L'abeille /, 1 janvier 1927, mai 1927
II- Volume — N" 9 — LAPRAIRIE, P.Q.— Mai 1927 MOT D'ORDRE "Voll.À TA HÈRE".(Jean, XIX, 27).Je plains le jeune homme chrétien dont l'àme ne vibre plus d'enthousiasme cl d'espérance au seul souvenir du mois de mai, au seul nom de Marie.En nous donnant sa Mère pour être noire vraie Mère à nous, Jésus a voulu nous enlever en quelque sorte la possibilité de nous damner.Les Juifs miirinurateurs furent délivrés de la morsure brûlante des serpents par un seul regard jeté sur le serpent d'airain, figure de Jésus crucifié, que Moïse éleva sur l'ordre du Seigneur.Tous ceux qui regardaient le serpent d'airain étaient guéris: encore fallait-il que ce regard fui accompagné des dispositions intérieures convenables.Les Juifs endurcis qui ne voulurent pas s'humilier, se repentir de leur faute, et croire (i la parole du Seigneur qui leur promettait la guérison à si bon compte, expirèrent victimes de leurs blessures.Vous aussi, chers jeunes gens, dans le voyage de la vie, vous souffrez de la morsure brûlante du serpent infernal, morsure qui a des conséquences encore plus épouvantables que celle qui lue le.corps puisqu'elle jette le corps et l'àme dans la "géhenne du feu" pour l'éternité.Vous connaissez le remède à cette morsure dangereuse : le regard sur Jésus crucifié, la confession humble cl sincère de.vos péchés. 330 I,'abeille Mais combien parmi vous ressemblent aux Juifs endurcis, et refusent de regarder la croix avec un regard sincère, de leurs fautes! Combien remettent à plus tard leur conversion et passent des semaines et des mois suspendus par le fil de cette vie au-dessus du gouffre de l'enfer.'.Eh bien! dans son infinie miséricorde, le bon Dieu vous a donné un dernier moyen de salut : c'est le recours à la très sainte Vierge Marie.Si vous n'avez ni la contrition, ni l'humilité pour obtenir le pardon de vos fautes, vous pouvez au moins vous jeter en pleurant dans les bras d'une Mère toute-puissante et toute miséricordieuse.Elle vous consolera, vous éclairera, vous fortifiera et vous conduira humiliés et repentants ait tribunal de la pénitence.De grâce, n'abandonnez jamais les pratiques pieuses envers la sainte Vierge que vous ont suggérées vos mères ou vos maîtres! Ne manquez pas en particulier, de faire avec dévotion voire "mois de Marie": à celte fin.récitez tous les jours votre chapelet et assistez régulièrement aux exercices qui se donnent le soir dans toutes les églises.Et vous, cheis enfants, qui voulez à tout prix être préservés de la morsure du serpent, imitez saint Louis de Gonzague et saint Stanislas liostka dans leur tendre et constante dévotion à la 1res sainte Vierge.Dès l'âge de neuf ans, par amour pour Marie et pour imiter sa pureté virginale, Louis fait à Dieu le vœu de chasteté perpétuelle.On refuse le saint Viatique à Stanislas atteint d'une maladie grave, à Vienne, il a recours à sa céleste Mère qui aussitôt envoie un ange lui porter la sainte Communion.Ces deux jeunes saints se confiaient en Marie dans toutes leurs difficultés: ils aimaient à parler de ses vertus, â visiter ses églises, à célébrer ses fêles.C'est à sa protection qu'ils durent tous deux de conserver leur âme si pure et de suivre courageusement leur vocation, en dépit des plus grands obstacles.Croyez-moi, chers enfants, imitez Louis et Stanislas dans leur dévotion à la sainte Vierge et cette bonne Mère, vous couvrira, comme elle le fd pour eux, du manteau de sa maternelle protection. MIETTES D'ÉVANGILES LES NOCES DE CANA |rois jours après que Jésus et ses cinq premiers disciples, Pierre, André, Jean, Philippe et