La presse, 10 septembre 2001, Cahier A
[" 1LP0102A0910 A1 LUNDI 1LP0102A0910 ZALLCALL 67 00:55:42 09/10/01 B MONTRÉAL LUNDI 10 SEPTEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ Des détenus profitent des permis de séjour à l'étranger 1 17e ANNÉE > NO 3 16 > 7 6 PA G E S > 6 C A H IE R S « C'ÉTAIT ÉCRIT DANS LE CIEL! » ANDRÉ CÉDILOT Les détenus ont trouvé une nouvelle façon de passer du temps en libération conditionnelle: ils voyagent.Selon des informations qui ont circulé au dernier colloque sur le crime organisé tenu à la fin d'août à Saskatoon, les demandes de « permis de voyages internationaux » pour quitter le Canada ont quadruplé depuis 18 mois, passant d'une dizaine à plus d'une cinquantaine, a appris La Presse.D'après des policiers, c'est là un filon qui est surtout exploité par la gent carcérale du milieu interlope, tels les gangsters italiens et est-européens ou, dans une moindre mesure, les motards.Les destinations les plus courues sont le Costa-Rica, Cuba, la Colombie et l'Italie.En général, les requérants invoquent des raisons familiales ou d'affaires pour convaincre la Commission nationale des libérations conditionnelles ( CNLC ) de leur permettre de voyager à l'étranger.Avant de présenter une demande, ils en glissent d'abord un mot à l'agent chargé de suivre leur dossier à l'extérieur des murs.La règle est claire: à moins d'une permission spéciale, les criminels en libération conditionnelle « doivent rester à tout moment au Canada ».Pour la plupart, ils ne doivent pas non plus être en contact avec d'autres criminels.Le cas le plus criant est celui du mafioso Nicola Genua, 46 ans, associé au fameux clan sicilien Caruana- Cuntrera, reconnu parmi les plus importants fournisseurs de drogue et lessiveurs d'argent aux États-Unis, en Europe et au Canada.Condamné en 1985 à 18 ans de pénitencier pour trafic d'héroïne, Genua n'a cessé de voyager depuis son envoi dans une maison de transition en 1989.Surnommé « The little cheesemaker » en raison de la boutique de fromages et de viandes fines qu'il tient dans un quartier chic de Toronto, il s'est notamment rendu à plusieurs reprises en Italie.En 1990, 1991 et 1992, indiquent des documents du bureau de la CNLC de l'Ontario dont La Presse a copies, Genua a passé près d'un mois par année à l'extérieur du pays.En 1993, il a fait un voyage de six semaines en Italie et un autre d'une semaine dans les Antilles.En 1994, la CNLC a refusé qu'il aille deux semaines dans les Îles Turks et Caicos.Même veto l'année suivante, cette fois pour un périple en Barbade.En 1996, il a pu séjourner un mois en Italie pour ses affaires.En étudiant sa demande, cette fois-là, les commissaires n'ont pu s'empêcher de noter: « Si ça continue, il sera plus souvent à l'extérieur du Canada que chez lui, ce qui serait une véritable parodie du système de surveillance! » Genua est revenu à la charge en 1997, mais la CNLC a rejeté sa demande.Le mafioso ontarien voulait aller en Italie pour réparer sa maison.Voir DÉTENUS en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Le nouveau champion de l'Omnium canadien, Scott Verplank, reçoit son trophée des mains de Michel Blackburn, agent de la GRC.Malgré un double bogey au 16e trou, l'Américain a remis une carte de 67, hier au club Royal Montréal, pour boucler son tournoi à 266, soit 14 coups sous la normale.« Parfois, on se dit que c'est à notre tour de gagner, que ça doit nous arriver, c'est écrit dans le ciel.Je jouais bien depuis quelque temps et j'ai pu me relever après cette bévue au 16e.» Grâce à sa victoire, Verplank vient de s'enrichir de 684 000 $.À lire dans notre cahier Sports, pages 2 à 5.Un mélange sans danger?Un comité consultatif du ministère de la Santé recommande au gouvernement d'effectuer une série d'études sur l'emploi de l'amianteasphalte.Le ministère des Transports a récemment annoncé qu'il utilisera cette année six fois plus d'amiante-asphalte que l'an dernier pour la réfection des routes.Voir nos informations en A3 Le Proche-Orient vit un autre dimanche sanglant d'après AP et AFP JERUSALEM \u2014 Dimanche sanglant au Proche-Orient: un attentat- suicide revendiqué par le Hamas a fait au moins quatre morts, dont le kamikaze, et une trentaine de blessés à Nahariya, station balnéaire du nord d'Israël, tandis qu'une voiture piégée explosait un peu plus tard près de Netanya.Cette déflagration \u2014 apparemment un attentat-suicide à la voiture piégée \u2014 a eu lieu à un carrefour fréquenté, au passage d'un autobus qui a aussitôt pris feu.L'occupant de la voiture, qui serait un Arabe israélien de 48 ans, membre d'un mouvement islamiste, a été tué, et cinq véhicules ont pris feu, selon les médias israéliens.Trois personnes auraient été blessées.Israël a aussitôt lancé des représailles contre ces attaques: deux bâtiments du Fatah de Yasser Arafat à Ramallah en Cisjordanie ont été bombardés par des hélicoptères de Tsahal.Les édifices ont sérieusement été endommagés mais il n'y a pas de victimes, selon des sources locales.D'autre part, la radio israélienne a fait état d'une attaque contre des installations des forces de sécurité palestiniennes à Jéricho, causant des dommages matériels mais ne faisant pas de blessés.D'autres violences dans les territoires palestiniens ont par ailleurs fait trois morts, deux Israéliens et un Arabe.L'attentat perpétré à Nahariya, ville de la côte méditerranéenne à l'extrême nord de l'État hébreu, non loin de la frontière libanaise, s'est produit près d'un quai de la gare ferroviaire de la ville alors qu'un train venait d'entrer en gare et alors que les passagers, des militaires et des civils, en descendaient en grand nombre en ce dimanche, premier jour de la semaine de travail.La majorité de la trentaine de blessés ne sont atteints que superficiellement, selon des sources hospitalière et policière.Voir PROCHE-ORIENT en A2 Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Auto D14-D17 Bandes dessinées E8 Bridge E7 Décès E7 Économie D1-D12 Éditorial A16 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E8 Forum A17 Horoscope E5 Loteries A2, A6 Monde A12-A15 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D4 Politique A4 Quoi faire C7 M É T É O Voir S16 Orages Maximum 28 > minimum 12 Les Canadiens se disent «gênés » d'ignorer leur histoire Stockwell Day perdra une demi-douzaine de députés S I L V I A GALIPEAU GÊNÉS DE SI MAL connaître votre histoire du Canada?Vous n'êtes pas seul.Plus des trois quarts des Canadiens sont comme vous.Et c'est au Québec que l'embarras est le plus fort, près de huit Québécois sur 10 se disant « gênés » de mal connaître leur histoire.C'est ce qui ressort d'une étude Ipsos-Reid, à être rendue publique demain par le Dominion Institute, un organisme militant en faveur d'une meilleure connaissance de l'histoire au Canada.Pour remédier au problème, l'organisme demande aussi au gouvernement fédéral de mettre sur pied un comité d'experts chargé d'élaborer des normes pancanadiennes en matière d'enseignement de l'histoire, une idée que rejette le Québec du revers de la main.L'étude, réalisée auprès de 1002 Canadiens à travers le pays entre les 24 et 26 juillet dernier, révèle que 76 % de la population se dit « gênée par la faible connaissance qu'ont les Canadiens de leur histoire ».C'est au Québec que ce sentiment de gêne est le plus fort ( 79 % ), et chez les personnes âgées de plus de 55 ans ( 81 % ).Ennuyante, l'histoire du Canada?Non, ont répondu la majorité des répondants ( 74 % ).Le tiers des personnes interrogées ont même affirmé que l'histoire était leur matière favorite à l'école.Voir HISTOIRE en A2 Presse Canadienne EDMONTON \u2014 Les conservateurs fédéraux devraient célébrer aujourd'hui une demi-victoire: une demidouzaine de députés rebelles de l'Alliance canadienne devraient se joindre à eux au sein d'une coalition parlementaire.La semaine dernière, le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, avait servi un ultimatum aux dissidents de son parti, leur enjoignant de retourner au caucus au plus tard lundi midi, sans quoi ils en seraient définitivement expulsés.Or, les conservateurs s'attendent à ce qu'au moins sept membres du caucus de la Représentation démocratique \u2014 le nom que se sont donné les députés alliancistes dissidents \u2014 viennent s'asseoir aujourd'hui autour de la même table.Le député de Colombie-Britannique, Jim Gouk, a été le premier à annoncer ses couleurs hier en faisant savoir par communiqué qu'il rentrait au caucus allianciste.Chose sûre, le groupe des dissidents se retrouvera avec moins que les 12 députés requis pour solliciter le statut de parti officiel à la Chambre des communes.Quant aux conservateurs, ils comptent déjà 12 députés.Les conservateurs croient par ailleurs qu'au moins quatre des 12 rebelles retourneront dans le giron de l'Alliance.Voir DÉPUTÉS en A2 Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois sur les véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock.Voyez votre concessionnaire Chevrolet Oldsmobile pour tous les détails.ADIEU MODÈLES 2 0 0 1 à l'achat LaGRANDELIQUIDATION 2956077A 1LP0201A0910 A2 LUNDI 1LP0201A0910 ZALLCALL 67 00:54:11 09/10/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 SEPTEMBRE 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE La semaine Yso Le couturier Yso a volé la vedette la semaine dernière à Montréal.Avec des tenues de voiles et de dentelles, jamais vulgaires, taillées impeccablement, le créateur a séduit la foule venue voir ses personnages déambuler avenue du Mont-Royal.Yso en a aussi profité pour montrer sa nouvelle collection pour hommes, Ysotrick.Marisa Minicucci, reine du basique montréalais, a aussi dévoilé sa dernière collection durant cette semaine vouée à la mode, ainsi que Kamkyl, nouveaux venus néo-bobos et plusieurs autres.À lire demain dans le cahier ACTUEL.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-5-9 > À quatre chiffres : 5-2-8-6 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 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pour des séjours ne dépassant pas quatre semaines chacun.La raison: trois mois plus tôt, il avait fondé une nouvelle compagnie, Genua 144 inc, qui exportait divers produits, dont des « kits de ménopause! », dans sa ville natale, Trapani.L'entreprise a aussi un bureau au 130, Lovell Road, à New Rochelle, près de New York.Le 24 août dernier, la CNLC a mis le holà aux déplacements de Genua, après avoir appris qu'il avait rencontré à plusieurs reprises le chef de la « famille » Caruana-Cuntrera, Alfonso Caruana, arrêté en 1998 à Toronto pour l'importation de cocaïne colombienne venant du Mexique et des États-Unis.« Il est évident que vous avez rencontré des membres d'une faction du crime organisé traditionnel ( en parlant de la mafia italienne ).D'autres informations permettent de croire que vous avez, à au moins une occasion, fait de fausses déclarations concernant un récent voyage en Italie », ont statué des assesseurs de la CNLC de l'Ontario.C'est ce qui a d'ailleurs incité la CNLC à réincarcérer Genua pendant près d'un mois après avoir suspendu sa libération conditionnelle, à la mi-juillet.Ironie du sort, il avait été interpellé à l'aéroport Lester B.Pearson, à son retour d'un voyage en.Italie.Le mafioso de la Ville Reine demeure sous le joug de la CNLC jusqu'en mai 2003.En début d'année, l'ancien avocat Richard Judd a obtenu de faire deux voyages par année d'une durée de 15 jours.Jugeant que ce n'était pas suffisant \u2014 devenu agent de voyages avec Jean Lamarche, l'un de ses anciens complices, Judd voulait voyager « at large », selon son expression \u2014, il a vainement demandé au tribunal d'appel de la CNLC de réviser la décision.Judd et Lamarche sont en libération conditionnelle.Ils avaient tous deux été condamnés pour leur implication dans la plus importante histoire de blanchiment d'argent mise au jour en 1994.Comme bien d'autres, ils étaient tombés dans le piège d'agents doubles de la GRC qui avaient ouvert un bureau de change dans le centre-ville de Montréal.C'est ce qui a incité la CNLC à restreindre au minimum ses séjours à l'étranger.HISTOIRE Suite de la page A1 Seuls 9 % évitaient la matière dans leurs années d'études, un chiffre qui grimpe toutefois à 16 % pour les ci toyens de la Colombie-Britannique.Alors quoi?Pourquoi être si peu fiers de leur niveau de connaissance de la matière?Les Canadiens sont quasi unanimes ( 96 % à l'échelle du pays et 94 % pour le Québec seulement ) pour affirmer qu'il est important de livrer aux étudiants la même connaissance et les mêmes données sur l'histoire du Canada.Une bonne majorité de Canadiens ( 80 % et 74 % de Québécois ) approuvent aussi l'idée de normes uniformes à l'échelle du pays en matière d'enseignement de l'histoire, et presque autant verraient Ottawa établir ces normes, révèle le sondage.Enfin, 83 % des répondants pensent que les élèves au secondaire devraient être obligés de suivre au moins deux cours d'histoire, un chiffre qui inclut 81 % des répondants des Maritimes, où l'histoire n'est pas une matière obligatoire au secondaire ( exception faite de l'Île-du-Prince-Édouard ).D'après le Dominion Institute, ces résultats prouvent que la majorité des Canadiens sont en faveur de normes communes pour l'enseignement de l'histoire canadienne.« Nous demandons au Conseil des ministres de l'Éducation et au ministère du Patrimoine canadien de mettre sur pied un groupe d'experts pour élaborer des normes nationales en matière d'enseignement de l'histoire », écrit l'organisme.Le Dominion Institute recommande aussi à toutes les provinces d'imposer au moins un cours d'histoire canadienne au secondaire.Actuellement, seuls le Québec, l'Ontario, le Manitoba et l'Île-du-Prince Édouard font de l'histoire une matière obligatoire au secondaire.Histoire distincte Bien entendu, le Québec s'oppose à un programme d'histoire canadienne unique à l'échelle du pays.« L'éducation est une compétence du Québec, a tranché hier Anne Marcotte, attachée de presse du ministre de l'Éducation François Legault.L'histoire du Québec est très distincte de celle du Canada.» Le ministère croit aussi être en mesure de corriger les lacunes en termes de connaissances historiques, grâce à sa réforme de l'éducation.Dorénavant, les élèves, qui ne suivaient des cours d'histoire qu'en secondaire 2 et 4, seront plongés dans la matière dès la troisième année du primaire, et ce jusqu'à la fin de leur secondaire.Deux historiens québécois interrogés par La Presse s'opposent aussi à un enseignement uniformisé de l'histoire.« Nous, notre histoire commence en 1534 avec Jacques Cartier.( .) En Ontario cela commence vers la fin du 18e, début 19e.Au Yukon, on consacre quelques heures à l'histoire de la Nouvelle- France, et dans bon nombre de provinces de l'Ouest, la Nouvelle- France n'existe même pas, parce que ça ne répond pas à des préoccupations locales », a commenté Jacques Lacoursière.« Il est important qu'une partie du cours d'histoire soit ancrée dans la réalité des jeunes », a renchéri Paul-André Linteau.Et ironiquement, tous deux se félicitent aussi de voir les Canadiens s'inquiéter de leur ignorance historique.« Au contraire, ça me réjouit.S'ils se rendent compte qu'ils ne connaissent pas assez l'histoire, ils vont s'y intéresser beaucoup plus.( .) », a conclu Jacques Lacoursière.DÉPUTÉS Suite de la page A1 Le leader adjoint de l'Alliance, Grant Hill, a prévu donner une conférence de presse sur l'heure du midi aujourd'hui à Calgary.Les autres dissidents, suspendus du caucus plus tôt cette année pour avoir réclamé la démission de M.Day, se retrouveront dans les limbes s'ils ne donnent pas suite à l'ultimatum de leur chef.Le député de Saskatoon, Jim Pankiw, est du nombre de ceux qui ont confirmé leur intention de se rendre à Edmonton pour discuter de la formation d'une coalition avec les conservateurs.Deborah Grey, Val Meredith et Inky Mark se sont également engagés à rencontrer les conservateurs.Quatre autres dissidents \u2014 Chuck Strahl, Grant Mc Nally, Jay Hill et Gary Lunn \u2014 ont exprimé d'importantes réserves à l'idée de retourner au sein d'un caucus toujours dirigé par M.Day, mais ils n'avaient toujours pas fait connaître leur décision hier aprèsmidi.Andy Burton semblait se diriger vers un retour au bercail allianciste, tandis que dans le cas d'Art Hanger et Monte Solberg, leurs organisations de comté faisaient pression sur eux pour qu'ils fassent de même.M.Day et l'Alliance voient comme une victoire le retour ne serait- ce que d'un petit nombre de dissidents.