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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été: Festivals - Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-26, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0826 B1 dimanche 7LP0101B0826 ZALLCALL 67 00:49:40 08/26/01 B Fill55P 7LP0201B0826 b2 dim 7LP0201B0826 ZALLCALL 67 00:47:02 08/26/01 B B2 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 26 AOUT 2001 MUSEE Suite de la page B1 Je suis un scuplteur de recuperation mais l'Office de la langue francaise m'a dit qu'en France, on preferait parler d'art d'assemblage.Je n'aime pas cette expression qui fait trop penser aux usines.Finalement, je suis un travailleur autonome, comme la plupart de mes amis de la region.Fini les expositions Au debut, M.Toupin voulait tout simplement faire de gros bibelots qui orneraient son salon et ses murs.Puis, ses amis l'ont convaincu d'exposer, la premiere fois en 1993.Les sorties se sont multipliees, y compris dans le grand hall du Complexe Desjardins, mais on lui versait rarement un cachet pour ses expositions.J'ai ete enchante lorsque le musee de Trois-Rivieres m'a offert 500 $ pour une exposition qui allait durer tout l'ete.Puis, on a commence a me payer et j'en tire actuellement 75 % de mes revenus, travaillant de moins en moins comme menuisier.Enfin est venu le grand jour lorsque au mois de mai, le sculpteur indiscipline a ouvert son musee .Le Musee incroyable .dans la grange qu'il preparait a cette fin depuis sept ans.Tant a l'interieur qu'a l'exterieur, un charmant musee, ou l'on sent encore le bois de grange centenaire, que M.Toupin a amenage a la facon d'une grande maison communautaire ou l'on viendrait passer un week-end avec ses amis.Le plancher du sous-sol en terre battue, les murs aeres a l'etage et les poutres geantes qui se croisent a la facon des croix de Saint-Andre, tout y respire le calme et la beaute.On peut facilement y passer deux a trois heures, en entrecoupant le sejour de pauses dans le petit auditorium amenage au deuxieme etage, qui rappelle justement les anciens theatres en bois de grange, comme Le Patriote de Sainte-Agathe.On peut visiter le musee les samedi et dimanche, a raison de 5 $ pour les adultes et de 3 $ pour les jeunes de 6 a 16 ans.Les groupes peuvent cependant s'y rendre la semaine en reservant a l'avance.Avant notre passage, il y a une dizaine de jours, le musee avait accueilli environ 75 visiteurs par fin de semaine.Photos ARMAND TROTTIER, La Presse c Fabienne Lefebvre et Jacques Lambert (a gauche) dans leurs Jardins d'Eole.A droite, Emilie Laval nous presente la souris sauteuse de Burbank.Les Jardins d'Eole et l'etang de Burbank GERALD LeBLANC WOTTON-DANVILLE .Musee, montagne, jardin, etang, galerie.Peu importe ou l'on se trouve dans la MRC d'Asbestos, on est sur de voir un ou plusieurs monceaux de residus des mines d'amiante.Pas facile donc pour ceux qui veulent attirer les touristes de modifier la pietre image du pays de l'amiante, surtout qu'on s'y trouve a mi-chemin entre Quebec et Montreal, donc trop loin de l'une et de l'autre pour une breve sortie dominicale.C'est sans doute la raison pour laquelle les gens du coin ont pris l'habitude de fonctionner en reseau, de se regrouper dans la cooperative Loco-Locaux pour les achats collectifs des productions locales et d'annoncer ensemble les activites touristiques sous le sigle Les Couleurs de nos terres.Nous n'avions pas le temps de tout voir.Il a donc fallu sacrifier le centre communautaire Le P'tit bonheur de Saint- Camille, le verger Le Versant rouge de Saint-Georges ainsi que la belle eglise en brique rouge de Ham-Sud, qu'on a transformee en Centre des metiers d'arts.Nous avons heureusement visite les Jardins d'Eole, dans le rang six de Wotton.Apres une vie a l'emploi de la compagnie d'Amiante, Jacques Lambert se demandait comment occuper sa retraite.Sa femme, Fabienne Lefebvre, l'a convaincu de partager avec elle sa passion des fleurs.Ils ont achete une ferme avec une belle vieille maison centenaire et y ont, d'abord pour leur seul plaisir, amenage un immense jardin, fait de plusieurs sections thematiques : jardin aquatique, roseraie riche d'une quinzaine de varietes, jardin zen pour la meditation, jardin d'oiseaux.En ajoutant une collection d'arbres comprenant deja une grande variete de lilas, dont un majestueux specimen japonais, un bouleau pleureur tortueux, un beau ginkgo et un pommetier du centenaire comme ceux qu'on trouve pres de la Place des Arts a Montreal.Fabienne et Jacques ne sont pas des professionnels, juste des retraites flyes qui sont follement amoureux des fleurs, dont la beaute et les odeurs les entourent et les charment de jour en jour.Sise sur un plateau, la ferme de nos amis fleuristes offre une magnifique vue sur toute la region mais elle est aussi un terrain de predilection pour les surplus d'emotion du vent, d'ou le nom de Jardins d'Eole, comme si on avait voulu apaiser les dieux et proteger les quelque 800 varietes de fleurs du jardin de Wotton.On peut maintenant visiter le jardin, 5 $ pour les adultes et gratis pour les enfants de moins de 15 ans.L'etang de Burbank Revenant vers Montreal, il faut s'arreter a Danville, ou l'hotel de ville loge sur les rives d'un immense marais de 165 acres de superficie : c'est l'etang de Burbank.Un sentier permet de faire le tour de l'etang et une passerelle le traverse avant de rejoindre le pavillon d'observation.Six sortes de grenouilles, six types de canards, des castors, herons, huards, butors, balbuzards, poules d'eau, goglus, visons, tortues, grebes, loutres.Genevieve Vanier n'en finissait plus de repertorier la riche collection d'oiseaux et d'animaux qui frequentent le marais, presqu'entierement couvert de feuilles flottantes, les grandes des nenuphars et les plus petites des brasenies de Schreber.Et sa collegue Emilie Laval nous a presente sa derniere decouverte, une souris sauteuse des bois, denommee Skippy a cause de ses hautes pattes a la mode kangourou, qui est devenue la grande vedette du minizoo monte par le personnel de l'etang.On ne peut bien sur garantir la presence d'aucun des visiteurs reguliers du marais qui ont toutes sortes de bonnes raisons pour ne pas se trouver la en meme temps que vous.Ca fait partie du jeu.Bientot, des l'an prochain probablement, on pourra s'y rendre en velo puisque le marais sera relie au grand sentier transcanadien.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse c Le Musee incroyable de Normand Toupin.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Jennifer Lopez 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Sur la piste du mammouth Pop retro L'Ete de la musique / La Grande Fete antillaise Angele Dubeau Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / DES ANGES ET DES INSECTES (4) (22:55) Le TVA 18 heures Decibel Fort Boyard / Sylvie-Catherine Beaudoin, Michel Laperriere Cinema / LE NEGOCIANT (4) avec Jack Nicholson, Stephen Dorff Le TVA / Sports (22:24) Loteries (22:41) Pub (22:47) Mondial d'impro Juste pour rire Telescience / Placebo, le remede imaginaire Le plaisir croit avec l'usage / Pierrette Robitaille Cinema / RICHTER L'INSOUMIS (4) Documentaire (2/2) Hors-Circuit (22:57) Hors-Circuit (23:43) Cinema / POMPIERS DU CIEL (6) avec Adam Baldwin, Lindsay Frost Cinema / COUP DE FOUDRE (4) avec Sherilyn Fenn, Jeremy Piven / Cinema / KALIFORNIA (4) avec Brad Pitt, Juliette Lewis (22:36) Pulse Travel, Travel 60 Minutes Touched by an Angel Charmed The Sopranos CTV News (23:05) .(23:35) News HTTV Mysterious Ways Charmed To Love, Honor & Obey .(23:35) Cinema / MATINEE (4) avec John Goodman, Cathy Moriarty Cinema / LAST NIGHT (4) avec Don Mc Kellar, Sandra Oh Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections ABC News Baseball / Little League World Series Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender News CBS News 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / MARIO PUZO'S THE LAST DON II avec J.Gedrick (1/2) ER NBC News Cinema / MERLIN (4) avec Sam Neill, Helena Bonham Carter The Weakest Link Cinema Red Green .Wildlife Stoke's Birds Naturescene Nature / Horse Tigers Changing Stages / Shakespeare / Ireland Mystery! / Heat of the Sun BBC News Redwall Ballykissangel Evening at Pops Live from Lincoln Center / Mostly Mozart 2001 BBC News Cinema Cinema (16:30) 100 Centre Street Law & Order Cinema / WALKING SHADOW: A SPENSER MYSTERY Crime Story Marlon Brando Arts, Minds Cinema / STAND UNDER THE DARK.(4) Cinema / YOUNG SHERLOCK HOLMES (3) avec Nicholas Rowe Cinema Les Gags .pour rire Le Gout du monde / Egypte 2 Dernier Jour / Natalie Wood Biographies / A.Lachapelle Les Enquetes d'Hetty Chasseur de tetes Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Aines branches, 3e millenaire Introduction a la mecanique Savoir concilier l'inconciliable .Internet Capharnaum Cours.Immobilier N.A.S.A.Educational File How'd they do that?Sunday.it's Made Discovery's Sunday Showcase / When Dinosaurs Roamed.Storm Warning! Sunday.it's Made Carte postale de la Floride D'ici &.Avventura Romantique .tendres Plus belles villes.Munich Travel, Travel D'ici &.Aventures asiatiques .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / GONE WITH THE WIND (2) avec Vivien Leigh, Clark Gable Pub Seinfeld Futurama King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middlle The X-Files Profiler A.Hitchcock Global News Bob & Margaret The Simpsons The Practice A.Hitchcock Sports Guerres./ Armee rouge L'Affaire Seznec (2/2) Cinema / A CAUSE D'UN ASSASSINAT (4) avec Warren Beatty, Hume Cronyn Guillemin The Canadians Disasters of the Century Secrets of the Incas Cinema / A SOLDIER'S STORY (4) avec Howard E.Rollins jr, Adolph Caesar Historylands Fashion File The Goods .for Love .Families .Miracles .Homes Specials: The Cruise (2/2) Circus Taking it Off .Miracles .Homes Le Top 10 Musi Max Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Tina Turner Presentation Musi Max: Tina Turner Clips Tina Musicographie / Tina Turner d.Box Office Groove Concert Plus: MTV Movie Awards 2001 Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge This Hour has Seven Days.Sunday Rep.Sports Jrnl The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.l'aventure Memoires.Journal RDI Maisonneuve Zone libre Telejournal Culture-choc Maisonneuve Sec.Regard Enjeux / L'Heritage du suicide .extreme Sports 30 Tennis Golf / Coupe SAQ Sports 30 F1 Magazine Moto X Les Contes d'Avonlea Medecins d'urgences Le docteur mene l'enquete La Firme de Boston Sexe a New York Inspecteur Frost Prime Suspect Cinema / THE MORRISON MURDERS (6) avec John Corbett More Tears Drop.Beat More Tales of the City Cinema / DRACULA (3) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / LEGEND OF HELL HOUSE (4) avec Clive Revill Cinema / THE MEPHISTO WALTZ (5) avec Jacqueline Bisset Sportscentral Wrestling: WWF Heat 2001 Women's Tennis Association Sportscentral Wrestling: WWF Heat Debrouillards .Ballets Panorama Villages.Duos: session jazz O Zone Collection Cinema / WILL PENNY LE SOLITAIRE (4) avec Charlton Heston Bomb Detectives Junkyard Wars / Siege .Morris' the Human Sexes The Human Face / Beauty The Human Face / Fame .Morris' the Human Sexes .Muscle Sportsdesk That's Golf Boxing / Cory Spinks - Larry Marks Sportsdesk Golf Sacre Andy! .Mimi?Redwall Dilbert .le meilleur Daria Simpson Ned.triton Cybersix South Park Simpson Quads! Carte postale La Gym.Journal FR2 Francois Mitterrand.(2/5) Grandes Enigmes du futur Concert classique Gros Plan.Journal belge Soir 3/Invite Get a Life The Tribe Vox Inquiring.Cinema / THREE COLOURS: RED (2) avec Irene Jacob The Fence .(22:25) Allan Gregg Human.Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi, retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Au gout du jour .a bord! Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur.colline Parole et Vie Action Emploi Cite perdue Animorphs Chair de poule .galaxie Radio Enfer Buffy contre les vampires Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Technofolie .c'est fait Zone extreme Metiers d'enfer Big Bang Star Trek: la nouvelle generation Le Grand Journal (22:06) Louise Cousineau 19:00 U - QUAND LA VIE EST UN COMBAT Tres bon documentaire sur le syndrome de La Tourette: les victimes ont des tics incontrolables allant des grimaces aux blasphemes.Certains vivent quand meme une vie interessante.20:00 r - LE NEGOCIANT Decidement, les fans de Jack Nicholson sont servis ce weekend.Deux films hier a Tele- Quebec et celui-ci, avec Jennifer Lopez, sur le vol d'un collier de diamants.21:00 b - THE LAST DON II Comme Le Parrain, cette oeuvre est adaptee d'un livre de Mario Puzo.L'oeuvre sera presentee en deux episodes, suite et fin mercredi.La suite de l'histoire de la famille Clericuzio.Le parrain meurt et le diable est aux vaches.Avec notamment Danny Aiello, Kirstie Alley et Joe Mantegna.22:00 t - THE SOPRANOS Reprises de la premiere serie qui se laissent revoir avec delice.22:45 K - KALIFORNIA Brad Pitt en mechant psychopathe.Film violent. 7LP0301B0826 B3 26 août 7LP0301B0826 ZALLCALL 67 00:47:18 08/26/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 26 AOÛT 2001 B3 CONSEILS D'AMI Le Noir le plus célèbre collaboration spéciale IL Y A longtemps que je n'avais pas lu Chester Himes.Mon Noir américain préféré ! Je devrais dire, pour lui être fidèle : mon Negro préféré.Avec l'accent.Mais mon accent du Sud, n'est-ce pas, n'est pas fameux.Et puis voilà : boum ! Tout à coup, me tombent entre les mains les deux volumes de ses nouvelles.C'est du gâteau, on nous gâte.Car cela représente la collection la plus complète de nouvelles, que l'on aurait bien du mal à avoir lues.Il eût fallu lire des revues assez confidentielles des années trente, et quarante, et cinquante.publiées en Amérique et à Paris.Drôle de vie, que celle de Chester Himes, né dans le Missouri en 1909, blessé en tombant dans un escalier (il portera un corset toute sa vie), condamné à 25 ans de prison pour un vol (!) cent fois martyr de la ségrégation des Noirs aux États- Unis.mais sauvé par l'écriture, dans laquelle il se jeta, en prison.Il a très bien raconté cela.Mal accueilli par la critique : un Noir instruit, et qui écrit aussi bien que Hemingway, vous n'y pensez pas ! .mais porté aux nues à Paris, où la Série Noire lui propose d'écrire huit romans ayant pour cadre Harlem.En 1958 paraît La Reine des pommes.Prix littéraires, articles enthousiastes de Cocteau, de Genet, de Giono, de Sartre.C'est parti.Voilà un créateur devenu mythique.Qui invente, entre autres personnages, les deux policiers noirs les plus sauvages, portant les joyeux noms de John Fossoyeur et Ed Cercueil Johnson.Parcourant les rues de Harlem à bord d'une vieille Plymouth décapotable, aussi déglinguée que la Peugeot de Colombo.Mais eux, ne font pas dans la dentelle ni la subtilité.On pourra trouver l'une de leurs meilleures aventures dans L'Aveugle au pistolet , paru en format de poche (Folio).On pourra aussi suivre d'autres aventures des deux lascars dans Noir sur noir (10/18 numéro 1648) où dix-sept de ses nouvelles sont rassemblées.L'univers de Himes est, en effet, noir.Noir foncé.Il déteste qu'on l'appelle « écrivain noir » ou encore « auteur de romans policiers ».Il a raison.Ce n'est pas un écrivain de policiers.Il écrit une littérature aussi engagée que celle de Genet (qui fut l'un de ses premiers admirateurs).C'est une révolte contre la société raciste américaine, avec des aventures totalement désopilantes, farfelues, grinçantes et grincheuses, dans ce style en phrases courtes qu'un autre de ses mentors, Hemingway, a mis à la mode aux années vingt.On ne vous dira que celle de Il ne lui manque que les pieds, dans laquelle des spectateurs hallucinés exigent de voir un cul-de-jatte se lever quand on joue l'hymne national dans un cinéma.Ou encore, tenez, pour faire bonne mesure, celle de ce couple très uni dans lequel chaque époux s'est efforcé de cacher à l'autre qu'il a du sang noir.Double mensonge qui se termine par le divorce.Himes pouvait jouer sur tous les registres.Par exemple la corde burlesque.L'excellent Rufus arrive en retard au Paradis parce qu'il tenait à assister à ses propres funérailles.On le renvoie sur Terre dans la peau, blanche, d'un planteur de coton.Erreur de Saint Pierre.Mais les Noirs, eux, savent qu'il est noir.Grosse pagaille dans la plantation.On vous laisse rigoler tout seul.Himes est mort en Espagne, où il s'était finalement réfugié.