La presse, 17 octobre 2001, C. Arts et Spectacles
[" 3LP0101C1017 c1 mercredi 3LP0101C1017 ZALLCALL 67 03:27:19 10/17/01 B Photos ROBERT MAILLOUX, La Presse © Pierre Blanchette, un peintre travaillant le grand format, et Andrew Forster, dont l'art mêle photographie et écriture.Le premier trouve l'atelier indispensable, le second n'en a même pas.L'atelier revisité JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale ILS VOUS OUVRENT une partie de leur intimité, de leur vie, de leur chez-soi.Qui ça ?Armand Vaillancourt, Valérie Lamontagne, Henri Venne, Isabelle Hayeur et plusieurs autres professionnels de la sculpture, de l'installation, de la peinture, de la photographie.Après un interlude de trois ans, voici le retour ces jours-ci des Ateliers s'exposent, l'événement populaire par excellence rapprochant artistes et public, organisé à l'initiative de Cobalt Art Public et de la maison de la culture Plateau-Mont-Royal.Quatre après-midi portes ouvertes (deux fins de semaine consécutives), la nouvelle version des Ateliers se démarque pour offrir autre chose que la simple et longue liste d'adresses à visiter de la première époque (1992-1997).Première et heureuse nouveauté : disséminés autour de l'axe Saint-Denis, de Villeray au Vieux-Montréal, les ateliers se limitent à une vingtaine \u2014 autrefois, ils pouvaient atteindre les 80 ! Puis, la tenue d'une exposition (à la maison de la culture), d'une table ronde (demain) et la publication ultérieure d'un document devraient apporter un nouvel éclairage.Le projet revoit donc le jour sous un oeil plus critique, celui de Véronique Rodriguez, la spécialiste à Montréal du sujet (l'atelier) depuis qu'elle s'y est attardée pour les fins de son doctorat.Invitée à diriger la table ronde et le difficile exercice de sélection des 20 artistes, l'historienne de l'art a voulu refléter la diversité du métier et corriger la vision romantique et dépassée accolée à l'atelier.« Ce n'est plus un lieu, c'est un processus », déclare-t-elle en partant, lorsqu'on lui demande les principales caractéristiques de l'atelier d'aujourd'hui.« Avant l'art conceptuel et les années 60, un artiste avait toujours un atelier.Après, c'est devenu quelque chose de flottant.Mais dans la perception courante, on est encore persuadé qu'un artiste est dans son atelier.Et cet atelier est toujours précis : il y a du désordre, une accumulation de choses.Avec les Ateliers s'exposent, on voulait montrer que la création à Montréal, ce n'est pas juste ça.Il y a des artistes comme Pierre qui ont un atelier « éclairage au nord » (atelier classique avec lumière constante) et d'autres comme Andrew qui ont un ordinateur.» Pierre, c'est Pierre Blanchette, peintre travaillant le grand format ; Andrew, c'est Andrew Forster, dont l'art mêle photographie et écriture.Les deux artistes participeront d'ailleurs demain à la table ronde en tant que représentants de deux courants presque opposés.Le premier trouve l'atelier indispensable, le second n'en a même pas.« J'ai un appartement où je travaille », dit-il, presque encore étonné qu'on l'inclue dans un tel événement.Confronté à sa propre réalité, Andrew Forster s'est posé un tas de questions.« L'atelier, si ce n'est pas un espace d'entreposage mais un espace de travail, c'est quoi comme espace ?Espace imaginaire ou espace pour travailler des choses réelles, comme une usine ?Ou plutôt un espace de création, de méditation ?On peut alors faire ça dans le train.» « Au minimum, ça prend un placard pour se retrouver, un îlot pour se concentrer », dit pour sa part Pierre Blanchette qui accueillera les gens dans son tout nouvel espace, avec une magnifique vue d'un douzième étage.« Tant qu'il y aura production d'un objet, il y aura nécessité d'un atelier, ne serait-ce que pour entreposer.Même dans l'art conceptuel », croit-il.Les friands de l'atelier « amas de choses » seront comblés en rentrant chez Pierre Blanchette, mais déboussolés chez son confrère Andrew.« C'est mon appartement et c'est intéressant de voir un appartement dans le Mile- End », dit celui-ci non sans rire.Il aménagera tout de même un peu les lieux, allant jusqu'à transformer deux pièces en salle d'exposition.Ne rentre pas qui veut dans l'intimité des gens.Les Ateliers s'exposent tiennent à donner un pouls de la réalité de travail des artistes montréalais.De la situation d'un Pierre Blanchette à celle d'un Andrew Forster, l'atelier est fortement diversifié.« Il dépend toujours de la pratique et comment l'artiste l'y intègre », pense Véronique Rodriguez, qui assure quand même qu'il y a de plus en plus d'artistes du type Andrew.Une sorte de reflet de la société actuelle, avec son lot de travailleurs autonomes qui fusionnent bureau et domicile.« L'atelier comme lieu de conception n'existe pas, insiste Forster.C'est partout, c'est continuel, ce n'est pas un endroit ou un moment particulier.» C'est ce que Véronique Rodriguez désigne par « l'éclatement de l'atelier », qui prend différentes formes selon la pratique.L'atelier éclaté, l'artiste, lui, moins seul dans son cocon.« Avec l'explosion des matériaux et des médiums, poursuit l'enseignante au cégep Ahuntsic, l'artiste fait de plus en plus appel à d'autres professionnels.Les Ateliers visent justement à mettre en contact artistes et public, à éliminer pour une fois les intermédiaires imposés par les expositions.Pas de marchand, pas de galeriste, les créateurs sont là, en chair et en os, à la disposition de tous.Le temps de poser les pourquoi et les comment, d'exprimer ce qu'on ressent.Les artistes aiment entendre ce qu'on a à dire.Bien que néophyte des Ateliers, comme tous ses collègues invités, Pierre Blanchette a connu une expérience semblable récemment, chose qui lui a permis de faire quelques rencontres hors de l'ordinaire.« J'ai tellement apprécié le rapport d'intensité.Ne serait-ce qu'avec une personne, comme avec cette dame qui m'a parlé.Elle n'avait pas le vocabulaire.Mais c'était tellement beau, tellement touchant.Je trouve le sens de ce que je fais à travers ces rencontres.» LES ATELIERS S'EXPOSENT, jusqu'au 28 octobre, maison de la culture Plateau-Mont-Royal, visites d'ateliers les 20, 21, 27 et 28 octobre, de 13 h à 17 h.Info : 514 872-2267. 3LP0201C1017 c2 mercredi 3LP0201C1017 ZALLCALL 67 03:23:19 10/17/01 B C2 LA PRESSE MONTREAL MERCREDI 1 7 OCTOBRE 2001 Boire le vin de Parizeau et inspecter le toit de Taillibert TELEVSION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a La saison des gros sondages BBM commence demain et Jean-Rene Dufort a decide d'y aller en toute legalite cette annee : il a offert un pot-de-vin aux chroniqueurs de television.Du vin venant du vignoble de Jacques Parizeau en France.L'an dernier, Jean-Rene Dufort, qui anime l'emission Infoman le vendredi a 19 h, avait mis Radio-Canada dans le petrin en conviant en ondes les sondes qui avaient recu le cahier BBM de telephoner a l'emission.Histoire d'influencer leur choix.La maison de sondages BBM avait menace Radio-Canada de publier le nom de l'emission dans une lettre envoyee a tous ses membres.Pas tout a fait le peloton d'execution sur la place publique, mais assez pour que Radio-Canada dise a M.Dufort de trouver autre chose pour faire parler de lui.Je n'ai pas trouve le vin, un Collioure a 35 francs la bouteille, particulierement interessant.Trop capiteux pour mon gout, je n'ai pas fini mon verre et j'ai bu de l'eau.Par contre, les extraits d'Infoman a venir m'ont paru beaucoup plus excitants.Donc cette visite a Collioure dans le Roussillon, la ou l'ex-premier ministre du Quebec fait pousser des vignes dans un genre de cooperative qui produit le vin.Ce Collioure, nous dira le grand patron de la SAQ, Gaetan Frigon, n'est pas de la piquette et mieux que du Queberac.On apprendra que M.Parizeau, qui habite une maison en ville plutot qu'une maison de campagne au milieu de son vignoble, va parfois prendre l'apero au cafe avec le vrai monde.On ira egalement chez l'architecte Roger Taillibert qui possede une maison a Saint- Sauveur.M.Dufort en profitera pour regarder le toit de pres et l'architecte lui dira qu'il n'a aucun probleme.A Serge Fiori, il demandera comment il gere sa divinite et on apprendra que le legendaire chanteur du groupe Harmonium trippe sur les jeux video et le hockey.Infoman s'est organise avec une Hollandaise pour se faire envoyer de la marijuana par la poste depuis Amsterdam.Quatre enveloppes differentes .l'une d'entre elles comporte le mot marijuana en grosses lettres .ont ete postees.Sont-elles arrivees ?Vous le saurez durant les BBM, a repondu Jean-Rene.Heureusement, c'etait avant les lettres saupoudrees du bacille du charbon (anthrax).Cote sports, l'emission analysera le terrible sort de lutteurs morts dans des circonstances mysterieuses et interrogera le gars qui fait Youppi depuis des annees.On apprendra que Youppi s'est fait couper le sifflet .il ne peut plus circuler sur le toit de l'abri des joueurs par exemple .par les joueurs qui trouvaient que sa celebrite faisait de l'ombre a la