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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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août 1915
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  • Revues
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La bonne parole /, 1915, Collections de BAnQ.

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LA BONNE PAROLE ABONNEMENTS : Canada et Etats-Unis, 50 cts Etranger, - 80cts( Vol.ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-J EAN-BAPTISTE.AOl'T 1015.No.0.SOCIETES REDERE ABONNEMENTS ET REDACTION t Chambre 14, Monument National, Boni.St-Laurenl, Montréal.Tél.Main 7122.Heures de Bureau de 9 h a.m.à 1 h p.m.Remub Mensuelle SOMMAIRE Le* dames ratrcrnrrrrs des oeuvres suivantes : Institution des Sourdes* Muettes, Ctéche de la Miséricorde, Nmareth, Hôpital Notre*Dame, Hospice St-Vincent de Paul, Hôpital Ste-Justine, l.a Providence et Lex Incurables.Fédération paroissiale de : I* l'.nfant Jésus, 'lié» Saint Nom de Jésus de Maison neuve, Saint Henri, St- Jrun-Uaptistc, St-Viuccnt-de- l'aul, l.a Nativité d'Hochelag, St-A rséne, Immaculée Conception, St'Antelme, Ste-Catheriue, Ste- Philomênc «le It ose* Rtc-Hé'ètie, [mont, Sacré>( locur, St-Eiifièbe C'-rc'e des demoiselles de St- Pierre.Le Foyer.I ' a t r ona ce d ' Y ou v i I le.Les Ecole* ménagères, Cercle d*K tildes Notre* Oaine.Association des Imtitutri« es catholiques.Association des employées de manufacture.A^'"-iation des employées de magasin, Association des employées de bureau.Association des femme d'affaires.L'Assistance Maternelle.En! iv nous.Mûrir ('lin»ni(|u»« «1rs œuvres.Les Associations professionne féminines.' .es cercles « 1 « - fermières .Les A end tens.Le lilt' stir la Colline .< Jeux que l'on rel rouve .•.Premières (Vmmunions, TjC Direct i a Notre Oui nier.A Lire.Revue des Revues.Gi ri h - Lu joie Iles ./,'.'Ai*/'/"' Lu reduction (in if I h nii r l'uni Ihurl Elii- Du ii I rin r ilr In r.('.ENTRE NOUS "Jr »•»»//.»• ilimi pint iln if m hf m join" "Quel hiil pur.que ih gohl, que il'nmoui" "Prodigues fwur mo vie in naissant, condamnée" "M'ont fuit il » n.r fois V» niant df.mu un rr obtinec." Victor Hugo.Tandis que la guerre fail dans notre race une immense saignée cl immole nos fils par milliers, femmes canadiennes, de grace, veillez sur vos berceaux.Des foires que nous perdons, il faui à lout prix les refaire ci cet honneur, c'csl à vous, mères de familles, qu'il incombe.Chaque année lu grande faucheuse d'enfants entre furtivemenl dans nos foyers cl nous ravi! des têtes Mon-des; barrons-lui le chemin el comme des sentinelles vigilantes, fermons-lui l'entrée de nos demeures.Oh! combien pour la femme, la question nationale se pose aujourd'hui nette el précise: elle réside tout entière dans la stricte observance du devoir quotidien cl dans In sollicitude qu'il faul donner à nos chers petits.Ces enfants Irais cl roses qui nous sou rien i cl nous te iule ni les bras, ils nous révèlent dans ce geste attachant toute haïr faiblesse.Donnons-nous à eux avec amour et que nos soins soient éclairés, car pour les ('lever il ne suffit pus de les aimer, il faut encore savoir.Malgré la grande moralité qui règne dans notre peuple el malgré ses qualités prolifiques, on constate cependant que la mortalité infantile lait rage chez nous et place notre pays à cet égard dans une humiliante et coupable infériorité.A quoi tient donc ce déficit de population qui anémie notre race et risque de compromettre sa survivance?Avouons-le sans crainte afin de pouvoir réagir: l'ignorance des mères en est la cause.Les autorités publiques ont jeté le cri d'alarme, la ville de Montréal a multiplié ses gouttes de lait et dispersé ses conférenciers aux quatre coins de la ville, il nous appartient de répondre à ces efforts et d'en profiter.Voilà ce qu'a, compris la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et voilà pourquoi elle a inscrit la lutte contre la mor- talité infantile connue premier article de son programme.Da Fédération n'a- pas ici la prétention d'innover: elle approuve et suit les méthodes employées à Montréal par les autorités municipales pour lutter contre le fléau, mais elle sent qu'une large tâche lui est cependant réservée : celle