À Alicante, en 1984.Imagination vagabonde, talent de l'écriture blanche (qu'on me pardonne, ce n'est pas une plaisanterie raciste), réalisme enveloppé d'humour, Chester Himes est l'un des écrivains majeurs de l'Amérique.À lire doucement.Il y a plus de soixante nouvelles.\u0001\u0001\u0001\u0001 UNE MESSE EN PRISON, NOUVELLES I LE PARADIS DES CÔTES DE PORC, NOUVELLES II Chester Himes Gallimard, Paris, 378 et 304 pages Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © « Un été, on a fait 75 sortes de sorbets.On a essayé toutes sortes de combinaisons », raconte M.Morad, heureux propriétaire de la crémerie Meu- Meu.UN ÉTÉ DANS LA VIE DE.Un glacier qui ne laisse pas froid ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale « LES GENS me disent souvent que je suis la marmotte qui annonce l'été », lance Guy Morad en rigolant.J'ouvre à la première belle fin de semaine de mars ou d'avril.S'il fait vraiment beau, il y a une file qui se rend jusqu'en face du commerce voisin.» M.Morad pratique un métier qui n'existe que l'été.et qui fait rêver les enfants : il est glacier.C'est-à-dire qu'il fabrique des crèmes glacées, de toutes les couleurs et de (presque) toutes les saveurs, qu'il vend au comptoir de sa crémerie du Plateau-Mont-Royal.Un minuscule établissement joliment baptisé Meu-meu.Sa vie de glacier, M.Morad \u2014 ou M.Meu-meu, pour les tout-petits \u2014 l'a amorcée voilà 12 ans.Après avoir étudié en psychologie, travaillé dans une agence de voyages et dans le domaine de la restauration, il a voulu devenir son propre patron.Il a songé à une boutique de vêtements ou un couette-café, mais le destin a frappé à sa porte et il a acheté une crémerie située sur la rue Saint-Denis, entre le Saint-Hubert et le club vidéo La Boîte noire.Il y passe désormais presque sept jours par semaine, environ six mois pas année.« Je ne voulais pas travailler à l'année longue non plus », précise le sympathique glacier.Sa crémerie, M.Morad la considère comme son laboratoire.Il a débuté sans avoir aucune expérience du métier.Aujourd'hui, son comptoir réfrigéré recèle d'une dizaine de variétés de sorbets ou crèmes glacées maison.Des mélanges délicieux qu'il a concoctés selon la bonne vieille méthode des essais et erreurs.« Un été, on a fait 75 sortes de sorbets, raconte-t-il.On a essayé toutes sortes de combinaisons.» Du lot, il a entre autres gardé un délicieux sorbet au gingembre frais et un autre, onctueux, au chocolat.Pour les adultes consentants, il prépare à l'occasion des mixtures relevées d'une touche d'alcool : champagne et pamplemousse rose, orange et Grand Marnier ou encore sorbet au Ricard.La popularité de la crémerie Meu-meu ne tient pas seulement à ses glaces ou même à ses quelques sorbets 100 % bio.Le service compte aussi pour beaucoup.Dans cet antre de la gourmandise, le sourire est de mise.« Quand j'embauche une personne, je cherche d'abord quelqu'un de gentil, explique le propriétaire.Ici, on travaille dans la bonne humeur et les gens nous le rendent bien.» Ses clients, M.Morad en parle comme de vieux amis.Le jour où La Presse lui a rendu visite, il n'a cessé de distribuer saluts, sourires et grimaces à des clients de longue date et leurs petits mousses.« Je les connais tous par leur prénom, assure-t-il.Même si on est sur la rue Saint-Denis, on connaît 80 % des gens qui viennent ici.Je ne perds jamais un client.S'ils déménagent dans un autre quartier, ils reviennent quand même ici.» Sur le mur qui fait face au comptoir, le glacier a même confectionné une mosaïque de photos mettant en vedette les habitants du quartier.On y voit surtout des dizaines de frimousses d'enfants avec de la crème glacée jusqu'aux oreilles.« J'ai commencé à prendre des photos il y a dix ans, lorsque j'ai eu mon premier garçon, dit-il.Maintenant, je prends deux films par année.Il y a des enfants là-dessus qui viennent encore et qui sont âgés de douze ou quinze ans », raconte- t-il avec fierté, comme s'il était lui-même papa de cette gigantesque rimbambelle.La canicule des dernières semaines a bien sûr eu un impact sur le tiroir-caisse.« L'été a été exceptionnel, reconnaît M.Morad.Mais les gens pensent que quand il fait très chaud, on vend beaucoup.C'est faux.En haut de 33 degrés celcius, personne ne vient.» La température idéale, selon lui, c'est entre 15 et 33.Pas un degré de plus ou de moins.La marmotte qui annonce l'arrivée de l'été sent-elle aussi sa fin ?« L'été, juge M.Morad, c'est quand il fait chaud le soir.D'après moi il reste deux semaines.Ça va tomber d'un coup.Il va faire beau le jour et ça va être frais le soir.» M.Meumeu demeurera quand même au poste jusqu'au mois d'octobre, avec son sourire pareil à un rayon soleil.Et après ?Il devient ménagère et se consacre à ses deux jeunes garçons.jusqu'au retour du beau temps ! PIQUE-NIQUE AU PIED D'UN MONUMENT Pique-nique rétro ALEKSI K .LEPAGE collaboration spéciale LE MONT ROYAL n'est pas un volcan, contrairement à ce que raconte le mythe populaire, mais un relais spatio-temporel pour voyageurs intergalactiques.Pendant longtemps, il y a de cela des centaines de millénaires, une ou plusieurs colonies extraterrestres auraient même habité la montagne.Des traces de leur passage sont encore bien visibles : quelques « totems » ici et là, les restes de ce qui devait être un temple, les fondations pétrifiées de gîtes provisoires.Le mont Royal dissimule autant de mystères qu'en recèle la fameuse île de Pâques.Divagation ésotérique à part, le célèbre Symposium de sculpture du mont Royal \u2014 dont les oeuvres traînent encore comme autant de vestiges \u2014 a dû confondre plus d'un visiteur en 1964.Le bon peuple n'était alors ni habitué ni même préparé aux excentricités de l'art contemporain.Les travaux audacieux de Robert Roussil, Armand Vaillancourt, Eloul Kosso d'Israël, le Grec Sklavos, le Français Louis Chavigner et consorts devaient sembler venir tout droit de la planète Mars aux yeux du commun des curieux.Encore aujourd'hui, quoi qu'on en ait vu d'autres et des plus bizarres, il se dégage du site une aura agréablement insolite.1964 : C'est le matin de la modernité au Québec.Il y a bien de l'euphorie dans l'air mais, pour dire les choses simplement, le party n'a pas encore « pogné », le gros party jubilatoire et libérateur que sera Expo 67 et que le Symposium du mont Royal, coordonné par Yves Robillard, annonce à sa modeste façon, comme en hors-d'oeuvre.On y propose du jamais vu au vaste public ; des formes étonnantes venues des quatre coins du monde, des choses « modernes et révolutionnaires », pour reprendre les mots de l'époque et avant qu'ils ne soient utilisés dans les pubs de savon et de voiture, enfin de l'art inouï pour tout le monde ! Douze pièces, douze artistes, autant de visions singulières, dont la plus « populaire », disons l'une des plus accrocheuses, est sans doute Optimax de Eloul Kosso \u2014 vous savez cette sorte de grand quai qui rappelle vaguement le Sphinx.Cette oeuvre invitante et interactive est si évocatrice qu'il est désormais convenu d'en parler comme du « Sphinx » justement.Robert Roussil a lui aussi fourni une pièce « facile » (lire accessible) au Symposium ; malheureusement, l'oeuvre (une espèce d'abri ou de cocon tout tissé de mailles métalliques) a dû être retirée pour d'obscures raisons d'entretien et de sécurité.Il n'en reste que le socle de béton, ridicule et inutile.C'est dommage, car il s'agissait peut-être de la construction la plus extravagante et la plus originale de toute l'expo.Le Carrousel sauvage de Louis Chavigner a tout pour s'attirer la curiosité des masses.Il s'agit d'un petit refuge fait de pierre calcaire, à côté duquel l'artiste a placé ce qui peut très bien servir de table.Placé sous les arbres, légèrement en retrait du site, Le Carrousel a sans doute accueilli des milliers de pique-niqueurs depuis son installation.Parmi les autres oeuvres frappantes, moins ludiques, notons Les Soeurs cardinales, le totem de Yérassimos Sklavos, partout ciselé d'images sacrées.Et, bien sûr, La Force, de notre Armand Vaillancourt préféré : un monstre de fonte, émotif, dur et viril \u2014 en tous cas passionné comme son créateur.Le lieu d'exposition, étalé tout autour de la maison Smith, est un endroit où il fait toujours bon venir et revenir, seul, en amateur d'art, pour y capter l'ambiance d'une époque tumultueuse \u2014 encore partout palpable \u2014 ou avec les enfants, en flâneur un peu distrait.Pourquoi traîner la marmaille jusqu'au Lac des castors alors que le véritable terrain de jeu du mont Royal se trouve au Symposium ?En voilà de l'art public ! Les pique-niqueurs du dimanche sont toutefois invités à apporter leur lunch, à moins qu'ils ne veuillent bien se contenter des hots-dogs et des sandwichs froids au bon goût de saran wrap qu'offre le chic (chiche ?) Chalet du mont Royal.Photos ALAIN ROBERGE, La Presse © Une des douze sculptures qui ornent le mont Royal depuis le Symposium de 1964, et signée Pierre Szekely.À l'avant-plan, le touriste de la République dominicaine Manuel Fernandez.Marcel Boucher a trouvé le nid idéal pour plonger le nez dans un livre : une sculpture du Torontois Irvin Burman. 7LP0401B0826 B-4 DIMANCHE - ARTS 7LP0401B0826 ZALLCALL 67 00:50:56 08/26/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 26 AOÛT 2001 F E S T I V A L DES FILMS DU MONDE Une découverte: Memorias postumas Y a-t-il des découvertes à faire au FFM en marge de la compétition officielle ?En glanant bien au Parisien, on découvre parfois la perle rare.Mais il faut chercher.La première surprise nous vient d'Amérique latine.Du Brésil, plus précisément.Memorias postumas (Mémoires posthumes) d'André Klotzel apporte avec lui un agréable parfum de fraîcheur.D'un humour très fin, maniant l'art de la litote et de l'incise, ce réalisateur qui fut l'assistant de Nelson Pereira dos Santos semble avoir retenu une partie du secret des grands.On songe au Bunuel de la dernière époque, au ton irrévérencieux de Noblesse oblige de Robert Hamer ou à la manière qu'avait Guitry dans Le Roman d'un tricheur de donner un sens à des images par un commentaire écrit au je.Tiré d'un roman du siècle dernier célèbre au Brésil, le film raconte les mémoires d'un certain Bras Cubas.Sans être un tricheur, il est le premier à reconnaître que sa vie n'a pas été le succès escompté.Car l'originalité de ce récit vient du fait que c'est le héros lui-même qui, après sa mort, vient raconter sa vie et en commençant par le dernier acte, sa mort elle-même.Malgré une fin languissante (et prévisible), au-delà de l'humour de certaines répliques et de la satire sociale, Klotzel a su évoquer avec talent un monde bourgeois depuis longtemps disparu.Deux autres cinéastes brésiliens, Fernando Meirelles et Nando Olival, ont cherché avec Domesticas à attirer l'attention sur des individus très négligés dans leur société, les domestiques.Ces aides domestiques, des femmes pour la plupart, sont chargées des tâches les plus ingrates.Mais elles ont aussi des désirs et des rêves.L'une, par exemple, désire devenir mannequin.Elle va vite déchanter devant certaines propositions.On comprend que les deux cinéastes ont cherché à réhabiliter, à travers leurs personnages, cette tranche invisible de leur société.Le résultat, malheureusement, ne va guère plus loin qu'un certain pittoresque.Un portrait de la Chine Avec Lan se ai qing (L'Amour en bleu) de Huo Jianqi, un portrait assez sympathique de la Chine émerge.Cette histoire est vue à travers les yeux d'un jeune policier, Tailin, qui aurait aimé être un artiste mais qui a fini par reprendre le même métier que son père.Une rencontre, celle d'une jeune actrice, Luyun, va bouleverser sa vie.Cette jeune fille excentrique qui a simulé un suicide pour faire sa connaissance le pousse dans une enquête difficile qui met en cause aussi bien le père du jeune homme que la mère de la jeune fille.Au-delà du gentil polar, ce clin d'oeil sur une Chine nouvelle où les autos ont remplacé les bicyclettes dans les rues et où les jeunes portent désormais des vêtements griffés, laisse deviner un changement profond de mentalité et de climat social, une libéralisation des moeurs en fait qui rappelle la nouvelle vague tchèque des années 60, au moment où Milos Forman racontait les amours d'une blonde.Des témoignages précieux Pour finir, signalons à l'attention des cinéphiles un documentaire passionnant intitulé Roberto Rossellini.Ce film s'attache à dresser un portrait du célèbre cinéaste italien, inventeur du néo-réalisme.Il est raconté par l'un des témoins placés aux premières loges, l'ancien assistant de Rossellini, Carlo Lizzani, qui a fait après lui une carrière de réalisateur.L'intérêt de ce documentaire qui raconte sans s'attarder les grandes étapes de la vie du cinéaste, c'est de nous présenter des témoignages précieux, notamment ceux de Truffaut, de Scorsese ou d'Ingrid Bergman qui, comme on le sait, plaqua une carrière de star à Hollywood pour devenir sa femme.Lizzani est parvenu dans ce document trop bref à s'élever de quelques crans au-dessus de ces « biographies » dont la télévision nous abreuve régulièrement.DOMESTICAS, O FILM (Les Domestiques), de Fernando Meirelles, Nando Olival, Brésil (demain, mardi et samedi).LAN SE AI QING (L'Amour en bleu), de Huo Jianqi, Chine (demain et vendredi).MEMORIAS POSTUMAS (Mémoires posthumes), d'André Klotzel, Brésil (aujourd'hui et demain).ROBERTO ROSSELLINI, de Carlo Lizzani, Italie (mardi à 14 h 20 au Parisien 3).Photothèque La Presse © Dans le cadre du FFM, Charles Binamé présentera en primeur cette semaine son documentaire sur Pierre Gauvreau.Cinq questions à.Charles Binamé STÉPHANIE BÉRUBÉ On pense Charles Binamé, on pense Eldorado, le Coeur au poing.Des oeuvres résolument urbaines, où la ville est à la fois décor et personnage.Pour Gauvreau ou l'obligation de la liberté, un documentaire sur l'artiste Pierre Gauvreau, Binamé a délaissé l'asphalte montréalais.Il s'est rendu, à plusieurs reprises, dans la campagne de Saint-Armand, là où vit et peint Gauvreau, entouré de fleurs, de silence et de son amoureuse, la peintre Janine Carreau.Son documentaire sera présenté en première au FFM, deux fois, jeudi matin et vendredi soir.Q Comment avez-vous connu Pierre Gauvreau ?R Je l'ai connu à l'ONF, en 1971.Il était directeur de la production française et moi, je venais d'entrer comme homme à tout faire au sein de la production française.Je travaillais dans un studio devant lequel se trouvait Pierre Gauvreau, avec son gros cigare et son poste de directeur.On ne s'est pas juste rencontrés parce qu'on était séparés par un couloir, en face l'un de l'autre : c'est qu'à cette époque-là, Claude (Gauvreau) sortait Les oranges sont vertes.C'est une pièce qui m'avait complètement fasciné et je voulais la mettre sur ruban.Je voulais inscrire cette mémoire-là.Alors je l'ai rencontré pour ça, pour avoir des sous de l'ONF pour faire ça.(.) On est amis depuis ce tempslà.Q Les amis font-ils de bons documentaires R Non.D'ailleurs j'avais refusé de faire ce film dans un premier temps.J'estimais que le sujet, si on peut l'appeler ainsi, était trop près de moi.Que ça serait difficile de rendre quoi que ce soit, de prendre de la distance.Je me suis aperçu à l'usage que c'était faux et qu'au contraire, c'est un avantage.Q C'est un portrait ou un témoignage R Je pense que ça tombe dans aucun des deux genres, mais c'est plus près du portrait que du témoignage.Pour moi, un témoignage est plus un chapelet de différents éléments, alors qu'un portrait est beaucoup plus personnel.Il y a ma signature là-dedans.Il y a des dessins de moi dans le film, des dessins de lui.C'est un portrait très signé : il y a un point de vue de moi sur lui et sur son oeuvre.C'est comme un balayage de sa pensée.Ce qui me frappe chez lui, c'est l'acuité de sa pensée, l'acuité de son observation ; la grande simplicité avec laquelle il regarde les hommes et les choses.Ce que je voulais, de façon schématique et intuitive, c'est présenter sa modernité.Q Pourquoi présenter ce documentaire au FFM ?R Pourquoi pas ?La commande venait de Radio-Canada, pour Les Beaux dimanches, et Télé-Québec.Ensuite, le film a été ramassé chez Ex-Centris pour la programmation d'automne.Entre-temps, le FFM l'a visionné et l'a accepté.