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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
mars 1923
Genre spécifique :
  • Revues
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La bonne parole /, 1923, Collections de BAnQ.

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EEfe mm • nr.m Hl mm 2& ft Ifli ' sum ,i»«.-s ' v- 'r * 'KB il H 8»; rt.»Vt.va.y ¦i Pi mm t.|3?i mi SB m w.B A*7 r4 Ta r 4^ yy ft! lii' - • y si i ! r ft M A R S 1923 /:'»/;v MOIM l'île innovation chez les ouvrières /.ci Redaction Chronique des autres Condition legale de la femme, A'.Faribault, n./».Le Joueur d'Orpie.ni.La montagne-Beauregard Cours d'instruction civique, A'.W Forest, O.P.Pour /«• Foyer La petite Industrie, Gabrielle Antoine ( 'auseric médicale.Dr Léon Gêrin-Lajoic I ,es entretien- d'une bibliophile.il/.-C.Darcluy.Pour les Cercles d'Iitudcs Rapports : Cercle de l'Enfant-Jesus, .lib.Mât hot lion-Secours.Ci>rona Hcrnicr " " X.-D.-du-Cap, Ant.Roy Marie de l'Incarnation, (/.Gilbert La voleuse.Pierre l'Ermite m i -AL y / è A m IP mm is.m SA ' t I y.m W m M Wf'rj fi V KL 1 0« LA ÇONNE PAROLE REVUE MENSU Ce quelle est: un LIEN qui sort à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-françaises ; un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines: de l'activité feminine lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; • ,j MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle a.çit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an.Union postale.$1.30 par an.Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnements sont payables à l'avance en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.Chambre 3.Monument National.Boni.St-Laurent.Montréal Heures de Bureau: 2 h.p.m.à 6 h.p.m.Tél.Plateau 3303 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant ; 2.En lui procurant de nouveaux abonnés ; 3.En la faisant lire ; 4.En lui apportant une collaboration littéraire; 5.En sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1°07 et incorporée en 1912 pour groupe* toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchési Présidentes d'honneur: Lady Gouin M™ L.-F.Béîque Bureau de direction: prés.: Mine II.Gérin-Lajoie : *ice-pté> : Mme T.Bruneau; See.: Melles G.LeMoyne, J Baril: Trésorièrc-: Mlles M.-R.Boulais.S.Renauld; Membres : Mines I'd.Brossard.D.-N.Germain.A.Audet.J.Angers, Mlles M.-.î.Gérin-Lajoie, M.Auclair.G.Boissonnault.G.R.des Isles, H.Lefcbvre.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Inst.des Sourdes-Muettes Crèche de la Miséricorde Hôpital Notre-Dame Hôpital Ste-Justine Fédérations paroissiales de* S*e-Philomène de Rosemont St-.T.-Baptistc de ta Salie Saint-Arsène Immaculée Conception T.S.Nom de Jésus.Saint-Vincent-de-Paul Saint-Henri La Nativité d'Hochelaga Maisonneuvc Saint-Pierre L'Enfant-Jésus.• Sacré-Cœur Sainte-Hélène Chaque œuvre par son fortifie ft étend son influei Sainte-Clotilde N.-D.du Perpétue] Secours, Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Le Foyer Les écoles ménagères Cercle d'études N.-Dame 11 des Fermières de la province de Québec La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises.La Fédération des Femmes canadiennes-française*.Ottawa.Cercle Marie-Louise.Woonsoc-ket.R.-I.Etats-Unis.Association des: Institutrices catholiques cmp.de manufacture emp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle affiliation à la Federation, fice particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FÉDÉRATION ET SES FILIALES.Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisse de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de luttre contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de t ureau Comité des questions domestique Comité de luttre contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congre: Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Pariotique Comité de Y Assistance par le travail Comité permanent d'étude.N.]?».— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en souscrivant à son secretariat : Ch.3, Monument National. • VOL XI NO 3 Montreal — LA BONNE PAROUS — Mars 1923 3 ENTRE NOUS I 1 Une innovation chez les ouvrières La grande difficulté dans toutes les oeuvres sociales et dans les oeuvres d'apostolat en général, c'est d'atteindre les éléments désirables et de les atteindre dans de-conditions telles que la semence de charité qu'on y laisse porte des fruits.Pour les ouvrières en particulier, cette difficulté se fait toujours sentir.L'ouvrière c'es la jeune fille qu'un foyer réclame au sortir de l'usine, que de longues heures de travail a rendue défiante de nouvel1' sollicitations à l'effort.Elle n'aime pas les réunions sédentaires qui exigent une tension d'esprit peu en rapport avec sa jeunesse et son besoin d'activité.Elle redoute des associations auxquelles son éducation ne l'a pas préparée.En un mot, l'ouvrière canadienne-française est difficile à enrôler dans les cadres des associations professionnelles e: par suite renseignement quel qu'il soit, social ou professionnel a peine à l'atteindre.Pourtant elle n'est pas sans en éprouver le besoin.Les conditions de son travail- et de sa vie familiale même lui créent des dangers, des responsabilités, des situations si complexes qu'elle a besoin dé rc aidée pour demeurer à la hauteur de sa tâche.La monotonie du travail quotidien lui enlève cet entrain et cet élan si nécessaires pour stimuler au travail.L'étroitcssc des logis et leur peu de sahibrité, la diversité des produits alimeu aires plus ou moins rccommandablcs qui se trouvent sur le marché et qui dispensent de minutieuses préparations culinaires; l'oubli ou l'absence de connaissances hygiéniques appropriées aux conditions de la vie moderne, sont autant d'obstacles qui s'interposent entre la bonne vohmté et l'accomplissement loyal du devoir social de l'ouvrière.Facilement et presque sans s'en apercevoir, sans y apporter l'ombre d'une mauvaise intention un trop grand nombre de Canadiennes françaises pourtant Hères et gé-néreuses et de bonne lignée, glissent sur la pente rapide qui mène à l'abrutissement le plus irrémédiable, à la déformation des sentiments de la responsabilité et de la dignité humaine, à la déchéance physique et morale.Il faut réagir! Mais comment ?Là, gît le noeud du problème.Nos associations professionnelles groupent jusqu'à présent une élite d'ouvrières.C'est excellent pour constituer un groupe d'apôtres et pour élever le niveau de la profession, pour entreprendre les mouvements de réforme et d'amélioration des conditions du travail.Ce n'est pas encore assez, pour insuffler le sens de leur responsabilité à ces milliers de petites jeunes filles qui à tout instant mettent leur propre âme à l'enjeu.L'association professionnelle des employées de manufacture, toujours à l'affût de ce qui doit contribuer au bien des ouvrières, vient d'inaugurer une oeuvre qui doit bien contribuer à combler cette lacune: l'oeuvre des causeries à l'usine à l'heure du midi.11 y a quelque temps, le gérant d'une de nos grande* maisons industrielles de Montréal, la "Canadian Rubber Co.", par l'entremise et SOUS l'inspiration de la garde employée par l'institution, une apôtre sociale dans lorte la force du terme, proposa à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste d'organiser une série de causerie aux ouvrières, à l'heure du midi.Le moment était on ne peu! mieux choisi.Après avoir pris leur légère réfection, les jeunes filles de l'usine sont libres de leur temps, et son! toutes disposées à prêter leur attention à qui vient la captiver pour la distraire des fatigues de l'avant-midi.Pour peu que la causerie ail une allure vivante et gaie, qu'on y ménage des instants de détente et de rire, les vérités les plus sérieuses peuvent s'y glisser et être acceptées.De plus, un programme musical, dont Mlle Lefebvrc et ses élèves se chargent, ajoute au charme de la