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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-24, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B0824 B1 vendredi 5LP0101B0824 ZALLCALL 67 00:42:45 08/24/01 B 5LP0201B0824 B2 vendredi 5LP0201B0824 ZALLCALL 67 00:43:56 08/24/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 4 A O Û T 2 0 0 1 BANDE À PART La popularité croissante des scooters s'accompagne d'une hausse des accidents aux États-Unis FESTIVAL Suite de la page B1 Dans sa boîte à lunch, le festivalier modèle glisse barres tendres, barres d'énergie, noix et fruits secs.Hélas ! le temps manque parfois pour déguster un repas complet entre deux longs métrages.Mieux vaut avoir des aliments santé à grignoter.Les branchés n'oublient jamais leur boisson dite énergisante.Guru ou Red Bull ou Go-Go.Le marché est inondé de ces canettes au design futuriste.À vous de choisir.L'alcool est à proscrire.Il y a déjà bien assez de Ben Affleck en désintox.Optez pour une bouteille d'eau.Malheureusement, les films ne sont pas tous géniaux.Un oreiller de voyage gonflable vous sera bien utile en cas de platitude extrême et vous en profiterez aussi pour recharger vos batteries.Brillant, non ?Évitez cependant de ronfler comme un moteur d'avion.Le festivalier qui se respecte ne sort jamais sans calepin et crayon.Pour dresser son palmarès de films préférés, pour transcrire l'horaire des projections ou pour noter ses impressions sur la direction d'acteurs de Kusturica.Le calepin est incontournable pour quêter des autographes à Emmanuelle Béart ou Sophia Loren.Il est aussi recommandé d'avoir une caméra (vidéo ou jetable) pour immortaliser toute rencontre fortuite avec un artisan du milieu.Côté vestimentaire, laissez à la maison votre vieux chandail du Festival de jazz édition 1993.Apportez plutôt vos espadrilles pour courir d'une salle à l'autre.Revêtez des pantalons et non des shorts, car l'air climatisé des salles de cinéma pourrait vous jouer de vilains tours.Henri Welsh, relationniste du FFM, suggère aussi d'apporter une « petite laine ».Mot d'ordre : confort.Pour les cinéphiles un brin coquets ou coquettes, un autobronzant remplacera le soleil pour toute la durée du FFM.Qui veut avoir l'air d'un mort pendant 12 jours ?Les ultra-coquets et coquettes sont incapables de se priver d'une crème « beauté-éclair ».Dans votre lecteur CD, il ne doit y avoir que des trames sonores de films, question de faire durer la magie du cinéma le plus longtemps possible.Au fond de votre poche on glissera une petite lampe de.poche.Parfois, l'obscurité d'une salle est telle qu'il est difficile de distinguer un chat noir d'un chat blanc.Assurez-vous aussi que la lumière de votre montre fonctionne.Évidemment, il vous faut un gros sac à bandoulière pour traîner votre indispensable trousse de festivalier.Avec tous vos objets, rien ne pourra vous déstabiliser, c'est garanti.Dernier petit point : des amis bien placés sont toujours utiles pour infiltrer des réceptions privées, pour vous dénicher un laissez- passer ou pour vous présenter les acteurs de passage.Soyez aux aguets.Et bon festival.Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les scooters gagnent en popularité aux États-Unis.Mais ce succès s'accompagne d'une hausse du nombre des admissions des utilisateurs dans les services d'urgence des hôpitaux.Et selon le gouvernement américain, plus d'un tiers des accidentés sont âgés de moins de 15 ans.Ces informations, diffusées cette semaine à l'adresse des consommateurs et des familles, interviennent une semaine après le décès d'un enfant de six ans en Californie des suites de blessures à la tête consécutives à une chute.Le petit garçon conduisait un scooter en dépit de la législation de l'État interdisant aux moins de 16 ans d'utiliser des véhicules motorisés.Au cours des sept premiers mois de l'année, 2250 personnes ont été hospitalisées aux urgences pour des blessures liées à l'utilisation de scooters, a précisé la Consumer Product Safety Commission.D'après la présidente de cette agence, Ann Brown, le nombre des blessés est en passe de dépasser les estimations de l'an dernier (4390), qui elles-mêmes représentaient le triple du nombre des blessés enregistré en 1999.Les scooters « ne sont pas des jouets », a rappelé Steve Patmont, président de Patmont Motor Werks, le plus grand fabricant américain de scooters.« Si vous êtes trop jeune pour assumer la responsabilité de vos actes, vous pouvez vous retrouver dans une mauvaise posture.» La société de Steve Patmont a vendu l'an dernier quelque 100 000 scooters.Photothèque AP Chez nos voisins du sud, 2250 personnes ont été hospitalisées aux urgences, au cours des sept premiers mois de l'année, pour des blessures liées à l'utilisation de scooters.METTEZVOUS SUR VOTRE LES SAMEDI ET DIMANCHE, 25 ET 26 AOÛT PROCHAINS Le samedi 25 août, Musimax sera sur place avec l'émission Max Lounge et le groupe LES TUBES.Sortez vos vieux vêtements des années 60 et venez danser au son de la musique des groupes qui rendent hommage aux BEACH BOYS et aux BEATLES.En collaboration avec Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 - exclusif à La Ronde).Pour s'y rendre carrément plus vite, prenez l'autobus ou le métro.Renseignements : (514) 