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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-10-12, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B1012 B1 vendr.5LP0101B1012 ZALLCALL 67 01:16:35 10/12/01 B 5LP0201B1012 B2 - VENDREDI 5LP0201B1012 ZALLCALL 67 01:16:26 10/12/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 2 O C T O B R E 2 0 0 1 BANDE À PART Les Chevaliers Jedi, une vraie religion?Les comités sectoriels présents pour vous: \u0001 Les textiles \u0001 Le tourisme \u0001 L'industrie des services automobiles \u0001 L'environnement \u0001 Les portes et fenêtres, meubles et armoires de cuisine \u0001 L'industrie électrique et électronique \u0001 L'industrie pharmaceutique et biotechnologique \u0001 La fabrication métallique industrielle \u0001 Les pêches maritimes \u0001 Les communications graphiques \u0001 La plasturgie \u0001 CAMO pour personnes immigrantes \u0001 CAMO pour personnes handicapées 13 secteurs prometteurs d'emplois \u0001 Information pour faire un choix de carrière judicieux \u0001 Présentation de métiers, de carrières et de situations d'apprentissage en milieu de travail \u0001 Conseils en orientation \u0001 Techniques de recherche d'emploi \u0001 Participation de plus de 100 entreprises En collaboration avec la Commission des partenaires du marché du travail PLACE BONAVENTURE MONTRÉAL 11 12 13 14 octobre 2001 travail Plus de 450 exposants En collaboration avec : Tél.: (514) 272-8885 UN ÉVÉNEMENT Horaire du salon: Jeudi 11 octobre 9h à 20h Vendredi 12 octobre 9h à 20h Samedi 13 octobre 10h à 19h Dimanche 14 octobre 10h à 18h Prix d'entrée : Adultes: 7$ Étudiants: 5$ (sur présentation d'une carte d'étudiant) Gratuit pour les enfants de 10 ans et moins METRO Bonaventure 2993292A Agence France-Presse LONDRES \u2014 Les chevaliers Jedi, plus célèbres pour leur combats contre les Forces obscures et leur maîtrise du sabre laser que pour leur prosélytisme, ont pris du galon et figurent dans le dernier recensement britannique au chapitre des.religions.L'ordre des Jedi, héros de la série de films La Guerre des étoiles, ont apparemment été revendiqués comme religion par suffisamment de Britanniques pour qu'un code spécial lui soit attribué, au même titre que le christianisme, le judaïsme et l'islam, dans l'analyse du dernier recensement général effectué dans le pays.« Nous ne savons pas combien de gens l'ont choisi mais nous avons trouvé que ce serait plus facile de donner à cette chose un code », a reconnu une porteparole de l'Office national des statistiques (ONS).Tout a commencé par une plaisanterie, propagée par courrier électronique, qui recommandait aux Britanniques de répondre « Jedi » à la question « quelle est votre religion ?» Le courrier précisait que si 10 000 personnes se proclamaient fidèles de l'ordre de Luke Skywalker et Obi Wan-Kenobi, le gouvernement le reconnaîtrait comme une religion à part entière.Mais les dirigeants de l'ONS ont écarté l'idée de voir une nouvelle religion émerger du recensement, et expliqué avoir accordé un numéro de code aux Chevaliers Jedi par pure commodité, pour leur permettre d'analyser les questionnaires par scanner et non à la main.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-10-10 Tirage du 2001-10-10 Tirage du 2001-10-10 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 3 174 198,40 $ 5/6 167 2 503,40 $ 4/6 10 224 78,30 $ 3/6 198 237 10,00 $ Ventes totales: 12 147 418 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 16 Numéro complémentaire: 37 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 13 500,00 $ 4/6 871 50,00 $ 3/6 17 758 5,00 $ Ventes totales: 539 070,00 $ Tirage du 2001-10-11 Tirage du 2001-10-10 NUMÉRO: 781429 Tirage du 2001-10-11 Tirage du 2001-10-11 NUMÉRO: 381213 GAGNANTS LOT 53 188,68 $ 5LP0301B1012 b3 vendredi 5LP0301B1012 ZALLCALL 67 01:10:04 10/12/01 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 2 O C T O B R E 2 0 0 1 B 3 Le rat domestique, animal de compagnie idéal MARTHA GAGNON LA LARME à l'oeil et la mine aussi déconfite que leurs enfants, des parents quittent la clinique vétérinaire.Une fois sur le perron, le plus jeune membre de la famille éclate en sanglots.Venue pour une consultation, j'observe la scène quelque peu intriguée comme les autres clients dans la salle d'attente.Une fois dans le bureau de la vétérinaire, je m'empresse de lui demander quelle est la raison de ce gros chagrin familial.« La mort de leur rat », répond-telle avec un air sérieux et même compatissant.Pas possible ! Ces gens pleurent la perte d'un vulgaire rat ?« Et ils sont sincères », réplique la vétérinaire, Manon Tremblay, qui se porte immédiatement à la défense du rongeur à la longue queue écailleuse.« Doux, affectueux, enjoué et sociable, le rat domestique est un animal de compagnie idéal qui peut répondre à son nom, passer de longs moments sur l'épaule de son maître ou s'endormir sur ses genoux en se laissant caresser.Il ne transmet aucune maladie grave à l'humain à moins qu'il n'ait été infecté accidentellement.Contrairement au hamster, qui est un animal nocture, le rat s'adapte bien à la vie diurne.