À l'inverse, les conservateurs estiment que l'expulsion des autres contribuera à consolider leur projet de coalition parlementaire.La rencontre d'aujourd'hui, qui survient à la veille de deux jours de discussions du caucus conservateur, sera l'occasion de discuter et de peaufiner les détails de la coalition et de son fonctionnement.PROCHE-ORIENT Suite de la page A1 L'attentat a été revendiqué par le Mouvement de la résistance islamique ( Hamas ) dans des appels à des chaînes de télévision arabes.Contacté par l'agence Associated Press dans la bande de Gaza, un porte-parole du Hamas Abdel Azis Rantissi, s'est refusé à confirmer que son organisation était à l'origine de l'explosion, se bornant à déclarer: « Israël doit savoir qu'il paiera le prix de ses crimes.Les Palestiniens ont tout à fait le droit de continuer de combattre l'occupation sioniste et ce jusqu'à la libération.» Ce carnage est survenu au lendemain d'un raid d'hélicoptères israéliens à Ramallah contre des bureaux du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, et quelques heures après d'autres violences meurtrières qui risquent de torpiller le projet de sommet entre le chef de la diplomatie israélienne Shimon Pérès et Yasser Arafat.Deux Israéliens ont été tués et trois autres blessés hier à la suite de tirs contre leur véhicule en Cisjordanie, tandis qu'un Arabe a été tué et un autre blessé dans la bande de Gaza.Lors de la première fusillade, les occupants d'une voiture portant des plaques d'immatriculation palestiniennes ont mitraillé une fourgonnette transportant des enseignants israéliens travaillant dans la vallée du Jourdain.Le conducteur et une enseignante ont été tués, tandis que quatre autres enseignants ont été blessés.Il s'agit de professeurs travaillant dans des colonies juives de la vallée du Jourdain.L'attaque a été revendiquée par le Hamas.Dans le nord de la bande de Gaza, l'armée israélienne a ouvert le feu sur un groupe de trois Palestiniens qui tentaient de poser une bombe près d'une clôture marquant la frontière, faisant un mort et un blessé.Selon Tsahal, le troisième Palestinien a pris la fuite.Le Front démocratique de la libération de la Palestine ( FDLP ) a revendiqué la tentative d'attentat, dans un appel anonyme à l'Associated Press.À la suite de ces nouvelles violences, le gouvernement israélien n'a pas tardé à pointer un doigt accusateur sur Yasser Arafat: « L'Autorité palestinienne ne fait rien pour arrêter ces poseurs de bombe, ou les gens qui sont derrière eux, et par conséquent, une fois encore, nous devrons faire ce qu'il faut pour défendre nos citoyens », a déclaré Arieh Mekel, porte-parole du gouvernement de l'État hébreu.Accusation rejetée par l'Autorité palestinienne qui a déclaré qu'elle « réitère ses condamnations de toutes les attaques contre les civils, qu'ils soient palestiniens ou israéliens ». 1LP0301A0910 A3 10 septembre 1LP0301A0910 ZALLCALL 67 00:53:53 09/10/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Sans danger, l'amiante-asphalte?Un comité du ministère de la Santé recommande à Québec de refaire ses devoirs ALEXANDRE S I R O I S AU MOMENT OÙ Québec vient d'annoncer qu'il utilisera cette année six fois plus d'amiante-asphalte que l'an dernier pour la réfection des routes, un comité du ministère provincial de la Santé sonne l'alarme et affirme qu'on n'a pas encore prouvé que ce mélange est sans danger pour la santé.Le comité consultatif sur l'amiante, qui mène depuis 1997 des travaux d'envergure sur l'exposition à ce minerai dans la province pour le compte du ministère de la Santé, recommandera à Québec d'effectuer une série d'études pour faire le point dans ce dossier.C'est ce qu'a appris La Presse, qui a obtenu copie de l'ébauche du rapport du comité.Le document officiel devrait être rendu public cet automne.« On n'a pas été capable d'avoir la démonstration claire et nette que l'amiante-asphalte est sécuritaire.Personne ne nous a fait cette démonstration, malgré nos demandes.Dans cette optique, les membres du comité s'inquiètent », a confirmé le président du comité consultatif, Maurice Poulin.On se rappellera qu'en mai dernier, La Presse révélait que le ministère des Transports allait faire passer cette année à 100 000 le nombre de tonnes d'amiante-asphalte utilisées pour le pavage des routes, soit six fois plus qu'en l'an 2000.On avait utilisé, cette année-là, 17 000 tonnes de ce mélange qui aurait fait son apparition sur les routes du Québec dès 1967.Le rapport préliminaire du comité souligne que les études sur lesquelles se basait jusqu'ici le ministère des Transports pour aller de l'avant avec l'amiante-asphalte ne tiennent pas la route.C'est ce qu'a découvert la Direction de la santé publique de Montréal- Centre, qui a demandé à l'Institut de recherche en santé et en sécurité du travail d'évaluer les études utilisées par Québec.En se penchant sur ces études, l'Institut a soulevé « plusieurs » faiblesses méthodologiques.« Les données seraient trop fragmentaires pour se prononcer de façon définitive sur l'innocuité de l'utilisation de l'amiante au niveau des pavages », lit-on dans le document préliminaire du comité.Les membres du comité ont demandé au ministère des Transports de leur fournir d'autres études scientifiques qui font la preuve de l'innocuité de l'amiante-asphalte, en vain.« Si une autre étude a été faite, tant mieux, mais qu'on la publie ou qu'on la mette à la disposition des gens », a déclaré M.Poulin.C'est pourquoi le comité consultatif demande carrément à Québec de refaire ses devoirs : il exhorte le ministère des Transports à réaliser une étude d'impact environnemental de l'utilisation de l'amiante-asphalte dans le pavage des routes, notamment en collaboration avec le ministère de l'Environnement.Cette étude devra inclure « une évaluation de l'impact sur l'exposition de la population en milieu urbain », précisent les auteurs du document.Le comité recommande aussi la création d'un groupe de travail qui effectuera une revue des études internationales les plus récentes au sujet de l'utilisation d'amiante-asphalte et de son impact sur l'environnement.Enfin, il demande au ministère des Transports, en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles, de réaliser une étude comparative sur les avantages et les inconvénients de l'utilisation du mélange d'amiante-asphalte dans le pavage des routes.« On ne pense pas que le risque soit important pour les travailleurs ou pour la population, mais on est quand même en présence d'un cancérigène, et, dans ces cas-là, on essaie de diminuer l'exposition le plus possible », affirme Louise de Guire, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.Mme de Guire se dit néanmoins préoccupée.D'autant plus que parallèlement au fait que les études fournies par Québec aient été jugées non valables, elle souligne qu'il n'existe pas encore d'étude concernant l'innocuité de l'amiante-asphalte lors de la réparation des routes.Les analyses effectuées jusqu'ici concerneraient plutôt les risques lors de la préparation du mélange et du pavage de routes.« En santé publique, quand on ne connaît pas les effets de quelque chose, on préconise un évitement prudent.On recommande de ne pas l'utiliser », dit-elle.Il n'a pas été possible d'obtenir la réaction officielle du ministère des Transports du Québec.« On n'a pas reçu le rapport de façon formelle.Nos spécialistes devront attendre de prendre connaissance de ce rapport-là et on prendra des mesures en conséquence », a déclaré le directeur des communications, Gilles Godbout.Le comité consultatif sur l'amiante a été mis sur pied par le ministère de la Santé du Québec en 1997, à la suite des « développements internationaux dans le dossier de l'amiante ».Québec avait en fait décidé de créer un tel groupe d'experts à la suite de la controverse suscitée par l'interdiction de l'amiante en France.La Gaspésie découvre la fierté gay S I L V I A GALIPEAU APRÈS MONTRÉAL ET Québec, les festivités de la fierté gay se sont déplacées en Gaspésie le week-end dernier.Et, pour une première en région, l'expérience a été un succès.À refaire, promet-on.C'est la petite municipalité de Val-Brillant, qui compte à peine plus de 1000 habitants, qui a accueilli le Week-end de la fierté gay gaspésienne, des festivités qui se sont déroulées trois jours durant.Musique, danse, tournois de volley, course de canoë, bingo, party rave, la fête était en ville.Les activités se sont déroulées aux Chalets Condos Matapédia, où on a compté plus de 300 personnes, venues de Montréal et de Québec, mais aussi des environs.Aucun organisme gay n'existe en région, et l'événement de ce weekend pourrait bien faire changer les choses.Gai écoute, de Montréal, était sur place vendredi pour rencontrer des travailleurs sociaux et groupes communautaires.« Il semble que les gens étaient d'accord pour développer un programme.Il va se passer quelque chose en Gaspésie », a affirmé hier Nicolas Nadeau, directeur général des Chalets Condos Matapédia.L'initiative des festivités vient d'un individu, Jean-René Bernier, originaire de Matane, vivant désormais à Montréal.Il aurait lancé l'idée à la direction des Chalets Condos Matapédia.« Vous avez tellement un beau site.Seriez-vous game ?» leur a-t-il demandé.Et game, ils l'ont été.Gai écoute s'est félicité de l'initiative, soulignant le manque de ressources, l'isolement et la solitude dont sont victimes les gays en région.« Cela permet de faire voir qu'il y a aussi des homosexuels en région », a commenté Laurent Mc Cutcheon, président de Gai écoute.Tout semble aussi s'être déroulé dans la bonne humeur, sans anicroches ni commentaire réprobateur de la population locale.« Est-ce que les gens sont plus respectueux que nous pensions ?Peut-être.Est-ce qu'ils sont plus tolérants ?Peutêtre.On va le savoir dans les prochaines 72 heures », a conclu Nicolas Nadeau.En attendant, l'invitation a déjà été lancée pour l'an prochain.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Histoire d'eau Il a fait chaud, très chaud, hier à Montréal.Le mercure a grimpé jusqu'à 31,3 degrés.Quelques poussières de plus et on égalait le record de 31,7 degrés établi pour un 9 septembre en 1960.Record ou pas, Maxime Tremblay-Bertrand et Jean Sébastien Pagé semblaient avoir un maximum de plaisir sur cette installation du parc Fleur de Lys, à Ville Sainte-Catherine.C'EST ENCORE MIEUX QUAND C'ESTMEILLEUR! 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d'intimidation et de disparition de documents, mais aucun verdict n'a encore été rendu sur l'innocuité du médicament.La communauté scientifique craint qu'un usage excessif d'antibiotiques chez les animaux n'engendre le développement de microbes plus résistants ne pouvant être détruits par les antibiotiques chez les humains.Le Baytril appartient à un groupe d'antibiotiques appelés « fluoroquinolones », importants en médecine humaine, puisqu'ils peuvent tuer des bactéries comme la salmonelle, une cause courante d'empoisonnement alimentaire.C'est « pratiquement le seul antibiotique efficace contre les infections à la salmonelle », souligne Shiv Chopra, à qui le ministère de la Santé a confié, en 1995, l'évaluation du Baytril.« Si nous perdons cette catégorie de médicaments, nous n'aurons plus rien pour soigner les infections humaines », dit-il.En 1995, M.Chopra avait recommandé que le Baytril ne soit approuvé pour aucun des usages requis, chez la volaille ou le bétail, mais l'affaire a continué de susciter des débats internes.En septembre 2000, le représentant de Bayer, William Buckner, a écrit au sous-ministre à la Santé d'alors, David Dodge, pour lui exprimer son « extrême frustration devant la façon dont votre ministère a traité notre présentation pour Baytril ».À la suite de cette plainte, Santé Canada ordonnait à M.Chopra de rédiger un rapport complet sur les « obstacles potentiels » à l'approbation du Baytril.Dans un long rapport, remis en octobre 2000, M.Chopra se plaignait de harcèlement et d'intimidation, et affirmait que des documents manquaient.Des compagnies pharmaceutiques comme Bayer « exercent des pressions sur les dirigeants de Santé Canada qui, à leur tour, font pression sur les scientifiques pour qu'ils se montrent souples quant à l'application des règlements en vigueur sur la sécurité humaine », écrivait M.Chopra.Entre-temps, aux États-Unis, l'administration des aliments et drogues décidait d'annuler l'approbation du Baytril, après qu'on eut constaté que son utilisation chez les animaux contribuait à une hausse des diarrhées résistantes aux médicaments chez les humains.Mais Bayer a contesté la décision.Résultat : le médicament est toujours disponible sur le marché américain, même si des groupes de consommateurs réclament son retrait.Des scientifiques fédéraux estiment que la décision américaine justifie leurs réserves à l'égard du médicament, mais Santé Canada n'entend pas sauter aux conclusions.Le processus « n'est pas terminé », affirme Mme Kirkpatrick.En juillet dernier, six scientifiques fédéraux écrivaient au ministre de la Santé, Allan Rock, pour déplorer que leurs supérieurs écartent systématiquement leur opinion.M.Rock a transmis la lettre à Mme Kirkpatrick, principal objet de la plainte. 1LP0401A0910 A4 LUNDI 1LP0401A0910 ZALLCALL 67 00:51:18 09/10/01 B La FADOQ propose de revaloriser le travail des gens de plus de 65 ans LAURA-JULIE PERREAULT Des études démographiques récentes prédisent que les jeunes travailleurs ne seront pas suffisamment nombreux pour remplacer les baby-boomers qui partiront à la retraite dans les cinq prochaines années.La Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) voit une solution : faciliter la vie aux aînés qui veulent conserver leur emploi jusqu'à 70 ans.« Plusieurs gens âgés veulent et peuvent garder leur emploi, mais souvent, les employeurs désirent se débarrasser de ces genslà.Le système privilégie leur départ.Nous pensons que leur présence dans le marché du travail et leur expertise, qu'ils peuvent transmettre aux jeunes par le mentorat, devraient être revalorisées », croit François Legault, président national de la FADOQ.Il rappelle que le départ massif des infirmières à la retraite, pendant le virage ambulatoire piloté par Jean Rochon, a démontré l'importance d'assurer le transfert de connaissances entre les différentes générations de travailleurs.Un choix, d'abord et avant tout Les années supplémentaires de boulot pour les personnes âgées devraient néanmoins être laissées à la discrétion des individus et ne devraient pas faire disparaître les prestations reçues universellement à partir de 65 ans, nuance François Legault.« Il y a des gens qui font un travail physique et qui ne pourraient pas continuer plus longtemps.Mais ceux qui font un travail clérical, spécialement les baby-boomers qui ont été formés pour les nouvelles technologies, pourraient continuer très facilement », offre le président de la FADOQ en guise d'exemple, en ajoutant que des études confirment que seulement 30 % de la population qui atteint l'âge de la retraite a besoin de traitements médicaux soutenus.La majorité de la population est encore en excellente santé à 65 ans.Longueur d'avance pour le Québec Cette revalorisation du travail des aînés ne demanderait pas d'efforts particulièrement importants au Québec, puisque dans la Belle Province, une loi adoptée en 1981 empêche les employeurs de montrer la porte à un employé en utilisant comme seul prétexte l'âge de cette personne.En Ontario, aucune loi dans ce sens ne s'applique non plus, mais la Commission ontarienne des droits de la personne, rapportait dernièrement que les conventions collectives obligent souvent les personnes de 65 ans à accrocher leurs patins.La situation n'est cependant pas la même dans le reste du Canada, où l'âge obligatoire de la retraite est fixé à 65 ans, mesure discriminatoire sur l'âge à laquelle la Cour suprême a donné son aval.La même mesure législative s'applique aux États-Unis et en Grande-Bretagne.Mais même si la loi est favorable aux travailleurs âgés du Québec, M.Legault pense que la pratique est tout autre.Les statistiques supportent ces dires.L'âge moyen de la retraite est de 61,7 ans pour les hommes et de 60,1 ans pour les femmes.Ce phénomène découle en partie de la mode des préretraites qui ont été accordées par les employeurs dans la dernière décennie et que M.Legault aimerait voir disparaître.Deux études scientifiques publiées au début du mois prévoient une importante crise de la main-d'oeuvre dans les cinq prochaines années, alors que des hordes de baby-boomers, nés dans les deux décennies qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, quitteront le marché du travail ; ce manque à gagner pourrait perdurer sur une période de 30 ans.L'augmentation du nombre d'immigrants acceptés au Canada chaque année est l'une des autres solutions proposées pour atténuer l'effet des départs massifs.ENTENTE DE DURBAN Les réfugiés pourraient revoir leur famille plus rapidement LAURA-JULIE PERREAULT LE CANADA devra peut-être revoir la politique de réunification des familles des réfugiés s'il croit à la Déclaration finale et au Programme d'action qu'il a signé vendredi à Durban, à la fin de la conférence de l'ONU contre le racisme.C'est ce que suppose Rivka Augenfeld, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, qui se réjouit d'un petit paragraphe du plan d'action concernant les migrants forcés.« Les États sont invités à faciliter, de façon rapide et efficace, la réunification des familles qui a un effet positif sur l'intégration des migrants.», dit le document, adopté par consensus par les pays qui ont pris part à la conférence de Durban en Afrique du Sud.Les organismes qui défendent les droits des réfugiés affrontent un mur d'obstacles depuis quelques années quand il s'agit du délai de réunification.