leur.On ira aussi voir comment les compagnies se font de la publicite dans les telethons avec leurs gros cheques en expresswood .Jean-Rene Dufort est un journaliste-humoriste qui s'attaque a tout ce qui retrousse dans la societe.Hier, il nous a fait rire.Et c'etait avant de boire son pot-de-vin.Des gags d'ici chez Sally Jessy Raphael aujourd'hui Le talk show Sally Jessy Raphael diffuse cet apres-midi a 16 h au reseau NBC .alimente ici par WPTZ 5 de Plattsburgh .presentera des gags de cameras cachees provenant de la serie Juste pour rire.C'est la premiere fois que ces gags sans paroles .donc infiniment exportables .seront diffuses sur la tele americaine.Les gags sont diffuses dans 38 pays, notamment en France sur TF1 et dans les avions de 48 lignes aeriennes.Le theme de l'emission : les shows de camera cachee.La guerre tue Reseaux en Europe et The Agency ici La serie Reseaux de Rejean Tremblay, qui passait a TV5 Europe, a ete stoppee lorsqu'une journaliste du Nouvel Observateur a lu le descriptif du premier episode de la deuxieme serie.Il s'agit de la prise d'otages dans les studios de Tele-Plus par une bande de terroristes arabes.Elle a fait venir la cassette et ecrit un petit papier feroce contre la diffusion de l'episode et contre Reseaux au complet, qu'elle juge pleine de cliches.TV5, qui avait diffuse la premiere serie de 13 episodes de Reseaux, a decide de laisser tomber le reste etant donnee la psychose de guerre.C'est la serie sur Maurice Richard, produite par Robert-Guy Scully, qui la remplacera.Et ensuite L'Ombre de l'epervier.Deux series sans terroristes en vue.La journaliste s'en est aussi prise a l'accent de Reseaux, ajoutant qu'il etait tellement incomprehensible que la serie devait etre soustitree.Renseignements pris aupres de la vicepresidente Johanne Brunet de TV5 Quebec- Canada, toutes les series presentees a TV5 Europe, meme les francaises avec l'accent pointu a souhait, sont sous-titrees.Pour que les francophiles de partout qui ne sont pas necessairement des francophones aguerris puissent comprendre.Quant a The Agency, le reseau CBS a retire l'episode qui devait etre diffuse demain soir.Il portait sur du terrorisme a l'anthrax.Les gens ont deja assez peur comme ca , a declare le porte-parole de CBS.A la place, l'episode portera sur une histoire de mineurs pris en otage en Indonesie.LES FRANCS-TIREURS CE SOIR 20H 3 Gemeaux ! Benoit Dutrizac et Richard Martineau visent et touchent les sujets les plus insolites de l'actualite.CE SOIR : rencontre avec Sylvie Moreau et commentaires de Franco Nuovo sur la censure et la propagande dont la presse et le public sont victimes depuis le 11 septembre.2989453A VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir q Estrie ce soir v La Region ce soir Virginie Le Monde de Charlotte Christiane Charette en direct / Daniel Belanger Omerta, le dernier des hommes d'honneur Le Telejournal/Le Point Nouvelles du sport Vues d'ici (23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum Poule aux oeufs d'or Arcand Le Retour Emma Le TVA Le Grand Blond avec un show sournois / Special RBO Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie Les Francs-tireurs N'ajustez pas votre secheuse Le Septieme 1045, rue des Parlementaires Les Choix de Sophie Tous contre un La Periode de questions Grand Journal (17:00) Flash / Grandes Gueules Fun noir / Luce Dufault Faut le voir pour le croire Le Cabaret de l'humour Dominic et Martin Levesque et Turcotte arrivent en ville Le Grand Journal 110% Phantasmes Pulse Access H.Drew Carey The West Wing The Amazing Race Law & Order: Criminal Intent CTV News Pulse/Sport News Wheel of.Jeopardy News CBC News: Canada Now .Air Farce Market Place Witness the fifth estate The National The National Cinema News ABC News King of the Hill Frasier Wife & Kids According.Drew Carey Whose Line.20/20 News Night.(23:35) News CBS News E.T.60 Minutes II The Amazing Race Survivor: Africa Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Ed The West Wing Law & Order: Criminal Intent Tonight (23:35) The Newshour Bus.Report Points.Lives M.Russell The Cliburn: Playing on the Edge Cinema / STEEL MAGNOLIAS BBC News Nightly Bus.Newshour Health Exchange / Palliative.Int.Dispatch / Miranda's.Frontline / Dot.com BBC News Charlie Rose Night Court News Radio Law & Order Biography / Tim Mc Graw American Justice City Confidential Law & Order Sol et Gobelet Auteur libre P.-A.Renoir Vie d'artiste Grands Spectacles / Cecilia Bartoli Bons.Style et.bandeapart.bandeapart.Cafe Campus: Kenny Neal Videos A Taste of Shakespeare: King Lear Cinema / IT SEEMED LIKE A GOOD IDEA (5) avec A.Newley NYPD Blue Contact Animal Boites noires / Defaillances.Super Structures Biographies / B.Rosenfeld La Femme bionique Cinema / LE PRINCE ET.(4) 3rd Rock Atto.Frasier Friends Hellas Spectrum Luso Magazine Survivor: Africa Noir, monde Late (23:35) Immobilier Prevention des toxicomanies De la craie.L'Economie des territoires.Intervention, .agees .voyage Branche-toi.qc.ca Clochers.Crocodile Hunter / Wild River @discovery.ca Wild Discovery / Shark.Flightpath / Treetop Tornado Technopolis / Cityscapes @discovery.ca Aura tout vu .tendres D'ici &.Airport Travel.Avventura Carte postale de Floride Golfs.D'ici &.Pignon.Votre sante .Stevens The Jersey Jett Jackson Alf Honey, I Shrunk the Kids Cinema / THE BORROWERS (4) Cinema / ANY WHICH WAY.(5) (22:25) Baseball (16:00) Seinfeld Baseball / Series de championnats: Braves - Diamondbacks Felicity News (17:30) National Bob &.E.T.Simpsons That '70s Show Shania Frasier 20/20 Body, Health Sports Tournants.hockey, Moscou L'Histoire a la une .hommes d'influence Champs de bataille / Hastings Cinema / FIORILE (4) avec Claudio Bigagli, Galatea Ranzi Odysseys .of Seeds Tour of Duty Turning Points / .Dieppe Mysterious Islands / .the Great Lakes Historylands The Untouchables Pet Project Good Dog The Goods .Homes Extra The Lofters Animal Miracles Zoo Diaries Dogs, Jobs Extra .Homes Musi Max Collection (14:00) Max Musique Musicographie: B.Bacharach Les Immortels / Axelle Red Midnight.Musicographie: B.Bacharach Info Plus SPAM M.Net Mon 1er clip 1-2-3 Punk VJ Anne-Marie Withenshaw Megahitplus Fax La Courbe BBC News Bus.News CBC News Health.counter Spin The National Antiques Roadshow counter Spin RDI Junior Cap.Actions Bulletin de guerre Permis de tuer Le Telejournal et Le Point Bull.de guerre Le Canada aujourd'hui Bull.de sante RDS ce soir Sports 30 Hors-jeu .circuit Baseball / Series de championnats: Braves - Diamondbacks Sports 30 Mag Au nord du 60e Les Conquerants du feu Frequence Crime Zone urbaine Coroner Da Vinci Homicide F/X North of Sixty Amazon Traders Cinema / INSPECTOR REBUS - THE HANGING GARDEN Highlander First Wave Buffy the Vampire Slayer Lexx: The Series Star Trek: Voyager X-Files Sportscentral Hockey / Devils - Rangers Sportscentral NHLPA's.Pas sorcier! Volt Panorama Profils Un air de.Cinema / LES GARCONS DE SAINT-VINCENT, QUINZE.(3) Panorama Trading Spaces / Annapolis Daring Capers / Armored.Military Force Junkyard Wars / .Artillery Inventions we Love to Hate Military Force Off the Record Sportscentre .Hockey Boxing / Ronald Wright - Robert Frazier Sportscentre .Billiards La Classe.Sacre Andy! Sourire.Mimi?A.Anaconda Mega Bebes Simpson Henri.gang .le meilleur Quads! Simpson Henri.gang Des mots.Pyramide Journal FR2 Envoye special / Special Riposte americaine .d'en haut Planete Mer / Eaux, Gaspesie Conversation Journal belge Tout le monde.Brilliant.Space Cases Planet.Imprint Studio 2 Mind Games Human Edge / Brooklyn.Your Health .secondes Les Copines Trauma L'art d'etre parent Fascinante Histoire du cerveau L'argent.Les Copines Femmes Cite Mag 90 Minutes P.M./ Terrorisme vu par les jeunes Question Sante / Sclerose.Cite Mag Quebec Cite Mag 90 Minutes P.M.L'Homme.Double Vie.Real-TV Sabrina.La vie a cinq .galaxie Vice Versa Ultimate.Xcalibur Reboot Dragon Ball Freaky.Addam's.Breaker.Radio Active Student.Big Wolf.My Family X Files .nerdz Technicite Star Trek: La Nouvelle.X Files/Anthologie L'Envers du desastre Sliders Last Word.Sportscentral Louise Cousineau 19:30 r - ARCAND Le Dr Karl Weiss, microbiologiste et infectiologue sur la maladie du charbon, l'anthrax.20:00 a - CHRISTIANE CHARETTE Invites: Daniel Belanger et Jean- Christophe Rufin, ecrivain et medecin dans les camps de refugies afghans au Pakistan.20:00 t - THE WEST WING La semaine derniere, la relationniste de la Maison-Blanche a commis un abominable lapsus qui la met dans l'embarras.Demissionnera-t-elle?20:00 0 - PERMIS DE TUER Les femmes du Pakistan sont passibles de mort si elles defient leur pere, leur mari ou leur fils.Si elles sont victimes de viol, elles sont punies, pas leur agresseur.Le gouvernement tolere des pratiques barbares.21:00 K - LEVESQUE ET TURCOTTE ARRIVENT EN VILLE Le duo d'humoristes dans un spectacle enregistre au Saint- Denis.Dany Verveine rentre de deux ans en Afrique et l'autre est toujours aussi fatigue.Nouveaux personnages au menu, dont un parvenu de Montreal-Nord.22:30 r - LE GRAND BLOND Emission speciale avec le groupe Rock et Belles oreilles.PHOTOTHEQUE La Presse c Daniel Belanger 3LP0301C1017 c3 mercredi 3LP0301C1017 ZALLCALL 67 03:25:14 10/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 7 OCTOBRE 2001 C3 L'album 43 de Dylan, un chef-d'oeuvre d'après USA Today DEPUIS près de 40 ans, Bob Dylan a survécu à toutes les vagues musicales, du muzak au métal, du rock'n'roll au hip hop, et continue de régner en souverain, puisant dans sa nature rebelle et dans son énergie artistique.