La presse, 31 décembre 2001, B. Actuel
[" 1LP0101B1231 b1 lun 1LP0101B1231 ZALLCALL 67 19:53:20 12/30/01 B 1LP0201B1231 B2 LUNDI 1LP0201B1231 ZALLCALL 67 18:55:24 12/30/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 BANDE À PART Un bar ferme dignement le samedi ! MATHIEU PERREAULT ROME \u2014 « Nous fermons le samedi pour éviter un certain type de gens.Cela nous permet de sélectionnner la clientèle.Le samedi, c'est souvent plus problématique.Nos clients habituels seraient déçus par la cohue.» Duke est un « bar californien » du chic quartier Parioli, où se terre la vieille bourgeoisie de Rome.Le samedi, il ferme dignement ses portes.C'est le soir où sortent les gens qui travaillent.Les banlieusards.Une « clientèle » que n'aime pas fréquenter la jeunesse dorée qui sirote les cabernets sauvignon et autres merlots californiens du Duke.Le patron du bar, Vinci Ceglia, a bien compris que la clientèle des Parioli lui suffisait amplement.Les tables, le comptoir, sont remplis de jeunes adultes à la mode.On porte la cravate bicolore (l'endos d'une couleur, l'envers d'une autre, ce qui fait un noeud tout à fait particulier) ou alors pas de cravate, pour bien marquer qu'on ne travaille pas.Des privilégiés qui affichent une pingrerie très chic : quand quelqu'un laisse un pourboire, les serveurs se font un devoir de pointer du doigt le plouc en faisant tinter bruyamment une cloche, derrière le bar.Mais contrairement aux autres « baristi » italiens, fiers et orgueilleux, ils sont obséquieux avec les clients.« Les gens de Parioli aiment mieux sortir la semaine », explique Veniero, un jeune ingénieur issu d'une famille bourgeoise de la province romaine, dont les parents ont plusieurs amis dans ce quartier.« Le vendredi, à la limite.Le samedi, ils vont dans des fêtes privées, dans des appartements de leur quartier, ou à la mer.» Le vendredi passe encore, parce qu'avec les longs horaires des bureaux en Italie \u2014 on finit souvent à 18 h ou 19 h \u2014 et les embouteillages qui perdurent jusqu'après 20 h, rares sont ceux qui ont l'énergie de sortir dans les bars à la fin de la semaine.Le samedi, ils sont plus reposés.« Les belles soirées pour sortir à Rome sont le mardi et le jeudi, explique Veniero.En fait, n'importe quelle journée précédant une journée où les bureaux sont ouverts fait l'affaire.C'est sûr qu'il y a des gens qui doivent sortir le vendredi et le samedi ; les pauvres, la semaine, ils doivent travailler.» Veniero en sait quelque chose.Depuis qu'il a terminé l'université, il voit de moins en moins ses amis de Parioli avec lesquels il étudiait \u2014 et qui n'ont pas eu leur « laurea », eux.Les horaires flexibles de la faculté d'ingénierie leur permettaient de sortir souper à 23 h, puis d'écumer les bars de Rome jusqu'à 4 h, 5 h.Maintenant qu'il doit se présenter tôt le matin à l'Anonima Petroli Italiana, l'API, Veniero n'arrive plus à suivre.Comme Veniero, Vinci Ceglia a aussi travaillé, comme « consultant » pour des firmes comme Proctor & Gamble.Un jour, il en a eu assez.Il a rangé définitivement sa calculatrice et a ouvert un bar sur le modèle de ceux qu'il fréquentait en Californie, durant ses voyages d'affaires.« J'ai toujours été un surfer, dit M.Ceglia.La Californie a toujours été un endroit de rêve pour moi.Après l'avoir surtout vécue sur les plages, la redécouvrir dans la cuisine, l'art et l'architecture a été fantastique.Les plats et les drinks que propose le Duke, l'architecture et la musique, veulent recréer la même atmosphère que les Neighborhood Bar & Restaurant classiques des États-Unis.Dans le même esprit, fermer le samedi nous permet de maintenir la qualité de vie de nos employés.La vie est beaucoup plus dure à Rome qu'en Amérique, alors nous faisons notre part en tant que patrons.» INTEL Suite de la page B 1 Son succès à Intel, il le doit à sa créativité et à sa forte capacité de concentration.« Vous devez être à la fois artiste et innovateur pour programmer », opine-til.S'il a réalisé un rêve en décrochant un emploi à Intel, Saint-Hilaire reconnaît toutefois qu'il constitue un exemple de la fuite de cerveaux hautement qualifiés vers les États-Unis.Mais un rejeton de son esprit inventif repose toujours à Montréal et pourrait un jour l'inciter à revenir.Un prototype de scie à chaîne munie d'une « Quasiturbine » \u2014 le projet familial des Saint-Hilaire \u2014 est exposé au Centre des sciences du gouvernement fédéral, dans le Vieux-Port.Après avoir enlevé le manteau Kanuk qu'il porte depuis son arrivée à Montréal pour le temps des Fêtes, Saint-Hilaire explique les origines de la scie à chaîne et de son moteur.Quand ils étaient plus jeunes, Ylian et son frère avaient accompagné la famille pour des vacances de trois ans en voilier dans les Antilles.Le père Saint-Hilaire enseignait l'astronomie et la physique aux deux garçons, tandis que leur mère assurait l'instruction en littérature.Et il y avait, bien sûr, les moteurs.« Tout était paisible \u2014 la plongée, la pêche \u2014 à l'exception des moteurs », se souvient Ylian.Constamment irritée par le bruit, la vibration et la pollution des moteurs, la famille jura d'en inventer un meilleur.De retour à Montréal, ils passaient les fins de semaine en remue-méninges et ont éventuellement réussi à construire un prototype.Selon la famille, le moteur \u2014 qui a été présenté à des foires technologiques autour du monde \u2014 est propre, silencieux, ne vibre pas, consomme peu d'essence et accélère rapidement.De plus, il est léger et petit pour la puissance qu'il produit.Il peut être appliqué à de nombreux appareils, et dans une variété de domaines : aéronautique, outils électriques, bateaux et matériel militaire.La préproduction commerciale devrait débuter avant la fin de 2002, estime Saint-Hilaire.Pour le moment, Ylian travaille à distance sur le projet de Quasiturbine, peaufinant le site Web du moteur et acheminant des demandes de brevets.« Si la Quasiturbine réussit, ça pourrait être énorme.Là, je songerais à revenir », conclut-il.(repas) Cliniques de fartage Vêtements et accessoires Rabais sur équipement complet 5520, boul.des Laurentides, Laval (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 ski de fond Le spécialiste du au Québec Touring Course Hors piste Grand choix de raquettes à neige LE TEMPS DES SOLDES jusqu'à 50 % de rabais Photo THE GAZETTE Ylian Saint-Hilaire Son somptueux réveillon le lundi soir 31 décembre 2001 FINE CUISINE FRANÇAISE LE CÉLÈBRE BRETON VOUS PROPOSE UNE FÉERIE DE COULEURS 1550, rue Fullum (coin de Maisonneuve) Tél.: (514) 523-2551 www.armoricain.com Menu superbe 9 services 75 $ Orchestre de musiciens Piste de danse Cotillons à toutes les tables Les 12 coups de minuit Musique, féerie de couleurs, laché de ballons Tirage au sort de 10 personnes qui se verront offrir leur repas de réveillon.Danse avec l'orchestre d'Yvon Limoges POUR INFORMATION SUR LES COURS APPELEZ (514) 843-YOGA(9642) LE CENTRE EQUILIBRIUM PRÉSENTE L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION 3013134A 1LP0301B1231 B3 LUNDI 1LP0301B1231 ZALLCALL 67 19:52:33 12/30/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 B3 INSOLITE On lui vole ses cadeaux! Analphabète reçu à l'examen d'entrée d'une université à Rio Associated Press LONDRES \u2014 La police du Cheshire en Grande-Bretagne tente de retrouver les cadeaux de Noël d'un petit garçon de huit ans, agressé par un voleur qui lui a dérobé le sac contenant les chocolats, la petite voiture et le jeu Scoubidou qu'il venait de recevoir.Le suspect recherché par la police est un homme grand, d'environ 1,80m et 25 ans, selon la police.Le jour de Noël, cet individu, qui circulait en voiture, s'était arrêté pour demander son chemin au petit garçon.Il lui aurait alors arraché son sac de cadeaux et frappé l'enfant avant de prendre la fuite.Son véhicule, qui avait été volé, a été découvert abandonné non loin de Widnes, à 290km au nordouest de Londres.Mais les policiers n'ont trouvé aucune trace des cadeaux dérobés.Agence France-Presse RIO DE JANEIRO \u2014 Un boulanger analphabète a été admis à l'examen d'entrée d'une grande université privée de Rio de Janeiro en cochant les réponses A ou B sur le questionnaire à choix multiple, le pourcentage de bonnes réponses l'ayant dispensé des épreuves de rédaction.Cette admission à l'examen d'entrée de la faculté de droit de l'université Estacio de Sa a suscité une vive polémique sur le mercantilisme de l'enseignement privé au Brésil.Severino da Silva, 27 ans, qui apprend à lire dans une paroisse de la banlieue nord de la ville, a été reçu à la 9ème place du concours d'entrée et devant l'ampleur des réactions, le recteur de cette université de 60 000 étudiants, a expliqué à la presse que le fait d'avoir réussi le concours n'assurait pas au boulanger son inscription.Le recteur a rappelé qu'il fallait également présenter un diplôme sanctionnant la fin des études secondaires.Le ministère de l'Éducation et de la Culture, qui a autorisé récemment l'ouverture d'une cinquantaine de nouveaux cours privés alors que 40 000 professeurs d'universités fédérales publiques étaient en grève depuis trois mois pour réclamer des augmentations de salaire, a jugé que la réussite du boulanger était comparable à « quelqu'un qui aurait gagné à la loterie et que cela ne voulait rien dire ».À l'origine de l'idée de faire passer l'examen à un analphabète figure un étudiant en journalisme auteur d'un mémoire de maîtrise sur le mercantilisme de l'enseignement privé et son influence dans le processus de sélection.