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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-09-30, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0930 B1 dimanche 7LP0101B0930 ZALLCALL 67 01:08:10 09/30/01 B GALA-BÉNÉFICE lundi 1er octobre 2001 19 h à 21 h au profit de fondations pour la recherche sur le cancer du sein Une soirée mode unique, un grand défilé de célébrités, des offres spéciales, un grand tirage\u2026 Billet à 10 $ 585, rue Sainte-Catherine O.2e et 3e étages (514) 281-4422 donnant droit à 10 % de rabais à l'achat de mode féminine à prix ordinaire le 1er octobre, toute la journée.donnant droit à 15 % de rabais à l\u2018achat de mode féminine à prix ordinaire le 1er octobre, toute la journée.donnant droit à 30 % de rabais à l\u2018achat de mode féminine à prix ordinaire le 1er octobre, toute la journée.Billet à 25 $ Billet à 50 $ La Baie remettra la totalité des recettes des ventes de billets à la Fondation du cancer du sein de Montréal et au Fonds corporatif pour la recherche sur le cancer du sein.FILL202P 7LP0201B0930 b2 lectures dimanche 7LP0201B0930 ZALLCALL 67 01:03:20 09/30/01 B LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE AFFICHE Suite de la page B1 Un dialogue pervers, signé Amélie Mais, de toutes manières, qui ne se rappelle l'affiche du film Le Déclin de l'empire américain, celle du dernier festival du Nouveau Cinéma (avec son petit enfant à lunettes de soleil et à auréole !), toutes celles du Festival de jazz de Montréal, et bien sûr, ces affiches de boissons, de cigarettes, d'hôtels, de soutien à l'effort de guerre, etc., qui meublent nos murs et nos imaginaires « Et pourtant, on les oublie, on les dénigre, on les jette, et j'évite maintenant les antiquaires parce qu'on m'envoie pratiquement dans les poubelles voir s'il s'y trouve quelque chose quand je demande des affiches, s'insurge Marc Choko.Quand je suis arrivé de France au Québec en 1969, j'étais déjà collectionneur d'affiches, et j'ai demandé une petite bourse de recherche au gouvernement en 70-71 pour étudier et documenter le sujet.Évidemment, mon projet a été refusé et un des commentaires du jury a même été : « Y a-t-il une affiche au Québec ?» Il y en a une, c'est clair, à la lecture de L'Affiche au Québec.Et c'est également l'évidence qui s'impose quand on visite l'exposition itinérante L'Affiche contemporaine au Québec, composée d'affiches de 1960 à 2000 retenues par Marc Choko, exposition actuellement en cours à la Maison de la culture Mercier, avant de se promener dans le réseau des Maisons.De toutes façons, rien n'entame l'enthousiasme de Marc Choko quand il est question d'affiche : en 1986, il avait présenté une première exposition sur le sujet, il a publié deux ouvrages à ce propos (Canadien Pacifique, Affiches 1883-1963, en 1988, et Affiches de guerre canadiennes, en 1994), il en achète toujours (« je trouve généralement les plus belles affiches québécoises en Europe et aux États-Unis ! ») et à faire connaissance avec des graphistes, qui sont tous plus méconnus les uns que les autres, si on excepte Vittorio.L'affiche le passionne, qu'elle soit d'ici ou de Chine, où l'exposition L'Affiche contemporaine au Québec a d'ailleurs fait un arrêt à Canton avant Montréal \u2014 imaginez quelque 7000 Chinois se penchant sur les affiches d'Expo 67, des Olympiques de 1976 ou de la dernière saison du Théâtre du Quat'Sous.Marc Choko est avant tout connu pour ses ouvrages sur le développement urbain et son intérêt, pour ne pas dire son engagement, envers l'habitat montréalais.Mais quand il est question de la reconnaissance de l'affiche et de ses concepteurs, il est quasi intarissable : « Nous avons ici des graphistes qui font des affiches incroyables.Je recevais dernièrement un éminent collègue du Japon, où l'affiche est considérée comme un art à part entière.Quand je lui ai présenté le graphiste Alfred Halasa, il a multiplié les courbettes et n'en revenait pas d'être en présence de « maître Halasa ».Or, qui connaît Halasa ici ?Un de mes seuls regrets pour L'Affiche au Québec, c'est que l'ouvrage n'ait pas paru il y a deux ans, avant le décès de Roger Couillard ou d'Allan Harrisson, mort abandonné de tous.Il me semble que ce livre aurait tellement réconforté ces exceptionnels graphistes.» Le réconfort, Marc Choko en a eu bien besoin la semaine dernière.Il était en effet à New York au moment de l'attentat du World Trade Center, tout à côté en fait des tours jumelles, où il devait présenter dans l'Atrium de l'hôtel Embassy une exposition consacrée à l'architecture montréalaise.M.Choko n'a pu récupérer ni sa brosse à dents, ni une seule pièce de l'exposition.« L'hôtel est un palais de cendres.Mais nos pertes ne sont rien en regard de ce qui est arrivé », se contente- t-il de dire.Certaines choses ne s'affichent pas.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 L'AFFICHE AU QUÉBEC, DES ORIGINES À NOS JOURS Marc H.Choko Éditions de l'Homme, 288 pages, 64,95 $ JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Amélie Nothomb ressemble à un personnage de la comtesse de Ségur.Une jeune fille à peine pubère qui joue des tours amusants à son entourage et possède le mauvais esprit pétillant, un peu pervers, de sa maman (née Rostopchine).En ce temps-là, on disait d'une jeune fille espiègle qu'elle était espiègle.Dommage qu'on n'utilise plus guère ce mot : il va comme un gant à cette chère Amélie.Cette fois, la voilà qui nous entraîne, comme chaque année à la saison des prunes, dans une histoire invraisemblable, donc intéressante, dans une distraction sans aucune prétention, qui ne nécessite aucun état d'âme, qui ne fatigue guère les méninges du lecteur, une histoire à lire un soir de cafard ou de fatigue, une histoire comique et légère.Cela se déguste comme un thé fumé ou un porto vieux, et c'est trop vite terminé.Evidemment, à la fin de l'exercice, on ne peut s'empêcher de penser qu'Amélie Nothomb, si elle persiste, va devenir la championne du roman espiègle et à peine pubère.Que les meilleures distractions, comme les plaisanteries, doivent avoir une fin, et que le talent, immense, et le pétillement, indubitable, de cette écriture, vont finir par nous lasser.Ce serait dommage, nous l'aimons bien, Amélie.Il s'agit cet automne d'une histoire entièrement faite de dialogue.Un voyageur nommé Jérôme attend un avion dans un aéroport.L'avion est en retard.Le voyageur est exaspéré, il sort un livre de son sac et s'y plonge.Hélas, voilà un homme qui s'assied près de lui et commence à lui adresser la parole.C'est parti.Non pas l'avion, mais notre plaisir de lecture.On dit que le dialogue, c'est facile, mais ici cela ne cesse de crépiter, les répliques des deux individus sont crues, sèches, rageuses, inattendues ou, au contraire, ressemblent à celles que nous aurions sans doute voulu dire, à leur place.Le personnage du fâcheux, celui qui veut à tout prix converser avec Jérôme, dit qu'il se nomme Textor Texel, et qu'il est hollandais.Il éprouve, évidemment, le besoin d'expliquer longuement ce nom curieux, et Jérôme s'en fiche.Cet homme l'agace de plus en plus, mais il est impossible de s'en débarrasser.Ce Textor est collant, gluant, c'est l'emmerdeur colossal.(Nous apprendrons au passage ce que signifie le mot « cosmétique », qui figure dan le titre du roman.Ce bonhomme est intarissable.Et assez raseur.) Il continue.Le voilà qui raconte sa vie, essayant d'intéresser Jérôme.Il s'accuse d'un meurtre : lorsqu'il était enfant, il a prié pour qu'un élève, plus brillant que lui, meure.Le lendemain, le copain était mort.Jérôme n'est guère convaincu, mais il commence à discuter, malgré lui : il accroche.( Sans quoi, il n'y aurait pas de dialogue, me souffle un ange gardien impassible.) Puis, Textor Texel raconte des faits plus graves : un viol qu'il aurait fait sur une jeune personne nommée Isabelle, dans un cimetière.Et un meurtre, aussi, de cette même Isabelle.Jérôme est définitivement piégé, il voudrait bien pourtant que ce Textor le laisse un peu en paix.Rien à faire.Les répliques s'enchaînent comme les mailles d'un tricot et l'on a l'impression très nette que la tricoteuse jubile autant que nous.Mais bon : les meilleures choses ont une fin, et nous comprendrons dans les toutes dernières pages que la vie de Textor peut se confondre avec celle de Jérôme.Cette variation sur le thème du « double », ou du diable qui est en nous, ne semblait même pas nécessaire : nous nous étions bien amusés.\u0001 \u0001 \u0001 COSMÉTIQUE DE L'ENNEMI Amélie Nothomb Albin Michel, Paris, 140 pages Photothèque La Presse © Amélie Nothomb Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Marc Choko Les répliques s'enchaînent comme les mailles d'un tricot et l'on a l'impression très nette que la tricoteuse jubile autant que nous.Une illustration tirée de L'Affiche au Québec, des origines à nos jours.MONTAGNE Suite de la page B1 Pour sortir dans la rue, il prenait soin de toujours bien s'habiller (costume, cravate), il se promenait avec un exemplaire du Monde sous le bras (jamais le gauchisant quotidien Libération), et s'il tombait sur des agents de police, il marchait directement vers eux.« Ils n'interpellent jamais quelqu'un qui vient vers eux.Toujours celui qui donne l'impression de s'enfuir », m'a-t-il expliqué.Inutile d'ajouter qu'il n'a plus ces ennuis.Il est devenu depuis un dramaturge dont les pièces se jouent partout en France, ailleurs en Europe, et aux États-Unis.Il a fait des adaptations théâtrales des écrits de James Baldwin et d'Ahmadou Kourouma.P'tite Souillure, qui devient Baby Stain (le nom d'une fille de famille bourgeoise et dysfonctionnelle dans la pièce) en anglais, devrait s'ajouter à son corpus, si jamais la scène américaine ou canadienne peut s'accommoder de son théâtre à la fois symbolique et orgiaque.Donc, son identité africano-européenne va très bien.Comment vitil avec deux continents dans la tête et dans le corps ?« Je suis les deux, dit-il.C'est comme le zèbre.Tu peux tirer dans le blanc, ou tu peux tirer dans le noir.Mais dans les deux cas, la bête, elle meurt ! » Cela dit avec un grand rire de plaisir.Centre des arts de Banff www.banffcentre.ca/CFA Soignersa chute collaboration spéciale Un ami, amateur de contes et de nouvelles, aime répéter que les romanciers sont en réalité des nouvellistes qui n'arrivent pas à trouver de chute à leurs histoires.Il exagère, je vous le concède.Pourtant, à bien y penser, ce bon mot m'apparaît à la fois comme une généralisation abusive et une lapalissade.D'ailleurs, tant qu'à évoquer des vérités de La Palice, allons-y pour celle-ci : le plaisir fulgurant et intense que procure la lecture de bonnes nouvelles est analogue à celui qu'on éprouve à faire cul sec avec un espresso bien tassé, un fin cognac ou une « tequila-puff ».Ou encore celles-ci : la nouvelle se distingue du roman ainsi que le 100 mètres du marathon, une longueur de piscine d'une baignade dans la mer, comme une chanson d'un opéra, enfin un one-night-stand passionné d'une relation de couple stable et à long terme.Trêve de lieux communs : je ne voudrais pas donner l'impression de me substituer au tandem que forment Serge Bouchard et Bernard Arcand, dont je n'ai hélas pas la finesse d'esprit.Tout ça pour dire que je suis resté un friand lecteur de nouvelles, même si le genre qu'on disait parfaitement adapté à notre époque haletante a perdu au Québec le peu de prestige médiatique qui fut sien du milieu des années quatre-vingt au début des années quatre-vingt-dix.Vous devinerez alors à quel point la parution simultanée des Histoires saintes de Carole David et des Coeurs brisés de Louise Desjardins m'enthousiasme.Non seulement ces deux recueils illustrent avec brio toutes les qualités que l'on prête à la forme narrative brève, mais ils s'imposent comme des moments forts d'une rentrée littéraire qui en promet beaucoup d'autres.Il n'y a pas de hasard, dit-on, et je ne peux m'empêcher de souligner les similitudes frappantes entre les parcours respectifs de ces deux auteures et de leurs livres.Toutes deux révélées par leur travail en poésie au cours des années quatre-vingt, Mmes David et Desjardins sont passées au roman au tournant de la décennie suivante avec des livres remarquables et remarqués : ainsi, le lecteur se souviendra avec autant de délectation d'Impala, de Carole David (Herbes rouges, 1994) que de La Love, de Louise Desjardins (Leméac 1993 ; réédité en poche chez BQ l'an dernier).La lecture de leurs deux recueils de nouvelles confirme chez elles une habileté, pas aussi répandue qu'on voudrait le croire, à naviguer d'une forme à l'autre avec brio, sans qu'on puisse distinguer le moindre hiatus dans la qualité et dans l'inspiration.En virtuoses, ces deux écrivaines maîtrisent l'art fort exigeant de la chute.Comme quoi certaines plumes font abstraction des genres, qui ne sont au fond que des catégories artificielles bien commodes pour la critique ou le classement en librairie mais sans réelle incidence sur l'expression d'une voix personnelle.Au nombre de 12, les Histoires saintes de Carole David mettent en scène de ces petites âmes sous ultimatum (pour citer l'inoubliable formule d'Anne Dandurand), personnages ordinaires pareils à vous, votre voisin ou moi, dont l'auteur surprend de l'existence des moments apparemment banals où pourtant tout se joue et se noue.Pour demeurer dans le registre religieux du titre, on pourrait qualifier ces moments-charnières soit d'illumination, de transfiguration, de révélation ou d'expiation.Qu'il s'agisse de cette « mère à main armée », émule de Monica-la-mitraille, qui écrit à son flanc-mou de fils à la veille d'un gros coup, de cette adolescente héroïnomane éprise de sainteté ou encore de cette autre jeune fille timorée qui vend des fleurs dans les bars et les restos le soir, les protagonistes de Carole David traversent tour à tour des lieux de passage entre ce qu'ils croyaient être et ce que la vie fera d'eux, parfois à leur corps défendant.Le style est ciselé, le plus souvent laconique.David ne dédaigne pas un lyrisme contenu, une ironie discrète.Par moments, j'ai songé malgré moi à Raymond Carver ; cependant je m'en voudrais si cette évocation du maître nouvelliste devait donner l'impression que la manière de David relève de l'émulation.Il n'en est rien et c'est tant mieux pour elle comme pour nous.Il n'y a pas de hasard, écrivais-je tantôt, mais je ne saurais comment expliquer la similitude entre cette nouvelle de Carole David où, le soir de la Saint-Valentin, une femme épie une amoureuse handicapée qui dîne à une table voisine et celle de Louise Desjardins, où la narratrice en voyage aux États-Unis avec son amant rabat-joie, sent monter en elle une lassitude dont seul un bon plat de poisson grillé, dégusté sur une terrasse en bord de mer pourrait l'exorciser.L'héroïne de Desjardins \u2014 Adèle, une femme d'âge mûr, délurée, philosophe et dotée d'un bon sens de l'autodérision \u2014 présente 11 tranches de vie quotidienne où il est question du désarroi amoureux contemporain, du chagrin, de la solitude et des remèdes qu'on voudrait bien lui inventer.Ici, ce sont les retrouvailles avec un dentiste sur lequel on a fantasmé à l'adolescence ; là, un souper intime avec un collègue aux pratiques sexuelles pour le moins inhabituelles.Plutôt que des images liturgiques comme chez David, des métaphores gastronomiques font office de leitmotiv, ainsi qu'en témoignent les titres issus d'un menu à faire saliver Daniel Pinard.Malgré la gravité des thématiques, cette sympathique Adèle n'est manifestement pas du genre à sombrer dans le pathos, pas plus que Louise Desjardins qui sait manier la drôlerie avec doigté et prendre la vie avec un grain de sel.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 HISTOIRES SAINTES Carole David Herbes rouges, 108 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 COEURS BRAISÉS Louise Desjardins Boréal, 117 pages 7LP0301B0930 b3 lectures dimanche 7LP0301B0930 ZALLCALL 67 01:01:53 09/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ENTREVUE BILLET La mondialisation, un phénomène irréversible et heureux Le sexe dur des femmes E L I A S LEVY collaboration spéciale Riche de 30 ouvrages de genres très différents, maintes fois réédités et traduits dans une vingtaine de langues, de l'anglais au japonais, en passant par le basque et l'arabe, au programme d'un bon nombre d'universités de par le monde \u2014 au Québec aussi \u2014 l'oeuvre d'essayiste, de romancier et de nouvelliste d'Albert Memmi figure sans aucun doute parmi les plus fécondes et les plus originales de la littérature francophone.Né en 1920 dans une famille juive d'artisans de Tunis, Albert Memmi est devenu mondialement célèbre en 1957 avec son livre Portrait du colonisé, préfacé par Jean- Paul Sartre.Un essai décapant, qui eut une grande influence sur les intellectuels québécois des années 1960, dans lequel il montra que la violence coloniale déshumanise autant le colonisé que le colonisateur.Ce penseur lucide a ensuite approfondi sa réflexion sur l'oppression dans un autre livre très remarqué, L'Homme dominé (1968).Parallèlement, Albert Memmi a commis aussi une oeuvre romanesque imposante.Les Éditions du Félin viennent de rééditer un de ses plus beaux romans, Le Pharaon \u2014 c'est une nouvelle version légèrement modifiée.Un récit autobiographique passionnant relatant les événements les plus marquants ayant abouti à la décolonisation de la Tunisie.L'identité et l'appartenance, l'hétérophobie (terme qu'il a forgé), la laïcité, la dominance, la dépendance, le racisme, les particularismes identitaires, les intégrismes.sont les grands thèmes qui ont nourri l'oeuvre littéraire de cet intellectuel iconoclaste.On retrouve toutes ces problématiques, toujours très actuelles, dans l'autobiographie qu'Albert Memmi a publiée à l'automne 2000 aux Éditions Arléa \u2014 Le Nomade immobile.Des Mémoires recelant des réflexions personnelles sur l'art de bien penser et de mener sa vie.Un grand livre de sagesse.Homme de dialogue et d'ouverture, Albert Memmi \u2014 qui nous a accordé une entrevue récemment \u2014 a toujours revendiqué avec entrain sa triple appartenance de juif, Tunisien et Français.Il a su « composer » son existence avec la volonté d'échapper à tout embrigadement identitaire.