Barthélémy, eurent quitté les rives du Jourdain, ils arrivèrent au village de Cana, à une lieue et demie de Nazareth.Marie s'y trouvait pour assister à une noce; et quand on apprit (pie Jésus passait dans le voisinage, on l'y convia aussi avec ses disciples.La famille des nouveaux époux, de condition modeste, était sans doute de la parenté de Marie, car on la voit exercer une certaine autorité auprès des serviteurs.Peut-être même s'était-elle rendue là quelques jours auparavant pour aider aux préparatifs de la fête î Ces braves gens, après avoir lancé leurs invitations, avaient fait de leur mieux pour bien traiter les convives; mais on ne sait pourquoi, la provision de vin s'épuisa plus vite que le programme de la fête.La situation, d'abord embarrassante pour les serviteurs, allait devenir extrêmement pénible pour les époux.Toujours compatissante et secourable, Marie a l'œil à tout et devine la situation : elle veut épargner cette humiliation profonde aux époux, que les invités ne manqueront pas de taxer de lésincrie sordide.Comme le temps manque pour renouveler la provision, elle prend l'initiative de s'adresser à la puissance de Jésus, qu'elle sait infinie comme sa bonté : — "Ils n'ont plus de vin." lui dit-elle, comme à voix basse, bien en secret, pour ne pas humilier ses hôtes.Et dans sa voix, dans son regard, il y a une ardente supplication qui va droit au cœur de son divin Fils.— "0 femme, lui répondit-il, que voulez-vous de moit.Mon heure n'est pas encore venue!" Dans la langue que parlait Notre-Seigneur, "femme" est un terme très courtois qui correspond à notre mot "Madame".Cette réponse, un peu difficile à comprendre traduite en français, signifierait ceci : "La même pensée (de les secourir) m'est venue à moi comme à vous : il faut bien que je fasse quelque chose .pourtant ce n'était pas le moment fixé par mon Père .Mais à votre demande, j'avance l'heure de mon premier miracle, qui sera fait en faveur de vos protégés." i.'abeim.r Et toi doit bien être le sens des paroles de Jésus, car Marie comprit que sa charitable requête avait été agréée : la visite de Jésus dans celle maison ne pouvait être associée à.un souvenir pénible.Allant donc immédiatement trouver ceux qui servaient, elle leur fit celle recommandation expresse : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le!" Car elle savait que son divin Fils aimait à éprouver la confiance de ceux qui imploraient de lui une faveur temporelle.Quelques instants après, Jésus avisant six grandes urnes de pierre, placées là pour les ablutions en usage chez les Juifs, dit aux serviteurs : "Remplissez d'eau ces urnes." Leur contenance était de quinze ù vingt gallons, et elles étaient presque \ -ides.Sans proférer aucune remarque ni demander aucune explication, suivant docilement l'avis donné par Marie, les serviteurs firent manœuvrer leurs seaux et bientôt les six grands vases furent pleins à déborder."Maintenant remplissez une coupe, et portes-la à l'ordonnateur du festin." Ce qu'ils firent.A peine eut-il porté ses lèvres à la coupe et goûté le breuvage qu'il fut surpris de sa qualité.11 ignorait la provenance de ce vin; ceux qui l'avaient puisé le savaient bien, mais le prodige les rendait comme muets.lie maître du festin crut donc à une réserve faite par l'époux pour causer une agréable surprise à ses invités; et l'ayant fait appeler, il ne put s'empêcher de l'en complimenter, avec une pointe de raillerie : "C'est la coutume de servir d'abord le meilleur vin, puis, quand le palais des convives est emous.se, d'en faire passer de qualité inférieure.Vous, au contraire, c'est pour la fin que vous conservez, le bon vin !" Grâce à la bonté condescendante de Jésus, qui donna la quantité et la qualité, le festin de noce se termina dans l'allégresse et dans des conditions qui firent honneur aux deux époux.Ce l'ut là le premier des miracles de Jésus, dû.notons-le bien, à l'intervention efficace de sa très sainte Mère.La gloire du Maître fut manifestée aux yeux de tous, et ses cinq Disciples, qui avaient cru en Lui, sentirent redoubler leur confiance en Celui à qui ils s'étaient attachés.