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Titre :
L'abeille /
Diffusée durant l'année scolaire à partir de 1925 par les Frères de l'instruction chrétienne, L'Abeille se consacre principalement à l'éducation religieuse des élèves du cours primaire, de la 1re à la 7e année. [...]

La revue L'Abeille (1925-1947), sous-titrée « revue mensuelle pour la jeunesse », puis « revue mensuelle illustrée pour la jeunesse », est publiée à Québec par les Frères de l'instruction chrétienne et paraît pour la première fois en septembre 1925. Diffusée durant l'année scolaire, de septembre à juin, L'Abeille se consacre principalement à l'éducation religieuse des élèves du cours primaire, de la 1re à la 7e année.

Par l'accent mis sur la formation à la morale chrétienne et sur l'encouragement à la vocation religieuse, L'Abeille est d'esprit similaire au Bulletin du Très-Saint-Enfant-Jésus, une publication pédagogique des Frères des écoles chrétiennes.

La publication offre à ses jeunes lecteurs des chroniques, des contes, des reportages, des biographies de personnages historiques, des récits hagiographiques, des romans à épisodes, des causeries scientifiques, des chants, des activités de bricolage, des jeux et des devinettes.

En 1935, la revue atteint un tirage de 10 000 exemplaires; et celui-ci s'élève, au milieu des années 1940, à 17 000 exemplaires.

En 1947, L'Abeille fusionne avec Hérauts, périodique pour enfants publié par les Éditions Fides, et devient Abeille - Hérauts, qui sera diffusée jusqu'en 1964. La série Hérauts contient aussi les revues Ave Maria, Jeunesse, Stella Maris et L'Éclair.

La revue L'Abeille a contribué au développement de la littérature jeunesse canadienne d'expression française.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 102.

POULIOT, Suzanne et Nathalie ROUSSEL, « L'adolescence vue par les Frères de l'Instruction chrétienne », Cahiers de la recherche en éducation, vol. 7, no1, 2000, p. 37-61.

Éditeur :
  • Laprairie :les Frères,1925-1947
Contenu spécifique :
décembre 1931
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Hérauts ,
  • Abeille et hérauts
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Références

L'abeille /, 1931, Collections de BAnQ.

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L'ABEILLE parait tons les mois, juillet et août exceptés.SOMMAIRE Mot d'ordre : Préparez vos cœurs, p.135.— Miettes d'Evangile : I.c jugement dernier, p.139.— Pèlerinage en Terre-Sainte, p.141.— Echos du Juvénat de Laprairie, p.144.— Nouvelles de l'Ouganda, p.147.— Eu lionne Mère du Ciel : Histoire de Judith, p.152.— Explication d'un tableau : Le retour du Prodigue, p.102.—¦ L'Ile Mystérieuse, p.105.— De tout un peu, p.172.— Le Loup et le Bûcheron, p.174.— Le cambrioleur acrobate, p.179.CLASSES ".EXCELLENTES' 34 — 7* et 8" année, F.Joseph-Gabriel, Ste-Scholastique.35 — 5* et 6* année, p.Ernest, tt 36 — 7* et 8" année, F.jérôme, Saint-Casimir.37 — 6" année, p.Armand-Raoul, ti 38 — 5' année, F.Evaihste.si 39 — 9' année, J F.IIÉRACLA8, 1 V.Maxi.mi:.Shawiniyan Falls.40 — V et 8* année, F.Hehnahd-Vrtor, Stc-Croii.41 — 4* année A, F.Janvier, En.Vautlreuil 42 —11" année, F.cohentin.Ecole supérieure 43 — 9' année A, F.Florentin, St-Stanislas.44 — 9* année d, F.Octave.45 — 9' année E, F.Bue, - 46 — 8' année B, F.Esdras.47 — 6" année A, Hémi-Mahik.48 — 6* année H.F.Roland, 49 — 3" année A, I1'.\Iai«'i:i.i,ii:n.Devinette // manque une lettre aux 35 mots suivants, peut-on la retrouver et reconstituer le mot initial ?(Ex.: tente, Imite.) Pinte, douceur, frac, lambeau, pieusement, denier, monter, chat, louage, éteindre, agent, minute, pari, mot, écouter, attendre, tempe, ange, banc, entre, prodige, coupe, dame, contre, race, étoffer, vie.fable, river et prier, trouer, maure, maigre et aigre, pose.Prîmes t Cinq volumes d'Abeilles, à tirer entre les heureux concurrents.Réponses avant le 15 décembre. Préparez vos cœurs Abêti i r.— J'ai hâte de voir arriver les "fêtes", dites-vous: pourquoi donc cette hâte à l'approche de Noël et du Premier de l'Anf Lecteur.— Eh bien! voyez-vous, c'est une époque très intéressante; on visite les parents et les amis, et l'on a du plaisir.A.— Pauvre enfant! Vous direz encore que je suis un trouble-joie ; mais enfin je ne puis m'empêcher de.vous gronder.Toujours le païen qui se manifeste en vous!.Ce qui vous attire dans les solennités de Noël, ce n'est pas la planche de salut que Dieu envoie au monde, ce ne sont pas les trésors de grâce qu'il nous offre en son Fils Jésus, mois la jouissance, le plaisir.h.