réunion.La première expérience de ce nouveau genre d'ai>os-lolat a eu un véritable succès.Au delà de 150 jeunes Idles se sont librement rendue- dans la vaste salle garnie de machines, autrefois fort bruyantes, mais devenues silencieuses.L'une des ouvrières remercia, même en termes émus et fort bien présentés, la conférencière qui leur avail exposé le programme et l'idée directrice de ces petites réunion-.Kn retournant à leur travail en groupes joyeux, quelques unes de ces midinette- jetèren hardiment à leur contre-maîtresse, la question qu'elles avaient tenté de résoudre entre elles: "Nous en aurons encore comme cela ?" /.ur amasser les biens communs, elle se voit privée du fruit «le ses travaux et de ses espérances par cet acte arbitraire du mari.Cette disposition n'a pas peu contribué à la défaveur où la communauté légale semble se trouver dans notre population.Il est vrai que la loi ajoute que telle donation sera annulable dans le cas de fraude.Mais comment prouver la fraude.Pothier traitant cette question donnait les règles qui suivent : L'excès de la doua.ion fera présumer la fraude.Il y aura fraude quand le mari en faisant la donation veut dépouiller sa femme ou s'enrichir à ses dépens.Une donation par le mari à celui dont il est l'héritier présomptif -era certainement frauduleuse.De même celle faite par !er-sonnels de sa femme sans son consentement.Quel est l'effet de cette interdiction?L'on décide généralement qu'elle doit -'étendre à tous les propres parfaits de la femme, c'est-à-dire à tous ceux dont on peut faire usage sans les consommer.Quant aux bien- meubles dont l'usage entraine avec lui la destruction, que l'on est convenu d'appeler propres in parfaits, et dans lesquels est compris le numéraire, la communauté ayant sur eux un droil d'usage et de quasi usufruit, le mari comme chef de la communauté a le droit de les aliéner, sauf récompense à son épouse lors de la dissolution de la communauté.Notons ici qu'à la dissolution de la communauté la femme n'est pas tenue de respecter les baux que le mari aurai: faits «le ses immeubles pour un terme excédât»' neuf ans; non plus que, à moin- qu'ils aient déjà reçu un commencement d'exécution, le- baux de neuf an- ou moins que le mari aurait faits un an avant l'expiration du bail existant.Nous avons vu quel était vis-à-vis des créanciers, l'effet des obligations con ractées par les conjoints pendant le mariage, signalons en le résultat entre les époux.Si le mari s'oblige pour les affaire- personnelles de sa femme il a sur le- biens de cette dernière un recours pour se faire indemniser; il ne peut exercer tel recour-avant la dissolution de la communauté.Quant à la femme, -i elle s'est obligée avec le consentement du mari, et que ses créanciers aient poursuivi le paiement des dette- par elle ainsi contractées sur les biens de la communauté et même sur les biens du mari, dans ce cas il y a lieu à une récompense par elle à la communauté ou à une indemnité au mari.Quant aux obligations prises par la femme avec ou p >ur -on mari elle ne peut les avoir prises qu'en qualité de commune: donc en acceptant elle n'est tenue que pour la moitié de cette dette, et ne l'est aucunement si elle re- 03 VOL XI NO 3 nonce; au cas où elle aurait payé une pareille dette elle possède un recours contre son mari pour s'en faire rembourser la moitié ou la totalité, selon le cas, lors de la dissolution de la communauté.La communauté ne peut s'enrichir aux dépens des époux ni ces derniers aux dépens de la communauté.On donne le nom de récompenses aux sommes qu'ils peuvent respectivement se devoir de ce chef.Ces récompenses ne sont exigibles que lors de la tinct lui crie de fuir l'inaction déprimante d/ sa vie, et connue les âmes besogneuses revent parfois au calme des champs, elle aspire, de toutes ses fores, à l'activité industrielle des villes, Pouvons-nous l'en Manier?Nous devons plutôl avouer que nous la comprenons de tout