La presse, 13 octobre 2001, X. Excellence 2001
[" 6LP0101X1013 1 PERSO 6LP0101X1013 ZALLCALL 67 01:23:01 10/13/01 B LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 EXCELLENCE 2001 Illustration : Steve Adams, agoodson.com LE GALA EXCELLENCE LA PRESSE-RADIO-CANADA DIMANCHE 19h30 2993332A 6LP0201X1013 2 PERSO 6LP0201X1013 ZALLCALL 67 01:21:56 10/13/01 B 2 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 | ANDRÉ BÉRARD | Des modèles pour tous IL Y A maintenant sept ans que la Banque Nationale est associée au Gala Excellence La Presse/Radio-Canada qui en est lui-même à sa dix-huitième présentation.Cette collaboration nous a permis de célébrer le succès, la passion et le dévouement de centaines de nos concitoyens qui ont excellé dans les domaines les plus variés.Et chaque fois, nous réitérons le même engagement : faire en sorte que se propage l'excellence et qu'elle soit le commun dénominateur de nos entreprises, de nos organisations, de nos collaborateurs et collaboratrices, de nos proches et surtout qu'elle nous inspire dans toutes les facettes de notre existence.Or jamais ce leitmotiv, jamais ce principe n'a semblé aussi précieux et jamais son triomphe n'a semblé aussi déterminant qu'en ces temps agités.Jamais nos collectivités n'ont été ainsi interpellées pour que jaillisse ce qu'il y a de meilleur en elles et pour qu'émerge l e ferment de l'excellence : la générosité, le sens du dépassement et le don de soi.L'invitation est lancée : soyons tous les émules de ces femmes et de ces hommes remarquables que nous honorons aujourd'hui.C'est de notre succès à relever ce grand défi que dépendra notre épanouissement individuel et collectif.ANDRÉ BÉRARD Président du Conseil et chef de la direction Banque Nationale du Canada | ANDRÉ CAILLÉ | Des modèles de réussite C'EST AVEC beaucoup de fierté qu'Hydro-Québec s'associe à nouveau cette année au Gala Excellence La Presse/ Radio-Canada.Cet événement est une occasion privilégiée de souligner les réalisations remarquables d'hommes et de femmes qui possèdent des qualités exceptionnelles de motivation, d'engagement, de travail et de succès.Nous tenons à féliciter les lauréats ainsi que la Personnalité de l'année désignés à l'occasion du Gala.Ces hommes et ces femmes qui oeuvrent dans des domaines d'activités diversifiés n'ont pas hésité à aller de l'avant.Travaillant parfois dans l'ombre, ces gens ont en commun d'être passionnés et de croire profondément en ce qu'ils font, nous démontrant avec simplicité que l'excellence est accessible à qui veut bien l'atteindre.Il suffit d'y mettre le temps et les efforts.À cet égard, les Personnalités de La Presse ont de quoi nous inspirer tous, particulièrement les plus jeunes d'entre nous qui seront appelés à prendre la relève et qui cherchent des modèles de réussite.C'est en mettant à profit leur courage, leur ingéniosité et leur talent qu'eux aussi verront qu'il est possible de réaliser de grandes choses.À Hydro-Québec, ce sont des valeurs que nous privilégions auprès de nos employés et qui se traduisent par un profond engagement à bien servir la clientèle.Nous sommes heureux aujourd'hui de rendre hommage à ceux et à celles qui partagent ces valeurs avec nous.C'est en misant sur cet esprit d'excellence et en conjuguant nos efforts dans cette direction que nous laisserons aux générations à venir un héritage exceptionnel.Encore une fois, félicitations à tous les lauréats du Gala Excellence.ANDRÉ CAILLÉ Président-directeur général Hydro-Québec | MICHEL CRÊTE | Le goût du dépassement UNE MOSAÏQUE de personnalités de tout âge et de tout horizon recevront des honneurs bien mérités au cours du Gala Excellence La Presse/ Radio-Canada.Modèles de ténacité, de détermination, de dévouement et de bravoure, ces femmes et ces hommes contribuent à la vitalité et au dynamisme de la société québécoise de façon admirable.Animés d'une ardeur impétueuse, ces êtres de passion déploient des efforts parfois surhumains pour aller au bout de leurs rêves.Répondant à l'appel pressant de leurs aspirations, ils n'hésitent pas à donner leur pleine mesure, allant même jusqu'à repousser leurs propres limites.Fidèle au rendez-vous annuel depuis maintenant quatre ans, Loto-Québec tient à souligner le talent et les réalisations exceptionnelles des lauréats réunis dans le cadre du Gala Excellence La Presse/ Radio-Canada.Cet événement rend non seulement hommage aux lauréats de l'année, mais sert d'inspiration à notre jeunesse et augmente notre fierté collective de vivre au Québec.MICHEL CRÊTE, Président-directeur général Loto-Québec | MICHÈLE FORTIN | Des valeurs de société qui nous sont chères RADIO-CANADA est fière d'associer son nom au Gala Excellence 2001.Les hommes et les femmes \u2014 artistes, scientifiques, sportifs, administrateurs, humanistes \u2014 qui ont témoigné de leur cheminement à la Première Chaîne Radio et à la Télévision française de Radio-Canada nous ont fait partager des valeurs de société qui nous sont chères.Les espoirs, les rêves, les ambitions qui animent chacune de ces Personnalités contribuent à façonner harmonieusement notre présent et à enrichir l'avenir des générations montantes.Année après année, Radio- Canada s'est faite le reflet et le miroir des diverses communautés de notre société pour mieux nous faire apprécier à quel point nous nous ressemblons.Plus les gens se voient et plus ils se reconnaissent des goûts communs, des aspirations identiques et des héros qui les incitent au dépassement comme nous le proposent les Personnalités de La Presse.Nos émissions invitent constamment les téléspectateurs à s'identifier et se rapprocher des penseurs, des décideurs et des artistes qui façonnent notre univers et notre imaginaire.Le public aime choisir ce qui le représente le mieux.Je souhaite que le Gala Excellence La Presse/Radio-Canada lui offre encore une fois cette chance unique et originale de se voir tel qu'en lui-même à travers les 52 Personnalités de La Presse.MICHÈLE FORTIN Vice-présidente principale Télévision française de Radio-Canada | EMERY P.LEBLANC | Hommage à l'excellence ATTRIBUER ce degré éminent de perfection qu'est l'excellence aux personnes qui ont brillé par leurs compétences, leurs dons, leurs talents ; tel est le rôle du Gala Excellence La Presse/Radio-Canada.Alcan s'associe, cette année encore, à cet événement qui récompense chaque semaine les hommes et les femmes illustrant avec brio les notions de dépassement de soi, d'enthousiasme, de ténacité et de dévouement.C'est cette osmose qui permet l'accomplissement de performances exceptionnelles et d'atteindre des objectifs hautement fixés.Fort de ses 52 000 employés répartis dans 38 pays, Alcan cultive cet état d'esprit de recherche constante d'excellence à travers un engagement assidu de tout son personnel.La société encourage ses employés à atteindre leur plein potentiel et à participer activement à la vie des communautés où elle est établie.Autant d'émules qui poursuivent un idéal toujours plus exigeant, celui de devenir le partenaire par excellence, dans des domaines aussi divers que l'environnement, les initiatives communautaires, la santé et la sécurité.Ainsi, je me joins à tous les employés d'Alcan et à La Presse pour féliciter toutes les Personnalités de la semaine qui, tout au long de l'année, ont su s'illustrer et exceller.Je tiens à complimenter, en particulier, les Personnalités de l'année, qui se sont imposées par leur éclatante réussite, modèle de fierté pour toute notre collectivité.EMERY P.LEBLANC Président du groupe Alcan Métal primaire L'excellence est l'oeuvre d'hommes et de femmes qui ont su placer la passion et le désir du dépassement au centre de leur quotidien.Par leur capacité à s'adapter et leur détermination à franchir les nombreuses étapes de la réussite, ces individus incarnent à leur façon les modèles d'aujourd'hui.DEPUIS MAINTENANT 18 ans dans son édition du dimanche, La Presse contribue à présenter des personnalités connues et moins connues.Somme toute, une vitrine qui permet au grand public de découvrir les réalisations et les visions de ces figures marquantes, tout en soulignant leur contribution exceptionnelle à l'ensemble de notre société.Cette année encore, le Gala Excellence La Presse/ Radio-Canada leur rendra un hommage pleinement mérité.Indissociable de l'aventure humaine, l'excellence se manifeste sans distinction dans toutes les sphères d'activités.À l'image de cette diversité, notre programme d'excellence comporte cinq grandes catégories où sont regroupés l'ensemble des candidats en lice : affaires ; humanisme et accomplissement ; arts et spectacles ; sports et loisirs ; sciences et technologie.Dimanche soir, une cinquantaine d'hommes et de femmes seront honorés à l'occasion du Gala Excellence La Presse/Radio-Canada.Une personnalité de l'année sera choisie dans chacune des catégories en complément à la nomination de la Personnalité de l'année toutes disciplines confondues.Selon la tradition établie au cours des dernières années, le jury est formé des recteurs des universités sous la direction de monsieur Bernard J.Shapiro de l'Université Mc Gill, que je tiens à remercier de sa collaboration.Par leurs contributions et leurs accomplissements, les candidats de la cuvée 2001 inciteront un grand nombre de personnes à choisir la voie de l'excellence dans toutes les facettes de leur quotidien.Leurs réalisations sont une source de motivation et d'inspiration pour l'ensemble de notre société.GUY CREVIER président et éditeur, La Presse LES PARTENAIRES LE MOT DU PRÉSIDENT L'EXCELLENCE AU QUOTIDIEN Photo PIERRE MCCANN, La Presse © 6LP0301X1013 3 PERSO 6LP0301X1013 ZALLCALL 67 01:22:02 10/13/01 B LE GALA À LA TÉLÉ DE RADIO-CANADA ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale DEPUIS 1984, La Presse rend hommage, le dimanche, à une femme ou un homme ayant marqué l'actualité dans les jours précédents.Après les mots et la photo, les titres d'honneur ne seraient pas complets sans le gala télévisé, demain à 19h30, à Radio-Canada.L'an dernier, la kayakiste Caroline Brunet y a été sacrée Personnalité de l'année rejoignant ainsi Guy Laliberté (Cirque du Soleil), Daniel Langlois (Ex-Centris), Jacques Villeneuve, Gaétan Boucher, André Viger, la juge Louise Arbour et l'astronaute Julie Payette, honorés par le passé.C'est à Patrice L'Écuyer qu'on a confié l'animation du Gala Excellence La Presse/Radio-Canada.Une première pour l'animateur des Beaux Parleurs.