« Mais être un homme de plusieurs fidélités ne vous met pas à l'abri des conflits de chacune, ni des conflits avec toutes, rappelle-til.Les hasards de l'Histoire ont fait de moi un minoritaire, en France comme en Tunisie.Or, il existe entre les majoritaires et les minoritaires un malentendu et un fossé.Les majoritaires, lorsqu'ils sont généreux, souhaitent que les minoritaires franchissent ce fossé ; les minoritaires le souhaitent aussi, mais, pris de vertige devant ce gouffre, ils s'accrochent à ce qu'ils connaissent, c'est-à-dire à leurs traditions, leurs us et coutumes, ce qui les sépare davantage encore des majoritaires.Si les majoritaires comprenaient mieux l'angoisse des minoritaires devant l'inconnu de l'intégration, et en même temps leur désir éperdu d'intégration \u2014 contradiction qui habite la plupart des immigrés \u2014 le problème de l'immigration leur paraîtrait alors moins opaque et moins redoutable.Inversement, les minoritaires devraient aussi mieux comprendre l'angoisse des majoritaires devant l'inconnu qu'ils représentent.À l'heure de la mondialisation économique, nombreux sont ceux qui craignent que ce phénomène universel inéluctable ne fasse ressortir les particularismes identitaires et culturels.Albert Memmi ne partage pas ce point de vue alarmiste.« Je suis favorable à la mondialisation.Mais à une mondialisation sociale.Je n'aime pas du tout la figure de José Bové.Je trouve que c'est un charlatan.Le discours jusqu'au- boutiste martelé par Bové et ses amis m'exaspère.Les antimondialistes à tout crin ont ramené le débat au problème de la malbouffe et à d'autres sottises que tout le monde colporte désormais avec ingénuité.Comme si les gens mangeaient bien, avant que ce débat n'éclate.À mon avis, la mondialisation est un phénomène non seulement irréversible mais aussi heur mondialisation que nous parviendrons un jour à éradiquer la violence et les guerres qui sévissent sur notre planète.Il est indéniable que les conflits entre des peuples qui s'entre-tuent pour des motifs idéologiques ou religieux ne pourront être résolus que par le biais d'une perspective où les individus auront accepté et intégré dans leurs moeurs la notion d'universalisme », soutient ce spécialiste chevronné des questions identitaires.D'après lui, l'universalisme n'est pas du tout un concept abstrait.Au contraire, insiste-t-il, l'universalisme puise son essence dans la reconnaissance des singularités culturelles et nationales.« On ne peut plus résoudre les grands problèmes qui affligent aujourd'hui l'humanité en tablant uniquement sur la préservation des singularismes.Le vrai problème qui sévira au cours des prochaines décades ne sera pas le communautarisme, les intégrismes religieux où les menaces émanant des sectes mégalomanes.Ce sera plutôt de savoir comment arriver à concilier les besoins des singularités de chaque être humain avec la nécessité d'une organisation de plus en plus universaliste de nos sociétés.» Durant deux décennies, Albert Memmi a étudié exhaustivement les phénomènes de dominance et d'indépendance.Mais les réalités socio-politiques qui ont pignon sur rue en ce début du troisième millénaire l'ont contraint à nuancer ces deux notions-clés par une autre réalité incontournable qu'il a rigoureusement observée à l'oeuvre et étudiée sur le terrain : la notion de dépendance.« Chaque être humain a le droit de s'affirmer comme il est et comme il veut.Mais, en même temps, ces affirmations multiples ne peuvent se comprendre qu'en relation avec les autres.Nous avons tous besoin des autres.» Schème analytique qu'il applique aussi aux petites nations aspirant à acquérir une souveraineté politique.Sur ce registre, la problématique nationale et identitaire du Québec continue à le passionner.« J'ai toujours pensé que l'affirmation nationale du Québec était une étape nécessaire.J'ai salué en son temps cette reprise en main du Québec.Cependant, l'ère de mondialisation que nous vivons a complètement changé les donnes.Je crois \u2014 je dis cela avec modestie et précaution car c'est l'affaire des Québécois, pas la mienne \u2014 qu'il est impératif que les Canadiens anglais dans leur ensemble et le monde anglo-saxon reconnaissent une fois pour toutes les singularités du Québec.Et, vice-versa, que le Québec favorise des négociations, des dialogues et des rapprochements avec le Canada anglais et l'ensemble du monde anglo-saxon.Souveraineté et dépendance ne sont plus deux notions antinomiques.La symbiose de ces deux réalités sociopolitiques, de plus en plus manifestes, constituera la clé de voûte de la question nationale au XXIe siècle », prédit-il.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE PHARAON Albert Memmi Éditions du Félin, 2001, 358 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LE NOMADE IMMOBILE Albert Memmi Éditions Arléa, 2000, 280 pages Après La Vie sexuelle de Catherine M, de Catherine Millet, et Putain, de Nelly Arcan, tous deux au Seuil, voilà Pornocratie (Denoël), de Catherine Breillat, qui fait son entrée dans les librairies québécoises.« Hard » sexe pour femmes.Les trois ouvrages traitent crument de sexualité et tirent l'homme \u2014 littéralement \u2014 par la queue \u2014 quand ils ne l'amputent pas carrément dudit appendice.Si Catherine Millet, directrice d'Art Press, parle de cul avec une certaine distance et raconte ses goûts sexuels bien particuliers avec un détachement apparent \u2014 les deux autres règlent des comptes avec la moitié de l'humanité pour des torts qui remontent à Adam \u2014 depuis que l'homme est homme quoi.Et cela avec tellement de hargne parfois qu'on a envie de se jeter dans les bras de Madame Perfecta, la très philosophe héroïne du dernier roman d'Antonine Maillet (Leméac), pour se faire consoler.On a abondamment parlé d'Arcan et de Millet ces derniers mois, aussi bien en France qu'ici.Quant à Catherine Breillat, la critique française s'est faite discrète jusqu'ici.Pourtant, Breillat excite les médias chaque fois qu'elle fait un film, film que certains jugent érotique, d'autres porno, parce que les scènes y sont crues et explicites.Si elle ne suscite pas l'enthousiasme des critiques de cinéma, la cinéaste de Romance est néanmoins respectée pour l'originalité de sa démarche, une originalité qui se retrouve aussi dans ses romans.Dans Pornocratie, une jeune femme paie un gay pour qu'il la regarde, soir après soir, regarde dans toute sa nudité et les fluides qui en coulent, regarde jusqu'au fin fond du gouffre.Il se laissera happer, et l'histoire finira dans le sang, sang menstruel, et sang meurtrier.Cela ressemble à une longue plainte de LA femme, être mystique vivant et jouissant dans des hauteurs cosmiques, plainte adressée à L'Homme, cette pauvre bête tellement angoissée par le mystère féminin qu'il préfère anéantir la femme plutôt que d'être aspiré par elle.Cela évoque une incantation précédant un sacrifice rituel.Il s'y dit des choses comme : « Aucun membre ne peut prétendre atteindre la taille du fils qu'il engendre.» Ou « Cette grande force corruptrice, c'est celle de la faiblesse du corps féminin.Son imprécation immobile et silencieuse est l'ordre d'être pénétré le plus loin et le plus violemment possible.» Ou encore : « La chair est corrompue, il faut l'ouvrir, la rompre, la faire saigner.La méchanceté est légitime.» Et encore et encore : « Et nous rions sous cape de vos pauvres prétentions à croire que nous sentons le jet malade de votre semence, perdu à l'intérieur de nous, de ce néant que ce nous est devenu, ce monde d'Inconnaissance et d'abrutissement béni, comparable, oui, comparable au chemin de la sainteté.» (Une sainteté que l'on partage avec les mammifères femelles ?) La narratrice de Pornocratie, comme celle de Putain, n'a pas peur des mots ni des idées qu'ils représentent.Dans les deux cas, les récits sont dérangeants, mais on y trouve des accents de vérité troublants.La chair du texte (excusezla), dans un cas comme dans l'autre, est littérairement bien apprêtée.Et il y a derrière les cris, les plaintes, au-delà de la hargne, une infinie tristesse.Les hommes ne comprendront jamais les femmes.« Comprendre sans se confondre est impossible », écrit Catherine Breillat.À l'impossible, nul n'est tenu, est-on tenté de rétorquer.Depuis que les femmes se sont donné le droit d'exprimer leurs fantasmes sexuels, elles réservent des surprises à ceux qui les exprimaient à leur place autrefois et même aux femmes qui croient ne pas en avoir.Albert Memmi est devenu mondialement célèbre en 1957 avec son livre Portrait du colonisé, préfacé par Jean-Paul Sartre.ESSAI La guerre contemporaine: les extrêmes contre le centre MARIO ROY Sans doute rien n'est-il plus éclairant, au point de vue politique, que ces étranges atomes crochus qui lièrent, derrière les barreaux, deux illustres détenus américains, Timothy Mc Veigh (exécuté depuis en rapport avec l'attentat d'Oklahoma City) et Ted Kaczynsky.Mc Veigh, le milicien d'extrême-droite tout entier voué à la destruction de l'État.Kaczynsky, le célèbre Unabomber, auteur d'un tout aussi célèbre manifeste d'extrême-gauche fustigeant le complexe techno-industriel.Voilà l'ultime clivage post-moderne.Les extrêmes contre le centre.La haine du présent, au nom de l'éden de liberté que fut.le passé ! Hugh Graham écrit : « Même si la gauche et la droite continuent à s'opposer, rien n'est aussi unanimement détesté que la démocratie libérale, ce système qui les protège l'une et l'autre.Elle est détestée parce que toutes les formes de mondialisation, de la General Motors à l'Union européenne en passant par l'ONU, sont vues comme oppressives, le libre marché et l'ONU étant les revers droits et gauches de la même pièce, laquelle domine à partir d'une position proche du centre.» Graham est Canadien, historien et journaliste \u2014 il a notamment couvert la guerre civile nicaraguayenne.Il livre aujourd'hui un lourd essai, The Vestibule of Hell, dans lequel il se propose de démontrer que les notions de gauche et de droite, non seulement n'ont plus de sens, mais n'en ont jamais eu vraiment, ni en politique ni dans la vraie vie.« Aucune renaissance sociale ne peut même débuter sans que l'on démolisse systématiquement la gauche et la droite.c'est-à-dire cette vision du monde fondée sur l'opposition entre ciel et enfer, plutôt que sur l'expérience de la vie quotidienne », plaide l'auteur.Tout cela semble clair.Mais la démonstration de Graham, qui a longuement recours aux philosophes de l'Antiquité ainsi qu'à des considérations relevant de l'histoire des religions, est à certains moments rien moins que nébuleuse \u2014 et, selon certains spécialistes, parfois erratique.À la lecture de l'ouvrage, on se concentrera donc sur les passages touchant les situations contemporaines, là où le travail d'analyse de l'auteur s'exerce avec le plus de lucidité.Or, toutes ces situations existent et évoluent en dehors des notions de gauche et de droite, qui sont parfaitement inadéquates si l'on veut comprendre ce qui se passe réellement.Au niveau le plus pratico-pratique, cela se traduit, par exemple, par l'alliance de la guérilla marxiste du Soudan du sud avec l'Amérique néolibérale contre le nord islamique.Selon Graham, cela conduit d'ailleurs à examiner le cas des sociétés musulmanes fondamentalistes, qui soutiennent une des plus grandes forces politiques de ce début de siècle : on ne se trouve ici ni à gauche ni à droite, comme l'enseigne le cheminement iranien, qui résiste autant au marché qu'au socialisme.En Amérique latine, on assiste fréquemment aussi à de tels mariages inclassables.Celui des petits commerçants et industriels avec les pouvoirs locaux, marxistes, contre l'État centralisateur et planificateur.Où est la gauche ?Où est la droite ?.La réponse est que tout est dans tout, comme on a coutume de dire à propos de.tout.« À moitié consommateurs, à moitié rebelles, nous finissons par protester contre nous-mêmes.», conclut Hugh Graham.\u0001 \u0001 \u0001 THE VESTIBULE OF HELL / WHY LEFT AND RIGHT HAVE NEVER MADE SENSE IN POLITICS AND LIFE, Hugh Graham, Stoddart, Toronto, 2001, 372 pages Hugh Graham 500 artistes .8 pays 9 premières mondiales 14 premières nord-américaines performances .installations expositions .films labos de discussion marathon chorégraphique info-danse > 514 524.0666 www.festivalnouvelledanse.ca nuits du grand labo Fill67P 7LP0401B0930 b4 lectures dimanche 7LP0401B0930 ZALLCALL 67 01:02:37 09/30/01 B LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Un raseur bête et méchant RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Le narrateur d'Allons donc, s'il était obligé de se lire, abandonnerait l'écriture, seule activité à laquelle il se livre encore.En attendant, il est chez lui parmi les écrivains qu'il dénonce, ceux qui d'une mode à l'autre se firent formalistes, marxistes, féministes et se livrèrent enfin au je et « se mirent à larmoyer sur des centaines de pages inutiles qu'ils ont toujours le culot de faire publier même s'ils savent pertinemment bien que ça n'intéresse personne ».Il ne fait pas autre chose en effet, dans ce roman où il se prend pour un personnage et n'en finit pas de déverser sur tout et sur tous le pauvre venin que ses déboires, réels ou supposés, l'ont amené à distiller.Parmi ceux-là, sa naissance : monsieur en veut à sa maman, responsable d'un tel désastre.Un cas de suicide ?Sans doute : « Pas une seule journée de mon existence ne s'est déroulée sans que je pense au suicide.Même enfant, je pensais quotidiennement au suicide.» C'est ce qu'on appelle penser sans obligation de résultat.Après la mère, toute rancune venant à s'user, il y eut d'autres femmes.Celle qui s'est enlevé la vie, celle qui l'a quitté.Fini, les femmes.Désormais on vivra seul, en ermite.Il a fallu une dérogation à ses principes pour que le narrateur se mêle à la populace, dans un bar où il entend puis écoute la conversation de deux jeunes femmes.L'une est insignifiante, car elle « pose » ; l'autre l'intéresse un peu.Il ne va pas lui parler, il ne s'abaisse pas à cela.Il lui écrira cependant \u2014 détestable manie \u2014 car il s'est emparé du sac qu'elle a oublié au bar (le barman avait une sale tête, pas question de le lui refiler) et avant de le rendre en a fait un inventaire fort indiscret.Il y a trouvé une lettre de rupture dont il ne cesse de faire l'analyse, pour construire des hypothèses sur la personnalité qu'il prête à la destinataire et à son ex-amant.Le crime, mais il s'agit plutôt d'une indélicatesse, ne restera pas impuni.Fâchée, la dame traîne le bonhomme devant les tribunaux, pour viol de son intimité.Cette histoire ne tient pas debout, mais c'est comme ça.Le coupable est condamné à des travaux communautaires, ce qui est bien fait pour un homme qui déteste toute communauté et qui aurait préféré, prétend-il, se retrouver en prison.On le verra ainsi occupé à préparer la salle où a lieu un bingo.Il est contraint d'y côtoyer des gens qui font peuple comme il n'est pas permis.La misanthropie du narrateur est entière et indivisible.Il se pardonne la plupart des conneries qu'il a faites, avec le ferme propos de ne plus recommencer, mais il est d'une sévérité extrême pour les autres.Si le monde va mal, c'est leur faute : tous poltrons, tous calculateurs, tous hypocrites, tous paumés et satisfaits de l'être.