872-7044 POUR LE Taxes applicables.Offre valide uniquement les 25 et 26 août 2001.Ne peut être combiné à aucune autre offre promotionnelle.Pour plus de détails : Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Fera Marfisa, la parfaite festivalière ?Des rames du métro new-yorkais transformées en récif artificiel Agence France-Presse NEW YORK \u2014 New York a trouvé une façon originale de se débarrasser de ses rames de métro obsolètes: les immerger dans l'océan pour les transformer en récifs artificiels.Les premières rames d'une série de 400 ont été jetées dans l'Atlantique mardi au large de Cap May (New Jersey, 220 km au sud de New York) et d'autres vont suivre dans les prochains jours, a indiqué hier la Metropolitan Transportation Authority (MTA).Ces 27 rames vont rejoindre sur le fond de cette côte plate et sableuse de vieux bateaux, une barge de la Navy (la Marine), 28 000 tonnes de ciment, 8000 tonnes de vieux pneus et 86 véhicules militaires (dont des tanks) immergés dans ce but en 11 endroits au cours des dernières années par l'État du Delaware.Ces barres de récif artificielles permettent le développement de la vie sous-marine et attirent donc les poissons, au plus grand bénéfice de l'industrie halieutique locale.Plonger ces rames dans l'océan plutôt que de les recycler permet d'économiser de 10 à 13 millions de dollars, a précisé Al O'Leary, porte-parole de la Transit Authority (MTA).Elles ont été auparavant vidées de leurs sièges et de tout matériaux pouvant contaminer l'eau.Il reste dedans de l'amiante, mais en quantité qui ne représente pas de danger pour la faune, assurent les responsables de l'opération dans l'Etat du Delaware.Des discussions sont en cours avec d'autres États de la côte Est pour la livraison d'autres vieilles rames, qui sont en train d'être remplacées par des neuves à New York. 5LP0301B0824 B-3 vendredi 5LP0301B0824 ZALLCALL 67 00:44:30 08/24/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 AOÛT 2001 B3 Un parachutiste français pendu au brasde la Statue de la liberté Associated Press NEW YORK \u2014 Sous le regard ébahi de centaines de touristes et devant les caméras de télévision, un Français utilisant un parachute à moteur pour survoler l'entrée du port de New York a été stoppé hier dans sa course intrépide par.la Statue de la liberté.La toile rouge orangé du parachute s'est prise dans la torche au bout du bras tendu de la célèbre statue, et l'auteur de ce survol insolite, Thierry Devaux, 41 ans, est resté pendu dans les airs pendant plus d'une demi- heure.La scène a été filmée par les chaînes de télévision depuis des hélicoptères.Le Français a été récupéré sain et sauf par la police sur un pont situé juste en dessous de la torche peu après 10 h.La toile de son parachute recouvrait la torche depuis 9 h 30.Les policiers n'ont guère goûté cet exploit : une fois secouru, le Français a été menotté et placé en garde à vue.Thierry Devaux n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il avait tenté \u2014 plus discrètement \u2014 un exploit similaire l'an dernier.Cette fois, le Français avait l'intention de se poser quelque part sur Liberty Island et de dérouler une banderole pour protester contre les mines antipersonnel.La Liberté éclairant le monde, statue emblématique de la ville de New York, fut offerte en 1884 aux États-Unis par le peuple français comme symbole de la liberté et de l'amitié entre les deux peuples.Oeuvre du sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi, haute de 45 mètres de sa base à la torche (et de plus de 90m du bas de son piédestal jusqu'au haut de la torche), la Statue de la liberté a été inaugurée en 1886 dans le port de New York.Dans son édition de septembre, qui sort en kiosque lundi, le magazine Traveler consacre 15 pages, photos et textes, à Montréal.Montréal, la ville préférée desmagazines HUGO DUMAS Encore des honneurs pour Montréal.Après le chic magazine londonien Wallpaper qui a décrété, en décembre, que Montréal était parmi les dix meilleures villes du monde pour son excellente qualité de vie, voilà que le Traveler, publié par le National Geographic, en rajoute : Montréal ville ultra stylée, ville de plaisirs, ville de joie de vivre et ville de party.Dans son édition de septembre, qui sort en kiosque lundi, le magazine Traveler consacre 15 pages, photos et textes, à Montréal.En une, un gros titre « Montreal, Travel with a French Twist » et une photo de la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, dans le Vieux- Montréal.Le Traveler a un tirage de plus de 700 000 exemplaires.Dans un éditorial dithyrambique, Keith Bellows, qui a déjà vécu ici, écrit que Montréal est la ville « la plus magnétique et la plus remarquable du continent ».Ses trottoirs sont foulés par les femmes les plus à la mode de toute la planète, sans compter le taux de change très favorable aux Américains, rappelle Keith Bellows.