« Ce commerce de l'enseignement commençait à m'incommoder.J'ai commencé à soupçonner que le concours d'entrée des facultés privées ne testait pas réellement les connaissances », a dit Carlos Palhano.Cette affaire coïncidait avec la reprise lundi du travail dans les universités fédérales, après cent jours de grève.Les enseignants, qui réclamaient un réajustement de salaire de 78,48 % alors que le gouvernement leur proposait 3,5 %, ont obtenu 13 % d'augmentation.Ils dénonçaient aussi l'intention du gouvernement de vouloir progressivement mettre fin à l'enseignement universitaire public.Légaliser la consommation de viande de chien en Corée Archives PC Rowan Atkinson : la peur de sa vie.Agence France-Presse SÉOUL \u2014 Des législateurs sud-coréens ont présenté récemment un projet de loi pour légaliser le commerce de viande de chien malgré des pressions internationales pour mettre fin à une tradition locale qui veut que le meilleur ami de l'homme se retrouve aussi dans son assiette.Vingt députés du Parti démocratique du millénaire au pouvoir et du Grand parti national (GNP) d'opposition ont soumis une proposition de loi pour modifier la législation et permettre de vendre des chiens comme bétail.La loi interdit que l'on abatte et vende des bêtes qui ne sont pas officiellement considérées comme des animaux de boucherie.Les initiateurs du projet de loi estiment qu'une légalisation du commerce de viande de chien améliorera les conditions d'hygiène.« Des étrangers, par leur ignorance culturelle, ont été jusqu'à insulter le peuple coréen à propos de la consommation de chiens », a dit un député du GNP, Kim Hong- Shin, expliquant l'initiative.« Nous ferons en sorte que le projet de loi soit adopté par l'assemblée nationale en février », a-t-il ajouté.La consommation traditionnelle de chien a été replacée sur le devant de la scène à l'approche de la coupe du monde de football coorganisée en mai-juin par la Corée du Sud et le Japon.La FIFA, l'organisme régulant le football mondial, et l'ancienne actrice française Brigitte Bardot, reconvertie dans la défense des animaux, ont demandé à la Corée du Sud de mettre fin à cette pratique.Mais le patron du foot en Corée du Sud, Chung Mong-Jun, qui est aussi vice-président de la FIFA, a repoussé la demande, enjoignant la FIFA de ne pas se mêler des habitudes alimentaires d'un pays souverain.Brigitte Bardot en particulier a irrité de nombreux Coréens en qualifiant dans des interviews de « barbare » la manière dont les chiens sont tués.Les restaurants de chien sont un sujet de controverse chaque fois que la Corée du Sud accueille un événement international.Avant les Jeux olympiques de Séoul 1988, le gouvernement avait forcé des restaurants de chien à fermer, ou de se faire discrets et servir d'autres plats, même si la loi n'interdit ni n'autorise spécifiquement la viande de chien.Les adversaires de la coutume dénoncent en particulier la manière dont les chiens sont battus avant d'être tués, pour faire monter leur taux d'adrénaline, ce qui est sensé attendrir la chair des animaux.La planète est bizarre d'après AP et AFP L'année 2001 a connu son lot d'événements insolites, dont voici une petite sélection : ANGLETERRE Un Britannique de 44 ans amputé des deux bras à la suite d'une grave maladie, a saisi le tribunal de Manchester (nord-ouest) pour récupérer son permis de conduire, affirmant qu'il conduisait avec ses pieds depuis 1991 sans le moindre accident.Après son amputation, son permis lui avait été retiré, mais il avait continué à utiliser sa voiture, se servant d'un pied pour appuyer sur l'accélérateur et de l'autre pour tourner le volant.Refusant \u2014 on le comprend \u2014 de repasser dans ces conditions le permis, comme le lui demandaient les juges, il a prévenu qu'il prendrait le volant chaque fois qu'il en aurait besoin.\u0001 \u0001 \u0001 Un prêtre de 46 ans du nord-ouest de l'Angleterre est entré cette année dans le livre Guinness des records en prononçant le sermon le plus long du monde.Le révérend Chris Sterry, prêtre à Whalley, dans le Lancashire, a commencé son prêche un vendredi à 6H30 du matin pour le finir 28 heures et 45 minutes plus tard, battant du même coup de plus d'une heure le précédent record.L'ecclesiastique, qui n'avait pas de notes, pouvait s'arrêter dix minutes toutes les huit heures.\u0001 \u0001 \u0001 Le laboratoire de biotechnologie britannique Phytopharm ne fera certainement pas fortune grâce aux chauves : un banc d'essai de sa nouvelle « crème miracle » a montré que les hommes ayant constaté la meilleure repousse des cheveux utilisaient.le placebo.L'action Phytopharm a perdu 15 % dans les heures qui ont suivi l'annonce de la funeste nouvelle.BELGIQUE La plus petite maison de Bruxelles, large de 2,75 mètres, a été vendue pour la somme record de 4,9 millions de francs belges soit 121.467 euros.Au numéro 19 de la rue du Marché aux fromages, près de la Grand Place de la capitale belge, cette petite bâtisse, qui compte tout de même quatre petits étages, pourrait devenir le plus petit musée de Belgique, consacré précisément au fromage, a déclaré l'acquéreur, un Belge résidant en Espagne.BOLIVIE L'Orchestre Symphonique national de Bolivie a donné un concert de musique classique, par une température de moins quinze degrés, dans l'immense désert de sel de Uyuni situé à 4000 mètres d'altitude, en plein milieu des Andes boliviennes.Les musiciens voulaient ainsi assurer la promotion touristique de ce site de 12000 km2 enclavé au milieu de sommets andins enneigés.ÉCOSSE Lady Morton a beau avoir soufflé ses 100 bougies en juillet, cette aristocrate écossaise a refusé d'arrêter de conduire après avoir détruit sa voiture toute neuve peu après son anniversaire.« Certaines personnes sont tout simplement des conducteurs nés et je crois que je suis de ceux-là », a-telle dit après avoir précisé qu'en 74 ans de conduite c'était son premier accident.ÉQUATEUR Un Équatorien a accidentellement avalé sa brosse à dents alors qu'il était en train de nettoyer son corridor buccal.« La brosse m'a soudainement échappé de la main et a glissé dans ma gorge », a raconté à la télévision le maladroit.Les médecins ont écarté toute intervention chirurgicale préférant attendre que l'instrument soit expulsé de « manière naturelle ».ÉTATS-UNIS José Sosa, habitant en Floride, a tenté d'embaucher un tueur à gages, qui n'était autre que le fils de la victime potentielle, Leandro Pulido.Les piètres plans du commanditaire, auquel la victime potentielle devait de l'argent, ont non seulement échoué, mais il a été écroué.\u0001 \u0001 \u0001 Un homme déguisé en père Noël est accusé d'avoir tenter d'écraser un shérif avec sa voiture.La police a précisé que William Hatzell, 57 ans, portait un costume complet du père Noël quand il a été interpellé et interrogé samedi par le shérif David Houser de Bethel (est des États-Unis).Selon Houser, Hatzell s'était déguisé pour aller à une foire organisée par des fermiers et semblait avoir bu.Quand le shérif lui a demandé ses papiers, Hatzell a refusé de les montrer.Au lieu de cela, il a reculé avec sa voiture en direction du policier.La voiture a ensuite pris la fuite avec le shérif accroché à un des rétroviseurs.Il est tombé mais ne s'est pas fait mal.La police a interpellé Hatzell peu de temps après alors qu'il portait toujours sa panoplie de gros bonhomme joufflu et rougeaud.Il devrait être inculpé pour agression avec circonstances aggravantes et tentative de fuite.KENYA Rowan Atkinson, le célèbre « Mr Bean », a connu la frayeur de sa vie cette année lorsque le pilote du Cessna qui le transportait avec sa famille au-dessus du Kenya s'est évanoui en plein vol.Le comique britannique, qui n'avait jamais piloté un avion de sa vie, a dû prendre les commandes du petit Cessna 202 privé pour éviter de s'écraser dans la brousse quelque 5000 m plus bas.Fort heureusement, le pilote est revenu à lui après quelques minutes mettant ainsi un terme à ce qui aurait pu être le sketch le moins drôle de Mr Bean.PAKISTAN Azad Khan Massoud, qui se présente comme l'homme le plus grand du monde (2,50 m) et Ali Gharban, un tout petit bonhomme (1,20 m) ont entrepris avec deux autres géants pakistanais, un tour du monde.Ils entendent dénoncer « toutes les discriminations », surtout celles concernant la taille, et transmettre un message de fraternité au monde entier ».PAYS-BAS Les femmes ministres du gouvernement néerlandais ont décidé de donner une petite tape sur les fesses à leurs collègues masculins italiens lorsqu'elles les rencontreront afin de protester contre une décision d'un tribunal italien dans une affaire de harcèlement sexuel.Le tribunal avait estimé que les hommes pouvaient donner une petite tape sur les fesses à leurs collègues femmes sans que l'on puisse parler de geste obscène et acquitté un homme poursuivi pour ce type d'agissement.PAYS DE GALLES Un manchot, qui avait grillé un feu rouge à Swansea au volant d'une voiture qu'il conduisait en état d'ivresse avec un téléphone mobile à la main, a été condamné à 18 mois de suspension de permis.« L'insouciance de cet automobiliste me laisse sans voix », a déclaré le chef de la police de la route du sud du Pays de Galles pendant le procès.ROUMANIE Pour ne pas « traumatiser à vie l'enfant », la mairie d'Arad (ouest) a refusé de mettre sur ses listes d'état-civil le prénom de « ben Laden » qu'une Roumaine d'origine tzigane venait de donner à son bébé.« J'ignore qui est ce ben Laden mais j'aime la sonorité de ce prénom », a expliqué Andronica, la mère, qui regarde beaucoup la télévision.L'impasse est totale car, chez les Tziganes, changer le prénom d'un nouveau-né porte malheur UKRAINE Un cannibale ukrainien ayant tué et mangé sa femme après une dispute lors d'un pique-nique a été condamné à quinze ans de prison.Vitaly Stachevski, après s'être débarrassé d'Elena, âgée de 30 ans, a ensuite démembré le corps de la mère de ses deux enfants, avant d'en découper le coeur, le foie et les reins.« J'ai seulement découpé la viande qui pouvait être vendue », a expliqué ce boucher de profession.Le fruit de sa vente a servi à acheter de l'alcool et les restes de son épouse ont été présentés comme du boeuf et mangé par des amis.Dénoncé par sa mère, cet alcoolique chronique a été jugé sain d'esprit et condamné à 15 ans de prison, la peine maximale en Ukraine.THAÏLANDE C'est bien connu : ce n'est pas au vieux singe.Les paysans du sud de la Thaïlande pensaient avoir trouvé la parade idéale pour faire fuir les singes qui venaient se gaver de leur riz.Ils avaient installé des épouvantails en forme.de crocodiles.Malheureusement pour les paysans, le subterfuge n'aura duré qu'un temps.