d'insuffler à notre population le zèle nécessaire et la volonté requise pour profiter des moyens d'action mis à sa- portée par le bureau d'hygiène.De travail entrepris par la Fédération dans la lutte contre la mortalité infantile n'en est donc pas un d'initiation el de direction, mais il est essentiel lenient une collaboration vigoureuse à un ordre de chose établi et dont il veut étendre la bienfaisante influence.Ainsi, tandis que la ville ouvre les gouttes de lait, notre association nationale par ses fédérations paroissiales y fail affluer la population: tandis que la ville organise les conférences suivant un programme d'enseignement uniforme, arrêté par un comité de médecins, la Fédération va chercher les foules et les dirige vers ces foyers d'instruction?Du.ville verse aux paroisses le subside initial, indispensable à l'ouverture de la goutte de lait, la Fédération paroissiale y ajoute tout ce qui est requis pour en assurer le succès: aménagement, confort intérieur si important pour que la femme du peuple y vienne avec plaisir.L'ingéniosité féminine se manifeste ici en créations variées et les gouttes de lait prendront bientôt un air de coquetterie à ce contact féminin.Ici, c'est un blanc rideau confectionné avec ardeur par une zélatrice de l'œuvre et accroché avec grâce au cadre trop nu d'une fenêtre, là c'est un siège accueillant placé avec habileté pour retenir à la goutte de lait la maman qui.attend son tour à la consultation et, lui faire oublier les fatigues du chemin; partout enfin, c'est une scrupuleuse propreté qui révèle incontestablement la présence d'une main de» femme.A côté de ces détails, en apparence puérils, mais si impor- 144 2 Montrai — LA BONNE PAROLE — Août 191.V Vol.Ill No fi.taiits dans In.pratique de la vin pour intéresser et retenir la clientèle féminine, s'opère l'œuvre primordiale de la Fédération, celle du recrutemcnl des adhérentes à la goutte de lait.Faire aimer à notre population la goutte de lait, la convaincre de l'utilité de relie institution, obtenir que la mère de famille s'y rende, même au prix de sacrifices e| réitère ses visites avec persévérance chaque semaine, voilà surtout l'œuvre de la Fédération.Et pour cela, nos membres ne comptent pas leur peine.Nos dames suivent les registres de la paroisse, vont dans toutes les maisons où Dieu dépose un berceau, se présentent à la mère sons prétexte de lui passer quelque pamphlet éducatif publié par le département d'hygiène et en profitent pour faire une enquête d'une très grande portée qui servira de documentation aux autorités pour introduire les améliorations et les réformes nécessaires au fonctionnement des gouttes de lait.Cinq mille feuilles d'enquête ont été distribuées aux membres de la Fédération depuis le mois de mai; ce qui donnera à l'automne une compilation fori rare sur l'étal de la question.En certaines paroisses le service d'enquête est organise' avec une telle perfection (pie les enquêteuses se sont mises en relation avec toutes les familles de la paroisse sans en excepter une seule.Il est facile de prévoir les conséquences d'un travail fait dans de telles conditions, ("est l'éducation de la femme qui se fait au lover même, c'est une action individuelle qui s'exerce sur chaque mère de famille, (''est une réponse catégorique qui s'inscrit à l'enquête après cette question; fréquentez-vous les gouttes de lait?Pourquoi n'y allez-vous pas?El ces aveux (pi: tombent naturellement au cours de la conversation entre l'enquêteuse et la mère livrent le secret des écueils comme du succès de la goutte de lait.Seule l'initiative privée était en étal d'entreprendre c«' travail profond d'éducation dans les niasses et c'est ce qu'a compris le chef distingué du service d'Hygiène de Montréal.Aussi, le docteur Boucher a-t-il acquiescé immédiatement au plan de campagne que lui soumettait la Fédération il y a un an.Il comprit que cette collaboration de notre association nationale allait devenir un agent puissant pour le développement de l'œuvre des gouttes de lait, et il se plait à en aider le fonctionnement, non seulement par un généreux subside, mais en donnant à notre comité son temps et son dévouement.Une lois par mois nous tenons des réunions à notre secrétariat, auxquelles assistent