La presse, 29 septembre 2001, D. Arts et Spectacles
[" 6LP0101D0929 D1 sam.6LP0101D0929 ZALLCALL 67 01:10:45 09/29/01 B 2985762A 6LP0201D0929 D2 29 septembre 6LP0201D0929 ZALLCALL 67 01:02:59 09/29/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 CHANTAL GUY collaboration speciale QUELQUES AFFICHES DU theatre Arcade tapissent l'une des entrees du centre culturel de la Federation ukrainienne, rue Fairmount Ouest, dans Outremont.Les moins de 30 ans pourraient s'etonner du prix d'entree (un ridicule 1,05 $) et trouver les comediens ukrainiens peu exigeants quant a leur cachet s'il n'y avait pas un peu partout la lourde machinerie obligatoire a la production d'une teleserie.Le tandem Wojas-Menard, qui nous avait offert Le Pollock, est en plein tournage de Jean Duceppe, une teleserie en six episodes d'une heure chacun produite par Videofilms qui sera presentee a Tele-Quebec en 2002.Le theatre Arcade, pour les amnesiques que nous sommes, est l'endroit ou Jean Duceppe a fait ses debuts.Dans un local plus loin, nous entendons une discussion animee : trois personnes parlent de la greve des realisateurs a Radio-Canada et complotent pour monter un spectacle afin d'appuyer la cause.On reconnait facilement la voix de Jean-Louis Roux ! En approchant un peu, c'est la surprise : le comedien Paul Doucet ressemble a Duceppe dans la fleur de l'age, au moment ou il etait president de l'Union des artistes.Il discute avec Denise Pelletier (Sylvie Drapeau) et Jean-Louis Roux (Denis Lavalou).La scenariste et productrice associee Claire Wojas voit avec affection la vie de Jean Duceppe se recreer sous ses yeux.Quand j'ai decide d'ecrire la serie, je me disais que je n'y arriverais jamais tellement cet homme-la a ete actif dans sa vie, raconte-t-elle.J'avais des piles de journaux et de temoignages.Il a ete tellement couvert par la presse et il s'est tellement implique dans toutes sortes de domaines, comme le theatre, la tele, la radio, l'engagement politique, etc.Le plus dur aura ete de faire des choix.Claire Wojas et Robert Menard ont choisi de couvrir la vie de Jean Duceppe de 1923 a 1990, en terminant sur le discours prononce par l'homme de theatre a l'ile Sainte-Helene lors de la Saint-Jean-Baptiste.On aurait pu faire 10 heures au lieu de six, mais on touche pas mal a toute sa carriere , soutient le realisateur et producteur Robert Menard, visiblement excite et heureux de son projet.Sa famille m'a donne carte blanche, raconte-t-il.C'est une serie librement inspiree de la vie de Jean Duceppe, c'est-a-dire que tous les faits sont exacts, mais nous avons dramatise certains moments, car, comme bien des gens de sa generation, Jean Duceppe avait de la difficulte a exprimer l'intimite.C'est un hommage que nous lui rendons.Sans complaisance, assure-t-il, en rappelant les crises epouvantables que pouvait faire Duceppe.Il faisait peur a tout le monde quand il se mettait en colere , dit-il en riant.Il a fallu quatre mois a Robert Menard pour trouver celui qui incarnerait Jean Duceppe.C'est Paul Doucet, jeune acteur de 35 ans qui fut choisi.J'ai vu des tas de bons comediens, mais lui, il m'a chavire , explique Menard, qui a pris le risque de choisir un acteur presque inconnu du grand public.Lourde responsabilite que celle de chausser les souliers d'une si grande pointure du theatre et de l'histoire du Quebec, tout en portant a bout de bras une teleserie ou Jean Duceppe est constamment present.C'est monstrueux comme travail, explique Wojas.Sur 54 jours de tournage, Paul Doucet est present 52 jours.Mais quand on regarde les rushs le midi, c'est incroyable ! On a l'impression de regarder Jean Duceppe.Il est completement habite par le personnage.Paul Doucet est conscient de la responsabilite qui lui incombe.Je ressens beaucoup de pression, mais je ne dois pas me laisser avoir par ca, sinon, je suis perdu d'avance , confie l'acteur, devenu papa tout recemment par-dessus le marche.Pour moi, c'est un personnage.Robert m'a dit : Les gens ont leur Duceppe, on va leur presenter le notre.Pour passer l'audition, Paul Doucet a visionne plusieurs fois un documentaire consacre a Jean Duceppe.Chaque fois que j'arrivais a la fin, je pleurais.C'est un homme qui m'a touche.Extremement actif, il etait pourtant d'une simplicite desarmante.Aucun membre de la famille Duceppe n'a encore vu Paul Doucet a l'oeuvre.Un choix de Menard, qui a aussi decide de ne pas entourer le comedien de stars, d'ou la kyrielle de jeunes acteurs au generique.La star, pour moi, c'est Duceppe, explique le realisateur.Je ne voulais pas deranger le spectateur avec de gros noms.Et puis, je devais trouver des acteurs dans la trentaine, qui pourraient interpreter leurs personnages a differents moments de leur vie, jeune ou vieux.Comme figure connue, il y a tout de meme Sylvie Drapeau, qui se glisse dans la peau de Denise Pelletier.Je n'essaie pas de l'imiter, je ne lui ressemble pas, soutient la comedienne.Je m'inspire de son energie, de sa fougue et de son exuberance.Je suis plus fidele a un esprit qu'aux faits.C'est bon que les jeunes connaissent cette periode du theatre au Quebec, ou tout etait a faire.Certes, ce sont de jeunes acteurs ; certains ne sont pas tres connus, mais ils incarnent tous de grands personnages populaires, dont plusieurs sont encore parmi nous aujourd'hui.L'autre grand role est celui de la femme de Jean Duceppe, Helene Rowley, interpretee par Suzanne Clement, qui sera presente jusqu'a la fin.Mais on verra aussi Michel Dumont (Frederick Degranpre), Henri Deyglun (Simon Fortin), Pierre Dagenais (Pierre Monet-Bach), Gratien Gelinas (Denis Lamontagne), Jacques Normand (Alexis Belec), Emile Genest (Martin Boisvert), Marcel Dube (Sebastien Delorme) et bien d'autres, dont la famille Duceppe (surnommee la Ducepperie) : Louise (Genevieve Neron), Marguerite (Josee Beaulieu), Rosaire (Gaston Caron) et, oui, le chef du Bloc quebecois, Gilles (Blaise Tardif).Toute l'equipe est en production depuis le 28 aout et le travail se poursuivra jusqu'en novembre.Pour le moment, Wojas et Menard sont completement subjugues par Jean Duceppe, mais ils poursuivront l'an prochain avec la suite .tres attendue .de la serie Chartrand et Simone, qui sera elle aussi diffusee a Tele-Quebec, depuis le desistement de Radio-Canada.Les grands noms, ils aiment bien.D'ailleurs, l'un des reves du realisateur serait de faire une serie sur Jean Drapeau.Nous n'avons pas beaucoup de heros au Quebec, estime Menard.C'est important qu'on en parle, et le public adore ca.Quand j'ai decide d'ecrire la serie, je me disais que je n'y arriverais pas tellement cet homme-la a ete actif.Claire Wojas TELEVISION Jean Duceppe revit au petit ecran Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse c Paul Doucet (Jean Duceppe), Jean-Louis Roux (Denis Lavalou) et Denise Pelletier (Sylvie Drapeau) a l'Union des artistes.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Cinema (23:55) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Circo Massimo En route vers le Gala de l'ADISQ Cinema / NUREMBERG (4) avec Alec Baldwin, Jill Hennessy (2/2) Le Telejournal Nouvelles du sport A la Maison- Blanche (22:55) Le TVA 18 heures Cinema / L'ETE DES SINGES (5) avec Michael Ontkean, Leslie Hope Cinema / TRAQUER (6) avec Patrick Swayze, Meat Loaf Le TVA Sports (22:55) Cinema (23:24) Grands Documentaires - L'Arc de feu des Antilles Le Septieme Cinema / CHACUN CHERCHE SON CHAT (4) avec Garance Clavel, Zinedine Boualem Cinema / WEST BEYROUTH (4) avec Rami Doueiri, Mohammad Chamas (21:04) Cinema / FEUX D'ARTIFICE (3) avec K.Kishimoto (22:58) Les Simpson Cinema / ACE VENTURA: L'APPEL DE LA NATURE (5) avec Jim Carrey, Ian Mc Neice Cinema / FRISSONS (4) avec David Arquette, Neve Campbell Le Grand Journal (22:45) Sex-shop (23:15) Pulse The Expos.Exhibit A: Secrets of Forensic Science Mysterious Ways Cold Squad Comedy Now! CTV News Pulse/Sport News Reg.Contact News Sat.Report Mr.Bean P.R.Cinema / ANIMAL FARM (5) avec Pete Postlethwaite Trail of the Terrorist The Sexual Century College Football (15:30) ABC News Spin City Cinema / FORREST GUMP (3) avec Tom Hanks, Robin Wright News Access.College Football (15:00) News .Raymond Touched by an Angel Citizen Baines The District ER News NBC News Stargate SG-1 Inside Schwartz Cinema / TWISTER (4) avec Helen Hunt, Bill Paxton Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Keeping up My Hero Black Adder Ballykissangel Austin City Limits Cinema / ZULU (4) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance Dad Red Dwarf American High BBC News .Lens The Incurable Collector Behind Closed Doors.Biography / Clint Black Cinema / COLUMBO AND THE MURDER OF A ROCK STAR (5) Poirot Palmares Gueule, star Cinema / FRENCH-CANCAN (3) avec J.Gabin, F.Arnoul Ovation / Neil Young Arts, Minds StarTV Duos: The Jazz Sessions Best of Just for Laughs Cinema / THE SECRET POLICEMAN'S OTHER BALL (5) Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde / France II Le Super Spectacle Olo Biographies / M.Gros-Louis Mon pays mes humours Cinema / POUSSIERE.(5) Maroc-zine Le Nostre.Zoom From.Paysage.Echos.Parse Vision CHAI Mtl The District Teleritmo In Focus Psychologie et Vieillissement Introduction a l'art moderne Einblicke Grammaire .Internet Initiation a l'astronomie Le Monde a la carte How'd they do that?Storm Warning! Battlebots High Tech.Living.Exhibit A Into the Unknown / UFO's Connection High Tech.Velo Mag .l'aventure D'ici &.camping Dominika Plan d'eau.Les plus beaux voyages.Golfs d'ici D'ici &.SOS Vacances .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) Mentors Honey, I Shrunk the Kids Cinema / WHAT ABOUT BOB?(4) Cinema / DECEIVED (4) avec Goldie Hawn 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Cops America's most Wanted The X-Files Mad TV Stargate SG-1 Andromeda Touched by an Angel Citizen Baine / Debut PSI Factor Heart of.Sat.Night Legendes.Cleopatre Serie noire.St-Jean-Vianney Institutions.Ste-Justine Cinema / LES REVOLTES DU BOUNTY (4) avec Marlon Brando, Trevor Howard Fatal Flood Canadians / Stewart James Treasure Seekers Cinema / GERONIMO (4) avec Chuck Connors, Kamala Devi Treasure Seekers The Goods Fashion File .Wheels Circus Dogs, Jobs Zoo Diaries Matchmaker The Lofters Specials: Tranny School Eros Les Legendes du rock Ed Sullivan Pop up video Musicographie Cinema / XANADU (5) avec Olivia Newton-John, Michael Beck Musicographie Box Office Le Cimetiere Buzze Fax Concert Plus: Party in the Park 2001 Groove Bouge BBC News Culture Shock Masters of Style Antiques Roadshow Sat.Report Venture File The Passionate Eye @ The End Circuit PME Culture-choc Journal RDI La Facture Enjeux / L'Astrologie Le Telejournal .artistes Onde de choc Zone libre / Ahmed Ressam Monde du sport Tir au poignet Boxe / Nick Acevedo - Carlos Bojorquez Kickboxing Sports 30 Mag Qualifications Formule 1 / Etats-Unis Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci Amour et petits bonheurs Inspecteur Barnaby Clocking off Cinema / CHAINDANCE (4) avec Michael Ironside Da Vinci's Inquest Cinema / PECKER (6) avec Edward Furlong, Christina Ricci Sir Arthur Conan Doyle's.Robot Wars Relic Hunter Cinema / INVASION OF THE BODY SNATCHERS (4) avec Donald Sutherland Cinema / IT! Sportscentral Basketball.Sportscentral Pro.Tour Equestrian: Spruce Meadows Wrestling: WWF Live Sportscentral Basketball.You Gotta.Unique.Volt Pour une chanson Les Samourais Cinema / LA VIE CRIMINELLE D'ARCHIBALD DE LA CRUZ (3) Nestor Burma Bermuda Triangle Solved?Unwrapped:.of Mummies Secrets of Forensic Science Medical Detectives Medical Detectives Secrets of Forensic Science .Man (17:30) Sportscentre Boxing / Leonard Dorin - Martin O'Malley Sportscentre Ryder Cup Sacre Andy! Mega Bebes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique South Park Simpson Henri.gang Fleurs, Jardins Pyramide Journal FR2 Union libre / Laurent Baffie Le plus grand cabaret du monde / Roger Hanin, Cyrielle Claire Gros Plan Jrnl (23:03) Des mots.Great Canadian Parks National Geographic Cinema / THE FISHER KING (3) avec Jeff Bridges, Robin Williams Cinema / EXCALIBUR (2) (22:40) Loi du retour Les Copines C'est mon choix Fascinante Histoire du cerveau Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Trauma / Vie a l'urgence Cite Mag.Les Carnets de l'emploi 90 Minutes P.M Vos finances Quoi d'neuf, Charlemagne?.(17:30) Sabrina.Les Aventures de Sinbad Roswell Buffy.(21:40) Worst Witch Addam's.Scary but.Vampire.Buffy the Vampire Slayer Dead Last Scariest Places on Earth Chart Attack! Star Trek: Deep Space 9 Star Trek: La Nouvelle Generation X Files/Anthologie X Files L'Ange noir Sports 30 Mag Thema / Pigalle, nuit et jour Palmares Oussama ben Laden Marc-Andre Lussier 10:00 \\ MAZEPPA Bartabas, fondateur du cirque equestre Zingaro, realise ce drame troublant dans lequel est evoquee la fascination du peintre romantique Gericault pour les chevaux.Miguel Bose est remarquable.19:30 A CHACUN CHERCHE SON CHAT Un film tout a fait charmant realise par le cineaste francais Cedric Klapisch.Vous n'oublierez pas de sitot Madame Rene, une septuagenaire debutante.20:00 a NUREMBERG Deuxieme et derniere partie de cette miniserie.22:00 0 GRANDS REPORTAGES Document francais dans lequel on tente d'expliquer les modes de fonctionnement des reseaux islamistes integristes.23:00 2 SEX AND THE CITY En rediffusion, l'episode l'un des meilleurs de la plus recente saison dans lequel Carrie est invitee a participer a un defile de mode benefice.Les talons hauts tiendront- ils?23:30 g SATURDAY NIGHT LIVE Reese Whiterspoon, jeune actrice remarquable, anime ce soir la premiere emission d'une nouvelle saison ou toute notion de satire politique est proscrite.Du moins pour l'instant. 6LP0301D0929 D-3 samedi - ARTS 6LP0301D0929 ZALLCALL 67 01:01:49 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 D 3 Nirvana et patriotisme LES JOURNÉES DE LA CULTURE Sept artistes acceptent de s'asseoir un instant sur la chaise ministérielle.BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a LA TRAGÉDIE DU World Trade Center a une trame sonore.Dans la foulée des événements, les spécialistes ont remarqué un penchant du public américain pour des chansons réconfortantes, optimistes et apaisantes.Des chansons simples, douces, qui évoquent la fierté et le patriotisme.Des hymnes country aux valeurs traditionnelles, des ballades aux mélodies entraînantes, de la pop à mille lieues de la controverse.Clear Channel, le plus grand consortium radio aux États-Unis (1200 stations) a même suggéré à ses DJ d'éviter de diffuser quelque 160 chansons jugées « délicates ».On Broadway des Drifters, Burning Down the House des Talking Heads, Bennie and the Jets d'Elton John, Dust in the Wind de Kansas, When You're Falling de Peter Gabriel, Another One Bites the Dust de Queen, It's the End of the World as We Know it de REM.Curieusement, Ob-La-Di, Ob-La-Da des Beatles s'est aussi retrouvée sur la liste noire.Ob- La-Di, Ob-La-Da.Pas Ob-La-Di, Ob-La-den.Également à l'index, TOUTES les chansons de Rage Against the Machine, ainsi que certaines pièces musclées des groupes de Seattle Soundgarden, Temple of the Dog et Alice in Chains.Nirvana ?Pas un mot sur Nirvana.Nirvana, selon des experts interrogés par le quotidien USA Today, compte plutôt, en ce moment, parmi les artistes les plus en demande à la radio chez nos voisins du Sud.Comme Bruce Springsteen, Garth Brooks et Lee Greenwood, qui doit bénir le ciel d'avoir un jour chanté God Bless the USA.On comprend pour les autres.Born in the USA a beau avoir été confondue pour un hymne à la nation, elle a tout de même été composée par un working-class hero (surnommé le Boss).Mais Nirvana ?Kurt Cobain, héraut du renouveau patriotique panaméricain ?Le pauvre doit danser le pogo dans sa tombe.« Nous avons gagné la guerre.Le patriotisme hypocrite est en plein essor.Nous pouvons désormais nous procurer des jeux de cartes, des drapeaux, des autocollants, même des jeux vidéo soulignant notre victoire triomphale.Lorsque je marche dans la rue, j'ai l'impression de me trouver dans une parade à Nuremberg.Peut-être devrions-nous faire une tournée des États-Unis et brûler ensemble des drapeaux américains sur scène ?» Cette missive pour le moins peu patriotique, destinée au chanteur des Vaselines Eugene Kelly, se trouve dans un des 28 cahiers du journal intime de Kurt Cobain.Il y a 10 ans, presque jour pour jour, le leader de Nirvana couchait sur papier son dégoût de l'après-guerre du Golfe.Dans la même semaine, le 24 septembre 1991, paraissait Nevermind, album-phare du mouvement grunge.L'album-phare d'une génération ?Du moins l'album du moment pour des millions d'adolescents comme moi, subjugués par l'énergie du désespoir de Smells Like Teen Spirit, séduits par la rengaine indolente de Come as You Are, galvanisés par les crescendos de voix, de batterie, de guitare et de distorsion de Lithium.Heavier than Heaven, l'excellente biographie de Kurt Cobain qui vient de paraître sous la plume du journaliste Charles R.Cross (éditions Hyperion), retrace le parcours atypique de cet antihéros devenu la figure emblématique d'une génération dite X.Un récit admirablement documenté et rarement complaisant dans sa description de ce mélomane d'exception, mythomane méconnu et héroïnomane notoire, qui s'est suicidé à 27 ans.Les textes confus de Cobain n'avaient rien de transcendant, Nevermind était un peu léché pour se réclamer de la vague punk et son succès n'était peut-être pas aussi fortuit qu'on l'a laissé entendre.Mais il y a 10 ans, Nirvana a traduit en quelques rimes et accords efficaces l'état d'esprit d'une certaine jeunesse à l'avenir incertain.C'était avant le boom technologique, Britney Spears et les nouveaux riches de l'économie point-com.En d'autres temps de guerre et de récession.La mort de Kurt Cobain en avril 1994 m'a bouleversé de la même façon que l'assassinat de John Lennon avait bouleversé mon père, en décembre 1980.Imagine, de l'ex-Beatle, se trouve d'ailleurs sur la fameuse liste « à éviter » de Clear Channel.Les odes à la paix du genre Imagine there's no heaven n'ont pas la cote ces jours-ci.Espérons que le président Bush ne préférera pas entonner I feel stupid, and contagious.STÉPHANIE BÉRUBÉ Si elle était artiste, Louise Harel serait une danseuse.Et pas n'importe laquelle : la ministre des Affaires municipales et de la Métropole serait membre de la compagnie Jean-Pierre Perreault.La question lui a été posée par les gens des Journées de la culture, qui l'ont aussi posée à la ministre de la Culture ainsi qu'à des dirigeants d'entreprises.L'exercice était inspirant.Plus de 1800 activités sont au programme des Journées au Québec ; au moins autant d'artistes participent à la fête.Nous avons interrogé certains d'entre eux : « Et si vous étiez ministre de la Culture, que feriez-vous en premier ?» « Vous me demandez ça de but en blanc ?s'étonne Wajdi Mouawad.Le directeur du Théâtre de Quat'Sous ne prend pourtant que quelques secondes de réflexion avant d'enchaîner.Si j'étais ministre de la Culture, mon premier geste serait de fermer tous les théâtres, tous les musées, tous les cinémas, tous les lieux où il y de la culture.Juste pour que les gens réalisent.» René Richard Cyr protège plutôt ses intérêts.« Est-ce que je peux donner une réponse vaguement intéressée ?» demande le directeur du Théâtre d'Aujourd'hui.Pourquoi pas ?