«La proposition est arrivée au début juin, racontet- il entre deux répétitions.Ma blonde venait d'accoucher.Je n'avais donc pas la tête à ça.Puis, lorsqu'on m'a présenté le concept de la soirée, ça m'a ému.Peut-être parce que j'étais justement plus émotif, vu les circonstances !» Étonnamment, à quelques heures de la célébration, l'animateur \u2014 qui en a vu d'autres \u2014 est très nerveux.Et ce, même si la soirée se déroule dans le studio 42 de Radio-Canada, sa deuxième maison, où il enregistre L'Écuyer tous les mercredis.«Je veux vraiment faire plaisir aux gens à qui on rend hommage.Nous leur organisons en quelque sorte une fête surprise.Je souhaite donc que tout se passe bien.Le Gala Excellence est assez prestigieux.Je vais être en présence de femmes et d'hommes pour la plupart inconnus qui font des choses drôlement impressionnantes.Ce qui est très intimidant.Il y a des héros parmi eux.Des gens qui vont changer le monde et qui ne le font pour aucune reconnaissance.Ce qui les rend d'autant plus exceptionnels.» Un beau costume est donc de mise pour être à la hauteur ! Que revêtira-t-il pour l'occasion ?«Un veston, une chemise, une cravate aux lignes modernes et des chaussettes propres\u2026» Après le contenant, le contenu ! Comme tout organisateur qui se respecte, les gens derrière le Gala Excellence La Presse/Radio-Canada \u2014 l'animateur le premier \u2014 se gardent bien de dévoiler dans les détails le programme de la soirée.On a quand même pu glaner des informations.Jim Corcoran, Éric Lapointe et Robert Charlebois sont au nombre des invités.Des filles et femmes de 12 à 60 ans viendront également chanter Les temps changent de Bob Dylan.Parmi elles : Mélanie Renaud, Laurence Jalbert et les soeurs Mc Garrigle.«Leur prestation sera accompagnée d'images rappelant les changements sociaux et technologiques des dernières décennies, explique Marie Côté, déléguée à la production.Nous abordons notamment l'évolution en milieu de travail.» On ne peut passer à côté de la présentation des 52 Personnalités de la semaine.De 20 à 30 secondes leur seront consacrées dans de courts reportages.«Nous les avons rencontrées dans leur milieu de travail et où elles s'entraînent, dans le cas des athlètes, explique Marie Côté.Nous leur avons demandées quel était l'élément déclencheur les ayant motivées à faire ce qu'elles font ou ce qu'elles ont fait.Les portraits sont touchants et les propos, colorés.» «Cette année, nous consacrons un peu plus de temps à chacune des Personnalités de la semaine, ajoute Patrice L'Écuyer.Nous les mettons aussi davantage en valeur.On les verra notamment chanter en début de spectacle.Les six gagnants de la soirée doivent également s'attendre à des surprises.Nous présenterons par ailleurs les membres du jury de façon plus éclatée.Ils ne danseront pas le flamenco habillés en tutu, mais le cadre de présentation sera moins formel.» Patrice L'Écuyer a évidemment lui aussi préparé un numéro.«Je vais donner des trucs à tous ceux qui espèrent devenir un jour une Personnalité de la semaine de La Presse.Comment se préparer ?Quoi faire ?Mais surtout, quand le faire !» Qui sait, c'est peut-être vous qu'on célébrera l'an prochain ! «C'est un beau gala, différent, qui réserve une place plus grande à l'émotion que d'autres récompensant les gens du show-business », résume Patrice L'Écuyer.D'où la décision de décorer sobrement le studio 42 à cette occasion.«Nous voulions créer une atmosphère chaleureuse et conviviale, souligne Marie Côté.Nous avons privilégié le minimalisme, car les gens honorés sont humbles.» LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 EXCELLENCE 2001 | 3 DES MOMENTS DE PLAISIR ET Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © L'équipe de production du Gala Excellence.De gauche à droite, le réalisateur Jean-Jacques Sheitoyan, l'animateur Patrice L'Écuyer, et les concepteurs, Ève Déziel et Benoît Chartier.Laurence Jalbert et Robert Charlebois Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © D'ÉMOTION Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Éric Lapointe 6LP0401X1013 4 PERSO 6LP0401X1013 ZALLCALL 67 01:22:07 10/13/01 B 4 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 LES MEMBRES DU GRAND JURY LE COMITÉ DE SÉLECTION JEAN-PAUL SOULIÉ COMME CHAQUE ANNÉE depuis 1984, le prestigieux jury constitué des recteurs de toutes les universités du Québec s'est réuni pour choisir la Personnalité de l'année 2001 de La Presse.Il est constitué des recteurs Bruno-Marie Béchard, de l'Université de Sherbrooke, Roch Denis, de l'UQAM, Robert Lacroix, de l'Université de Montréal, Frederick H.Lowy, de l'Université Concordia, François Tavenas, de l'Université Laval, ainsi que la principale et vice-chancelière de l'Université Bishop, Janyne M.Hodder, et le président de l'Université du Québec, Pierre Lucier.Le jury était présidé cette année par le principal et vice-chancelier de l'Université Mc Gill, Bernard J.Shapiro.Selon un rituel bien établi, une brochure contenant les 52 Personnalités choisies semaine après semaine avait été envoyée à chacun des membres du jury une semaine avant la réunion annuelle.«C'est très intéressant de lire ces pages une fois par semaine tout au long de l'année, dit le Dr Shapiro.Mais c'est impressionnant de les voir toutes ensemble et de constater la richesse des personnalités de notre région, rassemblées catégorie par catégorie.» Le Dr Shapiro a représenté l'Université Mc Gill à plusieurs reprises au sein du jury chargé de choisir la personnalité de l'année.C'est la première fois cette année qu'il le préside.Pour le Dr Shapiro, il est certain que la reconnaissance de gens qui ont atteint une forme ou une autre d'excellence et la diffusion de leurs mérites a un effet sur toute la société.«J'espère, dit-il, que ces personnes peuvent devenir des modèles, des sources d'inspiration pour tous les autres citoyens.L'idée même de la reconnaissance publique des mérites de gens exceptionnels ou qui ont accompli des choses exceptionnelles montre bien que chaque citoyen peut faire quelque chose pour la communauté.C'est une idée extrêmement intéressante.» Durant l'année, le jury choisit 52 personnalités que l'on retrouvera dans chacune des cinq catégories suivantes : affaires, administration et institutions ; courage, humanisme et accomplissement personnel ; arts, lettres et spectacles ; sports et loisirs ; sciences humaines, sciences pures et technologie.En septembre, les membres du jury présentent leurs candidats au jury de la Personnalité de l'année formé des recteurs de toutes les universités du Québec.Le choix de la Personnalité de la semaine continue de soulever un intérêt marqué dans la population.Les lecteurs de La Presse nous le soulignent souvent et ils sont nombreux à transmettre des suggestions au jury de la Personnalité.C'est excellent.MARCEL DESJARDINS vice-président et éditeur adjoint, La Presse 52 fois sur le métier Un rituel bien établi Le choix de la Personnalité de la semaine se déroule dans la joie et la bonne humeur BERNARD J .SHAPIRO UNIVERSITÉ MCGILL BRUNO-MARIE BÉCHARD UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE ROCH DENIS UQAM JANYNE M.HODDER UNIVERSITÉ BISHOP ROBERT LACROIX UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FREDERICK H.LOWY UNIVERSITÉ CONCORDIA PIERRE LUCIER UNIVERSITÉ DU QUÉBEC FRANÇOIS TAVENAS UNIVERSITÉ LAVAL Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © De gauche à droite, André Provencher, Christiane Dubé, Guy Crevier, Isabelle Jalbert, Marcel Desjardins et Michel G.Tremblay.C'EST GÉNÉRALEMENT la tâche dont le jury s'acquitte dès 9h le mercredi matin.Christiane Dubé, la directrice du Marketing et Michel G.Tremblay, le directeur de l'administration de la rédaction de La Presse, s'amènent à mon bureau pendant que ma collaboratrice Manon Dodd prépare la conférence téléphonique à laquelle participeront les autres membres du jury, Isabelle Albert, chef de production des émissions culturelles et de variétés de Radio-Canada et André Provencher, président et éditeur du quotidien Le Nouvelliste, de Trois-Rivières.Manon Dodd est véritablement la cheville ouvrière du jury.C'est elle qui, toutes les semaines, reçoit les candidatures soumises par le public et les différents organismes, et qui prépare le dossier des candidatures acheminé la veille à tous les membres du jury.Par la suite, elle communiquera le choix du jury à notre journaliste Jean-Paul Soulié qui rédige le texte publié tous les dimanches dans La Presse.Elle s'assurera également que la bonne nouvelle soit communiquée aux émissions partenaires de la télé et de la radio de Radio-Canada, c'est-à-dire Les Trois Mousquetaires et C'est bien meilleur le matin.Le président et éditeur de La Presse, M.Guy Crevier, est constamment tenu au fait des délibérations du jury.Le programme Excellence de La Presse reconnaît les mérites exceptionnels d'hommes et de femmes qui se sont illustrés dans l'actualité hebdomadaire.Il propose à la jeunesse une image positive de l'excellence.Que les membres du jury s'acquittent de cette obligation dans la joie et la bonne humeur, il n'y a certainement rien d'étonnant à cela puisqu'il s'agit d'une tâche fort agréable.Quoi de plus valorisant que de rendre hommage à la Personnalité de la semaine qui s'est démarquée par des accomplissements exceptionnels et qui s'inscrit comme un exemple de travail, de réussite et de dépassement.Le consensus est généralement assez facile à établir puisque les membres du jury ont toujours l'occasion de reprendre leur plaidoyer la semaine suivante. 