• • • Le rôle que la Mère de Jésus joua dans ce festin des noces de C'ana, elle le continue pour notre plus grand bien auprès de son divin Fils.Elle est plus inquiète du salut des hommes qu'ils ne le sont eux-mêmes. l'abeille Voici îles enfants qui après une sérieuse retraite, une bonne confession, une consécration au Sacré Cteur, ont pris la généreuse résolution (le n'aimer et servir que le Bon Maître.Le bonheur qu'ils (routent à son divin service est connue un vin capiteux qui leur donne joie et courage : tous les jours, c'est fête dans leur eu'iir; rien ne leur coûte : la peine se changé en plaisir parce que c'est peur .Jésus; ils vont souvent recevoir le l'ain 'les anges au banquet eucharistique.Alain l'ardeur pour la prière vient à diminuer, puis peut-être à s'éteindre complètement.Xc priant plus, ou priant mal, ce qui est à peu près la même chose, ils ne reçoivent pas la grâce : comment seuls pourraient-ils lutter avec succès contre le (inlialh infernal ?Un enfant peut oublier sa mère, une mère n'oubliera jamais son enfant.Ceci est encore plus vrai de Marie, la plus tendre des mères : elle voit ses pauvres enfants, à qui manque le vin fortifiant de la grâce; oh! comme ils sont exposés à se perdre pour l'éternité! Que peut-elle faire alors, sinon d'aller, suppliante, trouver son divin Fils, obligé de laisser sa justice suivre son cours, mais si désireux qu'on plaide pour ces pauvres égalés qu'il voudrait tant épargner.— "C'est pour ces pauvres enfants, les miens et les vôtres, dit-elle, que je vous implore aujourd'hui, ô mon très cher Fils.Voyez, ils n'ont plus tir ijrncd.Ils sont sur le bord de l'abîme!." — "Oui, bien-aimée Mère, répond Jésus, je veux les sauver; debout au pied de ma croix, vous avez été témoin de tout ce que j'ai souffert pour eux.Eux non plus ne savent pas ce qu'ils font.Mais comment leur venir en aide?Voyez, ils ne prient point! lue petite prière, un cri, un regard suppliant lancés vers moi, et immédiatement j'envoie mes anges les arracher des griffes du démon 1" lue requête de Marie est toujours bien accueillie par son divin Fils ; elle le sait.Aussi met-elle dans le cœur de ses protégés la volonté de suivre docilement les inspirations de la grâce, les bons mouvements que Jésus ne tardera pas d'imprimer dans leur cicur."Faites bien tout ce que mon Fils Jésus vous dira", combien de millions d'âmes sont aujourd'hui au (•ici pour avoir suivi ce précieux conseil! Protégés par la meilleure des mères, la très sainte et très puissante Vierge Marie, aimés et secourus par Jésus, son très cher Fils, comment dès maintenant ne pas regarder comme nôtre, celle patrie céleste pour laquelle le bon Dieu nous a créés?Que pourrait-il vraiment faire de plus pour nous en assurer la possession 1 m LA BERGÈRE § |] AU PAYS DES LOUPS ^ DEUXIÈME TABLEAU Dans la maison de Maître I,au mil Cousin, comme au prologue.La même salle aux murs blancs arec les mêmes meubles, moins cependant le berceau et le lit.A huit heures du soir, à la lampe, la table n'est pas dessercir.Mailri Laurent, le même, un />¦ u vieilli, plus anniih' encore, si cela isl possible, est assis devant Vôtre à droite.Il se tait et il songe.Alors entre pur la gauche au fond, le rieur bouvier Rousseau.SCÈNE I i.k vieux rousseau .