les déléguées de toutes nos fédérations paroissiales.On y échange des vues sur h» fonctionnement des gouttes de lait, les améliorations à y appori-er, les connaissances et la préparation que doivent posséder les enquêteuses ; le docteur Boucher assiste h (•• s assemblées oi bien y envoie un représentant.Sa parole si autorisée renferme toujours un enseignement précieux |>our nos membres.On traite surtout dans ces réunions de questions de détails qu'aucune réglementation ne saurait jamais prévoir et ordonner, et qui ne peuvent recevoir de solution que dans des réunions comme celles que nous tenons, où tout prend un caractère d'intimité et de mutuelle confiance, que des relations suivies peuvent seules entretenir.Cette assemblée que nous appelons: "La Commission Centrale des (Jouîtes do lait" crée donc un centre de ralliement important oïl se rencontrent pour travailler au bien commun nos femmes d'eeuvres et les autorités civiles.Les représentantes des paroisses en profitent pour faire connaître leurs ambitions.Ces idées sont suggestives et créent de l'émulation.C'est ainsi qu'on y a appris que telle paroisse a introduit chez clic l'œuvre des parrains qui consiste à placer les enfants pauvres de la paroisse sous la protection de personnes fortunées qui s'engagent à payer à la.goutte de lait la nourriture d'un bébé.Dans telle autre paroisse la visite à domicile a donné lieu à la fonda-lion de "L'Assistance aux mères de familles" en vertu de laquelle on fournit aux femmes dans l'indigence les vivres dont elles ont besoin pour allaiter leurs nouveaux nés.Bref l'imagination feminine devient féconde pour faire réussir la goutte de lait et en assurer le succès.Aussi n'est-ce pas en vain que la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste a inscrit à son programme: "la lutte contre la mortalité infantile." Elle en popularise l'idée avec force et en fait une préoccupation nationale.Klle l'inscrit au cœur de la femme comme une des œuvres éminemment patriotiques qui lui devient particulièrement chère.Sous cette jnfluence les femmes d'œuvres dans nos paroisses fédérées alimentent une caisse spéciale pour la goutte de lait.Elles y versent le produit «le euchres et autres fêtes organisées à celle fin, récemment elles lai-saient une part à la goutte de lait dans la recette du Denier National.Cette orientation de l'activité féminine vers le développement cl la conservation de notre race aura dans l'avenir des répercussions infinies.La baisse déjà constatée dans le taux de la mortalité infantile prouve combien l'effort organisé des Canadiennes-Françaises en vue de produire le bien est fécond en résultais pratiques Souvenons-nous que certains gestes ne peuvent s'accomplir avec fruit que lorsqu'ils sont exécutés avec ensemble.Que de problèmes de la- vie familiale ne recevront N ur solution que lorsque les femmes auront concerté leurs efforts dans une pensée commune vers un idéal bien défini ! Est-ce à dire «pi" la femme de demain sera douée de plus de vertu que celle d'hier?Je ne le crois pas, mais son énergie sera- plus productive et affranchie de la faiblesse inhérente à l'isolement, elle trouvera dans l'union le levier dont elle a besoin pour s'élever à la hauteur de sa tâche et à l'accomplissement iiitégral de sa vocation.Marie Gctin-Lajoic, o t a i h i; it i/i: t i: r R o c 11 Aim Avant do prendra aucune décision, consultez-nous pour vos promenades do vacances, soit- par Bateau om Chemin de Fer.Toutes les lignes représentées.HONE & RIVET.Agence Générale de Voyac.es, 9 Boulovard Saint-Laurent.Montréal, (entre les rues Saint-Jacques et Notre-Dame.) Téléphones Main, 2605 — 4097.5778 19 A?4C a Chronique des Oeuvres Comité de lutte contre la mortalité infantile.La lutte contre, la mortalité infantile se noursuil avec ardeur cel été; autorités municipales et initiatives privées s'en-tendent pour faire l'éducation de la mère de famille; les conférences ss multiplient el les auditoires se font toujours plus nombreux.Federation paroissiale de Saint-Jean-Baplislc.I je .*) juillet, conférence par le docteur Malouf.Le L2 juillet, conférence par le docteur J.