« Alors je ferais du Théâtre d'Aujourd'hui le théâtre national du Québec parce que c'est le seul théâtre voué à la création québécoise.Plus besoin de courir après les subventions.» « Moi, la première chose que je ferais si j'étais ministre de la Culture, ce serait céder mon poste », affirme le cinéaste Ricardo Trogi qui rencontre les gens à la maison de la culture Frontenac demain.Ah bon, pourquoi ?« Parce que je n'ai pas la culture générale nécessaire pour ce poste », expliquet- il.Selon Trogi, c'est d'ailleurs un problème quant aux nominations actuelles : « Je trouve ça étrange de voir qu'on nomme des ministres de la Culture qui n'ont pas nécessairement les compétences essentielles pour le poste.» La réponse d'Armand Vaillancourt est au moins aussi critique : le sculpteur affirme que s'il était nommé ministre de la Culture, il commencerait par réduire la bureaucratie au sein même de son ministère afin que l'argent aille moins aux fonctionnaires et davantage aux artistes.Et des fonctionnaires qui restent, il ferait des gens plus près des artistes.« J'enverrais des équipes sur le terrain.Il ne faut pas que nos artistes courent après le ministère de la Culture, il faut que le ministère de la Culture coure après les artistes », déclare un Vaillancourt « en pleine forme et en pleine colère ».Armand Vaillancourt a décidé de participer en grand aux Journées de la culture cette année.Il ouvre sa cour et participe à deux autres activités.Markita Boies sera aussi très active en fin de semaine : la comédienne est sur les planches du Théâtre Jean-Duceppe demain et participe à la performance littéraire de l'auteur Gilbert Dupuis.Alors Mme Boies, si vous étiez ministre de la Culture ?« Ma première mission serait de faire inscrire sur le cinquième des murs de tous les édifices gouvernementaux, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, des poèmes de poètes québécois.Ensuite, ce serait de trouver de l'argent pour que tous les employeurs, et les employés, avant leur heure de lunch, fassent une demiheure d'activités artistiques et culturelles.De la danse, du tissage, du psychodrame, de la musique.» Selon Markita Boies, cela aurait comme effet certain de calmer les esprits.Mais ce n'est pas tout : tant qu'à rêver, la comédienne voudrait qu'on puisse trouver une recette magique et remplir des fontaines d'une eau ensorcelée.Chaque municipalité aurait sa fontaine, chaque fontaine aurait son eau particulière.Si on boit à la fontaine de la danse, on ne peut plus se passer de la danse, si on goûte à l'eau de celle de l'estampe, on devient des fous de l'estampe.« Si je pouvais réaliser deux de ses trois missions, je serais contente », précise tout de même la comédienne.La réponse de Jasmine Dubé, auteure et comédienne, est toute courte : « De par mon métier, ma préoccupation première, c'est les enfants.On en parle encore comme le public de demain.Ma bataille à moi serait que les enfants soient respectés comme public dès maintenant.» Yvon, la partie masculine de Cozic affirme que s'il était ministre de la Culture, il profiterait des Journées de la culture pour aller visiter les artistes dans leurs ateliers.Mais il précise : il ferait tout ça incognito et ne choisirait pas juste les destinations susceptibles de constituer du capital politique.« Vous savez qu'autrefois, certains rois se faisaient passer pour des mendiants, pour savoir qui ils étaient vraiment, ces mendiants », raconte Cozic.À la maison de la culture Marie-Uguay, aujourd'hui, on explique l'exposition Artefact 2001 qui comprend des oeuvres de Cozic.Tous les artistes interrogés participent aux Journées de la culture, d'une façon ou d'une autre.On retrouve les détails de leur apport à l'événement sur le site www.journeesdelaculture.qc.ca où Diane Lemieux, l'actuelle ministre de la Culture, livre aussi ses rêves, ses rêves d'artistes.Jasmine Dubé Wajdi Mouawad Markita Boies René-Richard Cyr Armand Vaillancourt Ricardo Trogi Yvon Cozic Quelques suggestions pour le week-end > L'ANNÉE DERNIÈRE, ils ont perturbé la circulation et attiré l'attention des passants qui se trouvaient par hasard devant la Bibliothèque centrale de Montréal, rue Sherbrooke Est.Les mimes de la troupe Omnibus et de l'École de mime « infiltrent » la bibliothèque, annonçait-on.Les artistes ont entrepris leur prestation à l'extérieur puis sont entrés tranquillement, dérangeant un peu les habitudes des lecteurs.Beau dérangement.Immédiat 4, c'est le nom de la performance, est de nouveau au programme des Journées de la culture, aujourd'hui et demain de 14 h à 17 h.> On le savait, William Hurt est amoureux du Québec.Il tourne en ce moment à Montréal, avec Catherine Deneuve et on le verra bientôt dans le téléroman Rivière-des-Jérémie.De là à ce qu'il participe aux Journées de la culture, il n'y avait qu'un pas, maintenant franchi.Hurt fera une lecture demain, de 15 h à 17 h, à Hudson, au Village Theatre West.Long, Long, Short, Long, un texte signé Trevor Ferguson, est l'histoire de cinq hommes qui travaillent à la construction d'un pont, dans l'Ouest canadien, en 1967.> Bernard Primeau devient professeur.Demain, 14 h, dans le hall du Spectrum, le musicien raconte le jazz, « à la manière d'un conte », promet-on.Pour grands et petits.Le soir, pour grands seulement, l'équipe du Festival international de jazz lance sa série Jazz à l'année avec le concert du New Montreal Jazz Collective, un ensemble de sept jeunes musiciens de la métropole.Le spectacle, gratuit, débute à 20 h, au Spectrum.> Bernard Landry le déclarait l'hiver dernier : Montréal est la capitale mondiale du cirque.Autant profiter de nos clowns, d'abord au Cirque du Soleil, une destination toujours très populaire lors des Journées de la culture.Si le passé est garant de l'avenir, en fin de semaine, au siège social du Cirque du Soleil (8400, 2e Avenue), ce sera la foire.De 11 h à 17 h, aujourd'hui et demain, les artistes accueillent le public, démontrent leur savoir-faire, révèlent l'envers du décor.À l'École nationale du Cirque, dans le Vieux-Montréal (417, rue Berri), les élèves font la démonstration de leurs talents.Pour ceux qui voudraient faire eux-mêmes des acrobaties, c'est plutôt au Cirque Éloize qu'il faudra aller, au 2350, rue Dickson.Les athlètes de ce cirque madelinot offrent aux visiteurs un atelier de trapèze fixe.Les acrobates amateurs étant nombreux, il faut réserver (514 596-3838) et avoir plus de 10 ans.> On a demandé à des patients, des gens qui souffrent de maux psychologiques plus ou moins graves, de prendre un appareil photo jetable et d'aller jouer dans le trafic.Les participants des ateliers des Impatients de la Fondation pour l'art thérapeutique et l'art brut du Québec y sont allés.Ils ont capturé des images, certaines banales, d'autres très belles.L'exposition Impatiences photographiques qui présente les résultats de cette expérience originale est à la maison de la culture Rosemont-Petite Patrie, au 6707, avenue de Lorimier.Aujourd'hui, de 14 h à 17 h, la présidente de la Fondation, Lorraine Palardy, petite femme au coeur et à la patience immenses, sera sur place pour commenter l'exposition.Stéphanie Bérubé Les détails des activités, toutes gratuites, sont au www.journeesdelaculture.qc.ca Du 28 septembre au 20 octobre Jeudis et vendredis, 20 h ; samedis, 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10 h 30, 13 h 30 et 19 h) Mise en scène : GILL CHAMPAGNE Avec : JEAN-JACQUI BOUTET LISE CASTONGUAY JASMINE DUBÉ LINDA LAPLANTE Concepteurs : Hélène Rheault, Jean Hazel, Catherine Higgins, Éric Champoux, Marc Vallée Une production du Théâtre du Trident de MICHEL TREMBLAY Le grand chant des solitudes signé Michel Tremblay À toi, pour toujours, ta Marie-Lou BILLETTERIE : (514) 253-8974 ADMISSION : (514) 790-1245 1 800 361-4595 admission.com 4353, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 2979903A L'OLYMPIA - 1004 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission-achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 23 au 27 oct.- 30 oct.au 3 nov.- 27 nov.au 1er déc.- 4 au 8 décembre COMPLET COMPLET Avec MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER Une comédie de CLAUDE MEUNIER, JEAN-PIERRE PLANTE, FRANCINE RUEL, LOUIS SAIA, MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER COMPLET 5 au 9 FÉVRIER 2002 - (514) 790-1245 - En vente à midi ENCORE D'AUTRES BILLETS! COMPLET 2991005A 6LP0401D0929 D4 29 septembre 6LP0401D0929 ZALLCALL 67 01:12:17 09/29/01 B EN BREF 2991418A Angelina Jolie donne un million pour les réfugiés afghans L'ACTRICE AMÉRICAINE Angelina Jolie, nommée récemment ambassadeur de bonne volonté du Haut-Commissariat pour les réfugiés de l'ONU, donnera un million de dollars pour les réfugiés afghans.La jeune actrice, alias Lara Croft sur les écrans, devient ainsi le premier donateur privé à répondre à l'appel de fonds lancé mercredi par le HCR pour affronter une « situation d'urgence de grande ampleur en Afghanistan et dans les pays voisins ».Le HCR a sollicité des donateurs 252 millions pour être en mesure de faire face à un éventuel exode des Afghans vers les pays voisins, en cas d'opérations militaires après les attentats du 11 septembre aux États-Unis.Le HCR se prépare à un afflux d'environ 1,5 million de réfugiés afghans vers les pays voisins, soit un million vers le Pakistan, 400 000 vers l'Iran, 50 000 vers le Tadjikistan et 50 000 au Turkménistan.En cas de besoin, l'organisme s'organise également pour pouvoir assister 500 000 personnes à l'intérieur de l'Afghanistan.Abonnez-vous! (514) 842-8194 Saison 2001 présenté en collaboration avec 24 poses (portraits) de Serge Boucher mise en scène de René Richard Cyr Sylvain Bélanger Louison Danis Hugo Dubé Michel Dumont Marc Legault Roger Léger Adèle Reinhardt Guylaine Tremblay Présenté en collaboration avec le Théâtre d'Aujourd'hui « \u2026 Stupéfiant (\u2026) allez visiter les Dubé, vous allez passer une bonne soirée.» Montréal ce soir, SRC « Fascinant, passionnant, bouleversant, distribution sans faille, une grande pièce, une mise en scène d'une efficacité incroyable.» Montréal Express, CBF « Une formidable mise en scène, un spectacle très imposant, très impressionnant.» C'est bien meilleur le matin, CBF « Un fascinant album de famille.(\u2026) la mise en scène de Cyr est un bijou de précision et de compréhension.» La Presse DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE www.duceppe.com Il est encore temps.jusqu'au 15 octobre! 2981908A (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Aussi disponible en abonnement (514) 845-0267 DU 2 AU 27 OCTOBRE 2001 de JONATHAN HARVEY Traduction Maryse Warda Une si belle chose (Beautiful Thing) MISE EN SCÈNE Éric Jean AVEC Marc Beaupré Hugues Fortin Marie-France Lambert Frédérick de Grandpré Isabelle Roy ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE Manon Bouchard CONCEPTEURS Jean Bard Marie-Pierre Fleury Étienne Boucher Martin L'Heureux Magalie Amyot coeur SORTIES côté Les Lundis classiques du Rideau Vert sous la direction artistique de Francine Chabot RÉSERVATIONS (514) 844-1793 ABONNEMENTS (514) 845-0267 LA MUSIQUE À TRAVERS LES ÂGES DU MOYEN ÂGE À LA RENAISSANCE ENSEMBLE CLAUDE GERVAISE Direction Gilles Plante 15 octobre 2001 2991767A 6LP0501D0929 D5 SAMEDI 6LP0501D0929 ZALLCALL 67 00:59:28 09/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 D5 TÉLÉVISION GÉMEAUX Suite de la page D1 « Mais sur le plan des affaires, il n'y a aucune incidence.Il arrive même qu'une émission couronnée soit retirée des ondes l'année suivante.» En 1991, Pixcom a dû faire le deuil de son émission culturelle Lumières, diffusée à Radio- Québec et TV5, même gratifiée de quatre Gémeaux.Idem pour Avanti avec le sitcom Majeurs et vaccinés, relégué aux oubliettes même après avoir remporté un Gémeaux pour la qualité des textes.« Un tel gain ne garantit rien, affirme Luc Wiseman, président d'Avanti.D'un projet à l'autre, on repart à zéro.La seule différence, c'est que lorsqu'on téléphone à un télédiffuseur, il nous rappelle, car il nous connaît désormais ! Un comédien lauréat peut bénéficier d'une certaine reconnaissance du milieu.Pas les maisons de productions qui ne sont que des intermédiaires.Nous mettons à profit notre expertise pour mener un projet à bon port.Qui plus est, il n'y a pas de star-système chez les producteurs québécois, comme aux États- Unis.Mis à part peut-être Guy Cloutier, nous sommes plutôt low profile.» « Le Gémeaux remporté pour l'animation de Sortir en 1990 a changé ma vie, mentionne Julie Snyder.Comme j'étais au début de ma carrière, ça m'a apporté de la crédibilité dans le milieu.Même si, comme pour les oscars, un artiste doit continuer de performer sur un plateau dès le lendemain.Car on est récompensé et reconnu pour notre travail passé et non actuel.» C'est d'ailleurs ce qui fait dire aux producteurs que le gala des prix Gémeaux est avant tout une fête et une occasion pour se voir tous.« On apprécie la reconnaissance du milieu, mais on travaille d'abord pour que nos produits soient vus par le plus de monde possible, dit Luc Wiseman.La vedette, c'est le produit à l'écran.» « Pixcom ne produit pas de séries lourdes, donc elles ne peuvent remporter 12 Gémeaux chacune, dit Jacquelin Bouchard.Les émissions exportables, comme les documentaires, nous intéressent davantage.» Ce n'est pas tant la quantité de nominations, mais le nombre d'émissions qu'elles touchent qui emballent les producteurs interviewés.Neuf émissions de Pixcom sont en nomination cette année.Sept des huit émissions produites par Avanti en 2000 le sont.Et 14 émissions de Zone 3 sont dispersées dans 27 catégories.« Ça montre que Zone 3 n'est pas la maison de production d'une seule émission », dit Michel Bissonnette.Et que de plus jeunes entreprises comme Zone 3 (anciennement Motion International), Productions J et Aetios Productions (de Fabienne Larouche, 15 mises en nomination pour Fortier II) peuvent se démarquer dans un marché occupé par des grands.« Il y a une compétition entre les maisons de production, même si nous ne sommes pas nombreux, note Guy Latraverse.Et elle ne me gêne pas.Au contraire, elle est salutaire.Elle nous oblige à nous surpasser.» « Gagner un Gémeaux est de toute façon tellement aléatoire, dit Julie Snyder.Il y a parfois de la petite magouille pour les votes.Si Le monde est Plamondon ne gagne pas demain, ça signifiera que quelqu'un dans le jury aime jouer aux fléchettes avec ma face ! Je ne veux pas dire que les autres émissions dans la même catégorie (Meilleur documentaire : portrait et biographie) ne sont pas bonnes.Mais je suis particulièrement fière de cette émission et de la réalisation de Jean Lamoureux.» On surveille la réaction de la démone demain soir ! Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Luc Guérin, Nathalie Mallette, Rémy Girard, Normand Brathwaite, Jean-François Beaupré et le bassiste Sylvain Bolduc répétant un des numéros du gala des prix Gémeaux, diffusé demain soir en direct par Radio-Canada.Chut! ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale SOUTIRER DES informations sur le contenu du gala des prix Gémeaux, animé encore une fois par Normand Brathwaite, relève du défi.Mais qui n'essaie rien n'a rien.À quoi s'attendre donc demain soir ?« C'est une question embêtante », avoue Patrice Lachance, directrice de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision au Québec et coproductrice du gala.« Normand Brathwaite m'a dit de ne rien dévoiler ! Disons que depuis 1991 (année où il a recommencé à animer le gala, après une absence de trois ans), il s'efforce avec la conceptrice Josée Fortier de créer une soirée qui s'inspire d'abord de la télévision.Plutôt que d'offrir un spectacle de variétés comme le gala de l'ADISQ.Il veut exploiter les talents cachés des comédiens et animateurs.D'où la création du Band de l'information, l'an dernier, avec Marie-Claude Lavallée, Jean-Paul Chartrand, Simon Durivage et Jean-François Lépine.On nous promet encore des numéros rythmés cette année.Attendez-vous évidemment à ce que Normand Brathwaite fasse un Hitchcock de lui-même en s'immisçant dans vos téléromans favoris.Ces sketches sont devenus des incontournables depuis qu'on a vu l'animateur sortir des draps d'Angèle Coutu et Jean Besré, à l'époque de Jamais deux sans toi.« D'année en année, il réussit à surprendre les téléspectateurs, même s'ils s'y attendent.Le 16e gala des prix Gémeaux est diffusé en direct à Radio-Canada, à compter de 19 h 30.On y remettra 21 trophées, dont le Grand Prix de l'Académie à Pierre Nadeau.Avant de se rendre au Théâtre Saint-Denis, les invités se réuniront au centre Pierre-Péladeau pour le gala d'après-midi, au cours duquel on remettra 58 prix.Animé par Marie- Claude Lavallée, il est diffusé à RDI, à compter de 14 h 30.Avec autant de prix, les lauréats ont intérêt à faire court dans les remerciements ! « On est toutefois partagés, dit Patrice Lachance.Chaque gagnant a droit à son moment de gloire.Mais plus le spectacle est concis, meilleur il est.On invite les personnes mises en nomination à préparer un texte à la maison.Une fois sur scène cependant, on ne peut toujours contrôler notre nervosité.» Ils auraient aimé produire.Michel Bissonnette, de Zone 3 : La Vie, la vie (Cirrus Communications / Lux Films) : « J'aime la fraîcheur de cette émission, la qualité des textes et de la réalisation.Les créateurs surprennent constamment le téléspectateur.» > Luc Wiseman, d'Avanti : La Vie, la vie et 4 et demi.(Radio-Canada) : 4 et demi.était un téléroman efficace dans le genre et qui a su durer.» > Jacquelin Bouchard, de Pixcom : Le Grand Blond avec un show sournois.(Zone 3) : « J'aime regarder Le Grand Blond.même s'il y a conflit d'horaire avec des émissions que je produis ! » > Guy Latraverse, de Sogelstat: Le spectacle Québec-New York, un show pour la vie (hier soir au Centre Molson et diffusé à TQS) : « L'excitation du direct est irremplaçable.C'est magique ! » >Julie Snyder des Productions J : Infoman (Zone 3) et Arcand (Groupe TVA) : « Je suis une fan de Jean-René Dufort.Il va parfois trop loin, mais au moins, il prend des risques.Dimanche dernier, Paul Arcand et René Angélil nous ont donné un bon moment de télévision.Nous avons assisté à une belle confrontation entre deux fortes personnalités.» 2988461A Mise en scène de Alice Ronfard avec Pierre Collin Linda Sorgini Henri Chassé Gabriel Sabourin Maxime Denommée Jacques Girard Jacques Lavallée Catherine Florent Geoffrey Gaquere Jacinthe Laguë Marcel Pomerlo Les concepteurs Jean Bélanger Gabriel Tsampalieros Marie-Chantale Vaillancourt Éric Champoux Michel Smith Lucie Thériault Angelo Barsetti Rachel Tremblay Du 25 septembre au 25 octobre Réservations 866-8668 www.tnm.qc.ca Il est encore temps de s'abonner à la saison 2001-2002 ! L'AVARE DE MOLIÈRE 2987165A 6LP0601D0929 D6 Samedi 6LP0601D0929 ZALLCALL 67 01:00:24 09/29/01 B D 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MILES DAVIS Suite de la page D1 Non, décidément pas moyen d'oublier Miles ! D'autant plus que son nom, son seul prénom même, est l'un des rares à faire sonner une cloche dans l'esprit des profanes d'ordinaire peu intéressés par le jazz, l'un des rares à attirer un public important et à générer des bénéfices à l'avenant.Invité en juillet au Festival international de jazz de Montréal pour un énième hommage à Miles (Miles and Miles : A Musical Journey), le trompettiste Wallace Roney a eu la chance d'être parrainé par son idole.Tout inestimable qu'ait été son lien avec le maître, il comporte son lot de contrariétés ; ainsi le protégé s'est au fil des ans vu étiqueté imitateur de Miles par des détracteurs qui ne le connaissent que sous ce jour.Quand on lui demande s'il n'a pas marre d ' ê t r e constamment sollicité pour de pareils tributes, Roney acquiesce sans ambages.