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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
juin 1917
Genre spécifique :
  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1917, Collections de BAnQ.

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LA BONNE PAROLE ABONNEMENT (payable en Janvier) Canada et Etats-Unis, SO et* Etranger, - 80 cts ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE.Vol.V JUIN 1917.No 5 ABONNEMENT ET REDACTION : Chambre 3, Monument National Boul.Saint-Laurent, Montréal.Tel.Main 71Z2.Heures de Bureau de 9 h.a.m., h 1 b.p.m.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Revue Mensuelle Les dames patronnesscs des oeuvres suivantes: Inst.«les Sourdcs-Muettca Crèche «le la Miséricorde Nazareth Hôpital Notre-Dame Hospice Saint-Vincent c'e-Hôpital Ste-Juitine [Patrl La Providence et Les Incurables Fédération paroissiale de: l'Enfant-Jésus T.S.Nom de Jésus, [Maisonncuvc Saint-Henri Saint-1 ean• Bapt iste Saint-Vincent de Paul La Nativité d'JIoehelaga Saint-Arsène Immaculée Conception Saint-Anselme Sainte-Catherine Ste-Philomènc de Rose-Sacré-Cœur [mont Sainte-Hélène Saint-Kusèbc Sainte-Clothilde >*.-!).du Perpétuel Secours, Ville Kmard Cercle des demoiselles de Saint-Pierre Le Foyer Les Ecoles ménagères Cercle d'études N.-Oamc Association des: Institutrices catholiques emp.de manufacture cmp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires L* A s si s t an ce ma te r n cl le Colonie de Vacances SOMMAIRE Entre Nous .Marié Gérin-Lajoic Chronique des œuvres.Organisation de la charité à l'étranger et au Canada .liber t Chevalier Le bon Langage.4bbé Etienne Blanchard Jeanne Mance ./•>.l'.-M.Breton, o.f.m.Pour laine des petits .I let te Henries nos aïeux .Blanche Lamontagne Les cercles d'éludés.Notre avenir national .Errol Bouchcttc ENTRE NOUS Une grande tristesse plane sur tout le pays et avec le spectre de la conscription qui menace et nos fils et nos libertés, toutes les horreurs de la guerre qui désole la vieille Euro])?sont prêtes à s'abattre sur nous.L'heure est grave et des prières publiques ont été ordonnées pour détourner le fléau .de nos télés.Nos regards interrogeant le passé et scrutant l'avenir cherchent à pénétrer plus profondément le sens de notre vie nationale et le véritable caractère de nos destinées.Mais confiance, si dans l'épreuve l'individu donne la mesure de sa valeur, de même aussi, aux époques tourmentées de l'histoire, l'Ame d'un peuple se ressaisit, se révèle tout entière et le souffle qui ranime apparaît dans toute sa pureté.Nous sommes à un de ces moments douloureux et décisifs qui engage l'avenir, et, cet immense frémissement qui fait palpiter tous les cœurs et qui accorde à un même diapason tous les esprits, qu'est-ce, sinon cette âme nationale quo l'on opprime, niais qui n'en reste pas moins obstinément attachée à son rêve, qui lui te pour en défendre la beauté et l'intégrité, rêve qui fait sa physionomie; rêve de foi, de justice et de civilisation qu'elle développe à l'ombré des libertés que lui garantit le.drapeau britannique! Mais voilà que cette liberté indispensable à la perpétuation de son idéal est en jeu aujourd'hui et que tout l'avenir de la patrie canadienne en est compromis; c'est le sentiment, intimé de cette atteinte portée à la vie d'un peuple à ses aspirations à ses droits légitimement acquis qui déchaîne, même, au-delà des frontières de cette province de Québec, d'énergiques protestations.Il convenait aux Canadiennes-françaises de mêler leur voix à celles qui s'élèvent de toutes parts pour la défense de nos libertés constitutionnelles; aussi n'avons-nous pas hésité à adresser au premier ministre la lettre suivante qui répond aux sentiments de toute femme qui a mis son amour et placé se6 espoirs dans la