« Dès le départ, j'avais un sens extrême de mon destin », disait-il récemment en interview à l'occasion de la sortie de son 43e album, Love and Theft, son premier depuis Time Out of Mind en 1997, une méditation ensorcelante sur la mortalité qui lui avait valu trois Grammys, y compris l'album de l'année.Contre toute attente, Love and Theft fait le pont entre le passé et l'avenir en réinventant la chanson américaine d'avant-guerre.L'album a droit à des critiques dithyrambiques, du jamais vu depuis ses premiers grands classiques.Le magazine Rolling Stone lui a accordé cinq étoiles, le premier score parfait pour un album depuis Automatic for the People, de R.E.M., en 1992.« Je n'ai jamais enregistré d'album avec des chansons plus autobiographiques, dit Dylan.J'y exprime mes sentiments réels.Ce n'est pas moi avec une bouteille d'absinthe, créant des poèmes à la Baudelaire.C'est moi et j'y mets tout ce que je crois être vrai.» Sphinx à ses heures, Dylan ne l'est pas au cours de cet interview de 90 minutes à sa chambre d'hôtel de Santa Monica, en Californie.Animé et affirmatif, il a le rire facile.Il est mince et porte une moustache à la Vincent Price, des bottes de cowboy noires et sa célèbre coiffure échevelée, maintenant sel et poivre.Au repos après sa tournée estivale, il sirote son café et se fait philosophe au sujet de la place qu'il occupe entre les extrêmes de la musique et des affaires.« Pour moi, ou la musique exprime l'idée de liberté, ou elle est façonnée sous l'oppression de la dictature, affirme Dylan.La musique traditionnelle anglo-américaine est la seule des musiques que j'ai entendues qui ait cette liberté.C'est tout ce que je sais, tout ce que j'ai jamais su.J'ai eu la chance d'arriver juste avant qu'elle disparaisse.Elle n'existe plus maintenant.» Atterré par la nature déracinée de la musique pop actuelle, Dylan écoute surtout des enregistrements archaïques et feint d'ignorer les clones dans son sillage.« Les gens qui sont venus après moi, il me semble, n'ont jamais été mes pairs ou mes contemporains, parce qu'ils n'occupent pas vraiment de position dans la musique traditionnelle, dit-il.Ils ne chantaient pas de folk songs.Ils m'ont entendu et se sont dits : Oh, ce type écrit ses propres chansons, j'en suis capable aussi.Ils le peuvent, bien sûr, mais ces chansons n'ont aucune résonance.Pendant que Dylan occupe une place de choix dans plusieurs styles musicaux, sa présence dans la culture pop a fané à mi-carrière et n'a pas vraiment rebondi avant que Time Out of Mind suscite d'innombrables prix.Tout en minimisant les accolades et la médiatisation de ses 60 ans en mai 2001 \u2014 « J'ai arrêté de compter à 40 » \u2014, il avoue avoir ressenti un frisson de plaisir quand il a reçu l'Oscar pour Things Have Changed, l'indicatif munical du film Wonder Boys.« En toute franchise, si je n'avais pas gagné, j'aurais été un peu anéanti.C'est comme le prix Pulitzer du monde du divertissement », confesse-t-il.Et pourtant, Dylan est reconnaissant que les médias aient quitté ses trousses au début des années 90.« C'était la meilleure chose qui pouvait m'arriver, dit Dylan.C'était crucial, parce que vous ne pouvez jamais atteindre la grandeur sous l'oeil attentif des médias.Vous n'avez jamais le droit d'être moins que votre légende.Quand les médias ont retrouvé ma trace cinq ou six ans plus tard, j'étais devenu l'artiste que j'avais besoin d'être, et je pouvais prendre n'importe quelle direction.Les médias ne me rattraperont plus jamais.Une fois qu'ils vous relâchent, ils ne peuvent plus vous attraper.C'est métaphysique.Et ce n'est pas suffisant de battre en retraite.Vous devez ne plus avoir de pertinence.» Deux biographies La relance créative et l'infection cardiaque quasi mortelle de 1997 ont piqué la curiosité des médias, et deux biographies de Dylan ont paru cette année, mettant à nu sa vie personnelle et des détails peu flatteurs sur son passé.Dylan est moins irrité par les livres que par les sources douteuses qui ne cherchent que l'argent ou la gloire.« Les gens ont tendance à s'insinuer dans les bonnes grâces de quelqu'un en refilant des renseignements, dit-il.Je pense d'eux ce que Sherman et Lee pensaient des gens qui oscillaient autour de leur tente.Ce sont des espions.Tous les délateurs devraient être abattus.Une personne ne devrait jamais en dénoncer une autre.C'est un principe auquel j'adhère.» Au sujet de la divulgation de son mariage avec l'une de ses choristes, Carolyn Dennis, entre 1986 et 1990, Dylan lance en riant : « J'ai été marié un tas de fois ! Je n'ai jamais essayé de le cacher, mais je ne rends pas ma vie publique.Je compose des chansons, je joue sur scène et je fais des disques.C'est tout.Le reste, ça ne concerne personne.» Les fans auront bientôt l'occasion de lire sur la vie de Dylan dans Chronicles, une série de textes autobiographiques chez l'éditeur Simon & Schuster.Jusqu'à maintenant, il a écrit environ 100 pages de souvenirs au sujet du lancement de sa carrière folk à New York pour le volume inaugural, attendu en 2002.Dylan accepte volontiers de parler de ses motifs artistiques, et notamment des paroles surétudiées de ses chansons, qui séduisent souvent les universitaires.« Malheureusement, les gens ont été induits en erreur par des quasi-intellectuels qui ne comprennent jamais vraiment l'esprit culturel de ces chansons quand je les interprète sur scène », précise Dylan.Masters of War, par exemple, « serait censée être une chanson pacifiste contre la guerre.Ce n'est pas une chanson antiguerre.Elle dénonce ce qu'Enseihower appelait le complexe militaro-industriel à la fin de ses mandats à la présidence.C'était l'esprit du temps et je l'ai capté.Les gens ciblent les sénateurs et les membres du Congrès dans The Times They Are A-Changin' mais négligent les aspects nietzschéens.» Pendant que ses disciples continuent de chercher des messages cachés dans la prose de sa jeunesse, Dylan regarde droit devant.Il a récemment donné à des producteurs l'autorisation de créer une production théâtrale autour de certaines de ses compositions.Il sortira peut-être un album live d'ici l'an prochain.Il prépare déjà de nouvelles chansons pour un album, qui devrait être complété d'ici deux ans.Et il a plein de chansons en réserve dans ses voûtes.Dylan ne ralentit pas et n'envisage pas la retraite.« Comment je vois mon avenir ?Je ne le vois pas », dit-il, songeur.Photo AP © Bob Dylan est atterré par la nature déracinée de la musique pop actuelle.Les Artistes de l'Art Décoratif de Montréal Exposition et vente annuelle Vend.19 oct.de 10 h à 21 h Sam.20 oct.de 10 h à 17 h Dim.21 oct.de 10 h à 16 h Rens.: (450) 227-8849 Le Centre Culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Pierrefonds QC Cadeaux peints à la main et accessoires décoratifs ENTRÉE LIBRE Une partie des recettes sera remise à la Fondation du Cancer du Sein de Montréal Master Card Visa et Interac sont acceptées 3LP0401C1017 c4 mercredi 3LP0401C1017 ZALLCALL 67 03:22:12 10/17/01 B C 4 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 1 Cycle supérieur MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale CHACUN ses titres de gloire.L'un des miens sera d'avoir assisté à toutes les pièces du cycle Tchekhov proposé par le Théâtre de l'Opsis au cours des trois dernières années.Et d'avoir eu chaque fois l'impression de m'enrichir au contact de ces neuf productions, même quand elles ne me convainquaient pas totalement.Ce cycle se terminera le 27 octobre, dates des ultimes représentations de deux dernières pièces, présentées à Espace Go l'une à la suite de l'autre.Deux pièces qui ont le mérite de parfaitement résumer tout ce cycle Tchekhov.La première, La Poste populaire russe est un alliage de découverte et d'accessibilité, tout à fait dans la lignée d'un des mandats de l'Opsis : faire connaître de jeunes dramaturges russes dont l'oeuvre révèle l'influence de Tchekhov.La seconde, (Oncle) Vania, est au contraire une pièce pour public averti et initié aux joies du théâtre de Tchekhov, ce qui correspond à un autre des mandats de l'Opsis : interroger Tchekhov, le démonter, le malmener même pour mieux l'aimer.Présentée à 20 h, La Poste populaire russe devrait plaire à un large public par l'universalité de son propos tout en nous faisant découvrir un dramaturge russe fascinant et d'une sensibilité toute tchekhovienne, Oleg Bogaev.C'est le 75e anniversaire d'Ivan, vieux retraité moscovite oublié de tous et qui vit misérablement dans un minuscule appartement où tout se