.Nous leur souhaitons des enfants reconnaissants qui leur exprimeront, chacun à sa manière, leur amour filial.L'histoire de toutes les mères est faite de dévouement, d'abnégation, de sacrifice, d'oubli de soi ; elles attendent leur bonheur de ceux pour qui elles travaillent et se dépensent.En ce jour, remercions-les et fetons-Ies.Yvonne LET ELU ER de SAINT-IUST A V Stéphanie PERRAULT Montréal LA BONNE PAROLE 3 La Fédération et le quatrième Emprunt de la Victoire La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a été heureuse de collaborer à la grande campagne de souscription en faveur du 4e Emprunt de la Victoire, qui se terminait avec un tel succès par tout le Dominion : $1 291 000 000.soit 117.30'; de l'objectif ; pour la province de Québec, $356 000 000, soit \2\y2% de l'objectif; pour Montréal, $269 701 250, soit 119.20% de l'objectif.Les membres de la Fédération ont pour leur part souscrit plus de $20 000.00, mais là ne se bornent pas leur participation à l'Emprunt.La Fédération était, en effet, représentée, par sa présidente générale, Mme Alfred Thibaudeau, au Comité consultatif féminin (Province de Québec) du Comité national des finances de guerre; dont la présidente est Mme Joseph-Edouard Perrault.Ce comité a accompli un travail magnifique qui témoigne ce que peut le dévouement des femmes, secondé par un clair esprit d'organisation.Rien ne fut négligé, au point de vue propagande, pour renseigner le public, afin de faire accepter non seulement avec sympathie mais encore avec enthousiasme l'idée de ce quatrième Emprunt.Pour sa part, Mme Thibaudeau a donné une vingtaine de causeries sur le sujet, devant des auditoires nombreux et variés.Elle assistait encore à tous les déjeuners qui furent organisés par le Comité consultatif féminin, en vue de la campagne de souscription.Des articles dans «La Bonne Parole», des mots d'ordre, des affiches, des appels sous diverses formes sont aussi venus à la rescousse ; mais la Fédération a fait davantage dans son « effort de guerre » et débordant ce 4e Emprunt, depuis longtemps et pour aussi longtemps qu'il le faudra, la Fédération prend encore une part active dans la vente cles Timbres de guerre, dont elle ne cesse de recommander l'achat puisque ces timbres accessibles à toutes les petites bourses sont le complément nécessaire des grandes campagnes de souscriptions.Georgette LE MOYNE JEANNE MANCE HONORÉE La touchante cérémonie, qui a lieu chaque 17 mai au soir dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, puis au pied du monument [canne Mance, afin d'honorer en cette dernière la fondatrice de l'Hôtel-Dieu et la co-fonda-trice de Montréal, a pris place cette année comme d'habitude.Cette pieuse commémoration de l'un des plus beaux gestes de notre histoire, et qui se renouvelle depuis une vingtaine d'années, est due à l'initiative de notre historienne, Marie-Claire Daveluy, à qui le Canada français doit d'avoir mis en lumière les grandes figures féminines de son histoire.Cette année encore, à l'occasion de cette fête, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a été heureuse de déposer, en son nom et au nom de ses associations professionnelles, une couronne sur le socle du monument |eanne Mance.Georgette LE MOYNE 4 LA BONNE PAROLE Montréal LES BOTTINES JAUNES Chardin est bien fier aujourd'hui.Il arrive à l'école avec des bottines éblouissantes, des bottines jaunes toutes neuves, bien cambrées, bien lacées, bien cirées.Il m'a dit en confidence : — C'est mes souliers des dimanches, les autres de tous les jours, ils sont percés, et maman les a portés chez le cordonnier.Chardin est transformé.On ne voit plus son tablier verdâtre, sa culotte au fond bariolé, ni même ses mains douteuses et sa chevelure emmêlée.Il est vrai que, bourré des recommandations maternelles à l'endroit des fameuses bottines, Chardin évite de traîner les pieds, de simuler par terre, d'envoyer des cailloux de tous côtés en s'ébrouant.Il avance avec précaution, un peu comme s'il marchait sur des œufs, ce qui lui donne l'air infiniment distingué.Et puis, comme il a conscience de son importance et qu'il ne s'est pas excité à la récréation, Chardin est sage, d'une sagesse inhabituelle et presque trop exemplaire.I£t tout en le regardant, assis bien droit, bras croisés et bouche close, je médite sur ce thème : De l'influence d'une paire de belles bottines sur la conduite d'un garçon de sept ans.Et cette méditation m'entraîne très loin.Brusquement, je suis tirée de mes réflexions philosophiques et autres par un cri lamentable.Chardin est en proie à une agonie de désespoir.Ses bottines, ses belles bottines viennent d'être sournoisement arrosées d'encre.Elles sont irrémédiablement gâtées et Chardin sanglote de douleur devant les taches violacées qui déshonorent ses.chaussures.Autour de Chardin, le peuple murmure, et comme je m'exclame, indignée : — Oh ! qui a fait cela V Qui a pu faire cela ?Vingt mains vengeresses désignent Miche qui est pâle comme un mort et ne proteste pas.Miche, coupable d'une méchanceté aussi noire (hélas! l'adjectif est de circonstance) est-ce possible?