Étant un rongeur, il faut, bien sûr, faire attention à ses meubles et objets de valeur.» Après cet éloge inhabituel, la vétérinaire ajoute que son seul défaut est.sa courte longévité.Il ne vit guère plus de trois ans et demi.Le Dr Tremblay aime le rat au point d'avoir écrit tout un livre sur le sujet.Lorsqu'elle a soumis ce projet à son éditeur, l'accueil a été plutôt froid pour ne pas dire glacial.« Ils ont eu un réflexe de dédain comme bien des gens.Mais je m'y attendais.Je leur ai fourni une liste d'arguments démontrant que le rat est un animal aussi attachant que le lapin ou le chat, une fois les préjugés disparus.C'est un compagnon parfait pour un enfant d'âge scolaire.Contrairement à ce qu'on peut penser, il ne mord pas.À moins de le pousser à l'extrême, l'extrême limite.Dans ma pratique, je n'ai jamais vu une morsure de cette nature.Il est plus risqué de se faire mordre par un perroquet que par un rat.» Publié au printemps dans la série « Nos amis les animaux » aux éditions Le Jour, le livre Le Rat vise à rétablir la réputation de cet animal qui inspire généralement plus de crainte que d'affection.« Le rat évoque souvent la peste, la magie noire et la sorcellerie, explique la vétérinaire.Il suscite des réactions extrêmes.En Inde où un temple a été érigé à son intention, il est un véritable objet d'admiration.Mais il faut faire la distinction entre le rat sauvage et le rat domestique.Une différence aussi grande que celle qui existe entre le loup et le chien.Le rat domestique n'a plus rien à voir avec son ancêtre sauvage bien qu'il soit de la même espèce Rattus norvegicus.Élevé en captivité depuis des années, il est d'une grande docilité et d'une grande propreté.Des raisons qui en font d'ailleurs un animal de laboratoire très sollicité.» Selon elle, il y a de plus en plus de gens qui adoptent le rat comme animal de compagnie.« Ce ne sont pas des flyés mais des gens bien ordinaires.Des familles surtout.Je connais des mères qui avaient une peur bleue de prendre un rat sous leur toit et qui s'en occupent maintenant plus que leurs enfants.L'une d'elles en garde sept.» Manon Tremblay garde un « souvenir impérissable » de son premier rat, Henri, qui, bien installé sur son bureau, lui tenait compagnie durant les longues heures d'étude alors qu'elle se préparait à devenir vétérinaire.« Au début, ce ne fut pas le coup de foudre, dit-elle.Comme bien des gens, j'avais des réticences à adopter ce rat qui m'avait été donné.Nous nous sommes apprivoisés tranquillement.Et j'ai fini par tomber en amour.» Elle a toutefois été forcée de renoncer à garder ce genre d'animal de compagnie parce qu'elle souffre d'allergies.« Ironie du sort, je suis allergique à plusieurs animaux.Cela ne m'empêche pas d'exercer ma profession, mais je dois être plus sélective dans mes choix d'animaux à la maison.» Le Dr Tremblay ignore si le mouvement punk a contribué à diminuer ou à renforcer les préjugés envers le rat domestique.« En se promenant avec un rat sur l'épaule, les adolescents punks voulaient avant tout provoquer.D'un naturel très inquiet, le petit rongeur ne représente pourtant pas une grande menace.On peut se promener avec son rat sans crainte qu'il ne s'échappe.Il suit son maître fidèlement.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © La vétérinaire Manon Tremblay, se porte à la défense du rat domestique qu'elle considère comme un animal de compagnie idéal.LE GALA EXCELLENCE LA PRESSE-RADIO-CANADA dimanche 19h30 Réalisation-coordination : Jean-Jacques Sheitoyan Bravo à ceux qui se dépassent Patrice L'Ecuyer, toujours aussi humble, voulait se faire tout petit pour animer le gala qui rend hommage aux 52 personnalités de la semaine et à la personnalité de l'année 2001.Nous lui avons dit de ne pas exagérer.Quand même.2995430A Obésité enfantine: la télé montrée du doigt PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Vous ne voulez pas voir votre progéniture sombrer dans l'obésité ?Décollez-la de devant l'ordinateur et la télé, faites-lui manger des fruits et des légumes, éloignez-la des collations malsaines et autres fritures, et envoyez-la jouer dehors ! Rien de bien révolutionnaire, direz-vous.C'est néanmoins ce que vous suggérerait le professeur Paul Boisvert, directeur administratif de la chaire de recherche sur l'obésité D.B.Brown, de l'Université Laval.Plus facile à dire qu'à faire ?« Les parents doivent prendre leur rôle d'éducateur au sérieux et donner l'exemple à leurs enfants », répond le professeur Boisvert, docteur en physiologie et coorganisateur de l'assemblée annuelle de l'Association nord-américaine pour l'étude de l'obésité (NAASO), qui a pris fin mercredi à Québec.L'obésité est devenue une épidémie mondiale, affirme le chercheur.« Même en Chine, où on est passé de 3 % à 6 % d'obèses en 20 ans.Au Québec, on est à 13 %, au Canada à environs 16 %, et aux États-Unis à 23 %.Vous avez l'impression qu'il y a beaucoup de personnes obèses sur les plages américaines ?Normal, il y a presque deux fois plus de gens obèses qu'ici ! » Pourquoi faut-il s'inquiéter de l'obésité chez les enfants ?