6LP0501X1013 5 PERSO 6LP0501X1013 ZALLCALL 67 01:22:55 10/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 O C T O B R E 2 0 0 1 E X C E L L ENC E 2 0 0 1 5 6LP0601X1013 6 PERSO 6LP0601X1013 ZALLCALL 67 01:23:13 10/13/01 B 6 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 LE PALMARÈS DEPUIS 1984 DES VAINQUEURS DE QUALITÉ DANS CHACUNE DES CATÉGORIES ÉTABLIES PAR LA PRESSE > 1986 JEAN DE GRANDPRÉ > 1987 LISE WATIER > 1988 LILIANE MACDONALDSTEWART > 1989 PHYLLIS LAMBERT > 1990 JEAN-CLAUDE TURCOTTE > 1991 JOHN P.HUMPHREY > 1992 PIERRE BOURQUE > 1993 CHARLES SIROIS > 1994 GUY SAINT-PIERRE > 1995 DANIEL LANGLOIS > 1996 RONALD COREY > 1997 LAURENT BEAUDOIN > 1998 LOUIS TANGUAY > 1999 JACQUES BOUGIE > 2000 ALBAN D'AMOURS > Affaires, administration et institutions > 1985 NAOMI BRONSTEIN > 1986 LOUISE ROY > 1987 CARMEN QUINTANA > 1988 LYDIE AUGER > 1989 RICHARD MORISSET > 1990 STÉPHANE ÉTHIER > 1991 JEAN VANIER > 1992 SYLVIE FRÉCHETTE > 1993 JEAN BÉLIVEAU > 1994 MARIE-ÈVE LACHANCE > 1995 LUCILLE TEASDALE > 1996 CLAUDE RYAN > 1997 ARLÈNE GAUDREAULT > 1998 NICOLE FOURNIER > 1999 LOUISE ARBOUR > 2000 DANIEL GERMAIN > Courage, humanisme et accomplissement personnel > 1986 DENYS ARCAND > 1987 DENYS ARCAND > 1988 GUY LALIBERTÉ > 1989 MARJOLAINE HÉBERT > 1990 GRATIEN GÉLINAS > 1991 PIERRE GAUVREAU > 1992 CÉLINE DION > 1993 ANNE HÉBERT > 1994 YVON DESCHAMPS > 1995 GILLES CARLE > 1996 ROBERT LEPAGE > 1997 CHARLES DUTOIT > 1998 MANON BRIAND > 1999 OLIVER JONES > 2000 LUC PLAMONDON > 1987 DOMINIQUE MICHEL > Arts, lettres et spectacles > 1984 GAÉTAN BOUCHER > 1986 ANDRÉ VIGER > 1987 BEN JOHNSON > 1988 GERRY ROUFS > 1989 CAROLYN WALDO > 1990 SÉBASTIEN LEBLANC > 1991 SYLVIE FRÉCHETTE > 1992 FELIPE ALOU > 1993 BRUNY SURIN > 1994 MYRIAM BÉDARD > 1995 JACQUES VILLENEUVE > 1996 JACQUES VILLENEUVE > 1997, 1998, 1999 CAROLINE BRUNET > 2000 CAROLINE BRUNET > 1990 SÉBASTIEN LAREAU > Sports et loisirs > 1986 JACQUES GENEST > 1990 FERNANDE SAINT-MARTIN > 1991 JACQUES DE CHAMPLAIN > 1992 ROBERTA BONDAR > 1993 PIERRE DESLONGCHAMPS > 1994 ROGER GAUDRY > 1995 GILLES BRASSARD > 1996 STEPHEN HANESSIAN > 1997 BARTHA MARIA KNOPPERS > 1998 JULIE PAYETTE > 1998 LOUISE PILOTE > 1999 PIERRE DANSEREAU > 2000 AMANDA VINCENT > Sciences humaines, sciences pures et technologie > Personnalité de l'année 6LP0701X1013 7 PERSO 6LP0701X1013 ZALLCALL 67 01:22:12 10/13/01 B LISE CORMIER ET CÉLINE HERVIEUXPAYETTE > 8 OCTOBRE 2000 Conçues et mises en marche par la directrice du Service des parcs, des jardins et espaces verts de la Ville de Montréal, Lise Cormier, et réalisées grâce à la participation de Céline Hervieux-Payette, les Mosaïcultures internationales de Montréal 2000 ont accueilli au cours de l'été plus de 650 000 visiteurs.Vingt-cinq villes de 14 pays ont participé à cette exposition novatrice et au concours de mosaïcultures, une des branches les plus difficiles de l'horticulture.Cet élément d'attraction extraordinaire pour Montréal, fruit de l'imagination et du travail de deux femmes entreprenantes, a été repris avec succès l'été dernier.CHRISTIANE GERMAIN > 10 DÉCEMBRE 2000 Christiane Germain a fait ses premières armes dans la restauration à Québec.Elle préside aujourd'hui l'entreprise familiale Développement Germaindes- Prés, qui possède trois hôtels à Sainte-Foy, Québec et Montréal.Elle a reçu le titre d'Hôtelier de l'an 2000 attribué à Toronto lors de la 12e cérémonie annuelle de remise des Pinnacle Awards organisée par le magazine Foodservice&Hospitality.L'an dernier, Christiane Germain avait été proclamée Personnalité touristique de l'année au Québec.Le concept d'hôtel-boutique dans lequel s'est spécialisé Développement Germain-des-Prés est caractérisé par le souci du détail, tant dans le design du mobilier que dans le choix de sa literie, la répartition des téléphones, et la recherche d'une clientèle individuelle.CHARLES LAPOINTE > 31 DÉCEMBRE 2000 Charles Lapointe est le présidentdirecteur général de l'Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal.Né à Tadoussac, ancien député du comté de Charlevoix, il a pratiquement voué sa vie au tourisme.C'est avec une grande fierté qu'il dévoilait les derniers chiffres, ceux de l'année 2000, quand le tourisme à Montréal battait tous ses records.Le nombre des visiteurs a dépassé le cap des 10 millions, leurs dépenses ont atteint les 2 milliards et cet argent génère plus de 61 000 emplois dans le Grand Montréal.«Montréal est une ville passionnante, dit Charles Lapointe.Ici tout est fascinant.Montréal, c'est un caractère européen avec une efficacité nord-américaine.Nous avons beaucoup de cartes dans notre jeu !» NICOLE DUBÉ > 25 FÉVRIER 2001 Directrice de la publicité et de la promotion à la Fédération des producteurs de lait du Québec, Nicole Dubé a lancé un livre sur la publicité du lait depuis 1975.C'est aussi la responsable du lancement du disque consacré aux «tounes du lait », d'anciens grands succès de la chanson française.Déjà en février, les ventes de ce CD dépassaient les 110 000 exemplaires, ce qui en faisait un «disque platine ».Nicole Dubé est considérée par ses pairs comme l'une des 20 personnes les plus influentes en communication au Québec.ALAIN SIMARD > 4 MARS 2001 Le deuxième Festival Montréal en lumière a remporté un vif succès en février.C'est la toute dernière création d'un «animateur urbain » hors pair, Alain Simard, qui a réussi, avec son Équipe Spectra et un conseil des gouverneurs qui réunit tout ce que Montréal compte de personnalités dans tous les domaines, à faire festoyer 320 000 personnes dans les rudes conditions hivernales pendant deux semaines.Ce festival d'hiver, qui a tissé des liens de complémentarité avec le Carnaval de Québec, entend grandir d'année en année et consacrer Montréal comme la première ville lumière d'Amérique.MICHÈLE FORTIN > 11 MARS 2001 La vice-présidente de la Télévision française de Radio-Canada a reçu le Prix de la Pionnière 2000 décerné par l'Association canadienne des femmes en communication.Michèle Fortin s'est aussi distinguée en remportant, à sa troisième tentative devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), une licence de chaîne de télévision spécialisée consacrée aux arts et à la culture en français.La Presse souligne les réalisations et les hautes distinctions reçues par madame Fortin.NORMAND LEGAULT > 17 JUIN 2001 Il est le propriétaire du 23e Grand Prix de Montréal de Formule 1 dont les retombées sur la région de Montréal sont estimées à 100 millions de dollars.Normand Legault est un homme heureux : depuis les débuts du Grand Prix sur le circuit Gilles-Villeneuve, l'affluence ne cesse d'augmenter, les revenus aussi, et les retombées de l'événement sur le Québec continuent de s'étendre, loin dans l'arrière-pays.Il a aussi réussi à remplacer les commandites de compagnies de tabac par des «sponsors » mieux admis.ROGER DESLAURIERS > 1ER JUILLET 2001 Roger Deslauriers travaille depuis plus de 30 ans dans le domaine des sports équestres.Gérant du club de la famille Désourdy de Bromont en 1972, il en est devenu le propriétaire en 1982.Les Jeux olympiques de 1976 consacreront l'International Bromont, et permettront de doter la jeune ville de l'Estrie de parcours de concours hippique exceptionnels.Ancien cavalier lui-même, Roger Deslauriers a participé aux compétitions préolympiques jusqu'en 1976.Il s'est ensuite consacré à l'organisation de l'International Bromont, qui attire chaque année plus de 40 000 spectateurs et l'élite mondiale des sports équestres.JACQUELINE BOUTET > 12 AOÛT 2001 Présidente du conseil d'administration de Tennis Canada de 1996 à 1999, Jacqueline Boutet siégeait depuis deux ans au conseil d'administration de l'organisation à titre de président sortant.Son mandat a pris fin le mois dernier, quelques semaines après que les Masters de Tennis du Canada eurent enregistré, une fois de plus, des records d'affluence.Madame Boutet, qui joue au tennis depuis son enfance, a participé activement au financement du nouveau stade du parc Jarry.À 67 ans, elle s'entraîne en vue de sa participation aux championnats mondiaux du groupe de 70 à 75 ans, et rêve d'obtenir pour Montréal la présentation d'un Petit Chelem, un combiné hommes-femmes.DENIS CODERRE > 26 AOÛT 2001 C'est à Montréal que va bientôt s'installer le siège de l'Agence mondiale antidopage (AMA).Les membres de l'AMA ont préféré Montréal à Lausanne, en Suisse, au quatrième tour de scrutin et par 17 voix contre 15.Cette victoire importante pour la métropole a été le fruit d'un travail d'équipe impliquant Ottawa, Québec, Montréal, l'INRS et Montréal International, mais il a été surtout mené à bien grâce aux efforts inlassables et au sens de l'organisation de Denis Coderre, secrétaire d'État au Sport amateur du gouvernement fédéral.JEAN PARÉ > 2 SEPTEMBRE 2001 Directeur de L'actualité depuis qu'il l'a fondée en 1976, Jean Paré se retire après 25 années de succès et 394 numéros publiés.La revue a un tirage de 205 000 exemplaires et est distribuée dans 70 pays.Jean Paré attribue la réussite de son magazine à la recherche continuelle d'un outil adapté à la situation d'ici.«Nous ne racontons pas ce qui s'est passé le mois dernier, dit-il, nous faisons de l'exploration.J'ai voulu avoir un magazine de classe internationale, quelque chose qui explique ce qui se passe ici.» MADELEINE PLAMONDON > 15 OCTOBRE 2000 Le Prix de la Justice 2000 a été remis à une militante infatigable de la défense des droits des consommateurs.Madeleine Plamondon oeuvre dans ce domaine depuis 45 ans, et, à 69 ans, il n'est pas question pour elle de prendre sa retraite.«Je veux qu'à la fin de ma vie, ce qu'il restera de moi, c'est ce que j'aurai fait pour les autres, pour les plus faibles.» Formée à l'Action ouvrière catholique, mère de sept enfants, cette femme d'action siège actuellement, entre autres comités et conseils d'administration, au Bureau des services financiers du Québec, à titre de représentante des groupes de consommateurs.> Affaires, administration et institutions LES PERSONNALITÉS DE LA SEMAINE > Courage, humanisme et accomplissement personnel LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 EXCELLENCE 2001 | 7 6LP0801X1013 8 PERSO 6LP0801X1013 ZALLCALL 67 01:22:20 10/13/01 B 8 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 BEN WEIDER > 22 OCTOBRE 2000 Ben Weider et son frère Joe ont fondé, à Montréal, les entreprises pionnières de l'industrie du conditionnement physique et du développement musculaire.Ben Weider est aussi un grand admirateur de Napoléon 1er, culte nourri de recherches historiques approfondies.Ben Weider défend avec passion l'héritage de celui à qui on doit le Code Napoléon et la défense des idéaux de la Révolution française.Il s'attache à démontrer que Napoléon n'est pas mort d'un cancer mais qu'il a été empoisonné.Le gouvernement français, en signe de reconnaissance de la passion de M.Weider pour la vie de Napoléon, l'a fait chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, une institution créée par l'Empereur en 1802.PAO LIM > 3 DÉCEMBRE 2000 Pao Lim, 33 ans, est étudiant à l'École supérieure de mode de Montréal.Il a remporté cette année le premier prix au concours Smirnoff à New York, ce qui lui vaut une bourse d'études d'un an à Londres, au prestigieux Central St.Martin's College of Art&Design.Pao Lim a fait ses études secondaires à Sainte-Foy, où il a longtemps hésité entre les sciences administratives, les lettres et le tennis, où il a rêvé de faire carrière.Réfugié au Canada en 1980, après l'assassinat de ses parents par les Khmers rouges de Pol Pot, Pao Lim a trouvé une famille d'accueil dans le comté de Portneuf, un parrain et une marraine quand il s'est fait baptiser, et c'est sa femme Danièle Martin qui lui a fait découvrir le dessin de mode.MARTHE BUREAU > 28 JANVIER 2001 Les Projets PART (Projet d'apprentissage retour au travail) existent depuis 1987 et sont un lieu de réinsertion au monde du travail pour des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.Un professeur de culture physique, Marthe Bureau, en est l'âme dirigeante depuis le début.Elle a réussi, avec ou sans subventions, à maintenir des services de formation pour une soixantaine de personnes chaque année.De plus, PART produit 100 000 repas surgelés destinés à des personnes âgées en perte d'autonomie ou handicapées, dessert trois cafétérias, assure un service de livraison et tient un comptoir alimentaire.Pour tout cela, l'organisation emploie 60 personnes dont un tiers avaient des problèmes de santé mentale.JACQUES PROULX > 11 FÉVRIER 2001 Ce fermier de Saint-Camille, en Estrie, a été président général de l'Union des producteurs agricoles du Québec pendant 12 années, après avoir été président de ce syndicat pour sa région de 1976 à 1981.Jacques Proulx est resté fidèle à son village, à son exploitation agricole et au monde rural dans son ensemble.Il est le fondateur de Solidarité rurale, organisme qu'il préside et anime.Se qualifiant lui-même de «paysan militant », Jacques Proulx a organisé au Marché Bonsecours de Montréal, l'hiver dernier, la première Foire des Villages, avec la collaboration de la Fédération québécoise des municipalités.MICHAEL SHEEHAN > 18 FÉVRIER 2001 Endeuillé par le suicide d'un de ses enfants, un fils de 25 ans, le juge Michael Sheehan, de la Cour du Québec, est devenu un bénévole infatigable au service de la prévention du suicide.