|e l'appelle.Il vient à mon bureau sous les huées des camarades.Silencieusement ses larmes jaillissent, roulent sur ses joues maigres, sur son sarreau élimé.Il baisse les yeux, et je le considère debout sur l'estrade à quelques pas de moi.Et voici que mon regard qui l'enveloppe, qui l'interroge, s'arrête sur ses chaussures.Une ficelle les serre à ses minces chevilles car elles sont trop grandes pour lui.L'une bâille sournoisement au talon, et comme la chaussette est trouée, on aperçoit un peu de peau blême entre les déchirures.L'autre a le contrefort complètement faussé et la jambe tout entière de Miche est tordue pour conserver l'équilibre sur la moitié de la semelle.Je regarde longtemps sans mot dire et je renvoie Atiche à sa place, Miche accablé de jalousie, de honte et de remords.Genevieve DEHAMELET Montréal LA BONNE PAROLE 5 UN MVREo E>*OI^ Les bonnes ménagères sont nombreuses chez nous.Si nous pouvions faire le tour de nos logis et raconter ensuite tout ce que nous y avons vu, nous aurions un bien beau livre ! Ce serait le livre d'or des parfaites maîtresses de maison.Nous nous sommes dit cela, récemment, en regardant vivre certaines Canadiennes.Nous voulions voir si les vertus familiales et les qualités ménagères étaient pratiquées chez nous.Alors, nous avons été indiscrètes, nous avons entrouvert des portes, nous nous sommes mêlées à la vie des familles et nous avons vu des choses très belles, des choses qu'il faut raconter, parce que ce sont des exemples à la fois humbles et magnifiques.En voici quelques-uns : * * * Mme A., qui a 5 petits enfants, est toujours d'une propreté exemplaire.Le lundi et le vendredi, on voit sa cour remplie de linge d'une fraîcheur enviable.Dés qu'il est sec, elle le repasse et le raccommode pour pouvoir changer ses enfants qui sont aussi propres le samedi que le lundi.Elle est pauvre, mais toujours de bonne humeur.Son mari est menuisier.* * * La famille M.se compose des parents et de quatre petites filles.Il y a quelque temps, la maman s'était fait une entorse qui l'obligeait à rester étendue.Mais ses fillettes, dont elle avait fait de bonnes petites ménagères, faisaient leur possible.Elles lavaient la vaisselle et mettaient de l'ordre dans le ménage.La mère est très habile en tout, elle travaille avec courage et persévérance et sait faire du beau et du coquet avec rien.* * * Mme C, malgré son ménage et ses trois enfants, arrive à travailler un peu en journées.Et sa voisine ayant eu un bébé, elle est allée lui donner un coup de main, préparer les repas et a pris les enfants chez elle.* * * Dans la famille D., il y a trois enfants.La maman, elle aussi, a su organiser son travail et chaque jour apporte sa tâche particulière.Le logis est bien en ordre quand tout le monde rentre.On soupe en famille, vers 6 heures.Puis les enfants font leurs devoirs pendant que leur mère les surveille en lavant la vaisselle, puis en faisant de la couture.Le dimanche, en hiver, ce sont les soirées autour de la table.En été, les promenades.Malgré ses ressources modestes, Mme D.trouve le moyen de faire la charité envers ses voisins dans l'embarras, en les aidant à faire une lessive ou quelque autre ouvrage.Les jours de fête, c'est la communion en famille.* * * Mme E.a 4 petits enfants.Elle est toujours de bonne humeur ; ce n'est cependant pas la besogne qui lui manque.Elle n'a jamais fini.Seulement, elle a eu le bonheur de rencontrer un mari très gentil qui l'aide beaucoup dans le ménage.C'est un vrai plaisir de voir tous leurs petits bambins toujours bien propres.D'autre part, elle s'arrange pour ne jamais manquer la messe du dimanche.Aussi Dieu les bénit-il.C'est un ménage heureux. 0 LA 1WXXE PAROLE Montréal ïa j&riufc JBferge ci trois granite ccrièains Aussi loin qu'un homme avance dans le mal, sa mère lui demeure fidèle.Aussi bas qu'il descende, elle ne le renie pas.De même, aux heures où nous nous dérobons devant la face de Dieu, nous osons nous tourner encore vers l'Immaculée, comme s'il existait une correspondance, comme s'il s'établissait un équilibre entre cette pureté sans ombre et notre souillure.Alors qu'il ne lui est plus possible de dire le « Pater » dans ces heures atroces où il est résolu à ne pardonner aucune offense, où il ne se lasse pas de succomber à la tentation, où, pour rien au monde, il ne voudrait être délivré du mal, de son mal, même à ces heures-là il lui reste de répéter : « Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.» ^ ^ François MAURIAC Un moment vient où l'homme n'est plus suivi par sa mère d'en bas.