— Ne craignez rien, chère Abeille, chez nous, on est bien religieux; on est fidèle à se rendre aux offices de l'Eglise; à Noël, en particulier, l'on va à la messe de, minuit et l'on communie.A.— Et, de plus?L.— De plusT.On fait comme tout le monde; on se visite, on échange des souhaits.N'est-ce pas une belle coutumet Vou-driez-vous qu'on passe le congé de Noël à l'église, ou qu'on s'enferme chez soi comme un ermitet A.— Non, je ne prétends pas cela; je trouve très belle et bien recommiindable la coutume de se visiter et de s'offrir des souhaits à l'occasion du renouvellement de.l'année.Ce que je voudrais, ce que je demande, c'est qu'on passât ces jours dans l'esprit de l'Eglise, c'est-à-dire d'une manière chrétienne.Pour beaucoup d'adolescents, le temps des "fêtes" est une ruine nwrale.Ils commencent, il est vrai, leur congé de Noël par la communion; 136 L'ABEIMjE c'est une pratique traditionnelle et le premier article au programme ; Voilà la part du Hon Dieu.Mais trop souvent ensuite, dans les visites, les amusements, les longues veillées, ils souillent et déchirent leur vêtement de grâce, comme l'on fait d'une guenille : voUà la part du diablel.l.— Je dois avouer, chère Abeille, qu'il y a du vrai dans ce que vous diles.A.— Oui, il y a du vrai, trop de vrai.En voici un témoignage.Un professeur de l'un de nos collèges ecclésiastiques, me disait un jour : "Le congé du Premier de l'An est une occasion de ruine pour beaucoup de nos jeunes gens; il est même à certains égards pire que les grandes vacances.A cause de la longueur de celles-ci, les jeunes gens prennent un emploi, et, d'ailleurs, on s'y amuse, davantage en plein air: la température le permet.Tout le congé du Premier de l'An, au contraire, se passe dims l'oisiveté, les festins et les réjouissances."Et ce digne prêtre ajoutait : "Tout est à recommencer après le congé du.Premier de l'An; les effets de la retraite de rentrée sont détruits; nos jeunes gens nous reviennent dans un état pitoyable; il leur faut plusieurs semaines pour se remettre sérieusement au.travail." h.— Quelle serait, d'après vous, chère Abeille, la manière chrétienne de passer le congé du Premier de l'Anî A.— D'abord, il faut savoir que toute fête de l'Eglise est un passage de Jésus; un vrai passage; il est parmi nous lout aussi bien qu'il était en Judée; seulement il est invisible, et, aux jours de fêles, il vient à nous avec des grâces extraordinaires, spéciales à chacune d'elles.Si, aux jours de fêtes, Jésus nous apportait des biens naturels; par exemple, à une fête, une augmentation de force; à une, autre fête, une intelligence plus vive; à une troisième, le don de la parole; à une quatrième, le génie des affaires; à une cinquième, l'assurance d'une vie longue : comme on les-célébrerait pieusement! comme on s'y préparerait! L.— Oui, certes; s'il en était ainsi, moi tout le premier, je, serais un fervent des fêtes.A.— Eh bien! Jésus nous offre beaucoup mieux; au lieu de biens naturels qui nous échappent à la mort, il tient à notre disposition des biens éternels.A Noël, par exemple, il veut nous faire naître à une vie nouvelle.h.— De quelle vie voulez-vous parlert A.— De la vie de la grâce, de cette participation à la vie divine qui nous rend agréables à Dieu et nous donne droit de monter au ciel. l'abeille 137 L.— Et si déjà l'on possède en soi celte vie divine, comment la donnera-t-il de nouveau f A.— Comment f c'est bien simple.Il la rendra plus belle, plus brillante, plus vigoureuse, plus résistante, plus féconde.Alors on aura moins peur du qu'en dira-t-on; on sera plus fort contre le diable et contre les mauvais camarades.L.— Dans ce cas, quelqu'un qui célébrerait pieusement la fête de Noël serait donc sûr de fortifier son état de grâcef A.— C'est cela même; sa vie d'enfant de Dieu, reçue au baptême, en deviendrait plus forte et plus pleine.\i.- Mais vous ne m'avez pas dit la conduite à tenir pour passer chrétiennement le congé de Noël, A.