« Parce que 70 % des enfants obèses deviennent des adultes obèses, répond le professeur Boisvert.Si l'épidémie continue de progresser au même rythme que ces dernières années, je n'ose même pas penser aux coûts de santé auxquels nous allons faire face.» Or, diverses études sur la propension à l'obésité chez les enfants, présentées à l'assemblée de la NAASO, montrent du doigt la télévision.Ainsi, selon le Dr Samuel Klein, professeur de médecine à la Washington University de St.Louis, au Missouri, regarder la télévision empêche non seulement la tenue d'activités physiques, cela encourage également la consommation de collations non saines et de repas moins nutritifs.Une étude effectuée auprès d'enfants d'un à cinq ans de l'État de New York montre que ceux regardant la télévision pendant les repas et grignotant en regardant la télévision consomment moins de lait, de fruits et de légumes que ceux dont les parents éteignent la télévision à l'heure des repas et qui ne grignotent pas en regardant la télévision.« La qualité des régimes alimentaires des enfants varie selon les habitudes d'écoute de la télévision », signale le Dr Barbara Dennison, professeure agrégée en pédiatrie clinique à l'Université Columbia de New York.« Nous croyons que la piètre qualité des régimes alimentaires découlant de l'écoute de la télévision explique en partie l'association entre télévision et obésité.Le Dr Dennison a également observé que les enfants qui avaient un téléviseur dans leur chambre étaient plus susceptibles de faire de l'embonpoint que les autres.Des chercheurs de l'Université de l'État de la Pennsylvanie ont par ailleurs suivi un groupe de 186 fillettes âgées de cinq à sept ans, pour constater que celles regardant davantage la télévision prenaient des collations plus fréquemment et accumulaient un apport de gras plus important se traduisant par des augmentations de poids excessives.Une autre étude effectuée à l'Université de la Pennsylvanie, celle-là auprès de filles de neuf ans, montre qu'elles sont d'avantage influencées par le comportement du père que de la mère quand vient le temps de faire de l'activité physique. 5LP0401B1012 b4 vendredi 5LP0401B1012 ZALLCALL 67 01:09:53 10/12/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 2 O C T O B R E 2 0 0 1 Les stars ont leurs magazines sur le Web LES LECTEURS des magazines Paris Match ou Voici vont être très heureux de voir apparaître sur le Web francophone des sites avec autant de nouvelles des stars.D'abord il y a le magazine électronique People (www.tf1.fr/people) de la chaîne TF1 qui vient de débarquer en ligne.Cette version est nourrie en entrevues, reportages, portraits et chroniques par une émission à l'antenne de TF1, similaire à la formule de Flash à TQS.De l'autre côté, il y le site Canal stars (www.canalstars.com), un site qui ressemble étrangement en fait de contenu à celui qu'on retrouve au site américain de Mr Showbizz (www.mrshowbizz.com).Bref, si vous désirez tout savoir au sujet des stars françaises et américaines, vous savez maintenant où aller sur la Toile.\u0001 \u0001 \u0001 LE SITE Web de La Presse (www.cyberpresse.ca) organise ce midi une rencontre avec Jocelyn Coulon, directeur du Centre Lester B.Pearson.Au programme : une discussion au sujet des frappes en Afghanistan pour voir, entre autres choses, si elles sont une solution au problème.\u0001 \u0001 \u0001 SI LA politique municipale est votre tasse de thé, alors c'est du côté du site de Radio-Canada (www.radio-canada.ca) qu'il faut aller voir.Ce soir à 19 h 30, le candidat à la mairie de la nouvelle ville de Montréal, Gérald Tremblay, inaugure une série de session de clavardage avec les sept candidats à la mairie de Montréal, Laval et Longueuil.\u0001 \u0001 \u0001 CÔTÉ CINÉMA, pour retrouver l'essentiel de l'information concernant le Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal, qui débutait hier à Montréal, on consulte le site du Festival et, évidemment, la section réservée à l'année 2001 (www.fcmm.com/2001).\u0001 \u0001 \u0001 TOUJOURS EN cinéma, cette fois sur le site Silence on court (www.silenceoncourt.tv), vous pouvez visionner ce week-end quatre films de l'acteur Luc Proulx, le champion toutes catégories dans le domaine du court métrage au Québec.Et puis à souligner, pendant que vous y serez, passez voir la rencontre que entre le réalisateur Manuel Foglia et la cinéaste Lyne Charlebois.Particulièrement pertinent, puisque les trois premiers courts métrages de Charlebois sont présentés au Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias.Bruno Guglielminetti Collaboration spéciale FOLIES Suite de la page B1 La dog attitude Mais qui dit nouvelles tendances, dit aussi mode.Animal Expo est l'occasion rêvée pour présenter les nouveautés qui vont emballer les maîtres et vider leur porte-monnaie.Dans ce domaine-là, les rois du marketing ne laissent pas leur part au chat ! Si l'année dernière, un ancien de chez Givenchy déferlait la chronique avec Oh My Dog le premier parfum haut de gamme