à l'heure où il aurait le plus besoin d'être compris.C'est alors l'heure de Marie.On peut lui confier ce qu'on ne s'avoue pas.Elle nous révèle à nous-mêmes quand nous nous fuyons.C'est en Elle qu'on se réfugie quand tous les asiles se dérobent.C'est devant Elle seulement qu'on a le courage de se savoir lâche et la noblesse de se savoir vil.Elle peut entrer dans des remords et des souffrances dont la porte est condamnée.Elle n'est pas qu'une mère, elle est la Mère, celle qui guérit les incurables et qui nous console quand nous ne pouvons plus et ne voulons plus être consolés.^ ^ # Jacques DEBOUT N'est-ce pas cette auguste Mère qui jadis m'a fait la grâce insigne de m'appeler à Elle et aux genoux de qui j'ai appris tout ce que je sais et bégaye, tout ce que j'étais pressé de dire ?Maintenant encore, je sais qu'Elle ne m'a pas abandonné et que mon regard, quand il se lève, ne la cherche pas vainement.Paul CLAUDEL LA SAUVEGARDE DE LA FAMILLE L economic rst l'art d'ordonner ses dépenses.Sans la pratique de cette vertu sociale, la famille ne connaît aucune sécurité, elle est vouée, tôt ou tard, à la ruine.Protégez votre foyer, prépare*/ l'avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse heureuse et digne en vous constituant petit à petit les réserves nécessaires.Prenez dès aujourd'hui l'habitude de l'épargne Banque Canadienne Nationale Actif, environ $180 000 000 Montréal LA BOXXE PAROLE 7 A4 ESSE ANNUELLE La messe annuelle du Saint-Esprit a eu lieu à l'oratoire de la Fédération, le dimanche 9 mai.Une centaine de nos membres assistaient à cette pieuse cérémonie qui commémore chaque année la fondation de la Fédération.Mgr Philippe Perrier, P.A., aumônier de la Fédération, qui officia et prononça le sermon de circonstance, fit un commentaire de l'évangile du jour : « Je suis le bon Pasteur, mes brebis me connaissent, etc.» Il faut avoir vécu quelque temps en Palestine, dit-il, pour comprendre toute la portée de cet évangile ; là, en effet, à l'appel particulier de chaque pasteur, les divers troupeaux rassemblés se séparent pour rejoindre chacun son pasteur.« Pourquoi l'Eglise présente-t-elle en ce deuxième dimanche de Pâques la parabole du Bon-Pasteur ?C'est que l'Eglise aime à dérouler sous les yeux de ses fidèles, tel un film liturgique, le cycle liturgique qui débute avec l'Avent.premier tableau de ce film dont le Christ est le personnage autour duquel tout gravite.Notre-Seigneur est sans doute venu tout d'abord pour le salut des hommes mais aussi pour leur servir comme modèle de toutes les vertus.« Ce dimanche 9 mai est aussi la fête des mères.A cette occasion, elles recevront ties cadeaux, des fleurs, des vœux leur seront exprimés, ce qui est très bien, mais il y a mieux et c'est ce que vous faites en ce moment : vous vous prosternez dans ce sanctuaire, aux pieds du Christ, pour vous pénétrer de sa grâce et de son amour.« En ce matin de la fête des mères, on ne peut penser à ces dernières sans se reporter à la famille chrétienne qui doit chercher son idéal, selon Mgr d'Hulst, dans la Sainte Trinité même ; cela peut paraître prétentieux, mais tout comme la Trinité du ciel se compose du Père, du Fils et du Saint-Esprit, il y a la trinité de la terre : le père, la mère et l'enfant.Comme c'est de l'amour réciproque du Père et du Fils que procède le Saint-Esprit, ainsi l'enfant est le fruit de l'amour du père et de la mère.Le père a la responsabilité de gagner la vie de la famille mais à la mère revient celle de maintenir le foyer dont elle doit être la gardienne ».La chorale était sous la direction de Mlle Hélène Lefebvre.Les solistes furent : Ailles Cora Bernier, Irène Daigle et Hélène Lefebvre.Mlle Blanche Marchildon était à l'orgue.A cette heure île pieux recueillement, succédèrent de fraternelles agapes.Le petit déjeuner, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau, fut gracieusement servi par les membres de la chorale.Sœur MARIE-ALICE, N.-D.fi.-C.TROIS NOUVEAUX TIMBRES L'Aecnce Duvernav.incorporée, dépositaire officielle de la Société Saint-lean-Bantiste de Montréal, annonce l'émission de trois nouveaux timbres pour l'année 1043.Les suiets sont les suivants: Saint lean de Rrébeuf.S.[.martvrisé par les ïroquois en haine de la foi catholiaue ; Pierre et Louis-loseoh Gaultier de la Vérendrve, découvreurs des Montagnes Rocheuses ; Louis-Hippolyte La Fontaine, champion du gouvernement responsable. s LA BONNE PAROLE Cours de transformation des vêtements Mme EIzéar Poirier, professeur ue coupe et de couture aux cours du soir de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, depuis quinze ans, et directrice de la campagne qui fut lancée, en mars, par le Service des Consommateurs, en vue de la conservation et de la transformation des vêtements, nous transmet un très intéressant rapport du travail déjà accompli.Outre l'atelier ouvert à la Fédération même, dans la salle Thibau-deau, trois autres centres s'ouvriront dans quelques jours : le premier dans la paroisse de Saint-Edouard, à la demande de Mlles E.et A.Bureau et Deguire ; le deuxième dans la paroisse de Saint-Stanislas, à la demande de Mme J.