déglingue.Pour oublier la réalité, les bruits des voisins, le frigo vide, la solitude, Ivan s'envoie à lui-même des lettres qu'il feint de découvrir ensuite dans son appartement et auxquelles il répond avec enthousiasme.Le président de la Russie, la reine d'Angleterre ou des amis depuis longtemps perdus sont au nombre de ses interlocuteurs imaginaires.Cette veine réaliste est entrecoupée par des instants tout à fait burlesques, pendant lesquels la reine Élisabeth II (le capitalisme) et Lénine (le communisme) viennent se disputer les maigres avoirs du vieil homme en attendant sa mort.La Poste populaire russe frappe au moins par deux aspects.D'abord la qualité de l'interprétation : en Ivan à la fois lumineux et poignant, jamais misérabiliste bien que miséreux, Jacques Godin livre une performance exceptionnelle, tout en subtilité et en nuance.Ensuite, le respect de la metteure en scène Luce Pelletier, pour cette oeuvre d'une humanité et d'une pertinence indéniables.Ici, pas de mise en scène flamboyante ou éclatée, rien pour révolutionner ou provoquer.Ce n'est pas nécessaire.Il lui suffisait juste de nous apporter ce texte en scène, juste de nous le faire connaître, juste de nous faire sourire au moment même où les larmes nous montent aux yeux.La Poste populaire russe est un de ces miracles dont le théâtre a le secret : notre regard ne peut plus être tout à fait le même sur certaines choses après la représentation.La deuxième pièce, présentée à 22 h 30, ne cache pas ses intentions : (Oncle) Vania est une « complication » du dramaturge britannique Howard Barker inspirée de Oncle Vania de Tchekhov, une complication qui s'en prend vertement à Anton, sa compassion pour les êtres humains, ses clichés vachement russes, sa mélancolie, etc., une complication à l'intention de ceux qui aiment Tchekhov assez pour le voir châtier.Le metteur en scène Serge Denoncourt n'y est pas allé de main morte avec cette oeuvre qui s'en prend à tout ce que représente Tchekhov encore aujourd'hui.Ce revirement de situation est illustré par l'agencement même de la salle : les comédiens jouent parmi les sièges, les spectateurs sont assis quasi sur la scène.Pendant un peu plus d'une heure, ce sont huit personnages en quête de leur auteur, à la fois aimé et haï, qui occupent les bancs.Encore là, nous avons droit à une performance d'acteur peu commune, celle de Denis Bernard en Vania \u2014 ou plutôt Ivan, comme il le revendique, la bave aux lèvres \u2014 un Ivan rendu fou furieux par le destin que lui a réservé Tchekhov, Tchekhov d'ailleurs qui apparaîtra lui-même dans le décor ! En fait, tous les acteurs tirent bien leur épingle de ce jeu de massacre effarant, où une vieille babouchka (jouée par Jean-Luc Bastien !) traverse sans cesse la scène, où Vania n'arrête pas de se tripoter la braguette, où Sérébriakov (incarnée par Albert Millaire) pontifie la tête en sang, où Tchekhov (Paul Savoie) se fait tuer par ses antihéros, où les pulsions sexuelles sont ouvertement vécues, où on ne nous épargne même pas quelques accents de guitare russe soi-disant mélancoliques.La pièce ne s'adresse pas à tous.Mais elle clôt magnifiquement ce cycle, avec impertinence, sinon pertinence.Il fallait bien assassiner Tchekhov, ne serait-ce que pour nous prouver que son oeuvre, elle, semble immortelle.LA POSTE POPULAIRE RUSSE d'Oleg Bogaev, mise en scène par Luce Pelletier assistée de Claire L'Heureux.Distribution : Jacques Godin, Stéphane Jacques, Anne Caron.(ONCLE) VANIA, une complication d'Howard Barker, mise en scène de Serge Denoncourt assisté de Geneviève Lagacé.Distribution : Jean-Luc Bastien, Denis Bernard, Jean-François Casabonne, Albert Millaire, Paul Savoie, Catherine Bégin, Luc Bourgeois, Macha Limonchik, Isabelle Roy.Pour les deux pièces : Décor : Louise Campeau.Costumes : Luc J.Béland.Éclairages : Martin Labrecque.Conception sonore : Larsen Lupin.Présentées respectivement à 20 h et à 22 h 30 à Espace Go jusqu'au 27 octobre.Info : 514 522-9393.Isabelle Roy et Denis Bernard dans (Oncle) Vania, une « complication » d'Howard Barker mise ne scène par Serge Denoncourt.À L'AFFICHE DÈS LE 2 NOVEMBRE! Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: L'HOMME QUI N'ÉTAIT PAS LÀ / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.282, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : Téléphone (soir) : Cette annonce est publiée dans La Presse du 16 au 21 octobre.Le tirage aura lieu le 25 octobre.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les facsimilés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix: 2 000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSER-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE LE JEUDI 1er NOVEMBRE invitent 200 personnes à la première Billy Bob THORNTON Frances McDORMAND James GANDOLFINI Un film de JOEL COEN et ETHAN COEN Les réalisateurs de «Fargo » (Version française de THE MAN WHO WASN'T THERE) 2997367A 2993935A 3LP0501C1017 c5 mercredi 3LP0501C1017 ZALLCALL 67 03:22:02 10/17/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 1 C 5 Des croisements étonnants au Média Lounge P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale POUR la cinquième année, le Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias (FCMM) rassasie les curieux férus de croisements intermédias.Grâce à son volet Média Lounge, déménagé cette année à la Société des arts technologiques (la SAT) et au Musée d'art contemporain, la musique et la vidéo se retrouvent dans un même cadre et génèrent des moments excitants, souvent décoiffants.La salle Beverley Webster-Rolph du Musée d'art contemporain est convertie, jusqu'au 21 octobre, en havre de performances multimédias.La première soirée de présentations, samedi dernier, a donné le ton : deux performances étaient au programme, celles de l'Autrichien Christoph Kummerer et du duo montréalais The User.Le premier, avec son expérience Gameboy Pocketnoise, nous a lacéré les tympans.Ayant perverti le fameux jeu de poche de la firme Nintendo en un générateur de sons désagréables (passés dans une simple pédale d'effets), Kummerer a entrepris d'étendre des couches de grondements sonores allant du plus grave au plus aigu.En contrepartie, The User a épaté la galerie avec sa Symphonie #2 pour imprimantes matricielles.Devant nous, 15 ordinateurs vétustes, avec leurs écrans et imprimantes \u2014 toutes de modèles différents.Les imprimantes étaient munies de microphones et de mini-caméras captant le mouvement de certaines de leurs composantes mobiles, mouvements qui étaient projetés sur grand écran.À partir des cliquetis émis par les imprimantes lorsqu'elles fonctionnent en synchronisme, des « chansons » \u2014 fidèles à l'esthétique techno, dans la forme et le rythme \u2014 sont créées.À la SAT On l'a déjà dit : dans le registre des musiques à tendance électronique et avant-gardiste, c'est à la SAT que ça se passe.L'un de ses grands avantages \u2014 mise à part sa clientèle toujours curieuse et moins élitiste que celle que l'on pouvait croiser à l'ancien Média Lounge \u2014 est la possibilité de configurer l'endroit selon son imagination.L'espace de la SAT est très bien utilisé par l'organisation du FCMM, avec sa scène au fond, ses bars campés à l'entrée et à l'abri de la musique et sa dizaine d'écrans de projection.J'ai manqué la soirée d'ouverture avec Eboman (des Pays-Bas) et Dimensional Holofonic Sound (des États-Unis), mais les commentaires recueillis étaient tièdes à propos de la tranquille performance des deux formations.La fête a véritablement eu lieu samedi soir, avec Jetone, Kid 606 et Anti-Pop Consortium (le Wire Sound-System avait été annulé).Le Montréalais Jetone a installé une ambiance confortable, légère et brumeuse avant de se lancer dans quelques breakbeats inspirés.Kid 606 a provoqué des fous rires lorsqu'il s'est pointé sur scène avec sa bière et ses deux i Macs portatifs.En près d'une heure, le jeune et furieux remixeur a aspiré 20 ans de musique pop dans un terrifiant trou noir musical.Sous ses rythmes abrasifs hardcore et drum & bass, rampaient des succès d'hier et d'aujourd'hui : Walk Like an Egyptian (Bangles), Take On Me (A-Ha), Purple Pills (D12).Un massacre en règle, défoulant et amusant.Le petit comique avait même préparé pour sa visite à Montréal un remix exclusif de Blame Canada, chanson extraite du film de South Park.La formation hip hop Anti-Pop Consortium a terminé la soirée non sans avoir mis un peu de temps avant d'embarquer le public, encore secoué par le Kid.Ce soir, au Musée d'art contemporain (21 h), l'Américaine Steina Vasulka \u2014 qui, avec son mari Woody, ont défriché l'art médiatique \u2014 fera la démonstration de ses recherches poussées en vidéo.La SAT accueillera (à 23 h) le producteur suédois Hakan Lidbo, avec, en première partie, Steve Beaupré et Jeff Milligan, ainsi que le collectif de VJ Covert Ops.PHOTOTHÈQUE La Presse © Le groupe The User, formé d'Emmanuel Nadan et Thomas Mc Intosh, a épaté la galerie avec sa Symphonie #2 pour imprimantes matricielles.2995934A TUNNEL (sous-titre français) (13+) Mer.