Ça fait une première fenêtre.Je ne connais pas les conditions de projections des éléments vidéo au FFM, mais à Ex- Centris, ça va être parfait parce que c'est extrêmement visuel comme document.Je ne pense pas que ce soit un document gnan-gnan, d'un vieux monsieur qui parle d'une époque révolue.J'espère en tout cas.Q Gauvreau parle-t-il d'une époque révolue ?R Non, il actualise constamment sa pensée, complètement campée dans la modernité.Des gens qui réfléchissent à la modernité, à part sur le plan politique, il n'y en a plus.En voilà un.Le film d'André Klotzel, Memorias postumas (Mémoires posthumes), apporte avec lui un agréable parfum de fraîcheur.Voilà une première surprise que nous réservait le FFM.Elle nous vient d'Amérique latine, du Brésil plus précisément.Cuba, l'amourd'une vie STÉPHANIE BÉRUBÉ En 1991, Laurie Ann Schag et Casey Stoll se sont rencontrés par hasard, à l'aéroport de Miami.Tous les deux attendaient leur vol, le même, en direction de Cuba.Ce voyage a changé leurs vies : les deux Américains ont alors entrepris ensemble le tournage d'un documentaire sur ce pays vide de ressources financières et plein d'artistes et de couleurs.Plus de 350 heures de films et un millier de photographies plus tard, voici Great Day in Havana.Dix ans de travail, de réflexion et de remises en question.« Cuba est fait de contradictions », annonce Casey Stoll qui s'est battu pour obtenir du financement pour cette entreprise pour le moins périlleuse : les deux cinéastes sont allés à Cuba au moins une fois par année, depuis leur rencontre.Le nombre impressionnant de voyages n'était pas prévu à l'origine : c'est que le duo n'arrivait pas à mettre un point final à la recherche.Il lui semblait toujours qu'il y avait d'autres choses à dire, d'autres gens à rencontrer.La version finale de Great Day in Havana dévoile Cuba à travers le regard de 11 artistes, différents par leurs âges, leurs disciplines artistiques et leurs humeurs.La parole leur est donnée, entièrement.« C'était très important pour nous de ne pas rajouter une couche sur les propos des artistes », dit Laurie Ann.En conséquence, des points de vue des réalisateurs, on ne sait rien.Même la narration s'efface dans le film.« On ne voulait pas présenter notre point de vue, mais le point de vue des artistes », dit-elle.C'est le cinéma cubain, pourtant méconnu, qui a amené Laurie Ann à s'intéresser à Cuba.Quelques oeuvres ont suffi à aiguiser la curiosité de la jeune femme, assez pour avoir envie d'en savoir plus.Pour Casey, l'intérêt était plutôt.héréditaire ! « Mon père est communiste.En 1975, il avait organisé un festival de films cubains aux États- Unis.Moi, j'ai grandi avec des affiches de films cubains sur les murs de ma maison.En fait, je pense qu'on pourrait dire que j'ai été un bébé qui portait des couches rouges ! » explique-t-il.Laurie Ann et Casey, qui n'étaient pas cinéastes au départ, ni l'un ni l'autre, ont été charmés par la richesse de l'art cubain, malgré cette décennie particulièrement difficile pour Cuba, à la suite de la chute de l'Union soviétique.Comment expliquer cette vitalité culturelle alors ?« À cause du système socialiste, répond Laurie Ann qui affirme que les artistes se retrouvent mieux appuyés par leur gouvernement que ceux qui vivent dans un pays capitaliste.« Les artistes cubains sont assurés d'avoir un toit au-dessus de leur tête et de quoi manger », poursuit-elle.« L'artiste est considéré là-bas comme un professionnel.Il a sa carte, au même titre qu'un professeur ou un médecin », ajoute son partenaire.C'est aussi, soutiennent-ils, ce qui fait que les oeuvres d'artistes cubains reflètent la réalité populaire de leur pays.Parce que le cinéaste qui va chercher son pain chez le boulanger va peut-être aussi y trouver une critique de son dernier film.Alors qu'en Amérique, un réalisateur ayant acquis ses lettres de noblesse, ayant obtenu une certaine notoriété, est aussitôt éloigné de Monsieur et Madame Toutle- monde, il perd contact avec la réalité, expliquent les deux cinéastes.La situation est toutefois appelée à changer.Depuis 1993, le dollar américain est accepté dans l'île de Castro.Les artistes peuvent désormais vendre directement leurs oeuvres aux touristes, ce qui fait d'eux des gens plus riches que la moyenne.Comme les chauffeurs de taxi et le personnel de soutien des hôtels qui ont aussi des contacts avec les étrangers.Il y a donc danger de commercialisation du produit artistique, préviennent les réalisateurs.Les deux Américains affirment avoir été très bien reçus à Cuba.Les artistes n'ont pas hésité à se livrer à eux, malgré leurs origines.« Je pense que Cuba est un des rares endroits du monde où les gens font la distinction entre les individus et leur gouvernement », explique Laurie Ann.Les deux réalisateurs-producteurs- distributeurs n'ont finalement pas obtenu de financement public pour leur documentaire.Leur sujet n'a, semble-t-il, pas plu aux autorités américaines.Hormis une petite contribution d'un fonds privé, tout a été payé de leur poche.L'entreprise a été onéreuse, on le devine, mais nécessaire.« Pour nous, c'était important de le faire.Pour la portée sociale : on a la responsabilité de faire en sorte que les gens voient une autre réalité », affirme le réalisateur.Great Day in Havana a été présenté deux fois au FFM.Seulement deux fois.Si les organisateurs du festival sentent qu'il y a demande, peutêtre ajouteront-ils le film dans l'une des cases horaires vides, en fin de festival.On le souhaite, parce qu'aucune entente de vente n'est conclue pour le moment, ce qui fait que ce film, Dieu sait quand on pourra le revoir.Schag et Stoll notent toutefois, au fur et à mesure qu'elles ont lieu, toutes les présentations du documentaire sur le site web de leur compagnie qui porte le nom de.Cinembargo (www.cinembargo.com).Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Pendant dix ans, les Américains Laurie Ann Schag et Casey Stoll ont amassé 350 heures de films et un millier de photographies afin de tourner leur documentaire Great Day in Havana. 7LP0501B0826 B-5 DIMANCHE - ARTS 7LP0501B0826 ZALLCALL 67 00:51:06 08/26/01 B LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 26 AOUT 2001 B5 F E S T I V A L DES FILMS DU MONDE EN COMPETITION Toute une experience! A la sortie de la projection de Das Experiment (L'Experience), les festivaliers etaient encore sous le choc.Pendant deux heures, ils ont ete fascines, surpris, secoues par un thriller psychologique dont les rebondissements les auront continuellement tenus en haleine, par un recit d'autant plus redoutable qu'il fait echo a la part sombre de l'ame humaine enfouie en chaque individu.Presente hier en competition officielle au Festival des films du monde, ce premier long metrage d'Oliver Hirschbiegel a pour point de depart une recherche scientifique dont le but est d'etudier le comportement agressif des individus en milieu carceral.Pour ce faire, on selectionne vingt hommes (des types ayant repondu a une annonce dans un journal avec l'intention de faire un coup d'argent) a qui on explique la nature de l'experience.Ces derniers devront passer deux semaines sous la surveillance des cameras dans une prison construite pour la circonstance dans le sous-sol de l'institut.Le cachet est de 2000 dollars.Huit participants sont choisis pour jouer les gardiens ; les douze autres heritent des roles de detenus.Les premiers doivent faire regner l'ordre et la discipline (la violence physique est toutefois interdite) ; les autres vivent enfermes et doivent obeir.D'abord consideree comme un jeu par les participants, l'experience prend vite une tournure de plus en plus troublante au fil des heures et des jours.Des jeux de pouvoir s'exercent, des personnalites s'affrontent.Bientot, plus personne n'aura de controle sur la situation.La porte est ainsi ouverte a tous les derapages.Si le point de depart fait bien entendu penser a tous ces reality shows qui, de Big Brother a Survivor, font les delices des telespectateurs, Das Experiment va beaucoup plus loin.Le recit n'est en effet pas seulement construit pour flatter l'instinct voyeur du spectateur, mais suscite une vraie reflexion a travers une galerie de personnages bien dessines sur le plan psychologique.A vrai dire, le film est effroyable parce qu'il montre de quoi sont capables des individus parfaitement ordinaires lorsqu'un pouvoir leur est donne.Le cineaste demonte ainsi les mecanismes menant a tous les abus, a toutes les horreurs, a tous les nazismes.Cet excellent film tire bien sur son efficacite de son scenario, tres bien ficele, et d'une mise en scene a l'avenant, mais il beneficie de surcroit du talent d'une distribution d'ensemble solide dominee par Moritz Bleibtreu.L'interprete de Cours Lola cours offre en effet une prestation saisissante dans le role d'un detenu defiant l'autorite.Deja un grand succes public et critique en Allemagne, Das Experiment meriterait a coup sur un contrat de distribution chez nous.Fresque poetique Lavoura Arcaica (A la gauche du pere) est une adaptation cinematographique d'un roman de Raduan Nassar, un auteur bresilien tres estime qui, expliquait hier le realisateur Luiz Fernando Carvalho en conference de presse, a completement abandonne l'ecriture apres avoir publie deux romans.L'origine litteraire est d'ailleurs evidente (trop ?) dans cette fresque poetique d'une duree de pres de trois heures qui, si elle seduit par de nombreuses fulgurances, tant sur le plan des dialogues que du cote des images (la photographie n'est rien de moins que splendide), n'en demeure pas moins un peu lourde par moments.Se voulant le revers sombre de la parabole du fils prodigue, le recit est articule autour du personnage d'Andre (Selton Mello), le fils cadet d'une famille bresilienne dont les origines sont libanaises.Ayant quitte le domaine familial pour des raisons dont la nature sera evoquee a l'aide de nombreux retours en arriere, Andre decide pourtant un jour de revenir a la maison.Ce retour, bien que celebre par tous les membres d'une famille aimante, provoquera evidemment bien des remous.Quand on lui a demande pourquoi il avait tant tenu a porter ce roman poetique a l'ecran, le cineaste Carvalho a parle de necessite interieure .S'exprimer, c'est une question de vie et de mort , a-t-il dit en reprenant les mots d'un poete bresilien.Cette urgence est bien sentie dans les choix artistiques du cineaste.Lesquels ne repondent pratiquement a aucun des criteres car cinematographique actuelle.C'est un film long, dont les dialogues sont foisonnants et poetiques, une sorte de tragedie lyrique dont les protagonistes correspondent a des archetypes tres precis.Saluons ici l'audace d'un cineaste qui n'a pas craint de nager a contrecourant.DAS EXPERIMENT (L'EXPERIENCE) \u0001\u0001\u0001\u0001 LAVOURA ARCAICA (A LA GAUCHE DU PERE) \u0001\u0001\u00011.2 Les festivaliers etaient encore sous le choc a la sortie de la projection de Das Experiment (L'Experience), le thriller psychologique d'Oliver Hirschbiegel presente en competition au FFM.LA PRESSE A VU.Akai Hashi Noshitano Nurui Mizu De l'eau tiede sous un pont rouge SHOHEI IMAMURA, deux fois palme d'or a Cannes (La Ballade de Narayama en 1983 et L'Anguille en 1997), propose cette fois une echappee bienvenue vers la fantaisie.Avec beaucoup de charme et d'humour, le cineaste japonais porte ici a l'ecran un roman surrealiste de Yo Henmi.Lequel raconte l'histoire d'un homme d'une quarantaine d'annees (Koji Yakusho), professionnel au chomage en instance de divorce, qui, sur les conseils d'un vieil ami pecheur, part a la recherche d'un tresor enfoui quelque part dans une maison d'ou l'on peut voir un pont rouge.Il y rencontre une femme etrange (Misa Shimizu) qui, lorsqu'elle eprouve du plaisir, inonde les environs d'une eau tiede jaillissant a torrent de son corps.Le phenomene a des consequences bizarres sur la vie des protagonistes, mais aussi sur l'environnement.Filmee avec intelligence, poesie et drolerie (un marathonien africain s'entrainant au Japon en profite pour deboulonner quelques cliches au passage), cette histoire temoigne de la jeunesse d'un cineaste qui, a 74 ans, n'a pas encore fini de nous surprendre.Aujourd'hui, 12h30; mardi 21h30 et mercredi, 16h30.\u0001\u0001\u00011.2 Marc-Andre Lussier Super 8 Stories EMIR KUSTURICA nous avait offert la plus belle surprise du dernier Festival des films du monde, en septembre, avec son No Smoking Orchestra.Le double palme d'or de Cannes bercera de nouveau cette annee les festivaliers avec des airs connus et meconnus des Balkans.Le cineaste-guitariste nous presente en prime un film musical, un documentaire de 90 minutes sur la tournee de son groupe en Europe.Super 8 Stories, qui a ete realise sur la route avec les moyens du bord pendant un an et demi, raconte autant d'histoires que de personnages dans ce No Smoking Orchestra rigolo.Dix musiciens racontes a travers un montage de photos, d'entrevues, de prestations et de films d'archives.Dont le fils percussionniste du realisateur, Stribor.Le resultat est beaucoup plus brouillon que le Buena Vista Social Club leche de Wim Wenders, a l'image de la musique souvent improvisee de ces artistes plus ou moins professionnels.Super 8 Stories, qui n'est pas sans defauts .loin de la ., parvient cependant a maintenir cet equilibre fragile entre la fiction du spectacle et la realite du quotidien qui a fait la renommee de Kusturica.Aujourd'hui, 14h.\u0001\u0001\u0001 Marc Cassivi La programmation du FFM, des hyperliens et une selection de critiques peuvent etre consultes www.cyberpresse.ca/fm Photo ALAIN ROBERGE, La Presse c Le cineaste Fernando Solanas (a gauche) et l'acteur espagnol Francisco Rabal s'etreignent sous les yeux des organisateurs du FFM qui leur avaient prepare un hommage bien merite.Solanas et Rabal honores au FFM STEPHANIE BERUBE LA CONFERENCE DE PRESSE etait joyeuse ; le realisateur argentin Fernando Solanas loquace et rieur jusqu'a ce qu'on lui annonce subitement la mort de Philippe Leotard.Solanas a dirige Leotard dans le film Tangos : L'exil de Gardel, qui a justement ete presente vendredi dans le cadre du FFM.Le realisateur dit garder du comedien francais le souvenir d'un homme extraordinaire et gentil, d'un poete.Hormis cette vague de melancolie et de tristesse, le cineaste a affirme qu'il etait tres heureux d'etre de retour a Montreal, lui qui etait jure au festival il y a deux ans seulement.Hier, le FFM a commence sa remise de prix speciaux en rendant hommage a Fernando Solanas et a l'acteur espagnol Francisco Rabal.Tous les deux etaient en pleine forme et ont pris le temps de parler de leur carriere et de cinema, en francais exclusivement.La culture c'est la diversite ; le cinema c'est la diversite , a declare le cineaste argentin, qui se felicite de la vivacite de la releve qui existe pour le septieme art dans son pays et dans l'ensemble de l'Amerique latine.Et cela, en depit de la mondialisation.Solanas a note que, malgre l'invasion americaine, les oeuvres locales occupent environ 20 % des ecrans dans son pays .le cinema quebecois recolte environ 5 % ici.Pas si mal.Assez pour proposer un toast au jeune cinema latino-americain, ce qu'il a fait, verre d'eau en main.L'acteur Francisco Rabal etait moins enthousiaste quant a la situation de l'Espagne.Oui, a-t-il dit, il y a des jeunes qui ont des choses a dire, et ils ont plus de liberte pour le faire qu'a l'epoque de Franco, mais il faut pousser encore.Faire plus.Rabal, 76 ans, a une feuille de route impressionnante.Il est toujours incroyablement actif, tourne encore et ecrit une chronique de poesie hebdomadaire.Il etait hier dans une forme resplendissante.L'acteur a reaffirme son attachement au FFM qui l'a fait jure en 1992 et ou il a recu le prix pour la meilleure interpretation pour son role dans L'Homme qui a perdu son ombre, d'Alain Tanner, il y a dix ans.Les traditionnels hommages du FFM se poursuivent aujourd'hui avec un salut a Sophia Loren.Plus tard cette semaine, le maitre du cinema de Hong Kong, l'acteur Jackie Chan, recevra le meme traitement. 