« Ouais, j'ai surtout marre que des promoteurs brandissent le nom de Miles comme un appât pour faire courir les foules.En fait, je rends hommage à Miles chaque fois que j'embouche ma trompette.Mais il y a un tas de gens qui ne veulent que l'hommage à Miles et qui m'engagent juste pour mettre ça de l'avant.Je vois bien qu'ils ne veulent que profiter du nom de Miles pour empocher des sous.» Miles for sale C'est vrai cette année plus que jamais, Miles vend et fait vendre ! Il suffit de consulter le Billboard Magazine pour constater que pas une semaine ne passe sans qu'un de ses albums remastérisés, une compilation de ses meilleurs succès sinon un tribute ne se classe au sommet du palmarès des ventes.Cette vie après la mort témoigne à la fois du statut de « classique incontournable » acquis par Miles et d'un certain piétinement du jazz mainstream, dont les chiffres de vente ne représentent qu'un infime pourcentage des revenus annuels de l'industrie du disque mondiale.En jazz, on achète peu.et que les valeurs sûres ! Côté bouquins, les fans de Miles pourront jumeler l'écoute des albums du Prince des Ténèbres à la lecture d'ouvrages sur sa vie, son oeuvre.Outre la réédition récente de Round About Midnight : Un portrait de Miles Davis du journaliste de Rolling Stone Magazine Eric Nissenson (Denoël) et celle de Miles, l'autobiographie (en collaboration avec Quincy Troupe, à venir chez Presses de la Renaissance), on guettera la sortie dans les prochaines semaines de Miles Davis, l'ange noir, une nouvelle biographie de Noël Balen (Mille et Une Nuits), « beau livre » inédit abondamment illustré et accompagné d'un CD comme le précédent ouvrage de Balen consacré à Billie Holiday.On surveillera aussi l'arrivée en librairie d'un autre « beau livre », Kind of Blue : les coulisses du chef-d'oeuvre de Miles Davis d'Ashley Kahn (Éditions Du Layeur), la version française d'un essai diablement bien documenté sur la genèse et l'influence de ce disque que plusieurs tiennent pour le plus beau de toute l'histoire du jazz.Les fanatiques qui s'intéressent également à l'oeuvre picturale de Miles jetteront leur dévolu sur le premier album consacré à ses dessins et peintures, Improvisations : The Drawings of Miles Davis, d'Oz Karras (Publications International), paru le 26 mai dernier, jour de son 75e anniversaire.D'autre part, les amateurs que n'incommode pas la langue de Shakespeare ne devraient pas passer à côté de Milestones : The Life and Times of Miles Davis de Jack Chambers (Da Capo Press), une biographie doublée d'une discographie analytique où le Quincy Troupe aurait puisé sans vergogne ; et de Miles Davis : The Definitive Biography du trompettiste britannique Ian Carr (Thunder's Mouth Press), dont la version française de l'édition remise à jour se fait cruellement attendre.Monumentale et fouillée (pour une fois l'adjectif definitive n'est pas galvaudé), la bio de Carr vaut infiniment mieux que le Miles Davis de Serge Loupien (Librio Musique) ou le Miles and Me de Quincy Troupe (University of California Press), deux opuscules somme toute anecdotiques.Mais surtout, les inconditionnels ne manqueront pour rien au monde Miles Beyond : The Electric Explorations of Miles Davis, 1969-1991 de Paul Tingen (Billboard Books).Prolongeant (apparemment sans le savoir) les réflexions de Laurent Cugny dans Électrique Miles Davis (Éd.A.Dimanche), Tingen s'emploie à réhabiliter la musique électrique de Miles, injustement condamnée comme une concession racoleuse à l'air du temps par bon nombre de critiques, dont Stanley Crouch (le maître à penser de Wynton Marsalis).Amalgame radicalement avantgardiste de jazz, de rock, de funk et de musiques du monde, l'oeuvre électrique de Miles commence tout juste à être reconnue à sa juste valeur.Plus que ses périodes bebop, cool, hard bob, modale ou freebop, c'est la musique électrique de Miles Davis qui sut soulever l'enthousiasme de foules plus jeunes que le public traditionnel du jazz.Le regain de popularité de cette musique a de quoi faire rager les intégristes de la pureté du jazz, qui considéraient l'intérêt de Miles pour des artistes pop contemporains tels le groupe Cameo ou Prince comme une trahison de l'esprit du jazz dictée par l'appât du gain.Plutôt friand de controverse, Miles était même allé jusqu'à affirmer que Prince était le Duke Ellington de notre époque.déclaration qui souleva l'ire de Wynton Marsalis, qui rêve de ce titre.« Je peux comprendre pourquoi Wynton s'en est offusqué, rigole Wallace Roney.Et cependant, je comprends aussi ce que Miles voulait dire.À son époque, Duke Ellington était très populaire.Et même s'il faisait une musique artistique, c'était néanmoins de la musique de danse, une musique de danse très sophistiquée.» Une musique dansante, artistique et sophistiquée.Il va sans dire que cette définition convient également parfaitement à cette musique que l'Ange noir du jazz a voulu nous laisser en héritage.« Tu piges, toutes ces discussions sur les périodes, les styles, le rock, le jazz, c'est de la foutaise ! affirmait Miles, à qui revient de droit le dernier mot.Je suis venu au monde pour jouer de la musique, interpréter ma musique, un point c'est tout ! Ma seule passion, qui a préséance sur tout le reste, y compris respirer, c'est la musique ! » Pour les internautes : Site officiel de Columbia www.miles-davis.com Site de la succession Miles Davis www.milesdavis.com Site de Paul Tingen consacré à la période électrique de Miles www.miles-beyond.com La discographie de Miles la plus complète sur le Web ou ailleurs www.wam.umd.edu/losinp/music/ miles\u2014ahead.html Une comédie de Marcia Kash Traduction et adaptation Josée La Bossière Mise en scène Serge Denoncourt Sylvie Potvin Michel Poirier Maude Guérin Normand Lévesque Marie Chantal Perron Patrick Hivon Tout l'automne dès le 13 septembre 2001 Du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 15h Réservations : 450.469.3006 ou 1.888.666.3006 Des comédiens épatants, une mise en scène vivifiante, un propos aussi drôle que plein de suspense.Un succès, sûrement.Dominique Lachance - Journal de Montréal Les comédiens sont extraordinaires.Maude Guérin est fantastique ! Nathalie Pelletier - Cité Rock Détente 2991923A Du 2 au 13 octobre au Théâtre St-Denis (514) 790-1111 PHOTO ©PANNETON-VALCOURT 2989744A 2988458A 6LP0701D0929 D7 29 septembre 6LP0701D0929 ZALLCALL 67 00:58:56 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 D 7 2991300A EN BREF Concert Saphir Événement bénéfice - I SOLISTI VÈNETI Sous le thème « Virtuosité et mélodie dans la musique instrumentale italienne » I Solisti Vèneti présente des oeuvres d'Albinoni, de Vivaldi, de Tartini, de Dragonetti, de Pergolesi et de Rossini.Mus Picroa Saison 2001/02 BILLETS : 40,25 $, 34,50 $, 28,75 $ (ÉTUDIANTS) TAXES INCLUSES, REDEVANCES EN SUS PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 DIMANCHE, 30 SEPTEMBRE 2001 Salle Maisonneuve de la Place des Arts 20 h À NE PAS MANQUER En collaboration avec l'Instituto Italiano di cultura 2989476A Premier livre sur les attentats américains UN PREMIER LIVRE sur les événements du 11 septembre doit faire son apparition dans les librairies françaises et québécoises le 17 octobre.C'est ce qu'annonce Québec- Livres, le distributeur des éditions First.Intitulé 11 septembre 2001, cet ouvrage suit « heure par heure, minute par minute », le drame qui a frappé New York et Washington et a eu des répercussions dans le monde entier.Les auteurs, Frédéric Thibaud et Christian English, sont des journalistes français de RTL et de la presse écrite.Ils examinent aussi comment les chefs d'État ont appris la nouvelle, leur réaction, la progression de l'enquête autour de ben Laden, la façon dont les pays peuvent organiser un blocage des fonds des réseaux terroristes.Yvon Deschamps Comment ça, 2001?Billets disponibles sur le réseau Admission 790-1245 et au Théâtre Corona 931-2088 nouvelle série de spectacles au Théâtre Corona du 13 novembre au 1er décembre 2991309A Lemire au théâtre Outremont avec la complicité de Michel Côté et Jean-Pierre Plante Réseau Admission:(514) 790-1245 D U 9 A U 1 3 O C TO B R E www.daniellemire.com PLUS DE 150 000 BILLETS VENDUS Nouvelle série au théatre Outremont DU 7 AU 11 NOVEMBRE Billets en vente aujourd'hui à midi « Le meilleur spectacle d'humour en ville.» « Annulez vos séances chez le psy, lâchez vos vitamines et courez vous acheter un ticket pour voir Daniel Lemire : le meilleur antidote contre la déprime.» « Mordant\u2026 et toujours épicé.» « L'humour fin pas fin (\u2026) made in Quebec qu'on recommande sans crainte.» « Dans une classe à part au Québec » \u2014 LA PRESSE \u2014 LE JOURNAL DE MONTRÉAL \u2014 LE DROIT \u2014 LE DEVOIR \u2014 LE SOLEIL « Le public rit allègrement, parfois de bon coeur, parfois plutôt jaune.» « Pour le rire et pour le meilleur » « Daniel Lemire, un comédien étonnant.» « Lemire is king of his comedy palace » « Du rire sans gras, sur le gril » « Lemire\u2026 plein de mordant » \u2014 LE JOURNAL DE QUÉBEC \u2014 VOIR \u2014 LA PRESSE \u2014 THE GAZETTE \u2014 ACTUALITÉ \u2014 LA TRIBUNE 2991047A Théâtre Outremont du 3 au 6 octobre Réservation 514.790.1245 2981914A 6LP0802D0929 D8 sam.6LP0802D0929 ZALLCALL 67 01:02:33 09/29/01 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 MUSIQUE Isaac Stern: l'homme qui sauva Carnegie Hall CLAUDE GINGRAS « Merci pour Carnegie Hall.» C'était là mon unique commentaire pour résumer la très longue carrière d'Isaac Stern, décédé samedi dernier à 81ans.Lundi 30 octobre 1995.La Faculté de Musique de Mc Gill fait coïncider ses 75 ans avec ceux du célèbre violoniste américain et s'apprête à lui décerner un doctorat honoris causa.Une rencontre est organisée autour de l'illustre visiteur et, placé juste à côté de lui, je glisse ce « Merci pour Carnegie Hall » reçu avec un sourire habitué.C'est jour de référendum québécois et, dès New York, Stern a « entendu parler de ça un tout petit peu », dit-il dans un impeccable français et avec cet humour bien à lui.Le ton est donné.La conversation sera informelle.L'homme était trop intelligent pour se croire le plus grand violoniste du monde.Il s'occupait de mille oeuvres et, ensuite, allait donner ses concerts.Pour les praticiens du violon et les auditeurs les plus avertis, Stern était un humaniste, un polémiste, un pédagogue, un philanthrope, un conteur, un homme du monde, bref une grande personnalité, et, après tout cela, un violoniste.Actif comme dix pour défendre ses causes, il pouvait être paresseux comme un mauvais élève quand venait le temps de prendre son violon.Sa vieille amie Ida Haendel me confiait un jour : « Je ne comprends pas Isaac d'agir ainsi.Tout le monde s'en plaint.Les musiciens, bien sûr, pas le public.Le public n'entend pas.» La situation n'avait pourtant rien d'alarmant.Des douzaines de violonistes jouaient mieux que lui et ont laissé des enregistrements qui éclipsent complètement les siens.Mais lui seul est passé à l'action lorsqu'en 1960, Carnegie Hall, la célèbre salle new-yorkaise et l'une des plus belles de la planète, faillit être démolie et remplacée par un horrible gratte-ciel.Stern alerta le monde entier et l'immeuble fut désormais protégé par une corporation dont il devint le président.Vingt fois à l'OSM Isaac Stern vint à Montréal comme soliste de l'OSM, en récital avec piano et comme membre du trio qu'il avait formé avec le pianiste Eugene Istomin et le violoncelliste Leonard Rose.Mais c'est principalement avec l'OSM qu'il se produisit : au total 20 fois, de 1943 (il avait 23 ans !) à 1991, non seulement à Montréal mais également à New York, Boston et jusqu'à Tokyo.Et c'est lui que l'OSM invita pour le concert final au Plateau, le 25 avril 1963, l'année du passage à la Place des Arts.Stern joua alors le Concerto de Brahms, qui allait être, près de 30 ans plus tard, son choix pour son tout dernier concert dans cette ville.L'homme n'était pas exempt de petites mesquineries.Leonid Kogan vient de jouer la Kreutzer au théâtre Saint-Denis.Quelques semaines plus tard, dans la même salle, Stern remplace son Beethoven annoncé par un autre : la Kreutzer.comme par hasard.Néanmoins, ceux qui l'ont bien connu parlent d'un être généreux.Pierre Béique, l'ancien administrateur de l'OSM, rappelait cette semaine qu'il fut « le seul soliste, avec Rudolf Serkin, à accepter de jouer sans cachet pour une de nos soirées-bénéfice ».D'ailleurs, Stern annula bien des concerts, se privant ainsi de cachets considérables, pour consacrer du temps aux causes qui lui tenaient à coeur.Fanatique défenseur de la politique d'Israël, il y porta pour ainsi dire son violon jusque sur le champ de bataille.Farouchement anti-germanique, il refusa d'assister à un concert que l'OSM donnait à Carnegie, donc « chez lui », avec la violoniste Anne-Sophie Mutter.Le bruit courut parmi les musiciens, qui ne virent apparaître le maître de céans qu'au concert du lendemain après-midi.À l'époque du Plateau, il annula sa venue en apprenant que le chef invité serait Leopold Ludwig.Son rôle de « parrain » du monde des violonistes, et du monde musical en général, n'était un secret pour personne.Son pouvoir était redoutable.Si Stern vous aimait, votre avenir était assuré.Sinon.Plusieurs violons, plusieurs cordes Stern possédait une dizaine de violons de très grande valeur qu'il prêtait, parfois, à de jeunes solistes.L'un de ces instruments ne le quittait jamais cependant : son Guarnerius del Gesù de 1740, qui avait appartenu à Eugène Ysaye.C'est sur cet instrument que le légendaire violoniste belge avait créé en 1886 la Sonate de César Franck, qui lui était dédiée.Stern vint la jouer en 1979 et, après le récital, me fit voir le précieux violon.Discrètement, je lui en demande le prix.Sa réponse : « More ! » Adulé par les foules, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons, Stern occupe dans l'univers des violonistes une place nettement inférieure à celle de Heifetz, Milstein, Oïstrakh et même des jeunes d'aujourd'hui comme Vengerov, Repin et Shaham.Il avait pourtant connu de très bonnes années.À preuve, ce coffret Sony de quatre compacts, Celebration : Life with Music (SNYC 4-42003), constitué en majeure partie de gravures de 1946-57 (concertos, musique de chambre et pièces de virtuosité).À ce moment-là, Stern se contentait de quatre cordes à son violon.Stern annula bien des concerts, se privant ainsi de cachets considérables, pour consacrer du temps aux causes qui lui tenaient à coeur.Photo Agence France-Presse Isaac Stern 2982777A 6LP0901D0929 D9 29 septembre 6LP0901D0929 ZALLCALL 67 00:58:47 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 D 9 présente l'Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutoit, directeur artistique Piazzolla et Tchaïkovski Des fougueux tangos de Piazzolla jusqu'au célébrissime Concerto no 1 de Tchaïkovski, bandonéon et piano vous entraîneront dans un feu d'artifice sonore éblouissant! JEUDI 11 OCTOBRE 2001, 20H CHARLES DUTOIT, CHEF D'ORCHESTRE MARTHA ARGERICH, PIANO DANIEL BINELLI, BANDONÉON osm.ca Martha Argerich Daniel Binelli f l'émotion fortissimo Un soir seulement! Hommage à Diaghilev : Charles Dutoit dirige Stravinski 16 ET 17 OCTOBRE 2001, 20H CHARLES DUTOIT, CHEF D'ORCHESTRE Découvrez toute la virtuosité de l'OSM avec la musique de trois flamboyants ballets de Stravinski: L'Oiseau de feu, Petrouchka et Le Sacre du printemps réunis en un seul concert.DE L'INÉDIT ET DE L'AUDACE! Soirée du 16 : Soirée du 17 : Conférence avant concert , 18 h 30 : Guy Marchand, musicologue 514-790-1245 1-800-361-4595 OSM5148429951 Place des Arts 5148422112 Appelez dès maintenant ! 2991003A EN BREF Ultrazone au Théâtre La Chapelle PRÉSENTÉ PAR LE Collectif Micro, l'événement Ultrazone se poursuit aujourd'hui au Théâtre La Chapelle.Au programme : des performances sonores où la musique, la vidéo, le corps en mouvement et le spoken word se chevauchent et s'hybrident.La soirée s'amorce par Est-ce que je vois est-ce que j'entends ?, gracieuseté des Montréalais Éric Aubertin et Jean- Sébastien Durocher.Leurs machines sonores, explique-t-on, se libèrent de leur fonction première pour laisser échapper une musique « non musicale », propre à ses matériaux et à ses mécanismes.Puis, les Montréalais Catherine Kidd et Jack Beets présentent Metamorphosis.On y suggère que les histoires et les métaphores qui habitent le corps produisent des changements à l'intérieur de l'organisme, comme s'il s'agissait de modifications sur le plan cellulaire.Enfin, le Torontois Daniel Olson présente I Am the Object.À la vue du public, et entouré des « objets du métier », Olson donne naissance \u2014 avec des gestes calculés \u2014 à quelques-uns des effets sonores jadis utilisés dans les radioromans.Ultrazone se terminera avec Soi-même, des Montréalais Michel F.Côté et Catherine Tardif .PAUL PICHÉ L'ÉQUIPE SPECTRA PRÉSENTE LE VOYAGE Billets en vente au guichet du théatre Outremont, aux comptoirs Admission et au (514) 790-1245 DERNIÈRE CHANCE ! Vendredi 2 novembre au Spectrum Dernière chance de voir Coeur Fidèle en spectacle EN NOMINATION AU GALA DE L'ADISQ 2001 BILLETS EN VENTE AU GUICHET DU SPECTRUM, AUX COMPTOIRS ADMISSION ET AU (514) 790-1245 969, LONGUEUIL: 7 NOVEMBRE OTTAWA: 9 NOVEMBRE GRANBY: 10 NOVEMBRE STE-THÉRÈSE: 16 NOVEMBRE ST-HYACINTHE: 17 NOVEMBRE LAVAL: 22 NOVEMBRE LACHINE 23 NOVEMBRE ST-JÉRÔME: 30 NOVEMBRE JOLIETTE: 1ER DÉCEMBRE SHERBROOKE: 7 DÉCEMBRE «Un spectacle qui frôlait la perfection.une magnifique performance» P.Gauthier, Journal de Montréal «Un voyage au fin fond de la Louisiane, chaud, humide.un excellent spectacle.» K.Desjardins, Rythme FM «La pleine gamme des émotions humaines.pour le coeur, le corps, la conscience et l'âme.» S.Cormier, Le Devoir «Un spectacle extraordinaire.tendre, drôle, émouvant et engagé à la fois» Sébastien Benoît, CKOI Jim corcoran entre tout et moi en spectacle Billets en vente au Club Soda, au guichet du Théâtre St-Denis et au (514) 790-1111 CLUB SODA 12 ET 13 OCTOBRE Le nouveau disque de Jim Corcoran «entre tout et moi» en vente dès maintenant EN NOMINATIONS DANS CINQ CATÉGORIES AU GALA DE L'ADISQ 2001 Québec: 20 octobre, Gatineau: 26 octobre L'Assomption: 03 novembre, St-Eustache: 16 novembre, Granby: 11 janvier, Ste-Thérese: 18 janvier, Beloeil: 2 février, Trois-Rivières: 3 février, St-Jean: 16 février, Joliette 1er mars, Longueuil: 7-8 mar, Ste-Geneviève: 23 mars, Valleyfield: 5 avril 10 novembre au Club Soda Billets en vente au Club Soda, au guichet du Théâtre St-Denis et au (514) 790-1 1 1 1 «Bia, trois lettres qui portent tant de talent, de nature et de vérité», Monique Giroux, Radio-Canada bïasources Billets en vente aujourd'hui à midi ! Québec - Petit Champlain 31-10-2001 Québec - Petit Champlain 01-11-2001 Terrebonne 02-11-2001 Magog 16-11-2001 Drummondville 17-11-2001 Laval - Maison des arts 21-11-2001 St-Eustache 24-11-2001 St-Jean 29-11-2001 Lennoxville 30-11-2001 L'Assomption 01-12-2001 Prix étudiant disponible Billets en vente: au Cabaret (514) 854-2014, aux comptoirs Admission (514) 790-1245, sur admission.com EN NOMINATION DANS QUATRE CATÉGORIES AU GALA DE L'ADISQ 2001 23-24 NOVEMBRE AU CABARET 2111 BOUL.ST-LAURENT BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI À MIDI ! 