& Jeu.1:40,5:25,9:05 L'ANGE DE GOUDRON (G) Mer.& Jeu.12:00,2:15,4:40,7:15,9:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Mer.& Jeu.12:40,3:00,5:20,7:40,9:50 UNE JEUNE FILLE (G) Mer.& Jeu.1:15,3:35,6:45,9:15 ZOOLANDER(v.française) (G) Mer.& Jeu.12:15,2:25,4:45,7:10,9:35 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Mer.& Jeu.1:05,3:35,6:55,9:40 MARIAGES \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:10,2:35,5:10,7:15,9:40 LA RÉPÉTITION \u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:20,2:45,5:10,7:35,9:55 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.12:00,1:20,2:25,3:40,5:00,7:20,9:25,9:45 Jeu.12:00,1:20,2:25,3:40,5:00,7:05,7:20,9:25,9:45 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.12:05,2:30,5:05,7:30,10:00 LA LOI DU COCHON\u0001(13+) Mer.& Jeu.12:10,2:35,5:00,7:20,9:50 MVP 2 \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:25,2:40,4:50,7:05 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Mer.& Jeu.9:10 LIONS DE CANNES 2001 (v.o.Anglaise) (G)Mer.& Jeu.1:30,4:00,7:00,9:30 UNE POIGNÉE D'HERBE (13+) Mer.& Jeu.1:25,4:05,6:55,9:20 BANDITS \u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.12:30,3:30,6:30,9:30 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:10,4:10,6:50,9:35 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Mer.& Jeu.9:00 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Jeu.7:00,9:40 L'ENJEU \u0001 (G) Mer.12:25,2:50,5:10,7:25,9:45 Jeu.7:25,9:45 UN CRIME AU PARADIS (G) Mer.1:00,3:15,5:20,7:40,9:50 Jeu.7:40,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Mer.12:30,2:45,5:00,7:15,9:30 Jeu.7:15,9:30 ZOOLANDER\u0001 (v.française) (G) Mer.1:05,3:05,5:05,7:10,9:10 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:35,4:15,7:05,9:35 Jeu.7:05,9:35 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.1:15, 3:20,5:30,7:30,9:35 Jeu.7:30,9:35 VIRÉE D'ENFER\u0001(13+) Laissez-passer refusés Mer.12:45,3:00, 5:15,7:25,9:40 Jeu.7:25,9:40 MVP 2\u0001 (v.française) (G) Mer.12:55,2:55,4:55,6:55 JOUR DE FORMATION\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:15,4:10,7:00,9:40 Jeu.7:00,9:40 BANDITS \u0001 (v.française) (G) Mer.1:10,4:05,7:05,9:45 Jeu.7:05,9:45 DON'T SAY A WORD (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:45,9:25 HEARTS IN ATLANTIS (G) Mer.& Jeu.6:40,9:00 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:00,9:05 MAX KEEBLE (G) Mer.& Jeu.6:50,8:55 TRAINING DAY (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:30,9:20 JOY RIDE (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:05,9:30 IRON MONKEY (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:10 BANDITS (v.o.Anglaise) (G) Mer.& Jeu.6:35,9:15 THE OTHERS \u0001 (G) Mer.& Jeu.9:15 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Mer.1:15,4:05,6:40,9:10 Jeu.6:40,9:10 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Mer.& Jeu.8:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Mer.12:50,3:20,7:00,9:20 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Mer.1:20,3:35,6:35,8:50 Jeu.6:35,8:50 NE DITES RIEN\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:25,3:55,6:35,9:10 Jeu.6:35,9:10 DON'T SAY A WORD\u0001(13+)Laissez-passer refusés Mer.1:05, 3:30,6:40,9:05 Jeu.6:40,9:05 JOY RIDE\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.12:40,2:50,5:05,7:15,9:25 Jeu.7:15,9:25 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:10,3:50,6:30,9:05 Jeu.6:30,9:05 VIRÉE D'ENFER\u0001(13+) Laissez-passer refusés Mer.12:45,3:00, 5:10,7:25,9:35 Jeu.7:25,9:35 MVP 2 (G) Mer.1:00,3:15,5:20,7:10 Jeu.7:10 MVP 2 (v.o.Anglaise) (G) Mer.12:30,2:30,4:30,6:30 Jeu.6:30 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Mer.12:55,3:05,5:15,7:20,9:30 Jeu.7:20,9:30 HEUREUX HASARD(G) Laissez-passer refusés Mer.12:35,2:40, 4:45,6:50,8:55 Jeu.6:50,8:55 LE FABULEUX DESTIN Sub-Titled (G) Mer.7:00,9:25 Jeu.7:30 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Mer.7:25,9:30 UNE JEUNE FILLE (G) Mer.7:10,9:30 Jeu.7:40 LA RÉPÉTITION (13+) Mer.7:30,9:40 Jeu.7:50 LA LOI DU COCHON (13+) Mer.7:15,9:20 Jeu.7:35 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Mer.7:20,9:35 Jeu.7:45 BANDITS (v.française) (G) Mer.7:10,9:35 Jeu.7:30 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Mer.& Jeu.8:00,10:00 LE FABULEUX DESTIN (G) Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 Jeu.7:05,9:35 NE DITES RIEN (13+) Mer.2:15,4:45,6:55,9:30 Jeu.7:00,9:30 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Mer.2:35,4:50,7:15,9:40 Jeu.7:15,9:40 UN CRIME AU PARADIS (G) Mer.2:25,4:40,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 JOUR DE FORMATION (13+) Mer.2:05,4:35,6:50,9:25 Jeu.7:00,9:25 VIRÉE D'ENFER (13+) Mer.2:20,4:25,7:25,9:35 Jeu.7:25,9:45 MVP 2 (G) Mer.2:00,4:15,6:30 Jeu.6:30 HEUREUX HASARD (G) Mer.2:40,4:50,6:45,9:15 Jeu.7:15,9:15 LA LOI DU COCHON (13+) Mer.2:10,4:20,7:20,9:50 Jeu.7:20,9:50 BANDITS (v.française) (G) Mer.2:30,4:55,7:10,9:45 Jeu.7:10,9:45 LE FABULEUX DESTIN (G) Mer.& Jeu.6:50,9:20 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:00,9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Mer.& Jeu.7:10,9:30 ZOOLANDER (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:10,9:15 HEUREUX HASARD\u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:20,9:35 VIRÉE D'ENFER\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:30,9:40 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:50,9:20 BANDITS (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:30 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:20,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Mer.& Jeu.7:30,9:45 ZOOLANDER (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:15,9:20 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:55,9:35 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:05,9:25 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:25,9:30 BANDITS (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:40 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Mer.7:10,9:10 Jeu.7:35 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.7:05,9:15 Jeu.7:30 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Mer.7:15,9:05 Jeu.7:45 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Mer.7:00,9:20 Jeu.7:25 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Mer.7:20,9:25 Jeu.7:40 TWO CAN PLAY THAT GAME\u0001 (G) Mer.4:30,9:50 Jeu.9:50 GLASS HOUSE\u0001 (13+) Mer.1:40,7:30 Jeu.7:30 ZOOLANDER \u0001 (G) Mer.1:50, 4:00,7:35,9:30 Jeu.7:35,9:30 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:40,4:10,7:00,9:45 Jeu.7:00,9:45 SERENDIPITY \u0001 (G) Laissez-passer refusés Mer.1:30,3:25,5:20,7:20,9:25 Jeu.7:20,9:25 TRAINING DAY \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Mer.1:30,4:35,7:05,9:40 Jeu.7:05,9:40 JOY RIDE\u0001 (13+)Laissez-passer refusés Mer.1:45,4:20,7:15,9:20 Jeu.7:15,9:20 CORKY ROMANO \u0001 (G) Mer.1:35,3:35,5:35,7:40,9:35 Jeu.7:40,9:35 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Mer.& Jeu.9:10 LES AUTRES \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:55,9:15 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS\u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.6:55,9:10 PEARL HARBOR\u0001(v.française) (G) Mer.& Jeu.8:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Mer.& Jeu.7:00,9:15 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:25 ZOOLANDER \u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:10 UN CRIME AU PARADIS \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:05,9:20 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:50,9:20 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:15 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:15 LA LOI DU COCHON \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:30 MVP 2\u0001(v.française) (G) Mer.& Jeu.7:05 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:30 BANDITS\u0001(v.française) (G) Mer.& Jeu.6:50,9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Mer.& Jeu.7:05,9:30 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:15,9:40 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:10,9:10 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:00 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:30 BANDITS\u0001(v.française) (G) Mer.& Jeu.7:05,9:35 HORAIRE VALIDE DU OCTOBRE 17 AU OCTOBRE 18 2995992A 2988649A 3LP0601C1017 c6 mercredi 3LP0601C1017 ZALLCALL 67 03:25:43 10/17/01 B C6 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 7 OCTOBRE 2001 Gérard Lenorman, éternel débutant JEAN BEAUNOYER TOUS ses cheveux sont blancs et les rides sur son visage sont profondes.Gérard Lenorman a changé physiquement, mais quand on l'écoute parler, on retrouve l'idéaliste qui rêvait d'un monde meilleur en chantant La Ballade des gens heureux, Michèle, Le Gentil Dauphin triste, Si j'étais président.Ces chansons appartiennent à une autre époque et avec le temps, on a presque oublié Gérad Lenorman, qui semblait avoir renoncé défintivement au showbuisness.Et voilà qu'après une quinzaine d'années d'absence, Lenorman resurgit et nous propose un nouvel album intitulé La Raison de l'autre et une série de spectacles qu'il présentera au Québec, le printemps prochain.D'abord, pourquoi cette longue absence ?Comment peut-on occuper les premières places du palmaraès pendant des années et ne plus rien écrire pendant tout ce temps ?