-P.Thibeault, Grâce ;iu zèle de l'abbé fjaPalmc, initiateur de la goutte de lait dans la paroisse et au concours des membres de la F.P., l'auditoire était au moins de 500 i>ersonnes à chacune de ces conférences.Federation paroissiale, de Sainlc-Catherine.Des conférences furent données tous les lundis soirs aux mères de famille, durant le mois de juillet, par le docteur ( Servais.Fédération paroissiale du Sacré-Cœur (te Jésus.Le i;i juillet, causerie par Mlle Mola Saint-Jean, sur l'hygiène du vêtement.Paroisse Notre-Dame du bon Conseil.Conférence par la même, duns la salle de l'Hôtel de Ville.L'assistance était tie 1.00 personnes.Le docteur Dubois présenta la conférencière.Paroisse Sainte-Clothilde.Série de conférences par .Mlle Saint-Jean.Fédération paroissialle de Sainte-Hélène.Conférence par la même.Paroisse Sainlc-Cunégondc.Conférence pur le docteur ll.-(i.As&elin.L'assistance était d'une centaine de personnes.TABLEAU Des travaux accomplis par nos F.P.depuis le premier javier 1915 jusqu'au 17 juin.Assemblées tenues 48 Conférences données II) Chiffres de l'assistance aux conférences: 3,604.Nombre des feuilles ri'enquête distribuées ù nos membres : 5,000.La secret raire de la.commission centrale des Gouttes de Lait qui a été l'âme de tout ce mouvement, mérite des félicitations pour le dévouement avec lequel elle remplit ses fonctions.LES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLLS FEMININES La question du travail salarié chez les femmes a beaucoup préoccupé les esprits dans ces derniers temps.L'importance de cotte question, aussi bien que l'utilité des associations professionnelles féminines organisées dans le but d'améliorer la condition des travailleuses, est telle que vous ne serez pas surprises si j'aborde de nouveau ce sujet."Puisse la beauté de la doctrine dirai-je à la suite d'une de nos sœurs françaises, vous faire oublier les défaillances de l'interprète; puisse-t-elle, en vous montrant par-delà les théories abstraites el les mots sans couleurs, ces milliers de créatures humaines qui travaillent, qui peinent et qui meurent, prêter à mes paroles inhabiles, je ne sais quelle persuasive éloquence?" Très brièvement nous verrons d'abord quelle fui l'évolution du travail féminin ù travers les âges, mais nous étudierons surtout ce que sont les associations professionnelles féminines dans les divers pays.Dans l'antiquité, la femme était une esclave qui travaillait non pour obéir au précepte divin : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton Iront," mais bien plutôt pour éviter en tant qu'esclave les mauvais traitements d'une force supérieure.Pourtant au 17* siècle encore Molière devait écrire: "Du côté de la barbe est la toute-puissance." L'Eglise qui a toujours défendu le principe de la dignité personnelle de la femme a contribué à la faire jouir au Moyen-Age de droits jusqu'alors inconnus à celle-ci.("est ù celte époque qu'apparut l'ouvrière."L'ouvrière — mot glorieux — dit M.Leroy-Beaulieu, — que tous les peuples connurent dès qu'ils eurent supprimé l'esclavage et la servitude." "Il suffit de parcourir les registres des métiers et marchandises de De p pin g nous dit le même auteur, dans son livre intitulé "Le travail des femmes au XIXe siècle," pour voir que le régime des corporations faisait une pari notable au travail des femmes.On y trouve mentionnées les ouvrières de draps de soie, les fileresscs de soie à grands fuseaux et à ])v\\\x fuseaux, les tisserandes de couvrechefs, les brouderesses, les crospinières, les barqueresscs, les cérenceresscs (peigneuses de laine), les chapelières de soie, les feseresses de chapiaux d'orfrois, les lacières, les pigneresscs (cardeuses de laine) cl bien d*a.utrcs professions encore, où les femmes non seule-mont étaient admises comme aides, mais pouvaient avoir la maîtrise.Bien plus encore, dans certains métiers, les femmes avaient accès aux dignités de la corporation.On sait que chaque corporal ion avail des chefs port&nI le nom tantôt de maîtres de métier, tantôt de prud'hommes, tantôt d'élus.Il v avait des professions où ces fonctions pouvaient être données à des femmes.Les artisans do tissus de soie, par exemple, avaient trois maîtres et trois maîtresses, les tisserandes de couvre-chefs avaient trois prudes-femmes." Aujourd'hui, dans la.lutte pour l'existence, la- femme trop souvent se trouve contrainte à faire en plus