18 ans + 30 novembre, THÉATRE OUTREMONT 2991966A 6LP1001D0929 D10 SAMEDI 6LP1001D0929 ZALLCALL 67 00:59:08 09/29/01 B D10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 DISQUES Grosse pointure LA BOTTINE souriante poursuit sa marche depuis des lustres, on aurait pu s'attendre a un pas moins veloce a la sortie de son onzieme album.Nenni ! La machine est encore plus puissante, on en a sophistique les pieces, on en a ameliore le rendement.Cordial demarre ce tourbillon de 16 pieces avec un rigodon arabisant, comme si la Bottine avait flaire la conjoncture et ainsi suggere de maintenir l ' o u v e r - t u r e a l ' A u t r e malgre le fanatisme qui pese sur l'imag i n a i r e mondial.A ses arrangements jazzy (cuivres, orgue, claviers, etc.) qui ont revolutionne la forme folklorique (on parle desormais de fusion), La Bottine a greffe (discretement) des elements tres contemporains a ses orchestrations, elle a inclus d'autres latineries sympathiques, elle a meme fait un clin d'oeil (clin de semelle.) a la culture electronique.Au menu des mots : critique sociale, tendresse, grivoiseries et lever du coude.Comme par le passe, La Bottine respecte les principes du patrimoine vivant : certaines rimes sont purement traditionnelles, d'autres sont adaptees .le demon y sort d'un enfer tres actuel, pour ne citer qu'un exemple.Tout ca pour dire que ces bonnes gens ne sont vraiment pas a cote de leurs pompes.\u0001\u0001\u0001\u0001 CORDIAL La Bottine souriante Mille-pattes Alain Brunet La huitieme merveille (autoproclamee) ! OTES-TOI de la, P.Diddy ! Le rappeur new-yorkais Jay-Z debarque en force .deuxieme semaine consecutive au no 1 du Billboard .avec son dernier et opulent opus, Blueprint.On ne parle pas ici d'un album revolutionnaire.La recette a ete maintes fois eprouvee, mais Jay-Z nous la ressert ici avec talent, tant dans la voix (toujours aussi cool et assuree) que dans les musiques, produites par Bink, Kanye West, Timbaland et consorts.Ces musiques carburent aux echantillonnages soul, f u n k , b l u e s , jazz : ceux des Jacks o n s 5 (Izzo), Al G r e e n (Blue Print), Bobby Byrd (U Don't Know), Bobby Bland (sur la geniale Heart of the City, meme titre que l'originale) et.The Doors ! Apres Fatboy Slim, on deterre encore le Roi-lezard pour faire de Five To One le hit assure Takeover ! Notons enfin sur cet album allume, festif et balance en coup de poing la presence d'Eminem, qui nous en met plein les oreilles sur Renagade.\u0001\u0001\u0001\u0001 BLUEPRINT Jay-Z Roc-A-Fella / Universal Philippe Renaud collaboration speciale Ce trio qui devient quartette PEUT-ON PARLER d'un trio ?Certes, le pianiste Francois Bourassa et les freres Boisvert (Yves a la batterie, Guy a la contrebasse) sont des hommes de continuite.Ils construisent, raffinent, solidifient cet art du trio depuis pres de 20 ans.Or, voila l'apport du meilleur technicien du saxophone tenor (soprano et flute en prime) evoluant sur ce territoire, j'ai nomme Andre Leroux .au fait, qu'attend-on pour faire de ce souffleur magistral une vedette internationale ?Les relectures monkiennes qui se degagent de cet album y sont tout a fait valables (reunies dans un pot-pourri de 16,7 minutes), les compositions de Francois Bourassa y respirent la musicalite, la complexite et le modernisme n'y ont plus grand chose a voir avec l'ostentation, la soudure de la rythmique y est irreprochable.Ce trio procure ainsi a Andre Leroux un cadre excitant, propice a l'expression de son remarquable talent d'interprete et d'improvisateur.Bref, les esprits du jazz contemporain sont respectes a souhait dans cet enregistrement realise sur la scene du Top O'the Senator (un temple du jazz torontois), en mai 2001.Reste a esperer que ce trio devienne definitivement quartette.\u0001\u0001\u0001\u0001 LIVE Francois Bourassa trio + Andre Leroux Effendi Alain Brunet Au paradis ?Mets-en RONALDO BASTOS a ecrit pour Tom Jobim, Caetano Veloso, Chico Buarque, Milton Nascimento, Gal Costa.Celso Fonseca, lui, a ete le guitariste attitre de Gilberto Gil avant de realiser pour Virginia Rodriguez, accompagner Bebel Gilberto, composer pour un areopage de musiciens top niveau .Nascimento, Veloso, Monte et autres Bethania.Ces deux artisans de la musica popular brasileira ( M P B pour les i n t i m e s ) sont peu connus du p u b l i c quebecois, raison de plus pour vous suggerer l'achat de Paradiso, un disque parfait si l'on s'en tient aux parametres de la chanson classique du Bresil.Les cordes y sont suaves (arrangements de Eduardo Souto Neto), les harmonies guitaristiques parfaitement au point, la voix de Fonseca est douce comme celle de tous ses aines.Au paradis ?Metsen.\u0001\u0001\u0001\u0001 PARADISO Celso Fonseca / Ronaldo Bastos Dubas Musica / Bros Alain Brunet Vaste comme les Prairies HART-ROUGE n'est jamais un groupe attendu.Il debarque en douceur, sans trop s'annoncer, tous les deux ou trois ans.Son dernier disque en francais, Une histoire de famille, remonte a 1998.Un album apprecie pour son authenticite.J'ai fait un reve, le plus recent album de Michelle, Paul et Suzanne Campagne, poursuit dans la meme veine folk et traditionnelle, quoique les arrangements misent davantage sur les ambiances, avec cette basse coulante, ces guitares (electrique et acoustique) murmurantes et une touche d'orgue B-3.Les percussions, d'une finesse renversante, font des merveilles sur A la coutchiyam et Le vingt-cinq avril, enregistree avec l'heureuse collaboration des frere Guisse, du Senegal.Un songe vaste comme les Prairies de la Saskatchewan, doux comme un dimanche d'automne, nappe des incontournables harmonies vocales de la famille Campagne.\u0001\u0001\u00011.2 J'AI FAIT UN REVE Hart-Rouge Folle Avoine/Universal Alexandre Vigneault collaboration speciale Des os et du muscle DEPUIS SON cinquieme album, The Middle of Nowhere (1999), le duo Orbital, compose des freres Paul et Phil Hartnoll, a pris une tangente plus robuste, voire rock, qui n'a pas trop deplu aux fans.Moins aride que ce precedent album, le duo poursuit sur le meme mode avec The Altogether, samplant Tool et Crass (sur la simple, mais efficace Tootled) ou le defunt poete-punk anglais Ian Dury (sur Oi !), insufflant de la guitare acoustique et des voix humaines.Les sons paraissent primitifs, bruts et les breakbeats transpercent chacune des chansons.Mais, heureusement, sur les meilleures chansons (Last Thing, Doctor ?, la tres pop Illuminate.), on reconnait cette facon d'enchevetrer les melodies en un tout dense, riche.Depuis plus de 10 ans, les freres Hartnoll sont passes maitres dans l'art de construire des morceaux a forte charge emotive, touche qu'ils n'ont pas encore perdue.On s'eloigne de la fraicheur de Snivilisation (1994) et In Sides (1996), mais The Altogether tient la route.\u0001\u0001\u00011.2 THE ALTOGETHER Orbital Ffrr/Universal Philippe Renaud collaboration speciale Sans les Cardigans.ON CONNAIT tous Nina Persson, non ?Vous savez, cette petite chanteuse suedoise, autrefois blonde, maintenant brune, qui nous avait habitues a une pop pleine de miel avec ses copains des Cardigans ?Les Cardigans etant en sabbatique .le retour est prevu pour 2002 .la belle Nina a donc opte pour l'aventure solo avec A Camp, projet d'ambiances qui comprend plusieurs potes, dont Mark Linkous de Sparklehorse et Jon Donahue de Mercury Rev.Pas pretentieux du t o u t , l e trip tout en douceur de m i s s P e r s s o n .C o r d e s , harmonicas, petites g u i t a r e s discretes, arrangements parfois un peu fous signes Linkous (qui a aussi realise la chose), et refrains sucres composent ce compact agreable qui a peu a voir avec le son Cardigans, mais qui a tout a voir avec la pop peinarde de notre epoque.L'influence Linkous, sans doute.Quelques longueurs ca et la, mais dans l'ensemble, A Camp tient bien la route.Une autre preuve que la Suede, c'est beaucoup plus que la pop juvenile et les meubles IKEA qui nous arrivent toujours avec un boulon en moins.\u0001\u0001\u00011.2 A CAMP A Camp Stockholm / Universal Richard Labbe Du deja-vu.LE DEUXIEME album du chanteur Rioux laisse une impression de deja- vu.Cinq annees se sont-elles vraiment ecoulees depuis Trottoir des anonymes, son p r e m i e r d i s q u e ?Musicalement, c'est dans l a m e m e v e i n e c h a n s o n pop-rock, mais l a realisation est meilleure : les guitares se font eclatantes, la voix de Rioux porte avec legerete.Le probleme se situe au niveau des chansons, assez ordinaires.Aveuglement, Les Etrangers, Le Divan (l'une des plus dynamiques du disque), pas mauvaises du tout, mais facilement oubliables.Idem pour les themes visites dans les paroles.Cinq ans deja ?Trop souvent au Quebec, le temps qui passe ne change en rien le gout de la pop et du rock qu'on y produit, constamment ressource aux memes references musicales.Malheureusement, Rioux ne semble pas echapper a cette realite.\u0001\u00011.2 RIOUX Rioux Multi Pass / DEP Philippe Renaud collaboration speciale Suffisance rock QUATRE ALBUMS au compteur, des millions d'exemplaires vendus, une reputation encore bonne.et puis ca.Ca, c'est V, le cinquieme album de Live, band americain qui rame dans toutes les directions a la fois et qui manque ici franchement d'inspiration.Tout y passe : ballades, rock dur, pointes inutiles de rap, un peu d'alterno aussi.Il y a bien quelques bons moments (surtout Overcome, a l'orchestration reussie), mais la plupart du temps, le rock de Live s'egare, s'epuise et tombe a plat.Un rock sans saveur, qui entre dans une oreille pour mieux sortir de l'autre, un rock trop souvent noye dans une mer de textes pretentieux.En fait, c'est surtout la, cote textes, que le bat blesse.En tentant de faire dans le spirituel et le poetique, Live fait plutot dans le ridicule et trebuche dans sa propre langue .de bois .sans jamais se relever.C'est long, c'est incoherent, c'est pompeux, bref, c'est Live, l'un des groupes les plus surestimes de notre epoque.\u0001\u0001 Live Radioactive / Universal Richard Labbe Cordial, le nouvel album de La Bottine souriante, puise dans diverses cultures musicales.Ce serait impossible de revenir en arriere et de faire un disque de musique strictement traditionnelle , estime Andre Brunet, jeune violoniste du groupe.LA BOTTINE SOURIANTE Mosaique musicale ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration speciale Difficile de dissocier La Bottine souriante de son sympathique chanteur, Yves Lambert.Son accordeon, son accent, son chapeau, sa moustache et meme ses lunettes rondes a la Raymond Saint-Pierre sont devenus la marque de commerce du groupe quebecois le plus celebre hors de nos frontieres.Mais on parle depuis quelques annees d'un vent nouveau qui souffle sur la musique traditionnelle au Quebec.On remarque l'apparition des Batinses, de La Volee d'castors ou de Perdu l'nord.Il faut souligner que ce renouveau passe aussi par La Bottine, qui a engage, il y a quatre ans, un musicien d'a peine 20 ans.Cordial, lance cette semaine, est deja le deuxieme disque que le groupe de Joliette enregistre avec son jeune violoniste.Andre Brunet n'a pas choisi la musique traditionnelle par defaut.Elle a toujours fait partie de ma vie, lance d'emblee le jeune homme ne a Lacolle dans une famille de musiciens.Avant d'entrer dans La Bottine, je jouais en duo avec mon frere Rejean (aujourd'hui avec La Volee d'castors).La Bottine, pour lui, c'etait le summum.Imaginez son emoi lorsqu'il a ete recrute par Lambert et les autres au depart de Martin Racine.J'ai realise un reve d'enfance, lance-t-il.L'audition a ete facile pour moi parce que je connaissais tous les morceaux par coeur.Chaque fois qu'un nouvel album sortait, je les apprenais en moins de deux semaines.Fan, vous dites Comme tous les disques du groupe de Joliette depuis La Mistrine, Cordial prend racine dans le terroir quebecois tout en voyageant dans plusieurs contrees.Dans Paris y'a t'une brune effleure la musique arabe, En p'tit boggie puise dans le reggae et on entend de l'orgue B-3 sur plusieurs chansons.Inspire par le remix electronique de Yoyo-Verret par Legion of Green Men, Et boucle La Bottine est un montage techno pense pour les planchers de danse.Le jazz, desormais incontournable dans la mosaique musicale de La Bottine, est partout sur ce nouvel album.Les fondations demeurent traditionnelles .le batteur du groupe n'est-il pas le tapeux de pied Michel Bordeleau ?., mais on est loin des chansons a repondre de Soiree canadienne.Les gens sont tannes de ca, estime Andre Brunet.On affiche encore la musique traditionnelle, mais on va dans differentes directions.On exploite a fond tout ce qu'on a comme experience et comme possibilites dans le band.Ce serait impossible de revenir en arriere et de faire un disque de musique strictement traditionnelle.L'effort de depoussierage des airs d'antan ne se limitent d'ailleurs pas aux arrangements jazz ou salsa ; certains textes subissent un remodelage en bonne et due forme.Le desir de coller aux realites d'aujourd'hui se remarque tout particulierement dans Le demon sort de l'enfer qui multiplie les references aux coupes budgetaires, aux profits faramineux des banques et au mepris du droit d'auteur sur Internet.Dans le meme ordre d'idee, Viens-tu prendre un verre de biere compte quelques lignes qui iraient comme un gant a une campagne de Nez rouge : Mais si t'as trop bu de bonne rousse, t'es mieux de faire attention, prends ca relaxe, passe donc tes cles, ou bien reste a coucher.Tous ces melanges de culture, cette volonte affichee de coller a l'epoque et de s'inscrire dans les musiques du monde meneront-ils La Bottine a se metisser pour de vrai ?Un Haitien ou un Latino-Americain dans le groupe, est-ce possible ?Pas pour le moment.On veut garder ca strictement quebecois , dit Andre Brunet, au sens francophone de souche, faudrait-il ajouter.Mais on ne peut jamais dire jamais, lance toutefois le violoniste, peut-etre qu'on s'en reparlera dans quelques annees et qu'il y aura un Haitien dans le groupe ! On exploite a fond tout ce qu'on a comme experience et comme possibilites dans le band.Ce serait impossible de revenir en arriere et de faire un disque de musique strictement traditionnelle. 6LP1101D0929 D11 29 septembre 6LP1101D0929 ZALLCALL 67 01:00:15 09/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 D 1 1 EN BREF Fin de semaine du livre ancien AUJOURD'HUI et demain, une trentaine de libraires du Québec et de l'Ontario offriront au public plusieurs miliers de livres anciens, rares ou épuisés.Le 18e Salon du livre ancien de Montréal se tiendra à l'Université Concordia, dans l'atrium du Pavillon Mc Connel de la bibliothèque Webster, au 1400, boulevard de Maisonneuve Ouest.L'entrée coûte 5 $.Heures d'ouverture : samedi de 12h à 18h ; dimanche de 11h à 17h.Le Salon est organisé par la Confrérie de la librairie ancienne du Québec, un organisme sans but lucratif.(http : www.bibliopolis.net/claq/slam01.htm) 2984185A BEETHOVEN PLUS LORTIE 1er octobre, 20 h Louis Lortie, piano; James Ehnes, violon; Jan Vogler, violoncelle Louis Lortie débute une spectaculaire série de 14 concerts avec deux sonates pour violon et piano (op.12 & 24) ainsi que le célèbre trio op.97 « L'Archiduc ».ALAIN CARON, basso virtuoso 10 octobre, 20 h Voyez un des meilleurs bassistes au monde ! Un moment de jazz exaltant en compagnie d'Alain Caron et de ses musiciens.SHANKAR, GINGGER, HUSSAIN, VINAYAKRAM 11 octobre, 20 h Shankar, inventeur du double-violon et chanteur hors pair, nous propose une grande soirée de musique traditionnelle indienne en compagnie de Zakir Hussain et de deux des plus grands musiciens du sous-continent.VIRGINIA RODRIGUES, Diva de la samba 11 novembre, 20h La protégée de Caetano Veloso est de retour à Montréal avec sa voix puissante au timbre de velours pour nous offir un moment de samba inoubliable.les Toutemsusiques! au Centre Pierre-Péladeau Saison 2001-2002 du CENTRE PIERRE-PÉLADEAU ABONNEZ-VOUS AVANT LE 30 SEPTEMBRE et OBTENEZ jusqu'à 25% DE RÉDUCTION en plus d'un certificat-cadeau d'une valeur de 10% de votre achat ! Applicable exclusivement à l'achat d'une série complète ou à 5 concerts du forfait Maestro.Billets et abonnements : (514) 987-6919 Admission : 790-1245 2989298A 2991428A 6LP1201D0929 D-12 samedi - ARTS 6LP1201D0929 ZALLCALL 67 01:06:26 09/29/01 B D 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 THÉÂTRE Dérangeantes domestiques ÈVE DUMAS LES METTEURS EN SCÈNE ne se lassent pas de porter Les Bonnes à la scène.En France, la création de cette nouvelle version de la toute première pièce de Jean Genet, signée Alfredo Arias, était justifiée par le fait que l'on célèbre cette année, au Théâtre de l'Athénée, les 50 ans de la mort de Louis Jouvet.Tous les spectacles présentés dans ce beau théâtre à l'italienne durant la saison 2001-2002 auront été créés, joués ou mis en scène par Louis Jouvet.Ce dernier a été justement le premier à monter Les Bonnes en 1947, avec plus ou moins de bonheur au dire de ceux qui y étaient.Genet l'avait accusé de « parisienner » son oeuvre.La mise en scène d'Alfredo Arias vient remettre les pendules à l'heure, un demi-siècle plus tard.Il faut dire que l'homme de théâtre franco-argentin avait, lui, accès aux indications de Genet, intitulées Comment jouer Les Bonnes, texte qui accompagne la pièce depuis 1963 seulement.On sait également que l'auteur aurait aimé voir son drame sacrificiel joué par des travestis.Alfredo Arias est un peu ce travelo, puisqu'il a choisi d'incarner Madame lui-même, en hommage à l'auteur qu'il a connu.« Les actrices retiendront donc leurs gestes, chacun étant comme suspendu, ou cassé.Chaque geste suspendra les actrices », écrivait Genet.Arias pousse cette consigne jusque dans la scénographie, qui est magnifiquement mystérieuse et surannée, progressant de l'austère au baroque.Tout y est suspendu : les énormes tentures de velours bordeaux, le cadran qui fait tic-tac dans les airs, les toilettes de Madame descendant du ciel, soutenues par un fil.« Ces deux bonnes ne sont pas des garces : elles ont vieilli, elles ont maigri dans la douceur de Madame.Il ne faut pas qu'elles soient jolies, que leur beauté soit donnée aux spectateurs dès le lever du rideau, mais il faut que tout au long de la soirée on les voit embellir jusqu'à la dernière seconde.» Laure Duthilleul (Claire-Madame) et Marilu Marini (Solange-Claire) sont ces monstres de bonnes au physique étrange, capables de jouer aussi bien la vulnérabilité que la force inébranlable dans leurs corps fragiles et sculpturaux à la fois.Genet est parti d'un fait divers célèbre, qui avait fasciné toute la France, les intellectuels comme les amateurs de sensations fortes.Les soeurs Papin, deux bonnes au psychisme torturé, avaient assassiné leur maîtresse et sa fille dans un cérémonial des plus sadiques.Genet en a fait une longue messe noire qui se retourne contre celles qui officient.C'est Claire qui finit par boire le tilleul au gardénal destiné à Madame, après une ultime séance de travestissements, où elle et sa soeur jouent à imiter leur patronne à tour de rôle, dans un jeu sadomasochiste qui traduit aussi bien leur aliénation de domestiques que la relation d'amour-haine les unissant.