-A.Molleur ; le troisième, dans Saint-Lambert, à la demande de Mme H.Végiard.Un autre centre sera bientôt ouvert dans Saint-Ambroise, à la demande de Mme H.-|.Pilon.Au centre, à la salle Thibaudeau, sur une inscription de 168, 137 élèves suivent régulièrement les cours qui ont lieu tous les après-midi et tous les soirs, les mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine.Il est intéressant de parcourir la liste déjà longue des divers articles taillés dans de vieux vêtements et cousus avec beaucoup de soin d'après renseignement et sous la direction des maîtresses bénévoles — elles sont déjà une quarantaine — entraînées par Mme Poirier.Les vêtements ainsi transformés particulièrement pour enfants sont très nombreux et nous voyons des costumes à trois pièces, des pantalons, chemises, coupe-vent, paletots, blouses, casquettes pour garçonnets ; des robes, manteaux, ensembles, blouses, jupes, chemises de nuit, etc., pour fillettes ; et pour adultes, hommes et femmes, des paletots, pantalons, vestons, chemises, costumes, jupes, manteaux, blouses, corsages, robes d'intérieur et robes de nuit, combinaisons, costumes de bain, draps de lits, serviettes de bain et de toilette, débarbouillettes.etc., etc., tous ces articles se chiffrent h plus d'une centaine depuis moins d'un mois de travail.La Fédération est heureuse de pouvoir donner ici les noms des professeurs bénévoles qui se dévouent ainsi sans compter pour le plus «jrand bien de leurs compatriotes, ce sont : Mlles Lucienne Drolet, Irène et Lucile MacDuff, Angelina Ravenda, Rolande Hébert.Berthe Francœur, Clairette Clossey, Berthe Cardin, Rose Cartier, Elmina et Maria Bureau, Nora Deguire, Denise Langlois, D.Sauvé, E.Saint-Onge, Antoinette Romano ; Mmes L.Gariépy, D.Bergeron, Arthur Marleau, |.-A.Yergeau, A.-j.Brossard, Dan, R.Lamarche.|.Lapierre, C.Boiviri, R.Martineau, Delli, R.Tessier, S.Dufresne, H.de Cotret, Laroche.Georgette LE MOYNE POUR PROLONGER LA DURÉE DES BAS Le mieux est de les renforcer tout de suite.Pour cela, coupez, dans de la toile résistante, deux petits morceaux de la forme de la pointe de votre bas et cousez-les à petits points à l'intérieur du bas.Vous verrez comme il sera consolidé et s'usera moins vite à la place des ongles. Montréal LA BONNE PAROLE 9 « La vie cachée de Notre-Dame » par Joseph Ledit, S./.Lorsque paraît un livre du Père Ledit, c'est toujours un événement.Il nous a déjà donné « Politique et Education », synthèse de la destruction apportée dans l'éducation, lorsque des pays ont réussi à chasser Dieu de l'école et à s'opposer à l'enseignement chrétien.Son dernier livre, écrit en terre canadienne, « La vie cachée de Notre-Dame », est une admirable méditation, désirée depuis longtemps par tous ses amis et ses auditeurs fidèles, et qui, pour lui, fut la réalisation d'un rêve de toute sa vie.Léon Bloy disait, en parlant du « Salut par les Juifs », que c'était le seul de ses livres qu'il puisse offrir à Dieu ! Ecrit avec amour, et offert à Notre-Dame, le livre du Père Ledit est un magnifique hommage à la Vierge « qui éclaira sa jeunesse » et qui lui inspira de si beaux sermons.Marie, Reine des anges, Reine des prophètes, Reine des apôtres ; Marie, Miroir de justice ; Marie, Mère de Dieu, c'est une vierge lointaine, un peu inaccessible, une Vierge que nous aimons et vénérons.Mais Marie, dans sa vie humble et cachée, est un modèle que nous pouvons comprendre si bien et imiter de notre mieux à chaque moment du jour.Marie, Mère aimable, Mère de Jésus, Mère du bon conseil, Mère très pure, c'est Marie notre Mère, depuis le jour où le Christ, avant de mourir sur la croix, nous donna pour toujours à elle, dans la personne de saint Jean.La Vierge enfant, écolière au Temple, obéissante et sage, est le modèle de toutes les petites filles.Elle grandit comme une fleur immaculée, à la lumière du Seigneur.La Vierge, épouse de Joseph, vaquant aux soins du ménage, préparant les repas, filant de la laine, tissant elle-même l'étoffe pour ses vêtements, ceux de Joseph et de Jésus, n'est-elle pas l'inspiration des mères de famille dont la tâche est si absorbante ; de celles qui n'ont pas d'aide, dont les journées ne sont jamais assez longues pour accomplir toute leur besogne.Elles font le ménage, comme la Sainte Vierge, dans sa petite maison de Nazareth ; elles font la cuisine, comme Marie, et celles qui cousent, qui font presque tous les vêtements elles-mêmes, peuvent songer, en tirant l'aiguille, aux longues heures que Notre-Dame passa jadis à confectionner des habits simples et solides pour vêtir convenablement la sainte Famille.En travaillant, nous pouvons faire des méditations fréquentes sur ce travail souvent monotone, parfois bien fatigant, mais béni, depuis que Marie, la Reine des anges, la douce Maîtresse de maison de Nazareth, le sanctifia pour toujours.Et si nos mains sont rudes, si nos forces s'en vont, si notre visage est ridé, pensons à Marie qui dépensa joyeusement sa jeunesse et toute sa vie au service des siens.Marie fut mortellement inquiète lorsque la fureur d'Hérode mit en danger la vie de son enfant, et durant les trois longs jours où Jésus fut perdu, au départ de Jérusalem, et ne se retrouva qu'au Temple au milieu des Docteurs.Toutes les mamans, qui sont inquiètes pour leurs enfants, partagent avec Elle leurs angoisses. 