de ses travaux domestiques un travail rétribué."La vapeur, qui suivant l'expression de .Iules Simon." brisa les quenoulles et.les rouets" a entraîné et entraîne chaque jour davantage la femme vers la- fabrique, l'usine.".Jadis mille occupations professionnelles, aujourd'hui industrialisées au dehors, s'accomplis-aieni au foyer domestique où la.femme dirigeait de véritables industries entièrement déposées entre ses mains, et contribuaient ainsi dans une large pari à la fortune familiale.Brasser la bière, pétrir le pain, conserver les salaisons, autant de travaux exécutés au 13° siècle sous les ordres de l'épouse, tandis que les industries de l'alimentation sont maintenant reléguées dans de vastes usines qui emploient un grand nombre de femmes" a- écrit Mme Claire Gérard dans une brochure intitulée: Syndicalisme féminin et Bourses de travail.C'est ainsi que dans la plupart des pays d'Europe, les femmes représentent en moyenne 30% de la- population avant une profession.Aux Etat-Unis, il y a.8,000,000 de femmes qui travaillent.Au Japon, les femmes constituent les trois cinquièmes de la.population ouvrière.Dans les carrières libérales le développement de l'instruction a multiplié le nombre des femmes vouées à l'en- 1 1 23 4 Montréal — LA BONNE PAROLE — Août 1915.Vol.HT X 6.geignement sous loutes ses formes: littéraire, scientifique, artistique, professionnel.Mais pour en trouver d'étonnants exemples il faut .aller aux Etats-Unis, lia, si le nombre «les femmes ayant une profession manuelle est moins considérable que dans les états européens, en revanche celles qui sont adonnées à des carrières intellectuelles occupent une place proportionnellement bien plus considérable.Je vous fais grace des statistiques américaines où vous verriez figurer des milliers de femmes avocates, médecins, dentistes, ingénieurs, architectes, mécaniciens, journalistes, femmes de lettres, etc.Peut-être m'objecterez-vous que les femmes dans la plupart des cas, en développant leur esprit d'indépendance — grave défaut — travaillent pour se procurer le superflu pour satisfaire leurs caprices.D'après l'enquête officielle publiée par l'Office du travail en France, 00% clés travailleuses sont veuves, .abandonnées ou divorcées, on ayant un mari malade : elles doivent dans ces conditions de concurrence affreuse se suffire entièrement par leur travail.Il serait intéressant d'étudier le travail féminin dans toutes ses manifestations.Nous nous bornerons au travail des ouvrières les plus à plaindre à cause de leur pauvreté, de leur infériorité intellectuelle, et de la condition pénible qui leur est faite par la concurrence.".'Je ne connais pas pour ma part, dit M.l'abbé Beau-pin, d'œuvre d'éducation féminine plus difficile et plus ingrate que celle qui consiste à essayer de relever à leurs propres yeux, ces pauvres femmes auxquelles les salaires de famine, la lutte pour le pain quotidien ont fini par faire perdre le sens de la justice et auxquelles ces tristes nécessitées ont enlevé jusqu'à l'espérance." Cette œuvre de relèvement à la fois économique, intellectuel et moral d'une classe formant une partie si importante de la population dans?tows les pays est l'œuvre propre de l'association : L'association professionnelle n'est-ce pas précisément la réunion des personnes de même métier ou profession, qui par la mise en commun «le leurs petites énergies individuelles, veulent acquérir une force collective suffisante pour opérer dans leur situation économique les améliorations désirables, pour obtenir le développement intellectuel nécessaire et trop facilement comprimé par le labeur quotidien, pour augmenter en elle-même le trésor de vie morale déposé en leur finie par l'Eglise et dont les associations professionnelles catholiques sont des foyers protecteurs effectifs cl reconnus?Toutefois, l'association ne se forme pas sans rencontrer, de grandes difficultés provenant d'une manière générale, des préjugés qui existent contre le travail féminin : des préventions des patrons qui craignent de voir leur .autorité amoindrie et d'être obligé de monter les salaires: — enfin, du manque de confiance dans le tempérament féminin pour conduire et maintenir une associât ion.D'autre part, les ouvrière* elles-mêmes se méfient