« Il faut être riche pour donner, me dit-il, après une longue promenade, rue Saint-Denis.J'étais arrivé au bout d'un cycle et continuer aurait été pour moi un abus de pouvoir.J'étais rendu au Palais des congrès, ma carrière atteignait un sommet et je sentais que je ne pouvais pas aller plus loin.À l'époque, je vivais dans l'imaginaire, poussé par mes rêves d'enfant, et subitement j'ai voulu changer, accéder à la réalité.Il n'y a rien d'autre à dire : je voulais tout simplement être libre de vivre ma vraie vie.» J'avais imaginé qu'il était en révolte contre le star system, contre cette industrie du showbizz qui bouffe les énergies créatives et qui fabrique les stars dans ses laboratoiresstudios.Je ne sais pas si je m'étais vraiment trompé.« Pendant mon absence, j'ai retiré tous mes disques du marché et j'ai appris à vivre parce que je n'avais jamais vécu.J'ai appris à voyager, à lire et aujourd'hui, je suis bien dans ma peau.En fait, je commence ma carrière.J'ai travaillé six ans en studio pour préparer ce nouvel album.J'ai enregistré les bases rythmiques, ici, à Montréal, et les violons en Bulgarie.C'est le meilleur album de ma vie qui arrive au moment que j'avais choisi.Je suis indépendant et je dirais même maladivement indépendant.Même quand j'étais tout petit, je n'acceptais pas qu'on me dicte des choses à faire.» De là à déduire qu'il a mauvais caractère, il n'y a qu'un pas.« En réalité, j'ai un sale caractère et puis non, j'ai tout simplement du caractère et je ne supporte pas la bêtise.Mais quand j'aime, j'aime énormément : c'est clair.» Gérard Lenorman est un instinctif qui vous piffe ou qui ne vous piffe pas.Comme un enfant.« La première intelligence, c'est l'instinct qui ne ment jamais.Et j'aime justement le Québec, parce qu'ici c'est l'émotion qui prime.Ici, on comprend rapidement alors qu'en France, c'est beaucoup plus lent.Dans mon nouvel album, on a choisi La Force d'aimer comme chanson locomotive au Québec, alors qu'en France, on a misé sur C'est peutêtre les anges.En réalité, la chanson-thème de l'album, c'est La Force d'aimer.».Gérad Lenorman a produit ce nouvel album.Il a investi temps et argent dans une entreprise qui lui ressemble totalement.« Je suis allé au bout de mon projet et j'ai préparé cet album depuis fort longtemps.J'étais hors du circuit du showbizz, mais je chantais pour gagner ma vie.» Farouchement indépendant, Lenorman entreprend une deuxième carrière à sa manière, qu'il nomme Gérard Lenorman : génération 2.« Je ne crois pas qu'il y aura une troisième génération.Ce sera la deuxième et dernière qui ira jusqu'au bout de ma vie.L'industrie a changé, les gens ont changé, mais j'ai retrouvé des journalistes et des fans qui ne m'ont pas oublié.J'agis actuellement comme un débutant et je me bats chaque jour comme si je débutais dans ce métier.« On me faisait souvent des propositions, mais en insistant toujours sur une compilation de mes succès.J'ai toujours refusé de miser sur le passé.Au Québec, Michel Sabourin m'a impressionné parce qu'il voulait mettre sur le marché mon dernier album sans me parler de la compilation de mes grands succès.J'ai accepté sa proposition et je lui ai même offert la compilation.» Justement, est-ce qu'il renie ses premier succès ?Est-ce qu'il a encore envie de chanter La Ballade des gens heureux ?« Je ne renie absolument rien.J'étais sincère à l'époque et je le suis encore.Je chante mes anciens succès, mais dans un contexte différent.Je change les rythmes, j'amène une nouvelle approche et je pense que ces chansons sont encore vivantes.» Lenorman est demeuré optimiste, voire idéaliste.« Ma vision est davantage planétaire et je m'oblige à optimiser, surtout dans le contexte où nous vivons actuellement.Les récents événements nous font réaliser que l'homme a désappris à aimer.Aujourd'hui, plus que jamais, l'amour est important et c'est le coeur des hommes qu'il faut découvrir.Je suis demeuré idéaliste, mais appuyé sur la lucidité.Et actuellement, il faut lire entre les images et les infos pour pouvoir découvir le besoin d'amour des hommes », conclait Lenorman, qui n'a peut-être pas vieilli.Photo PIERRE McCANN, La Presse © Gérard Lenorman revient au showbusiness après une quinzaine d'années d'absence, libre et serein.Isabelle Boulay entreprend de belle façon sa nouvelle tournée européenne MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 Plus à l'aise sur scène que jamais, Isabelle Boulay a fêté avec 4000 fans hier soir au Zénith de Paris le début de sa nouvelle tournée en Europe francophone.Ce concert a permis encore une fois de mesurer le chemin considérable parcouru par la jeune chanteuse depuis ses débuts en France.Quand elle avait fait la première partie de Francis Cabrel au Zénith il n'y a pas si longtemps, Isabelle Boulay était déjà une vedette en pleine ascension.Hier soir, c'est en véritable star, consacrée par deux Victoires de la musique et adulée par un public d'inconditionnels, qu'elle s'est attaquée \u2014 toute seule \u2014 à la grande salle du parc de la Villette.Le Zénith, où viennent aussi de se produire Anthony Kavanagh et Garou, a beau être un « symbole de gloire », comme l'a souligné Le Parisien, il n'a pas fait peur à « la Québécoise aux cheveux flamboyants et au regard de mer ».« Je suis trop bien entourée pour avoir peur de quoi que ce soit, a-t-elle expliqué au quotidien.Mon seul souci, c'est de ne pas décevoir.Comme tous les enfants qui ont été adoptés et, en France c'est mon cas, j'ai envie de rendre au centuple l'incroyable amour qu'on me témoigne.» Le mot n'est pas trop fort.Si Isabelle Boulay a connu une ascension très rapide sur le marché français, son histoire avec le public d'ici n'a rien d'un amour passager.Son disque Mieux qu'ici-bas se serait vendu à près de 700 000 exemplaires et figure toujours au palmarès, un an après sa sortie.Ses fans sont donc du genre fidèle, prêts à donner à Isabelle Boulay des « tonnes d'amour ».« Ne change jamais ! », « On t'adore ! » ont hurlé les plus enthousiastes d'entre eux, entre deux chansons.Il n'en fallait pas plus pour que la foule se mette à scander son prénom pendant plusieurs minutes, en tapant dans les mains.« Voulez-vous que je continue à chanter ?leur a demandé la chanteuse.Parce que sinon, vous allez me faire pleurer.» Vêtue d'un pantalon et d'un chemisier transparent noirs, entourée de 10 musiciens (dont un quatuor à cordes), Isabelle Boulay s'est offerte \u2014 rayonnante \u2014aux applaudissements de son public, souriant à pleines dents, envoyant à chacun des baisers avec la main, portant la main à son coeur en signe de remerciement.La Québécoise a pris du métier.Sur scène, elle a gagné en assurance et en aisance \u2014 même si elle n'en manquait pas.Pour regarder les spectateurs « dans les yeux », elle a fait allumer les lumières de salle.Elle s'est même offert le luxe, dès les premières minutes du spectacle, de parler longuement de sa passion pour les tournées, qu'elle voit comme « une vie à l'intérieur de la vie, au coeur des choses les plus belles ».Celle qu'elle vient d'entreprendre la mènera d'ici la mi-décembre dans une cinquantaine de villes, en France, en Belgique et en Suisse.PHOTOTHÈQUE La Presse © Isabelle Boulay possède en France un public fidèle.La vie selon Émilie Info-collecte : 514 832-0873 1 800 343-7264 DONNEZ D U SANG.DONNEZ L A V I E .Après une leucémie, après des semaines et des semaines de chimiothérapie et 42 transfusions, je suis fière de dire que je rayonne à nouveau et que je croque aujourd'hui pleinement dans la vie ! Merci Être heureuse Être aimée Être soi-même 2993497A Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.2 jours consécutifs pour seulement 16,99 $ pour 3 lignes 2,83 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus VENTE DE GARAGE 987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) 2989850A 3LP0702C1017 c7 mercredi R 3LP0702C1017 ZALLCALL 67 03:32:46 10/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 7 OCTOBRE 2001 C7 SPECTACLES OSM / Presque parfait Stravinsky Salles de répertoire CRIES AND WHISPERS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 18h30.DANSE INDIENNE - KANEHSATAKE : 270 YEARS OF RESISTANCE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.PARLER POUR PARLER - PARENTS D'HOMOSEXUELS - AVEC UN GRAND A - ON NE CHOISIT PAS QUI ON AIME Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin) : 19h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Lysianne Tremblay, mezzo-soprano : Moussorgksy, Debussy, Gougeon ; Marie-Thaïs Levesque, violoncelliste : Ryan, Britten, Martinu : 20h.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Georges Guillard, organiste.Bach : 12h30.