— 1° Excitez dans voire cœur, tous les jours, le désir de bien célébrer la fête de Noël, de la célébrer pour faire plaisir à Jésus, le bénir de sa bonté pour vous, le huer, le remercier, et, en même temps, obtenir la grâce spéciale de la fête : un état de grâce plus solide.2° Priez mieux, priez davantage; surtout, faites usage des oraisons jaculatoires, des aspirations, des cris du cœur.Ces courtes prières sont très bonnes pour les jeunes gens, qui se fatiguent vite des longues formules."Mon Dieu, aidez-moi! Marie, ma bonne Mère, préparez vous-même mon cœur pour la fêle de Noël! Jésus, venez prendre dans mon cœur une vie nouvelle, plus forte et plus belle.Jésus, gardez mon cœur pur!" N'importe qui peut faire de semblables prières souvent dans la journée.3° Préparez un bouquet d'actes de renoncements et de sacrifices, que vous offrirez à Jésus dans votre communion de Noël.4° Défiez-vous des conversations de certains camarades, qui semblent n'attendre les "fêtes" que pour s'amuser cl jouir, et vous-même, lorsque la pensée des amusements de la saison vous vient à l'esprit, chassez-la en disant : Je m'amuserai chrétiennement; avant tout, je veux faire plaisir à Jésus et garder l'état de grâce pendant le congé de Noël! 5° Dans votre communion de Noël, vous demanderez à Jésus la lumière et la force pour le garder dans votre cœur pendant tout le congé, par conséquent pour vous amuser, vous promener, visiter vos parents et amis, d'une manière chrétienne.Cela est très possible, Ami Lecteur : ne manquez pas de.le faire. 138 i.'aiieille CROISADE DE PRÉSERVATION DE L'ENFANCE PAR L'ENFANCE.Frédéric Ozanam surprit un jour I"illustre Ampère récitant son ckapelct dans une église.11 souffrait alors de violentes tentations de doute: mais cette vue raffermit si profondément dans la foi que, plus tard, il disait : "Le chapelet d'Ampère a fait plus pour moi (pie tous les livres et même tous les sermons." Voyez donc la force du bon exemple; pourquoi n'en profiterions-nous pas pour faire du bien à ceux qui nous entourent!.Le jeune Julien Maunoir était, au collège, un véritable apôtre de ses camarades.Son historien nous dit : "Il persuadait aux uns de brûler les méchants livres capables de corrompre les bonnes mœurs: aux autres, de se retirer des mauvaises compagnies., il modérait dans ceux-là la passion du jeu." l'n élève, sorti d'un pensionnat chrétien et.revenu dans sa famille, était attristé de ce que son frère avait délaissé toute pratique religieuse.Il s'en ouvrit à son confesseur : — Vous le convertirez, dit celui-ci.— Impossible, répondit le jeune homme, il ne m'écouterai! pas.— Mais vous ne lui direz rien.— Comment réussir alors?— Faites bien régulièrement votre prière du soir, à côté de lui.dans voire chambre commune, nu pied de votre lit.S'il vous critique, continue/, wins découragement et ne répondez que par un bon sourire amical'.Noire jeune apôtre résolument se mit à genoux.Son frère le regarda d'abord avec surprise, puis se trouva péniblement gêné par cet exemple persévérant, qui étnit un reproche pour lui.Il lui devenait pénible de se coucher sans prière, pendant que son frère, presque aussi âgé que lui, joignait ses mains et offrait A Dieu leurs deux cœurs.Un soir, dans une conversation amenée par une heureuse circonstance, ils se promirent de prier ensemble, et deux mois après, ils communiaient A Pâques l'un à côté de l'autre.Congréganistes, Ligueur», Croisé», admirez et.imitez.Pourquoi, vous aussi, ne seriez-vous pas apôtres f F.Célestin-Auguste. Le jugement dernier La justice n'est pas de ce monde.Le bonheur ou l'adversité tombent indistinctement sur les méchants et sur les bons.Il semblerait même que la bonne fortune réserve ses faveurs et ses sourires au mécréant.Comme celui-ci limite à la vie présente ses visées, et que nul scrupule ne le retient dans la poursuite de ses désirs, il l'emporte aisément dans la course au bonheur terrestre.Tout lui réussit.Le chrétien fidèle, au contraire, qui n'hésite pas à sacrifier ses aises, semble avoir Sait un mauvais calcul et s'être livré à un jeu de dupe."Dieu châtie ceux qu'il aime", dit-on parfois.La Formule est contestable ; mais il est bien vrai que la vie est une épreuve : les uns ne songent qu'à se décharger sur le voisin pour vivre égoïstement; les autres aident leurs frères à porter le poids de l'existence.Résultat : les meilleurs portent la croix.Où est la justice! Patience.Dieu rendra à chacun selon ses œuvres.•ans un premier jugement, à la fin de noire vie, le Juge suprême portera sur nous sa sentence.Mais comme nous avons vécu en société, il faut que notre justification, ou notre condamnation, soit rendue publique et éclate pour ainsi dire aux yeux de tous.Aussi, à la fin des temps, au jour fixé par Dieu pour la fin de l'humanité, y aura-t-il un jugement général.C'est le tableau pathétique de ces assises dernières que l'Evangile nous décrit en des traits inoubliables.Devant le Roi céleste assis sur le trône de sa majesté, et environné des anges, toutes les nations de la terre seront assemblées.Alors il les séparera les unes des autres comme un pasteur sépare les brebis d'avec les boucs; les brebis (entendez les justes) à sa droite, et les boucs (entendez les réprouvés) à sa gauche.Les premières, c'est-à-dire les justes, entendront une parole d'amour : "Venez, les bénis de mon Père, venez posséder le 140 i,'abeille royaume qui vous a été préparé dés avant rétablissement du monde." Et, ensuite la malédiction tombera sur les réprouvés : "Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu étemel qui a été préparé Alors s'établira entre les justes et le juge céleste un dialogue solennel, afin que Dieu puisse faire éclater le mérite de ses élus et publier lui-même leur gloire en présence de toute l'humanité.".) 