7LP0601B0826 B6 26 aout 7LP0601B0826 ZALLCALL 67 00:46:34 08/26/01 B ROMAN Sauve par l'ecriture REGINALD MARTEL regimartel@sympatico.ca Les romans epistolaires sont rarement reussis.Il y manque cet espace de liberte qu'est la narration, ou l'auteur qui sait tout sans trop le faire voir apporte les nuances qu'une lettre escamote, emprisonnee dans le calcul ou les convenances.Monique Le Maner a contourne un peu la difficulte, en recrivant quelques-unes des lettres qui composent son roman, pretendument au nom de la verite.Une verite qu'on ne cerne pas aisement, puisque l'auteur principal des lettres est enferme dans une maison de sante dont elle ne doit jamais sortir.La folie est un recours frequent chez les personnages de plusieurs romanciers feminins.Il s'agit de fuir la realite, devenue intolerable.Les hommes choisissent plutot le suicide, pour un meme resultat.Pour entrer dans un univers romanesque, il faut y croire au moins un peu.Comment peser les evenements qui sont censes provoquer la correspondance entre Dominique, dite Doudou, et Margot, quand il n'est pas evident du tout que les lettres sont postees, recues et lues ?Il s'agit de savoir pourquoi et comment est morte leur commune amie, Crabe, qu'elles avaient abandonnee un soir dans le sentier presque mythique de leur enfance, dans un village que la citadine des deux correspondantes, Dominique, appelle derisoirement Gnangnan.Le mystere de cette mort est encore intact, longtemps apres le drame, meme si deux pauvres garcons d'une famille misereuse ont ete pendus pour ce crime.On comprend que les deux fillettes, presque temoins du drame, ne l'ont pas empeche, par lachete.Peut-etre meme le pere de Margot est-il celui qui profitait des faveurs sexuelles de la petite et qui l'a finalement assassinee.Doudou s'est donne la mission de tirer tout cela au clair, avec une mechancete et une cruaute bien calculee dont Margot est la cible.Car Doudou, grosse et pauvre et sentant toujours l'oignon, n'a jamais aime Margot, la jolie blonde bien nantie qui sentait bon et pour qui tout etait facile, meme ecrire des poemes.Invitee par faire-part aux obseques du pere de Margot, Doudou y va ou n'y va pas .ce n'est pas tres clair .et commence alors une correspondance douceamere.Les lettres, qui commencent volontiers par un tres chere vieille amie , peuvent tres bien se terminer par salope .Il y a ainsi des amities eternelles qui ne subsistent que pour le plaisir un peu malsain de cultiver envers l'autre une haine qui compense sans doute la pauvrete et l'insignifiance de la vie.Tantot Doudou affirme diriger un journal et jouir de la consideration de tous, tantot elle reconnait que c'est la un mensonge parmi bien d'autres.La verite probable, c'est qu'elle ne sort jamais de chez elle, parce qu'elle est prisonniere dans un asile, et qu'elle ne sort pas davantage d'ellememe, car elle tourne en rond dans une cervelle embrumee.Dans ce temps arrete, la recherche d'un coupable, assassin ou simple complice, est une entreprise impossible.Il faut beaucoup de patience et de bonne volonte pour aller d'une lettre a l'autre, chacune contredisant les autres, dans l'espoir d'assister a la construction d'un vrai drame romanesque.On est arrete de toute maniere par un discours miserabiliste dont la pertinence est loin d'etre certaine.Si on comprend volontiers le ressentiment d'une fille laide et pauvre envers une fille riche et jolie, et aussi son projet de denoncer son salaud de pere, on est moins a l'aise devant la complaisance d'un auteur qui n'en finit plus de composer des personnages peripheriques, tels les rouquins pendus, qui tiennent plus du monstre que de l'humain.Ils sont comme des animaux a vrai dire, des coqs en l'occurrence, pauvres etres pour qui tout salut est impossible.La folie de Dominique manque vraiment de mesure, de sagesse si on ose dire.Le culte de l'exces chez elle empeche de lire ce qui pourrait avoir vraiment de l'importance.Ainsi Monique Le Maner nous mene-t-elle a une fin malgre tout previsible.On peut alors lire ce qui est peut-etre la premiere vraie lettre de Doudou, sa reponse empressee au faire-part de deces.Il aura fallu, pour assister a ce denouement, subir le delire maniere d'un personnage qui ne se laisse saisir, dans la fiction et dans la realite, d'aucune maniere.Reste l'ecriture, qui est honnete.Dans ces circonstances, on n'en demande pas moins.\u0001\u0001\u0001 MA CHERE MARGOT Monique Le Maner Triptyque, 2001 Celebrites.Celebrites.Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 (800) 361-5013 BONNE FETE, PAPA! Pour souligner les 80 ans de Louis Boucher de Boucherville dit Boucher, aussi connu sous le nom de Emile.MAURICE BISAILLON LAURETTE DENOMMEE Felicitations! chers parents pour ce 60e anniversaire de mariage.LUCIENNE LABELLE ET ROBERT HEBERT Heureux 60e anniversaire de mariage Vos enfants, petits-enfants, parents et amis vous felicitent chaleureusement pour cet accomplissement exceptionnel.Soyez assures que vous etes pour nous tous un bel exemple a suivre.JOANE ET LITO s'envoleront vers l'Argentine le 30 aout pour celebrer 25 annees d'amour et d'eau fraiche.Felicitations! Que tenga un buen viage! HISTOIRE ROMAN HISTORIQUE Un autre roman Colombine La conquete de la Nouvelle-France demythifiee MARIO DUFRESNE collaboration speciale S'il existe une collection Colombine, pendant du Harlequin, elle est faite pour Fabienne Cliff.La seule difference avec la multinationale, c'est que le heros temeraire a un corps de femme qui fait chavirer tous les hommes qu'elle rencontre.Pour le reste, iles exotiques, palais somptueux, defile de Rolls Royce et hotels de luxe, tout y est.Le Royaume de mon pere, de Fabienne Cliff, dont le second tome est sous-titre Miss Mary Ann Windsor entre de plain-pied dans cette categorie de plus en plus populaire dans le roman historique d'ici.D'ailleurs, dit-on, l'auteure partage sa vie depuis un bon bout de temps entre le Quebec et l'Angleterre.Influences Apres avoir fait connaissance de la belle, on apprend qu'elle devra se rendre en Allemagne, au beau milieu de la Deuxieme Guerre mondiale, rencontrer rien de moins qu'Adolf Hitler.Sa mission, qu'elle n'a pas eu besoin d'accepter : obtenir la liberation de celui qu'elle aime et qui, on ne sait trop pourquoi .anyway on s'en fout .s'est retrouve prisonnier dans le camp de Dashau.Mais ne rencontre pas Hitler qui veut.Heureusement, Marianne (Mary Ann) est la fille du duc de Windsor.Oui, oui celui-la meme qui a abdique le trone d'Angleterre pour epouser l'Americaine Wallis Simpson.Vous suivez ?Donc Mary Ann, qui ne vit plus en Gaspesie, mais a Nassau avec son pere et sa belle-mere, apprend que son amant, pianiste de reputation internationale, est retenu par les Allemands.On s'en doute, l'ex-Edward VIII, gouverneur de l'ile, voit d'un bien mauvais oeil les plans de sa fille, qu'il presente cependant comme une cousine eloignee.Pour la proteger.Vous suivez toujours ?Mais lorsqu'une Windsor a quelque chose en tete, inutile de tenter de la faire changer d'avis.C'est la que sa rencontre avec Wenner-Gren, fondateur d'Electrolux et bien branche (pardon) avec Goering et son pere, lui sera utile.En echange d'un entretien avec le chancelier, elle accepte de faire l'amour avec l'industriel suedois.S'ensuivent une serie de peripeties aussi incroyables les unes que les autres.Et pourquoi pas ?Mary Ann est un personnage fictif, precise Fabienne Cliff a la derniere page.Et, il faut le dire, la romanciere possede ce don d'introduire ici et la des elements qui nous poussent a continuer, meme si on a cesse d'y croire depuis belle lurette.Un peu comme lorsqu'on attend chez le dentiste et qu'on attrape a la sauvette un de ces magazines consacres a la royaute.Rien que pour se changer les idees.Mais au moment ou l'on vous appelle, vous etes decu de ne pas avoir eu le temps de savoir ce qui arrivera a Stephanie ou Caroline.J'oserais dire que Fabienne Cliff s'est rendu compte de ces details.Elle fait dire a son heroine : J'ai vecu tant de choses, de chapitres disparates dont le plus beau a ete dedie a l'amour ; le plus triste, celui ou j'ai cru mourir de douleur.Ou en suis-je donc ?Je ne sais plus.\u0001\u00011.2 LE ROYAUME DE MON PERE.MISS MARY ANN DE WINDSOR Fabienne Cliff VLB editeur, 364 pages PIERRE VENNAT Jean Pellerin, l'ancien editorialiste de La Presse et ex-directeur de Cite Libre, decede au debut de l'annee, n'etait pas historien.Mais il s'est toujours interesse a l'histoire, et on lui doit d'ailleurs la fameuse serie televisee Iberville, dont plusieurs se souviennent encore.On lui doit egalement un roman historique, Gens sans terre.Si Pellerin n'etait pas historien, il etait toutefois un vulgarisateur hors pair et un journaliste consciencieux.C'est a ce titre qu'il voulait demaquiller la Nouvelle-France.De nombreux historiens plus qualifies que lui se sont penches sur le sujet, mais il n'en demeure pas moins que trop souvent, leurs travaux sont difficilement accessibles aux lecteurs non specialises.Bref, Jean Pellerin voulait faire oeuvre de vulgarisation de bonne tenue sur un sujet ou, etait-il le premier a s'en rendre compte, les historiens ont souvent des vues divergentes, sinon contradictoires.Pellerin est mort, a 83 ans, avant d'avoir peaufine son ouvrage a son gout.Mais, avait-il affirme avant son deces, son ouvrage etait suffisamment avance pour etre publie et rendre service a divers lecteurs.Francophone et descendant d'Acadien, Pellerin a voulu savoir, en autant que cela soit possible, pourquoi la deportation des Acadiens avait eu lieu et pourquoi la conquete du Canada par les Americains avait echoue.Faisant fi de la facon triomphaliste qu'ont les Francais de parler de leur histoire et de rarement donner tort a leurs rois, veneres souvent a l'egal des dieux, Pellerin dit que Louis XVI, Louis XV et Louis XIV n'ont pas toujours su etre a la hauteur des defis qui se presentaient a eux.Ils ont pris des decisions et declare des guerres qui eurent des consequences desastreuses pour la Nouvelle- France.Pour obtenir que son petit-fils accede au trone d'Espagne, Louis XIV n'a pas hesite a sacrifier l'Acadie, et cela parce qu'aux yeux de plusieurs de ses conseillers et de ses courtisans, le Canada ne valait pas les sacrifices qu'exigeait l'envoi constant de secours et de renforts.Enfin, Pellerin, qui, comme editorialiste n'avait jamais eu la langue dans sa poche, affirme qu'aucun doute n'est possible : les innombrables attaques et massacres perpetres par des agents franco-canadiens contre les etablissements de la Nouvelle-Angleterre ont constitue la cause directe du soulevement massif des forces anglo-americaines qui a mene a la chute du Canada en 1760.Alors que, pour le plus grand malheur de la Nouvelle-France, de sourds conflits de classes et de personnalites, s'ajoutant a la corruption administrative, avaient serieusement mine la solidarite d'une colonie deja faible numeriquement face a un ennemi beaucoup plus nombreux et determine .Voila qui est bien dit ! \u0001\u0001\u0001 LA NOUVELLE-FRANCE DEMAQUILLEE Jean Pellerin Editions Varia, 206 pages ECOLE DES ECRIVAINS Comment devenir auteur en douze lecons Devenez auteur.L'ecriture peut rapporter ! .Tout le monde peut ecrire .Le portrait .La description .Le style .La biographie .Les mots .Le plan .Le conte .La panne .L'inspiration ECOLE DES ECRIVAINS 807, rue Closse, Saint-Lambert (Quebec) J4R 1K8 Tel.: (450) 672-4893 Telec.: (450) 672-9945 2981587A 25e edition du Festival des films du monde du 23 aout au 3 septembre 2001 Le Festival et son partenaire Air Canada souhaitent remercier les commanditaires suivants pour leur precieuse collaboration : Participez au concours Air Canada Cinema en tous genres Vous pourriez gagner deux billets pour Londres en Service HospitaliteMD.COLLABORATEUR ASSOCIE Information : (514) 848-3883 Site Internet: www.ffm-montreal.org Que faites-vous apres le travail ?2981034A 7LP0701B0826 B7 26 aout 7LP0701B0826 ZALLCALL 67 00:49:54 08/26/01 B LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 26 AOUT 2001 B7 BOUQUINS, SOLEIL, SANGRIA L'automne dansl'ame collaboration speciale Avec les jours qui s'abregent et le fond de l'air qui rafraichit, comment ne pas avoir des maintenant l'automne en tete, voire dans l'ame ?Le soir, les terrasses sont moins bondees et pour cause ! A Bouquinville, on a repris du boulot depuis quelque temps et le chroniqueur arrive a peine a surnager dans cette mer de communiques, de jeux d'epreuves et d'exemplaires de presse des premieres parutions de la rentree.Au sortir du lancement de Lise Bissonnette, l'autre soir, j'en discutais justement avec des potes et collegues rassembles autour d'une table au Misto, dont les ecrivains Guillaume Vigneault et ce bon vieux Louis Hamelin qui feront les manchettes tour a tour cette saison, chacun avec un nouveau bouquin.Entre une gorgee de chianti et une bouchee d'un osso buco vraiment pas pique des vers, je me suis spontanement laisse aller a quelques predictions pour cette saison qui s'annonce prodigue en emois litteraires et en agreables decouvertes.A mes compagnes et compagnons d'agape, je confiais notamment mon bonheur de retrouver Sylvain Trudel, en grande et belle forme, dans son premier roman pour adultes depuis Zara ou la mer noire (Les Quinze, 1994).Aussi charmantes, fantaisistes et poetiques que puissent etre les oeuvres que Trudel a fait paraitre dans la collection Premier roman de la Courte echelle, je n'etais certes pas seul a souhaiter ardemment qu'il revienne a son premier public et rompe ce silence qui s'eternisait depuis son excellent recueil de nouvelles, Les Prophetes (Les Quinze, 1996).C'est desormais chose faite avec Du mercure sous la langue, version revue et passablement augmentee d'une de ses meilleures nouvelles, qui parait ces jours-ci sous le label des Allusifs.Intitulee a l'origine Mourir de la hanche, la nouvelle mettait en scene un adolescent en phase terminale d'une maladie incurable qui lui a progressivement gruge la carcasse.Q u e f a i r e quand on n'a pas vingt ans et que, deja, la fin se profile a l'horizon, irrevocable et scandaleuse ?L'ame est a l'automne et l'heure au bilan.Au fil de ses jours tous semblables dans cet hopital pour jeunes malades, Frederic Langlois n'a cependant pas l'intention de s'apitoyer sur son sort ni de se bercer d'illusions sur l'eventualite d'un miracle qui le sauverait de sa descente lente mais sure dans le neant, lui offrirait un improbable sursis, une impossible guerison.Pour la nouvelle mouture de cette histoire, Trudel a developpe en insistant sur le rapport du jeune homme avec sa famille et avec les autres enfants egalement souffrants de son entourage, et egalement sur la seule therapie un tant soit peu valable pour le heros : l'ecriture.Le sujet et le ton sont donc forcement graves.Et il va sans dire que des ecrivains moins talentueux n'auraient sans doute pas su eviter les ecueils de la sensiblerie et du melodrame.Si ce n'est pas le cas ici, c'est en grande partie grace au formidable sens de l'equilibre de Sylvain Trudel, qui nous epargne les details peu pertinents de la souffrance physique du jeune pour se concentrer plutot sur sa souffrance morale que rien, et surtout pas la foi en une vie apres la mort, ne vient attenuer.Ambivalent sur les questions spirituelles, le heros condamne affirme ne pas croire en Dieu, meme s'il ne se gene pas pour apostropher a l'occasion ce soi-disant Etre supreme et infiniment bon qui en depit de sa proverbiale misericorde a neanmoins permis qu'il meure prematurement.Je n'aime pas la Bible : il y a trop de magie dans cet almanach du peuple.A vrai dire, j'aurais peut-etre suivi le Christ s'il ne m'avait pas souffle cette poudre de perlimpimpin qu'on appelle le miracle et qui m'humilie tant.Car si le miracle est possible, pourquoi pas toujours le miracle, rien que miracle ?Pourquoi pas ma guerison ?Et pourquoi pas la vie eternelle sur la terre plutot qu'au ciel ?En un sens, Trudel reprend ici des preoccupations existentielles proches de celles de Camus, notamment dans La Peste, ou le docteur Rieux s'indignait a juste titre du silence de Dieu devant la mort d'un enfant.D'ailleurs, la scene de la visite de l'abbe au chevet de Frederic rappelle inevitablement la confrontation entre Meursault et l'aumonier venu l'exhorter a prier pour le salut de son ame, l'une des scenes les plus memorables de L'Etranger.J'ai ecrit en d'autres pages, et je le pense toujours (avec, puis-je m'en confesser, un brin d'envie), que Sylvain Trudel etait incontestablement l'un des plus brillants stylistes a avoir emerge sur la scene litteraire quebecoise depuis les annees quantre-vingt.Dans ce roman dense et bref, a l'ecriture superbement maitrisee, il navigue adroitement entre des passages au lyrisme puissant, d'autres plus interiorises, et d'autres encore habites par une colere, une hargne, une virulence auxquelles l'auteur du classique Le Souffle de l'Harmattan ne nous avait pas habitues .encore qu'on aurait tort de se figurer les livres de Trudel comme des tableaux naifs et pleins de lumiere.On est bien loin de la bienveillance et du larmoiement institutionnalises avec un brin d'indecence par l'industrie du telethon.Sans doute d'aucuns qualifieront de cynique ce livre sans concession.Qu'a cela ne tienne.A l'esperance factice et illusoire, Frederic Langlois et par extension son createur ont prefere la lucidite, que Rene Char decrivait comme la blessure la plus rapprochee du soleil.En somme, Trudel signe ici un livre brillant, fort, necessaire, qu'on lira et relira pour la pertinence du propos et la justesse de cette petite musique bien personnelle, qui ne doit plus grand-chose aux modeles (Ducharme, Ajar, etc.) auxquels on l'avait autrefois comparee.