vendu en parfumerie, cette année il est suivi par toute une ribambelle de marques qui développent la tendance dog attitude.La dog attitude, c'est la volonté affirmée de donner aux chiens l'accès au bien-être, avec des produits et des services autrement réservés pour les humains, notamment dans les secteurs de la mode, des accessoires, de l'hygiène et de la santé.Si ce concept paraissait encore flou l'année dernière, la presse, profitant d'Animal Expo, s'est chargée cette année de l'éclaircir.Ainsi la revue Dépêche Mode, dans son numéro d'octobre, souligne qu'« au rayon extension chic de soi-même, le chien détrône l'enfant bête de mode ».Non seulement Oh My Dog est le parfum le plus vendu dans bon nombre de parfumerie, mais il a ouvert la porte aux produits de luxe pour la gent canine.Médor n'hésite plus à enfiler son trench Burberry avec ses bottes de pluie.Sa laisse vient de chez Louis Vuitton et son os en cuir est signé Gucci.Excusez du peu.Pour le récompenser d'être un animal aussi furieusement tendance, son papa ou sa maman (peut-on encore parler de maître ?) n'hésitera pas à lui commander une médaille chez Lorenz Bäumer, joaillier de la place Vendôme (700 $ pour un bijou en or).Pour l'hiver, on lui évitera le coup de froid grâce au bandana en cachemire (si, si ! ! !) et pour les dîners en tête à truffes, on lui cuisinera une des 50 recettes conçues par un grand chef (Recettes de cuisine pour Toutous pas ordinaires, Éditions Noesis).Pour les propriétaires de chiens moins snobs, mais néanmoins fous de leur toutou, Animal Expo proposait aussi la tente camouflage spécial chien pour les escapades dans la nature ou les loukoums au poulet pour les petites démonstrations d'affection.Avoir un chien tendance devient un véritable travail à plein temps où on est obligé de courir les magasins de la capitale.Pour pallier cette épreuve, plusieurs grandes marques ont eu du flair et se sont réunies pour ouvrir mi-octobre le premier grand magasin de luxe exclusivement pour chien.On s'y rendra bien sûr avec une voiture de chez Taxi-canine ou avec le Land Rover Oh My Dog (grille de sécurité, tapis antidérapant et vitres adaptées à Médor) Et pendant le trajet, on le tiendra au courant de ses vibrations à venir en lui lisant son thème astral concocté par www.astrotoutou.com.Quant aux discussions à bâtons rompus, c'est pour bientôt.Il paraît que les Japonais ont inventé un traducteur d'humeur de chien.Nul doute : la dog attitude a encore de beaux jours devant elle.www.academieculinaire.com LES COURS DE CUISINE DE L'ACADÉMI E CULINAIRE 360, rue du Champ-de-Mars, Montréal Stationnement public métro Champ-de-Mars A p p e l e z - n o u s (514) 393-8111 Promotion spéciale : Invitez un ami à moitié prix! La dog attitude, c'est la volonté affirmée de donner aux chiens l'accès au bien-être, de les élever au rang de « chiens rois ».Stéphan Bureau Julie Miville-Dechêne Pierre Tourangeau Court reportage ou série de plusieurs, rencontres avec des spécialistes, dossiers d'enquête\u2026 Dans chaque édition du Téléjournal / Le Point, il y a une volonté ferme de toujours mieux comprendre l'actualité, pour mieux vous la présenter.volonté avec Stéphan Bureau et son équipe en semaine 21h à RDI et 22h à Radio-Canada radio-canada.ca/nouvelles Réalisation-coordination : Germain Thibault Le Téléjournal/Le Point 2996255A La Presse 12 octobre 2001 Page B5 manquante 5LP0601B1012 B6 12 OCTOBRE 5LP0601B1012 ZALLCALL 67 01:09:45 10/12/01 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 2 OCTOBRE 2001 MATERNITÉ Suite de la page B1 En parlant avec d'autres femmes après son accouchement, Naomi Wolf a vite constaté qu'elle n'était pas la seule à avoir subi une césarienne.En fait, un nombre important de grossesses se terminent de la même façon aux États-Unis.Pourquoi ?« J'en suis arrivée à la conclusion que ce sont les hôpitaux qui déterminent les conditions dans lesquelles un accouchement se déroule.Une césarienne prend moins de temps et rapporte plus d'argent.Les hôpitaux ont un souci de rentabilité, je pense qu'il y a là une explication.Sans compter qu'il reste un fond de misogynie dans notre société.» Inutile de dire que Naomi Wolf a un partipris en faveur des sages-femmes.« J'avais prévu accoucher en compagnie d'une sagefemme, raconte-t-elle.J'ai découvert à quel point elles n'ont pas de pouvoir dans le milieu médical.Les médecins refusent de leur faire une place.Or, dans 70 % des cas, les femmes n'ont pas besoin de médecin pour accoucher.C'est cette crainte, celle de savoir qu'on n'est pas indispensable, qui fait en sorte que les médecins leur ferment la porte.» Dans la même veine, Naomi Wolf déplore la froideur du personnel médical et leur manque d'argument émotif.« Une femme enceinte a besoin d'un grand soutien émotif, affirme-t-elle.Des études ont démonté que la gentillesse du personnel avait un impact direct sur l'accouchement et le moral de la mère.Dans une des maisons de naissance que j'ai visitées, trois sages-femmes avaient assisté une femme qui accouchait : on lui massait le dos, on faisait en sorte qu'elle soit à l'aise.L'approche était basée sur le bien-être de la mère, pas sur les finances de l'hôpital.Il me semble que ça devrait être comme cela partout.Attention, la jeune femme n'est pas adepte des accouchements naturels à tout prix.