«J'ai accepté d'être le porte-parole de la Semaine provinciale de prévention du suicide pour mettre un visage sur la souffrance », dit le magistrat de 60 ans.Depuis trois ans, le juge Sheehan a fait plus de 450 heures d'écoute, donné des conférences, visité des écoles, plaidant pour le droit fondamental de tout être humain de recevoir du secours.MARC OUELLET > 25 MARS 2001 Marc Ouellet, prêtre sulpicien québécois né à La Motte en Abitibi, et titulaire d'une licence en théologie de l'Université de Montréal, a été nommé secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, en mars dernier.Il a été en même temps élevé au titre d'évêque et il a reçu l'ordination épiscopale des mains du Saint-Père à la basilique Saint-Pierre de Rome.Mgr Ouellet devient ainsi le prélat canadien le plus haut placé dans la hiérarchie au Vatican.Il parle et écrit le français, l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien et possède une vaste expérience internationale acquise en Colombie, en Suisse, en Allemagne et au Canada.SEAN FINN > 8 AVRIL 2001 Me Sean Finn, avocat spécialisé en droit fiscal, a 42 ans.Il a été nommé l'automne dernier premier vice-président du CN, et ses pairs l'ont honoré du titre de Fiscaliste de l'année 2000.Travailleur infatigable, Sean Finn enseigne la fiscalité à l'Université de Sherbrooke et l'évitement fiscal à l'Université Mc Gill.Il est aussi membre des conseils d'administration du YMCA de Montréal, de la Fondation de l'hôpital Ste-Mary's, de la Chambre de commerce du Québec, dont il a présidé cette année les Mercuriades, et il est également conseiller municipal de la Ville de Saint-Lambert depuis 1994.JEANNINE BERGER > 29 AVRIL 2001 Depuis près de 20 ans, soeur Jeannine Berger, après une longue carrière d'enseignante dans les établissements de la Congrégation de Notre-Dame, oeuvre comme bénévole dans le quartier Saint-Henri-Petite-Bourgogne.D'abord au Centre d'alphabétisation des adultes, et depuis 18 ans au Service d'accompagnement éducatif, elle dirige le Baluchon, une école du soir pour élèves du primaire et du secondaire.Environ 150 jeunes trouvent chaque jour au sous-sol de l'église Saint-Irénée une collation ainsi que l'écoute et l'attention d'un groupe dévoué de 32 bénévoles pour faire leurs devoirs et améliorer leurs résultats scolaires.STANLEY VOLLANT > 6 MAI 2001 Stanley Vollant, un jeune Montagnais de Betsiamites, aurait pu être archéologue ou ingénieur.Il a plutôt suivi la voie tracée par son arrière-grand-mère, Clarisse, qui a été la dernière chamane des Montagnais de son village.«Elle connaissait les herbes, soignait les malades.Les aînés me disaient : elle t'a donné des dons.» En 1989, Stanley Vollant devient docteur en médecine, puis en 1994, il est le premier chirurgien autochtone au Québec et au Canada, et le 21 avril 2001, le Dr Vollant est devenu le premier autochtone président de l'Association médicale du Québec.MARIE-ANDRÉE BOUCHER > 13 MAI 2001 À sa sortie du Collège Maisonneuve où elle étudiait en sciences pures et en français, Marie-Andrée Boucher, qui a aujourd'hui 22 ans, s'est inscrite en mathématiques actuarielles à l'Université Concordia.Elle y a obtenu une moyenne parfaite de 4,3 avec des A+ dans les 30 cours de son bac.L'an dernier elle a reçu le prix de l'étudiante coopérative, remis par l'Association de l'enseignement coopératif du Québec.Elle n'a plus que huit cours à suivre pour devenir officiellement actuaire, et elle devrait y parvenir d'ici un an et demi ou deux ans.Habituellement, les étudiants en actuariat ne deviennent Fellows qu'à la fin de la vingtaine, début de la trentaine.DORIS ADEM ET PIERRE BÉGIN > 3 JUIN 2001 Les docteurs Doris Adem et Pierre Bégin ont reçu le Grand Prix 2001 du Collège des médecins du Québec pour leur «contribution exceptionnelle à l'amélioration de la qualité de l'exercice de la médecine ».Leurs pairs ont ainsi rendu hommage à la dure bataille qu'ils ont menée depuis la mort de leur fils de 14 ans, Thomas, pour faire admettre que le suicide des ados est un problème médical et non un phénomène social.Pas moins de 240 jeunes se suicident chaque année au Québec.Désormais, grâce à l'action des deux praticiens, beaucoup de ces jeunes seront soignés et peut-être sauvés.JEAN-DOMINIC LÉVESQUE-RENÉ > 24 JUIN 2001 Jean-Dominic Lévesque-René, qui va avoir 18 ans, a reçu à Turin, en Italie, le prix Global 500, catégorie «Jeunes », attribué chaque année par le Programme des Nations unies pour l'environnement.Ce prix reconnaît son rôle important dans la lutte contre les pesticides et les herbicides contenant du 2-4-D, un produit hautement cancérigène.À 11 ans, Jean-Do est sorti vainqueur d'une chimiothérapie contre un cancer, le lymphome malin non hodgkinien, et il poursuit depuis, sa croisade contre les polluants chimiques agricoles et pour la protection et la salubrité de l'environnement.ANITA ET WILFRID VAILLANCOURT > 16 SEPTEMBRE 2001 De toutes les écoles au Canada, l'école secondaire Lindsay Place, de Pointe- Claire, a recueilli la plus forte somme lors de la dernière collecte annuelle du Fonds des Nations unies pour l'enfance.En 1987, l'école envoyait 115 $ à l'UNICEF.Dix ans plus tard, grâce au travail et au dévouement d'Anita et de Wilfrid Vaillancourt, un couple d'enseignants franco-ontarien fixé au Québec depuis 1965, c'est un chèque de 23 000$ que l'école Lindsay Place envoyait à l'organisme.En 10 ans, l'école a récolté 104 657$.MARINA ORSINI > 5 NOVEMBRE 2000 Marina Orsini incarne le Dr Lucille Teasdale dans le téléfilm Dr Lucille qui a reçu cinq prix au gala des Gemini à Toronto.Le téléfilm de 92 minutes était finaliste dans neuf catégories.C'était la première fois qu'une production québécoise était autant célébrée au gala des Gemini.Marina Orsini, en raison de son jeu, de son engagement, de sa passion, a été largement responsable de ce grand succès.Âgée de 33 ans, autodidacte, elle a amorcé sa carrière exceptionnelle dans Lance et compte, puis a incarné Émilie Bordeleau dans Les Filles de Caleb, et a tourné dans les séries télévisées Blanche, Shehawe, Miséricorde, ainsi que dans plusieurs films et des productions en langue anglaise.LES PERSONNALITÉS DE LA SEMAINE > Arts, lettres et spectacles 6LP0901X1013 9 PERSO 6LP0901X1013 ZALLCALL 67 01:22:28 10/13/01 B GUY CLOUTIER > 12 NOVEMBRE 2000 L'ADISQ, à son dernier Gala, a attribué son prix Hommage à Guy Cloutier, un infatigable homme de spectacle qui a profondément marqué la scène du showbusiness depuis quatre décennies.La Presse a souligné cette reconnaissance en nommant Personnalité de la semaine celui qui est à la fois imprésario, producteur indépendant de télévision, de spectacles, bâtisseur de théâtres, éditeur, inventeur de jeux de société et homme de marketing.Né à Chicoutimi, Guy Cloutier a commencé dans la vie en jouant au hockey, puis en vendant des disques, en les produisant, et en s'occupant d'artistes tels que Johnny Farago, Patrick Zabé, et surtout le jeune René Simard, avec qui il a fait l'Olympia de Paris, Las Vegas et Tokyo.VITTORIO FIORUCCI > 19 NOVEMBRE 2000 L'Association des photographes et illustrateurs du Canada, la CAPIC, a remis l'an dernier son prix Hommage à un de ses membres les plus illustres, Vittorio Fiorucci.Depuis un demi-siècle, l'affichiste, designer, dessinateur, photographe, caricaturiste, sculpteur et auteur de bandes dessinées a reçu plus de 20 prix et honneurs internationaux.Son oeuvre a marqué le Québec des 50 dernières années.Il a participé à la plupart des grands événements, particulièrement sur la scène montréalaise, et il est un des seuls artistes à pouvoir se vanter d'être aussi connu et reconnu par les deux communautés linguistiques, comme partout ailleurs dans le monde.MARIE-NICOLE LEMIEUX > 26 NOVEMBRE 2000 Marie-Nicole Lemieux, 25 ans, originaire de Dolbeau-Mistassini, a reçu en Belgique le prix Opus qui la consacre découverte de l'année en musique classique.La jeune contralto a également été la première artiste du Canada à recevoir le prestigieux prix Reine-Élizabeth, et également le prix spécial du lied.Entrée au Conservatoire à l'âge de 19 ans, Marie-Nicole Lemieux a chanté toute sa vie, dans tous les styles, de la chanson populaire à la musique sacrée, pour finalement opter pour le chant classique, dans lequel elle dit avoir découvert un sentiment d'accomplissement qu'elle ne trouvait pas ailleurs, particulièrement en chantant du Schubert ou du Mahler.GUY MONGRAIN > 21 JANVIER 2001 Animateur depuis 10 ans de l'émission Salut, bonjour ! sur le réseau TVA, Guy Mongrain détient un record de longévité pour ce genre d'émission matinale.Infatigable lève-tôt, il assure la présentation de 200 émissions par année, toujours en direct.Grand amateur de ski, adepte de saut en bungee, de parapente et autres passe-temps de casse-cou, Guy Mongrain dit de son métier qu'il faut «être toujours sur le qui-vive, être félin.Il faut se retourner très vite.Pour moi, dit-il, ce n'est pas stressant, c'est du plaisir.Tous les sens en éveil, impossible de s'endormir.» DENIS VILLENEUVE > 4 FÉVRIER 2001 Avec son deuxième film, Maelström, Denis Villeneuve a remporté cinq prix Génie à Toronto, lors de la 21e remise de ces «oscars canadiens ».Le film avait été présenté, l'an dernier, d'abord au Festival des