\u0001\u0001\u0001\u00011.2 DU MERCURE SOUS LA LANGUE Sylvain Trudel Les Allusifs, 130 pages ESSAI ROMAN Y'a toujoursben deslimites ! Un livre qui tombe a pic MARIO ROY En 1996, un tribunal a du trancher une dispute entre deux enfants de trois ans survenue dans le carre de sable d'un parc de Boston.Personne, pas meme le juge, n'a songe a dire aux parents d'aller regler ca chez eux autour d'une tasse de the.Devant la batterie d'avocats mandates a grands frais pour plaider la cause, le magistrat a plutot emis une injonction reglementant l'utilisation future du carre de sable.A New York, apres de kafkaiennes procedures qui auront dure des annees, une ecole de Brooklyn a du reembaucher a sa sortie de prison un enseignant condamne pour avoir fait le trafic de drogues dures a l'interieur meme de l'etablissement, pendant les heures de classe.Dans les deux cas, est surtout remarquable le fait que personne, en particulier parmi les gens en autorite, n'ait eu le pouvoir de courtcircuiter les regles au nom du bon sens et de rendre des decisions executoires.Que personne n'ait pu decreter : quels que soient les droits invoques, les tribunaux n'arbitrent pas des chicanes de carre de sable, et un enseignant dangereux pour les enfants n'a pas sa place dans une ecole.Ce n'est pas benin : la qualite de la vie en societe est lourdement tiree vers le bas par la judiciarisation et la codification des moindres details de l'existence.Le pouvoir de juger, de decider et d'agir a echappe aux etres humains pour devenir celui de systemes gigantesques, anonymes, portes au plus frileux conservatisme et non imputables.Defense de boire l'encre Il est particulierement savoureux que cette these .assassine a l'endroit des avocasseries notamment .soit etayee par un.avocat, Philip K.Howard.Il s'agit d'un exconseiller du vice-president democrate Al Gore, actif egalement dans l'entreprise et les milieux communautaires.Dans The Lost Art of Drawing The Line (L'Art perdu de fixer des limites), l'auteur pousse un cran plus loin la reflexion qu'il avait amorcee dans The Death of Common Sense (La Mort du bon sens), un ouvrage publie en 1996 et qui avait ete un best seller dans toute l'Amerique.L'auteur soutient que selon une loi des effets pervers bien connue, ce qu'on pourrait appeler la civilisation des droits forge une societe a la fois paralysee et privee des droits les plus fondamentaux, puisque les systemes investis de tous les pouvoirs sont eux-memes baillonnes, ligotes et reduits a l'insignifiance.Ainsi, illustre l'auteur, il a fallu six ans de reunions, de discussions, d'etudes, de rapports et de negociations pour decider de la.couleur de la nouvelle tour de controle de l'aeroport de Denver, au Colorado .il pourrait ajouter qu'aujourd'hui, l'ouverture d'un nouvel aeroport aux Etats-Unis serait virtuellement impossible : il faudrait des siecles pour obtenir tous les papiers, tampons et cachets necessaires Les exemples donnes par l'auteur sont americains, bien entendu.Mais il est patent que le mal s'etend a la vitesse grand V a toute la planete.Un alcoolique de Thionville, en France, a poursuivi la firme Pernod- Ricard parce qu'elle ne precisait pas sur ses bouteilles qu'il est dangereux d'abuser de l'alcool .Howard remarque que des photocopieurs sont dorenavant estampilles d'un avis deconseillant de boire l'encre qui s'y trouve ! En Ontario, un adolescent de 18 ans s'est retrouve en Cour criminelle pour avoir asperge d'eau un professeur.Une mere de famille de Rimouski a poursuivi un entraineur de hockey mineur afin d'obtenir davantage de temps de glace pour son fils de 14 ans.Mediocrite croissante Plus accablant encore : au Quebec, le debat sur la derniere en lice des reformes de l'education s'est cristallise autour de la question de savoir s'il faut garnir les bulletins scolaires de chiffres, de lettres, ou de petits bonhommes souriants ou pas ! Les enfants apprendront-ils mieux et davantage ?Cela n'interesse pas vraiment le systeme.Et personne n'a le pouvoir d'y faire quoi que ce soit.L'auteur parle-t-il du Quebec ou des Etats-Unis lorsqu'il ecrit que les reformateurs changent continuellement les regles et raffinent les procedures.Mais pourquoi faut-il toujours se retrouver le nez dans un livre de reglements a chaque fois qu'on essaie d'accomplir quoi que ce soit ?La civilisation des droits est definie par Howard comme etant l'egoisme vetu d'habits juridiques .Elle s'est erigee dans le mepris du bien commun.Et par la mise au rancart du principe d'autorite, remplace par une toile de plus en plus touffue de regles affichant une tendance lourde a affliger les normes sociales d'un degre de mediocrite sans cesse croissant.Or, dit Howard, il n'y a aucun progres possible si on suit les regles.L'illustration parfaite de la chose etant que rien n'est davantage en mesure de paralyser une entreprise ou une bureaucratie que d'y faire la greve du zele (en francais dans le texte), c'est-a-dire d'y fonctionner rigoureusement selon les procedures pendant une periode donnee ! Il faut deplacer le pouvoir a partir des systemes vers les individus, plaide l'auteur.Parce que, paraphrase- t-il, le manque de pouvoir corrompt, le manque absolu de pouvoir corrompt absolument .\u0001\u0001\u00011.2 THE LOST ART OF DRAWING THE LINE Philip K.Howard Random House, New York, 2001, 255 pages S I L V I A GALIPEAU Lavenir de la planete vous inquiete, vous croisez les doigts chaque fois que les grands de ce monde se reunissent pour discuter environnement, et vous ragez devant le refus des Americains de s'engager a reduire les emissions de gaz a effet de serre ?Ce livre est pour vous.Et si, au contraire, vous etes encore sceptiques et vous ne saisissez pas bien l'interet d'une entente internationale en matiere environnementale, alors ce livre est doublement pour vous.Nous sommes en 2025, en Californie.Ou du moins ce qu'il en reste.L'effet de serre, les pluies acides et les multiples epidemies ont ravage la planete.Les climats ont ete totalement chambardes, les oceans sont maintenant vides de vie, les forets inexistantes.On ne mange plus de viande, encore moins de poisson.Inutile de chercher des legumes dans les assiettes : il n'y en a tout simplement plus.Dans une Californie ou il ne fait plus que pleuvoir .une pluie insidieuse, constante, interminable .Ty Tierwater, ex-eco-terroriste desabuse, tient une menagerie d'animaux en voie d'extinction.Sont reunies les betes les moins glamour, une hyene, un chacal, la derniere renarde de Patagonie d'Amerique du Nord, et trois lions.Un jour, l'homme desormais age de 75 ans (ce qui ne fait de lui qu'un jeune vieux , la science et les cremes rajeunissantes faisant desormais des miracles), recoit un coup de fil inattendu.C'est Andrea, son ex-femme, son ex-flamme.Celle qui a eveille sa conscience ecologique, lui a fait decouvrir l'association La Terre pour Toujours , l'a plonge dans l'eco-sabotage.La femme de tous ses exces de militantisme.Ce retour imprevu plonge l'exenvironnementaliste dans ses plus profonds souvenirs, qu'il relate a la premiere personne, d'un ton toujours cinglant, n'epargnant personne au passage.Il ecorche ainsi a la fois la culture destructrice de consommation, mais aussi le monde du militantisme, soulignant ses exces, ambiguites et contradictions.Un exemple ?Alors qu'il se revoit au debut des annees quatrevingt, consommat e u r s a n s conscience, criminel meme, il raconte qu'il vient d'une riche banlieue, possede une Mustang et une Jeep pour monter dans les Adirondacks et pouvoir trimbaler mon sac a dos Eddie Bauer a trois cent vingt dollars et communier avec l'ecureuil, le martin- pecheur et le r a t musque .Vlan.Le ton est donne.Il se rememore aussi sa rencontre avec Andrea, l'association, le militantisme, le sabotage de forets.Les cotes plus noirs aussi, avec ses multiples incarcerations et sa fille Sierra dont on lui retire la garde.Et puis reviennent aussi ses souvenirs carrement douloureux, le militantisme de sa fille, puis sa disparition tragique.Le livre tombe a pic, alors que la question de la protection de l'environnement continue de soulever des debats.Posant une foule de questions, impossible de ne pas se sentir interpelle.Savoureux.\u0001\u0001\u00011.2 UN AMI DE LA TERRE T.C.Boyle Grasset, 390 pages L'avocat Philip K.Howard, ex-conseiller du vice-president democrate Al Gore, vilipend les avocasseries dans son essai The Lost Art of Drawing the Line.Coupon de participation Qui est le metteur en scene de la piece 24 poses (Portraits) ?Nom Prenom Age Adresse App.____ Ville CP Tel.res.: (___) Tel.trav.:(___) _ Pour etre valide, le coupon doit etre rempli.Ce concours s'adresse aux personnes agees de 18 ans et plus.Les reglements du concours sont disponibles aux bureaux de la Compagnie Jean Duceppe.Les fac-similes ne sont pas acceptes.La valeur totale des billets est de 780 $, le forfait telephone sans-fil et temps d'antenne est d'une valeur de 4 000 $.CONCOURS 24 poses (portraits) de Serge Boucher mise en scene de Rene Richard Cyr Grace a La Presse, CKAC73O et RogersMC AT&TMD, courez la chance de gagner une des dix paires de billets pour la grande premiere de la piece 24 poses (Portraits) presentee le 14 septembre chez Duceppe.De plus, un grand gagnant aura la chance exceptionnelle de rencontrer les artistes dans les loges, de les accompagner au restaurant pour celebrer la premiere du spectacle et de recevoir un telephone sans-fil Nokia 8260 ainsi qu'un an de temps d'antenne local illimite offert par Rogers AT&T.Les noms de deux gagnants seront devoiles sur les ondes de CKAC73O, chaque jour, entre le 3 et le 7 septembre a 10h10 et le nom du grand gagnant sera annonce le 10 septembre.Bonne chance ! Retournez le coupon-reponse a : CKAC730, Concours Grande premiere chez Duceppe C.P.7373 Montreal, Quebec, H3C 4A5 2981030A 7LP0801B0826 B-8 DIMANCHE - ARTS 7LP0801B0826 ZALLCALL 67 00:48:47 08/26/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 A O Û T 2 0 0 1 LES UNS ET LES AUTRES Sortir le rap de la caricature Saul Williams avait le monologue arrogant dans Slam, de Marc Levin, Caméra d'or à Cannes en 98.Au lieu de profiter d'une soudaine notoriété, ce fils de pasteur a préféré se consacrer à d'autres formes d'expression : la littérature puis la musique.Ce qui ne l'empêchera pas d'être bientôt à l'affiche dans K-Pax.Le point avec le magazine Première.Q Pourquoi avoir renoncé au cinéma après Slam ?R J'ai eu de nombreuses propositions, mais la majorité des rôles offerts à un acteur comme moi sont sans intérêt.Vous avez le choix entre le trafiquant de drogues, le bon ou le mauvais flic.Malgré une formation de comédien, je ne me consacre à aucune forme d'art en particulier.Si c'est à travers la poésie, la littérature ou la musique que je dois toucher les gens, qu'il en soit ainsi.Après la sortie de Slam, je suis allé dans les écoles et les prisons pour parler aux gens de ce que nous avions voulu faire avec ce film, j'ai ensuite sorti deux livres de poésie et commencé à travailler sur mon album.Q En écoutant cet album, on a la sensation qu'il s'agit d'une évolution de ce que Public Enemy ou Run DMCfaisaient dans les années 80.R Quand j'écoutais, en 89, Fear of a black planet, de Public Enemy, je me disais : « Si c'est ça le hip-hop aujourd'hui, qu'est-ce que ça va être dans dix ans ! » Dix ans plus tard, j'allume la télé et j'entends un mec beugler : « What's my motherfuckin' name ?» C'est tout bonnement de la régression ! Je n'ai pas peur de le dire.Acheter Jay-Z ou Eminem, c'est comme acheter de la drogue.De la mauvaise drogue.Avant, le hiphop était ma principale inspiration.Maintenant, c'est ma première source de frustration.Mon but est de sortir le rap de la caricature, de l'amener à l'étape suivante, à ce qu'il peut être.Q Vous êtes investi d'une mission ?R Je veux seulement toucher les gens.Vraiment.Il n'y a pas de grand rêve ni de grand dessein derrière cet album.Je pense que ce serait fascinant d'essayer d'introduire du sens dans cette arène qu'est la télévision, où règne l'insignifiance.J'aimerais aussi que le hip-hop soit respecté musicalement, pas seulement pour les paroles.Saul Williams ZOOM FLASH Pas de rabais pour l'ego Jennifer Lopez s'est amenée en coup de vent à la boutique Dolce & Gabbana de Beverly Hills avec une équipe de cinq personnes.Lorsqu'une des vendeuses lui demanda gentiment « Puisje vous aider ?», elle chargea un de ses gardes du corps de lui faire savoir qu'elle ne devait pas lui adresser la parole directement.Un peu plus tard, une autre vendeuse lui suggéra un ensemble qui, ditelle, « vous irait à ravir ».L'actrice répliqua : « Je n'ai pas besoin de vous, j'ai mes propres stylistes ! ».Peu après, elle avisa un superbe manteau long en cuir fin offert à 40 000 $.Soudain tout miel, elle minauda pour obtenir un rabais, mais cette fois c'est le personnel de la boutique qui lui battit froid.Sobriquets de stars CAMERON DIAZ fait peut-être rêver aujourd'hui, mais ça n'a pas toujours été le cas.