10 LA BONNE PAROLE Montréal Le Cœur de Notre-Dame fut broyé sur le calvaire.Elle saura consoler toutes les mères douloureuses dont les fils meurent sur les champs de bataille de la terre, du ciel et des mers.Le Père Ledit, en des mots très simples et infiniment éloquents, a su nous faire voir tout cela ; il a su nous faire vivre dans l'intimité merveilleuse de la vie cachée de Notre-Dame.Il nous a donné pour toujours une Vierge douce, humble, radieuse, aimante, qui servait avec amour, qui priait inlassablement ; une Vierge accessible que nous comprenons si bien, une Vierge, notre exemple et notre réconfort ; que nous pouvons imiter, qu'il nous apprend à aimer de toute notre âme et de tout notre cœur.Et le beau Jésus, de la vie cachée de Nazareth, sera content de toute cette tendresse qui monte vers sa Mère, l'Etoile du matin, la Consolatrice des affligés, la Reine de la Paix.Madeleine THIBAUDEAU Une réponse élogieuse de M.J.-O.Asselin Madame Eustache Letellier de Saint-Just, directrice, « La Bonne Parole », 853, rue Sherbrooke est, Montréal.Madame, Je vous adresse mes remerciements pour l'envoi qui m'a été fait d'un exemplaire de l'édition du mois de mars de votre revue.J'ai lu avec infiniment de plaisir l'article qu'il contient sur madame Théodule Bruneau.Ayant vu la conseillère Bruneau à l'œuvre à l'hôtel de ville, je puis dire que Madame Gibeault a brossé de main de maître un portrait bien ressemblant.Les œuvres de notre digne amie ne périront pas ; elles prennent plutôt et prendront une expansion qui sera bénéficiaire au plus haut degré à notre jeunesse.Il fallait bien qu'une personne comme madame Bruneau s'en occupât, pour que le règlement du couvre-feu franchît si rapidement les diverses étapes prescrites et devînt loi, et l'on s'émerveille d'un si heureux résultat quand on sait les nombreuses tentatives qui avaient été faites à cet égard dans le passé.Madame Bruneau, avec sa douceur persuasive, sachant qu'elle allait faire du bien, trouvait le moyen de convaincre ses collègues, de renverser des objections et.recueillant les adhésions qu'il fallait, menait ses projets à bonne fin.Je me flatte d'avoir appuyé ses recommandations en plusieurs circonstances.Je n'ai pu laisser passer cette occasion de parler de notre charmante et estimée amie, et je vous prie, madame, d'agréer l'expression de mes meilleurs sentiments./.-O.ASSELIN Montréal LA BONNE PAROLE II JOURNAL DES OEUVRES 1er avril — Réunion du Bureau de direction, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau.Mme Charles Frémont et Mlle Aima Laliberté, de Québec, assistaient, comme invitées, à cette réunion.8 avril — Réunion du Cercle Sainte-Marie où Mlle Avarie Girard présente un travail sur les « rapports sociaux entre supérieurs et inférieurs ».9 avril — Assemblée, sous la présidence de Mme Tancrède |odoin, en vue de recruter des professeurs bénévoles pour un enseignement populaire de la coupe et de la couture, conformément aux directives de la Commission des Prix et du Commerce en Temps de guerre.* * * # CHEZ LES AIDES MATERNELLES 14 avril — Cette réunion fut, sans contredit, la plus intéressante de l'année, et cela pour différentes raisons.Disons d'abord que nous avions l'honneur d'accueillir parmi nous notre nouvel aumônier, le R.P.Olivier Bédard, des Pères Blancs.Grâce à sa bienveillance il nous fut possible de commencer l'assemblée par le Salut du Très-Saint-Sacrement.Notre dévouée présidente se fit l'interprète du groupe pour souhaiter au R.P.Bédard la plus cordiale des bienvenues, puis elle donna lecture d'un résumé succinct des activités de l'année écoulée.Enfin elle présenta à l'assemblée l'aimable conférencière, Mme Létourneau-Lasalle, que chacune avait grand'hâte d'entendre dans une causerie intitulée « Sous les étoiles», parue dans « La Bonne Parole ».Après de chaleureux remerciements à l'adresse de Mme Létourneau-Lasalle, le R.Père aumônier, invité à nous adresser la parole, nous assura qu'il serait toujours à l'entière disposition des gardes qui voudront recourir à ses conseils ou h son ministère et nous exhorta à nous bien pénétrer de l'esprit de notre association dans le rôle d'apostolat que nous sommes appelées à exercer tous les jours auprès des malades et des berceaux.Mme Robichaud nous adressa aussi quelques mots d'encouragement puis il y eut tirage de deux prix de présence lesquels furent gagnés par les Gardes A.Latulippe et C.Désilets.Etaient présentes à cette réunion, en plus des personnes déjà mentionnées : Mme Tousignant, Gardes Hélène Bordeleau, Simone Laniel, Lucienne Langlois, Fernande Bourgeois, Ida Smith, Armande Lacharité, Cécile Morin, Annette Chevrier, Marthe Leblanc, Monique Doyon, Cécile Dubé, Colombe Baril, Jeanne d'Arc Deshaies, Rita Berniquer, Marguerite Roy, Jeanne d'Arc Morissette, Marie-Paule Thibault, Anne-Marie Thibault, C.Trudeau.Larivée, Alice Laroche, David, Jeanne Lévesque, Houle, Lemoyne, Jeanne Hébert, Yvette Des Ailiers, Daniel, Thérèse Emond, Jacqueline Carrignan, L.Choquette, Laurette Bolduc, et quelques autres.