« Certaines associations en faveur de l'accouchement naturel ont tendance à devenir sentimentales lorsqu'elles parlent de la douleur, dit-elle.Pas moi.A priori, je n'ai rien contre l'anesthésie ni les césariennes en autant qu'elles soient pratiquées lorsque c'est vraiment nécessaire.Tout ce que je dis, c'est qu'une femme devrait avoir le droit à un accouchement digne et confortable, entourée d'un personnel attentif à tous ses besoins.Comment se fait-il qu'en Europe, les femmes n'accouchent jamais en position couchée, ou sur le côté ?Là-bas, on juge que c'est barbare et beaucoup trop douloureux pour les femmes.Je crois que les États-Unis ont beaucoup à apprendre des autres pays.» Naomi Wolf sonne également l'alarme à propos du recours presque systématique à l'épisiotomie lors d'accouchements.Elle note que les dommages sont beaucoup plus sérieux (on touche au muscle) tandis qu'une déchirure affectera seulement les tissus superficiels (à noter qu'il existe plusieurs écoles de pensée à ce sujet).De la même façon, Wolf note que l'anesthésie peut avoir des effets néfastes sur la santé de la mère et de l'enfant pouvant aller jusqu'à retarder l'établissement du lien émotif entre la mère et son bébé.Bref, c'est tout le processus de l'accouchement que Naomi Wolf remet en question, processus que nous avons peut-être tendance à tenir pour acquis en Amérique du Nord.La perte de soi Au-delà de l'hyper-médicalisation de l'accouchement, le livre de Naomi Wolf s'en prend aussi à l'attitude de la société en général à l'endroit des mères de famille.Ce passage du livre, même s'il manque un peu d'humour, est fort pertinent.Pensez-y.Pourquoi s'obstine-t-on à s'adresser à une future mère comme si elle avait deux ans d'âge mental ?Pourquoi les manufacturiers de vêtements de maternité insistent-ils pour affubler les femmes enceintes de tenues ridicules ornés d'oursons ou de volants ?Et c'est sans compter l'attitude générale à l'endroit des futures mères : on se permet de les toucher, de commenter leur poids, leur allure, etc.La cible préférée de Naomi Wolf : le livre What to Expect When You're Expecting, LA bible des Américaines qui attendent un enfant.« Ce livre s'adresse aux femmes sur un ton condescendant et leur cache des informations, affirme l'auteure de Misconceptions.Par exemple, comment se fait-il qu'on y parle de la mort possible de l'enfant mais qu'il n'est jamais mention des risques courus par la mère lors de l'accouchement ?On s'adresse à nous comme si nous étions des imbéciles.On nous propose des vêtements infantilisants qui camouflent nos corps parce qu'au fond, la société est incapable de faire face à la femme enceinte hyper-féminine qui ressemble en fait à une superdéesse de la reproduction.Heureusement, cela tend à changer.» Peut-on rester soi-même une fois qu'on est mère ?C'est un peu la question qui traverse le livre de Naomi Wolf.La jeune femme a écrit de très belles pages sur la perte de soi et la perte d'autonomie après l'accouchement.« J'ai dû faire le deuil de ma vie de jeune femme », écrit-elle.Voilà un sujet dont on ne parle pas souvent dans les guides destinés aux futures mères.Or, pour une génération de femmes qui n'avait jamais envisagé une seule minute passer du temps à la maison, pour des filles qui avaient une vie sociale et professionnelle bien remplie, cette nouvelle réalité est beaucoup plus traumatisante que le fait de changer des couches ou de préparer des purées.« Après mon premier enfant, je suis allée à quelques soirées, raconte Naomi Wolf.Quand les gens me demandaient sur quoi je travaillais ces temps-ci, je leur répondais que j'étais à la maison avec mon enfant.La réaction était instantanée : les gens me fuyaient.Comme si soudainement, je ne pouvais plus être un être complexe et intéressant.» Féministe de renom aux États-Unis, Naomi Wolf reconnaît que le mouvement des femmes n'a pas rempli ses devoirs en ce qui concerne le statut des mères dans notre société.« Dans les années 1970, c'était politiquement incorrect de dire que la grossesse et l'accouchement ralentissaient les femmes, souligne Naomi Wolf.Il fallait faire semblant que tout était normal.La plupart des écrits féministes portaient sur le fait que les femmes pouvaient être davantage qu'une mère à la maison.Je suis complètement d'accord qu'à l'époque, l'objectif des femmes était d'intégrer le marché du travail au même titre que les hommes.Maintenant que ce but a été atteint, il faut passer à l'étape suivante.» Namoi Wolf est une rêveuse.Dans son livre Fire With Fire, un essai sur le féminisme au 21e siècle, elle rêvait d'une nouvelle révolution féministe.Dans Misconceptions, elle propose « Le manifeste d'une mère », une sorte de profession de foi où l'auteure en appelle en faveur d'un large mouvement de parents qui revendiqueraient des heures de travail flexibles, des congés parentaux décents (aux États-Unis, les femmes ont droit à trois mois d'arrêt sans salaire), des garderies en milieu de travail, des mesures fiscales, etc.Wolf souhaite que ce mouvement, qu'elle baptise « féminisme maternel » (motherhood feminism) permette de recréer un esprit communautaire dans les villes américaines.Elle propose par exemple qu'on érige des centres où parents et enfants pourraient se retrouver et partager des ressources.Les parents y passeraient du temps avec leurs enfants et ces derniers pourraient aussi participer à des activités supervisées pendant que les parents se retrouvent entre eux ou travaillent un peu sur des ordinateurs qui seraient mis à leur disposition.