'ai eu faim, leur dira-t-il, et .vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venu me voir." Confondu de telles louanges, les justes, dans leur humilité, chercheront où placer leur mérite : "Seigneur, diront-ils, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, et que nous vous avons donné à matigerf — En vérité, leur répondra le grand Roi, toutes les fois que vous l'avez fait nu plus petit de mes frères, c'est à moi-même que vous l'avez fait." Et les justes iront à la vie éternelle, et les maudits au suppliée éternel.Dans cette séance grandiose, rien ne manque pour frapper les imaginations, et rendre plus impressionnant le verdict.Jésus se servait volontiers de comparaisons pour se faire comprendre des simples qui l'écoutaient.Rien des fois, ses auditeurs avaient assisté à des séances du tribunal romain qui rendait à Jérusalem la justice civile et criminelle.Le vice-roi, entouré de licteurs, déployait une pompe redoutable.Et les assistants ressentaient, à cette vue, line crainte salutaire.Jésus, en évoquant pour le jugement dernier, une séance semblable, seulement plus auguste, a I il voulu nous faire enten dre que tout se passerait ainsi au dernier jour, avec tout le détail de celte mise en scène?Nous ne saurions le dire, c'est le secret de Dieu.Une tradition veut même que ces assises dernières doivent avoir pour théâtre la vallée de Josaphat.Ce point n'est pas davantage de foi.Mais ce qu'il faut retenir, c'est que toute notre vie, tous les actes de notre vie donneront lieu à une enquête, à un jugement, à un verdict.Ah.la belle revanche, alors, de ceux qui auront servi le Christ dans la personne de leurs frères! El la belle récompense de leur vie sacrifiée! L.R. Pèlerinage en Terre-Sainte F.Jean-Joseph, Sup.Ocn.(Suite, et fin.) Le dimanche 4 janvier, après avoir entendu" plusieurs messes à l'église (le rAnnoneialion.nous parlons, avec le F.Léonard, Franciscain, originaire «le Vaileyfleld (Canada), pour Cana, Ti-bériade et Capharnaiim.en suivant la route de Caîfa à Hamas.Nous prions, à Cana, dans l'église qui rappelle le souvenir du premier miracle de Jésus.Sur la roule, le F.I-éonnrd nous signale l'endroit où se 111 la multiplication îles pains; puis nous descendons à Tibériade.I-c lae est presque HOIt pieds au-dessous dir niveau de la Méditerranée.Il est renfermé dans un magnifique eadre de montagnes et, le jour de notre visite, ses eaux sont limpides et calmes.C'est surtout dans l'après-midi qu'elles sont agitées.Nous prions dans l'église qui rappelle spécialement la remise des clefs à saint Pierre, lui donnant ainsi la primauté sur les autres Apôtres.1.8 ville s'étend jusqu'au bord du lac.De petites barques sont amarrées au port, et des pêcheurs réparent Uirrs lilels sur le quai, comme le faisaienl jadis l'ierre et André, Jacques et Jean.I-e souvenir de nombreux récits de 142 jj'abeille l'Evangile se présente alors à l'esprit : la pèche miraculeuse, la tempête apaisée, Jésus marchant sur les eaux et invitant Pierre à le rejoindre, le Christ se tenant dans une barque pour instruire le peuple qui se presse sur le rivage, etc.Il eût été intéressant d'aller en barque à Capharnaum, mais pour gagner du temps, nous y allons par terre.Nous passons près des emplacements de Magdala, qui rappelle sainte Madeleine, et Bethsaïde.patrie de l'ierre.d'André et de Philippe.Il ne reste rien de ces villes.Après avoir quitté la route de Damas, nous entrons dans un mauvais chemin qui me rappelle, tout a fait en petit, mes premiers voyages en automobile, en Haïti et au Canada, avant qu'on eut commencé à y faire les belles routes qui existent aujourd'hui.En passant, nous visitons un couvent de religieuses, bAti sur le mont des Béatitudes, pour recevoir les prêtres qui veulent y faire une retraite.L'endroit est vraiment bien choisi; on domine le lac et la solitude est absolue.De la ville de Capharnaum, il reste seulement les ruines de la Synagogue et quelques pans de murs des maisons les plus rapprochées.Ce qui reste de la Synagogue est imposant et conserve le souvenir de Jésus priant, enseignant et