patrie canadienne.Marie Gérin-Lajoic.Au Très Honorable Sir Kobert Borden Premier Ministre du Canada I [onorable Monsieur.La Fédération Nationale St Jean-Baptiste qui groupe les Canadiennes-françaises dans une association patriotique répond en ce moment aux aspirations de ses membres en vous priant de bien vouloir renoncer au projet de conscription pour le-service d'outre-mer, que vous cherchez à imposer ici sans consulter le peuple.Cet acte contrarie toutes nos traditions et l'exécution de ce projet' compromettrait les libertés sacrées que 1'Umpire Britannique nous a concédées par l'établissement du gouvernement responsable.Veuillez croire que notre démarche est dictée par l'amour profond que nous portons à la patrie canadienne qui a mis en vous sa confiance et qui vous a confié lie dépôt de ses droits.Les intérêts du Canada d'ailleurs s'harmonisent avec ceux de la.Grande-Bretagne, car la force de celle-ci réside tout entière dans la politique libérale qu'elle a adoptée avec ses colonies cl qui leur garantit une complète autonomie.iAïissi les Canadiennes-françaises enseignent-elles à leurs fils le respect du drapeau britannique qui les protège et leur demanderaient-elles de mourir pour sa défense si une main sacrilège venait sur ce sol tenter de le renverser.Marie Gérin-Lajoic, pres.'G\ B.Choquct, trésorière (î.Lcnwyuc, secretaire arc.Montréal, 1er juin 1917 2 Montréal — LA BONNE PAROLE — Juin 1917 Vol.V, No 5 Chronique des Oeuvres Commission centrale des Gouttes de Lait.L'exposition du Bien-ctre de l'Enfance qui ne devait durer qu'une semaine, s'est prolongée quinze jours durant, i\ cause du grand intérêt qu'elle a suscité dans le public.Toutes les daines des Fédérations paroissiales, en charge de nos sections, se sont prêtées de bonne grâce au surcroît de travail que leur imposait cette décision.La portée édueationnellc de cette exposition qui avait pour objet de combattre la mortalité infantile, a certainement été» très grande et dissipera beaucoup d'ignorance et de préjugés.Toutes les phases de la vie du bébé ont été illustrées par rune ou l'autre de nos œuvres sociales et de saines connaissances ont été dispensées sur les met bodes qui peuvent être utilement bu ivies pour que l'enfant soit sain robuste et se développe normalement.C'est ainsi que l'assistance maternelle renseignait sur les soins que la mère de famille doit se donner et les précautions qu'elle doit prendre pour préparer la vie du petit être (pie le bon Dieu déposera dans ses bras.L'hôpital Sainte-Justine à son tour enseignait à prévenu les accidents, à soigner les maladies, à faire des pansements.La Fédération qui avait intitulé sa section: "Le soin du bébé" a représenté l'intérieur d'un foyer où la mère s'efforce de faire vivre son enfant dans des conditions hygiéniques et lui prodigue des soins éclairés.Toute la journée du bébé passait sous les yeux des visiteurs, depuis l'instant de son réveil jusqu'à celui de son coucher.On y donnait un enseignement sur la manière de baigner un enfant, de rhabiller, de mesurer sa nourriture, sur les délassements qui lui conviennent, la liberté qu'il faut donner à ses ébats, sur la promenade au grand air.sur le sommeil.Aux murs étaient accrochées des sentences comme celles-ci.arlisteineiit peintes par Madame Alarie, président ; de la.Fédération paroissiale de l'Immaculée Conception, à qui l'on est redevable d'ailleurs de la bonne organisation de cette section durant toute l'exposition : I" Le luit maternel tend l'enfant sain cl vigoureux.*-J° Baignez voire enfant chaque jour (huis une eau tiède.3" // est bon de peser l'enfant chaque semaine pour savoir s'il se développe normalement.4n Protégez la vue de l'enfant contre les lumières trop C'ircs, s
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