À présent, les singes détruisent les faux crocodiles, a déclaré le sergent Kasen Sanlem chargé de la police locale.Les centaines de singes d'une forêt voisine organisent régulièrement des razzias sur les rizières du district de Tha Phae dans la province de Satun, à 990km au sud de Bangkok.Selon Kasen, la ferme familiale figure au nombre de celles dont le riz encore en pousse fait le délice de ces singes à queue courte.En tout, ce sont une centaine de fermes qui sont concernées par ce fléau.« Les singes n'ont absolument pas peur des gens parce qu'ils sont plus nombreux que nous », a déclaré Kasen.Le mur du son.en chute libre Agence France-Presse BRISTOL, Angleterre \u2014 Un parachutiste français, Michel Fournier, tentera en mai 2002 de sauter d'une altitude de plus de 40 km, depuis un ballon spécialement conçu, afin de franchir le mur du son en chute libre.Présentant son projet à Bristol, où se trouve le fabricant du ballon qu'il utilisera à cette occasion, Michel Fournier a précisé qu'il espérait battre plusieurs records du monde.M.Fournier, un ancien commandant dans l'armée française, espère devenir le premier homme à franchir le mur du son (environ 1200 km/heure) en chute libre, accomplir le saut en parachute depuis l'altitude la plus élevée et voler plus haut que quiconque en ballon.Le Français, qui affirme avoir une véritable « passion » pour le parachutisme et vit aujourd'hui près de Bordeaux (sud-ouest de la France), a indiqué qu'il fera sa tentative en mai prochain au-dessus d'une région inhabitée du Canada.Michel Fournier possède déjà un solide palmarès : il a déjà accompli plus de 8000 sauts en chute libre dont un saut d'une altitude de 12 000 pieds (environ 4000 mètres).Cette fois-ci, il utilisera un ballon réalisé pour l'occasion par le spécialiste britannique Cameron Balloons.L'enveloppe de ce ballon, en polyéthylène, aura une contenance de 510 000 mètres cubes.Haute de quelque 95 mètres, elle aura un diamètre de 105 mètres.M.Fournier a expliqué que son ascension, dans une petite nacelle placée sous le ballon, prendra environ trois heures.Arrivé à l'altitude choisie, il sautera de la nacelle et Appétissant, n'est-ce pas ?plongera vers le sol en chute libre. 1LP0401B1231 B-4 Lundi 1LP0401B1231 ZALLCALL 67 19:53:07 12/30/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 Les inventions les plus loufoques.MIKE PULFER The Cincinnati Enquirer LE MONDE a-t-il vraiment besoin > d'un cornet de crème glacée motorisé ?> d'une poussette tout-terrain ?> d'une cigarette filtrée au fromage ?> d'une machine à tresser les cheveux ?> d'un barillet de bière qui se fixe à la tête ?Utiles ou non, quelqu'un a inventé ces trucs.et réussi à convaincre le gouvernement américain d'émettre un brevet pour chacun d'entre eux.Tous sont également mentionnés dans un nouveau livre intitulé Totally Absurd Inventions \u2014 America's Goofiest Patents (Andrews Mc Meel, 8,95 $ US).L'auteur Ted Van- Cleave, lui-même inventeur, s'est amusé à recenser les dossiers de l'Office américain des brevets et documenté pour son livre une centaine des inventions les plus loufoques.Quelques-uns des inventeurs semblaient cependant un peu plus utilitaires dans leur approche.Oziz Wickline Johnson, un professeur de marketing à la retraite de West Chester Township, dans l'État de l'Ohio, avoue avoir des penchants bizarres, mais insiste pour dire qu'il a toujours recherché des inventions aux applications commerciales.Il donne en exemple son « appareil automatique pour baisser le siège de toilette et ensemble de freins à disque », pour lequel il a obtenu le brevet numéro 5 546 612.L'appareil n'est pas mentionné dans le livre de Van Cleave.À la pêche au brevet.Johnson, un Texan de 72 ans, est obsédé par le processus d'invention.« Certains jouent au golf.D'autres vont à la pêche.Moi j'obtiens des brevets », dit-il.Son dispositif pour la toilette, au cas où vous n'auriez pas compris son fonctionnement, fait baisser le siège à chaque fois qu'on tire la chasse, et le fait ralentir (le siège !) pour un atterrissage en douceur sur le bol de toilette.Ça pourrait aider à réconcilier plusieurs couples.Yavone Seymour, de Lawrenceburg (Kentucky), a inventé une corbeille à linge à compartiments pour la lessive.L'appareil a été breveté en 1998.Mais, tout comme le dispositif pour siège de toilette, sa corbeille n'a pas été mise en marché.« J'ai toujours cru en (mon invention), dit-elle.C'était simplement une question d'argent.Ça se résume toujours à l'argent.» Il lui aurait fallu investir entre 20 000 $ et 50 000 $ pour que la production démarre.Le panier Pick Up and Go a des compartiments pour le détergent, l'assouplissant et également des pièces de monnaie.Le produit multicolore était d'abord destiné aux collégiens et collégiennes qui devaient utiliser une buanderie.« Mais j'avais d'autres idées aussi », dit l'inventeure de 33 ans.Elle songeait notamment à une corbeille sur roues pour les résidents de foyers pour personnes âgées.Quand Solomon Woods est allé voir Chrysler, Ford, General Motors et Toyota avec son image de camionnette aérodynamique munie de caractéristiques originales, les constructeurs n'ont pas été très impressionnés.« Dans leurs lettres, ils se disaient incertains de l'originalité de mes designs », note Woods, âgé de 38 ans.Mais l'inventeur de Forest Park (Ohio) n'allait pas abandonner pour autant.« J'ai décidé que je pouvais vendre plusieurs caractéristiques attrayantes », dont la fenêtre de cabine arrière, qui ouvre au centre à la verticale, plutôt qu'à l'horizontale comme sur les autres camionnettes.« Le plus grand avantage, pour moi, c'est d'être capable de l'ouvrir et de la fermer en pleine circulation », dit Woods.Le conducteur peut lever la fenêtre ou la baisser avec son pouce, sans même tourner la tête.Le modèle électrique fonctionne à l'aide d'un bouton situé sur le tableau de bord.Et parce que son design ne requiert qu'un panneau de vitre au lieu de deux panneaux glissants à l'horizontale, le courant d'air, peu importe l'ouverture, est toujours diffusé également dans la camionnette.Le brevet, émis en 1997, n'a pas eu d'application commerciale.Norman Rice, 64 ans, de Walton (Kentucky), en avait assez des serrures d'auto gelées.En juillet 1997, il demande un brevet pour un dégivreur au butane (et l'a obtenu 15 mois plus tard).« Ma belle-soeur m'en a donné l'idée.Nous avions tellement de mauvais temps, et elle n'arrivait pas à ouvrir les portes de sa fourgonnette.» Son invention ressemble à un briquet et s'allume quand on appuie sur le cylindre (grosseur d'une pièce de 10 cents).« Ça prend seulement 10 ou 15 secondes pour dégivrer la serrure, sans dommage à l'auto ou à la peinture », dit Rice.Faute d'argent, faute d'intérêt aussi, il a tout laissé tomber.Ballon de soccer éducatif Luis Villavicencio, un joueur de soccer qui a quitté le Pérou pour les États-Unis en 1972, enseigne maintenant le sport aux enfants et cherchait des façons plus efficaces de former les jeunes.Son brevet, numéro D395 690, pour un ballon de soccer éducatif, prévoit la surimposition de flèches et d'instructions sur le ballon.« C'est vraiment simple, précise-t-il.C'est comme au baseball, où la position des doigts détermine la direction de la balle.» Les marques sur le ballon indiquent la position du pied pour des coups tombants, en banane ou en courbe.Son ballon a été adopté à des fins éducatives dans l'ensemble du pays.« Les entraîneurs l'aiment bien », dit-il.Destiné aux enfants de 10 à 15 ans, le ballon breveté a été produit à 5000 exemplaires au Pakistan, puis la production a été arrêtée.Il travaille maintenant à une nouvelle version et espère pouvoir reprendre la production au Pakistan.Avoir une idée, c'est facile, déclare Johnson, le créateur du siège de toilette automatique.« Vous n'avez pas d'idée puis en un instant, l'idée est là.Mener l'idée à terme, voilà le problème », préciset- il.Bien sûr, Johnson ne s'intéresse pas seulement aux toilettes.Il a aussi inventé Racer Tracer, un système qui permet au spectateur d'identifier et de suivre des voitures de course à l'aide d'un ordinateur de poche, et d'obtenir des statistiques sur la course.Son inspiration ?« Je suis allé à une course avec mon fils, je n'arrivais pas à savoir qui étaient les meneurs.L'échec fait partie du processus d'invention, lance-t-il.