« Je préfère la compagnie des mots à celle de mes semblables », écrit-il.Dommage qu'il n'y ait pas de Philinte pour tempérer son exaltation, de Célimène pour lui rappeler, encore qu'il n'ait pas tort de croire qu'amour et bonheur font une boiteuse équation, que le désir est souverain.Notre Alceste, malgré ses prétentions, n'est pas au-dessus de toute contradiction.Après avoir longtemps et lourdement affirmé son dédain souverain des humains, il se fait le défenseur d'une vertu qu'il ne pratique pas du tout : « Je crois sincèrement qu'une seule valeur doit être actuellement développée compte tenu du contexte particulier du siècle que nous venons de traverser et cette valeur se nomme la tolérance.» Ah bon.Il est bien difficile de comprendre comment ce narrateur insupportable a pu se glisser dans l'oeuvre de Pierre André.Le même écrivain a fait paraître l'an dernier La Leçon de narration, un roman sur le roman qui racontait finement et avec humour les chassés-croisés d'un écrivain en conflit perpétuel avec ses personnages.Comme dirait sans doute le narrateur d'Allons donc, dans une de ces envolées dont il a la recette et abuse, on ne peut plus se fier à personne.Ce pamphlet bâclé serait-il le résultat d'un pari, qui consisterait à déguiser en roman l'expression lourde et répétitive de tous les lieux communs que peut inspirer l'état de la planète à un homme qui souffre d'aigreurs d'estomac ?Ou peut-être M.André a-t-il voulu démontrer, après tant d'autres écrivains, que la littérature se fait aussi et surtout avec des mauvais sentiments ?Son narrateur est un raseur bête et méchant, imbu de lui-même, inconscient de son insondable mocheté.Il est en ce sens un personnage inoubliable.ALLONS DONC Pierre André Les Intouchables, 168 pages Photothèque La Presse © Nancy Huston EN POCHE Les enchanteurs CHANTAL GUY collaboration spéciale Nancy Huston l'essayiste est aussi agréable à lire que Nancy Huston la romancière.Il est plutôt rare qu'un écrivain puisse se promener allègrement dans ces deux genres en conservant la même sensibilité d'écriture.C'est un des souhaits de l'auteure dans l'avant-propos de Désirs et réalités, textes choisis 1978-1994, qui vient d'être publié chez Babel, de n'être « jamais purement académique ».Il s'agit d'un recueil d'articles et de textes de conférences qui a le mérite non seulement d'être fascinant mais aussi de retracer le parcours intellectuel et créatif de l'auteure.En lisant (ou relisant) ces 18 textes regroupés en trois thèmes (Le féminin : avatar et atavismes ; Le corps et l'écrit ; Exil langue, identité), nous découvrons en quelque sorte la genèse de certaines oeuvres comme Le Journal de la création, Mosaïque de la pornographie ou le Cantique des plaines.Nancy Huston offre généreusement à ses lecteurs et lectrices la possibilité de la suivre dans ses questionnements, ses reculs, ses attaques, ses découvertes.Les textes réunis \u2014 sensibles, touchants, parfois drôles \u2014 la dévoilent, sans pudeur : Huston règle courageusement ses comptes avec des maîtres trop envahissants (Beauvoir, Weil ou Barthes), critique certains aspects du féminisme mais s'en réclame souvent, explique son abandon de la langue anglaise (lié au départ de sa propre mère) et la liberté que cela représente d'écrire dans une autre langue (en français), disserte sur la fadeur infinie de Calgary et sur le sommeil qui l'assaille quand elle pense à l'Ouest canadien.Désirs et réalités regroupe des textes puissants, intelligents et solides qui ne sacrifient jamais le style à la rigueur, prouvant ainsi qu'on peut faire analytique sans tomber dans l'hermétisme et le jargon académique.Encore plus rare, Huston fait partie du peu d'essayistes qui se permettent de laisser poindre l'émotion et le personnel dans des écrits dits « sérieux ».De l'influence de Romain Gary C'est peut-être ça, le secret du phénomène Huston.Nous, lecteurs sous le charme, devrions peut-être remercier Romain Gary de son influence sur l'écrivaine.« C'est Romain Gary qui, par sa magie, sa capacité d'enchantement, son inventivité, son refus de la réalité brute, m'a libérée de Barthes, de Sarraute et de Robbe-Grillet », a confié Nancy Huston dans un entretien accordé au magazine Lire (mars 2001).Elle a par ailleurs écrit un très beau texte sur l'homme, Tombeau de Romain Gary (1995), disponible chez Acte-Sud et Babel.Comme la jeune Nancy Huston qui voulait être écrivain alors que « dans un certain milieu, à Paris en 1973, on ne croyait pas très fort en la nécessité de la littérature », Romain Gary détonnait des structuralistes et autres adeptes du Nouveau Roman à son époque.Est arrivé cet été sur les tablettes, en format poche (chez Folio), Romain Gary, excellente biographie faite par la journaliste et écrivaine Dominique Bona.Difficile de résister à Gary (d'ailleurs, aucune femme ne lui résiste, au propre comme au figuré !) dont la vie réelle dépassait la fiction et la raison pure.Être écrivain, héros de la résistance, consul de France et cinéaste ne lui aura pas suffi : il lui aura fallu inventer un double, l'écrivain Émile Ajar, et remporter ainsi deux fois le Goncourt (en 1956 pour Les Racines du ciel et en 1975 pour La Vie devant soi), avec le tapage médiatique dont plusieurs se souviennent.Un tour de force qui le fit passer à l'histoire, mais qui ne devrait pas occulter l'oeuvre magnifique de cet écrivain.Combien de lectrices ont pleuré en lisant La Promesse de l'aube et La Vie devant soi.Dominique Bona tente d'élucider le mystère Romain Gary, dans la mesure où cela est possible, et de démêler le vrai du faux dans la vie de ce mystificateur de génie dont le dernier mauvais coup fut de nous quitter brusquement, d'une balle dans la tête, en laissant une note de suicide non dénuée d'humour qui se terminait ainsi : « Je me suis enfin exprimé entièrement.Une bonne biographie pour les fans, mais si l'on s'intéresse à Romain Gary, vaut mieux lire ses romans.Tout y est.ROMAN Une vieille dame au charme fou ÉLISABETH BENOIT collaboration spéciale L'écrivaine française Pierrette Fleutiaux, auteure notamment de Nous sommes éternels (prix Femina 1990), vient de publier un nouveau roman, Des phrases courtes, ma chérie, un livre portant tout à la fois sur les relations mère-fille et sur la vieillesse.La narratrice, femme très angoissée, d'un certain âge, écrivaine vivant à Paris, y raconte sa relation avec sa mère vieillissante.D'abord, quelque temps après la mort du père de la famille, la dégringolade : les appels de la mère durant la nuit, les scènes affreuses, la mère qui a sans cesse besoin qu'on s'occupe d'elle et qui doit bien, finalement, aller vivre dans une résidence pour personnes âgées, dans une ville de province.La majeure partie du roman est consacrée au récit des visites que rend la narratrice à sa mère, une fois par mois, à la résidence aux murs de crépi rose là où, se plaint la mère, il n'y a que les apparences qui comptent, c'est-à-dire les bijoux et les vêtements que portent les autres dames âgées.À travers ces visites, la romancière brosse un portrait de sa mère, de la vieillesse qui la gagne, de la peau de son crâne qui apparaît sous ses cheveux, devenus si rares, et de toutes ces choses si simples désormais si compliquées : aller acheter une robe, aller chez le coiffeur, prendre un repas à la résidence, remplir un formulaire d'impôt.Mais derrière la vieille dame dont les membres tremblent, il y a aussi la femme qui, indépendamment de ses 80 ans passés, a toujours un corps de femme, de belles jambes et un charme fou.Une femme qui est pour la narratrice un mystère total, un « écheveau inextricable » qu'elle tente de décrypter, une femme au passé de paysanne, qui ménage encore ses sous, lave méticuleusement le col blanc de sa robe dans le lavabo, achète elle-même son cercueil (en compagnie de sa fille) et ne cesse, à la veille de sa mort, de lui envoyer de petits mots pour lui indiquer l'emplacement (toujours changeant) de la chemise neuve qu'elle veut porter à sa dernière heure.La narratrice, elle, est angoissée, fait des migraines, fume cigarette sur cigarette, ne cesse de s'inquiéter pour sa mère et d'analyser chaque situation.La voilà donc, par exemple, qui s'habille en short lors de la visite du médecin pour avoir l'air d'être de passage, entre deux activités, et non pas d'avoir désespérément besoin du soutien d'une tierce personne pour prendre soin de sa mère.Dans l'ensemble, Des phrases courtes, ma chérie est un roman intéressant, bien écrit, mais le détour constant par l'analyse, par l'introspection, confère une certaine fadeur au récit, oblitère la personnalité de la mère, l'empêche de crever la page, de devenir pour le lecteur ce qu'elle est pour sa fille, c'est-à-dire un personnage fascinant et angoissant.\u0001 \u0001 \u0001 DES PHRASES COURTES, MA CHÉRIE Pierrette Fleutiaux Actes Sud/Leméac, 222 pages 2991451A 7LP0501B0930 b5 lectures dimanche 7LP0501B0930 ZALLCALL 67 01:02:25 09/30/01 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE Un cadeau de Laure Adler ALINE APOSTOLKA collaboration speciale Difficile de joindre Laure Adler par les temps qui courent.Comme tous les journalistes du monde, l'actuelle directrice de France-Culture (equivalant a la Chaine culturelle de Radio- Canada) doit trouver une facon originale de mettre l'information en perspective : Nos auditeurs n'attendent pas que des bulletins de nouvelles de notre part, ils les ont deja par ailleurs.Nous privilegions les debats entre intellectuels francais, europeens et americains , dit-elle dans une entrevue exclusive a La Presse.Voila pour la conscience professionnelle de cette historienne de formation qui a publie des essais sur l'histoire des femmes, fut une des proches conseilleres du president Mitterrand avant d'animer Le Cercle de Minuit, puis de publier la celebre biographie de Marguerite Duras.Comment cette intellectuelle de gauche, chaleureuse et engagee, en est-elle arrivee a ecrire son dernier livre, qui tranche deliberement dans son paysage de journaliste et d'essayiste ?Eh bien, c'est que dans A ce soir, c'est la mere qui parle.Laure Adler y fait le recit poignant de l'agonie de Remi, son fils d'environ un an, au sein d'un service de reanimation pour nourrissons.C'est le recit sans merci, violent mais pudique, d'un accompagnement silencieux, que les mots ont deserte pour laisser la place a une communion avec le nu de la vie, et de la mort.C'est un recit situe dans cette zone de passage justement ou, barde de tuyaux, harnache a des machines respiratoires, un petit etre courageux se bat, minuscule dans un lit trop vaste, le regard accroche a celui de ses parents, contre un mal inconnu qui brule ses poumons et contre lequel la medecine, elle aussi, reste totalement sans voix.Laure Adler dit l'incomprehension, l'incapacite a poser des questions, et l'attention presque surhumaine des infirmieres et des medecins, ces heros quotidiens .Le texte raconte aussi que, jusqu'au bout, les parents ne peuvent admettre l'inadmissible : Dans ce tissu matriciel, forme par nos regards et nos mains sur les siennes, nous l'avions enveloppe.Nous faisions le dos rond, penches sur lui.Derriere, dans le couloir, ca s'agitait, sarabande incessante dans l'accomplissement de taches vitales.Ils faisaient comme si nous n'etions pas la.Mais nous non plus nous n'etions pas avec eux.Nous etions avec l'enfant.Nos souffles le rechauffaient comme ceux de la vache et de l'ane qui avaient sauve le petit Jesus transi de froid.Et puis arrive la mort qu'on on a cru repousser, grace a une sorte de pensee magique : J'ai demande au professeur s'il pourrait arreter les machines.Il a accepte.Il m'a dit que notre fils pourrait s'endormir tout doucement, sans souffrir.J'ai le souvenir de ce rayon de soleil qui traversait le couloir, du silence dans le service, d'un oiseau qui n'arretait pas de chanter.Notre fils dormait deja.Nous lui avons tenu la main.Moi je priais.Cela est arrive il y a 18 ans, mais jamais Laure Adler, ni le pere de Remi, ni les quatre autres enfants, ni leur famille, n'ont oublie.En 1996, l'auteure avait meme produit un documentaire filme dans l'enceinte de ce service de reanimation, et que, comme beaucoup de personnes en France, j'avais regarde en tenant mon propre nourrisson a bras le corps.Produire ce documentaire, c'etait rendre hommage a ce professeur envers lequel j'ai toujours une dette inextinguible, dit Laure Adler, mais ca n'a pas suffi.L'image ne peut dire ce que dit l'ecriture.C'est aussi pourquoi elle refuse toute entrevue radio ou tele pour ce livre.Mais Laure Adler a raison.Avec ce livre, elle nous reconnecte sur l'invisible, cette mort que les vivants oublient tous les jours, mais qui, elle, ne fait jamais defaut et a vite fait de vous murmurer, a sa facon, un A ce soir qui resonne comme une menace.Alors, journaliste elle-meme, elle sait que l'image detournerait son propos et demande aux journalistes de presse ecrite de s'ajuster.Un courrier considerable parvient d'ailleurs quotidiennement a Laure Adler depuis la parution : Les gens m'ecrivent sans cesse, des lettres, des poemes, des dessins, et je chiale tous les jours, confie- t-elle.C'est comme une immense chaine de solidarite ecrite.La mort devient ici un cadeau pour les vivants : Ma fille de 14 ans a pris conscience que son frere mort faisait partie de sa vie.Ce que confirment les paroles de sa bellemere : Elle m'a dit que Remi existait juste pour notre famille, et maintenant il existe pour tout le monde.Mais ou a-t-elle trouve la force d'ecrire un tel recit ?Une nuit, confie-t-elle, je me suis levee et j'ai commence a ecrire, a la main.Pendant trois mois, ce rendez-vous s'est poursuivi entre Remi et moi.Je me reveillais, j'ecrivais environ une demi-heure puis je me rendormais, comme un bebe.Pendant la journee, je transportais cette chose dans mon sac, sans relire, sans en parler a personne.Et puis une nuit, j'ai fini le livre et l'aube s'est levee.Quelques mois apres, j'ai retape le manuscrit, et la je l'ai fait lire a mon compagnon et pere de Remi, qui est poete et ecrivain.C'est lui qui m'a encouragee a publier.Quand j'ai recu les epreuves .jamais je n'avais reflechi a la signification de ce mot .j'ai pleure sans arret, alors que j'ai tres peu pleure avant.Ce livre est venu, il s'est ecrit.Ce n'est pas un livre d'ailleurs, c'est une tentative de respiration.Apres avoir donne la vie a son fils une premiere fois, Laure Adler l'a, par l'ecriture, rendu au monde.A ce soir est donc une respiration pour elle, et une restitution pour nous.Est-elle apaisee pour autant ?Bien sur que non, affirme-t-elle, et heureusement ! Ce serait trop simple.Ca voudrait dire que je n'ai rien compris.A CE SOIR Laure Adler Ed.Gallimard, 185 pages Dans son dernier livre, Laure Adler fait le recit poignant de l'agonie de Remi, son fils d'environ un an, au sein d'un service de reanimation pour nourrissons.ENFANTS 2991782A Petites-filles et meres-grand Moi, la Dordogne, depuis que j'ai grandi, je la trouve moins belle.Pourquoi est-ce que quand on grandit, les choses deviennent moins jolies ?Est-ce que quand on est vieux, on voit tout moche ?Celle qui parle ainsi, a coup de courts textes, s'appelle Anita.Petite fille qui a une relation privilegiee avec sa grandmere, en compagnie de laquelle elle prepare le reveillon de Noel.Et si la verite sort de la bouche des enfants, elle est comme un torrent dans celle de l'heroine que Laura Jaffe a creee pour Poussiere d'ange.Il y en a tant, de verite, dans ces vignettes qui mettent de cote le recit dans ce qu'il peut avoir de conventionnel au profit de l'ambiance, l'atmosphere, la tendresse ! Et la reflexion.Parce que les questions, comme les verites, sortent aussi de la bouche des enfants.On lit donc ce petit livre le sourire aux levres.Le crayon a la main pour souligner et se rappeler.Et, souvent, les larmes a fleur de paupieres.Parce que les mots de Laura Jaffe, tres justes par le ton et le choix, font mouche dans le coeur de ceux qui ont partage des moments chers avec leurs grands-parents.Ca doit etre ca, grandir.Voir mourir les gens qu'on aime et savoir que jamais on pourra voler.Beau et amusant La verite est egalement le sceau de l'oeuvre d'Elisabeth Brami.Les mots et les sentiments qu'elle met dans la bouche de ses jeunes personnages ne sentent jamais l'adulte.On l'avait (re)decouvert dans Ta Lou qui t'aime, dont la deuxieme serie de lettres a sa grand-maman nous arrive, regroupees sous le titre Ma Lou adoree.Cette fois-ci, c'est Mamouchka qui entame la correspondance destinee a sa petite- fille en colonie de vacances.Car elle se pose des questions, la grand-maman tombee amoureuse d'un voisin ! Il est beau de suivre les inquietudes de l'aieule et les conseils de la fillette.Il est amusant de decouvrir la sagesse ( ! ) de l'enfant et ses preoccupations .en vue de la prochaine rentree scolaire mais aussi en quete d'approbation pour sa nouvelle ecriture (penchee, parce que ca fait plus vieux), pour ses essais de signature, etc.Un livre adorable et, en plus, magnifique .grace au travail de l'illustratrice Beatrice Poncelet, qui reproduit les lettres de Lou (l'ecriture est alors manuscrite) et celle de sa grand-mere sur des papiers plus colores les uns que les autres, agrementes de fleurs sechees, de photos et de toutes ces choses que l'on glisse dans les enveloppes .pour ceux qui l'ignorent, c'etait avant Internet et les e-mails.