« Comment se fait-il qu'on peut trouver un branchement Internet et un latte presque partout sur la planète mais que dans un parc pour enfants, il n'y a même pas une fontaine et une table à langer.Nous sommes au 21e siècle, oui ou non ?» demande la jeune femme avec humeur.Mais la société américaine est-elle prête à adopter les changements dont rêve Naomi Wolf ?« Nous n'avons plus le choix, nous sommes devant un mur, affirme-t-elle.Le métier de parent est primordial.On le répète sans cesse mais il faudrait peut-être commencer à agir en conséquence À mon avis, il s'agit de la prochaine révolution du mouvement féministe.Avec Misconceptions, Naomi Wolf propose un mouvement, qu'elle baptise « féminisme maternel ».Vous êtes un spécialiste dans votre domaine mais la gestion comptable vous agace?S.L.C.Nara Inc., vous aidera à donner à votre entreprise sa pleine valeur par un suivi serré de ses activités comptables.Vous pourriez même faire croître votre entreprise en accédant à du financement que vous ne pensiez obtenir auparavant.Tél.: (450) 621-3622 2996633A De tous les bulletins télévisés, c'est le seul qui est préparé et livré par autant de passionnés d'information, dans le seul but de mieux faire comprendre l'actualité.Pour vous, on met de la passion dans chaque édition du Téléjournal/Le Point.passion avec Stéphan Bureau et son équipe en semaine 21h à RDI et 22h à Radio-Canada radio-canada.ca/nouvelles Réalisation-coordination : Germain Thibault Le Téléjournal/Le Point 2996256A 5LP0701B1012 B-7 5LP0701B1012 ZALLCALL 67 01:11:21 10/12/01 B LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1 2 OCTOBRE 2001 B7 SUR LE POUCE Chez Claudette a 20 ans P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale C'ETAIT LE Vendredi noir a Montreal, pendant la fameuse crise du verglas.Le centre-ville, comme le Plateau Mont-Royal, est plonge dans l'obscurite, consequence de la gigantesque panne d'electricite qui sevit.Les residants du quartier se refugient chez des amis ou aupres de la famille pour y trouver un peu de chaleur.Mais dans la noirceur du Plateau, un seul etablissement reste inebranlablement ouvert.Ce soir-la, Claudette veille a la fenetre de son petit restaurent de l'avenue Laurier, au coin de la rue Drolet.Des chandelles eclairent les tables le long du comptoir et la proprietaire attend les refugies , prete a leur servir un bon repas chaud, puisque ses fours fonctionnent au gaz.Aujourd'hui, Claudette Boudreault a pris une retraite bien meritee, apres avoir servi les residants du quartier pendant 17 ans, 24 h sur 24 durant les fins de semaines.Son plus jeune frere, Gilles Boudreault, qui a rachete l'etablissement au mois de mai 1999, a tenu a conserver le nom : Chez Claudette.J'ai fait pas mal de reamenagements, mais les cuisinieres sont encore au gaz.Comme ca, quand on manque d'electricite, on reste toujours ouverts ! precise M.Boudreault.Avant de racheter le restaurant, le frere de Claudette est venu tous les jours pendant deux ans, histoire d'apprendre les trucs et les recettes de sa grande soeur.De plus, depuis l'arrivee de Gilles a la barre du resto, l'endroit reste ouvert jour et nuit toute la semaine.On a toutes sortes de gens qui viennent manger ici, precise le proprietaire.Des jeunes, des vieux, des habitues.La fin de semaine, a la fermeture des bars, l'endroit se remplit, des fois jusqu'a 6 h du matin.La cuisine de Chez Claudette est typiquement canadienne .En plus des incontournables hotdogs et hamburgers, on y offre 15 menus du jour prepares ici, ainsi qu'un seizieme, lequel varie a chaque jour.Mais la grande specialite du restaurant, c'est l'option poutine : chaque plat, meme au dejeuner, peut etre accompagne d'une poutine (il y en a neuf differentes a la carte !), moyennant un leger surplus.J'ai eu des surprises cette semaine, raconte M.Boudreault.On avait du pate chinois sur le menu, et quelqu'un l'a demande avec poutine ! J'aurai tout vu ! Et la formule marche : chaque semaine, on passe pres de 700 sacs de fromage en grains.Malgre les changements imposes par le nouveau proprietaire, la chaleur du restaurant, son cote accueillant et sa simplicite sont restes intacts.Depuis 20 ans, Chez Claudette est devenu une institution du Plateau Mont-Royal, grace a sa clientele fidele et sa cuisine belle, bonne et pas chere.Et, evidemment, un peu grace au special poutine.c'est tellement