« Même dans les cas où ça va le mieux possible, ça peut prendre deux ans, trois ans, cinq ans avant qu'un réfugié puisse retrouver sa famille.Pourtant c'est prouvé que cette réunification est importante pour la santé mentale des réfugiés qui ont vécu des expériences traumatisantes dans leur pays », a remarqué Mme Augenfeld.Mille opinions La conférence de Durban semble avoir laissé peu d'organismes indifférents à Montréal.Hier, les opinions sur le résultat final des pourparlers internationaux étaient des plus partagées.L'avocat Julius Grey, qui s'est fait connaître dans maints dossiers reliés aux droits de la personne, se réjouissait lui aussi de quelques points contenus dans l'entente internationale.La condamnation de l'esclavage et de l'intolérance religieuse sont selon lui des pas dans la bonne direction.Mais l'avocat s'oppose à ce que les descendants de ceux qui ont connu des torts soient compensés.« Si quelqu'un est victime d'esclavage aujourd'hui ou qu'il a été esclave et qu'il est toujours vivant, je trouve normal qu'il y ait compensation.Mais je m'objecte à l'idée de payer pour des torts historiques.Il faudrait plutôt recentrer le débat sur la nécessité d'établir une justice sociale pour tous », plaide l'avocat montréalais.Dan Philipp, président de la Ligue des Noirs de Montréal, qui est revenu d'Afrique du Sud samedi après-midi, aimerait que le Canada fasse une autre déclaration, locale celle-là, pour que la population canadienne connaisse l'histoire de la population noire d'ici.« C'est une honte que la plupart des gens ne sachent pas qu'il y a eu de l'esclavage au Canada », a dit hier le leader montréalais.À Amnistie Internationale, section Canada francophone, on était loin de porter aux nues la déclaration finale, hier.« Les pays ont émis tellement de réserves sur différents points que le texte est complètement édulcoré », soutient Michel Frénette, président de l'organisme.Tout comme M.Grey, Amnistie aurait préféré que la conférence centre son action sur les manifestations du racisme qui sévissent aujourd'hui, notamment dans les systèmes judiciaires, plutôt que de s'éterniser sur les malheurs du passé.Des dissensions Le Congrès juif section Québec \u2014 s'il considère que la conférence de Durban a été « détournée » par le lobby palestinien \u2014 est satisfait des agissements du gouvernement canadien.« Nous sommes heureux que le Canada et le Québec aient envoyé des délégations réduites, qui ont permis de ralentir les propos haineux que d'autres tenaient sur Israël », a commenté hier Joseph Gabay, président du Congrès juif.Le syndicat des étudiants de l'Université Concordia a un point de vue à l'opposé de celui de M.Gabay.Il organise présentement une manifestation qui devrait se tenir le 15 septembre pour dénoncer le racisme de l'État israélien.« Le ministre John Manley a dit qu'il n'y avait pas de place à la conférence pour le conflit au Moyen-Orient.C'est ridicule ! On a nous-mêmes reçu des menaces d'un organisme qui s'appelle le Comité pour l'extermination de la Palestine.C'est évident qu'il y a du racisme dans ce conflit », a témoigné David Bernans, représentant du syndicat des étudiants de l'Université Concordia, hier après-midi.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © La conférence de Durban a laissé peu d'organismes indifférents à Montréal.Hier, les opinions sur les pourparlers internationaux étaient des plus partagées.Notre photo : des affiches contre le racisme suspendues boulevard Saint-Laurent, dans le quartier chinois.BYE BYE LE BAIL On règle, pour toutes les marques, la fin de votre bail, jusqu'à 6 mois avant l'échéance.(Aucune pénalité dans la plupart des cas) TOUJOURS LE MEILLEUR PRIX, CERTIFICAT À L'APPUI.+ AU CHOIX Jusqu'à concurence de 500$, taxes incluses, sur les modèles en stock, sur les Cavalier, Venture, Sunfire, Montana et Silhouette 2001.Sur la plupart des véhicules en stock.Voir détails et conditions sur place.\u2020 Disponible jusqu'à 48 mois pour Venture et Montana et jusqu'à 60 mois pour Cavalier et Sunfire.www.gravelauto.com 09%\u2020 Jusqu'à À l'achat ou à la location d'un véhicule, 2e MENSUALITÉ GRATUITE DE À l'achat ou à la location d'un véhicule, 1ère MENSUALITÉ GRATUITE DE GM PLUS FORFAIT GOLF 3 jours et 2 nuits dans un hôtel luxueux, parmi 20 destinations aux Canada et États-Unis.1ère MENSUALITÉ GRATUITE DE GM de financement à l'achat ou à la location 2986075A Chevrette porte plainte contre un journaliste Presse Canadienne LE MINISTRE des Transports du Québec, Guy Chevrette, a annoncé qu'il portera plainte auprès de la Sécurité publique et de la Sûreté du Québec contre un journaliste du Journal de Montréal, Marc Pigeon, parce que ce dernier l'aurait suivi à bord d'un véhicule.M.Chevrette a aussi ajouté qu'une plainte sera également déposée contre le journaliste auprès du Conseil de presse.L'incident est survenu le 7 septembre.Selon le communiqué de presse émis par le cabinet du ministre, « la voiture (de M.Chevrette) a été prise en chasse par un véhicule suspect, deux individus louches se trouvant à l'intérieur ».Le communiqué ajoute qu'il était « impossible de connaître leurs véritables intentions et le passager était assis sur la banquette arrière avec, entre ses mains, un instrument ne pouvant être identifié ».M.Chevrette aurait alerté la Sûreté municipale et signalé le 911 en « demandant à son garde du corps d'expliquer les faits ».Le communiqué raconte que le véhicule suspect a ensuite suivi le voiture du ministre jusque dans le quartier où ce dernier réside.À quelques rues de la résidence de M.Chevrette, le garde du corps a arrêté la voiture afin « de s'enquérir de l'identité des suspects ».Le rapport, qui a été rédigé sur cet incident, sera transmis aux autorités pour fins d'enquête.Selon le communiqué, « dans les circonstances et dans la conjoncture actuelle, le ministre n'a d'autres alternatives que de déposer ces plaintes ». 1LP0502A0910 A5 LUNDI 1LP0502A0910 ZALLCALL 67 00:56:04 09/10/01 B Offensive des grands journaux médicaux contre les diktats des laboratoires Agence France-Presse PARIS \u2014 De prestigieuses revues médicales ont annoncé hier qu'elles vont sérieusement renforcer leurs exigences éthiques avant de publier les résultats d'études cliniques, en dénonçant certaines pratiques des laboratoires pharmaceutiques, contraires à l'intégrité scientifique, consistant à influencer les essais de nouvelles molécules ou à censurer les résultats défavorables.Une douzaine de journaux médicaux d'audience internationale se sont associés dans cette démarche pour conserver leur crédibilité.Parmi celles-ci, le British Medical Journal (BMJ) et le Lancet, des publications américaines comme le New England Journal of Medicine (NEJM), le Journal of The American Medical Association (JAMA), la base de données Medline ou encore le journal de l'Association médicale canadienne.Dans un message commun, les rédacteurs en chef de ces revues estiment vital que les essais thérapeutiques de nouvelles molécules soient conduits de façon indépendante, afin d'assurer une commercialisation de produits sûrs et efficaces.De f a i t , « pression économique » et « compétition » entre chercheurs ne favorisent pas l'objectivité, selon eux.Les médecins responsables d'essais n'ont pas en effet toujours la maîtrise de leur travail, qu'il s'agisse de la conception même de l'étude au départ ou de l'interprétation des données et de la décision de publier ou non les résultats, reconnaissent ces revues.Les financeurs des études, souvent des groupes pharmaceutiques, peuvent en effet s'arroger le droit de concevoir l'étude, d'analyser et d'interpréter les résultats pour décider en fin de compte de ne rien publier s'ils leur déplaisent.Avalant leur chapeau et leur dignité, « de nombreux médecins et chercheurs ont accepté ces conditions draconiennes parce qu'ils savent que s'ils les refusent, les firmes trouveront quelqu'un d'autre qui les acceptera », souligne Lancet.« Nous allons demander aux auteurs de signer une déclaration établissant qu'ils acceptent l'entière responsabilité de la conduite de l'étude, ont accès à l'ensemble des données et contrôlent la décision de publier.Si les auteurs ne peuvent satisfaire à nos exigences sur ces points, alors nous ne publierons pas leurs travaux », avertit Richard Smith, rédacteur en chef du BMJ.« De cette façon, nous espérons contribuer à maintenir et améliorer l'intégrité des publications scientifiques », ajoute-t-il.« Environ 30 % à 50 % des contrats soumis par les groupes pharmaceutiques comportent des clauses inacceptables qui doivent être renégociées », selon un responsable du Massachusetts General Hospital américain.BMJ évoque « la prolifération » d'histoires de sociétés qui ont enterré la publication de résultats indésirables, comme celle d'une firme qui a tenté d'empêcher la parution de l'échec d'un test de vaccin anti-SIDA, rapportée l'an dernier dans ses colonnes.Publier de bons résultats dans un revue prestigieuse est déterminant pour l'industrie pharmaceutique.La révélation de l'échec d'un médicament en développement peut en revanche réduire à néant des années de travail et influer défavorablement sur la valeur boursière d'un groupe, tout comme la parution d'effets secondaires graves en série après la commercialisation.La « routine » veut que les auteurs d'articles signalent leurs conflits d'intérêts et qui a financé l'étude (industries, gouvernement, fondations privées), mais en dépit des précautions, les revues admettent avoir découvert a posteriori qu'il leur est arrivé de publier des études biaisées par l'intrusion des laboratoires.Le coût de mise sur le marché américain d'un nouveau médicament revient en moyenne à un demi- million de dollars, relève Lancet.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Pointe-Claire réussit l'exploit Une compétition peu ordinaire s'est déroulée hier à l'aéroport de Dorval, où 42 équipes représentant différents organismes et plusieurs compagnies se sont affrontés dans une rencontre sportive amicale dont le but consistait à amasser des fonds pour les Jeuxolympiques spéciauxdu Québec.Les sportifs devaient tirer un Airbus 319 d'Air Canada, pesant 59 tonnes sur une distance de 4 mètres dans le plus court laps de temps possible.C'est l'équipe de Pointe-Claire qui a réussi l'exploit en un temps d'un peu plus de six secondes.Il s'agissait de la 3e édition de l'événement qui est organisé conjointement par Aéroports de Montréal, le poste de quartier 5 du SPCUM et Air Canada.Les Jeuxolympiques spéciaux du Québec est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir la pratique sportive auprès des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.Nouvel incident chez Air Transat Un Airbus 310 est immobilisé en raison d'une panne d'essence RAYMOND GERVAIS Un surplein de carburant est à l'origine d'une fuite d'essence qu'a connu samedi soir un appareil d'Air Transat qui s'apprêtait à décoller de l'aéroport Pearson à Toronto en direction de Paris.L'avion, un Airbus 310, ayant à son bord 256 passagers, se dirigeait vers la piste d'envol, lorsque l'anomalie a été aperçue par des passagers et le personnel de bord.Le commandant a décidé de retourner à la barrière et tous les passagers sont descendus de l'appareil.Les voyageurs qui devaient quitter Toronto à 23 h 05, ont finalement pu décoller à bord d'un autre appareil du même type à 2 h 43, soit avec un retard d'un peu plus de 3 h 30.Une inspection minutieuse du Airbus n'a rien révélé d'anormal, si ce n'est qu'on avait pompé trop de carburant dans les réservoirs et que du fuel s'échappait par la pointe de l'aile droite.La fuite de carburant était toutefois importante et les passagers à bord étaient très inquiets.Des préposés à la piste ont même dû épandre un absorbant sur la piste afin de récupérer le carburant.Une fois l'inspection terminée, l'avion a été réaffecté sur un autre trajet et a quitté Pearson pour Puerto Vallarta au Mexique à 11 h 45 hier.Sophie Lussier, porte-parole d'Air Transat, a précisé que ce genre d'incident était commun, voire fréquent à tous les transporteurs et que l'on en faisait habituellement peu de cas.« Présentement, tous les faits et gestes d'Air Transat sont scrutés à la loupe.On le comprend et c'est normal.Mais il ne faut pas perdre de vue que des délais comme ça se produisent régulièrement dans le monde dans l'industrie aéronautique à la suite de problèmes techniques », a précisé Mme Lussier.Nouvelles procédures Par ailleurs, les nouvelles procédures que compte implanter Air Canada pour les pilotes de Boeing 767 inquiètent certains anciens pilotes des Lignes aériennes Canadien International, qui affirment ne pas avoir reçu une formation adéquate.Plusieurs pilotes ont déclaré qu'ils devront prendre les commandes d'un Boeing 767 avec des passagers à bord avant même d'avoir reçu une formation sur ces nouvelles procédures, que ce soit dans un simulateur de vol ou un autre appareil d'entraînement.Air Canada soutient de son côté que des cours ont été donnés aux 950 pilotes de Boeing 767, incluant les anciens pilotes de Canadien, sous la supervision de Transport Canada et que sa politique est d'accorder une formation supplémentaire à tout pilote qui en fait la demande.Au ministère des Transports, un porte-parole a déclaré que la formation donnée par Air Canada était suffisante, aux yeux d'Ottawa.\u2014 avec PC.Pour Sophie Lussier, porte-parole d'Air Transat, ce genre d'incident est commun à tous les transporteurs, et l'on en fait habituellement peu de cas. 1LP0602A0910 A6 LUNDI 1LP0602A0910 ZALLCALL 67 00:55:26 09/10/01 B Les Québécois plus ouverts à s'annexer aux États-Unis que les Canadiens Au moins un million de clandestins en Grande-Bretagne L I A LEVESQUE Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 De tout le Canada, c'est au Québec qu'on trouve le plus de citoyens prêts à s'annexer aux États-Unis, bien qu'ils soient encore une minorité à penser ainsi.C'est aussi au Québec qu'on note le plus grand nombre de citoyens prêts à adopter le dollar américain comme monnaie commune.C'est ce que révèle un sondage Léger Marketing réalisé auprès de 1508 Canadiens et dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne.Au Canada, c'est un citoyen sur cinq qui est favorable à ce que le Canada s'annexe au États-Unis, soit 20 pour cent.Au Québec, la proportion grimpe à 34 pour cent en faveur de l'annexion du Canada aux États-Unis, soit plus du double de la proportion de citoyens dans les autres provinces ou régions (15 pour cent en Ontario, 12 pour cent en Alberta et 15 pour cent en Colombie-Britannique, par exemple).« Ça ne me surprend pas », a déclaré en entrevue Louis Balthazar, professeur au département de Science politique de l'Université Laval et chercheur attaché à l'Institut des hautes études internationales.« Les Canadiens de langue anglaise ont deux types de réactions vis-à-vis des États-Unis, analyse-t-il.Si on leur pose une question directe sur l'intégration du Canada aux États-Unis, la peur les prend.C'est vieux comme l'existence du Canada, une hantise d'être avalé par les États- Unis, une sorte de fierté d'être Canadien.« Mais, en pratique, si on leur demande ce qu'ils font, ce qu'ils regardent à la télévision, ce qu'ils voient au cinéma, ce qu'ils lisent et où ils voyagent, tout ça indique une forte intégration aux États- Unis.» Si les Québécois semblent beaucoup moins craintifs que les autres Canadiens, c'est à cause \u2014 paradoxalement \u2014 de leur sentiment de sécurité culturelle, avance le professeur Balthazar.« C'est sûr que les Québécois sont aussi menacés culturellement par les États-Unis, mais la langue étant là et le fait que les gens regardent davantage leur télévision, (ils) se sentent davantage distincts.C'est ceux qui sont le plus facilement en voie d'être intégrés qui protestent le plus et ceux qui se sentent le moins intégrés qui protestent le moins.» Frontière et monnaie De même, 50 pour cent des Québécois seraient prêts à ce qu'il n'y ait plus de frontière entre le Canada et les États-Unis, alors que l'autre moitié est en désaccord.Au Canada, ce sont seulement 36 pour cent des citoyens qui approuveraient l'abolition de la frontière entre les deux pays.Même phénomène pour la monnaie commune : les Québécois sont plus ouverts que les autres Canadiens.Ainsi, 53,5 pour cent des Québécois seraient favorables à l'idée que le Canada adopte le dollar américain comme monnaie, une proportion bien plus élevée que dans les autres provinces ou régions (seulement 33 pour cent en Ontario et 36 pour cent en Alberta).Au Canada, ce sont 40 pour cent des citoyens qui seraient favorables à cette monnaie commune au Canada et aux États-Unis.« Ça montre comment le nationalisme canadien n'est pas très fort au Québec », opine le professeur Balthazar, qui y voit une forme d'indifférence des Québécois.M.Balthazar souligne aussi que « la plupart des économistes qui se sont prononcés au Québec sur la question du dollar ont été plutôt favorables à l'adoption du dollar américain », ce qui a pu influencer les gens.Le sondage a été réalisé auprès de 1508 Canadiens adultes, du 2 au 13 août dernier.La marge d'erreur est de 2,5 pour cent, 19 fois sur 20.Agence France-Presse LONDRES \u2014 Au moins un million de clandestins vivent en Grande-Bretagne et ce, depuis au moins dix ans, affirme un membre du Syndicat des Services d'Immigration cité aujourd'hui par le quotidien britannique The Sun.Beaucoup sont arrivés depuis l'éclatement de l'Union soviétique en 1991, a ajouté John Tincey, selon le journal.Jusqu'à 200 000 personnes immigrent dans le pays chaque année, affirme-t-il.Et en fonction de ce que ses collègues vivent « jour après jour », l'estimation « d'un million » est basse, selon lui.