films du monde de Montréal, où il avait remporté deux prix, puis au Festival du film de Toronto, dont il avait ouvert la section canadienne.Maelström devenait ainsi la première oeuvre mettant d'accord les deux organisations, et les critiques du Canada anglais ont salué Denis Villeneuve comme un des chefs de file de ce qu'ils appellent la Young French New Wave.ZACHARIAS KUNUK > 27 MAI 2001 Au Festival de Cannes, le film Atanarjuat, The Fast Runner, conçu, écrit, filmé et joué par des Inuits d'Igloolik et réalisé par le cinéaste Zacharias Kunuk, a remporté la Caméra d'or qui récompense un premier film dans la catégorie «Un certain regard ».Avec comme point de départ une vieille légende inuite, le film est certainement un regard différent sur une culture très ancienne et qui refuse de disparaître.Cette histoire d'un chaman malfaisant et de deux familles a été tournée à Igloolik en langue inuite avec la collaboration des anciens de la communauté et par Isuma Igloolik Production, partenaire de Isuma, la société du producteur Norman Cohn.ANDRÉ MÉNARD > 15 JUILLET 2001 Premier vice-président et cofondateur du Festival international de Jazz de Montréal, André Ménard a fêté dignement son retour aux commandes du plus important festival de jazz de la planète après une année sabbatique en 2000 : l'événement, version 2001, a battu tous ses records.Au total, 1 707 320 visiteurs, record absolu d'assistance pour un festival au Canada, 109 624 entrées dans les salles, des recettes de billetterie qui pour la première fois ont atteint les 3 millions.Au lendemain de cet énorme succès, André Ménard reprenait l'avion pour préparer la 23e présentation de cet événement dont l'originalité ne se dément pas année après année.FERNAND LINDSAY > 9 SEPTEMBRE 2001 Clerc de Saint-Viateur, fondateur du Festival international de Lanaudière, le père Fernand Lindsay a reçu la médaille Édouard-Montpetit des mains du lieutenant- gouverneur du Québec, l'honorable Lise Thibault.La grande fête de la musique que le père Lindsay a fondée en 1978 attire chaque année 50 000 spectateurs dans Lanaudière, pour une série de 25 à 30 événements auxquels participent les plus grands musiciens et les plus belles voix de la planète.Un amphithéâtre de 2000 places couvertes et 8000 sur les pelouses, d'une extraordinaire qualité acoustique, a été construit pour les besoins du Festival en 1989.SÉBASTIEN LAREAU > 1ER OCTOBRE 2000 Sébastien Lareau a couronné aux Jeux olympiques de Sydney une année particulièrement riche en victoires en double et en exploits en simple.Son partenaire Daniel Nestor et lui ont remporté la médaille d'or, battant les mythiques Woodies, la paire australienne constituée de Mark Woodford et Todd Woodbridge, considérés comme les meilleurs au monde de leur spécialité.En août 2000, à Toronto, Sébastien avait battu en simple le joueur classé second au monde, Gustavo Kuerten.Son objectif pour les années à venir, les plus prometteuses de sa carrière : accéder au top 50 en simple.CHANTAL PETITCLERC > 29 OCTOBRE 2000 Aux Jeux paralympiques de Sydney, Chantal Petitclerc, athlète en fauteuil roulant, a gagné quatre médailles, deux d'argent, au 100 mètres et au 400 mètres, et deux d'or, au 200 mètres et au 800 mètres.La compétition sur cette dernière distance a été féroce.Disputée devant 100 000 spectateurs, la course a été marquée par l'empoignade entre Chantal, détentrice du record mondial de la distance et l'Australienne Louise Sauvage qu'elle n'avait jusque-là jamais battue.En raison d'un accident impliquant trois compétitrices en queue de peloton, les médailles ne devaient être remises que deux jours plus tard, un délai qui assurait la rediffusion télé de l'événement phare des Jeux partout dans le monde.ANIK JOLICOEUR ET ALAIN DOUCET > 24 DÉCEMBRE 2000 Alain Doucet et Anik Jolicoeur ont remporté pour la deuxième année consécutive le championnat du monde de danse sportive, disputé au Mans, dans l'ouest de la France, en décembre dernier.Alain, 33 ans, et Anik, 31 ans, dansent depuis l'âge de six ans.C'est seulement après huit ans d'entraînement et de compétitions qu'ils se sont retrouvés dans les bras l'un de l'autre.Elle venait de Laval, lui de la Rive-Sud.Ils ont passé trois années à Londres, pour étudier la danse, et se sont mariés en 1996.Depuis, le conte de fées se poursuit, et l'ambition du jeune couple est de conserver, au moins pendant cinq ans, le titre de champions du monde.MARIE-ÈVE DROLET > 14 JANVIER 2001 Championne du monde junior de patinage de vitesse sur courte piste en 2000, Marie-Ève Drolet, une Saguenéenne de 17 ans, a réédité son exploit en janvier dernier.C'est à Varsovie en Pologne qu'elle a remporté le 1500 mètres, et battu le record du monde du 500 mètres, une distance qu'elle considérait jusqu'alors comme son point faible ! Et pour couronner un week-end glorieux de janvier, elle a réussi une seconde place au 1000 mètres, face à la féroce concurrence de deux Coréennes très fortes, ce qui lui a assuré la première place au classement cumulatif.Marie-Ève, qui poursuit sa carrière chez les seniors, étudie au cégep de Chicoutimi, en sciences humaines, et veut aller à l'université en psychologie.MÉLANIE TURGEON > 18 MARS 2001 À 24 ans, Mélanie Turgeon a terminé de façon exceptionnelle la saison 2000-2001 sur les pentes de ski alpin d'Europe.La jeune athlète de Lac- Beauport s'est classée au quatrième rang du classement général en super-G et au sixième de la descente.La régularité de ses performances lui a permis de se classer 11 fois parmi les 10 premières dans les 16 épreuves auxquelles elle a participé.À la suite de ses deux coups d'éclat en deux jours à Innsbruck l'an dernier, alors qu'elle avait raflé successivement l'or au super-G et l'argent en descente, sa dernière saison laisse envisager une participation fructueuse aux Jeux olympiques de 2002 à Salt Lake City.JAMIE SALÉ ET DAVID PELLETIER > 1ER AVRIL 2001 Ils patinent ensemble depuis trois ans seulement, et depuis leur médaille de bronze à Skate Canada en 1998, ils n'ont cessé de progresser.Jamie Salé, une Albertaine de Red Deer, et David Pelletier, un Québécois de Sayabec, ont été sacrés champions du monde de patinage artistique au terme d'un suspense dramatique en mars dernier.Ils ont dû attendre la dernière épreuve du programme court pour enfin l'emporter sur leurs rivaux les plus proches, les Chinois et les Russes.Samie et David, qui sont âgés respectivement de 23 et 26 ans, ont devant eux les meilleures années de leur carrière, et leur prochain objectif est évidemment les Jeux olympiques de 2002 à Salt Lake City.LES PERSONNALITÉS DE LA SEMAINE > Sports et loisirs LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 EXCELLENCE 2001 | 9 6LP1001X1013 10 PERSO 6LP1001X1013 ZALLCALL 67 01:22:34 10/13/01 B GENEVIÈVE JEANSON > 10 JUIN 2001 À 19 ans seulement, Geneviève Jeanson a remporté une éclatante victoire dans l'épreuve de Coupe du monde de cyclisme féminin sur route disputée sur le mont Royal au mois de juin.Sur le difficile parcours de 99,6 km, marqué par 12 fois la montée Camillien-Houde, elle a mené une extraordinaire échappée de 75 km seule, franchissant la ligne d'arrivée avec 7 minutes et 26 secondes d'avance sur sa plus proche rivale.Couronnée championne du monde de la course sur route et du contre-la-montre des juniors deux ans plus tôt, en Italie, Geneviève Jeanson vient de faire sa marque dans l'élite mondiale du cyclisme féminin.LYNE BESSETTE > 8 JUILLET 2001 Après avoir remporté le très difficile Tour de l'Aude, en France, une épreuve d'endurance en neuf étapes, sans jour de repos, et y avoir été sacrée meilleure grimpeuse, Lyne Bessette, qui affrontait la crème du cyclisme professionnel féminin international, a gagné pour la troisième année consécutive la Classique cycliste de Fitchburg, au Massachusetts, en mai dernier.À vingtsix ans, et avec seulement cinq années d'expérience dans le cyclisme professionnel, Lyne Bessette relevait tout juste d'une fracture à la clavicule, subie au mois de mars.Elle entend bien participer aux deux prochaines olympiades.ÉRIC LUCAS > 22 JUILLET 2001 Après 40 combats professionnels, 33 victoires dont 12 par K.O., Éric Lucas a remporté en juillet le titre de champion du monde des supermoyens, version WBC, en battant le Britannique Glenn Catley par K.O.à la 7e reprise.À 30 ans, le boxeur montréalais couronne une carrière de neuf ans et sept mois, et donne raison à tous ceux, entraîneurs, journalistes, soigneurs, qui l'ont toujours considéré comme un travailleur sérieux, courageux, d'une fiabilité absolue, à l'entraînement, en compétition ou dans la vie.PATRICK CARPENTIER > 29 JUILLET 2001 À 29 ans, Patrick Carpentier a remporté la plus importante victoire de sa carrière sur le difficile circuit CART.En juillet dernier, il a gagné la 79e épreuve à laquelle il participait, les 500 Milles du Michigan, au terme d'un extraordinaire «finish », avec la complicité de son partenaire Alexandre Tagliani de l'équipe Players-Forsythe.Patrick devient le premier pilote de cette équipe à gagner une course depuis 1999.Passionné par son métier de pilote, Patrick Carpentier vit sur les pistes de course depuis 18 ans.Originaire de Joliette, il vit maintenant à Las Vegas, où le climat lui permet de s'entraîner toute l'année.MARK WAINBERG > 24 SEPTEMBRE 2000 Il y a un an, le professeur Mark Wainberg a été promu au poste de directeur de la recherche biomédicale à l'Hôpital général juif de Montréal.Professeur à l'Université Mc Gill, il a présidé pendant deux ans la Société internationale du sida et a participé à l'organisation de sa 13e conférence mondiale, qui s'est tenue en juillet 2000 à Durban, en Afrique du Sud.Scientifique mondialement reconnu pour ses travaux sur le VIH, le professeur Wainberg est également un militant convaincu de la croisade anti-VIH, qui entend prendre tous les moyens possibles pour lutter contre l'épidémie.