multipliant les miracles en ce lieu.Les Pères Franciscains ont entouré le terrain qui renferme une si précieuse relique et contruit un couvent pour la résidence du Père qui en est le gardien.On constate ici, comme à Bethsaïde, les cITels de la malédiction prononcée par Jésus sur ces villes endurcies."Et toi, Capharnaum, n'ns-tu pas été élevée jusqu'au ciel?Tu seras rabaissée jusqu'à l'enfer! parce que, si dans Sodome eussent été produits les miracles qui se sont opérés chez toi, Sodome serait encore debout aujourd'hui.Aussi, je le déclare : au jour du jugement, il y aura plus de rémission pour le pays de Sodome que pour toil" Dans l'après-midi, nous partons pour Caïfa et le mont Carmel.La route suit la plaine d'Esdrelon qui est bien cultivée.La ville de Caïfa est construite au bord de mer et au pied du Carmel.Ce mont servit de retraite au prophète Elie, qui y sema les miracles les plus extraordinaires, jusqu'à la résurrection d'un mort.Il y est resté en grande vénération pour tous les gens du pays, quelle que soit leur religion.Les Pères Carmes sont les gardiens de ce saint lieu.Sous le maître-autel de leur chapelle ¦— actuellement en réparations — se trouve le sanctuaire du prophète Elie.On croit qu'il habita cette grotte dirrant son séjour sur la montagne.H est permis de penser que Jésus visita ces lieux; une tradition assure que la sainte Famille s'y reposa en allant en Egypte, ou plus vraisemblablement en revenant, pour se rendre à Nazareth. l'abeille 143 L'histoire dit que, sur le mont C.armel, fut construit la première chapelle dédiée à Marie.Aujourd'hui l'église du couvent est le siège central de l'Archiconfrérte de Noire-Dame du Mont-Carmel.Nous sommes gracieusement reçus à l'hôtellerie qui est construite a l'extrémité du mont et ne fait qu'un avec le phare.De l'esplanade, comme des chambres, on domine toute la baie et la campagne environnante.En face, on aperçoit Sainl-Jean-d'Acre, riche en souvenirs historiques.Le lundi malin 5 janvier, nous prenons le train, à huit heures.La ligne qui part de Saint-.lean-d'Acre est directe jusqu'à Knn-tara.Nous n'avons donc pas à changer de voiture.Ln première partie dir voyage est intéressante : la plaine de Saron, que nous traversons, est fertile jusqu'à Lydda, dont j'ai déjà parlé.Le chemin de fer se rapproche ensuite de la mer et, peu après Gaza, on entre en Egypte, à environ 140 milles avant d'arriver au canal de Suez.On ne voit plus que quelques plantations de dattiers; puis seulement quelques herbes il moitié sèches que broutent de rares moutons.On rencontre encore de temps en temps un Bédouin conduisant quelques chameaux.Il en est ainsi jusqu'à Kautara où nous arrivons à la nuit tombante.A huit heures, nous sommes chez nous, à Port-Fouad.Notre pèlerinage est terminé.Il est raconté qu'un chevalier, ayant ainsi pieusement fait le pèlerinage de Terre-Sainte et se prosternant enfin au lieu de l'Ascension, y fit une prière fervente, disant à Notrc-Seigneur : "O Jésus, mon Sauveur, puisque j'ai eu le bonheur de suivre vos traces sur celle lerre, depuis Bethléem, lieu de votre naissance, jusqu'au Calvaire, lieu de votre mort; maintenant, je suis à l'endroit que vous avez quitté pour monter au ciel, faites, ô mon Dieu, que je vous suive au paradis." Et sa prière fut exaucée : il mourut d'amour pour son Sauveur.Que nous fassions ou ne fassions pas le pèlerinage de la Terre-Sainte ¦— rares sont ceux qui auront le bonheur de l'entreprendre — il faut que tous, nous suivions Jésus, dans notre vie spirituelle : méditons ses mystères et surtout ses souffrances, imitons ses vertus, alin qu'à nos derniers moments, nous soyons dans les dispositions du chevalier dont il vient d'être parlé.Puisse notre dernier soupir s'exhaler comme dans une extase d'amour qui nous ouvre la porte du paradis I Avantage Spirituel Chaque semaine, une messe est dite aux intentions de nos abonnés, pour eux-mêmes ou pour leurs parents défunts. Echos du Juvénat de la Laprairie La Semaine «les Vocations t Chers Amis, N'allez pas croire qu'une fols rendus au Juvénat, nous allions oublier ceux avec qui nous avons passé de si bons moments, a l'école, ft l'église et dans de grandeB et de petites parties de balle ou de gouret.Non, le souvenir garde Intacte la fleur de notre amitié : noua prions Dieu de bénir ceux avec qui nous avons coulé des heures al Joyeuses sous le regard rassuré de nos anges gardiens.Voila que nos voles ont bifurqué : vous restez dans la maison de vos bons parents: quant ft nous, nous sommes dans la maison du Seigneur.Nous aimons ft penser que pour plusieurs d'entre