« Ce n'est pas un chiffre élevé considérant que lorsque la poll tax a été introduite, deux millions de personnes ont disparu des registres électoraux », affirme M.Tincey.« Certains s'en vont et d'autres arrivent.Nous savons qu'il y a un grand nombre de falsification de documents et nous ne pouvons attraper toutes ces personnes », a-t-il déclaré.Interrogé sur ces révélations, le ministère de l'Intérieur a répondu qu'il était impossible de fournir une estimation fiable du nombre de clandestins qui par définition ne se font pas connaître.« C'est quelque chose dont nous sommes conscients et que nous suivons de près, mais c'est difficile », a ajouté une porte-parole du ministère.M.Tincey prône un durcissement de la législation du travail, trop « souple ».Selon lui, certains employeurs sont prêts à prendre des clandestins occasionnellement comme serveurs, comme main-d'oeuvre dans les champs ou pour la récolte des fruits.« Le problème des trente dernières années est que les contrôles d'immigration ont été négligés depuis la loi sur l'immigration de 1971, selon lui.Le ministre britannique de l'Intérieur David Blunkett a promis, dans un entretien paru dimanche dans le journal The Observer, qu'il allait présenter une nouvelle série de mesures pour lutter contre l'immigration clandestine.Commentant la rencontre prévue mercredi avec son homologue français Daniel Vaillant, M.Blunkett a affirmé qu'il « ne jetterait pas la pierre » à la France concernant le camp de réfugiés de Sangatte, près de Calais (nord), mais a souligné qu'il prônait une action concertée avec les autres pays européens.La Grande-Bretagne est confrontée à une recrudescence d'immigrés clandestins venus essentiellement du Moyen-Orient, qui transitent par le tunnel sous la Manche malgré une surveillance accrue.2984455A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le jeu doit rester un jeu.Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-09-08 Numéro complémentaire: 31 Tirage du 2001-09-08 Numéro complémentaire: 18 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 6 500,00 $ 4/6 1 067 50,00 $ 3/6 20 054 5,00 $ Ventes totales: 625 666,50 $ Tirage du 2001-09-09 Tirage du 2001-09-09 Tirage du 2001-09-09 NUMÉRO: 526239 Tirage du 2001-09-08 NUMÉRO: 618308 Tirage du 2001-09-08 GAGNANTS LOT 67 149,25 $ GAGNANTS LOTS 6/6 1 5 000 000,00 $ 5/6+ 4 169 336,80 $ 5/6 306 1 770,80 $ 4/6 15 836 65,60 $ 3/6 294 993 10,00 $ Ventes totales: 16 590 178 $ Prochain Gros lot: 2 000 000 $ 7 jours consécutifs pour seulement 34,65 $ pour 3 lignes 1,65 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus LES PETITES ANNONCES AUTOBAINES Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution démandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) 2984976A 1LP0701A0910 A7 lundi 1LP0701A0910 ZALLCALL 67 00:53:35 09/10/01 B PHOTO AFP Les hommes de la tribu des Aetas ont été recrutés par le gouvernement philippin pour creuser un canal et vider en partie le grand lac qui menaçait de rompre les bords du cratère du Pinatubo.La tâche était difficile et dangereuse.S'aidant seulement de pelles et de pioches, ils ont creusé un canal de 4mètres de large dans le flanc de la montagne.Pour atteindre le cratère, les Aetas devaient escalader pendant quatre heures des pentes à 45 degrés, leur équipement noué dans le dos par de l'écorce.Ces petits hommes qui ont dompté le grand Pinatubo JASON GUTIERREZ Agence France-Presse SUR LE PINATUBO, Philippines \u2014 Le chef tribal fronce les sourcils en regardant le Pinatubo dans la brume : il connaît les caprices du volcan dont l'explosion avait terrifié les Philippines il y a dix ans.Avec ses hommes de petite taille de la tribu des Aetas, du nord de l'archipel, Nelson Pangilinan est le héros méconnu du drainage réussi, cette semaine, d'un lac qui s'était formé dans le cratère et menaçait la région d'une nouvelle catastrophe.« Il ne faut pas traîner », déclare le chef, du haut de ses 1,2 m à son armée d'ouvriers, comme lui petits, pieds nus, à la peau sombre et aux cheveux crépus.Pangilinan commande la centaine d'indigènes recrutés par le gouvernement pour creuser le canal et vider en partie le grand lac qui, gonflé par les pluies, menaçait de rompre les bords du cratère et de déverser de ses 860 mètres d'altitude une avalanche dévastatrice de boue, de rochers et d'eau.Quelque 40 000 personnes avaient été évacuées pendant le drainage car les autorités craignaient que l'eau ne déborde de la tranchée et ne provoque le désastre que la délicate opération était censée éviter.Mais tout s'est finalement bien passé, grâce en grande partie aux Aetas qui ont travaillé sous la supervision des ingénieurs et volcanologues de Manille : pour 5 dollars par jour, ils ont réussi à dompter le volcan.La tâche était difficile et dangereuse.S'aidant seulement de pelles et de pioches, ils ont creusé un canal de 4 mètres de large dans le flanc de la montagne pour que l'eau puisse s'échapper du sommet et se déverser dans une rivière puis dans la mer de Chine méridionale.Pour atteindre le cratère, les Aetas devaient escalader pendant quatre heures des pentes à 45 degrés, leur équipement noué dans le dos par de l'écorce, à tout moment menacés par des éboulements de rochers ou les sables mouvants du sol de cendres.De là, ils ont travaillé deux semaines durant à creuser la tranchée, sans engins mécaniques ni explosifs, dont la nature du terrain interdisait l'utilisation.Si l'eau avait échappé au contrôle des hommes, les Aetas et les géologues n'auraient eu qu'une incertaine planche de salut.Il était prévu qu'ils se hissent sur des rochers dans l'espoir qu'un hélicoptère vienne les secourir.« Les Aetas sont les fils du volcan.Ils connaissent ses caprices et ses sentiers comme le dos de leur main », explique Ricky Lenon, un guide pour touristes qui dirige une fondation d'aide à la tribu primitive.Les petits hommes ont vécu pendant des siècles (la dernière éruption datait d'il y a 600 ans) de cueillette et de chasse sur le Pinatubo, jusqu'à ce que l'explosion de 1991 les force à rejoindre la plaine.Quelque 15 000 familles ont été déplacées et relogées dans des camps plus ou moins sordides.Aujourd'hui, le Pinatubo attire les touristes, un millier par semaine, dont les dollars représentent une manne inespérée pour les guides aetas.« Le Pinatubo sait se montrer généreux.Il a détruit nos forêts mais nous a donné de quoi vivre », explique le chef de la tribu.« Nous ne sommes pas des héros.Nous n'avons fait que notre travail et nous sommes retournés sur notre cher Apo Mallari pour maîtriser ses eaux.» 2985268A La Presse 10 septembre 2001 Page A8 manquante La Presse 10 septembre 2001 Page A9 manquante 1LP1001A0910 a10 lundi 10 septembre 1LP1001A0910 ZALLCALL 67 00:45:30 09/10/01 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 SEPTEMBRE 2001 Sans antibiotiques, sans farine animale, que de la moulée de grains bio, les éleveurs bio sont soumis à des contraintes exigeantes.Peu d'entre eux osent faire le saut, ceux qui le font sont débordés et les bouchers ont toutes les misères du monde à s'approvisionner au Québec.Ruée sur la viande bio Les temps ont bien changé depuis cinq ans.En 1996, quand Jean- Pierre Clavet a commencé à produire des poulets bio à la ferme du Crépuscule, ils allaient tous finir leurs jours dans les assiettes des Vancouverois.Aujourd'hui, les poulets sont déjà tous vendus au Québec à des clients qui se les arrachent avant même qu'ils ne soient déplumés ! Par conviction de la qualité bio ou par scepticisme envers l'élevage conventionnel, de plus en plus de consommateurs jettent un coup d'oeil du côté des viandes d'élevage biologique.Le Québec et l'Amérique du Nord n'ont pas été frappés par les scandales alimentaires qui ont secoué l'Europe.Il n'y a pas \u2014 jusqu'à nouvel ordre \u2014, d'encéphalopathies spongiformes bovines (maladie de la vache folle) en Amérique.Il n'y a pas eu non plus de fièvre aphteuse.Ni de poulets contaminés à la dioxine.Mais les malheurs des Européens ont incité les consommateurs d'ici à se poser des questions sur nos propres méthodes d'élevage.Malgré les craintes que leur inspirent leur boeuf, les Européens ne sont pas prêts à acheter n'importe quelle viande américaine ou canadienne.La grande responsable : les hormones de croissance, autorisées en Amérique, mais prohibées de l'autre côté de l'Atlantique.Les études sur les effets sur la santé des humains et des animaux de l'utilisation de ces hormones ne sont pas encore arrivées à des conclusions solides et unanimes.La plupart des recherches indiquent que l'usage de ces médicaments a un impact nul sur la santé humaine.D'autres experts croient que les traces d'hormones dans la viande, même si elles sont indétectables avec les appareils disponibles, peuvent être dangereuses à long terme.On soupçonne entre autres ces hormones d'être l'une des responsables des pubertés qui surviennent de plus en plus tôt chez les enfants.D'autres estiment que ces hormones ont un potentiel cancérigène.En élevage biologique, aucune hormone de croissance n'est utilisée, ni antibiotique pour prévenir les maladies, comme on en utilise presque systématiquement dans les élevages de porc et de poulet.Les animaux bios malades sont traités par homéopathie pour éviter d'être déclassés du bio.En dernier recours, on utilisera des médicaments vétérinaires.Aucune farine ou gras animal \u2014 dont l'utilisation est soupçonnée d'être à la source de la maladie de la vache folle en Europe \u2014 n'est mêlé à la nourriture des bêtes.Elles ne sont nourries que de grain et de foin.bio.Enfin, les conditions d'élevage bio diffèrent de celles du conventionn0el, particulièrement en ce qui concerne le nombre de bêtes dans un même espace et l'obligation d'envoyer leurs protégés se balader à l'extérieur.Au Supermarché PA de l'avenue du Parc à Montréal, Costa Moumouris s'essuie les mains sur son sarrau blanc avant de passer devant le comptoir.Les comptoirs du boucher tiennent sur deux murs.Les pièces de viande d'élevages traditionnels occupent la majorité de l'espace et sont offertes dans toutes les coupes imaginables.Une section \u2014 moins bien garnie \u2014 est réservée à la viande bio : l'offre, comme on sait, dépendant des arrivages.Les premières pièces de viande bio sont arrivées l'an dernier dans cette épicerie du quartier Mile-End.Les clients l'ont essayé, ils ont aimé, ils en ont redemandé.Le goût de la viande de boeuf, note Costa Moumouris, est plus relevé, ce qui plait aux amateurs.Mais voilà, pas moyen de se trouver un éleveur de boeufs bio québécois.Le boeuf bio du supermarché PA vient de l'Alberta, et il coûte cher, presque le double de la viande conventionnelle.« Certains clients en achètent pour leurs enfants, tandis qu'eux vont manger de la viande classique, dit le boucher.Il y a aussi des végétariens qui n'ont pas mangé de viande rouge depuis longtemps qui vont en acheter parce qu'elle est bio.» Incontestablement, la demande est très forte et les producteurs ne peuvent fournir.Marcel Roy, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), voit ses conférences sur l'agriculture biologique devenir de plus en plus populaires.« J'ai fait un premier colloque sur le boeuf bio récemment, 140 personnes sont venues.Ce qui est très bien, puisque les 16 ou 17 fermes où on élève du boeuf certifié bio sont chacune en rupture de stock.» Mais le passage de l'élevage conventionnel au bio n'est pas évident, sauf dans les productions laitières.À cause de la forte demande des laiteries bios du Québec (dont Liberté ou le fromager l'Ancêtre) ou des États- Unis, les producteurs sont plus nombreux à se convertir.Les coûts de production laitière sont également sensiblement les mêmes dans le bio que dans le conventionel, avait noté Michel Morrisset de l'Université Laval lors d'une enquête menée en 1996.Cet intérêt nouveau de la part des éleveurs compte sa part de sceptiques.Jean-Pierre Clavet, de la ferme du Crépuscule, se méfie des nouveaux venus dans le marché du bio et craint que ceux-ci ne fassent des pressions pour assouplir l'exigeant cahier des charges auquel ils sont contraints.« On voit dans les réunions les très gros producteurs et les multinationales qui s'informent sur la façon de faire du bio.Ils voient la demande, ils voient le prix des produits, mais ils ne voient pas la philosophie du bio, déplore-t-il.Ça peut être bon parce que, d'une certaine façon, ça permettra de protéger la terre et l'environnement.Mais est-ce que ces gens-là pensent faire du bio à long terme ou ne s'agit-il que de faire de l'argent ?» En attendant, la viande bio québécoise est très rare et les consommateurs qui veulent avoir leur part restent souvent sur leur faim.« Les gens nous chicanent quand on leur dit qu'on n'a pas tous les morceaux qu'ils désirent, dit Jean-Pierre Clavet.Ils se pensent au IGA ou au Métro.C'est pas comme ça que ça marche en élevage bio, tu ne pèses pas sur un bouton et ça sort à l'autre bout.» « Certains clients en achètent pour leurs enfants.Il y a aussi des végétariens qui vont en acheter parce qu'elle est bio.» Photo ROBERT NADON, La Presse © « Même ceux qui pratiquent les méthodes conventionnelles sont en train de les remettre en question », dit Marc Pinsonneault, au milieu de ses poulets aventureux qui osent mettre le bec dehors.En plus de pouvoir aller s'épivarder à l'extérieur, les poulets bio ont droit à de la moulée de grains bio, sans gras animal et sans antibiotiques.Le bonheur des poulets est dans le pré POULAILLERS À PLUSIEURS étages, durée des jours réglée à la seconde près, système sophistiqué de distribution de la moulée.Les poulaillers modernes sont bien loin de l'image bucolique de la bassecour d'antan.Mais le temps semble s'être arrêté à la ferme des Prés.Marc Pinsonneault et France Vincent élèvent leurs 700 poulets dans une vieille grange, tout ce qu'il y a de plus traditionnelle si ce n'est du gros ventilateur qui vombrit à l'entrée.Les rayons de soleil entre par les carreaux des fenêtres, les jeunes poulets au plumage blanc caquètent librement dans la grande section qui leur est réservée, les plus téméraires peuvent même aller mettre le bec dehors.« Vous ne trouvez pas qu'ils ont l'air heureux, mes poulets ?» Pour la première fois cet été, le couple de Sainte-Marie-Salomé, dans Lanaudière, vendra des poulets cerfifiés bio.De beaux poulets dodus qui n'auront mangé que du grain bio et qui n'auront reçu aucun médicament durant leur croissance.Un poulet qui coûtera près de deux fois le prix du poulet conventionnel.Marc Pinsonneault et France Vincent ont tous deux quitté Montréal en 1988 pour cette ancienne ferme laitière.« On voulait aller à la campagne pour faire nos légumes et élever notre volaille, raconte Marc.Je ne dirais pas que c'est un vieux trip de hippies ou de granola.même si ça ressemble à ça ! Mais c'est un trip pour savoir ce qu'on mange et être autosuffisant.Trois bâtiments abritent les pensionnaires ailés du couple.Dans la première volière, les 750 perdrix paniquées se ruent dans le fond de l'enclos à notre arrivée.« De la première à la dernière journée, elles ne nous reconnaissent pas, dit France Vincent.C'est difficile à élever, elles sont très fragiles.Elles ont gardé un côté très sauvage.» Dans la troisième volière, les 450 pintades aussi fuient leurs gardiens.Les pintades resteront une quinzaine de semaines à la ferme avant d'être envoyées à l'abattoir ; les perdrix attendront cinq semaines de plus.Les pintades et perdrix ne sont pas toutes élevées à la mode bio ; certains lots le sont mais d'autres sont toujours élevés de façon conventionnelle sans toutefois utiliser ni farines carnées, ni gras animal.« Si on faisait 10 000 oiseaux, tous bio, on fermerait ! » dit Marc.« Le gibier bio est plus cher, précise France.Et c'est déjà une viande plus chère que les autres volailles, alors, avec le bio.» Par contre, tous les poulets que le couple élèvera cet été seront certifiés bio.Ils ne goberont que des grains bio et ne recevront aucun médicament, leurs journées seront rythmées par la lumière du jour et ils pourront aller gambader dans les hautes herbes de l'enclos extérieur si ça leur chante.À la fin des dix semaines de leur séjour, ils seront envoyés à l'abattoir, puis seront remplacés par un second et dernier lot pour l'année.C'est la première fois que Marc et France se mettent sérieusement à l'élevage des poulets, ceux qu'ils élevaient auparavant étaient réservés à la famille et aux amis.Avec le réseau Équiterre, ils se sont associés avec des maraîchers pour offrir un panier de volailles à la fin de l'été à une clientèle déjà prête à payer plus cher pour des produits bios.Un panier d'une douzaine de volailles congelées (poulets, pintades, perdrix) coûtera environ 300 $.Cher ?Comparé à la viande classique, oui, évidemment, et pour plusieurs raisons.Le poulet bio demande essentiellement du temps et de l'espace.Le poulet bio mettra environ dix semaines pour atteindre son poids, tandis que le poulet conventionnel y arrivera en six semaines.