• »Y* ^* ^* 16 avril — Visite de Mlle Aitkens, d'Ottawa, à la Fédération, où elle vint rencontrer Mme T.Jodoin et Mme Elzéar Poirier, et considérer 12 _LA BONNE PAROLE_Montréal les locaux que la Fédération mettra à la disposition des professeurs de coupe et de couture.18 avril — Assemblée de la Société des Ouvrières catholiques.Vues et conférence sur l'Afrique, sur Carthage en particulier, par le R.P.Biron, des Pères Blancs, et M.Brassard.Mme Alfred Thibaudeau assiste à cette réunion.* * * • CHEZ LES EMPLOYÉES DE MAGASIN 19 avril — M.et Mme Albert Dupuis ont reçu les membres de l'Association, à l'occasion de leur dernière réunion régulière de l'année.Mlle Eglantine Phaneuf présidait la réunion.Parmi les invités d'honneur, nous avons remarqué : Mmes Alfred Thibaudeau, présidente générale de la Fédération ; Louis de Oaspé Beaubien et Pierre Rolland, de l'Hôpital Sainte-lustine ; A^me Déoux, professeur au collège A\arie de France ; Mmes Raymond Dupuis, Emile Boucher ; Mlles Florine Phaneuf, Lucette Gill, MM.|.-A.Dugal et E.Pigeon.Un groupe imposant de la Maison Dupuis assistait aussi à la réunion.Mlle la présidente souhaita la bienvenue et remercia M.et Mme Dupuis de l'intérêt qu'ils portent à l'Association des Employées de magasin en l'invitant chaque année dans leur accueillante et hospitalière maison.Mme Rose Létourneau-Lasalle, conférencière invitée, avait intitulé sa causerie : « Une heure avec le passé».Ce fut une heure délicieuse que d'écouter Mme Lasalle nous rappeler les événements des derniers 75 ans, événements qu'ont illustrés les articles écrits en marge du 75e anniversaire de la Maison Dupuis Frères.Mme Lasalle a ouvert sous nos yeux l'album du passé.Combien différentes sont ces paires traitant île modes, de littératures, d'annonces, alors d'une entière simplicité, avec celles de nos jours ! Les almanachs avaient alors une grande importance.Celui de J.-B.Rolland et l'Almanach du Peuple eurent un grand succès.Tout en parcourant ces 75 années, la conférencière montra le rôle joué par la Maison Dupuis Frères, non seulement pour conserver nos traditions mais pour tenir son rang de grande maison canadienne française.M.Albert Dupuis remercia la conférencière à uni il présenta la clé-souvenir du 75e anniversaire de la Maison Dupuis Frères.Mme Alfred Thibaudeau dit quelques mots du Congrès international tenu à l'Hôtel Windsor et félicita et remercia les artistes : Mlle Pauline Phaneuf, qui joua une improvisation pour piano dédiée à M.et Mme Albert Dupuis ; Mlle Andrée Simard, accompagnée par Mlle Denise L'Abbé, qui chanta.9 mai — L'Association professionnelle des Employées de magasin a terminé Tannée par l'exposition des travaux manuels "et la distribution des prix qui eurent lieu à la Fédération.Plus de 40 élèves ont été récompensées de leur assiduité aux cours et de leur application au travail.Les divers articles, confectionnés aux cours des travaux de fantaisie, couvraient tout un pan de mur dans la salle des comités : filet brodé, crochet, tapisserie, etc., faisaient honneur au professeur et aux élèves.Mais le clou de la journée fut « la parade des modes », non pas des modèles importés de la 5e avenue de New-York, mais des modèles Montréal LA BONNE PAROLE 13 confectionnés par les élèves aux cours de couture et de modes.Cette innovation a été fort appréciée et commentée très favorablement.Les élèves ont défilé avec beaucoup d'aisance, tout comme des mannequins de carrière, au rythme d'une marche jouée par Mlle Pauline Phaneuf.L'assistance a pu admirer des robes d'intérieur et de rue, des costumes à la coupe parfaite, des chapeaux petits et grands, simples et compliqués, le tout représentant une somme considérable de travail.M.l'abbé Hébert, dans ses remarques, a louange les professeurs et les élèves du succès obtenu.Mlles Pauline Phaneuf et Berthe Robillard ont exécuté le programme musical.Nous honoraient de leur présence : M.l'abbé Gérard Hébert, Mme Albert Dupuis, Mlles F.Phaneuf, H.Lefebvre, G.Bolduc et Saint-Pierre ; les professeurs Hélène Lefebvre, du cours des travaux de fantaisie ; Jacqueline Parizcau, du cours de chapeaux ; Jeannette Phaneuf, du cours de couture ; et Pauline Phaneuf, des cours de chant et de solfège.Les prix distribués aux élèves avaient été gracieusement offerts