vous, le choix n'est pas encore défluitif : il y en a beaucoup que le Seigneur regarde, qu'il aime, et à qui il dira peut-être : "Suivez-moi!" Et.pour que ceux-là disent un "oui" généreux, pendant ces jours de la "Semaine des Vocations", nous avons offert a Jésus des prières et des sacrifices afin qu'à ces appelés il donne le courage de ne pas regarder en arrière, comme le fit le jeune homme riche de l'Evangile.Puissent ces quelques mots vous engager à bien écouter la voix du Seigneur, et si vous entendez son invitation, à la suivre de tout votre cœur et de toute votre flme! Jésus seul peut calculer le nombre d'Ames qui seront sauvées parce qu'une flme de plus aura été fidèle ft sa vocation de prêtre ou de religieux.• • • La VMè dn Christ-Rot Le 25 octobre 1931 restera une date mémorable dans nos annales : elle marque l'intronisation solennelle du Christ-Roi au Juvénat; professeurs et juvénlstes ont fait acte public d'allégeance au Itol d'Amour.Pour que cette consécration ne fut pas une vaine cérémonie, elle fut préparée par une semaine de prières et de sacrifices.Il semble que Jésus a dû agir sur les cœurs dans les méditations, car on a mieux compris sa royauté sur tous et les heureux effets qu'elle produit dans l'âme qui B'y soumet.Comme lorsqu'une grande visite est annoncée, une certaine Impatience régnait de voir se lever l'aurore de la fête, tellement on désirait montrer ft Jésus combien on l'aimait. 146 .l'abeii.i.k Voici venu le jour tant désiré! Quelle Joie, ù la communion, de sentir dans son cœur Celui à qui toute puissance a été donnée sur la terre et dans les doux, et que nous voulons désormais servir comme notre Père et notre Roi! Nos voix s'harmonisent en de pieux cantiques.Les anges peuvent y mettre plus d'art que nous, mais difficilement plus de bonne volonté : la bonne volonté, c'est tout ce que Jésus nous demande pour le temps présent.La matinée est consacrée à une séance pieuse.Les chants, les acclamations, les louanges traduisent les sentiments qui débordent des cœurs.Puis, le C.F.Directeur du Juvénat qui a organisé cette belle fête à Notre-Selgnour, récite d'une voix émue les belles paroles de la consécration, que chacun répète au fond du cœur.Nous éprouvons que la souveraine royauté de Jésus est toute d'amour et de bonté, et non pas tyrannique comme l'est souvent celle des maîtres de la terre.Comme elle est vraie cette parole : "Le Joug du Seigneur est doux, et son fardeau léger." Que le Christ-Roi régne sur nous et sur le monde, aujourd'hui, toujours, dans les siècles des siècles et au delà! I m' promenade automnale.Splendlde Journée pour le 12 octobre cette année! Saint Améllus connaissait nos désirs, J'en suis sûr : peut-être, était-il venu écouter, la veille, à la porto de la salle d'étude, alors que les juvénlstes parlaient de promenade donnée à l'occasion de la fête du 0, F.Directeur.Toujours est-il qu'il noua a gâtés.Vers deux heures, les rangs se forment sur le préau et.la promenade commence.En route, je ne crois pas que cliucun roulait sa langue sept fois duns la bouche avant de pnrlor, ollo aurait trop travaillé.On arrive au petit bois, celui qui s'étend au bout de la commune, vous le connaissez, pus vrai?La.il fallut se diviser, car quelques-uns.habiles chasseurs, J'en conviens, avalent formé le projet de prendre quelques lièvres.Bonne chance! Bonne chance! et nous voilà dispersés.Deux heures s'étalent à peine écoulées qu'un coup de sifflet strident, répété par tous les échos du bols, nous rappela au lien du rendez-vous.Où sont-ils donc, nos chasseurs de tuutCt?On ne volt plus que d'humbles JuvénlstcB sans lièvres.Avant do revenir on Jugea prudent de prendre une collation; tout étult prêt, grftce au dévouement de nos surveillants qui avaient apporté, tous les ingrédients d'un repus sur l'herbe.Un morceau de pain grillé, une toast, ça a le même gout, un peu de beurre, une pomme et notre lunch prend fin.Bien intéressante pour nous, les Juvénlstes et les postulants, que cette journée passée sous le grand ciel du Bon Dieu! Avec notre F.Directeur, qui est si bon.si dévoué, Il fallait s'attendre à un nique bien réussi; du reste, il n'en est plus à des coups d'essai, •lie ferme au Juvénat, on s'y amusa double; aussi, "mauvais V est une expression française qui tombe en désuétude •bulalro. i^a^ l^Sb Nouvelles de l'Ouganda D'une longue lellre du F.Aimé, nous extrayons les passages suivants, propres a intéresser peut-être les jeunes lecteurs de "L'Abeille".Il paraîtrait que la crise financière sévit aussi en Afrique équatoriale, bien qu'il soit difficile d'en donner une explication : comment des gens qui ne connaissent la livre sterling que par ouï-dire peuvent-ils souffrir d'une dépression monétaire?Plusieurs de ces pauvres noirs sont aussi forts en déduction philosophique que ce ministre des finances, socialiste à ses heures, qui menaçait d'aller prendre l'argent où il se trouve.Eux s'attaquent surtout aux objets en nature : en fait de marché, c'est le marché "d'empoigne" qu'ils préfèrent.C'est bien plus commode d'emprunter, par exemple une bicyclette, quand le propriétaire n'est pas là pour faire valoir ses objections.C'est justement ce qui est arrivé a ma pauvre bécane que j'avais laissée sur la galerie.Le lendemain malin, pas plus de bécane que sur ma main.Volatilisée! Mes confrères et amis eurent soin de m'avortir, dans leurs condoléances, que je devais me résigner à ne plus revoir la couleur, et même l'ombre, de ma bicyclette.Le proverbe "Aide-toi, le ciel t'aidera" m'enseignait que la résignation n'est une vertu que lorsqu'on a fait tout son possible pour se tirer d'affaire.J'allais donc, d'un pas ferme, assuré, résolu, trouver un petit chef, lequel remit l'affaire a un moyen chef, qui a son tour versa le dossier entre les mains d'un grnnd chef, à telles enseignes que bientôt toute la force consta-bulaire fut sur pied pour retrouver l'objet soustrait à son propriétaire légitime.Tout le monde sait comment grincent les rouages d'une grande administration quand on les fait fonctionner; je soulageai beaucoup la machine en promettant une bonne récompense à celui qui me remettrait mon véhicule.Après une semaine d'attente, qui me parut longue, on me remit ma pauvre bicyclette, retrouvée comme par miracle.Juge/, de ma joie : si je ne tombais pu à la renverse, c'est que je venais de diner copieusement. 148 L'ABEILLE Mes élèves se réjouirent fori de ma bonne aubaine.Et voyez leur politesse : ils me disaient : "Thank you, Brother, for havina recovered youT bicycle!" Ils me remerciaient de leur causer cette joie.Ah, les braves enfants! Une source de joie encore plus grande, c'est le retour à la santé du C.F.Charles-Jules, noire dévoué Directeur principal.Voyant que les médecins renonçaient à le soulager, après avoir épuisé toutes les ressources de leur arl, il commença nvec nous une neuvaine aux jeunes martyrs de l'Ouganda.Il était plein de confiance en leur intercession, lui qui avail usé ses forces, on peut le dire, à faire du bien à leurs compatriotes.Dès le premier jour, il y eut du mieux, qui alla en s'aceen-tuant.Après être resté si longtemps alité, il put se lever, cl même marcher, toutefois à l'aide de béquilles.Nous espérons que les saints martyrs compléteront leur œuvre, et que bientôt le C.F.Charles-Jules pourra reprendre ses forces, qu'il dépense sans compter.Un ouvrier de plus, un chef, c'est beaucoup pour la mission ougandienne, qui permet les plus belles espérances.Mais ici comme ailleurs, il n'y a pas assez d'ouvriers, pour recueillir tout ce qui est mûr.Que de jeunes gens, dans les villes, gAchent leur vie, qui auraient pu être de bons missionnaires s'ils avaient voulu! • • • Le 20 juin dernier, le F.Herménégildc s'embarquait à Québec avec cinq confrères pour notre mission africaine.De son voyage, il nous envoie une longue relation très intéressante.Quand on n'a vu que le Saint-I.aurent, si majestueux soit-il, c'est toujours une révélation de se trouver sur une petile île flottante au milieu d'un cercle d'eau qui s'élend partout à perte de vue! Chose curieuse, c'est quand on est sur l'eau qu'on est tenté de s'écrier : "Que la terre est vaste!" Nos voyageurs aperçurent plusieurs banquises, énormes blocs de glace et de neige durcie arrachés au Groenland et voguanl à la dérive vers le sud.Ces icebergs peuvent avoir un mille de superficie.Malheur au navire, qui, comme le Titanic, s'en va frapper ces montagnes de glace, il ne peut sortir vainqueur de la lutte! I.c capitaine de VEmpress of Australia, notre navire, était trop prudent pour aller se mesurer avec ces géants du Nord : des zigzags faits en temps opportun permirent d'éviter toute rencontre fâcheuse.On dit que ces lies flottantes emportent quelquefois des ours blancs : dignes passagers de tels navires.Ils dormaient, el la L ABEILLE 149 banquise est partie à la dérive tout doucement D'abord, tout va bien, les ours pèchent et font bonne chère.Mais en gagnant le sud.les insulaires voient diminuer leurs propriétés foncières avec une inquiétante rapidité.Puis, les derniers pieds carrés ont fondu et les naufragés sont à la nage à trois cents lieues de toute terre! Après arrêt en Angleterre et en France, le