« Les moulées sont moins performantes, ce n'est que du grain, sans additif, sans farine carnée.Le gras animal aide beaucoup à engraisser l'oiseau », dit Marc « Et puisqu'ils vont dehors, qu'ils marchent plus, ils dépensent plus d'énergie aussi », ajoute France.Les journées « normales » du poulet bio sont aussi trois fois plus longues que celles du poulet conventionnel où, dans son bâtiment sans lumière du jour, il peut alterner entre cinq heures de noirceur, et trois heures de clarté pour manger.La production conventionnelle a fait des pas de géant : en 1960, 90 jours étaient nécessaires pour obtenir un poulet de deux kilos.Aujourd'hui, on arrive au même résultat en la moitié du temps.La production de bio demande aussi de l'espace.Les poulets bio ne peuvent être aussi nombreux au mètre carré que leurs congénères du conventionnel.Le bio supprime les cages et exige un accès à l'extérieur.Les producteurs conventionnels pourront mettre plus de poulets dans un même espace, mais utiliseront aussi des antibiotiques pour prévenir les maladies qui peuvent se transmettre très vite avec la proximité des oiseaux.Si la maladie attaquait les oiseaux de la ferme des Prés \u2014 ce qui ne s'est pas encore produit \u2014, il auraient à se tourner d'abord vers l'homéopathie pour rester dans l'esprit bio.Et les coûts : ceux de la certification bio, ceux de la moulée \u2014 deux fois plus chère que la moulée conventionnelle \u2014, et aussi ceux des quotas de production, vendus au mètre carré.Ces quotas valent aujourd'hui une petite fortune.Lorsque le ministère a instauré les quotas pour équilibrer l'offre et la demande de poulets, ceux-ci valaient autour de 8 $ le mètre carré.Aujourd'hui, Marc et France doivent débourser 600 $ le mètre carré pour acheter un quota ! Et, évidemment, ils ne pourront rentabiliser plus vite ces quotas en entassant plus de poulets dans la vieille grange.« Les quotas ne tiennent pas compte de la spécificité biologique qui nous oblige à avoir moins de poulets au mètre carré, déplore Marc.Pour eux, du poulet, c'est du poulet, et il faut passer par le système des quotas.» Malgré tout, les oiseaux de la ferme des Prés semblent se porter à merveille.Leurs hôtes doivent être à l'affût du moindre signe de maladie, mais disent avoir peu de pertes.Mieux : les inspecteurs gouvernementaux seraient époustouflés de voir si peu de maladies respiratoires chez les pintades du couple, alors que les élevages conventionnels en sont lourdement affligées ! Leur secret ?De plus petits lots, une excellente ventilation et.les grands froids d'hiver.La ferme des Prés produit au rythme du marché des gibiers : populaire à Pâques, à l'automne pendant la saison de la chasse, puis surtout à Noël.Entre janvier et avril, les volières sont fermées.Et pas une bactérie ne semble résister aux -30 degrés.Sur le côté de la grange qui abrite les pintades, Marc désigne l'endroit où il rêve de construire une volière pour produire des pintades bio.L'an prochain, des canards et des oies bio sautilleront dans le pré où, jadis, les vaches allaient brouter.Le producteur est confiant que la demande en viande bio augmentera.« Mais ça va prendre du temps, il faudra voir comment les choses se dérouleront.On ne sait pas ce qui peut arriver.Il y a trois ou quatre ans, si on m'avait dit que je ferais de la volaille bio, je ne l'aurais pas cru.Et pourtant, aujourd'hui, il y a une demande pour le poulet bio ! Même ceux qui pratiquent les méthodes conventionnelles sont en train de les remettre en question.Ils savent que les gens commencent à se poser des questions, qu'ils ne trouvent pas normal que des volailles reçoivent systématiquement des antibiotiques et qu'elles fassent trois journées en une.Les gens commencent à se demander jusqu'à quel point on a besoin de telles méthodes.» 1LP1101A0910 A11 LUNDI 1LP1101A0910 ZALLCALL 67 00:51:08 09/10/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 1 1 ÉTATS-UNIS Pour cinq millions d'écoliers, une rentrée sous calmants EN BREF Première diplomate de haut rang en Arabie saoudite UNE AMÉRICAINE a pris ses fonctions hier comme numéro deux à l'ambassade des États-Unis à Ryad, devenant la première femme à occuper une telle fonction diplomatique dans le royaume saoudien, une monarchie conservatrice qui observe une stricte ségrégation des sexes.Dans un communiqué publié hier à Ryad, l'ambassade précise que Margaret Scobey a pris ses fonctions comme « chef adjoint de la chancellerie (.) et chargé d'affaires par intérim des États-Unis » à Ryad.Mme Scobey, diplomate de carrière depuis 1981, était jusqu'à sa nouvelle nomination directrice des Affaires de la Péninsule arabique au bureau du Proche-Orient du département d'État.Elle avait précédemment servi dans les ambassades des États-Unis à Sanaa et au Koweit, puis en tant que consul général à Jérusalem.La femme dans le royaume doit sortir voilée et elle ne peut voyager sans autorisation de son mari ou d'un homme de sa famille.Elle n'a pas non plus le droit de conduire.Cependant, une Saoudienne, Thoraya Obaid, avait été nommée l'an dernier à la tête du Fonds des Nations unies pour la population, une mesure bien accueillie à Ryad qui cherche à corriger l'image que se fait l'Occident de la situation de la femme dans le royaume.AFP Northwest accusé de discrimination NORTHWEST AIRLINES, quatrième compagnie aérienne américaine, est poursuivie pour discrimination à l'encontre de passagers handicapés par le ministère américain des Transports, qui lui réclame des pénalités record de plus de trois millions de dollars.L'examen de plaintes adressées à la compagnie et au ministère « révèle un nombre significatif de violations apparentes » de la législation sur les transports, relève le ministère dans un communiqué en date du 7 septembre disponible sur son site.À plusieurs reprises, l'obtention de fauteuils roulants a nécessité « de longs délais » d'attente, les passagers handicapés ont été délaissés à bord des avions pendant « des périodes prolongées » ou conduits à de mauvaises portes, ratant ainsi leurs vols, relève-t-il.« L'accès aux avions est un droit civique.Le ministère des Transports a le devoir d'accroître la mobibilité de tous les Américains, en particulier ceux qui souffrent de handicaps », a déclaré le secrétaire aux Transports, Norman Mineta, dans le communiqué.Le ministère réclame en conséquence des pénalités de 3 millions de dollars, auxquelles s'ajouteront 10 000 $ pour chaque nouveau cas de violation découvert, selon le communiqué.AFP Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Tom Sawyer sous calmants ?C'est sans doute ce qui attendrait ce héros de la littérature enfantine aux tours pendables, s'il fréquentait aujourd'hui une école américaine.Sur les 50 millions de jeunes Américains qui viennent de reprendre le chemin de l'école, les experts estiment à cinq millions, soit 10 %, ceux qui prennent un ou plusieurs médicaments visant à les calmer et à les aider à se concentrer.Pour la plupart, le médicament a été prescrit pour lutter contre l'hyperactivité ou un déficit d'attention, deux comportements que les Américains rassemblent sous les initiales ADHD (Attention deficit - hyperactivity disorder).Certains experts s'alarment de cette tendance de plus en plus répandue à prescrire aux enfants des substances altérant le comportement : des stimulants, comme la Ritaline (méthylphénidate), des antidépresseurs, comme le Prozac (fluoxétine), ou même des substances utilisées pour le traitement de la schizophrénie, comme le Risperdal (risperidone).« Aux États-Unis, nous avons tendance à traiter chimiquement des enfants qui connaissent pour la plupart des problèmes d'ordre économique », s'inquiète un pédiatre spécialiste du comportement basé à San Francisco (Californie, ouest), Lawrence Diller.« Je ne nie pas qu'à court terme la Ritaline améliore les choses, mais elle ne peut pas remplacer l'aide dont peuvent avoir besoin des parents ou des professeurs pour réagir à certains cas particuliers », fait valoir M.Diller.D'autres au contraire défendent que l'ADHD est une maladie neurobiologique handicapante, provoqué par un déséquilibre biochimique d'origine génétique dans certaines zones du cerveau \u2014 si bien que ceux qui s'alarment ne font qu'aggraver le désarroi des parents et des enseignants.« Beaucoup de gens refusent de penser que les enfants peuvent avoir des troubles mentaux.C'est beaucoup plus facile de se contenter de décréter que tel enfant est paresseux, ou têtu, ou imbécile », se justifie la présidente d'un groupe de défense du traitement médical des troubles de l'attention, Evelyn Green.Le diagnostic de tels troubles du comportement n'est établi qu'après six mois de symptomes continus et extrêmes, constatés à l'école et à la maison, souligne un psychologue pour enfant de l'université californienne de Berkeley, Stephen Hinshaw.Le fils de Mme Green, Perry, 15 ans, prend de la Ritaline ou de l'Adderall, un stimulant plus fort, depuis qu'il a sept ans.« Au début, il détestait, mais maintenant il comprend qu'il en a besoin », dit cette éducatrice pour jeunes enfants dans des écoles publiques de Chicago.Le problème de Perry ?Il s'énervait très facilement, il avait du mal à se concentrer, à s'organiser et à se faire des amis.En un an, entre juin 2000 et juin 2001, quelque 20 millions d'ordonnances ont été délivrées pour de tels médicaments à des Américains de tous âges, selon une société d'information sur la santé, IMS Health.Marché lucratif Ces derniers mois, cherchant à développer ce marché très lucratif, les laboratoires ont entrepris de faire de la publicité directement auprès des consommateurs pour ce type de produits, en contradiction avec la Convention des Nations unies de 1971 sur les substances psychotropes.Or, d'après Gene Haislip, un ancien agent de la DEA, organisme fédéral chargé du contrôle des stupéfiants, les stimulants utilisés pour traiter l'ADHD sont, parmi les médicaments, ceux qui engendrent le plus de dépendance.« Le cas des États-Unis \u2014 qui consomment 80 % de la Ritaline dans le monde \u2014 est unique et j'espère qu'il le restera.Ce serait catastrophique que d'autres pays suivent notre exemple », juge M.Haislip.Ochoa comparaît LE BARON de la drogue colombien Fabio Ochoa, extradé samedi vers les États-Unis et incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité à Miami (Floride), doit comparaître aujourd'hui devant la justice pour répondre de neuf chefs d'inculpation, dont le trafic de drogue et le blanchiment d'argent.L'ancien lieutenant de Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin tué par la police en 1993., Ochoa, 43 ans, est accusé d'avoir participé à l'exportation vers les États-Unis de dizaines de tonnes de cocaïne pour une valeur de quelque cinq milliards de dollars.AFP CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants : I ºle Bizard I Pierrefonds I Kirkland Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.Louis Archambault composez le (450) 923-4780 Courriel : larchamb@lapresse.ca 1LP1201A0910 A12, lundi, MONDE 1LP1201A0910 ZALLCALL 67 00:54:00 09/10/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 SEPTEMBRE 2001 MONDE Bélarus : victoire à la soviétique pour Loukachenko VALERI KALINOVSKI Agence France-Presse MINSK \u2014 L'autoritaire président bélarusse Alexandre Loukachenko a remporté hier une victoire à la soviétique avec 78,4 % des voix, selon des résultats officiels partiels contestés par l'opposition qui a exigé un second tour et appelé à une manifestation de soutien aujourd'hui.Le taux de participation a atteint le niveau record de 82,5 %, selon la commission électorale, sous la coupe du pouvoir exécutif.Le président (47 ans) a obtenu 78,4 % des voix, contre 12,54 % à son principal adversaire, le leader de la plus importante confédération syndicale de cette ex-république soviétique, Vladimir Gontcharik (61 ans), après dépouillement de 75 % des bulletins.Avec un tel score, Loukachenko fait à peu près aussi bien qu'au deuxième tour de la présidentielle de 1994 qui lui avait permis d'accéder au pouvoir.Le troisième candidat, l'ultra-nationaliste Sergueï Gaïdoukevitch, obtient 2,23 %, selon la commission.La commission a annoncé les résultats avec une célérité surprenante, peu après la clôture des bureaux de vote.« Loukachenko a obtenu 46,7 % des voix et moi 40,8 %.Les résultats sont falsifiés.Nous exigeons un deuxième tour », a annoncé en fin de soirée le candidat de l'opposition, Vladimir Gontcherik.Il a appelé la population à une manifestation à 10 h locales aujourd'hui pour appuyer la demande de l'opposition.« Nous protesterons par tous les canaux.Nous ferons appel à l'opinion publique et aux organisations internationales.Le peuple ne doit pas être trompé », avait-il auparavant déclaré.Cette élection est la plus « surveillée » de l'histoire du Bélarus avec quelque 22 000 observateurs locaux et 700 internationaux, dont 300 pour le compte de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).Les quelque 7 millions d'électeurs avaient le choix entre donner un nouveau mandat à M.Loukachenko, ou opter pour le changement, en votant pour M.Gontcharik.La Commission électorale n'a pas fait état de violations significatives et plusieurs observateurs étrangers ont également indiqué à l'AFP que le vote se déroulait sans problème.Une même inquiétude habite cependant les observateurs, celle du vote par anticipation qui s'est étalé de mardi à samedi et dont le taux de participation a atteint 14,3 %.L'OSCE, qui rendra son verdict lundi sur le scrutin, considère le vote par anticipation comme « une porte ouverte aux manipulations ».Le vote a également été précédé d'une campagne au cours de laquelle les droits de l'opposition ont été bafoués, en particulier par les médias d'État qui ont en revanche fait la propagande du président.Plusieurs sites Internet de l'opposition ou d'organisations proches de celles-ci ont été bloqués pendant plusieurs heures hier, notamment celui de l'état-major de Gontcharik.Alors que les Américains ont laissé entendre qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats du scrutin, mettant en doute sa régularité, M.Loukachenko a répété qu'il n'en avait cure.« Nos élections n'ont pas besoin d'être reconnues par l'Occident.Elles doivent se dérouler selon nos lois, comme cela se fait aux États- Unis, en Grande-Bretagne, en France », a-t-il déclaré.Loukachenko a remercié le président russe Vladimir Poutine pour son soutien.Poutine a apporté un soutien implicite à Loukachenko dont le pays fait office de tampon face à l'élargissement de l'OTAN.Même dans des conditions très difficiles, ce scrutin constituait un test important pour l'opposition bélarusse face à un président controversé mais qui jouit d'un indéniable soutien dans cette ex-république soviétique, en particulier auprès des retraités et dans les campagnes.L'opposition n'a que peu d'expérience politique, ayant rejeté une participation au dernier scrutin des législatives à l'automne dernier que l'OSCE s'était également refusée à observer.En ce jour de scrutin, le coeur des Norvégiens penche à droite d'après AFP OSLO \u2014 Comblés de pétro-dollars mais frustrés par une fiscalité élevée et par les déficiences de leur État-providence, les Norvégiens s'apprêtent à infliger une déroute historique au gouvernement travailliste aujourd'hui lors d'élections législatives, qui devraient traduire un glissement du royaume vers la droite.Deux sondages publiés hier créditent les partis de droite (conservateurs, libéraux, démocrates-chrétiens et populistes), qui partent en ordre désuni, d'une légère avance sur le bloc de gauche (travaillistes, gauche socialiste et centristes), lui aussi divisé.« Il y a une forte probabilité pour que l'on ait une alternance dans le courant de l'automne », avançait le quotidien Aftenposten (indépendant) à la veille du scrutin, en se fondant sur une enquête d'opinion qui crédite le « bloc bourgeois » de 50,6 % des intentions de vote et d'une majorité (86) des 165 sièges au Storting, le parlement monocaméral norvégien.« Cette campagne est caractérisée par un paradoxe qui veut que le gouvernement en place ne récolte pas les fruits politiques de la prospérité économique des gens », soulignait pour sa part l'éditorialiste du journal Dagsavisen (centre-gauche).Bien que leur pays n'ait jamais été aussi riche, grâce aux immenses ressources pétrolières de la mer du Nord, les Norvégiens s'apprêtent en effet à infliger aux travaillistes leur revers le plus cuisant depuis près de cent ans.ADIEU MODÈLES 2 0 0 1 à l'achat Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois sur la plupart des véhicules 2001 en stock et jusqu'à 60 mois pour Cavalier, Blazer, Sunfire et Jimmy.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemples de financement de 15 000 $ à 0,9%: 1) 48 versements de 318,28 $, coût en intérêts de 277,44 $, coût total de 15 277,44 $ ; 2) 60 versements de 255,76 $, coût en intérêts de 345,60 $, coût total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ à 0,9%: 48 versements de 530,46 $, coût en intérêts de 462,08 $, coût total de 25 462,08 $.