«Je refuse de rester dans mon bureau quand 30 millions de personnes sont atteintes et meurent », dit-il.MARC GARNEAU > 17 DÉCEMBRE 2000 Né à Québec, Marc Garneau a été, en 1984, le premier Canadien de l'espace.En décembre, il a couronné une carrière d'astronaute de 16 années en participant au dernier vol de la navette Endeavour, dont il a été le mécanicien de bord.Il était, avec le pilote et le copilote, un des trois occupants du poste de pilotage.De plus, il a dirigé la manoeuvre du bras canadien qui a installé les panneaux solaires destinés à fournir l'électricité à la station spatiale internationale occupée par un Américain et deux Russes.Marc Garneau a aussi fait partie du groupe des premiers visiteurs admis à pénétrer dans le module Unity de la SSI.Ancien officier de la marine canadienne, Marc Garneau va poursuivre son travail à l'Agence spatiale canadienne.MICHEL LAROCHE > 7 JANVIER 2001 Le prix du meilleur chercheur de l'Université Concordia pour l'année 2000 a été remis au professeur Michel Laroche.M.Laroche est le premier titulaire de la chaire de marketing Banque Royale.Né au Maroc, il a obtenu un premier diplôme d'ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures de Paris, puis un second diplôme d'ingénieur de l'Université Johns Hopkins de Baltimore aux États-Unis.Il obtient ensuite un doctorat en philosophie de l'Université Columbia de New York, et se passionne pour la psychologie du consommateur et l'anthropologie sociale.Depuis 15 ans, il s'intéresse au rôle de la culture dans le comportement du consommateur et à cet égard le Canada constitue pour ses recherches un champ d'études infini.JEAN-MARTIN LABERGE > 15 AVRIL 2001 Au printemps, le Dr Jean-Martin Laberge et son équipe de 28 spécialistes ont présenté à la presse la petite Liora, un bébé de trois mois, qui a subi à la naissance et avant même d'être séparée de sa mère l'ablation d'une tumeur de 1,4 kilo.Cette opération, pratiquée à l'hôpital Royal Victoria, est une première qui s'apparente à la technique d'intervention intra-utérine mise au point à San Francisco.Le foetus de 32 semaines a pu être mis au monde par césarienne, débarrassé du tératome qui aurait entraîné sa mort par étouffement au cours d'un accouchement naturel.L'équipe de diagnostic et de traitement foetal de Mc Gill s'attend à ce que l'enfant mène une vie tout à fait normale.HUBERT LABELLE > 22 AVRIL 2001 À la fois chercheur et clinicien, le Dr Hubert Labelle est chirurgien orthopédiste.Depuis une douzaine d'années, il travaille sur le jumelage d'ingénieurs informaticiens, de médecins, de chirurgiens, de graphistes et de designers, et il a rassemblé une équipe de spécialistes unique au monde.Attaché à l'hôpital Sainte-Justine, le Dr Labelle enseigne à l'Université de Montréal.En avril, il s'est vu confier le poste de titulaire de la chaire de recherche en science du mouvement, plus précisément l'étude des scolioses, des déformations en spirales de la colonne vertébrale, qui affectent de deux à trois pour cent des adolescents.FRANCIS BOULVA > 20 MAI 2001 Vétéran des expo-sciences, Francis Boulva a vécu un mois de mai 2001 particulièrement riche en reconnaissances, prix et bourses divers.À Kingston, en Ontario, il a obtenu la médaille d'argent avec son projet Champagne galactique.Au début du mois de mai, il avait remporté le premier prix de la Super Expo-sciences Bell 2001, doté d'une bourse de 1500 $.À la mi-mai, à l'INTEL International Engineering and Science Fair de San José, il a gagné une bourse de 50 000$ US, disponible pour n'importe quelle université américaine, et fin mai, il représenta le Canada à l'Exposciences internationale de Grenoble, en France.LAURENT LAPIERRE > 5 AOÛT 2001 Titulaire d'un bac ès arts, d'un bac en pédagogie, d'un bac en histoire, MBA des HEC de Montréal, et PhD de l'Université Mc Gill, le professeur Laurent Lapierre est le premier titulaire de la chaire de leadership Pierre-Péladeau lancée en février 2001.Sa méthode de recherche et d'enseignement est celle de l'analyse de cas.Il a été nommé en 1999 directeur du Centre de cas HECMontréal.Au mois d'août, Laurent Lapierre a reçu le prix 3M reconnaissance en enseignement de la Société pour l'avancement de la pédagogie dans l'enseignement supérieur.FREDA MILLER > 19 AOÛT 2001 Le Dr Freda Miller dirige une équipe de chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal (INM) de l'Université Mc Gill.En août dernier, Nature Cell Biology rapportait sur Internet une découverte qui fit l'effet d'une bombe.Les scientifiques ont découvert que la peau comportait des cellules souches capables de proliférer et de se différencier en culture, donnant naissance à des cellules de type bien défini, neurones, névroglies, cellules de muscles lisses et cellules adipeuses.Il s'agit d'une source non embryonnaire, donc non sujette à controverse, et très facile d'accès.LES PERSONNALITÉS DE LA SEMAINE > Sciences humaines, sciences pures et technologie 10 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 6LP1101X1013 11 PERSO 6LP1101X1013 ZALLCALL 67 01:22:38 10/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 O C T O B R E 2 0 0 1 E X C E L L ENC E 2 0 0 1 1 1 Félicitations aux lauréats du Gala Excellence 2001.QUAND QUELQU'UN S E D É PA S S E , NOUS DEVENONS TOUS MEILLEURS.2988948A 6LP1201X1013 12 PERSO 6LP1201X1013 ZALLCALL 67 01:22:46 10/13/01 B Photo DENIS COURVILLE, La Presse © André Aubut, un ancien athlète, membre de l'équipe nationale de canoë-kayak, entraîne maintenant la jeune vedette montante du cyclisme, Geneviève Jeanson.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Quand on lui parle de son influence sur la génération qu'il a formée aux métiers du spectacle, Guy Latraverse, imprésario et producteur de spectacles, pense à ses propres mentors.DE MAÎTRE EN MAÎTRES JEAN-PAUL SOULIÉ QUAND ON SE PENCHE sur la longue liste de ceux et celles qui ont été choisis Personnalité de la semaine depuis 1984, qu'on tente de faire des liens à la lecture de ces quelque 880 portraits publiés chaque dimanche dans La Presse, on se rend compte que l'excellence est peut-être contagieuse et qu'il y a des rapports préexistants entre ces individus qui partagent, à tout le moins, une sélection commune.Ainsi, plusieurs attribuent une bonne part de leur réussite à d'autres Personnalités qui les ont aidés à éclore ou à s'accomplir.De réussite en prouesse, leurs noms reviennent également d'une année à l'autre.Ces accoucheurs de talents, ces entraîneurs et ces mentors, ces donneurs de coups de pouce et ces pédagogues émérites qui jouent un rôle central dans le cheminement des Personnalités de la semaine, forment une extraordinaire chaîne humaine qui s'allonge d'un maillon chaque semaine depuis 17 ans.Émile ou de l'éducation Bel exemple du phénomène de contagion : en faisant le bilan annuel de l'événement Festival International de Jazz de Montréal cet été, André Ménard constate que s'il a joué un rôle déterminant dans la naissance et le développement planétaire de l'événement, c'est parce que, né dans un quartier défavorisé, fréquentant une école secondaire (Sainte-Louise-de-Marillac) où existait encore une «section classique », il a eu comme directeur un grand pédagogue, Émile Robichaud.Ce directeur d'école lui a donné le goût de l'étude en insistant sur le fait que travailler pour quelqu'un de moins intelligent que soi est la pire chose dans la vie.André Ménard avait déjà été choisi Personnalité de la semaine le 17 juillet 1988.Monsieur Émile Robichaud, son mentor, a été Personnalité de la semaine le 20 janvier 1991.Il s'était fait remarquer par ses méthodes peu conventionnelles mais extraordinairement efficaces, à l'école secondaire Louis-Riel, un établissement de la Commission scolaire de Montréal.M.Robichaud, à 66 ans, dirige maintenant l'Institut catholique de Montréal, rattaché à l'Université de Montréal.Il n'a rien perdu de sa force d'impulsion.«L'enseignement est une pratique fondamentale », explique ce bouillant pédagogue, très porté sur les formules lapidaires.Il est curieux qu'il n'y ait pas un Ordre des enseignants, alors qu'il y a un Ordre des podiatres ! Les pieds seraient-ils plus importants que la tête?» Les sections classiques ont existé dans les écoles secondaires jusqu'en 1965.Émile Robichaud se souvient très bien de celle qu'il dirigeait à Sainte-Louise-de-Marillac où il comptait André Ménard parmi ses dizaines d'élèves.«Ces sections classiques corrigeaient les inégalités sociales, dit-il.Juste à côté de la voie de chemin de fer, les élèves d'un quartier défavorisé trouvaient un lieu de calme.«Je n'ai jamais appris la musique à André Ménard, je ne l'ai pas formé pour en faire un spécialiste du jazz.Mais je lui ai appris le français et à lire des bons auteurs.«Un de ses camarades, dont la famille de quatre enfants vivait dans un petit cinq pièces, est devenu directeur d'école à Sainte-Foy.Dans le groupe, il y avait aussi Luc Paradis, qui est devenu réalisateur de Zone libre à Radio Canada, et Robert Gagnon, réalisateur d'émissions sportives, et tant d'autres ! Les collèges privés venaient chez nous, une école de la CECM, pour recruter nos élèves.» À l'école Louis-Riel qu'il a dirigée par la suite, Émile Robichaud a continué à travailler suivant ses principes.«On refusait 500 élèves par an.Nous faisions de la place aux frères et aux soeurs de nos élèves, mais nous n'avons jamais eu d'examen d'entrée.Quand on ne recrute que des élèves brillants, on se prive d'une richesse inouïe.» Il y a 33 ans, M.Robichaud brandissait le livre Adolescents en détresse tiré à 10 000 exemplaires.La catastrophe anticipée du décrochage chez les jeunes était au centre de cet essai.Il donnait l'exemple de son école, Louis-Riel, où tous les élèves restaient dans le même groupe.«Les enfants ont besoin d'appartenir à un groupe, ils sont d'abord des mammifères sociaux, avec un territoire.» Et il se souvient du «Plaidoyer pour des mammifères errants » qu'il avait adressé au ministre de l'Éducation Claude Ryan.«On a fait disparaître le groupe d'appartenance, disaitil.On retrouve maintenant des bandes de jeunes dans les parcs.» Attaché à l'utilisation du «vous» qui «abaisse le niveau de violence par le respect», Émile Robichaud continue à croire en un système d'éducation qui, et il cite André Malraux, «fait prendre conscience aux hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux.» Sports : le feu dans les yeux Restons dans les établissements scolaires, plus précisément dans les gymnases.C'est là que s'amorce le plus souvent la carrière des grands athlètes.À leurs côtés, il y a habituellement des entraîneurs qui pratiquent eux-mêmes l'excellence.Professeur d'éducation physique depuis l'âge de 29 ans, André Aubut est un ancien athlète, membre de l'équipe nationale de canoë-kayak.un niveau de concentration très élevé.Ça se voit dans leur regard.Ils ont du feu dans les yeux!» À l'école Dalpé-Viau de Lachine, où il enseigne depuis 1985, André Aubut a découvert les talents de joueur de soccer du jeune Bernard Ouassa.«C'était un extraordinaire athlète de sports collectifs, dit M.Aubut de son protégé durant quatre ans.Il a fait le championnat du monde avec l'équipe du Canada des moins de 20 ans et il est aujourd'hui, en partie grâce à ses performances, à l'Université St.John, près de New York.Bernard Ouassa, je revois ses yeux : Ça pétillait.