notre cour! Car celles qui veulent ouvrir les veux à l'évidence ont vite fait de se rendre compte, que la PAROLE - Mar> 1923 VOL XI NO 3 vie dans le* villages n'est point ce qu'elle était autrefois.Trop de naïves et gaies coutumes sont déjà disparues sans avoir été remplacées.Joignons à ce morne silence, la lecture quotidienne des journaux où se reflète le mirage des villes, et ne nous étonnons pas de voir des trains complets d'émigrés canadiens, aller chercher ailleurs ce qui leur manque chez eux : l'activité et les amusement-nécessaires à la jeunesse.Mais, à une époque où nos penseurs et nos économe tes s'évertuent «à fortifier notre n-ih na ional, en dégageant des brumes de l'avenir, la ligure d'un futur Ktat français, peut-on regarder, sans être ému jusqu'aux entrailles, cette longue théorie de Canadiens délaissant nos campagnes pour la république voisine?Qu'est-ce donc qui empêchera cet exode lamentable, ce coulage de nos forces nationales?Parmi les réponses qu'on a données à ce problème, mettons en lumière celle qui nous parait la plus effective et qui s'adresse particulièrement aux femmes: la création des cercles de fermières.Organisation d'une élite qui cherche à développer dans les villages selon leur localité, les industries agricoles telles que: l'aviculture, l'apiculture, l'horticulture, la mise en conserves; ou les indus-tries domestiques, comme la fabrication des lainages, tapis et toiles.Admirable mouvement, «loin on est on droit d'attendre les meilleurs résultats, à la condition expresse que les femmes des villes veulent bien y coopérer, en ouvrant des marché* pour la veine de ces produits.Les cercles des fermières, que les lectrices de "/./ Bonne /'ales ÏDtrectcur b'3me£ Saint François de Sales et l'amour dans le mariage.( ( 'n passage éloquent extrait de la conference pro-noncée à la Société des Conférences, le 17 janvier 1923.par M.Henry Bordeaux, de VAcadémie Française.) La direction de saint François de Sales n'a rien perdu avec le temps de son importunée.Quand il s'agit des âmes, il n'y a pas d'actualité.C'est une grande sottise de croire à l'évolution de l'âme humaine.Pas plus que la' mort, le coeur humain ne change.Toutes ses maladies, et celles que l'on croit les plus modernes, la neurasthénie ci la nervosité comprises, ont existé à toutes les époques et sont diagnostiquées par les anciens psychologues, et notamment par les Pères de l'Eglise.Un des meilleurs observateurs de nos moeurs, Alfred Capus, faisait un jour ces réflexions dans un de ses courriers de Paris: "En traversant la place de l'Opéra, nous avons peine â nous représenter la cité de Philippe-Auguste avec ses enceintes crénelées, ses tours, les pointes de ses clochers et ses toitures aux formes aiguës, mais comme nous reconstituons aisément, au contraire, la Française qui "y vivait sa vie".Elle y vivait sa 77V dans un cadre bien différent du nôtre, mais elle la vivait emportée par les mêmes besoins et les mêmes passions, excitée par les mêmes caprices ou retenue par les mêmes devoirs." Ne craignes donc pas que Renseignement d'un saint François de Sales vous puisse paraître démodé.Avec Montaigne il précède la grande lignée des moralistes français, de ces moralistes français à qui nous devons l'essence même de notre littérature faite de réalisme intelligent, d'observation judicieuse, d'expression polie et surtout de vérité psychologique.Il annonce les La Bruyère et les La Rochefoucauld, et même, tant il va loin dans l'étude du coeur humain, il prépare les analyses raffinées d'une madame de La Fayette et de ce Jean Racine qui demeure le plus grand poète de l'amour.Nos plus modernes romanciers — cette école néo-psychologique qui reconnaît pour ses maîtres un Marcel Proust et un André Gide, et ses plus récents disciples, M.Jacques de Lacrctcllc, par exemple, ou M.Jacques Rivière — peuvent étudier chez lui.Mais il les mènera peut-être plus loin qu'ils ne pense):t aller.Car