« Montréal est romance et religion, énergie et entrepreneurship, raffinement et cool », conclut l'éditeur du Traveler.L'article principal du magazine est signé par le journaliste Taras Grescoe, qui a aussi publié, en septembre 2000, l'essai Sacré Blues, An Unsentimental Journey Through Quebec, une sorte d'explication de la culture québécoise aux anglophones du « Rest of Canada » (ROC).Né à Toronto, puis déménagé à Vancouver, Taras Grescoe vit à Montréal depuis 1996.Son long article est abondamment illustré : photos de la rue Sainte-Catherine, de la rue Saint-Denis, de la basilique Notre-Dame, du magasin Holt Renfrew, de la terrasse du 737, du marché Jean-Talon et du restaurant L'Express.Taras Grescoe, dans la trentaine, explique que c'est à Montréal qu'il a eu, à 16 ans, son premier contact avec l'hédonisme et qu'il y a découvert le sens de l'expression « joie de vivre », notamment en flirtant avec des « filles au look exotique ».Évidemment, le journaliste passe en revue les incontournables boîtes à chansons (le Pierrot), les nombreux festivals, l'histoire du boulevard Saint-Laurent, les bagels et le réseau souterrain de Montréal.Selon Traveler, les restos incontournables de Montréal sont notamment Chez L'épicier, le Stash Café, Soto, le Ferreira Café, la Chronique, l'Auberge Saint-Gabriel et L'Express.Et il faut absolument prendre le thé au Ritz.Gilles Bengle, directeur des relations de presse pour Tourisme Montréal, croit que l'impact d'un tel article peut être considérable, surtout « quand il est publié dans un magazine de prestige comme celui-là ».L'effet d'entraînement sur le tourisme à Montréal peut durer jusqu'à six mois, affirme M.Bengle.« Les gens gardent ces magazines et les collectionnent », dit-il.Tourisme Montréal a calculé qu'il aurait dû débourser près de deux millions de dollars américains en publicité pour obtenir une visibilité aussi grande que celle de l'article.L'organisme n'en a évidemment pas les moyens.Espérons maintenant qu'avec tous les honneurs qui retombent sur Montréal, le prix des loyers n'y augmentera pas trop.Photo AP Les policiers n'ont guère apprécié « l'exploit » du parachutiste.En spectacle : 1er septembre à 20h30 : La Bottine Souriante 8 septembre à 20h30 : Le Bal masqué Louisianais 2982101A Site Internet et prostituées pour faire tomber destêtes Agence France-Presse NEW DELHI \u2014 Le rédacteur en chef d'un site Internet indien qui avait révélé un scandale de pots-de-vin dans les milieux de la défense en mars dernier, a admis hier avoir utilisé des prostituées pour faire tomber des responsables de l'armée.Réagissant à un article du quotidien Indian Express, Tarun Tejpal, rédacteur en chef du site tehelka.com, a cherché à justifier, lors d'une conférence de presse, les pratiques de son équipe pour révéler l'étendue de la corruption dans les milieux politiques et militaires.« Des histoires et des circonstances extraordinaires exigent des méthodes extraordinaires, a dit M.Tejpal.Sinon comment voulez-vous coincer les gens pour corruption », a-t-il ajouté en invoquant « l'intérêt public ».« Cela prouve qu'un responsable de l'armée est prêt à vendre des secrets d'État pour coucher trois heures avec une femme.» En mars dernier, tehelka.com avait fait tomber le ministre indien de la Défense, M.George Fernandes, et le président du parti au pouvoir BJP (nationaliste hindou), M.Bangaru Laxman, ainsi que plusieurs responsables militaires, en révélant un scandale de pots-de-vin.Les journalistes du site Internet s'étaient fait passer pour des représentants d'une compagnie cherchant à vendre des équipements à l'armée.De hauts responsables avaient été filmés à leur insu en train de recevoir des liasses de billets de banque.Mercredi, L'Indian Express a fait sa « une » en affirmant que les faveurs offertes aux officiels comprenaient non seulement de l'argent liquide, mais aussi des prostituées et des préservatifs.M.Tejpal a déclaré que cet aspect des choses n'avait pas été révélé jusqu'à présent, suite à une « demande informelle » de l'armée.Tehelka.com « n'a jamais éliminé de preuves », a-t-il dit. La Presse 24 août 2001 Page B4 manquante 5LP0501B0824 5LP0501B0824 ZALLCALL 67 00:44:39 08/24/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 24 AOÛT 2001 B5 Le CD-ROM rajeunit de plus en plus LAMIA G R I T L I collaboration spéciale IL N'EST PAS rare de voir des enfants utiliser un ordinateur comme un virtuose utiliserait un piano.Les petits Mozart de l'informatique se font de plus en plus jeunes.Il était une fois le bon vieux livre plein d'histoires magiques, de contes mirifiques, ou encore le manuel d'arithmétique, mais toujours des pages et des pages qui se tournaient.Et puis un jour, il y a eu le Compact Disc Read Only Memory (CD-ROM).On le trouve en librairie, comme ses cousins les bouquins, puisque le contenu d'un CD-ROM est très proche de celui d'un livre.La différence, vous la connaissez, c'est qu'un CD-ROM contient non seulement du texte, mais également du son et même de l'image fixe ou animée.Ce petit trésor de technologie a débarqué sur les rayons de nos magasins, il y a une dizaine d'années.À cette époque on trouvait surtout de volumineuses encyclopédies réduites au format poche et de nombreux jeux pour enfants.Aujourd'hui, la demande s'oriente davantage vers un mélange de ces deux mondes.