À un moment de leur jeu, Madame fait son apparition.Pur fantasme et fruit de l'imagination tordue de Solange et Claire, Madame est une poupée, interprétée par le metteur en scène.Cette créature androgyne, habillée en femme, parlant avec une voix d'homme, insuffle à la pièce une folie encore plus démesurée.C'est la meilleure scène du spectacle, grâce à la performance caricaturale d'Arias, qui amène avec lui un vent de fraîcheur dans cette pièce lourde et tordue.Déshabillée, dépouillée de ses artifices au fur et à mesure de sa scène pour finir nue comme un poupard sans sexe, Madame n'en garde pas moins l'autorité et la dignité que son rang lui commande.C'est lorsqu'elle se sera échappée pour aller rejoindre son amant, sorti du bagne où l'avaient envoyé les bonnes \u2014 à l'aide de lettres anonymes \u2014 que Claire et Solange prendront toute la mesure de leur désespoir et que le coup fatal sera posé.Dans son geste auto-sacrificiel, Claire fait vaguement penser à une Mademoiselle Julie de caste inférieure \u2014 bien qu'elle parle la même langue, châtiée et poétique, que ses supérieurs.Incapable de prononcer sa propre condamnation à mort, elle exige de Solange qu'elle dise les mots qui lui feront porter la tasse meurtrière à ses lèvres.Genet n'aurait peut-être pas renié cette nouvelle version extravagante de sa première pièce, qu'il n'aimait pas, paraît-il.Une oeuvre ambiguë, certes, servie par une mise en scène tout aussi ambiguë, à la limite du carnavalesque.Pour amateurs aguerris de Genet surtout.LES BONNES de Jean Genet, dans une mise en scène d'Alfredo Arias, À l'Espace Go ce soir dans le cadre de France au Québec / la saison.Mono subjects, de Thomas Lehmen : de la subversion douce et drôle.Une subversion bien sympathique STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale DANS mono subjects, du chorégraphe Thomas Lehmen, réalité et fiction s'entremêlent allègrement.Pimentée d'une bonne dose d'humour et d'autodérision, cette dissection des règles du spectacle est loin de se transformer en une démonstration de principe fastidieuse.En effet, la soirée se déroule sur un ton ludique et sans prétention.Lehmen et ses complices y ont inséré assez de surprises et de douce subversion pour dérider rapidement les sceptiques.Lehmen s'avance, souhaite gentiment la bienvenue au public et se lance dans un inventaire très détaillé de tout ce qui se trouve dans l'espace scénique, du plafond au plancher, en passant par des circulaires et des magazines qui traînent çà et là.Il va jusqu'à décrire, en détail, le fonctionnement des amplificateurs reliés aux trois guitares électriques posées au fond de scène.Il s'inclura dans l'énumération, ainsi que ses complices : Gaetan Bulourde, un non-danseur avec une tête pas possible, et Maria Clara Villa-Lobos, la jeune et jolie danseuse du groupe.Celle-ci se lance d'ailleurs d'emblée dans une démonstration de tous les mouvements et phrases chorégraphiques qui se retrouveront, à divers moments, dans le spectacle.Sa gestuelle est à la fois souple et énergique, parsemée de petits gestes complètement incongrus, comme se sentir les aisselles ou se mettra la main dans la culotte.Puis, le bal commence.Non seulement Lehmen entrecoupe- t-il réalité et fiction, mais il fait en sorte que la réalité imite la fiction et vice-versa.À preuve : le très cocasse Bulourde imitant, pas à pas, Villa- Lobos a l o r s qu'elle exécute une série de figures dansantes.Non seulement les « performeurs » s'adressent- ils directement au public, mais ils s'interrogent entre eux.Dans un des instants les plus suaves du spectacle, Villa-Lobos demande à Lehmen, alors flambant nu, comment il est devenu danseur et ce qu'est au juste cette danse contemporaine à laquelle il consacre sa vie.La réponse fera hurler la salle de rire.L'aventure mono subjects est très agréable.Malgré une certaine lourdeur au départ, Lehmen parvient à déjouer nos attentes et à faire tomber les barrières.Il a aussi le mérite de ne pas chercher à choquer à tout prix.Ici, pas de mots de quatre lettres en anglais (dont les Européens font parfois un usage abusif, pensant ainsi gagner les Nord-Américains), pas de gestes provocants à outrance.Seulement une suite de petits segments, à la fois drôles et subversifs, parfois complètement puérils, offerts en toute intimité par des gens bien sympathiques.Les anonymes de Boris Charmatz Avec Con forts fleuve, le chorégraphe français Boris Charmatz nous conviait jeudi soir à une représentation- fantôme, à un spectacle qui n'en fut pas un.Des êtres, habillés des pieds à la tête, une cagoule recouvrant leur visage, des gants sur leurs mains, tremblent, éructent, chutent, se tordent devant nous pendant une heure.Puisque l'individualité de chacun est totalement occultée, le spectateur ne peut se rattacher à aucune référence subjective.Toute sensation, toute possibilité de connexion avec ce qui se passe sur scène est annihilée.Si on veut absolument y voir des otages, de la torture et de la violence sexuelle, libre à nous, mais cette bouée narrative nous file rapidement entre les doigts.Même si on tente désespérément de s'ancrer au seul travail des corps, il devient vite apparent que celui-ci est trop diffus, trop éclaté pour qu'on prenne vraiment plaisir à l'observer, même sur un plan strictement analytique.Il y a bien cette lecture d'un texte pornographique qui éveille un certain intérêt, parce qu'il est répété ad nauseam sur différents tons et rythmes, ou encore de petites pointes de violence qui nous font tout à coup frissonner.Mais dans l'ensemble, rien n'est émouvant, rien n'est beau, rien n'est particulièrement intéressant au plan gestuel.Tout ici nous glisse entre les doigts, échappe à nos sens et à notre intellect.À travers cette expérimentation, Charmatz cherchait en effet à défier la notion de projection, à contrer cette idée de « passer la rampe » si primordiale au théâtre.L'exercice semble réussi.Maintenant, vite, passons à autre chose s'il vous plaît ! MONO SUBJECTS, de Thomas Lehmen, ce soir, 23 h, au Théâtre du Maurier du Monument- National.CON FORTS FLEUVE de Boris Charmatz, ce soir et demain, 21 h, à l'Usine C.Renseignements à info-danse: 514 524-0666 ou au www.festivalnouvelledanse.ca Nos articles et toute la programmation du Festival international de nouvelle danse sont disponibles à www.cyberpresse.ca/find 2989286A Cinq questions à.Manon Oligny STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LA CHORÉGRAPHE Manon Oligny s'est d'abord fait remarquer en 1998, en créant XX.x (Étude #1 sur la séduction), qui porte un regard grinçant sur l'érotisme.La Manon Oligny même année, l'hebdomadaire Voir l'inscrivait au palmarès des Nouveaux Visages.En 1999, elle poursuit son incursion dans le monde de la séduction et du désir avec La Fiction du désir (Étude #2).Amateur du cinéma de la Nouvelle Vague, elle crée des oeuvres de danse-théâtre qui baignent dans une atmosphère à mi-chemin entre la pop-rétro légère et la critique sociale cinglante.Q Pendant le FIND, vous présentez 24X Caprices.Quels sont donc ces caprices auxquels réfère cette troisième partie de votre trilogie ?R Pour moi, le mot « caprice » renvoie à l'univers féminin.La pièce met en scène quatre femmes qui tentent de se réconcilier avec leur corps, à la fois objet et sujet.Ce travail porte sur le cinéma intérieur que se font ces femmes et sur la façon dont elles gèrent le conflit inhérent à leur féminitude.Ce n'est pas une pièce sur le féminisme, mais sur le féminin.Q Qui sont donc ces quatre femmes que l'on va apprendre à connaître ?R Elles représentent des archétypes de femmes, toutes unies par une instabilité qui fait, selon moi, partie intégrante du mot « caprice ».Le personnage d'Anne- Marie Boisvert est aux prises avec une perversion autodestructrice.Annik Hamel joue une femme instable, en totale déconstruction.La femme interprétée par Mathilde Monnard est plus frondeuse, plus directe et affirmée.Noémie Godin, quant à elle, bascule constamment d'un sentiment extrême à un autre.Q Vous n'avez pas peur qu'on vous reproche de tuer des stéréotypes féminins R Non, pas du tout.La pièce n'affirme pas que les femmes sont hystériques.Celles que je présente prennent la parole, tant au niveau gestuel que verbal.Elles ne sont pas uniquement assujetties à leurs émotions.Elles réagissent, essaient de se prendre en main.Q Christine Angot, auteure française à succès, a collaboré à 24X Caprices.Comment en est-elle venue à s'investir dans le processus ?R J'ai découvert Christine Angot à tra vers ses livres.La rythmique de son écriture est très proche de mon écriture chorégraphique.Elle a cette violence et un ton très direct.Dans une lettre, je lui ai demandé si elle accepterait de faire parler les personnages féminins d'une chorégraphie que je créais.Elle n'est venue que quelques fois en studio à Paris, où j'effectuais une résidence, puis a assisté à quelques répétitions à Montréal.Elle m'a ensuite soumis de courts textes qui correspondaient exactement à ce que je cherchais.Q Vous avez participé, en juin dernier, à une résidence chorégraphique à Tunis.Quels souvenirs en gardez-vous ?R Ce furent 12 jours intensifs et très confrontants.On répétait six ou sept heures par jour dans des studios à 43 oC.Confrontant aussi en raison des sujets que j'explore dans 24X Caprices, soit le voyeurisme, le désir et toutes les impostures de la séduction.24X CAPRICES de Manon fait de la danse, 1er et 2 octobre, 19 h, au Studio de l'Agora de la danse.Après Toronto, Québec, Ottawa, et Vancouver, cette première grande rétrospective de ce peintre canadien favori arrive à Montréal ! Plus de cent oeuvres dressent un portrait parfois anecdotique et parfois humoristique des personnages et des paysages du XIXe siècle.: des paysages en héritage 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca présente dans le cadre des JOURNÉES DE LA CULTURE L'ATELIER DES FINS CONNAISSEURS Le samedi 29 septembre de 14h à 16h (bilingue) Transmis de génération en génération, rapportés de voyage ou encore dénichés par hasard, certains objets revêtent, pour toutes sortes de raisons, un caractère précieux à nos yeux.Conrad Graham, Conservateur, Arts décoratifs et Anne Mac Kay, Restauratrice en chef du Musée Mc Cord mettent leur expertise à la disposition du public et se penchent sur les objets apportés par les visiteurs.Ces objets doivent être facilement transportables et appartenir aux catégories suivantes : art décoratif, argenterie, céramique.Aucune évaluation monétaire ne sera faite UN RENDEZ-VOUS AVEC LES TREIZE LUNES atelier Le dimanche 30 septembre, à 10h30 en français Rencontrez l'artiste Ojibwe Dolorès Contré Migwans qui vous fait une présentation visuelle sur le calendrier amérindien des treize lunes.Suivra ensuite le récit de la légende de la création et la danse de l'unité qui réunira tous les participants.ACTIVITÉS GRATUITES SE TTERMINE LE 88 OOCTOBRE 2972662A 6LP1301D0929 D13 29 septembre 6LP1301D0929 ZALLCALL 67 00:58:36 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 D 1 3 EN BREF Isabelle Boulay, invitée d'honneur à France-2 LA CHANTEUSE QUÉBÉCOISE Isabelle Boulay sera l'invitée d'honneur d'une nouvelle émission de variétés de France-2 aujourd'hui.L'émission Il était une voix sera présentée par Frédéric Lopez et Arnaud Poivre d'Arvor, fils du présentateur-vedette du journal de TF1.Pour cette première, Isabelle Boulay sera entourée de nombreux autres invités, dont Elton John, Francis Cabrel, Julien Clerc, Gérald De Palmas, Lara Fabian et Garou.Brian Macdonald, premier prix Walter-Carsen Le Conseil des arts du Canada remettra le premier prix Walter-Carsen à Brian Macdonald, chorégraphe originaire de Montréal.M.Macdonald travaille dans le milieu de la danse depuis une cinquantaine d'années, ayant été tour à tour danseur, directeur artistique et chorégraphe.Ce prix est accompagné d'une bourse de 50 000 $, don du mécène canadien Walter Carsen.M.Carsen a offert au Conseil des arts du Canada 1,1 million de dollars l'hiver dernier afin de créer un prix pour les artistes de scène.2991866A 2981102A La Fondation Jeunesses Musicales du Canada et l'Orchestre symphonique de Montréal présentent Maureen Forrester Jon Vickers Colette Boky Robert Savoie Mercredi 3 octobre 2001, 19 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts « Airs et ensembles célèbres du répertoire d'opéra » Agnès Grossmann, chef d'orchestre Joane Bellavance, soprano Marie-Nicole Lemieux, contralto Marc Hervieux, ténor Alexander Michael Dobson, baryton le Choeur Saint-Laurent, Iwan Edwards, chef de choeur, et l'OSM Avec la participation de : Dominique Blier Monique Pagé Chantal Dionne Raphaëlle Paquette Danièle Le Blanc Guy Bélanger Éric Laporte Manuel Blais Alain Coulombe Joseph Rouleau Billetterie : (514) 842-9951 ou osm.ca Place des Arts: (514) 842-2112 (514) 790-1245 ou 1-800-361-4595 Prix des billets : 16 $, 22 $, 33 $, 44 $ 2988629A PLACE DES ARTS > SALLE WILFRID-PELLETIER > 19h30 White Oak Dance Project(États-Unis) 5 .6 OCTOBRE PASTForward > première canadienne Une célébration de la ferveur créatrice des chorégraphes de la danse moderne américaine des années 60 et 70 Reconstruction d'oeuvres de Lucinda Childs, Trisha Brown, Simone Forti, Steve Paxton, Yvonne Rainer, David Gordon et Deborah Hay Avec Raquel Aedo Mikhail Baryshnikov Emily Coates Jennifer Howard Rosalynde Le Blanc Michael Lomeka Emmanuèle Phuon Keith Sabado GALA-BÉNÉFICE 5 OCTOBRE Renseignements 514-287-1423 Billetterie centrale > Agora de la danse: 840, rue Cherrier En vente chez Admission > 514 790.1245,1 800 361.4595, admission.com Department of Foreign Affairs and International Trade Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Patrimoine canadien Canadian Heritage info-danse 514 524.0666 2991104A 6LP1401D0929 D14 sam.6LP1401D0929 ZALLCALL 67 01:00:04 09/29/01 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 Le quatrième prix annuel DONNER est offert par la fondation canadienne Donner Le prix Donner valant 25 000 $ sera attribué à l'auteur du livre le plus marquant et novateur sur la politique publique canadienne avec 10 000 $ à chacun des deux seconds.Ce prix entend inspirer un débat animé sur les questions traitant de politique publique, tout en récompensant les excellents écrits s'adressant à des lecteurs avertis.Pour être éligibles au prix 2001 qui sera décerné en 2002, les livres doivent être publiés au Canada en anglais ou en français, entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2001.DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 30 novembre 2001 Pour les règlements ou toute autre information, communiquez avec : Gérant du prix, pour le prix Donner 112 Braemore Gardens, Toronto, ON M6G 2C8 Tél : (416) 656-3722 ou (416) 652-1947 ou Télec : (416) 658-5205 C.élec.: meisner@interlog.com www.donnerbookprize.com 2984078A Venus directement du fond des galaxies (en fait, de Québec), les valeureux Spudz seront à Montréal pour prévenir la foule inconsciente des dangers qui guettent l'univers.Les Spudz libèrent le Québec! ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale MESDAMES, messieurs, personnes humaines, l'heure est grave.Il nous faut bien veiller à ne pas dire ou faire trop de niaiseries ; cette planète risque l'annihilation cosmique si nous ne prenons garde aux armées interstellaires de l'immonde Vorax, personnification toute féminine du Mal à l'état brut.Ben Laden et ses hordes peuvent bien aller accrocher leurs turbans.Venus directement du fond des galaxies, les valeureux Spudz seront à Montréal pour prévenir la foule inconsciente et répandre l'espoir : « Le combat contre Vorax n'est pas terminé, on est ici pour en informer les humains », déclare l'inébranlable capitaine V-Lux, le plus sérieusement du monde.Et c'est par la chanson que le quatuor héroïque \u2014 costumé, casqué, grimé, crêpé \u2014 entend propager le message aux âmes justes et nobles.Ce soir aura lieu, au Théâtre National, dans le cadre du mini-festival Weekend Japanimée Rétro, ce qu'il est convenu de considérer comme le premier concert-bénéfice pour la paix cosmique.À la défense de l'univers, les Spudz se portent volontaires, encouragés et épaulés par d'illustres personnages : « On a invité tous nos amis héros à se joindre à notre escouade d'intervention », assure V-Lux.Goldorak, Albator, Capitaine Flam, Astro, Inframan, Captain Scarlet et l'ensemble des superhéros tels que vus à la télé seront célébrés.Jusqu'à Gumby, Mini- Fée, Candy et le Petit Castor qui prêtent main-forte aux fougueux Spudz contre la menace Voraxienne.Ça promet de ruer dans les brancards sidéraux ! Le répertoire musical des Spudz est presque exclusivement constitué de thèmes de dessins animés japonais des années 70, mélodies dangereusement accrocheuses que rien ne parviendra à chasser de la mémoire \u2014 pas même un traumatisme crânien \u2014 pour peu qu'on soit âgé de moins de 40 ans.Selon une légende de plus en plus répandue, les Spudz seraient une formation musicale (ou, dit plus justement, musico-théâtrale) originaire de la Vieille Capitale et passerait son temps à faire du spectacle : « Nos shows créent des délires collectifs à Québec.Ce qu'on fait n'est pas de la caricature, ou c'est de la caricature respectueuse, un hommage aux années 1970.On a l'air tellement sérieux, tellement convaincus, notre humour vient de ça, constate V-Lux redevenu soudainement humain (appelons-le Pat afin de camoufler sa terrienne identité).Mon personnage est un mélange de Mick Jagger, de Michael Jackson et du Capitaine Cosmos.Et le groupe, c'est le Kiss québécois.Les modes et les tendances s'effritent et se remplacent à un rythme d'enfer ; le regain d'intérêt pour les vieux cartoons japonais des années 1970 ne subsistera pas éternellement, et Pat en est tout à fait conscient : « On ne pourra pas faire ça très longtemps.Je me demande même comment notre groupe peut être rentable ! Il y a de la musique, des clips, un écran géant, des costumes.En fait, c'est un cadeau qu'on fait aux gens.» Les Spudz promettent un véritable party plein de surprises et de bébelles ; les fanas nostalgiques y entendront des versions proprement inouïes des thèmes de Goldorak, Albator, Candy et consorts : « On fait à peu près de tout : du techno, du hip-hop, du métal, du rock, du jazz.En réécoutant les musiques des génériques, on se disait qu'on allait les jouer autrement, dans de nouvelles versions, leurs meilleures versions pour nous.» Allons tous au Weekend Japanimée Rétro se bourrer d'heureuses et jouissives insignifiances \u2014 visuelles et auditives \u2014 et retrouver l'enfant en soi, celui pour qui tout est net, pour qui les méchants sont du côté du mal et les bons du côté du bien.Par les temps qui courent, où on aurait franchement besoin d'un invincible robot venu des cieux, il vaut mieux régresser et se retaper Mini-Fée ou Les Cités d'or que regarder trop attentivement les nouvelles du soir.LES SPUDZ SAUVERONT LA TERRE., au Théâtre National (1220, rue Sainte- Catherine Est, métro Beaudry), ce soir à 22 h ; entrée : 7,95 $.Info et horaire : www.retrojapon.com ou 514 859-9110.François Carrier Trio SOIRÉE AUDACIEUSE The Robert Cray Band [iks] VENDREDI 12 OCTOBRE, 20h SPECTRUM JEUDI 1er NOVEMBRE, 20h SPECTRUM VENDREDI 23 NOVEMBRE, 20h SPECTRUM 22, 23, 24 NOVEMBRE, 20h30 THÉATRE LA CHAPELLE 34.50$ 28.50$ 28,50 $ 15,50$ 17,00$ et 20,00$ taxes incluses JEUDI 4 OCTOBRE, 20h SPECTRUM SUR L'HISTOIRE DU JAZZ AVEC Bernard Primeau Jazz Ensemble DIMANCHE 30 SEPTEMBRE, 15h HALL DU SPECTRUM The New Montreal Jazz Collective THÜRYN VON