bon en dejeunant ! Restaurent Chez Claudette, 351, avenue Laurier (coin Drolet, une rue a l'ouest de Saint-Denis).Tel : 514 279-5173.Tabarnacos s'abstenir FREDERIC CHABOT collaboration speciale Imaginez les restaurants italiens d'ici ne servant que de la pizza all dressed et des fettucini a la Gigi.C'est pourtant la situation des restaurants mexicains locaux qui ne nous offrent rien de plus que tacos, burritos et haricots en boite.Mais depuis l'arrivee du restaurant Fandango, il y a moins d'un an, les Montrealais peuvent enfin s'offrir autre chose qu'une banale nourriture de gringos.Une facade tout en vitrine, un interieur blanc, des nappes blanches, rien ne laisse presager l'origine de la cuisine dans cet humble decor.Pour nous persuader, deux cactus, un lezard, de magnifiques photos du quotidien mexicain, mais aucun sombrero et surtout pas de salsa endiablee pour inciter la clientele a s'envoyer des shooters de tequila derriere la cravate.Une invitation est quand meme lancee a savourer une selection de chics margaritas mariant le jus de la lime fraichement pressee a diverses tequilas.C'est egalement au presse-agrumes que le jus de pamplemousse est extrait pour le perro salada ou chien sale, un cocktail plus corse que le chien chaud.C'est dans l'arene de notre bouche que le sel colle au bord du verre livre un combat sans merci a l'amertume et a l'acidite du jus de pamplemousse soutenu par un trait de tequila torride.Une experience pour les plus audacieux.Question de ne pas trop effrayer les nouveaux clients, le menu propose des entrees en matiere campee en territoire connu, comme la guacamole avec chips de mais et les tacos au boeuf.Accessibles a tous les palais, les flautas de pollo se composent de tortillas de mais frites en forme de flutes et farcies de poulet.Elles sont simplement servies avec de la creme sure et de la guacamole tres douce dont la fraicheur pourrait calmer les incendies causes par les salsa cruda qui les accompagnent.Les palais sensibles utiliseront la salsa roja sans trop de crainte.Les plus intrepides oseront s'aventurer vers la salsa verde incendiaire a base de chili habanero, un des plus puissants piments au monde.Peu connu ici, mais representatif de certaines regions du Mexique qui aiment cuisiner avec le fromage, le queso fundido est offert avec un choix de lanieres de chili poblano roti (rajas) ou de chair a saucisse maison (chorizo).Voila l'occasion de decouvrir le poblano, ce piment au vert dense et a la saveur quelque peu robuste qui rechauffe a peine les levres.Curnonsky, sacre prince des gastronomes en 1927, affirmait que les sauces sont la parure et l'honneur de la cuisine francaise .Au Mexique, ce titre irait a une preparation appelee mole (prononcer mole).On le prepare en broyant finement piments, epices, noix, fruits seches et, pour le plus connu d'entre eux, le mole negro, du chocolat.Les variantes de cette sauce sont infinies et, dans bien des cas, constituent l'element central du plat.C'est le cas du mole xiqueno con pollo du Fandango ou le mole est servi avec du poulet au lieu du contraire.Pour le pato ou canard, le menu annonce une salsa de cacahuate .Le magret bien saisi et parfaitement rose est en fait servi sur un consistant mole.La cacahuete en puree contribue a l'onctuosite de la sauce , mais son gout est par bonheur enterre par la forte personnalite des autres composants du mole.Le piment ancho, forme sechee du poblano, y est pour beaucoup avec toute sa robustesse soutenue par une bonne dose de cumin.Des fruits seches ajoutent la note mielleuse qui accompagne habituellement le canard.Les crevettes enchipotlados mettent en vedette le jalapeno sous sa forme sechee et fumee, le chipotle.Quelque peu feroce, il envahit le corps d'une chaleur etourdissante des la premiere bouchee.Meme les plantains frits ne peuvent rien contre a l'emprise de la capsaicine qui laisse bien peu de place au doux parfum de la fumee.En voulant eviter les stereotypes riz et haricots noirs refrits, le chef complete ses assiettes avec une garniture plutot timide.Cette fois, on y retrouve des feuilles de bettes a peine travaillees et, a quelques endroits, des pomme de terre dites chateau qui appartiennent plutot au monde de Curnonsky.Au dessert, le pudding au pain s'affiche a la carte et a la table d'hote.Etrange pour une cuisine qui mange son pain sous forme de tortillas.Mais ce sont bel et bien de tendres morceaux de mie de pain qui se melent aux raisins de Corinthe, aux amandes et au citron confit.La sauce au piloncilllo (un sucre non raffine) et a la cannelle qui l'accompagne semble bien liquide malgre la creme annoncee.Le gateau aux trois laits (pastel de tres leches) ne profite pas du dulce de leche, une reduction de lait sucre caramelise populaire dans bien des pays de l'Amerique latine, desormais rendu celebre par le glacier Haagen-Dazs.Parmi les trois laits, on retiendra le lait condense parfume au rhum qui accompagne ce gateau humide recouvert d'une meringue douce et coulante.Bien des restaurants mexicains nous ont habitues a des nourritures d'une