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 POUSSIERE D'ANGE Laura Jaffe Le Rouergue, 157 pages (des 12 ans) \u0001 \u0001 \u0001 1.2 MA LOU ADOREE Elisabeth Brami et Beatrice Poncelet Seuil, 65 pages (des 10 ans) 2991433A 7LP0601B0930 B-6 dimanche ARTS 7LP0601B0930 ZALLCALL 67 01:02:49 09/30/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2001 LES UNS ET LES AUTRES Du pur Jet Li Jet Li, la superstar chinoise, champion de wushu a 12 ans, fait dans Le Baiser du dragon les delices des ferus de kung-fu.Le point avec le magazine Cine Live.Q De quoi etes-vous le plus fier dans Le Baiser du dragon ?R Je pense que depuis deux ans, et pendant encore deux ou trois ans, vous allez voir beaucoup de films d'action americains.Avec aussi beaucoup de cables et d'ordinateurs.Apres quelques semaines d'entrainement, n'importe quel acteur peut faire des combats s'il beneficie de l'aide de la technologie.Dans celui-ci, nous avions decide de faire du combat de rue pur et dur, sans artifices.Et ca, ca necessite enormement d'entrainement.Pas seulement quelques semaines ou quelques mois.Ce sont des annees de travail ! Vous devez apprendre a controler votre corps, a connaitre votre physique et votre mental.Q Pensez-vous que Tigre et Dragon ait change la vision occidentale des arts martiaux?R Le film d'Ang Lee a eu un grand succes aux Etats-Unis et en Europe, mais pas specialement en Asie.La-bas, les gens ont l'habitude de voir ce genre de films et de combats.Ils en regardent beaucoup.Ang Lee est un excellent realisateur.Je ne pense pas qu'il souhaitait faire un film uniquement consacre a l'action.Il a utilise les arts martiaux pour montrer l'aspect romantique de son histoire.C'est ce qui en fait un film unique.Mais pas particulierement surprenant pour le public asiatique.Q Votre coeur est-il toujours a Hong Kong ?R Je suis un citoyen du monde et il est chaque jour de plus en plus petit, grace aux satellites, a Internet.Tout le monde connait tout le monde.La notion de nationalite est aujourd'hui plus faible.Par exemple, Le Baiser du dragon n'est pas simplement un film francais.La nationalite d'une oeuvre n'a aucune importance.Ce qui compte, c'est l'histoire, ce qu'elle vehicule, ainsi que le plaisir qu'y prend le public.Regardez Tigre et Dragon : cela ressemble a un film chinois, mais tout le monde le comprend.ZOOM Monica Bellucci Les realisateurs dont j'ai croise la route ont tous joue sur ma beaute, disons plutot sur mon physique : a mes debuts dans Dracula, j'etais la vampiresse sexy qui sortait presque nue d'un lit, dans L'Appartement, j'etais un fantasme de douceur et dans Le Pacte des loups, une seductrice mysterieuse.On fait avec ce qu'on a, et je ne crois pas devoir incarner Quasimodo ou une fille avec un probleme d'acne pour montrer que je sais jouer.Dans dix ans, si je continue ce metier, mon physique va evoluer, je ne pourrai plus tenir des roles comme celui de Malena, qui n'existe qu'a travers sa demarche et son regard, et dont la beaute lui confere un petit pouvoir qui derange.Cine Live VOUS DITES.Voici quelques definitions retenues par Jean Delacour dans son maintenant introuvable Dictionnaire des mots d'esprit.BANALITE .Souverain poncif.DEMON DU MIDI .Recrue des sens.BARBARE .Guere civil.DEVOT .L'ivre de messe.CHIQUENAUDE .Blague au doigt.ECOLIER .Victime du devoir.ENLISER .Mourir de boue.ENVOL .Fier chant d'ailes.BAGAGES .Malles necessaires.DOUBLURE .Artiste sans etoffe.DOYEN .Premier ne.POP-CORN >>> J'AIME ME BALADER NUE.Lorsque j'etais jeune, a la maison je me promenais dans le plus simple appareil.Ma mere et mes soeurs aussi.Encore aujourd'hui, je suis souvent nue a la table pour le petit dejeuner alors que tous les autres sont habilles.Mais ca n'a pas d'importance puisque je suis entouree de filles et de gays.Jennifer Lopez >>> SOUVENT, on pretend que les bons livres font de mauvais films, que les films originaux reussis ne peuvent accoucher que de remakes rates.Pourquoi ?Parce que tout le monde s'approprie le roman et le film, en le chargeant de son imaginaire personnel et donc en fermant la porte a tout nouveau point de vue.Antonio Banderas VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Forestier 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Mars sur Terre; le facteur vent Les Beaux Dimanches / Gala des Prix Gemeaux Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema (23:25) Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire - Gala Cinema / LE DERNIER RECOURS (5) avec Michael Keaton, Andy Garcia Le TVA Sports (22:55) Pub (23:21) N'ajustez pas votre secheuse Malcolm Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Louise Forestier Cinema / TI-CUL TOUGAS (4) avec Micheline Lanctot, Claude Maher Chasseurs d'idees (23:04) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / HEURE LIMITE (4) avec Jackie Chan, Chris Tucker Cinema / LA CIBLE (5) avec Jean-Claude Van Damme, Lance Henriksen Le Grand Journal Planete Pub Pulse Travel, Travel Degrassi Junior High Alias / Debut Law & Order: Criminal Intent The Sopranos CTV News (23:08) .(23:38) News HTTV .(23:38) Cinema (17:00) Canada: A People's History / Taking the West (1873-1896) Da Vinci's Inquest Sunday Report Canadian Reflections Canada.News ABC News Cinema / A BUG'S LIFE (3) Dessins animes Alias / Debut The Practice (22:06) .(23:06) .(23:36) NFL Football (16:00) 60 Minutes Education of Max Bickford Cinema / THREE BLIND MICE avec Brian Dennehy News ER News NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent U.C.Undercover / Debut Sports.Red Green Kennedy Center Presents: a Concert for America Africa / Mountains of Faith New York: A Documentary Film (1929-1945) Mystery! / Inspector Morse BBC News Redwall Ballykissangel Great Performances Great Performances / My Favorite Broadway A.Gourari BBC News (23:10) American Justice 100 Centre Street The Three Tenors in the Forbidden City Biography / Luciano Pavarotti Crime Story Auteur libre Style et.Creation / Des airs de famille Ovation / Neil Young Metropolis Cinema / LES AMANTS (4) avec J.Moreau, J.-M.Bory Garry Marshall Arts, Minds H.Moore Soul Communion Cinema / KUNDUN (4) avec Tenzin Thuthob Tsarong, Gyurme Tethong Cinema Mon pays mes humours Hors Serie / A la recherche des tribus perdues Filiere D / LA MAGIE DU BAISER.Documentaire Cinema / PRINCES IN.(5) Noir de monde Zoom 60 Minutes Education of Max Bickford Soul Call Algerie.UC Undercover Sportivi in diretta L'Economie des territoires.Tout ce qu'automobilistes.Utilisation des psychotropes 2001 - CRM Odyssey Einblicke .substances psychotropes Quartier.Discovery's Sunday.(16:00) Sunday@discovery Discovery's Sunday.Discovery's Sunday.Storm Warning! Sunday@discovery Carte postale de Floride D'ici &.Avventura Romantique .tendres Plus belles villes du monde Travel.D'ici &.Aventures asiatiques .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / WESTWORLD (4) avec Richard Benjamin Cinema / SOMMERSBY (4) avec Richard Gere Buffy the Vampire Slayer Cinema / JERRY MAGUIRE (4) avec Tom Cruise, Cuba Gooding Jr.The X-Files The Day it all Changed Global News .Sunday Search King of the Hill That '70s Will & Grace Just Shoot me Frasier The Practice .(23:09) .(23:39) Chasseurs de tresors / Indes Assassinats.Timor-oriental Face cachee.Mayaguez Cinema / LE MAITRE DE GUERRE (5) avec Clint Eastwood, Mario Van Peebles Canadians / Stewart James Secrets of the Dead Lost Ships.Mediterranean Cinema / HANNA'S WAR (4) avec Maruschka Detmers, Ellen Burstyn Fashion File The Goods .for Love .Families .Miracles .Homes Specials: .Loved Killers Circus Taking it off .Miracles .Homes Le Top 10 Musi Max Ed Sullivan Pop up video Musicographie / L.Francoeur Presentation Musi Max: Lucien Francoeur Chic Planete Musicographie / L.Francoeur SPAM d.Special Box Office Concert Plus: Party in the Park 2001 M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Holy Warriors counter Spin Sunday Report Venture The Passionate Eye / Living Dolls Massoud, l'Afghan Journal RDI Maisonneuve.Zone libre / Ahmed Ressam Le Telejournal Culture-choc Maisonneuve.Sec.Regard Massoud, l'Afghan Football (16:00) Sports 30 Les Grands Prix de Formule 1 / Etats-Unis Sports 30 Mag Golf PGA / Texas Open - derniere ronde Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / LIAR LIAR (4) avec Jim Carrey, Maura Tierney More Tears Drop.Beat Further Tales from the City Cinema / CRY-BABY (5) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / STAR TREK: ENTERPRISE avec Scott Bakula Cinema / BLADE (4) avec Wesley Snipes, N'bushe Wright Sportscentral Wrestling: WWF Heat Golf / Texas Open - derniere ronde Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.Francophonies d'Amerique Cinema / LES AMANTS DIABOLIQUES (3) avec Clara Calamai, Massimo Girotti .(23:45) Medical Detectives Junkyard Wars High Speed Pursuit.Caught on Camera .World's worst Drivers High Speed Pursuit.Football (16:00) Sportscentre NFL Primetime NFL Football / Cowboys - Eagles Sportscentre Sacre Andy! Mega Bebes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang .d'en haut Roma.Journal FR2 Vivement dimanche / Julien Clerc .(21:05) Campus, le magazine de l'ecrit (21:35) Jrnl (23:05) Ecrans.Superteach.Vox The Tribe Reach for.Cinema / STRICTLY BALLROOM (4) avec Paul Mercurio Micawber Diplomatic.Imprint Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi du retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Quoi d'neuf, Charlemagne?Vos droits Acces.com Parole et Vie Question Sante Cite Mag.Sur.colline .(17:30) Sabrina.Sept Petits Monstres Dawson La vie a cinq .(21:40) Sitting.So Little.Brothers.Screech.Saddle Club Caitlin's.S.Holmes Final Cut Radio Active Syst.Crash Shadow.My Family L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Mission Zed Vie sans frontieres Millennium Marc-Andre Lussier 13:30 - ! - LE GRAND PRIX DES ETATS-UNIS Les mecanos ne voulaient pas aller a Indianapolis, les pilotes non plus, certains journalistes europeens ont fait faux bond.Y aura-t-il encore des telespectateurs qui voudront suivre les derniers milles du grand cirque de la F1 cette saison alors que tout est deja joue?14:30 - 0 - LES PRIX GEMEAUX PREMIERE PARTIE Debut d'une longue journee pour les artisans de la television.Marie-Claude Lavallee anime cette portion du gala, diffusee en direct de la salle Pierre-Mercure a Montreal.16:00 - ! - FOOTBALL Les Alouettes rendent visitent aux Tiger Cats de Hamilton.La competition est serree.19:30 - a - LES BEAUX DIMANCHES: GALA DES PRIX GEMEAUX Les artisans de la television demenagent leurs penates au Theatre Saint-Denis pour le gala officiel, anime pour une nouvelle fois par Normand Brathwaite.20:00 - A - LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE Suzanne Levesque propose un voyage dans l'univers culturel de Louise Forestier.23:25 - a - MONSIEUR HIRE Sans contredit l'un des plus beaux films de Patrice Leconte.Michel Blanc et Sandrine Bonnaire y sont magnifiques.Mick Jagger, qui n'en est pas a une excentricite pres, a exige que les fenetres panoramiques de la suite a 6000 $ par jour qu'il avait reservee a l'hotel Mandarin Oriental de Miami soient entierement masquees avec un epais papier noir de telle sorte qu'aucun rayon du soleil floridien ne puisse y filtrer.Star rapporte que la liste des exigences du rocker, qui couraient sur trois pages, prevoyait entre autres choses : qu'il y ait en permanence dans sa suite quatre bouteilles de vin a 100 $ ( deux rouges et deux blancs ), un serieux approvisionnement de differentes bieres, chaque jour pour 150 $ de fleurs fraiches dans le salon et pour 75 $ dans la chambre a coucher.Il exigeait aussi un silence absolu jusqu'en milieu d'apres-midi dans les couloirs menant a son penthouse.Au fait, Jagger avait fait les reservations sous un de ses noms d'emprunt preferes : David James.Agir d'abord ! SHARON STONE lunchait pres d'une fenetre du Il Pastaio de Berverly Hills lorsqu'elle apercut sur le trottoir un homme brandissant un revolver.Ne faisant ni une ni deux, elle s'empressa de demander aux autres dineurs de s'eloigner de la fenetre et de se coucher par terre ; elle aida meme les plus affoles a se refugier dans les toilettes.Bien joue ! mais il s'avera que l'individu en question etait un agent de police en civil qui avait sorti son arme pour apprehender un voleur qui venait de s'attaquer a une bijouterie voisine.L'actrice fut un peu confuse d'avoir ainsi pris les choses en main inutilement, mais lorsqu'ils arriverent sur les lieux les policiers la reconforterent, l'assurant qu'elle avait fait exactement ce qu'il fallait faire : devant un revolver, agir d'abord, poser les questions ensuite.Operation forcee ALORS QU'IL TOURNE actuellement Habla con ella, Pedro Almodovar aurait enfin trouve, rapporte Studio, le film qui reunirait deux de ses decouvertes, et, accessoirement, les acteurs espagnols les plus cotes, Penelope Cruz et Antonio Banderas.Il vient d'acquerir les droits de Tarantula, un roman qui raconte comment un chirurgien esthetique se venge du violeur de sa fille en le faisant changer de sexe par une operation forcee.E X P R E S S PARTENAIRES dans Tout sur ma mere, Cecilia Roth et Marisa Peredes tournent ensemble l'adaptation cinematographique d'Aphrodite d'Isabel Allende.Ce livre evoque le pouvoir aphrodisiaque de la bonne chere a travers l'Histoire.Angelina Jolie, qui est ambassadrice de bonne entente pour l'ONU et qui a visite plusieurs camps de refugies, a l'intention d'adopter un petit Cambodgien.Depuis qu'il a arrete de boire, Ben Affleck .qui ne veut pas tenter le diable .a mis son amitie avec Matt Damon, compagnon de virees, un peu en veilleuse.Pour le moment, ses copains sont plutot Charlie Sheen et Robert Dawney Jr.SOURCES : Movie Idols, Globe, Studio, People Mick Jagger FLASH Caprices de star 7LP0701B0930 B-7 dimanche ARTS 7LP0701B0930 ZALLCALL 67 01:02:09 09/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 B 7 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Sexe, drogue.et espoir ÈVE DUMAS Après quelques spectacles remarqués, dont Une livre de chair, en 1999, et Camélias, qui a remporté un Masque en 2000, Éric Jean fait son entrée dans un des grands théâtres de Montréal.Cet automne, le metteur en scène dirige Une si belle chose, du jeune auteur britannique Jonathan Harvey, au Théâtre du Rideau Vert.« Après les critiques que j'ai eues, je me disais que j'aurais peutêtre des appels de certains théâtres, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit le Rideau Vert, raconte Éric Jean, sans prétention.Je trouve ça audacieux de leur part.C'est sûr que ça aurait pu être une pièce pour le Quat'Sous, ou le Théâtre d'Aujourd'hui, mais je suis content qu'elle soit présentée au Rideau Vert parce que ça va toucher un autre public.» En effet, Une si belle chose n'est pas le genre de pièces auxquelles le théâtre de la rue Saint-Denis nous a habitués, en plus de 50 ans d'existence.La langue est crue, sans ménagement envers les oreilles pudiques, les thèmes abordés nous plongent dans l'univers de l'adolescence perturbante, de la violence familiale, de la drogue, de la recherche d'amour, de la famille monoparentale, de l'éveil à la sexualité et, plus précisément, à l'homosexualité.« J'ai accepté de participer au projet parce que le texte et ses thèmes me parlent beaucoup.C'est un texte brillant.La définition des personnages est très bien menée.Ils ont tous une évolution et une personnalité propre que l'on sent dans le texte du début à la fin.Il y a également beaucoup d'humour et d'espoir dans la pièce, malgré le propos assez dramatique.» Ce nouveau projet posait un défi assez particulier au metteur en scène, soit celui de travailler à partir d'une partition déjà écrite.« La méthode que je privilégie normalement est celle de la création à partir de rien.Mes spectacles tournent habituellement autour de trois choses, l'onirisme, la tendresse et l'humanité.Dans ce spectacle, on trouve beaucoup de tendresse et d'humanité, mais un peu moins d'onirisme.La base est réaliste, mais on décolle tout de même un peu.Les gens vont sûrement trouver ça un peu plus straight que mes autres spectacles.» Oeuvrant dans un cadre un peu plus rigide, Éric Jean a tout de même tenu à conserver sa méthode de travail.« J'aime monter un spectacle dans l'action, à partir de la rencontre, et ne pas faire trop de travail de table.On a fait le premier enchaînement le 29 août, plus d'un mois avant la première, ce qui est très rapide.Je n'arrive pas avec ma conception toute prête.Si l'on sait exactement ce que l'on va faire, à quoi bon le faire, disait Picasso.» Le metteur en scène part beaucoup des acteurs pour donner le ton et la direction.Ces acteurs, il les a triés sur le volet, avec l'approbation du Rideau Vert, qui lui a donné beaucoup de latitude.Marc Beaupré, Frédérick de Grandpré, Hugues Fortin, Marie-France Lambert, Isabelle Roy forment la distribution de la pièce.Éric Jean a tenu à utiliser certains comédiens à contre- emploi, question de faire un peu la lutte aux stéréotypes.Le petit tough Marc Beaupré, qui a interprété Kevin dans 2 frères, joue les « feluettes » tandis que le délicat Hugues Fortin tient un rôle de jeune garçon plus assuré.« Avec Marc, on a travaillé beaucoup la fragilité et la délicatesse.Je voulais aller à l'encontre des stéréotypes.» La saison 2001-2002 sera bien remplie pour Éric Jean, qui reprendra sa pièce Camélias, dans une mouture retravaillée, pour la salle Fred-Barry, en février.Il s'attellera également à une première production pour enfants, qu'il créera en collectivité, avec l'aide de François Étienne Paré à l'écriture.« C'est logique, pour moi, de faire du théâtre pour enfants.Je me sens très près de l'enfance.J'essaie de garder une sorte de naïveté.» Reste, en fin de saison, une collaboration avec le Carrefour international de théâtre de Québec, dont la nature n'est pas encore déterminée.UNE SI BELLE CHOSE de Jonathan Harvey, traduction de Maryse Warda, dans une mise en scène d'Éric Jean.Au Théâtre du Rideau Vert du 2 au 27 octobre.Photo YANICK MacDONALD, gracieuseté du Théâtre de Rougemont Grâce à la performance des comédiens, À la recherche d'Elvis prend des allures de fête d'automne au Théâtre de Rougemont.