PRANKE (piano), CHRISTINE JENSEN (saxophone), YANNICK RIEU (saxophone), KELSLEY GRANT (trombone), MAXIME ST-PIERRE (trompette), FRASER HOLLINS (contrebasse) et MARTIN AUGUSTE (batterie) DIMANCHE 30 SEPTEMBRE, 20h SPECTRUM Nils Petter Molvaer LE TROMPETTISTE SCANDINAVE Première partie: RHODES'N RYTHMS 25,50 $ Mike Stern Quartet DANS LA PURE TRADITION DU JAZZ MARDI 30 OCTOBRE, 20h CLUB SODA 11,95 $ SOIRÉE BLUES Uri Caine ATELIER GRATUIT ! Invité spécial à la basse: ALAIN CARON Première partie: THREE FOR ALL Première partie: RAY BONNEVILLE CONCERT GRATUIT ! ENFIN DE RETOUR À MONTRÉAL ! Première partie: PENNY LANG ET MICHAEL J.BROWNE SON TOUT NOUVEAU SPECTACLE Kelly Joe Phelps jusqu'à 33% de rabais jusqu'à 33% de rabais BILLETS INDIVIDUELS EN VENTE au Spectrum, sur le réseau Admission ou au (514) 790-1245, www.admission.com INFORMATIONS: (514) 871-1881 / 1-888-515-0515 Forfait Le Jazz 3 CONCERTS POUR 55 $ NILS PETTER MOLVAER MIKE STERN QUARTET FRANÇOIS CARRIER TRIO Forfait L'éclectique 4 CONCERTS POUR 60$ NILS PETTER MOLVAER [IKS] THE ROBERT CRAY BAND KELLY JOE PHELPS + taxes et frais de service JUSQU'À 25% de rabais + taxes et frais de service Les forfaits sont en vente uniquement au guichet du Spectrum Certaines restrictions s'appliquent.Quantités limitées.JUSQU'À 25% de rabais FORFAITS Khaled Hakim MD en collaboration avec avec la participation de Le roi du raï Le chanteur no 1 d'Égypte MD Automne 2001 dans le cadre des journées de la culture HYBRIDES IMPRO/ÉLECTRO Avec invité spécial SEX MOB Bond VENDREDI 16 NOVEMBRE, 20h, CABARET LES REBELLES DU JAZZ NEW-YORKAIS 16,50$ + taxes et frais de service does DEMAIN CE JEUDI Billets en vente à la porte REPORTÉ AU VENDREDI 15 FÉVRIER MÉTROPOLIS Les billets déjà achetés seront honorés le soir du concert 34,50$ DIMANCHE 9 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ «L'UNE DES PLUS BELLES VOIX DU JAZZ CANADIEN» Molly Johnson Quartet JEUDI 6 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 37,50$ Avec JEFF \"TAIN\" WATTS (batterie), JOEY CALDERAZZO (piano), ERIC REVIS (basse) DANS L'INTIMITÉ DU SPECTRUM, L'EXTRAORDINAIRE SAXOPHONISTE Brandford Marsalis Quartet BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI À MIDI 2991936A et présentent Françoiis Cousiineau 3 octobre 2001 20h00 CJPX 2990973.présente MA PREMIÈRE PLACE desARTS 8E ÉDITION QUI ?Vous êtes auteur-compositeur et / ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre Stella Artois de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! PRIX DISTINCTION STELLA ARTOIS \u0001 PRIX DISTINCTION RENÉ MALO PRIX HYDRO-QUÉBEC \u0001 PRIX RADIO-CANADA \u0001 PRIX OFQJ RENSEIGNEMENTS et INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 Concours 2989020A MICHEL MPAMBARA «Il y'a trop de blanc au Québec» 11,12,13 OCTOBRE Billets à la salle du Gesù 514 861-4036 et chez Admission 514 790-1245 les productions Jean-Pier Doucet Nouvelles supplémentaires Gesu Les Salles du 2989337A 6LP1501D0929 D-15 samedi - ARTS 6LP1501D0929 ZALLCALL 67 01:09:00 09/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 D15 2, 3, 4, 5 et 6 octobre à 20h Voyagements Pianiste: Bruno Fecteau Gilles VIGNEAULT 2490 Notre-Dame O.Billets : (514) 931-2088 / (514) 790-1245 www.admission.com Présente 2990232A JERRY SEINFELD Rien de moins qu'excellent! MARC-ANDRÉ LUSSIER Il pointait à peine le bout du nez, discrètement, côté jardin de la scène de la salle Wilfrid Pelletier, que les gens étaient déjà debout pour l'accueillir.Jerry Seinfeld, figure emblématique de l'humour « à propos de rien », recordman absolu de la Place des Arts en ce qui a trait à la rapidité avec laquelle les billets se sont tous envolés, a offert hier soir les deux premières de ses quatre prestations montréalaises.Et son spectacle fut, il faut bien le dire, rien de moins qu'excellent.En 75 minutes bien tassées, notre « étrange petit ami de la télévision » (c'est ainsi qu'il s'est décrit), celui qui a presque servi de straight man pendant 10 ans aux personnages pour le moins colorés à qui il donnait la réplique dans sa série, montre ni plus ni moins ce qu'est la quintessence de l'art du stand up.À partir de trois fois rien, l'humoriste nous entraîne dans ses délires proprement réalistes, partageant le fruit de ses nouvelles observations quotidiennes.Celles-ci sont inédites parce que, d'une part, toutes les blagues que Seinfeld traînait depuis des années dans son spectacle furent solennellement enterrées il y a trois ans dans I'm Telling You for the Last Time, mais aussi parce que la vie intime du célèbre humoriste a changé.Le Jerry Seinfeld mariage et la paternité font désormais partie de ses préoccupat i o n s ( « J e n'aime pas les enfants, ils sont trop immatures ! »).De cette situation découle ainsi une nouvelle perspective sur le célibat, les relations hommes-femmes, le sexe, la vie.Bon nombre de petits détails de la vie quotidienne sont aussi passés au crible, tout comme la culture médiatique dans laquelle baignent nos sociétés.La pub, le cinéma, les cérémonies de remises de prix (sa description des oscars est hilarante), les « musicographies », bref, Seinfeld exerce son sens unique de la dérision avec un style incomparable.La livraison est par ailleurs impeccable.Du grand art en somme.Comme plusieurs autres vedettes américaines, Seinfeld accepte, une fois le spectacle « officiel » terminé, de répondre à quelques questions du public pendant quelques minutes.C'est d'ailleurs souvent au cours de cette courte période que se révèle le talent d'improvisateur d'un humoriste, sa spontanéité à tout le moins.« Allez-y, posez-moi des questions sur ma carrière, ma vie personnelle, n'importe quoi.N'ayez pas peur ! » \u2014 Achèteriez-vous une maison à Montréal ?\u2014 Qui êtes-vous ?Un agent immobilier \u2014 Croyez-vous que Kramer pourrait devenir le prochain maire de New York ?\u2014 Il a autant de chances que moi j'en ai d'acheter une maison à Montréal.\u2014 Peut-on espérer des retrouvailles avec Elaine, George et Kramer à la télé ?\u2014 Quand nos quatre carrières respectives seront finies.\u2014 Pourquoi roulez-vous en Porsche ?\u2014 Que feriez-vous à ma place ?\u2014 Avez-vous été témoin de la tragédie du World Trade Center ?\u2014 Je n'étais pas à New York à ce moment-là.De toutes les discussions qui ont lieu actuellement à propos de la possibilité de reconstruction, je proposerais qu'on rebâtisse non pas deux mais trois édifices sur les toits desquels on pourrait lire « GO F.K YOURSELF Ce fut la seule allusion de Seinfeld aux récents événements dans un spectacle par ailleurs réglé au quart de tour.GURDJIEFF DANSE SACRÉE Démonstration L'auditoire est invitée à participer : ENTRÉE LIBRE Le merc.3oct.de 19 h 30 à 21 h Endroit : la bibliothèque Atwater, bur.201 1200 rue Atwater / rue Sainte-Catherine Edward Fanaberia ssc., U.S.& cdn.group leader Rens.: Le groupe de Gurdjieff : (514) 369-1300 Le spectacle 2490 Notre-Dame O, Montréal, Métro Lionel-Groulx Billetterie: 514-931-2088 et sur le réseau Admission: 514-790-1245 Daniel Boucher dix mille matins Album incluant «Chez nous» disponible en magasin 5e série de supplémentaires les 25, 26 et 27 octobre au Théâtre Corona 23 septembre, Beloeil 29 septembre, Shawinigan 5 octobre, Ste-Thérèse 12 octobre, Moncton 25, 26, 27 octobre, Montréal 16 novembre, La Salle 30 novembre, Terrebonne 1er décembre, Trois- Rivières 4 décembre, Forestville 5 décembre, Sept-Iles 6 décembre, Baie-Comeau 8 décembre, New-Richmond 9 décembre, Chandler 14 décembre, Gatineau 15 décembre, St-Jean-sur-le-Richelieu 11 janvier, Sherbrooke 12 janvier, St-Jovite 18 janvier, Chicoutimi 20 janvier, Granby 25 janvier, Drummondville 30 janvier, Québec 22 février, Thetford-mines Nominations au Gala de l'ADISQ Interprète masculin de l'année Chanson populaire de l'année Vidéoclip de l'année 2989541A 2986900A 6LP1601D0929 D16 sam.6LP1601D0929 ZALLCALL 67 01:08:36 09/29/01 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Shirin Neshat Shirin Neshat, Soliloquy, photographie de tournage, 1999.Avec l'aimable permission de la galerie Barbara Gladstone.Photographe : Larry Barns.Du 29 septembre 2001 au 13 janvier 2002 185, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (Québec) H2X 3X5 Renseignements : (514) 847-6226 Métro Place-des-Arts www.macm.org L'exposition s'inscrit dans le cadre des activités du Mois de la Photo à Montréal 2001.2979765A NOUVELLES DU DISQUE Vingt « Singers » DECCA LANCE une nouvelle série de rééditions : « The Singers ».On y retrouve principalement des enregistrements de chanteurs dont la carrière correspond à la grande époque du 33-tours ; y ont été ajoutées, certaines gravures datant du 78-tours.La première parution comprend 20 disques et autant de grandes voix.Par ordre alphabétique : Teresa Berganza, Erna Berger, Franco Corelli, Suzanne Danco, Mario del Monaco, Giuseppe di Stefano, Nicolai Ghiaurov, Gundula Janowitz, Frida Leider, George London, Birgit Nilsson, Luciano Pavarotti, Hermann Prey, Leontyne Price, Beverly Sills, Joan Sutherland, Martti Talvela, Renata Tebaldi, Maggie Teyte, Jennie Tourel.Schumann par Pollini SCHUMANN est le compositeur au programme du dernier disque Deutsche Grammophon du pianiste Maurizio Pollini.Le contenu : les Davidsbündlertänze et la Sonate en fa mineur, op.14, dite Concert sans orchestre.Lortie et Ravel LE MAGAZINE anglais Gramophone consacre au triptyque Gaspard de la nuit, de Ravel, sa discographie comparative d'octobre.Trente-trois versions ont été écoutées et, de ce nombre, cinq ont été retenues comme les meilleures.L'enregistrement de Louis Lortie (chez Chandos) y figure, avec ceux de Cécile Ousset, Jacques Rouvier, Dominique Merlet et Jean-Yves Thibaudet.N'ont pas été retenus : Michelangeli, Gieseking, Casadesus, François, Argerich, Perlemuter, Pogorelich.Sinopoli: un autre Strauss L'ENREGISTREMENT d'Ariadne auf Naxos que vient de publier Deutsche Grammophon représente l'ultime réalisation au disque du chef Giuseppe Sinopoli, mort le 20 avril.Cet enregistrement avait été réalisé en septembre et décembre derniers.DG propose maintenant un autre opéra de Richard Strauss dirigé par Sinopoli : Friedenstag, oeuvre plus courte et moins connue, enregistrée en 1999.Deborah Voigt chante dans les deux enregistrements.Claude Gingras Billetterie centrale > Agora de la danse: 840, rue Cherrier Admission > 514 790.1245 , 1 800 361.4595, admission.com Encore 8 jours >> info-danse >> 514 524.0666 Department of Foreign Affairs and International Trade Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Patrimoine canadien Canadian Heritage Espace chorégraphique FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT Les Ombres 20 sept.au 6 oct.19h > 20h15 > 21h30 relâche lundi et mardi INSTALLATION/EXPOSITION Marie-Ange Guilleminot, Centre de diffusion de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQÀ M > 1 au 6 oct.de midi à 18h White Oak Dance Project, Photographies de Peggy Jarrell Kaplan, Place des Arts - Hall des pas perdus > pendant le FIND IMAGES Thierry De Mey, Cinémathèque québécoise > 29, 30 sept.RENCONTRES AVEC LES CHORÉGRAPHES Marie Chouinard, Place des Arts - Foyer Jean-Gascon > 2 oct.à midi LABOS DE DISCUSSION Tous les jeudis, vendredis et samedis à la SAT, pendant le FIND de 17h à 19h MARATHON CHORÉGRAPHIQUE 22 chorégraphes, Place des Arts - Cinquième salle > 30 sept.de midi à 17h Devenez un ami du FIND Appelez-nous > 514-287-1423 Le Festival international de nouvelle danse de Montréal est la plus grande et la plus enthousiaste célébration de chorégraphie expérimentale au monde.The Observer, Londres Place des Arts Monument-National Agora de la danse Usine C Société des arts Musée d'art technologiques contemporain Salle Wilfrid-Pelletier Théâtre Maisonneuve Salle Ludger-Duvernay Théâtre du Maurier Studio Espace Tangente (SAT) Salle Beverley Webster-Rolph 19h30 20h30 21h 23h 19h 17h30 21h 21h 19h sept.sam 29 dim 30 oct.lun 1 mar 2 mer 3 jeu 4 ven 5 sam 6 LA RIBOT VINCENT DUNOYER KONDITION PLURIEL Marie-Claude Poulin & Martin Kusch MANON FAIT DE LA DANSE Manon Oligny LOLA DANCE Lola Mac Laughlin THOMAS LEHMEN 10 GATES DANCING Tedd Robinson RUSSELL MALIPHANT CO.DANIEL LARRIEU BORIS CHARMATZ CHRISTINE DE SMEDT NUITS DU GRAND LABO PAR B.L.EUX & AH HA 21h + 23h NUITS DU GRAND LABO MASSIMO GUERRERA WHITE OAK DANCE PROJECT MERCE CUNNINGHAM DANCE CO.COMPAGNIE MARIE CHOUINARD ROSAS Anne Teresa De Keersmaeker 2986408A 6LP1701D0929 D17 29 septembre 6LP1701D0929 ZALLCALL 67 01:04:29 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 D 1 7 EN BREF Découvrez de nouvelles races Plus de 120 chiens Spectacles d'obéissance et d'agilité Prenez une photo avec le chien du Père Noël!MC Venez serrer la patte de votre champion favori! Billets disponibles à l'avance chez : K9 (6004, Sherbrooke ouest, Montréal), les restaurants Dagwoods, et les magasins J.E.Mondou.Aussi disponibles à la porte le jour même.BONAVENTURE à la Gare Windsor 1160, rue de la Gauchetière ouest (à côté du Centre Molson) www.chienschampions.com Info.: (514) 909-9189 LE PREMIER GRAND SALON CHIENS CHAMPIONS des 6, 7 et 8 octobre de rabais par billet acheté à l'avance ! 1$ Samedi 10h à 21h Dimanche 10h à 21h Lundi 10h à 18h Adultes : $9 Étudiants et Âge d'or : $7 Enfants (5 à 17 ans) : $5 Enfants 4 ans et moins : .Gratuit Les chiens des visiteurs ne sont pas admis à l'intérieur.Jazz à l'année : trois concerts ajoutés L'ÉQUIPE SPECTRA a annoncé la tenue de trois spectacles additionnels à leur saison Jazz à l'année ; ceux du Branford Marsalis Quartet (le 6 décembre au Spectrum), de Sex Mob, projet du New-Yorkais Steven Bernstein (le 16 novembre, au Cabaret), puis du Molly Johnson Quartet (le 9 décembre, au Spectrum).Quant au concert de Khaled et Hakim, il a été reporté au 15 février 2002, toujours au Métropolis.ÉCOLE 2974556A Attttaachezz-nnous quelqquu'un ! www.radioenergie.com LA BELLE ET MACLEOD JOSÉE BOUDREAULT et PETER MACLEOD 11h30 à 13h Lundi, on reçoit Jennifer, une escorte travestie! Bonne chance à Peter en nomination au GALA de L'ADISQ pour le spectacle de l'année-Humour 2986172A La Presse 29 septembre 2001 Page D18 manquante 6LP1901D0929 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0929 ZALLCALL 67 00:59:55 09/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 D19 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) 24 Poses (Portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Sylvain Boulanger, Louison Danis, Hugo Dubé, Michel Dumont, Marc Legault, Roger Léger, Adèle Reinhardt et Guylaine Tremblay.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 20 octobre.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) L'Avare, de Molière.Mise en scène d'Alice Ronfard.Avec Pierre Collin, Linda Sorgini, Henri Chassé, Gabriel Sabourin, Maxime Denommée, Jacques Girard, Jacques Lavallée, Catherine Florent, Geoffrey Gaguere, Jacinthe Laguë, Marcel Pomerlo.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu'au 25 octobre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Dès mar., 20h, Une si belle chose, de Jonathan Harvey.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Marc Beaupré, Hugues Fortin, Isabelle Roy.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Catoblépas, de Gaétan Soucy.Mise en scène de Denis Marleau.Avec Annick Bergeron et Ginette Morin.Création d'UBU: 20h.Jusqu'au 6 octobre.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, de Michel Tremblay.Mise en scène de Gill Champagne.Avec Jean-Jacqui Boutet, Lise Castonguay, Jasmine Dubé et Linda Laplante.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 20 octobre.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Dès jeu., 19h30, Le Cidmaghané , de Réjean Ducharme.Mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Éva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie-Christine Lavallée, Tova Roy, Ludger Côté, Christian Michaud, Fabien Cloutier.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, rue Papineau) La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Trad.de Fanny Britt.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 27 octobre.LA PETITE LICORNE (4559, rue Papineau) La Terre est tellement grande., de Margaret Mc Brearty.Mise en scène de Nadia Drouin.Dim., lun., 20h.Jusqu'au 22 octobre.GESÙ (1200, de Bleury) Auj., 15h et 20h; dim., 15h, Le Visiteur, d'Éric- Emmanuel Schmitt.Avec Jean-Louis Roux et Emmanuel Bilodeau.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Auj., 20h, Carlos in Therapy.Mise en scène de Stacey Christodoulou.Avec Philippe Ducros, Alex Ivanovici, Marina Lapina, Caroline Lavoie et Elizabeth Robertson.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Un crococile dans le collimateur suivi de Un sac à main édenté, d'Olivier Allorent, assisté de Lynn Katrine Richard.Avec Pierre-Olivier Champagne, Anne-Renée Duhaime, Guillaume Lemée, Pascal La Fontaine et Benoît Rivest.: 20h15, sauf le 1er octobre.Jusqu'au 6 octobre.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Dès jeu., 20h, Le Laquais, de Anton Tchékhov.Mise en scène d'Alexandre Mruine.Avec Hélène Bourgeois Leclerc, Stéphane Brulotte, Patrice Gagnon, Karyne Lemieux, Vitali Makarov et Frédéric Paquet.Dim., 16h.Relâche les lundis et mardis.Jusqu'au 21 octobre.CENTRE CALIXA-LAVALLÉE (3819, Calixa- Lavallée) Jeu., ven., 20h, Espèces menacées, de Ray Cooney.Adapt.de Michel Blanc et Gérard Jugnot.Présentation des Productions Histrion.SALLE JEAN-GRIMALDI (Cégep André- Laurendeau, 1111, Lapierre, La Salle) Dim., 20h, Le Mal de mère.Avec Janine Sutto et Roger La Rue.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) La Maison de Bernarda Alba, de Federico Garcia Lorca.Mise en scène de Patrice Tremblay.Sam., ven., 20h.Jusqu'au 20 octobre.THÉÂTRE DE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont) À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du jeu.au sam., 20h; dim., 15h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, rue Ontario Est) Auj.et dim., 13h et 15h, L'Homme, Chopin et le petit tas de bois, de Reynald Robinson.Mise en scène de Michel Nadeau.Avec Jean Guy et Frédéric Dubois.Présentation du Théâtre du Gros Mécano.(4 à 7 ans).Festival international de nouvelle danse TANGENTE (840, Cherrier E.) Auj.et dim., 17h30, Still Distinguished.Présentation de La Ribot; mer., jeu.et ven., 17h30, The Princess Project et son prélude, de Vincent Dunoyer.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Sam., 20h30, Biped et Summerspace, de Merce Cunningham; mar.et mer., 20h30, Le Cri du monde et Les 24 Préludes de Chopin.Présentation de la compagnie Marie Chouinard.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Ven., 19h30, PASTForward.Présentation du White Oak Dance Project; ven., 20h30, I said, d'Anne Teresa De Keersmaeker.PLACE DES ARTS (Foyer Jean-Gascon) Mar., midi, rencontre avec Marie Chouinard et Winston Mc Quade.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Dim., de midi à 17h, marathon thorégraphique.MONUMENT-NATIONAL (Salle Ludger-Duvernay, 1182, St-Laurent) Lun., 21h, Shift & Two et Stream, de Russell Maliphant; jeu.et ven., 21h, Cenizas, de Daniel Larrieu.MONUMENT-NATIONAL (Théâtre du Maurier) Sam., 23h, Mono Subjects, de Thomas Lehmen; lun., mar., mer., jeu., 23h, Recruiting Recalcitrance & Rigmarole, de Tedd Robinson.USINE C (1345, rue Lalonde) Sam.et dim., 21h, Con forts fleuve, de Boris Charmatz; mer., jeu., ven., 21h,9 X 9, de Christine De Smedt.ESPACE CHORÉGRAPHIQUE (Fondation J.