authenticite douteuse, insipides et graisseuses.Voila enfin une solution de rechange plus qu'interessante dans une chic ambiance de bistro.F A N D A N G O 3807, rue Saint-Andre (514) 526-7373 Entrees : 4 a 9 $ Plats : 14 a 20 $ Mardi au samedi : 17h a 23h \u0001\u0001\u00011.2 LE PASSIONNE DE LA RACLETTE ET FONDUE, 5308, boulevard Saint-Laurent, (514) 276-8743 Raclettes, fondues chinoise, bourguignonne ou au fromage, toutes les raisons sont bonnes pour s'accorder un chaleureux moment de convivialite.Pas d'exploits gastronomiques en vue, mais un proprietaire passionne qui s'evertue avec une amabilite infinie a assurer votre bonheur.Tout cela dans un decor un tantinet rococo soutenu par des airs de Tom Jones.Pour > Manger a son rythme sous les auspices bienveillants d'un passionne.Le large eventail de viandes et de legumes a faire griller pendant que le fromage a raclette fond.Contre > Les prix qui grimpent tres rapidement pour les gibiers.La fumee qui s'accumule dans la salle.Les sauces d'accompagnement plutot banales.$$$ \u0001\u0001\u0001 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse c Chez Claudette : un incontournable du Plateau Mont-Royal.Vin Oh! Veritas nouveau.Degustes pour vous LBV 95 Romariz.Passablement corse, bien sucre (presque trop).Un bon late bottled vintage, sans qu'il soit particulierement remarquable, m'a-t-il semble.C, 884593, 20,50$, () $$($) 3-4 ans.Porto Vintage 87 Tuke Holdsworth.Grenat clair, tirant sur l'orange, comme un croisement de porto millesime et de tawny.Aromes dominants de fruits cuits.C, 884601, 28,35$, () $$$, a boire sans delai.Porto Vintage 98 Quinta de la Rosa.Bien colore sans qu'il soit opaque, il a un bouquet de bonne ampleur, et de la profondeur.Relativement corse, tendre, de belles saveurs, avec toutefois, a mon sens, un petit quelque chose de vegetal au nez et en bouche.Tres bon quand meme.C, 884676, 42,75$, $$$$, 5-6 ans aisement.Vice Cache Liqueur de cerises sauvages (du Quebec).Une couleur de tawny tres pale.Bouquet explosif de pate d'amande, avec des odeurs insistantes et piquantes de noyau.Tres sucree, tres gouteuse, onctueuse.A boire tres frais en digestif, ou sur glace selon la circulaire de la SAQ.S, 587311, 21,10$ les 375 millilitres.LE VIN PENDANT UN BON moment, la SAQ a publie, sous le titre Vin Oh! veritas, un catalogue mensuel reunissant de 15 a 20 nouveaux produits .des vins pour la plupart .qu'elle mettait au meme moment sur le marche.Rebaptisee Nouveaux arrivages, l'operation se poursuit.Et, comme precedemment, la presse specialisee a ete invitee, la semaine derniere, a gouter les vins de la plus recente operation, mis en vente le 6 octobre.Le meilleur du lot?C'est, a mon sens, le porto Colheita 92 Dow's, d'un orange assez soutenu, complexe au nez et en bouche, riche de toutes les nuances requises (sucre et bois brules, fruits cuits, cuir, notes de noix, etc.), bien sucre sans qu'il le soit trop, relativement corse comme tawny, et dont le gout persiste un tres long moment.C, 604751, 28,45$, \u0001\u0001\u0001(\u0001), $$$($) a boire.Mais a noter que les vins ne furent pas degustes dans des conditions ideales: ils etaient trop chauds, en effet, et il n'y en avait pas suffisamment dans les verres.Voici neanmoins des descriptions succintes des autres vins, dans l'ordre de la degustation.Merlot 98 Casa Madero.Vin rouge mexicain plutot leger, simple, tres peu tannique.Un bouquet etroit, de fruits rouges, avec une note de noyau (le bois).S, 898510, 16,65$, \u0001(\u0001) $($), a boire.Cabernet Sauvignon 98 Casa Madero.Plutot leger egalement, legerement tannique, un brin vegetal au nez.Ordinaire.S, 898528, 16,65$, \u0001(\u0001) $($), a boire, 1 an.Shiraz Cabernet Langhorne Creek 99 Hills View.Un rouge australien type, aux odeurs de fruits rouges et d'eucalyptus.Moyennement corse, avec un gout un brin sucre.Des tannins, mais sans durete.S, 904458, 16,50$, \u0001\u0001 $$, a boire, 1 an.Sicilia 99 IGT Vigna Virzi Spadafora.Un bouquet particulier, un brin rustique, rappelant certains vins du sud de la France elabores avec du Carignan.Relativement corse, tannique, assez astringent.Et plutot austere.S, 908921, 16,30$, \u0001\u0001 $$, 1-2 ans.Rosso di Montalcino 99 Col D'Orcia.Une robe rouge clair, un bouquet de volume moyen aux notes de fruits rouges et de noyau, et une bouche assez austere, tannique, avec de l'astringence, rappelant les chiantis.S, 908434, 20,85$, \u0001\u0001(\u0001) $$($), 2-3 ans peut-on croire.Brunello di Montalcino 95 Col D'Orcia.Bouquet complexe.et tres difficile a decrire, avec meme des notes comme de miel, m'a-t-il semble.Relativement corse, tannique, ferme, et faisant presque Barolo.S, 403642, 40,25$, \u0001\u0001\u0001 $$$$, 4-5 ans.Douro 99 Quinta do Crasto.Un rouge de la region de production des portos tout en fruit, au bouquet plutot simple, mais seduisant par son fruit.Du corps, un bon gout de fruits, sur des tannins sans astringence.C, 904391, 20,50$, \u0001\u0001(\u0001) $$($), 1-2 ans. La Presse 12 octobre 2001 Page B8 manquante "]
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