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © En signant la mise en scène d'Une si belle chose au Rideau Vert, Éric Du drame à la comédie en Jean fait son entrée dans un des grands théâtres établis de Montréal.compagnie des «apôtres» d'Elvis JEAN BEAUNOYER APRÈS LE THÉÂTRE D'ÉTÉ, pourquoi pas le théâtre d'automne ?C'était l'idée de Louis Tremblay, propriétaire du Théâtre de Rougemont qui présente pendant tout l'automne À la recherche d'Elvis, de l'auteure canadienne Marcia Kasch.Tremblay ne pouvait choisir meilleure pièce pour innover avec cette comédie totalement délirante qui raconte la triste vie des « accros » d'Elvis.Ce spectacle, qui ne ressemble à rien d'autre, nous permet d'assister à un drame théâtral poignant, grotesque, absurde en première partie et à un véritable spectacle de variétés digne des meilleures soirées du Théâtre des Variétés, en deuxième partie.Ce n'est pas Elvis qu'on raconte dans cette comédie, mais la folle ambition de tous ses « apôtres » qui cherchent Elvis en eux ou dans les autres.Des êtres souvent vides, superficiels, miséreux qui cherchent Dieu et qui l'ont trouvé dans le personnage d'Elvis.Dans un concours de personnificateurs d'Elvis, quatre candidats se retrouvent dans une petite loge d'un cabaret de troisième ordre, quelque part au Québec.Habituellement, la mise en place des personnages alourdit le rythme d'une pièce mais dans ce cas-ci, c'est déjà tout un spectacle en soi.D'abord, le plus vieux candidat, Maurice, interprété par Normand Lévesque, qui repasse son costume de scène et qui prépare sa perruque.Par la suite, c'est le plus jeune, Stéphane, interprété par Patrick Hivon, qui répète ses chansons d'Elvis, assis sur le siège de toilettes, les culottes baissées.Un troisième, Ricky, le champion en titre, interprété par Michel Poirier, tellement prétentieux et futile devant sa trousse de maquillage étalée sur la table.Et finalement, celui ou plutôt, celle qu'on n'attendait pas.une personnificatrice d'Elvis, Jacqueline interprétée par Sylvie Potvin.Si tous ces candidats semblent un peu fous, il y a encore pire.Il s'agit de Dolores, la plus grande groupie du monde qui a jeté son dévolu sur Ricky.Elle croit sincèrement qu'Elvis est toujours vivant et qu'il vit dans la peau de Ricky.Il n'est donc pas question que Ricky puisse perdre le concours des Elvis parce que.c'est lui Elvis.Pour ne rien laisser au hasard, elle neutralise la juge du concours en la séquestrant sur le terrain de stationnement du cabaret.Les candidats s'inquiètent pour la pauvre dame emprisonnée dans une automobile en plein hiver, mais finalement, Dolores, dans son délire, prendra en otage tous les candidats du concours, en les menaçant de son revolver.Maude Guérin, méconnaissable dans la misérable peau de Dolores, nous donne une éblouissante performance de comédienne.Normand Lévesque, qui est souvent génial dans les rôles démesurés, campe un vieil imitateur pathétique qui en est à son dernier tour de piste.Un personnage magnifique.Michel Poirier est arrogant à souhait dans la peau de Ricky.Sylvie Potvin est étonnante dans son imitation d'Elvis, version féminine.Patrick Hivon interprète avec beaucoup de fraîcheur le jeune imitateur d'Elvis, naïf et vulnérable.Marie-Chantal Perron interprète le rôle d'une groupie plus saine et plus enjouée cependant que sa rivale Dolores.Elle campe le rôle de Jessica, amoureuse du jeune Elvis, le beau Stéphane.C'est elle qui anime également le concours des Elvis en deuxième partie alors que ce sont les spectateurs qui déterminent le meilleur Elvis.Et c'est la fête dans la salle.Une fête d'automne.À la recherche d'Elvis (Discovering Elvis) a remporté beaucoup de succès au Canada et aux États-Unis, durant les dernières années.Mais avec la performance des comédiens et la qualité de la mise en scène de Serge Denoncourt, on fera encore mieux au pays du regretté Johnny Farago.À LA RECHERCHE D'ELVIS de Marcia Kash, traduction et adaptation de Josée La Bossière; mise en scène de Serge Denoncourt; décor et accessoires de Marc Senécal; costumes de Mérédith Caron; éclairages de Martin Labrecque.Distribution: Maude Guérin, Patrick Hivon, Normand Lévesque, Marie-Chantal Perron, Michel Poirier et Sylvie Potvin.Spectacle présenté tout l'automne au Théâtre de Rougemont, du jeudi au samedi à 20 h et le dimanche à 15 h.Réservations au 450 469-3006 ou 1-888-666-3006.Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat THE DEEP END (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:45, 5:15, 7:45, 10:15 LUN-JEU 2:45, (5:15), 7:45, 10:15 MAYBE BABY (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:45, 5:00, 7:20, 9:40 LUN-JEU 2:45, (5:00), 7:20, 9:40 OUR LADY OF THE ASSASSINS (16+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:00, 4:45, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:00, (4:45), 7:30, 10:00 THE GLASS HOUSE (13+) DIM 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:30, 10:00 L'ENJEU (G) (Version française de HARDBALL) DIM 3:00, 5:30, 8:00, 10:30 LUN-JEU 3:00, (5:30), 8:00, 10:30 ROCK STAR (13+) (2 ÉCRANS) DIM 2:00, 3:00, 4:30, 5:30, 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 LUN 2:00, 3:00, (4:30), (5:30), 8:00, 10:30 MAR-MER 2:00, 3:00, (4:30), (5:30), 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 JEU 2:00, 3:00, (4:30), (5:30), 8:00, 10:30 LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:30, 4:15, 7:00, 9:45 LUN-JEU 1:30, (4:15), 7:00, 9:45 THE CURSE OF THE JADE SCORPION (G) DIM 2:40, 5:10, 7:50, 10:25 LUN-JEU 2:40, (5:10), 7:50, 10:25 SESSION 9 (13+) DIM 2:30, 5:05, 7:35, 9:55 LUN-JEU 2:30, (5:05), 7:35, 9:55 CAPTAIN CORELLI'S MANDOLIN (13+) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 GHOST WORLD (13+) DIM 2:15, 4:50, 7:40, 10:20 LUN-JEU 2:15, (4:50), 7:40, 10:20 AMERICAN PIE 2 (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 4:00, 4:45, 6:30, 7:15, 9:00, 9:45 LUN-JEU 1:30, 2:15, (4:00), (4:45), 6:30, 7:15, 9:00, 9:45 OSMOSIS JONES (G) DIM 2:05, 4:25 LUN-JEU 2:05, (4:25) RUSH HOUR 2 (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:45, 2:30, 4:15, 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 LUN-JEU 1:45, 2:30, (4:15), (5:00), 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) DIM 1:50, 4:10, 7:00, 9:25 LUN-JEU 1:50, (4:10), 7:00, 9:25 LEGALLY BLONDE (G) DIM 2:10, 4:35, 7:10, 9:35 LUN-JEU 2:10, (4:35), 7:10, 9:35 KISS OF THE DRAGON (16+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-JEU 7:05, 9:30 MOULIN ROUGE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:40, 4:25, 7:15, 10:00 LUN-JEU 1:40, (4:25), 7:15, 10:00 (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:30, 4:15, 5:15, 7:00, 9:45 LUN-JEU 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:45, 10:30 dans toutes les salles de cinéma www.amctheatres.com www.moviewatcher.com Obtenez des entrées gratuites ! 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ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ 2983853A LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE CE SOIR 20H Suzanne Lévesque reçoit Louise Forestier et ses coups de coeur Gabriel Gascon, Lynda Johnson, Manon Lévesque, Mouffe\u2026 2986043A 7LP0801B0930 B-8 dimanche ARTS 7LP0801B0930 ZALLCALL 67 01:04:08 09/30/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 La vraie nature de David Usher SPECTACLES Salles de répertoire À MA SOEUR Cinéma du Parc (3): 17h.AMORES PERROS Cinéma du Parc (3): 21h.BULLY Cinéma du Parc (2): 17h20, 19h30, 21h40.LITTLE SENEGAL Cinéma du Parc (3): 15h.LOST AND DELIRIOUS Cinéma du Parc (3): 19h.MEMENTO Cinéma du Parc (1): 22h.MOULIN ROUGE Cinéma du Parc (2): 15h.OTOTO Cinémathèque québécoise: 20h30.ROAD HOME (THE) Du Parc: 14h45, 16h45, 18h30, 20h15.STRIP TEASE - AMOURS FOUS Cinémathèque québécoise: 19h.TIPPEKE - FLORÉAL - ROSAS ROSAS Cinémathèque québécoise: 18h30.Danse FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE Place des Arts(Cinquième salle) Marathon chorégraphique: de 12h à 17h.USINE C (1345, av.Lalonde) Con forts fleuve, de Boris Charmatz: 21h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Still Distinguished.La Ribot: 17h30.Musique CHAPELLE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Daniel Bolshoy, guitariste.Barrios, Maza, D'Angelo.Série Début.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Dim., 20h, I Solisti Veneti.Dir.Claudio Scimone.Concerto pour cordes(Albinoni), Concerto pour violon (Vivaldi), Concerto pour trombone (Tartini), Concerto pour contrebasse (Dragonetti).Pro Musica.FESTIVAL ORGUE ET COULEURS Église Saint-Nom-de-Jésus (4215, Adam) Dim., 20h, Montreal Jubilation Gospel Choir.Dir.Trevor W.Payne.Réjean Poirier, organiste.Gospel, Ives, Albright, Yon.Théâtre LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La terre est telle grande., de Margaret Mc Brearty.Dim.et lun., 20h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) L'homme, Chopin et le petit tas de bois, de Reynald Robinson: 13h et 15h.(4 à 7 ans) Variétés PLACE DES ARTS (Cinquième salle) François Cous ineau: 20h.CABARET DU CASINO Mississippi Queen, avec Nanette Workman, Breen Leboeuf et Jimmy James: 21h.CABARET (2111, St-Laurent) The Strokes: 21h.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) On Air, création de Debra Brown: 21h.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Cowboy Junkies: 20h.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravate (ligue d'improvisation): 20h30.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Karine St-Louis: 19h30.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Kabib Koité et Bamada: 21h.4375 (Ontario E.) Sur les traces de la Bolduc: 16h.ALIZÉ (900, Ontario E.) Le Cabaret (théâtre): 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Le bonheur que je vous souhaite, c'est que les babines vous pètent: 19h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quintette Kevin Dean: dès21h.P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Le public, tassé sur le plancher du Club Soda, le réclamait à grands cris.Une musique tantôt dance, tantôt rock, à l'image du dernier album du chanteur David Usher (Morning Orbit), claironnait des enceintes pour nous faire patienter.Puis, deux musiciens se montrent, brandissant leurs guitares ; on s'excite ferme.Une fois les cinq musiciens à leurs postes, une fois les premières notes jouées, la vedette sort du noir pour s'immiscer sous les projecteurs.Et les fans de redoubler d'ardeur au niveau des poumons et des cordes vocales.Tel que prévu, la foule du Club Soda s'est faite chorale vendredi soir pour le premier des trois concerts du Montréalais David Usher \u2014 le deuxième avait lieu hier, le troisième se tiendra le 5 octobre.Avec ses cinq comparses, parmi lesquels des membres de son groupe Moist et Kim, ex-Me, Mom & Morgenthaler, David Usher a brassé la cage comme il ne se l'était jamais permis sur ses deux albums solos, Little Stories et Morning Orbit.Si Usher, en studio, s'efforce d'étaler sa voix fluette sur des musiques pop mielleuses, il en va tout autrement sur scène.Comme si le pli de ses tournées avec Moist était resté sur sa veste musicale.Elle n'est pas en velours, sa veste, elle n'est pas de cuir non plus.Un power-rock appuyé, vêtu de jeans, offert par des musiciens complices et expérimentés.Un son qui tranche radicalement avec sa discographie.Ou, pour ceux qui se sont procuré le dernier disque, beaucoup plus fidèle à la version cachée de Black Black Heart, guitares à l'avenant.Surprise, la voix est beaucoup plus assurée.Si fragile sur l'album, Usher perd de son grain, avance un timbre égal et musclé.Moins de finesse, plus d'impact.Personne n'a semblé s'en plaindre.Vêtu d'une douteuse camisole noire à l'effigie d'Elvis \u2014 époque paillettes et embonpoint \u2014, Usher paraissait un brin trop ordinaire pour l'aura qui l'entoure.Encore là, personne ne semblait s'en formaliser, chacun-chacune trémoussant du derrière, entonnant les refrains avec le chanteur.Pourtant, quelque chose dans son attitude donne l'impression qu'il prend ses fans pour acquis.Est-ce l'effet d'une longue tournée sur l'attitude du chanteur, qui, dans ses mouvements parfois superficiels, semble répéter les mêmes trucs ?Il a du dynamisme, Usher, mais ça donne un spectacle légèrement plastifié, prévisible, forcé, où l'authenticité est questionnable.Usher n'est pas membre d'un boys band, même s'il en a l'allure et une partie du public.Une partie seulement, car si sa musique bien ficelée paraît manufacturée, dans ses thèmes, dans ses arrangements, le public qu'il attire a tous les âges.De l'ado pâmée (qui faisait la file devant le Club Soda dès la fin de l'après-midi) au petit couple dans la vingtaine, en passant par les amateurs d'une pop mature frôlant la quarantaine, une mosaïque de plusieurs générations colorait la foule du chanteur.C'est tout à son mérite.Alors, pourquoi ses albums solos ne sont-ils pas le reflet de ses concerts, plus rock ?Ses disques sontils le produit d'une concession accordée aux impératifs de la compagnie qui l'endosse ?Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Avec ses cinq comparses, David Usher a donné vendredi le premier de ses trois concerts à Montréal.www.derekzoolander.com VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS 2991521A Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Lesmécènesde la chanson Pour la deuxième année, les Rôtisseries St-Hubert donnent un coupde pouce à la chanson d'ici en soutenant plus de 200 concerts donnés au Québec.L'initiative, lancée l'an dernier en appui à Daniel Boucher, revient cette année.La commandite se présente en trois volets.D'abord, le financement de tournées de sept artistes d'ici : Zachary Richard, Daniel Boucher, Daniel Bélanger, Bïa, Jim Corcoran, Mario Pelchat et Marie-Jo Thério.Ensuite, les Rôtisseries s'associent à des lancements de disque et créent une bourse pour les artistes émergents.Sylvie Paquette et Mes Aïeux sont les premiers à profiter de ce coup de pouce de 10 000 $.LA CHAMBRE DU FILS\u0001(sous-titre français) (G)Dim.au Jeu.12:30, 2:50,5:10,7:30 Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:20,7:40,9:55 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:05,4:10,6:50,9:25 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.au Jeu.1:00,3:30,6:45,9:15 TUNNEL \u0001 (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:40,5:25,9:05 L'ENTRE-MONDES\u0001(13+) Dim.au Mer.12:20,2:35,4:50,7:00,9:10 Jeu.12:20,2:35,4:50,9:30 L'ANGE DE GOUDRON\u0001Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:45,7:10,9:45 LE MOUSQUETAIRE\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:55,7:25,9:50 UNE JEUNE FILLE \u0001 Dim.au Jeu.1:15,3:35,6:55,9:20 PEUT-ÊTRE BIEN \u0001 (13+) Dim.au Jeu.9:45 LA VIERGE\u0001(sous-titre français) (16+) Dim.au Jeu.1:15,3:45,6:55,9:20 ZOOLANDER\u0001(v.française) Dim.au Jeu.12:15,2:30,4:45,7:10,9:35 NE DITES RIEN\u0001 Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:10, 4:00,6:50,9:30 Dim.au Mer.1:30,4:30,7:05,9:50 Jeu.1:30,4:30,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:05,2:40,5:05,7:30,10:00 Dim.au Jeu.1:00,3:30,7:00,9:30 MARIAGES \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:10,2:35,5:00,7:15,9:35 LA RÉPÉTITION \u0001(13+) Dim.au Jeu.12:20,2:45,5:10,7:35,9:55 HEURE LIMITE 2\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:15,7:30,9:35 Lun.& Jeu.7:30,9:35 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:55,6:55 Lun.& Jeu.6:55 LES AUTRES\u0001(G)Dim.Mar.& Mer.12:35,2:55,5:10,7:35,9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.2:00,7:20 Lun.& Jeu.7:20 L'ENTRE-MONDES \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.4:30,9:25 Lun.& Jeu.9:25 LE MOUSQUETAIRE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:40,3:00,5:15,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 ROCK STAR \u0001 (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:20 LE FABULEUX DESTIN\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 L'ENJEU \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.12:25,2:50,5:10,7:25,9:45 Lun.& Jeu.7:25,9:45 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:45, 5:00,7:15,9:30 Lun.& Jeu.7:15,9:30 ZOOLANDER\u0001(v.française) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:05,5:05,7:10,9:10 NE DITES RIEN \u0001 Dim.Mar.& Mer.1:35,4:15,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 PRINCESS DIARIES (G) Dim.& Mar.1:00,3:40,6:35 Lun.Mer.& Jeu.6:35 RUSH HOUR 2 (G) Dim.& Mar.1:40,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN (13+) Dim.& Mar.12:55,3:45,6:30,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:05 CURSE-JADE SCORPION (G) Dim.& Mar.4:10,9:10 Lun.Mer.& Jeu.9:10 THE MUSKETEER (G) Dim.& Mar.1:25,4:05,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 HARDBALL (G) Dim.& Mar.1:30,3:55,6:40,8:55 Lun.Mer.& Jeu.6:40,8:55 GLITTER Dim.& Mar.1:15,4:00,6:45,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:15 O (13+) Dim.au Jeu.9:00 DON'T SAY A WORD Dim.& Mar.12:50,3:30,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 HEARTS IN ATLANTIS (G)Dim.& Mar.12:45,2:55,5:05,7:20,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:35 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,6:30 Lun.& Jeu.6:30 THE OTHERS \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:40,6:50,9:00 Lun.& Jeu.6:50,9:00 BELPHEGOR \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.3:25,8:45 Lun.& Jeu.8:45 THE MUSKETEER \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:30,6:45,9:15 Lun.& Jeu.6:45,9:15 LE FABULEUX DESTIN\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:05,6:40,9:10 Lun.& Jeu.6:40,9:10 LE MOUSQUETAIRE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:50,7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:00,9:20 L'ENTRE-MONDES \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:55,6:55 Lun.