« Vous échouez constamment.mais vous progressez toujours.» Pour en savoir plus sur le U.S.Patent and Trademark Office : www.uspto.gov/patft Photo Newscom © Regarde mon invention ! Dans le sens des aiguilles d'une montre : Yavone Seymour exhibe fièrement le brevet de son panier à linge sale compartimenté.Solomon Woods expose les plans de sa camionnette révolutionnaire.Luis Villavicencio explique le concept de son ballon éducatif et Oriz W.Johnson pose dans son soussol, devant son armoire à inventions.Où seraient les États-Unis sans bricoleurs ?ANGELA CARA PANCRAZIO The Arizona Republic THELMA POGUE, la vieille dame d'à côté, s'inquiète des serpents à sonnettes.James Perrine aime le golf, comme bien d'autres retraités de Tucson, en Arizona.Robert Muis fredonne des chansons de Sinatra avec son appareil à karaoké.Et les tiques font tiquer Joe Drake.Quatre citoyens bien ordinaires de l'Arizona, faisant face aux problèmes de tous les jours.Mais peut-être ne sont-ils pas si ordinaires.Quand ces gens ont été confrontés à des ennuis sans solution apparente, ils n'ont pas lâché.Ils n'ont pas consulté une autorité supérieure.Ils n'ont pas engagé de consultant.Dans l'esprit d'individualisme qui caractérise le Far West, ils se sont creusé les méninges.Et ils se sont mis à bricoler.Le résultat : quatre brevets pour quatre bricoleurs amateurs.Où seraient les États- Unis sans les bricoleurs ?Nous n'aurions pas de fermetures éclair, de couches jetables, de Teflon, d'épingles de sûreté, entre autres.Et nous n'aurions certainement pas d'appareils à base d'ail pour repousser les serpents à sonnettes, de tapis d'exercice de golf, d'appareil servant à garder les microphones propres et de pantalons qui chassent les tiques.Aucune de ces inventions ne changera notre vie comme la pénicilline ou le laser.Mais elles pourraient la changer un tout petit peu.E, à n'en pas douter, elles ont une grande importance dans la vie de leurs inventeurs.Thelma Pogue a 80 ans.Une grand-mère typique, mince et faisant à peine 5 pieds.Elle vit dans une petite maisonnette avec son mari alité, Robert Presley, ses deux chiens, Toy et Baby, sans système de climatisation (par choix).Mme Pogue n'est que trop consciente de la présence de serpents \u2014 surtout le très vénéneux crotale atroce \u2014depuis son arrivée en Arizona, à l'âge de 15 ans.Alors, elle écoute attentivement.Un voisin amérindien lui avait conseillé, il y a plusieurs années, d'insérer des tranches d'oignon dans les bas des enfants pour éloigner les serpents.Un homme originaire des Philippines lui a raconté que chez lui, les gens frottaient de l'ail sur leur corps pour éloigner les vipères.En conjuguant sa mémoire et ces quelques idées, le temps et l'argent, l'ail, les oignons et la poudre de bébé, elle a trouvé la solution.Son système chasse-serpent ressemble à un anneau troué d'un bord, un peu comme une montre-bracelet que l'on porterait à la cheville.L'idée lui est venue en sortant de la douche : elle a remarqué la capsule de sa bouteille de poudre de bébé.En la tournant, les trous s'ouvrent et laissent passer l'arôme de la poudre \u2014 ou de l'ail frais et des oignons.Quand vous êtes prêts à réintégrer la « civilisation », vous n'avez qu'à tourner le couvercl dans l'autre sens.Après avoir dépensé des centaines de dollars en frais d'avocat et d'artiste (pour un croquis détaillé), Mme Pogue est convaincue qu'elle a inventé un moyen sûr d'éloigner les serpents à sonnettes.Et il semble que le U.S.Patent Office (bureau des brevets) soit d'accord avec elle, puis qu'on lui a octroyé le brevet numéro 6 244 518.Son invention fonctionne-t-elle ?Thelma Pogue n'en sait rien, mais elle veut la tester.« Ils ne la brevèteraient pas si ce n'était pas faisable.» Le golf, sans balle James Perrine vit dans une maison de style adobe à Tucson, avec une vue spectaculaire sur les monts Catalina.Contrairement à Thelma Pogue, Perrine, âgé de 64 ans, a derrière lui une longue carrière d'inventeur.N'allez pas vous imaginer un vieux savant à lunettes dans un sarrau de laboratoire.On le trouve plutôt en chemise polo et en short kaki.Quant à son laboratoire, c'est une salle d'exercice remplie de vélos et de machines à poids.C'est là qu'il a inventé son tapis d'exercice convivial pour élan de golf.Des boîtes remplies de caoutchouc mousse et de plastique sont éparpillées dans la pièce.Un énorme rouleau de toile de tablette en caoutchouc, servant de sous-tapis, pend de la machine à poids.James Perrine est un homme-orchestre, prêt à s'exécuter.Il sort un bâton de golf et place ses pieds sur le tapis de plastique.Mais il n'a pas de balle de golf : il s'élance sur un petit disque à peine plus gros qu'une pièce de 25 cents.Le disque est tel une pomme en plastique, grosse comme un bouton d'acné, qui émerge de la surface du tapis.Et c'est là que l'invention devient réalité.M.Perrine a mis cinq ans à perfectionner la petite pièce de plastique ronde avec une protubérance ayant pour but de simuler une balle de golf.Il a passé des heures et des heures à observer les golfeurs aux terrains d'exercice.« Un bon côté des inventions, ditil, c'est qu'à mon âge vous n'êtes pas pressé.» Puis il s'élance.Le tapis glisse un peu hors-centre, une indication qu'il y met trop de muscle.Le son du bâton frappant le tapis ressemble au claquement d'un tue-mouches.Élan après élan, James Perrine démontre les avantages de son tapis tout-aller.Après tout, il n'y a pas de balle.Pas de nez cassés, pas de fenêtres brisées.Son invention ne fera pas de vous un grand golfeur, mais elle vous permet de pratiquer partout, en tout temps.Pour un micro bien propre Si l'invention de James Perrine convient à l'Arizona, celle de Robert Muis lui va comme un gant : un parasol mains libres porté comme un sac à dos pour se protéger du torride soleil du désert.L'épouse de M.Muis, Susie, a répondu au téléphone récemment, à leur domicile de Bullhead City, en disant comme à l'habitude : Robert bricole dans son atelier.Il a mérité son plus récent brevet pour son parasol, mais préfère maintenant parler d'une autre invention, son Sing Clean.Les Muis présentent un spectacle dans un bar, à Laughlin au Nevada.À l'aide d'un appareil à karaoké, ils chantent des chansons de Sinatra et d'autres vieux classiques.Mais les microbes laissés par les clients et clientes qui passent tour à tour au micro les rendaient malades.Alors Muis a inventé un dispositif mécanique qui s'ajuste sur le microphone.C'est un étui en plastique transparent qui nettoie le micro avec une solution aseptique.« Je ne suis pas allé à l'université, dit Muis.J'ai simplement cette habileté de pouvoir trouver des solutions aux problèmes qui me dérangent.» Protection contre les tiques Joe Drake n'est pas différent.L'homme dans la trentaine a fait face au plus grand défi qui soit : la mort.Quand un ami de la famille est mort de la maladie de Lyme, transmise par les tiques, Drake s'est creusé les méninges.Tous les experts, dit-il « vous recommandent de rentrer votre pantalon dans votre chaussette ».Mais les chaussettes peuvent être mouillées, ou effleurer des ronces, des bruyères ou autres arbustes menaçants.« Mon invention, dit Drake, c'est une doublure cousue sous le genou, qui crée une barrière protectrice.» Drake travaille sept jours sur sept, d'une part pour assurer la prospérité de son entreprise de publicité, et d'autre part pour soutenir sa famille.Il travaille également pour financer son nouveau passe-temps : inventer.Entre les frais de brevetage, les foires commerciales et la fabrication de son produit, Drake a dépensé des milliers de dollars.Mais ses pantalons doublés se vendent bien.Pour tester son invention, et démontrer son efficacité aux foires commerciales, Drake a besoin de tiques.Alors il les commande d'un producteur de tiques (eh oui ! il existe un tel producteur, en Oklahoma, qui approvisionne les chercheurs).Il est devenu un client régulier.« Quand j'ai besoin de tiques, je l'appelle et il me les expédie par Fed Ex.Le jour suivant, les petits contenants arrivent chez moi.Vous n'avez qu'à regarder les tiques et vous commencez à vous gratter, comme quand quelqu'un parle des poux », dit Drake.C'est un peu fou comme invention, reconnaît-il.Photo Newscom © Une autre contribution majeure à l'humanité : le golf sans balle, selon James Perrine. 1LP0501B1231 B5 LUNDI 1LP0501B1231 ZALLCALL 67 20:12:05 12/30/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 B5 La MINI revient Quelques mois après un enterrement de troisième classe, la Mini, vestige de la splendeur britannique passée, sort de son cercueil pour devenir la MINI.Les majuscules du nom ne sont pas la seule façon de distinguer le nouveau modèle de l'ancien.La nouvelle MINI semble sorti d'un club de remise en forme est-allemand.Il faut dire que l'entraîneur est BMW, un spécialiste des cures de rajeunissement.La MINI Cooper nouvelle génération dévale les routes britanniques depuis juillet 2001 et arrivera chez nous au printemps prochain.LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale 1959.La première Mini sort des chaînes de montage britannique.Quarante-et-un ans plus tard, le dernier modèle de la célèbre voiture conçue par Sir Alec Issigonis sortait des chaînes de production.Plus de cinq millions de Mini ont été vendues entre temps.C'est probablement ce qui a encouragé les dirigeants de BMW \u2014 comme ceux de Volkswagen pour la Beetle \u2014 à relancer la Mini.Il sera difficile cette fois de reproduire le même succès.Si la nouvelle Mini et sa grande soeur se ressemblent, la cible visée par l'équipe du marketing de BMW n'est pas du tout la même.Le modèle des années soixante se devait d'être fonctionnel.British Motor Corporation, BMC, le géant britannique de l'automobilede l'époque, souhaitait fabriquer une voiture robuste, familiale et dont la consommation d'essence serait très faible.Après la crise de Suez de 1956, le pétrole était rationné en Europe.Les techniciens ont alors réalisé des voitures peu gloutonnes en essence.Ceux qui ont connu les Mini se souviendront d'une voiture plus proche du jouet que de la Jaguar.La finition était minimaliste et la suspension aussi raide qu'un haut fonctionnaire anglais.Les gens mesurant plus de 1,75 mètre avaient irrémédiablement le menton dans les jambes et gagnaient une séance de massage chez le kiné ! Cette automobile peu fiable et bruyante était tout ce qu'il y a de plus britannique.Au fil des ans, la mini est devenue la chérie des jeunes et vieilles belles en minijupe.Puis, elle a séduit les vedettes, des Beatles à Mick Jagger, en passant par Mister Bean.À tel point qu'Alec Issigonis a été anobli par la reine pour services rendus à l'Empire.Les Allemands ont compris la symbolique toute anglaise rattachée à la Mini.Malgré sa conception germanique, un moteur fabriqué au Brésil, la nouvelle MINI a su conserver ses particularités britanniques.Les couleurs disponibles pour le petit bolide ressemblent à s'y méprendre à celles des chapeaux de sa très gracieuse Majesté.Pourtant, la voiture branchée des années soixante a grandi.Elle mesure 3,63 mètres contre 3,05 mètres pour sa petite soeur.