de tous et.do toutes.L'absence de solidarité, d'esprit de corps, fait que d'instinct, certaines d'entre elles résistent à toutes tentatives d'association.Mlle.Blondelu, membre du Conseil supérieur du Travail en France, affirme que l'esprit syndical chez la femme est encore à l'heure .actuelle très peu développé.Certaines femmes craignent que ces associations ne soient des clubs, des assemblées politiques ou des trusts.Celles-là qui n'ont pas été habituées à exercer leur vo- lonté, leur esprit d'initiative, se sentent peu portées à la lutte; 11 jour au lendemain 2,576 colons anglais débarquent dans la baie de Chibouctou el fondent la capitale de la Nouvelle-Ecosse.La présence inopinée de cet important noyau de population civile enhardit les autorités militaires et devient une source de tracasseries pour les tranquilles paysans acadiens.Au mépris des engagements les plus authentiques, ('ornwallis veut imposer la prestation d'un nouveau serinent d'allégeance qui met en jeu le droit de propriété H la liberté religieuse des Acadiens.et qui comporte l'obligation, si héroïquement combattue, de prendre les armes au besoin pour donner assistance aux sujets de Sa Majesté."Nous avons prêté plusieurs serments, t'écrienl de partout les Acadiens dans leurs requêtes respectueuses, tous étaient basés sur cette promesses de l'exemption des faits «le guerre ; >i nous sommes restés en ce pays, c'est sous cette réserve expresse, et les plus belles phrases du monde ne prouveront pas que l'on ne cherche à nous tromper." "Ces serments sont illégaux, in ne cep-tables, répond ('ornwallis.et si les précédents gouverneurs y ont adhéré par leurs promesses, ils ont créé des titres nuls et sans valeur; vous êtes ici sujets du roi d'Angleterre, sans avoir prêté le serment d'allégeance, vous avez donc perdu tous vos droits, et c'est une grâe • qu'il vous lait en consentant à vous admettre encore à la faveur de son allégea lice." Les honnêtes Acadiens ne comprennent rien à ce haineux acharnement.Ils s'étonnent nue l'on veuille mettre en doute la portée du traité d'Utrecht, modifié et.complété par la lettre «pie la reine Anne adressait au général Nicholson au lendemain de sa signature: ils ne peuvent concevoir que l'on songe à répudier le serinent de fidélité reconnu par Robert Wroth à l'avènement de George II et confirmé en quelque sorte par le gouverneur Richards Philipps lui-même lorsqu'il admit les réserves «les Acadiens «laus une correspondance officielle du 27 avril 1730.Aussi est-ce avec une naïve confiance qu'ils s'attachent à produire les textes pour dissiper cet étrange malentendu."Voilà quarante ans, écrivent-ils.que nous vivons sur la loi jurée, sans que personne nous ait jamais dit que ces conventions fussent nulles." "Tant pis pour vous si vous ne connaissiez pas l'invalidité «le ces conventions, rétorque Cornwallis avec une cynique insolence, il fallait vous en informer; aujourd'hui, vous n'avez plus qu'à vous soumettre à merci, ou vous serez dépouillés de tout ce que vous possédez." Et pour mieux réussir dans son œuvre d'intimidation le gouverneur s'en prend lâchement aux femmes et aux enfants; voici les instructions qu'il donnait le 13 janvier L750 à l'un de ses subordonnés du nom de Cobb : "Partout où les habitants s'enfuiront ou quitteront leurs maisons à votre approche, vous saisir»'/, toutes les l'en unes «'t les enfants «pie vous pourrez, vous les déposerez dans un fort, et ils y resteront comme otages jusqu'à ce que la conduite des parents soit devenue meilleure." Mais les Acadiens s'obstinaient à refuser «l«i prêter un serment qui répugnait à leur conscience, ils voulaient être fidèles au roi d'Angleterre mais ils déclaraient préférer quitter le pays plutôt que d'être forcés «le prendre les armes contre les Français.*Mh l»i«'ii : quittez-le!" osa répondre ('ornwallis dans un mouvement «le colère.Des Acadiens rédigent alors des pétitions et demandent leurs passe-ports, mais Cornwallis «pii n'a pas le courage d'avouer son erreur, cherche mille prétexte pour les leur refuser.Mans une lettre au Board oj plantations à Londres, [Topson, l«* successeur de ('ornwallis.nous donne deux ans plus tard la raison toute égoïste de ce relus: "M.