& Jeu.6:55 GLASS HOUSE (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:35,6:30,8:55 Lun.& Jeu.6:30,8:55 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,3:15,7:15,9:30 GLITTER \u0001 Dim.Mar.& Mer.1:25,3:45,7:10,9:25 Lun.& Jeu.7:10,9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:45, 3:00,5:10,7:20,9:30 Lun.& Jeu.7:20,9:30 TWO CAN PLAY THAT GAME \u0001 (G) Dim.au Jeu.8:50 NE DITES RIEN \u0001 Dim.Mar.& Mer.1:25,3:45,5:05,6:45,9:10 Lun.& Jeu.6:45,9:10 DON'T SAY A WORD \u0001 Dim.Mar.& Mer.12:55,3:20,6:35,9:05 Lun.& Jeu.6:35,9:05 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.1:35,3:40,5:45,7:45 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:35,3:40,5:45,7:45,9:50 Mer.7:45,9:50 L'ANGE DE GOUDRON Dim.1:30,3:35,5:30,7:40 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:30,3:35,5:30,7:40,9:45 Mer.7:40,9:45 LE FABULEUX DESTIN Sub-Titled (G) Dim.2:00,4:30,7:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.2:00,4:30,7:00,9:40 Mer.7:00,9:40 LA CHAMBRE DU FILS (sous-titre français) (G) Dim.1:45,3:45,5:45,7:45 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:45,3:45,5:45,7:45,9:45 Mer.7:45,9:45 UNE JEUNE FILLE Dim.1:40,3:40,5:40,7:35 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:40,3:40,5:40,7:35,9:35 Mer.7:35,9:35 PEUT-ÊTRE BIEN (13+) Dim.1:30,3:25,5:25,7:30 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:30,3:25,5:25,7:30,9:30 Mer.7:30,9:30 LA RÉPÉTITION (13+) Dim.1:35,3:45,5:45,7:50 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:35,3:45,5:45,7:50,9:50 Mer.7:50,9:50 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G)Dim.1:30,3:50,7:10,9:20 LES AUTRES (G) Dim.1:40,3:40,7:25,9:45 Lun.& Jeu.7:25,9:45 Mar.& Mer.2:25,4:25,7:25,9:45 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:00,3:30,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.1:20,3:45,7:20,9:50 LE MOUSQUETAIRE (G) Dim.1:10,3:35,6:50,9:10 Lun.& Jeu.7:00,9:10 Mar.& Mer.2:10,4:20,6:50,9:10 L'ENJEU (G) Dim.1:25,3:40,7:00,9:25 Lun.& Jeu.7:00,9:25 Mar.& Mer.2:15,4:30,7:00,9:25 UNE JEUNE FILLE Dim.1:05,3:20,7:35,9:55 Lun.& Jeu.7:35,9:55 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:35,9:55 NE DITES RIEN Dim.1:15,3:55,6:55,9:30 Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:15,4:45,6:55,9:30 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.1:35,4:00,7:15,9:40 Lun.& Jeu.7:15,9:40 Mar.& Mer.2:35,4:50,7:15,9:40 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.1:40,4:00,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:30,9:45 LES AUTRES (G) Dim.2:00,4:20,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.1:40,4:20,6:50 Lun.au Jeu.6:50 MORTS DE PEUR (13+) Dim.3:30,9:00 Lun.au Jeu.9:00 LE MOUSQUETAIRE (G) Dim.1:50,4:00,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.au Jeu.9:20 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:40,4:10,6:50,9:20 Lun.au Jeu.6:50,9:20 NE DITES RIEN Dim.1:20,3:45,6:45,9:15 Lun.au Jeu.6:45,9:15 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.1:00,3:15,5:20,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 ZOOLANDER (v.française) Dim.1:10,3:10,5:15,7:15,9:30 Lun.au Jeu.7:15,9:30 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.12:50,3:20 Mar.12:50,3:20,7:00 Mer.& Jeu.7:00 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.& Mar.1:20,7:10 Lun.7:35 Mer.& Jeu.7:10 L'AMOUR À COUP SÛR (G) Dim.7:00 Lun.7:45 Mar.au Jeu.9:30 LE MOUSQUETAIRE (G) Dim.1:10,3:30,7:15 Lun.7:40 Mar.1:10,3:30,7:15,9:45 Mer.& Jeu.7:15,9:45 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.3:50 Mar.3:50,9:35 Mer.& Jeu.9:35 NE DITES RIEN Dim.1:00,3:40,7:20 Lun.7:30 Mar.1:00,3:40,7:20,9:50 Mer.& Jeu.7:20,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G)Dim.12:30,2:50,5:10,7:35 Lun.7:50 Mar.12:30,2:50,5:10,7:35,9:55 Mer.& Jeu.7:35,9:55 ZOOLANDER (v.française) Dim.12:40,2:55,5:00,7:30 L'ENTRE-MONDES (13+) Dim.1:30,4:00,7:05 Lun.7:55 Mar.1:30,4:00,7:05,9:25 Mer.& Jeu.7:05,9:25 LE FABULEUX DESTIN\u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:15,4:00,6:45,9:30 MARIAGES (G) Dim.au Jeu.12:45,3:00,5:15,7:30,9:45 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.1:40, 3:25,7:10,9:00 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:10,9:00 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.1:40,3:40,7:20,9:20 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:20,9:20 LE COUPLE CHÉRI (G) Dim.1:50,7:15 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:15 LEGALLY BLONDE(G) Dim.3:50,9:25 Mar.& Mer.9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:30,9:30 NE DITES RIEN Dim.1:35,3:45, 7:05,9:15 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.7:05,9:15 RAT RACE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:05,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 TWO CAN PLAY THAT GAME\u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:30,7:25,9:30 Lun.& Jeu.7:25,9:30 GLASS HOUSE \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:20,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 GLITTER\u0001 Dim.Mar.& Mer.1:50, 4:25,7:40,9:55 Lun.& Jeu.7:40,9:55 FROM HELL TO HEAVEN\u0001Dim.Mar.& Mer.1:35,4:15,7:10,9:35 Lun.& Jeu.7:10,9:35 ZOOLANDER\u0001 Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:35,9:40 Lun.& Jeu.7:35,9:40 DON'T SAY A WORD \u0001 Dim.Mar.& Mer.1:40,4:10,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 HEURE LIMITE 2(G) Dim.au Jeu.9:40 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.au Jeu.1:00,3:40,6:45,9:30 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:35,7:05 LE MOUSQUETAIRE (G) Dim.au Jeu.1:25,3:50,7:15,9:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:05,3:25,6:50,9:10 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.au Jeu.1:00,3:30,7:25,9:50 NE DITES RIEN Dim.au Jeu.1:15, 3:55,6:55,9:35 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.au Jeu.1:20,3:45,7:00,9:25 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.au Jeu.1:30,3:55,7:10,9:20 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001(G) Dim.& Mar.1:00,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:35,7:05,9:10 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:10 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:40,6:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:10,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.& Mar.12:15,2:35,7:10 Lun.Mer.& Jeu.7:10 MORTS DE PEUR \u0001 (13+) Dim.& Mar.4:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.9:30 L'ENTRE-MONDES\u0001(13+) Dim.& Mar.12:35,2:35,4:25,7:15,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:15 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS\u0001 (v.française) (G) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:40,6:55, 9:10 L'ENJEU\u0001 (G)Dim.& Mar.12:00, 2:25,4:45,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 CHATS ET CHIENS\u0001(G) Dim.& Mar.12:20,2:20 PEARL HARBOR\u0001(v.française) (G) Dim.& Mar.4:30,8:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Dim.& Mar.12:00,2:15,4:30,7:00,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 DON'T SAY A WORD \u0001 Dim.& Mar.1:30,4:00,6:55,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 ZOOLANDER \u0001 (v.française) Dim.& Mar.12:30,2:30,4:30,7:00,9:10 UN CRIME AU PARADIS \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:30,4:40,7:05,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 NE DITES RIEN \u0001 Dim.& Mar.1:25,3:55,6:50,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.1:10,3:15,5:20,7:25,9:30,11:35 Lun.au Jeu.7:25,9:30 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25,11:30 Lun.au Jeu.7:20,9:25 NUIT DE NOCES\u0001(G) Dim.1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Dim.1:05,3:30,7:05,9:30,11:50 Lun.au Jeu.7:05,9:30 NE DITES RIEN\u0001 Dim.1:00,3:25, 7:00,9:25,11:45 Lun.au Jeu.7:00,9:25 HORAIRE VALIDE DU SEPTEMBRE 30 AU OCTOBRE 4 2991486A 7LP0901B0930 B-9 dimanche ARTS 7LP0901B0930 ZALLCALL 67 01:03:59 09/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 B 9 HABIB KOITÉ AU KOLA NOTE LES STROKES AU CABARET Le griot du troisième millénaire Les nouveaux messies?P H I L I P P E ZELLER Presse Canadienne LE ROCK SE SERAIT-IL trouvé un messie ?À en croire la presse spécialisée, mais aussi de nombreux musiciens, il semble que ce soit le cas.Aubaine, on parle même de plusieurs sauveurs : les Strokes.« Le meilleur jeune groupe rock d'Amérique », affirme, catégorique, le bimensuel américain Rolling Stone.« Le dernier d'une excitante lignée de bands américains à redonner du souffle au rock », avance l'hebdomadaire britannique New Musical Express, précisant, pour bien faire comprendre l'ampleur du phénomène, que les Strokes sont « le groupe rock dont on a le plus parlé depuis Oasis ».Dans le camp d'Oasis, justement, même son de cloche.« Fantastique.Le meilleur groupe de rock'n'roll du monde à l'heure actuelle.Sans l'ombre d'un doute », assure Noel Gallagher, guitariste des vilains garnements de Manchester, qui, durant la seconde moitié de la dernière décennie, firent la pluie et le beau temps en Grande-Bretagne.Gallagher n'est pas le seul artiste à avoir eu le coup de foudre.Les gars de Radiohead et de Manic Street Preachers, entre autres, ont également craqué.Sans compter les gens riches et célèbres, parmi lesquels le mannequin Kate Moss, qui se presse aux concerts du « futur du rock », dixit le mensuel anglais Q.Mais que pensent les principaux intéressés de toute cette agitation ?« C'est complètement ridicule, confiait le chanteur Julian Casablancas récemment.Je vais vous dire, pas mal de groupes sont meilleurs que nous.Ce battage, c'est de la merde.Je crois que nous sommes assez bons, et je souhaite que nous ayons du succès.Mais c'est tout.» Ensemble depuis seulement trois ans, les Strokes \u2014 Casablancas (chant), Albert Hammond (guitare), Nick Valensi (guitare), Nikolai Fraiture (basse) et Fabrizio Moretti (batterie) \u2014 sont de New York, métropole dont les derniers rockers dignes de ce nom furent les Ramones, Talking Heads, Blondie, Television, bref, ceux de la première vague punk.Il y a un quart de siècle À la suite d'un premier spectacle en présence d'une poignée de curieux bien inspirés, en septembre 1999, les Strokes passent le plus clair de leur temps à répéter.À l'occasion, ils se produisent dans des clubs de la Grosse Pomme, chaque fois devant un public plus dense.Sans cesse à l'affût de la perle rare, Geoff Travis, grand manitou de l'étiquette Rough Trade, celui-là même qui a découvert les Smiths, tombe sur une maquette du quintette, en novembre dernier.Deux mois plus tard, celle-ci voit le jour sous la forme d'un EP intitulé The Modern Age.La presse s'emballe.Désignés « the next big thing » avant même qu'ils n'aient lancé un album, ces fils de bonne famille \u2014 Casablancas et Hammond se sont connus dans un collège privé suisse \u2014 auraient eu toutes les raisons de crouler sous la pression.À peine sorti en Grande-Bretagne et annoncé le 9 octobre en Amérique du Nord, ce premier album tant attendu, Is This It, révèle au contraire une formation ayant du chien.Le temps de 11 chansons d'une urgence typiquement new-yorkaise, cinglantes comme un coup de fouet, le groupe ramène le rock à l'époque où comptables et spécialistes de la mise en marché n'avaient pas encore pris le contrôle de l'industrie du disque.Trop beau pour être vrai ?Seul l'avenir le dira.Entre- temps, les Montréalais pourront juger de la chose, les Strokes se produisant ce soir au Cabaret.ALAIN BRUNET Lorsque Habib Koité, 43 ans, était adolescent à Bamako, il faisait comme les jeunes rockeurs de son âge s'escrimant dans les sous-sols de l'Occident : il s'appliquait à maîtriser les riffs d'Eric Clapton ou Jimi Hendrix.Trois décennies plus tard, il peut se targuer d'avoir modernisé une forme traditionnelle on ne peut plus malienne tout en assumant pleinement son époque.Non seulement Koité impose-t-il le respect dans son pays, mais encore le showbiz américain le célèbre à gogo.Pas à peu près : passage remarqué au talk-show de David Letterman en août dernier, louanges de la critique (New York Times, Los Angeles Times, etc.) et de la gent musicale.« Il y a eu Hendrix, puis Stevie Ray et finalement Habib », a déclaré Bonnie Raitt dans un emportement peu commun.Bien sûr, la flamboyante rouquine charrie.Habib Koité est un excellent guitariste, on en convient, mais la placidité de son style ne renvoie absolument pas à la notion de guitar hero.Au bout du fil, d'ailleurs, la voix est aussi paisible que la guitare repérable sur Baro, dernier album de Habib Koité.« Dans les modes comme dans les gammes, ma musique comporte des ressemblances avec le blues, le rock, etc.Mais je ne me déplace pas de la même façon dans ces systèmes musicaux.La représentation d'une culture, vous savez, ressort dans la façon dont on peut se déplacer dans des systèmes musicaux d'apparence similaire.D'ethnie khassonké, minorité culturelle du Mali issue de la rencontre des Malinkés et des Peuhls, Habib Koité est un authentique griot, caste traditionnelle de conteurs, musiciens porteurs héréditaires de la tradition.En 2001, au fait, comment se sent-on en tant que griot ?« En Afrique de l'Ouest, explique Koité, votre nom de famille désigne votre fonction sociale.Que vous fassiez de la musique ou pas, vous êtes un griot si vous êtes un Koité.Vous avez un rôle de communication, vous êtes le citoyen qui perpétue l'histoire de son peuple par le conte ou la musique.Avec le temps, toutefois, les données ont un peu changé ; les griots ne font pas tous de la musique.Mon père, par exemple, était moitié musicien moitié fonctionnaire, mais jamais il n'a cessé de jouer de la guitare à la maison.Ses amis venaient régulièrement répéter à ses côtés.La musique était toujours présente chez nous.» Habib Koité a fondé Bamada en 1988, il a depuis parcouru le monde avec son groupe \u2014 Afrique, Europe, Amérique du Nord, Japon, Turquie, etc.Bamada compte six musiciens.Le leader en est le chanteur en plus de jouer magnifiquement la guitare (à cordes de nylon), sans compter la flûte et les percussions.Se greffent à Habib Koité, Kélétigui Diabaté (balafon et violon), Souleymane Ann (batterie et calebasse), Abdoul Wahab Berthe (basse, kamale n'goni, caragnan), Mahamadou Kone (tama, guiro, dum dum), Boubacar Sidibe (guitares, harmonicas , voix).Ainsi donc, instruments traditionnels et modernes sont mis à contribution.« Je ne suis pas un pur traditionaliste, rappelle le musicien.Je n'ai que 43 ans, les choses ont beaucoup évolué depuis les années 60.Ma formation académique et mon expérience de scène ont fait de moi autre chose qu'un traditionaliste \u2014 dans les clubs à Bamako, j'ai joué de tout et ce, pendant presque 18 ans.« Les musiques traditionnelles du Mali, insiste-t-il néanmoins, m'intéressent au plus haut point.J'en respecte les bases car je tiens à ce que les fils de ces musiques traditionnelles, ceux-là qui viennent du village, puissent se reconnaître dans ma musique.Par mon exemple, je veux maintenir un lien avec nos traditions , je ne veux en perdre ni les mélodies ni les rythmes.» En actualisant ainsi sa propre tradition, Habib Koité entend offrir une alternative aux jeunes Africains de l'Ouest.Mais.« Les artistes plus jeunes, fait-il remarquer, sont désormais très influencés par les musiques occidentales comme le rap ou le reggae.Chez eux, ils n'ont peut-être pas suffisamment d'exemples qui les attirent.Nul n'est prophète en son pays.HABIB KOITÉ et son groupe Bamada se produisent ce soir, 21h, au Kola Note.Le Malien Habib Koité est un authentique griot, caste traditionnelle de conteurs et musiciens, porteurs héréditaires de la tradition en Afrique de l'Ouest.LES JUNKIES AU CLUB SODA Plus rock que jamais ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale ON S'INQUIÉTAIT des Cowboy Junkies après Miles From Our Home, album pop et sans relief paru en 1998.On croyait même que les belles années du groupe ontarien étaient définitivement derrière eux.On se trompait.Open, lancé le printemps dernier, s'engage sur des chemins qu'il a rarement fréquentés.Les racines country et blues demeurent, mais il plonge corps et âme dans un psychédélisme chaloupé où on croise des guitares tourmentées à la Hendrix et d'obscures rêveries évoquant le Pink Floyd des premières années.Le soubresaut a redonné du tonus à la carrière des Junkies.Treize ans après le mythique Trinity Session, les revoilà sur la route jusqu'à février ou mars 2002.« C'est notre plus longue tournée depuis longtemps », confirme Alan Anton, bassiste et seul membre du groupe à ne pas être issu du clan Timmins.Ce soir au Club Soda, les Junkies offriront d'ailleurs leur deuxième concert en quelques mois à Montréal.Open est un disque sombre, même pour un groupe qui nourrit depuis longtemps une admiration sans borne pour Leonard Cohen et Nick Cave.L'atmosphère y est lourde et tendue.La mort rôde.Les silences et la solitude y paraissent encore plus oppressants que d'habitude, malgré le chant envoûtant de Margo Timmins, lumière réconfortante au bout du tunnel.« Notre musique a toujours eu ce côté ténébreux », juge le bassiste.Il rappelle d'ailleurs que les Junkies étaient aussi accros à Pink Floyd dans leur jeunesse, ce qui laisse inévitablement des traces.Mais il y a une autre explication.Open est une chronique de la crise de la quarantaine, moment charnière où on constate qu'on a atteint la moitié de notre vie.