À 1050 kilogrammes, son poids a presque doublé.Mais l'essentiel est resté, et notamment un coffre à bagages lilliputien dans lequel vous pourrez ranger deux paquets de cigarettes, trois si vous êtes habiles.Les débuts de la nouvelle Mini devraient être modestes au Canada.Les premiers modèles seront sur le marché « montréalais et dans l'ensemble du Canada à la fin mars 2002 », confie Bronya Cuddy, conseillère aux communications corporatives chez BMW Canada.Seuls deux modèles sur trois, la Cooper et la Cooper S seront disponibles en Amérique du Nord.Les Européens auront la chance de pouvoir rouler également dans la Mini one, une petite voiture équipée d'un moteur de 90cc.La MINI, concurrente de la Beetle, est destinée à une clientèle de jeunes branchés de moins de 35 ans.Contrairement à son illustre prédécesseur, la nouvelle Mini sera chère, près de 30 000 $ pour la Cooper S et 25 000 $ pour la Cooper.Cela explique peutêtre que BMW ne compte pas vendre plus de 1800 véhicules la première année au Canada et 20 000 en Amérique du Nord.« Nous nous attendons à une demande très forte, puisque plus de 5000 personnes se sont déjà inscrites sur notre site Internet Mini.ca.afin de recevoir plus d'informations sur la MINI », note cependant madame Cuddy.Le côté « trendy » est fortement mis en avant par BMW.Le constructeur allemand a tenté de recréer une communauté de « Mini branchés ».La Mini est une voiture de ville.Les Européens, très friands de la vitesse, devraient plébisciter la Cooper S qui atteint des sommets de 218 km/h.Preuve que la MINI s'adresse à une clientèle qui n'aime pas mettre les mains dans le cambouis, en cas de crevaison, les pneus pourront rouler à plat sur 150 kilomètres ! Le site Internet de Mini Canada présente d'ailleurs des démonstrations interactives de la petite voiture et offre des réponses à toutes les questions d'ordre technique.La Mini Cooper ne serait rien sans l'apport de Charles Cooper et de son fils John.Le site de John Cooper rappelle cette formidable saga.Le site belge Automag raconte l'histoire de la Mini, qui, faut-il le rappeler, fut une voiture de course victorieuse dans de nombreux rallyes.Sur le seul moteur de recherche Google, les mots Mini Cooper renvoient à plus de 52 000 résultats.Les sites sont en anglais, italien, espagnol, français, allemand et sont aussi bien des forums dédiés au culte de la petite voiture, que des pages personnelles ou des sites corporatifs.La Minimania est un phénomène mondial.Certains ne peuvent plus attendre la sortie de la nouvelle Mini et n'ont parfois pas les moyens d'en acheter une.Alors ils innovent.Bruno Giffard, de Sherbrooke, a conçu une page Internet sur laquelle il invite les internautes à lui envoyer des dons afin d'acquérir la MINI.« Je pourrais me rapprocher de mon rêve.Si vous voulez m'aider à atteindre mon but, vous pouvez m'envoyer un cadeau d'au moins 0,01 $ ».C'est dire la popularité de la Mini ! Celle-ci est régulièrement mise à l'essai, chouchoutée dans ses nombreuses revues, telles que Mini Cooper Register.Le Mini Cooper Register consacre également un site Internet à la mémoire de l'automobile mythique (www.minicooper.org), offre des conseils techniques à ses adhérents et organise des courses automobiles pour les fans.Reste à savoir si le mythe suffira ! Quelques sites pour en savoir plus sur la nouvelle Mini : > Mini Canada www.mini.ca Mini Grande Bretagne www.mini.co.uk/ John Cooper www.johncooper.co.uk Automag www.automag.be/mini03.htm Photo AFP La MINI, une voiture culte.LIQUIDATION DE FIND'ANNÉE! Bonne Coupe.Bon Prix.Bonne Réputation.LASALLE 7155 BOUL.NEWMAN 514 363 1546 | ST.LÉONARD 6835 RUE JEAN-TALON EST 514 253 6555 LAVAL 1793 BOUL.ST.MARTIN OUEST 450 686 2457 | BROSSARD 5750 BOUL.TASHEREAU 450 443 5717 POINTE CLAIRE 6361 RTE.TRANS CANADIENNE 514 426 2050 | ST.JEAN 575 BOUL.PIERRE - CAISSE 450 359 7676 ST.LAURENT 3830 COTE-VERTU OUEST CENTRE LE BAZAR 514 332 7263 MONTREAL - CENTREVILLE 1007 ST.CATHERINE OUEST 514 845 1548 CHOMEDEY, LAVAL AUTOROUTE 440 OUEST 450 973 8655 | PLAZA ST.HUBERT 6955 RUE ST.HUBERT 514 948 6282 ST.BRUNO 1193, BOULEVARD DES PROMENADES 450 441 0707 | MARCHE CENTRAL 795 CHABANEL ST.OUEST 514 383 8528 DRUMMONDVILLE 565 BOUL.ST.JOSEPH 819 474 3034 | LONGUEUIL 2243 BOULEVARD ROLAND-THERRIEN 450 448 7555 Complets 12999$ Vestons Sport 9999$ Vestons de cuir en peau d'agneau 19999$ Pantalons de coton en velours côtelé 2999$ Chemises Habillées 2 pour 35$ Chemises Sport 2 pour 50$ 3010117A Vousavez parlé de l'euro à des Américains?DAVID WILLIAMS Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 C'est peut-être le début d'une ère historique pour 304 millions d'Européens, mais chez les Américains, l'euro reste encore largement méconnu.« J'en ai une vague idée », concède Rebecca Gondwe, étudiante, à la question de savoir si elle connaît la nouvelle monnaie européenne.« C'est la monnaie destinée à être utilisée dans tous les pays européens pour faciliter le travail des Européens hors de leur pays, pense-t-elle.J'en ai entendu parler il y a deux ou trois ans, mais je ne sais pas quand elle entre en vigueur », ajoute-telle.Comme elle, Michael Marr, un postier de 52 ans, reconnaît avoir une connaissance limitée de la forme des billets et des pièces qui seront lancés dans 12 pays européens cette nuit.« Je sais que la plupart des pays en Europe, à l'exception de la Grande-Bretagne veulent cette monnaie.Ce sera une monnaie commune, différente de celle possédée par la France et l'Allemagne », croit savoir Michael Marr.Pour ce qui est de la date d'entrée en vigueur de l'euro, la réponse est claire : « Aucune idée », répond-il.Les médias américains, absorbés par la guerre en Afghanistan, n'ont consacré jusqu'à présent que de très rares articles à l'arrivée de la monnaie européenne.Le 19 décembre, le quotidien Washington Times relevait que des billets de 500 euros seraient disponibles.« Beaucoup de critiques ont accusé l'Europe de faire le jeu du trafic de drogue et du blanchiment d'argent » avec une telle monnaie, qui permettra de dissimuler de grosses sommes d'argent, ajoutait-il.Outre-Atlantique, l'intérêt pour l'euro se développe, assure sous couvert d'anonymat un responsable européen établi à Washington.Mais « les Américains sont plus préoccupés par la guerre contre le terrorisme, la sécurité dans leur pays, et ne sont guère intéressés pour le moment par des voyages à l'étranger », estime-t-il.« Ils vont commencer à y penser lors de leurs vacances l'année prochaine et quand les choses vont redevenir calmes sur le front du terrorisme », prévoit-il.Pour célébrer la naissance de l'euro, la Commission européenne prévoit une soirée pour notamment la presse américaine le 31 décembre.Le carton d'invitation appelle à « assister aux événements en direct par satellite, à voir les premières réactions des Européens à leur nouvelle monnaie, à entendre celles des dirigeants européens et américains sur son importance pour l'Europe et la relation transatlantique ».Les médias américains n'ont consacré jusqu'à présent que de très rares articles à l'arrivée de la monnaie européenne. 1LP0601B1231 B6 31 décembre 1LP0601B1231 ZALLCALL 67 20:16:05 12/30/01 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 LES NOUVEAUX LEADERS Déjà une étoile Dix-huit ans.et 125 000 $ en bourses d'études MARIE-ANDRÉE AMIOT La Presse > NOM : FRANCIS BOULVA > ÂGE : 18 ANS > OCCUPATION : ÉTUDIANT À L'ÉCOUTER, ON a peine à croire que Francis Boulva n'a que 18 ans.Son discours scientifique rappelle celui d'un adulte chevronné.Équilibré, réfléchi, lucide, étoffé.Il cite les auteurs les plus savants, proclame avec passion la valeur de la recherche médicale, n'en finit plus de décliner les expériences qui ont marqué sa vie.Sa vie de 18 ans, ne l'oublions pas.Son assurance étonne moins quand on apprend que depuis le primaire, l'étudiant du collège Jean-de-Brébeuf cumule les honneurs en sciences, et plus précisément en astronomie.L'an dernier, ce doyen des expo-sciences (il a participé à 28 compétitions), a remporté pas moins de 13 mentions ou prix dans cinq des plus importantes expositions scientifiques du monde.L'une d'entre elles, commanditée par le maître mondial du microprocesseur Intel et qui accueille annuellement 1200 étudiants du secondaire choisis méticuleusement parmi les meilleurs des meilleurs, lui a valu une bourse d'études de 50 000 $ US et un ordinateur portatif.Son projet, « Champagne galactique », portait sur les étoiles de type Wolf-Rayet.Un projet qui avait auparavant tellement impressionné les juges du concours québécois qu'ils lui avaient remis le premier prix toutes catégories de l'Expo-Sciences Bell à la finale provinciale en mars 2001.À l'échelle canadienne, deux mois plus tard, Francis remportait, à Kingston, en Ontario, quatre grands prix dont une bourse d'études de 2000 $.Les responsables de l'ISEF l'ont alors invité à présenter son projet en Californie.C'est ainsi qu'à San Jose, il a reçu le célèbre Intel Pinnacle Award du ISEF 2001, accompagné de la fameuse bourse de 50 000 $ US.Depuis qu'il participe aux expo-sciences, Francis Boulva a remporté plus de 125 000 $ en bourses d'études.Sa personnalité attachante et son indéniable talent de vulgarisateur scientifique ont fait de lui l'enfant chéri des médias depuis qu'il a compris l'importance de la communication.Enfant, il a participé deux fois à l'émission Les Débrouillards, son émission préférée du temps, confie-t-il.Cet automne, il a fait l'objet d'un reportage à l'émission Découverte de Radio-Canada.Il y a parlé de son expérience de recherche en milieu universitaire.L'Université de Montréal l'avait invité à observer les étoiles à partir du plus gros télescope du Nord-Est américain, situé au mont Mégantic.Le but de son projet ?Visionner les trous noirs et les quasars, qu'il qualifie de véritables monstres galactiques.Il a aussi été choisi Personnalité de la semaine de La Presse.Quand on appelle au collège Jean-de-Brébeuf, on sait immédiatement où le trouver.Toute cette reconnaissance n'a pas gonflé la tête de la jeune vedette du monde scientifique, qui n'en finit plus de dire qu'il doit trimer très dur pour réussir, que le succès ne vient pas seul et que ses parents y sont pour beaucoup.Entre des examens de biologie et de chimie, le jeune passionné de la communication scientifique (et de la communication tout court) parle du baccalauréat international auquel il est inscrit au collège Jean-de- Brébeuf.Il a choisi le profil Sciences de la santé et terminera au printemps.Pourquoi la santé ?