À l'adolescence, elle était tellement maigre que les autres filles l'appelaient Le Squelette.Star fait aussi état de sobriquets dont ont été affublés d'autres vedettes pendant leur jeunesse.Par exemple, le surnom de Nicole Kidman était La Cigogne, à cause de ses longues jambes ; celui de Leonardo Di Caprio.Leonardo Retardo.Whoopi Goldberg, elle, avait été baptisée Le Coussin Whoopi à cause de ses problème de flatulence.Cher de l'heure ! LE TEMPS c'est vraiment de l'argent pour Sharon Stone ; alors qu'elle touchait près d'un million de dollars pour un message publicitaire d'un grand magasin espagnol, El Corte Ingles, qui devait nécessiter deux jours de tournage, au bout de seulement six heures elle déclara qu'il y avait beaucoup trop de temps morts et qu'on la faisait poireauter inutilement et elle claqua la porte.Les producteurs firent alors appel à une doublure pour terminer le tournage.Mais comme ce sera bien la tête de la vedette qu'on verra dans les réclames, Mme Stone a quand même touché le cachet complet.E X P R E S S IL Y A DES GENS qui aiment tellement l'odeur de « char neuf » qu'ils en achètent même en bonbonne aéorosol.Ce n'est pas le cas de Pia Zadora qui trouvait l'intérieur de sa Range Rover trop envahissant.Aussi a-t-elle fait retirer le cuir des sièges pour le remplacer par du tissu bien ordinaire.Paul Verhoeven, qui a refusé la suite de Basic Instinct, réalisera Official Assassins, dont l'action se situe à la veille de la guerre froide, alors que les Américains et les Russes se disputent les services de certains scientifiques de l'ex-Allemagne nazie.Danièle Thompson réunira Jean Reno et Juliette Binoche pour son deuxième long métrage, Décalage horaire, qu'elle a \u2014 comme La Bûche \u2014 coécrit avec son fils, Christopher Thompson.Le tournage devrait débuter vers le mois d'octobre.SOURCES : Movieline, Studio, Globe, People Nicolas Cage Jennifer Lopez Tous les films que je choisis, je les fais pour moi avant tout.La question est de savoir comment je vais m'en sortir pour jouer le personnage.C'est toujours mon but.Qu'il s'agisse du protagoniste des Ailes de l'enfer ou de celui de Capitaine Corelli.Jusqu'au dernier moment, je ne suis pas sûr d'en être capable.Mais j'ai généralement une approche casse-cou quand je joue : soit ça marche, soit je me ramasse.Ciné Live » VOUS DITES.FERMÉ FERMÉ POUR LA SEMAINE 27 LUNDI 28 MARDI 29 MERCREDI 30 JEUDI 31 VENDREDI A O Û T Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde).Pour s'y rendre carrément plus vite, prenez l'autobus ou le métro.Renseignements : (514) 872-7044 Consultez l'horaire au www.laronde.com 8 SAMEDI 9 DIMANCHE 15 SAMEDI 16 DIMANCHE 22 SAMEDI 23 DIMANCHE 29 SAMEDI 30 DIMANCHE LA RONDE PROLONGE L'ÉTÉ MAIS OUVERT LES FINS DE SEMAINE ! S E P T E M B R E 3LUNDI 2 DIMANCHE 1 SAMEDI 2981139A Vider son sac LORSQUE LES GENS en ont assez de se supporter sans rien dire, ils déballent soudain tout ce qu'ils ont sur le coeur : ils vident leur sac.Il s'agissait à l'origine, comme le rappelle Claude Duneton dans La Puce à l'oreille, d'un terme de tribunal.Autrefois, les documents étaient écrits sur du fort papier ou sur du parchemin puis roulés et noués par un ruban.Comment ranger et transporter ces rouleaux ?Eh bien dans un sac ! Chaque plaideur arrivait à l'audience avec le sien dont il sortait un à un les actes notariés, assignations, mémoires et justificatifs de tous ordres.Devant les juges, il « vidait son sac » avec toute la hargne qui est de mise dans ces cas-là, et dont l'expression a gardé une coloration agressive.Partagez ce bonheur avec vos parents et amis en plaçant une annonce dans la rubrique \u0001 un anniversaire de mariage \u0001 des fiançailles \u0001 un mariage \u0001 un anniversaire de naissance \u0001 l'obtention d'un diplôme \u0001 ou tout autre événement spécial Ces annonces sont publiées tous les dimanches dans La Presse Heure de tombée : Mercredi 17 h Composez le (514) 285-6999 ou le (514) 285-7274 Appels interurbains (sans frais) 1 800 361-5013 à célébrer ?CÉLÉBRITÉS Vous avez un événement Hauteur Largeur Tarifs 3 po 3 po 5 po 2 3/4 po 5 1/2 po 5 1/2 po 100 $ 200 $ 350 $ CHOIX DE FORMATS MARIAGE Marc est drôle, pince-sans-rire, ambitieux et créatif.Isabelle aime rire, la cuisine japonaise et le plein air.Mélangez le tout et vous obtenez le plus beau couple de nouveaux mariés.Félicitations aux tourtereaux.Amis et familles.2977292A 7LP0901B0826 B-9 DIMANCHE - ARTS 7LP0901B0826 ZALLCALL 67 00:49:46 08/26/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 A O Û T 2 0 0 1 B 9 Un Cream riche etaccessible P H I L I P P E RENAUD DEPUIS SIX ANS, il n'est plus d'été montréalais qui s'achève sans son festival de musique électronique Cream, une initiative des Productions 514 \u2014 lesquelles, rappelons- nous, ont récemment défrayé les manchettes à la suite de l'accord tacite intervenu entre celles-ci et le SPCUM pour tenter d'encadrer un mouvement de masse qui semblait, à certains égards, hors de contrôle.Cette fois, l'esprit n'est plus aux inquiétudes et questionnements existentiels sur l'avenir des « raves » : seule la fête prime, la célébration d'une scène qui a considérablement grandi et mûri ces six dernières années, la reconnaissance d'un phénomène sorti de l'underground pour aujourd'hui s'abreuver à l'aulne de la popularité.Ce qu'illustre bien le volet Cream dans la rue, première manche de ce festival techno : quatre jours de programmation gratuite et à ciel ouvert attirant les amateurs et les curieux par centaines dans le coeur jet-set d'un boulevard Saint- Laurent en pleine vente-trottoir.À l'angle de la rue Prince-Arthur, une tente, des tables tournantes, un mixer et des DJ qui se relaient de 13 h à 23 h.Un contact simple et privilégié avec ces artistes qui s'évadent ainsi de la noirceur des after hours et des fêtes nocturnes pour faire danser madame, monsieur et leur progéniture.Dans ce même esprit d'accessibilité, les quatre jours de programmation sont placés sous l'égide des labels électroniques montréalais : Bombay (jeudi dernier), Dune (vendredi dernier), Turbo (hier) et YUL et Haute Couture aujourd'hui.Sous le soleil de fin de journée, hier, l'ambiance était décontractée devant le petit chapiteau des vedettes de la platine.Véritable cadeau des organisateurs, une légende du hip hop s'offrait à ses nombreux admirateurs : le patriarche DJ Grandmaster Flash.Ce Newyorkais est l'un des pionniers de l'art du turntablism - tel qu'en témoigne la pierre angulaire du genre, l'album The Adventures of Grandmaster Flash On The Wheels of Steel (1981) \u2014, en plus d'avoir donné ses lettres de noblesse au rap.Sa chanson The Message (1982), rappée par ses acolytes du Furious Five, est ainsi reconnue comme le premier rap moderne au texte conscientisé.Prenant son rôle de prophète hip hop au sérieux, Grandmaster Flash a entrepris de nous « éduquer » tout en nous faisant danser, au rythme des classiques du old school (de la vieille école).« Jump Around ! », scandait-il à la foule admirative.Parmi les spectateurs se trouvaient de nombreux DJ locaux, dont Kid Koala.L'un d'eux avait même apporté une copie vinyle d'un disque de la légende, dans le but de la faire autographier ! Aujourd'hui, les chasseurs d'aubaine arpentant la Main pourront terminer leurs courses en écoutant la sélection hip hop de Renegade, Red Dredd, Ray Ray, Puppa Sasha et Devious (de 13 h à 16 h).La programmation du Cream On The Streets virera ensuite au techno et au trance avec Mateo, Nivoc et DJ Brian (de 16 h à 19 h).À 19 h, le duo Les Jardiniers donnera une prestation live d'une heure, suivie d'un set de DJ Maüs en guise de lancement à l'album mixé officiel de l'événement Cream.XL clôturera la journée avec un set de deux heures.Enfin, pour les fêtards du dimanche, le Living (4521, boul.Saint-Laurent) reçoit les DJ house Saeed & Palash.Et c'est loin d'être fini.Cream reprend du service jeudi prochain avec Laflèche au Ilume (1635, boul.Saint-Laurent).Le lendemain, très grosse soirée : Erykah Badu donnera un concert au Métropolis avec, en première partie, le prodige de la soul moderne Bilal.Plus tard dans la soirée, le propagateur de breaks Adam Freeland animera le Stereo (858, rue Sainte-Catherine Est).Enfin, au Sona (1439, rue de Bleury), les excellents Richie Hawtin \u2014 en tournée de promotion pour la parution d'un nouvel album \u2014 et DMX Krew (un Anglais excentrique ayant contribué au retour en vogue du son électro) distrairont les coriaces danseurs.Samedi soir prochain, Max Graham débarquera au Ilume, le duo hip hop The Beatnuts, le producteur tech-house Jori Hulkkonen, XL et plusieurs autres DJ locaux occuperont le Sona.Bien entendu, Cream terminera sa course au parc Jarry pour une de ces fêtes nocturnes tant redoutées.Parmi la pléiade de DJ invités dimanche soir prochain (veille de la fête du Travail, ne l'oublions pas !), soulignons la présence des Montréalais XL, Laflèche, Maüs et Misstress Barbara, ainsi que du DJ allemand de l'heure, Timo Maas, pour une première et attendue prestation en sol québécois.dans toutes les www.amctheatres.com www.moviewatcher.com salles de cinéma Obtenez des entrées gratuites ! 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AUCUN LAISSEZ-PASSER= ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat BUBBLE BOY (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:15, 2:30, 4:45, 7:00, 9:15 LUN-JEU 2:30, (4:45), 7:00, 9:15 JAY ET SILENT BOB CONTRE-ATTAQUENT (13+) (Version française de JAY AND SILENT BOB STRIKE BACK) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:20, 2:45, 5:15, 7:45, 10:15 LUN-JEU 2:45, (5:15), 7:45, 10:15 SESSION 9 (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 12:00, 2:25, 4:50, 7:20, 9:45 LUN-JEU 2:25, (4:50), 7:20, 9:45 CAPTAIN CORELLI'S MANDOLIN (13+) (2 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 1:00, 1:45, 4:00, 4:45, 7:00, 7:45, 10:00, 10:45 LUN-JEU 1:00, 1:45, (4:00), (4:45), 7:00, 7:45, 10:00, 10:45 GHOST WORLD (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 2:15, 5:00, 7:45, 10:30 LUN-JEU 2:15, (5:00), 7:45, 10:30 GREENFINGERS (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 12:10, 2:45, 5:10, 7:25, 9:40 LUN-JEU 2:45, (5:10), 7:25, 9:40 LA COURSE FOLLE (G) (Version française de RAT RACE) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 1:45, 4:30, 7:15, 9:55 LUN-JEU 1:45, (4:30), 7:15, 9:55 HORS-LA-LOI AMÉRICAINS (G) (Version française de AMERICAN OUTLAWS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 12:00, 2:30, 5:00, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:00), 7:30, 10:00 AMERICAN PIE 2 (13+) (3 ÉCRANS) DIM 12:00, 1:00, 2:00, 2:45, 3:30, 4:30, 5:15, 6:00, 7:00, 7:45, 8:30, 9:30, 10:15 LUN-JEU 1:00, 2:00, 2:45, 3:30, (4:30), (5:15), (6:00), 7:00, 7:45, 8:30, 9:30, 10:15 OSMOSIS JONES (G) DIM 12:00, 2:25, 4:45, 7:15, 9:40 LUN-JEU 2:25, (4:45), 7:15, 9:40 RUSH HOUR 2 (G) (3 ÉCRANS) DIM 12:15, 1:00, 1:45, 2:30, 3:15, 4:00, 4:45, 5:30, 6:15, 7:00, 7:45, 8:30, 9:15, 10:15 LUN-JEU 1:00, 1:45, 2:30, 3:15, (4:00), (4:45), (5:30), 6:15, 7:00, 7:45, 8:30, 9:15, 10:15 LA JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) (Version française de THE PRINCESS DIARIES) DIM 2:00, 4:35, 7:10, 9:45 LUN-JEU 2:00, (4:35), 7:10, 9:45 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) DIM 1:30, 4:00, 7:00, 9:30 LUN-JEU 1:30, (4:00), 7:00, 9:30 LEGALLY BLONDE (G) DIM 12:10, 2:35, 4:55, 7:20, 9:35 LUN-JEU 2:35, (4:55), 7:20, 9:35 KISS OF THE DRAGON (16+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 2:15, 4:40, 7:05, 9:30 LUN-JEU 2:15, (4:40), 7:05, 9:30 MOULIN ROUGE (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:40, 4:30, 7:20, 10:10 LUN-JEU 1:40, (4:30), 7:20, 10:10 (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 2:00, 4:45, 7:30, 10:15 LUN-JEU 2:00, (4:45), 7:30, 10:15 2977702A Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Le patriarche DJ Grandmaster Flash, qui prend son rôle de prophète hip hop au sérieux, a fait danser la foule hier, boulevard Saint-Laurent, dans le cadre du festival de musique électronique Cream.LE PARC JURASSIQUE \u0001 (G) Dim.au Jeu.4:20,6:55,9:20 LE COUPLE CHÉRI \u0001 (G) Dim.au Jeu.4:05,7:10 LA PLANÈTE DES SINGES \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:45,4:30,6:45,7:20,9:25,9:55 REBELLES \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:30,4:10,6:40,9:10 HEURE LIMITE 2\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:25,4:05,4:50,6:40,7:15,9:00 LA CHAMBRE DU FILS\u0001 (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.12:30, 2:50,5:10,7:35,9:50 PÉCHÉ ORIGINEL \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:10,9:40 C'EST L'APOCALYPSE \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:00,4:15,8:35 LES AUTRES \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:05,1:00,2:30,4:10,5:00,6:45,7:30,9:25,10:00 OSMOSIS JONES \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:10 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (G) Dim.au Jeu.1:15,9:30 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:15,2:40,4:25,5:15,7:00,7:40,9:35,9:55 CAPITAINE CORELLI\u0001(13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:20,1:00,3:30,4:00,6:30,7:00,9:15,9:45 SHREK \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.2:00,4:30 L'AMOUR À COUP SÛR\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,1:45,2:30,4:15,5:00,6:55,7:30,9:35,10:00 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.au Jeu.7:25,9:25 LA PLANÈTE DES SINGES \u0001 (G) Dim.au Jeu.7:05,9:45 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:55,3:05,5:15,7:30,9:35 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001 (G) Dim.au Jeu.1:15,3:55,6:55,9:20 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:35,2:55,5:10,7:35,9:50 ESPIONS EN HERBE (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:00 OSMOSIS JONES\u0001(v.française) (G)Dim.au Jeu.1:30,3:30,5:30 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:30,2:50,5:10,7:35,9:55 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.au Jeu.1:25,4:25,7:00,9:40 COURSE FOLLE \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:35,4:10,7:15,9:45 HORS LA LOI AMERICAIN \u0001 (G) Dim.au Jeu.7:40,9:50 JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT (13+)Dim.au Jeu.12:50,3:10, 5:20,7:30,9:50 SHREK \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:00,3:10,5:05 L'AMOUR À COUP SÛR\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:25,3:00,5:15,7:30,9:55 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) Dim.au Jeu.6:55,9:05 PRINCESS DIARIES (G) Dim.au Jeu.12:40,3:35,6:25,8:55 RUSH HOUR 2 (G) Dim.au Jeu.12:55,2:55,5:00,7:10,9:25 AMERICAN PIE 2 (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:20,6:45,9:10 THE OTHERS (G) Dim.au Jeu.12:45,3:25,7:00,9:15 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN (13+)Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:40,9:20 AMERICAN OUTLAWS (G) Dim.au Jeu.1:15,3:40 CURSE-JADE SCORPION(G) Dim.au Jeu.12:25,2:40,4:50,7:15,9:30 BUBBLE BOY (G) Dim.au Jeu.12:50,2:50,4:55,6:50,8:50 LE PARC JURASSIQUE \u0001 (G) Dim.au Jeu.3:10,9:00 LA PLANÈTE DES SINGES \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:40,6:30 PLANET OF THE APES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:25,3:55,6:35 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:15,3:35,7:00,9:05 RUSH HOUR 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:45,3:00,5:15,7:20,9:35 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:30,6:55,9:15 THE OTHERS \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:20,3:40,6:50,9:05 AMERICAN PIE 2 \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:15,7:15,9:30 CAPITAINE CORELLI\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:55,3:45,6:30,9:10 HORS LA LOI AMERICAIN \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:10 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN \u0001(13+) Dim.au Jeu.1:05,4:00,6:40,9:20 GHOSTS OF MARS\u0001 (16+) Dim.au Jeu.12:30,2:35,4:40,6:45,8:50 JAY & SILENT BOB\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:35,2:50,5:05,7:25,9:45 L'AMOUR À COUP SÛR\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:40,2:55,5:10,7:20,9:40 MOULIN ROUGE (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:20,7:05,9:35 NUIT DE NOCES (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.1:40,7:30,9:30 LE PARC JURASSIQUE\u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:40,3:45,5:40,7:40,9:45 Lun.& Jeu.1:35,7:40,9:45 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:15,5:25,7:30,9:45 Lun.& Jeu.1:35,7:30,9:45 LES AUTRES (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:15,5:30,7:45,9:55 Lun.& Jeu.1:30,7:45,9:55 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,6:55,9:35 Lun.& Jeu.1:25,6:55,9:35 APOCALYPSE NOW REDUX(13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,4:45,8:35 Lun.