« Il y a de ça, c'est certain, concède Anton.Ça correspond à tout le monde dans le groupe et en particulier à Michael (Timmins, auteur de tous les textes et de la majorité des musiques).» Curieusement, alors que le disque parle de vieillissement, les musiques semblent plus tordues, plus libres, plus éclatées, plus jeunes que jamais.« Étrange, n'est-ce pas ?D'ordinaire, en vieillissant, les gens se ramollissent, se calment, constate le bassiste.Nous, c'est le contraire, nous sommes plus heavy.» « Je ne sais pas trop pourquoi », ajoute Anton, rappelant que le groupe se laisse toujours guider par son intuition.Il évoque la liberté totale qui vient avec le fait d'être de nouveau indépendant et aussi la stabilité de la formation, qui a permis au groupe de travailler lentement.« Quand tu engages des musiciens pour un enregistrement, ils sont là pendant un certain temps et travaillent selon les consignes que tu leur donnes.Ce disque-là a pris forme à travers des jams très ouverts », souligne-t-il.En conséquence, Open possède un son franc proche du live.Dark Hole Again, une plainte existentielle de plus de sept minutes gonflée de guitares brouillonnes et saturées, n'a d'ailleurs pas été retouchée.« On a dû se reprendre six ou sept fois avant d'y arriver.C'est la chanson la plus sombre de l'album, le plus grand trou noir.On tenait à la faire en une seule prise continue pour en capter l'énergie.Nous étions tous convaincus que c'était le meilleur moyen d'exprimer le sentiment général du disque, le concept.» Margo Timmins a déjà affirmé que les enregistrements avaient l'habitude de trahir les Junkies, soulignant leur côté sombre alors que, en concert, ils sont plus légers.Doit-on s'attendre à Open version légère au Club Soda ?Anton assure que non.« C'est la tournée la plus rock qu'on ait jamais faite, promet-il.On joue très fort, ces temps-ci.Je pense que les gens vont être surpris de voir à quel point Cowboy Junkies peut rocker.©2001 Twentieth Century Fox Film Corporation.Official Selection Cannes Film Festival Official Selection Sundance Film Festival Elizabeth Einstein « Un thriller solide et évocateur avec des performances remarquables.» Glenn Kenny Elvis Mitchell « Intelligent, brillant et raffiné.Tilda Swinton est magnifique.» «\u2026un film qui vous tient en haleine jusqu' à la dernière minute.» Peter Howell Richard Schickel « Une histoire palpitante, racontée élégamment.» TIME « ENFIN, UN THRILLER QUI FAIT FRISSONNER.» « TOUS DROITS RÉSERVÉS » VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .13 À L'AFFICHE EXCLUSIVEMENT ! ANS + .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .À L'AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL .SON DIGITAL « Un thriller pour conclure tous les thrillers.Wow! Une pièce de maître.» Larry King, CNN (version française de «Don't Say A Word») CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA ST-EUSTACHE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS À L'AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ! VIOLENCE ANS + 2991522A Les fans des Cowboy Junkies seront surpris de voir à quel point ce groupe connu pour sa délicatesse peut rocker, dit Alan Anton.CHARLOTTE RAMPLING avecBRUNO CREMER JACQUES NOLOT ALEXANDRA STEWART PIERRE VERNIER ANDREE TAINSY Un film de FRANÇOIS OZON FIDÉLITÉ PRODUCTIONS présente Nom: Adresse: Ville: Code Postale: Tél.: Faites parvenir le coupon-réponse à: Concours SOUS LE SABLE a/s Les Films Séville 147, St-Paul Ouest, 2 ième étage, Montréal H2Y 1Z5 Le concours débute le 25 septembre 2001 pour se terminer le 5 octobre 2001.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Les Films Séville Inc.La valeur des prix offerts est d'environ 2000$.SSM invitent 250 personnes à une représentation spéciale, le mercredi 17 octobre à 19h00 au cinéma Quartier Latin, 350 rue Émery, Montréal À L'AFFICHE DÈS LE 19 OCTOBRE LES FILMS SÉVILLE en collaboration avec et 2989513A 7LP1001B0930 B-10 dimanche ARTS 7LP1001B0930 ZALLCALL 67 01:07:07 09/30/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Merce Cunningham: quand la puissance devient magique STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Force, intensité et luminosité.Voilà trois mots qui décrivent à merveille les deux créations de Merce Cunningham, présentées vendredi soir à la salle Maisonneuve de la Place des arts, dans le cadre du Festival international de nouvelle danse.Plus de 40 ans séparent Summerspace, créée en 1958, de Biped, qui a vu le jour en 1999.Pourtant, la filiation est évidente.Cunningham, le premier à dissocier la danse, la musique et la scénographie, celui pour qui chaque danseur est un centre se déplaçant de façon autonome dans l'espace, met au monde des oeuvres d'abstraction pure d'une puissance incroyable.L'oeil, l'intelligence et l'individualité du spectateur sont constamment sollicités et celui-ci a pleine liberté de fixer son regard où bon lui semble.Dans le règne de l'aléatoire, le risque de dissonance est grand.Mais il n'est est rien parce que, chez Cunningham, la gestuelle est d'une telle rigueur, les corps des danseurs si puissants et si présents, que les éléments disparates se fusionnent et s'enracinent au plus profond du sol.Alors si l'expérience peut parfois être déroutante, elle n'en devient pas moins absolument hypnotisante et intense.Summerspace baigne, dès les premiers instants, dans la merveilleuse luminosité qui émane de la toile de fond pointilliste, signée Robert Rauschenberg.Les danseurs sont habillés de léotards blancs, également recouverts d'une multitude de petits points.On dirait des morceaux échappés à la toile qui auraient tout à coup pris vie.Ici, chaque entrée de scène, chaque mouvement, chaque transfert de poids et changement de direction relève de l'imprévisible.Les six danseurs, tout en jambes, entrent et sortent continuellement de scène, selon une variété absolument incroyable de phrasés, qui incluent tout à coup des positions ou des déplacements des plus surprenants.Les transferts de poids et les changements de figures se font le plus souvent sans impulsion, exigeant des danseurs une force et un contrôle incroyables.Summerspace est tantôt aérienne et mouvante, avec des corps qui bondissent et tournoient librement, tantôt lente et d'une énergie contenue et tendue, comme celle dégagée certains athlètes.Biped se révèle comme une variation encore plus perverse et complexe de Summerspace, malgré les quatre décennies qui séparent les deux oeuvres.Enchassés entre deux fins écrins, les 14 danseurs se meuvent avec un contrôle infini, sur fond de la fascinante musique du compositeur britanique Gavin Bryars.Les corps, tendus au maximum, se développent lentement en lignes allongées qui se fracassent la seconde suivante.Encore ici, malgré la multitude d'actions simultanées qui sollicitent le spectateur de toutes parts, l'intense présence physique des danseurs rend l'oeuvre magnétique et ordonne le chaos.Et tout à coup, un ange passe : d'immenses corps dansants virtuels sont projetés sur l'écrin placé devant les danseurs.L'effet est saisissant et ajoute au caractère déjà onirique de la gestuelle de Biped.Ces danseurs-fantômes reviennent hanter les vivants tout au long de la pièce, par instants fugitifs.Lorsque, vers la fin de l'oeuvre, les danseurs enfilent de magnifiques ensembles de soie, le contraste entre la légèreté et la force tranquille de cette oeuvre atteint son paroxysme.Célébrités.Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 (866) 987-8363 Un magnifique 40e anniversaire C'est en compagnie de leurs enfants, petits-enfants, parents et de nombreux amis que Huguette et Jacques Charbonneau célébraient récemment leur 40e anniversaire de vie commune.Félicitations! Claire Lecomte et Antonio Bouchard se mariaient le 29 septembre 1951 50 ans ensemble 50 ans d'amour 50 ans d'exemples à suivre et de leçons de vie Vos 5 enfants et 8 petits-enfants qui vous aiment tellement.Merci Jacqueline Daigneault-Boucher Pour célébrer ces 80 ans qui viennent de sonner et qui vous trouvent en forme et toujours curieuse! Bonne Fête Maman Félicitations à Nicolas Beauchamp pour avoir obtenu ses cartes de professionnel au Golf de l'AGPQ tout en réussissant ses études universitaires.Fiers de toi, parents et amis.50ième anniversaire de mariage Samedi, le 29 septembre 2001, Marthe et Charles Maisonneuve célèbrent leurs noces d'or.Félicitations et merci pour ce bel exemple d'amour, source d'une famille unie.De vos enfants: Pierre (Diane), Hélène (Serge), Louis (Joanne), Marie-Ève (François), Frédéric (Chantale) et Linda (Alexandre), ainsi que tous vos petits-enfants.Célébrités.Cinqq uestions à.Marie Chouinard STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale EN 12 ANS de carrière solo, la mystérieuse et intense chorégraphe québécoise Marie Chouinard s'est métamorphosée à plus d'une reprise en quelque créature fantastique.Si elle ne danse plus elle-même, les oeuvres de groupe qu'elle crée pour les danseurs de la compagnie qu'elle a fondée en 1990 continuent d'envoûter ses fans à travers le monde.Dans le cadre du Festival international de nouvelle danse, elle présentera, en première montréalaise, Les 24 Préludes de Chopin et Le Cri du monde, deux oeuvres magnifiques et complexes dans lesquelles chaque geste semble émerger des profondeurs de l'âme.Q Dans Le Cri du monde, est-ce un cri de joie ou de désespoir qui est poussé ?R Ce n'est ni l'un, ni l'autre.Je me suis plutôt imaginé quel bruit ferait la planète dans le cosmos.La joie, le désespoir.tout y est mélangé.C'est aussi un amalgame de tous les cris de l'humanité, celui de tous les peuples.Q Comme son nom l'indique, l'oeuvre Les 24 Préludes de Chopin est inspirée des 24 Préludes de l'Opus 28 de Frédéric Chopin.Qu'est-ce qui vous a attiré chez ce compositeur romantique ?R C'est difficile à expliquer.Tout ce que je sais, c'est qu'en écoutant ces 24 Préludes, je n'ai pas arrêté d'avoir des visions.Un prélude après l'autre, la musique semblait appeler mon corps et mon âme en entier.En même temps, mon côté logique et intellectuel se refusait de chorégraphier sur cette musique, parce que Chopin appartient après tout à une époque révolue.J'ai résisté pendant quelque semaines, mais j'ai finalement cédé parce que chez moi, tout sentiment d'urgence l'emporte haut la main sur la logique.Q Il y a toujours un côté très primal dans votre travail et les deux oeuvres au programme du FIND ne font pas exception.Qu'allez-vous puiser dans cette énergie ?R C'est étonnant que les gens voient souvent un côté primal dans mon travail, alors que moi, j'accorde surtout de l'importance à l'intelligence des connexions dans le corps et à tout l'aspect formel de la composition.En nous, à part le système nerveux, le système glandulaire et le code génétique, bat aussi une pulsion de vie.Comme le corps en entier est mon matériau, alors j'utilise tous ces éléments, mais je n'ai pas l'impression de faire davantage appel à la pulsion.Peutêtre le fait de travailler avec l'intelligence inscrite à même le corps réveille-t-il un aspect plus primitif.Mais ce n'est pas une de mes préoccupations premières.Q Sur la cinquantaine d'oeuvres solo ou de groupe que vous avez créées depuis vos débuts en 1978, y en a-t-il une qui vous tient particulièrement à coeur ?R Oui, absolument et c'est toujours la dernière que j'ai créée.En ce moment, celle qui me tient le plus à coeur est Étude #1, un solo que j'ai conçu pour une des danseuses de la compagnie et qui a été présenté à Vienne cet été.Je préfère toujours la pièce dans laquelle je viens de donner tout ce que j'avais, celle qui contient la dernière chose que j'aurais voulu dire si je mourais.C'est celle-là qui est la plus importante, la plus riche et la plus puissante.Q Vous considérez vous comme une enfant terrible de la danse ?R (Rires) Je ne me suis jamais considérée ainsi.Ce sont plutôt les autres qui m'ont apposé cette étiquette.Moi, je me considère plutôt comme une bûcheuse, une travailleuse.Si je me retrouve à contre- courant, c'est souvent accidentel.Je ne me préoccupe pas de ces questions-là.Mon travail passe par toutes sortes de styles et d'architectures parce que je suis toujours à la recherche d'une nouvelle façon d'atteindre la beauté et la vérité.LES 24 PRÉLUDES DE CHOPIN et LE CRI DU MONDE de la Compagnie Marie Chouinard.Les 2 et 3 octobre au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.Renseignements à info-danse: (514) 524-0666 ou au www.festivalnouvelledanse.ca Nos articles et toute la programmation du Festival international de nouvelle danse sont disponibles à www.cyberpresse.ca/find Dans le cadre du FIND, la chorégraphe Marie Chouinard présentera, en première montréalaise, Les 24 Préludes de Chopin et Le Cri du monde.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Un timbre commémoratif pour le TNM Afin de souligner les 50 ans du Théâtre du Nouveau Monde, Postes Canada a offert à l'institution un timbre commémoratif soulignant l'importance du TNM dans l'histoire culturelle du pays.Le timbre, réalisé par la firme Graphème, est à l'effigie de deux des fondateurs du théâtre, Jean Gascon et Jean-Louis Roux, revêtantleurs costumes de scène.Jean Gascon estreprésent é en Harpagon, dans L'Avare, et Roux en Géronte, dans Les Fourberies de Scapin.Sur la photo, prise lors du lancement du timbre, jeudi, l'on reconnaît (de gauche à droite), la comédienne Nathalie Gascon, le président-directeur général de Postes Canada André Ouellet, la comédienne Janine Sutto, la directrice du TNM Lorraine Pintal et Jean-Louis Roux.Le prochain événementinscrità l'agenda des célébrations du 50e est l'ouverture de l'exposition Molière au Nouveau Monde, au Musée Mc Cord, le 16 octobre. 7LP1101B0930 B-11 dimanche ARTS 7LP1101B0930 ZALLCALL 67 01:05:27 09/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 B 1 1 MASSIMO GUERRERA Bouffe et autres plaisirs corporels JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Au rez-de-chaussée d'un triplex dans Hochelaga- Maisonneuve, une ancienne épicerie sert d'atelier à Massimo Guerrera.Dans cet espace ouvert, l'artiste a soigneusement dispersé sur des tapis des modelages en céramique des plus variés et des plus étranges.Sur une table assez basse, une foule de matières comestibles a été déposée : noix, pamplemousses, clémentines, pâte d'amande en tube.En ce début septembre, l'ensemble se présente déjà comme une installation, typique de l'univers de cet incontournable de l'art contemporain québécois.Tout baigne dans l'ambiguïté, de ce désordre ordonné à la nature des objets.À la croisée des disciplines, l'art de Massimo Guerrera sera en évidence, à compter de mardi, au Musée d'art contemporain, dans le cadre du Festival international de nouvelle danse.Celui qui avait étonné il y a quelques années par sa cantine publique où il offrait à manger aux passants, ne cherche pas à savoir s'il est davantage danseur ou artiste plastique, s'il s'inscrit davantage dans la performance ou dans la sculpture.« Je suis vu comme quelqu'un des arts visuels, finit-il par dire.Ce n'est pas pour rien que je serai au musée.C'est clair qu'on ne m'a pas invité comme chorégraphe, mais comme quelqu'un qui a un autre regard sur les questions du mouvement et du corps.» L'oeuvre, espèce d'installation-habitat, s'appelle Darboral (contraction d'arborescence et d'oralité).Comme la pièce qu'il avait habitée à l'automne lors de la Biennale de Montréal.Ce sera donc une suite, l'oeuvre étant constamment en évolution.Ce n'est pas parce que son nom intègre un festival de danse plutôt qu'une biennale d'art que la signature Guerrera perdra ses couleurs.Ses réflexions seront d'ailleurs les mêmes qu'il poursuit depuis une dizaine d'années : questions du corps, de la nourriture, des rencontres entre les gens.« Je passe à travers la nourriture pour mettre en forme ou incarner tout ce que traverse le corps humain.En fait, c'est comme un grand terrain de jeu où se fait un travail sur le corps commun, comment encore aujourd'hui on peut être ensemble à deux, à dix, à quinze.C'est beaucoup l'idée de la fête, de la rencontre.Darboral est axé sur la convivialité.» La convivialité.Comme à la Biennale, des amis accompagneront le maître de cérémonie pendant toute la durée de l'événement dont Eheri Koptère, pseudonyme que Jérôme Minière s'est donné pour ses musiques plus expérimentales.D'autres viendront seulement à l'occasion, invités à prendre un repas.Croisement entre la performance, le travail sculptural et la danse, « un triangle », selon Guerrera, Darboral se verra sous plusieurs angles.Le jour, pendant les heures d'ouverture du MAC, il y aura des petites séances dansées, des actions de quinze minutes.Le soir, la danse durera une heure.Très physique \u2014 « j'aime avoir une gymnastique personnelle », dit celui qui, profitant d'une pause pendant l'entrevue, s'est mis à faire des étirements \u2014, la gestualité de Massimo Guerrera balance entre des mouvements très frénétiques, des contractions musculaires presque robotiques, et d'autres plus souples.« J'oppose deux textures.» Qu'il ne prépare pas des chorégraphies n'empêche pas cet artiste conceptuel de bien penser au déroulement de ses séances.La série de pièces qu'il aura fabriquée en septembre a un rôle déterminant : des petites sculptures solides mais portatives, qui se tiennent dans une main ou sur lesquelles les danseurs \u2014 « les interprètes protagonistes » \u2014 s'appuieront.