« On vend beaucoup de ludo-éducatif et la demande pour les CD-ROM destinés aux enfants est en hausse considérable depuis un an.Les parents croient que le CD-ROM permet à l'enfant d'être autonome devant un ordinateur, d'apprendre et de découvrir plusieurs aventures », précise Fanny Sénéchal, responsable du multimédia au magasin Archambault de Montréal.Même son de cloche chez CD-ROM Dépôt : « le ludo-éducatif se vend très bien, notamment les produits destinés à la maternelle », dit Guy Robichaud, représentant scolaire de la compagnie.Mais face à l'abondance de l'offre, difficile de faire un choix ; des titres tels Adibou, Akaliké, Mango, Mia ou l'Oncle Ernest, se bousculent et ne se ressemblent pas.Il y en a pour tous les âges et pour tous les niveaux et les prix oscillent entre 34 $ et 57 $.Plusieurs de ces produits sont destinés aux jeunes dès l'âge préscolaire et plusieurs des produits populaires sont conçus ici même au Canada par des entreprises comme Ideas That Play (ITP), une société basée à Vancouver et dirigée par Angèle Beausoleil, une franco-ontarienne.Depuis 1998, ITP offre à ces bouts de chou une série de dix aventures menées par un pinceau magique : Buddy Brush.« Buddy Brush offre aux jeunes de 2 à 5 ans des aventures exploratoires interactives, leur fait découvrir la peinture à travers les agencements de couleurs ; l'enfant apprend donc à développer sa logique, à faire des puzzles, etc., tout en s'amusant.La musique sous-tend chaque thème afin de stimuler l'enfant.Ce dernier n'a qu'à laisser aller son imaginaire et la souris, car il s'agit en même temps d'une initiation au monde de l'informatique », explique Angèle Beausoleil.Aujourd'hui, donc, nul doute possible, l'informatique et les enfants font bon ménage, les parents le savent et connaissent le potentiel éducatif des produits si bien que leur distribution et leur vente hors des magasins spécialisées ne sont pas négligeables.Mais ce genre de logiciels connaît quelques obstacles dans les milieux éducatifs.Pour les enfants d'âge préscolaire, peu de garderies et de centres de la petite enfance utilisent les ordinateurs et donc les logiciels ludo-éducatifs.« L'usage est très peu répandu faute de ressources matérielles et par conséquent d'équipement nécessaire, affirme Diane Saint-Louis, directrice de l'administration du Regroupement des centres de la petite enfance de l'île de Montréal.De plus, les nouvelles technologies pénètrent très lentement nos centres : sur 160 membres, seulement la moitié ont une adresse électronique, pour vous donner une idée.» Du côté des écoles, la situation est quelque peu différente.En 1999, le ministère de la Culture et des Communications, alors responsable du Fonds de l'autoroute de l'information (FAI), et le ministère de l'Éducation ont mis sur pied le projet d'acquisition de logiciels et de CD-ROM éducatifs destinés aux écoles et aux bibliothèques québécoises.Le programme a connu un succès mitigé à cause d'erreurs stratégiques, selon Robert Bibeau, responsable de l'édition éducative sur Internet au ministère de l'Éducation.« Certains logiciels, comme Adibou, ont bien fonctionné, mais on a eu des problèmes, entre autres, parce que nous avions fixé la contribution financière des écoles à un niveau un peu trop élevé.Nous avons offert aux écoles des logiciels qui ne leur convenaient pas et notre campagne publicitaire dans les écoles n'a pas atteint tout le monde à temps », a-t-il précisé.Chose certaine, les CD-ROM ludo- éducatifs, aux yeux des éducateurs, demeurent un « plus », un support complémentaire s'ils sont dûment utilisés.Le secteur est plein de promesses, mais aussi de défis notamment pour les fabricants québécois qui ne détiennent que 20 % du marché du matériel pédagogique multimédia comparativement à 90 % dans le secteur du livre scolaire.Photothèque, La Presse © Ce bébé ne sait peut-être pas encore manier la souris, mais il pourrait s'y mettre sous peu.Des CD-ROM ludo-éducatifs sont maintenant conçus pour les enfants qui ont à peine deuxans.X-GAMES Un succès extrême Agence France-Presse PHILADELPHIE \u2014 En 1995, la chaîne sportive américaine ESPN lance un ballon d'essai en direction des jeunes en créant les X-Games.Six ans plus tard, ces olympiades de la glisse et du fun, qui viennent de s'achever à Philadelphie, sont devenues un phénomène de société au succès grandissant.Pendant 11 jours, plus de 270 000 personnes (âge moyen : 15 ans) ont assisté gratuitement, dans et aux abords de l'immense palais des sports de la ville, à des compétitions mettant aux prises les meilleurs spécialistes mondiaux de skateboard, de rollerskate, de vélo acrobatique, de luge de rue (street luge) ou de motocross acrobatique.Les X-Games, organisés une fois l'an, sont désormais une énorme machine : trois semaines d'installation, un millier de personnes mobilisées, 90 caméras, un budget (tenu secret) en millions de dollars et un million de dollars de bourses aux vainqueurs.Un immense village de tentes a été installé sur l'un des terrains de stationnements du palais des sports, dans lequel on trouve des murs d'escalade, des rangées de consoles de jeu, des parcours de skateboard, des tentes dans lesquelles les commanditaires attirent enfants et adolescents avec des jeux, concours et cadeaux.Dans la salle, qui peut accueillir 20 000 personnes, il est aussi difficile de trouver un spectateur sans un jean et des chaussures sport qu'un compétiteur sans tatouages ou une groupie sans décolleté plongeant.Chaque spécialité a sa culture propre, ses codes et ses héros, que les cadres d'ESPN prennent très au sérieux et dont ils étudient les variantes et les transformations.Ils ont testé à Philadelphie un numéro zéro d'EXPN Magazine, une revue consacrée à ce qu'ils appellent les « sports d'action », qui devrait être lancée en janvier.