par M.et Mme Albert Dupuis, Mme Alfred Thibauifeau, Mlles Florine Phaneuf, Hedwige Lefebvre, la Pharmacie Poitras, les professeurs Thérèse Malo, Pauline Phaneuf, Jacqueline Parizeau et les membres du conseil.L'Association remercie tous ses bienfaiteurs et amis, spécialement Mme Alfred Thibaudeau et M.et Mme Albert Dupuis qui, en toute occasion, prouvent leur intérêt à notre œuvre d'une manière tangible.Mlle Eglantine Phaneuf présida cette réunion.Dans son « au revoir » à septembre prochain, elle demanda aux membres de s'intéresser à l'association, de faire du recrutement pendant les vacances afin de mobiliser un grand nombre de recrues pour le mois de septembre, où nous reprendrons la tâche, guidées par notre devise : Travail, honnêteté, bienveillance.Léa SAUVANT • CHEZ LES FEMMES D'AFFAIRES 21 avril — A cette assemblée, Mme I.-L.Allard, membre de notre association, fit une causerie très intéressante sur « La femme de chez nous dans le journalisme ».« Les auteurs et les historiens, dit-elle, s'entendent à reconnaître le journalisme comme le berceau même d'une littérature, car c'est dans le journal que le poète débutant publiera ses vers, c'est le journal qui fera connaître un jeune écrivain, c'est encore le journal qui fera une publicité retentissante à tel roman et le journal toujours qui d'un anonymat fera une célébrité.Ce pauvre journal on le décrie, on le méprise, on le brûle et pourtant que d'heureux il fait.Hier il comblait les moments de loisir à la lueur d'une vieille lampe à pétrole, aujourd'hui il assure un bon siège dans le tramway, à celui qui déployant ses pages n'ose lever les yeux ».La conférencière passa en revue certaines femmes journalistes qui ne nous sont certes pas inconnues.En particulier elle cite : Mlle Robertinc Barry, connue sous le nom de Françoise, qui fut ici la première femme journaliste, et à qui revient l'honneur d'avoir ouvert cette carrière aux femmes.Elle fut pendant de nombreuses années rédactrice à « La Patrie » et c'est elle qui inaugura le Courrier de Françoise, dans lequel ses réponses justes et franches étaient charmantes.Quelques années plus tard, 14 LA BONNE PAROLE Montréal nous faisions connaissance à « La Presse » de Mlle Lesage, connue sous le nom de Colette ; depuis quarante ans elle est à son poste, lisant attentivement un courrier volumineux, trouvant pour répondre des mots consolants, des réflexions justes, des phrases gentilles.Colette n'est pas seulement journaliste, elle est surtout une sœur charitable ; combien de tristes confidences a-t-elle reçues, combien de plaies a-t-elle guéries, combien de cœurs tourmentés a-t-elle apaisés, combien d'âmes révoltées a-t-elle soumises.Je peux, dit la conférencière, et sans me tromper, lui décerner le titre d'apôtre laïque de la paix conjugale.Que d'époux lui doivent d'être heureux, d'avoir surmonté les difficultés, d'avoir soudé l'anneau prêt à se rompre.Il y a eu aussi à « La Presse » une autre collaboratrice dans la personne de Mme Charles Gill (Gaétane de AAon-treuil).Une fine plume, sincère et souple, toujours droite et d'une discipline admirable qui la pousse à chercher et vouloir le bien.Vient ensuite Mme \V.Huguenin (Madeleine) qui est aussi digne de louange.Une femme admirable, de celles qui vont à la recherche de l'idéai, un grand cceur, et au service de ses talents une imagination féconde.Sa remplaçante au « Royaume des Femmes » à « La Patrie », a été Mlle |.Leclerc (Marjolaine) qui avait une personnalité douce et poétique comme son pseudo, qui possédait une âme d'élite et un cceur généreux, prêt à tout donner et ne rien recevoir.C'est peut-être à cause de ces qualités attachantes qu'elle sut si bien s'attirer les enfants.La conférencière nous fait aussi connaître AAme Allard (Jeanne Grisé), Mme Odette Oligny qui est toujours souriante, toujours gaie et qui partage son temps entre le journalisme, la radio et l'éducation de ses enfants ; Mme Léo-Paul Desrosiers (Michelle Le Normand) dont le talent est si bien connu de tous ; Mme Gaudet-Smet qui s'occupe de l'artisanat et de la revue Paysanna et qui est en plus membre de notre association.Le nom de |ovette Bernier n'a pas été passé sous silence et que d'autres encore notre aimable conférencière a su nous faire aimer, avant de terminer ainsi sa causerie : « Toutes ces femmes ont suivi leur route sans dévier.Pour cueillir les roses elles ont maintes fois écorché leurs doigts délicats aux ronces et aux épines.Mais peu leur importait, elles allaient droit leur chemin surmontant les obstacles pour atteindre leur but : la survivance et la grandeur de la race canadienne française.Ah ! si toutes les femmes de notre cher pays savaient les imiter, qui clans les arts, qui dans les sciences, qui clans la vie du foyer, je crois que tous les hommes de chez nous fredonneraient : « Vive la Canadienne ».La conférencière fut remerciée par Mlle la présidente.La secrétaire : Bert he LEFEBVRE LE DENIER NATIONAL La quête du Denier national qui avait lieu, le samedi 15 mai, par un soleil resplendissant fut couronnée de succès, grâce au dévouement des collaboratrices et amies de la Fédération.Un rapport complet sera donné dans «La Bonne Parole» à l'occasion du rapport annuel.Georgette LE MOYNE Aspirateurs électriques "NU-AIRE" avec outils d'époussetage Faites le ncttoyairc à fond tous lis mois avec CCI outils d'époUMGt&RC.pour rideaux* draperies, coussins, fauteuils remlmurros, matelas.et nettoyez vos tapis chaque jour avec l'aspirateur NU-AIRE.Condition* de paiement en conformité avec les ordonnances de la C.P.C.T.G.Pas commandes postales.8.v.p.DUPUIS - rez-de-chaussée (Centre» ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUGAL, v.p.et dir.-gér.ARMAND DUPUIS, scc.-trés. 16 LA BONNE PAROLE Montréal Pausi Axaud, spsUen, i Pour vous prier, ô Notre-Dame Voici le cœur pur des enfants, Voici les mains jointes des femmes Voici nos morts et nos vivants.2 Pour vous prier, ô Notre-Dame Voici tout un peuple à genoux Et voici, passant sur son âme.Toutes les cloches de chez nous ! 3 Pour vous prier, ô Notre-Dame Voici tous les arbres penchants Pour vous prier, Mystique Etoile O Notre-Dame au bleu mantel Des mains ont tissé votre voile Et mis des fleurs sur votre autel.5 Pour vous fêter, Vierge Marie, Voici venir les pèlerins Au sanctuaire où l'on vous prie Où la "race entrouvre vos mains ! n 6 Pour vous chanter, ô Notre-Dame, Avec des mots simples et doux A genoux, comme d'humbles femmes, .Agréez la pieuse flamme Les blanches chapelles des champs.D'un pauvre rimeur de chez nous! Envoi Puisque le pardon que Dieu donne Puisque les grâces qu'il nous fait Par vos mains passent, ô Madone A mon pays, gardez la paix.Paulin RENAULT AMherst 2131 MONGEAU & ROBERT CIE LIMITÉE CHARBON Huile à c h «i ii f f a s e 1600 EST, RUE MARIE-ANNE MONTRÉAL CRESCENT 3223 G.-J.PAPILLON manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet que vous puissiez trouver 257 ouest.Avenue Laurier prés avenue du parc harbour 5544 Spécialité : Examen de la rue • Phaneuf & Messier OPTOMÉTRISTES.OPTIC1ENS 1767, ST-DENIS — MONTRÉAL tout pres de la rue ontario J.-B.Baillargeon EXPRESS LIMITED CAMIONNAGE La plus grande organisation transport 423 est.Ontario — Montréal HArbour 6271 m FA'.klrk 2848 Fondit en 1912 Wilfrid Pageau PLOMBIER.COUVREUR Poseur d'appareils à gas et à eau chaude Spécialité i RÉPARATIONS • Travail fait soigneusement et à prix modéré Bureau et atelier : 984 est, RACHEL Raoul Vennat Lises notre journal mensuel de Broderie et Musique et vous ne pourres plus vous en passer.Chaque mois, il vous apporta la dernière nouveauté pour Vous, vos Bébés, votre Eglise, votre Maison.Et Isa dernières nouveautés musicales.- 12 SOUS PAR AN • 3770.ST-DENIS — HA.5310 CONFIEZ VOS COMMANDES À Maison de confiance établie 1894 depuis 48 ans 1942 • Wl.7141 — 925.HIBERNIA PLATEAU 67SO Philiope-D.Clerk courtier en assurances edifice aldred 507.Place d'Armes — suite toa MONTRÉAL 5155.St-Laurent — CA.2240 Boissonneanb & Frères J.P.BOISSONNEAULT, prop.Inspection gratuite de votre Radio Reparation! à pris raiionnablei • SERVICE RAPIDE frontenac 1112» Lacroix & Léger, Ltée quincailleries.jouets.vaisselle JE- 911 EST.AVENUE MONT-ROYAL (ANCLE SAINT-AN Dut) 1 ibliothèque St St-Déni s (II L'ÉCONOMIE , ., est nécessaire à qui veut réussir.L'ouverture d'un compte d'épargne est donc un acte indispensable que vous devez accomplir sans aucun retard.La Banque Provinciale du Canada SIÈGE SOCIAL : 221, RUE SAINT-JACQUES OUEST, MONTRÉAL 318 succursales et bureaux « Où l'épargnant dépose ses économies » Bureau de Placement gratuit L'Association professionnelle des Employées de bureau prie Messieurs les professionnels, courtiers» marchands, gérant* de maison d'affaires, etc., de vouloir bien s'adresser à «on Bureau de Placement, 85S est, rue Sherbrooke, Tél.FR.2666, de 10 h.a.m.à midi et de 2 h.à 6 h.p.m.pour les services de sténo-dactylographes anglaises et françaises, caissières» comptables, téléphonistes, etc.» compétentes et très recommandables.CRESCENT 3181 The Queen's Jubilee Laundry _CRKVIER FRÈRES, prop._ 75 OUEST, AVENUE LAURIER ANGLE SAINT-URBAIN Vive la Canadienne PARMI les qualités qui ont distingue nos mères canadiennes» nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage.JEUNES FILLES, JEUNES MÈRES, tenez à honneur de continuer ce bel exemple.Pour pratiquer l'économie il n'y a pas de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'EPARGNE De la Cité et du District de Montréal Nous vous réservons toujours le meilleur accueil, quelque petites que soient les économies que vous voudrez bien nous confier.Nous vous donnons la sécurité la plus certaine.Le directeur-général, T.-TAGGART SMITH Bureau principal et 24 succursales à Montréal.IMPRIMERIE EXCELSIOR.MONTRÉAL
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