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.L'Oiseau de feu, Pétrouchka et Le Sacre du printemps (Stravinsky).Concerts Gala : 20h.- Conférence pré-concert ; Guy Marchand : 18h30.MUSÉE DES BEAUX-ARTS Anaïs Vigeant, contrebassiste, François Vallières, altiste : 12h15.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) 24 Poses (Portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Sylvain Bélanger, Louison Danis, Hugo Dubé, Michel Dumont, Marc Legault, Roger Léger, Adèle Reinhardt et Guylaine Tremblay.Du mar.au ven., 20h ; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) L'Avare, de Molière.Mise en scène de Alice Ronfard.Avec Pierre Collin, Linda Sorgini, Henri Chassé, Gabriel Sabourin, Maxime Denommée, Jacques Girard, Jacques Lavallée, Catherine Florent, Geoffrey Gaquere, Jacinthe Laguë et Marcel Pomerlo.Du mar.au ven., 20h ; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Une si belle chose, de Jonathan Harvey.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Marc Beaupré, Isabelle Roy, Marie- France Lambert, Hugues Fortin et Frédérick de Grandpré.Du mar.au ven., 20h ; sam., 15h et 20h ; dim.: 15h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins e.) Sixpersonnages en quête d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josée Bastien, Pater Btakliev, Éric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie-Josée Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Hélène Loiselle, Igor Ovadis, Marc-André Piché et Sacha Samar : 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) À toi, pour toujours ta Marie-Lou, de Michel Tremblay.Avec Jean-Jacqui Boutet, Lise Castonguay, Jasmine Dubé et Linda Laplante.Jeu., ven., 20h ; sam., 16h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Le Cid maghané, de Réjean Ducharme.Mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Éva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie-Christine Lavallée, Tova Roy, Ludger Côté, Christian Michaud, Fabien Cloutier : 19h30.LA LICORNE (4559, Papineau) La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Trad.de Fanny Britt.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h ; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La terre est tellement grande., de Margaret Mc Brearty.Mise en scène de Nadia Drouin.Dim.et lun., 20h.ESPAGO GO (4890, St-Laurent) La Poste populaire russe, de Oleg Bogaev.Du mar.au sam., 20h.- Vania, d'Howard Barker : 22h30.AUDITORIUM JUSTINE LACOSTE-BEAUBIEN DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE (3175, chemin de la Côte-Ste-Ca therine) Dave veut jouer Richard III, extraits de Richard III, de William Shakespeare.Avec Daniel Brière, Salomé Corbo et Dave Richer.Du mar.au sam., 20h30.Relâche dim.et mer.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Venise, de Paul Pourveur.Mise en scène de Jean Antoine Charest.Avec Marie Eve Bertrand : 20h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Le Laquais, de Anton Tchekov.Mise en scène d'Alexandre Marine.20h, sauf lun.et mar.; dim., 16h.THÉÂTRE DU LIEU (5455, d'Iberville, espace 111) Vernissage, de Vaclav Havel.Mise en scène de Luc Roberge.Avec Frédéric Boivin, Isabelle Ross et Michel Savard : 20h30.UNION FRANÇAISE (429, av.Viger E.) Hamlet-Machine, de Heiner Müller.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Marc Béland, Céline Bonnier, Annie Berthiaume, Louise de Beaumont, Gaétan Nadeau, Line Naud, Guy Trifiro et François Trudel : 21h.USINE C (1345, av.Lalonde) Jimmy, créature de rêve, de Marie Brassard : 20h.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne) À la recherche d'Elvis.Du jeu.au sam., 20h ; dim., 15h.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) L'Éveil du printemps, de Frank Wedekin.Mise en scène de Michel Monty : 20h, sauf dim.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Richard Abel.Mar., mer., jeu.: 13h30.GESÙ Claire Pelletier : 20h.(813, Ontario E.) Du temps d'antennes, de et avec Nathalie Derome : 20h, sauf lun.et mar.CABARET (2111, St-Laurent) Dumas : 20h30.CLUB SODA (1225, St-Laurent) The Damned : 20h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Junior Watson : 20h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) John Mc Gale : 21h.BALATTOU (4372, St-Laurent) Zemes : 21h30.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) François Morency : 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Hommage à Charlie Parkeret Dizzy Guillispie : 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Roger Genois chante Brassens, Moustaki, Dubois, Desjardins : 21h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Duo Coral Egan : 20h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Joane Desforges : dès 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (115, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Fêtes galantes, avec Marc-André Hamelin, pianiste, et Karina Gauvin, soprano : 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Martin Matte : 20h30.CLAUDE GINGRAS GRANDE RÉUSSITE, dans l'ensemble, ce tout-Stravinsky de l'OSM qui ouvre la série « Gala » dont chaque programme est consacré à un seul compositeur.Que la salle ne soit pas aussi pleine qu'on le souhaiterait, disons- nous que le public d'ici n'aime pas nécessairement Stravinsky autant que Charles Dutoit et que, de toute façon, nombre d'auditeurs se contenteront sans doute de la radiodiffusion en direct, ce soir.Que l'exécution soit marquée de quelques petites imperfections n'a rien de dramatique non plus.Les trois partitions de ballet groupées par Dutoit \u2014 en fait, les sommets de l'oeuvre du compositeur russe \u2014 demandent un effort colossal que peu d'orchestres, au monde entier, pourraient fournir.Car si L'Oiseau de feu, totalisant habituellement trois quarts d'heure, est réduit à une suite de concert de 18 minutes et que les solos y sont pris par les premiers-pupitres associés, les deux autres partitions, réclamant un orchestre augmenté, sont jouées dans leur version intégrale et avec les titulaires pour les nombreuses interventions à découvert.Pétrouchka et Le Sacre du printemps font donc 34 minutes chacun \u2014 comme sur les enregistrements Dutoit- OSM, à quelques secondes près.L'Oiseau de feu \u2014 même en version « réduite » \u2014 est le grand moment de la soirée.Ce que Dutoit obtient là en fait de perfection de jeu, de finesse dans le phrasé et de beauté sonore porte à croire que, des trois partitions, c'est celle qu'il place le plus haut.Avant tout, l'exaltant résultat illustre chez lui, à 65 ans, un sens du renouvellement assez extraordinaire.Qu'on pense simplement \u2014 et on pourra faire l'expérience ce soir \u2014 à son contrôle absolument miraculeux dans les trémolos des cordes en divisi sur lesquels s'éteint la Berceuse.Dutoit a également dirigé un très grand nombre de fois Pétrouchka et le Sacre.Chaque nouvelle exécution, y compris celle d'hier soir, apporte quelque éclairage neuf : dans les attaques, le phrasé, la dynamique, les couleurs, les relations des instruments entre eux.Ceux qui connaissent bien ces partitions et qui y ont suivi l'OSM notent au passage quelques légères faiblesses : dans les ensembles, dans la justesse.Là encore, rien de dramatique : le concert important, c'est celui de ce soir, qui sera enregistré pour diffusion sur 37 stations étrangères.D'ici là, Dutoit aura parlé à ses troupes.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Charles Dutoit.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Reprise ce soir, 20 h.Dans le cadre des « Concerts Gala ».(Radiodiffusion en direct du concert de ce soir à Radio-Canada ; en différé le 16 nov., 13 h.) Programme consacré à Igor Stravinsky (1882-1971) : Suite no 2 (1919) de « L'Oiseau de feu » (1910) « Pétrouchka », version originale (1911) « Le Sacre du printemps », version originale (1913) Photo DENIS COURVILLE, La Presse Charles Dutoit et l'Orchestre Symphonique de Montréal hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.Reprise ce soir, 20 h, et radiodiffusion en direct.NP1030401 Copyright 2001.Sears Canada Inc.698$ CUISINIÈRE KENMORE À DESSUS LISSE ET NETTOYAGE FACILE 4 éléments radiants.N° 64043.Rég.Sears 949,99.Supplément pour \u2018Quick Bake' et four autonettoyant 578$ LAVE-VAISSELLE ÉLECTRONIQUE KENMORE LAVAGE ULTRA Lavage sur 5 niveaux, à alimentation directe.N° 16632.Rég.Sears 719,99.Aussi en noir moitié prix ASPIRATEUR VERTICAL KENMORE 12 A Tuyau extensible.N° 31100.Rég.Sears 299,99.148 $ PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 21 OCTOBRE 2001 JUSQU'À DIMANCHE! NOS PLUS BAS PRIX DE LA SAISON 488$ LAVEUSE KENMOREMD 2,45 PI3 DE TRÈS GRANDE CAPACITÉ 8 cycles.Agitateur Dual-ActionMD.N° 12502.Rég.Sears 599,99.888$ RÉFRIGÉRATEUR KENMORE DE 20,5 PI3 3 tablettes pleine largeur en verre, à rebord.N° 67152.Rég.Sears 1199,99.Aussi en biscuit ou noir.Pas exactement comme montré Gros appareils ménagers en ligne au www.sears.ca Il y a des magasins Sears près de chez vous Gros appareils ménagers disponibles dans les magasins suivants: Amos Magasin-concession d'Amos (819) 732-6451 Deux-Montagnes Les Promenades Deux-Montagnes (450) 491-5000 Drummondville Les Promenades de Drummondville (819) 478-1381 Granby Les Galeries de Granby (450) 375-5770 Joliette Magasin-concession de Joliette (450) 759-3900 Mont Laurier Magasin-concession de Mont Laurier (819) 623-4100 Montréal Magasin de meubles et d'électroménagers d'Anjou Langelier et Jean Talon (514) 254-4213 Magasin de meubles et d'électroménagers de Brossard Boulevard Taschereau et boulevard Napoléon (450) 678-9066 Magasin de meubles et d'électroménagers de La Salle Boul.Newman et Boul.Shenkus (514) 365-5070 Carrefour Laval (450) 682-1200 Mail Champlain Brossard (450) 465-1000 Magasin de meubles et d'électroménagers de Laval Boulevard Curé Labelle et autoroute 440 (450) 682-0495 Les Galeries d'Anjou (514) 353-7770 Place Vertu (514) 335-7770 Promenades St-Bruno (450) 441-6603 St-Jérôme (450) 432-2110 Pointe Claire Centre Fairview Pointe Claire (514) 694-8815 Magasin de meubles et d'électroménagers de Pointe Claire Boul.des Sources et autoroute Transcanadienne (514) 694-3984 Repentigny Les Galeries Rive Nord (450) 582-5532 Rouyn-Noranda Place Rouanda (819) 797-2321 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 746-2508 St-Hyacinthe Magasin-concession de St-Hyacinthe (450) 773-6601 St-Jean Le Carrefour Richelieu St-Jean (450) 349-2651 St.Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 432-2110 Val d'Or Magasin-concession de Val d'Or (819) 825-3181 Valleyfield Magasin-concession de Valleyfield (450) 371-3050 Gros appareils ménagers de Sears: record de ventes au Canada D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité 2992742A 3LP0801C1017 c8 mercredi 3LP0801C1017 ZALLCALL 67 03:21:52 10/17/01 B C 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 7 O C T O B R E 2 0 0 1 Le réel en face LUC PERREAULT PARMI les films les plus dérangeants du FCMM cette année, L'Emploi du temps de Laurent Cantet ne cède sa place à aucun autre.Pendant plus de deux heures, la trajectoire du personnage central, défendu avec talent par Aurélien Recoing (invité du festival), fascine et dérange.Cadre en chômage, trop honteux pour apprendre à sa famille qu'il a été congédié, cet homme va s'inventer un emploi fictif.Pendant plusieurs mois, il vivra dans le mensonge, dormant dans sa voiture, squattant un chalet suisse abandonné, fréquentant les aires d'autoroute ou les stationnements d'hôtel, arnaquant ses proches en leur faisant miroiter des profits mirobolants sur de faux investissements russes effectués à Genève.Jusqu'à ce que cet univers contrefait s'effiloche et lui éclate en pleine face.Lors d'une interview, en mars dernier, Laurent Cantet me confiait s'être inspiré de l'affaire Romand.Pendant 18 ans, Jean-Piere Romand, marié et père de deux enfants, s'est fait passer pour médecin et chercheur travaillant pour l'Organisation mondiale de la santé, à Genève.Au moment où son imposture allait être découverte, il a tenté de se suicider après avoir assassiné femme, enfants et parents.« Le titre, au dire de Cantet, avec son sens décalé, m'a paru la synthèse de la démarche du personnage : son emploi c'est de ne rien faire et en même temps c'est quelqu'un de très occupé qui travaille énormément à son scénario.» Mais l'histoire de Vincent, précise- t-il, conçue avec son scénariste Robin Campillo (qui est également son monteur), diffère considérablement de celle de Romand, ne serait- ce que parce qu'elle ne court que sur quelques mois.« Ce qui m'intéressait n'était pas tant le côté psychologique du personnage ni sa dérive psychologique, c'était l'idée d'une vie inventée pour échapper à la contrainte d'un travail.» Dans l'esprit de Cantet, cette démarche est politique (au sens large).En ce sens, il y a peutêtre moins de distance entre Vincent et Frank (héros de son premier film, Ressources humaines, que le FCMM présentait l'an dernier), qu'entre Vincent et Romand.« Vincent, ditil, a 20 ans de plus que Frank, mais cherche encore sa place.À la fin, il ne l'a toujours pas trouvée.» La barre était haute pour Aurélien Recoing qui, tout en évitant de faire de Vincent un mythomane, doit jouer un personnage qui cherche lui-même, tel un acteur, à être crédible.Outre Karin Viard dans le rôle de l'épouse, un autre interprète attire l'attention en homme d'affaires qui a mal tourné et qui fait le trafic d'objets de contrefaçon.Il s'agit de Serge Livrozet, un ancien repris de justice formé derrière les barreaux et dont c'est la première apparition à l'écran.« Quand il en est sorti, il était devenu très différent de celui qu'il était avant tout en conservant un regard très riche à cause de tout ce qu'il a vécu.À chaque phrase qu'il prononce, il y avait du jeu et en même temps du vécu.» Fiction, documentaire, vécu : toutes ces approches se combinent avec bonheur dans L'Emploi du temps.Car, pour Cantet, le cinéma n'est tout simplement qu'un moyen de regarder le réel en face.(L'Emploi du temps, demain à 21 h 30, salle Cassavetes ; vendredi à 16 h 30 au Parc 1 ; et samedi à 14 h 45 salle Fellini.) La porno revisitée Un autre film français (coproduit en fait au Québec par Bruno Jobin) fait parler de lui dans les couloirs d'Ex-Centris.Le titre y est sans doute pour quelque chose : Le Pornographe.Sa vedette, Jean-Pierre Léaud, invité du FCMM, s'est décommandée à la dernière minute.Mais son réalisateur, Bertrand Bonello, ne nous a pas fait faux bond.Il y a à ça une bonne raison : venu à Montréal comme chanteur il y a six ans, il s'y est établi et y vit, entre deux passages à Paris, une bonne partie de l'année.Son film traite d'un cinéaste vieillissant qui a tourné beaucoup de films pornos dans les années 70 et qui, 30 ans après, tente un retour dans des conditions difficiles.La porno, estime Bonello, offre des points communs avec son cinéma : elle se tourne dans des conditions artisanales, presque de façon marginale.Sa prise de contact avec Léaud s'est déroulée simplement.Il lui avait envoyé le scénario.Lors de leur première rencontre, il ne fut question que de cinéma.« C'est un film qui parle de l'âge, de la mélancolie et de la solitude.Je pense que Jean-Pierre y a vu un espace où se projeter.Mais ce n'est pas un hommage.Je n'en voyais pas d'autre que lui.Son passé cinématographique m'embêtait même plus qu'autre chose.» Au travail, Léaud observe un rituel particulier.Avant de tourner un plan, il pousse des cris.Il répète inlassablement jusqu'à ce qu'il sache sa part de dialogue par coeur.Ses répliques, dit Bonello, il les retravaille comme une musique.« C'est le moment où l'on bascule du théâtre filmé au film pur.» Le metteur en scène de 33 ans ne se situe nullement dans la mouvance du renouveau de la porno, un flambeau surtout porté ces derniers temps par des femmes, Catherine Breillat et Virginie Despentes en tête.« Je ne me reconnais pas du tout dans ce mouvement, dit-il.Je raconte avant tout la vie d'un homme confronté à la porno.» Certaines scènes hard de son film obéissent pourtant aux lois du genre.Sur le plateau, souligne le réalisateur, c'était très professionnel.« Je ne me serais jamais senti à l'aise avec des gens qui n'en auraient jamais fait.» Il avait choisi d'authentiques stars de la porno : Ovidie, Ksandra, Titof, HPG.Quand le personnage de Léaud est interviewé par Catherine Mouchet, il se rebiffe contre ses questions qu'il juge obscènes.« En effet, précise Bonello, je trouve beaucoup plus impudique pour le personnage de Léaud de se livrer que de tourner un film porno.Question de point de vue, affaire de morale, en fait.» La question de la porno ne représente qu'un des thèmes du Pornographe.On y traite aussi du rapport père-fils.Le fils a fui à 17 ans en découvrant le métier de son père.Depuis, ils essaient tous deux difficilement de renouer contact.Mais le fossé entre les générations n'aide pas.« Quand on descendait dans la rue en mai 68, c'était la fête.Aujourd'hui, il y a une manif par jour.C'est différent.» Dans le manifeste que les jeunes du film distribuent dans la rue, il est question de troisième guerre mondiale, qui sera différente de celles qui ont précédé.On dirait tout à coup que ce film au titre accrocheur anticipe sur l'actualité.Bertrand Bonello serait-il aussi quelque part un visionnaire ?(Le Pornographe, aujourd'hui à 19 h au Parc 1 ; jeudi à 15 h 20 au Parc 3.) Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Dans Le Pornographe, le réalisateur français Bertrand Bonello parle aussi de l'âge, de la mélancolie et de la solitude.EN BREF Québec-New York : 515 000 $ remis à la Croix-Rouge LES ORGANISATEURS du concert organisé le 28 septembre à Montréal au profit des familles des victimes des attentats survenus aux États-Unis ont annoncé mardi avoir remis un don de 515 000 $ à la Croix-Rouge.Céline Dion et près de 200 autres grandes vedettes de la chanson québécoise étaient montées sur scène pour ce concert baptisé Québec-New York : un show pour la vie, auquel avaient assisté quelque 12 000 personnes."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.