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.Cavalier VLX Chevrolet Malibu Chevrolet 4 portes Alero Oldsmobile Venture Chevrolet Tracker Chevrolet 4 portes 4 x 4 Blazer Chevrolet 4 x 4 Jimmy 4 x 4 Aztek Pontiac Sunfire SLX Pontiac Grand Am SE Pontiac 4 portes LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 Century Buick Montana Pontiac 2979455A 1LP1301A0910 A13, lundi, MONDE 1LP1301A0910 ZALLCALL 67 00:51:00 09/10/01 B L A P R E S S E MONT R E A L L UND I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 1 3 Bouclier : Washington veut faire des propositions appropriees L'administration Bush entretient, face a Moscou et Pekin, un climat d'urgence autour de son projet Agence France-Presse WASHINGTON .Washington va faire des propositions appropriees a la Russie et auxautres pays concernes par le projet americain controverse de defense antimissile, a declare hier un haut responsable de la Maison-Blanche.Nous allons faire des propositions aux Russes et aux autres sur un nouveau cadre strategique, que nous pensons appropriees.Nous pensons que ces propositions sont bonnes , a indique la conseillere diplomatique du president George W.Bush, Condoleezza Rice.Nous esperons que c'est une offre qu'ils ne pourront refuser , a ajoute Mme Rice, sans donner de details, sur la chaine de television NBC.L'administration Bush poursuit ses efforts pour faire accepter a la Russie le retrait du traite ABM conclu en 1972 entre Moscou et Washington, qui interdit en l'etat le deploiement du systeme antimissile envisage par Washington, ainsi que certains types d'essais pour sa mise au point.Des discussions doivent egalement commencer avec la Chine sur les questions strategiques dans les semaines a venir.Washington, qui veut aller vite, menace de se retirer unilateralement du traite ABM en cas de blocage de la Russie, afin de pouvoir laisser le Pentagone aller de l'avant avec de nouveaux types d'essais.Le secretaire a la Defense Donald Rumsfeld a quant a lui estime que l'on ne pouvait pas savoir quand la Russie allait donner des signes d'approbation et si elle le ferait.Tout ce que nous pouvons faire, c'est de nous engager dans ces discussions , a-t-il poursuivi sur la chaine de television Fox.Un influent responsable du Congres a pour sa part raille l'optimisme de l'administration et affirme que le retrait du traite serait un desastre absolu .Ils n'ont pas de plan.C'est de l'ideologie, ce n'est pas de la technologie , a affirme sur NBC le democrate Joseph Biden, president de la commission senatoriale des Affaires etrangeres.En huit mois seulement, on s'est eloigne de nos allies comme jamais auparavant et on a rapproche nos adversaires , a-t-il ajoute.La Commission des forces armees du Senat americain a reduit vendredi de 1,3 milliard de dollars les credits de 8,3 milliards demandes par le president George W.Bush pour developper son projet de bouclier antimissile, prefacant une intense bataille a venir avec la Maison-Blanche.Photo AFP La conseillere a la Securite Condoleezza Rice, hier, a l'emission Meet the Press.Le malaise economique americain erode la croissance mondiale Un PIB de 0,2 %contre plus de 5 %i l y a un an ; hemorragie de 113 000 emplois JEAN-LOUIS S A N T I N I Agence France-Presse WASHINGTON .La forte deterioration de l'emploi aux Etats-Unis en aout et son impact nefaste sur la consommation de la premiere economie de la planete, accroit le risque de recession generalisee.Le chomage americain a grimpe le mois dernier a son plus haut niveau depuis quatre ans a 4,9 % contre 4,5 % en juillet et l'economie a subi une hemorragie de 113 000 emplois.Ces chiffres, qui brisent l'espoir d'une reprise prochaine, indiquent que nous nous acheminons vers un ralentissement severe de l'activite , estime Robert Scott, un economiste de l'Economic Policy Institute, un institut prive d'etudes de Washington.Le Produit interieur brut (PIB) n'a cru que de 0,2 % en rythme annuel au printemps contre plus de 5 % un an avant.L'aggravation du chomage risque en effet de casser l'elan de la consommation dont la vigueur a permis jusqu'a present d'eviter une recession , explique John Lonski, le principal economiste de Moody's, la firme de notation financiere.Si les consommateurs americains reduisent leurs depenses, le reste du monde en patira puisque les Etats-Unis representent de loin le plus grand marche d'exportation, surtout pour les pays asiatiques, ajoute-t-il.L'Asie fournit un grand nombre de composants electroniques et d'ordinateurs aux Etats-Unis, et subit ainsi de plein fouet l'eclatement de la bulle speculative des valeurs americaines d'Internet et de la haute technologie, releve John Lonski.Taiwan a vu ses exportations nettement reculer ces derniers six mois.Singapour est deja en recession et le Japon, la deuxieme economie mondiale en stagnation depuis dix ans, a accuse une contraction de 0,8 % de son Produit interieur brut (PIB) au 2e trimestre.Mais les signes d'effritement de la croissance apparaissent aussi en Europe.En Allemagne, la premiere economie du Vieux Continent, la production industrielle a recule de 1,5 % en juillet par rapport a juin, surprenant les analystes.En outre, le ralentissement de l'activite des grands pays industrialises a aggrave les problemes economiques de plusieurs grands pays emergents comme l'Argentine qui se debat pour honorer ses 130 milliards de dollars de dette interieure et exterieure.Quand les principaux pays industrialises subissent simultanement un fort ralentissement de leur activite, cela peut se transformer en une spirale de recession alors que leurs croissances sont de plus en plus interdependantes dans une economie mondialisee, estime Robert Scott.Selon lui les sept principaux pays industrialises (G7) se concertent probablement deja sur le danger de derapage collectif et sur les moyens d'eviter que leurs economies ne sombrent dans une recession mondialisee.Cette question sera sans doute le grand sujet de leur prochaine reunion devant se tenir fin septembre en prelude a l'assemblee annuelle de deux jours du Fonds Monetaire International (FMI) et de la Banque Mondiale a Washington.Le Japon fera sans doute l'objet de fortes pressions pour mettre en oeuvre les reformes promises par son gouvernement pour assainir son systeme bancaire et alleger le poids de son secteur public.Le secretaire americain au Tresor, Paul O'Neill, avait presse mercredi dernier les autorites nippones d'agir sans attendre.La communaute internationale attend anxieusement de Tokyo des actions reelles et substantielles , avait-il insiste, soulignant qu'il n'etait pas suffisant que les Etats- Unis soient le seul moteur de la croissance mondiale .Paul O'Neill avait aussi laisse entendre que l'Europe devrait faire davantage pour atteindre son plein potentiel de croissance.2981817A Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Quebec suggerent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une duree limitee reservees aux particuliers, s'appliquant aux vehicules neufs selectionnes 2001 en stock.Photos a titre indicatif seulement.Taux de financement a l'achat de 0,9% disponible jusqu'a 48 mois pour Venture et Montana et jusqu'a 60 mois pour Cavalier et Sunfire.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 15 000 $ a 0,9%: 60 versements de 255,76 $, cout en interets de 345,60 $, cout total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ a 0,9%: 48 versements de 530,46 $, cout en interets de 462,08 $, cout total de 25 462,08 $.Premiere mensualite gratuite, a l'achat ou a la location, jusqu'a concurrence de 500 $, taxes incluses, sur les Cavalier, Venture, Sunfire, Montana et Silhouette 2001.Sujet au financement et a l'approbation du credit de GMAC.\u0001Securite 5 etoiles pour le conducteur et les passagers des sieges arriere lors de tests d'impacts lateraux.Tests effectues par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des E.-U.\u0001\u0001Donnees fournies par le ministere des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2001.Rabais aux diplomes taxable et accorde selon les criteres du manufacturier.MDMarque deposee de General Motors Corporation.Banque TD, usager agree.Un echange de vehicules entre concessionnaires peut etre requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION ,9% de financement a l'achat Montana Pontiac Securite 5 etoiles \u0001ƒ¢ Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0001\u0001 Sunfire SLX 4 portes Pontiac Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Sunfire 2001 ET PREMIERE MENSUALITE G R A T U I T E ADIEUMODELES 2 0 0 1 Venture Chevrolet Securite 5 etoiles\u0001 Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0001\u0001 Cavalier VLX 4 portes Chevrolet Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Cavalier 2001 0 2979458A 1LP1401A0910 A14, lundi, MONDE 1LP1401A0910 ZALLCALL 67 00:52:52 09/10/01 B L'UE veut le maintien d'une présence militaire en Macédoine SIMON BOEHM Agence France-Presse GENVAL, Belgique \u2014 Les quinze pays de l'Union européenne ont convenu hier qu'il fallait maintenir une présence militaire en Macédoine après l'opération de l'OTAN « Moisson essentielle » de collecte des armes de la guérilla albanaise qui s'achève fin septembre.Réunis à Genval, au sud de Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont tous insisté sur « la nécessité d'éviter un vide sécuritaire au moment du retrait de l'OTAN », a souligné le ministre belge Louis Michel qui présidait la réunion.Quelque 4400 hommes sont actuellement déployés pour l'opération « Moisson essentielle ».Compte tenu de la fragilité de la situation sur le terrain, l'UE juge nécessaire de maintenir une présence militaire qui constitue un élément de « stabilisation » et de « dissuasion », notamment pour protéger les observateurs civils de l'UE et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (l'OSCE) et aider au retour des réfugiés.« L'option considérée comme la plus réaliste serait de déployer une force à partir de ce qui est déjà sur le terrain », a expliqué M.Michel, en évoquant une « force «'OTAN plus» avec si possible un mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies ».Le projet de force « OTAN plus » consisterait à permettre d'ajouter à l'OTAN d'autres pays, par exemple des pays européens non membres de l'Alliance ou encore la Russie et l'Ukraine.La France et l'Allemagne notamment soutiennent l'idée d'une force constituée principalement de l'OTAN pour la nouvelle mission.La forme définitive d'une présence militaire occidentale en Macédoine suppose, en tout état de cause, une concertation avec les autorités de Skopje, a-t-on souligné de source européenne.Le Haut Représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, a indiqué qu'il allait prendre contact avec le président macédonien Boris Trajkovski.Mais M.Trajkovski a affirmé samedi que l'Alliance atlantique devait « quitter la Macédoine » une fois sa mission achevée, préférant l'option d'une force sous mandat des Nations unies.L'engagement de l'UE, à la fois sur un plan politique et de sécurité, se traduira aussi par un renforcement de ses observateurs.Actuellement au nombre de 29, leur nombre sera doublé, a annoncé M.Solana.Parallèlement, l'UE estime nécessaire de prévoir un financement pour la reconstruction en Macédoine, l'aide au retour des réfugiés et pour le soutien au processus de réforme politique.Mais le commissaire européen aux Relations extérieures, Chris Patten, a rappelé que la tenue d'une conférence des donateurs \u2014 qui pourrait être réunie le 15 octobre à Bruxelles \u2014 est soumise à la condition d'une mise en oeuvre effective de la révision constitutionnelle, dont le principe vient d'être adopté par le Parlement macédonien.L'idée d'une nouvelle conférence régionale sur les Balkans a été également évoquée, a ajouté M.Michel.L'UE a par ailleurs lancé hier un nouvel appel à une reprise rapide du dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens, en condamnant le nouvel attentat suicide à Nahariya dans le nord d'Israël.Les ministres des Affaires étrangères ont enfin repris le débat sur « le futur de l'Europe », qui doit mener à une nouvelle réforme institutionnelle de l'UE d'ici 2004.L'idée d'une « Convention » préparatoire, ouverte aux pays candidats à l'adhésion, a été bien accueillie.ULSTER CHILI Gerry Adams prédit une ère de « nouvelles turbulences » Poursuites contre Kissinger d'après AFP WASHINGTON \u2014 La famille d'un ancien commandant en chef de l'armée chilienne a décidé de poursuivre en justice l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger sous l'accusation de complot pour assassiner le général en 1970, a rapporté hier la chaîne de télévision CBS.Les poursuites seront engagées cette semaine auprès d'un tribunal fédéral de Washington, selon l'émission de CBS « 60 Minutes », la famille du général affirmant que l'enlèvement manqué au cours duquel il a été tué a été organisé et payé par la CIA sous les instructions de l'ancien président américain Richard Nixon et de Henry Kissinger.D'après l'émission, la Maison-Blanche était déterminée à agir pour empêcher le président socialiste Salvador Allende d'accéder à la présidence après sa courte victoire à l'élection du 4 septembre 1970 mais le général Schneider, qui avait apporté son soutien à Allende, lui faisait obstacle.Le fils du général, Rene Schneider, a déclaré lors de l'émission que son père était farouchement opposé à un coup d'État contre Allende.d'après AFP BELFAST \u2014 Gerry Adams, président du Sinn Fein, aile politique de l'IRA, a prédit hier, devant la presse, une période de « nouvelles turbulences » dans le processus de paix en Irlande du Nord.« En dépit des meilleurs efforts du Sinn Fein, le processus de paix va vraisemblablement entrer dans une période de nouvelles turbulences », a-t-il estimé.Il a également critiqué le gouvernement irlandais et les républicains modérés du SDLP pour avoir accepté les récentes propositions de Londres et Dublin sur la réforme de la police nord-irlandaise, rejetées par le Sinn Féin.« Les intérêts nationaux et donc le processus de paix auraient été mieux servis si un front uni avait demandé au gouvernement britannique de remplir ses obligations », a affirmé M.Adams qui doit rencontrer le premier ministre Bertie Ahern demain.Le plus important pour les républicains était d'obliger Londres « à faire face à ses responsabilités » dans l'application des accords de paix d'avril 1998 sous tous ses aspects, a-t-il ajouté.Après celles de la semaine dernière qui ont indigné la planète, de nouvelles manifestations sont prévues aujourd'hui devant une école catholique du nord de Belfast, malgré les efforts de Londres pour désamorcer la crise par le dialogue avec les deux communautés.2983728A L'Association marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock, tels que décrits ci-dessus.Photos à titre indicatif seulement.Paiements mensuels basés sur un bail avec versement initial (voir tableaux de mensualités).À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Dépôt de sécurité d'au plus 400 $ et première mensualité exigés à la livraison.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Première mensualité gratuite, à l'achat ou à la location, jusqu'à concurrence de 500 $, taxes incluses, sur les Cavalier, Venture et Silhouette 2001.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.À l'achat, préparation incluse, transport (Malibu : 795 $, Venture : 940 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.\u0001Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 25 000 $ à 0,9%: 48 versements de 530,46 $, coût en intérêts de 462,08 $, coût total de 25 462,08 $.\u0002Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et les passagers des sièges arrière lors de tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.\u0002\u0002Données fournies par le ministère des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2001.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 0,9% de financement à l'achat\u0001 ADIEUMODÈLES 2 0 0 1 Transport et préparation inclus 238/mois PREMIÈRE MENSUALITÉ GRATUITE 24 228$ à l'achat Sécurité 5 étoiles\u0002 Fourgonnette offrant la meilleure économie d'essence de sa catégorie\u0002\u0002 Venture Chevrolet Maxi Valeur Location 48 mois 0$ 2 221 $ 4 534 $ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 336 $ 288 $ 238 $ Moteur V6 3,4L de 185HP Climatiseur Lecteur CD Verrouillage électrique des portes Location 48 mois 0$ 2 221 $ 3 146 $ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 306 $ 258 $ 238 $ 238/mois Transport et préparation inclus 20 998$ à l'achat Malibu Chevrolet Moteur V6 3,1 L de 170 HP Boîte automatique 4 vitesses Climatiseur Lecteur CD 2979493A 1LP1501A0910 A15, lundi, MONDE 1LP1501A0910 ZALLCALL 67 00:51:27 09/10/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 1 5 DURBAN La Ligue arabe débordée par la violence au Proche-Orient Les réactions d'après AFP LE CAIRE \u2014 Les chefs de la diplomatie des vingt-deux pays de la Ligue arabe se sont retrouvés hier au Caire pour une réunion dominée par la flambée de violence au Proche- Orient, un responsable palestinien jugeant « impossible » de l'arrêter sans que cessent les « aggressions israéliennes ».« Personne ne peut arrêter la violence tant que rien n'a été fait pour une application intégrale des accords et pour mettre fin à l'agression israélienne », a déclaré le ministre palestinien de la coopération internationale Nabil Chaath à la presse, à l'issue de cette réunion entamée hier et qui doit durer deux jours.