« Souvenez-vous de la vie avant les X-Games », écrit l'un des journalistes.« Les skaters ne gagnaient pas grand-chose.Le motocross et le vélo acrobatique étaient autant diffusés à la télé que le curling.» Des équipes de Disney ont profité de la première édition des jeux dans une salle fermée pour tourner en grand format un film qui devrait sortir au printemps.« Ces sports doivent encore attirer davantage de monde pour faire partie de la culture dominante », ajoute Chris Stiepock.« Et ils n'y parviendront que si nous les montrons au plus de monde possible.» ESPN a déjà organisé des sélections pour les XGames en Espagne (Barcelone) et en Thaïlande (Phuket).D'autres éditions internationales sont prévues, de même que la création aux États-Unis d'une série de parcs dotés d'installations permanentes. 5LP0601B0824 B-6 vendredi 5LP0601B0824 ZALLCALL 67 00:43:48 08/24/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 2 4 A O Û T 2 0 0 1 Le court métrage québécois sur le Net MÊME SI je visite beaucoup de sites chaque semaine, je dois avouer que les coups de foudre sont plutôt rares.Ici ou là, je trouve des sites intéressants bien sûr, et je vous en parle, mais un vrai coup de coeur, qui vous coupe le souffle et bien ça, c'est plutôt rare, alors voici : le nouveau site Silence, on court (www.silenceoncourt.tv) organise une compétition officielle de courts métrages dans le cadre du Festival des films du monde.Une fois sur le site, vous pourrez voir 18 films de durée inégale et voter pour le film de votre choix.Un prix sera remis à la soirée de clôture du Festival.Bon jusqu'ici, vous me direz il n'y a pas de quoi s'énerver.Et vous avez peut-être raison.Mais une fois le FFM terminé, le site ne disparaîtra pas.Au contraire, à compter du 4 septembre prochain, date du lancement de la chaîne de télévision ARTV, il deviendra le site d'une émission qui portera le même nom, Silence on court.Cette émission présentera chaque semaine une sélection de courts métrages au petit écran et sur le moniteur de votre ordinateur.On y verra des productions de chez nous et d'ailleurs, que Michel Coulombe \u2014 l'ex-grand patron des Rendez-vous du cinéma québécois \u2014, aura sélectionnés pour nous.L'arrivée de ce site signifie que nous aurons enfin un endroit sur le Web pour voir du cinéma de chez nous et ça signifie également que les cinéastes québécois qui tournent du court métrage sur pellicule ou avec une caméra numérique dans la paume de leur main auront eux aussi un endroit pour présenter leur production aux cinéphiles.C'est une très belle initiative et particulièrement à ce moment-ci où le monde du court métrage vit une véritable effervescence, au Québec particulièrement.C'est assurément une adresse à ajouter à vos signets et particulièrement si vous avez un accès Internet rapide.Car même si le site est accessible aux internautes qui utilisent un bon vieux modem 56k, il n'en reste pas moins que la vidéo de qualité se regarde mieux lorsqu'on est branché en haute vitesse.Et ce site en est un bel exemple.\u0001 \u0001 \u0001 EN TERMINANT, si vous désirez vous la couler douce cette après-midi, pour terminer la semaine en beauté, je vous suggère de vous brancher au site de House of Blues (www.hob.com) à compter de 15 h.On y présente un concert du groupe canadien Blue Rodeo, concert qui a été enregistré le mois dernier lors de leur passage à Toronto.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Histoire de fantômes chinois À Hong-Kong, le « mois des fantômes » est une tradition.Cette année encore, du 19 août jusqu'au 16 septembre, des objets d'occasion seront brûlés en guise d'offrandes pour les morts, comme ceux que l'on aperçoit ici, dans la boutique de Au Yeung Waikin, 66 ans.Cette coutume vise à donner aux défunts récents certains articles \u2014 ventilateurs, appareils photo, téléphones cellulaires, fers à repasser \u2014 dont ils auraient besoin pour se sentir plus à l'aise dans l'au-delà.Photo AP La menace du sida en Asie aggravée par la banalisation de la prostitution VOTRE NOUVEAU CONCESSIONNAIRE LAND ROVER\u2014MAINTENANT OUVERT.Voici votre invitation à faire connaissance avec un environnement aussi original que nos véhicules.Un environnement dans lequel évoluent des conseillers amicaux et compétents.Un milieu franc et invitant.Il n'y manque que vous.Venez voir de quoi est fait un Land Rover.OU COMMENCE AVENTURE DU LAND ROVER?ANGLE ST-MARTIN ET INDUSTRIEL PEUT-E^TRE?Land Rover Laval 1436, boul.St-Martin Ouest Laval, Quebec (450) 667-4960 (514) 343-3412 2980827A STEVE KIRBY Agence France-Presse HANOI \u2014 Sortant du ghetto des « quartiers chauds », la prostitution se banalise en Asie et les autorités doivent tenir compte de cette évolution des moeurs pour éviter une aggravation de l'épidémie du sida, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Un rapport de l'OMS publié à la mi-août à l'occasion d'une conférence de quatre jours souligne que de plus en plus de femmes asiatiques des classes moyennes font commerce de leurs charmes à temps partiel, sans se considérer pour autant comme des prostituées et ne prenant pas non plus de précautions contre le virus du sida.Faute d'une décriminalisation de la prostitution par les pays asiatiques, ces « travailleuses du sexe » à temps partiel risquent de devenir de moins en moins réceptives à toute précaution sanitaire, souligne le document.