-Pierre Perreault, 2022, rue Sherbrooke Est) Les Ombres, installation chorégraphique.Jusqu'au 6 octobre, relâche les lundis et mardis, 19h, 20h15, 21h30.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (salle Beverley Webster-Rolph) Mar., mer., jeu., ven., 19h, Drboral, installation performative de Massimo Guerrera.AGORA DE LA DANSE (Studio, 840, Cherrier E.) Sam., 19h, Schème, de Marie-Claude Poulin et Martin Kusch; lun.et mar., 19h, 24 X Caprices, de Manon Oligny; ven., 19h, Fuse, de Lola Mac Laughlin.SOCIÉTÉ DES ARTS TECHNOLOGIQUES (305, Ste-Catherine O.) Sam., jeu.et ven., de 17h à 19h, labos de discussion; sam., 21h, Au bordd es métaphores, de Rachid Ouramdane; jeu., ven., Hommage à John Cage, avec Raymond Gervais et Malcolm Goldstein.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 14 h, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault.Répétition publique.Dim., 15 h 30, Daniel Bolshoy, guitariste.Barrios, Maza, D'Angelo, Tarrega.Série Début.Lun., 20 h, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault.Lesage, Sokolovic, Oesterle, Arcuri.Mar., 20 h, Nahum Shtarkman, pianiste.Tchaïkovsky, Schubert-Liszt, Chopin.Mer., 20 h, Orchestre à cordes Il Ruggiero.Dir.Emanuela Marcante, pianofortiste, Maria Carla Curia, soprano, Gianluca Pasolini, ténor, Alesandro Palmeri, violoncelliste.Monteverdi, Verdi.Jeu., 20 h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Monique Pagé, soprano, Dion Mazerolle, baryton.Handel.Ven., 22 h, Jazz nocturne: Trio Jean Beaudet.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Dim., 20 h, I Solisti Veneti.Dir.Claudio Scimone.Concerto pour cordes op.5 no 2 (Albinoni), Concerto pour violon R.208 (Vivaldi), Concerto pour trombone (Tartini), Concerto pour contrebasse (Dragonetti), Concerto pour mandoline (Pergolesi), Variations pour clarinette (Rossini).Pro Musica.SALLE PIERRE-MERCURE Festival Beethoven: Louis Lortie, pianiste, James Ehnes, violoniste, Jan Vogler, violoncelliste.Lun., 20 h: Sonates pour violon et piano op.12 no 1 et op.24, Trio op.97 (Archiduc).Mer., 20 h, Sonate pour piano op.2 no 2, Sonates pour violon et piano op.23 et op.30 no 1, Trio op.1 no 2.Jeu., 20 h, Sonates pour piano op.2 no 3, op.49 nos 1 et 2, Sonate pour violon et piano op.30 no 2, Trio op.1 no 3.Ven., 20 h, Sonates pour violon et piano op.12 no 2, op.47 (Kreutzer), op.96.Mar., 20 h, Ensemble des Idées Heureuses, Nathalie Paulin, soprano, Cheryl-Ann Fulton, harpiste.Dir.Geneviève Soly.Desprez, De La Rue, Ockeghem, Ghiselin-Verbonnet.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mar., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Rolf Bertsch.Louis Lortie, pianiste, Pinchas Zukerman, violoniste, Amanda Forsyth, violoncelliste.Ouverture Prométhée, Concerto pour violon, Concerto pour piano, violon et violoncelle (Beethoven).Mer., 19 h 30, Hommage des Jeunesses Musicales à Colette Boky, Maureen Forrester, Robert Savoie et Jon Vickers.Joane Bellavance, soprano, Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano, Marc Hervieux, ténor, Alexander Hobson, baryton, Choeur Saint- Laurent et Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Agnes Grossmann.MUSÉE DES BEAUX-ARTS Mer., 12 h 15, Emmanuel Ouimet-Tremblay, clarinettiste, Louis-Philippe Robillard, violoncelliste.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Mer.et jeu., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Suite de danses (Bartok), Symphonie no 1 (Brahms), Ouverture de Der fliegende Holländer (Wagner).ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Jeu., 20 h, Orchestre symphonique du Conservatoire.Dir.Raffi Armenian.Charles Étienne Marchand, violoniste, Kimy Geneviève Mc Laren, soprano.Tzigane (Ravel), Sieben frühe Lieder (Berg), Symphonie en trois mouvements (Stravinsky).Reprise ven., 20 h., église Saint-Marc de Rosemont.CHAPELLE N.-D.-DE-BON-SECOURS (400, Saint-Paul E.) Ven., 20 h, Les Boréades de Montréal.Musique des Beatles.Festival Orgue et couleurs ÉGLISE SAINT-NOM-DE-JÉSUS (4215, Adam) Auj., 20 h, Thomas Annand, Jeffrey Brillhart, Patrick Wedd et Pierre Grandmaison, organistes.Bach, Eben, Wagner, Widor.Dim., 20 h, Montreal Jubilation Gospel Choir.Dir.Trevor W.Payne.Réjean Poirier, organiste.Gospel, Ives, Albright, Yon.Lun., 20 h, Mireille Lagacé, Lucienne L'Heureux- Arel, Gaston Arel, John Grew et Bernard Lagacé, organistes.Gigout, Grigny, Widor, Daveluy, Bach, Mozart.Mar., 20 h, match d'improvisation: Louis Allard, Mélanie Barney, Éric Beaudoin, Philippe Bournival, Justin Desmarais, Dominique Lupien, organistes.Mer., 20 h, Jean-Pierre Lecaudey, organiste, Marie-Josée Simard, percussionniste, Pauline Vaillancourt, soprano, Jean-Eudes Vaillancourt, organiste.Provost, Alain, Eben, Messiaen, Vivier.Jeu., 10 h 30, Jean-Pierre Lecaudey, organiste: master-class.ÉGLISE TRÈS-SAINT-RÉDEMPTEUR (3530, Adam) Jeu., 20 h, Karen Young, chanteuse, et les Boréades de Montréal.Baroque et jazz.Ven., 10 h 30, Pamela Selkirk, soprano, Marc Belleau, baryton, Scott Bradford, organiste; 12 h, Ensemble Arion, Aldéo Jean, organiste; 20 h, La Chapelle de Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Catherine Todorovski, organiste.Vivaldi, Pasqui.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE (2929, Jeanne-d'Arc) Lun., 17 h 30, Stéphanie Dupras, violoncellsite, Roxane Castonguay, pianiste.Mar., 17 h 30, Quatuor de saxophones Quasar.Mer., 17 h 30, Trio Contrastes.Jeu., 17 h 30, Claire Ouellet et Sandra Murray, duo-pianistes.Variétés PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Mer., 20h, François Cousineau.THÉÂTRE ST-DENIS Mar., 20h, Sugar Jones et Human Nature.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Mississippi Queen, avec Nanette Workman, Breen Leboeur et Jimmy James.METROPOLIS (59, St-Catherine E.) Auj., 20h30, Travis et Remy Zero; mar., 20h, St-Germain; jeu., 17h, Six Feet Under, Dimmu Borgir, Napalm Death, Witchery, Lamb of God, Soilent Green, God Forbid et Darkest Hour.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Mar., 20h, 311 et Dub Pistols.CABARET (2111, St-Laurent) Dim., 21h, The Strokes.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Auj.et dim., 21h, On Air, de Debra Brown.Avec Josée Castro, Alain Gauthier, Mijanoue Lalonde, Dorel Mois, Marianna Mois, Laurence Racine, Nadia Richer, Émilie Therrien et Juetsu Watanabe.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h, Georges Moustaki; mar., mer., jeu., ven., 20h, Gilles Vigneault.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Auj., 20h30, Est-ce que ce que je vois est ce que j'entends, d'Éric Aubertin et Jean-Sébastien Durocher, Métaphormosis, de Catherine Kidd et Jack Beets, I Am the Objeft, de Daniel Olson et Soi-même, de Michel F.Côté et Catherine Tardif.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Dim., 20h, Cowboy Junkies; ven., 20h, Loco Locass.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Dim., 20h30, les Cravates (ligue d'improvisation); mar.et mer., 20h, Trio Boris.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h30, Chaz de Paolo; dim., 19h30, Karine St-Louis.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 21h, Geneviève Paris et Sylvie Tremblay; dim., 21h, Kabib Koité et son groupe Bamada.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Groove Monks TOURISME HOCHELAGA-MAISONNEUVE (4375, Ontario E.) Auj.et dim., 16h, Sur les traces de La Bolduc, de Lorraine Beaudry.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., 20h, Colectivo; dim., 20h, Le Cabaret (théâtre).LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Daniel Blouin et Dany Pouliot.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Alain-François et Alex Sohier.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mer., 21h30, Sunroots.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Yan Parenteau et Éric Desranleau; jeu.et ven., 22h, Éric Desranleau et Steve Richard.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Toutan Xarideco; lun., 22h, les Merry Makers.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Daniel Thibaud.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau; dim., 21h, Thierry Fortuit chante Brel.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dim., lun.et mar., 20h, Quartette Geraldine Hunt.AU SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Le bonheur que je vous souhaite, c'est que les babines vous pètent, avec Renée Robitaille.LION D'OR (1676, Ontario E.) Mar.et ven., 20h, Dominica Merola.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj.et dim., 21h, Quintette Kevin Dean.CASA DEL POPOLO (4873, St-Laurent) Mer., 21h30, les Projectionnistes.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Jeu., 20h30, Leahy/Lakefield; ven., 20h30, Marie-Michèle Desrosiers.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Ven., 20h, Daniel Boucher.BOURBON STREET (195, boul.Ste-Adèle, Ste-Adèle) Auj., 21h, Crazy Noise et Louis-George Bouler.O'BLUES (7567, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Sonny Wolf Mojo Boogie.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (84, Merry N., Magog) Auj., ven., 20h30, Lévesque et Turcotte.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, RUE Galt ouest) Auj., 20h30, Gilles Vigneault.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Art Cité, et Sylvie Laliberté - Oeuvre de politesse.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Vivre en Afrique: la collection Collins d'objets angolas.Du mar.au dim., de 11h à 18h.- (pavillon Michal et Renata Hornstein) - Exposition Aluminium et design.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 11h à 21h.GALERIE D'ART (1390, Sherbrooke O.) Exposition Aire d'automne.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 16h; dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 4 octobre.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Auj.et dim., de 10h à 16h30, exposition Bijoux d'hommes.Signes et insignes.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Saint-Laurent, du village à la ville: retrouvez le coeur et Coussins à dentelle, La Terre dans tous ses états.Du mer.au dim., de 12h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Ste-Charles) Exposition Un enfant.un rêve.Jusqu'au 17 décembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Exposition Le Corps cartographié, oeuvres de Ted Hiebert, James Mc Govern, Nicle Sanches et Helena Wadsley.Du mer.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 21 octobre.ARTOTHÈQUE (5720, St-André) Exposition Montréal, à l'époque des rivières oubliées.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 20 octobre.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Estampes de Paula Franzini.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 12 octobre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Paroles ailées.Jusqu'au 10 novembre.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition Jeu d'aimants: une installation de Medium.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Photographies de Crystal Collins, peintures de Janie Mc Nab, vidéo de Rosalind Nashashibi et installation vidéo de Kate Gray.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 20 octobre.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Espace Trois, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Photographies de Jackie Cytrynbaum, Michelle Green Echenberg, Roz Bakst Gross, Marguerite Marcil Lafontaine, Joyce Rapoport, Parvin Almarzzoqi, Michel Campeau, Randy Cole, Tony De Melo, Kathleen Girard et Joshua Radu et Max Vejins.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Oeuvres de Jean-Pierre Morin et Renée Lavaillante.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 6 octobre.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Photographies de Tom Gibson, Alain Chagnon, Robert Fournier, Daniel Keiffer, Josée Lambert, Judith Lermer Crawley, Lynda Rutenberg et Jean Terroux.Du lun.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 17 octobre.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Expositions Design France - Génération 2001.Du mer.au dim., de 12h à 18h.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Aux sources de la mémoire: 150 ans d'archéologie au Québec.Mar., mer., jeu.et dim., de 12h à 18h.Jusqu'au 24 octobre.GALERIE ARTE VISTA (372, Ste-Catherine O., espace 127) Oeuvres sur papier de Gilles Boisvert.Jusqu'au 26 octobre.GALERIE BERNARD (90, av., Laurier O.) Peintures de Joseph-Richard Veilleux.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 13 octobre.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Photographies de Serge Clément.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 6 octobre.GALERIE BOURBON-LALLY (480, Ste-Catherine O., espace 502) Exposition rban Still Life, photographies de Marioe Oleaga.Jusqu'au 10 octobre.GALERIE CLARK (1591, Clark) Photographies d'Anne-Marie Louvet.Du mer.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 14 octobre.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres d'Andrea Blanar.Jusqu'au 3 octobre.GALERIE DE L'UQAM (1400, Berri, local JR120) Exposition Interventions paysagères de Lucie Lefebvre et oeuvres de Christian Châtel, Magali Desbazeille et Christl Lidl.Du mar.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 6 octobre.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Oeuvres de Léa Rivière.Jusqu'au 8 octobre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Auj., de 12h à 17h, exposition Picture This! Documenting the Future, oeuvres de Holly Marie Armishaw, Luc Choquer, Carole Condé et Karl Beveridge.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Hanneke Beaumont.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE DES MÉTIERS D'ART (350, rue St-Paul E.) Exposition de la céramiste Pauline Pelletier.De 10h à 18h.Jusqu'au 14 octobre.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, St-Alexandre) Auj., de 12h à 17h, oeuvres de Marbod Fritsch.GALERIE 1040 MARIE-ANNE (1040, Marie- Anne) Exposition de Juan Wenceslao Zamora Castro Femmes d'ici et femmes d'ailleurs .Tous les jours de midi à 21 h.Jusqu'au 1er octobre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, exposition Regard d'outre-temps.GALERIE DU VICTORIA HALL (4626, Sherbrooke O.) Exposition Conservatoire, photographies de Doreen Lindsay.Du lun.au ven., de 10h à 21h; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE ENTRE CADRE (4895, St-Laurent) Peintures et masques de Lilison, Diane Boisvert et Odette Frigon.GALERIE F.52(482 6, St-Denis) Exposition État de choc, oeuvres de Sébastien Cliche et Chantale Grenon.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE GALA (5157, St-Laurent) Auj.et dim., oeuvres de J.C.Vilallonga, C.Fresnay, R.Durocher et L.Fini.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Fernand Leduc et Isabelle Leduc.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 13 octobre.Voir À L'AFFICHE en D21 le DIMANCHE de 9h à MIDI AVEC JEAN SASSEVILLE ET ANNE-MARIE WITHENSHAW le DIMANCHE de 18h à 19h AVEC Mélanie gagné SEMAINE DU 30 septembre 2001 Nom: Adresse: Tél.: Position n 1: Top 30 angl.Postez à: Concours Daniel Bélanger CKMF -1717, boul.René-Lévesque est, bureau 120, Mtl, Qc H2L 4T9 (Règlements disponibles à CKMF.Fac-similés non-acceptés.) Complétez le coupon ci-dessous et postez-le à CKMF.Tirage le 22 octobre 17h.www.radioenergie.com SD: Semaine Dernière CS: Cette Semaine 2 QUE L'AMOUR EST VIOLENT GAROU 3 ME GUSTAS TU MANU CHAO 5 LE PARRADIS DES STRIP-TEASEUSES ZACHARY RICHARD 6 MA LIBERTÉ MÉLANIE RENAUD 1 HOW MUCH LONGER SUGAR JONES 11 TORRID'AMOUR TALISMAN 4 PAYSAGE LES COLOCS 10 PRÈS DE MOI LORIE 12 L'OISEAU REGGAE BIG SUGAR / LES RESPECTABLES 8 RAGGA-DUB DUBMATIQUE ?FALLIN' 2 ALICIA KEYS ISLAND IN THE SUN 7 WEEZER YOU ROCK MY WORLD 12 MICHAEL JACKSON HUNTER 10 DIDO \u2026ON THE RADIO 6 NELLY FURTADO ANALYSE 9 THE CRANBERRIES I WANT TO BE IN LOVE 5 MELISSA ETHERIDGE AMAZING 13 MADONNA SAVE A PRAYER 4 OLIVER HAZE HIT'EM UP STYLE (OOPS) 3 BLU CANTRELL BECAUSE I GOT HIGH 15 AFROMAN HOW YOU REMIND ME 19 NICKELBACK STUCK IN A MOMENT YOU CAN'T GET OUT OF 18 U2 ALONE IN THE UNIVERSE 8 DAVID USHER HEY BABY 11 STEVE SIMPLE CREED 20 LIVE FILL ME IN 21 CRAIG DAVID ONCE YOU DIG IN 24 LENNY KRAVITZ LOVIN' EACH DAY 14 RONAN KEATING U REMIND ME 23 USHER I'M A BELIEVER 16 SMASH MOUTH TRAGEDY 25 MARC ANTHONY TROUBLE 26 COLDPLAY SOMEONE TO CALL MY LOVER 22 JANET JACKSON EMOTION 29 DESTINY'S CHILD HERO 30 ENRIQUE IGLESIAS I'M ALREADY THERE X LONESTAR IT'S BEEN A WHILE 27 STAIND PEACEFUL WORLD X JOHN MELLENCAMP n 1 sd CS sd GAGNEZ L'UNE DES 5 PAIRES DE BILLETS POUR ASSISTER AU SPECTACLE DE DANIEL BÉLANGER LE MERCREDI 24 OCTOBRE DANS LE STUDIO É N E R G I E MOLSON DRY Anglophone Francophone 6LP2001D0929 D20 sam.(Arts) 6LP2001D0929 ZALLCALL 67 01:05:03 09/29/01 B D 2 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Restaurant ou bar, bar ou restaurant Saint Uguzon, priez pour nous FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES La Guilde des fromagers-Confrérie de Saint-Uguzon, à l'occasion d'un voyage des dignitaires du Grand Conseil Prévôtal et d'une quarantaine de membres européens, tenait la semaine dernière deux séances d'intronisation à Québec et à Montréal pour « bâtir une tête de pont durable en Amérique du Nord ».« Défendre les lettres de noblesse des fromages de France et d'ailleurs et assurer leur pérennité » est le but de cet association, présentée officiellement le 10 novembre 1969 dans le cadre de la Foire internationale et gastronomique de Dijon.Sur le pourtour de la médaille distinctive est inscrite la devise de la Guilde : « Compagnons de saint Uguzon, fromages maintiendront.» Pierre Androuet, homme de grande culture, et pas seulement de culture fromagère, était l'un des membres-fondateurs.Sous la houlette de saint Uguzon, pâtre lombard devenu le patron des fromagers, cette association a deux têtes.La Guilde qui réunit les professionnels : producteurs de lait, transformateurs, fromagers « chefs de fabrication », affineurs, fromagers-détaillants (que les Français appellent crémiers).La Confrérie qui regroupe les amateurs de fromages, qu'ils soient restaurateurs, oenophiles, gourmets, etc.L'arrivée de cette Guilde, une première au Québec ?Le 22 juin 1981, la Guilde des fromagers-Confrérie de Saint-Uguzon fêtait à Montréal son 5e anniversaire Pendant toutes ces années (de vaches maigres), c'est sur la connaissance et la découverte des fromages que l'association a travaillé, organisant des dégustations où tous les fromages du monde ont été présentés à partir d'importations privées (assurées en particulier, de Paris, par Pierre Androuet), des conférences-dégustations et publiant tous les trois mois un petit journal d'informations fromagères.C'est la Confrérie de Saint-Uguzon qui était à l'oeuvre.C'est-à-dire la branche de la Guilde qui concerne les amateurs de fromages et qui, à cette époque, n'avaient presque pas d'autres choix que celui de se tourner vers l'extérieur.Ce sont principalement des professionnels qui ont été intronisés, cette année, dans la Guilde des fromagers.Et, parmi eux, c'est la branche du commerce plutôt que celle de la fabrication qui est représentée.Marc et Ian Picard, de la Fromagerie Hamel, ont été les initiateurs de ce rattachement de l'industrie fromagère québécoise à cette organisation française qui rayonne dans plusieurs pays.Leur but est d'essayer de réunir tous ceux qui sont concernés par le développement de cette industrie et de créer un mouvement pour assurer le maintien de la qualité, pour l'améliorer.L'avenir de nos fromages est une question de plus en plus préoccupante.Mais en 2001, pourquoi faut-il se raccorder à une confrérie française pour défendre la production québécoise ?FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Un bar n'est pas un restaurant.Un restaurant n'est pas un bar.Les deux genres cohabitent mal.En principe.Des exceptions ont déjà fait la preuve du contraire.Tout dépend de ce que l'on attend d'un restaurant.La définition devient de plus en plus floue.La cuisine, traditionnellement, est le coeur vivant d'un restaurant.Mais, de moins en moins, on fréquente ces établissements pour honorer le talent de ses cuisiniers.La table est là pour que l'on se rassemble.L'assiette est devenue un prétexte de rencontre.Sotto Sopra ne cherche pas midi à quatorze heures.