« Parce que je veux devenir médecin.» Et l'astronomie ?« Je pense que ce sera toujours mon hobby, mais la recherche médicale, c'est vraiment passionnant ! » À parler avec lui, on sent un jeune homme heureux, passionné et pas très compliqué.Imaginez un peu un ado qui fait sa chambre, étudie diligemment, mais ne sacrifie pas son volley-ball ni son ski, discute calmement avec ses parents, vante les exploits sportifs de son jeune frère (et glisse au passage qu'« en plus, il est fin »), avertit qu'il sera en retard quand il conduit l'auto familiale, n'en finit plus de remercier la Providence pour la chance qu'il a d'être intelligent, d'avoir de bons parents, de bons amis, etc.Et qui passe quatre heures par semaine à l'hôpital Shriners pour enfants ?\u2014 Pour ton bénévolat à l'école ?\u2014 Non.Pour moi.C'est un oncle, Vincent Lacroix, médecin, qui l'a initié à cet hôpital tout particulier.« Je me suis présenté au Shriners, et on m'a indiqué la marche à suivre.Pas plus compliqué que ça.» Il fournit de l'aide pédagogique aux petits malades, joue avec eux, les aide à dessiner, à bricoler.« Quatre heures, c'est pas monstrueux, et puis ça m'apporte davantage à moi qu'à eux, je crois.» Où se voit-il dans cinq ans ?« À la faculté de médecine de l'Université Mc Gill.» Il voudrait travailler au sein d'une équipe de recherche fondamentale.Le travail le stimule.Il a consacré huit mois à son projet « Champagne galactique ».Plus de 550 heures à se préparer pour les expo-sciences.Ses notes sont très bonnes, confirme-t-il, mais il ne figure pas parmi les premiers.Ses expositions lui ont fait manquer six semaines de cours depuis le début de son B.I.Mais tout comme il a compris qu'on doit « vendre » une présentation scientifique pour la faire passer, il se « vendra » à l'université pour faire valoir son intérêt et sa passion.« Si on me donne la chance de passer une entrevue ! » prend-il soin d'ajouter.On n'en doute pas un instant.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Dix-huit ans et, déjà, sa « carrière » d'astronome tire à sa fin.Francis Boulva a finalement choisi de se diriger vers la médecine.Photo MARCOS TOWNSEND « La science a plus que jamais une influence sur la culture populaire, et la culture populaire influe sur la science », croit le rédacteur en chef de Seed, Adam Bly.Lascience pour les branchés CATHERINE SOLYOM The Gazette > NOM : ADAM BLY > ÂGE : 20 ANS > RÉDACTEUR EN CHEF DE SEED LA SCIENCE, c'est sexy, c'est branché, c'est le présent.Du moins, c'est ainsi qu'Adam Bly la considère.À 20 ans, ce Montréalais est peut-être le premier manitou médiatique à cibler \u2014 à sa manière, cependant \u2014 le marché huppé, sophistiqué et soucieux de son image.Quelque part entre Vanity Fair et Discovery, la science et la culture populaire se rencontrent.C'est à ce croisement que vous trouverez Adam Bly et son nouveau magazine, Seed.« La science a plus que jamais une influence sur la culture populaire, et la culture populaire influe sur la science », commente Adam Bly dans son bureau-loft du Vieux- Montréal.« Seed est un terrain de jeux pour les gens qui participent à cet échange.Nous sommes à la recherche du divertissement dans la science.» Le premier numéro, publié en novembre 2001 après deux années de dur labeur, propose une série de reportages sur la naissance.Un thème opportun pour ce premier-né d'Adam Bly.Portant aussi le sous-titre Beneath the Surface et rédigé par des correspondants de tous les coins de la planète, le magazine publié et imprimé à Montréal traite de la science, des affaires, du droit, de la mode et des arts.Le magazine veut ébranler le mythe du savant aux cheveux blancs tenant une éprouvette de potion pourpre bouillonnante.Par son contenu, Seed est destiné à des lecteurs branchés, intéressés à la science, et vise à démystifier tant leur vie personnelle que le monde.Imprimé à 100 000 exemplaires et distribué aux États-Unis et au Canada par AOL Time Warner, le premier numéro du magazine présente à la une un homme et une femmes nus.Les images et les thèmes se veulent provocateurs : la contrebande de gibier dans la brousse du Cameroun, avec des photos couleur de Karl Ammann, célèbre photographe de la nature ; la physique du ballet avec Louise Lecavalier, de La La La Human Steps, enceinte de huit mois au moment du reportage et portant des vêtements de griffe Armani ; et un article bref, presque poétique, sur la paille intitulé You Suck.« L'éventail est vaste, et c'est ce que nous aimons.La science est éclectique, la science a un visage, et cela n'est pas communiqué par les médias scientifiques », dit Adam Bly.Bien sûr, avant d'entreprendre de rectifier cette situation, il a lui-même fait ses preuves.Alors qu'il étudiait au Herzliah High School, Adam Bly récoltait déjà des prix à des compétitions scientifiques internationales.À l'âge de 16 ans, il effectuait des recherches sur le cancer pour le Conseil national de recherches.Selon lui, le milieu scolaire constitue le plus grand obstacle à l'apprentissage.« Mes deux années (au collège) Marianopolis ont été les pires années de ma vie », dit-il.Son inspiration, il l'a trouvée dans des foires scientifiques, avec un projet sur les avions en papier (à l'âge de 13 ans), puis sur l'adhésion des cellules cancéreuses aux poumons.Adam Bly a laissé tomber ses études en biochimie à l'Université Mc Gill l'an dernier pour se consacrer à temps plein à Seed, à titre de rédacteur en chef et « stratège global ».Il veut proposer une solution de rechange aux médias scientifiques établis, à Scientific American, par exemple.« Scientific American manque de personnalité.Ce n'est pas une voix à laquelle je peux m'identifier.Ce n'est pas moi.» Bruce Brandfon, éditeur du Scientific American, lui rend la pareille.« Je pense que (Seed) est un beau magazine à la mode, mais je ne suis pas sûr de savoir de quoi ça parle », ditil.« Les médias doivent porter sur un sujet : le golf, l'actualité, le tourisme ou la science.Mais il doit y avoir un sujet.Les scientifiques se préoccupent peu de leur image ; ils se préoccupent de leur pensée.» M.Brandfon admire cependant le culot de son rival Bly, qui a réussi à vendre sa vision à des investisseurs privés et attiré des annonceurs comme Hugo Boss ou Evian.« Le monde a besoin de rêveurs », concède-t-il.Joe Schwarz, directeur du département de chimie de l'Université Mc Gill et chroniqueur à The Gazette, se souvient d'avoir évalué l'un des projets d'Adam Bly à une foire scientifique.« Il est certainement talentueux et très imaginatif », dit-il.« Et je le félicite de promouvoir la science.Mais, dans Seed, la science se perd dans le langage fleuri.Il semble que la publication cherche à se définir.» Mais Bly ne se laissera pas dissuader.Le premier numéro de Seed a ouvert, et non fermé des portes, dit-il.Et il connaît ses lecteurs : les 25 à 40 ans qui voient la beauté et la pertinence de la science.« Nous élevons la science.Il n'y a rien de mal à ajouter un certain sex-appeal à la science.Nous parlons de la « scène » artistique, de la « scène » de la mode, de la « scène » des affaires.Pourquoi n'y a-t-il pas de scène scientifique ?» Adam Bly donne à Seed trois ans pour devenir rentable.Entre-temps, il veut étendre ses activités en Europe d'ici mars 2002, destiner une chronique d'agence aux journaux et, éventuellement, concevoir une émission télévisée.« Nous essayons de construire Seed dans le nouveau visage de la science, et aussi bâtir la plus importante compagnie de médias scientifiques au monde.» « Il n'y ari en de mal à ajouter un certain sex-appeal à la science.» 1LP0701B1231 B7 31 décembre 1LP0701B1231 ZALLCALL 67 20:29:04 12/30/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 3 1 DÉCEMBRE 2001 B7 Plan rapproché sur l'anorexie L'actrice de cinéma devenue chercheure pose un regard neuf sur la maladie L I S A FITTERMAN The Gazette > NOM : SARAH-JEANNE SALVY > ÂGE : 25 ANS > OCCUPATION : CHERCHEUSE EN PSYCHOLOGIE CANDIDATE AU DOCTORAT en psychologie, Sarah-Jeanne Salvy analyse sa manie de jouer avec ses cheveux lorsqu'elle parle.« C'est drôle.Tout le monde me dit : « Sarah-Jeanne, arrête de jouer avec tes cheveux », remarque-telle, en se tortillant une mèche, assise dans un café, rue Saint-Denis.« Ça me réconforte.Un peu comme les bébés aiment sucer leur pouce.Ça m'aide à me concentrer.» Son obsession des cheveux, conjuguée à une profonde détermination et à son acharnement au travail, semble avoir porté fruit.Après une carrière précoce en cinéma, cette jeune femme de 25 ans participe à des recherches sans précédent qui risquent fort de changer la manière dont nous envisageons l'anorexie \u2014 cette maladie qui touche surtout des femmes âgées de 15 à 40 ans et pousse ses victimes à s'affamer ou à se purger de toute nourriture.Charmante, le visage rond, Sarah- Jeanne Salvy a reçu en avril dernier le prix Jeune femme de mérite du YWCA.Cette récompense s'ajoute à toute une série de bourses obtenues depuis le début de ses études de premier cycle en psychologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).Son calendrier déborde de séjours prévus à Edmonton, Baltimore (Maryland), Columbus (Ohio) et, bien sûr, à Montréal.Jusqu'à la fin de février, elle poursuit un stage dans une clinique sans rendez-vous à l'UQAM, où elle peut être consultée pour une gamme de problèmes allant de l'anxiété en milieu de travail à la dépression.Elle se rendra par la suite à Edmonton, où elle poursuivra ses travaux à l'Université de l'Alberta avec le professeur David Pierce jusqu'à la fin de l'été.Leur étude, fondée sur le comportement de rats de laboratoire, a pour postulat qu'un très léger manque de nourriture mène à une augmentation de l'activité physique, qui à son tour mène à une plus petite ingestion de nourriture, et ainsi de suite.Le résultat : un cycle vicieux.