« Il y a occupation israélienne et confrontation palestino-israélienne sur le terrain, et il est impossible de faire quoi que ce soit sauf si nous parvenons à un accord total et global en vertu duquel Israël arrêtera son agression, pour reprendre à nouveau le processus de paix », a ajouté M.Chaath, en marge de cette réunion.« La situation actuelle est constituée en fait de cycles de violences toujours initiés par Israël et qui provoquent toutes sortes de réactions d'un peuple assiégé et soumis à des agressions quotidiennes », at- il dit.« Nous condamnons la violence contre les civils, qu'ils soient Palestiniens ou Israéliens, mais l'essentiel est qu'il y a agression contre la terre palestinienne », a déclaré M.Chaath.« Cette situation explosive a une seule raison, c'est la poursuite de l'occupation.Nous voulons retourner à la paix juste, et ceci nécessite l'arrêt de la violence de l'occupation », a encore déclaré M.Chaath.Lors de la réunion de la Ligue, le Qatar a demandé aux pays arabes une action « rapide et efficace » face à la crise au Proche Orient, accusant l'ONU d'envoyer de « mauvais signaux » à Israël.WASHINGTON Du temps perdu LA CONSEILLÈRE à la sécurité du président Bush, Condoleezza Rice, a déploré hier que la conférence sur le racisme de Durban ait été « détournée » et ait « perdu beaucoup de temps ».« Beaucoup de temps a été perdu sur des sujets extérieurs aux questions qui auraient dû dominer la conférence », a déclaré Mme Rice sur la chaîne de télévision NBC.« Ce qui est triste, c'est que cette conférence ait été détournée et n'ait pas traité de l'ordre du jour qui aurait dû être le sien » pour combattre le racisme, l'intolérance et les discriminations, a-t-elle ajouté.d'après AFP L'EUROPE « Durban, un succès » LE MINISTRE BELGE des Affaires étrangères, Louis Michel, a défendu hier avec force le bilan de la conférence mondiale sur le racisme à Durban, assurant qu'elle avait été couronnée de « succès ».« C'est un succès et je ne bouderai pas mon plaisir », a lancé Louis Michel, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne (UE).Il a souligné que l'Europe avait démontré à Durban qu'elle « pouvait être un acteur global important dans les problèmes mondiaux ».Le ministre était interrogé sur les réactions mitigées de certains pays après la conférence de Durban, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Genval (Belgique).d'après AFP PROCHE-ORIENT Israël ravi, des Arabes amers ISRAËL a accueilli comme une victoire la déclaration finale de la Conférence mondiale de l'ONU sur le racisme de Durban, alors que les pays arabes et musulmans se sont montrés critiques.Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan s'est félicité de l'accord auquel sont parvenus les participants, estimant qu'un échec aurait « conforté les pires éléments dans la société ».« C'est un grand succès très important », s'est félicité le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres.« C'est une défaite cuisante pour la Ligue arabe, dans la mesure où la majorité systématique dont disposait la Ligue dans les forums internationaux s'est effondrée », a-t-il ajouté.Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a indiqué que « la réunion de Durban nécessite une analyse des points négatifs et des points positifs, pour en tirer des conclusions ».L'Égypte et la Syrie ont émis des réserves sur le texte de compromis.Pour le chef de la diplomatie égyptienne Ahmad Maher, la déclaration « ne réalise pas tous les objectifs » des pays arabes.Son homologue syrien, Farouk al-Chareh a reconnu que Damas « n'était pas satisfaite à 100 % » du passage sur la question palestinienne, mais estimé que « le message que les Arabes ont voulu faire passer au monde est arrivé ».d'après AFP LIBAN Les pro-syriens sont en avance aux municipales d'après AFP MARJAYOUN, Liban \u2014 Les partisans du pouvoir libanais pro-syrien, dont les mouvements chiites Amal et le Hezbollah, étaient en passe hier de remporter les élections municipales dans 115 localités au Liban sud évacué en 2000 par Israël.Ces élections, qui se tiennent pour la première fois depuis 38 ans, se sont déroulées dans le calme, sous haute surveillance policière, marquées par une participation massive, selon les correspondants de l'AFP sur place.Selon un analyste qui a requis l'anonymat, « l'enjeu du scrutin est capital pour la Syrie », qui exerce une influence déterminante au Liban où elle maintient un corps expéditionnaire, à l'exception du Liban sud, zone frontalière d'Israël.« Damas a imposé une alliance entre Amal et le Hezbollah, car elle ne peut pas accepter pour des raisons stratégiques une faille dans son emprise, d'autant plus que le Liban sud reste une de ses cartes maîtresses dans le conflit israéloarabe », souligne-t-il. 1LP1601A0910 a16 lundi 1LP1601A0910 ZALLCALL 67 00:46:44 09/10/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 SEPTEMBRE 2001 Pendant ce temps, loin de Durban.m r o y @ l a p r e s s e .c a La « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée » a été un échec.Et probablement plus cuisant encore qu'on ne le réalise au lendemain d'un accord péniblement obtenu sur des textes finaux qui ne disent rien, ou peu, sur le racisme actuel et l'esclavagisme contemporain.Car ce que Durban révèle, c'est l'incapacité de l'ONU à résister à son propre kidnapping par des groupes d'intérêts \u2014 et pas les plus jolis.Son impuissance à affronter les problèmes du monde tels qu'ils sont et non tels qu'ils furent.Sa réticence à pointer du doigt, sans égard à la race des oppresseurs ou des victimes, les situations où des êtres humains continuent à être tués et enchaînés.C'est un drame : l'ONU, la seule organisation supranationale qui pourrait « mondialiser » les droits de l'Homme, déclare ainsi forfait.Pire encore : il n'y a rien ni personne pour la remplacer.\u0001 \u0001 \u0001 Au cours de la semaine qui vient de s'écouler, les événements n'ont pourtant pas manqué pour illustrer la façon dont sévissent aujourd'hui le racisme, la xénophobie, l'intolérance et l'esclavage.Une bombe a été lancée vers des enfants catholiques de Belfast, coupables d'avoir emprunté une rue protestante pour aller à l'école.Les massacres liés à l'intégrisme religieux se sont poursuivis en Algérie.Des juges afghans ont menacé de mort huit travailleurs humanitaires accusés d'avoir lu la Bible.Un des 52 Égyptiens soupçonnés d'homosexualité a révélé qu'ils étaient torturés par des gardiens de prison.Par contre, rien de neuf à signaler en Russie, où peinent gratuitement des milliers de « volontaires » nord-coréens chargés d'éponger la dette extérieure de leur pays.Pas de nouvelles fraîches des marchés d'esclaves en activité dans une demi-douzaine de pays d'Afrique.Rien de neuf non plus du côté des 300 000 enfants-soldats enrôlés dans 41 pays \u2014 dont ceux de la Sierra Leone, même si on en a amputé beaucoup de leurs bras ou de leurs jambes lors du plus récent conflit domestique.Et il n'y a pas eu de tueries massives au Rwanda, où la paix est précaire après le plus grand massacre tribal du siècle (800 000 morts en 1994).Mais cela n'intéresse personne.À Durban, on a longuement discuté du nombre optimal d'épithètes haineux susceptibles d'être inclus dans les articles de la déclaration touchant l'État juif \u2014 le nom d'Israël a finalement été gommé, mais le verdict de culpabilité n'en est pas moins clair.On a beaucoup travaillé sur des textes qui permettraient de faire payer les États-Unis pour le trafic transatlantique d'esclaves au cours des siècles passés \u2014 si on voulait refaire l'Histoire, pourquoi n'a-t-on pas comptabilisé aussi les quatre à dix millions d'Africains vendus dans les pays musulmans ?Évidemment, c'était hors de question.Car la sainte alliance de Durban, avalisée par l'ONU, aura été celle de la classe dominante des pays arabes et africains, où l'on trouve peu de modèles de respect des droits de l'Homme ou de démocratie, et qui a tout intérêt à s'agripper à un statu quo lui garantissant l'immunité.et le fric de l'aide internationale, payable par chèque fait à l'ordre du plus proche palais présidentiel.Il fallait pour cela ressusciter la bonne vieille idéologie tiers-mondiste à papa, inventée par la bourgeoisie du Nord et si profitable aux potentats du Sud ?C'est précisément ce qu'on a fait à Durban.\u0001 \u0001 \u0001 Le Canada a qualifié les textes finaux d'« irresponsables ».Le ministre des Affaires extérieures, John Manley, n'en a pas moins dit croire que « si nous étions partis avant la fin, les textes n'auraient certainement pas été meilleurs.Ils auraient probablement été pires ».Vrai, sans doute.Mais il s'agit d'une réaction bien timide au désastre de Durban.Samedi, à l'issue du marathon de négociations destiné à produire des textes qui satisferaient à la fois l'Occident ainsi que la sainte alliance, la responsable de la délégation canadienne à Durban, la ministre Hedy Fry, n'a pu émettre aucun commentaire : elle souffrait d'une laryngite.Cela fournit providentiellement l'image qui restera de Durban : un Occident sans voix, muselé par son manque de courage face au saccage prémédité et systématique des plus nobles idéaux humains ainsi que de l'outil, l'ONU, que l'on croyait adapté à la tâche consistant à les défendre.Ça aura été une bien triste semaine en Afrique du Sud.FORUM Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés RÉPLIQUES La force de l'immobilisme ou le confort d'un système désuet JEAN-FÉLIX CHÉNIER e t ANDRÉ LAROCQUE Les auteurs sont porte-parole du Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN).L'ÉDITORIALISTE EN CHEF de La presse, M.André Pratte, écrivait jeudi dernier (5 septembre 2001) qu'une réforme du mode de scrutin au Canada ou au Québec ne permettrait pas de répondre à la désillusion des citoyens face à la politique en général.Il affirmait que les causes de la faible participation des gens aux élections étaient « plus profondes » et qu'une réforme du système électoral ne résoudrait pas le problème du manque de confiance des citoyens envers les politiciens.Ces arguments soulèvent avec justesse la complexité du malaise que les citoyens ressentent face à la politique dans nos sociétés.Mais là où M.Pratte manquait un peu de mesure et de nuance, c'est lorsqu'il rejetait du revers de la main la nécessité d'une réforme du mode de scrutin.Le désengagement et la perte de confiance des gens envers le système politique et ses acteurs s'expliquent par une multitude de facteurs.Il n'y a donc pas une seule solution envisageable pour remédier à ces problèmes.Mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas une solution miracle qu'il faut éliminer les options qui répondraient partiellement au problème en amorçant une nouvelle dynamique démocratique.La réflexion de M.Pratte était en ce sens un peu courte : parce qu'une réforme du mode de scrutin ne résout pas tout d'un seul coup, il faut l'oublier et chercher ailleurs les solutions à la crise de confiance vécue par nos institutions politiques.Pourtant, tous les partis politiques présents à l'Assemblée nationale ont dans leurs programmes une position en faveur d'une réforme du mode de scrutin.Il semble donc y avoir un discours unanime des différents partis à ce sujet.Une réforme du mode de scrutin serait un premier pas vers une reconquête des libertés politiques pour les citoyens.Elle permettrait d'ouvrir les fenêtres et de ventiler un système électoral qui est désuet et qui dévalorise l'exercice du droit de vote.Au Québec, la distorsion qui existe entre le pourcentage des voix que les citoyens accordent aux différents partis politiques et le pourcentage des sièges parlementaires que ces derniers obtiennent à l'Assemblée nationale est démesurée.Cette situation contribue à envenimer le débat sur la question nationale en plus de décourager la population, les élections étant jouées d'avance dans la majeure partie des comtés.C'est l'utilité du vote des Québécois qui est dévalorisée par le système électoral actuel.Le présent mode de scrutin brime l'égalité du vote de chaque citoyen.Lorsqu'on parle d'une réforme du mode de scrutin, on veut généralement faire correspondre davantage la représentation des partis en Chambre avec le soutien populaire qu'ils ont effectivement obtenu.L'objectif d'une réforme est de faire de l'Assemblée nationale une Chambre qui représente davantage la réelle diversité des opinions présente au sein de la société québécoise.N'est-ce pas là le sens de la démocratie ?Dans son éditorial, M.Pratte laisse une ouverture à des ajustements au mode de scrutin actuel de façon à permettre une meilleure représentation des courants minoritaires.De notre côté, au Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN), nous nous méfions des ajustements qui seraient cosmétiques et qui ne feraient que renforcer le sentiment d'aliénation des citoyens envers le système politique.Le MDN est un mouvement arcen- ciel, rassembleur et non partisan, libre de toute attache politique, issu de citoyens s'interrogeant sur la qualité de l'actuel mode de scrutin québécois.Il regroupe des citoyennes et citoyens du Québec désirant qu'une remise en question du mode de scrutin se fasse par le biais d'un vaste débat public.Il serait donc important qu'un journal comme La Presse ne tue pas dans l'oeuf l'idée de tenir un débat ouvert et non partisan sur la nécessité de réformer notre mode de scrutin.La fermeture éclair a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a «Nos compagnies sont comme les deux parties d'une fermeture éclair », a déclaré la présidente de Hewlett-Packard, Carleton Fiorina, pour illustrer combien lui semble naturelle la fusion de son entreprise avec un autre géant de l'informatique, Compaq.Il y a trois ou quatre ans, une fusion HP-Compaq aurait sans doute émerveillé les analystes et excité la bourse.C'est le contraire qui s'est produit cette semaine.Les spécialistes ont presque unanimement condamné le projet monté par Mme Fiorina et son homologue de Compaq, Michael Capellas.Les actions des deux entreprises ont plongé ; malgré une reprise vendredi, les titres ont perdu près de 15 % de leur valeur depuis l'annonce de la transaction.Cet accueil plus que mitigé montre combien les choses ont changé en peu de temps.Si les patrons des grandes entreprises sont toujours atteints de « mergermania », le marché, lui, est devenu sceptique.Il ne suffit pas qu'on lui présente un gigantesque chiffre d'affaires, ou qu'on fasse miroiter des économies d'échelle.Si les actionnaires ne comprennent pas la logique de la transaction, ils s'y opposeront, ou ils vendront.Fermeture éclair ou pas, personne ne veut perdre sa chemise.Cela est particulièrement vrai dans le domaine des nouvelles technologies, en raison des pertes phénoménales subies par les compagnies qui avaient acheté à prix fort de jeunes entreprises prometteuses.