grand voyage se continua sans trop d'incidents, si ce n'est sur la Mer Houge, où la chaleur était littéralement suffocante.Il parait que c'est l'endroit de la terre où il fait le plus chaud.Un des Frères tomba sans connaissance; des soins donnés à temps le ramenèrent.Tel ne fui pas le cas d'un cuisinier, qui périt, victime de la chaleur.En arrivant à Djibouti, les voyageurs apprirent qu'à bord d'un navire qui rapatriait des soldais anglais, il y en avait eu une trentaine â périr, tués par la vague de chaleur! Et comme des missionnaires doivent être des hommes bien trempés, une terrible tempête attendait nos voyageurs à leur entrée dans l'Océan Indien.Des vagues de vingt-cinq pieds de hauteur déferlaient sans arrêt sur le pont, balayant tout sur leur passage.Quand le terrible vent de la mousson redoublait de fureur, notre vapeur filait.à reculons.Une fois même, on alla ainsi à la dérive toute la nuit.Enfin, quand on est parti, il faut bien qu'on arrive : le 30 juillet, les voyageurs débarquaient à Mombassa, principal port du Kenya.Trois jours après, ils prenaient le train pour se rendre à Kisubi, la dernière étape.Un agrément du voyage fut d'apercevoir des antilopes et des gazelles, aux formes si élégantes, des autruches, des zèbres, en grands troupeaux.I.es lions ne se firent point voir : ces grands chasseurs, chassés à leur touT, se font rares heureusement, mais au grand désespoir des Tnrtarins modernes.A Kampala et à Kisubi, les voyageurs rencontrèrent leurs confrères : on devine la joie de part et d'autre.Les nouveaux missionnaires bénissent le Seigneur d'être enfin arrivés dans le pays noir que rêvait leur apostolat.Une prière à leur intention est sollicitée FF.Alphonse-Marie, Augustine Mary, Gomalfs, Raymond, HcrmênigQàe, II éraclius-Albert.I 150 l'abeille de tous nos jeunes lecteurs nfln que le bon Dieu leur accorde la grâce de faire Une longue et fructueuse journée dans ce champ du l'ère de famille, resté si longtemps en friche au point de vue de la foi.HISTOIRES DE SERPENTS On sait qu'en fait d'animaux sauvages, l'Afrique équaloriale a été servie avec libéralité : c'est le paradis des chasseurs, de ceux qui cherchent les fortes émotions.Ce n'est pas "to kill or not to kill" qui est pour eux la question du moment, mais bien "to kill or to be killed", ce qui est lout différent.Le Frère Edgar-Marie nous a envoyé l'histoire de deux serpents qui y laissèrent leur peau."Il est midi, une vieille négresse revient de son champ de culture.En longeant le sentier qui conduit à sa paillotte, que voit-elle tout a coup?l'ennemi juré de tout indigène : un énorme serpent, étendu comme une grosse corde à quelques pas devant elle.Dans sa frayeur, elle pousse un "ndnru" strident, qui sème l'alarme aux environs."On accourt; la pauvre femme, tremblante de peur, indique du doigt une termitière où la bète s'est réfugiée.Les noirs, armés de bâton, montent la garde, pendant qu'on avertit un Père, qui arrive bientôt sur les lieux, le fusil en mains."Avec mille précautions, on se met il démolir la termitière, et bientôt apparaît la tète de l'ennemi.Les bâtons se lèvent, prêts à frapper, si l'horrible bète cherchent son salut dans une fuite précipitée.Mais le l'ère a churgé son fusil; il vise avec soin et tire dans le trou.Un bruissement, puis plus rien."Toujours avec force prudence, on continue à creuser, et l'on finit par sortir le reptile.Il mesurait près de huit pieds de longueur, il était de la grosseur du bras."C'était un serpent "cracheur", ainsi appelé parce qu'il crache, non pas son mépris, mais un liquide venimeux qu'il ne fait pas bon recevoir sur la figure"."L'autre jour, on apportait au posle la peau écaillcusc d'un petit (?) boa, qui mesurait, de son vivant, seize pieds de longueur et quatre pieds de tour au milieu du corps.Un noir l'avait tué d'un coup de lance, sans nvoir eu de belle bataille à livrer, et voici pourquoi.Ces bêtes vous avalent une proie plus grosse qu'elles après lui nvoir brisé les os en s'enroulant autour d'elle.On comprend que la digestion doit être difficile dans ces conditions : en effet, les serpents tombent alors dans une somnolence l'abeille 161 qui les met ù la merci du premier venu.C'est justement ce qui étiiil arrivé a notre boa qui venait de s'offrir un mouton entier pour son repas.L'indigène en avait profité pour mettre lin à ses déprédations, sans rencontrer aucune résistance.L'énorme serpent ne manifesta aucune objection à se laisser occire." fa Jonne *$tèw bu |iel ;m »i-; ¦ ".Voua êtes la gloire de Jérusalem, lu juii
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