Ça, ça ne trompe pas !» Faculté de concentration, force de caractère, capacité de se plier à une discipline très stricte de nutrition, de sommeil, d'effort, toutes ces qualités sont encore beaucoup plus nécessaires dans les sports individuels qu'en sports d'équipe.André Aubut a entraîné Caroline Brunet pendant un an, et Marie-Josée Jubeau, qui fait maintenant partie de l'équipe olympique du Canada de canoë-kayak.«Souvent les jeunes n'ont pas d'idée de ce qu'ils ont comme possibilités.En secondaire I, Marie-Josée ne savait pas qu'elle avait des dons.Geneviève Jeanson non plus.Moi, je voyais toutes les qualités de Geneviève, sa persévérance, son sens de l'organisation.C'est normal, je vis avec les jeunes à longueur d'année.Je voyais à quel point elle est autonome, ce qui est très important dans un sport individuel.» L'art discret du parrainage d'affaires Dans son allocution d'ouverture du colloque Mentorat 2000, le président du conseil et directeur général de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean-Claude Scraire, définissait le mentorat comme «l'art discret du leadership et de l'encouragement ».Dans le monde très sensible et périlleux des nouvelles entreprises et des jeunes PME, divers réseaux ont été cons- Il entraîne la jeune vedette montante du cyclisme, Geneviève Jeanson.Tout au long de ses études à l'UQAM et de ses années de compétition, il a côtoyé des entraîneurs chevronnés, mondialement connus, comme Michel Portmann, Jean-Paul Baert et Daniel Robin.Son métier : faire progresser les jeunes en éducation physique, leur donner des habiletés qui leur serviront toute leur vie, développer leur physique et leur apporter la santé.«Nous devons inculquer à nos élèves le goût de performer dans tous les sports que nous leur faisons pratiquer, dit André Aubut.Tous les jours, nous voyons des jeunes évoluer devant nous.On finit par avoir un oeil averti, capable de déceler ceux qui ont à la fois les habiletés physiques et mentales.Certains jeunes possèdent L'EXCELLENCE EST CONTAGIEUSE 12 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 6LP1301X1013 13 PERSO 6LP1301X1013 ZALLCALL 67 01:23:21 10/13/01 B titués pour les aider à passer le cap difficile des cinq premières années.Ceci, dans la discrétion et la sollicitude, dans un esprit d'entraide favorisé par un choix judicieux des contacts et des compétences.Roland Gagnon a lancé son entreprise dans le sous-sol de sa maison.Sa spécialité : machiniste.Aujourd'hui, il a 40 employés, son affaire marche.Mais il se souvient de ses premières années, et des difficultés affrontées et surmontées.«On apprend sur le tas, dit cet homme d'affaires, mais surtout en profitant de l'expérience des autres pour progresser comme chef et réussir dans notre entreprise.» C'est la définition même du Regroupement des chefs d'entreprise du Québec, dont fait partie Roland Gagnon.Le Regroupement est un réseau de «clubs » lancés en 1974, avec l'appui du ministre Guy Saint-Pierre, à l'initiative de Rosaire Forcire, fonctionnaire du ministère de l'Industrie et du Commerce.«La mission du Regroupement, c'est de créer un réseau de compétences disponibles pour aider, donner un coup de pouce quand un chef d'entreprise a un problème», dit le vice-président de l'organisation Benoît Paré.Aujourd'hui, ce réseau compte 810 chefs de PME, regroupés par clubs de huit ou 10 personnes dans un même secteur géographique.Certains membres se regroupent selon des compétences spécifiques, pour réagir à des problèmes particuliers : comment faire quand un banquier veut retirer une marge de crédit, quand il faut préparer une succession, quand un incendie frappe l'entreprise, ou quand il y a une querelle d'actionnaires.Parfois, il faut faire face à une croissance trop rapide.«Nous sommes partout dans la province, mais nous ne faisons ni du social ni du politique, insiste Roland Gagnon.Nous ne nous occupons jamais de TPS, de TVQ, nous ne sommes une menace pour personne.Nous sommes 810 chefs d'entreprises, répartis dans 120 clubs qui se réunissent chaque mois, et peuvent fournir une aide rapide et efficace en cas de besoin.Nos valeurs sont la confiance, la confidentialité, l'entraide, la compétence des autres.Le Québec possède également depuis 20 ans une Fondation de l'entrepreneurship, qui est elle aussi un réseau de parrainage destiné à soutenir toute initiative de jeunes entrepreneurs.André Gosselin, de la Fondation, insiste sur la grande disponibilité du réseau qui compte 40 points de service et couvre la plupart des grandes villes du Québec.Mais si un jeune entrepreneur veut rencontrer un «parrain » ou un «mentor» \u2014 les deux termes sont employés indifféremment \u2014 il suffit de contacter la Fondation.Les mentors sont recrutés parmi des retraités du monde scolaire, des anciens entrepreneurs, des diplômés des HEC\u2026 La Fondation a une maison d'édition qui a publié 150 titres et est active dans les milieux scolaires et universitaires ainsi que dans l'organisation de grandes conférences.«Nous comptons plus sur le développement des entreprises d'ici, que sur le fait d'aller chercher des «J'ai souvent été renversée par des gens qui n'avaient jamais suivi de cours.Mais beaucoup ont quand même laissé tomber.Pour réussir, il faut énormément de persévérance, de la détermination.Évidemment, il y a aussi les opportunités, l'élément chance.Et maintenant il faut «la machine» autour de soi : un agent, une organisation.Madame Dumont évoque des noms, des gens qu'elle a fait travailler et qu'elle a trouvés extraordinaires.«Bien sûr, il y a eu Marie-Denise Pelletier, Julie Masse, Yves Soutière, qui joue la comédie et qui a chanté dans Nelligan.Et puis il y a eu «le Cowboy», Mitsou! J'ai aussi eu Bianca Ortolano qui chante en Italie avec Paolo Conte.Mais il y en a eu tellement d'autres ! Tous d'excellents élèves qui travaillaient très fort, qui acceptaient les remarques et se corrigeaient.J'ai eu des élèves qui ont gagné le grand prix à Granby, et pourtant personne ne les connaît.» Mais Mme Dumont continue à s'émerveiller chaque fois que de jeunes artistes viennent chez elle pour apprendre et faire éclore leurs talents, en espérant se retrouver en haut de l'affiche après beaucoup de travail.Guy Latraverse a marqué le monde des variétés, à la scène et à la télévision, en passant par les grandes productions et les festivals.C'est un producteur de spectacles, il est le fondateur de l'ADISQ, c'est lui qui a créé son gala télévisé.Il a lancé un nombre incalculable de vedettes et développé les carrières d'artistes prestigieux des deux côtés de l'Atlantique.Mais Guy Latraverse n'est pas seulement producteur d'artistes, imprésario, producteur de spectacles.Il a aussi formé toute une génération de jeunes gens qui ont travaillé pour lui, avec lui, et qui aujourd'hui, sans doute un peu moins jeunes \u2014le temps passe\u2014 volent de leurs propres ailes dans le monde de la chanson, de l'humour, des variétés.Curieusement, quand on lui parle de son influence sur la génération qu'il a formée aux métiers du spectacle, Guy Latraverse pense à ses propres tuteurs.Il se revoit à l'époque de Variétés 60, avec son mentor de l'époque.«C'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier, qui m'a poussé dans le métier.Il s'appelait Laurier Hébert, et il était le grand patron du département des variétés à Radio Canada.Il était en chaise roulante.Il a tout de suite compris que j'aimais ça, et il m'a encouragé à continuer.» «Vous savez, il y a beaucoup de producteurs actuels qui ont travaillé avec moi, mais moi j'étais le plus âgé.C'est comme ça que moi j'ai eu la chance de travailler avec Bruno Coquatrix, le pape de l'Olympia, à Paris.Il me considérait comme son fils, il m'a beaucoup aidé.» Tout ce savoir-faire, ce métier appris avec d'autres ici ou à Paris, Guy Latraverse va s'en servir pour faire travailler, développer «ses» artistes, lancer des carrières ou les aider à poursuivre leur route.Parmi ces artistes, il y a eu Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Diane Dufresne.«Nous mettions tout dans ce travail, l'argent, le temps.Nous avons été des partenaires de leurs carrières.» «Au début, avec Léveillée, j'apprenais.Et il y avait d'autres promoteurs, d'autres gérants, impresarios, qui travaillaient avec moi.C'étaient les années 70.Jean-Claude Lespérance et Robert Fontaine étaient avec moi.Il y avait aussi Yvon Dufour qui a fait Beau Dommage, et George Lebel qui était à CJMS et avec les Cailloux.Je n'ai jamais souffert des départs.Tous ces jeunes volaient de leurs propres ailes.Mon directeur général Yvan Pelland est parti dans l'immobilier, et mon frère Marc est maintenant dans la publicité.» En 1996, Guy Latraverse était nommé Personnalité de la semaine de La Presse au lendemain de l'inoubliable De concert avec le Saguenay, le show de solidarité pour les victimes des terribles inondations.La même année, il avait produit Tous contre le sida, un spectacle retransmis sur toutes les chaînes de télévision.Il avait également été la Personnalité de la semaine quand il avait reçu le Félix Hommage en 1988.En 1985, la carrière de Guy Latraverse s'est orientée vers la télévision.Il recevra un Gémeaux Hommage en 1999, et sera à cette occasion honoré une troisième fois, illustrant une fois de plus, si besoin était, que les choix dominicaux de La Presse laissent une empreinte persistante sur la société dans laquelle ils évoluent.investissements étrangers », dit M.Gosselin.Dans le domaine très pointu des nouvelles technologies, la fondation mise sur pied par Daniel Langlois, et qui porte son nom, a déjà apporté son aide à plusieurs projets.«Chaque année, la fondation reçoit des projets touchant les domaines de la musique, de la danse, et très généralement des arts reliés aux nouvelles technologies, explique Audrey Navarre, adjointe à la direction des programmes.Un comité d'évaluation international effectue la sélection.L'aide est surtout financière.La fondation peut s'impliquer mais il n'y a pas de modèle, tout fonctionne au cas par cas.» Arts et spectacles : avant de voler de ses propres ailes Il y aura 33 ans en novembre que madame Lucille Dumont, la grande interprète, donne des cours de chant.Elle a connu la gloire, les salles bondées, les grands soirs.Elle écoute les débutants qui font appel à elle avec la même sensibilité et connaissance parfaite de son art.«J'ai vu beaucoup de gens qui venaient pour une audition, avec deux chansons, sans jamais avoir appris le chant.On peut déjà voir le charisme, même s'il y a des défauts, des déformations.» LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 EXCELLENCE 2001 | 13 Photo ROBERT SKINNER, La Presse © La fondation mise sur pied par Daniel Langlois, et qui porte son nom, a aidé plusieurs projets à se réaliser dans le domaine très pointu des nouvelles technologies.