& Jeu.1:30,8:35 LE PARC JURASSIQUE (G) Dim.3:45,9:30 Lun.au Jeu.5:00,9:30 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Dim.1:00,3:30,7:15,9:45 Lun.au Jeu.2:20,4:50,7:15,9:45 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.1:05,3:20,6:55,9:00 Lun.au Jeu.2:10,4:15,6:55,9:00 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.1:10,3:35,6:50,9:25 Lun.au Jeu.2:05,4:35,6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS (sous-titre français) (G) Dim.1:30,3:50,7:10,9:20 Lun.au Jeu.2:30,4:45,7:10,9:20 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.1:25,3:40,7:35,9:50 Lun.au Jeu.2:15,4:30,7:35,9:50 LES AUTRES (G) Dim.1:40,4:00,7:25,9:40 Lun.au Jeu.2:25,4:55,7:25,9:40 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.1:20,4:05,7:00,9:35 Lun.au Jeu.2:00,4:35,7:00,9:35 HORS LA LOI AMERICAIN (G) Dim.1:35,7:05 Lun.au Jeu.2:35,7:05 COURSE FOLLE (G) Dim.1:45,4:10,6:45,9:15 Lun.au Jeu.2:00,4:25,6:45,9:15 L'AMOUR À COUP SÛR (G) Dim.1:15,3:55,7:20,9:45 Lun.au Jeu.2:40,4:55,7:20,9:45 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Dim.au Jeu.12:30,3:00,6:50 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.au Jeu.1:20,3:15,7:30,9:40 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.au Jeu.12:30,2:45,5:00,7:20,9:40 LES AUTRES (G) Dim.au Jeu.12:50,3:10,7:10,9:30 HORS LA LOI AMERICAIN (G) Dim.au Jeu.9:20 COURSE FOLLE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:30,7:00,9:25 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE(G) Dim.au Jeu.1:00,3:40,6:50,9:15 JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT (13+)Dim.au Jeu.12:40,3:00, 5:15,7:30,9:45 L'AMOUR À COUP SÛR(G) Dim.au Jeu.12:30,2:45,5:00,7:20,9:40 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:00 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.au Jeu.1:10,3:40,6:50,9:25 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:10,7:40,9:55 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.au Jeu.12:45,3:00,5:15,7:35,9:50 LES AUTRES (G) Dim.au Jeu.1:20,3:50,7:30,9:50 COURSE FOLLE (G) Dim.au Jeu.12:50,3:10,7:10,9:30 HORS LA LOI AMERICAIN (G) Dim.au Jeu.9:35 L'AMOUR À COUP SÛR(G) Dim.au Jeu.12:30,2:40,5:00,7:20,9:40 LA PLANÈTE DES SINGES (G) Dim.au Mar.2:00,4:30,7:00,9:40 Mer.& Jeu.1:40,7:00,9:40 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.au Mar.1:15,4:00,6:45,9:25 Mer.& Jeu.1:30,6:45,9:25 LA PLANÈTE DES SINGES\u0001(G) Dim.au Jeu.1:20,7:10 HEURE LIMITE 2 (G)Dim.Mar.& Mer.1:30,3:20,7:15,9:15 Lun.& Jeu.1:30,7:15,9:15 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:25,7:05,9:10 Lun.& Jeu.1:25,7:05,9:10 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:45,7:00,9:25 Lun.& Jeu.1:15,7:00,9:25 HORS LA LOI AMERICAIN (G) Dim.Mar.& Mer.3:35,9:30 Lun.& Jeu.9:30 SUMMER CATCH \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:20,7:20,9:20 Lun.& Jeu.1:15,7:20,9:20 PLANET OF THE APES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:10,4:10,6:55,9:30 RUSH HOUR 2\u0001(G) Dim.au Jeu.1:20,3:25,5:30,7:35,9:40 AMERICAN PIE 2 \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:40,4:30,7:25,9:45 RAT RACE\u0001(G) Dim.au Jeu.1:30, 4:05,7:05,9:25 GHOSTS OF MARS \u0001 (16+) Dim.au Jeu.1:15,3:20,5:20,7:40,9:55 SUMMER CATCH \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:50,3:00,5:10,7:30,9:50 JAY & SILENT BOB \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:40,2:50,5:00,7:15,9:35 PEARL HARBOR\u0001(v.française) (G) Dim.au Jeu.4:30,8:00 LA FORTERESSE SUSPENDUE\u0001(G) Dim.au Jeu.12:05,2:15 RAPIDES ET DANGEREUX\u0001 (13+) Dim.au Jeu.9:05 CHATS ET CHIENS\u0001 (G) Dim.au Jeu.12:20,2:20,4:30,6:55 LE PARC JURASSIQUE \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:45,7:00,9:20 LE COUPLE CHÉRI\u0001 (G) Dim.au Jeu.6:55,9:15 LA PLANÈTE DES SINGES\u0001(G) Dim.au Jeu.1:15,4:00,7:05,9:40 PÉCHÉ ORIGINEL \u0001 (13+) Dim.au Jeu.4:30,6:55,9:30 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001(G) Dim.au Jeu.1:00,3:40,6:50,9:25 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:20,2:35,4:40,7:00,9:20 OSMOSIS JONES \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:25,2:35,4:45 AMERICAN PIE 2 \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:10,2:30,4:50,7:10,9:35 LES AUTRES\u0001(G)Dim.au Jeu.12:05,2:25,4:40,7:00,9:35 FOLIES DE GRADUATION 2 \u0001(13+) Dim.au Jeu.12:10,2:30,4:50,7:10,9:35 ESPIONS EN HERBE \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:25,2:30 COURSE FOLLE \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:20,3:50,6:55,9:25 HORS LA LOI AMERICAIN\u0001(G) Dim.au Jeu.12:15,2:25,4:40,7:05,9:15 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:50,6:50,9:35 JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:10,2:25,4:45, 7:05,9:20 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:15,2:35,4:50,7:10,9:30 LA PLANÈTE DES SINGES\u0001(G) Dim.1:00,3:25,7:00,9:25 Lun.au Jeu.7:00,9:25 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.1:10,3:15,5:20,7:25,9:30 Lun.au Jeu.7:25,9:30 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.1:10,3:45,7:10,9:45 Lun.au Jeu.7:10,9:45 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT \u0001 (13+) Dim.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 Lun.au Jeu.7:15,9:20 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) LE PARC JURASSIQUE (G) L'AMOUR À COUP SÛR (G) OSMOSIS JONES (v.française) (G) FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) LE PARC JURASSIQUE (G) LA PLANÈTE DES SINGES (G) DOCTEUR DOLITTLE 2 (G) L'AMOUR À COUP SÛR (G) OSMOSIS JONES (v.française) (G) JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT (13+) HEURE LIMITE 2 (G) AMERICAN PIE 2 (13+) JURASSIC PARK III (G) LES AUTRES (G) SCARY MOVIE 2 (13+) L'AMOUR À COUP SÛR (G) OSMOSIS JONES (v.française) (G) LE PARC JURASSIQUE (G) LE RETOUR DE LA MOMIE (G) AMERICAN PIE 2 (13+) RAPIDES ET DANGEREUX (13+) HEURE LIMITE 2 (G) KARMINA 2 (G) COURSE FOLLE (G) LE GRAND COUP (G) L'AMOUR À COUP SÛR (G) OSMOSIS JONES (v.française) (G) HORAIRE VALIDE DU AOÛT 26 AU AOÛT 30 2981609A 25 Information : (514) 848-3883 site Internet : www.ffm-montreal.org Projections et spectacles gratuits à 20h30 tous les soirs site extérieur du Festival des films du monde Esplanade de la Place des Arts apportez vos chaises pliantes ième Venez partager notre passion pour le cinéma du monde et soyez aux premières loges avec nous ! Anniversaire du Festival des films du monde de Montréal ! Projections et spectacles extérieurs Collaborateur Associé Partenaire Soyez de la fête pour le Lundi 27 août | 20h30 MATRIMONIO ALL' ITALIANA - S.T.A.Un film de Vittorio De Sica Jeudi 30 août | 20h30 LE ROI DANSE - FR.Un film de Gérard Corbiau Mardi 28 août | 20h30 MANON DES SOURCES - FR.Un film de Claude Berri Mercredi 29 août | 20h30 COOL & CRAZY - S.T.F.Un film de Knut Erik Jensen Dimanche 26 août | 20h30 CONCERT EMIR KUSTURICA ET LE NO SMOKING ORCHESTRA Vendredi 31 août | 20h30 LA FORTERESSE SUSPENDUE - FR.Un film de Roger Cantin 2981467A 7LP1001B0826 B-10 DIMANCHE - ART 7LP1001B0826 ZALLCALL 67 00:48:35 08/26/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 A O Û T 2 0 0 1 SPECTACLES Philippe Léotardn'est plus Le comédien, chanteur et «poète de la décadence» se sera payé toutes les frasques Salles de répertoire HEDWIG AND THE ANGRY INCH Cinéma du Parc (1): 15h, 17h30, 19h30, 21h30.MEAN STREETS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.MOULIN ROUGE Cinéma du Parc (3): 19h.RUMBLEFISH Cinéma du Parc (3): 21h15.SAUVE QUI PEUT Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.SHREK Cinéma du Parc (3): 17h.SWORDFISH Cinéma du Parc (3): 15h.Théâtre LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Amour et Révolution, comédie libertine d'après Les Liaisons dangereuses, d'après l'oeuvre de Choderlos de Laclos.Adapt.et mise en scène de Daniel Paquette.Avec Annie Charland, Ludger Côté, Julie Gagné, Marc-André Leclair, Daniel Paquette, Annie Valin, Geneviève Schmith et Fanny Welbrenner: 20h, sauf lun.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Du rock à l'opéra.Présentation des Productions de Zone 3: 21h.CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners, avec Lise Montour, Yvan Pion, Christine Quesnelet Sirard.Lun., mar., mer.: 13h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Bent Beyond Belief: 20h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravates (ligue d'improvisation): 20h30.4375 (rue Ontario E.) Sur les traces de la Bolduc, de Lorraine Beaudry: 16h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Dharma: 14h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Quartette Geraldine Hunt: 20h.PARC CREVIER (Marieville) Spectacle familial avec Mari Musette, marionnettes, avec Philippe Gélinas: 14h30; le Chêne Vert (musique irlandaise): 16h; Moncorbier: 18h; Arashi Daïko (folklore du Japon): 20h; animation avec saltimbanques: 21h30.Agence France-Presse PARIS \u2014 Le comédien, chanteur et poète français Philippe Léotard, mort hier dans une clinique parisienne à trois jours de son 61e anniversaire, s'était baptisé « ministre de la Défonce » lorsque son frère cadet, François, actuel émissaire de l'Union européenne pour la Macédoine, était ministre de la Défense.Déjà brièvement hospitalisé en décembre 1999 après un malaise, il est mort des suites d'une insuffisance respiratoire, a-t-on appris auprès de sa famille.Les frasques de cet ancien caporal de la Légion étrangère ont défrayé la chronique.« J'ai atteint toutes les frontières, regardé sous les slips, sous les trains, ingurgité toutes les liqueurs, fumé, sniffé », disait-il ouvertement.« J'ai pris cette béquille dans les années soixantedix, et je n'ai pas voulu m'en cacher, voilà mon erreur », confiait-il après sa condamnation, en 1995, à 18 mois de prison avec sursis dans le cadre d'une affaire de trafic de cocaïne.Dans son livre Clinique de la raison close (1997), il avait raconté sa longue cohabitation avec la cocaïne et l'alcool.Né le 28 août 1940 à Nice, sur la côte méditerranéenne, Philippe Léotard a obtenu une licence de lettres modernes et il se destinait à l'enseignement.Il a commencé sa carrière en tant que professeur de lettres et de philosophie.Mais la scène le tente.Il fait du théâtre universitaire, puis participe à la fondation, en 1964, avec Ariane Mnouchkine, du Théâtre du soleil.Il jouera notamment dans Les Petits Bourgeois de Maxime Gorki, Capitaine Fracasse de Théophile Gautier et Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare, pièce qu'il a adaptée pour le Théâtre du soleil.Au cinéma, il fait sa première apparition en 1970 dans Domicile conjugal de François Truffaut, puis il joue dans plus d'une soixantaine de films, dont Le Chacal (1972), Le Bon et les méchants de Claude Lelouch, Tchao Pantin (1983), Death of a School Boy (1989), Les Misérables (1995).Il avait également interprété le rôle d Antoine, le premier mari du personnage joué par Geneviève Bujold dans le film de Claude Jutra, Kamouraska en 1973.En tant que chanteur, il a enregistré quatre albums, dont le premier, L'Amour comme à la guerre, a été couronné du Grand Prix de l'Académie Charles Cros (1989).Puis il a tenu à rendre Hommage à Léo Ferré (1994).Celui qui voulait être le « dernier poète de la décadence » est l'auteur de plusieurs recueils poétiques, dont Le Portrait de l'artiste au nez rouge (1988) et Pas un jour sans une ligne (1992).Pour lui, à cette époque, ses excès appartenaient au passé et il se sentait complètement métamorphosé par la rencontre avec une jeune femme, Clara.« Aujourd'hui, les 22 ans de Clara sont ma seule drogue », assurait celui qui disait plusieurs années auparavant : « Mon souhait, le seul, c'est une femme écrivant sur ma tombe : Il a aimé.» GVISA GÉNÉRAL « Andrews et Hathaway sont irrésistibles.» Kevin Thomas, LOS ANGELES TIMES « Une performance comique de la part d'Anne Hathaway.Elle est à la fois drôle et agréable.» Susan Wloszczyna, USA TODAY « LE FILM PARFAIT POUR TOUTE LA FAMILLE.» Elizabeth Christy, ABC-TV PORTLAND BIERMANS SHAWINIGAN CARNAVALCHATEAUGUAY.MAGOG.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA 9 ROCK FOREST CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.FAMOUS PLAYERS MD FAMOUS PLAYERS 8 GREENFIELD PARK .LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES FORUM .MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD CENTRE LAVAL.CINEPLEX ODEON CAVENDISH FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX VERSION FRANÇAISE DE THE PRINCESS DIARIES 2981518À Photo AFP À trois jours de son61 e anniversaire, Philippe Léotard est mort hier, dans une clinique parisienne, des suites d'une insuffisance respiratoire.WRITTEN AND DIRECTED BY WOODY ALLEN DREAMWORKS PICTURES PRESENTS IN ASSOCIATION WITH VCL LICENSING GmbH A GRAVIER PRODUCTION \"THE CURSE OF THE JADE SCORPION\" WOODY ALLEN DAN AYKROYD HELEN HUNT BRIAN MARKINSON WALLACE SHAWN DAVID OGDEN STIERS CHARLIZE THERON PRODUCED BY LETTY ARONSON COPRODUCER HELEN ROBIN EXECUTIVE PRODUCER STEPHEN TENENBAUM CO-EXECUTIVE PRODUCERS DATTY RUTH JACK ROLLINS CHARLES H.JOFFE «DRÔLE! DE L'HUMOURHYPNOTISANT.» GENE SHALIT, THE TODAY SHOW «UNDESMEILLEURSFILMSDE L'ANNÉE ETPROBABLEMENT UNDESPLUSDIVERTISSANTS FILMSDE WOODY ALLEN.» MICHAEL MEDVED, EYE ON ENTERTAINMENT «LAMEILLEURECOMÉDIE DE WOODY ALLEN DEPUIS DESANNÉES.» KIRK HONEYCUTT, HOLLYWOOD REPORTER «\u2039THE CURSE OF THE JADE SCORPION\u203aEST UN BIJOU D'HUMOUR.» PETER TRAVERS, ROLLING STONE version originale anglaise CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL à l'affiche ! .SON DIGITAL 2981632A la version française de «PLANET OF THE APES» «C'EST UNE EXTRAORDINAIRE DÉMONSTRATION D'IMAGINATION AVEC UNE FIN SURPRENANTE QUI L'EMPORTE SUR L'ORIGINAL.» Bob Graham, SAN FRANCISCO CHRONICLE «LES SINGES MÉRITENT DE DOMINER.» Jeff Giles, NEWSWEEK version française de AMERICA'S SWEETHEARTS REVOLUTION STUDIOS PRÉSENTE UNE PRODUCTION FACE UNE PRODUCTION ROTH / ARNOLD AVEC JULIA ROBERTS BILLY CRYSTAL CATHERINE ZETA-JONES JOHN CUSACK «LE COUPLE CHÉRI» HANK AZARIA STANLEY TUCCI CHRISTOPHER WALKEN SETH GREEN MUSIQUE JAMES NEWTON HOWARD PRODUCTEURS EXÉCUTIFS CHARLES NEWIRTH PETER TOLAN ÉCRIT PAR BILLY CRYSTAL ET PETER TOLAN PRODUIT PAR SUSAN ARNOLD DONNA ARKOFF ET BILLY CRYSTAL RÉALISÉ PAR JOE ROTH TRAME SONORE AVEC LES CHANSONS «ALL THE LOVE IN THE WORLD» DE THE CORRS ET «SOME HEARTS» DE KELLY LEVESQUE TRAME SONORE SUR ATLANTIC RECORDS CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE ! «Le film romantique de l'été!» Arch Cambell, NBC-TV, WASHINGTON, D.C.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉ-PARC CHÂTEAUGUAY CINÉ-PARC ST-EUSTACHE MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON DAUPHIN .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .SON DIGITAL À L'AFFICHE VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .ICE CUBE NATASHA HENSTRIDGE JOHN CARPENTER'S «DEUX FOIS BRAVO!» EBERT & ROEPER AND THE MOVIES SCREEN GEMS PRÉSENTE UNE PRODUCTION STORM KING «JOHN CARPENTER'S GHOSTS OF MARS» JASON STRATHAM PAM GRIER CLEA DUVALL JOANNA CASSIDY M U S I Q U E JOHN CARPENTER PAR PRODUIT PAR SANDY KING LARRY SULKIS et JOHN CARPENTER JOHN CARPENTER RÉALISÉ PAR ÉCRIT PAR TRAME SONORE SUR VARÈSE SARABAND distribué par les Films Columbia Tri Star du Canada CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE SEULEMENT VIOLENCE ANS + À L'AFFICHE ! .SON DIGITAL 2981625A À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ! 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GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUDIES HORAIRES DES CINÉMAS www.ratracemovie.com 2981515A 7LP1101B0826 B11 DIMANCHE 7LP1101B0826 ZALLCALL 67 00:50:43 08/26/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 A O Û T 2 0 0 1 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE Lutte contre la sclérose en plaques Plus de 5000 élèves d'une centaine d'écoles ont lu plus de 38 000 livres à l'occasion des deux semaines du Marathon de lecture de la Société canadienne de la sclérose en plaques, et ainsi contribué à amasser plus de 100 000 $.Une centaine des jeunes participants ont remporté une croisière sur le Bateau-mouche, en compagnie du comédien Hugo Saint-Cyr, porte-parole de l'activité-bénéfice.Le marathon de golf de la Société canadienne de la sclérose en plaques a permis d'amasser 105 000 $ pour mener la lutte contre cette maladie.Ont présenté le gâteau symbolique des 105 000 $ : Pierre Cadieux (commandant au SPCUM), Richard de Carufel, président d'honneur (président du Clubcoop de la CUM), Maurice Violette, (Golfflag), Roger Fafard (Capimont), Jean-François Beaudry (Conseil des services essentiels), André Côté (Équipement Denis), et Miklos Fulop, de la Société canadienne de la sclérose en plaques.Le tournoi de golf Air Canada a permis d'amasser cette année 290 000$ pour donner des services aux personnes atteintes de sclérose en plaques et financer la recherche médicale.Ont remis le chèque symbolique : Richard Wilson, Jacques Michaud, Susan Fato, Calin Rovinescu (viceprésident), Patricia Sénéchal, Paulette Lemire, et Rick Lemire.