« Un nombre croissant de femmes issues de la classe moyenne font maintenant commerce de leurs charmes, à temps partiel pour la plupart des cas, et considèrent cela comme un revenu complémentaire de leur salaire ou comme un extra si elles sont étudiantes », explique Zhao Pengfei, coordinateur de l'OMS à Pékin au cours de cette conférence.« Ces travailleuses du sexe ne considèrent pas cela comme de la prostitution, par conséquent elles ne se perçoivent pas comme potentiellement en danger (.) pas plus que leurs clients », a-t-il affirmé.Ces observations ont été abordées par Gilles Poumerol, conseiller de l'OMS sur les maladies sexuellement transmissibles (MST) pour le Pacifique occidental.« Le changement dans les comportements sexuels est évident en Asie et ceci nous inquiète en raison des menaces que font peser ces comportements à risque », a déclaré aux journalistes M.Poumerol en marge de la conférence.« Le développement croissant de la prostitution ne fait aucun doute.Il y a des preuves qu'elle se modifie en devenant plus occasionnelle, plus diffuse, pratiquée à temps partiel », a-t-il affirmé.Pour la déléguée philippine Carmina Aquino, les nouvelles technologies constituent « un facteur important », dans ces évolutions avec, en particulier, la banalisation des téléphones portables qui permettent à de plus en plus de travailleurs du sexe de s'affranchir des réseaux traditionnels.M.Zhao met moins en cause l'apport des nouvelles technologies dans la prostitution asiatique que les nouvelles contraintes nées de l'exode rural, qui concentre un nombre croissant d'individus loin du cadre traditionnel de leurs villages natals pour les transposer dans la société de consommation des mégalopoles.« L'urbanisation entraîne une croissance du marché en Asie », at- il affirmé.« Les hommes souhaitent se procurer des choses qu'ils associent aux styles de vie moderne dans les grandes villes, comme des téléphones cellulaires et des ordinateurs.», a expliqué M.Zhao.« Les femmes sont considérées comme une de ces marchandises qui peuvent être jetées après usage, comme des objets », ajoute-t-il.La rentabilité de cette activité est telle que tout contrôle par les gouvernements étrangers est pratiquement impossible, a ajouté M.Zhao.Dans des pays comme la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines ou l'Inde, l'industrie du sexe représente entre 2 et 14 % du produit intérieur brut (PIB).En Thaïlande, il a été établi que la prostitution est trois fois plus rentable que le trafic de drogue.Même le Japon, pourtant riche, n'est pas à l'abri puisque l'industrie du sexe représente tout de même 3 % du PIB.« Et c'est un marché qui va connaître une expansion rapide », affirme M.Zhao.Pour M.Poumerol, il faut que les gouvernements admettent cette réalité et prennent rapidement des mesures afin décriminaliser cette pratique.Dans beaucoup de pays asiatiques, la police pourchasse encore les femmes qui souhaitent se procurer des préservatifs. 5LP0701B0824 b7 24 5LP0701B0824 ZALLCALL 67 00:42:34 08/24/01 B SOUVENIRS D'AFRIQUE, 844, avenue du Mont-Royal Est, (514) 598-8181, www.souvenirsdafrique.com Restaurant du plateau qui s'est donne pour mission de representer les cuisines du continent africain riche en epices, herbes, piments et condiments de toutes sortes.Une perspective de saveurs inexplorees qui exige des palais froussards une certaine ouverture.Pour > L'originalite et la diversite des plats dans un menu varie qui s'inspire des quatre (et plus) coins de l'Afrique.Les presentations creatives et soignees.Une cuisine techniquement maitrisee.La beaute des lieux: le decor, les tissus, la vaisselle, la musique et le sourire.Contre > Les assaisonnements un peu timides qui manquent d'audace, par crainte de froisser la clientele qui alarme les pompiers a la moindre etincelle.$$ \u0001\u0001\u00011.2 LE PITON DE LA FOURNAISE, 835, rue Duluth Est, (514) 526-3936 La cuisine de l'ile de la Reunion s'est metissee au fil des siecles et du passage des cultures arabe, indienne, francaise, africaine, et bien d'autres encore.C'est un personnel amical et enjoue qui s'affaire a nous transporter en cette terre idyllique sous le charme du soleil et des saveurs tropicales.Pour > La delicate chaleur des entrees qui allume l'appetit sans jamais bruler la bouche.L'accueil du proprio qui ne se lasse pas de faire sentir et tater chayote et combava.La vanille penetrante et le rhum envoutant du gateau a la patate douce.Contre > Les airs tristounets de la salade d'achards.La faiblesse du merveilleux parfum de combava dans un poulet de grain.