Ça pince dur, maître Laurent.maître i.ai'kknt Vous traînez par ici, vieux père! Vous n'annoncez pas un malheur T le vieux rousseau Que non pas! que non pas! Toujours le malheur à la bouche! Peut-être bien, le contraire, voisin.— Mon Dieu, les jours sont courts : on soupe de bonne heure; on ne sait trop quoi faire avant coucher.Alors, comme autrefois le sire de Pibrae quand il composait ses proverbes, j'empoigne mon bâton, je mets ma cape et je pars devant moi aux étoiles.quand il v en a.maître laurent lVous prendrez bien un air de feu?le vieux rousseau Si vous êtes seul, j'en profite.Mais peut-être bien que je vous empêche de songer t maître laurent On songe toujours trop.le vieux rousseau Cela dépend à quoi on songe.De temps à autre, le silence doit vous sembler bon.(Il s'assied, regarde maître Laurent et comme parlant à demi-mot.) Eh bien, maître Laurent T l'abeille 335 MAÎTRE LAURENT Eh bien?LE VIEUX ROUSSEAU Notre malheureuse?Notre bergèret MAITRE LAURENT Elle n'est pas rentrée des champs.Ce sera toujours assez tôt.LE VIEUX ROUSSEAU Pas aujourd'hui, oui-da! {Un temps.) Vous n'avez donc rien de neuf à m'apprendro?MAITRE LAURENT A vous apprendre, non, et cela n'est pas neuf pour vous; vous êtes venu exprès pour en parler, père Itousscnu.LE VIEUX ROUSSEAU De quoi parlerait-on, maître Laurent t La chose n'est pas si commune! Oh! tant (pic ce ne sont que des bonnes femmes qui jnboteiit, il en coule autant au ruisseau.Mais j'ai bien pesé le pour el le contre.Kinalemeiit.le contre est moins fori que le pour.Il n'y a pas à dire, les deux témoignages concordent; et comme l'un m'était arrivé de Pibrac, voici que l'on m'apporte le second du bout (le !;i lande, tout près de la forêt : les commérages ne courent pits si loin.Vous connaissez bien Jcannot, le petit berger?Il est vantard, il est pipeur.je sais.Mais il n'aurait pas invente ça tout seul, quand même — Alors cela est?MAÎTRE LAURENT Cela est.Je n'en suis pas autrement étonné, vieux père.Je me doutais que le bon l)i.'-lait pour elle.Quand on a le malheur sur terre d'avoir un père qui ne sait pas l'être, il faut bien que l'autre s'en mêle, le l'ère à tous, le l'ère de là-haut.LE VIEUX ROUSSEAU Alors, le loup, le torrent.et le reste.les miracles enfin, vous y croyez?— Moi aussi, moi aussi, sans doute.Mais vous?MAÎTRE LAURENT J'y crois, voisin; elle les méritait.LE VIEUX ROUSSEAU Eh bien! c'est beau I MAÎTRE LAURENT C'est beau.LE VIEUX ROUSSEAU Vous n'avez pas l'air d'en être aise?MAÎTRE LAURENT Mais si! mais si! père Kousseau.Mais c'est-y ça qui l'empêchera de pâtir? :::!' année).Pendant cette Semaine beaucoup d'élèves ont vu quel chemin prendre; moi, je.ne l'ai pas choisi; cela me coule beaucoup.J'espère que dans quelque temps le bon Dieu me donnera le courage de suivre ma vocation.— Les sermons qui nous ont été faits nous ont tellement Impressionnés que je crois qu'il y aura bientôt plusieurs élèves à se [aire prêtres ou religieux.— Comme c'est beau une personne consacrée à Dieu! — Je me sins promis à moi-même d'écouter l'appel du bon Dieu, que ce soil pour cire prêtre ou religieux.— Je mettrai en pratique les moyens suggérés, pour connaître, ma vocation.— Les Pères et les Frères qui nous ont parlé nous ont dit que le prêtre était un autre Jésus; cette parole m'a donné une joie dans le cœur.