('ornwallis pourra vous informer combien ces gens-là nous sont miles «et même nécessaires, combien il s nuit impossible «le vivre ici sans leur concours, lors même qu'ils seraient remplacés par d'autres colons.L'arrogance «le Lawrence précipita les événements.Se voyant traqués partout comme des bêtes fauves, les Acadiens continuaient à émigrer vers Beauba-ssin et l'île Saint-.lean en dépit «l«*< efforts qu'on faisait pour les retenir dans !«• pays.Le fori Beau séjour situé sur l'isthme «le Shédiac à l'endroit qu'occupe aujourd'hui Cumberland, facilitait les rapports avec le Canada «*t favorisait si manifestement l'émigration «pie Lawrence résolut de le faire disparaître.Ce lut bientôt fait, car M.de Ver-gor, ami ssèdc le trésor inestimable tic la sérénité, du calme magnifique.1511e s'absorbe dans la lutte contre la- nature, ruse pour en déjouer les caprices ou en attirer les générosités, et n'est distraite, au long des heures qui passent, durant le labourage ou les semailles, «pie par l'Angélus et le chant des oiseaux.Naïve, souvent enfantine, elle n'est jamais soulevée par les bourrasques de la sensibilité, et demeure hardie devant l'émoi, ("est une flamme qui brille sans éclat comme sans défaillance, près de laquelle on ressent, non 1«-Jeu «pli incendie.et puis s'éteint, mais la- tiède chaleur (pli dure.Quand nous arrivons avec nos cœurs usés, nos cerveaux esquintés, nos sentiments mauvais et bons mal sondés, cette tiède chaleur nous semble froide, trompeuse, nous éprouvons triste, et tous ces gens des campagnes nous paraissent d'une simplicité désolante, en-'nuyeux à mourir, et si loin de nous! C'est alors (pie nous avons tout intérêt à nous rapprocher d'eux, à secouer l'impression de désorientât ion et de solitude qu'ils nous donnent, à nous imprégner de leurs pensées, à les faire parler de ce qui les occupe, de leurs buts, de leurs craintes, de leurs désirs, de bans résignations.Et nous serons sal utai rement frappés de constater que Ton peut vivre, rire, être à peu près heureux, sans besoins, sans sursauts, sans lire, sans "savoir," sans illusions et s:ins rêver! Et nous compare-Il A N Q U E D*H OCHELAGA Capital autorisé: $-1,000,000 — Capital payé: 4,000,000 Fonds de reserve: $3,700,000 — Total de l'actif, au delà de $34,000,000 BUREAU DE DIRECTION: J.-A.Vaillanconrt, Président; lion.F.-L.Béïquc, Vice-Président ; A, Turcotte; E.-1I.Lemay ; Hon.J.-M.Wilson; A.-A.Larocquc; A.-W.Bonner, — Heaudry Lcman, Gérant Général; E.-G.Leduc, Gérant du Bureau Principal; P.-A.Lavallde, Assistant Gérant; Yvon Lamarre, Inspecteur; J.-C.Thivierge, Con-trôleur.Toute personne peut ouvrir un compto à notre département d'épargne, avec un dépôt de $1.00.Nous accordons l'intérêt au plus haut taux courant à tous le* dépôts d'épargne.Vol.III No 6.rons.nous comparerons la.pauvreté de cette quiétude à la.soi-disant opulence de nos agitations.Au retour, le beau monsieur des villes, cuisant avec l'homme des champs, l'observe et pense: "Il ne change pas, sa.figure reste au cran d'arrêt : il n'esl ni plus laid, ni plus propre, ni moins jeune, ni moins vif (pie l'été dernier: sa- même culotte montre un peu plus de rapiéçage, voilà tout.C'est curieux, il leur faut vingt années à ces gens-In pour se modifier.' El l'homme, de son côté, en répondant au\ questions qu'on lui pose, songe: "Comme il a un joli costume et du "senti-bon".Mais, dame! il a.vieilli: >es joues so ni plates et le blanc de son œil devient jaune.C'est drôle comme huit ou dix mois peuvent les faner, "ceuss" «pu s amusent.Qui s'amusent !.Laissez-le croire ù ce prodigieux mensonge, ne désabusez pas ce paysan crédule qui admire docilement votre auto, les pierres de vos murs, votre "joli cost unie" et la succulence de votre laide.Sauvez votre dignité en prenant l'air sûr de soi et complètement étranger à l'adversité.Pourquoi lui dire combien les marques qu'il a comptées sur votre visage trahissent la terrible peine, le quotidien tourment que vous coûte le luxe, grand ou modeste, dont vous vous entoure/.?Pourquoi lui expliquer que "faisant" trente mille francs par an, vous on dépensez cinquante, el que vos joues creusées représentent votre auto: que le séjour chic au hord du lac suisse a produit le jaune de vos yeux et les réparations de votre villa ce pli prés du nez; «pie