« C'est une réflexion sur le travail d'endurance, sur les limites du corps ; sur quoi le corps s'appuie, le plancher, l'apesanteur.Estce qu'on s'appuie sur notre travail ou est-ce notre travail qui s'appuie sur nous ?Est-ce que le travail est lourdeur ou légèreté ?Un encombrement ?» Parsemés dans la salle, ses objets buccaux, ses sculptures mangeables faites de céramique et de pâte d'amande, puis d'autres avec du miel et des graines de sésame, prolongeront le doute sur la nature des choses.Et continueront à révéler son penchant pour la bouffe, comme activité sociale.« La nourriture comme espace de convivialité, un agent liant, un espace de relation.Quand j'invite les gens, c'est vraiment un souper », insiste-t-il.Interprètes protagonistes, carburants performatifs (liquides qu'il boit pendant ses performances), corps-maisons, polarités désireuses (cohabitations d'espaces très propres avec d'autres sales), le vocabulaire métaphorique de Guerrera peut en effrayer plus d'un.Comme certains de ses matériaux, des objets de défécation très réalistes.« Je travaille sur la nourriture, c'est normal que ça aboutisse là.Mais je ne le fais pas pour choquer », dit celui qui travaille avec tout ce qui est reste \u2014 les pelures d'agrume ne traînant sûrement pas par négligence ce jour-là.« Je suis intéressé par le reste, il faut toujours fragmenter ce qui rentre en nous.Ce que j'aime c'est prendre les restes et faire un objet avec le minimum de gestes.J'aime bien ceux qui sont entre la viscère, le cerveau et l'agglomération.» Repas communautaire, installation dansée, performance fortement physique, tout ça se passera dans la petite salle au sous-sol du Musée d'art contemporain.Après, Massimo Guerrera disparaîtra de la scène nord-américaine pour un petit bout, le temps de prendre du recul et de concrétiser quelques projets en Europe, à Londres particulièrement.DARBORAL, de Massimo Guerrera, au Musée d'art contemporain, du 2 au 6 octobre.Info: 514 524-0666.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Croisement entre la performance, le travail sculptural et la danse, Darboral, que présente l'artiste Massimo Guerrera au MAC, pourra se voir sous plusieurs angles.F- MONNAIES 1 Quelle est la monnaie de l'Équateur ?2 Avec quelle monnaie paierez- vous une bière achetée au musée Heineken d'Amsterdam 3 Quelle unité de poids des temps bibliques est devenue la devise monétaire d'Israël ?4 Quelle dynastie chinoise des XIIIe et XIVe siècles porte le même nom que la monnaie de la Chine ?5 Lequel de ces pays africains n'a pas le dollar comme monnaie : Liberia, Sierra Leone ou Zimbabwe ?Gardien de but.G É N I E S EN HERBE #955 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A- VICTOIRES ET DÉFAITES 1 Quel général parvint à stopper les troupes allemandes en réquisitionnant les taxis parisiens, lors de la bataille de la Marne ?2 Quel pays la France avaitelle battu en finale lors du mondial de soccer de 1998 ?3 Contre quelle armée Napoléon remporta-t-il la victoire à la bataille de Marengo ?4 Quel trophée québécois est « Victoires » français ?5 Contre quel gardien fut marqué le but victorieux du dernier match de la série du siècle ?D- NATURE 1 Comment s'appelle le petit de la girafe ?2 Quel est le nom des petites graines dures qui entourent la fraise, et qui sont le véritable fruit du fraisier ?3 De quel fleuve américain ramena- t-on les premiers échantillons de magnolia, nommé en l'honneur du botaniste Pierre Magnol ?4 Quel gazest l'ingrédient principal de la photosynthèse 5 Quel nom donne-t-on à une plante sans chlorophylle ou à un humain sans pigmentation de la peau ?G- PONTS ET CHAUSSÉES 1 Qui tenait la vedette féminine du film Les Amants du Pont-Neuf ?2 Quelle ville américaine, où jouaient les Dodgers, eut le premier pont suspendu à câbles d'acier du monde ?3 Quel mélange d'hydrocarbures est exploité dans les sables de la région d'Athabasca 4 Dans quelle ville retrouvet- on le célèbre pont des Soupirs ?5 Quel pont de l'État de Washington s'effondra en 1940 à cause d'un vent d'à peine 70 km/ h qui le fit vibrer comme une corde de vioE- ARTISANS lon ?DU CINÉMA 1 Quel artiste allemand est responsable du design des organismes xénomorphes qui tiennent la vedette des films de la série Alien ?2 Qui a composé la musique des films Dick Tracy et Beetle juice ?3 Quel duo de bédéistes ont participé au design des décors du film Le Cinquième Élément ?4 Quel couturier français avait conçu les costumes de ce même film ?5 Quel designer auteur de génériques et d'affiches pour Alfred Hitchcock, est le réalisateur du film de sciencefiction Phase IV ?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Dame française née à Niort en 1636 et morte à Saint- Cyr en 1719.2 Elle dut se marier avec le poète Scarron pour des raisons financières.3 Elle fut une hôtesse de salon réputé et, après la mort de Scarron, entra au service du roi, dont elle éleva les enfants.4 Elle fut secrètement mariée à Louis XIV et devint très influente à la cour.B- LETTRES 1 Qui est l'auteur de la pièce Le Cercle de craie caucasien 2 Qui fut cofondateur de la Ligue Nationale d'Improvisation avec Robert Gravel ?3 Quel personnage mythologique, condamné à pousser un rocher pour l'éternité, entre dans le titre d'un essai d'Albert Camus ?4 Quel metteur en scène québécois a supervisé l'adaptation théâtrale du film Les parapluies de Cherbourg ?5 Combien de livres forment À la recherche du temps perdu de Proust ?C- MOTS COMMENÇANT PAR LA LETTRE « B » 1 Caste supérieure en Inde.2 Restaurant mal famé ou de piètre qualité.3 Enveloppe de la châtaigne, aussi l'appellation française du cafard informatique.4 Lieu où se déroulent des matchs de pétanque.5 Carence de vitamine B.Vedette féminine.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1201B0930 B12 - DIMANCHE - OIZO 7LP1201B0930 ZALLCALL 67 01:00:53 09/30/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2001 Ensemble! À TIRE-D'AILE Avez-vous déjà assisté à un « mariage » d'hirondelles ?L'expression était souvent utilisée il n'y a pas très longtemps pour désigner ces centaines d'hirondelles qui se perchent côte à côte sur un fil électrique, formant un cordon d'oiseaux de plusieurs dizaines de mètres de longueur.Paradoxalement, ces « mariages » d'hirondelles ou d'étourneaux, comme sur la photo ci-contre, surviennent après la période de reproduction, vers la fin de juillet, pour prendre de l'ampleur en août et en septembre, avant le départ des oiseaux pour le sud.Si l'origine de la métaphore est obscure, tout laisse croire qu'elle fait surtout allusion aux regroupements d'amis et de parents à l'occasion d'un mariage ou encore aux défilés bruyants d'automobiles suivant les nouveaux mariés.Le terme serait d'ailleurs typiquement québécois.Vers la fin de l'été, les hirondelles se regroupent aussi dans des dortoirs pour passer la nuit.Il s'agit habituellement d'un petit bois d'arbres touffus qui peut abriter des centaines, voire des dizaines de milliers d'entre elles, habituellement des hirondelles bicolores, mais aussi certaines cousines appartenant aux autres espèces.Il y a quelques années, à Pembroke, en Ontario, un de ces dortoirs en comptait un à deux millions, des oiseaux qui ont cependant déserté l'endroit depuis.À l'exemple des hirondelles, la plupart des oiseaux sont portés à se rassembler durant une période ou l'autre de l'année, habituellement en dehors de la période de nidification, exception faite des oiseaux coloniaux qui nichent ensemble et de certaines espèces solitaires, comme notre gélinotte huppée, par exemple.Les grands rapaces sont aussi considérés comme solitaires, même si au cours de la migration, à certains points géographiques précis, on peut en voir des centaines au cours d'une seule journée.Mais ce phénomène est surtout attribuable aux conditions propices de voyage.(En Colombie-Britannique, on peut cependant observer d'importants regroupements de pygargues à tête blanche en dehors de la période migration.) Dans la même veine, les parulines, plusieurs espèces de bruants et de nombreux petits passereaux qui n'ont habituellement pas l'esprit grégaire vont aussi voyager en petites bandes composées de plusieurs espèces durant leur périple migratoire.Ces regroupements permettraient notamment aux membres du groupe de localiser plus facilement les oiseaux qui résident sur les territoires de passage, des régions peu familières aux migrateurs, et ainsi de découvrir des sources de nourriture rapidement.Des avantages importants D'autres volatiles vont aussi adopter un comportement grégaire sur les territoires d'hivernage.C'est le cas notamment des merle bleus de l'Est ou encore des tyrans tritris qui, en Amérique du Sud, se regroupent l'hiver en bandes qui atteignent parfois une centaine d'individus, souligne Normand David, le directeur général de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.Le moineau domestique et une foule d'espèces tropicales comme certains perroquets, les perruches et les calopsittes australiennes sont considérés comme grégaires l'année durant.Nos canards, nos oies, les corneilles, les carouges, les quiscales, les jaseurs ou les chardonnerets jaunes et bon nombre d'oiseaux de rivages, entre autres, vont vivre en couple durant la période de nidification et vont redevenir grégaires le reste de l'année.Chez ces oiseaux, reproduction signifie revendication d'un territoire pour y bâtir un nid, parade pour la conquête d'une famille, discrétion pour élever les petits en sécurité.Mais dès que la marmaille est en âge de voler et de se nourrir seule, l'instinct grégaire reprend le dessus.C'est que vivre ensemble présente des avantages indéniables.Cohabiter et se déplacer en groupe multiplient d'autant le nombre d'yeux pour détecter la nourriture et les prédateurs.Voilà aussi autant d'oiseaux prêts à lancer un cri d'alarme pour sensibiliser tout leur petit monde à la présence d'un ennemi.Selon A Dictionary of Birds (éd.Buteo Books), le fait de vivre en groupe réduit les dépenses d'énergie de chaque oiseau pour découvrir de la nourriture.On a d'ailleurs constaté que le grégarisme ne permettait pas nécessairement à chaque oiseau de manger plus, mais qu'il pouvait ainsi se nourrir plus régulièrement et éviter les périodes de disette.D'ailleurs, en hiver, durant les périodes les plus froides, les oiseaux ont tendance à se faire plus grégaires que durant les journées clémentes.Chez des espèces comme la mésange à tête noire, le grégarisme se limite souvent à 10 ou 15 individus.Mais dans ce cas, la position hiérarchique de chaque individu dans le groupe permet à tous de manger à son tour et à sa faim, et d'éviter des luttes pour la quête de nourriture, réduisant ainsi les dépenses inutiles d'énergie.La force du nombre On a constaté aussi que l'avantage du nombre pouvait devenir crucial lorsqu'une volée envahissait une nouvelle région.On cite le cas d'un groupe de jaseurs d'Amérique (jaseur des cèdres) en migration qui s'était introduit sur le territoire d'un moqueur polyglotte en vue de manger des baies.Si le moqueur s'est empressé de chasser les intrus à tour de rôle, il a vite été dépassé par l'ampleur de la tâche et chaque jaseur a ainsi pu manger à sa faim.Certaines espèces grégaires vont aussi agir ensemble pour effrayer les poissons afin de les diriger en eau moins profonde où ils deviendront plus faciles à capturer.Pélicans, cormorans et certains becsscies sont du nombre.Voler ensemble offre par ailleurs une bonne protection contre les prédateurs qui tenteront toujours d'isoler un individu de son groupe avant de se lancer à sa poursuite.Mais ces attaques amènent habituellement la volée à crier à l'unisson et à s'envoler soudainement dans toutes les directions.Si bien que le rapace ne sait plus où donner de la tête, et la proie en profite alors pour s'échapper.Chez certaines espèces, notamment l'étourneau sansonnet et le jaseur d'Amérique, c'est la cohésion du groupe qui fera obstacle au prédateur.En effet, lors d'une attaque, les oiseaux du groupe se rapprocheront parfois si près les uns des autres qu'ils formeront une masse compacte qui devient presque invulnérable à l'oiseau de proie.En raison de sa grande vitesse lors de son vol en piqué, le faucon pèlerin évitera la masse d'étourneaux de peur de se blesser lors d'une collision éventuelle.Dans The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds (éd.Alfred A.Knopf), l'auteur John K.Terres rapporte qu'au cours d'une période de 10 minutes, un faucon de Cooper s'en est pris à un groupe de 25 jaseurs d'Amérique.Chaque fois que le rapace tentait de capturer un oiseau, le groupe se faisait si compact que le prédateur abandonnait la partie.D'autres chercheurs ont aussi observé des oiseaux de proie qui ont vite déchanté au cours d'une attaque contre une volée de carouges à épaulettes.Tout le groupe de carouges s'est soudainement mis à la poursuite du prédateur le contraignant à atterrir ou même à se poser sur l'eau.Le vol en formation Par ailleurs, chez les oies, les bernaches, certains canards et les cormorans, le seul fait de voler en formation représente une économie d'énergie considérable.Chaque battement d'ailes amène un déplacement d'air qui exerce une pression ascendante dont profite l'oiseau qui est dans son sillage, un peu comme une voiture qui est « aspirée » lorsqu'elle suit de très près un camion.Des chercheurs ont même calculé que pour une quantité égale d'énergie, une bernache du Canada qui volait en formation pouvait parcourir une distance plus grande de 71 % par rapport à une oie voyageant en solitaire.Cet avantage énergétique ne peut cependant profiter aux oiseaux de petite taille parce que le déplacement d'air lors du vol est de peu d'importance par rapport aux gros palmipèdes.Le conditionnement de l'individu La vie en groupe conditionne aussi la vie de chaque individu qui en fait partie.La cohésion extraordinaire de certaines volées de pluviers ou de chevaliers en est un bon exemple.Chez certaines espèces coloniales, quand un oiseau commence à se lisser les plumes, c'est toute la colonie qui se mettra à la tâche.Souvent, la présence du groupe agit comme un véritable aimant.Un étourneau sansonnet volera beaucoup plus vite pour joindre son groupe dont il s'était écarté par distraction et une famille de corneilles en vol sera attirée irrésistiblement par un groupe de leurs congénères au sol.Ce conditionnement social est aussi remarquable chez les poules domestiques.Après avoir laissé une poule manger à sa faim, raconte Terres, on lui a présenté une compagne affamée qui s'est empressé de dévorer à son tour la nourriture offerte.Devant ce bel enthousiasme, l'oiseau à l'appétit saturé s'est mis de nouveau à table, avalant encore l'équivalent du tiers de tout ce qu'elle avait mangé quelques instants auparavant.Photo AP Les « mariages » d'hirondelles ou d'étourneaux, comme c'est le cas ici, sont monnaie courante en août et en septembre.Ils sont le prélude à la migration.Certaines espèces de pélicans qui chassent en groupe vont amener des bancs de poissons à se diriger en eau peu profonde afin de pouvoir les capturer plus facilement.Des dortoirs qui empêchent de dormir PIERRE GINGRAS L'instinct grégaire des oiseaux est souvent en cause dans leurs mauvaises relations avec l'homme.Les producteurs de maïs entretiennent des relations plutôt houleuses avec les carouges, quiscales et vachers qui se réunissent dans leurs champs au cours de l'été pour faire bombance.Ils peuvent être des milliers à se mettre à table en même temps.La situation est souvent dramatique pour ceux qui produisent du maïs en épis pour consommation immédiate.Les oiseaux dévorent la tête de l'épi qui devient alors invendable.Les agriculteurs disposent de canons spéciaux pour effrayer les oiseaux, mais cela ne suffit pas.Ils doivent souvent sortir le fusil pour que les oiseaux associent le bruit des canons avec un vrai danger.Plus près de nous, souvent en pleine ville, le grégarisme des oiseaux cause de véritables cauchemars aux résidants de certaines rues.Après la période de nidification, souvent en août, étourneaux, carouges, quiscales, vacher et merles commencent à passer la nuit ensemble.Non seulement le bruit des oiseaux en soirée et au petit matin dérange, mais les fientes salissent les trottoirs et rendent l'endroit aussi malodorant qu'un poulailler.Malheureusement, il n'y a pas grand-chose à faire pour contrer le phénomène.La situation dure habituellement quelques semaines, beaucoup trop longtemps vous diront ceux qui en souffrent.Heureusement, elle se produit rarement au même endroit à chaque année.Heureusement aussi que ces dortoirs ne sont jamais bien importants.Dans certaines régions rurales, notamment dans les marais à phragmites (les grandes plantes à plumeau que l'on voit sur le bord des routes), les carouges se réunissent souvent par centaines de milliers pour dormir.Photo ARMAND TROTTIER Les étourneaux sansonnets se réunissent de nouveau en groupe après la période de reproduction.Quand ils sont attaqués en vol, ils forment parfois une masse si compacte que le prédateur abandonnera sa chasse.Le faucon pèlerin hésitera quant à lui à foncer sur le groupe de crainte de se blesser."]
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