il exerce sa clairvoyance pour un autre but et dans un autre esprit.Il distingue, en effet, deux domaines en nous.Dans le domaine inférieur s'agite la masse grouillante des sensations et des appétits, et même.des sentiments de cette humanité qui ne s'élève pas au-dessus de la z'ic courante et passagère.La plupart de ces moralistes s'civ sont tenus à l'exploration de ce domaine inférieur.Ils connaissent de nous ce qui est nôtre et n'est pas vraiment nous.Mais il est un autre domaine que l'on n'atteint pas sans un acte de foi.C'est l'oasis, la forteresse, le centre de notre vrai moi et son sanctuaire."Notre raison, ou pour mieux dire, notre âme en tant qu'elle est raisonnable, est le vrai temple du grand Dieu, lequel y réside plus particulièrement : "Je te cherchais, dit saint Augustin, hors de moi, et je ne te trouvais point, parce que tu étais en moi." C'est là.dans ce domaine supérieur, dans le tabernacle de notre moi, que sitint François de Sales veut nous attirer, que nous soyons dans le monde connue la Philothêc de l'Introduction à la vie dévote, ou déjà hors du monde, comme le Théotime du Traité de l'amour de Dieu.Or nous n'y pouvons pas atteindre par notre seule volonté.Il faut que celle-ci soit commandée par l'amour.Henry BORDEAUX LES LIVRES NOUVEAUX.Abbé Boulenger.— Introduction à la Vie dévote de saint François de Sales.Texte intégral, publié d'après l'édition de 1619, précédé d'une étude sur la Philothée de saint François de Sales.2e édition.Paris, J.de Gigord, 1923.Almanach catholique français pour 1923.Préface de S.G.Mgr Baudrillart, Paris.Blond.1922.Jacques Maritain.— Théonas ou les entretiens d'un sage et de deux philosophes sur diverses matières inégalement actuelles.Paris, Nouvelles Librairie Nationale.1923.Godeiroid Kurth.— Clovis, 2 vol.Bruxelles, Dewit.Pierre Lasserre, Renan et nous.Paris.Grasset."Les cahiers verts", 1923.Thérive (André).—Le Français langue morte?Qu'est-ce qu'une langue morte?L'argot.La crise du français.Les styles d'aujourd'hui.Comment préserver la langue française.Paris, Pion-Nourrit, Coll."La Critique".1923.Baye (baronne de).A l'ombre du drapeau, poèmes, Paris, Perrin, 1923.Mâle (Emile), L'art religieux au Moyen-Age.Paris, Colin, 1923.Coustet (E.).Comment installer chez soi la téléphonie sans fil à bon marché.Paris, Hachette, 1923.Que dois-je faire» Docteur?— 1.— J'ai la grippe.— 2.— J'ai mal à la gorge.Chaque volume 1 fr.Paris, Arthèmc Fayard, 1923.M.-C.D. 12 Pour les Cercles d'Etudes Rapport du cercle de l'Enfant-Jésus ANNEE 1921-1922 Du mois d'octobre au mois d'avril nous avons eu 11 réunions, c'est dire que notre cercle a conservé l'activité des années précédentes.Les jeunes filles sont venues nombreuses à chacune de ces séances: une moyenne de 10 présences chaque fois — 20 inscriptions ayant été faites pendant l'année.Nous nous rappelons les bons moments passés aux cercles d'Etudes des Oeuvres Economiques et Jcanne-Mance.à leur réunion jntercercles en décembre et en mars derniers, nous avons pu constater que l'on n'y perd pas son temps — et ceci tout à l'honneur de nos •œuvres canadiennes-françaises."Chez-nous" aussi quelques œuvres viennent solliciter les membres, mentionnons le Patronage des jeunes Killes — plusieurs des nôtres s'en occupent activement — puis le Service Social compte quelques-uns de nos membres comme visiteuses de quartiers, enfin la Caisse Dotation avec ses avantages immédiats et futurs oblige nos jeunes filles à l'économie personnelle.Voici le programme de nos études faites sous la direction de monsieur l'abbé Perrier: Histoire de l'Eglise: 1.L'Eglise et l'Empire Romain avant Constantin.2.fulien l'Apostat.3.La chevalerie.4.Luther, Henri VIII et Calvin.5.Mouvement d'Oxford, 1ère partie.6.Mouvement d'Oxford, 2cme partie.7.Mouvement d'Oxford, 3cme partie.Philosophie: Logique — 1.La vérité.2.Les différentes attitudes de l'esprit humain en présence de la vérité.3.Les causes de l'erreur.4.Remèdes à l'erreur.5.Le scepticisme.6.Autorité divine — Autorité humaine.7.Critère de vérité.A tous ces travaux il fau! ajouter les renseignements que nous procure la "boîte aux questions".S'il faut en juger par ces dernières, nous devons conclure que nos jeunes filles veulent s'instruire dans leur religion, se rappelant cette pensée de Saint Thomas d'Aquin: "Celui (|tii croit sans motif n'est pas un fidèle, mais un fanatique." Albcrtinc MET HOT, sec.