— J'ai vu que la vocation religieuse est la plus belle de toutes.J'ai ressenti du goût pour cette vocation qui m'a frappé, et j'ai pensé beaucoup êi cela, (h' année). I.'OISEAU QUI DIT : AVE Est-ce légende, histoire, ou simple parabole?Je ne sais; mais des saints disent : C'est arrivé!.Croire comme les saints, c'est être à bonne école; Donc, racontons, comme eux, ïuiseau qui dit : Ave.Il semble qu'ils l'aient vu sur sa branche fleurie : Saint Alphonse le nomme et le cite en beau lieu, Parmi les feuillets d'or des "Gloires de Marie;" Car l'oiseau fait honneur à la Mère de Dieu.C'était un sansonnet — du moins, je le soupçonne ¦— Ce roi des passereaux chanteurs, jaseurs, siffleurs; Il siffle, il chante, il jase et puis on l'emprisonne : Il va du nid en cage, à la saison des fleurs.Celui-là, dans sa cage, apprit de belles choses; Il apprit à prier; son maître le voulut; Pour cet humble captif de la saison des roses, La prison fut heureuse, un vrai temps de salut.Son bon maître chantait — c'étaient ses litanies — Deux mots que, pour refrain, l'oiseau s'appropria; Et bientôt bégayant les syllabes hénies, L'oiseau, comme un chrétien, dit : Ave Maria.Mais la jeunesse, hélas! est imprudente.En cage, Parfois le sansonnet, qui s'ennuyait un peu, Rêvait de liberté, de grand air, de bocage, Du printemps, des lilas souriant au ciel bleu.Un soir, par qui?comment?sa porte fut ouverte; Le captif, se sentant des ailes, s'envola; Il allait, il venait, il courait.à sa perte, Car un vieil épervier, à jeun, passait par là.Le sansonnet sifflait, il sautait sur les branches, Il respirait l'air frais en regardant l'azur, L'azur du firmament et l'azur des pervenches.L'épervier l'aperçut; et d'en haut, d'un vol sûr, Sans bruit, il vient, il tombe, il enlace sa proie, Il enfonce déjà ses griffes dans la chair; Quant le pauvret, tremblant sous l'ongle qui le broie, Cric : Ace Maria! d'un cri vibrant et clair. :{f)(i l'abeille I.'épervier, a son tour, tressaille, lâche prise Et s'enfuit, mort de peur : ce doux nom l'effraya; Le sansonnet, sauvé, crie aux fleurs, à la brise, A l'azur, dix.vingt fois, son Aie Maria.Quand l'ennemi sur toi s'aelinrne avec furie, Pauvre enfant, lève au ciel les yeux, lève les bras; Ois le nom de Jésus, dis le nom de Marie, Dis-le vingt fois, cent fois, toujours — et tu vaincras.Tu missionnaire qui devait prêcher une retraite dans une paroisse où beaucoup négligeaient leurs devoirs religieux, demanda au curé s'il n'avait pas, parmi ses âmes pieuses, quelque sainte âme, communiant fréquemment, et sur la piété de laquelle il put compter.— Oui, il y a ici une bonne vieille de près de quatre vingts ans, qui tous les jours assiste à la messe et y communie.Quoiqu'elle demeure à un bon mille de l'église, aucun temps ne l'arrête jamais.Elle est paisible, souriante et soumise sous la main de Dieu qui la frappe.On la fit venir.— Ecoutez, lui dit le missionnaire, tenez-vous sous la chaire pendant que je prêcherai, et là, récitez votre chapelet à l'intention de tous les pécheurs endurcis de cette paroisse.La pauvre femme obéit, et, à tous les sermons, le prédicateur In voyait, à la place indiquée, égrenant pieusement son chapelet.La retraite eut une succès inespéré."Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, dit le missionnaire au curé, mais cette sainte âme; pendant que je parlais, c'est elle (pii ouvrait les cœurs par ses prières, et méritait toutes ces grâces de conversion : la prière des humbles est toute puissante sur le lion Dieu.V.Dei.aporte t.a l'KIKUi: dus Hn.MIil.es J* BERCEUSE Mus.do.A.Misghkli.o ifc= U - ne pou - le (cri - Sft lin-De dans la r'mi-se oreso.—.r •• ESSE pour y pon-«lre un beau co ¦
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