« Plus les rats courent, moins ils mangent », dit la jeune chercheuse.« C'est intéressant, parce que nous ne pouvons tenir compte de facteurs cognitifs ou culturels dans notre modèle : nos sujets sont des animaux.Ça va bien au-delà des questions d'estime de soi et des « modèles de rôle » présentés aux jeunes de notre société.» Bien sûr, dit-elle, des facteurs culturels peuvent aussi jouer un rôle chez les humains ou intervenir après l'enclenchement d'un cycle biologique, mais le même phénomène cyclique a été observé chez d'autres espèces, y compris les dauphins, les oiseaux et les éléphants.« Par exemple, au cours de leurs migrations, les éléphants mangent moins et certains meurent », explique- t-elle.« Il s'agit d'une réaction biocomportementale.» Après son séjour à Edmonton, elle reviendra à Montréal pour défendre sa thèse, visiter sa famille et ses amis, puis repartira pour Baltimore, où elle a obtenu une bourse de recherche à l'Institut Kennedy Krieger de l'Université Johns Hopkins.Là, Sara-Jeanne Salvy traitera plus directement avec des personnes souffrant d'anorexie.De plus, elle se retrouvera à seulement sept heures de route de l'homme de sa vie, « Luc Lecavalier, Ph.D.», docteur en psychologie, professeur à l'Université Ohio State et spécialiste en recherches sur les déficiences mentales.Elle l'appelle vraiment « Luc Lecavalier, Ph.D.».Elle l'appelle aussi son « spécial du jour » parce qu'ils se sont rencontrés à la cafétéria de l'UQAM, alors qu'il terminait son doctorat.« Nous rêvons d'avoir une ribambelle d'enfants et une grosse maison », dit-elle.« Nous nous parlons trois fois par jour.C'est tellement malade ! » Son petit rire et sa franchise désarmante laissent deviner l'enfant qu'elle fut, l'enfant qui a passé à la télé pour la première fois à l'âge de 8 ans et qui a toujours un imprésario, question de fournir le nom d'une personne-ressource à son comptable quand il veut la joindre.Fille de l'élégante actrice Louise Marleau et de Jean Salvy, réalisateur à la retraite qui fait l'élevage d'ânes en France, Sarah-Jeanne a déjà cru vouloir suivre dans les traces de ses parents.Elle a mérité un prix pour son interprétation de Léa, l'ingénue de 18 ans supplantée par sa mère dans le coeur de son amoureux dans Le vent du Wyoming, film de 1994 d'André Forcier.En 1997, Sarah-Jeanne Salvy incarnait Aurore, une belle jeune fille qui fait la rencontre d'un vieil homme le jour de son 20e anniversaire, dans le long métrage Cosmos.Mais son penchant pour le cinéma n'a pas survécu à ses premiers cours de psychologie, à sa dernière année d'études secondaires au collège Jean-de-Brébeuf.Au cégep du collège, elle poursuit sa nouvelle passion.« Je n'aurais pas dû être admise à Brébeuf », ditelle.« Le collège avait la réputation d'attirer l'élite, les meilleurs étudiants, et mes résultats scolaires ne me classaient pas parmi ceux-là.J'étais presque une décrocheuse.Ils m'ont donné une chance.» Et ils ont eu bien raison.Le 23 janvier, le collège honorera Sarah- Jeanne et deux autres diplômés qui se sont illustrés dans leur domaine.« Cette célébration à Brébeuf est si importante ; je ne peux pas expliquer », dit-elle.Ses parents sont à la fois perplexes et fiers.« Ma mère me demande : « Es-tu sûre de ne plus vouloir faire de cinéma ?», mais ils veulent surtout que je sois heureuse », dit-elle.« Et je le suis.J'aime tellement ma vie.» Photo TEDD CHURCH, The Gazette Actrice précoce mais accomplie, Sarah-Jeanne Salvy a décroché de nombreuses bourses depuis qu'elle s'est tournée vers la psychologie.Son objet de recherche : l'anorexie.Les mystères de l'infiniment petit DOUG SWEET The Gazette > NOM : MICHEL GODIN > ÂGE : 26 ANS > OCCUPATION : CHERCHEUR EN NANOSCIENCE À 26 ANS, Michel Godin aime le mouvement.Rapide.En hiver, quand il ressent le besoin de s'éloigner de ses études doctorales en physique à l'Université Mc Gill, il adore skier à vive allure au bas d'une colline ou filer à grandes enjambées sur une patinoire de hockey.À l'été, il fonce, le vent dans les voiles, sur le lac Champlain.Et même dans ses études, Michel Godin travaille à la fine pointe d'une discipline en évolution accélérée \u2014 la nanoscience \u2014 où l'on annonce de nouvelles découvertes toutes les semaines ou presque.La nanoscience s'intéresse à l'infiniment petit, où tout se mesure en nanomètres \u2014 un milliardième de mètre.Un tube microscopique appelé « nanotube », qui pourrait avoir un diamètre de plusieurs nanomètres, est 10 000 fois plus petit que le diamètre d'un cheveu humain.Le monde de la nanotechnologie a souvent été l'objet de notions fantaisistes, tel le recours à des machines de dimension atomique pour construire des autos et des machines à laver, ou encore pour débloquer des artères ou attaquer des cellules cancéreuses.En quittant le monde de la science- fiction, la nanoscience pourrait néanmoins contribuer au développement d'ordinateurs plus petits et plus rapides.« C'est très excitant de participer à un champ d'activités qui pourrait avoir un impact de notre vivant », affirme Michel Godin.« Je crois, à court terme, que la nano-électronique aura le plus d'impact sur notre réalité de tous les jours.» Peter Grütter, son directeur de thèse, le considère comme un leader au département de physique.« En plus d'être un très bon chercheur, Michel a des compétences organisationnelles et des qualités de leadership exceptionnelles », déclare M.Grütter.« Il a souvent de très bonnes idées pour mieux organiser l'échange et la circulation d'information au sein de notre groupe de recherche.» « Je pense qu'il tient cela de son expérience comme entraîneur de l'équipe de voile de Mc Gill ou de l'équipe de hockey des étudiants en physique.» Michel Godin lui-même oeuvre au développement d'un détecteur chimique micromécanique.Il s'agit, selon lui, d'un « nez électronique », d'une longueur de 10 microns.Un micron mesure un millionième de mètre.Le « nez » agit comme un mince tremplin qui vibre en fonction des produits chimiques avec lesquels il entre en contact.Ce processus, faut-il rappeler, se déroule à une échelle si petite qu'elle ne peut être aperçue que par certains des microscopes les plus puissants.Sa recherche pourrait un jour aider les chercheurs à réaliser des expériences de séquençage d'ADN en vue de mieux comprendre les moyens de combattre plusieurs maladies et incapacités.Michel Godin ne veut pas se rapprocher davantage de la médecine.Même si son père était cardiologue (sa mère est morte des suites d'un cancer du sein en 1993), il n'a jamais été intéressé par une carrière médicale.« Non, voilà une chose que je n'ai jamais voulu faire.Il y a trop de sang », tranche-t-il.Même la science pure ne constituait pas un choix ferme quand Michel Godin a quitté le collège John Abbott pour l'université, il y a quelques années.« Je ne peux pas dire qu'on nous a poussés vers un domaine précis et, même à l'université, j'ai mis beaucoup de temps à choisir entre la science et l'économie », dit-il.Un frère plus âgé que lui a poursuivi des études en génie chimique et travaille aujourd'hui sur une plateforme de forage dans la mer du Nord.Francophone de Beaconsfield, Michel Godin a fréquenté une école primaire du West Island avant d'entreprendre ses études secondaires au collège Notre-Dame, près de l'oratoire Saint-Joseph.C'est à Beaconsfield qu'il a commencé à s'intéresser à la voile \u2014 et aux courses.« J'aime vraiment l'élément de course », justifie-t-il.« J'aime faire la mise au point du bateau.J'aime l'élément tactique.Il y a beaucoup de préparation cérébrale avant de décider de la meilleure manière d'aborder une course.» Il est retourné au West Island pour ses études collégiales (à John Abbott), puis s'est inscrit à l'Université Mc Gill, d'abord au programme du baccalauréat, puis à la maîtrise et aujourd'hui au doctorat.Comme bien des gens qui se considèrent bilingues et biculturels, il a souvent de la difficulté à trouver le mot juste dans l'une et l'autre langue.« J'adore Montréal », déclare-til.« J'ai des amis qui ont déménagé aux États-Unis et qui veulent revenir.» Michel Godin aimerait tout de même élargir ses connaissances en travaillant en Europe.Il souhaiterait demeurer en recherche, tout en enseignant au niveau collégial ou universitaire.Entre-temps, il étudie fort pour compléter son doctorat en trois ans, le minimum permis.Par contre, à l'hiver, il se libère un peu pour le hockey, sport qui lui permet de faire le vide.« Nous ne parlons pas de physique quand nous sommes sur la glace », dit Serge Godin.Même si l'on considère que la physique pourrait être appliquée au lancer frappé ?« Oh, ça, c'est le Saint-Graal du hockey.Je ne le comprends toujours pas.» La clé, ce n'est pas de frapper la glace derrière la rondelle ?« La clé, c'est de lancer en direction du filet.» « C'est très excitant de participer à un champ d'activités qui pourrait avoir un impact de notre vivant.» LES NOUVEAUX LEADERS Photo DAVE SIDAWAY Les recherches de Michel Godin pourraient aider les chercheurs dans leurs expériences de séquençage d'ADN. 1LP0801B1231 B8 - LUNDI 1LP0801B1231 ZALLCALL 67 00:41:06 12/31/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 3 1 D É C EMB R E 2 0 0 1 Le caviar, or noir descontrebandiersrus ses Lescontrebandiers à l'assaut de l'Amérique CLAIRE BRIGUET-LAMARRE Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Les amateurs de caviar pourront en déguster en Russie le soir du réveillon à des prix défiant toute concurrence grâce au braconnage dont est victime l'esturgeon, qui continue d'alimenter une intense contrebande et de susciter la colère des commerçants.Malgré la décision de quatre pays riverains de la Caspienne (Russie, Azerbaïdjan, Kazakhtan et Turkménistan) de suspendre la pêche à l'esturgeon jusque fin 2001, une contrebande effrénée des précieuses perles noires continue de sévir en Russie.Cet accord a été conclu en juin dernier sous l'égide de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de flore sauvage en danger d'extinction).