-* »- Le cercle Bon-Secours.Le cercle Bon-Secours dont la fondation date d'un peu plus d'une année, continue sa marche vers le but qu'il s'était proposé.Depuis l'automne dernier après des vacances de deux mois, chaque lundi ramène au "Foyer" les jeunes filles qui en font partie.Nos réunions ordinaires se bornent actuellement à jeter les bases d'une action paroissiale.Là.au milieu d'une intimité charmante, sous l'inlluence éclairée du Directeur, de la fondatrice et des aînées, les initiatives s'unissent et se développent.Les idées s'écharigent, se discutent, se corrigent et de plus en plus nous vivons de l'intelligence.Tous les troisièmes lundis à lieu notre soirée d'études.Deux matières sont au programme : la philosophie et l'his- toire du Canada.Nous suivons ici l'ordre du jour ordinaire des cercles: la prière à notre patronne, le rapport lu par la secrétaire du jour, le cours de philosophie que notre directeur, M.l'abbé Beauregard, donne ensuite sous une forme claire et pratique.Nous pouvons ainsi suivre chaque conférence avec un réel profit.L'une de nous présente ensuite à l'assemblée une conclusion développée du cours précédent.Nous fournissons de la sorte la preuve d'avoir compris la leçon.Durant la seconde partie de la soirée, une de nos compagnes nous fait revoir quelques pages de notre histoire, Puis nous terminons en organisant le plan des études pour le prochain cours.Notre bibliothèque, quoique modeste, contribue cependant à (humer à nos membres le goût de la l)onnc lecture.Mademoiselle Noel, durant les soirées qui ne sont pv d'études, se fait directrice d'un chceur de chant, Un cours abrégé de solfège favorise les moins initiées.Mademoiselle Lallamme fournit à quelques unes «l'entre uon< l'avantage d'un cours de diction.Toutes les bonne- volontés s'unissent donc pour l'avancement général.Nous espérons que le cercle lion-Secours grâce à l'effort commun et persévérant, pourra dans un avenir rapproché, grandir et s'affirmer davantage.Cofona DERNIER.Rapport du cercle et du patronage N.-D.-du-Cap.Elle a quelque peu travaillé intellectuellement, notre petite Société, elle S'est dévouée pour les pauvre-, elle ;i augmenté de quelques unités le nombre de ses membre?dont elle vit, et veut vivre encore.L'idée nous est venue de fondre en nue seule réunion, les deux sections qui s'appelaient: Patronage et Cercle Notre-Damc-du-Cap, ce qui est «à l'essai depuis quelque mois.Nous nous arrêterons probablement à cette décision, qu'une partie de l'après-midi du mardi sera consacrée au travail du patronage, et l'autre partie à celui du cercle: cela nous semble avoir pour résultat de faire bénéficier chacune de nous des avantages de nos deux sections.Notre travail, cette année fu.encore plus manuel qu'intellectuel.11 faut bien n'est-ce pas?viser au possible et au pratique.Cependan: grâce au bel ouvrage du Révérend Pèn J.Bacteman "Formation de la jeune fille", nous avons dans nos modes.es causeries semé dans nos âmes (K bonnes et fortes convictions qui porteront leurs fruits en leur temps.Unies dans un même désir de soulager les misères nombreuses qui ont affligé notre ville durant l'hiver, nous avons été heureuses d'accepter le beau rôle de Sœurs de Charité en visitant les familles pauvres, et en leur procurant tout le soulagement possible.Chaque jeune fille avait soin en visitant les famille qui lui étaient désignées de prendre note de leurs besoins les plus pressants.Puis, au couvent où se centralisaient les aumônes