vos tempes déjà "grisonnassent" pour avoir réglé des notes de couturière et l'abandonnement au Théâtre-Français, et que l'appartement de trois cents louis et les soupers rendus ont mis deux ride-; à votre front?Ne lui apprenez pas que vos plaisirs et changements de plaisirs, vos rages dM'arriver", de dépasser, de posséder; que l'équilibre de vos succès cl de vos vanités; «pie la façade de votre existence, vous sont une obsession, un mal «pli von- ronge, vous exténue, vous tue! Qu'enfin, vous vous "amusez" après dix heures de travail, et dormez les nuits 011 vous n'avez pa-s "l'insomnie de l'échéance".Non.laissez le croire à l'enchantement de vos jours, à votre paradis, à votre argent ! qu'il ne sache pas les larmes de VOS joies, les duretés de vos "douceurs", les misères de vos largesses.E1 pour encourager son tranquille regard inconsciemment respectueux, (jiii vous flatte, fringuez, fringuez! * * Donnez des vacances à vos pensées et mettez-les au vert en écoutant avec votre cœur, et sans dessèchement d'âme, les propos que vous tiendra cet homme, penché depuis toujours sur les plantes et les bêtes, sur les fruits et les fleurs.Tout, en construisant un massif de dahlias ou une tonnelle de jasmin, en arrosant ses "trémieres" et ses glaïeuls, en observant dans l'herbe d'où vient le vent et dans le ciel d'où vient l'heure, ou bien en élevant adroitement sa.fourche, d'un geste rythmé, vers la meule qui devient haute, el en cambrant ses reins entraînés et- patients, il vous dira- l'émotion de sa- matinée: "Oui, monsieur, j'ai vu ça.Ah ! que c'était mignon ! c'était un nid de perdreaux, là-bas près des foins coupés.La mère avait réussi la.moitié des œufs ot les petits s'agitaient."Restait l'autre moitié à couver encore, ou îi .Montréal — LA BONNE PAROLE — Août 1915.02 9 Vol.Ill No 0.Montréal — LA BoXXK PAROLE — Août 1915.11 laisser perdre.Alors le père a emmené 1rs petits, 1rs n installés à trois pas de là, et s'est mis dessus pour les réchauffer.Il va les élever pendant que la mère se tiendra, sur les œufs en retard pour les faire éclore.Les bêtes, tout de même, ça en remontrerait aux gens.Vous ne vous dont;*/ pas, monsieur, île ce qu'il y a de malice dans.' et l'homme continue, vous initiant aux mys-tères adorables des choses qu'il remarque, dont il esl justement épris et sainement curieux.— "Tenez, monsieur, cet épais feuillage qui pousse contre l'escalier, c'est malgré moi: je l'écarté, je l'attache plus loin, il s'en moque.C'est volontaire, la nature !" Cette conclusion vous inspire une minute méditative.— "Vous voyez ce peuplier, il s'est abattu'là, il n'y m pas une semaine.Il était magnifique; et des racines! On le croyait, si solide! qu'est-ce qui aurait pensé?.Paraît qu'il était miné en dessous.Alors un orage, un coup d'ouragan, et le voilà pur terre.C'est pitié!' Et vous considérez le colosse jeté en travers de la rivière et faisant pont sur les deux rives.Le mélancolique symbolb vous apparaît.Votre ami, le gros banquier X., que l'on croyait -i solide dans les racines de son or, s'est abattu, la saison passée, aidé de son revolver, parce qu'il était "miné en dessous!.1 Avec ses histoires touchantes, intelligentes et pures, où n'entre aucune niaiserie, mais des images saisissantes, un bon sens né, un juste sentiment de «• ANNEE D'EXISTENCE" MÎ1S0N FILIATRAULT IMPORTATEUR DE Tapis, Prélatts, Rideaux, Modes, etc.Spécialités : Chapeaux pour Dames, Etoffes à Robe*.Soies Habits pour Messieurs faits sur commande.429-433, Bout.St-Laurent MONTREAL, P.Q.Vente DE CHAUSSURES 4000 paires de Soulieks pour Dames,— Souliers pour fillet tes.— 1 lot-lines pour Fillettes et Garçonnets, au prix uniforme de 98 cts la paire.Ces"marchandises valent de $1.50 i\ $3«OOala paire.ALBERTINO BELAND Marchand de Chaussures 323, rue RACHEL Est.Entre les rues St-Denis et Kivard.Téléphone St-Louis 1480.DERY FOURNIT A PLUS DE 40,000 CANADIENS LES GRAINES DE SEMENCES Les mieux adaptées à noire climats.Gratis sur demande, le catalogue français le plus complet du pays.GRAINES, PLANTES, OUTILS DE JARDINAGE de toutes sortes, etc.Hector h.Denp 21 NOTRE-DAME EST, MONTREAL Téléphone Main 3036 DUCHESNAU, DUCHESNAU, Cie LIMITEE."il, rue Saint-Paul Est.Xi::
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