« Cet accord c'est de la poudre aux yeux, personne ne croit qu'il puisse être respecté », commente Katerina, vendeuse au magasin Elissevski, une épicerie de luxe sur l'avenue la plus chic de Moscou.Les cinq pays de la mer Caspienne représentent 90 % du commerce mondial du caviar.Selon les chiffres de la Cites, 90 % du commerce du caviar est illégal et représente un chiffre d'affaires inestimable par rapport aux 100 milliards de dollars annuels de commerce licite, le seul qui soit contrôlé par cette organisation des Nations unies.Makhmoud, un trafiquant de la capitale, confirme ce chiffre.« Jusqu'à une tonne de caviar de contrebande arrive chaque jour sur les marchés moscovites », confie-t-il.Les prix pratiqués par les vendeurs légaux et les contrebandiers varient du simple au double.Une boîte de cent grammes de caviar bélouga (le plus cher) coûte environ 35 $ U.S.sur les marchés de la capitale, contre 14 $ U.S.pour du caviar de contrebande .et 375 $ U.S.à Paris.Raïssa, vendeuse sur un marché du centre de la capitale, confirme ces chiffres : « Les contrebandiers vendent leur caviar à des prix deux fois inférieurs aux nôtres, le pire est qu'il est de qualité équivalente.Les clients de Makhmud sont surtout des étrangers qui le payent en dollars mais aussi des Russes qui évoquent avec regret l'époque soviétique où le caviar de contrebande coûtait encore bien moins cher.« Les Russes n'achètent qu'une petite boîte, le caviar est pour eux quelque chose de précieux et de très rare », explique un collègue de Makhmoud.« L'esturgeon est de plus en plus difficile à trouver.Les pêcheurs prennent de gros risques en pratiquant cette activité illégale.Si l'État leur fournissait un travail convenablement payé, ils ne se livreraient pas à ce trafic », argumente Makhmoud.La raréfaction des esturgeons femelles adultes (les seules à pouvoir fournir des oeufs de qualité) est inquiétante.« Il y a aujourd'hui 90 % de moins de jeunes esturgeons adultes qu'il y a 10 ans.La situation est comparable à celle qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale », explique Raïssa Khororevskaya, de l'Institut de recherches sur la pêche en Caspienne, citée par le Moscow Times.L'importance du braconnage, pratiqué à l'aide de filets à mailles serrées ou de lignes pourvus de double crochets, explique cette diminution de la population d'esturgeons.La marchandise se faisant plus rare, son prix ne fait qu'augmenter, au désespoir des clients.À en croire Makhmud, le contrebandier, la pêche illégale n'est pas sans risques : « Il arrive souvent que les contrebandiers se fassent pincer par les gardecôtes.Dans dans ces cas là, on écope d'une amende, le matériel de pêche et le canot sont confisqués, on peut même se retrouver en prison.» Plus de 300 tonnes de caviar de contrebande ont été saisies depuis le début l'année.Le caviar illégal est à déguster sur place, le risque de voir ce mets de tsar confisqué à la frontière étant très élevé.d'après USA Today LES AUTORITÉS fédérales, à Miami et ailleurs aux États-Unis, sévissent ces jours-ci contre une marchandise de contrebande presque aussi coûteuse que la cocaïne : le caviar.Dans l'affaire la plus récente, trois Russes ont été inculpés d'avoir fait passer en fraude 45 kilos de caviar aux États-Unis.Ils comparaîtront en cour le 7 janvier prochain.Sept contrebandiers ont été condamnés à des peines de prison au cours des 15 derniers mois dans la région de Miami.Une combinaison de contrôles rigoureux sur le commerce international et de profits en forte hausse ont contribué à la création de « réseaux d'oeufs de poisson » qui s'inspirent des organisations de trafiquants de drogue.Tels les pivots de la cocaïne, les contrebandiers du caviar se servent de « mules » (courriers) pour faire entrer leur produit dans la clandestinité.Ils leur offrent habituellement un billet d'avion gratuit et 500 $.Le commerce illégal du caviar rapporte à ses auteurs environ 125 millions par année.« Ces gars-là peuvent avoir jusqu'à 100 000 $ en caviar dans trois ou quatre valises.Quand vous voyez les sommes en jeu, vous comprenez les motivations », dit Joseph Johns, un procureur adjoint qui a engagé des poursuites contre des pirates du caviar en Californie méridionale.À Miami, le 5 décembre, un juge fédéral a condamné Slawomir Garmulewicz, 61 ans, à 13 mois de prison pour sa participation à une opération de contrebande du caviar.Il avait enfreint les lois douanières américaines et la Loi sur les espèces en péril quand il s'est présenté à l'aéroport international de Miami avec 100 boîtes de caviar de bélouga russe en conserve, le type de caviar le plus recherché des amateurs.Ailleurs aux États-Unis > à New York, en juillet, Grigori Oudovenko a été condamné à 27 mois de détention en prison fédérale pour avoir tenté de passer en fraude une quantité de caviar évaluée à 2,5 millions.Le produit était emballé avec des étiquettes de poisson séché.> à Greenbelt, dans l'État du Maryland, en février, un juge fédéral a imposé une amende record de 10,4 millions à une compagnie importatrice de caviar.Trois cadres supérieurs de la société U.S.Caviar & Caviar ont écopé des peines de prison variant entre 15 mois et trois ans.> en janvier 2001, Elena Voronina a reconnu sa culpabilité après avoir été arrêtée avec des valises remplies de caviar à l'aéroport international de Los Angeles.Les autorités ne l'ont pas crue lorsqu'elle elle a tenté de les convaincre qu'elle servirait les 57 livres (25 kilos) d'oeufs de poissons à un party pour enfants.Le caviar est lié à l'opulence depuis des milliers d'années.Aristote décrivait des dégustations de caviar à des banquets dans la Grèce ancienne.Au XIIe siècle, le roi Édouard II d'Angleterre a désigné l'esturgeon « poisson royal ».Les différentes espèces d'esturgeons déclinent un peu partout, mais la situation est la plus dramatique dans la mer Caspienne, où les stocks de poissons adultes ont diminué de 80 % depuis 1946.« Nous voulons nous assurer que ces espèces ne sont pas pêchées commercialement au point de l'extinction », dit Jennifer English, experte en contrebande de caviar au U.S.Fish and Wildlife Service à Miami.Quelque 90 % du commerce du caviar est illégal et représente un chiffre d'affairesi nestimable par rapport aux 100 milliardsde dollars annuelsde commerce licite.©2001 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\u2020 Parmi les voitures évaluées dans la catégorie berline intermédiaire.Le PDSF pour une nouvelle Volvo S60 AWD commence à 43 995 $.Frais de transport et de livraison de 1 050 $, taxes, immatriculation et assurance en sus.\u201c Volvo.pour la vie \u201d est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.www.volvocanada.com.\u2020\u2020 Association des Journalistes Automobile du Canada, Voiture canadienne de l'année 2002.Volvo S60 AWD: entête de la catégorie \u201c Meilleure voiture de luxe \u201d selon le VCDA 2002 de l'AJAC.\u2020\u2020 SA BEAUTÉ, SON INTELLIGENCE ET SON LUXE ONT ÉTÉ LOUANGÉS.ET ÇA NE LUI MONTE MÊME PAS À LA TÊTE.Entête de la catégorie \u201cMeilleure voiture de luxe\u201d selon l'AJAC, Voiture canadienne de l'année 2002.Cars.com ajoute : \u201cLa Volvo S60 AWD adhère comme du sirop d'érable à la route.\u201d Nommée \u201cplus belle voiture du monde\u201d par la presse italienne.\u2020Motor Trend l'a décrite comme \u201cune vraie belle berline sport des plus compétente.\u201d En plus de son système électronique de traction intégrale sans précédent dans l'industrie et son moteur turbo de 197 CV, la S60 AWD 2002 vous offre la batterie légendaire de dispositifs sécuritaires propres à Volvo.À 43 995 $, la S60 AWD vous offre aussi une boîte à 5 vitesse Geartronic, une chaîne audiophonique de qualité supérieure avec lecteur CD de série, des roues en alliage, un siège du conducteur à commande électrique et un toit ouvrant à commande électrique.Comme toutes les Volvo, la S60 AWD possède également des vitres à commande électrique, le verrouillage des portes à commande électrique, des sièges chauffant, des phares avec système lave/essuie, le déverrouillage des portes télécommandé, un système de conditionnement de l'air avec contrôle électronique et un système de filtration du pollen, un régulateur de vitesse et plusieurs autres luxueuses caractéristiques de série.Pour en savoir plus long sur la Volvo S60 AWD, visitez-nous à volvocanada.com LA VOLVO S60 AWD 3010049A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 Land Rover Discovery chaque jour du 1er au 31 décembre (non décomposables) 1 Land Rover (ou 60 000 $) Tirage du 2001-12-30 745A185 2001-12-01 850C154 2001-12-02 213F687 2001-12-03 145E905 2001-12-04 842E989 2001-12-05 529F647 2001-12-06 105D269 2001-12-07 778F676 2001-12-08 582B625 2001-12-09 513B658 2001-12-10 176C686 2001-12-11 808H584 2001-12-12 174C685 2001-12-13 148F614 2001-12-14 941H471 2001-12-15 565C255 2001-12-16 220C823 2001-12-17 272A831 2001-12-18 660D331 2001-12-19 847C851 2001-12-20 212B316 2001-12-21 473F143 2001-12-22 898G327 2001-12-23 177C676 2001-12-24 739F470 2001-12-25 799D515 2001-12-26 166H348 2001-12-27 849F870 2001-12-28 985D546 2001-12-29 959C273 Votre prochaine liaison commence ici cyberpresse.ca/traitdunion FILL205 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le jeu doit rester un jeu.Tirage du 2001-12-29 Complémentaire (09) Tirage du 2001-12-29 Complémentaire (31) GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00 $ 5/6 13 500,00 $ 4/6 956 50,00 $ 3/6 19 523 5,00 $ Ventes totales: 571 686,50 $ Tirage du 2001-12-30 Tirage du 2001-12-30 Tirage du 2001-12-30 NUMÉRO: 356240 Tirage du 2001-12-29 NUMÉRO: 964392 GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 040 475,10 $ 5/6+ 6 102 023,70 $ 5/6 217 2 256,70 $ 4/6 11 448 82,00 $ 3/6 221 042 10,00 $ Ventes totales: 13 980 823 $ Prochain Gros lot: 2 000 000 $ "]
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