$$ \u0001\u0001\u0001 LAS AMERICAS, 6700, rue Clark, (514) 274-7303 Cuisine colombienne mitonnee dans une sympathique ambiance de petit resto de quartier.Que ce soit parmi les platos tipicos ou les platos nuevos, tout s'accompagne de haricots rouges, riz et salade.Mais avant que cette generosite ne s'empare de votre appetit, la maison vous offre en entree, l'arepa a l'avocat accompagne d'une salsa bien acidulee.Une nourriture du sud qui se veut salvatrice sous notre climat nordique.Pour > La chaleur qui rayonne des assiettes et les odeurs suaves qui s'echappent de la cuisine.Les chaleureuses soupes de poissons.La simplicite et la rusticite des plats.Contre > Une vinaigrette cremeuse sans personnalite dont le manque d'acidite se fait remarquer alors qu'elle pourrait alleger ces assiettes riches en lipides.Le riz quelque peu bourbeux de la paella.$ \u0001\u0001\u0001 FREDERIC CHABOT collaboration speciale Comme bien des cuisines exilees, la cuisine vietnamienne souffre du rabachage de quelques stereotypes adaptes a la population de la terre d'accueil.Nos restaurants francais offrent bien davantage que la soupe a l'oignon, le boeuf bourguignon et la creme caramel.Alors pourquoi, les nombreux restaurants vietnamiens de Montreal se limitent- ils aux pho, rouleaux de printemps et petites grillades sur laitue iceberg ?Heureusement, pour le plus grand plaisir de nos papilles et de notre curiosite, monsieur Ha, chef et proprietaire du restaurant Souvenirs d'Indochine, ose aller plus loin.Le menu offre les classiques soupes tonkinoises, rouleaux de tous acabits et autres petites brochettes bien executees, mais nous fait decouvrir bien d'autres plaisirs : soupe de poisson aux fleurs de bananier, salade de poisson sur chrystophine, cocotte de saumon caramelise et riz au lait de coco pour n'en nommer que quelques-uns.C'est avec une douce convoitise que le regard s'arrete sur chacun des plats d'une carte qui nous donne envie de revenir.Alors que l'ete tire a sa fin et que le soleil daigne encore nous honorer de ses rayons, il fait bon profiter des elements rafraichissants de la cuisine vietnamienne : legumes crus, fruits frais, menthe, gingembre, basilic, agrementes ici et la de pointes de piment brulant.Dans la salade tiede de calmars grilles, ce n'est pas la temperature des ingredients qui est rafraichissante, mais bien leur saveur.Le piquant verdoyant du cresson et la ravivante acidite du pamplemousse soulevent la delicatesse du calmar.Assaisonnee d'une sauce nuoc mam suave et de piment mordant, cette salade est la preuve que leger et frais ne sont pas synonymes d'insipide.Le saumon marine au sake est prepare a la commande comme le demontre l'heterogeneite des zones marinees : sous l'effet de l'acidite de la marinade, certaines parties du filet ont cuit alors que d'autres restent crues.Pendant qu'il s'impregne de la marinade, le saumon se rechauffe lentement dans la cuisine.Il arrive donc a table plutot tiede que rafraichi, decore de sesame noir et blanc et de quelques branches d'aneth qui contribueront a abaisser le mercure d'un demi-degre.Malgre la rarete du sake, ce plat demeure bon en soi, mais prepare ainsi, il decoit pour ce qu'il n'est pas.Pour le dineur a la recherche d'un brin de fraicheur a se mettre sous la dent, le poisson parait plus approprie que le canard aux noix de cajou.L'emince de lotte grille a l'aneth opte pour un mode de cuisson qui s'accorde avec ete et legerete.Mais sans aucun preavis, le poisson arrive rissolant sur une plaque de fonte brulante.Alors que combattre le feu par le feu peut s'averer la meilleure solution dans certaines circonstances, ce n'est certainement pas le cas cette fois-ci.Le recours a cette plaque ne fait qu'ajouter quelques gouttes de sueur aux tempes du dineur.Des tranches d'oignon vinaigrees et des brins d'aneth font leur possible pour contrecarrer la chaleur degagee par le plat de fonte.Sans se pretendre rafraichissant, le poisson lune poele a la citronnelle et au piment nous transporte sous les tropiques, la ou l'on combat l'intensite du climat par la force du piment.Le poisson est frit entier, simplement enfarine.Sous l'effet d'une friture prolongee, sa peau gagne en croustillance ce que sa chair perd en moelleux.Servi sur une assiette au fond recouvert d'une sauce a base de nuoc mam, fraiche et legere mais intense, c'est a petits coups de baguettes que le poisson se grignote jusqu'a ce qu'il n'en reste plus que les aretes.L'hiver, le feu de la banane flambee serait certainement reconfortant.Comme l'ete se plait encore a nous imposer sa chaleur, glaces et sorbets se font plus invitants : sorbets a la mangue, a la lime au sirop d'erable, au coco ou glace a la banane fraiche.La couleur grisonnante de cette derniere confirme l'authenticite du produit maison.Malgre une texture quelque peu cristalline, ce coup de froid est tres apprecie.En trop grande quantite, le sucre alourdit la langue inutilement.C'est pourquoi la creme de tofu au gingembre devient attrayante.Un peu partout en Asie, le soya s'integre aussi aux desserts, plus generalement sous la forme de cremes ou de flancs a peine sucres.Ici, les soyeuses lamelles baignent dans un sirop leger parfume au gingembre.Legerement sucre, ce sirop exploite parfaitement les proprietes rafraichissantes du gingembre meme s'il est un peu chauffe.Mais en se melant au flanc de soya, la saveur de la nage se dissipe et se rapproche dangereusement de l'eau tiede.Ce restaurant tout en elegance se distingue singulierement de ses confreres