« Deux perdants ne font pas un gagnant », a lancé un analyste, au sujet de la fusion HP-Compaq.On ne voit tout simplement pas comment deux entreprises en perte de vitesse, oeuvrant dans les mêmes créneaux \u2014 notamment la vente au détail \u2014 pourront se lancer avec succès dans le marché d'avenir des services-conseil, dominé par IBM.Le marché se méfie aussi de la complexité de l'intégration de tels géants.Arrivera-t-on vraiment à économiser 2,5 milliards par année en coûts d'exploitation ?Quel impact auront les 15 000 mises à pied prévues ?Toute occupée à se réorganiser, la nouvelle entreprise pourra-t-elle consacrer l'énergie nécessaire à se faire une niche dans le nouveau marché qu'elle vise ?De façon générale, beaucoup de fusions et d'acquisitions ont moins bien tourné qu'espéré.Cette semaine encore, on annonçait que Chrysler pourrait perdre son statut de troisième grand de l'auto aux États-Unis, au profit de.Toyota ! Se pourrait-il que la fusion Daimler- Chrysler ait été un échec ?L'heure du verdict n'a pas sonné mais, chose certaine, les Allemands n'ont pas réussi à stopper le glissement de leur filiale américaine.Nous ne sommes peut-être pas si loin du jour où les héros de la gestion seront ceux qui démantèlent les monstres synergétiques des années 1990 pour créer des entreprises plus petites, plus dynamiques, plus proches de leurs clients.Small is beautiful ?Aide internationale: une fausse idée des enjeux réels FRANCINE NÉMÉH L'auteure est directrice de l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).POUR FAIRE SUITE à l'article paru dans La Presse du 6 septembre intitulé « Maria Minna sonne le glas des grands projets aveugles », nous souhaitons corriger certains faits qui nous apparaissent donner une fausse idée des enjeux réels qui ressortent du document de consultation de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) intitulé : Pour une aide internationale plus efficace : les nouvelles approches du programme canadien d'aide internationale.D'une part, la simplification qualifiant le projet de « grand ménage » ne reflète pas le fait que le document de consultation annonce une réorientation profonde dans la politique canadienne d'Aide publique au développement.D'autre part, l'article soutient que « dans l'ensemble le projet de réforme de l'ACDI est fort bien accueilli par les organismes non gouvernementaux spécialisés dans la coopération internationale.», alors que les mémoires et les interventions publiques critiques de ces mêmes organismes se multiplient.Nous ne nommerons que deux enjeux majeurs, parmi plusieurs dans la réforme proposée par l'ACDI, qui inquiètent le milieu canadien de la coopération internationale.Premièrement, le document de consultation de l'Agence annonce un redéfinition de la mission même de l'ACDI afin d'y intégrer les intérêts stratégiques du Canada.On peut facilement imaginer que cela inclut les intérêts commerciaux.Or, l'histoire nous l'a démontré à maintes reprises, les intérêts commerciaux ne font pas bon ménage avec les droits humains.Deuxièmement, le document de consultation marginalise le rôle historique joué par des organisations de la société civile comme les nôtres.Malgré notre riche expérience des 40 dernières années et la contribution substantielle que nos organisations apportent au développement démocratique et à la solidarité Nord-Sud, notre rôle est relégué en quelques lignes au second plan, comme d'éventuels exécutants de politiques décidées par les gouvernements.D'un autre côté, le rôle du secteur privé est qualifié de « fondamental pour le développement et la réduction de la pauvreté.» Pourtant, et cela a été largement démontré, lorsque la société civile, lorsque la population visée par les projets de développement, n'est pas impliquée dans la définition de son avenir, il n'y a pas de développement durable possible.Les solutions proposées par l'ACDI viennent en droite ligne des analyses et des stratégies des grandes institutions internationales comme l'OCDE, la BM et le FMI, issues d'un prétendu consensus qui à notre sens n'en est pas un.Convaincues du salut par le commerce libéralisé, ces institutions voient dans l'ouverture aux marchés, et dans l'intégration des pays pauvres au système de marché, la solution à tous les maux de la planète.Le moins que l'on puisse dire, c'est que de très nombreux intervenants du domaine de la solidarité internationale ne partagent pas cette conviction.Plusieurs, dont le réseau des femmes, imputent même à ces institutions, notamment à la Banque mondiale et au FMI, la responsabilité de la permanence, voire de l'aggravation de la pauvreté dans le monde.Notre propos ne vise pas à faire de l'ACDI une agence qui ne refléterait que notre vision du développement.La société canadienne est diversifiée et pluraliste.Nous croyons que l'aide publique au développement doit refléter cette pluralité et cette diversité. 1LP1701A0910 a17 lundi 1LP1701A0910 ZALLCALL 67 00:46:21 09/10/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 SEPTEMBRE 2001 A17 RÉPLIQUES La performance réelle de l'hydroélectricité JEAN-ÉTIENNE KLIMPT Directeur Environnement, Hydro-Québec UN ARTICLE de M.Bruno Bisson, paru le samedi, 1er septembre, cite un rapport publié par le groupe International Rivers Network, sous la plume de M.Philip Raphals, du Centre de recherche sur l'énergie Hélios.Il est important que le public sache que l'International Rivers Network, est un groupe de pression américain dont la vocation est de s'opposer à tous les projets hydroélectriques partout à travers le monde, peu importe leur performance environnementale.L'article laisse croire que les projets hydroélectriques ne contribuent pas à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du changement climatique.Rien n'est plus faux.Voici l'état de la science qui fait consensus et qui peut facilement être vérifié par toute personne de bonne foi.En milieu tempéré et boréal comme ici au Québec, l'hydroélectricité émet environ 30 fois moins de GES que des centrales modernes au gaz naturel et 60 fois moins que des centrales au charbon (par kilowattheure produit).Ces constats scientifiques ont été confirmés dans des rapports de la Commission mondiale des barrages et de l'Agence internationale de l'énergie.Affirmer le contraire, c'est méconnaître les faits.Récemment, plusieurs études internationales ont présenté des bilans complets des émissions de GES, incluant les émissions directes des centrales et les émissions indirectes provenant de la construction des centrales et de l'extraction et du transport des carburants.Les chiffres précédents proviennent de ces études, qui confirment également que les émissions de GES de la filière hydroélectrique sont semblables à celles de la filière éolienne, souvent considérée comme un modèle « d'énergie verte ».Il faut savoir que toute source d'énergie, y compris l'éolien, est à l'origine d'émissions de GES.Pour l'éolien, les études incluent des émissions liées aux activités de fabrication et de construction.De plus, pour être rigoureuses, les comparaisons doivent considérer si une filière est capable de produire en tout temps et ainsi répondre aux fluctuations de l a demande d'électricité.Des centrales hydroélectriques ou au gaz peuvent répondre en tout temps à la demande, alors que des éoliennes, faute de vent, ne produisent rien ou presque rien pendant certaines périodes.Lorsqu'il n'y a pas de vent, une autre source d'électricité doit nécessairement prendre le relais des éoliennes et ce sont des centrales hydroélectriques qui accomplissent généralement cette tâche.Hydro-Québec est toujours prête à répondre aux questions des journalistes intéressés sur l'ensemble des données scientifiques relatives à la performance environnementale des différentes filières énergétiques en matière d'émission de gaz à effet de serre.En terminant, je tiens à réitérer que depuis plusieurs années, Hydro-Québec utilise trois critères essentiels lorsqu'elle évalue la faisabilité d'un projet de développement hydroélectrique : sa rentabilité économique, son acceptabilité environnementale et son acceptabilité pour les communautés touchées.Ces critères sont indissociables les uns des autres.Par conséquent, aucun projet ne verra le jour s'il ne respecte pas les normes environnementales.L'Airbus 330 d'Air Transat sur la piste de l'aéroport de Lajes, aux Açores.Une nouvelle d'intérêt public qui révèle cependant un malaise MARC-FRANÇOIS BERNIER Expert en éthique et déontologie du journalisme, l'auteur (mbernier@uottawa.ca) est professeur-adjoint à l'Université d'Ottawa.LA PUBLICATION d'informations concernant le passé du pilote d'Air Transat Robert Piché était d'un intérêt public certain si on s'en tient aux critères généralement reconnus du journalisme nord-américain, mais l'importante réaction négative du public révèle un malaise qui ne peut être ignoré.Cette nouvelle était d'intérêt public car elle rapportait des faits relatifs à des gestes illégaux du pilote Piché qui a utilisé sa licence de pilote, décernée par un organisme gouvernemental canadien, pour transporter de la drogue en territoire américain où il s'est fait prendre par un policier auquel il a vainement tenté d'échapper.Le pilote a été jugé et condamné à la détention.Libéré, il est revenu au Canada où il a continué à piloter des avions et a été embauché par une compagnie qui lui a confié la sécurité de ses passagers.Entre-temps, il a obtenu un pardon du gouvernement américain lui permettant de poursuivre sa carrière de pilote commercial.Rien ne relève de la vie privée dans ces informations.La vie privée est un concept qu'on relie davantage aux relations intimes, à la vie familiale, aux croyances religieuses, à l'orientation sexuelle, à un ensemble de comportements qui ont lieu dans l'intimité du foyer, en compagnie de gens consentants.Ceux qui accusent les médias de s'en prendre à la vie privée du pilote Piché improvisent une nouvelle déontologie du journalisme basée sur la confusion des notions de vie privée et d'intérêt public.Compte tenu des honneurs que différents ordres de gouvernement veulent rendre au pilote Piché, il était pertinent de connaître ces informations afin qu'ils agissent en toute connaissance de cause.Il n'est pas sans intérêt, non plus, de montrer qu'on peut revenir dans le bon corridor social après avoir connu des problèmes de navigation personnelle.Cependant, l'intérêt public d'une information n'est pas le seul élément dont il faille tenir compte.L'information doit être vraie, ce qu'assurent rigueur et exactitude.Elle doit être équitable pour les parties mises en cause, ce qui se fait généralement en s'enquérant de leur point de vue qui sera diffusé de manière à leur rendre justice.Si une nouvelle ne rencontre pas ces exigences, elle perd son caractère d'intérêt public car les citoyens n'ont aucun intérêt rationnel à être induits en erreur.Il est risqué d'affirmer catégoriquement que les informations concernant le passé du pilote Piché rencontrent tous ces critères.Il faudrait avoir un accès direct à la documentation et aux démarches des journalistes.Du reste, les doléances du public ont surtout porté sur la diffusion d'informations dont la véracité a été admise par Air Transat.Cela conduit à une autre considération qui, elle, choque souvent le public.Il s'agit du traitement médiatique de l'information.Fallait-il vraiment y consacrer la page UNE ?Fallait-il vraiment publier des photographies des lieux ?Trop en mettre risque-t-il de stigmatiser inutilement le pilote qui a tout de même obtenu son pardon ?Voilà peut-être ce qui a vraiment choqué bon nombre de gens qui y ont vu de l'acharnement médiatique.En éthique du journalisme, il est recommandé de minimiser les inconvénients sans pour autant nuire à la circulation de l'information.Ce principe du moindre mal est-il incompatible avec la rentabilité maximale à court terme d'une entreprise de presse ?Poser la question, c'est y répondre.Le traitement journalistique de cette information, ajouté à l'amplification des médias qui ont abondamment diffusé la nouvelle, explique peut-être une partie de la vindicte du public qui estime que « trop c'est trop ! » Exercice d'imputabilité Par ailleurs, la réaction publique oblige les médias à un exercice d'imputabilité qui est rare dans la tradition journalistique québécoise.Expliquer au public quelles raisons militaient en faveur de la publication doit aller au-delà de la rhétorique de l'intérêt public et de la liberté de la presse, il faut en profiter pour exposer clairement les critères qui se cachent derrière ces concepts.Tous ne seront pas d'accord, mais ceux que cela intéresse sauront à quelle étape du raisonnement journalistique ils divergent et ils apprécieront cet exercice.Outre l'hypothèse souvent répétée voulant que les gens aiment avoir des héros et haïssent ceux qui les détruisent, la réaction négative invite à suggérer deux hypothèses explicatives.Premièrement, on peut penser que cette réaction prend sa source dans la méconnaissance du public à l'endroit du journalisme.À cet effet, l'imputabilité peut servir à combler quelque peu l'écart entre les pratiques journalistiques et les attentes du public.Cette méconnaissance du public peut être associée à sa méfiance à l'égard des médias, méfiance que révèlent bon nombre d'enquêtes réalisées en Amérique du Nord.Et il y a lieu de croire que la méfiance augmentera au sein de notre société hypermédiatisée qui conduit à une saturation du citoyen bombardé de toutes parts de messages répétitifs apprêtés à la sauce de la concentration et de la convergence.L'imputabilité des médias pourrait atténuer cette méfiance qui n'a rien du doute méthodique.La méfiance envers les médias n'est pas une bonne nouvelle pour la presse, elle mine la légitimité du journalisme et risque de favoriser ceux qui aimeraient bien lui clouer le bec.Les médias devraient profiter de l'occasion pour reconnaître le besoin d'ombudsman neutres et crédibles qui seraient à la fois les représentants du public dans les salles de rédaction et les pédagogues des pratiques journalistiques dans l'espace public.Deuxièmement, la réaction négative du public révèle peut-être un phénomène culturel : le goût très répandu du ludique.Il s'agirait d'un phénomène encouragé par les médias électroniques surtout, lesquels consacrent d'importantes ressources à rendre plus sympathiques les journalistes de la télévision, voulant les rendre semblables à toutun- chacun, plus proches de nous tous, voulant en faire quelqu'un de la famille, le sympathique beau-frère en somme.Ce modèle du bon gars (ou de la bonne fille) étant en voie de s'étendre à presque toutes les émissions d'information (et aux émissions d'humour ou de divertissement qui s'inspirent du journalisme pour mettre en scène l'actualité), comment s'étonner qu'un certain public soit choqué quand le sympathique journaliste montre ses griffes et écorche la vedette de la semaine.Comment s'étonner que la perception jovialiste du journalisme que la télévision alimente soit transposée au journalisme de la presse écrite, traditionnellement plus critique et analytique.Bref, alors qu'on encourage une perception agréable et bon enfant du journalisme, voilà qu'il s'en trouve (encore !) pour casser le party de famille.Pas étonnant que la famille réagisse mal et ne veuille rien entendre aux justifications qui lui sont offertes, parfois maladroitement faut-il dire.Le commandant Robert Piché L'immigration au Québec: une politique équilibrée JOSEPH FACAL L'auteur est le ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration.PLUSIEURS QUOTIDIENS, dont La Presse, ont récemment fait état des doléances de certains avocats en droit de l'immigration selon lesquels le Québec s'apprêterait à apporter Joseph Facal une transformation majeure à sa grille de sélection des immigrants afin d'y donner une importance démesurée à la connaissance du français.À titre de ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, on me permettra de remettre les pendules à l'heure à ce sujet.Soyons clairs : la politique d'immigration du gouvernement du Québec en est une de recherche constante de compétences.Il s'agit d'un critère primordial qui guide constamment nos choix dans la sélection d'immigrants.On pourrait pourtant croire le contraire à la lumière de certaines prises de position qui ne me semblent pas justifiées.Le Québec favorise- t-il la sélection de travailleurs connaissant le français ?Oui, bien sûr.La poursuite de cette orientation signifie-t-elle que le Québec choisisse la langue plutôt que la compétence ?Absolument pas.Les candidats francophones, pour être sélectionnés, doivent être compétents.D'ailleurs, la sélection d'immigrants connaissant le français est également avantageuse au plan économique puisque le Québec n'a pas à assumer de coûts pour la formation linguistique de ceux-ci et qu'ils peuvent s'insérer plus rapidement dans le marché du travail.De plus, ces immigrants restent au Québec, après leur admission, dans une proportion nettement plus élevée que ceux qui ignorent le français.La recherche de francophones répond ainsi et aussi à des impératifs économiques.Depuis que le gouvernement du Québec a récupéré des pouvoirs lui permettant de déterminer en partie le volume et la composition de son immigration, les gouvernements québécois \u2014 qu'ils aient été libéraux ou péquistes \u2014 ont tous poursuivi l'objectif d'augmenter la proportion de francophones dans l'immigration accueillie sur son territoire.La plus récente manifestation de cet appui a eu lieu à l'automne 2000, à l'occasion d'une consultation publique menée à l'Assemblée nationale qui portait sur l'immigration au Québec pour la période 2001-2003.Un large consensus s'était alors dessiné autour de la nécessité d'augmenter le volume d'immigration, d'accroître la proportion d'immigrants connaissant le français au moment de leur admission et de maintenir des exigences de sélection qui mettent l'accent sur un niveau de compétence et de formation favorisant une insertion rapide sur le marché du travail.Dans la foulée de cette consultation, certains ajustements ont été apportés à la grille de sélection et entreront en vigueur à partir du 17 septembre 2001.Mais faut-il crier au loup parce que le nombre de points accordé pour la connaissance de la langue française dans la grille de sélection passera de 15 à 16 points (de 13 % à 15 % dans la pondération) en même temps que celui accordé à la formation passera de 17 à 19 points ( de 15 % à 18 % dans la pondération) ?À l'heure actuelle, 44 % des immigrants connaissent le français à leur arrivée au Québec et nous souhaitons faire passer ce pourcentage à 50 % en 2003.De fait, la recherche de candidats connaissant à la fois le français et détenant des compétences précieuses pour l'économie québéc complémentaires, et en rien antinomiques, de la politique québécoise d'immigration.La flexibilité dans la recherche de candidats compétents se manifeste aussi notamment par l'accueil, ici au Québec, de travailleurs stratégiques identifiés comme tels par les entreprises québécoises qui en font la demande.Il est donc totalement faux de prétendre que le Québec a l'intention de se priver de travailleurs compétents dans sa sélection d'immigrants.La politique du gouvernement témoigne au contraire de notre volonté de continuer à faire du Québec une société accueillante, pluraliste, francophone et ouverte sur le monde.Les changements à la grille de sélection entreront donc bel et bien en vigueur le 17 septembre prochain. La Presse 10 septembre 2001 Page A18 manquante "]
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