\u0001 \u0001 \u0001 Serge Gadbois Le troisième tournoi de golf des Petits frères des pauvres, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur du lieutenant-gouverneur Lise Thibault, a permis d'amasser plus de 37 500$ pour soutenir l'organisme qui vient en aide aux personnes âgées de plus de 75 ans qui se retrouvent souvent seules dans la vie.Le président du comité organisateur, Serge Gadbois (Métro), était particulièrement fier du succès obtenu en remettant le chèque symbolique en compagnie de Jean- Guy Langelier (Caisse centrale Desjardins), Stéphane Vaillancourt (Connexim), Alain Beaudry (Cap Gemini Ernst & Young), et André Bazergui (Innovitech).\u0001 \u0001 \u0001 Gina Amoroso, Robert Poirier, Bob Cousineau et Nadine Girault ont remis au nom de la Banque Royale, un don de 20 000$ aux représentants de la fondation et l'hôpital Jean- Talon.Ce don sera affecté à l'acquisition de nouveaux équipements médicaux.\u0001 \u0001 \u0001 Rolland Raby Le dîner-bénéfice de la Compagnie franche de la marine, qui s'est tenu au fort de l'île Sainte-Hélène sous la présidence d'honneur de Rolland Raby, a permis d'amasser environ 50 000$.Le gouvernement du Canada et le secrétaire d'État Denis Coderre, le ministère des Affaires municipales et de la Métropole du Québec, les comp Transcontinental et la Société des alcools du Québec, figurent parmi les principaux donateurs.\u0001 \u0001 \u0001 La collation des grades 2001 de l'École polytechnique, en plus de voir défiler 872 diplômés, a été l'occasion pour le directeur de Polytechnique, Réjean Plamondon, et le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, de remettre un doctorat honorifique à Tom Brzustowski, président du Conseil national de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.\u0001 \u0001 \u0001 C'est sous la présidence d'honneur du recteur de l'Université de Montréal Robert Lacroix, et d'André Hudon (Brother International) que se tiendra le premier tournoi de golf des docteurs Jean-Pierre Pelletier et Johanne Martel-Pelletier, organisé par le Groupe de recherche des maladies rhumatismales du Québec.Les profits de ce tournoi de golf sont destinés à financer la chaire en arthrose de l'Université de Montréal.Le tout aura lieu le mardi 4 septembre, au club de golf Atlantide (2201, boulevard Don-Quichotte, Notre-Dame- de-l'île Perrot).Coût : 500$.Renseignements : (514) 695-4842.\u0001 \u0001 \u0001 Le prix Carsley, créé par un fidèle donateur du Fonds de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), Marvin Carsley, pour encourager l'excellence des chercheurs de l'Institut de cardiologie, a été décerné cette année au Dr Normand Leblanc, chercheur agrégé au département de physiologie de l'Université de Montréal.Il dirige un laboratoire de recherche dans le domaine de l'électrophysiologie cardiovasculaire et est responsable de l'encadrement des étudiants gradués et postgradués de l'ICM.\u0001 \u0001 \u0001 La tenue d'un premier souper «crabes et crevettes à volonté», jumelé à un spectacle de l'humoriste Yvon Deschamps, a permis à Jeunesse j'écoute (service d'aide téléphonique professionnelle pour jeunes) d'amasser 25 000$.G É N I E S EN HERBE #952 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F-JOUETS 1 De quelle arme, qui est aussi un jouet, David se servit-il pour terrasser Goliath ?2 Quel géant de l'industrie du jouet fabrique Barbie et les automobiles Hot Wheels ?3 Quel jouet est le héros masculin du ballet Casse-Noisettes 4 De quel pays européen les legos sont-ils originaires ?5 Quel nom porte la toupie offerte aux enfants juifs pour la fête d'Hanukah ?G-RELIGION 1 À quel ordre appartenaient les moines qui fabriquaient la ligueur à base d'herbes encore produite à Fécamp, en France ?2 Quel dieu-soleil d'origine asiatique fut un des plus importants concurrents du christianisme naissant ?3 Parlant de dieu-soleil, laquelle de ces divinités n'est pas associée à l'astre divin : Ra, Quetzalcoatl, Gaïa ou Baldr ?4 Quel morceau très populaire de Franz Schubert porte le nom d'une illustre prière ?5 Quel pape qui régna de 1903 à 1914 fut le premier pape béatifié du XXe siècle ?Réalisateur québécois A-CINÉMA 1 Quel film fantastique de 1996, au budget faramineux, était réalisé par Kevin Costner, qui en tenait aussi la vedette ?2 Quels deux animaux forment le titre d'un conte kung fu réalisé par Ang Lee?3 Quel comédien a incarné successivement le Diable dans le film End of Days et un prêtre enquêteur dans Stigmata ?4 Quel réalisateur québécois a réalisé 15 février 1839 ?5 À quel futur politicien américain le singe Bonzo donnait-il la réplique dans le navrant Bedtime for Bonzo ?D-MUSIQUE ÉLECTRONIQUE 1 Quel groupe de jazz électronique porte le nom d'un quartier intellectuel de Paris ?2 Quel type d'assassin asiatique fait partie du nom d'une étiquette britannique de musique techno ?3 En musique, donnez l'antonyme d'instrument numérique 4 Quel musicien a connu un succès planétaire avec son disque Play ?5 Quel groupe britannique est l'auteur de l'album Kid A ?E-SCIENCES 1 Quel scientifique britannique a énoncé les trois lois sur les corps en mouvement ?2 Quel chercheur d'origine italienne se mérita la légion d'honneur et un titre de comte pour l'invention de la pile ?3 Quel petit logiciel de partage de fichiers, créé par Shawn Fanning, a fait trembler l'industrie de la musique ?4 Quel est le nom anglais de l'azote, dont la première lettre, N est aussi son symbole chimique ?5 À quelle science associezvous la loi suivante Rien ne se perd, rien ne se créé ?H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Mathématicien suisse né à Bâle en 1707 et mort à Saint- Pétersbourg en 1783.2 Son père, qui était prêtre, lui apprit les bases de la mathématiques.En 1727 il va étudier à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg.3 Une constante, un type de cercle et de droite porte son nom.4 Ses travaux ont surtout porté sur l'algèbre et la géométrie, mais il a aussi touché à la physique et a l'astronomie.Scientifique britannique B-PLUMES 1 Quelle montagne des Alpes donne son nom à un des fabricants de plumes fontaines les plus prestigieux ?2 Quel oiseau, autrefois prisé pour son plumage, a donné son nom à la monnaie du Guatemala 3 Avec le duvet de quel canard fabrique-t-on les édredons ?4 En plus des plumes, de quel produit visqueux les désespérados du Far-West risquaientil de se faire enduire s'il étaient capturés ?5 Dans quel sport retrouve-t-on la catégorie des poids plume ?C-VOCABULAIRE 1 De quelle matière précieuse le damasquineur se sert-il ?2 Donnez un antonyme de suranné 3 Quelle est l'occupation d'un maître-queux ?4 Quel livre est divisé en sourates 5 Quels types d'animaux font partie de la famille des arachnides ?Groupe britannique SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1201B0826 B12 Dimanche 7LP1201B0826 ZALLCALL 67 00:45:54 08/26/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 26 AOÛT 2001 Photo DENIS FAUCHER, extraite de Secrets d'oiseaux, par Pierre Gingras, éd.de l'Homme, avec l'autorisation de l'éditeur Certains eiders à duvet se laissent glisser sur des rivières tumultueuses simplement pour le plaisir, ont observé des chercheurs islandais.AU JEU! À TIRE-D'AILE Pas toujours évident le comportement des oiseaux.Prenez le jeu par exemple.On sait que les mammifères, notamment les jeunes, aiment s'amuser entre eux.Du moins, on interprète comme tel les batailles amicales où les jeunes félins et les canidés se mordent sans cesse sans jamais se blesser.Quand le chat court après une boule de laine ou fait virevolter une souris en peluche, quand le chien s'amuse à récupérer inlassablement la balle qu'on lui a lancée, pas de doute possible dans notre esprit : ils jouent.Le jeu est aussi un des aspects du comportement chez de nombreuses espèces d'oiseaux, même s'il est parfois difficile de faire la part des choses entre les activités ludiques et certains gestes qui peuvent nous paraître « amusants », disent les chercheurs.À plusieurs reprises cet été, dans la région de Montréal, on a pu voir des dizaines, sinon des centaines de goélands à bec cerclé tournoyer dans les airs à la faveur d'un grand courant d'air chaud ascendant, souvent en fin d'après midi.Spectaculaire ! Pourquoi, agissaient-ils ainsi ?Vraisemblablement pour jouer, pour le plaisir de profiter d'une colonne d'air chaud leur permettant de flotter sans dépenser d'énergie tout en communiquant avec les centaines de congénères participant à l'événement.Le bruit d'une cloche Mais la notion de jeu apparaît encore plus évidente chez certains oiseaux, notamment chez les perroquets en captivité.Gri-Gri, mon perroquet gris, prend manifestement un plaisir fou à jeter par terre tous les ustensiles qui sont à sa portée.Simplement pour entendre le bruit de l'objet quand il frappe le plancher.Et il regarde attentivement chaque cuillère ou chaque fourchette tomber sur le sol, pour ensuite recommencer, toujours avec le même intérêt.Le jeu pourra durer un long moment si vous lui offrez les « jouets » à demande.Gri-Gri pourra aussi jouer à maintes reprises au cours de la journée avec une cloche ou un objet fait de caoutchouc.Il suffit de le regarder pour réaliser qu'il n'y a pas de pas de doute possible : il s'amuse vraiment.D'ailleurs, une simple visite au rayon des jouets dans une animalerie vous convaincra que le jeu est une activité importante chez les oiseaux de volière.Ces jouets habituellement coûteux sont faits de cordages, de bois et de morceau de plastique.Encore un mot sur Gri-Gri : à l'exemple de nombreux autres perroquets, il semble prendre un plaisir évident à se laisser balancer, à l'envers, au bout de mon doigt.Parfois, il s'élance de son perchoir comme s'il voulait faire un grand plongeon, mais tout en y restant accroché.Et suspendu dans les airs, la tête en bas, il bat alors des ailes tout en émettant des grognements épouvantables.Puis quelques secondes plus tard, il s'installe à nouveau pour parler ou siffler.Il semble éprouver beaucoup de plaisir à ce jeu.Acrobaties aériennes Chez les oiseaux sauvages, le jeu peut prendre diverses formes : réplique d'un comportement sexuel, poursuites mutuelles, tour à tour, saut périlleux dans l'eau, échange d'objets ou de nourriture, et même la fabrication de balles de neige, nous disent les auteurs de A Dictionary of Birds (éd.Buteo Books).Chez les grands corvidés (choucas des tours, corbeau freux, grand corbeau et corneille d'Amérique), les acrobaties aériennes sont fréquentes.À certaines occasions, ils apportent avec eux des bouts de bois ou des plumes pour les laisser tomber du haut des airs et ensuite les saisir au cours de leur chute.D'autres vont tout simplement s'échanger des morceaux de branches de bec en bec.D'autres auteurs mentionnent le cas de ces crécerelles d'Europe qui, après une bonne partie de chasse, retournaient sur leur territoire de reproduction pour s'amuser avec des cônes de pins, des touffes d'herbes où des racines jusqu'au moment où la faim sonnait la fin de la récréation.Dans son volume Ornithology (éd.Freeman), Frank B.Gill, mentionne qu'en Europe, les jeunes fauvettes des jardins ont découvert que jeter des cailloux sur du verre produisait un son intéressant, un jeu qui est vite devenu une activité sociale.On a aussi vu des moineaux jeter inlassablement des cailloux sur un toit de tôle, tout simplement, semble-t-il, pour en entendre le bruit.En Islande, des chercheurs ont aussi observé des eiders à duvet se laisser glisser dans les rapides d'une rivière, pour ensuite remonter sur la rive et se rendre de nouveau au point de départ afin de se lancer encore une fois à l'eau.Cette activité sociale est aussi pratiquée par le manchot d'Adélie, mais cette fois sur la glace.Les ornithologues estiment qu'en fin de compte, la plupart de ces comportements sont utiles aux oiseaux en améliorant leurs habiletés, leurs réflexes, leur coordination musculaire ou encore, en raffermissant les liens sociaux.Il n'en reste pas moins que certaines activités, notamment la glissade en rivière, semblent n'avoir qu'un seul objectif : le plaisir.Chez les oiseaux sauvages, le jeu peut prendre diverses formes : réplique d'un comportement sexuel, poursuites mutuelles (.) et même la fabrication de balles de neige.LE CARNET D'OBSERVATION Un pic maculé à la mangeoire ?GINETTE LÉVEILLÉE s'interroge au sujet du comportement de ce pic maculé mâle qui, après être allé dans la mangeoire, allait donner la becquée à la femelle qui l'accompagnait, un manège qu'ils répétaient au moins trois fois par jour, écrit-elle.La scène a été observée à plusieurs reprises durant une semaine au début de juillet.« Est-ce normal que le mâle nourrisse ainsi la femelle ?» demande- t-elle.Ma réponse risque de vous décevoir.Tout laisse croire d'abord qu'il y a erreur d'identification, le pic maculé ne se présentant qu'exceptionnellement aux mangeoires.En effet, cet oiseau se nourrit de la sève des arbres (en faisant de petits trous à travers l'écorce), de petits fruits et d'insectes.Il niche habituellement de la mi-mai jusqu'à la fin de juin et donne une couvée par année.S'il est vrai chez plusieurs espèces d'oiseaux que les mâles donnent parfois de la nourriture à leur préférée, c'est avant tout dans le cadre de la parade nuptiale.Compte tenu de la date de vos observations, il y a fort à parier qu'il s'agissait d'un pic adulte, peutêtre un pic chevelu, qui nourrissait un de ses rejetons.Rappelons par ailleurs que les distinctions entre mâle et femelle chez les pics maculés ne sautent pas aux yeux, le principal trait distinctif demeurant la gorge rouge, chez l'un, blanche, chez l'autre.Des oiseaux à la pêche EN MARS dernier, lors d'un séjour en République dominicaine, André Dumoulin est attablé à un restaurant situé près d'un étang.Un oiseau noir doté d'un bec d'environ 7,5 cm, écrit-il, vient s'installer sur le bord de l'eau.« Je lui lance de la mie de pain.Il l'a prend et la dépose dans l'eau.Il répète son geste et hop ! il attrape un petit poisson de 2,5 cm de long (un pouce).Avez-vous déjà entendu parler de ce pêcheur ?» Le moins que l'on puisse dire, c'est que votre description est plutôt avare de détails.S'agit-il d'un gros oiseau, d'un échassier, était-il entièrement noir ?Les oiseaux pêcheurs ne sont pas nombreux, il est vrai.L'un d'eux, le héron vert, dépose parfois de petits objets dans l'eau dans le but de capturer des poissons qui sont ainsi attirés près de la surface.Il s'agit d'un oiseau d'environ 50 cm de longueur de couleur verdâtre.Le quiscale noir, grégaire et abondant dans cette région, nous dit le Bird of West Indies de l'auteur James Bond (pas l'agent 007, bien sûr) est un gros oiseau noir qui atteint une trentaine de centimètres de longueur.Mais j'ignore s'il est amateur de pêche.Narines d'étourneaux « COMMENT INVITER des étourneaux qui ont fait un nid dans le conduit d'aération de la hotte de la cuisinière à aller nicher ailleurs, écrit Maurice Aveline, de Sainte- Adèle.J'ai eu beau leur faire respirer de l'ammoniac, cela n'a pas réussi à les éloigner.D'ailleurs, je me demande s'ils ont vraiment un sens olfactif et s'il est le moindrement développé.La seule façon de les maintenir à l'écart est d'installer un grillage à la sortie du tuyau.Quant à la perception des odeurs, elle est très limitée sinon presque absente chez la plupart des oiseaux.Mais certains oiseaux de mer, comme les macareux moines, les albatros, les kiwis et les urubus, sont dotés d'un sens olfactif très développé.Les chercheurs ont découvert cependant que l'étourneau sansonnet utilisait son odorat dans la quête de certains matériaux de construction pour son nid.Parfois, il y dépose certaines plantes odorantes qui empêchent le développement de bactéries ou empêchent l'éclosion des oeufs de certains parasites comme les mites qui peuvent mettre la survie des oisillons en péril en s'abreuvant de leur sang.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Certains étourneaux sansonnets tapissent leurs nids d'herbes odorantes qui empêchent la prolifération de parasites susceptibles de compromettre la survie des oisillons."]
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