plus humbles, mais ne surcharge pas de prime pour autant.Les presentations, sur fond de feuilles de bananier et d'assiettes blanches carrees, font preuve de minutie.Jusqu'a l'eau qui est parfumee au citron.Si le service de bien des restaurants asiatiques a l'efficacite des sweat shop et le meme manque de personnalite, celui de Souvenirs d'Indochine s'efforce de se distinguer.Ne soyez donc pas surpris de voir le chef Ha apparaitre dans la salle, partager sa passion en toute humilite.243, avenue du Mont-Royal Ouest (514) 848-0336 Entrees : 4 a 8 $ Plats : 9,75 a 14,50 $ Lundi au vendredi : 11 h 30 a 14 h 30 Lundi au dimanche : 17 h 30 a 22 h 30 \u0001\u0001\u0001\u00011.2 LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 24 AOUT 2001 B7 Deja visites pour vous Plaisirs d'Indochine Une degustation inoubliable Degustes pour vous > Moyennement corse, assez riche en aromes pour un vin de cette region, le Cotes de Provence 99 Chateau la Tour de l'Eveque (c'est un blanc) plaira aux amateurs de vins ronds, peu acides, tout en ne souffrant pas de mollesse (un defaut des vins qui manquent d'acidite).S, 972604, 14,60$, \u0001\u0001(\u0001) $($) a boire, 1 an.> Merlot South Eastern Australia Rosemount Estate.Vin rouge souple, tendre, tout en fruit, d'Australie.Avec une petite note au nez, bien australienne, d'eucalyptus.A servir bien frais, comme un beaujolais.S, 542431, 18,95$, \u0001\u0001(\u0001) $$, a boire, 1 an.> Puisseguin Saint-Emilion 97 Chateau Moulin du Curat.Un bordeaux rouge d'un petit millesime, pret a boire, passablement nuance (fruits cuits et rouges, feuilles mortes, etc.), aux tannins fondus, sans durete.S, 895532, 17,35$, \u0001\u0001(\u0001) $$, a boire, 1 an.> Ribera del Duero 97 Hacienda Monasterio.D'Espagne, un vin rouge corse, compact, aux tannins fermes et gras, au boise appuye sans que ce soit excessif.Ravira les amateurs des vins de cette appellation.S, 902924, 38,25$, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$$, 5-6 ans.LE VIN Il y a des degustations.inoubliables.Le temps a beau passer, les vins vous restent alors en memoire comme si on les avait degustes la veille, meme si l'on n'a pas pris une seule note.Debut avril, j'eus le bonheur d'animer ainsi une degustation de dix vins, que n'oublieront pas de sitot (du moins j'imagine!) la douzaine de participants.Curieusement, la degustation en question avait ete vendue.aux encheres, lors d'une vente faite au profit de l'Association canadienne de la dystrophie musculaire, et fut adjugee, comme il se doit, au plus offrant.President d'une grande chaine de magasins, celui-ci y invita ses cadres superieurs.Ajoutons que le choix des vins n'avait pas ete fait a ce moment-la.Enfin, ce fut l'animateur designe de la soiree .l'auteur de ces lignes .qui, comme convenu au depart, avait par la suite a choisir les vins dans la cave personnelle de la SAQ.Laquelle, et c'etait sa contribution a cette oeuvre, les offrait gratuitement.Seule contrainte: il fallait choisir des vins dont il y avait au moins deux bouteilles, au cas ou il y en aurait eu de bouchonnees.Mon idee fut de faire gouter de grands vins, jeunes et plus ages, et de differents styles et regions.Quel bonheur! D'avoir eu d'abord a les choisir, et ensuite de les gouter.Car (fautil le dire?), personne ne cracha les vins ce soir-la.Le premier, bu debout, en faisant la conversation, fut le champagne Veuve Clicquot 90 La Grande Dame, toujours frais comme une rose, nuance, d'une supreme elegance.Puis, on s'assit.Suivit le Chevalier Montrachet 95 Les Demoiselles Louis Jadot.Ample, distingue, au boise bien present, mais en parfait equilibre avec le fruit.Et, lui de meme, tres jeune, toujours adolescent, si je puis dire.On passa aux rouges avec le mythique Musigny Vieilles Vignes 96 Georges de Vogue.Tres colore, dense et compact, raffine, au fruit eclatant, et avec un potentiel de garde d'au moins dix ans.Une merveille, arrivee a son apogee, lui succeda.A savoir la Romanee-Conti 92, au bouquet parfume, tres complexe, intense, et dont les saveurs, multiples, faisaient, comme on dit, la queue de paon.Apres cela, il y eut le Margaux 96 Chateau Margaux, raffine et aux tannins a la fois soyeux et tres serres; le Pomerol 89 Chateau Petrus, presqu'a manger a la cuillere (oui!); le Pauillac 70 Chateau Latour, evolue, tres complexe, mais un peu declinant.Puis, retour au blanc avec le Sauternes 86 Chateau d'Yquem, qui ne sera sans doute jamais aussi extraordinaire.Et puis deux portos pour conclure: d'abord le grandiose Fonseca 97, et enfin Taylor 70, evolue, a boire.Comment oublier?.Un Sancerre Bien type au nez, tres Sauvignon, le Sancerre 99 Domaine La Moussiere a en meme temps quelque chose du Riesling en raison de ses nuances d'agrumes (genre limette).En bouche, c'est un vin plutot leger, mais aux saveurs affirmees, nettes, avec la juste mesure d'acidite et un petit reste de gaz carbonique qui ajoute a sa fraicheur.Constant, fidele a lui-meme, ce vin fera un tres bon aperitif et peut egalement accompagner les plats de fruits de mer ou meme les viandes blanches telles que le veau et le poulet.C, 033480, 22,45$, \u0001\u0001\u0001 $$($) 2-3 ans. La Presse 24 août 2001 Page B8 manquante "]
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