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Personnalité de la semaine le 15 juillet 2001, le cofondateur du Festival International de Jazz de Montréal, André Ménard, et son ancien directeur d'école, un grand pédagogue, Émile Robichaud, lui-même Personnalité de la semaine le 20 janvier 1991.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Madame Dumont a enseigné à quantité d'artistes qu'elle trouvait extraordinaires dont Marie- Denise Pelletier, Julie Masse, Yves Soutière, qui joue la comédie et qui a chanté dans Nelligan, Mitsou, Bianca Ortolano, qui chante en Italie avec Paolo Conte. 6LP1401X1013 14 PERSO 6LP1401X1013 ZALLCALL 67 01:22:51 10/13/01 B CHANTAL GUY collaboration spéciale QUE SIGNIFIE l'excellence quand on n'a pas encore ce que l'on appelle communément «l'âge de raison»?Obtenir de bonnes notes à l'école, respecter ses parents, ne pas avoir de relations sexuelles non protégées ?Les réponses des jeunes \u2014 ils ont autour de 18 ans \u2014 invités à se prononcer sur la question sont souvent étonnantes.Elles ont toutes un point en commun : l'excellence s'accompagne toujours d'un peu d'indépendance et d'autonomie.Bien qu'ils aient été épaulés par leurs parents ou leurs professeurs dans leurs réalisations, c'est personnellement qu'ils sont animés par le désir d'accomplir leurs rêves.Nul besoin de leur pousser dans le dos.D'ailleurs, le mot «excellence » les a fait un peu tiquer.«Ça sonne trop comme «performance », dit la comédienne Karine Vanasse en résumant bien l'état d'esprit de tous.Cette génération semble bien consciente des exigences d'une société où la réussite professionnelle est placée au top de la réalisation humaine.C'est surtout la passion pour ce qu'ils font qui pousse les jeunes à dépasser leurs limites, et non la simple idée d'être «le meilleur ».L'excellence est une conséquence, non un but.«Pour moi, l'excellence, c'est d'être à la hauteur de ses convictions », affirme Craig Kielburger, ce jeune Ontarien qui, à l'âge de 13 ans, avait volé la vedette à Équipe Canada lors d'une mission commerciale en Inde (1996).Il avait demandé à Jean Chrétien de ne pas oublier le travail forcé des enfants dans ses négociations avec les gens d'affaires.Craig était accompagné de deux enfants indiens ayant travaillé dans des conditions de quasiesclavage.Six ans après avoir fondé avec quelques amis l'organisme Free the Children, il est aujourd'hui à la tête de Kids Can Free the Children (www.freethechildren.com) auquel adhèrent 100 000 jeunes de 35 pays.Dernièrement, les Nations unies ont contacté l'organisation pour diriger une campagne visant à aider les enfants affectés par la guerre partout dans le monde.«Souvent, on croit à tort que les jeunes qui s'impliquent sont des exceptions, mais vous les avez vus au Sommet des Amériques, dit-il.Ils savent qu'il y a des problèmes dans le monde, mais ils ne savent pas toujours comment ils peuvent les régler.Kids Can Free the Children sert à cela.Nous les aidons à aider les autres.» Lorsqu'on lui demande s'il a des modèles d'excellence dans la vie, il réfléchit longuement.«Un jour, j'ai vu une fillette qui vivait dans la rue partager sa nourriture avec d'autres enfants, raconte-t-il.C'est dans de petits gestes qu'on trouve l'excellence.» Karine Vanasse, qui crevait l'écran dans le film Emporte-moi de Léa Pool (pour lequel elle a remporté un prix Jutra en 1999), qu'on a vue dans la série Deux Frères et qui interprète présentement Donalda dans le dernier film de Charles Binamé, Un homme et son péché, est non seulement reconnue pour son talent, mais aussi pour son extrême gentillesse.Elle ne pense pas que l'excellence soit un but à viser.«Ce n'est pas atteignable si on vise juste cela et ça peut être un gros piège, lance-t-elle.Je crois qu'il faut faire de son mieux et aussi s'amuser.Être fier de ce que l'on a fait à la fin d'une journée.» C'est aussi ce que croit Benoit Langlais, devenu la coqueluche des adolescents après avoir interprété un des rôles primordiaux dans la série Deux Frères, et qu'on voit maintenant dans Ramdam.«Il ne faut pas s'acharner, dit-il.Si on se rend compte que quelque chose n'est pas atteignable, que ça ne marche pas, que ce n'est pas dans nos capacités, qu'on a déjà repoussé les limites de notre savoir-faire, vaut mieux ne pas se démolir, une passion pour l'astronomie.» Ce qui ne l'empêche pas d'être bénévole à l'hôpital Shriner's, de faire partie des équipes de volley-ball et d'improvisation du collège ! «Nous sommes dans un monde hyper-performant, mais il ne faut pas perdre de vue le fil de nous-même, estime Francis.J'ai toujours prôné un équilibre mental, en ajoutant des activités sportives et culturelles dans ma vie.» Pour Maude Leroux, elle aussi élève au collège Jean-de-Brébeuf, l'excellence signifie l'atteinte des rêves qu'on s'est fixés, avec tous les sacrifices que ça implique.Elle entame des études universitaires en médecine avec en poche la bourse d'excellence provinciale de la Fondation des bourses du millénaire.Elle a déjà remporté la médaille de bronze du gouverneur général pour la qualité de son dossier scolaire.Mais c'est son engagement social qui a fait toute la différence dans ces concours.Elle maîtrise le langage des signes et travaille auprès des personnes âgées sourdes.«J'ai suivi des cours sur le langage des signes au secondaire parce que ça me fascinait», explique- t-elle.De plus, elle est bénévole au manoir Ronald- Mc Donald, oeuvre auprès des femmes immigrantes et mères seules et s'occupe du groupe de Génies en herbe au collège ! N'est-ce pas un peu trop ?«Il faut trouver un équilibre dans notre vie, il ne faut pas toujours étudier.C'est pour ça que je m'implique» répond-elle.«Je pense qu'on doit se garder du temps pour s'amuser, mais j'aime avoir un horaire chargé, ça m'empêche de faire des niaiseries, dit Nabi-Alexandre Chartier, avec l'humour qu'on lui connaît bien.Il est devenu du jour au lendemain une figure connue des jeunes après avoir remporté un concours à Musique Plus où il a obtenu un poste à 17 ans.«Pour moi, l'excellence, c'est atteindre ses objectifs professionnels et personnels », dit-il.Et c'est dans ses temps libres, quand il est moins occupé, qu'il fait le point et établit sa liste de buts à atteindre.Le programme de cette année : cours d'anglais intensifs et cours de théâtre.«Et, bien sûr, satisfaire l'auditoire et profiter à Musique Plus», lance en riant Nabi.«Je n'aime pas le terme excellence, dit aussi Andréanne Gignac, 19 ans.C'est l'idée qu'on se fait de la performance, des gens qui sont au-dessus de tout.Il faut voir ça d'une façon modeste, dire qu'on fait quelque chose pour soi et qu'on y croit.C'est un peu ça, l'excellence.C'est la motivation.» C'est grâce au Club 2/3, un organisme d'éducation et de coopération internationale avec les pays du Sud présent dans 250 écoles au Québec, qu'Andréanne a trouvé sa voie.Après trois voyages de coopération, l'animation de Génération 2000 à Radio Ville-Marie et deux bourses soulignant la qualité de son dossier scolaire, elle entre à l'UQAM en travail social.Elle déplore le fait qu'on s'intéresse plus aux problèmes des jeunes qu'à leurs réalisations.«Pour atteindre l'excellence, ce qui est très important aussi, c'est l'encouragement, la reconnaissance.Quand on croit en quelque chose, c'est important que d'autres gens nous appuient et y croient aussi.» Un premier album, Etc., trois nominations à l'ADISQ et le rôle de Fleur-de-Lys dans Notre-Dame de Paris, c'est l'exploit qu'a accompli Gabrielle Destroismaisons (18 ans) depuis deux ans.Pour elle, l'excellence est avant tout la perception que l'on a de soi.«C'est être fier de ce que l'on fait », précise-t-elle.Bien qu'elle dit s'ennuyer un peu de la vie d'une adolescente «normale», elle se trouve chanceuse d'exercer le métier dont elle a toujours rêvé et, malgré le travail, ne ressent pas la pression.«Je sais ce que je veux, dit-elle.J'ai des buts, des objectifs.Peut-être que si je n'en avais pas, s'ils n'étaient pas personnels, je trouverais la société trop exigeante.» de ne pas vouloir tout le temps être le meilleur.» Malgré tout, il place en haute estime la persévérance, puisqu'il lui a fallu plusieurs années pour décrocher un rôle à la télé.«J'ai commencé à passer des auditions à 10 ans, mais quand tu as un rêve, tu y arrives.» «Je ne vis pas la performance comme un stress de la société, mais comme un défi personnel, soutient Francis Boulva.Je n'ai pas eu de pression de la part de mes parents, ce sont mes rêves que je réalise.» Cet élève du collège Brébeuf n'a que 18 ans, mais il a déjà participé à 23 exposciences dans lesquelles il a raflé un nombre impressionnant de prix, dont la médaille d'argent des projets seniors en sciences physiques, le Prix d'excellence de la Société royale d'astronomie du Canada, le Prix des projets seniors de l'Association canadienne des physiciens et le prix Bell de la Super Expo-Sciences Bell 2001.«Pour moi l'excellence prend d'abord racine dans la passion, qui stimule le travail, qui stimule la performance, explique-t-il.J'aime bien le slogan de La Presse à cet égard\u2026 Ce qui m'aide à passer par-dessus les obstacles, c'est d'abord l'intérêt que je porte à mon travail.C'est LEURS MODÈLES D'EXCELLENCE 14 | EXCELLENCE 2001 LA PRESSE | MONTRÉAL | SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 GÉNÉRATION Y Pour des jeunes, l'excellence est un effet secondaire de LA PASSION CRAIG KIELBURGER «Les jeunes avec qui je travaille et ceux que j'ai rencontrés dans les pays que j'ai visités.» GABRIELLE DESTROISMAISONS «Évidemment, Céline Dion.C'est un peu une grande soeur pour les chanteuses de mon âge, elle a ouvert tellement de portes.Et Madonna.» BENOIT LANGLAIS «Luc Picard, Marc Messier, Michel Dumont.» MAUDE LEROUX : «Mon père, qui est médecin.» ANDRÉANNE GIGNAC : «Lucille Teasdale.Pour son dévouement.» NABI-ALEXANDRE CHARTIER «Julie Snyder, pour son énergie et comment elle réussit à soutirer des informations pendant ses entrevues.» KARINE VANASSE «Jodie Foster, en tant qu'actrice qui a fait autre chose.Pour la femme qu'elle est.» FRANCIS BOULVA «Julie Payette, pour son travail acharné et sa passion.» 6LP1501X1013 15 PERSO 6LP1501X1013 ZALLCALL 67 01:23:33 10/13/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 3 O C T O B R E 2 0 0 1 E X C E L L ENC E 2 0 0 1 15 6LP1601X1013 16 PERSO 6LP1601X1013 ZALLCALL 67 01:23:27 10/13/01 B 1 6 E X C E L L ENC E 2 0 0 1 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 13 OCTOBRE 2001 "]
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