À l'endroit, à l'envers, tout va aussi bien.L'enseigne le dit.Le menu aussi qui dessine une bouteille, goulot dirigé vers le bas.Boulevard Saint-Laurent, l'enseigne est nouvelle.L'établissement existait avant elle.Le décor était monté.Il est beau.Il est resté tel qu'il était.Et c'est, avant tout, un décor de bar.Dans la Petite-Italie, il a l'avantage de faire face au parc qui l'anime et qui s'anime dès qu'une fête s'annonce.Une étroite terrasse permet de prendre l'air et l'apéritif sans être sur le trottoir.Portes-fenêtres fermées, la vie entre tout de même dans le restaurant.Et l'on est dedans tout en étant dehors.Ce qui est primordial dans ce quartier.Fumeur ?Non-fumeur ?À la première réponse correspond généralement la section du restaurant la plus petite et la plus reculée.Évidemment, Sotto Sopra fait le contraire.Bar et restaurant ont des services menés différemment.Rien n'est plus désagréable que d'être à table et que les genres soient confondus.À ce chapitre, Sotto Sopra ne confond rien.Le service à l'italienne a une telle souplesse d'adaptation qu'il peut passer d'une situation à l'autre avec le sourire.Côté cuisine, la carte est de rigueur.L'absence de table d'hôte pourrait aboutir à la réflexion que l'endroit est plus fait pour le choix d'un plat et d'un verre que d'un menu complet.La générosité des portions incite à la même réflexion.Et le niveau de l'addition, également.La soupe du jour était une excellente formule rassasiante : une soupe aux lentilles (cuites adéquatement, ce qui est rare) garnies de quelques grandes pâtes tendres en forme de losange.Parfaitement faits pour être accompagnés d'un verre, mais trop copieux pour devenir une entrée, à moins de la partager, les calmars étaient servis généreusement, belles petites bêtes blanches, croustillantes dehors, tendres dedans, bien sèches au toucher.Le foie vénitienne n'avait pas la finesse que d'autres peuvent avoir, mais il avait la saveur des plats faits avec générosité, belle tranche de foie de veau, abondance d'oignons bien cuits et sauce goûteuse.Un risotto est à la carte.Servi dans une grande assiette creuse, riz bien choisi et cuisson qui garde le coeur du grain croquant et l'enrobe d'un crémeux savoureux, le plat était substantiel, la portion imposante.Au dessert, le tiramisu était un bon dessert sans être un tiramisu.Sotto Sopra 6700, boulevard Saint-Laurent 514 270-7792 Ouverture : du lundi au vendredi toute la journée ; samedi soir Fumée : deux sections Soupe aux lentilles Calmars frits Foie de veau vénitienne Risotto Tiramisu Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 65 $ La cuisine au quotidien FRANÇOISE KAYLER LIVRES Cuisine rapide ne veut pas dire cuisine insipide.Il faut souvent autant de temps pour thermiser un prêt-à-manger du commerce que pour préparer un vrai plat.Illico Gusto, qui réunit « 200 recettes de cuisine gourmande familiale », est un ouvrage convaincant.Moderne, il réunit des recettes que chacun peut faire, un enfant, un parent, un adolescent, et qui correspondent à ce que l'on aime manger aujourd'hui.Les restaurants affichent « sauce vierge », la recette est là.Il faut cinq minutes pour la préparer et elle accompagne aussi bien des légumes cuits à la vapeur qu'un poisson.Un filet de poisson au beurre de cacahuètes : dix minutes.que l'on servira avec des courgettes cuites en six minutes au four à micro-ondes ! Les entrées, les soupes, les viandes, les desserts sont à la portée de chacun, que l'on dispose de 10 ou de 30 minutes pour les préparer.Il faudra un peu d'organisation : les grandes lignes à suivre sont données au début du livre.Bien fait, attrayant, élégant même, cet Illico Gusto est un beau cadeau.Petits livres Les titres se succèdent et les volumes pourront se multiplier.Le sujet n'a pas de limite.Petit format, petit prix, les livres de la Collection Mieux connaître ne lésinent pas sur la qualité.Ils sont illustrés de bonnes photos, imprimés sur un bon papier, ils sont faciles à consulter.Chacun traite d'un sujet particulier, de sorte que l'on peut faire des choix très sélectifs.Des soupes pour toute l'année peuvent remettre à l'honneur ce plat qui a déjà constitué l'essentiel des repas et que l'on a presque oublié.Rien de plus simple, pourtant, à préparer et à servir qu'une bonne soupe.L'auteur en propose une cinquantaine.Mais à partir de ses suggestions, on peut en élaborer autant, probablement.Elles sont là, de la plus légère à la plus substantielle, utilisant légumes, herbes, viandes, os à moelle, coquillages, poissons.Certaines sont classiques, d'autres inventives.Un pot-au-feu, mais aussi une crème d'avocat, une soupe au poivron jaune, une soupe aux moules.Il manque la soupe aux pois ! La Bonne Cuisine économique veut prouver qu'il est « tout à fait possible de très bien manger en dépensant peu ».C'est vrai qu'une omelette aux champignons ou qu'une cuisse de poulet farcie peuvent illustrer ce propos.Avec des cailles au xérès et raisins, un rôti de sanglier aux pignons, la preuve est moins évidente pour nous.Ce petit livre où de bonnes suggestions sont faites reste très français dans sa conception.ILLICO GUSTO, Béatrice Lavaud, Solar COLLECTION MIEUX CONNAÎTRE, Éditions Jean-Paul Gisserot Les fruits de mer comme seuls les portugais le font.SAO en SPECTACLES à la Place des Arts du 2 au 6 octobre et au Solmar le 29 septembre 111, rue Saint-Paul est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-4562/ Tarif spécial pour le STATIONNEMENT Traiteur pour toutes occasions Spécialité grillades (Filets mignons, côtelettes et poulet) Table d'hôte à partir de 9 $ Ouvert 7 jours Restaurant Le Club 40, rue Jean-Talon Est / Rés.: (450) 495-4447 Cuisine traditionnelle libanaise (depuis 1946) 802, boul.des Laurentides, Laval (Québec) Fine cuisine italienne et fruits de mer Salle de réception Tél.: (450) 668-0780 Tables d'hôte midi et soir 2983912A Canard, gibier et fruits de mer Table d'hôte, Menu à la carte et découverte Brunch du dimanche, Salons privés 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 www.montrealplus.ca Réservations : (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal BRUNCH DU DIMANCHE 25$ p.p.Rôti de boeuf fruits de mer salades déjeuner desserts et plus! La plus vaste terrasse en plein air du Vieux-Montréal est ouverte! 1495$ p.p.(Enfants moins de 10 ans 7,95 $) Tous les dimanches de 10 h à 15 h Coeur de filet mignon d'Alberta Grillé sur charbon, servi avec pomme de terre au four, légumes frais et sauce chasseur Sauce : vin blanc, champignons et oignons perlés Soupe du jour, salade maison et choix de desserts Voir serveur GRAND SPÉCIAL DE SEPTEMBRE 6LP2101D0929 D21 sam.(Arts) 6LP2101D0929 ZALLCALL 67 01:04:39 09/29/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2001 D21 De superbes vins du Chili DU VIN «J'ai beaucoup aimé les Chiliens et le pays.Les conditions climatiques sont très intéressantes pour la viticulture.Moi, j'adore le vin », racontait la semaine dernière Alexandra Marnier-Lapostole.Son arrière-grand-père créa en 1880 la fameuse liqueur \u2014 le Grand Marnier \u2014, alors qu'on lui doit, à elle, la fondation du domaine chilien Casa Lapostole, en 1992.Sa famille y est associée, à titre d'actionnaire majoritaire (à 51 %), à une famille chilienne, et a investi jusqu'à ce jour quelque 20 millions de dollars US dans l'affaire.Très vaste, la propriété compte 300 hectares de vignes, répartis entre deux appellations (Casablanca et vallée del Rapel), Casa Lapostole achetant également des fruits d'autres vignerons, lesquels comptent pour 40 % de ses besoins.Présidente-fondatrice de l'entreprise, elle a fait appel aux services d'un des plus célèbres flying winemakers \u2014 ou vinificateurs volants \u2014 de la planète, le Bordelais Michel Rolland, qui y joue le rôle de consultant, Casa Lapostole ayant aussi sur place en permanence un autre oenologue, également français, Michel Friou.Enfin, les premiers vins produits furent ceux du millésime 94.Tout cela est monnaie courante dans le monde du vin, si l'on peut dire.En ce sens que les nouveaux investissements (particulièrement dans les pays du Nouveau Monde, tels que l'Argentine, l'Australie et le Chili) affluent de partout.Chose qui est beaucoup plus rare : les vins de ce domaine chilien, que j'ai eu l'occasion de goûter pour la première fois la semaine dernière, en présence d'Alexandra Marnier-Lapostole de passage à Montréal, se détachent très nettement de la production chilienne standard.Comment ?Et pourquoi ?« Ce que je cherche, c'est avoir des tannins mûrs », disait-elle.Tout est mis en oeuvre dans ce but : on taille court et on réduit le nombre de bourgeons par pied de vigne, de façon à ce que la production ne soit pas trop abondante ; on enlève des feuilles (c'est l'effeuillage) afin que les fruits soient bien exposés au soleil ; on raccourcit des rameaux (rognage ou écimage), de sorte qu'il y a plus de sève pour les fruits eux-mêmes, etc.Le résultat fait plaisir à voir et à goûter ! En bref : les vins ont des couleurs magnifiques, somptueuses, et beaucoup de matière, de fraîcheur en bouche, mais sans lourdeur aucune.Mieux encore : ces notes végétales si fréquentes dans tant de rouges chiliens sont pour ainsi inexistantes dans les vins de Casa Lapostole, si ce n'est d'un effluve à peine perceptible.Et que j'ai perçu, notamment dans le premier vin qui suit, peut-être simplement parce que, bien sûr, je savais qu'il s'agissait de vins chiliens.En voici des descriptions succintes.> Cabernet Sauvignon 99 Rapel Casa Lapostole.D'un très bon millésime pour le Chili, presque opaque, c'est un vin au bouquet large, profond, de petits fruits rouges et noirs.Corsé, avec beaucoup de chair, de corps, d'éclat, et de beaux tannins solides.S, 398800, 16,90 $, \u0001\u0001\u0001 $$ 6-7 ans (151 caisses disponibles).> Merlot 99 Rapel.Robe tout aussi dense que celle du précédent.Suit un bouquet encore d'une pièce, au très beau fruit, de grande amplitude, profond.La bouche est concentrée, puissante, substantielle, sur des tannins gras.Mais le prix est doux.et le vin, hélas ! assez difficile à trouver, semble-t-il.S, 452482, 17,80 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$ 7-8 ans (152 caisses).> Merlot 99 Rapel Cuvée Alexandre.Pourpre-grenat, la robe est à peu près opaque.Dans le style du précédent, mais avec en bouche des arômes de pâtisserie (le bois) bien présents.Ample, volumineux.Sur des tannins superbement enrobés.S, 459206, 34,75 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($) 7-8 ans (103 caisses).> Cabernet Sauvignon 98 Rapel Cuvée Alexandre.La robe commence à évoluer.Un bouquet un brin plus étroit que dans les précédents, avec un tout petit effluve végétal.Corsé, concentré, serré, de beaux tannins fermes.Un peu austère à la Bordelaise.S, 547731, 31,25 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($) 6-7 ans (131 caisses).La dégustation prit fin avec la cuvée prestige Clos Apalta 99, dont c'est seulement le deuxième millésime et dont la SAQ a commandé 60 caisses.Élaboré avec les fruits de vignes vieilles d'une soixantaine d'années, non irriguées (presque partout au Chili il faut irriguer la vigne tant c'est sec), c'est un vin à la robe impénétrable, compact, encore marqué par le bois, équilibré malgré son amplitude.Grand vin.Deux grands vins Doit-on forcément débourser 70, 80 ou 90 $ et plus pour s'offrir une bouteille de grand vin.comme on finit par le croire à force d'être assommé par les prix des bordeaux les plus réputés ?En fait, il existe encore de grands vins à des prix moindres, comme le montre par exemple le Cahors 97 Cuvée Dame Honneur Château Lagrézette, vendu toutefois uniquement à la boutique montréalaise Signature, au coin du boulevard de Maisonneuve et de la rue Metcalfe.Fidèle à lui-même, c'est un vin assez fermé pour l'instant, aux odeurs discrètes, finement épicé, et qui affiche en même temps, déjà, beaucoup de distinction sur le plan olfactif.Corsé avec grâce, assez austère en ce moment, ses tannins sont tout aussi fins que compacts, d'où l'élégance de sa texture.Et, à mon sens, il a droit au titre de grand vin.À Signature, 926741, 41 $, \u0001\u0001\u0001\u0001 $$$$, 5-6 ans au moins.On entre dans un tout autre monde avec le Quarts de Chaume 97 Château Bellerive, qui est un vin blanc liquoreux, d'une appellation assez peu connue de la Loire.D'un jaune soutenu, il a un bouquet de fruits confits, aux notes de botrytis (ces odeurs si particulières propres surtout aux Sauternes), auxquelles se mêlent des nuances d'ananas avec l'aération.Bien sucré, et en même temps d'un équilibre parfait, ses saveurs sont pénétrantes, et son après-goût persiste un long moment.Grand vin également.S, 871780, 44,25 $, \u0001\u0001\u0001\u0001 $$$$ 8-10 ans aisément.À boire, selon son producteur, avec « les poissons en sauce, les viandes blanches, les volailles » et, au fromage, avec les bleus.Virage.à 180 degrés, pour goûter cette fois le Zinfandel 99 California De Loach.Un Zinfandel bien coloré, aux larges épaules, généreux, corsé, avec un petit quelque chose de sucré en bouche (ce n'est pas du tout désagréable), aux tannins plutôt rustiques.Et plus musclé que fin.Ce qui n'empêche pas de se régaler ! S, 492397, 25,05 $, \u0001\u0001\u0001 $$$ 2-3 ans au moins.2990144A À L'AFFICHE Suite de la page D19 GALERIE NOËL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Exposition Joaillerie de ville.Mar., mer., de 11h à 18h; jeu., ven.de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 7 octobre.GALERIE ICARI (55, Mt-Royal O.) Exposition de Claude Bouchard Personne.Jusqu'au 2 novembre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Royal Léger, Nori Peter, Albric Soly et Marie Troshin.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Auj.et dim., oeuvres d'André Michel et Nora Patrich.GALERIE D'ART LEONARD ET BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Exposition Raymonde April: tout embrasser.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 20 octobre.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Les Clandestins, photographies de Mario del Curto.Du mar.au ven., de 10h à 17h; sam.et dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 28 octobre.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Auj., photographies de Fred Mella et Paul Tourenne.GALERIE McCLURE (Centre des arts visuels, 350, av.Victoria) Auj., de 10h à 17h, photographies de Dominique Malaterre et André Cornellier.GALERIE NORDHEIMER (383, St-Jacques O.) Peintures de Paul V.Beaulieu, Serge Lemoyne, Laurent Bonet et Roger Ricard.Jusqu'à lundi.GALERIE PARCOURS (130, chemin Bates, espace 101) Dès mar., peintures de Léar.Du lun.au jeu., de 9h à 17h30; ven., de 9h30 à 20h; sam., de 13h à 17h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Auj., de 10h à 17h, oeuvres d'Anna Tilli.- Dès mer., oeuvres de Jean-François Berthiaume.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; sam., de 10h à 17h.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Lorraine Pritchard.Du mer.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 13 octobre.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Exposition Margaret and I, oeuvres de Evergon.Du mer.au ven., de 12h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 13 octobre.GALERIE TURENNE (1474, Sherbrooke O.) Oeuvres de Domingue et tableaux anciens.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Huiles de Pierre Lefebvre.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O, bur.320) Exposition de Ann-Sofi Sidén et Alain Declercq.Jusqu'au 6 octobre.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Auj., oeuvres d'Olivier Vanderaa et Jean-Marie Savage.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Oeuvres de Bertrand Lavoie.Jusqu'au 21 octobre.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Harlan House A.R.C.Jusqu'au 31 octobre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Auj., de 10h à 18h; dim., de 12h à 17h, gravures et oeuvres sur papier de Lacroix, Dupont et Barraud.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 30 septembre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Paul Woodrow et Alan Dunning.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 20 octobre.OBSERVATOIRE 4 (372, Ste-Catherine O., espace 426) Auj., de 12h à 17h, oeuvres de Ève Cadieux, Éliane Excoffier, Olivier Thieffy et Olivier Vanderaa.OCCURRENCE (460, Ste-Catherine O., espace 307) Oeuvres de Richard Baillargeon, Michel Campeau et Bertrand Carrière.Du mer.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 7 octobre.QUARTIER ÉPHÉMÈRE (angle Duke et Ottawa) Oeuvres de Neil Budzinski, Isabelle Hayeur, Alexandra SÀ.Jusqu'au 31 décembre.Tirage de 11 caves de vins rares et prestigieux Valeur de 104 000 dollars 1 chance sur 181 de gagner seulement 2000 billets en circulation Tirage Jeudi 29 novembre 2001 à 18h00 à l'ITHQ En collaboration avec la Société des alcools du Québec et Aux plaisirs de Bacchus 1 prix: 30 000$ (400 bouteilles) avec cellier Choisi par: Jacques Orhon, professeur de sommellerie à l'École hôtelière des Laurentides 1 prix: 20 000$ (260 bouteilles) avec cellier Choisi par: Don Jean Léandri, professeur de sommellerie à l'École hôtelière de Laval 5 prix: 10 000$ (170 bouteilles) avec cellier Choisis par: Nicole Barrette-Ryan, Revue Vins & Vignobles / Alain Bélanger, sommelier, 3ème au Mondial des sommeliers 2000 / François Chartier, auteur, Meilleur sommelier au monde en vins spiritueux de France, Paris 1994 (Grand Prix Sopexa) / Jean-Luc Jault, professeur de sommellerie à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec / Stéphane Lortie, sommelier 4ème au Mondial des sommeliers 1992 4 prix: 1000$ (25 bouteilles) Choisis par: 4 étudiants en sommellerie de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et de l'École hôtelière des Laurentides Ce tirage est organisé par la Fondation Gérard-Delage qui remet des bourses d'études supérieures et de perfectionnement aux diplômés et jeunes professionnels pour soutenir l'excellence de la relève de l'industrie hospitalière et touristique.Information: Lison Hovington (514) 388-2002 Que diriez-vous de gagner une cave de vins de plus de 400 bouteilles choisies à la SAQ Signature par un sommelier réputé et conservé en cellier?Quel beau cadeau à s'offrir ! Prix de présences: 10 livres « Les Sélections du Sommelier», Édition Stanké, 2002 No RACJ: 402513 Coût : 111 $ 388-2002 2990402A La Presse 29 septembre 2001 Page D22 manquante "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.