recueillies par les messieurs de la manufacture St-Maurice, 40 1811 VOL XI NO 3 les visiteuses de la charité préparaient, le mardi et le vendredi, les bons paquets que les pauvres venaient prendre quelques instants plus tard.Certains paquets contenaient des vivres, d'autres des vêtements et de la lingerie, le tout confectionné OU réparé par nos jeunes filles.Nous avons prêté notre concours à une séance donnée, lin de décembre, par les élèves du pensionnat et à une autre séance donnée par les enfants de Marie, au profit cl.l'église.Le R.I\ Turgeon, O.M.I., notre curé, nou> réunit en une fête intime, le 11 février, fête en laquelle nous avons goûté toutes les joies de la charité la plus expansive et la plus fraternelle.Un mois plus tard l'obéissance appelait ce bon Père à d'autres fonctions, mais nous n'oublierons pas la solicitude toute paternelle avec laquelle il nous a encouragées Le R.P.Magnan, O.M.I., supérieur, et notre nouveau curé, voudra bien aussi, nous en sommes sûres, s'intéresser à# notre petite société qui ne désire vivre que pour faire le bien sous le regard de Dieu e en toute soumission à ses représentants.Antoinette ROY, prés.Rapport du cercle "Marie de l'Incarnation', ANNEE 1921-22.Au mois de mai dernier, en la ville des Trois-Rivières, se tenait une "semaine sociale", que nous avons voulu appeler, notre petit "congrès féminin".Le but de cette semaine sociale é.ait de rassembler les âmes dévouées et charitables (puisqu'il reste toujours vrai que l'union fait la f«>rce i.afin de jeter les bases «le nouvelles organisations ou œuvres sociales chez-nous, et d'étudier ensemble, les moyens qui faciliteraient le bon fonctionnement de ces œuvres.A cet effe .Mlle M.-J.Gérin-Lajoic, directrice de "La Bonne Parole", «le Montréal, et organisatrice zélée des groupements féminin-, vint donner, une série de '"conférences-causeries" sur l'Action sociale féminine".Ce fut le berceau du cercle d'étude "Marie de l'Incarnation".Ces huit jours de recollection sociale allaient porter des fruits.La semence qu'était venu jeter en terre trilluvienne, Mlle Lajoie, a levé doucement et sans bruit, mais sûrement, il en fait, pas trop craindre de le dire, puisque notre cercle était sous la garde de "Notrc-Dame-du-Bon-Conscil," patronne des associations trifluviennes, qui a sans doute fort aidé les membres dans leurs efforts.Quinze jeunes filles, désireuses «le développer et leur esprit e: leur cœur, en fout maintenant partie assiduc-ment.Le conseil est formé de six membres: La présidente, la secrétaire, la trésorière et trois conseillères.Notre cercle, malgré son jeune âge ne manque pas d'aspirations, et ses aspirations, le Mot'.o qu'il s'est choisi les contient toutes: "Lumière et Charité!." C'est la devise, éloquente dans sa limpidité, du cercle d'études Marie de l'Incarnation.De la lumière!.voilà bien le cri d'appel de toute intelligence, de toute âme jeune qui sent en elle, monter toute la sève des aspirations nobles saines; voilà ce dont elle a besoin pour la guider vers l'idéal qui est le but de toute vie.13 Or, l'idéal de la femme, c'est le bonheur de la famille, de la société avant le sien propre; c'est le dévouement, c'est le sacrifice, c'est en un mot, la charité.Comme il reste toujours vrai que l'on ne peut donner epte ce que Ion a.la jeune fille, après avoir réfléchi sur la grandeur de sa mission et les devoirs qu'elle impose, éprouve le besoin de se renseigner, de s'éclairer, de sentir une main sûre qui la guide, et c'est au cercle d'études, qui a pour objet la formation personnelle et sociale de ses membres, qu'elle trouve cette lumière.La plupart des membres dit cercle était anciennes élèves des haines Ursulines, il fut résolu que le cercle porterait le nom de "Marie de l'Incarnation." Toutes les quinzaines le cercle a ses séances régulières, auxquelles les membres sont assidues.Les Révérendes S
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